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Histoire de l’Otarie

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2015

 

220px-Otarie10Issus du groupe ancestral des énaliarctidés, animaux de petite taille qui vivaient dans le Pacifique nord, le long de la zone côtière, les premiers représentants de la famille des otaries (otariidés) seraient apparus dans le Pacifique Nord au miocène supérieur, il y a environ 24 millions d’années. Cependant, les plus anciens fossiles d’otaries connus datent du milieu du miocène, il y a environ 15 millions d’années.

Les otaries franchirent l’équateur au pliocène, il y a 2 à 5 millions d’années environ, sans doute à une époque où une zone d’eaux froides s’étendait, de façon continue, le long de tout le Pacifique oriental. L’absence de tout fossile dans l’Atlantique indique que le passage entre le Pacifique et l’Atlantique, au niveau de l’Amérique centrale, n’existait pas encore. Cependant, la température n’est vraisemblablement pas le facteur déterminant ayant influé sur la dispersion des otaries. Il existe en effet une corrélation certaine entre leur distribution actuelle et les zones océaniques où la nourriture est abondante, ce qui est généralement le cas dans les eaux froides. Dans l’hémisphère Sud, les otaries se répandirent d’île en île en suivant le courant circumpolaire antarctique. La séparation des lions de mer (otariinés) des otaries à fourrure (arctocéphalinés) est relativement récente : elle date en effet de 2 à 3 millions d’années.

Jadis regroupés au sein de l’ordre des pinnipèdes (une subdivision de la classification scientifique aujourd’hui obsolète), les otaries, les morses et les phoques auraient une origine commune (groupe monophylétique) – cette thèse, qui a un temps été remise en cause, semble confirmée par les résultats de diverses études génétiques. Les racines de ces animaux restent toutefois mal élucidées ; les pinnipèdes partageraient un ancêtre commun avec, selon les auteurs, soit les ursidés (ours), soit la superfamille des mustéloïdes (qui inclue les mustélidés – belettes, visons, etc. – et les procyonidés – ratons laveurs).

Les otaries aiment à se blottir les unes contre les autres. Elles forment ainsi des rassemblements à terre, qui ne présentent pas d’organisation sociale stable en dehors de la saison de reproduction (de septembre à avril), et qui sont plutôt le fait d’un fort instinct grégaire qui pousse les otaries à se regrouper de façon compacte, même si de vastes portions de littoral sont disponibles alentour. Les animaux non reproducteurs adoptent eux aussi cette attitude sur les sites de reproduction. Toute activité soudaine (irruption d’autres animaux ou de l’homme)  ou tout bruit inhabituel peuvent déclencher une réaction d’alarme : les animaux se précipitent alors dans l’eau sans même essayer d’identifier la menace.

Une toilette minutieuse

Lors des périodes de vie à terre, les otaries passent donc de longs moments à se frotter les unes aux autres ou contre les rochers, mais aussi à faire leur toilette. Adoptant une attitude qui n’est pas sans rappeler celle des chiens, l’animal peigne son pelage à l’aide des griffes de l’un de ses membres postérieurs : il peut ainsi atteindre n’importe quelle partie des 2/3 avant du corps. L’un des membres antérieurs peut être aussi utilisé pour gratter la partie postérieure du corps ou la tête.

Des heures entières à dormir

La plus grande partie du temps est consacrée au repos. Grâce à leur corps très flexible, les otaries peuvent adopter des postures de repos très variées. Elles dorment en général en position allongée, mais elles sont aussi capables de s’endormir dressées sur leurs pattes, la tête en position verticale, museau pointé vers le haut.

