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Les Moules de pêche

Posté par othoharmonie le 8 juin 2016

MOULES DE PECHEElle est significative dans une grande partie du monde, et aussi en France. Les bancs sauvages de moules sont situés à faible profondeur et peuvent être pêchés à la drague, comme sur le banc de Barfleur en Normandie. La production des bancs sauvages est irrégulière, le banc de Barfleur produisant entre 5 000 et 9 000 tonnes par an.

Aux Pays-Bas, dans la province de Zélande, au nord des Pays-Bas on pratique une technique de pêche de moules élevées sur des fonds marins qui subissent l’influence des marées. On produit annuellement de cette manière quelque 50 000 tonnes par an aux Pays-Bas. Les moules sont élevées en deux endroits précis : l’Escaut oriental, autour de la ville de Yerseke, et dans le Waddenzee, au nord du pays. Ces deux régions, parce qu’elles sont reliées à la mer du Nord, et donc soumises à l’action des marées, sont particulièrement propices à l’élevage des moules depuis le xvie siècle. L’eau y est en effet continuellement en mouvement et, deux fois par jour, de grosses quantités d’eau de la mer du Nord, riche en plancton extrêmement nutritif, y déferlent. Parmi les trois villages historiquement spécialisés dans cette production, Yerseke, le port le plus important, est l’une des portes ouvertes sur quelque 6 000 hectares de l’Escaut oriental où l’on élève le coquillage. Une zone qui profite des eaux salées de la mer du Nord et du flux d’eau douce du fleuve. On ne trouve pas les coquillages sur des bouchots et rarement sur des cordes (comme à Dunkerque) ; les quelque 70 mytiliculteurs de de lieu draguent le fond avec leurs puissants navires, dans des parcelles où ils ont deux ans auparavant installé les « naissains » patiemment récoltés. 50 000 tonnes sont récoltés annuellement. La saison des moules commence début juillet de chaque année.

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LES HUITRIERS

Posté par othoharmonie le 6 juin 2016

 

 

Les 12 espèces d’huîtriers (Haematopus sp.) constituent la famille des hématopodidés. Ce sont des limicoles de taille moyenne (de 40 à 51 cm), au plumage noir ou blanc et noir, à pattes rosâtres et long bec rouge-orangé. Ils sont cosmopolites, mais absents des régions polaires et faiblement représentés dans les parties tropicales d’Afrique et d’Asie. Ils fréquentent principalement le littoral, mais on les trouve également à l’intérieur des terres en Eurasie et en Nouvelle-Zélande.

huitriers

Cette famille a temporairement été considérée, dans la phylogénie de Sibley et Monroe, comme une tribu (Haematopodini) appartenant à la famille des charadriidés (dans la sous-famille des Recurvirostrinae avec les avocettes et les échasses).

Temporairement considérées, dans la phylogénie de Sibley et Monroe, comme appartenant à une tribu (Haematopodini) de la famille des charadriidés (dans la même sous-famille que les avocettes et les échasses), les 11 espèces d’huîtriers ont actuellement réintégré la famille des…

L’huîtrier pie mesure de 40 à 45 centimètres de longueur avec un bec de 8 à 9 cm et un empennage de 80 à 85 centimètres. C’est un oiseau de type pluvier curieux et bruyant, avec un plumage noir et blanc, des pattes rose-rouges, des yeux rouges et un bec orange à rouge et fort car utilisé pour casser ou ouvrir des mollusques comme les moules ou pour trouver des vers de terre1. En dépit de son nom, les huîtres ne constituent pas une grande partie de son régime alimentaire.

L’huîtrier pie est facilement reconnaissable en vol, le ventre blanc, les ailes et la queue blanche bordée de noir, la tête et le dos noir. Les jeunes sont bruns avec un collier de cou blanc et un bec plus terne. Leurs appels est comme un son de tuyauterie, fort distinctif.

La forme du bec varie : les huîtriers pie avec un bec large, au bout arrondi consomment des bivalves qu’ils ouvrent en forçant leur ouverture ou en perçant les coques par percussion, tandis ceux avec un bec plus fin et plus pointu se nourrissent plus préférentiellement de vers qu’ils déterrent. En fait, la forme du bec est en grande partie dû à l’usure résultant de l’alimentation. Pris individuellement, les oiseaux qui se spécialisent dans l’une ou l’autre technique l’apprennent de leurs parents.

En milieu littoral, l’huîtrier pie est capable d’ouvrir et manger la plupart des mollusques bivalves (moules, coques, huîtres), ainsi que des gastéropodes (littorines), crevettes, crabes ou vers marins. Sur terre, il consomme des vers de terre, ou mollusques.

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Dauphin : le Souffle-Énergie

Posté par othoharmonie le 4 juin 2016

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DauphinsMessager des dieux, gardien du souffle sacré de la vie, Dauphin, animal allié, nous enseigne à nous libérer de nos émotions, à utiliser le souffle-énergie pour pénétrer l’Espace du Rêve. Il sert de lien entre l’Espace du Rêve et les Enfants de la Terre. Dauphin a un sens aigu de la communication et du son. Il possède le potentiel de transformer l’écoute extérieure en écoute intérieure.

Le Dauphin, comme animal allié, vous dit : « Apprenez à exprimer vos émotions ce qui vous permettra de prendre du recul et de ne plus vous identifier à elles » ; « Créez des vagues de rire qui répandront la joie dans le monde ». Dans la cosmologie des Amérindiens, Dauphin est le gardien du Souffle Sacré qui contient la force de vie Prana Mana, qui est l’essence du Grand Esprit. Comme animal pouvoir, par conséquent, Dauphin est associé au rythme de l’énergie qui est dans la nature et dans votre corps et à la revitalisation. En changeant le rythme de notre souffle, nous pouvons nous mettre en harmonie avec d’autres êtres vivants de l’univers. C’est pourquoi la respiration rythmée est si importante.

Peuple-des-Dauphins

Le Dauphin a affaire aussi à la communication, ce qui inclut le dessin et le rythme, et spécialement avec l’harmonisation sonique. Il est aussi associé aux rêves ; il indique que vous devez explorer les océans de votre propre temps de rêve et examiner soigneusement ce que vous voyez. Dauphin vous aidera à déchiffrer leurs sens. La médecine de Dauphin est celle du souffle de vie. L’oxygène que nous respirons est la nourriture la plus importante qui soit. En effet, nous pouvons nous passer de nourriture pendant des mois, d’eau pendant plusieurs jours, mais jamais nous ne pouvons passer plus de quelques minutes sans le souffle de vie.

