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Le Cygne-Pommier Celtique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

 

cygnesLégende :

La déesse Eriu est vénérée par les mortels autant que par les dieux comme la plus chaste de toutes les femmes. Elle symbolise la pureté éclatante, l’immaculée. Dagda, le dieu-luron, et Branwen, la déesse de l’amour, fomentèrent un complot contre sa vertu, qu’ils jugeaient excessive. Ils craignaient tous les deux que les humains cessent de se reproduire s’ils accordaient trop d’attention à son exemple. On connaît déjà le parti-pris de Dagda et de Branwen pour la sensualité et la volupté. Comme Eriu dispose d’immenses territoires pour se réfugier, où elle est inapprochable, Branwen et Dagda élaborèrent un stratagème. Un jour qu’Eriu s’était transformée en son animal favori, le Cygne et qu’elle séchait paresseusement ses plumes au soleil sur la berge d’un lac, Dagda prit aussi l’apparence d’un Cygne en vol, poursuivi par un immense Aigle, qui n’était autre que Branwen métamorphosée. Alors que l’Aigle parvenait presque à saisir le cygne de ses serres et à le piquer de son bec, Dadga se laissa tomber jusqu’entre les ailes entrouvertes d’Eriu, qui l’accueillit et chassa l’Aigle, qu’elle prenait pour Dagda, en se servant de la force de sa pensée. Elle le réconforta, puis finit par s’endormir contre son prétendu congénère. Pendant son sommeil, Dagda la prit et la féconda, comme il l’avait voulu ! Il plaça l’effigie du Cygne parmi les étoiles pour commémorer la victoire des forces de l’amour sur celles de l’individualité et de la réserve personnelle.

A cette constellation l’astrologie celtique attribue le Pommier, un arbre traditionnellement associé à l’amour, qui symbolise la beauté du sein féminin et dont la chair blanche du fruit évoque l’aliment des enfants, qu’ils soient divins ou mortels.

Caractère :

Au premier abord, le Cygne-Pommier semble très réservé, distant, pudique et inaccessible. Sa blancheur, telle la chair du fruit, repousse toute tentative d’action impure, dont rien ne saurait dissimuler la nature de viol.

Le natif du Cygne-Pommier déclenche deux types de réactions lorsqu’il paraît parmi un groupe. Il inspire le respect, la déférence et il attise toutes les pulsions « vicieuses ». L’éclat de sa couleur suscite la colère et la jalousie, fait naître des idées souvent méchantes chez ceux qui l’approchent et envient secrètement la beauté de son intégrité, de sa probité et de sa vertu.
Il ne donne aucune prise aux attaques dont il est l’objet, il n’obéit pas aux contraintes morales des hommes, mais il est attaché profondément, sincèrement, à un idéal d’une très haute valeur éthique. Cela lui pose d’ailleurs sans cesse des graves problèmes : la noirceur présente dans les âmes de son entourage ne peut en effet supporter une blancheur éclatante et elle n’a de cesse de ternir et de tâcher sa robe de lumière. En butte aux attaques redoutablement complexes de ceux qu’il « dérange », le Cygne-Pommier se défend en prenant la fuite ou en se soumettant totalement de sorte que l’acte impur perpétré contre lui rejaillit complètement sur son auteur, qui s’en trouve ainsi le seul sali. Le Cygne-Pommier est semblable à l’albatros du poème de Baudelaire, il ne paraît pas fait pour ce monde dur. Cependant le Cygne-Pommier n’est pas aussi dépourvu de puissance qu’il ne semble. Extrêmement susceptible, dédaigneux de tout ce qui n’est pas beau, bon et plein d’amour, le Cygne-Pommier fait figure de « croisé » dans une guerre sainte. Les traits de son esprit percent les coeurs les plus endurcis et font éclater les raisonnements apparemment les plus cohérents qui cherchent à justifier la présence du mal dans le monde. Profondément généreux, le Cygne-Pommier traverse l’existence comme le Soleil traverse le Ciel. Les nuages peuvent nous le dissimuler, mais il reste là, toujours bénéfique.

Relations et amitiés :

Toujours prêt à rendre service à tous, le Cygne-Pommier peut finir par s’épuiser à force de donner sans rien demander en retour. Il est souvent considéré comme une source inépuisable de bienfaits, comme la poule aux œufs d’or dont on peut user et abuser. Ces attitudes profondément immorales de la part de ceux qu’il considère comme ses amis le blessent douloureusement. Incapable d’exprimer ses besoins, le Cygne-Pommier peut se retrouver très démuni, lorsqu’il a donné tout ce qu’il avait aux autres, en confiance.

Les mauvaises expériences sont incapables de lui faire changer d’attitude, il ne devient jamais « méchant » et son cœur reste pur. Même victime, le Cygne-Pommier demeure moralement victorieux)

Il dispose toutefois d’un cercle d’amis parmi lesquels un natif du Chaudron-Sorbier. Celui-ci est le creuset de Dagda, et le Cygne-Pommier représente sa passion, le tabernacle de son essence, le réceptacle de ses offrandes. Bien que le Cygne-Pommier soit d’abord plutôt défensif à son égard, leur amitié devient, petit à petit, solide comme les liens qui unissent ceux qui ont beaucoup en commun, qui partagent le même sort. Leur complicité est souvent silencieuse, ponctuée surtout par des échanges de sourires.

De même, le Bouvier-Micocoulier s’attache volontiers au Cygne-Pommier, pour lequel il a la plus vive estime. Le Cygne-pommier, qui, malgré son caractère plutôt indépendant, éprouve un grand besoin de se sentir rassuré et protégé, apprécie beaucoup la présence du Bouvier-Micocoulier à ses côtés. Grands amis de la nature, ils font d’immenses promenades, par tous les temps, la main dans la main, sans éprouver l’envie d’autre chose.
Certains jours, le Cygne-Pommier traverse des phases d’excitation durant lesquelles rien ne lui réussit sinon de courir les bois et les étangs avec un vigoureux compagnon du signe du Lièvre-Hêtre. En dehors de ces périodes, leur amitié apparaît comme un lien très lâche. Ils se voient peu et seulement à l’instigation du Cygne-Pommier. Le Lièvre-Hêtre trouve un certain plaisir en sa compagnie et il se sent surtout très honoré d’être choisi par le bel oiseau blanc.
L’amitié souvent orageuse, passionnée, d’un Cygne-Pommier et d’un Triangle-Chêne (le signe de Dagda !) est sans cesse menacée par les brusques envies qu’ils ont tous les deux de se voir ou de se quitter. Le Cygne-Pommier, inexplicablement (du moins sur le plan rationnel – et il est peu rationnel)), s’attache au Triangle-Chêne : il est profondément séduit par sa capacité de décision et son implacable persévérance dans la réalisation de ses désirs. Le Cygne-Pommier intrigue toujours le Triangle-Chêne, qui se demande de quel droit celui-là se permet de porter le gui avec plus de facilité que lui 1 Une amitié très « particulière » !

Cygne celtique
Le Petit Chien-Noyer, lui, trouve plutôt agréable de courir après le Cygne-Pommier pour le voir s’envoler ou s’étioler, l’ombre du noyer étant extrêmement néfaste au pommier! Irréconciliables ennemis! La seule solution pour le Cygne-Pommier consiste à éviter la proximité d’un natif du Petit Chien-Noyer, car celui-ci n’est pas assez sage pour le laisser tranquille de son propre chef.
Le Dauphin-Mélèze aime jouer avec le Cygne-Pommier, mais celui-ci a tendance à se prendre au sérieux et son caractère très susceptible l’entraîne à penser que le Dauphin-Mélèze se sert de lui comme d’un objet, qu’il n’éprouve aucun respect et ne mérite pas tout ce que l’on raconte de bien sur lui. Blessé lorsqu’il se moque de lui, le Cygne-Pommier se montre très agressif !
Enfin, la Petite Ourse-Sapin et le Cygne-Pommier ne s’entendent guère. La première imagine toutes sortes de choses horribles sur lui et il la méprise royalement. La source de leur mésentente réside dans leur dissension à propos des questions fondamentales : la vie, la mort et surtout la manière de se conduire en société. La Petite Ourse-Sapin est plutôt superficielle dans ses rapports et elle réclame beaucoup d’attention, alors que le Cygne-Pommier apparaît très introverti.

Professions :

Il se fait une très haute idée de ses capacités et certes il est très intuitif et habile à démêler le vrai du faux. Cependant, il est plutôt lent à agir et il ne se donne pas beaucoup de peine, malgré les opportunités qui lui sont sans cesse offertes, pour se créer une place convenable dans sa profession. Les métiers où il peut réussir et donc s’épanouir sont ceux qui exigent un sens très élevé des responsabilités sur les plans de la santé et de la pédagogie. Non pas instituteur ou infirmière, bien sûr ! Le Cygne-Pommier est un législateur-né, un médiateur, un concepteur de formes harmonieuses de vie. Cependant, pour parvenir à ces postes-clés où il peut influencer positivement la vie de sa société, il lui faut se plier aux exigences de la hiérarchie et de la carrière. Or, ces compromis lui sont insupportables et il peut finir par entrer dans des états dépressifs dans lesquels sa générosité se teinte de noir cafard et où il risque de se perdre. Si le Cygne-Pommier ne parvient pas à trouver aide et soutien pour ses idées et ses idéaux, sa vie professionnelle peut se solder par un échec. S’il y parvient, le rôle de conseiller qu’il joue alors permet que tout le monde bénéficie de son génie de concepteur ! Ainsi le théoricien libertaire Proudhon ne sut-il pas vraiment faire accepter ses idées aux consonances très celtiques, dans lesquelles l’individualité était non seulement respectée mais promue au premier rang !

Idéaliste invétéré, le Cygne-Pommier voit les choses de si haut qu’il ne parvient pas à concevoir une authentique pédagogie pour communiquer avec les autres. Lorsqu’il devient trop connu, il lui arrive souvent des malheurs pouvant aller jusqu’à son assassinat. Il peut aussi mourir brutalement. Révolté, il est souvent considéré comme un demi-fou.
Le Cygne-Pommier et souvent si peu conventionnel dans ses prises de position qu’il provoque les autres à la réflexion.

pommier_melrose_malus_1_1Destin :

Il est le grand concepteur de la roue de la vie cosmique de l’astrologie celtique. Sa destinée consiste à pondre son oeuf, l’oeuf de l’éthique, d’où la nouvelle création peut surgir. Cependant, avant d’y parvenir, il lui faut écarter toutes les illusions qui l’égarent, à commencer par ses propres barrières qui le maintiennent dans la confusion et lui font contempler la mort comme si elle était l’unique solution aux difficultés qu’il rencontre sur le chemin de l’accomplissement de sa tâche spirituelle. Il peut lui arriver de se rendre prisonnier de liens moraux qui l’empêchent de réaliser sa véritable mission sur cette terre. S’il parvient cependant à ouvrir son corps et son coeur à l’inévitable, à la transformation suprême, il accède au rôle de « mère de la nouvelle humanité », re-créateur du Ciel et de la Terre, Après la ponte de son oeuf, la face du monde se trouve changée : la conjonction des opposés est réussie; la femme devient solaire et l’homme lunaire; la lumière blanche éclatante, totalement positive, triomphe sur les forces des ténèbres qui obscurcissent la conscience et freinent le développement spirituel.

source : « l’astrologie celtique » de carol CARNAC »

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Les Oies dont on coupe les Ailes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

 

oie dont on coupe les ailesL’histoire de Duc, jars sauvage du Canada, est le romain d’un amour dont la profondeur, la tendresse, la constance feraient honneur aux meilleurs d’entre nous. Duc est l’un de ces fiers oiseaux qui, au rythme des saisons, sillonnent le ciel, en quête de climats accueillants, d’herbages prospères. Pour eux, comme pour nous, l’alternative est d’une cruelle simplicité ; accepter la sécurité humiliante mais confortable des réserves où l’on pousse le souci de leur protection jusqu’à les amputer des grandes rémiges qui leur permettent de voler loin ; ou affronter, tôt ou tard, le fusil du chasseur et jouer à chaque instant une existence dangereuse mais libre.

Duc le Jars sauvage est libre. Il a attendu patiemment le moment de choisir celle qui sera, pour toujours, la compagne de sa vie ; mais les circonstances, souvent choisissent pour nous : l’élue habite une grande réserve du Wisconsin, et ses ailes rognées l’empêcheront de suivre Duc dans sa grande migration hivernale vers le sud. Elle l’aime cependant autant qu’il l’aime, et le mot n’est pas trop fort puisque, s’étant promis et donnés l’un à l’autres, ils ne permettront pas à la mort elle-même de dénouer leurs liens…..

Voici l’histoire : issue du livre présenté ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2015/05/05/loie-sauvage/

Duc le Jars jaillit du ciel tumultueux du Wisconsin, se posa sur l’un des étangs artificiels qu’habitait un troupeau de ses congénères domestiquée et, en attendant la fin de l’orage, prit pour compagne l’une des oies. Puis, le ciel s’étant découvert, la bande d’oies sauvages reprit son vol, et il partit avec elles ; et comme la femelle ne le suivait pas, il revient en trompetant, la pressant de s’enlever sur l’aile du vent et de venir dans le Nord bâtir son nif.

La femelle, battant des ailes, courut le long de la levée de terre ; mais les longues rémiges, les plumes qui fournissent l’ultime élan indispensable à l’envol, avaient été rognées au niveau de l’aileron droit.

Jusqu’à la tombée de la nuit, et même après, le jars plana à basse altitude au-dessus de l’oie, allant, venant, poussant des cris. Lorsque enfin il devin évident que la femelle ne le suivrait pas, il étala les palmes de ses pattes, freina avec ses ailes et, effleurant l’eau, vint se poser à  côté d’elle. Ils passèrent la nuit ensemble, mais, le lendemain matin, le mâle s’enleva de nouveau en entendant les appels d’un vol d’oies sauvages en pleine migration ; après avoir encore pressé la femelle de la suivre, il s’éloigna, diminuer à l’horizon jusqu’à ce que l’oie elle-même – en dépit de ses yeux faits pour scruter les lointains et de son ouïe si fine qu’elle entendait les vers creuser leurs galeries dans la terre – l’oie elle-même ne put plus le voir ni l’entendre. 

