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LE RENNE (caribou) et la Spiritualité

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2017

 

Ses attributs : endurance, douceur, bonté, estime de soi, errance, nomadisme, sens de l’orientation, protection durant les déplacements, sociabilité, transition à travers la noirceur, adaptation au froid, habileté à voir ce qui est dissimulé, secret

Le caribou est un amalgame des médecines de l’élan, du cerf et de l’orignal.

La sagesse de Caribou/Renne inclut :

  • Se connecter à son chez-soi lorsqu’on éloigné de la maison
  • Pouvoir du nomadisme
  • Protection durant les déplacements et voyages
  • Habiletés sociales
  • Maintien de son pouvoir personnel lors de situations de groupe
  • Capacité à vivre de longues périodes dans la noirceur

caribou et spiritualité

Au premier regard, le renne semble bien peu intéressant. Qu’est-ce que le différencie des autres cerfs? Bien qu’il soit bel et bien un cervidé, le renne est un peu spécial. Tandis que le cerf présente une différence marquée entre les sexes (le mâle possède des bois, la femelle n’en a pas). Le renne lui a toujours des bois, mâle ou femelle, et les utilise pour se protéger et pour dominer. Les bois du renne diffèrent aussi en apparence de ceux du cerf : chaque bois possède deux troncs, le premier se dirige vers l’avant de la tête du renne, le second vers l’arrière. L’extrémité de chaque tronc éclate en plusieurs petites pointes. Cette particularité est unique au renne, qui possède les bois les plus larges de tous les cervidés.

Durant la saison des amours, les mâles utilisent leurs bois pour obtenir ou maintenir un harem (qui peut atteindre jusqu’à 40 femelles). Même si la rut est souvent violente, il est rare que les mâles soient sérieusement blessés. Après la saison de rut (en automne), les mâles perdent leurs bois, tandis que les femelles les gardent jusqu’au prochain printemps, quand elles donnent naissance à leur petit. Cela leur permet de se protéger et de se battre contre les mâles maintenant dépourvus de bois pour obtenir de la nourriture pour elles et leur petiot. 

Les femmes accouchent généralement d’un seul petit, qui atteindra l’âge adulte à trois ans et ne vivra jusqu’à huit ou dix ans. Contrairement au cerf, le petit caribou ne présente pas de taches sur son pelage. Lorsqu’ils naissent, les mères quittent la horde et en forment une nouvelle au sein de laquelle les petits sont allaités. Les mères et les petits réintègrent la horde en été.


 renne

 

Les mâles peuvent atteindre huit pieds de long (2,4 mètres) et cinq pieds de haut (1,52 mètre) et peser jusqu’à 600 livres (272 kilogrammes). Les femelles sont légèrement plus petites et légères.

Les caribous vivent généralement dans les régions arctique ou subarctique du Canada, de l’Alaska, de la Sibérie et du Groenland. Ils ont déjà vagabondé plus au sud dans le passé mais furent chassés si férocement que de nos jours, il est très rare d’en apercevoir un aux États-Unis.

Le caribou est l’animal nomade par excellente, voyageant plus de 3 000 miles (4 800) par année. C’est là une distance beaucoup plus grande qu’aucun autre mammifère ne pourrait parcourir (sauf s’ils possèdent une voiture). Ils se déplacent l’automne et l’été, de leur pâturage hivernal à celui d’été. Leurs sabots sont larges, concaves et flexibles, agissant comme une sorte de raquette lorsqu’ils marchent sur un sol enneigé, un terrain mou et pâteux comme ceux que l’on trouve dans la toundra ou encore sur la tourbière. Ces mêmes sabots leur servent de pagaie lorsqu’ils doivent traverser rivières et lacs. Leur fourrure creuse garde la chaleur en hiver et leur permet de flotter dans l’eau. Les caribous peuvent courir à une vitesse de 80 km par heure.

Leurs prédateurs naturels sont le loup, l’ours, l’humain, le carcajou et le lynx. Les caribous s’en préoccupent plus moins étant donné que la horde offre une grande protection contre la plupart des prédateurs. Ce que les caribous craignent vraiment le plus, ce sont les insectes, particulièrement le moustique qui peut vider un caribou d’une demie pinte (236 ml) de son sang par jour. Pour se soulager des piqûres, les caribous s’enfoncent dans l’eau d’un lac ou d’une rivière ou peuvent même partir en cavalcade pour fuir les moustiques. Qu’il s’agisse de prédateurs féroces ou moustiques, le caribou avertit la horde en ruant et en relâchant d’une glande située près de ses sabots une odeur caractéristique.

Le caribou lui est herbivore et préfère le lichen (la mousse de renne), l’herbe, les feuilles, les saules et les bouleaux nains. Son nez est en lui-même extraordinaire : le caribou peut sentir de la nourriture même à travers d’épaisses couches de neige. Leurs sabots concaves leur servent de pelle, leur permettant ainsi de creuser la neige pour atteindre la nourriture.

Une personne dont le totem est le caribou est une personne qui a la bougeotte et qui aime voyager. Elle aimera particulièrement voyager en automne et au printemps. Il leur sera important toutefois de garder un attachement à leur maison ou à leur terre. Ils ont un bon sens de l’orientation, prenant souvent les devants lors d’expédition, mais sont aussi très sociables et aiment se retrouver en groupe. Ils peuvent endosser une attitude un peu contradictoire : ils croient en l’égalité des sexes et des individus, mais aiment aussi prouver leur domination et préfèrent pourvoir eux-mêmes à leurs besoins. Il est commun qu’une personne avec Caribou comme totem indique à son ou sa partenaire qu’ils sont uniques, égaux et indépendants, tout en se montrant possessifs.

Parce qu’ils voyagent le plus souvent l’hiver et sous la neige, ces personnes sont capables de traverser de grandes périodes de noirceur et en ressortir indemnes. Ils sont entêtés, d’une bonne manière. Leur excellent sens de l’odorat leur permet souvent de trouver ce qui est dissimulé. Ils dévoilent au grand jour des secrets, permettant ainsi à leurs amis (leur horde) d’en être informés, alors qu’ils ignoraient tout dès le départ. Les gens au totem du Caribou se sentent bien lorsqu’il fait froid et ne comprennent pas pourquoi les autres se plaignent.

Le renne est un totem orienté vers la famille; il possède de nombreuses habiletés de communication et aime prendre part à des activités sociales. Il est un leader né et accueille toute opportunité qui lui permettront de guider ses comparses vers de nouveaux horizons. Il est sans malice et aime aider ses amis et les membres de sa famille. À l’écoute des besoins des autres, ce totem nous enseigne à nous adapter à une communauté et à ses besoins. Son adage est très certainement « Un pour tous, tous pour un ».