 Le souffle de vie enseigne également le rythme, car notre respiration est toujours accordée avec le rythme de notre cœur et avec la capacité de communiquer. En effet, que ce soient la parole ou le chant, ils sont tous deux animés par le souffle. Le Dauphin doit remonter périodiquement à la surface des eaux pour respirer, ce qui lui donne la compréhension des cycles, eux-mêmes composés de rythmes. Dauphin sait également communiquer télépathiquement avec ses semblables, et perçoit aussi de nombreux aspects de son environnement grâce à sa capacité sonore, qui est pour lui un radar ou plutôt un sonar.

En lançant différentes sortes de « clics » avec sa voix, à la façon d’une Chauve-Souris, il perçoit son environnement et peut ainsi se déplacer à très grande vitesse dans l’eau parmi tous types d’obstacles, sans jamais se heurter ni se perdre. Dauphin est souvent joueur, très curieux, et aime la compagnie. Il est parmi les animaux les plus intelligents de la terre. Pour cette raison, il est très proches de l’être humain et est toujours prêt à le protéger, voire à le guérir, car il sait déterminer à l’aide de leur sonar les organes malades dans le corps humain, et en avertir l’intéressé.

Le Dauphin nous apprend comment respirer. On dit que celui qui contrôle le souffle contrôle toute énergie. Il se trouvait autrefois, parmi les peuples des Premières Nations, des personnes que l’on appelait sky walkers, « ceux qui marchent dans le ciel ». On disait que c’était grâce à leur maîtrise du souffle et leur capacité à voir l’énergie qu’ils pouvaient voler dans les airs. Les personnes qui ont pour totem le Dauphin sont très perspicaces et joueuses, elles aiment la vie et se déplacent à travers les circonstances et les événements comme des danseurs, avec grâce et beauté.

DauphinsLa capacité de vivre avec le rythme, les cycles et la musique transmet une grande joie et un grand pouvoir à ceux qui ont la médecine de Dauphin. Elles peuvent exceller dans tous les professions et métiers, pourvu qu’elles soient en contact avec les gens, car leurs médecines s’épanouissent dans la communication avec l’autre. Les personnes sous la protection de Dauphin sont naturellement musiciennes et ont des capacités naturelles de guérison s’ils en ont aussi la vocation. Par-dessus tout, Dauphin est celui qui doit bien respirer et même développer la science du pranayama ou art du souffle, car s’il ne respire pas bien il ne sera pas heureux. Dauphin nous enseigne tout ce qui a trait au souffle qui nous lie avec la vie. Dauphin nous apprend qu’il faut maîtriser notre respiration pour nous dépasser et nous libérer des charges qui nous pèsent.

Les personnes qui ont la force de Dauphin peuvent devenir les médiateurs entre les hommes et les habitants du temps onirique ou de la force divine.

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DANS LE MONDE DES OCEANS

Posté par othoharmonie le 2 juin 2016

 

 fonds sous marin

L’histoire du peuple des océans a commencé plus de 3 milliards d’années avant que le premier animal ne foule la terre ferme. A l’aube du monde, la vie a conquis tous les milieux marins, des eaux tropicales aux déserts de glace, des rivages au grand bleu. La plaine de sable paraît déserte. Un crabe se hâte. 

Surtout ne pas traîner seul, à découvert. Ici, sur l’étendue sableuse, nulle part où se cacher. Une seule solution… s’enfouir. Il suffira de laisser les yeux émerger pour voir sans être vue. La rascasse ennemie ressemble à un rocher, mais au milieu du sable, on ne voit qu’elle. Son faciès effrayant lui a valu le surnom de « poisson démon ». Un poisson qui marche en griffant le sable de ses nageoires à deux doigts. 

Pour se mettre à l’affût, elle se fond dans le décor. Que l’on soit proie, prédateur, petit ou gros, pour se cacher sur l’étendue plane, il faut s’ensabler. Tête en bas, les poissons rasoirs chassent les animaux cachés entre les grains de sable. Des poissons qui dansent sur la tête, d’autres qui marchent sans savoir nager, la nature ne craint pas d’expérimenter dans toutes les directions. Les anguilles jardinières ont une autre stratégie. Elles sortent du sable pour picorer les petits crustacés qui flottent dans le courant. A l a moindre alerte, elles disparaissent dans leur terrier. A l’entrée d’un tunnel, deux poissons montent la garde. 

Et des crevettes travaillent comme des bulldozers. Elles entretiennent le terrier qu’elles partagent avec les gobies. Les crevettes sont aveugles et gardent toujours une antenne au contact de leurs partenaires. Collaboration efficace. Au moindre mouvement des guetteurs ; tous aux abris ! Pour débusquer coquillages et crustacés, on peut souffler. Ou creuser. Il faut être enfoui très profond pour échapper à la raie pastenague. Elle creuse jusqu’à atteindre sa proies et les mange. Des poissons profitent de son travail de terrassier pour gober les petits animaux qu’elle amis en suspension. Le poisson-pierre est un piètre nageur, amis un redoutable chasseur. Il ne lui suffit pas de ressembler à un caillou…. Il se dissimule… s’immobilise ;. Et attend. La petite vie du peuple des sables continue paisiblement.

Un bernard-l’hermite par en vadrouille. Un autre grimpe sur une pierre. Non, sur un poisson-pierre. Se fondre dans le paysage. L’œil aux aguets. Immobile, à l’affût, sans se laisser distraire. Attendre des heures, des jours… La patience est enfin récompensée. Quand la nuit tombe, la plaine de sable se met à grouiller. Chacun marche à son rythme, à sa façon. Les oursins sont perchés sur leurs aiguilles comme sur le séchasses. Mais ce sont des dizaines de pattes extensibles qui leur permettent de déambuler. Et d’escalader. L’oursin de feu est aussi un très bon grimpeur. Tous les moyens sont bons pour se promener au fond de l’océan. 

fonds meer

La crevette impériale chevauche une synapse qui rampe par contractions successives. Comme son proche parent Poursin, l’étoile de mer se déplace sur des centaines de petites ventouses. Mais un seul pied suffit au  lambi pour arpenter la plaine. La nature a vraiment tout essayé. Même les poissons qui marchent à quatre pattes. Au fond de l’eau, chacun subit la loi de la pesanteur. Pour échapper à l’étoile de mer, le pétoncle a inventé depuis longtemps la propulsion à réaction. Pas de précipitions pour le poulpe à anneaux bleus. C’est sur la pointe des tentacules qu’il s’avance. Avant que le jour se lève, les animaux nocturnes retournent s’enfouir bien à l’abri dans le sable. 