La femelle, de sa marche dandinante, sortit de l’eau et, désolée, le cou rentré, les plumes ébouriffées comme celles d’une poule malade, s’installa sur la rive. Le jars l’avait choisie, puis il était parti – et cela était contraire aux usages des oies sauvages, qui s’apparient pour la vie et plus longtemps même, puisque si l’un des membres du couple périt, l’autre lui demeure à jamais fidèle. L’air important, un jars du troupeau domestiqué s’approcha de l’oie, qui affecta d’ignorer ses compliments. Lorsque, tendant son long cou, il lui offrit une becquée de cornifle cueillie dans l’étang, elle répondit par un coup de bec. Le jars, alors, se drapa dans sa dignité et, regagnant le sien du troupeau, se mit en devoir de trouver une compagne agréable et consentante.

Il y a avait beaucoup d’oies sur les étangs du ranch de la Truite d’Argent, qui était, entre autres choses, un ranch de pêche pour touristes. Les oies, auxquelles on rognait une aile peu après leur naissance, étaient là pour donner aux clients l’illusion des régions du Nord, où la truite fuse de l’eau pour happer de vraies mouches, et non les boulettes de viande et de céréales projetées par des mangeoires électriques. Ces oies vivaient ainsi, au raz du sol, depuis des générations. Parfois, à la saison des migrations, lorsque les vols d’oies sauvage sillonnaient le ciel du matin au soir, leurs sœurs captives lançaient un grand coup de trompette ; mais à chaque nouvelle génération, s’était engourdi un peu plus leur amour instinctif de la liberté, étouffé par la sécurité des pâtures généreuses, jusqu’au moment où leur grand désir de prendre leur essor s’était réduit à une nostalgie très fugitive.

L’oie appariée surveillait le ciel. En effet, chez les oies sauvages, la pariade, c’est à dire les fiançailles, précède parfois de plusieurs mois l’accouplement proprement dit. Elle était convaincue que le jars allait, d’un instant à l’autre, réapparaître et la réclamer pour sa seule compagne.

Tout au long du jour, elle vit des couples se détacher du troupeau pour aller établir leur territoire dans un verger ou dans un bouquet de bouleaux où l’on avait disposé des tonneaux prêts à accueillir leur nid. Mais l’oie délaissée demeurait seule sur l’eau, en dépit de la proximité dangereuse des cuillers et des mouches des pêcheurs. Ceux-ci commentaient son ai de tristesse ; mais il n’est pas dans la manière des oies du Canada de prendre l’amour à la légère. La frivolité est réservée aux malards, les canards mâles, qui dans un grand déploiement de cancans et de chamailleries, se volent mutuellement leurs canes de façon éhontée. Chez les oies du Canada, la cour est discrète ; Par la suite, le jars protège sa compagne retenue au nid par la couvaison ; il garde et défend les oisons alors même qu’ils ont appris à voler, et cela jusqu’au jour où ils s’éloignent pour, à leur tour, fonder une famille.

La nuit vint. L’oie, posée sur une seule patte, cacha son bec dans l’abri duveteux de son aile ; mais de tout son être, elle guettait la voix du jars, cette voix entendue pendant un temps si bref et que, cependant, elle saurait reconnaître sans une seconde d’hésitation sa vie durant.

Ainsi passa la nuit. Le troupeau des oies posées sur l’eau, les couples installés aux abords des tonneaux, tous faisaient silence. Seuls les canards se querellaient dans l’obscurité.

§Au matin, les nuages se dispersèrent, révélant un ciel lumineux. L’oie reposa sa patte et s’inclina légèrement pour reprendre son équilibre. Elle étira ses membres à droite, puis à gauche, ébouriffa ses plumes, s’ébroua vigoureusement et dirigea vers l’étang. Là, quittant la rive, elle s’éloigne un peu à la nage et, effleurant la surface de son bec, but une gorgée. Puis, avec une courbette gracieuse, elle plongea sa tête dans l’eau, la releva et laisse un ruisselet argenté courir le long de son cou et de son dos. Son bain terminé, elle s’éboua faisant jaillir de son plumage une pluie de diamant.

Le reste du troupeau, à présent, manifestait à grand bruit son impatience ; les couples eux-mêmes quittent leurs nids pour se diriger vers l’aire circulaire de terre battue où l’on répandait le maïs. C’était l’heure du repas.

La femelle resta des jours et des jours esseulée………. Puis un jour……

Alors, dans ce silence, vint l’appel ; lointain, mais puissant et clair comme la voie d’une trompe d’agent. Relevant la tête, la femelle fit des efforts frénétiques pour s’enlever. Lorsque Marck le fermier, attiré par le bruit, sortit pour voir ce qui allait se passer, l’oie renonça à s’envoler et lança un cri de désir.  On apercevait, à l’horizon, un point qui se mit à grandir. Enfin, la femelle entendit le puissant battement d’ailes du jars et le vit incliner le col pour la regarder. Néanmoins, le mâle ne se posa pas immédiatement ; maintenant qu’il se savait attendu, il lui fallait prendre d’autres facteurs en considération.

Il était une oie sauvage. Sauf en cas d’extrême nécessité, jamais il ne se poserait à proximité d’arbres susceptibles d’abriter un animal prédateur. D’autre part, les hangars du ranch, les camions, les hommes, tout représentait pour lui l’éventualité d’une menace. Au lieu de rejoindre la femelle, il lui répéta son appel, la pressant de le suivre dans le Nord, où, à quinze kilomètres de là, attendait un fleuve sauvage bordé de berges de gravier et de vastes prairies, dans une contrée où l’on rencontrait l’élan et parfois le loup, mais presque jamais un être humain.

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Formation de l’œuf d’Oie

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2015

 

oeufs d'oieEn période de production d’œufs, les follicules mûrissent dans l’ovaire, jusqu’à atteindre la taille d’un jaune d’œuf normal.

Chaque jour un ovule se libère de l’ovaire. L’ovule grossit et se transforme en une dizaine de jours en un jaune d’oeuf (= le vitellus).

Dans l’oviducte, l’infundibulum ou pavillon recueille l’ovule.

Dans le magnum, se forme le blanc. L’albumen entoure petit à petit le jaune d’œuf, d’abord en couches épaisses puis une couche plus fine à l’extérieur. En même temps, les chalazes se forment; ce sont des filaments blancs, situés de part et d’autre du jaune, qui maintiennent le jaune au centre de l’œuf. (Durée: 2 à 3 heures)

Dans l’isthme se forment les 2 membranes coquillières (Durée: 1 heure).

Si le coq a introduit ses spermatozoïdes dans le cloaque de la poule, ceux-ci remontent à l’intérieur de l’oviducte où ils séjourneront une dizaine de jours pour y féconder les ovules. Le coq connait le moment précis où il doit s’accoupler avec la poule pour que les spermatozoïdes ne soient pas bloqués par un œuf: entre l’ovulation et la formation du blanc.

Puis dans l’utérus se forme la coquille. L’œuf continue à tourner sur lui-même et s’entoure petit à petit de carbonate de calcium. Le processus de calcification dure environ 16 heures. Enfin, il ne reste plus qu’à colorer l’œuf à partir des secrétions biliaires ou du sang.

Au moment de la ponte, l’oviducte s’étire vers l’extérieur afin que l’œuf ne soit pas en contact avec les déjections du cloaque.

Entre l’ovulation et la ponte, il s’écoule entre 18 et 24 heures. De l’ovaire au cloaque, il faut environ 20 jours.

Ponte

La ponte est généralement matinale, mais peut s’étendre jusqu’au début d’après-midi.

L’oie se prépare un nid avec de la paille, des brindilles et des petites branches. Elle s’installe ensuite dans le nid et s’y assied. Elle gratte le sol de ses pattes et arrange consciencieusement le nid: déplaçant une brindille à gauche et en rajoutant une à droite. Ceci peut durer plusieurs minutes.

Elle est parfois dérangée, voire même chassée par une autre oie. Le jars se tient à environ 3 mètres du nid. Il écarte les oies et jars importunes. Seules les oies de son propre jeu sont tolérées à proximité du nid.

Puis, la queue s’agite de bas en haut et inversément. Peu après, le cloaque rose s’entre-ouvre.

L’œuf sort petit à petit.

Il faudra quelques minutes pour que l’œuf soit complètement expulsé.

L’oie se repose ensuite. Elle se retourne et couve un instant l’œuf. Elle aménage encore son nid, arrangeant à nouveau paille et brindille.

Avant de quitter le nid, elle prendra soin de recouvrir l’œuf afin de le dissimuler des prédateurs.

Quantité

Bébés de l'OieAu printemps, les oies domestiques peuvent pondre jusqu’à une cinquantaine d’œufs, avec une préférence pour la ponte matinale. Les œufs pèsent entre 120 et 200 g, suivant la race.

La saison de ponte s’étale de mars à juin. Des variations suite à la météo ou au climat peuvent apporter quelques variations à cette saison.

L’oie pond un œuf tous les 2 jours.

Malgré toutes les tentatives de l’homme pour influencer la ponte de l’oie (quantité d’œufs, allongement de la période de ponte, …) par l’allongement artificiel du jour et autres stratégies industrielles, l’oie refuse à se laisser ainsi manipuler. Contrairement à la poule et au canard, l’oie ne s’élève bien qu’en petit nombre sur un mode tout à fait naturel. C’est une des raisons pour laquelle le canard est en passe de supplanter l’oie pour la confection du foie gras.

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LA VIE SOCIALE DE L’OIE

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2015

 

 

OIEL’oie est un animal grégaire; elle a donc une tendance naturelle à rejoindre ses congénères. Ce comportement est hautement appréciable lorsqu’il faut conduire les oies en groupe d’un endroit à un autre. C’est avec plaisir que je me souviens de l’air ébahi d’automobilistes arrêtés par mon troupeau d’oies qui se rendaient en rangs serrés d’une pâture à une autre.

Les oies ne craignent pas les autres animaux et font face, notamment, aux chats ou aux chiens même de grande taille.

Cohabitation avec d’autres espèces

La poule peut cohabiter avec d’autres espèces, tels que le canard ou l’oie. Néanmoins, il faut veiller à satisfaire les besoins des uns et des autres au niveau de l’alimentation ou du logement.

Le plus simple est de faire cohabiter les animaux ensembles depuis leur plus jeune âge. Un regroupement plus tardif peut parfois amener des problèmes.

Lors de l’introduction d’un nouvel animal dans une basse-cour, il faut savoir que le dernier arrivé est d’office placé en bas de la pyramide hiérarchique. Puis la personnalité de chaque individu se manifeste au point, parfois, de bousculer toute la hiérarchie mise en place et d’en détrôner les meneurs.

On ne peut que recommander une vigilance très accrue au moment de l’introduction d’un nouveau venu. Les réactions peuvent se révéler très violentes. Blessure(s) et mort dans les cas graves peuvent survenir dans les premières heures, voir les premiers jours. Attention, les canards de Barbarie peuvent être très agressifs vis-à-vis de leurs congénères.

Une manière de contourner la difficulté est de profiter d’un changement d’enclos pour introduire le ou les nouveau(x) venu(s). Tous les animaux sont placés sur un pied d’égalité: la nouveauté pour tout le monde. La curiosité et la découverte d’un nouvel environnement occulte un peu la compétition entre animaux. Néanmoins, une surveillance est nécessaire pendant les premières heures, voire pendant 1 jour ou 2.

Il ne faut pas croire que l’animal le plus grand en taille dominera automatiquement le plus petit. L’établissement d’une hiérarchie intra et inter-espèce est bien plus subtil que cela. Chez nous, il est déjà arrivé qu’un jeune canard fasse seul la loi au sein d’un groupe d’une quinzaine d’oie: il s’arrogeait le droit de manger en premier et sans partage.

Observer les animaux permet d’observer la hiérarchie au sein d’un groupe. Par exemple, si l’eau ou la nourriture vient à manquer pendant une heure ou deux, la hiérarchie est mise à jour au moment du ravitaillement. Est-ce une poule qui becque un canard? Ou bien un grand canard qui empêche une jeune cane d’accéder à l’abreuvoir? Visiblement, certains règnent sans partage.

C’est la raison pour laquelle, il faut être particulièrement vigilant quant à l’approvisionnement en eau et nourriture quand la basse-cour est peuplée. La taille du poulailler et de la volière est également un facteur à ne pas négliger pour une cohabitation inter-espèce réussie. Permettre à un dominé de fuir facilitera aussi la cohabitation. Plantez même l’un ou l’autre buisson dans la volière afin de permettre à un animal pourchassé de se cacher. Pensez à choisir des mangeoires qui donnent accès au plus grand nombre. Choisissez un abreuvoir circulaire ou linéaire suffisamment grand pour éviter les bousculades.

 

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DES CANARDS PARTICULIERS

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2015

 

 

 Les canards belges

Riche en cours d’eau et marais, la Belgique possède de nombreuses races de canards. Pas toujours sélectionnées pour l’aviculture sportive mais plutôt pour la production. La plupart de ces races belges sont, de nos jours, rares, voire ont disparu.

 canard particulier

Le canard de Forest

Ce canard de 3 kg porte le nom de la localité de Forest-lez-Bruxelles où habitait son créateur, Herman Bertrand. Son standard fut adopté au début du siècle, mais la première guerre mondiale mit un sérieux frein à son développement. La variété d’origine est le bleu liseré noir.

Principales caractéristiques : port légèrement relevé ; bec long, de couleur bleue ; tarses cuir orange chez les variétés claires, brun orange foncé et à palmures noirâtres chez les variétés foncées. Différentes variétés : bleu liseré noir, bleu uni, noire, chocolat, gris perle, gris perle liseré, blanche. 

Le canard de Herve

Grand canard probablement importé de France (ses ressemblances avec le canard de Rouen clair sont importantes, surtout au point de vue du coloris du plumage) qui s’est bien adapté aux plateaux du pays de Herve. Bien que non sélectionnés, les sujets rencontrés étaient assez homogènes.

