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Pieuvre et évolution

Posté par othoharmonie le 18 mars 2012


Pieuvre et évolution dans PIEUVRE 175px-Colossal_octopus_by_Pierre_Denys_de_MontfortLa pieuvre est unique aujourd’hui, parmi les invertébrés, pour le haut degré d’évolution qu’elle représente. Des mollusques primitifs d’il y a 500 millions d’années, qui portaient une lourde coquille, à la pieuvre qui peuple nos mers, l’adaptation de cet animal à son milieu a été prodigieuse.

La pieuvre commune (Octopus vulgaris) appartient à la classe des céphalopodes (un mot qui signifie tête et pieds), ce sont les plus évolués des mollusques. Ils sont apparus dans les océans il y a plusieurs centaines de millions d’années, au cambrien (ère primaire), bien avant les vertébrés. À cette époque, ils possédaient une coquille externe. Ce sont probablement les premiers animaux d’une certaine taille nageant dans les océans, et ils y ont joui d’une grande liberté pendant des millions d’années. Leur situation a commencé à se détériorer à la fin du paléozoïque (ère primaire) – au dévonien et au carbonifère – et davantage encore au début du mésozoïque (ère secondaire), au moment où les poissons et, plus tard, les reptiles se sont répandus dans les océans. Pour survivre, certains céphalopodes se sont retirés dans des eaux plus profondes, d’autres sont devenus plus mobiles, car l’épaisseur de leur coquille s’est réduite. À l’approche de l’ère tertiaire, elle devient interne ou disparaît. Les calmars, seiches et pieuvres vont ainsi survivre jusqu’à nos jours dans les eaux côtières, dangereuses mais riches.

 320px-Enteroctopus_dolfeini dans PIEUVRE   Les différentes phases de cette évolution ont pu être très rigoureusement suivies, grâce aux nombreux fossiles de céphalopodes primitifs ayant une coquille externe (ammonites, bélemnites…) qui ont été retrouvés. Il en existe actuellement un représentant encore en vie : le nautile. Comme ses ancêtres, celui-ci construit, au cours de sa croissance, des loges successives dans lesquelles l’eau est remplacée par un gaz qui assure sa flottabilité. En revanche, on ne sait guère, en l’absence de données paléontologiques les concernant, comment les espèces actuelles, à corps mou ou munies d’une coquille interne, ont évolué dans le passé. On sait seulement que tous les céphalopodes ont été, à une époque, en compétition avec des vertébrés, ce qui a influencé leur évolution.

   Les céphalopodes récents les mieux connus représentent trois lignées distinctes. Le calmar évolue en pleine mer, la seiche, elle, est un peu au-dessus du fond marin, tandis que la pieuvre (ou poulpe) ne le quitte que rarement.

    Octopus vulgaris est certainement l’un des céphalopodes les plus répandus et les plus connus. Le philosophe grec Aristote l’identifiait déjà parmi les autres espèces de la Méditerranée orientale.

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Etre pieuvre

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

 

La pieuvre commune, Octopus vulgaris, est répartie dans le monde entier. On la trouve aussi bien dans les eaux tempérées que tropicales ou subtropicales. Seules les eaux du pôle ou subpolaires en sont dépourvues. En Méditerranée la pieuvre commune est le plus gros octopode de tous ceux qui fréquentent cette mer, avec Octopus macropus, céphalopode dont les bras sont plus longs et plus fins. Octopus vulgaris est également abondant dans l’est de l’Atlantique et au Japon.

 Etre pieuvre dans PIEUVRE 220px-Mimic_Octopus_2  Ce mollusque vit le long des côtes, jusqu’à 100-150 mètres de profondeur. Le scientifique espagnol A. Guerra indique, dans une étude de 1979, que la pieuvre commune est moins abondante au fur et à mesure que la profondeur augmente. En principe, elle préfère les récifs de corail ou les rochers. Cependant, dans de nombreuses régions, on la rencontre aussi sur des fonds sableux ou vaseux, comme sur des herbiers.

   Quel que soit l’environnement, elle profite du moindre trou ou anfractuosité pour s’y cacher, et sa capacité de changer sa couleur (ainsi que la texture de sa peau), et de se fondre parfaitement dans son habitat n’a pratiquement pas d’équivalent.

