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L’ORIGINE DES INSECTES

Posté par othoharmonie le 7 mai 2017

(Tradition rabbinique).

Quand Dieu eut achevé la création, et au moment où il s’applaudissait de son œuvre, il entendit derrière lui un rire moqueur. C’était Satan, qui se trouvait, comme d’habitude, au milieu de l’armée du ciel. « Tu aurais peut- être mieux fait? lui dit Iahveh. – Peut-être, répondit l’Adversaire. – Eh bien, mets- toi à l’œuvre, nous verrons ce que tu produiras. »

LES INSECTES chez Francesca

Satan prit le reste du limon démiurgique d’où Dieu avait tiré les bêtes à quatre pieds, les poissons des eaux, les oiseaux du ciel et l’homme lui-même. Il le trouva presque entièrement sec, et lorsqu’il essaya de le modeler, tout se réduisit en poussière. « Cela pourra nuire aux dimensions de mes créatures, se dit-il ; cependant je n’ose puiser de l’eau génératrice, sur laquelle flotte encore l’esprit de Dieu. »

II prit un rayon de soleil et anima cette poussière, puis il présenta, comme échantillons de ses œuvres, une mouche, un scarabée, une fourmi, une abeille, une sauterelle et un papillon. Les anges se mirent à rire.

« Ce sont ces petits êtres, dit le Seigneur, que tu prétends opposer à ma création ?
– La grosseur ne signifie rien, dit le Diable tu es plus fier de l’homme que de la baleine. Ceux-ci sont petits parce qu’ils n’ont presque rien de terrestre, juste assez pour envelopper, sans l’appesantir, l’étincelle de flamme qui les fait vivre. Vois à quelles hauteurs ils s’élèvent, par le saut ou par le vol, tandis que l’homme reste enchaîné à la terre, d’où il est sorti reste enchaîné à la terre, d’où il est sorti. Permets qu’une nuée de sauterelles s’abatte sûr un champ, et elles montreront que le nombre supplée à la force. L’homme est nu et désarmé ; moi, j’ai protégé la vie de mes enfants. Ils ont de solides boucliers pour se défendre, de robustes mâchoires pour attaquer. Leurs os sont extérieurs et protégent les parties faibles, au lieu de les laisser exposées à toutes les menaces du dehors. S’ils tombent, à défaut de leurs ailes, leur cuirasse amortit la chute ; une feuille leur suffit pour s’abriter, leur rapidité les sauve de leurs ennemis. Ils ne sont pas difficiles à nourrir : les uns vivent de la pourriture et font sortir la vie de la mort, les autres boivent le suc des fleurs sans les souiller ni les flétrir.

« L’homme, à son entrée dans le monde, ne peut vivre que de la substance de sa mère, et que deviendrait-il, si elle le quittait un instant? Mes créatures ne connaissent pas leurs mères, mais ma providence leur en tient lieu. A chaque automne, des œufs sont déposés en lieu sûr, pour éclore au premier réveil du printemps. Pour l’homme, la jeunesse est le meilleur temps de la vie ; la seconde moitié de son existence se passe en stériles regrets. Moi j’ai placé le bonheur au terme de la vie, pour en faire le prix du travail ; quand la chenille est devenue papillon, elle s’envole dans un rayon de soleil, sans autre souci que de jouir et d’aimer. Et je n’ai pas borné le plaisir à un instant rapide, je ne l’ai pas mesuré d’une main avare comme tu l’as fait pour l’homme…

– N’insiste pas sur ce sujet, dit Dieu, tu pourrais offenser la chasteté des Anges.
– Je n’en suis pas bien sûr, répliqua Satan ; il me semble voir Azaziel sourire et Samiaza prêter l’oreille. Les filles des hommes feront bien de se voiler de leurs longs cheveux et de ne pas s’égarer dans les sentiers du mont Hermon.
– Assez, dit Dieu ; l’avenir ne te regarde pas : je me suis réservé la prescience.
– Alors tu sais, répondit le Prince de ce monde, quel usage fera l’homme de l’intelligence que tu lui as donnée. Peut-être un jour te repentiras-tu de l’avoir fait, quand les cris de mort monteront vers toi, quand la terre sera rouge du sang répandu, et que pour la laver il faudra déchaîner la mer et ouvrir les cataractes du ciel.

– J’ai donné à l’homme l’intelligence et la liberté, dit Dieu ; il récoltera ce qu’il aura semé.
– L’intelligence se trompe, la liberté s’égare, dit Satan ; moi, j’ai donné à mes créatures un instinct infaillible. La monarchie des abeilles et la république des fourmis pourront servir de modèles aux sociétés humaines, mais je ne crois pas que ces exemples trouvent beaucoup d’imitateurs. Tu le vois, maître, dans l’humble création que j’ai produite pour t’obéir, j’ai pris le contre-pied de ton œuvre. C’est à toi de décider si j’ai réussi. »

Iahveh se contenta de sourire et dit « Parlons d’autre chose. »

Louis Ménard : Rêveries d’un païen mystique. 2e éd., Alphonse Lemerre, 1886

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QUAND LES MOULES FONT PARLER D’ELLES

Posté par othoharmonie le 16 juin 2016

 

 

MoulesUne lectrice fidèle a employé récemment dans un commentaire le terme « bouchot » que je ne connaissais pas, n’étant pas né au bord de la mer (elle non plus à vrai dire) mais au milieu des bois. Il s’agit des pieux non écorcés (en chêne ou en châtaignier) d’environ 6 mètres de long qu’on enfonce dans le sable et qui servent à l’élevage des moules.

Selon le Robert historique, le mot serait originaire du Poitou. On trouve le  mot « bouchaux » en ancien français, issu du latin médiéval « buccaudum ». Ce dernier serait apparenté à  un autre mot du latin médiéval  (dans la même région toujours), « buccale », lequel désignait l’endroit où l’eau s’échappait à la sortie d’un étang (latin classique « bucca », la bouche, lui-même d’origine celtique et qui avait supplanté le mot latin « os »)

Notre « bouchot » était donc employé dans le Poitou au sens de vanne d’écluse, puis il a désigné plus précisément la sortie d’un parc en clayonnage pour emprisonner le poisson, puis finalement un parc aménagé pour la culture des moules (les pieux étant souvent alignés de manière à former un V). On parla donc de « moules de bouchot » ou tout simplement de « bouchots ». Le terme « bouchot(t)eur » désigne quant à lui assez logiquement un mytiliculteur (terme savant formé à partir du grec mutilos/mytilos, coquillage)

Les peuples étant plus inventifs que les dictionnaires et plus portés vers le merveilleux, ont imaginé une légende. On dit qu’un Irlandais, un certain Patrice Waltonum (tous les Irlandais s’appellent Patrice ou Patrick, c’est bien connu) s’était échoué en 1235 dans la baie de l’Aiguillon (à la limite de la Vendée et de la Charente-Maritime, là où la Sèvre niortaise vient se jeter dans l’Atlantique, autrement dit dans le Pertuis breton, en face de l’île de Ré). Voulant s’établir là, il se mit en devoir d’attraper des oiseaux de mer pour se nourrir. Pour ce faire, il planta des pieux dans le sable, et tendit des filets entre eux.  Cependant, comme ces pieux se trouvaient en partie submergés à marée haute, les moules et les coquillages vinrent s’y fixer et le brave Irlandais dut bien constater qu’il attrapait plus de moules que d’oiseaux de mer. Il aurait ensuite perfectionné sa technique en reliant ses piquets par des claies, sur lesquelles les moules vinrent elles aussi se fixer. Cette structure, dont le nom irlandais était « bout choat » aurait donné par déformation notre « bouchot ». C’est du moins ce que dit la légende et même si rien n’est vrai, cela reste une belle histoire.

Des linguistes voient plutôt l’origine du mot « bouchot » dans le nom patois d’une forme de piège immergé pour capturer l’anguille dans le marais poitevin (avec toujours cette idée que le piège est constitué de pieux et de filets et prend la forme d’un v).  Le mot dériverait de « boucher » (obstruer le « bouchaux », terme qui désignait comme on l’a vu plus haut la sortie d’une retenue d’eau). C’est donc bien la volonté de boucher un orifice qui prédomine (soit ici le goulot étroit du piège dans lequel s’est faufilée l’anguille, soit dans d’autres cas la sortie de l’étang, afin d’empêcher l’eau de s’écouler). Notre mot « bouchon » comme notre verbe « boucher »viennent d’ailleurs de l’ancien français « bousche » (poignée de paille, faisceau de branchage), venant du latin populaire « bosca » (broussailles). Ce « bosca » est un neutre pluriel en latin, mais il existait aussi comme substantif masculin, lequel, au pluriel, donne évidemment « bosci », d’où notre terme de « bois ».

Je me demande jusqu’à quel point il n’y aurait pas eu confusion entre « bucca » (la bouche) cité plus haut et « bosca » (le bouchon de branchage servant à fermer cette bouche).

Certains pensent que la technique du piège à anguille aurait pu être utilisée sur le littoral. On aurait accroché des filets à des pieux alignés de manière à former un entonnoir en V. Les poissons qui cherchaient à gagner le large à marée basse auraient ainsi été conduits dans une nasse qui « bouchait » la sortie. Ces pieux se couvrant naturellement de moules, on aurait alors eu l’idée d’en planter pour l’élevage (en ensemençant les pieux à l’aide de cordes couvertes de larves et en enfermant les moules dans un filet). La forme en V (ou en W s’il y avait deux V) prise par les alignements de pieux est bien attestée autrefois, ce qui semble confirmer que l’origine de notre mytiliculture doit remonter à ces pièges à poissons.

moule étangLaissons maintenant l’étymologie pour faire un peu d’histoire et de géographie et nous pencher sur l’évolution de la culture des moules. Pendant très longtemps, cette technique d’élevage sur bouchots ne s’est pratiquée que sur la côte atlantique, car il n’y a que là que les larves se fixent naturellement sur les pieux. En plus, elle semblait se limiter à l’embouchure de l’aiguillon.  Rappelons à ce propos que c’est à cet endroit que se trouvait l’ancien golfe du Poitou, (encore attesté dans l’Antiquité). Composé de petites îles, il devint marécageux à cause des dépôts de l’océan et des alluvions des différents cours d’eau, comme la Sèvre Niortaise.  Au VII° siècle, des moines entreprirent des travaux d’assèchement, en construisant des canaux. Au XIII° siècle, après la Guerre de Cent ans, les rois de France encouragèrent le travail des moines. Mais il ne suffisait pas de creuser des canaux, il fallait aussi élever des digues (contre les avancées de la mer et contre les débordements des rivières). Henri IV fit venir des ingénieurs hollandais, passés maîtres dans leur pays dans ce genre de travaux. Ils étaient par ailleurs huguenots, ce qui pour l’ancien protestant qu’était le roi (« Paris vaut bien une messe ») ne gâchait rien. Bref, on parvint tant bien que mal à assécher ce golfe, qui est devenu aujourd’hui le marais Poitevin, appelé aussi la « Venise verte ».

Mais revenons à nos moules. Il faut attendre le XIX° siècle pour que la culture des moules se développe de la Vendée jusqu’à l’île d’Oléron. Dans les années 1950, ce type de culture a été implanté dans la baie du Mont St Michel et dans le Cotentin, ce qui fait qu’aujourd’hui c’est la Normandie qui est devenue la première région productrice de moules de bouchot au monde. Comme les larves ne se fixent pas naturellement aux pieux dans cette région, on tend des cordes de captage sur la côte Atlantique (Noirmoutier, etc.). Les bébés moules viennent s’y déposer et on rapporte les cordes en Normandie afin de les fixer sur nos fameux bouchots.

 

Article issu du site : http://feuilly.hautetfort.com/

 

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DANS LE MONDE DES OCEANS

Posté par othoharmonie le 2 juin 2016

 

 fonds sous marin

L’histoire du peuple des océans a commencé plus de 3 milliards d’années avant que le premier animal ne foule la terre ferme. A l’aube du monde, la vie a conquis tous les milieux marins, des eaux tropicales aux déserts de glace, des rivages au grand bleu. La plaine de sable paraît déserte. Un crabe se hâte. 

Surtout ne pas traîner seul, à découvert. Ici, sur l’étendue sableuse, nulle part où se cacher. Une seule solution… s’enfouir. Il suffira de laisser les yeux émerger pour voir sans être vue. La rascasse ennemie ressemble à un rocher, mais au milieu du sable, on ne voit qu’elle. Son faciès effrayant lui a valu le surnom de « poisson démon ». Un poisson qui marche en griffant le sable de ses nageoires à deux doigts. 

Pour se mettre à l’affût, elle se fond dans le décor. Que l’on soit proie, prédateur, petit ou gros, pour se cacher sur l’étendue plane, il faut s’ensabler. Tête en bas, les poissons rasoirs chassent les animaux cachés entre les grains de sable. Des poissons qui dansent sur la tête, d’autres qui marchent sans savoir nager, la nature ne craint pas d’expérimenter dans toutes les directions. Les anguilles jardinières ont une autre stratégie. Elles sortent du sable pour picorer les petits crustacés qui flottent dans le courant. A l a moindre alerte, elles disparaissent dans leur terrier. A l’entrée d’un tunnel, deux poissons montent la garde. 

Et des crevettes travaillent comme des bulldozers. Elles entretiennent le terrier qu’elles partagent avec les gobies. Les crevettes sont aveugles et gardent toujours une antenne au contact de leurs partenaires. Collaboration efficace. Au moindre mouvement des guetteurs ; tous aux abris ! Pour débusquer coquillages et crustacés, on peut souffler. Ou creuser. Il faut être enfoui très profond pour échapper à la raie pastenague. Elle creuse jusqu’à atteindre sa proies et les mange. Des poissons profitent de son travail de terrassier pour gober les petits animaux qu’elle amis en suspension. Le poisson-pierre est un piètre nageur, amis un redoutable chasseur. Il ne lui suffit pas de ressembler à un caillou…. Il se dissimule… s’immobilise ;. Et attend. La petite vie du peuple des sables continue paisiblement.

Un bernard-l’hermite par en vadrouille. Un autre grimpe sur une pierre. Non, sur un poisson-pierre. Se fondre dans le paysage. L’œil aux aguets. Immobile, à l’affût, sans se laisser distraire. Attendre des heures, des jours… La patience est enfin récompensée. Quand la nuit tombe, la plaine de sable se met à grouiller. Chacun marche à son rythme, à sa façon. Les oursins sont perchés sur leurs aiguilles comme sur le séchasses. Mais ce sont des dizaines de pattes extensibles qui leur permettent de déambuler. Et d’escalader. L’oursin de feu est aussi un très bon grimpeur. Tous les moyens sont bons pour se promener au fond de l’océan. 

fonds meer

La crevette impériale chevauche une synapse qui rampe par contractions successives. Comme son proche parent Poursin, l’étoile de mer se déplace sur des centaines de petites ventouses. Mais un seul pied suffit au  lambi pour arpenter la plaine. La nature a vraiment tout essayé. Même les poissons qui marchent à quatre pattes. Au fond de l’eau, chacun subit la loi de la pesanteur. Pour échapper à l’étoile de mer, le pétoncle a inventé depuis longtemps la propulsion à réaction. Pas de précipitions pour le poulpe à anneaux bleus. C’est sur la pointe des tentacules qu’il s’avance. Avant que le jour se lève, les animaux nocturnes retournent s’enfouir bien à l’abri dans le sable. 