Principaux caractères : port horizontal ; yeux brun foncé ; bec rosé légèrement teinté de gris (jamais de vert) ; tarses jaunes.

 

Le canard de Huttegem ou d’Audenarde

Au siècle dernier, les prairies bordant l’Escaut aux environs d’Audenarde (avec Huttegem comme centre) étaient presque constamment sous les eaux ; les habitants de l’endroit en profitèrent pour entreprendre l’élevage du canard sur une assez grande échelle, dans des sortes d’abris en paille ou huttes disséminées dans ces zones marécageuses. Comme la cane couvait peu, les éleveurs faisaient couver les oeufs par la poule du pays bien acclimatée aux prairies humides : la Huttegem.

Le standard de cette race fut adopté en 1913. Canard de taille moyenne (canard : 2,25 à 2,5 kg ; cane : 2 à 2,25 kg), paraissant assez haut sur pattes. Animal élevé à 2 fins : chair (chair blanche) et ponte.

 

Autres caractéristiques : port oblique, allant vers la verticale ; tête fine ; bec droit, de couleur bleu plomb ; yeux à iris bleu foncé, presque noir ; cou long et mince ; tarses rouge clair, souvent tachetés de noir. Coloris du plumage : bleu ; le cou, la poitrine, le ventre, le vol, l’abdomen jusqu’au croupion sont blancs. 

Le canard d’Idegem ou du Gavre

Originaire d’Idegem, région de Grammont, ce canard était de petite taille, un peu plus fort que le canard de la Semois, mais à la tête plus petite. Il était utilisé pour l’élevage des aquatiques d’ornement sauvages et comme appelant à la chasse, mais aussi pour sa production et sa chair fine. Principaux caractères : port horizontal ; bec et cou moyens ; tarses fins ; masse de 1,5 à 1,7 kg. Toutes les variétés bien déterminées, sauf la blanche, sont admises, avec ou sans huppe. 

Le canard de La Plaigne

Les prairies souvent inondées qui bordaient les rives de l’Escaut dans le Tournaisis étaient mises à profit pour l’élevage du canard de La Plaigne. Les canetons étaient surtout nourris de vers de terre qui se trouvaient en abondance dans ces terrains. Souvent les paysans faisaient en sorte de faire débuter les éclosions en novembre pour avoir des canards à vendre en fin d’hiver, époque à laquelle ils se vendaient le plus cher. Ce canard aurait pour origine des croisements effectués à partir de 1873 par Aimable Dervol, un éleveur d’Ypres.

Il n’y a pas eu de standard précis : le canard de La Plaigne ressemble par son plumage au canard de Huttegem, mais avec un bec verdâtre et de taille plus réduite ; il existe aussi une variété blanche avec un bec orange. 

Le canard de Merchtem

L’origine de cette race n’est pas connue : à partir de la race anglaise Aylesbury ou du canard belge de Termonde ? Du sang de Coureur indien améliora sa ponte. Merchtem est proche de Bruxelles, et les produits de basse-cour issus de cette contrée étaient destinés, au siècle dernier, au marché de la capitale belge.

C’est un beau canard de 3 à 3,5 kg (la cane est plus légère), au port horizontal, au plumage uniformément blanc, au bec rosé, aux yeux foncés et aux tarses jaunes. Il fournit de très gros canetons moyennement précoces à chair très blanche. La cane de Merchtem est une très bonne pondeuse. 

Le canard de Termonde

Il est semblable à d’autres races de canards disséminées de par le monde : canard Suédois, Duclair (France) et de Poméranie (Allemagne). 

Le canard de la Semois

C’est un petit canard (1,25 à 1,5 kg), un peu plus gros que le Mignon, qui a pour origine la vallée de la Semois. Ornemental (surtout la variété à huppe), le canard de la Semois était souvent utilisé pour la couvaison et l’élevage des aquatiques d’ornement sauvages. 

Principales caractéristiques : port horizontal ; bec de longueur moyenne, de couleur jaune vif à fève blanche ; yeux à iris bleu, toléré foncé ; cou mince, de longueur moyenne, légèrement courbé ; tarses fins, jaunes. Il n’existe qu’un seul coloris de plumage : le blanc ; par ailleurs, ce canard peut avoir une huppe. 

  Canard Campbell

Créé en 1901 par Mme Campbell d’Uley (Gloucestershire), en Angleterre, à partir du canard sauvage, du Coureur Indien panaché brun et blanc et du Rouen. Lors de l’établissement du premier standard, le coloris ne fut pas trop pris en considération : Mme Campbell s’était surtout employée à produire un canard à pondre. Et ce dernier connut son heure de gloire au début du siècle, car c’était effectivement une véritable  » machine à pondre  » des oeufs de 85 g, à la coquille de couleur blanche à verdâtre – en moyenne 250 à 260 oeufs par an et par cane, avec un record du monde de 357 oeufs en 365 jours en 1928 ! 

Le canard pèse 2,5 kg et la cane 2 kg. Ce n’est donc pas une grosse race, ce qui semble logique : les meilleures canes pondeuses ne sont, en effet, pas de gros animaux.

Jusqu’à une époque récente, cette race de canard était dénommée « Kaki Campbell » ou « Kaki », mais depuis l’apparition de la variété blanche (encore rare) il faut dire « Campbell » : « Campbell kaki » ou « Campbell blanc », selon la variété. 

  Canards Cayuga

Il porte le nom du lac Cayuga, au sud du lac Ontario, dans l’état de Nevv York (Etats-Unis). Ce serait vers 1851 qu’apparurent des canards noirs sur le lac, et les premiers spécimens, envoyés par W. Simpson, arrivèrent en Angleterre vers 1871, où ils furent sélectionnés. Cette hypothèse est séduisante, mais je pense que l’origine de ce canard est plus simple : on obtient facilement des canards noirs par croisements. Le Cayuga peut être considéré comme le grossissement du canard Labrador, par croisement avec le Rouen par exemple. Un éleveur nommé Garnot, en France, était parvenu vers 1880 à obtenir du canard Labrador plus gros que le Rouen. De plus, Lewis Wright rapporte que, 20 ans avant l’envoi de W. Simpson, on trouvait un canard noir, bien fixé, dans le Lancashire.

C’est un canard assez gros (canard : 3 kg cane : 2,5 kg), au tempérament docile, au plumage complètement noir profond à riches reflets verts.

Les oeufs pèsent 65 g ; la coquille a une couleur variable de blanc à verdâtre. 

  Canards Coureur Indien

Au 18ème siècle, Buffon décrivait déjà un canard qui ressemble fortement au Coureur Indien. S’il est donc exact qu’il existait en Europe et plus particulièrement en France des canards rappelant cette variété, il ne semble pas qu’il faille chercher là la véritable origine de cet oiseau. Cette origine a d’ailleurs été discutée. Voiteller, en 1925, écrit que « cette race est de création récente et paraît être le résultat de croisements où la race de Pékin aurait été mise à contribution. Pour justifier un peu son nom exotique, on a tenté de faire l’histoire de son importation en Europe, mais ses premiers propagateurs ont reconnu lui avoir donné son nom sans souci de son origine. »

Chenevard, en 1931, écrit aussi que « l’origine de cette race est obscure et discutée ; la seule chose certaine est que sa diffusion dans le monde est due à l’Angleterre. Pour les uns, elle vient de Chine, ou de Malaisie, ou de l’Inde du Nord où elle serait connue depuis trente siècles. Son importation en Angleterre daterait du 19ème siècle. Pour d’autres, elle serait une création de Lancelot-Pickering et proviendrait de croisements entre des canards provenant de Virginie et de Pékin. »

 Canard a la queue leu-leu

En réalité, il semble que la véritable origine de ce canard remonte à son importation par les Anglais. Les indications fournies par ces derniers sont trop précises pour pouvoir être mises en doute. Les voici pour l’essentiel. Un capitaine de bateau ramena d’Asie des canards (Coureurs Indiens ) blancs, fauves, fauve et blanc, et en distribua à des amis éleveurs, en particulier à Mme Little, originaire de VVorkington, habitant Carlisle. Cette dame en céda à Pickering d’Applery qui sélectionna ce canard. 

A partir de l’Angleterre, ces canards arrivèrent ensuite sur le continent. La cane pond des oeufs de 65 g minimum, d’après le standard ; la couleur de la coquille est blanche pour la plupart des variétés, verdâtre pour les variétés foncées. La cane Coureur a une réputation d’excellente pondeuse. Le record de ponte, en concours, est de l’ordre de 350 oeufs en 365 jours. Une cane Coureur dans des conditions favorables donne plus de 200 oeufs par année. Elle pond dès l’âge de 6 mois, et cette ponte est soutenue pendant 3, 4 et même 5 ans. Actuellement, il semble que les éleveurs se soient évertués à sélectionner le type de ce canard plutôt que ses facultés de ponte.

Unique chez les canards : le Coureur indien a un port quasi vertical, alors que tous les autres ont une ligne du dos plus ou moins horizontale. Son corps mince et allongé, son long cou, ses petites ailes, sa tête mince, ses pattes portées très en arrière ne font que renforcer cette impression verticale. 

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Les plumes et le duvet

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2015

 

 

Contrairement aux discours de l’EDFA (ASSOCIATION EUROPÉENNE DES INDUSTRIES DE PLUMES ET ARTICLES DE LITERIE), les plumes et le duvet (1)  utilisés très largement par les industries de l’habillement et de la literie sont bel et bien issus de la cruauté.

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En effet, la majorité des plumes et du duvet utilisés pour garnir divers textiles ne sont pas issus du plumage d’animaux déjà morts, ni de la récupération de plumes tombées à terre dans les élevages !

Le plumage à vif est la méthode standard dans les principaux pays producteurs ! 

En 2009 les journalistes de France 2 ont filmé un élevage d’oies en Hongrie. Ces volatiles sont plumés à vif, leur douleur est insoutenable tout comme les images diffusées dans le cadre de ce reportage.

La Hongrie n’est malheureusement pas le seul pays à pratiquer cet acte cruel… 

Le plumage des oies vivantes peut représenter jusqu’à 80% de la collecte mondiale des plumes et si la Chine prend une importance croissante, les principaux producteurs de plumes sont européens, parmi lesquels la Hongrie, la Pologne et… la France.

Les plumes sont arrachées du cou, du dos et de la poitrine, en blessant souvent grièvement les animaux. Les plaies sont, dans le meilleur des cas, cousues immédiatement et sans anesthésie par les ouvriers et les ouvrières.​

Les animaux sont ensuite soit laissés dehors – c’est ainsi que les animaux plumés vivants souffrent, en plus de leurs blessures, du froid, et cela afin que nous ayons bien chaud ! – soit ré-entassés dans des hangars dans des conditions désastreuses.

Le 30 Juin 2009, à 40 km de Hambourg, dans le village de Königsmoor, Allemagne…

En secret et dans la plus grande sécurité le personnel de l’une des plus grandes installations d’élevage d’oies en Allemagne commet des cruautés illégales envers les animaux. Systématiquement, des centaines d’oies sont brutalement poussées vers une machine à plumer, machine créée en réalité pour le plumage d’animaux morts.

Sur cette vidéo tournée à leur insu, on peut voir les disques rotatifs en métal cassant le duvet de la peau des oies pleurantes. Les machines résonnent comme les scies circulaires, et on peut entendre les cris de panique des oies. Un employé attrape les oies grossièrement à l’aile ou la gorge, pour les plumer. Les oies essaient de fuir et elles sont poussées à coup de pied dans la machine à plumer. Un membre du personnel se met en colère et frappe sur une oie. Les animaux une fois plumés sont jetés dans le pâturage – ils s’enfuient, ils sont paniqués. Quelques animaux restent, la procédure de plumage leur a infligée des blessures trop graves pour survivre, bon nombre d’entre eux mourront. 

(1)Lexique spécialisé :

  • Le duvet : Plumage formant la première couche des oiseaux aquatiques et se composant de touffes de filaments légers et moelleux qui poussent à partir d’un noyau faiblement ébauché, mais n’ont ni tige ni vexille.
  • La plume : Enveloppe cornée des volailles. Elle a un vexille plus court et plus doux que les pennes et, contrairement aux flocons de duvets, elle a une tige bien développée.

 

téléchargement (2)Dans le doute, n’achetez pas !

D’une part, des produits déclarés « sans plumage à vif » peuvent provenir d’animaux qui avaient été précédemment plumés à vif ! Les magasins qui vendent des oreillers et des couettes ne savent pas toujours d’où viennent les plumes ni comment elles sont produites à causes de nombreux intermédiaires de la filière.

​Et si vous vous demandez si les plumes qui se trouvent dans vos oreillers, doudounes, coussins et autre proviennent d’une oie ou d’un canard vivant à qui on a arraché les plumes  ou si elles proviennent d’un volatile mort, vous constaterez qu’il n’y a à ce jour aucun moyen de le savoir.

Explications dans l’excellent et très complet article fait par l’association Respect Animal.

A noter : même si la production de volailles (poulets, dindes, pintades) est la seconde production de viande en France après le porc et devant le bœuf et le veau, les plumes ne représentent environ que 5% du poids vif des animaux, et la production de  »plumes neuves », par opposition aux « plumes de récupération », via ce canal, est d’une importance toute relative.​​

 

 

Le cas du duvet de canard…

Selon l’état actuel de nos informations, on ne plume pas les canards, vivants s’entend… Malheureusement, là encore, il y a de nombreuses possibilités de fraude : on pourrait y mêler du duvet d’oie, et les éleveurs de canards pourraient être incités à plumer également leurs animaux.

En outre, la plupart des canards sont engraissés dans des élevages de masse cruels, et souffrent par millions pour la production de foie gras..

 Pour comprendre ce qu’est le foie gras, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’association L214 !​​

 Au 21ème siècle …

Il existe tant de matières alternatives pour assurer notre confort ! Les produits synthétiques sont tout aussi efficaces et confortables !