Ces animaux étranges qui arpentent le fond marin ressemblent à leur ancêtre qui vivaient il y a 500 millions d’années

[…] 

extrait LA PERLE ENTRE L’OCEAN ET LE CIEL  – La perle, entre l’océan et le ciel.

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Bibliographie de l’huitre et de la moule

Posté par othoharmonie le 19 mai 2016

 

 

 

 

  1.  Comité National de la Conchyliculture 
  2.  [PDF] Revue Cultures Marines de juin 2006 
  3.  Section Régionale Conchylicole Méditerranée 
  4.  DGCCRF sur les dénominations des produits de la mer 
  5.  [PDF] Accord interprofessionnel sur les dénominations des huîtres creuses 
  6.  [PDF] Étude comparative CREAA – IFREMER mai 2006
  7.  Avis de l’AFSSA-ANSES sur les huîtres triploïdes 
  8.  Infos-OGM ]
  9.  Photos comparatives sur un site personnel 
  10.  Étude Ifremer]
  11.  Camporesi P, Le Siècle épuré, dans Le Goût du chocolat, l’art de vivre au xviiie siècle, éditions Taillandier, collection Texto, pp. 65-80
  12. Rapport de l’ANSES sur les contaminations des coquillages MOULEµ
  13.  Étude de l’OMS sur les virus dans les eaux 
  14.  Programme Rephy de surveillance des phycotoxines 
  15.  [PDF] Principes de classement, document Ifremer 
  16.  Présentation de la sauce d’huître dans la cuisine chinoise 
  17.  Règlement 1881/2006 consolidé de l’Union Européenne sur les teneurs autorisées en contaminants 

 

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Les Cochons du Carnaval de Paris

Posté par othoharmonie le 16 mai 2016

La Société des Cochons était une société festive et carnavalesque qui participait jadis à l’organisation du très grand Carnaval de Paris.

L’existence de ce carnaval reposait sur des organisations festives et carnavalesques à l’image des sociétés de Cologne, Binche ou Dunkerque qui assurent toujours aujourd’hui l’existence de très grands carnavals.

La perte des associations festives parisiennes a entrainé le recul du Carnaval de Paris à partir des années 1920. Sa disparition au bout de plusieurs dizaines d’années.

Ces organisations festives parisiennes dont le rôle est fondamental dans l’existence du Carnaval de Paris durant plusieurs siècles sont très mal connues.

La Société des Cochons dont on sait très peu de choses est l’ancêtre d’une société mieux connue dont le rôle était important : les Badouillards.

Les seuls éléments que nous connaissions sur la Société des Cochons nous sont donnés par le Catéchisme du Carnaval ou l’art de se dire de gros mots sans se fâcher ni fâcher personne ; répertoire de gaité à l’usage des amis de la joie ; par le secrétaire perpétuel de l’Académie des Badouillards, Flambards, Chicards, Braillards et autres Sociétés buvantes, ouvrage paru à Paris en 1844.

Notes et anecdote sur les Cochons

Les badouillards ont détrôné la société des cochons qui s’était formé à l’orient de la poudrette, sous le vent de Mont-Faucon et les auspices de la direction suprême des fosses mobiles et inodores. Les cochons ne règnent plus dans l’empire des plaisirs sans proprété ; mais leurs successeurs se montrent dignes de marcher sur leurs traces : vous les verrez quand auront commencé les promenades du bœuf gras, et même auparavant et après ; si Dieu leur prête vie, vous les verrez sur les quais, sur les places, dans la rue St-Honoré et principalement sur les boulevards, remplir des calèches de louage, des fiacres, des tapissières, des charrettes, et circuler en vomissant l’injure et l’obscénité, sous toutes ses formes, aux oreilles des enfants de bonne famille envoyés dans de brillants équipages pour entendre les leçons de tous ces professeurs de saturnales : c’est là que les petits et les grands apprennent à estimer le peuple ; ils se figurent que le peuple est une innombrable collection de badouillards et badouillardes, et ne s’imaginent pas que tout le personnel de ce dévergondage n’est qu’une troupe d’élite.

carnaval de paris

Avant de terminer cet intéressant chapitre, permettez, cher lecteur, que je vous conte une petite anecdote d’après laquelle vous pourrez vous faire une idée de la société des cochons : Un artiste distingué qui souhaitait faire partie de cette vénérable association, avait subi les plus décisives épreuves ; il s’en était tiré à la satisfaction générale : il avait rebu le vin du vigneron faiblement déteint par une courte incubation comme un membre des plus altérés de quelque société de tempérance aurait avalé une limonade, il se croyait en droit de réclamer son admission dans la société des cochons : en conséquence il adressa le billet suivant au président qui était alors le dessinateur Char…t…

Cochon de président des cochons, lui écrivit-il, j’ai l’honneur de prévenir votre cochonnerie que j’ai rempli toutes les conditions exigées de la part de quiconque éprouve le besoin de vivre à la même auge que vous ; je vous prie donc de vouloir bien m’expédier mon diplôme de porcherie.

Avant de fermer cette missive, le néophyte crut bien faire de s’en torcher le ….; c’était, selon lui, la vraie manière de la parapher ; et il s’applaudit de cette découverte dont il supposait que le président lui saurait un gré infini… Mais quel ne fut pas son étonnement lorsqu’il reçut cette réponse foudroyante ?

Sachez, monsieur, que les cochons ne se torchent jamais, et que pour le seul fait d’une habitude qu’ils ont en horreur vous vous êtes à jamais rendu indigne de fraterniser avec eux : puisse l’affront que vous éprouvez en ce jour retentir, comme un des plus grands exemples historiques, dans la postérité la plus reculée !

 

Le Président Ch…… 

Source : Catéchisme ; répertoire de gaité à l’usage des amis de la joie ; par le secrétaire perpétuel de l’Académie des Badouillards, Flambards, Chicards, Braillards et autres Sociétés buvantes., B. Renaud, éditeur, Paris 1844, pages 29 à 31.

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Le Message du Sanglier

Posté par othoharmonie le 6 mai 2016

 

 

Le sanglier nous octroie le courage d’assumer le pouvoir de trancher nos attaches aux anciennes manières d’être. Le Sanglier est un guerrier aux pulsions intérieures fortes qui rendent apte à affronter toute menace, tout problème. Avec sa bravoure nous confrontons nos adversaires directement et simplement. Il nous montre à être intrépide et astucieux et à faire face à toute situation avec une intention claire. Il nous enseigne la responsabilité et la capacité de réagir aux problèmes sans tarder. La médecine du sanglier nous enseigne à confronter les faiblesses et à les transformer en forces. Nous cultivons une volonté qui nous aide à envisager nos peurs, relever nos défis et faire face aux circonstances désagréables. Pouvoir se tenir courageusement debout devant les situations que la vie apporte, voilà une médecine puissante.