Ces animaux étranges qui arpentent le fond marin ressemblent à leur ancêtre qui vivaient il y a 500 millions d’années

[…] 

extrait LA PERLE ENTRE L’OCEAN ET LE CIEL  – La perle, entre l’océan et le ciel.

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Crabe d’eau douce dans un aquarium

Posté par othoharmonie le 26 mars 2016

Comme dans la nature, la diversité des formes de vie dans votre aquarium d’eau douce ne doit pas être limitée aux poissons. Une créature qui se trouve couramment le partage de l’habitat de poissons est le crabe aquarium d’eau douce.

Les crabes peuvent être adjoints fiables dans la tâche de garder l’aquarium propre. Ils sont très efficaces pour manger les restes de nourriture qui est tombé sur le substrat de l’aquarium ainsi que la végétation morte.

Cela étant dit, il semble que cela est presque une donnée que chaque aquarium doit avoir sa juste part des crabes résidents. Avant on procède à sortir et acheter un crabe d’eau douce, cependant, il y a quelques détails clés que l’on devrait être au courant.

Sans titre

Les espèces de crabe les plus communs trouvés dans les aquariums d’eau douce sont le crabe violon et le crabe rouge griffes. Dans la nature, ces crabes ne sont pas vrais crabes d’eau douce en ce sens qu’ils habitent embouchures de rivières où l’eau douce se mélange à l’eau de mer et des formes plus d ‘un mélange saumâtre. Néanmoins, ces crabes font bien dans les aquariums d’eau douce.

Les crabes d’eau douce d’aquarium doit être traitée comme vous le feriez pêcher dans la mesure où le processus de sélection est concerné. Vous devez vous poser les mêmes questions que vous faites sur les poissons. Comment vont-ils interagir avec les habitants de poissons de l’aquarium? Quel est l’espace dont ils ont besoin individuellement?

Si vous envisagez d’avoir des crabes d’eau douce d’aquarium, il est important de ne pas être assez grande pour constituer une menace pour votre petits poissons et qu’à leur tour ils pas être assez petit pour être menacés par votre plus gros poissons. Les crabes sont omnivores et mangent des aliments flocons, granulés, artémias, des feuilles, des vers de sang, mais ils ont aussi été connus pour aller pour les petits poissons. Donc, si vous avez, ou d’un plan d’avoir des poissons de fond, assurez-vous qu’il n’ya pas de différence de taille importante entre eux et les crabes.

En ce qui concerne leurs besoins en espace, assurez-vous qu’il ya assez de place pour chaque crabe de répartir lui-même un pied carré d’espace sur le fond de l’aquarium. Afin de concentrer un grand nombre de crabes dans un petit espace peut créer l’agression territoriale et de promouvoir le crabe sur la violence crabe.

Une autre chose à garder à l’esprit avec des crabes d’eau douce d’aquarium, c’est qu’ils sont semi-aquatiques, et non purement aquatique. Cela signifie que de temps en temps le crabe aurait besoin de sortir pour une promenade sur la terre. Lorsque les gens continuent à crabes que les seuls habitants d’un aquarium cela est facilement résolu par l’accumulation du substrat vers une extrémité de l’aquarium afin de créer une pente et de la surface pour les crabes à sortir de l’eau. Quand ils font partie d’un aquarium de poissons habitée, cependant, ce n’est pas une option viable. Dans ces cas, il est préférable de garder une plus petite, réservoir secondaire avec le substrat en pente comme décrit ci-dessus et donner à vos crabes hebdomadaire « Shore Leave » laissez-passer pour une journée ou deux.

Que votre crabe est dans l’aquarium principal ou dans sa «permission à terre » réservoir, il est important d’être conscient de leur nature très curieuse. Gardez quelques roches du substrat, décorations d’aquarium ou des morceaux de bois qui le crabe pouvez utiliser pour cacher, soulever et tenir occupé. Sinon, les crabes peuvent devenir anxieux et plus agressive contre d’autres habitants de l’aquarium. Aussi, assurez-vous que l’aquarium ou «d’aller à terre » réservoir est recouvert. Crabes aquarium d’eau douce, si on leur donne l’occasion, va échapper à leur milieu de vie et de commencer une quête de l’exploration externe.

Comme avec la plupart des questions relatives à un aquarium d’eau douce, la décision d’ajouter ou non des crabes devrait être basée sur vos préférences personnelles et la compatibilité avec les poissons de votre aquarium. Si une décision est prise à ajouter un crabe, cependant, on les trouve à être un ajout agréable et utile à la plupart des environnements d’aquarium d’eau douce.

LU SUR  http://www.edukra.org/

 

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Colibri à gorge rubis

Posté par othoharmonie le 22 février 2016

 

 

colibri gorge rougeLe Colibri à gorge rubis est une espèce d’oiseau-mouche de petite taille puisque sa longueur totale est de 9 cm.

Les adultes ont un plumage vert iridescent sur le dessus tandis qu’ils sont blanc grisâtre sur le dessous. Ils ont le bec long, droit et très mince. Le mâle adulte a la gorge iridescente, rouge rubis, et la queue échancrée. La femelle a une queue arrondie, foncée avec l’extrémité blanche, et n’a pas de zone colorée sur la gorge. Il est très difficile de la distinguer de la femelle du Colibri à gorge noire. L’immature est semblable à la femelle.

Ce colibri niche dans les forêts caducifoliées et mixtes, les parcs et les jardins, à travers la plus grande partie de l’Est des États-Unis et du Sud du Canada. Les mâles arrivent sur les sites de nidification de début avril à fin mai, une semaine avant les femelles. La nidification s’étend jusqu’en juillet, exceptionnellement en août. La parade nuptiale consiste en une démonstration aérienne élaborée au cours de laquelle le mâle effectue des va-et-vient en vol près de la femelle, décrivant un demi-cercle de 2 ou 3 mètres de rayon.

La construction du nid commence de mi-avril à début juin, et est réalisée principalement par la femelle en 4 ou 5 jours. Ce nid est une coupe de 2,5 cm de diamètre, composée d’éléments végétaux, de lichens et de toiles d’araignées ; l’extérieur est tapissé de lichens et l’intérieur est garni de duvet végétal. Le nid est placé à 4 ou 5 mètres de haut sur une branche horizontale. Les mâles sont polygames, ne s’associant habituellement avec une femelle que le temps de la parade et de la ponte. La ponte se compose de 2 œufs. C’est la femelle seule qui nourrit et prend soin des jeunes. Il arrive souvent qu’une couvée de remplacement ait lieu si la première a échoué, mais les secondes nichées sont rares. Le mâle défend avec agressivité les places d’alimentation situées dans son territoire.

Cette espèce est migratrice et passe la plus grande partie de l’hiver au Mexique ou en Amérique centrale. Les colibris y fréquentent une large gamme de forêts tropicales, principalement les forêts sèches de plaine et les forêts secondaires jusqu’à 1 900 m d’altitude. La majeure partie de la population suit une route migratoire qui contourne le golfe du Mexique, aussi bien en automne qu’au printemps.

Ces oiseaux se nourrissent du nectar d’une trentaine d’espèces de fleurs grâce à une longue langue extensible, ou capturent des insectes en vol. Dans certaines parties de l’aire d’hivernage, des individus arrivent alors que les sources de nectar sont encore rares, et dépendent des insectes pour s’alimenter, jusqu’à ce que la floraison associée à la saison sèche se produise. Même quand les fleurs nectarifères sont disponibles, les insectes peuvent représenter jusqu’à 14 % du régime hivernal.

Cet oiseau :

  • défend vigoureusement ses sources de nourriture et les environs contre les intrus
  • effectue une migration spectaculaire au cours de laquelle il survole les 800 km du golfe du Mexique
  • utilise avec adresse de nombreux matériaux pour construire son nid, auquel il donne l’aspect d’un nœud de branche
  • agite les ailes au rythme de 55 à 75 battements à la seconde

Les principaux aliments du Colibri à gorge rubis sont les petits insectes et le nectar, ou suc mielleux, des fleurs. Il attrape les insectes au vol, en partant de son perchoir d’observation, ou bien les trouve à l’intérieur ou près des fleurs. Pour laper le nectar, l’oiseau insère profondément sa longue langue extensible et cylindrique dans la corolle des fleurs. Il préfère les fleurs tubulaires, comme les monardes et les ancolies. Lorsqu’il butine sur des fleurs dont la corolle est profonde, comme le Lis tigré, il perce le calice, ou col de la fleur, de son bec et extrait la goutte de nectar par ce raccourci.

Les fleurs aux couleurs vives qui contrastent avec l’arrière-plan attirent particulièrement les colibris. Leur préférence va aux fleurs rouges, puis aux orangées, couleurs qui ressortent toutes deux sur un fond ombragé; ils ne visitent les fleurs vertes que si le feuillage environnant est d’une autre couleur. Tout comme l’abeille, le colibri contribue à la pollinisation croisée : il transporte d’une fleur à l’autre d’une même essence le pollen auquel il s’est frotté.

La sève libérée par les trous percés dans les arbres par les Pics maculés est aussi une importante source de nourriture. C’est pourquoi on voit souvent le Colibri à gorge rubis bourdonner autour d’un pic, espérant se faire conduire à une nouvelle source d’alimentation.

Les colibris sont facilement attirés par les mangeoires qui contiennent une solution composée d’une mesure de sucre et de quatre mesures d’eau, que l’on fait bouillir pour retarder la fermentation et que l’on doit remplacer au moins une fois par semaine.

Mais ils ne réagissent pas tous de la même façon : certains s’habituent immédiatement à la mangeoire, tandis que d’autres associent difficilement l’étrange dispositif à la boisson sucrée. Mais une fois qu’ils ont trouvé la mangeoire, ils y retournent pourvu qu’elle reste suspendue au même endroit. Lorsqu’ils reviennent au printemps, les colibris essaient toujours de retrouver la mangeoire où ils se nourrissaient huit mois auparavant.

Le colibri a aussi besoin de boire de l’eau. Lorsqu’il survole une nappe d’eau, il lui arrive de descendre à la façon d’une hirondelle et de s’y abreuver en touchant la surface de son bec, laissant derrière lui des ronds dans l’eau. 

En général, les populations de Colibris à gorge rubis au Canada sont bien portantes. Cependant, le mauvais temps, comme les tempêtes et le gel prématuré, constitue parfois une menace non négligeable. Les accidents peuvent également jouer un rôle important, alors que les colibris peuvent se prendre dans les toiles d’araignées ou s’empaler sur des objets pointus. Enfin, des prédateurs peuvent menacer ces oiseaux. Puisqu’ils ressemblent à de gros insectes, les colibris sont vulnérables aux prédateurs comme les rapaces diurnes insectivores. De plus, on a déjà entendu parler d’un poisson ayant attrapé et avalé un colibri volant au-dessus d’un bassin.

COLIBRI

Ce que vous pouvez faire 
Même si les mangeoires pour colibris attirent ce minuscule oiseau dans notre arrière-cour, elles sont souvent placées trop près des fenêtres. Les colibris étant très agressifs et désireux de protéger ces sources d’aliments, ils pourraient prendre leur reflet dans la fenêtre pour des intrus, et ils passeront à l’attaque et se blesseront. De plus, comme la plupart des oiseaux, ils peuvent considérer les fenêtres comme des ouvertures au travers desquelles ils peuvent s’envoler. Pour protéger les colibris, on recommande de placer les mangeoires à au moins 5 à 10 mètres des fenêtres.

On doit faire preuve de prudence au moment de remplir et d’entretenir les mangeoires pour colibris en s’assurant qu’elles constituent une source d’aliments sains. Évitez le miel qui peut rendre les oiseaux malades, les édulcorants artificiels qui n’ont aucune teneur en éléments nutritifs, ou les colorants artificiels. Nettoyez vos mangeoires au moins une fois par semaine pour éliminer toute accumulation de moisissure ou de bactéries, qui peut s’avérer fatale pour les oiseaux. Pour connaître la façon de nettoyer les mangeoires des colibris, consultez le site Wild About Gardening de la Fédération canadienne de la faune (en anglais seulement).

En guise d’alternative ou de complément à la mangeoire, pourquoi n’aménageriez-vous pas un jardin pour colibris ? Ce minuscule oiseau pourra alors se délecter du nectar de certaines espèces particulières de fleurs (en anglais seulement), ainsi que des insectes qui fréquenteront votre jardin.

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Le Colibri Abeille

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2016

 

 COLIBRI ABEILLLE

 

Le plus petit oiseau au monde est le colibri-abeille, zunzuncito ( el ave más pequeña del mundo ) en espagnol et bee hummingbird ( the World’s Smallest Bird ) en anglais. Le colibri-abeille est à peine plus gros qu’un bourdon avec lequel il est souvent confondu. Le mâle est un peu plus petit que la femelle ne mesurant que 5.5 centimêtres ( environ 2.17 pouces ) de long et pesant seulement 1.95 grammes ( environ 0.07 once ). En comparaison, le colibri géant ( picaflor gigante ) que l’on retrouve dans les Andes mesure environ 21 centimêtres ( 8 pouces et demie ) et pèse 20 grammes ( 0.7 once ), si bien que le colibri-abeille peut se percher sur le bec du colibri géant des Andes. cliquez-ici pour voir un tableau comparatif.

Le nom scientifique du colibri-abeille est Mellisuga helenae en latin et colibri d’Hélène en français. Ce nom lui a été donné en l’honneur d’Hélène Booth, l’épouse d’un ami de Juan Gundlach ( 1810-1896 ), célèbre naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba et qui a écrit le premier livre important sur les oiseaux de l’île ( Ornitología Cubana ). Les cubains préfèrent l’appeler zunzuncito, mot espagnol qui veut dire petit zunzun. Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes du colibri. Saviez-vous que le battement des ailes du colibri se fait à une vitesse de 80 battements d’ailes par seconde ?

Le colibri-abeille est une espèce d’oiseau endémique à Cuba, c’est-à-dire qu’elle n’existe qu’à Cuba et nulle part ailleurs. Cuba est vraiment le royaume du plus petit monde puisque c’est là aussi que l’on retrouve la plus petite grenouille au monde ( Sminthillus limbatus ) ainsi que la plus petite chauve-souris papillon au monde ( Natalus lepidus ).