Très agiles à terre

L’otarie de Californie se déplace très facilement à terre. Sur terrain délicat (rochers glissants), un mâle à la poursuite d’un rival peut probablement se mouvoir plus rapidement qu’un homme. Lorsqu’il marche, l’animal utilise ses quatre pattes alternativement : il prend appui sur ses mains et sur la partie postérieure de ses pieds. Mais, comme la mobilité des membres postérieurs est réduite, l’avancée doit être accompagnée d’une importante flexion de la colonne vertébrale. La tête et le cou se balancent régulièrement d’un côté à l’autre. L’otarie peut aussi se déplacer au galop : le balancement de la tête devient alors vertical. On estime alors que sa vitesse peut atteindre 25 à 30 km/h.

De très bonnes nageuses

L’eau est l’élément de prédilection des otaries et, même lors de la période de reproduction où leur existence est essentiellement terrestre, elles effectuent de fréquentes incursions dans le milieu aquatique : pour s’y rafraîchir, pour y trouver de la nourriture (pieuvres, calmars et poissons divers, anchois, harengs, saumons, etc.) comme pour y jouer. Elles s’amusent ainsi à surfer sur les vagues ou s’engagent dans des poursuites effrénées. Elles peuvent même dormir dans l’eau, près du rivage, allongées sur le côté, un membre négligemment levé.

La « nage des marsouins »

Malgré leur silhouette massive, les otaries sont d’une agilité surprenante. Lorsqu’elles nagent, la force propulsive est fournie par des mouvements simultanés des membres antérieurs, les membres postérieurs servant de gouvernail. Pour se déplacer rapidement, elles « marsouinent » : elles émergent périodiquement au-dessus de la surface et décrivent un arc de cercle avant de plonger à nouveau. On a parfois observé des groupes de 5 à 20 juvéniles nageant ainsi en file indienne ; ce comportement est peut-être à l’origine de certaines histoires de serpents de mer. La vitesse maximale pouvant être atteinte Otariedans l’eau est proche de 30 km/h.

Un pêcheur habile

La recherche de la nourriture est souvent individuelle, mais, lorsque les bancs de calmars ou de poissons sont importants, les otaries coopèrent entre elles ou même, parfois, avec des individus d’autres espèces, comme les marsouins.

Dans l’eau, leur souplesse est prodigieuse : elles peuvent changer presque instantanément de direction et, grâce à la mobilité de leur long cou, capturer aisément leurs proies. Les plus petites sont consommées aussitôt sous l’eau, les plus grosses étant débitées en morceaux à la surface avant d’être ingurgitées.

Lorsqu’elles sont à la recherche de nourriture, les otaries, contrairement aux phoques, effectuent des plongées de courte durée à des profondeurs relativement faibles. Des données expérimentales montrent que leurs descentes ne durent en moyenne que 3 minutes (maximum 12) à des profondeurs variant entre 70 et 270 m maximum. La durée de plongée dépend d’ailleurs de la masse de l’animal : plus celle-ci est importante, plus la plongée peut être longue, car un animal plus volumineux stocke davantage d’oxygène et l’utilise de manière plus efficace. Les quelques bilans énergétiques établis donnent, pour une otarie de 85 kilos ayant effectué 200 plongées de 2 minutes environ et ayant ramené en moyenne 60 grammes de poisson par plongée, un rapport énergie acquise/énergie dépensée voisin de 4, c’est-à-dire que l’énergie acquise est quatre fois supérieure à l’énergie dépensée.

 

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Pieuvre et évolution

Posté par othoharmonie le 18 mars 2012


Pieuvre et évolution dans PIEUVRE 175px-Colossal_octopus_by_Pierre_Denys_de_MontfortLa pieuvre est unique aujourd’hui, parmi les invertébrés, pour le haut degré d’évolution qu’elle représente. Des mollusques primitifs d’il y a 500 millions d’années, qui portaient une lourde coquille, à la pieuvre qui peuple nos mers, l’adaptation de cet animal à son milieu a été prodigieuse.