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On ne chemine pas sur une sente philosophique et spirituelle sans être durement confronté aux difficultés des relations humaines, aux contradictions et paradoxes qui l’agitent continuellement et aux affects et projections qui relèvent d’un égo exacerbé et fort susceptible quant aux exigences d’une sagesse qui entend lui donner une meilleure maîtrise de lui-même et une plus grande proportion à s’investir généreusement dans le don et la solidarité « communautaires »…

On a trop tendance il est vrai à prendre des « faits » et des « situations », constatés et éprouvés pour des jugements de valeur ceci, le plus souvent parce qu’il y a confusion entre les projections des ressentis et la réalité de l’intention profonde qui accompagne pensée et acte et parfois il est vrai aussi assez maladroitement dans l’usage du langage et de ses formulations…

Il est vrai aussi que de dialoguer uniquement par écran interposé ne peut que favoriser les déviances de compréhension, les malentendus et autres mésententes…

Nous serons toujours confronté aux formes non philosophiquement et spirituellement maîtrisées soumises à leurs propres diktat et impuissance à produire l’équilibre et l’harmonie (soit deux états fondamentaux qui, seuls, permettent à la Loi d’Evolution de progresser vers plus de Forces, d’Energies aimantes et de Lumière.)…

Seul le Fond, la « Verticalité de l’Esprit » à capacité et volonté de transcender notre horizontalité existentielle et ses faiblesses et nombreux défauts. Mais c’est aussi le pourquoi de notre cheminement ici-bas au sein d’une magnifique Tradition qui nous enseigne sans cesse les dites lois d’équilibre et d’harmonie à travers les épreuves que nous ne manquons pas de rencontrer dans l’acheminement d’une humanité soumise à ses fléaux ontologiques : la peur et l’ignorance…

Nous avons fait choix, volontairement, en conscience, avec sens et intelligence, lucidité et conviction, initiatiquement et « sacerdotalement » pour certains et certaines, de marcher en nous tenant debout et digne de l’Anima qui nous conduit et nous inspire en nos actes et pensées…

Nous pensons que seul l’Esprit a pour destinée d’oeuvrer au sein de la Matière (Corporelle et charnelle également) afin de libérer en elle ou de faire croître peu à peu le « Germe de Lumière » qui repose en son sein et ce, depuis la nuit des temps…

C’est tout le « sens » donner à mes derniers propos qui posent la question qui a préséance sur toutes les autres et dont toutes les autres découlent :

Quel véritable place voulons-nous donner au Spirituel ici et maintenant et dans l’avenir ?
Portons-nous notre espérance vers une société humaine plus spirituelle que matérielle… oui ou non ?

Notre présence au sein de la mouvance druidique est une amorce de réponse qui ne demande qu’à se conforter et à grandir à partir de l’exemplarité et l’authenticité que nous incarnerons de cette volonté sans cesse réaffirmer de la préséance spirituelle en toute chose et sur toute chose…

sanglierEt cela devrait être suffisamment « puissant » pour l’emporter sur les gesticulations et tribulations formelles et souvent égocentriques et obscures qui nous enfoncent dans une matérialité fangeuse qui submerge et recouvre de leur laideur, de leurs illusions et de leur artificialité, le vrai, le beau et l’équitable….

Chaque sagesse, chaque spiritualité, enseigne ces fondamentaux et s’adresse à chacun et à chacune dans le « langage » qui lui est propre en référence à sa « mémoire » ; à ses affinités et appartenances culturelles, à sa résonance interne et profonde qui puise dans son inconscient individuel et collectif et assure ainsi des connections qui sont non des découvertes, mais des recouvrances de données intrinsèques et archétypales propices aux entendements…

Tant que nous demeurerons esclaves d’une matière qui ne sait que générer sans cesse du chaos et de l’obscurité ; la lumière demeurera en celle-ci, dans l’attente des cœurs et des esprits qui sauront la remettre au grand jour du Soleil d’Amour…

Servir l’Esprit au cœur d’une Matière rebelle à l’action de Celui-ci est une œuvre des plus ardues qui peut mener à des abattements et à des épuisements, des lassitudes voir à des abandons et cela est une réalité génératrice de souffrances qui méritent non notre jugement mais notre considération et notre respect…

Cheminant sur la Sente de Lumière nous avons fait un choix et sans doute le plus audacieux, le plus courageux mais aussi le plus difficile à assumer tant les obstacles sont nombreux qui s’opposent à nos avancées et progressions…

La peur et l’ignorance se coalisent en permanence afin d’entraver le libre écoulement de nos désirs de sagesse et de nos volontés spirituelles, car ils savent, tous deux, qu’ils perdront du terrain, que leur emprise diminuera, que l’affranchissement des servitudes et domination enclenchera une « libération » qui sera synonyme, pour eux,de perte de pouvoir sur le monde, sur les êtres, les règnes et les choses…

Chaque être qui se libère du licou de la peur et de l’ignorance libère le monde et les êtres qui le peuplent en proportion identique…

Nous avons vocation, sage et spirituelle, pour oeuvrer en toute situation et à tout instant à cette « Libération »… Et pour cela nous faisons œuvre d’enseignement et de transmission, de sensibilisation et d’accompagnement, de création et d’imagination, d’assemblée et de rassemblement fraternels…

Nous sommes des « oeuvriers » de la rencontre, de l’échange, du partage , afin que la Connaissance devienne l’outil privilégié et efficient de cette Libération des corps, des âmes, des esprits, face à une société prônant le dogme religieux et idéologique et qui fait de la vie une marchandise périssable sujette à consommation et déchetterie…

cochon-sauvageAyant « connaissance » (grâce au Livre de la Nature, grâce à ceux et celles qui l’ayant lu et feuilleté avec les doigts du cœur en redistribuent la substantifique et poétique moelle, grâce à ceux et celles qui on assuré, au sein de leur existence, le passage du flambeau de la Tradition et grâce surtout au Souffle de l’Awen et aux ambassades du Verbe Incréé) ; ayant connaissance donc des lois universelles et immortelles qui régentent et gouvernent l’univers entier au-delà même de nos « spéculations » et « projections », nous sommes à même de donner Vie à cette Essence et à ce Principe, régulateurs du chaos avec l’aide et le soutien des Forces, Energies et Lumières qui en émanent…

Parce que forte et lucide est notre conscience de Cela qui Fût, Est et Sera nous offrons, à la vie et à ce qui la constitue, le meilleur de nous-mêmes et témoignons au quotidien et avec l’humilité, que cela requiert de cela qui œuvre en nous, pour parfaire notre « matière perfectible o combien » et l’acheminer avec paix et sérénité, en ses parties les plus subtiles, au seuil du Grand Voyage vers le Gwenved…

 

Réflexion Bran du 01 09 2014 sur le FORUM  le CHENE ET LE SANGLIER 

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Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

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CRABE OU CRUSTACE

Posté par othoharmonie le 27 mars 2016

 

Les crustacés forment un groupe qui réunit des formes très variées, comme les balanes, qui vivent fixés sur un support solide, ou des formes plus mobiles comme les crevettes ou les crabes. Le seul lien qui unisse tous les crustacés, c’est l’existence, au cours du développement embryonnaire ou larvaire, d’un stade initial commun, dit nauplius.