Même si on peut observer le colibri-abeille partout à Cuba, les chances de le voir seront meilleures surtout dans trois régions de l’île. La première région est celle du Parc national de Zapata situé à 180 kilomêtres au sud-ouest de la Havane dans la province de Matanzas. Ce parc est constitué d’une vaste zone de 120 kilomêtres de terres humides remplies de mangroves et de marécages. Il a la forme d’une chaussure d’où son nom de Zapata qui veut dire chaussure en espagnol. C’est aussi l’habitat naturel de 160 espèces d’oiseaux, de 31 sortes de reptiles, de 12 espèces de mammifères et d’une quantité innombrable d’amphibiens, de poissons et d’insectes. La deuxième région est celle de la petite ville historique de Baracoa ( première ville espagnole à Cuba, construite en 1512 ) située sur la pointe sud-est de l’île. Enfin on peut se rendre au sud-ouest de l’île, plus précisément sur l’île de la Jeunesse ( Isla de la Juventud ), anciennement l’île des Pins ( Isla de Pinos ), à ne pas confondre avec l’île des Pins située dans l’océan Pacifique au sud de la Nouvelle-Calédonie.

Le mot colibri nous vient des indiens Taïnos ( premiers habitants de Cuba ) et signifie « oiseau dieu « . Dans la mythologie Taïno, le colibri symbolise la renaissance. Les indiens Taïnos croyaient que la création mourrait lorsque la température devenait sèche et qu’elle naissait de nouveau quand la pluie venait. Ils adoraient le colibri comme un « zeni », une idole fétiche représentant le parcourt du soleil à travers le ciel.

Autres noms communs du colibri dans les Antilles: Beija-flor, Calypte, Chupaflor, Guacariga, Pajaro Mosca, Picaflor, Zumbador, Zun Zun. En langage Taïno, le colibri-abeille se dit  »Guani » à cause de sa couleur bleu-gris. Il est considéré comme un maitre spirituel du monde animal. Audubon ( John James ) , célèbre naturaliste américain, appelait les colibris « des morceaux scintillants d’arc-en-ciel ».

Les colibris ou oiseaux-mouches habitent exclusivement les Amériques. On les retrouve à partir de la Terre de Feu ( la pointe la plus au sud de l’Amérique du Sud ) jusqu’aux abords du Cercle arctique. Toutefois la majorité des espèces habite l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale. À peine une vingtaine d’espèces ont été observées aux États-Unis et de celles-ci, une seule espèce, le colibri à gorge rubis, fait son nid à l’est de la rivière Mississippi jusqu’au Québec.

Aujourd’hui, les colibris font face à un autre danger: la perte de leur habitat naturel. La forêt tropicale, le principal habitat des colibris, recule sur la planête. La bonne nouvelle est que les colibris ont de bonnes chances de survivre grâce à leur grande capacité d’adaptation. Certaines espèces ont même bénéficié du développement de l’agriculture et de l’engouement des gens pour le jardinage qui est devenu l’activité de loisir numéro un en Amérique. L’observation des oiseaux, pour sa part, est la deuxième activité de loisir.

  En 1999, le gouvernement cubain a fait graver des pièces de monnaie illustrant le colibri-abeille. Différentes valeurs ont été mises sur le marché dont celle de 10 pesos en or ( voir illustration à gauche ). Cette jolie pièce de monnaie s’appelle « Zunzuncito » et fait sûrement la joie des collectionneurs. On peut trouver aussi une pièce de 50 pesos en or et une autre de 10 pesos en argent. En 2001, une nouvelle monnaie de 10 pesos en argent est apparue sur le marché. Cette monnaie montre deux zunzuncitos ( colibri-abeilles ) en effigie.

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Colibri, oiseaux pollinisateurs

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2016

 

colibriAu Québec, l’ornithologue Arthur C. Bent a observé des colibris ayant résisté à une température inférieure à 0 °C pendant plusieurs jours et à un enneigement de 15 cm ; les oiseaux se nourrissaient alors de menus insectes engourdis.

Les colibris sédentaires habitant des zones montagneuses intertropicales, à plusieurs milliers de mètres d’altitude dans les Andes, présentent une adaptation aux baisses nocturnes de température. Leur métabolisme chute et ils entrent dans une léthargie accompagnée d’un ralentissement des rythmes respiratoire et cardiaque, avec baisse de la température interne. Chez le colibri de Clémence, Lampornis clemenciae, on compte de 480 à 1 200 battements cardiaques à la minute, pour une température ambiante de l’ordre de 30 °C dans la journée. La nuit, lorsque la température a chuté de moitié, son rythme cardiaque tombe à 36 pulsations à la minute.

Un engourdissement provisoire est également constaté chez certains colibris, dont le métallure à gorge de feu (Metallura eupogon). Chez ces espèces montagnardes, la température corporelle nocturne est légèrement inférieure à 20 °C, c’est-à-dire à la moitié de la température diurne.

 

Seuls oiseaux du Nouveau Monde à se nourrir essentiellement de nectar, les colibris jouent un rôle certain dans la pollinisation. Il reste à prouver que certaines fleurs ne pourraient exister sans les colibris qui, eux-mêmes, disparaîtraient en l’absence de ces fleurs ; mais il est établi que quelques fleurs, dont celles à corolle tubulaire, ont besoin d’espèces de colibris déterminées pour assurer leur pollinisation dans des proportions importantes. Des adaptations botaniques sont apparues sur certaines fleurs. Ainsi, tant qu’une fleur deCentropogon n’est pas visitée par un colibri, ses étamines sont orientées vers le bas. Lorsqu’un colibri vient en prélever le nectar, son crâne heurte les étamines et se couvre de pollen ; ces dernières se relèvent alors et dégagent le pistil, qui pourra recevoir à son tour le pollen véhiculé par un autre colibri. De même, lorsque le campyloptère violet, Campylopterus hemileucurus, visite une fleur de Rasizea spicata, le pistil, d’abord relevé, s’abaisse dès que les étamines ont été délestées de leur pollen.

De rares prédateurs

En raison de leur petite taille et de leur vol extrêmement véloce, les colibris n’ont pour ainsi dire pas de prédateurs réguliers. De plus, ils se montrent fort agressifs et n’hésitent pas à foncer sur rivaux, intrus ou prédateurs, en cherchant à les piquer avec le bec, avant de s’esquiver prestement.

Les plus gros d’entre eux sont parfois la proie de certains faucons, et les serpents arboricoles s’attaquent de nuit aux colibris somnolents. Enfin, les petites espèces seraient susceptibles de se prendre dans les grosses toiles d’araignées. Le chercheur Scott Weidensaul cite également des captures occasionnelles par des libellules, des mantes religieuses, et même par des poissons et des grenouilles, qui s’empareraient des colibris pendant leur bain.

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Apprentissage d’un enfant avec les OIES

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2015

 

 Les oies blanches d'Aubépine 2

…..  j’aperçus pour la première fois aussi des oies ; comme elles s’égosillaient après moi, je m’imaginai avoir affaire à des diables qui voulaient m’avaler, et je m’enfuis en poussant des cris d’effroi.

Bien que je ne puisse me rappeler toutes nos aventures de grands chemins, quelques-unes cependant me sont restées dans la mémoire. Une fois, comme nous cheminions devisant de choses et d’autres, les bacchants dirent entre eux qu’en Misnie et en Silésie l’usage permettait aux écoliers de voler les oies, canards et autres victuailles, et qu’ils n’avaient rien à craindre tant qu’ils ne se laissaient pas surprendre par le propriétaire. Or, un beau jour que nous approchions d’un village, nous rencontrâmes un grand troupeau d’oies dont le gardien était absent ; il faut savoir que chaque village paie un homme pour mener les oies en champ : le gardien donc s’était éloigné pour aller vers le vacher. Je dis aux béjaunes :

– Quand arriverons-nous en Misnie, que je puisse tuer des oies ?

– Nous y sommes, répondirent-ils.

Incontinent, ramassant une pierre, je la lance et attrape à la patte un des volatiles ; les oies s’enfuient, mais celle que j’avais rendue boiteuse ne les suit qu’avec peine : une seconde pierre l’atteint à la tête et la fait tomber. (Quand je gardais les chèvres, j’avais appris à lancer les pierres mieux que pas un berger de mon âge ; je savais aussi sonner de la trompe et sauter en me servant de la pique ; tels sont, en effet, les exercices habituels des pâtres.) Je cours à l’oie, lui tords le cou et, après l’avoir cachée sous mon habit, je fais mon entrée dans le village. Bientôt le gardien arrive en criant :

– Le gars m’a volé une oie !

Avertis que plainte est portée à l’autorité, nous profitons de ce qu’un voisin allait célébrer les noces de sa fille et avait à cette occasion engraissé des oies dans son écurie, pour lui en voler trois pendant la nuit ; nous nous rendons dans un faubourg situé à l’autre extrémité de la ville, où les Suisses viennent banqueter avec nous, puis nous partons pour Halle en Saxe.

Nous nous divisâmes un jour en plusieurs bandes, dont l’une devait aller à la chasse des oies, tandis qu’une autre tâcherait de récolter des raves et des oignons ; l’un de nous était chargé de se procurer un pot à cuire ; quant à nous, les plus jeunes, nous fûmes envoyés à Neumarkt, la ville prochaine, afin d’y quêter le pain et le sel. Rendez-vous fut donné pour le soir près des portes de la ville, en dehors de laquelle nous voulions camper et apprêter le produit de nos courses. Nous avions décidé de passer la nuit près d’une fontaine qui se trouvait à une portée d’arquebuse de la ville, mais les habitants n’eurent pas plutôt aperçu le feu que nous avions allumé, qu’ils nous tirèrent dessus ; par bonheur, aucun de nous ne fut atteint. Courant à travers champs, nous nous réfugiâmes dans un petit bois où coulait un ruisseau. Les plus âgés se mirent à couper des branches pour en construire une hutte ; pendant ce temps, deux oies que nous avions prises furent plumées et la tête, les pattes et les intestins jetés dans la terrine où bouillissaient les raves : au moyen de deux baguettes pointues, nous fîmes rôtir les deux volailles ; dès qu’une place devenait un peu rouge, nous enlevions la chair et la mangions avec les raves. Dans la nuit nous entendîmes barboter, et nous découvrîmes un vivier dont on avait le jour précédent laissé l’eau s’écouler, de sorte que les poissons sautaient sur la vase ; nous en prîmes autant que nous pûmes en porter dans une chemise attachée à un bâton ; au premier village, nous donnâmes une partie de ces poissons à un paysan, qui nous accommoda le reste à la bière.

À Dresde, le maître d’école et nos bacchants nous envoyèrent un jour à la chasse des oies.

Je devais les abattre et mes compagnons les prendre et les emporter. Nous ne tardâmes pas à rencontrer un troupeau d’oies qui s’enfuirent à notre approche ; je lançai au milieu d’elles mon bâton qui en atteignit une et la fit tomber, mais mes camarades n’osèrent aller la ramasser, parce qu’ils aperçurent le gardien ; pourtant ils auraient facilement pu lui échapper. Les oies s’arrêtèrent et, entourant celle que j’avais frappée, se mirent à caqueter comme si elles lui parlaient ; enfin la blessée se releva et toutes ensemble décampèrent. J’étais très fâché de ce que mes compagnons n’avaient pas tenu leur promesse.

Heureusement qu’ils se comportèrent mieux un moment plus tard ; nous prîmes deux oies avec lesquelles les bacchants et le maître d’école firent un repas d’adieux ; puis nous allâmes à Nuremberg et de cette ville à Munich.

Extrait du livre : « MA VIE » de Thomas Platter édité par les Bourlapapey, 1862 bibliothèque numérique romande

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Les canards célèbres

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

 

Canard célèbreDans la langue du journalisme, on appelle canard une bourde, une chose absurde présentée avec toutes les apparences de la vérité, quelquefois même appuyée de dissertations historiques ou scientifiques qui semblent de nature à écarter toute accusation de supercherie.

Le mot canard a pénétré dans le langage courant pour désigner une fausse nouvelle, une mystification.

Un auteur contemporain donne au canard l’origine suivante :

« Pour renchérir sur les nouvelles ridicules que les journaux de France lui apportaient tous les matins, un journaliste belge imprima, dans les colonnes d’une de ses feuilles, qu’il venait de se faire une expérience très intéressante et bien propre à caractériser l’étonnante voracité du canard. Vingt de ces volatiles étant réunis, on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement. On immola le deuxième, qui eut le même sort, puis le troisième, et enfin successivement tous les canards, jusqu’à ce qu’il n’en restât plus qu’un seul, qui se trouva ainsi avoir dévoré les dix-neuf autres, dans un temps déterminé et très court. Cette fable, spirituellement racontée, eut un succès que l’auteur était peut-être loin d’en attendre. Elle fut répétée par tous les journaux de l’Europe ; elle passa même en Amérique, d’où elle revint chargée d’hyperboles. On en rit beaucoup, et le mot canard resta pour désigner les nouvelles invraisemblables que les journaux offrent chaque jour à la curiosité de leurs lecteurs. »

L’origine du canard nous semble beaucoup plus ancienne. L’auteur d’un ouvrage publié en 1605, dédié à Sully et intitulé : Histoire admirable des plantes et herbes esmerveilleuses et miraculeuses en nature, dit très gravement qu’il existe un arbre dont la moëlle est de fer, et d’autres arbres dont les fruits tombés dans les eaux se changent en poissons et les fruits tombés sur terre se transforment en oiseaux volants. Il parle surtout d’un arbre, lequel estant pourry produit des vers, puis des canards vivans et volans. Du Bartas, le poète de l’époque, a chanté cet arbre merveilleux.

….. Dans les glaneuses campagnes
Vous voyez des oysons qu’on appelle gravagnes,
Qui sont fils (comme on dit) de certains arbrisseaux
Qui leur feuille féconde animent dans les eaux.
Ainsi le vieil fragment d’une barque se change
En des canards volans : ô changement estrange!
Même corps fut jadis arbre verd, puis vaisseau,
Naguère champignon et maintenant oiseau.

Il est très probable que le volatile, si singulièrement engendré, dont parlent Du Bartas et le naturaliste, son contemporain, n’est autre que la macreuse (canard de mer). En effet, pendant longtemps, les marins, n’ayant jamais pu découvrir de nids de macreuses — par la raison que ces oiseaux font leurs nids dans les régions les plus froides du globe — ont prétendu que la macreuse prenait naissance dans les coquillages attachés aux débris des vaisseaux. Le nom scientifique de la macreuse prouverait même que les savants partagèrent, jusqu’à un certain point, cette croyance : en effet, ils l’ont appelée anatife ou anatifère, deux mots latins anas (canard) et ferre (porter). Les marins de nos jours donnent encore le nom de graine de canards à un coquillage qui s’attache particulièrement aux carènes des vieux navires.

Ne pourrait-on pas admettre que la croyance relative à la macreuse, tournée plus tard en ridicule, amena l’emploi du mot canard avec le sens figuré qu’il a pris dans la conversation. Usité d’abord parmi les marins, il aurait passé ensuite dans le langage populaire, et l’histoire du journaliste belge, qui probablement connaissait la légende du canard de mer, l’aurait fait pénétrer dans la langue du journalisme, où il a fait fortune.