La pieuvre commune (Octopus vulgaris) appartient à la classe des céphalopodes (un mot qui signifie tête et pieds), ce sont les plus évolués des mollusques. Ils sont apparus dans les océans il y a plusieurs centaines de millions d’années, au cambrien (ère primaire), bien avant les vertébrés. À cette époque, ils possédaient une coquille externe. Ce sont probablement les premiers animaux d’une certaine taille nageant dans les océans, et ils y ont joui d’une grande liberté pendant des millions d’années. Leur situation a commencé à se détériorer à la fin du paléozoïque (ère primaire) – au dévonien et au carbonifère – et davantage encore au début du mésozoïque (ère secondaire), au moment où les poissons et, plus tard, les reptiles se sont répandus dans les océans. Pour survivre, certains céphalopodes se sont retirés dans des eaux plus profondes, d’autres sont devenus plus mobiles, car l’épaisseur de leur coquille s’est réduite. À l’approche de l’ère tertiaire, elle devient interne ou disparaît. Les calmars, seiches et pieuvres vont ainsi survivre jusqu’à nos jours dans les eaux côtières, dangereuses mais riches.

 320px-Enteroctopus_dolfeini dans PIEUVRE   Les différentes phases de cette évolution ont pu être très rigoureusement suivies, grâce aux nombreux fossiles de céphalopodes primitifs ayant une coquille externe (ammonites, bélemnites…) qui ont été retrouvés. Il en existe actuellement un représentant encore en vie : le nautile. Comme ses ancêtres, celui-ci construit, au cours de sa croissance, des loges successives dans lesquelles l’eau est remplacée par un gaz qui assure sa flottabilité. En revanche, on ne sait guère, en l’absence de données paléontologiques les concernant, comment les espèces actuelles, à corps mou ou munies d’une coquille interne, ont évolué dans le passé. On sait seulement que tous les céphalopodes ont été, à une époque, en compétition avec des vertébrés, ce qui a influencé leur évolution.

   Les céphalopodes récents les mieux connus représentent trois lignées distinctes. Le calmar évolue en pleine mer, la seiche, elle, est un peu au-dessus du fond marin, tandis que la pieuvre (ou poulpe) ne le quitte que rarement.

    Octopus vulgaris est certainement l’un des céphalopodes les plus répandus et les plus connus. Le philosophe grec Aristote l’identifiait déjà parmi les autres espèces de la Méditerranée orientale.

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Pieuvre et synergétique

Posté par othoharmonie le 18 mars 2012

Octopus vulgaris évolue sur le fond de la mer, près des côtes, en solitaire attaché à son territoire, dont il chasse les intrus. La pieuvre commune s’installe dans un abri individuel, le plus loin possible des autres animaux. Elle n’accepte les relations avec ses congénères que pour la reproduction. Après celles-ci, la femelle retrouve vite la solitude pour couver ses œufs.

    D’ordinaire, les pieuvres ne se déplacent que pour chercher leur nourriture ou, tout au plus, pour changer d’abri. Vivant en contact étroit avec le fond marin, elles s’appuient souvent sur leurs bras, ou encore rampent, les bras étalés, lorsqu’elles avancent ou reculent, sans hâte. Pourtant, elles peuvent aussi se déplacer rapidement par propulsion.

La propulsion à réaction

 Une jeune femelle.Ce système locomoteur, unique dans le règne animal, a joué un rôle important dans l’évolution des céphalopodes. Il sert surtout aux déplacements rapides. Par une fente située du côté ventral du corps, ou manteau, et appelée fente palléale, l’eau pénètre dans une cavité dite cavité palléale. Puis les muscles circulaires du manteau se contractent, ce qui ferme la fente et expulse l’eau par le tuyau de l’entonnoir qui émerge en permanence de la cavité. Le courant ainsi créé propulse l’animal dans la direction opposée. Plus les contractions sont fortes, plus la pieuvre se déplace rapidement, les bras dans le prolongement du corps. La pieuvre change de direction à son gré en orientant l’entonnoir, très mobile, un peu comme un gouvernail, et il lui suffit d’écarter les bras pour freiner. Tandis que l’animal se déplace, les mouvements des muscles du manteau assurent à la fois le déplacement et l’irrigation des branchies en eau oxygénée.

