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Oui, les lombrics respirent

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2015

 

images (4)Comme ils n’ont pas de poumons, aucun mouvement de ventilation n’est évidemment discernable. Mais la respiration s’effectue on ne peut mieux au niveau des mitochondries de toutes les cellules de leur organisme. L’oxygène leur est apporté par le sang, qui contient une hémoglobine différente de la nôtre et qui, plus est, n’est pas véhiculée par des hématies mais est dissoute dans le plasma sanguin. La couleur rose ou rouge des vers de terre est due à cette hémoglobine. Les lombrics n’ayant pas de poumons, les échanges gazeux entre l’air et le sang se font au niveau de leur peau, tout simplement, qui a donc la même fonction que la surface des alvéoles pulmonaires.

La peau d’un lombric est constituée d’un épiderme mince (une seule couche de cellules) recouvert d’une fine cuticule transparente. Du mucus (sécrété par des cellules spéciales) maintient la surface de la peau toujours humide, la protège contre l’abrasion des particules du sol et la lubrifie, ce qui facilite la progression dans les galeries du sol. L’ensemble: épiderme + fine cuticule + mucus est perméable à l’oxygène et au dioxyde de carbone à condition qu’il soit humide.
Sous la peau, se trouvent des capillaires sanguins et les muscles périphériques dont les contractions permettent la reptation du ver, son enfouissement dans le sol, sa locomotion dans les galeries qu’il a creusées dans le sol.

Une organisation aussi simple du système respiratoire présente deux contraintes :

Le ver ne peut dépasser une certaine taille sinon la surface de la peau serait insuffisante pour assurer les échanges gazeux. En effet, la forme du ver étant assimilée à celle d’un cylindre, si le diamètre augmente d’un facteur 2, la surface de la peau est multipliée par 4 (2 au carré) mais le volume est augmenté d’un facteur 8 (2 au cube). Or, la consommation d’oxygène est proportionnelle au volume alors que les échanges gazeux au travers de la peau sont proportionnels à la surface. Il a été calculé que la taille maximale théorique d’un ver de terre correspond à un diamètre de 3 centimètres. Il est intéressant de constater que les plus gros vers de terre existants – qui vivent dans certaines régions de l’Australie – ont ce diamètre pour une longueur de 3 mètres. 

Le ver de terre peut être asphyxié s’il reste trop longtemps dans l’eau – par exemple s’il tombe dans une grande flaque d’eau de pluie et qu’il n’arrive pas à en sortir dans d’assez brefs délais. Bien sûr il ne s’agit pas d’une noyade par remplissage des poumons comme chez nous, mais d’une asphyxie due au fait que l’eau est bien moins riche en oxygène dissous que ne l’est l’air en oxygène libre: la surface de la peau est alors insuffisante pour assurer l’approvisionnement en oxygène aux tissus – en particulier aux muscles. Ou alors il lui faudrait des branchies. Ceci pour un ver de terre pendant la belle saison. En hiver, le ver est enfoui en profondeur dans le sol, son métabolisme est très ralenti par le froid (il consomme très peu d’oxygène et produit peu de dioxyde de carbone) : si la galerie du sol est inondée par l’eau de pluie ou de fonte des neiges, le ver n’est pas asphyxié. 

Réponse de l’équipe « La main à la pâte »

 

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Les dangers du Lombric

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2015

 lombrics

Malgré son utilité et son abondance, le lombric n’en est pas pour autant invulnérable. Il est très sensible aux différentes techniques utilisées en agriculture. Le labour mécanisé est peut-être son pire ennemi. Le travail du sol profond détruit ses galeries, incorpore dans le sol la matière organique de surface dont il se nourrit, voire le blesse directement. 

Notre copain le lombric est donc en danger face à l’agriculture intensive qui le méprise.

Une étude menée en Suisse, sur la biomasse du ver, a pu révéler les effets comparés entre dix ans de labour et dix ans de semis direct pour la culture de la pomme de terre. (semis direct = une terre non labourée). Dans le système avec labour, les chercheurs ont mesuré 94g/m2 présence de vers contre 190 gr/m2 en semis direct. Une diminution de moitié. 