Si Renne se manifeste dans votre vie, il est fort à parier qu’il est temps pour vous de vous occuper activement de votre horde. Si vous vous êtes isolé pour une raison ou une autre, ce totem vous demande probablement d’endosser le rôle de leader afin de rassembler les gens autour de vous pour travailler en équipe. Si, au contraire, vous êtes déjà en position de leadership, il serait bon que vous évaluiez si vous faites ombrage aux autres en leur imposant vos idéaux; si c’est le cas, prenez du recul.

http://templeyonimatre.weebly.com/animaux-de-pouvoir

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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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Nos Parasites à nous

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2014

 

images (8)La parasitologie étudie les végétaux et les animaux parasites (du grec para, « auprès » et sitos, « nourriture », c’est-à-dire « celui qui se nourrit aux dépens d’un autre »).

Le domaine de cette science est extrêmement vaste car le parasitisme, un mode de vie très répandu intéresse non seulement la médecine, humaine et animale, la zoologie et la botanique, mais aussi l’agriculture et l’élevage. Il possède donc un double aspect, théorique et pratique..

Le parasitisme est une association permanente ou temporaire entre deux êtres radicalement différents, dont l’un, le parasite, ne peut survivre qu’aux dépens de l’autre, son hôte. Alors que le prédateur doit tuer sa proie pour s’en repaître, le parasite ne prélève sur son hôte que ce qui est nécessaire à sa vie. L’association n’est nécessaire qu’au parasite ; lui seul en tire bénéfice mais, en revanche, s’il ne parvient pas à trouver son hôte et à se nourrir de sa substance, il meurt.

En règle générale, la présence du parasite ne met pas en danger la vie de l’hôte, mais peut y causer de sérieuses atteintes, les maladies parasitaires. Pour des raisons liées au caractère flou de la notion de parasitisme et aussi à la manière dont leur agent pathogène, parasite virus ou bactérie et leur vecteur ont été identifiés, en général entre 1875 et 1925, on tend à regrouper, dans l’enseignement et la pratique, des maladies parasitaires stricto sensu comme le paludisme avec des maladies virales ou bactériennes transmises par des insectes (maladies à vecteurs, parasitaires ou non, comme les risckettioses ou la fièvre jaune), voire certaines zoonoses. On se conformera ici à cette tradition.

Très tôt dans l’histoire de la pensée, moustiques et puces, poux et tiques, sangsues et autres buveurs de sang furent reconnus comme des parasites. Les textes de l’Égypte antique font allusion aux grands ténias et à la filaire de Médine, vers parasites de taille impressionnante.

images (9)Les animaux domestiques infestés sèment des œufs de puces (parfois appelés puces de parquet). Ces œufs attendent des conditions favorables pour éclore, généralement tous en même temps. Nombre de produits utilisent des huiles essentielles toxiques pour l’homme et son environnement et surtout dont l’efficacité est plus que limitée. Parmi celles-ci l’on retrouve le plus souvent:

  • Le Citriodiol ou huile d’essence d’eucalyptus.
  • Le vinaigre de lavande.
  • Le Géraniol.
  • Le DDT.

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Prévention contre la Tique

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2014

 

images (11)La meilleure façon de prévenir les maladies portées par la tique est d’éviter la piqûre. Une inspection soigneuse du corps après les promenades ou activités en forêt permet de détecter et enlever les tiques avant qu’elles aient eu le temps de transmettre la maladie de Lyme. Il existe aussi de nombreux produits répulsifs, mais dont l’efficacité n’est pas toujours évidente.

Selon des données nord-américaines, il semble que la fragmentation des forêts et la régression des prédateurs carnivores des micromammifères soient des facteurs de pullulation des tiques. Reconstituer des continuités écopaysagères et œuvrer à la restauration d’équilibres écologiques pourraient donc, à moyen et long terme, être une mesure de prévention utile.

À l’extérieur, il est conseillé lorsque l’on va en forêt ou dans les champs:

  • de porter des vêtements clairs qui couvrent la peau pour localiser les tiques plus facilement,
  • de porter des chaussures montantes fermées (des bottes sont le mieux) pour éviter que les tiques ne se fixent sur la peau,
  • de porter des chaussettes anti-tiques,
  • d’utiliser des répulsifs (ou insectifuges) à base de DEET ou du Bayrepel (plus récent que le DEET, et efficace durant 4 heures contre les tiques et 8 heures contre les moustiques et les taons).

Se débarrasser rapidement des tiques trouvées sur les vêtements.

Au retour, examiner attentivement toutes les parties du corps pour y dépister les tiques éventuellement fixées à la peau puis se doucher et se changer est conseillé.

À la maison, il est possible de limiter la prolifération des tiques dans la maison et à l’extérieur.

  • Couper l’herbe, éliminer les feuilles mortes, refuges de larves.
  • Aspirer puis boucher les creux et interstices dans les planchers, les murs.
  • Inspecter les animaux au retour d’une sortie, traiter les lieux d’élevage avec des produits spécifiques.
  • Empêcher l’installation facile des rongeurs dans et aux abords de la maison.

En cas de morsure

Si la tique est découverte, il faut la retirer au plus vite car le risque de contamination augmente avec la durée du contact.

L’idéal est de disposer d’un crochet à tiques (vendu en pharmacie, chez les vétérinaires, etc.). Il faut saisir la tique au plus près de la peau à l’aide du crochet puis tourner lentement sans tirer jusqu’à ce que la tique se décroche. Si l’on ne dispose pas de crochet à tiques, on peut utiliser une pince à épiler en la saisissant au plus près des pièces buccales puis en tirant sans tordre. En l’absence de pinces, on peut utiliser un fil que l’on nouera au plus près de la peau puis on tirera dans l’axe, on peut également utiliser ses doigts (impérativement gantés pour éviter le contact avec le sang de la tique qui peut être contaminant). L’important est de retirer la tique le plus rapidement possible.

Le rostre d’une tique (les pièces buccales qui sont plantées dans la peau) est entièrement recouvert d’épines qui sont implantées de façon rétrograde. Lorsqu’on utilise une autre technique que le crochet à tiques, ces épines peuvent se redresser et retenir le rostre qui risque de se casser à sa base et de rester dans la peau, ce qui peut être à l’origine d’une infection, et causer douleur et inflammation (nodule persistant après retrait). Cependant aucune transmission d’agents pathogènes n’est à craindre car ceux-ci sont situés dans l’abdomen. Si on tourne le corps de la tique avec un crochet prévu à cet effet, les épines reviennent autour de l’axe de rotation, et le rostre est extrait de la peau.