    La pieuvre peut ainsi se déplacer lentement, en avant comme en arrière, ou encore nager rapidement, à reculons, à la recherche d’une proie, ou pour prendre la fuite.

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Pieuvre commune

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

 Octopus vulgarisLa pieuvre est un céphalopode dont les huit bras sont liés à une tête portant de chaque côté les yeux et elle-même prolongée par un corps musculaire (le manteau), où se trouvent les appareils digestif, pulmonaire et génital. Sur la face ventrale du manteau s’ouvre une large fente, la fente palléale, qui laisse entrer l’eau de mer dans la cavité palléale où se trouvent branchies et viscères. De la fente sort le tuyau de l’entonnoir, dont la partie intérieure est évasée. C’est de ce tuyau que l’eau est expulsée avec plus ou moins de force, selon les besoins de l’animal pour se propulser. Dans la cavité palléale, près de l’entonnoir, s’ouvrent également l’anus et les orifices rénaux et génitaux (oviducte ou pénis).

   La pieuvre, comme tous les invertébrés, n’a pas de squelette.

    La longévité de la pieuvre est de 12 à 24 mois pour les femelles, un peu plus sans doute pour les mâles. La pieuvre adulte peut peser de 2 à 3 kg. Certains individus plus grands (jusqu’à 10 kg) ont été signalés, mais ils sont rares. Cette croissance rapide n’est possible que grâce à un système digestif performant. En Méditerranée, pendant l’été, une pieuvre réussit, en 100 jours, à passer de 250 g à 1 kg (elle prend donc 7,5 g par jour). Selon les chercheurs R. O’Dor et M. J. Wells, une pieuvre qui pèse 1 kg à 18 mois a absorbé de 2,5 à 3 fois son propre poids pendant sa vie. La maturation sexuelle utilise une grande partie des réserves accumulées sous forme de protéines dans le manteau. Selon certains auteurs, la mort de l’animal serait provoquée par l’hyperactivité de la glande optique. 

 Signes particuliers

Yeux

Moving Octopus Vulgaris 2005-01-14.oggLes deux yeux de la pieuvre sont situés latéralement sur la tête. Au contraire de ceux de nombreux invertébrés, ils présentent, pour l’essentiel, la même structure que ceux des vertébrés : une cornée, un iris, un cristallin, une rétine (un peu moins complexe toutefois) et deux paupières. La vision s’accommode aisément des changements de luminosité, mais la pieuvre ne discerne pas les couleurs. En revanche, elle voit distinctement de près comme de loin. Cette vision remarquable est l’aboutissement de toute une évolution. Ainsi, l’œil du nautile, proche des céphalopodes primitifs, est dépourvu de cristallin et bien moins performant.

 Bec

On l’appelle « bec de perroquet ». Situé dans le bulbe buccal, il comprend deux mandibules, l’une supérieure, l’autre, inférieure, chacune de forme différente. Très puissantes, elles permettent à la pieuvre de déchiqueter les carcasses des crabes.

 Ventouses

Disposées en deux rangées sur chacun des huit bras, les ventouses forment des sortes de chambres entourées de parois musculaires, avec, tout au bord, un anneau adhésif à structure radiée dont la partie périphérique, molle, assure une adhérence parfaite. Après amputation d’un bras, la pieuvre peut le régénérer, retrouvant à la fin un membre parfaitement fonctionnel.

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Etre pieuvre

Posté par othoharmonie le 16 mars 2012

 

La pieuvre commune, Octopus vulgaris, est répartie dans le monde entier. On la trouve aussi bien dans les eaux tempérées que tropicales ou subtropicales. Seules les eaux du pôle ou subpolaires en sont dépourvues. En Méditerranée la pieuvre commune est le plus gros octopode de tous ceux qui fréquentent cette mer, avec Octopus macropus, céphalopode dont les bras sont plus longs et plus fins. Octopus vulgaris est également abondant dans l’est de l’Atlantique et au Japon.