Quoiqu’il en soit, les journaux de notre époque, même les plus sérieux, se livrent avec un zèle infatigable à l’éducation du canard. Telle absurdité plaisante, sortie du cerveau d’un journaliste, entre deux verres de Champagne, est servie le lendemain au public avec une gravité et un appareil de mise en scène qui trompent quelquefois les gens du métier eux-mêmes.

Le canard le plus célèbre est, sans contredit, celui auquel on a donné le nom de serpent de mer, du Constitutionnel. De temps à autre, ce journal, peu plaisant s’il en fut, publie un article constatant, avec preuves à l’appui, que les passagers de tel navire, commandé par le capitaine un tel, ayant à son bord tel ou tel savant, ont aperçu, dans les eaux de telle mer, un monstrueux serpent dont ils ont pu reconnaître exactement les formes, les mouvements et les caractères distinctifs. L’article, assaisonné aux meilleures sauces, dans les cuisines de la rédaction, est servi tout chaud aux lecteurs émerveillés. Les initiés rient dans leur barbe, et les autres croient avoir ajouté un beau fleuron à leurs connaissances en histoire naturelle.

Le serpent de mer du Constitutionnel a fait si bonne route qu’on dit souvent : c’est un serpent de mer au lieu de : c’est une fausse nouvelle, une plaisanterie.

Ce n’est pas que le serpent de mer n’existe que dans l’imagination des journalistes en bonne humeur, comme beaucoup sont portés à le croire. Cet animal n’est pas un mythe, et nous aurons occasion de lui consacrer un article.

Les canards ne sont pas toujours à l’adresse des naïfs et des ignorants. L’Académie des sciences elle-même en a avalé plus d’un, et du plus beau plumage; témoin l’histoire suivante, qui vaut la peine d’être racontée.

Les canards célèbres dans OIE ET CANARD 220px-1993_06_theatre_donald_duckLe célèbre Ampère était aussi distrait que savant. Un jour, il devait lire, à une séance de l’Académie, un rapport sur une question de la plus haute importance. Arrivé à l’Institut, quelques minutes seulement avant l’ouverture de la séance, Ampère s’aperçut qu’il avait oublié chez lui le rapport qu’il devait lire. Très contrarié de cet oubli, il s’arrêta sur la première marche de l’escalier et se mit à réfléchir à ce qu’il devait faire. Machinalement, sa main s’était posée sur la pomme de marbra de la rampe où le soleil dardait à ce moment de chauds rayons. Il remarqua que le côté de la pomme exposé au soleil était relativement chaud, tandis que l’autre côté, placé à l’ombre, avait la froideur ordinaire du marbre. Il remarqua en outre que la pomme, légèrement dévissée, pouvait faire un demi-tour de plus sur elle-même. Il lui fit faire ce demi-tour, de façon que le côté chaud se trouvât à l’ombre et le côté froid au soleil. Alors un sourire narquois apparut sur ses traits, et montant dans la salle où l’attendaient ses collègues déjà réunis, il leur dit : « Messieurs, avant de vous donner lecture de mon rapport, j’ai hâte de vous faire constater un phénomène étrange. » Il les conduisit alors au pied de l’escalier, leur fit toucher la pomme merveilleuse, froide du côté du soleil et chaude du côté de l’ombre, et s’amusa pendant plus d’une heure de leurs exclamations de surprise et des explications que la plupart donnaient incontinent. L’Académie rentra en séance, et, sans plus penser au rapport que devait lire Ampère, mit à l’ordre du jour cette question : « Pourquoi une pomme de marbre, exposée au soleil, reste-t-elle froide du côté où dardent les rayons solaires, et devient-elle chaude du côté placé à l’ombre ? »

Pondant plusieurs mois, bon nombre d’académiciens s’escrimèrent à expliquer le phénomène, mais pas un n’eut l’idée de s’assurer de la véracité du fait, en exposant une pomme de marbre au soleil. Le plus curieux de l’affaire, c’est qu’Ampère lui-même présenta à ses collègues un mémoire où il prétendait donner une explication irréprochable au point de vue de la science. Un beau jour enfin, la piste fut éventée, les rieurs eurent beau jeu et Ampère se fit, à l’Académie des sciences, des ennemis irréconciliables.

Une aventure du même genre advint, il y a quelques années, à une académie de province. Un chroniqueur l’a racontée comme il suit :

« S’il m’en souvient bien, c’était à… ne nommons pas la ville. Respect aux académies malheureuses ! Un jour, le président arriva rouge d’émotion, et tout haletant de joie :

» Messieurs et honorés collègues, dit-il, je viens vous proposer de décerner à l’un de nos compatriotes, le docteur V…, chirurgien de marine, en ce moment à Chandernagor, un diplôme de membre correspondant. Le docteur V… doit prendre rang désormais parmi les plus illustres bienfaiteurs de l’humanité. Il vient d’inventer une manière de guérir les fractures des membres, qui ouvre une voie nouvelle et brillante à la chirurgie. Voici la lettre que j’ai reçue de lui tout à l’heure :

« Mon cher maître, ce matin, un matelot, tombé du haut d’une vergue sur le pont, s’est brisé la jambe gauche. Il gisait sans pouvoir se relever, quand un de ses camarades accourt et entoura le membre fracturé de ficelle goudronnée. Aussitôt le blessé, qui n’avait donné aucun signe de douleur, se relève et reprend immédiatement son service, comme s’il ne lui fut rien arrivé. Je compte bien désormais user d’un moyen aussi héroïque, quand pareil cas se renouvellera. »

L’Académie, à l’unanimité des suffrages et par acclamation, accorda le diplôme demandé.

» Le président se hâta d’écrire à Chandernagor pour annoncer au docteur V… la glorieuse marque de sympathie et d’admiration que lui décernait l’élite savante de ses concitoyens.

» Le docteur répondit :

« Merci à vous et à l’Académie, mon cher maître. A propos! J’étais si pressé l’autre jour en vous écrivant, que j’ai oublié de mentionner un détail peu important, sans doute, mais qui complète l’observation chirurgicale qui me vaut tant d’honneur. La jambe cassée du matelot était une jambe… de bois. »

Le canard n’a quelquefois d’autre but que de faire courir les gens. C’est alors une sorte de poisson d’avril. Un journal annonça un jour que le puits de Grenelle lançait dans ses gerbes d’eau de beaux petits poissons rouges, tout prêts à être mis en bocal, et que le gardien du puits les cédait à un prix modéré. Il vint des acheteurs. Un autre annonça que désormais le public serait admis à visiter l’intérieur de l’obélisque : il se présenta des visiteurs. Un troisième rapporta que, dans les fouilles faites à Alise, on avait retrouvé une paire de pistolets qui, grâce à une inscription, étaient reconnus pour avoir appartenu à César. Le public pourrait aller admirer ces pièces rares au musée de Cluny, où le gouvernement les avait fait déposer. Et il vint au musée de Cluny des curieux qui demandèrent à voir les pistolets de César.

Image illustrative de l'article Le Canard enchaînéA un degré moins élevé de l’échelle sociale, le canard est un puissant élément de succès pour les exhibiteurs de curiosités qui parcourent les foires et les fêtes de banlieue. Nous avons vu le prospectus d’un Musée antique qui annonçait, entre autres merveilles : un pépin de la pomme qu’Eve offrit à Adam — le plat sur lequel Esaü mangea les lentilles qui lui coûtèrent si cher — un morceau de la mâchoire d’âne avec laquelle Samson assomma tant de Philistins — le glaive avec lequel Judith trancha la tête à Holopherne — la queue du chien d’Alcibiade — le cheveu qui tenait suspendue l’épée sur la tête de Damoclès, etc.

Qui de nous est sûr de n’avoir pas, plus d’une fois, avalé des canards, absolument comme il arrive aux habitués des restaurants de Paris de manger du chat pour du lapin et du cheval mariné pour du sanglier?

issu du site : Le dictionnaire des curieux

 

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Le Voyage du Lapin sur la Lune

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2015

 

lapinLe lapin lunaire est toujours présent à l’esprit des habitants de l’Est de l’Asie lorsqu’ils regardent la Lune. Dans les cratères de l’astre de nuit, on peut y voir un lapin qui pilonne herbes et mixtures d’Immortalité pour les chinois, des moshis (gâteaux de riz) pour les Japonais. En Chine, il est le “Lapin de Jade” : l’assistant apothicaire de Chang’e, déesse de la Lune. Il partage parfois, cette fonction avec Chan Chu, le crapaud herboriste…

Voici une ancienne légende bouddhiste aux variantes nombreuses puisque déclinées en Chine, en Inde, en Thaïlande, en Corée, au Japon… Un jour, un dieu prit les traits d’un mendiant affamé, il descendit du ciel et entama un voyage sur la Terre. Il voulut tester les capacités des animaux de la forêt ainsi que leur générosité, pour cela il demanda à chacun d’eux, un peu de nourriture et les observa. Le Singe agile monta tout en haut d’un bel arbre et cueillit les fruits les plus beaux pour l’homme. La Loutre svelte trouva des poissons lourds et frétillants, échoués près de la rivière et les offrit au vieil homme. Le Chacal rusé s’empara d’un lézard et d’un pot de lait caillé et en fit don à l’étranger affamé.

Le Lapin, lui, n’avait rien à donner. Désespéré, il alluma un brasier et se jeta dans les flammes, son corps était son sacrifice en l’honneur du vieillard. Heureusement, le Lapin ne brûla pas dans le feu. Le vieil homme était en fait l’Empereur de Jade, le roi des dieux. Il apprécia et reconnut son acte d’une gratitude et d’une générosité extrême. Pour le remercier, il dessina les contours de son corps sur la blancheur de l’astre lunaire pour que tout le monde se souvienne de la bravoure et du sacrifice du Lapin. Selon la légende chinoise, l’animal aux grandes oreilles est envoyé par le dieu directement sur la Lune où il deviendra le compagnon de Chang’e, la déesse Lune personnifiant le Yin suprême pour les Taoïstes.

Étrangement, on retrouve une histoire similaire chez les Aztèques, où le roi des dieu Quetzalcoatl demande de la nourriture au Lapin et où celui-ci propose sa propre chair, et donc sa vie au dieu. Alors, Quetzalcoatl offre une récompense semblable au Lapin qu’il place sur la Lune et lui adresse ces quelques mots : “Tu n’es peut-être qu’un lapin, mais tout le monde se rappellera de toi ; ici se trouve ton image dans la lumière, pour tous les hommes et pour tous les temps. »

D’un continent à l’autre, le lapin dessine sa silhouette au centre du globe lumineux de la nuit. Gardien de nos rêves, il peuple l’astre lunaire si mysté- rieux et en même temps si doux et accueillant, puisque les hommes du monde entier l’ont peuplé d’êtres et de créatures merveilleuses.

(Magazine Lune Bleue/ LWE) et le lien : http://la-lwe.bbfr.net  .

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Canard colvert et sa vie

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2015

COLVER

 

Le colvert est le canard le moins farouche. Il s’acclimate facilement à la vie urbaine et ne craint peu l’homme. Il se reproduit fréquemment avec d’autres espèces (Canard noir qui habite l’ Amérique, Canard pilet qui habite l’ Europe ou son congénère le canard domestique), ce qui peut poser des problèmes de pollution génétique au sein des populations sauvages (et domestiques). Il est très grégaire en dehors des périodes de reproduction, et les femelles sont très fidèles aux mêmes territoires en y retournant tous les ans.

Le colvert appartient au groupe des canards barboteurs, ceux qui préfèrent s’alimenter en surface, ou à faible profondeur d’eau, en avançant à coups de pattes circulaires et alternés : il plonge la tête dans l’eau et bascule vers l’avant, ce qui lui permet d’atteindre le fond de l’eau avec son bec. Il s’aventure aussi sur les prairies pour brouter. Il est omnivore et se nourrit de poissons et d’herbes, de graines et de vers, de grenouilles et d’insectes.

Le colvert est monogame mais change de partenaire à chaque période de reproduction. Plusieurs mâles courtisent une femelle, certains pouvant même s’accoupler sans effectuer de parade nuptiale, plus ou moins de force4. La parade a lieu sur l’eau durant tout l’hiver, longtemps avant la saison de la reproduction. Les mâles tournent autour de la femelle. Ils tendent le cou puis le projettent vers l’arrière. Ils se redressent en gonflant la poitrine et en sifflant, puis ils dressent ensuite leurs rectrices deux ou trois fois, enfin ils placent leur tête vers l’avant au ras de l’eau et se mettent à tourner dans tous les sens.

Généralement, la femelle arrive la première sur le lieu de nidification, et bâtit son nid au sol, dans un endroit caché, près d’un plan d’eau. Il est composé d’herbe, de jonc et de feuilles, et garni de duvet que la cane arrache à son propre plumage. Pendant la période de reproduction, le mâle protège énergiquement sa femelle. Il la quitte ensuite dès l’incubation.

La ponte peut avoir lieu dès février, notamment chez les sédentaires, et jusqu’en juillet, en fonction de la latitude. Le nid des colverts est rudimentaire et le choix du lieu sans sophistication, il peut utiliser le sol nu ou des arbres creux3. Il est fait de brindilles et de duvet que la femelle arrache d’une zone particulière de son poitrail. Le nombre d’œufs varie de 5 à 15, les pontes les plus importantes (jusqu’à 18) sont considérées comme appartenant à deux femelles. Seule la femelle couve, pendant environ 28 jours. En effet, le plumage de la femelle lui permet de passer inaperçue au milieu de la végétation. Si le mâle aidait à la couvaison, le nid serait facilement repéré par les prédateurs et détruit. Ses principaux prédateurs sont l’homme et les petits carnassiers comme le renard, la martre ou encore la loutre.

Après l’éclosion, c’est encore la femelle seule qui s’occupe des canetons. Elle les mène au plan d’eau le plus proche et leur apprend à nager et à se nourrir jusqu’à ce qu’ils soient en âge de voler (7 semaines environ). Ils quittent ensuite le nid. Les canetons pourront se reproduire dès l’année suivante.

Alors que ce canard n’a jamais été observé avant le début du xxe siècle au Canada, il était même rarement observé dans les années 1930 et 1950, les comptages de population dans les années 2000 suggèrent la présence de plus d’un million d’entre eux. Ils proviennent des provinces de l’Ouest du Canada et des Grands Lacs où il y a des lâchers depuis 1935. Courant des années 2000, les effectifs des populations canadiennes sont en augmentation, malgré de fortes disparités annuelles.

Les variétés sauvages ont également été introduites aux îles Malouines, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour la chasse.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes populations sauvages européennes migrent du nord vers le sud de l’Europe. Elles traversent la France de novembre à décembre. En France, de 30 000 et 60 000 couples restent sédentaires tandis qu’habituellement 180 000 à 200 000 oiseaux y hivernent. Les zones les plus fréquentées sont la Camargue, les marais de la Dombe, le cours du Rhin, les étangs de Moselle, les étangs de la Brenne et les zones humides du littoral atlantique. Les populations hivernantes repartent vers leurs zones de reproduction du nord entre fin février et mi-mai.