Il est essentiel de ne pas comprimer l’abdomen de la tique à l’occasion de son retrait, pour minimiser le risque de régurgitation de salive ; ce reflux salivaire dans la peau peut être à l’origine de phénomènes allergiques et de la transmission des micro-organismes dont les tiques peuvent être les vecteurs. Pour la même raison, il est déconseillé d’appliquer tout produit (éther, alcool, huile…). En effet, en se sentant agressée, la tique risque de régurgiter et d’envoyer ses microbes dans l’hôte qui l’héberge.

téléchargement (5)Les pinces à mors opposés et autres instruments similaires exercent une pression sur le tube digestif de la tique ; en revanche, les crochets à tiques viennent au contact du corps de la tique sans y exercer de pression excessive.

Une fois la tique retirée, ne pas oublier de bien désinfecter.

Surveiller attentivement la plaie pendant trois semaines. Consultez un médecin si vous avez une auréole rouge qui évolue (érythème migrant) ou que vous ressentez un état grippal. La prescription peut être un bilan sanguin et/ou un traitement antibiotique.

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Les prédateurs du Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

 

par Christian Back, entomologiste médical

images (3)Chaque année on apprend par les journaux, la radio, la télévision ou la publicité qu’il est possible de contrôler la nuisance des insectes piqueurs par des moyens écologiques, en installant des nichoirs à hirondelles, des abris à chauve-souris, ou des électrocuteurs de moustiques. On nous propose aussi immanquablement des “chasse moustiques électroniques”. Il est vrai que ces méthodes semblent écologiques dans la mesure où elles visent à remplacer l’utilisation d’insecticides chimiques. Mais sont-elles vraiment écologiques et, surtout, efficaces?

Hirondelles et chauves-souris

Les hirondelles et les chauves-souris du Québec se nourrissent exclusivement d’insectes. On a donc pensé, et depuis longtemps, qu’en favorisant l’installation de ces insectivores on pourrait contrôler naturellement les insectes piqueurs. La littérature écologiste propose donc régulièrement d’installer des “condominiums” à hirondelles et à chauves-souris. L’entreprise privée a suivi et fait des promotions publicitaires pour des équipements prêts à utiliser ou à monter soi-même. On lit dans ces publicités que “l’hirondelle mange 2,000 moustiques par jour, et jusqu’à 14,000 en période d’abondance”. On lit aussi qu’une chauve-souris “peut manger 3,000 moustiques par nuit” et “se gave de moustiques au rythme de 600 à l’heure”, et qu’il suffit “d’installer un nichoir de 350 chauves-souris pour se débarrasser d’un million de bibittes par nuit”. Ces promotions ne sont pas entièrement désintéressées, et le commerce propose des nichoirs et abris pour des prix pouvant dépasser la centaine de dollars (modèle “en acajou du Belize et du Nicaragua récolté par les Indiens Mayas”).

Les faits

Les hirondelles sont des insectivores et elles mangent effectivement des moustiques. Cependant les chiffres avancés par les promoteurs de nichoirs relèvent du galvaudage scientifique. En effet ils proviennent du calcul théorique fait par des scientifiques qui voulaient estimer combien de moustiques une hirondelle devrait manger par jour pour combler ses besoins en énergie. En réalité les études sérieuses ont montré que les hirondelles comptent plutôt sur les papillons, les coléoptères, les pucerons et autres insectes volants, et que les moustiques constituent normalement moins de 3 % de leur diète. Dans une étude récente les moustiques constituaient 0.7 % de la nourriture des hirondelles.

Les chauves-souris sont aussi des insectivores, et elles mangent également des moustiques, mais encore une fois les données scientifiques ont été galvaudées. La mention de “600 moustiques à l’heure par chauve-souris” a pour origine les travaux de scientifiques qui ont mis des chauves-souris en présence de moustiques dans une pièce obscure et fermée, afin de tester la qualité de leur radar. Ils ont conclu que dans ces conditions la chauve-souris arrive à attraper 10 moustiques à la minute. Certains ont donc allègrement franchi le pas consistant à affirmer qu’en nature une chauve-souris mange 600 moustiques en 60 minutes (simple règle de trois). En réalité les moustiques constituent en moyenne moins de 1 % de la diète des chauves-souris.

En conclusion

Les hirondelles et les chauves-souris ne peuvent pas contrôler efficacement les moustiques et autres insectes piqueurs, bien qu’elles contribuent de façon marginale à leur réduction. Si on installe des nichoirs et des abris, c’est donc plutôt pour favoriser la biodiversité du milieu, et dans le cas des chauves-souris pour protéger des espèces qui sont menacées.

Source : http://www.gdg.ca/fichiers/File/Mythes-et-realites-format-legal-copie-fran.pdf

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Si tous les moustiques mouraient

Posté par othoharmonie le 3 août 2014

 

téléchargement (5)Vous y avez déjà pensé. Mais si, avouez. Une de ces nuits perturbées par des «zzzzzzz» incessants. Vous avez serré le poing très fort en pensant: «Les moustiques, on devrait les exterminer.» Après tout, c’est quand même l’animal le plus mortel pour l’homme. Et cet insecte est dans la liste Google des pires ennemis des Français.

«Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques?» est l’une des questions auxquelles répond The Atlantic, avec une bonne dose d’humour, dans un article publié le mercredi 17 juillet. Après les fameux «Une piqûre de moustique n’a jamais tué personne» (et si) et «puis-je attraper le sida?» (et non), The Atlantic s’attaque à LA question. Les chauve-souris sont l’un des plus grands prédateurs de l’insecte, serait-ce la solution? La réponse risque de vous décevoir.

«L’expert en chauve-souris Merlin Tuttle cite une expérience durant laquelle des chauve-souris lâchées dans un laboratoire rempli de moustiques attrapaient environ 10 moustiques par minute. C’est-à-dire 600 par heure, donc 1.000 chauve-souris pourraient consommer plus d’un demi-million de moustiques par minute. Le problème est que si les chauve-souris avaient d’autres nourritures possibles elles ne consommeraient pas les moustiques à une telle vitesse. Les moustiques représentent moins d’1% du régime d’une chauve-souris.»

 

Par ailleurs, faut-il vraiment les tuer?

Le moustique, comme tous les insectes, a un rôle dans l’écosystème et la chaîne alimentaire. Les larves nourrissent des espèces aquatiques alors que l’adulte fait la joie des oiseaux par exemple. Et sans un moustique fossilisé, jamais John Hammond n’aurait pu donner vie à des dinosaures dans Jurassic Park

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Les électrocuteurs de moustiques

Posté par othoharmonie le 3 août 2014

 

images (6)Il se vend plus d’un million d’électrocuteurs de moustiques par année en Amérique du Nord. La plupart des acheteurs veulent se débarrasser des moustiques pendant leurs soirées au jardin ou sur la véranda. Ils sont probablement confortés par le “zap!” des insectes qui sont électrocutés, mais sont-ils moins piqués pour autant? Non, car des comparaisons entre jardins munis ou non d’électrocuteurs de moustiques n’ont mis en évidence aucune réduction de la densité des moustiques.