Des kilomètres de galeries font respirer les sols.

Les vers de terre n’ont pas seulement un rôle de nourrice pour la terre et les micro-organismes, ils ont aussi une action mécanique. Ils participent à la structuration des sols en permettant la production d’un assemblage organo-minéraux stables, qui rendent les terrains moins sensibles à l’érosion par le vent, mais aussi, en creusant leurs galeries, ils empêchent leur tassement et imperméabilisation. 

Des kilomètres de petits tunnels souterrains, raccordés en réseaux, vont augmenter la porosité et ainsi faciliter la circulation de l’eau et de l’air. Pouvant atteindre une profondeur de cinq à six mètres, ces galeries ont une importance parfois bien sous-estimée. Aidant la pénétration des racines en offrant un sol plus meuble à l’expansion végétale, mais aussi avec un sol mieux oxygéné, les vers de terre font alliance avec les plantes. Mais ce n’est pas tout. D’après un chercheur à l’INRA, en région méditerranéenne, dans les galeries forées par une population de lombrics, 160 mm d’eau peuvent s’écouler par heure. Ainsi, en permettant un meilleur drainage, ces petits animaux limitent les effets des pluies torrentielles. 

Ne faut-il pas voir, par la disparition des vers de terre, un des facteurs responsables de l’aggravation des inondations ? 

En forant leurs galeries, les lombrics avalent sans distinction, terre et la matière organique, puis rejettent les éléments non assimilables sous la forme de curieux tortillons déposés en surface. Chaque année, les vers en produisent de 1 à 9 kg par mètre carré. Sur son passage, en digérant et en rejetant, le vaillant animal remonte jusqu’à la surface des éléments issus des profondeurs. Ces « crottes de ver de terre » comme disait Darwin, sont finalement l’équivalent d’un labour sur les vingt premiers centimètres du sol. Le ver laisse aussi des déjections en profondeur et, oeuvre ainsi à la circulation des matériaux entre les différentes couches du sol.

 En se déplaçant de haut en bas, il amène des éléments organiques qui, sans lui, pourriraient en surface, et remonte du sous-sol des oligo-éléments, des minéraux comme le fer ou le souffre. Mais pour le lombric, ce genre de travaux communs chez la faune du sol va beaucoup plus loin. Il a mis en place une véritable association mutualiste avec les micro-organismes. Des bactéries l’aident à digirer les débris organiques, en échange, elles se développent à leur aise grâce au riche mucus que le ver produit. 

Avec la terre et les résidus dont il se nourrit, le lombric avale aussi les bactéries. Alors au repos et inactifs, ces organismes unicellulaires vont trouver dans le mucus que le ver mélange à la terre, un substrat très favorable qui va stimuler leur multiplication et leur activité enzymatique. Cette association est rentable pour le ver mais s’avère également très bénéfique pour le fonctionnement des sols et le recyclage. En effet, la cohorte de bactéries que le lombric laisse derrière lui est activée ou réveillée par le prince, comme le décrit l’Institut de recherche pour le Développement (IRD). Tout l’espace souterrain fréquenté par le lombric, est remarquablement enrichi de communautés bactériennes, jusqu’à dix fois plus abondantes que dans le sol environnant dépourvu de vers. 

Par exemple, dans les galeries, on constate 40% de plus de bactéries fixatrices d’azote et 16% de bactéries dénitrifiantes (qui consomment les nitrates). Ces bactéries vont sans conteste contribuer à la vitalité du sol et, grâce à elles, la colonisation par d’autres êtres vivants sera beaucoup plus rapide.

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Les vers de terre sortent après la pluie

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2015

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Les vers de terre ont besoin d’un environnement humide pour leur survie. Ils vivent principalement sous terre pour éviter la lumière solaire car celle-ci enlève l’humidité de leur peau. Ils meurent rapidement s’ils sont exposés au soleil pendant une longue période.

Les vers de terre ont besoin d’un milieu humide pour la diffusion des gaz à travers leur peau. On le voit souvent au-dessus du sol après une forte pluie. Il existe de nombreuses théories sur ce comportement des vers de terre.