Le Canard colvertColvertCanard mallard au Canada ou Canard français en français cadien, Anas platyrhynchos, est une espèce d’oiseaux de l’ordre des Ansériformes, de la famille des Anatidés et de lasous-famille des Anatinés. C’est certainement le plus connu et reconnaissable de tous les canards, du fait de l’existence de races de canards domestiques issues de cette espèce.

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La vie de la panthère

Posté par othoharmonie le 3 août 2015

 

leopard-panthereMême si elle convoite des proies d’une grande diversité, la panthère se caractérise par deux comportements constants : elle chasse à l’affût et en solitaire. Elle ne poursuit pas ses futures victimes, mais les guette, dissimulée dans les arbres ou les herbes hautes, parfaitement camouflée grâce à son pelage ocellé.

Avant de se tapir, la panthère scrute les alentours ; du haut d’un arbre, elle observe le paysage. Elle peut ainsi, lors de l’affût, demeurer très passive, en attente près d’un endroit propice tel qu’un point d’eau auquel viennent se désaltérer nombre d’animaux.

Elle peut également, après avoir repéré une proie au loin, entamer une approche des plus discrètes. Mais la panthère pratique avant tout une chasse opportuniste, saisissant l’occasion lorsqu’elle se présente. À la recherche de sa future victime, elle parcourt en silence son territoire, tous les sens aux aguets. La moindre silhouette, le plus léger souffle, l’odeur la plus subtile la mettent en arrêt. Elle se glisse ensuite vers l’animal choisi, ventre plaqué au sol, sans un bruit. Les dernières foulées la séparant de sa proie sont parcourues à une vitesse qui atteint les 60 km/h, en deux ou trois bonds de près de 6 m de long et pouvant parfois aller jusqu’à 3 m de haut. Elle assène alors le coup de grâce au cours d’une attaque finale qui ne dure que quelques secondes. Si l’animal est de petite taille, comme un singe ou un rongeur, elle le saisit à la nuque. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une victime plus conséquente, telle qu’une antilope, une gazelle ou un impala, elle la prend à la gorge et l’étouffe.

Malgré des atouts naturels incontestables, la panthère ne revient victorieuse de la chasse qu’une fois sur quatre. C’est sans doute pour ne pas gaspiller une proie chèrement acquise qu’elle a l’habitude de hisser la carcasse sur un arbre. Cela la met au moins hors d’atteinte des chacals et des hyènes. Ensuite, il ne reste plus qu’à la protéger des vautours.

L’appétit de la panthère s’accommode d’une si grande variété de proies qu’il serait bien difficile d’en dresser une liste exhaustive. Elle manifeste une grande faculté d’adaptation, aussi bien en ce qui concerne la méthode de chasse que pour le choix de sa nourriture.

Courageuse, mais pas téméraire

En règle générale, la panthère s’attaque à des mammifères de même taille qu’elle ou plus petits, évitant autant que possible de se trouver en compétition avec d’autres carnivores tels que les lions, les tigres ou les lycaons qui, de leur côté, se régalent d’animaux plus grands. En Asie, elle s’en prend volontiers aux cerfs et aux sangliers, aux bufflons et aux jeunes bovins sauvages, aux bouquetins et aux mouflons, de même qu’aux babouins et aux macaques. Menant une existence solitaire, c’est le plus souvent seule qu’elle part en quête de proies ; on a cependant pu observer, notamment en Inde, plusieurs individus s’associant pour la capture d’un singe : une des  panthères tente de le déloger de l’arbre où il s’est réfugié, tandis qu’une autre guette la chute de l’animal, qui a bien peu de chances d’échapper au piège.

Dans la grande forêt africaine, la panthère chasse céphalophes et potamochères, tandis que, dans la savane, gazelles, impalas ou gnous constituent son ordinaire ; mais elle ne dédaigne pas pour autant les damans, lièvres et autres rongeurs. Le bétail domestique a longtemps constitué pour elle un gibier facile, ce qui lui a valu d’être persécutée jusqu’à l’extermination, particulièrement dans certaines régions du sud de l’Afrique. Quant aux oiseaux, ils figurent plus rarement à son menu. En cas de disette, il arrive qu’elle se rabatte sur de très petites proies, comme des grenouilles, des reptiles, voire des poissons. La plupart du temps, elle ne convoite que des animaux très jeunes ou très âgés, sachant que les adultes vigoureux risquent fort de lui échapper. C’est là sa contribution à la sélection naturelle, qui assure la santé et le bon équilibre des troupeaux.

Des études ont été conduites sur l’alimentation des panthères à partir d’analyses de leurs excréments. Dans l’Himalaya, les résultats montraient que les chèvres sauvages étaient présentes dans 70 % des excréments, le bétail domestique représentant 14 % et les porcs-épics 9 %.

Dans le parc national Kalahari Gemsbok en Afrique du Sud, il a été remarqué que les femelles suitées chassaient surtout le renard à oreilles de chauve-souris, le protèle et les céphalophes, alors que les mâles se nourrissaient en plus de porcs-épics et de jeunes oryx.

Dans le parc national de Tai en Côte-d’Ivoire, plus de 30 espèces de proies différentes ont été retrouvés dans des excréments de panthères, dont 99 % de mammifères.

imagesUne fois en possession de sa victime, la panthère l’entraîne à l’écart, afin de la savourer seule et en toute tranquillité. Elle commence par lui ouvrir l’abdomen pour en extraire les entrailles, dont elle consomme immédiatement le foie, les reins et le cœur ; elle dissimule par ailleurs l’estomac et les intestins sous une couche d’herbes, de feuilles ou de terre, puis termine en dévorant le nez, la langue et les yeux. Le reste de la carcasse est ensuite placé à l’abri des éventuelles convoitises des charognards, le plus souvent au creux d’une fourche d’arbre, en prévision des repas à venir.

Après s’être repue, elle va en général s’abreuver. Elle élit volontiers domicile à proximité des points d’eau, mais, en période de sécheresse, elle est capable de faire preuve d’une remarquable sobriété, ne buvant que tous les deux ou trois jours.

La panthère ne manifeste aucune préférence marquée pour un milieu particulier. Du moment qu’elle dispose d’eau en suffisance et d’une réserve de gibier satisfaisante, elle s’accommode de conditions de vie fort diversifiées. C’est ainsi qu’elle aime vivre dans la forêt tropicale ou le long des lisières boisées qui bordent les cours deau – car elle possède d’excellentes aptitudes pour la nage –, aussi bien que dans les savanes buissonnantes ou les semi-déserts rocheux.

 

Ressources Encyclopédiques

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CAMÉLEON HISTORIQUE

Posté par othoharmonie le 27 mai 2015

 

Caméléon : petit animal du genre des animaux à quatre pieds qui font des oeufs, comme le crocodile et le lézard, avec lesquels il a beaucoup de ressemblance. Voyez Planche XV. . Nous ne pouvons mieux faire, pour l’histoire du caméléon, que de rapporter ici ce qu’en a écrit M. Formey, secrétaire de l’académie royale des Sciences et Belles-Lettres de Prusse, dans un manuscrit qui nous a été remis.

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 » Le caméléon est fait comme le lézard, si ce n’est qu’il a la tête plus grosse et plus large : il a quatre pied, à chacun trois doigts ; la queue longue, avec laquelle il s’attache aux arbres, aussi-bien qu’avec les pieds ; elle lui sert à grimper, et lorsqu’il ne peut atteindre de ses pied quelque lieu où il veut aller, pourvu qu’il y puisse toucher de l’extrémité de la queue, il y monte facilement. Il a le mouvement tardif comme la tortue, mais fort grave. Sa queue est plate, le museau long : il a le dos aigu, la peau plissée et hérissée comme une scie, depuis le cou jusqu’au dernier noeud de la queue, et une forme de crête sur la tête. Il a la tête sans cou, comme les poissons ; il fait des oeufs comme les lézards ; son museau est en pointe obtuse ; il a deux petites ouvertures dans la tête qui lui servent de narines ; ses yeux sont gros, et ont plus de cinq lignes de diamètre, dont l’iris est isabelle, bordée d’un cercle d’or ; et comme il a la tête presqu’immobile, et qu’il ne peut la tourner qu’avec tout le corps, la nature l’a dédommagé de cette incommodité en donnant à ses yeux toutes sortes de mouvements ; car il peut non-seulement regarder de l’un devant lui, et de l’autre derrière, de l’un en-haut et de l’autre en-bas : mais il les remue indépendamment l’un de l’autre avec tous les changements imaginables. Sa langue est longue de dix lignes et large de trois, faite de chair blanche, ronde, et aplatie par le bout, où elle est creuse & ouverte, semblable en quelque façon à la trompe d’un éléphant. Il la darde et retire promptement sur les mouches, qui s’y trouvent attrapées comme sur de la glu ; il s’en nourri , et il lui en faut très-peu pour se repaître, quoiqu’il rende beaucoup d’excréments. On dit même qu’il vit long-tems sans autre nourriture que l’air dont il se remplit au soleil jusqu’à ce qu’il en soit enflé. Il n’a point d’oreilles, et ne reçoit ni ne produit aucun son. Il a dix-huit côtes, et son épine a soixante et quatorze vertèbres, y compris les cinquante de sa queue. Il devient quelquefois si maigre qu’on lui compte les côtes, de sorte que Tertullien l’appelle une peau vivante. Lorsqu’il se voit en danger d’être pris, il ouvre la gueule et siffle comme une couleuvre. Gesner et Aldrovande disent qu’il se défend du serpent, par un fétu qu’il tient dans sa gueule.

Le caméléon habite dans les rochers : ce qu’il a de plus merveilleux, c’est le changement de couleur qu’il éprouve à l’approche de certains objets. Il est ordinairement vert, tirant sur le brun vers les deux épaules, et d’un vert jaune sous le ventre, avec des taches quelquefois rouges quelquefois blanches. Sa couleur verte se change souvent en un brun foncé, sans qu’il reste rien de la première couleur : les taches blanches disparaissent aussi quelquefois, ou changent seulement en une couleur plus obscure qui tire sur le violet, ce qui arrive ordinairement lorsqu’il est épouvanté. Lorsqu’il dort sous une couverture blanche, il devient blanc, mais jamais ni rouge ni bleu ; il devient aussi vert, brun ou noir, si on le couvre de ces couleurs : telles sont au moins les relations ordinaires qu’on a données de ce phénomène. Mais il me parait exagéré ; et avant que d’en entreprendre l’explication, il faudrait bien constater le fait. Le P. Feuillée, minime, par exemple, prétend dans son Journal d’observations physiques, mathématiques & botaniques, que le changement de couleurs de cet animal vient des divers points de vûe où l’on le regarde ; ce qui n’est point aussi merveilleux que ce qu’en avoient publié les anciens. Mém. de Trévoux, Août 1727, pag. 1419.

 

M. Souchu de Rennefort assure dans son Histoire des Indes orientales, que les caméléons prennent par les yeux les couleurs des objets sur lesquels ils s’arrêtent. Hist. des ouvr. des Sav. Mars 1688. tom. II. p. 308. Un autre auteur avance qu’il n’est pas vrai que le caméléon change de couleur, suivant les choses sur lesquelles il se trouve ; mais ce changement arrive, selon lui, suivant les différentes qualités de l’air froid ou chaud qui l’environne. Rec. d’Hist. et de Littérat. tom. III. p. 73. Mlle de Scudéry, dans une relation qu’elle a publiée de deux caméléons qui lui furent apportés d’Afrique, assure qu’elle les conserva dix mois, et que pendant ce temps-là ils ne prirent rien du tout. On les nettoie au soleil et à l’air, qui paraissait être leur unique aliment : ils changeaient souvent de couleur, sans prendre celles des choses sur quoi on les mettait. On remarquait seulement, quand ils étaient variés, que la couleur sur laquelle ils étaient se mêlait avec les autres, qui par leurs fréquens changemens faisaient un effet agréable. Furetiere, article Caméléon.

 

Toutes ces diversités demanderaient un examen plus circonspect ; qui épargnât la peine de chercher des explications pour ce qui n’existe peut-être point : cependant l’on en a proposé plusieurs : les uns disent que ce changement de couleurs se fait par suffusion, les autres par réflexion, d’autres par la disposition des particules qui composent sa peau. Elle est transparente, dit le P. Regnault (Entr. de Phys. tom. IV. p. 182.),et renferme une humeur transparente qui renvoie les rayons colorés, à-peu-près comme une lame mince de corne ou de verre.

 Description de l'image Namaqua_Chamäleon-01.jpg.

Mathiole rapporte plusieurs superstitions des anciens touchant le caméléon. Ils ont dit que sa langue, qu’on lui avait arrachée étant en vie, servait à faire gagner le procès de celui qui la portait ; qu’on faisait tonner et pleuvoir si l’on brûlait sa tête & son gosier avec du bois de chêne, ou si on rôtissait son foie sur une tuile rouge ; que si on lui arrachait l’oeil droit étant en vie, cet oeil mis dans du lait de chèvre ôtait les taies ; que sa langue liée sur une femme enceinte la faisait accoucher sans danger ; que sa mâchoire droite ôtait toute sa frayeur à ceux qui la portaient sur eux, & que sa queue arrêtait des rivières. Ce qui montre que les Naturalistes ont débité des choses aussi fabuleuses que les Poètes.

Il y a en Egypte des caméléons qui ont onze à douze pouces, y compris la queue ; ceux d’Arabie & du Mexique ont six pouces seulement « .

On ne sait pourquoi les Grecs ont donné à une bête aussi vile et aussi laide, d’aussi beaux noms que ceux de petit-lion ou de chameau-lion. Cependant on a soupçonné que c’était parce qu’elle a une crête sur la tête comme le lion : mais cette crête ne parait à la tête du lion, qu’après que les muscles des tempes ont été enlevés. On a aussi prétendu que c’est parce que le caméléon prend les mouches, comme le lion chasse et dévore les autres animaux, qu’il a été comparé au lion…

 

Issu des Écrits :  par Louis-Jean-Marie Daubenton  de L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert

 

 

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Préjugés des Anciens sur les Salamandres

Posté par othoharmonie le 6 février 2015

 

 

 
 
téléchargementLa salamandre, pour la définir tout de suite familièrement, est une sorte de crapaud ayant une queue. Les mœurs de cet animal ne présentent aucune propriété extraordinaire, et cependant, sur la foi de quelques observations d’une très faible portée, il s’est accumulé peu à peu autour de son nom une réputation immense, notamment celle de posséder la vertu d’éteindre le feu.

Lorsqu’on blesse ou qu’on irrite ce petit animal, il suinte de sa peau, visqueuse comme celle du crapaud, une humeur laiteuse, amère, d’une odeur forte et tout à fait repoussante. Cette propriété est fort simple, et évidemment destinée dans le plan de la nature à écarter de lui les ennemis que la paresse de sa marche ne lui permet pas de fuir. C’est là cependant ce qui est devenu le principe de toutes les fables qui se sont répandues sur le compte de la salamandre.