Ainsi le polyester ou le gel microfibre reproduisent de nos jours parfaitement dans les couettes et autres articles de literie l’effet gonflant typique du duvet de canard ou du duvet d’oie. Il existe de nombreuses variétés de fibres en polyester (Quallofil Air, Hollofil, Cyclafill…). Plus les fibres sont élaborées de façon à contenir de l’air, plus elles sont légères tout en restant isolantes. Certaines sont siliconées pour avoir un toucher proche des couettes naturelles, les fibres glissent plus facilement les unes sur les autres comme le duvet.

Ces matières synthétiques ont également un très bon pouvoir isolant comme en témoigne leur emploi par les unités spéciales de l’armée ou les fabricants de vêtements et literie pour les sports extrêmes… – « Sur le plan du confort thermique, notre test ne montre pas de réelle différence entre naturelle et synthétique » Que Choisir, article sur les couettes, décembre 2011. 

De plus, ces alternatives synthétiques sont moins chères, plus résistantes à l’humidité, et conviennent également aux allergiques (certaines personne le sont aux plumes et duvet).

Et les alternatives synthétiques aux plumes et duvet ont également tout bon côté environnemental, si on les compare avec les bilans environnementaux de la production de plumes et de duvet (élevages industriels + traitement par des procédés chimiques complexes), lesquels sont extrêmement négatifs !

Sans parler bien sûr du nettoyage : pour le nettoyage des couettes en plumes et duvet, direction le pressing ! Les couettes synthétiques présentent de grands avantages écologiques également en termes d’entretien : elles passent à la machine à laver, de 30 à 90°, ainsi qu’au sèche-linge !

Enfin, la plupart des fabricants développent des gammes à base de polyester recyclé, souvent associées à des enveloppes également « vertes », coton « bio », viscose de bambou, etc. 

​Ces souffrances inimaginables sont infligées pour des raisons évidentes de rentabilité.

Les vétérinaires contactés parlent de torture, ces pauvres bêtes pourront être plumées 4 fois pour récolter des plumes ou du duvet toujours plus doux pour contenter les acheteurs…

 

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​ Le cas du duvet d’OIES…

 

Au cours de leur brève existence, les oies sont plumées 2 à 4 fois à la main par des « brigades de plumage ». Ce travail est payé à la pièce : en l’espace de 5 heures, on plume ainsi à nu environ 3000 animaux. L’Union Européenne interdit cette façon de procéder mais il n’y a pas de sanction!

Les usages méconnus des plumes….

En sus des utilisations connues des plumes pour habillement et literie, les industriels exploitent de bien d’autres manières ces produits de la souffrance animale ! Ainsi on trouve des plumes dans les matériaux d’isolation, l’industrie automobile, les engrais et les farines animales (ainsi, entre autres utilisations, la poudre de plume ou farine sert comme farine animale, et transformée, donne la cystéine, utilisée en boulangerie comme correcteur de la force de la pâte à pain…).

 

Des articles pour aller plus loin …

Un très bon article synthétique sur le sujet, avec deux vidéos, d’Animalier.

Un article de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui explique de façon pragmatique les réalités de l’industrie : « Production de plumes et de duvets«  

L’article de l’association One Voice dénonçant la prise de position en 2010 de l’EFSA, favorable à la collecte sur animaux vivants !

​Un article de la fondation « 30 millions d’amis » faisant le point sur la situation et la législation européenne.

Un article en français expliquant le scandale allemand de 2009.

Une vidéo de campagne de PETA à la fois sur le plumage et le foie gras.

SOURCE DE l’ARTICLE : http://www.laissons-leur-peau-aux-animaux.org/

 

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L’HISTOIRE DU VILAIN PETIT CANARD

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2015

 

 

Voici l’histoire du vilain petit canard d’Hans Christian Andersen raconté et illustré par Monde Des Petits. 

canardComme il faisait bon dans la campagne ! C’était l’été. Les blés étaient dorés, l’avoine verte, les foins coupés embaumaient, ramassés en tas dans les prairies, et une cigogne marchait sur ses jambes rouges, si fines et si longues et claquait du bec en égyptien (sa mère lui avait appris cette langue-là).  Au-delà, des champs et des prairies s’étendaient, puis la forêt aux grands arbres, aux lacs profonds. 

En plein soleil, un vieux château s’élevait entouré de fossés, et au pied des murs poussaient des bardanes aux larges feuilles, si hautes que les petits enfants pouvaient se tenir tout debout sous elles. L’endroit était aussi sauvage qu’une épaisse forêt, et c’est là qu’une cane s’était installée pour couver. Elle commençait à s’ennuyer beaucoup. C’était bien long et les visites étaient rares les autres canards préféraient nager dans les fossés plutôt que de s’installer sous les feuilles pour caqueter avec elle. 

Enfin, un œuf après l’autre craqua. “Pip, pip”, tous les jaunes d’œufs étaient vivants et sortaient la tête. 
— Coin, coin, dit la cane, et les petits se dégageaient de la coquille et regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes. La mère les laissait ouvrir leurs yeux très grands, car le vert est bon pour les yeux. 
— Comme le monde est grand, disaient les petits. 
Ils avaient bien sûr beaucoup plus de place que dans l’œuf. 
— Croyez-vous que c’est là tout le grand monde ? dit leur mère, il s’étend bien loin, de l’autre côté du jardin, jusqu’au champ du pasteur — mais je n’y suis jamais allée. 
« Êtes-vous bien là, tous ? » Elle se dressa. « Non, le plus grand œuf est encore tout entier. Combien de temps va-t-il encore falloir couver ? J’en ai par-dessus la tête. » Et elle se recoucha dessus. 

— Eh bien ! Comment ça va ? demanda une vieille cane qui venait enfin rendre visite. 
— Ça dure et ça dure, avec ce dernier œuf qui ne veut pas se briser. Mais regardez les autres, je n’ai jamais vu des canetons plus ravissants. Ils ressemblent tous à leur père, ce coquin, qui ne vient même pas me voir. 
— Montre-moi cet œuf qui ne veut pas craquer, dit la vieille. C’est, sans doute, un œuf de dinde, j’y ai été prise moi aussi une fois, et j’ai eu bien du mal avec celui-là. Il avait peur de l’eau et je ne pouvais pas obtenir qu’il y aille. J’avais beau courir et crier. Fais-moi voir. Oui, c’est un œuf de dinde, sûrement. Laisse-le et apprends aux autres enfants à nager. 
— Je veux tout de même le couver encore un peu, dit la mère. Maintenant que j’y suis depuis longtemps. 
— Fais comme tu veux, dit la vieille, et elle s’en alla. 
Enfin, l’œuf se brisa. 
— Pip, pip, dit le petit en roulant dehors. 
Il était si grand et si laid que la cane étonnée, le regarda. 
— En voilà un énorme caneton, dit-elle, aucun des autres ne lui ressemble. Et si c’était un dindonneau, eh bien, nous allons savoir ça au plus vite. 

Le lendemain, il faisait un temps splendide. La cane avec toute la famille S’approcha du fossé. Plouf ! Elle sauta dans l’eau. Coin ! Coin ! commanda-t-elle, et les canetons plongèrent l’un après l’autre, même l’affreux gros gris. 

— Non, ce n’est pas un dindonneau, s’exclama la mère. Voyez comme il sait se servir de ses pattes et comme il se tient droit. C’est mon petit à moi. Il est même beau quand on le regarde bien. Coin ! coin : venez avec moi, je vous conduirai dans le monde et vous présenterai à la cour des canards. Mais tenez-vous toujours près de moi pour qu’on ne vous marche pas dessus, et méfiez-vous du chat. 
Ils arrivèrent à l’étang des canards où régnait un effroyable vacarme. Deux familles se disputaient une tête d’anguille. Ce fut le chat qui l’attrapa. 
— Ainsi va le monde ! dit la cane en se pourléchant le bec. 

Elle aussi aurait volontiers mangé la tête d’anguille. 

— Jouez des pattes et tâchez de vous dépêcher et courbez le cou devant la vieille cane, là-bas, elle est la plus importante de nous tous. Elle est de sang espagnol, c’est pourquoi elle est si grosse. Vous voyez qu’elle a un chiffon rouge à la patte, c’est la plus haute distinction pour un canard. Cela signifie qu’on ne veut pas la manger et que chacun doit y prendre garde. Ne mettez pas les pattes en dedans, un caneton bien élevé nage les pattes en dehors comme père et mère. Maintenant, courbez le cou et faites coin ! 

Les petits obéissaient, mais les canards autour d’eux les regardaient et s’exclamaient à haute voix : 
— Encore une famille de plus, comme si nous n’étions pas déjà assez. Et il y en a un vraiment affreux, celui-là nous n’en voulons pas. 
Une cane se précipita sur lui et le mordit au cou. 
— Laissez le tranquille, dit la mère. Il ne fait de mal à personne. 
— Non, mais il est trop grand et mal venu. Il a besoin d’être rossé. 
— Elle a de beaux enfants, cette mère ! dit la vieille cane au chiffon rouge, tous beaux, à part celui-là : il n’est guère réussi. Si on pouvait seulement recommencer les enfants ratés ! 
— Ce n’est pas possible, Votre Grâce, dit la mère des canetons; il n’est pas beau mais il est très intelligent et il nage bien, aussi bien que les autres, mieux même. J’espère qu’en grandissant il embellira et qu’avec le temps il sera très présentable. 
Elle lui arracha quelques plumes du cou, puis le lissa : 
— Du reste, c’est un mâle, alors la beauté n’a pas tant d’importance. 
— Les autres sont adorables, dit la vieille. Vous êtes chez vous, et si vous trouvez une tête d’anguille, vous pourrez me l’apporter. 

Cependant, le pauvre caneton, trop grand, trop laid, était la risée de tous. Les canards et même les poules le bousculaient. Le dindon — né avec des éperons — et qui se croyait un empereur, gonflait ses plumes comme des voiles. Il se précipitait sur lui en poussant des glouglous de colère. Le pauvre caneton ne savait où se fourrer. La fille de basse-cour lui donnait des coups de pied. Ses frères et sœurs, eux-mêmes, lui criaient : 

— Si seulement le chat pouvait te prendre, phénomène ! 
Et sa mère : 
— Si seulement tu étais bien loin d’ici ! 
C’en était trop ! Le malheureux, d’un grand effort s’envola par-dessus la haie, les petits oiseaux dans les buissons se sauvaient à tire d’aile. 

« Je suis si laid que je leur fais peur », pensa-t-il en fermant les yeux. 
Il courut tout de même jusqu’au grand marais où vivaient les canards sauvages. Il tombait de fatigue et de chagrin et resta là toute la nuit. 
Au matin, les canards en voyant ce nouveau camarade s’écrièrent : 

— Qu’est-ce que c’est que celui-là ? 
Notre ami se tournait de droite et de gauche, et saluait tant qu’il pouvait. 
— Tu es affreux, lui dirent les canards sauvages, mais cela nous est bien égal pourvu que tu n’épouses personne de notre famille. 
Il ne songeait guère à se marier, le pauvre ! Si seulement on lui permettait de coucher dans les roseaux et de boire l’eau du marais. 
Il resta là deux jours. Vinrent deux oies sauvages, deux jars plutôt, car c’étaient des mâles, il n’y avait pas longtemps qu’ils étaient sortis de l’œuf et ils étaient très désinvoltes. 

— Écoute, camarade, dirent-ils, tu es laid, mais tu nous plais. Veux-tu venir avec nous et devenir oiseau migrateur ? Dans un marais à côté il y a quelques charmantes oiselles sauvages, toutes demoiselles bien capables de dire coin, coin (oui, oui), et laid comme tu es, je parie que tu leur plairas. 
Au même instant, il entendit “Pif ! Paf !”, les deux jars tombèrent raides morts dans les roseaux, l’eau devint rouge de leur sang. Toute la troupe s’égailla et les fusils claquèrent de nouveau. 

Des chasseurs passaient, ils cernèrent le marais, il y en avait même grimpés dans les arbres. Les chiens de chasse couraient dans la vase. Platch ! Platch ! Les roseaux volaient de tous côtés; le pauvre caneton, épouvanté, essayait de cacher sa tête sous son aile quand il vit un immense chien terrifiant, la langue pendante, les yeux étincelants. Son museau, ses dents pointues étaient déjà prêts à le saisir quand — Klap ! il partit sans le toucher. 

— Oh ! Dieu merci ! je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre. 
Il se tint tout tranquille pendant que les plombs sifflaient et que les coups de fusils claquaient. Le calme ne revint qu’au milieu du jour, mais le pauvre n’osait pas se lever, il attendit encore de longues heures, puis quittant le marais il courut à travers les champs et les prés, malgré le vent qui l’empêchait presque d’avancer. 

vilain petit canardVers le soir, il atteignit une pauvre masure paysanne, si misérable qu’elle ne savait pas elle-même de quel côté elle avait envie de tomber, alors elle restait debout provisoirement. Le vent sifflait si fort qu’il fallait au caneton s’asseoir sur sa queue pour lui résister. Il s’aperçut tout à coup que l’un des gonds de la porte était arraché, ce qui laissait un petit espace au travers duquel il était possible de se glisser dans la cabane. C’est ce qu’il fit. 

Une vieille paysanne habitait là, avec son chat et sa poule. Le chat pouvait faire le gros dos et ronronner. Il jetait même des étincelles si on le caressait à rebrousse-poil. La poule avait les pattes toutes courtes, elle pondait bien et la femme les aimait tous les deux comme ses enfants. 