La collection de Crustacés couvre l’ensemble des groupes décapodes et non-décapodes ainsi que le groupe des Pycnogonides et Limules. Composée de plus de 120 000 lots inventoriés, rangés par ordre systématique, c’est, avec environ 8500 types, une des collections de Crustacés les plus riches du monde par sa diversité. Elle est considérée comme étant la plus grande collection de crustacés décapodes profonds pour la zone Indo-Pacifique. Les spécimens, mesurant de 1 mm à plus de 2 m d’envergure, sont principalement conservés en alcool. Certains sont naturalisés et conservés à sec (collections anciennes, comme la collection historique de Crabes), d’autres en préparations sur lames. Une collection de tissus et ADN a également été mise en place à partir de 2008. La collection comprend des Crustacés marins, d’eaux douces et terrestres (y compris les espèces parasites) du monde entier.

Crabe

Historique
Elle a débuté dès avant 1800 avec les récoltes des voyageurs naturalistes (voyages de Bougainville, Savigny, Dumont d’Urville…) et s’est poursuivie ensuite, notamment avec celles du Travailleur et du Talisman. La collection a bénéficié des travaux de scientifiques prestigieux comme Jean-Baptiste de Lamarck, Latreille, H. et A. Milne-Edwards, Chevreux. La collection s’est considérablement accrue grâce aux expéditions Musorstom et Tropical Deep-Sea Benthos, débutées à la fin des années 70 et qui se poursuivent de nos jours.

Activités
La collection s’enrichit de 8-10 % par an en moyenne, avec des variations suivant les groupes, grâce aux campagnes ainsi comme à de nombreux dons et dépôts. Depuis 20 ans, les campagnes Musorstomet Tropical Deep-Sea Benthos ont permis de constituer la collection de faune bathyale la plus importante au monde. Une cinquantaine de prêts et l’importante fréquentation de 200 jours-chercheurs par an de chercheurs français et étrangers témoignent de l’intérêt scientifique de ces collections. Ces dernières sont également souvent utilisées comme matériel d’exposition.

Contact
Laure Corbari corbari@mnhn.fr – Paula Martin-Lefèvre martin-lefevre@mnhn.fr

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Les crustacés sont des animaux aquatiques invertébrés dont le corps est recouvert d’une carapace dure. Ils habitent pour la plupart la mer (crabe, crevette, homard, langouste, langoustine) et certains, telles l’écrevisse et quelques espèces de crevettes et de crabes vivent en eau douce. La carapace des crustacés est plus ou moins rigide selon les espèces. Elle tombe à la mue pour permettre à l’animal de grandir, puis repousse aussitôt. Les crustacés muent plusieurs fois au cours de leur vie.

Les crustacés décapodes sont munis de cinq paires de pattes. Chez la plupart (homard, crabe, écrevisse, langoustine), la première paire est beaucoup plus développée et se termine d’un côté par un étau puissant, et de l’autre par des pinces en dents de scie qui servent à broyer la nourriture. L’étau et les pinces sont placés indifféremment à gauche ou à droite. Les pattes de la crevette, de l’écrevisse et de la langouste sont généralement d’égale grosseur et se terminent par des pinces (des crochets pour la langouste). La cage thoracique des crustacés est soudée à la tête, et les pattes y sont rattachées.

Les crustacés se déplacent en marchant, la plupart au fond de la mer. Le crabe peut se déplacer très vite, même latéralement. Certaines espèces s’aventurent sur les plages. L’écrevisse peut reculer, d’où le sens de l’expression «marcher comme une écrevisse». Les femelles se distinguent des mâles par une sorte de palme (ou nageoire) placée sous le coffre, qui sert à retenir les œufs. Chez le mâle, cette partie n’a pas la forme de nageoire, elle est plus fine et plus rigide. Les œufs («corail») de couleur rouge sont comestibles.

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Des milliers d’espèces de Crabes

Posté par othoharmonie le 7 mars 2016

 

 

On distingue plus de 5 000 espèces de crabes, formant le sous-ordre des brachyoures. Divers par leurs dimensions (de 0,5 cm à 1,70 m de longueur de pattes), par leur forme (ovale, triangle, trapèze), par leur locomotion (marche vers l’avant, marche de côté, nage), les crabes le sont aussi par leur habitat (profondeurs marines, terre ferme, rivages ou cours d’eau selon l’espèce), par leur mode de respiration (aquatique ou aérienne, souvent amphibie) et par leurs mœurs, sédentaires et fouisseuses pour les uns, nomades pour les autres. Les crabes sont en général carnassiers et mangeurs de cadavres. Les espèces de crabes les plus communes des côtes françaises sont le tourteau ou dormeur(Cancer pagurus), l’étrille ou « crabe nageur »(Portunus puber), le « crabe vert » ou « crabe enragé » (Carcinus mænas) et l’araignée de mer(Maïa squinado), sans parler des espèces de petite taille.

 espèces de crabes

Apparus il y a environ 50 millions d’années, ces cousins éloignés des tourteaux et des araignées de mer se sont répandus dans les régions chaudes du monde entier. Leurs changements de couleur ainsi que les sons qu’ils émettent en font des champions de la communication.

 

Crustacés du groupe des arthropodes, qui réunit plus de 80 % des espèces connues du règne animal, les crabes (qui forment le groupe des brachyoures, dont le nom signifie « abdomen à queue courte », par opposition aux macroures, langoustes ou homards, « à queue développée ») comptent quelque 7 000 espèces.

Leur apparition remonterait au milieu de l’ère secondaire (le plus ancien fossile connu date d’il y a environ 170 millions d’années, au jurassique), comme l’attestent les nombreux fossiles retrouvés – une conservation permise par la dureté de la carapace. Tous vivaient alors dans la mer. Puis, peu à peu, certains ont grimpé sur la côte, pénétré dans les estuaires, envahi la terre ferme ou les eaux saumâtres, tout en continuant à se reproduire en mer par l’intermédiaire de larves nageant dans le plancton. Seuls quelques-uns se sont complètement affranchis du milieu marin et peuplent rivières, torrents de montagnes (Népal, Kilimandjaro), lacs (Grèce), forêts humides (Guyane) ou même des zones semi-désertiques (Sahara, Arizona). Ces crabes-là ont un développement direct : leur petit sort d’un très gros œuf sans avoir à passer par des stades larvaires.