 Etre pieuvre dans PIEUVRE 220px-Mimic_Octopus_2  Ce mollusque vit le long des côtes, jusqu’à 100-150 mètres de profondeur. Le scientifique espagnol A. Guerra indique, dans une étude de 1979, que la pieuvre commune est moins abondante au fur et à mesure que la profondeur augmente. En principe, elle préfère les récifs de corail ou les rochers. Cependant, dans de nombreuses régions, on la rencontre aussi sur des fonds sableux ou vaseux, comme sur des herbiers.

   Quel que soit l’environnement, elle profite du moindre trou ou anfractuosité pour s’y cacher, et sa capacité de changer sa couleur (ainsi que la texture de sa peau), et de se fondre parfaitement dans son habitat n’a pratiquement pas d’équivalent.

Manger, croître, pondre et mourir : telle est la vie d’une pieuvre. Une vie éphémère, surtout pour les femelles (de 12 à 14 mois), et non dépourvue de dangers. Prédatrices actives, les pieuvres peuvent en effet être à leur tour les victimes d’autres espèces carnivores, surtout à certains moments de leur cycle vital. Car les céphalopodes représentent, dans la chaîne alimentaire marine, un maillon d’une importance capitale. Les plus grands consommateurs de céphalopodes sont les cachalots. Des pinnipèdes (phoques, otaries, éléphants de mer) ou de nombreux poissons et oiseaux de mer sont aussi des prédateurs potentiels. Se nourrissant surtout d’espèces de pleine eau (pélagiques), peu d’entre eux représentent un véritable danger pour les pieuvres. Les principaux ennemis des octopodes adultes et vivant en zone côtière sont les congres et les murènes. En outre, il arrive que les céphalopodes s’entre-dévorent.

La fragilité des nouveau-nés

250px-Hapalochlaena_maculosa dans PIEUVRELa période la plus dangereuse dans la vie de la pieuvre est celle qui suit sa naissance, et qu’elle passe en pleine eau. La mortalité est alors importante. Cependant, K. Mangold estime que, même si la mortalité est alors de 90 %, 10 000 petites pieuvres pourront tout de même survivre et se poser sur le fond marin. Par la suite, elles resteront d’abord à la merci de nombreux animaux benthiques – crustacés et autres –, mais, avec la croissance, leurs moyens de défense (en particulier le fameux nuage d’encre qui imite la silhouette de l’animal) leur assureront une bonne protection.

   Dans certains endroits, en limite de la distribution de l’espèce surtout, le recrutement, c’est-à-dire la reproduction et le repeuplement par une nouvelle génération de pieuvres, peut être perturbé par la destruction de l’équilibre écologique. Dans la Manche, par exemple, la pieuvre était considérée, comme une calamité pour les pêcheurs de crustacés et les ostréiculteurs, jusqu’à ce qu’un hiver d’une rigueur exceptionnelle, dans les années 1960, anéantisse le recrutement. Près de trente ans après cet événement, la présence d’une pieuvre dans cette mer est un phénomène plutôt rare. Dans, d’autres régions, en revanche, on a pu constater que les pieuvres proliféraient en raison de pêches sélectives dont leurs prédateurs, en l’occurrence les congres, étaient les principales victimes.

   Grand amateur de crustacés, la pieuvre est souvent considérée par les pêcheurs comme une rivale. En réalité, la brièveté de sa vie, ses croissances rapides et son faible métabolisme amènent des chercheurs comme R. O’Dor et M. Wells à relativiser l’impact de ce mollusque sur la chaîne alimentaire marine. La quantité de nourriture absorbée par la pieuvre ne dépend-elle pas de son poids ? Or celui-ci n’est important que pendant un laps de temps très court. Ce mollusque qui disparaît après la reproduction est, en réalité, un animal peu destructeur.