Le taux d’humidité après la pluie est élevé, et donc les vers de terre viennent au-dessus du terrain lorsque les terriers se remplissent d’eau de pluie. Toutefois, si suffisamment d’oxygène est dissous dans l’eau, ils peuvent vivre sous l’eau pendant plusieurs jours.

De plus, un ver de terre qui se promène à l’extérieur de la terre, plutôt que dedans, est plus rapide. Il peut ainsi aller vers un territoire non conquis par ses confrères lombrics et croître plus facilement.

 

Vous avez probablement remarqué que lors d’une averse on retrouve des vers de terre partout sur le sol et en particulier sur l’asphalte. C’est un phénomène étrange qui a pourtant une explication relativement simple. On croit que les vers sortent de terre quand il pleut, car ils ne veulent pas… se noyer. En effet, s’il y a trop de pluie d’un seul coup le sol n’absorbe pas assez vite et les vers se noient. Ainsi, ce serait les vibrations créées par les gouttes de pluie sur le sol qui les feraient sortir!

 

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 Bien que la déshydratation soit un danger qui les guette également parce qu’ils respirent par la peau. Cela implique qu’ils soient constamment recouverts d’un mucus, car les échanges gazeux se font toujours par «liquide interposé» chez les êtres vivants – même dans nos poumons, d’ailleurs, les alvéoles sont toujours humides. Pour un lombric, se dessécher revient donc grosso modo à se noyer.

Mais il faut croire que leur monde est vraiment, mais alors vraiment rempli de dangers, car ils peuvent également se noyer dans l’eau! «La concentration d’oxygène est beaucoup plus grande dans l’air qu’elle pourrait l’être dans un verre d’eau [où les vers finiraient pas asphyxier]», explique le spécialiste de la faune benthique de l’Université d’Ottawa Antoine Morin.

L’hypothèse la plus couramment avancée pour expliquer la ruée des lombrics hors de terre après la pluie est d’ailleurs qu’ils tentent ainsi d’éviter la noyade. Ce serait donc paradoxalement un réflexe de survie qui les pousserait sur les trottoirs et d’autres surfaces trop dures pour être creusées, où ils se trouvent ensuite à la merci des rayons UV et des [non moins redoutables] rouges-gorges.

On pourrait ajouter, en outre, que le nombre de lombrics par hectare est à estimé un ou deux millions par hectare dans les sols forestiers, ce qui fait de 100 à 200 spécimens par mètre carré. Ils sont donc loin de tous sortir de terre à chaque averse heureusement pour les amateurs de randonnée en forêt, d’ailleurs… Une autre hypothèse serait donc, comme pour la limace et l’escargot, que le lombric profite de la pluie pour sortir sans risquer la dessication. Il est en effet possible que cela lui donne une occasion de se reproduire, car l’accouplement a toujours lieu à la surface chez les vers de terre, dit M. Morin. Et on peut aussi penser qu’il s’agit là d’une forme de migration. «Toutes les populations ont tendance à se disperser quand elles atteignent une certaine densité. C’est un comportement que l’on voit chez pratiquement toutes les espèces animales [...que ce soit pour] trouver un partenaire sexuel, de la nourriture ou un nouvel habitat.»

L’ondée serait donc, pour le lombric, le moment rêvé pour aller voir si l’herbe est plus verte chez le voisin.

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Lorsque le ver de terre sort de l’ombre

Posté par othoharmonie le 23 juin 2015

 

 

290px-Tubifex02Commun mais pourtant méconnu, le lombric est l’animal choisi cette année comme emblème par Pro Natura. Travailleur de l’ombre, il est à l’honneur pour service rendu aux sols. «On cherchait un porte-parole pour parler de la surexploitation et de la diminution du sol en Suisse, explique Nicolas Wütrich, responsable de l’information pour Pro Natura. Le choix du ver de terre s’est vite imposé, même si l’on prenait un risque au niveau de l’image.» Au-delà du dégoût qu’ils peuvent susciter chez certains, les vers de terre méritent attention et respect. D’autant plus qu’ils représentent 80% du poids total des animaux, êtres humains compris, vivant sur la planète.