D’abord, il est incontestable que cette humeur est légèrement vénéneuse : elle fait périr, en effet, les insectes et les petits animaux ; mais on s’est assuré, par des expériences positives, qu’elle est sans aucune action délétère sur l’homme et sur les animaux d’une certaine taille. Cependant, chez les anciens, son poison a passé pour un des plus redoutables du monde. Pline assure qu’il suffit que la salamandre ait touché un fruit en passant pour que ce fruit se change aussitôt en un poison violent. Je croirais volontiers que dans l’empire romain on en était venu à forger une multitude de poisons que l’on rapportait à la main de la nature précisément parce qu’il y en avait un trop grand nombre qui ne sortaient que de celle des hommes.

Quoi qu’il en soit, cette mauvaise réputation de la salamandre, qui n’aurait guère le droit de régner que parmi les mouches et les autres insectes, s’est conservée dans nos campagnes. La salamandre est rangée presque partout par les paysans parmi les animaux les plus venimeux, et quand on en découvre quelqu’une on s’en débarrasse aussitôt avec une sorte d’horreur. Elle ne mérite cependant pas une réprobation plus énergique que le crapaud, car à l’égard des mœurs et de son venin elle est presque en tout pareille.

Mais cette faculté d’empoisonnement n’est que la moindre merveille de la salamandre. Sa plus fameuse propriété est d’éteindre le feu ; et l’on a vu au Moyen Age des savants qui, se fondant sur cette antipathie naturelle, prétendaient éteindre les incendies en jetant au milieu des flammes des salamandres. Ce préjugé a ses racines dans l’Antiquité. « La salamandre, dit Pline, est un animal si froid que rien qu’à toucher le feu il l’éteint comme le ferait de la glace. » Aristote enseigne à peu près la même chose, mais avec plus de réserve : « Cet animal, dit-il, à ce que l’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre. »

Il y a là quelque vérité, mais il faut la bien préciser pour ne s’y point méprendre. Il est certain que si l’on met une salamandre sur quelques charbons, comme il se dégage immédiatement de son corps cette humeur laiteuse dont nous avons parlé, les charbons qui la touchent, s’ils ne sont pas trop forts et trop ardents, s’éteignent promptement ; mais cela ne tient nullement à la froideur de l’animal, car cette humeur serait toute chaude qu’elle n’éteindrait pas moins le feu sur lequel elle se répandrait, comme l’eau qui n’éteint pas moins le charbon quand elle est bouillante que quand elle est à la glace.

Mais de ce fait si simple, grâce aux exagérations de la théorie des sympathies et des antipathies, si puissante dans l’ancien état de la science, est sortie l’idée que la nature de la salamandre était antipathique à celle du feu, et de là la persuasion que la salamandre repoussant absolument le feu, cet agent ne saurait la consumer. Telle a été l’opinion vulgaire au Moyen Age ; et, pour la détruire, il a fallu que les savants de la Renaissance se livrassent à cet égard à des expériences positives.

Mathiole rapporte qu’il vit une salamandre mise dans un brasier et brûlée en très peu de temps. Picrius et Amatus font des déclarations semblables. Galien, chez les anciens, avait observé la même chose, car il dit que la salamandre supporte à la vérité l’action du feu, mais qu’elle finit bientôt par y être consumée ; et il recommande même ses cendres comme un médicament utile.

Certes, une si grande autorité aurait dû mettre entrave à l’exagération ; mais le merveilleux, une fois né, s’arrête rarement avant d’être parvenu au terme de la carrière. L’incombustibilité de l’animal une fois implantée de cette manière dans les imaginations, on a oublié bien vite la pauvre petite salamandre des fossés et des caveaux humides, et l’on est allé jusqu’à donner à l’animal lui-même une organisation franchement fantastique. On lui a attribué le feu pour séjour habituel, comme l’eau aux poissons ou l’air aux papillons ; on a voulu qu’il y puisât sa nourriture ; on lui a fait souffler et vomir la flamme ; on lui a supposé des ailes pour se mouvoir plus à l’aise dans cet élément subtil ; on lui a ôté son humble figure, et on en a fait un dragon : voilà la généalogie de cette furieuse salamandre du blason de François Ier.

téléchargement (1)Il se conçoit que l’on ne se soit pas arrêté en si beau chemin. Les voyageurs, qui pouvaient prétendre avoir rencontré des salamandres aux pays lointains, n’avaient pas à se faire grand scrupule de rapporter des preuves matérielles de leur mensongère trouvaille. Aussi vit-on circuler pendant un temps, dans le commerce des curiosités naturelles, des étoffes faites avec de la laine de salamandre : on en était venu à donner de la laine à ce dragon. Cette laine, ou plutôt encore cette soie, était blanche, fine, d’une assez grande souplesse, et résistait en effet parfaitement bien à l’action du feu le plus ardent. On pouvait en faire des tissus, et, à l’aide de ces tissus, braver non pas la violence du feu, mais le danger de voir les vêtements s’enflammer au simple contact de la flamme : aussi la laine de salamandre eut-elle un moment une célébrité rare.

Le fait est que si l’on avait dû juger de l’incombustibilité de la salamandre d’après celle de cette prétendue laine, il aurait fallu regarder l’animal comme réellement doué de la propriété prodigieuse que le vulgaire lui attribuait. Mais cette substance provenait-elle réellement d’un animal ? Là était la question, et, malheureusement pour les amis du merveilleux, il s’est trouvé que la laine de salamandre était tout simplement un minéral filamenteux bien connu des naturalistes, et connu même des anciens sous le nom d’asbeste.

(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1870)

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SALAMANDRES et IDEES RECUES

Posté par othoharmonie le 31 janvier 2015

 

téléchargement (1)Préjugés et idées reçues

On a attribué à ce petit lézard la plus merveilleuse de toutes les propriétés. Tandis que les corps les plus durs ne peuvent pas échapper à la force du feu, on a voulu qu’une salamandre non-seulement ne soit pas consumée par les flammes, mais parvint même à les éteindre… Des charlatans vendaient ce petit animal qui jeté dans le feu devait définitivement en arrêter les progrès (extraits de l’Histoire naturelle des serpents, Lacepède 1788).
On a prétendu, entre autres balivernes, qu’en cas d’attaque elle faisait jaillir de sa peau un lait urticant. Les anciens et même Pline ont affirmé qu’en infectant de son venin tous les végétaux d’une vaste contrée, elle pouvait donner la mort à des nations entières.
On a cru que les salamandres n’avaient pas de sexe et qu’un individu pouvait engendrer seul sa descendance.

Histoire des salamandres

Les salamandres (les amphibiens en général) sont un maillon important de l’évolution. C’est eux qui sont sortis de l’eau il y a 360 millions d’années (l’ichtyodega). Voir aussi la salamandre tachetée.
C’est le chainon qui mène des poissons vers les vertébrés terrestres en passant par les reptiles (les dinosaures).
Si les amphibiens ont conquis le milieu terrestre, ils ne se sont pourtant pas complètement coupés de leurs origines puisque leur reproduction est encore aquatique.

Les salamandres et l’histoire

La salamandre est le symbole de la royauté pour François 1er. Elle est celle qui a un pouvoir sur le feu donc un pouvoir sur les hommes et le monde. D’où sa devise : « J’y vis et je l’éteins ».

Il n’existe  Aucun Risque pour l’Homme

. La salamandre n’a ni mâchoires puissantes ni venin. Mais, attention, ne pas confondre avec la salamandre géante de Chine (adrias davidianus) qui peut mesurer deux mètres de long, qui est un animal fort sympathique aux mâchoires énormes et la gueule recouverte de verrues.

A noter : il existe une espèce japonaise légèrement plus petite (1,75 m) mais tout aussi sympathique. Elle est réputée pouvoir vivre jusqu’à 80 ans, si elle n’est pas victime avant de la pollution ou chassée pour sa chair.

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Une Faune accompagnatrice de la Salamandre

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2015

 

220px-Salamandre-monteaperta-07-10-10Du fait de leurs exigences en matière d’habitat naturel, les salamandres tachetées adultes sont assez isolées des autres espèces d’amphibiens. On attribue même une certaine tendance aux salamandres mâles à un comportement territorial, ce qui n’est toutefois pas encore clairement mis en évidence. Des relations de dominance sont prouvées ainsi que des « combats » entre mâles, surtout pendant la période d’accouplement. Dans les biotopes de salamandres on trouve parfois la grenouille rousse, le crapaud commun et le triton alpestre. D’autres espèces peuvent aussi être rencontrées dans la même région, comme l’alyte accoucheur dans le sud de la Forêt-Noire en Allemagne, ainsi que le triton palmé. Les larves de salamandres quant à elles sont fréquemment accompagnées des planaires Crenobia alpina et Polycelis felina ainsi que de la limace Bythinella dunkeri à proximité des sources (son biotope).

La meilleure protection de la salamandre tachetée contre ses prédateurs potentiels est sa remarquable coloration cutanée, sa « parure d’alerte » ainsi que les sécrétions des glandes cutanées, employées en fonction de la violence de l’attaque et/ou de la situation dangereuse pour l’animal. Si l’agresseur montre toujours une attitude hostile, la salamandre libère une sécrétion mousseuse blanchâtre grâce à ses glandes parotoïdes et dorsales. La forme de réaction de défense la plus violente s’exprime par un jet de cette sécrétion cutanée. Il a été observé que des adultes complètement développés de salamandre peuvent, dans cette situation, envoyer le jet de toxines jusqu’à un mètre de distance. Dans la littérature scientifique on ne trouve aucune indication selon laquelle une salamandre adulte aurait été dévorée par un prédateur. Jusqu’ici ont été seulement rapportées des attaques de rats, de poules, de canards, de chiens, de chats et parfois aussi de serpents (comme la couleuvre à collier), qui ont cependant toutes été déjouées, le prédateur prenant rapidement ses distances.

De ce fait on considère que la salamandre n’a pas d’ennemis naturels, hormis l’homme, qui ne compte cependant pas parmi les prédateurs de l’espèce. La situation est différente pour les larves et les juvéniles, qui sont ainsi attaqués par certaines espèces de carabes forestiers comme Carabus problematicus et Carabus violaceus. Les carabes dévorent fréquemment la partie ventrale des larves – généralement la partie dorsale reste ainsi que certaines parties de la tête et de la queue. Les larves sont plus fréquemment en danger, puisqu’elles ne sont pas capables de produire de toxines empoisonnées. Parmi leurs prédateurs on trouve les larves d’odonates (notamment Cordulegaster boltonii et Cordulegaster bidentata). D’autres prédateurs importants sont les poissons déjà cités comme la truite fario, le saumon de fontaine et le chabot commun, en particulier lorsque les larves de salamandres se retrouvent plus bas en plaine dans des zones poissonneuses. Également la rare musaraigne aquatique (Neomys fodiens) chasse de temps à autre les larves de salamandre.

L’infestation de salamandres tachetées adultes par des parasites externes, également appelés ectoparasites, n’a jusqu’ici pas été observée du fait de la forte teneur en poison cutané de la salamandre. Les parasites vivant à l’intérieur du corps, ou endoparasites, sont présents chez la salamandre tachetée. On a ainsi observé une population de salamandres dans le Taunus(montagne moyenne dans le Land de Hesse en Allemagne) porteuses du ver à tête épineuse (famille des acanthocéphales) Pomphorhynchus laevis. Le parasite était localisé dans le foie des larves de salamandre, où on en a trouvé jusqu’à cinq exemplaires. Une atteinte directe aux amphibiens n’a pourtant pas pu être déterminée malgré ce taux d’infestation. De façon isolée, ont été observées des infections de nématodes dans l’intestin et la muqueuse de la bouche.

La salamandre tachetée se trouve seulement dans les collines boisées et les régions montagneuses, en particulier dans l’ouest, le centre et le sud-ouest du pays. S’y ajoute une série de régions interconnectées comme les monts Métallifères, le nord et l’est de la Bavière.

Au nord-est de l’Allemagne se trouvent quelques populations isolées, en particulier dans la région des landes de Lunebourg. L’espèce est absente du nord-est du pays, (elle ne traverse pas l’Elbe vers l’est). Au sud-est de la Bavière, au sud du Danube, une importante région non peuplée existe également. La limite de répartition altitudinale est approximativement de 200 à 450 mètres au-dessus du niveau de la mer ; quelques populations sont connues au-delà de cette limite, par exemple à 650 mètres d’altitude dans le massif montagneux du Harz et à 1 000 mètres dans la Forêt-Noire et les Alpes. Il existe quelques observations isolées en Basse-Saxe en dessous de 100 mètres d’altitude, par exemple dans la réserve naturelle de la forêt de Hasbruch dans le district de Oldenburg (25 mètres d’altitude).

Quelques individus adultes ont été également découverts au nord, dans la plaine du Rhin supérieur, dans des secteurs topographiquement bas. On ne dispose cependant pas encore de preuves certaines de reproduction de la salamandre tachetée en plaine. La plupart de celles-ci auraient été entraînées, au stade larvaire voire au stade adulte, des avants-monts ainsi que des stations de la Forêt noire limitrophes vers la plaine lors d’épisodes de crue.

Pour illustrer cela, un exemple de la région naturelle du « Vorderer dans l’Odenwald« , dans le secteur autour d’Heidelberg, où la salamandre tachetée est encore très commune : latopographie dans ce secteur est très variée ; les pentes boisées voisines du massif du Königstuhl (jusqu’à 566 mètres d’altitude), très abruptes, présentent de nombreux petits ravins et plusieurs vallées annexes dans la vallée du Neckar et la plaine du Rhin. Les ravins riches en végétation sont accompagnés de ruisseaux clairs et d’innombrables « lames », qui satisfont idéalement aux exigences de la salamandre tachetée, grâce à une humidité de l’air supérieur à la moyenne.

220px-Feuersalamander_FehlpaarungAinsi, comme peut le comprendre le connaisseur d’amphibiens, il n’est pas anormal de voir émerger des salamandres, après de fortes pluies ou de violents orages, en pleine ville et dans les mares de jardin, les accès de cave ou les installations de canalisation, qui explorent leur nouvel environnement. À partir d’ici les animaux migrent contraints et forcés vers de nouveaux habitats plutôt atypiques, puisque leur retour est interdit par plusieurs obstacles insurmontables vers leur habitat naturel d’origine. On retrouve ainsi des salamandres tachetées dans des situations de très basses en altitude autour de Heidelberg, près des maisons, dans des jardins, des pépinières, des champs de vignes, etc.

Quelques stations de salamandre tachetée sont encore très certainement inconnues. Du fait de leur mode de vie caché et leur activité nocturne, particulièrement durant les épisodes de mauvais temps, ces amphibiens peuvent s’établir dans un habitat durant plusieurs décennies, sans qu’aucun humain ne les aperçoive jamais, en dépit de leurs couleurs remarquables.

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A la rencontre de la SALAMANDRE TACHETEE

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2015

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salamandre terrestresalamandre commune ou salamandre de feu.

Le nom  salamandre tachetée généralement attribué à l’espèce Salamandra salamandra peut également s’appliquer à d’autres espèces ou sous-espèces du genreSalamandra présentant un motif tacheté, comme la salamandre nord-africaine Salamandra algira, ou à d’autres salamandres, comme la salamandre Ambystoma maculatum.