Au matin, ils remarquèrent l’inconnu. Le chat fit chum et la poule fit cotcotcot. 
— Qu’est-ce que c’est que ça ! dit la femme. 
Elle n’y voyait pas très clair et crut que c’était une grosse cane égarée. 
« Bonne affaire, pensa-t-elle, je vais avoir des œufs de cane. Pourvu que ce ne soit pas un mâle. Nous verrons bien. » 

Le caneton resta à l’essai, mais on s’aperçut très vite qu’il ne pondait aucun œuf. Le chat était le maître de la maison et la poule la maîtresse. Ils disaient : « Nous et le monde », ils pensaient bien en être la moitié, du monde, et la meilleure. Le caneton était d’un autre avis, mais la poule ne supportait pas la contradiction. 
— Sais-tu pondre ? demandait-elle. 
— Non. 
— Alors, tais-toi. 
Et le chat disait : 
— Sais-tu faire le gros dos, ronronner ? 
— Non. 
— Alors, n’émets pas des opinions absurdes quand les gens raisonnables parlent. Le caneton, dans son coin, était de mauvaise humeur; il avait une telle nostalgie d’air frais, de soleil, une telle envie de glisser sur l’eau. Il ne put s’empêcher d’en parler à la poule. 
— Qu’est-ce qui te prend, répondit-elle. Tu n’as rien à faire, alors tu te montes la tête. Tu n’as qu’à pondre ou bien ronronner, et cela te passera. 
— C’est si délicieux de glisser sur l’eau, dit le caneton, si exquis quand elle vous passe par-dessus la tête, et de plonger jusqu’au fond ! 
— En voilà un plaisir, dit la poule. Tu es complètement fou. Demande au chat, qui est l’être le plus intelligent que je connaisse, s’il aime glisser sur l’eau ou plonger la tête dedans. Je ne parle même pas de moi. Demande à notre hôtesse, la vieille paysanne. Il n’y a pas plus intelligent. Crois-tu qu’elle a envie de nager et d’avoir de l’eau par-dessus la tête ? 
— Vous ne me comprenez pas, soupira le caneton. 
— Alors, si nous ne te comprenons pas, qui te comprendra ? Tu ne vas tout de même pas croire que tu es plus malin que le chat ou la femme… ou moi-même ! Remercie plutôt le ciel de ce qu’on a fait pour toi ! N’es-tu pas là, dans une chambre bien chaude, avec des gens capables de t’apprendre quelque chose ? Mais tu n’es qu’un vaurien, et il n’y a aucun plaisir à te fréquenter. Remarque que je te veux du bien, et si je te dis des choses désagréables c’est que je suis ton amie… Essaie un peu de pondre ou de ronronner ! 
— Je crois que je vais me sauver dans le vaste monde, avoua le caneton. 
— Eh bien ! vas-y donc ! 
Il s’en alla. 

L’automne vint, les feuilles dans la forêt passèrent du jaune au brun, le vent les faisait voler de tous côtés. L’air était froid, les nuages lourds de grêle et de neige, dans les haies nues les corbeaux croassaient “kré ! kru ! krà !” oui, il y avait de quoi grelotter. Le pauvre caneton n’était guère heureux. 

Un soir, au soleil couchant, un grand vol d’oiseaux sortit des buissons. Jamais le caneton n’en avait vu de si beaux, d’une blancheur si immaculée, avec de longs cous ondulants. Ils ouvraient leurs larges ailes et s’envolaient loin des contrées glacées vers le midi, vers les pays plus chauds, vers la mer ouverte. Ils volaient si haut, si haut, que le caneton en fut impressionné; il tournait sur l’eau comme une roue, tendait le cou vers le ciel… il poussa un cri si étrange et si puissant que lui-même en fut effrayé. 

Jamais il ne pourrait oublier ces oiseaux merveilleux ! Lorsqu’ils furent hors de sa vue, il plongea jusqu’au fond de l’eau et quand il remonta à la surface, il était comme hors de lui-même. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux ni où ils s’envolaient, mais il les aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Il ne les enviait pas, comment aurait-il rêvé de leur ressembler… 

L’hiver fut froid, terriblement froid. Il lui fallait nager constamment pour empêcher l’eau de geler autour de lui. Mais, chaque nuit, le trou où il nageait devenait de plus en plus petit. La glace craquait, il avait beau remuer ses pattes, à la fin, épuisé, il resta pris dans la glace. 
Au matin, un paysan qui passait le vit, il brisa la glace de son sabot et porta le caneton à la maison où sa femme le ranima. 
Les enfants voulaient jouer avec lui, mais lui croyait qu’ils voulaient lui faire du mal, il s’élança droit dans la terrine de lait éclaboussant toute la pièce; la femme criait et levait les bras au ciel. Alors, il vola dans la baratte où était le beurre et, de là, dans le tonneau à farine. La paysanne le poursuivait avec des pincettes; les enfants se bousculaient pour l’attraper… et ils riaient… et ils criaient. Heureusement, la porte était ouverte ! Il se précipita sous les buissons, dans la neige molle, et il y resta anéanti. 

Il serait trop triste de raconter tous les malheurs et les peines qu’il dut endurer en ce long hiver. 

Pourtant, un jour enfin, le soleil se leva, déjà chaud, et se mit à briller. C’était le printemps. Alors, soudain, il éleva ses ailes qui bruirent et le soulevèrent, et avant qu’il pût s’en rendre compte, il se trouva dans un grand jardin plein de pommiers en fleurs. Là, les lilas embaumaient et leurs longues branches vertes tombaient jusqu’aux fossés. 

Comme il faisait bon et printanier ! Et voilà que, devant lui, sortant des fourrés trois superbes cygnes blancs s’avançaient. Il ébouriffaient leurs plumes et nageaient si légèrement, et il reconnaissait les beaux oiseaux blancs. Une étrange mélancolie s’empara de lui. 
— Je vais voler jusqu’à eux et ils me battront à mort, moi si laid, d’avoir l’audace de les approcher ! Mais tant pis, plutôt mourir par eux que pincé par les canards, piqué par les poules ou par les coups de pied des filles de basse-cour ! 
Il s’élança dans l’eau et nagea vers ces cygnes pleins de noblesse. À son étonnement, ceux-ci, en le voyant, se dirigèrent vers lui. 
— Tuez-moi, dit le pauvre caneton en inclinant la tête vers la surface des eaux. 
Et il attendit la mort. 

Mais alors, qu’est-ce qu’il vit, se reflétant sous lui, dans l’eau claire ? C’était sa propre image, non plus comme un vilain gros oiseau gris et lourdaud… il était devenu un cygne !!! 
Car il n’y a aucune importance à être né parmi les canards si on a été couvé dans un œuf de cygne ! 
Il ne regrettait pas le temps des misères et des épreuves puisqu’elles devaient le conduire vers un tel bonheur ! Les grands cygnes blancs nageaient autour de lui et le caressaient de leur bec. 
imagesQuelques enfants approchaient, jetant du pain et des graines. Le plus petit s’écria : — Oh ! il y en a un nouveau. 
Et tous les enfants de s’exclamer et de battre des mains et de danser en appelant père et mère. 
On lança du pain et des gâteaux dans l’eau. Tous disaient : « Le nouveau est le plus beau, si jeune et si gracieux. » Les vieux cygnes s’inclinaient devant lui. 

Il était tout confus, notre petit canard, et cachait sa tête sous l’aile, il ne savait lui-même pourquoi. Il était trop heureux, pas du tout orgueilleux pourtant, car un grand cœur ne connaît pas l’orgueil. Il pensait combien il avait été pourchassé et haï alors qu’il était le même qu’aujourd’hui où on le déclarait le plus beau de tous ! Les lilas embaumaient dans la verdure, le chaud soleil étincelait. Alors il gonfla ses plumes, leva vers le ciel son col flexible et de tout son cœur comblé il cria : « Aurais-je pu rêver semblable félicité quand je n’étais que le vilain petit canard ! » 

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Canards comme animaux de compagnie

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2015

 

Les canards sont connus pour être domestiques, sociable, et des oiseaux adorables. Canards comme les animaux domestiques sont grandes en raison de ces qualités. Élever des canards comme animaux de compagnie est relativement facile et peu coûteux. Il est préférable si vous obtenez petits canards comme animaux domestiques, afin qu’ils soient bien adaptés à l’environnement, ce qui les rend plus sociables et amicaux envers les gens autour d’eux, surtout les enfants. Si vous avez décidé de garder le canard comme animal de compagnie, assurez-vous que vous obtenez un compagnon pour elle, comme les canards peuvent facilement se sentent seuls et ont besoin de socialiser tout comme les humains. Avant de maintien de canards comme animaux de compagnie, assurez-vous de tout planifier à l’avance comme l’espace et de nourriture. Il est obligatoire d’avoir une mare ou un lieu où les canards peuvent nager.

Drake_Mandarin_Ducks

Canetons comme animaux de compagnie; Comme avec tous les autres animaux, canetons ont eux aussi besoin de soins pour animaux appropriés. Les canetons ont besoin de soins constants pendant au moins les 5 premières semaines. Gardez les canetons dans un endroit chaud pour les 3-4 premières semaines. Vous pouvez les mettre dans une boîte ou une cage, et la garder dans un endroit chaud. Vous pouvez également mettre un ampoule dans un angle de la cage. Évitez de placer le droit de l’ampoule dans le centre, ils pourraient avoir besoin de s’éloigner de la chaleur à certains moments. Après 4 semaines, vous pouvez placer la boîte à l’extérieur, afin qu’ils s’habituent à la météo. Éviter de les conserver près de l’eau, parce que s’ils y entrer, ils peuvent attraper un rhume ou même se noyer. Ils vont s’habituer aux conditions climatiques lentement.

Nourrir les canards, canards aiment les plantes vertes. Ils peuvent manger les mauvaises herbes qui poussent dans votre cour. Les restes de cuisine peut aussi être donné aux canards, mais assurez-vous qu’ils ne sont pas trop épicés et moisissures sont libres. Toujours donner les canards de l’eau propre à boire. Vous pouvez aussi nourrir les canards Salade de légumes verts, hachés les oeufs à la coque sur, le fromage cottage et les vers. Dans le cas des canetons, ils doivent être nourris avec un démarreur de canard pendant les 2 premières semaines, puis avec un producteur de canard 3-7 semaines.

Types de canards; Il existe différents types de canard, avec des caractéristiques différentes. Examinons quelques-uns des types de canard.

Canards colvert, canard colvert comme animaux domestiques peuvent être facilement distingués, et se trouvent sur une large échelle dans l’armée américaine pendant la saison de reproduction, les mâles peuvent être reconnus par leur tête vert et bec jaune, et les femelles par leur plumage brun. En dehors de la saison de reproduction, les mâles peuvent être reconnus grâce à leurs pattes orange vif. Ce ne sont pas des canards domestiques, relèvent donc de la catégorie des canards sauvages. Lire sur l’élevage des canetons colvert.

Canards Pékin; canards de Pékin sont également connus comme les canards de Pékin blanc. Ils sont les canards domestiques, et sont largement utilisées pour la production d’oeufs et de viande. Canards de Pékin comme animaux de compagnie sont très sympathiques, avec un tempérament cool. Ils suivent les propriétaires comme les chiens, et rendre les animaux de compagnie excellent. Ils ont un plumage blanc avec un bec jaune. Donc, si vous souhaitez conserver les canards blancs comme animaux domestiques, les canards de Pékin sont les pour vous.

Les canards de Barbarie, canards de Barbarie comme animaux de compagnie sont très populaires parce que les élever est peu coûteux et moins de temps. Canards de Barbarie n’aiment pas être trop manipulé par l’homme, et sont moins sujettes aux maladies par rapport aux autres canards. La durée de vie moyenne des canards de Barbarie est à sept ans. Les canards de Barbarie sont des oiseaux tropicaux et peut s’adapter à des conditions extrêmement froides très facilement. Les canards de Barbarie ne nagez pas beaucoup les autres canards.

Runner Ducks; canards Runner sont comparés à la bouteille de vin en raison de leur forme et de longues jambes. Elles sont souvent formées par les exposants et donner bon nombre d’oeufs. Canards Runner comme animaux de compagnie sont tout à fait sympathique, mais peut facilement paniquer si troublée. Ils sont également plus sujettes à des vers, et donc doivent être vermifugés deux fois en 21 jours, puis régulièrement tous les 5-6 mois.

Rouen Canards; Les canards colverts Rouen ressemblent mais sont légèrement plus important en volume. Ils ne peuvent pas être utilisés principalement pour la production d’œufs. Rouen canards comme animaux de compagnie sont calmes et amicales, bien qu’ils soient poids lourds et encombrants. Les mâles ont une tête verte et les femelles ont des plumes brunâtres. Cette race est née en France

Élever des canards comme animaux de compagnie avec des chiens n’est pas une très bonne idée, que les chiens peuvent courir et nuire à vos canards. Vous aurez à prendre soin d’canards dans votre cas, il ya tous les chiens autour, en les maintenant dans de grands conteneurs, où ils seront en sécurité la nuit. Plus d’informations sur les oiseaux et les soins des oiseaux.

L’élevage des canards comme animaux de compagnie est très simple. Mais vous devez prendre soin matière de propreté, comme vous pourrez le trouver leurs excréments et de plumes dispersées partout dans la cour. Vous devez également garder l’eau propre étang pour l’empêcher de parasites, qui sont nocifs pour les canards. En savoir plus sur l’éclosion des œufs de canard.

Nous avons maintenant appris tout sur les canards comme animaux domestiques. Ils sont mignons et avérés bons animaux de compagnie. Ainsi, vous pouvez avancer et obtenir ces charmants oiseaux à domicile, et ont un bon moment à regarder et jouer avec eux.

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L’HISTOIRE DU CANARD

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2015

 

 LE CANARD

L’origine du terme canard n’est pas connue, une orthographe connue du XIIIe siècle donne quanart. Il est probable que ce terme dérive d’une onomatopée, comme caqueter.
Ce terme est aussi générique; les espèces appelées « canard » peuvent être plus spécifiquement appelées Silkounet, Riplounet, Perlounette, …

Jamais volatile ne fut plus mésestimé.
Pourtant au fil des siècles, aucune race ayant peuplé les Terres de Nawakim n’ a pu imposer sa volonté au fier volatile.

Les premières traces que nous en avons remonte à quelques 66 millions d’années.
Oui, ami lecteur, le canard est contemporain des dinosaures !
Mais si les mastodontes se sont éteint, les canards eux, ont prospéré jusqu’à nos jours.

Voici d’ailleurs le plus ancien canard répertorié à ce jour : Prénommé Lucien, puisqu’au moment de sa découverte passait à la radio la célèbre chanson « Lucien in the sky ». Ce spécimen découvert dans les montagnes d’Akim était encore accroché au cou d’un Dinosaure de 26 mètres.

La formation chez les Canards :

Le canard est un animal aquatique, au départ.