Les crabes violonistes (tous du genre Uca), ainsi dénommés à cause de leur grosse pince qui évoque un violon, appartiennent à une famille très évoluée, celle des ocypodidés. En raison de la minceur et de la fragilité de leur carapace, de leur taille relativement faible, ils n’ont guère laissé de traces fossiles. Mais il est vraisemblable qu’ils existaient déjà à l’éocène, il y a quelque 50 millions d’années, dans la mer vaste et peu profonde qu’était la Téthys, entre l’Afrique du Nord et l’Eurasie. Par la suite, leur évolution s’est faite séparément dans l’Ancien Monde et dans le Nouveau Monde.

 

Près d’une centaine d’espèces d’Uca sont répandues dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier ; rares sont ceux qui habitent les zones tempérées. Uca tangeri, qui habite les côtes atlantiques d’Afrique et de la péninsule ibérique, est la seule espèce que l’on rencontre en Europe.

 

Tous les Uca mènent une existence semi-terrestre, dans la zone de balancement des marées, très souvent dans des zones vaseuses et dans la mangrove, plus ou moins loin du bord de l’eau. Leur système de communication complexe a commencé à être décrit il y a plus de 300 ans, mais encore aujourd’hui il intrigue les chercheurs.

 

 

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MORPHOLOGIE DU CRABE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2016

Le corps des brachyoures a les caractéristiques principales de l’anatomie des décapodes.

Leur corps segmenté, recouvert d’un exosquelette plus ou moins dur en carbonate de calcium, possède typiquement un céphalothorax très grand, déprimé et abritant tous les organes, cette fusion de la tête et du thorax résultant du processus de carcinisation , appelé aussi brachyurisation (évolution morphologique vers une forme de crabe). Le céphalothorax est formé de la tête (lobe préoral + 4 segments) et du péréion (8 segments), l’ensemble est enveloppé d’une carapace continue formée par les plèvres du dernier segment céphalique et lestergites du péréion. Le pléon (du grec rrXècov, « mettre à la voile ») correspondant à l’abdomen (7 segments) est réduit et rabattu sous la face inféropostérieure du céphalothorax où il se loge dans une dépression : ce rabat chez la plupart des mâles est attaché par un système de bouton-pression grâce à deux crochets qui se « pressionnent » sur deux fossettes, protégeant ainsi sa première paire de pléopodes copulateurs.

crabe

Les 3 premiers segments du péréion ont fusionné avec la tête ; leurs appendices sont les pattes-machoires ou maxillipèdes associées aux pièces buccales (Mandibules, Maxillules, Maxilles). Les appendices des 5 derniers segments du péréion sont les péréiopodes. La première paire de ces péréiopodescorrespond aux chélipèdes (pince), généralement très développées. La pince comprend un dactyle mobile, s’articulant sur le propodus composé du manus et du polex (appelé familièrement paume, le propode et le dactyle forment la « main »). Les autres péréiopodes sont locomoteurs. Les appendices des arthropodes sont, en principe, biramés formés d’un endopodite ventral plus puissant et d’un exopodite dorsal plus délicat, souvent foliacé et à rôle respiratoire. Ces deux branches sont portées par un segment basilaire, le protopodite qui, chez les crustacés, est subdivisé en précoxopodite, coxopodite et basipodite (portant l’exo- et l’endopodite). Chez les brachyoures, les exopodites des péréiopodes sont branchiaux et abrités dans les cavités branchiales situées dans les portions du céphalothorax.

Leur tête porte deux yeux composés mobiles qui peuvent se loger dans une encoche orbitaire de la carapace. Ils sont généralement au bout de pédoncules oculaires (tiges coniques plus ou moins effilées, articulées au céphalon, souvent rétractiles), ce qui leur donne un large champ visuel (360° chez les crabe-fantômes).

L’estomac, souvent subdivisé en deux parties appelées estomac cardiaque et estomac pylorique, est prolongé par l’intestin moyen et accompagné d’un important hépatopancréas, glande qui synthétise les principales enzymes digestives. L’estomac cardiaque comporte un appareil masticateur (moulin gastrique) formé de pièces chitineuses épaissies très mobiles.

Leur carapace peut être garnie d’épines dorsales et latérales (par exemple épine supraorbitaire ou épistomienne), de spinules, tubercules, crêtes et carènes qui sont des éléments de diagnose.

La plus petite espèce décrite à ce jour est le Nannotheres moorei (taile d’1,5 mm) de la famille des Pinnotheridae, la plus grande est le crabe-araignée géant du Japon qui peut atteindre jusqu’à 3,5 m d’envergure, pattes étendues, dont 37 cm pour le corps, et un poids d’environ 20 kg, ce qui en fait le plus grand arthropode vivant.

LE CRABE

Comportement alimentaire

La majorité des espèces de brachyoures sont prédatrices et/ou nécrophages. Il existe également chez ce crustacé opportuniste des espèces herbivores, omnivores et détritivores (filtreurs de planctons, algues sur rochers, etc.). Chez les macrophages, la nourriture est prélevée à l’aide des chélipèdes qui la transfèrent à la 3e paire de maxillipèdes ; les maxillipèdes poussent la nourriture plus loin vers les mandibules et les maxilles qui la déchiquètent avant l’ingestion. Chez les microphages, le prélèvement alimentaire se fait par filtration. Celle-ci peut être assurée par les peignes de soies situés au niveau de certains appendices, par exemple au niveau des maxillipèdes dans le cas des Pinnotheridae. Les particules filtrées sont ensuite rabattues vers la bouche. La filtration est soit active (pièces buccales), due aux battements de l’un de ses appendices (scaphognathite), ou passive, utilisant un courant d’eau naturel ou généré par l’hôte si le crabe est symbiotique. En fonction du comportement alimentaire des crabes, les chélipèdes peuvent présenter des morphologies variables. Ainsi, les crabes se nourrissant d’algues encroûtantes présentent des pinces en forme de cuillère pour gratter et récolter la nourriture. Les crabes carnivores/nécrophages, comme Cancer pagurus (Linnaeus, 1758), qui se nourrit de coquillages, ont des pinces à mors émoussés, rappelant la face broyeuse des molaires, adaptées au broyage des coquilles. D’autres présentent des pinces à mors tranchants, en lame, permettant la découpe de chair.