Il s’agit de l’un des urodèles les plus répandus et les plus reconnaissables d’Europe.

Son aspect très particulier et très visible la rend difficile à confondre avec une autre espèce : un long corps noir mesurant dans les 20 cm, tacheté de jaune (parfois d’orange) à la peau luisante semblant huileuse. Elle se déplace lentement, d’une démarche pataude et a la particularité de pouvoir régénérer des parties perdues ou blessées de son corps très rapidement et de se défendre par la sécrétion d’une neurotoxine, le samandarin.

Les salamandres adultes d’Europe centrale peuvent atteindre une taille maximale de 23-30 centimètres et une masse corporelle d’environ 40 grammes. Le poids peut cependant varier selon le nombre de proies avalées et d’autre part parce que les femelles adultes contiennent des larves en développement dans leur ventre au printemps. Un individu de 19 centimètres bien nourri peut aisément atteindre 55 grammes ou plus, notamment pour les femelles fécondées.

Des études dans le cadre d’une cartographie des forêts autour de Heidelberg en Allemagne ont montré que la taille de 20 centimètres n’était atteinte que par la sous-espèce à bandes (S. s. terrestris). La salamandre tachetée méridionale (S. s. salamandra) atteint en comparaison seulement 16 centimètres de long, rarement 20. Les femelles deviennent en moyenne plus grandes que les mâles et avec un poids souvent supérieur à 50 grammes.

C’est un animal nocturne, muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. La peau lisse et noire de la salamandre tachetée est interrompue sur le dos par un motif jaune, occasionnellement orange à rouge, de points et/ou de lignes. Par la variabilité de ce motif, on peut identifier les individus séparément. À cet égard la documentation photographique du dessin dorsal a fonctionné de façon satisfaisante comme méthode fiable. Néanmoins, dans les régions où les deux aires de répartition se chevauchent (essentiellement dans certaines régions d’Allemagne), ce niveau élevé de variation du motif dorsal rend difficile le classement des individus dans l’une ou l’autre des deux sous-espèces les plus communes terrestris etsalamandra).

De plus, il semble que pour la sous-espèce terrestris le dessin des taches change encore clairement durant les deux premières années. Dans certains cas exceptionnels on peut trouver des salamandres tachetées sans taches, entièrement noires. Parfois des salamandres blanchâtres, albinos, sont observées.

Les larves de salamandres présentent des marques jaunâtres et/ou brillantes à la base des pattes, dans leur partie proximale. Ces marques permettent de faire la différence avec les larves de tritons dans les biotopes où ils sont tous les deux présents.

À l’instar d’autres espèces d’amphibiens, certains facteurs écologiques prédominants peuvent affecter l’intensité de la coloration des salamandres. sur des sols jaunâtres, par exemple duLœss, les salamandres apparaissent souvent colorées d’un jaune plus intense. Sur un sous-sol foncé, par exemple sur des sols de type Mor ou de tourbe brune, la coloration a une teinte plus sombre. Sous l’influence d’une sécheresse et de la chaleur, les couleurs du corps se ternissent, et lors d’une plus longue exposition à ces deux facteurs toute la surface de la peau apparaît fragile et plissée. Ces modifications extérieures reflètent en même temps sûrement la mauvaise condition générale de l’animal, puisque toute la surface de la peau remplit un rôle respiratoire chez les salamandres adultes, ne fonctionnant de façon optimale que dans un environnement humide. En soulevant et en abaissant le fond de la bouche, la salamandre peut respectivement inspirer et expirer, tout en coordonnant simultanément la fermeture et (respectivement) l’ouverture des narines. C’est le principe respiratoire de la pompe refoulante, commun chez les batraciens et les poissons à poumon (voir dipneuste).

Les salamandres disposent d’un organe olfactif supplémentaire à côté du nez : c’est l’organe voméro-nasal. Il s’agit d’une longue bosse à terminaison aveugle située sur la face externe des conduits nasaux, dont l’épithélium contient des cellules olfactives reliées aux nerfs olfactifs du nez.

Cet organe facilite probablement l’union avec le partenaire sexuel et/ou aide l’animal à s’orienter sur le terrain. Il est possible que l’étonnante fidélité de la salamandre aux zones de frai ainsi qu’à ses quartiers d’hiver et d’été soit en relation étroite avec cet organe olfactif.

Situées juste derrière les yeux, les très surprenantes glandes parotoïdes (ou parotides) sont caractéristiques de l’espèce, et sont par exemple absentes chez les tritons. Toutefois on les trouve également chez la salamandre noire ou les crapauds (au sens strict, c’est-à-dire le genre Bufo). Pour la protection contre les ennemis, les glandes parotoïdes ainsi que des rangées de glandes dorsales peuvent excréter une sécrétion empoisonnée. Soumise à un stress important, une salamandre est même en mesure de décharger le poison jusqu’à un mètre de distance. Cette capacité à cracher arbitrairement un liquide empoisonné au moyen de glandes particulières a valu à la salamandre tachetée d’être considérée dans les croyances populaires comme un animal démoniaque pourvu de capacités surnaturelles.

La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes qui sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui agit par contact avec les muqueuses. Les sécrétions produites par les glandes des salamandres tachetées sont classées parmi les alcaloïdes. Jusqu’ici les composés organiques Samandarin (C19H31NO), Samandaridin (C21H31NO) et Samanderon (C22H31N02) ont été identifiés.

Normalement, ces sécrétions provoquent seulement une légère brûlure – si réaction il y a – sur la peau humaine. Sur des personnes très sensibles et/ou des enfants, ces sécrétions peuvent également provoquer des nausées, troubles respiratoires et des vomissements. On trouve parfois dans les nouvelles locales des symptômes d’intoxication par une salamandre tachetée. En particulier, un animal non alerté par les couleurs noires et jaunes ou inexpérimenté (comme un chiot ou un chat) qui tente de mordre ou manger une salamandre la rejette généralement immédiatement, et peut être affecté de troubles comme la contraction involontaire des muscles des mâchoires, la rigidité du cou et/ou une forte production de salive, et dans certains cas isolés la mort.

À part la protection contre les prédateurs, les sécrétions cutanées servent principalement à inhiber la croissance de bactéries et de champignons à la surface de la peau humide de l’animal (propriétés bactéricides et antifongiques).

Les salamandres tachetées, comme les autres membres de la famille des Salamandridae, ne possèdent pas de sacs vocaux comme les Anoures (grenouilles, crapauds, rainettes, etc.). Elles sont néanmoins capables d’émissions sonores, caractérisées tour à tour comme des grognements légers, des grognements ou des piaulements. Quelques spécialistes pensent que les phénomènes bioacoustiques chez la salamandre tachetée sont de « nature coïncidentale » et résultent de mécanismes de pression mécanique de l’air lorsque les animaux sont effrayés. Dans ce cas, ils ne représenteraient pas de vraie communication sonore, étayé par le fait que les urodèles ne possèdent pas d’oreille moyenne ni de tympan.

Le fait que les salamandres tachetées adultes puissent très bien s’orienter visuellement est prouvé par leur étonnante capacité à retrouver leurs différents lieux de vie (lieu d’hibernation, de reproduction, d’alimentation). Puisque l’orientation visuelle de la salamandre doit se faire essentiellement à l’aube et/ou durant la nuit, on s’est demandé jusqu’à quelle intensité lumineuse la salamandre tachetée pouvait encore discerner son environnement. Pour répondre à cette question, un dispositif de visualisation infrarouge a permis de déterminer que la salamandre pouvait encore reconnaître et attraper avec succès ses proies avec une intensité lumineuse de 10−4 lux. Avec une intensité lumineuse aussi faible, l’œil humain ne distingue plus rien.

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BIOGRAPHIE DE LA SALAMANDRE

Posté par othoharmonie le 22 janvier 2015

 

Claire Peltier, « Une salamandre photosynthétique : du jamais vu ! » [archive], sur Futura-sciences,‎ 3 août 2010

 

  • Eiselt & Lanza, 1956 : Salamandra salamandra gigliolii subsp. nov. aus Italien. Abhandlungen und Berichte für Naturkunde. Musem für Naturkunde, Magdeburg, vol. 9, p. 3-11.
  • Joger & Steinfartz, 1994 : Zur subspezifischen Gleiderung der südiberischen Feuersalamander (Salamandra salamandra-complex). Abhandlungen und Berichte für Naturkunde. Musem für Naturkunde, Magdeburg, vol. 17,p. 83-98.
  • Köhler & Steinfartz, 2006 : A new subspecies of the fire salamander, Salamandra salamandra (Linnaeus, 1758) from the Tendi valley, Asturias; Spain. – Salamandra, vol. 42, no 1, p. 13-20 (texte intégral).
  • Malkmus, 1983 : Beschreibung einer neuen form des Feuersalamanders der Serra de Monchique (Portugal): Salamanadra salamandra (gallaica) crespoi n. subsp. (Amphibia, Urodela, Salamandridae). Faunistische Abhandlungen. Staatliches Museum für Tierkunde in Dresden, vol. 10, p. 169-174.
  • Lacépède, 1788 : Histoire Naturelle des Quadrupèdes Ovipares et des Serpens, des Poisson et des Cetaces, vol. 2, p. 1-462 (texte intégral).
  • Linnaeus, 1758 : Systema naturae. 10th edition. vol. 1, L. Salvii Holmiae (texte intégral).
  • Obst, 1981 : Der Feuersalamander des Pirin-Gebirge in Bulgarien als Salamandra salamandra beschkovi subsp. n. eine vorlaufige Mitteilung (Amphibia, Urodela, Salamandridae). Faunistische Abhandlungen. Staatliches Museum für Tierkunde in Dresden, vol. 8, p. 197-201.
  • 250px-Salamandra_salamandra_(Marek_Szczepanek)Sochurek & Gayda, 1941 : Ueber die Lurche und Kriechtiere bei Wien, mit Untersuchungen über den Rassenkreis des Feuersalamanders. Das Aquarium. Die Fachzeitschrift des Naturfreundes. Berlin, vol. 15, p. 43-44.
  • Schreiber, 1912 : Herpetologia Europaea. Eine systematische Bearbeitung der Amphibien und Reptilien, welche bisher in Europe aufgefunden sind. Second Edition [Jena]: Gustav Fischer, p. 1-960 (texte intégral).
  • Seoane, 1885 1884 : Identidad de Lacerta schreiberi (Bedriaga) y Lacerta viridis var. Gadovii (BOULENGER), é investigaciones herpetologicas de Galicia. La Coruña, p. 1-19 (texte intégral).
  • Wolterstorff, 1928 : Bollmolche-gebärende Feuersalamander aus Oviedo. Blätter für Aquarien- und Terrarien-Kunde. Stuttgart, vol. 39, p. 132-133.
  • Wolterstorff, 1934 : Über Salamandra maculosa Laur. (= salamandra L.) molleri und eine neue Form, subsp. bezarae. Blätter für Aquarien- und Terrarien-Kunde. Stuttgart, vol. 45, p. 147-149.

 

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LA GRANDE HISTOIRE DE LA CHASSE AU PHOQUE

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2015

 

Pinniped_collageLes phoques sont chassés par les humains depuis l’âge de pierre. À l’origine, les phoques étaient frappés avec des bâtons lorsqu’ils sortaient de l’eau. Plus tard, les chasseurs de phoques se sont équipés de harpons pour lancer sur les animaux à partir de bateaux en mer, et de crochets pour tuer les petits sur la glace ou la terre. Les phoques peuvent également être pris au piège dans les filets. L’utilisation d’armes à feu pour chasser les phoques au cours de l’ère moderne a considérablement augmenté le nombre de prises. Les pinnipèdes sont généralement chassés pour leur viande et leur graisse. Les peaux des otaries à fourrure et des phocidés sont transformées en manteaux, et les défenses de morses continuent d’être utilisés pour des sculptures ou comme ornements. Il y a une distinction entre la chasse de subsistance du phoque par les peuples autochtones de l’Arctique et la chasse commerciale : les chasseurs de subsistance utilisent généralement des produits du phoque pour leur consommation propre et dépendent de cet animal et de sa chasse pour leur survie. Les autorités nationales et internationales ont établi une législation dérogatoire pour les chasseurs autochtones car leurs méthodes de chasse sont considérées comme moins destructrices pour les populations de pinnipèdes et l’environnement. Cette distinction est toutefois remise en question car les peuples autochtones utilisent de plus en plus des armes modernes et des transports mécanisés pour chasser, et vendent les produits issus de phoques sur les marchés. Certains anthropologues affirment que le terme «subsistance» devrait également s’appliquer à ces échanges tarifés tant qu’ils se déroulent dans la production et la consommation locale. Plus de 100 000 phocidés (notamment des Phoques annelés) ainsi que près de 10 000 morses sont pris chaque année par des chasseurs indigènes.

La chasse commerciale du phoque était historiquement aussi développée que l’industrie baleinière. Les espèces exploitées comprenaient le Phoque du Groenland, le Phoque à capuchon, le Phoque de la Caspienne, les éléphants de mer, les morses et toutes les espèces d’Otaries à fourrure. L’ampleur de la chasse au phoque a considérablement diminué après les années 1960, après que le gouvernement canadien a pris des mesures pour réduire la durée de la chasse et protéger les femelles adultes. Plusieurs espèces qui étaient auparavant exploitées commercialement ont vu leur population s’accroître à nouveau. Par exemple, la population d’Otaries à fourrure antarctiques est revenue à ce qu’elle était avant les débuts de la chasse commerciale. L’Eléphant de mer du nord a été chassé presque jusqu’à son extinction à la fin du xixe siècle, et il ne demeurait alors plus qu’une petite population sur l’île de Guadalupe. Car il a recolonisé une grande partie de son aire de répartition historique, a une bottleneck population. À l’inverse, le Phoque moine de Méditerranée a disparu de la plupart de son ancienne aire de répartition, qui s’étendait de la Méditerranée à la mer Noire et l’Afrique du Nord-Ouest, et on le trouve seulement dans le nord-est de la Méditerranée et certaines régions d’Afrique du Nord-Ouest. Plusieurs espèces de pinnipèdes continuent à être chassées. La Convention for the Conservation of Antarctic Seals permet une chasse limitée de Phoques crabiers, de Léopards de mer et de Phoques de Weddell. Cependant, la chasse du Phoque de Weddell est interdite entre septembre et février pour les animaux de plus d’un an, afin d’assurer la présence d’un bon nombre de reproducteurs sont en bonne santé. D’autres espèces sont strictement protégées comme les éléphants de mer, les Phoques de Ross et les Otaries à fourrure antarctiques. Le gouvernement du Canada autorise la chasse aux Phoques du Groenland. Cela soulève énormément de controverses et de débats. Les partisans de la chasse aux phoques insistent sur le fait que les animaux sont euthanasiés et que les jeunes à fourrure blanche ne sont pas chassés, tandis que leurs opposants soutiennent qu’il est irresponsable de tuer les phoques du Groenland car ils sont déjà menacés par le déclin de leur habitat.