Il améliore la structure…

«Les vers de terre sont les intestins de la terre», disait déjà le philosophe grec Aristote. Le célèbre Darwin y a aussi consacré plus de quarante ans d’observation et un ouvrage Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale (1881) dont les ventes en librairies dépassèrent, à l’époque, celles de L’origine des espèces. C’est dire! Aux côtés des fourmis, thermites, scarabées, taupes ou campagnols, les vers de terre contribuent au brassage du sol. Ce qui en améliore la structure. Ils ramènent à l’air libre des matières minérales profondes et enfouissent litière et fumiers qui se trouvent en surface. Cette action est principalement réalisée par les vers de terre appartenant à la catégorie des anéciques qui creusent des galeries verticales jusqu’à trois mètres de profondeur. Leur plus célèbre représentant est le Lumbricus terrestris qui dépose ses excréments en surface sous la forme de turricules. La formation de galeries favorise l’aération et le drainage du sol: deux conditions indispensables au bon développement des espèces végétales, mais également de tous les micro-organismes actifs du sol.

L’action des anéciques est complétée par celle des vers dits endogés. Plus pâles et plus petits, ils n’en restent pas moins très efficaces pour ameublir la couche arable en creusant des galeries horizontales. «On estime que les vers de terre creusent de 400 à 500 mètres de galeries sous un mètre carré de prairie. Dans les quarante premiers centimètres, où elles sont plus denses, ces galeries représentent 3% du volume total. Dans ces conditions, la capacité hydrique peut augmenter de 80% et la pénétration de l’eau être quatre à dix fois plus rapide», ont constaté les auteurs du livre Le sol vivant. L’action des lombrics est donc particulièrement positive dans les sols tassés ou lorsque les labours successifs forment une semelle étanche, car elle limite le ruissellement et l’érosion.

… et la fertilité du sol

On le sait désormais, les lombrics se nourrissent essentiellement de terre et de débris végétaux. Combattus jusqu’au XIXe siècle parce que la croyance populaire les accusait de grignoter les racines des plantes, les vers de terre sont désormais lavés de tout soupçon. Au contraire, leur travail est salué, notamment leur rôle de digesteurs. L’espèce Eisenia fetida appartient à la catégorie des épigés. Elle se plaît dans les matières organiques de surface: feuilles mortes, fumier ou compost (voir page suivante). Agnès Gerber pratique la lombriculture depuis plus de trente ans à Ollon (VD). Elle parle avec enthousiasme du travail de ses protégés. «Comme tous les autres lombrics, l’Isenia mange jour et nuit. Il ingurgite quotidiennement la moitié de son poids. Ses excréments composent un engrais naturel concentré de grande valeur, facilement assimilable par les plantes.» Dans la nature, ces déjections participent à la fertilisation des sols. On estime en effet que les lombrics produisent entre 40 et 100 tonnes d’humus par hectare chaque année, en mélangeant dans leur tube digestif matière organique, fines particules minérales et micro-organismes. Cette opération favorise aussi la multiplication des bactéries et des champignons utiles, améliorant ainsi l’état sanitaire du sol. Le laboratoire sols et substrats de la Haute Ecole du paysage, de l’ingénierie et de l’architecture de Genève (HEPIA) a étudié comment les sols participent à l’épuration des eaux de chaussée, fortement gorgées de polluants routiers. Le long de l’autoroute A9, en Valais, une prairie reconstituée épure ces eaux grâce à l’action conjointe d’une végétation appropriée et d’une forte densité de… vers de terre.

Le sol est menacé

Description de cette image, également commentée ci-aprèsBrasseur de sol, producteur d’humus, le lombric, même s’il ne fait pas partie des espèces menacées, voit constamment son espace vital se réduire. «Il n’y a qu’à voir le nombre de vers de terre qui meurent sur les routes après un épisode de pluie. Une fois à l’extérieur, ils ne trouvent plus de sol libre dans lequel pénétrer, relève Nicolas Wütrich. Depuis de nombreuses années, Pro Natura œuvre contre le mitage du territoire, notamment au sein du Comité de l’initiative pour le paysage. La pression est toujours plus forte sur le sol forestier et agricole, aux dépens de la biodiversité et des paysages. En Suisse, un mètre carré de sol naturel disparaît chaque seconde et avec lui en moyenne cent lombrics.» Hormis la destruction de la couche arable, les principaux dangers qui nuisent au travail des vers de terre sont l’usage de pesticides et le compactage de la terre par les machines agricoles, forestières ou de chantier.