Qu’est-ce que les électrocuteurs de moustiques attrapent, alors? Une étude réalisée en 1983 avait montré que les moustiques constituaient moins de 4 % des insectes tués par des grille-moustiques.

Tout récemment un chercheur américain, Douglas Tallamy, a procédé au tri des 13,789 insectes récoltés dans six électrocuteurs de moustiques près de son domicile à Newark (Delaware). Il n’a trouvé que 31 insectes piqueurs, dont 18 moustiques femelles, le reste étant composé d’insectes souvent inoffensifs ou même utiles. Les insectes piqueurs ne constituaient donc que 0.2 % des victimes des électrocuteurs de moustiques, pourtant situés dans une banlieue où abondaient les habitats aquatiques propices au développement des moustiques. Tallamy a estimé que pour un total de 4 millions d’électrocuteurs de moustiques fonctionnant en moyenne 40 nuits par été, 71 milliards d’insectes sont tués, pour la plupart inoffensifs.

Cela représente une biomasse considérable, à laquelle des prédateurs comme les oiseaux n’ont plus accès. L’électrocuteur de moustiques n’est donc pas si écologique que cela.

La raison principale de la faible efficacité de l’électrocuteur de moustiques est que le système d’attraction du piège est un éclairage ultraviolet, alors que ce qui attire surtout les moustiques, c’est le dioxyde de carbone que nous rejetons en respirant. Il y a donc des manières plus utiles et plus écologiques de dépenser son argent qu’en achetant un “grille-moustique”.

Les chasse moustiques électroniques

Qui n’a pas longuement jaugé ces merveilles technologiques en passant à la caisse de la pharmacie, du dépanneur ou du magasin de sports? C’est trop beau pour être vrai: il suffit de reproduire le son des ailes du moustique mâle pour que les femelles s’enfuient! Plus besoin de répulsif huileux et nauséabond, plus besoin de manches longues, de pantalons longs, de filet sur la tête. Dommage, c’est effectivement trop beau pour être vrai.

L’idée de base qui inspire les fabriquants de chasse moustiques électroniques est que les femelles ne s’accouplent qu’une seule fois, juste après qu’elles aient émergé de leur mare originelle, et que par la suite elles fuiraient (en principe) les mâles qui les poursuivent de leurs assiduités. En reproduisant le son des ailes du mâle, on devrait donc inciter les femelles à fuir. Une autre théorie voudrait que le chasse moustique reproduise le son des aile de libellules affamées, prédateurs féroces des moustiques. Malheureusement le principe même des chasse moustiques électroniques est faux, puisque les femelles sont à toutes fins pratiques sourdes. Même si nous entendons le bruit aigu de ces appareils, les femelles de moustiques y sont insensibles, et continuent de nous piquer.

Aucun des chasse moustiques électroniques testés depuis 20 ans n’a montré une efficacité quelconque à repousser les femelles de moustiques. Malgré tout, chaque année quelques milliers d’acheteurs se font berner par des promesses mirobolantes, appuyées par des “études scientifiques qui ont montré……”. Bref chaque année quelques milliers de ces gadgets vont retrouver leurs compagnons inutiles au fond d’un tiroir.

source : http://www.gdg.ca/fichiers/File/Mythes-et-realites-format-legal-copie-fran.pdf

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Ce moustique, un Maringouin

Posté par othoharmonie le 3 août 2014

 

290px-Culex_pipiens_2007-1Le Moustique commun ou Maringouin domestique (Culex pipiens) est le plus commun des moustiques du genre Culex dans l’hémisphère nord.

Il en existe diverses sous-espèces qui ne peuvent être déterminées qu’au microscope, via l’étude des pièces génitales (Culex pipiens pipiensculex pipiens molestus, etc.).

Sa femelle pique l’homme ou d’autres espèces d’animaux à sang chaud pour faire le repas de sang qui est nécessaire à la production de ses œufs. Elle est dotée de biocapteurs lui permettant de détecter la température, le CO2 et certaines odeurs, et ainsi repérer ses proies. Elle semble également, dans certaines circonstances, attirée par la lumière.

Cette espèce est souvent appelée moustique ou maringouin tout court, ou bien encore Cousin communMoustique domestiqueMaringouin commun

Cette espèce apprécie les eaux plutôt chaudes et stagnantes et/ou les mares ou fossés intraforestiers ombreux riches en feuilles mortes. Certaines sous-espèces pouvant avoir des preferendums particuliers : l’espèce anthropophile appelée « moustique domestique », « moustique urbain nocturne » ou encore « moustique de la chambre à coucher » vit dans les milieux urbains à températures douces disposant de gîtes larvaires (présence de piscines mal entretenues, flaques d’eau de pluie).

Les aquariophiles apprécient les larves faciles à pêcher de ce culex, comme nourriture vivante (saisonnière) pour les poissons ou d’autres organismes.

La jeune femelle fraîchement émergée ne peut piquer qu’après quelques dizaines d’heures, le temps que l’organe piqueur devienne assez rigide pour percer la peau et aspirer le sang.

La femelle peut piquer jusqu’à deux fois par semaine en plein été et une fois toutes les deux semaines en hiver pendant lequel elle entre en diapause.

La femelle a besoin de sang pour produire une quantité optimale d’œufs (jusqu’à environ 200 œufs). Si elle n’en trouve pas, elle peut se nourrir de nectar, mais ne produira alors qu’une vingtaine d’œufs.

La ponte : elle est déposée en surface d’eau stagnante (éventuellement dans une très petite quantité d’eau) par la femelle, les œufs étant regroupés en une structure en plateau, dite « en nacelle » (sorte de petit radeau dont les bords sont relevés). Si ces œufs n’ont pas été mangés par un amphibien ou des poissons, les larves en sortent par le dessous et accomplissent leur cycle de développement dans l’eau.

La larve : élément du zooplancton, elle grandit par mues, avec 3 mues qui conservent le même aspect puis une 4e transformation en nymphe (0,8 à 1,2 cm).
Elle doit périodiquement remonter à la surface pour respirer via un tube respiratoire qui – jusqu’à la 3e mue – est situé à l’opposé de la tête, au bout de la queue (la larve respire donc tête en bas). Ce tube lui permet de vivre dans des environnements très pauvres en oxygène. Au stade de la quatrième mue (nymphe), l’arrière du corps de la larve se termine par deux tubes respiratoires, cette fois de part et d’autre de la tête.
La larve nage en effectuant un mouvement caractéristique (le corps prenant une forme de « S » avec des mouvements saccadés).