Ses grandes facultés d’adaptation lui ont permis, au fil des millénaires, de conquérir d’autre domaines. Il est étonnant de constater que si ses talents d’origines en ont fait un survivant, le canard ne se repose pas sur ses lauriers. Ainsi chaque caneton, du plus déplumé au plus prometteur, suit une formation de choc, pour à terme, devenir un « Békenfer ».
(Caste guerrière chez les canards)

L’habitat :

Aujourd’hui ,le canard s’est implanté sur toutes les îles de Nawakim. Pacifiquement la plupart du temps, mais quelquefois aussi, par le glaive. A noter, certaines technique de chasse du canard sont entré dans la légende. Tel que « Le Bikini du bosquet » :

La diplomatie : La supériorité du canard est cité en exemple dans les écoles humaine.
 
Si le canard sait être un loup pour l’homme, force est de constater que la plupart du temps, il préfère se développer en harmonie avec les autochtones.

Cette noble attitude est d’ailleurs maintenant souvent imité par l’humain.
Qui cherche toujours à se hausser au niveau du canard, en toute chose.

Reproduction :

Un canard seul n’est rien !
La survie et l’efficacité du canard dépend de l’ensemble de la mare.
Les rites amoureux des canards sont mal connus, mais il semble être assez complexe.

Et jusqu’à la première prise de bec : Il semblerait que Ce soit la petite cane qui décide de tout.
(Un peu comme chez les humains en fait) Ce qui doit arriver, arrive parfois : Au moment de l’heureux événement la cane adulte mue subitement en mère poule.

Prédateur :

Les canards n’ont pas véritablement de prédateurs, mais on as pu observer quelques attaques isolés. Un groupe d’individu, dérangé semble t’il, s’attaque en effet aux canards isolé dans le but de leurs voler leurs plumes. Ils alimentent par ces vols odieux un marché noir qui se développe de façon inquiétante sur nos îles. Fort heureusement, nos savants ont mis au point une technique défensive imparable.

Canard emblématique, le Silk :

Un canard sort du lot, leur chef, Silk 1er.L’HISTOIRE DU CANARD dans OIE ET CANARD 220px-Colvert-male
Le nom diffère d’une île à l’autre.
En dehors d’Akim, les noms de :
« Toutenbandelette 1er », »La momie », »Le vieux » désigne la même personne.

Certaines rumeurs font, en effet, état de l’âge avancé du leader des canards.
Elle semble néanmoins exagéré à la communauté scientifique.
(On raconte qu’il aurait connu le fameux « Lucien »)
Nous avons fait une demande de datation au carbone 14 qui nous a été refusé.
Néanmoins nous pouvons produire deux clichés de Silk 1er.

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La population des Canards

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2015

 

 

canardLa formation des couples a lieu généralement au début du printemps et fait l’objet de nombreuses parades. L’emplacement du nid, choisi le plus souvent par les deux partenaires, varie avec les espèces : au sol (parfois loin de l’eau), sur la végétation aquatique, dans un trou d’arbre… La construction du nid revient généralement à la femelle, qui pond 3 à 12 œufs au rythme moyen d’un par jour. À la fin de la ponte, elle arrache son duvet ventral, qu’elle dispose dans le nid. Après environ 20 jours d’incubation, les canetons nidifuges sont rapidement « imprégnés » par la nature du milieu environnant, y compris par la cane qui les élève. La mortalité est assez forte et, au bout de 40 à 60 jours, seulement 3 à 6 jeunes s’envolent. Les mâles, dès l’incubation, abandonnent généralement la femelle et se regroupent pour effectuer leur mue avant de gagner les quartiers d’hiver, que les femelles et les jeunes atteignent quelques semaines plus tard. Le grégarisme est alors classique, et la recherche de nourriture s’effectue généralement de nuit sur des emplacements différents. On évalue ainsi à un peu moins d’un demi-million le nombre de Canards hivernant en France, sans tenir compte des migrateurs qui la traversent. La migration de printemps commence dès le début janvier.

Équilibre de population

Les facteurs limitants des populations de Canards sont assez mal connus. Ils peuvent agir sur les lieux de reproduction (niveau d’eau, prédation sur les canetons, emplacements des nids) ou dans les quartiers d’hiver (pression de chasse, zones humides nécessaires aux concentrations hivernales, nourriture disponible). La chasse n’est pas incompatible avec le maintien des populations, car elle peut remplacer l’action de facteurs naturels de mortalité, mais elle doit être scientifiquement contrôlée (dates d’ouverture et de fermeture, modes de chasse, fréquence…) pour éviter que ne soient entamés les effectifs de ces populations, déjà affaiblis par les conséquences des diverses activités humaines.

L’élevage du Canard

L’élevage du Canard est le plus souvent pratiqué d’une façon artisanale et empirique. Les techniques de production et d’alimentation du Canard n’ont pas été étudiées avec la même précision que celles des poulets, mais on commence à bien connaître un certain nombre de points importants.

 

 

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Le canard en élevage

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2015

 

CanardEn France, le canard de Barbarie a remplacé le canard commun dans la production de canard à rôtir. On trouve des souches lourdes (mâle de 5 kg à 84 jours, femelle de 2,7 kg à 70 jours) et des souches médium (mâle de 4,5 kg, femelle de 2,4 kg). Contrairement au poulet, il n’y a que très peu de productions label fermières (2 à 3 %) en canard.

En élevage industriel rationnel, les canards sont placés dans des bâtiments fermés, soit sur litière, soit sur caillebotis (en plastique ou en bois), soit sur grillage. Le démarrage constitue une phase délicate ; le bâtiment doit être impérativement préchauffé, et le chauffage maintenu 5 à 6 semaines, suivant les saisons. Le caneton, animal très sensible aux courants d’air et au froid, se déshydrate facilement, ce qui peut entraîner l’apparition de néphrites. La croissance des canards est particulièrement rapide, avec toutefois un développement tardif des pectoraux par rapport au reste du corps. Il convient donc de freiner la croissance dans les 5-6 premières semaines et de favoriser la croissance compensatrice en fin d’élevage. Ainsi, la femelle barbarie sera abattue à 10 semaines et principalement vendue en carcasse entière, le mâle l’étant à 11-12 semaines pour une valorisation en découpe.

Le canard régule bien son ingéré alimentaire en fonction de la concentration énergétique de l’aliment ; cependant, par rapport au poulet, il a tendance à surconsommer. Les concentrations en protéines et acides aminés, ajustées en fonction du niveau énergétique et de la consommation, sont donc relativement faibles. Contrairement au poulet, la vitesse de croissance n’est pas sensible à la concentration énergétique de l’aliment ou à l’excès de protéines. Les régimes sont constitués de céréales et de compléments azotés. La tendance à l’engraissement des carcasses limite l’utilisation de matières grasses. La distribution de la ration est le plus souvent effectuée en miettes au démarrage puis sous forme de granulés, les mélanges en farine entraînant un gaspillage important. On peut aussi distribuer une pâtée humide.

Les interventions de débecquage et de dégriffage sont quasi indispensables en élevage rationnel et peuvent être réalisées à l’âge de 16-18 jours.

La ponte des reproducteurs (180 à 200 œufs) est réalisée chez le barbarie en deux périodes d’environ 22 semaines entrecoupées d’une mue de 12 à 13 semaines. L’entrée en ponte s’effectue à l’âge de 30 semaines.

Le canard à gaver.

La production de foie gras est réalisée à partir du mâle barbarie et surtout du canard mulard. L’élevage du canard prêt à Le canard en élevage dans OIE ET CANARD Northern.pintail.arp.500pixgaver assure la croissance de l’animal, puis une préparation au gavage à partir de la 9e ou 10e semaine (rationnement puis alimentation à volonté), en vue d’un gavage qui peut débuter dès l’âge de 81 jours. 

• Le Canard à rôtir pose deux types de problèmes :
— celui de la demande dans une qualité Barbarie femelle qui est difficile et coûteuse à produire ;
— celui de l’offre dans une qualité « croisement chair », qui est facile à produire, mais dont la vente reste insuffisante et mal assurée.

• Le prix de revient de la chair peut se ventiler ainsi : Un prix de revient calculé sur 10 bandes de 400 Canards de « croisement chair » a donné la valeur moyenne de 3,85 F par kg, le poids moyen étant de 1,9 kg et l’indice de consommation de 3,35. Or, le Canard de chair de cette catégorie se vend souvent 3,20 F à 3,50 F le kg. La rentabilité de la production n’est donc pas toujours acquise.

 

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Comment parler de l’OIE

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2015

 

 

L'oieLe terme oie dérive de auca qui signifie « oie » en bas latin. Auca serait une contraction de *avica, dérivé de avis, « oiseau ». La forme oie est régionale, la forme normale en ancien français étant oue (cf. Rue aux Ours, à Paris, réfection, par fausse étymologie, de la Rue aux Oues, c’est-à-dire, la « Rue des Oies »).

Cette origine se retrouve également dans l’italien et le catalan Oca ainsi qu’en gascon auca alors que l’ensemble des dénominations des langues indo-européennes dont le latin classique (Anser) dérive d’un terme indo-européen originel spécifique *ghans (que l’on retrouve dans le sanskrit Hamsa).

La plupart des espèces d’oies sont principalement végétarienne et complètent leur diète par des mollusques ou larves d’insectes. On a aussi observé des oies rechercher des coquilles de certains mollusques bivalves au printemps, probablement pour leur teneur en calcium, alors que les femelles vont avoir besoin de produire des œufs. Ce calcium pourrait aussi réduire la gravité des intoxications saturnines induites par l’ingestion de billes de plomb de chasse (confondues avec les petits cailloux ronds ingérés comme gastrolithes par de nombreux oiseaux).

 

Oie est un  ambigu en français. Les oies forment un groupe d’oiseaux appartenant à la famille des anatidés parmi laquelle on trouve aussi les cygnes et les canards. Le terme « oie » ne désigne pas spécifiquement les espèces du genre Anser, ni même les espèces de la sous-famille des Anserinae. Ainsi on qualifie volontiers les Anserinae, que ce soit les bernaches et les céréopses, d’oies mais aussi les ouettes regroupées au sein des Tadorninae. Ce sont des oiseaux aquatiques assez grands, apparentés aux canards (plus petits) et aux cygnes (plus grands). On distingue aussi les oies sauvages et les oies domestiques. Les oies cacardent.

La plupart des espèces d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord sont migratrices à l’état sauvage. Les différentes espèces d’oies sont principalement végétariennes, quelques espèces peuvent même nuire aux agriculteurs en pâturant leurs champs.

Les petits s’appellent des oisons. Le terme jars ne s’applique qu’aux mâles des oies domestiques.

Plusieurs espèces d’oies ont été domestiquées. L’Oie cendrée (Anser anser) est à l’origine des races européennes, mais en Asie l’Oie cygnoïde (Anser cygnoides) possède une histoire tout aussi longue. Les races d’oies domestiques sont donc d’issues de ces deux espèces indépendamment ou de leurs hybrides qui ne sont pas stériles.

 Comment parler de l’OIE dans OIE ET CANARD 1024px-Goslings_J3

Les Oies de Meïdoum, en Égypte, sont une des plus anciennes représentations d’oies. Aphrodite a plusieurs fois été représentée sur un char tiré par des oies blanches ou des cygnes, mais chez les anciens Grecs l’oie ou le cygne sont porteurs de la même symbolique. Chez les peuples gaulois, c’est Belisama qui est représentée chevauchant une oie. Chez les Romains, l’oie est associée au culte de Minerve.

Une fable d’Ésope raconte l’histoire d’un fermier possédant une oie pondant des œufs d’or ; il décide de la tuer afin d’obtenir tous les œufs d’or à la fois, mais perd ainsi la source de sa richesse. La Fontaine a écrit « La Poule aux œufs d’or » qui reprend la même histoire avec un autre oiseau.

Tite-Live raconte l’épisode des oies sacrées d’un temple de Junon qui sauvèrent Rome par leurs cris vers -390, lorsque les Gaulois attaquèrent le Capitole la nuit.

Le jeu de l’oie est un jeu ancien de divination encore très apprécié des enfants. Le jeu du Monopoly en est une version moderne.

L’oie, est, avec le cygne, un des véhicules (vahana) du dieu hindou Brahmâ, dieu-Créateur – « l’Aïeul de tous les êtres » – de la mythologie hindoue, né dans un Œuf d’or  rayonnant de Lui-même : l’« Univers » étant d’ailleurs traduit littéralement dans les langues indiennes par l’Œuf de Brahmâ : Brahmânda (« Univers »).

Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (également à l’origine du dessin animé Nils Holgersson), est un roman qui décrit le voyage d’un enfant réduit magiquement en taille qui est emporté par le jars de la ferme et accompagne un troupeau d’oies sauvages à travers toute la Suède dans leur migration vers la Laponie.

L’oie est un des esprits totems de la roue de la vie des Amérindiens. En Chine, l’oie est considérée comme un principe yang qui illumine la nature. Pour les Tchéous l’oie symbolise le mariage, le mari doit offrir une oie lors de la signature du contrat de fiançailles.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa patte d’oie est un symbole magique du Moyen Âge. Les lépreux devaient porter une patte d’oie jaune, alors symbole d’impureté. La reine Pédauque, pé d’auca = pied d’oie, une reine lépreuse, connue par le roman La Rôtisserie de la reine Pédauque, en est une illustration.

L’oie et le canard sont la gloire de la gastronomie périgourdine. Tous les morceaux de ces volatiles sont préparés et cuisinés de mille façons. Le cou d’oie farci par exemple est un plat qui figure souvent sur la carte.

Tout est bon dans le canard gras et  l’oie, mais ces deux volatiles doivent leur célébrité à leur foie, engraissé depuis l’Antiquité égyptienne.

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L’empreinte chez le perroquet

Posté par othoharmonie le 25 mars 2015

 

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C’est vers 1935 que l’Autrichien Konrad Lorenz décrivit le premier concept de l’imprégnation en observant le développement du comportement chez les jeunes oiseaux (exemple de l’oie). Il réalisa que les jeunes oiseaux qu’il avait élevé lui-même à partir d’un très bas âge le considéraient comme un réel parent. C’est l’exemple de l’oie qui née et qui décide de suivre le premier être animé qui se présente, mère ou humain.