Dans l’agriculture, selon une étude de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL), le taux de mortalité des vers de terre peut atteindre 25% après un labour et 70% après le passage d’une herse rotative. Il s’agit donc de minimiser le travail du sol et d’adapter la mécanisation. Au jardin aussi, tout un chacun peut favoriser la bonne santé des lombrics en évitant l’usage de pesticides et en laissant en surface suffisamment de déchets de matières organiques pour qu’ils puissent se nourrir et proliférer. La légende qui dit qu’un ver de terre coupé donne deux individus une fois sectionné est absurde et trompeuse. Seule la partie antérieure peut éventuellement survivre. Mieux vaut donc laisser les vers en paix et apprécier leurs nombreux bienfaits.

Marjorie Siegrist

SOURCE Terre&Nature, le 16 juin 2011

 

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Comment attraper un ver de terre

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

 Au jardin avec une fourche bêche, on trouvera des vers de terre clairs (lombrics), en mars avril en bêchant un emplacement où sont visibles les tortillons, on recueillera des vers à tête noire et de gros lombrics orangés.

 Au printemps, lorsque la terre est humide, placez-vous dans un pré  ou les tortillons sont nombreux et piétinez un emplacement. Au bout de cinq minutes les vers vont sortir de terre sur un périmètre pouvant aller jusqu’à cinq mètres de votre place. C’est ainsi que je faisais ma provision annuelle de vers dans un pré qui me donnait jusqu’à deux litres de têtes noires en un quart d’heure.

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Une technique ludique est de les chercher à la lampe électrique. Les nuits humides de printemps, les vers à tête noire sortent de leurs trous mais laissent une partie de leur corps dans ces trous. Il faut trouver un endroit ou la terre est nue et tassée, s’il y a des tortillons c’est idéal. Venir discrètement la nuit avec une veille lampe électrique qui n’éclaire que faiblement (les vers n’ont pas d’yeux mais sont sensibles à la lumière et s’enfoncent au trou s’ils sont trop éclairés). Ne pas taper du pied et se saisir ferment du ver qui bataillera pour retourner au trou, il suffit de le maintenir fermement sans tirer, il lâchera prise.

Les vers à tête noire ont la queue qui se termine en feuille de saule, c’est ainsi qu’ils s’ancrent dans leur galerie.  

En été, chercher un coin bien tallé et avec des tortillons puis ouvrez le jet d’eau et faites tomber en pluie, vous récolterez des vers qui viendront au bout de cinq minutes en croyant à une bonne averse.

 Pour les conserver, un gros seau se fermant avec un bon couvercle que vous percerez avec une pointe pour aérer. Ce sceau  contiendra un peu de terre et des  feuilles mortes, on peut rajouter du café ou n’importe quoi qui sent assez fort, le vers absorbe les odeurs comme une éponge. Une petite rasade de Ricard donnera un petit goût anisé à vos vers, faites l’essai.

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Un sol tout plein de vie

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

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Les vers de terre sont de précieux alliés pour le jardinier. Ils digèrent les débris végétaux et enrichissent le sol en humus, et, grâce à leurs galeries, ils aèrent la terre et limitent le ruissellement de l’eau. Découvrez ces travailleurs de l’ombre…

Les vers de terre sont des animaux invertébrés (Annélides) présents dans presque tous les sols de la planète, à l’exception des plus acides ou des plus arides. On en compte environ 150 espèces en France, et au moins 10.000 dans le monde. Ils représentent la première biomasse animale terrestre : en moyenne, le sol en contient une tonne par hectare (jusqu’à 4 tonnes dans les prairies), ce qui correspond à 1 à 4 millions d’individus / ha, tout de même!