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La pieuvre animal mythique

Posté par othoharmonie le 14 mars 2012

 

 Octopus macropusAnimal mystérieux, d’apparence quelque peu fantasmatique, avec ses huit bras armés de ventouses et son œil toujours vigilant, la pieuvre a de tout temps fasciné les hommes, qui lui ont attribué une dimension et des pouvoirs surhumains.

 De Victor Hugo à Jules Verne en passant par Simon de Montfort, les romanciers ont souvent présenté la pieuvre comme un monstre redoutable. Pourtant, s’il existe bien dans l’océan Indien et dans le Pacifique deux petites pieuvres dangereuses pour l’homme et, sur les côtes du Pacifique nord, une très grosse espèce (Octopus dofleini) pouvant peser jusqu’à 50 kg, la pieuvre est, en fait, une créature non agressive, plutôt craintive et paresseuse. Quant à l’animal géant qu’ont parfois rencontré les navigateurs, le fameux Architeutis dont la taille peut atteindre 20 mètres, ce n’est pas une pieuvre, mais un calmar.

 Dotés de facultés qui les rapprochent des vertébrés, les céphalopodes en général, et tout particulièrement Octopus vulgaris, qui a servi de modèle expérimental et qui s’adapte très bien à la vie en aquarium, constituent de passionnants sujets d’étude. Les travaux sur la cérébralisation, le comportement et les capacités d’apprentissage sont particulièrement spectaculaires. Mais l’étude en laboratoire sur d’autres aspects de la vie de la pieuvre commune, comme sa croissance, sa reproduction ou sa nutrition, a apporté de précieuses indications sur sa biologie et a permis de mieux comprendre celle d’autres céphalopodes.

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Pieuvre et l’homme

Posté par othoharmonie le 14 mars 2012

Comme le dauphin, la pieuvre est présente dans la vie quotidienne de l’Antiquité grecque et romaine. Sa chair était appréciée des navigateurs, et, surtout, son apparence frappait l’imagination des artistes et artisans, comme en témoignent amphores, pièces de monnaie, céramiques, mosaïques et autres vestiges. Les Anciens attribuaient à la pieuvre des facultés extraordinaires. Le philosophe grec Aristote était persuadé que, prise avec une pieuvre dans un même filet, la langouste mourait de frayeur ! En Grèce, on croyait les pieuvres capables d’aller à terre voler des figues et des olives ou de faire ripaille dans les dépôts de poissons ! On les imaginait grimpant aux murs ou aux arbres – une croyance partagée par les Japonais et les habitants de certaines îles du Pacifique…

Pieuvre et l'homme dans PIEUVRE    Des naturalistes romains comme Pline l’Ancien ou Oppien prétendirent que les céphalopodes mangeaient leurs propres bras. Pourtant, des textes, de Pline notamment, décrivent déjà avec précision l’anatomie de ces mollusques.

 Appréciés depuis des siècles, à la fois comme appâts (en Amérique du Nord) et comme aliments, les céphalopodes constituent, aujourd’hui encore, un élément important de l’alimentation, humaine, en raison surtout de la richesse en protéines de leur manteau. Dans de nombreux pays, Octopus vulgaris est l’espèce la plus récoltée près des côtes, par chalut, pose de casiers ou avec des lignes. Les statistiques de la FAO indiquent que les pieuvres représentent une part variable mais non négligeable des prises annuelles de céphalopodes (3 892 145 de tonnes en 2005). Plus de vingt pays sont impliqués, dont l’Espagne et le Japon, grands consommateurs de céphalopodes, ainsi que les régions de la côte nord-ouest de l’Afrique. Bien qu’à l’heure actuelle l’impact des activités de pêche paraissent négligeable, si l’on en croit Hochachka et d’autres naturalistes, la vigilance reste nécessaire. L’importance économique croissante de la pieuvre commune expose l’espèce aux dangers d’une pêche excessive, alors que les relations entre âge, taille, reproduction et taux de mortalité de l’animal sont mal connues.