Des cas de cannibalisme sont répertoriés : certains mâles mangent la femelle molle qui vient de muer (cette mue est à l’origine de l’émission d’une phéromone qui déclenche l’accouplement), le crabe-violoniste Uca tangeri  mange ses enfants lorsqu’il ne trouve plus de ressources sur terre.

Les crabes ont de nombreux prédateurs : mérous, rascasse, murènes, pieuvres, crocodiles, oiseaux, ratons, iguanes, ocelots, singes.

Une centaine d’espèces de Xanthidae ingèrent des Dinoflagellés lorsqu’ils s’alimentent, ce qui les rend toxiques.

La plupart des brachyoures sont gonochoriques, seules quelques rares espèces sont hermaphrodites.

L’accouplement est précédé d’une promenade nuptiale, le mâle postant la femelle entre ses pattes de devant en attendant que cette dernière mue et soit féconde.

Chez de nombreuses espèces de crabes, la fécondation interne n’est possible qu’après la mue de la femelle. Lors de l’accouplement ventre à ventre, le mâle introduit ses deux stylets copulateurs (correspondant à deux pattes abdominales transformées) dans les orifices génitaux de la femelle et y injecte ses spermatophores contenant les spermatozoïdes. Les œufs fécondés sont pondus (frai) mais restent collés sur les pléopodes de la femelle qui est dite « ovigère » (qui signifie « porteuse d’œuf) ou « grainée ». L’abdomen est alors « décollé » du céphalothorax et fournit un espace de protection pour la ponte.

Les œufs sont couvés pendant un temps qui varie selon les espèces (généralement plusieurs mois), puis éclosent au stade protozoé ou zoé (biologie) ; il y a un nombre variable de stades zoés selon les espèces. Après le dernier stade zoé, le crabe passe par un dernier stade larvaire, lui aussi pélagique, la mégalope; sa morphologie est intermédiaire entre la forme zoé et la forme crabe. Après un certain laps de temps, cette larve migre vers le substrat où elle effectue sa dernière mue larvaire qui la conduit au stade 1er crabe. La durée de la vie larvaire est très variable ; par exemple elle est de 65 ± 11 jours en moyenne chez les crabes Cancridae et de 29 ± 16 pour les Ocypodidae. Cependant, il existe des durées de développement larvaire beaucoup plus longues, de 4 – 12 mois chez Cancer magister, ou beaucoup plus courtes comme chez Tunicotheres moseri où le développement ne dure qu’entre 3 et 7 jours. Enfin, le développement direct, où l’individu sortant de l’œuf ressemble à un adulte en miniature, est rare. Ce cas se rencontre, par exemple, chez des crabes de la famille des Xanthidae : Pilumnus lumpinusP. novaezelandiaeP. vestitus.

Un crabe « mou » (le crabe en mue est un mets que l’homme juge très raffiné) est un crabe qui fait sa mue et dévagine sa carapace, devenue trop petite, ce qui le rend non seulement vulnérable, mais lui enlève toute possibilité de défense. Pendant les quelques jours qu’il lui faut pour que sa nouvelle carapace durcisse, il se réfugie à la limite des eaux de marée moyenne et se cache sous les rochers, les algues, s’ensable ou même retourne dans son exuvie. Après la mue, il lui arrive de manger son exuvie pour restaurer ses réserves calciques.

Plus de 6 800 espèces actuelles et près de 1 800 fossiles ont été décrites à ce jour (De Grave & al., 2009), réparties sur l’ensemble de la planète. En France sont recensées 4 000 espèces de crustacés dont 400 crustacés décapodes et une centaine de crabes. Les crabes colonisent une grande variété de milieux : aquatiques évidemment mais aussi continentaux, certaines espèces réalisant la quasi-totalité de leur cycle en dehors de l’eau. C’est surtout en zone tropicale que l’on trouve indifféremment des crabes marins, des crabes d’eau douce (850 espèces dont beaucoup ont une adaptation à une vie semi-terrestre, certaines espèces des familles dePotamonautidae ou Sesarmidae vivant dans la canopée) et des crabes terrestres.

L’apparition des crabes remonte à l’ère secondaire, le plus ancien fossile de crabe connu datant du jurassique moyen, il y a environ 170 Ma.

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L’oiseau-mouche espion

Posté par othoharmonie le 26 février 2016

 

Le plus petit espion volant destiné à l’armée américaine.

Il a la taille d’un colibri, il vole comme un colibri, mais ce n’est pas un colibri. Il s’agit du plus petit espion volant destiné à l’armée américaine. Pesant à peine 19 grammes pour une envergure de 16 centimètres, le Nano Hummingbird de la société AeroVironment emporte pourtant une caméra vidéo et un émetteur. Ce minidrône est capable de toutes les acrobaties aériennes, jusqu’au vol immobile pour épier l’ennemi. Il se faufile sans peine par une fenêtre entrouverte, se pose comme une fleur sur les fils électriques. Le Nano Hummingbird présenté aujourd’hui n’est encore qu’un prototype, les escadrilles opérationnelles ne prendront pas leur envol avant deux ans. Et encore, pas n’importe où ! Il est probable que les talibans se méfieraient d’un oiseau-mouche tropical les survolant…

 

Le Point – Publié le 03/03/2011espionune-264991-jpg_155219_660x281

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Colibri à gorge rubis

Posté par othoharmonie le 22 février 2016

 

 

colibri gorge rougeLe Colibri à gorge rubis est une espèce d’oiseau-mouche de petite taille puisque sa longueur totale est de 9 cm.

Les adultes ont un plumage vert iridescent sur le dessus tandis qu’ils sont blanc grisâtre sur le dessous. Ils ont le bec long, droit et très mince. Le mâle adulte a la gorge iridescente, rouge rubis, et la queue échancrée. La femelle a une queue arrondie, foncée avec l’extrémité blanche, et n’a pas de zone colorée sur la gorge. Il est très difficile de la distinguer de la femelle du Colibri à gorge noire. L’immature est semblable à la femelle.

Ce colibri niche dans les forêts caducifoliées et mixtes, les parcs et les jardins, à travers la plus grande partie de l’Est des États-Unis et du Sud du Canada. Les mâles arrivent sur les sites de nidification de début avril à fin mai, une semaine avant les femelles. La nidification s’étend jusqu’en juillet, exceptionnellement en août. La parade nuptiale consiste en une démonstration aérienne élaborée au cours de laquelle le mâle effectue des va-et-vient en vol près de la femelle, décrivant un demi-cercle de 2 ou 3 mètres de rayon.