Lutte contre Culex pipiens

Cette espèce se montrant localement envahissante ou gênant la vie courante, des activités touristiques et économiques, de nombreuses méthodes de lutte ont été testées depuis l’antiquité (la première étant le drainage des zones humides). Beaucoup de ces actions ont généré des conséquences négatives ou collatérales non désirées et aucune n’a fait preuve de résultats durables, ce moustique étant favorisé par le fait qu’il se reproduit rapidement et en grand nombre, et qu’il est éminemment adaptatif. En particulier, il a fait preuve de capacités d’adaptation à de nombreux insecticides, qui ne sont parfois que provisoirement ou partiellement efficaces, tout en affectant des espèces non-cibles qui étaient justement prédatrices du moustique.

Divers moyens de lutte biologique sont également étudiés ou testés, incluant la protection ou la réintroduction de prédateurs naturels et autochtones du moustique. Dans certains pays (comme l’Allemagne, par exemple), on trouve des nichoirs à hirondelles ou à chauve-souris qui peuvent aider ces espèces à se réinstaller, si elles ne sont pas intoxiquées par les insecticides agricoles ou de démoustication.

290px-CulexNilIl est généralement recommandé de restaurer et protéger les populations de prédateurs des moustiques (hirondelles et chauve-souris, mais aussi tritons, grenouilles, crapauds et salamandres) qui mangent les larves de moustiques dans les mares, fossés et zones humides. Pour les conserver, il faut éviter de réempoissonner artificiellement les étangs, ou d’y nourrir les poissons qui, quand ils sont en surnombre, éliminent ces espèces utiles.

Les mares ensoleillées et naturelles ne sont pas favorables aux moustiques, les eaux stagnantes dans les sous-bois le sont.

Les réservoirs d’eau pluviale peuvent être couverts d’un voile de tulle.

Protection de l’être humain, traitements : voir l’article moustique.

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Moustique et maladie

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

images (6)Les moustiques sont tous de petite taille. Le mâle se nourrit de la sève des plantes, mais la femelle se nourrit de sang et inflige une piqûre douloureuse, qui provoque un œdème passager. Ainsi, seules les femelles sont pourvues d’un appareil piqueur leur permettant de se nourrir de sang mais aussi de transmettre de nombreuses maladies au moment de la piqûre.

Les moustiques constituent, au-delà de leur nuisance, le plus important groupe de vecteurs de germes pathogènes transmissibles à l’homme. Ils peuvent transmettre, entre autres, le paludisme, une des toutes premières causes de mortalité humaine, de nombreuses maladies à virus (appelées arboviroses) telles que la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre à virus West Nile, le chikungunya, diverses encéphalites virales et les filarioses lymphatiques.

Le virus V.I.H. (virus du sida) et les virus des hépatites n’ont jamais été transmis par piqûre de moustique.

S’il existe, pour certaines maladies, des mesures de prévention (vaccin contre la fièvre jaune, chimioprophylaxie du paludisme), il est dans tous les cas conseillé de se protéger des piqûres par l’utilisation de moustiquaires en zone d’endémie.

Pour lutter contre les moustiques et leurs larves, on élève, dans les bassins et les étangs, des poissons du genre gambusia, prédateurs des larves. On aussi longtemps utilisé le D.D.T., mais des races résistantes sont apparues et cet insecticide s’avère toxique.

Maladies infectieuses transmises à l’homme par l’intermédiaire des insectes.

Les insectes sont des arthropodes à 6 pattes ; ils sont à distinguer des arachnides (tiques, acariens, araignées, scorpions), qui sont des arthropodes à 8 pattes.

Modes de contamination

Certains insectes parasitent l’homme, comme le pou, le morpion ou la puce-chique ; d’autres piquent, entraînant des démangeaisons temporaires ou induisant, plus rarement, des réactions allergiques (insectes hyménoptères comme l’abeille ou la guêpe).

Dans la transmission des maladies infectieuses, les insectes jouent le plus souvent le rôle de vecteur, transportant les agents infectieux, dans ou sur leur corps, d’un individu à un autre. Certains sont des réservoirs, leur organisme, notamment pour la fièvre jaune, assurant sur une longue durée la survie d’un agent pathogène.

Les maladies sont le plus souvent transmises lors de la piqûre de l’insecte, qui régurgite de la salive infectante, ou par ses déjections, qui pénètrent à travers une excoriation cutanée due à une piqûre, ou par simple portage de l’agent infectieux.

Différents types de maladie

Les insectes transmettent des arboviroses (maladies à virus dites arthropod-born), comme la fièvre jaune ou la dengue (moustiques), des maladies à bactéries, comme la peste (puces), des maladies à rickettsies, comme le typhus (poux et puces), des maladies à protozoaires (parasites monocellulaires), comme le paludisme, la trypanosomose africaine (maladie du sommeil), la trypanosomose américaine (maladie de Chagas) ou la leishmaniose (moustiques, mouches tsé-tsé, punaises, phlébotomes), ou des filarioses (maladies causées par des vers parasites, les filaires), comme la loase, l’onchocercose ou la filariose lymphatique (taons, simulies, moustiques). La borréliose à pou (fièvre récurrente) est transmise lors de l’écrasement d’un pou, non par sa piqûre.

Prévention

La lutte contre les insectes (utilisation de répulsifs insectifuges, de moustiquaires), la protection des aliments, le port de vêtements appropriés font partie des mesures d’hygiène préventive. Dans certains cas (typhus, peste), ces mesures sont capables de faire disparaître la maladie. Elles doivent parfois être complétées par d’autres : lutte contre les animaux réservoirs (dératisation) ou vecteurs (moustiques). Dans les régions où sévit le paludisme, la prise de médicaments antipaludiques est, en outre, indispensable.

Parlons des animaux sur  » La Vie Devant Soi « 

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LA NOURRITURE du Moustique

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2014

290px-Toxorhynchites_speciosus_01_L.D.Alimentation des adultes : Les adultes, tant mâles que femelles, sont avant tout nectarivores, s’alimentant de nectar et du jus sucré des fleurs ou des fruits mûrs pour couvrir leurs besoins énergétiques. En élevage (dans les laboratoires d’entomologie médicale), il leur est ainsi fourni des tampons de coton imbibés d’eau sucrée, qui suffisent à leur survie, sans avoir recours à une alimentation sanguine.