L’imprégnation (imprinting ou empreinte) est le processus d’apprentissage particulier qui se produit à très bas âge (avant le sevrage), qui se caractérise par 5 principes de base :

• Il s’agit d’un phénomène naturel et essentiel au développement de l’individu
• Il amène un comportement spécifique par rapport à un objet déterminé
• Il se termine lors d’une période critique ou sensible bien définie
• Il s’agit d’un phénomène irréversible, fixé pour la vie chez l’individu
• Il peut impliquer les 5 sens

A une période où le jeune perroquet est très sensible et où il est exposé à un stimulus très significatif qui crée un rapport exclusif des oisillons avec leurs parents, autour de l’apport alimentaire (la becquée) et autour de la sécurisation du lieu. L’oisillon s’attache à un modèle qui est présent dès qu’il commence à prendre conscience de l’environnement qui l’entoure. Cela peut donc être un parent, comme une toute autre espèce animale, comme le cas de l’homme intrusif qui fera de l’élevage à la main. (EAM, NAM). On parle donc de la mise en place définitive d’un lien entre un déclencheur extérieur et un comportement instinctif. Cette mise en place n’est pas commandée par un déterminisme biologique très spécifique (comme un lien de parenté, une odeur) mais par des circonstances. L’imprégnation aura lieu avec l’être qui sera là au moment où celle-ci se passera.

En s’imprégnant à ses proches parents, le jeune animal en vient à reconnaitre les caractéristiques distinctives propres à son espèce. Par exemple, l’animal élevé par sa mère naturelle s’identifiera à l’espèce de sa mère, alors que l’animal élevé par un humain cristallisera son identification à l’être humain. Cette étape est essentielle et détermine l’évolution des rapports sociaux qui développera l’individu avec l’âge.

Plusieurs comportements normaux seront influencés par les conditions de l’empreinte. Entre autres, l’imprégnation semble déterminante face aux comportements de reproduction et d’alimentation. C’est l’exemple de la perruche EAM qui veut donner la becquée à son humain.

En général la plupart des empreintes s’effectue en bas âge et il existe une période précise et relativement courte pendant laquelle le perroquet est sensible au phénomène pour un comportement donné.

Les espèces nidifuges possèdent un plumage et sont aptes à se déplacer dès peu de temps après l’éclosion (canards, oies, poules etc.) donc ils doivent s’imprégner très rapidement à leur parents pour survivre. Les oiseaux de proie sont la plupart nidicoles puisque les oisillons demeurent au nid sur une période prolongée. L’imprégnation des jeunes aux parents plus donc s’effectuer plus tardivement et durant plus longtemps. La période critique pendant laquelle s’opère le phénomène d’empreinte ne se répète pas dans la vie d’un individu pour un comportement donné. C’est donc dire que l’imprégnation est un phénomène unique. De plus, une fois la période terminée, l’empreinte est cristallisée et l’oiseau conservera cette préférence d’espèce pour la vie. Même s’il est possible qu’un oiseau imprégné à l’humain et rendu à l’âge adulte se reproduise avec un congénère et donne une nichée, dès qu’il apercevra un humain il sera tenté d’abandonner sa nichée pour courtiser son humain (hors espèces domestiquées, perruche ondulée, calopsitte élégante et inséparable). Car cett imprégnation induit l’empreinte sexuelle de l’oiseau.

Les choses deviennent encore plus complexes, pour comprendre les mécanismes de l’imprégnation, lorsque l’on considère que la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat (très peu développé chez les oiseaux) et le gout peuvent simultanément ou indépendamment jouer un rôle dans les rouages du phénomène. Des questions peuvent ainsi surgir, par exemple, quelle importance peut avoir les contacts physiques et le son de la mère sur l’imprégnation de l’oisillon acore aveugle ? Que peuvent devenir des oiseaux imprégnés en captivité une fois relâché dans la nature ?

L’empreinte a des répercussions à très long terme :
• Identité (apprendre les caractéristiques de ses parents)
• Attachement
• Relation et adaptation sociale
• Les types d’individus avec lesquels il aura des relations privilégiées

Finalement, l’empreinte est une forme d’apprentissage rapide, spécifique, irréversible et efficace car elle ne nécessite aucun renforcement. L’empreinte désigne la persistance et la stabilité extrême qui caractérisent les préférences acquises au cours de la phase sensible. Elle protège les informations biologiques importantes relatives au caractère de l’espèce. Son irréversibilité protège les acquis de la phase sensible afin qu’ils ne soient pas occultés par les expériences ultérieures inadéquates pour la survie de l’espèce. C’est un phénomène qui fait partie de l’instinct de survie de l’oiseau. Tout ce qui est acquis par imprégnation est permanent et détermine les comportements futurs.

Une imprégnation défaillante (EAM par les débutants ou les gens malintentionnés qui veulent faire du profit) produira un perroquet avec un système de défense actif. La méthode d’élevage à la main est la source première de la plupart des problèmes de comportements des perroquets EAM.

Pour conclure, le phénomène de l’imprégnation constitue un processus d’apprentissage très complexe, que l’homme ne pourra jamais remplacer aussi bien que les parents oiseaux. Ce qui nous amène à constater que la meilleure école de la vie pour les perroquets est sans contredits l’environnement naturel et les parents naturels.

Sources :
Médecine vétérinaire du Québec, été 1998
Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste
Guy Fitzgeralg, vétérinaire de Montréal
Johanne Vaillancourt, comportementaliste pour perroquets

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Une Faune accompagnatrice de la Salamandre

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2015

 

220px-Salamandre-monteaperta-07-10-10Du fait de leurs exigences en matière d’habitat naturel, les salamandres tachetées adultes sont assez isolées des autres espèces d’amphibiens. On attribue même une certaine tendance aux salamandres mâles à un comportement territorial, ce qui n’est toutefois pas encore clairement mis en évidence. Des relations de dominance sont prouvées ainsi que des « combats » entre mâles, surtout pendant la période d’accouplement. Dans les biotopes de salamandres on trouve parfois la grenouille rousse, le crapaud commun et le triton alpestre. D’autres espèces peuvent aussi être rencontrées dans la même région, comme l’alyte accoucheur dans le sud de la Forêt-Noire en Allemagne, ainsi que le triton palmé. Les larves de salamandres quant à elles sont fréquemment accompagnées des planaires Crenobia alpina et Polycelis felina ainsi que de la limace Bythinella dunkeri à proximité des sources (son biotope).

La meilleure protection de la salamandre tachetée contre ses prédateurs potentiels est sa remarquable coloration cutanée, sa « parure d’alerte » ainsi que les sécrétions des glandes cutanées, employées en fonction de la violence de l’attaque et/ou de la situation dangereuse pour l’animal. Si l’agresseur montre toujours une attitude hostile, la salamandre libère une sécrétion mousseuse blanchâtre grâce à ses glandes parotoïdes et dorsales. La forme de réaction de défense la plus violente s’exprime par un jet de cette sécrétion cutanée. Il a été observé que des adultes complètement développés de salamandre peuvent, dans cette situation, envoyer le jet de toxines jusqu’à un mètre de distance. Dans la littérature scientifique on ne trouve aucune indication selon laquelle une salamandre adulte aurait été dévorée par un prédateur. Jusqu’ici ont été seulement rapportées des attaques de rats, de poules, de canards, de chiens, de chats et parfois aussi de serpents (comme la couleuvre à collier), qui ont cependant toutes été déjouées, le prédateur prenant rapidement ses distances.

De ce fait on considère que la salamandre n’a pas d’ennemis naturels, hormis l’homme, qui ne compte cependant pas parmi les prédateurs de l’espèce. La situation est différente pour les larves et les juvéniles, qui sont ainsi attaqués par certaines espèces de carabes forestiers comme Carabus problematicus et Carabus violaceus. Les carabes dévorent fréquemment la partie ventrale des larves – généralement la partie dorsale reste ainsi que certaines parties de la tête et de la queue. Les larves sont plus fréquemment en danger, puisqu’elles ne sont pas capables de produire de toxines empoisonnées. Parmi leurs prédateurs on trouve les larves d’odonates (notamment Cordulegaster boltonii et Cordulegaster bidentata). D’autres prédateurs importants sont les poissons déjà cités comme la truite fario, le saumon de fontaine et le chabot commun, en particulier lorsque les larves de salamandres se retrouvent plus bas en plaine dans des zones poissonneuses. Également la rare musaraigne aquatique (Neomys fodiens) chasse de temps à autre les larves de salamandre.

L’infestation de salamandres tachetées adultes par des parasites externes, également appelés ectoparasites, n’a jusqu’ici pas été observée du fait de la forte teneur en poison cutané de la salamandre. Les parasites vivant à l’intérieur du corps, ou endoparasites, sont présents chez la salamandre tachetée. On a ainsi observé une population de salamandres dans le Taunus(montagne moyenne dans le Land de Hesse en Allemagne) porteuses du ver à tête épineuse (famille des acanthocéphales) Pomphorhynchus laevis. Le parasite était localisé dans le foie des larves de salamandre, où on en a trouvé jusqu’à cinq exemplaires. Une atteinte directe aux amphibiens n’a pourtant pas pu être déterminée malgré ce taux d’infestation. De façon isolée, ont été observées des infections de nématodes dans l’intestin et la muqueuse de la bouche.

La salamandre tachetée se trouve seulement dans les collines boisées et les régions montagneuses, en particulier dans l’ouest, le centre et le sud-ouest du pays. S’y ajoute une série de régions interconnectées comme les monts Métallifères, le nord et l’est de la Bavière.

Au nord-est de l’Allemagne se trouvent quelques populations isolées, en particulier dans la région des landes de Lunebourg. L’espèce est absente du nord-est du pays, (elle ne traverse pas l’Elbe vers l’est). Au sud-est de la Bavière, au sud du Danube, une importante région non peuplée existe également. La limite de répartition altitudinale est approximativement de 200 à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer ; quelques populations sont connues au-delà de cette limite, par exemple à 650 mètres d’altitude dans le massif montagneux du Harz et à 1 000 mètres dans la Forêt-Noire et les Alpes. Il existe quelques observations isolées en Basse-Saxe en dessous de 100 mètres d’altitude, par exemple dans la réserve naturelle de la forêt de Hasbruch dans le district de Oldenburg (25 mètres d’altitude).

Quelques individus adultes ont été également découverts au nord, dans la plaine du Rhin supérieur, dans des secteurs topographiquement bas. On ne dispose cependant pas encore de preuves certaines de reproduction de la salamandre tachetée en plaine. La plupart de celles-ci auraient été entraînées, au stade larvaire voire au stade adulte, des avants-monts ainsi que des stations de la Forêt noire limitrophes vers la plaine lors d’épisodes de crue.

Pour illustrer cela, un exemple de la région naturelle du « Vorderer dans l’Odenwald« , dans le secteur autour d’Heidelberg, où la salamandre tachetée est encore très commune : latopographie dans ce secteur est très variée ; les pentes boisées voisines du massif du Königstuhl (jusqu’à 566 mètres d’altitude), très abruptes, présentent de nombreux petits ravins et plusieurs vallées annexes dans la vallée du Neckar et la plaine du Rhin. Les ravins riches en végétation sont accompagnés de ruisseaux clairs et d’innombrables « lames », qui satisfont idéalement aux exigences de la salamandre tachetée, grâce à une humidité de l’air supérieur à la moyenne.

220px-Feuersalamander_FehlpaarungAinsi, comme peut le comprendre le connaisseur d’amphibiens, il n’est pas anormal de voir émerger des salamandres, après de fortes pluies ou de violents orages, en pleine ville et dans les mares de jardin, les accès de cave ou les installations de canalisation, qui explorent leur nouvel environnement. À partir d’ici les animaux migrent contraints et forcés vers de nouveaux habitats plutôt atypiques, puisque leur retour est interdit par plusieurs obstacles insurmontables vers leur habitat naturel d’origine. On retrouve ainsi des salamandres tachetées dans des situations de très basses en altitude autour de Heidelberg, près des maisons, dans des jardins, des pépinières, des champs de vignes, etc.

Quelques stations de salamandre tachetée sont encore très certainement inconnues. Du fait de leur mode de vie caché et leur activité nocturne, particulièrement durant les épisodes de mauvais temps, ces amphibiens peuvent s’établir dans un habitat durant plusieurs décennies, sans qu’aucun humain ne les aperçoive jamais, en dépit de leurs couleurs remarquables.

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Le petit Paon

Posté par othoharmonie le 7 mars 2014

 

Un vieux et une vieille adoptèrent un petit paon et l’élevèrent comme un véritable enfant. Au printemps, le petit paon sortit gratter le fumier pour y trouver des vers de terre mais découvrit à la place un ducat d’or !…

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Il était une fois un vieux et une vieille. Ils vivaient loin du village, dans une ferme.
Comme ils n’avaient pas d’enfant, et que cela les attristait beaucoup, ils adoptèrent un petit paon et l’élevèrent tout au long de l’hiver, bien au chaud dans la cuisine, comme un véritable enfant.

Le printemps venu, le petit paon sortit gratter le fumier pour y trouver des vers de terre.
Gratte, gratte, gratte tant que soudain sous sa patte : un ducat d’or ! « J’ai trouvé un ducat d’or, j’ai trouvé un ducat d’or ! »

De l’autre côté du village, le roi, dans son palais, entend. C’est un roi très cupide ! Tout trésor doit lui revenir !
Il envoie ses soldats arracher le ducat du bec du petit paon.

Le petit paon est bleu-vert de colère :
« Rendez-moi mon ducat d’or ! Rendez-moi mon ducat d’or ! »
Les soldats s’en moquent. Ils filent à grandes enjambées.

Mais le petit paon n’a pas l’intention de se laisser faire !
Il se met en route vers le palais royal :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat, rends-moi mon ducat ! »

Mais voilà que sur le chemin, surgit un renard. Il se pourlèche :
« Petit paon je vais te manger ! »
« Tu me mangeras ou je te mangerai, mais sur mes pas, ne reviendrai ! »
Le petit paon ouvre le bec et avale le renard tout entier.