Selon les espèces, leur longueur est variable ; elle peut atteindre 30 ou 40 cm pour les plus longs. Certaines vivent exclusivement à la surface du sol (enchytréïdes), d’autres creusent de profondes galeries (lombrics), mais tous se nourrissent de matière organique (débris végétaux en décomposition à la surface du sol, organismes vivants comme les nématodes -dont certains sont des auxiliaires intéressants-, protozoaires, bactéries, champignons…), plus ou moins mélangée à de la terre. En période active, un ver de terre peut absorber chaque jour (et rejeter, sous forme d’excréments) 1,5 fois son poids en terre : sur un hectare, c’est donc 1,5 tonne de terre qui est « brassée » chaque jour par les vers de terre.

Des vers de terre pour un sol fertile

Les vers de terre sont considérés comme des indicateurs d’un sol en bonne santé. En effet, ils jouent un rôle primordial dans la fertilité et la structure des sols :

 

  • Ils assurent, avec certains microorganismes, le recyclage de la matière organique, qu’ils contribuent à décomposer, grâce à la digestion des débris végétaux, et à répartir dans le sol, par leurs déplacements (absorbée en surface, la matière organique est enfouie en profondeur, le long des galeries). C’est d’ailleurs cette capacité des vers de terre à transformer les déchets végétaux en humus qui est utilisée en lombricompostage.
  • Ils favorisent l’alimentation et la croissance des plantes, en recyclant la matière organique dont ils enrichissent le sol, mais aussi en facilitant le développement des racines des végétaux (terre ameublie, croissance racinaire plus aisée le long des galeries).
  • Ils améliorent la perméabilité et l’aération des sols : leurs galeries permettent une meilleure pénétration de l’eau de pluie ou d’arrosage (qui ruisselle moins : les sols s’en trouvent stabilisés et moins sensibles à l’érosion) et facilitent les déplacements gazeux.
  • Ils modifient la structure granulaire et les caractéristiques physico-chimiques de la terre (formation de micro-agrégats plus stables, équilibration du pH…).

Les turricules

Les turricules sont les excréments des vers de terre : on en voit souvent à la surface du sol, sous forme de petits tortillons ou d’agrégats. Peu appréciés sur un gazon impeccable (qu’ils rendent boueux par temps de pluie), ils n’en sont pas moins intéressants : la terre ainsi digérée est très fine et elle est enrichie en azote (sous forme d’humus), mais aussi en minéraux (calcium, magnésium, phosphore, potassium). C’est une source de fertilisants précieuse et gratuite : utilisez donc les turricules pour vos rempotages !

Description de cette image, également commentée ci-aprèsFavoriser les vers de terre dans le sol du jardin

Les populations de vers de terre sont plus nombreuses dans certaines circonstances ; à l’inverse, certains sols ou certaines pratiques culturales leur sont défavorables. Apprenez à favoriser la présence de ces auxiliaires discrets mais efficaces !

Ils aiment

  • La présence de débris végétaux laissés au sol, qui leur fournit de la nourriture, un abri (pour les espèces épigées, c’est-à-dire de surface), et qui entretient l’humidité du sol, essentielle aux vers de terre qui « respirent » par la peau (laquelle doit rester humide pour assurer les échanges gazeux) ;
  • Une couverture végétale des sols ;
  • La rotation des cultures (ne plantez pas toujours la même chose au même endroit, ce qui est d’ailleurs un principe de base du jardinier) ;
  • Les épandages de fumier (dont les vers de terre se régalent !) ;
  • Les sols limoneux, argileux, frais.

Ils n’aiment pas

  • Les sol trop travaillés : le travail du sol, et en particulier le retournement de la terre, peut détruire les oeufs (déposés généralement en surface) et les galeries ; les outils blessent les vers ;
  • Les sols nus (peu de débris végétaux donc peu de nourriture) ;
  • Les sols compactés (par le piétinement ou le passage de véhicules par exemple) ;
  • Les sols sableux, et/ou demeurant longtemps secs en été ;
  • Les sols très acides.

Les vers de terre ne semblent guère sensibles aux pesticides ; ce n’est cependant pas une raison pour ne pas les bannir de votre jardin !

Source : http://www.gerbeaud.com/

 

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