En outre, les femelles (à l’exception des espèces du genre Toxorhynchites), à seule fin d’assurer le développement de leurs œufs, ont recours à des repas de sang sur des vertébrés divers à sang chaud (oiseaux, mammifères dont l’homme) ou à sang froid comme les batraciens (grenouille, crapaud), les reptiles (serpent, tortue) ou même d’autres insectes (larves de Lépidoptères, nymphes de cicadelle, mantes). Traversant la peau jusqu’à un vaisseau, elles effectuent une prise de sang. Chaque espèce a sa propre spécificité plus ou moins affirmée dans le choix de l’hôte pour ce repas de sang. Ainsi, Culex hortensis et Culex impudicus piquent de préférence les batraciens, Cusileta longiareolata et le genre Aedeomyia les oiseaux, alors que du nom savant de : Anopheles gambiaeAedes albopictusAedes caspiusAedes vexansCulex pipiens et Culex quinquefasciatus préfèrent l’Homme. On parle de moustique anthropophile s’il pique préférentiellement l’homme ou zoophile s’il pique préférentiellement d’autres vertébrés.

Alimentation des larves : Les larves de moustiques ont pour la plupart une alimentation constituée de phytoplancton, de bactérioplancton, d’algues microscopiques et de particules de matière organique en suspension dans l’eau du gîte. La larve s’alimente grâce aux battements de ses soies buccales qui créent un courant suffisant pour aspirer les aliments.

D’autres espèces sont prédatrices au stade larvaire, se nourrissant essentiellement de larves de Culicidae divers. Ce type de comportement alimentaire est assez rare parmi les Culicidae, ne se rencontrant que pour l’ensemble des espèces des genres Toxorhynchites et Lutzia, les espèces Psorophora du sous-genre Psorophora, chez les Aedes du sous-genre Mucidus, lesTripteroides du sous-genre Rachisoura et chez des espèces des genres SabethesEretmapodites (Er. dracaenae, prédateur des larves d’Aedes simpsoni (Pajot 1975)) et Culiseta (Cs. longiareolata). Elles sont pour la plupart reconnaissables à leur brosse buccale souvent modifiée en épines préhensiles fortes et recourbées vers le bas.

Prédateurs

Les larves et les nymphes de moustiques sont consommées par des oiseaux aquatiques, batraciens (tritons, grenouilles, crapauds, salamandres), poissons (tels, par exemple, la gambusie),insectes (Chaoboridae, Notonectes, coléoptères, libellules…), des crustacés (Copepoda tel que Mesocyclops aspericornis), des plantes carnivores (l’aquatique utriculaire, le drosera) ou encore le nématode Romanomermis culicivorax, etc.

D’autres espèces se nourrissent de moustiques adultes : les araignées, certaines espèces de poissons comme l’épinoche, de libellules, de chauves-souris ou d’oiseaux, comme l’hirondelle ou l’engoulevent.

Contribution des moustiques au fonctionnement des écosystèmes 

Les adultes mâles et femelles se nourrissant de nectar de fleurs, ils participent à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, Hyménoptères et autres Diptères.

D’autre part, les moustiques, tant au stade larvaire qu’adulte, sont une source de nourriture pour de nombreux prédateurs (insectes, lézards, batraciens, oiseaux…), transférant de l’eau à la terre d’importantes quantités de biomasse Cependant, ces espèces se développant en grande quantité par phases cycliques, elles ne peuvent être à la base d’une chaîne alimentaire, et le moustique est donc utile, joue un rôle important mais n’est indispensable dans aucune chaîne alimentaire, et supprimer le moustique ne ferait pas disparaître de prédateur.

200px-Toxorhynchites_speciosus_03_L.D.De plus, certaines larves, représentant une part importante de la biomasse des écosystèmes aquatiques, filtrent jusqu’à deux litres par jour en se nourrissant de micro-organismes et déchets organiques. Elles participent donc de façon importante à la bioépuration des eaux marécageuses et, par leur mort ou leurs déjections, rendent des éléments indispensables à la croissance des plantes, tel l’azote.

Les espèces de moustiques vecteurs de maladies évoluent déjà en milieu urbain, et ne sont donc pas utiles à la pollinisation ou à l’épuration des eaux. Intervenir sur ces espèces-là ne fait donc pas peser de risques sur les écosystèmes.

En Arctique, les caribous empruntent des chemins face au vent pour échapper aux essaims de moustiques. Sur ce chemin de migration, ces caribous tassent le sol et broutent le lichen, ce qui altère l’écosystème boréal.

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certaines luttes contre le Moustique

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

images (4)Contrôle des moustiques

L’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Lutte larvicide

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gites de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes 290px-CDC-Gathany-Aedes-albopictus-1albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres,hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gites domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

Une technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

Lutte au stade adulte

De nombreuses méthodes sont réputées pour éviter d’être piqué par les moustiques, dont certaines sont inefficaces, peu efficaces ou sans efficacité prouvée. Certaines méthodes efficaces ont des effets négatifs à long terme. Pour se prémunir des piqûres dans les régions fortement infestées, il faut combiner les moyens de protection et parfois de lutte.

Se protéger physiquement

Comportement

La femelle est attirée par le CO2 émis par l’hôte et dans une moindre mesure par une température entre 18° et 30° ainsi que la transpiration : l’humidité ainsi que l’odeur de celle-ci, accentuée par certains aliments (bière, fromages…). Certains médicaments comme les stéroïdes ou les médicaments anti-cholestérol attirent aussi les moustiques, ainsi que les parfums.

Habillement

Il convient de tenir compte des horaires d’activité des moustiques afin de ne pas s’exposer inutilement. il est recommandé avant tout de porter des vêtements longs et couvrant tout le corps ; amples car les moustiques peuvent piquer à travers des vêtements serrés ; et de couleur claire car ils peuvent être plus sensibles aux couleurs foncées.

Moustiquaire imprégnée

La toile moustiquaire peut équiper les portes et les fenêtres, entourer les lits, berceaux ou poussettes d’enfant et même protéger le visage dans les zones fortement infestées. Elle sert aussi à empêcher les femelles de pondre dans les réserves d’eau.

La méthode de lutte donnant le meilleur résultat, notamment contre le paludisme, est l’utilisation de toile moustiquaire imprégnée d’insecticide. En 1983, au Burkina Faso, une première association insecticide-moustiquaire fut mise en place par imprégnation de moustiquaires dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces moustiquaires se sont avérées particulièrement efficaces contre les anophèles en termes de mortalité des moustiques et de réduction du taux de piqûres. Globalement, la moustiquaire imprégnée réduit de 36 % le taux de piqûres des moustiques par rapport à une moustiquaire non traitée et tue de l’ordre de 37 % des moustiques présents. La généralisation de leur emploi pourrait réduire de moitié environ l’impact du paludisme et de 20 % la mortalité infantile.