Le Phoque moine des Caraïbes a été tué et exploité par les colons européens et leurs descendants à partir de 1494, commençant avec Christophe Colomb lui-même. Les phoques étaient des cibles faciles pour les chasseurs organisés, les pêcheurs, les chasseurs de tortues et les boucaniers parce qu’ils ont évolué dans un contexte où ils avaient très peu de prédateurs terrestres et étaient donc «génétiquement apprivoisés ». Aux Bahamas, pas moins de 100 phoques ont été abattus en une nuit. Dans le milieu duxixe siècle, on pensait que l’espèce était éteinte, jusqu’à ce qu’une petite colonie soit trouvée près de la péninsule du Yucatán en 1886. Toutefois les massacres de ces phoques se sont poursuivis, et la dernière observation fiable de l’animal date de 1952. L’UICN a déclaré l’espèce éteinte en 1996. L’Otarie du Japon était commune autour des îles japonaises, mais la surexploitation et la concurrence de la pêche sur ses ressources alimentaires a fait diminuer de façon drastique la population dans les années 1930. Le dernier individu observé était un jeune en 1974.

220px-Seals_at_Cape_Cross,_Namibia_(3045707919)Au contraire, certaines espèces sont devenues tellement abondantes qu’elles entrent en conflit avec les populations locales. Aux États-Unis, les pinnipèdes et les autres mammifères marins sont protégés en vertu de la Loi sur la protection des mammifères marins de 1972 (MMPA). Dès lors, la population d’Otaries de Californie n’a cessé de croître, et entre cette date et le début des années 2010 elle avait augmenté de 250 000 individus. Ces animaux ont commencé à exploiter des environnements plus artificiels comme les quais pour se reposer. Mais beaucoup de quais ne sont pas conçus pour supporter le poids de plusieurs lions de mer au repos, ce qui peut provoquer leur détérioration et divers autres problèmes. Les gestionnaires de la faune ont utilisé diverses méthodes pour contrôler ces animaux, et certains fonctionnaires des villes concernées ont redessiné les docks afin qu’ils puissent mieux résister. Les otaries sont aussi en conflit avec les pêcheurs puisque les deux exploitent les mêmes stocks de poisson. En 2007, la MMPA a été modifiée pour autoriser la chasse des otaries qui s’en prenaient aux saumons en migration au barrage Bonneville. La loi de 2007 vise à limiter les dégâts occasionnés sur les populations de saumons du Nord-Ouest du Pacifique. Les officiers de la faune sauvage ont tenté en vain de faire fuire les otaries en utilisant des bombes, des balles en caoutchouc et des bean bags. Les efforts pour chasser les lions de mer des zones occupées par l’Homme se sont également révélés inefficaces. Des critiques émanant par exemple de la Humane Society n’acceptent pas que des otaries soient tuées, affirmant que les barrages hydroélectriques constituent une plus grande menace pour le saumon. Des conflits similaires ont existé en Afrique du Sud avec les Otaries à fourrure d’Afrique du Sud, réputées suivre les bateaux et s’introduire à l’intérieur des filets des sennes coulissantes pour consommer les poissons en grande concentration. Dans les années 1980 et 1990, les politiciens et pêcheurs sud-africains demandaient que les otaries à fourrure puissent être abattues, estimant que ces animaux entraient en compétition avec les pêcheries commerciales. Des études scientifiques ont toutefois monté que l’abattage des otaries à fourrure aurait en fait un effet négatif sur l’industrie de la pêche, et l’idée a été abandonnée en 1993.

220px-Phoca_vitulina_(Habor_Seal),_Point_Lobos,_CA,_US_-_DiliffLes pinnipèdes peuvent également être menacés par l’homme de manière plus indirecte. Ils sont involontairement pris dans les filets de pêche par les pêcheurs et avalent accidentellement des hameçons. La pêche au filet maillant et la senne sont des causes importantes de mortalité chez les phoques et autres mammifères marins. Les espèces communément prises dans des filets sont l’Otarie de Californie, le Phoque moine d’Hawaï, les Otaries à fourrure du Nord et les Otaries à fourrures brunes. Les pinnipèdes sont également touchés par la pollution marine. Des niveaux élevés de produits chimiques organiques s’accumulent dans ces animaux car ils sont près du sommet de la chaîne alimentaire et ont de grandes réserves de graisse. Les mères allaitantes peuvent transmettre les toxines à leur jeune. Ces polluants peuvent causer des cancers gastro-intestinaux, une baisse de la reproductivité et une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses. La destruction de l’habitat de ces animaux par l’exploitation du pétrole et du gaz et les collisions avec les bateaux sont d’autres menaces liées à l’Homme qui pèsent sur ces animaux.

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Notre Animal Totem de 2015 : L’Ours Polaire

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

L’Ours Polaire est un mammifère qui vit dans le Grand Nord

images (6)- La Puissance conscientisée, intégrée et utilisée avec justesse

- L’Énergie Maternelle, la Protection/Sécurité

 - L’Hibernation : L’immobilité et l’Observation comme outils de transformation et/ou pour identifier notre ‘rêve’, notre intention.

- Le Froid comme élément pour aider à tempérer le déséquilibre avec l’élément ‘feu’ (agressivité, impulsivité, stress).

- L’Utilisation des ressources intérieures pour survivre, pour fonctionner de façon ‘optimale’. L’Abondance ‘en Soi’…

- Le Discernement

L’Ours Polaire évolue dans l’élément terre ET l’élément eau

- Le nouvel ancrage dans le corps, en passant par l’eau!

 L’Ours Polaire et le chien sont tous les deux en résonnance vibratoire avec la constellation de SIRIUS

- La juvénilité et le jeu

L’Ours Polaire nous offre l’opportunité de faire la paix avec NOTRE puissance qui s’exprimera de façon différente pour chacun d’entre nous, mais qui sera, nul doute, lumineuse. La présence de l’Ours Polaire est tellement maternelle (2e attribut chamanique) et enveloppante qu’elle nous permet d’apprivoiser l’espace vibratoire de notre puissance comme étant ‘bonne pour nous’ ET pour autrui.

Quel merveilleux cadeau! Notre puissance est un espace, un rayonnement, une force bienveillante qui nous permet de nous ancrer dans l’expérience de ce que nous sommes et de se sentir en sécurité en nous. Elle n’est pas synonyme d’agression. Lorsque bien ancrée et ressentie consciemment, la puissance rayonnante fait en sorte de désamorcer les conflits, avant même que nous puissions tomber dans la polarité attaque/défense. Prenez quelques instants pour contempler ceci…

ours-polaire-200

En 2015, si vous en faites le choix, les énergies chamaniques de l’Ours Polaire vous amèneront non seulement à conscientiser votre puissance, mais aussi à l’utiliser, concrètement dans votre vie quotidienne. La puissance dont nous parlons ici en est une qui DOIT être partagée et utilisée, de façon juste, pour être renouvelée.

Donc, l’Ours Polaire nous invite à l’action! Il y a un dicton en anglais qui s’applique très bien ici : « Use it or lose it »… ce qui veut dire que l’on perd ce que l’on n’utilise pas!

Dame Papillon de 2014 nous a amenés à une transmutation profonde (chacun dans nos  cocons, face à ce qui avait besoin d’être transformé), mais maintenant, le magnifique papillon qui virevolte est appelé à ANCRER le résultat de cette transformation oui, dans nos corps, mais aussi dans nos vies, avec autrui. Et c’est là la mission de l’Ours Polaire…

La venue de l’Ours Polaire nous invite donc à l’action juste, l’action adombrée de notre puissance essentielle (celle propre à l’essence de vie), conscientisée et bien intégrée. Mais examinons ceci de plus près, car je sais que, pour beaucoup d’entre nous, la puissance et l’action juste n’ont pas été quelque chose d’évident dans les dernières années comme si nous étions figés dans une forme d’attente virtuelle, sans directives claires. Effectivement, nous savions que le ‘vieux’ devait quitter, mais le nouveau tardait à se ‘présenter’ de façon concrète… La transformation s’est manifestée de façon souvent très chaotique, avec des avancés, des sensations de retards et même, de reculs. Comme nous avons été (et sommes encore) dans un grand mouvement de transmutations intérieures, parfois la guidance et souvent l’énergie pour ‘bouger à l’extérieur’ semblent ne pas avoir été au rendez-vous…

La présence de l’Ours Polaire comme Animale Totem 2015 nous annonce un changement à ce niveau, tel que mentionné plus haut, mais, avant d’y arriver, nous avons encore un petit bout à faire ‘à l’intérieur’ de nous … Ce ‘petit bout’ (qui durera quelques semaines ou plusieurs mois, dépendamment de vous) se manifestera à travers l’attribut chamanique partagé par tous les ours : l’hibernation. Je vais faire sourire plusieurs personnes ici : L’Ours Polaire vous donne la permission de vous reposer, d’hiberner avec la ‘conscience tranquille’, peu importe comment cela se manifeste pour vous (du simple ralentissement à l’immobilité totale). J’irais même jusqu’à dire que c’est une nécessité, pour être en alignement avec les énergies de l’année et surtout… pour votre plus grand bien!

L’attribut chamanique appelé ‘l’hibernation’, tel que proposé ici, est l’opportunité de prendre le(s) rêve(s)/but(s) qui commence à poindre dans votre conscience (suite à la transmutation effectuée avec Dame Papillon) et d’aller, symboliquement, dans votre antre intérieur pour vous familiariser avec et nourrir ce rêve/but, quel qu’il soit. L’hibernation est une sorte de sommeil conscient, de ralentissement délibéré dans lequel on donne la permission au corps, au mental de se déposer tout en restant présent, sans tension, à ce qui est en vous.

L’immobilisme et l’observation deviennent vos atouts pour progressivement accueillir puis laisser-aller les pensées, les histoires passées et les croyances qui remontent durant cette période.

Contemplez ce rêve, cette direction, le nourrir avant de ‘bouger à l’extérieur’ est la meilleure façon de vous assurer que ce mouvement sera, au moment opportun, porté par une puissance juste et bien ‘apprivoisée’!

Si vous êtes parmi les nombreuses personnes qui ne savent pas trop ce que vous désirez, quel est votre rêve ou votre nouvelle direction, l’hibernation est encore votre meilleur outil, car, à travers l’immobilisme et l’observation de vous-même (c’est-à-dire physiquement arrêter et laissez défiler les pensées qui vous habitent en mode d’observation, sans jugement), vous identifierez tôt ou tard ce qui résonne pour vous, ce vers quoi vous désirez aller ou laissez aller …

Comme prochain attribut chamanique, je vous dirais que la venue de l’Ours Polaire amène avec elle un certain ‘refroidissement’. En effet, notre ours habite le Grand Nord, contrairement à ses congénères qui vivent plus au sud. Oui, cela veut dire des températures plus froides (désolée pour ceux/celles qui aiment la chaleur) et cette baisse de température est commencée depuis plusieurs mois.

Mais, l’utilisation positive de cet attribut chamanique pourrait s’exprimer ainsi : l’élément ‘froid’ pour apaiser, refroidir l’élément feu qui est en déséquilibre actuellement, c’est-à-dire l’agressivité, l’impatience, l’impulsivité, le stress et l’inflammation (littéralement le corps en feu). Donc, le froid apporte un certain calme, un ralentissement, un recul AVANT la réaction, l’action… Pour ‘mieux’ bouger par la suite. Fascinant, non?

Nous avons encore un ‘moment’ à passer (différent pour chaque personne), avant de pouvoir sortir de notre antre, de notre caverne de repos/conscient, et, comme la maman Ours Polaire avec son petit, au printemps, amener nos projets/rêves dans le monde pour les agir/expérimenter en puissance. Souvenez-vous ici que la puissance décrite en est une à saveur très maternelle, sécurisante et protectrice… Donc, invariablement, les projets/rêves qui se présenteront à votre conscience seront baignés dans ces mêmes énergies!

Comme les oursons restent avec leur mère jusqu’à deux ans, vous pouvez aussi prévoir ce temps pour amener vos projets/rêves à pleine maturité…

 bebe_ours

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L’Ours Polaire nous enseigne à puiser nos ressources à l’intérieur, à reconnaître que la véritable source de l’abondance est là, en nous, et qu’elle ne nous ‘quitte’ jamais. Il nous enseigne aussi que, pour ‘bien vivre/survivre’ dans le monde physique, cette source d’énergie doit être gérée et organisée (comme l’Ours qui se ‘prépare’ à hiberner). L’Ours Polaire nous demande de changer notre relation à notre corps, d’identifier ce que nous percevons comme un manque, et de permettre que ce manque se transforme en plénitude. La compréhension à avoir ici est que l’Ours Polaire nous enseigne que TOUT est en nous et que, pour être mieux dans notre tête/notre corps, plus en santé, il est impératif de prendre conscience de cette Source d’Abondance (symbolisée par le BLANC de son pelage) et de re-balancer les déséquilibres. En d’autres termes, ce n’est pas le moment de négliger le corps physique au profit du mental ou d’idéaux spirituels qui ne sont pas ancrés… L’Ours Polaire nous invite à assumer nos ‘besoins’ avec force et tendresse, en prenant conscience que tout est ‘en nous’ et que l’extérieur est une réflexion de ceci… Si l’extérieur vous reflète le ‘manque’, c’est que vous n’avez pas encore fait cette connexion intérieure.

Sur un plan plus ‘pratico-pratique’ pour notre santé, 2015 sera l’année des huiles. En effet, parce que l’Ours Polaire se nourrit principalement de phoques et les huiles qu’il ingère sont absolument nécessaires à sa survie, son bien-être. Ceci suggère l’utilisation d’huile de poisson oui, mais pas exclusivement. Nous sommes invités à découvrir quelles huiles sont bénéfiques pour nous et à les utiliser. Cela inclut même les huiles essentielles!

Le prochain attribut qui retient notre attention avec la venue de l’Ours Polaire est le fait qu’il a les 4 pattes bien au sol et qu’il est aussi très à l’aise dans l’élément eau (d’où il tire une grande partie de sa nourriture). Nous quittons les énergies de l’air et de l’éther (Dame Papillon de 2014) pour ‘revenir’ sur terre et intégrer, dans nos corps et nos vies, ce qui a été transformé dans les autres dimensions… Et comme l’élément eau est bien présent, cela signifie que nous aurons à intégrer lesdits changements en tenant compte de nos corps émotionnels! L’accueil du monde émotionnel, dans le détachement et l’observation, demeure un puissant outil…

De plus, 2015 sera une année où il sera hautement bénéfique pour nous d’utiliser l’eau à des fins thérapeutiques. Que ce soit l’eau que l’on boit, l’eau du bain avec du sel d’Epsom, la baignade en mer ou les bains dans l’eau minéralisée (thalasso), cet élément est une clé très importante pour votre santé, votre bien-être. Et en 2015, l’ancrage de votre être se fera par l’eau et non pas par la terre… 

SOURCE : Caroline Leroux, Communicatrice Animale – Animal Totem 2015-  www.communication-animal.net

 

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