 Issu du Larousse

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Pieuvre et culture

Posté par othoharmonie le 12 mars 2012

Pieuvre et culture dans PIEUVRE 220px-Loligo_vulgaris1L’animal peut entretenir une relation amicale avec l’Homme. Comme certaines murènes, il arrive que certains poulpes tiennent compagnie et même jouent avec des plongeurs lorsqu’ils sont mis en confiance, sans quoi ils se montrent plutôt craintifs.

En gastronomie, le poulpe est appelé chatrou dans la cuisine antillaise. À la Réunion, on parle de zourit, que l’on cuisine en civet. En Amérique du Nord, on conserve le nom de pieuvre et il arrive parfois que le nom soit confondu avec celui du calmar.

 Le concept de pieuvre est employé dans les théories du complot pour parler d’une organisation nébuleuse qui tente secrètement d’accaparer de l’influence.

Fichier:Giant squid1.jpgLes poulpes dans la culture

  • Le kraken est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales. Il s’agit d’un monstre de très grande taille analogue à la pieuvre et doté de nombreux tentacules.
  • Entre 2008 et 2010, une pieuvre commune appelée Paul et vivant en captivité dans un aquarium d’Oberhausen (Allemagne) est utilisée pour prédire les résultats des principaux matchs de l’équipe nationale de football allemande. Elle crée la sensation à la Coupe du Monde 2010 en désignant systématiquement l’équipe vainqueur, à l’occasion des 7 matchs de l’équipe d’Allemagne et de la finale Pays-Bas – Espagne. Paul le poulpe est mort le 25 octobre 2010.

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Liens vers internet

Posté par othoharmonie le 12 mars 2012


Poulpe
Une pieuvre commune.Le poulpe, que l’on appelle aussi pieuvre, a un corps en forme de sac et huit bras puissants (et non des tentacules), chacun habituellement doté de deux rangées de disques de succion. Il n’a pas d’os, mais dans certains cas, le cerveau peut être enfermé dans du cartilage. Sa taille peut varier de 1,5 cm (0,6 po) à plus de 5 m (16 pi); des envergures de jusqu’à 9 m (30 pi) ont été observées, bien que ces mesures soient souvent considérées discutables. Les bras comptent habituellement pour environ la moitié de l’envergure.

La peau possède des capacités étonnantes. Le poulpe peut changer sa couleur selon celle du fond pour se camoufler. Il peut changer le motif des couleurs pour communiquer avec d’autres poulpes. Is peut également changer la texture de la surface de la peau pour se fondre davantage dans le milieu. Il habite de nombreuses régions diversifiées de l’océan, surtout les récifs coralliens.

Le poulpe a également un sac contenant une sorte d’encre. Quand il sent un danger, il éjecte un peu d’« encre ». L’encre brouille l’eau, permettant au poulpe de se cacher de l’autre animal. Dans le cas de certaines espèces, la salive—déployée à l’occasion d’une morsure de bec—peut également paralyser une proie.

Le poulpe se meut dans l’eau par la propulsion à jet : il aspire l’eau et l’éjecte de force, utilisant le manteau musculaire de son corps (la couche de tissu qui recouvre le corps) pour former un entonnoir. Il utilise habituellement cette méthode seulement pour fuir le danger ou capturer une proie. Il est également capable de ramper sur des surfaces dures à l’aide de ses bras et, effectivement, c’est ainsi que la plupart des poulpes se déplacent la plupart du temps.

Les poulpes sont classés parmi les mollusques. Ils sont apparentés de près aux calmars, seiches et Nautiloïdes. D’autres mollusques, tels les escargots, les moules et les myes et praires, sont des cousins un peu plus éloignés. Il y a environ 300 espèces reconnues et on en trouve dans tous les océans. Certaines espèces sont comestibles, y compris l’encre !

Liens vers internet dans PIEUVRE fleche-gif-029-211e6eChasse à la pieuvre (film) http://www.onf.ca/FMT/F/MSN/01/1579.html   

 

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