Utiliser des répulsifs

Dans les zones infestées, la peau, mais aussi les vêtements, peuvent être imprégnés d’un répulsif à insectes. En fonction du type de peau, le pharmacien peut recommander un répulsif particulier. Lors de voyages, mieux vaut acheter sur place, les produits seront plus adaptés aux moustiques locaux.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande principalement ceux qui renferment du DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide, auparavant appelé N, N-diéthyl-m-toluamide), de l’IR3535 (éthyl butylacétylaminopropionate) ou de l’icaridine (1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)- 1-méthylpropylester).
Le répulsif le plus efficace est le DEET, mais de récentes études montrent une possible toxicité chez l’homme, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants. On a recensé dans le monde douze cas de convulsions chez l’enfant depuis la mise en œuvre de ce produit, sans que l’origine de ces convulsions puisse être imputée au produit ; il s’agit donc là d’un principe de précaution que certains jugent abusif.

Les répulsifs à base d’huile de haricot de soja et d’IR3535 présentent une protection de plus courte durée.

Les autres répulsifs d’origine végétale, dont l’essence de citronnelle, ont une durée d’effet très courte et sont donc considérés comme inefficaces à l’extérieur. Selon l’OMS, les vaporisateurs, à la citronnelle par exemple, « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La culture, par exemple au rebord des fenêtres, de certaines plantes (citronnelle, lamiacées (labiées) tels que la mélisse, le thym, le thym citron, le romarin, la lavande, le basilic, le basilic à petites feuilles, les géraniacéestels que les geranium, en particulier le geranium citron, et pelargonium, pyrèthre, les plants de tomates, les capucines), aurait un effet répulsif.

Selon certains récits de vie à l’écart de la civilisation, la salive mélangée à du tabac pourrait être efficace. La nicotine est effectivement un excellent insecticide naturel. Le feu et la fumée éloigneraient aussi les moustiques, mais non sans conséquences pour la santé des humains qui respirent cette fumée.

Les bracelets anti-moustiques sont quasiment inopérants. De même, les appareils anti-moustiques électroniques, censés éloigner les moustiques par émission d’ultrasons, sont en réalité inefficaces, la femelle étant insensible à ces vibrations.

Lutter contre les moustiques

Des aérosols et diffuseurs d’insecticide sont commercialisés mais ils ne présentent d’intérêt que dans une pièce fermée. Ils présentent alors d’autres risques avérés ou potentiels pour la santé des occupants qui les respirent, notamment les enfants . De plus, les insecticides sélectionnent rapidement des résistances à leur efficacité chez la plupart des espèces de moustiques visées. Selon l’OMS, les spirales anti-moustiques et autres vaporisateurs « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La résistance de nombreuses souches de moustiques à certains pesticides a rapidement et fortement augmenté (beaucoup plus vite que pour les résistances des plantes aux désherbants). À titre d’exemple, une résistance (génétiquement héritable pour la descendance) au DDT a été constatée chez les moustiques dès 1947 en Floride, un an seulement après les premières utilisations du DDT (Hemingway et Ranson 2000).

290px-YosriNov04Pokok_SeraiDes indices laissent penser que la présence d’insecticides dans le milieu aquatique où se développement les larves s’accumulent dans les tissus larvaires et donc de l’adulte, entrainant peut-être « le maintien de l‟induction de certaines enzymes de détoxication et par conséquence le maintien de l‟augmentation de tolérance à l‟insecticide ». On constate en tous cas que « les moustiques issus de zones agricoles ou plus généralement polluées par des composés organiques tolèrent mieux les insecticides »), ce qui n’exclut pas des phénomènes de résistance croisée avec divers pesticides utilisés en agriculture, en médecine vétérinaire, ou ayant été utilisés, mais persistants et donc encore présent dans l’environnement des larves.

Ces adaptations posent des problèmes de lutte contre les maladies véhiculées par les moustiques (malaria…), et pourraient continuer à augmenter, alors que les populations de moustiques indésirables pourraient s’étendre à la faveur du réchauffement climatique et de la mondialisation des échanges.

Pour répondre à ces adaptations, outre l’utilisation de cocktails d’insecticides et le changement régulier de molécules, une autre stratégie consiste à ne pas encourager les milieux favorables aux moustiques piqueurs (eaux stagnantes) et à favoriser le développement de prédateurs naturels des moustiques, par exemple en protégeant les poissons et insectes aquatiques mangeurs de larves de moustiques et en offrant des nichoirs aux chauves-souris et aux hirondelles pour lutter contre le moustique commun. Cependant ces stratégies sont insuffisamment efficaces.

En revanche, les électrocuteurs d’insectes utilisant une lumière blanche ou ultraviolette pour les attirer, ont une efficacité quasi nulle sur les moustiques femelles qui sont plutôt attirés par des pièges imitant certains paramètres propres à la respiration et la peau des mammifères, c’est-à-dire une certaine concentration de dioxyde de carbone couplée à une gamme de température donnée entre autres. Il pourrait être sensible à certaines molécules émises par le corps humain et transportées par l’air. Cependant de nouvelles études de l’American Mosquito Control Association démontrent que bien que les ultraviolets soient inefficaces contre les moustiques femelles, une combinaison de LED à forte luminosité dans les tons bleus, verts, rouges et infrarouges dans certaines fourchettes de longueurs d’onde seraient à même d’attirer dans des pièges un large spectre d’espèces de moustiques de manière plus efficace que les pièges à dioxyde de carbone plus onéreux et encombrants.

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Contrôle des moustiques

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014

 

240px-Mosquito_on_FlowerL’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gîtes de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Au Canada et aux États-Unis, le B.t.i est notamment utilisé comme larvicide biologique à faible impact sur l’environnement.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres, hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gîtes domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

220px-Larve_de_moustiqueUne technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

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La Libellules des jardiniers

Posté par othoharmonie le 20 mars 2013

 

La Libellules des jardiniers dans LIBELLULE celithemisLa libellule est un insecte facilement identifiable du fait de sa grande taille, de ses ailes translucides et de ses grands yeux à facettes. Prédateur carnivore, la libellule est un insecte utile au jardin.

La libellule est un animal qui jouit chez les jardiniers d’une bonne réputation, à juste titre ! Cet animal est en effet un prédateur redoutable tant lorsqu’il est une larve qu’à l’âge adulte. Insecte de l’ordre des odonates, la libellule peut être soit du sous-ordre des zygoptères soit du sous-ordre des anisoptères. La différence entre les deux sous-ordres réside principalement dans la forme des yeux et la posture des ailes au repos (repliées au-dessus du corps chez les zygoptères, ou à l’horizontale chez les anisoptères).

Quelque soit le sous-ordre, la libellule se reconnaît facilement par sa grande taille (jusqu’à 110 mm d’envergure). A l’âge adulte, elle présente un corps allongé doté de deux paires d’ailes généralement transparentes. Elle vit toujours à proximité de l’eau (rivière, mare, bassin…) pour deux raisons essentielles.