Manger, croître, pondre et mourir : telle est la vie d’une pieuvre. Une vie éphémère, surtout pour les femelles (de 12 à 14 mois), et non dépourvue de dangers. Prédatrices actives, les pieuvres peuvent en effet être à leur tour les victimes d’autres espèces carnivores, surtout à certains moments de leur cycle vital. Car les céphalopodes représentent, dans la chaîne alimentaire marine, un maillon d’une importance capitale. Les plus grands consommateurs de céphalopodes sont les cachalots. Des pinnipèdes (phoques, otaries, éléphants de mer) ou de nombreux poissons et oiseaux de mer sont aussi des prédateurs potentiels. Se nourrissant surtout d’espèces de pleine eau (pélagiques), peu d’entre eux représentent un véritable danger pour les pieuvres. Les principaux ennemis des octopodes adultes et vivant en zone côtière sont les congres et les murènes. En outre, il arrive que les céphalopodes s’entre-dévorent.

La fragilité des nouveau-nés

250px-Hapalochlaena_maculosa dans PIEUVRELa période la plus dangereuse dans la vie de la pieuvre est celle qui suit sa naissance, et qu’elle passe en pleine eau. La mortalité est alors importante. Cependant, K. Mangold estime que, même si la mortalité est alors de 90 %, 10 000 petites pieuvres pourront tout de même survivre et se poser sur le fond marin. Par la suite, elles resteront d’abord à la merci de nombreux animaux benthiques – crustacés et autres –, mais, avec la croissance, leurs moyens de défense (en particulier le fameux nuage d’encre qui imite la silhouette de l’animal) leur assureront une bonne protection.

   Dans certains endroits, en limite de la distribution de l’espèce surtout, le recrutement, c’est-à-dire la reproduction et le repeuplement par une nouvelle génération de pieuvres, peut être perturbé par la destruction de l’équilibre écologique. Dans la Manche, par exemple, la pieuvre était considérée, comme une calamité pour les pêcheurs de crustacés et les ostréiculteurs, jusqu’à ce qu’un hiver d’une rigueur exceptionnelle, dans les années 1960, anéantisse le recrutement. Près de trente ans après cet événement, la présence d’une pieuvre dans cette mer est un phénomène plutôt rare. Dans, d’autres régions, en revanche, on a pu constater que les pieuvres proliféraient en raison de pêches sélectives dont leurs prédateurs, en l’occurrence les congres, étaient les principales victimes.

   Grand amateur de crustacés, la pieuvre est souvent considérée par les pêcheurs comme une rivale. En réalité, la brièveté de sa vie, ses croissances rapides et son faible métabolisme amènent des chercheurs comme R. O’Dor et M. Wells à relativiser l’impact de ce mollusque sur la chaîne alimentaire marine. La quantité de nourriture absorbée par la pieuvre ne dépend-elle pas de son poids ? Or celui-ci n’est important que pendant un laps de temps très court. Ce mollusque qui disparaît après la reproduction est, en réalité, un animal peu destructeur.

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La pieuvre animal mythique

Posté par othoharmonie le 14 mars 2012

 

 Octopus macropusAnimal mystérieux, d’apparence quelque peu fantasmatique, avec ses huit bras armés de ventouses et son œil toujours vigilant, la pieuvre a de tout temps fasciné les hommes, qui lui ont attribué une dimension et des pouvoirs surhumains.

 De Victor Hugo à Jules Verne en passant par Simon de Montfort, les romanciers ont souvent présenté la pieuvre comme un monstre redoutable. Pourtant, s’il existe bien dans l’océan Indien et dans le Pacifique deux petites pieuvres dangereuses pour l’homme et, sur les côtes du Pacifique nord, une très grosse espèce (Octopus dofleini) pouvant peser jusqu’à 50 kg, la pieuvre est, en fait, une créature non agressive, plutôt craintive et paresseuse. Quant à l’animal géant qu’ont parfois rencontré les navigateurs, le fameux Architeutis dont la taille peut atteindre 20 mètres, ce n’est pas une pieuvre, mais un calmar.

 Dotés de facultés qui les rapprochent des vertébrés, les céphalopodes en général, et tout particulièrement Octopus vulgaris, qui a servi de modèle expérimental et qui s’adapte très bien à la vie en aquarium, constituent de passionnants sujets d’étude. Les travaux sur la cérébralisation, le comportement et les capacités d’apprentissage sont particulièrement spectaculaires. Mais l’étude en laboratoire sur d’autres aspects de la vie de la pieuvre commune, comme sa croissance, sa reproduction ou sa nutrition, a apporté de précieuses indications sur sa biologie et a permis de mieux comprendre celle d’autres céphalopodes.

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