« Roi, roi, rends-moi mon ducat, rends-moi mon ducat ! »

Mais voilà le chemin barré par une rivière.
« Petit paon je vais t’avaler ! »
« Tu me mangeras ou je te mangerai, mais sur mes pas, ne reviendrai ! »
Le petit paon ouvre le bec et avale la rivière tout entière.

« Roi, roi, rends-moi mon ducat, rends-moi mon ducat ! »

Mais voilà autour de lui un essaim d’abeilles en furie !
« Petit paon nous allons te piquer ! »
Le petit paon ouvre le bec et avale l’essaim tout entier.

Le petit paon est arrivé devant le palais. Sous les fenêtres du roi, il fait les cent pas :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »
« Qu’est-ce que c’est que ce vacarme ? crie le roi. Soldats ! Attrapez cet effronté et jetez-le dans le poulailler. Les coqs lui feront la peau ! »

Dans le poulailler, les coqs s’élancent, ergots tendus. Mais le petit paon se suspend au grillage tête en bas, ouvre le bec et… Et du bec du petit paon sort… Le renard.
Le renard étripe les coqs, étrangle les poules, assassine les canards et s’en va, bien repus et la queue en panache, en laissant la porte ouverte.

Le petit paon sort derrière lui et retourne sous les fenêtres du roi :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »
« Soldats, jetez ce petit paon dans le four de la cuisine ! »

Dans le four de la cuisine, le petit paon se couche sur le flan, ouvre le bec et… Et du bec du petit paon sort… La rivière ! La rivière éteint le feu, brise la porte du four, se répand dans la cuisine, renverse vaisselle et meubles sur son passage et va rejoindre son lit en massacrant le jardin fleuri du roi.

Et le petit paon, lui, retourne sous les fenêtres du roi :
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »

Le roi hurle :
« Cette fois, je m’en occupe moi-même ! »
Il attrape le petit paon, le dépose sur son trône et s’assoit sur lui ! Na !

Sous le gros derrière du roi, le petit paon ouvre le bec et… Et du bec du petit paon sort…. L’essaim d’abeilles.
Et pique, pique, pique le derrière du roi !
« J’abdique, dit le roi, qu’est-ce que tu veux, volaille de l’enfer ? »
« Roi, roi, rends-moi mon ducat ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »
Le roi sort une pièce de sa poche et la jette au petit paon.
« Ce n’est pas mon ducat d’or ! Roi, roi, rends-moi mon ducat ! »

Au bord de la crise de nerf, le roi conduit le petit paon dans la salle au trésor : « Cherche-le toi-même, ton ducat d’or ! »

Des ducats, il y en a des monceaux. Et aussi des tas de perles, de rubis, de diamants…
Picore par ci, picore par là, le petit paon remplit son ventre… Et vous savez combien il y de place dans ce petit ventre… Et puis, tranquillement, il rentre à la ferme chez ses parents.

Le vieux et la vieille sont heureux de revoir leur enfant mais lui, le petit paon, il crie :
« Pendez-moi au plafond, battez-moi avec un balai ! »
Il crie tant et si fort que les vieux s’exécutent et battent – bien doucement – les flancs du petit paon.

Alors du bec du petit paon coulent des diamants, des rubis, des perles, et des ducats d’or, beaucoup de ducats d’or. Un vrai trésor. De quoi vivre heureux.

C’est ce qu’ils firent et s’ils ne sont pas morts, ils vivent encore. 

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Oeuf d’autruche…

Posté par othoharmonie le 28 juin 2013


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La ponte dans l’hémisphère nord commence à la mi-mars et se termine en août-septembre.

Lorsque les œufs sont ramassés quotidiennement, la période de ponte se prolonge de quelques semaines. Cinquante œufs peuvent être ramassés pour chaque femelle durant une saison. Les œufs sont prélevés chaque soir lorsque le nid n’est pas protégé par l’un des parents (pendant la distribution de nourriture). Une fois ramassés, les œufs sont aseptisés puis stockés dans une pièce à 14-15° C avec une hygrométrie de 45 à 50 %, placés sur du sable ou sur un lit de graines avec deux retournements par jour et ce pendant une période n’excédant pas quinze jours. Ils sont ensuite mis en incubateur pendant 41 à 44 jours à 36,2°C. Lorsque les petits percent la poche à air, les œufs sont retirés de l’incubateur pour être mis dans un éclosoir.

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En 1995, le Préfet à Dosso, 120 kilomètres de Niamey, au carrefour de la route pour Maradi et Zinder et de la route vers le Bénin. (Niger)  élevait avec amour dans son parc deux autruches et avait fait cadeau d’un œuf magnifique. Attention ! Un œuf d’autruche c’est l’équivalent de deux douzaines d’œufs de poule ! L’œuf à la coque ou sur le plat est donc à déconseiller. Pour en faire une omelette, il faut avoir à table une famille africaine !

Cholestérol : pareil que pour l’œuf de poule, ni plus ni moins, toutes proportions gardées. 

Le problème est de l’ouvrir sans le casser car on peut en faire un bel élément de décoration. La coquille est très épaisse et très dure. Il faut percer aux deux extrémités avec un poinçon, une perceuse, que sais-je encore…Puis on peut souffler mais ce n’est pas très hygiénique. Mieux vaut secouer tout en « fouillant » avec une aiguille à tricoter bien désinfectée, par exemple

Une omelette, c’est une omelette, que l’œuf soit de poule ou d’autruche. Il faut bien battre l’œuf, le faire cuire dans la poêle légèrement beurrée ou huilée. Saler et poivrer, bien relever car l’œuf d’autruche est plus fade que l’œuf de poule. Champignons, oignons, pommes de terre, etc., tout comme avec les oeufs de poule. Eventuellement, jeter une grande cuillérée de crème sous l’omelette en fin de cuisson pour en faire une « autruchienne de la Mère Poulard »…

Les autruches ne produisent qu’une cinquantaine d’œufs entre mars et septembre, il faut parfois attendre.

Poids de l’œuf (1 kg 800)

La ponte de l’Autruche qui habite dans la savane la plupart du temps se met dans des endroits humides pour pondre.

Les autruches sont essentiellement herbivores, mais leur régime est varié ; elles sont capables d’ingérer tout ce qui passe à la portée de leur bec.

Polygames vivant en bandes, les mâles aménagent une excavation profonde dans le sol servant de nid. Au contraire de la majorité des oiseaux, les autruches mâles (comme également les canards et oies) possèdent un pénis. Avec une masse comprise entre 1,2 et 1,8 kg, l’œuf d’autruche est le plus gros œuf à coquille d’animal vivant et donc la plus grande cellule du règne animal. Fort probablement, elle représente aussi le plus grand des oiseaux de tous les temps après les oiseaux-éléphants (Aepyornithiformes).

 

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Les Gallinacés

Posté par othoharmonie le 12 août 2012

Les Gallinacés dans POULE et COQ 220px-FieldMuseum4_ChicagoLes Galliformes (communément appelés « gallinacés ») sont un ordre d’oiseaux contenant entre autres les dindes, les poules, les pintades, les cailles et les faisans. Environ 295 espèces existent dans le monde.

Ces oiseaux sont de taille variable, mais sont généralement de constitution massive avec des becs épais adaptés principalement pour manger des graines ou picorer des racines de plantes. Les jeunes oiseaux attrapent aussi des insectes.

La plupart restent à longueur d’année dans la même région mais les plus petites espèces, comme la caille, migrent. Beaucoup d’espèces montrent des différences importantes entre les sexes, en taille ou en apparence.

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) (version 2.10, 2011) :

Les turnix (famille des Turnicidae) étaient traditionnellement placés parmi les Galliformes, mais désormais ils constituent une famille de l’ordre des Gruiformes. L’hoazin était autrefois inclus dans les Galliformes, mais des analyses d’ADN ont conduit à créer pour lui seul un nouvel ordre, celui des Opisthocomiformes.

Les Ansériformes (canards et leurs alliés) et les Galliformes sont des ancêtres des oiseaux néognathes et doivent suivre les ratites et tinamous dans la classification des oiseaux.

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La basse-cour d’élevage

Posté par othoharmonie le 2 août 2012

 

Une basse-cour d’élevage est un élevage, non industriel et de petite taille, de petits animaux domestiques ou sauvages destinés ou non à la consommation. On parle aussi de basse-cour, basse-cour de ferme, basse-cour paysanne, basse-cour campagnarde, basse-cour familiale. À l’origine, la basse-cour d’élevage vise à nourrir la famille, à remplir les édredons, fournir de l’engrais… Les animaux sont nourris en partie à partir des déchets agricoles de la ferme et participent ainsi à l’entretien des abords (pré, cour, étable, hangar, mare, voire potager). Les animaux non volants (« désailage ») y sont en liberté ou semi-liberté le jour et sont enfermés la nuit à l’abri des vols et prédations.

La basse-cour d'élevage dans POULE et COQ basse-cour420

La finalité de la basse-cour d’élevage est double :

  • produire de la viande, des œufs ou d’autres produits (plumes, duvet…) à des fins de consommation personnelle ou de commercialisation locale,
  • entretenir de petits animaux pour l’agrément (esthétique, reproduction, soins, compagnie), tout en les consommant ou pas.

Elle est située, le plus souvent, au sein d’une ferme familiale agricole (on peut la nommer « basse-cour de ferme » ou « basse-cour paysanne ») mais elle peut être également attenante à une maison d’habitation.
La campagne est le lieu de prédilection des basses-cours d’élevage. On en trouve quelques-unes en ville mais le manque d’espace et les nuisances occasionnées aux voisins en ont limité les espèces.

Les animaux élevés sont, en général, en nombre réduit (quelques dizaines d’unités) et de plusieurs types (poule et canard, poule et lapin, …).

L’alimentation des animaux peut être mixte, une part est prélevée par les animaux sur leur parcours, une autre part complémentaire est éventuellement apportée par l’homme si une production et reproduction est espérée.

En France, l’avènement de la Révolution verte et la baisse du nombre d’agriculteurs ont entrainé la régression des basse-cours que l’on rencontrait systématiquement dans les cours de fermes jusque dans les années 1950. Nombre de familles ne disposent plus de temps suffisant pour s’occuper de la basse-cour.
Également, l’industrialisation de l’élevage des volailles a mis sur le marché ses produits « bon marché » à la dénomination identique mais pourtant de qualité largement inférieure rendant banale et quelconque une viande dite « du dimanche » excellente et autrefois très prisée.

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Aujourd’hui dans les campagnes, les basse-cours sont à usage essentiellement familial. Les animaux produits ne se retrouvent dorénavant que très peu sur les marchés. Elles sont tenues assez fréquemment par des personnes âgées ce qui leur assure un complément nutritionnel et pécuniaire parfois indispensable à leurs petites pensions de retraites.
La qualité des produits de la basse-cour comparée à celle de l’élevage industriel, ainsi qu’un plus faible coût à l’achat comparé à celui de l’élevage en série de type biologique ou fermier, incitent tout campagnard à avoir une petite basse-cour adaptée à ses possibilités et à sa consommation.

Avec l’emploi majoritaire de garnitures synthétiques pour des literies à durée de vie réduite, ainsi que l’élévation du niveau de vie, le besoin de produire des plumes et du duvet pour ses besoins propres est tombé en désuétude.

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Les avantages de basse-cour

Posté par othoharmonie le 2 août 2012

  • Poules dans un champ avec un bâtiment au lionPour le « coup d’œil » et l’ambiance: de belles races de volailles, de canards et de lapins présentent des animaux agréable à regarder (canard huppé, poule nègre-soie, lapin nain angora ou paon…)
  • Pour le goût et la nutrition: absence de chimie, viandes produites de qualité, fraîcheur des œufs produits par des volailles libres et à l’alimentation variée
  • Pour l’engrais: production d’engrais/amendement pour les plantes, le jardin nourricier..
  • Pour les satisfactions, joies, plaisir et éducation des enfants: le moment du ramassage des œufs, les visiteurs sont souvent charmés par les progénitures diverses (poussins, canetons et minuscules cailleteaux).
  • le sacrifice des animaux peut être très éducatif dans la mesure ou il rend concret la provenance de la viande que l’on consomme et la nécessité de ne pas la gaspiller par respect envers l’animal qui la fournit.

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La Poule ornementale et couveuse

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2012

Silky bantam.jpgAu XXIe siècle, la Poule soie est une des poules ornementales les plus populaires et communes. Elle est souvent gardée comme animal de compagnie ou d’ornementation par les zoos. Elle est aussi fréquemment utilisée comme couveuse et éleveuse d’autres volailles (y compris les canards et les oies) et les oiseaux de chasse comme les faisans, les perdrix et les cailles.

La Poule soie pond un nombre moyen d’œufs de couleur crème, mais sa production est souvent arrêtée en raison de sa grande tendance à couver. Elle pond environ 5 fois son poids par an d’où l’importance d’une bonne alimentation. Une poule produit 100 à 150 œufs, 150 à 200 pour une bonne année ou une bonne souche, jamais plus. Leur capacité à couver a été sélectionnée et la Poule soie est surtout recommandée et utilisée pour couver les œufs délicats. Elle peut vivre de 10 à 12 ans et pondre jusqu’à 8 ans.

La chair noire de la Poule-soie est généralement considérée comme inhabituelle et peu ragoutante dans les cuisines européennes et américaines. Quelques restaurants de cuisine fusion de l’ère métropolitaine ouest des États-Unis utilisent la Poule-soie dans des plats traditionnels américains ou français, par exemple en confit.

Au contraire, de nombreuses cuisines traditionnelles asiatiques considèrent la Poule soie comme un mets raffiné. Très utilisée dans la cuisine chinoise, elle est aussi un ingrédient commun des tables japonaises, cambodgiennes et coréennes. Les pays fortement influencés par la culture chinoise peuvent aussi cuisiner la Poule soie comme en Malaisie. Dès le VIIe siècle, la médecine traditionnelle chinoise soutenait que la soupe de poulet à la viande de Poule-soie était une nourriture curative. Les méthodes habituelles de cuisine incluent les bouillons, les braisés et les currys.

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