La première est qu’elle pond ses œufs dans un milieu aquatique. La seconde est que l’eau attire les insectes en nombre et c’est donc là qu’elle trouve le meilleur terrain de chasse. Elle se délecte en effet des mouches et moustiques, qu’elle chasse en plein vol selon une technique particulièrement bien rodée. Ses gros yeux à facette lui permettent de compter sur une vue très perçante. La libellule en pleine chasse peut facilement faire du surplace avant de fondre sur sa proie. La fécondation chez les libellules est indirecte.

Le mâle va injecter ses spermatozoïdes dans un sac spécial situé sur l’abdomen de la femelle. Les spermatozoïdes sont ainsi stockés sans être fécondés. La fécondation est orchestrée par la femelle au moment le plus opportun soit en général dans le courant du mois de mai. Selon les espèces la femelle peut pondre jusqu’à 600 œufs. Les œufs sont déposés dans l’eau où ils vont éclorent libérant une prolarve. Celle-ci va connaître plusieurs étapes de transformation.

Les mues successives peuvent durer plusieurs mois à plusieurs années selon l’espèce. Pendant tout son séjour dans l’eau, la larve est un prédateur vorace. Elle mange en priorité des vers de vase. L’ultime transformation s’effectue hors de l’eau.

Contrairement au papillon, la larve ne passe pas par une étape de chrysalide. Le passage entre le stade de larve et celui de la libellule correspond à un ultime mue (dite mue imaginale).

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Mode de vie des Libellules adultes

Posté par othoharmonie le 16 mars 2013

 

Mode de vie des Libellules adultes dans LIBELLULE sympetrum_flaveolum_-_side_akaAvec le vol initial commence la phase préreproductive de la vie de l’imago (développement adulte), tandis que la maturation de la libellule adulte se poursuit. Le vol initial conduit en général tout droit à la cime des arbres entourant le marécage, et peut, si ceux-ci manquent, provoquer un déplacement de plusieurs centaines de mètres. Le risque d’être mangé par des prédateurs – avant tout des oiseaux – est particulièrement élevé pendant ce vol initial, parce que les libellules qui ne sont pas encore totalement durcies, ne peuvent voler et manœuvrer que de façon maladroite. Pendant leur maturation, les libellules vivent dans leur habitat de maturation, (la végétation), loin des eaux, dans des clairières ou des terrains parsemés de buissons espacés. Toutes les libellules émeraude adoptent des habitats similaires. C’est ainsi que S. sahlbergi se trouve dans la forêt de bouleaux subarctique, et S. arctica dans la forêt claire de résineux, en utilisant les canopées pour se reposer. Contrairement à bien d’autres espèces de libellules, les libellules émeraude (et d’autres Corduliidae) n’utilisent pas d’observatoires d’où elles guetteraient leurs proies pour les chasser, mais elles chassent en vol. Elles chassent ainsi d’abord de petits insectes comme des moustiques (en particulier des chironomes) et des mouches. Leur vol est plus ou moins rectiligne, éventuellement coupé d’ondulations ou de zigzags, avant tout dans les essaims d’accouplement de leurs cibles qu’elles attrapent avec leurs pièces buccales une par une pour les dévorer en plein vol. Il est plus rare qu’elles chassent de plus gros insectes comme des plécoptères, des éphémères, des Haematopota. On a aussi démontré pour S. metallica la chasse à la libellule à quatre taches. Dans ces cas, la chasse a lieu sur la terre, dans des endroits ouverts à quelque distance de l’eau, ou au-dessus des espaces ouverts des marais, ou dans des pentes peu arborées, ou des clairières. Les libellules chassent rarement les insectes dans leur lieu d’accouplement ou au-dessus de l’eau. À l’occasion, les libellules émeraude chassent aussi en meute, et on a ainsi observé des meutes de 23 individus de la S. viridiaenea japonaise, et même de 30 à 70 individus de S. hineana américaine. Par contre, S. alpestris peut se faire un territoire de chasse qu’elle défend contre les représentants de la même espèce.

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La Scutigère véloce

Posté par othoharmonie le 20 mai 2012

La Scutigère véloce dans BLATTES - TERMITES 220px-Scutigera_coleoptrata_reducedLa scutigère véloce (Scutigera coleoptrata, Linnaeus 1758) ou mille-pattes de maison est un arthropode myriapode originaire d’Europe qui s’est répandu dans le monde entier. Ayant plus de trois paires de pattes, les scutigères ne sont pas des insectes.

La scutigère véloce adulte possède quinze paires de pattes fragiles et qui se détachent facilement, soit, comme tous les chilopodes, une paire de pattes par segment. Les pattes postérieures sont plus longues que les autres. La taille du corps lui-même varie de 25 à 30 mm (longueur maximum : 50 mm), mais peut atteindre une dizaine de centimètres avec les pattes comprises. Les pattes arrières ressemblant à des antennes, il est difficile de distinguer l’avant de l’arrière de l’animal au repos.

Son corps est recouvert d’un exosquelette de chitine divisé en neuf plaques tergales ressemblant à des boucliers (d’où le nom de « scutigère »).

Sa couleur varie de beige à jaunâtre, son dos est strié tout du long de 3 raies foncées tandis que le dessous est presque blanc.

Elle est dite « véloce » parce qu’elle se déplace très vite, jusqu’à 0,4 m/s, pour attaquer ses proies afin de les paralyser à l’aide du venin délivré par ses forcipules fixées sous la tête, sur le premier segment de son corps.

À l’éclosion de l’œuf, les jeunes scutigères n’ont que quatre paires de pattes. Elles se développent en plusieurs phases, acquérant ensuite 5 puis 7, 9, 11, 13 et enfin 15 paires de pattes.

Il s’agit d’un arthropode lucifuge et hygrophile. On le rencontre généralement dans les maisons, en train de fuir à la vue de l’homme. Ce prédateur est capable de sauter d’un meuble ou d’effectuer des virages à 90 degrés vers une cachette propice. Les sens de la vision, de l’ouïe et de l’odorat sont assez développés.

Inoffensive pour les humains, la scutigère véloce ne pique ses agresseurs qu’en dernier recours, à l’aide de pattes qui ont évolué en dards. Le venin provoque alors une réaction épidermique semblable à celle d’une piqûre de guêpe. De très rares cas d’allergies peuvent être observés.

Il s’agit d’un animal très utile car il débarrasse la maison de nombreux nuisibles pour l’homme, tels les moustiques, les punaises des lits, les fourmis, les termites, les blattes ou les poissons d’argent. Son installation dans une maison est le signe de la présence d’insectes, dont elle se nourrit. Pour éliminer ce carnivore, le meilleur moyen est d’éliminer les insectes, eux-mêmes attirés en général par les denrées périssables.

Prédateur très actif, la scutigère véloce peut aussi attaquer des insectes comme les guêpes.

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