La construction du nid commence de mi-avril à début juin, et est réalisée principalement par la femelle en 4 ou 5 jours. Ce nid est une coupe de 2,5 cm de diamètre, composée d’éléments végétaux, de lichens et de toiles d’araignées ; l’extérieur est tapissé de lichens et l’intérieur est garni de duvet végétal. Le nid est placé à 4 ou 5 mètres de haut sur une branche horizontale. Les mâles sont polygames, ne s’associant habituellement avec une femelle que le temps de la parade et de la ponte. La ponte se compose de 2 œufs. C’est la femelle seule qui nourrit et prend soin des jeunes. Il arrive souvent qu’une couvée de remplacement ait lieu si la première a échoué, mais les secondes nichées sont rares. Le mâle défend avec agressivité les places d’alimentation situées dans son territoire.

Cette espèce est migratrice et passe la plus grande partie de l’hiver au Mexique ou en Amérique centrale. Les colibris y fréquentent une large gamme de forêts tropicales, principalement les forêts sèches de plaine et les forêts secondaires jusqu’à 1 900 m d’altitude. La majeure partie de la population suit une route migratoire qui contourne le golfe du Mexique, aussi bien en automne qu’au printemps.

Ces oiseaux se nourrissent du nectar d’une trentaine d’espèces de fleurs grâce à une longue langue extensible, ou capturent des insectes en vol. Dans certaines parties de l’aire d’hivernage, des individus arrivent alors que les sources de nectar sont encore rares, et dépendent des insectes pour s’alimenter, jusqu’à ce que la floraison associée à la saison sèche se produise. Même quand les fleurs nectarifères sont disponibles, les insectes peuvent représenter jusqu’à 14 % du régime hivernal.

Cet oiseau :

  • défend vigoureusement ses sources de nourriture et les environs contre les intrus
  • effectue une migration spectaculaire au cours de laquelle il survole les 800 km du golfe du Mexique
  • utilise avec adresse de nombreux matériaux pour construire son nid, auquel il donne l’aspect d’un nœud de branche
  • agite les ailes au rythme de 55 à 75 battements à la seconde

Les principaux aliments du Colibri à gorge rubis sont les petits insectes et le nectar, ou suc mielleux, des fleurs. Il attrape les insectes au vol, en partant de son perchoir d’observation, ou bien les trouve à l’intérieur ou près des fleurs. Pour laper le nectar, l’oiseau insère profondément sa longue langue extensible et cylindrique dans la corolle des fleurs. Il préfère les fleurs tubulaires, comme les monardes et les ancolies. Lorsqu’il butine sur des fleurs dont la corolle est profonde, comme le Lis tigré, il perce le calice, ou col de la fleur, de son bec et extrait la goutte de nectar par ce raccourci.

Les fleurs aux couleurs vives qui contrastent avec l’arrière-plan attirent particulièrement les colibris. Leur préférence va aux fleurs rouges, puis aux orangées, couleurs qui ressortent toutes deux sur un fond ombragé; ils ne visitent les fleurs vertes que si le feuillage environnant est d’une autre couleur. Tout comme l’abeille, le colibri contribue à la pollinisation croisée : il transporte d’une fleur à l’autre d’une même essence le pollen auquel il s’est frotté.

La sève libérée par les trous percés dans les arbres par les Pics maculés est aussi une importante source de nourriture. C’est pourquoi on voit souvent le Colibri à gorge rubis bourdonner autour d’un pic, espérant se faire conduire à une nouvelle source d’alimentation.

Les colibris sont facilement attirés par les mangeoires qui contiennent une solution composée d’une mesure de sucre et de quatre mesures d’eau, que l’on fait bouillir pour retarder la fermentation et que l’on doit remplacer au moins une fois par semaine.

Mais ils ne réagissent pas tous de la même façon : certains s’habituent immédiatement à la mangeoire, tandis que d’autres associent difficilement l’étrange dispositif à la boisson sucrée. Mais une fois qu’ils ont trouvé la mangeoire, ils y retournent pourvu qu’elle reste suspendue au même endroit. Lorsqu’ils reviennent au printemps, les colibris essaient toujours de retrouver la mangeoire où ils se nourrissaient huit mois auparavant.

Le colibri a aussi besoin de boire de l’eau. Lorsqu’il survole une nappe d’eau, il lui arrive de descendre à la façon d’une hirondelle et de s’y abreuver en touchant la surface de son bec, laissant derrière lui des ronds dans l’eau. 

En général, les populations de Colibris à gorge rubis au Canada sont bien portantes. Cependant, le mauvais temps, comme les tempêtes et le gel prématuré, constitue parfois une menace non négligeable. Les accidents peuvent également jouer un rôle important, alors que les colibris peuvent se prendre dans les toiles d’araignées ou s’empaler sur des objets pointus. Enfin, des prédateurs peuvent menacer ces oiseaux. Puisqu’ils ressemblent à de gros insectes, les colibris sont vulnérables aux prédateurs comme les rapaces diurnes insectivores. De plus, on a déjà entendu parler d’un poisson ayant attrapé et avalé un colibri volant au-dessus d’un bassin.

COLIBRI

Ce que vous pouvez faire 
Même si les mangeoires pour colibris attirent ce minuscule oiseau dans notre arrière-cour, elles sont souvent placées trop près des fenêtres. Les colibris étant très agressifs et désireux de protéger ces sources d’aliments, ils pourraient prendre leur reflet dans la fenêtre pour des intrus, et ils passeront à l’attaque et se blesseront. De plus, comme la plupart des oiseaux, ils peuvent considérer les fenêtres comme des ouvertures au travers desquelles ils peuvent s’envoler. Pour protéger les colibris, on recommande de placer les mangeoires à au moins 5 à 10 mètres des fenêtres.

On doit faire preuve de prudence au moment de remplir et d’entretenir les mangeoires pour colibris en s’assurant qu’elles constituent une source d’aliments sains. Évitez le miel qui peut rendre les oiseaux malades, les édulcorants artificiels qui n’ont aucune teneur en éléments nutritifs, ou les colorants artificiels. Nettoyez vos mangeoires au moins une fois par semaine pour éliminer toute accumulation de moisissure ou de bactéries, qui peut s’avérer fatale pour les oiseaux. Pour connaître la façon de nettoyer les mangeoires des colibris, consultez le site Wild About Gardening de la Fédération canadienne de la faune (en anglais seulement).

En guise d’alternative ou de complément à la mangeoire, pourquoi n’aménageriez-vous pas un jardin pour colibris ? Ce minuscule oiseau pourra alors se délecter du nectar de certaines espèces particulières de fleurs (en anglais seulement), ainsi que des insectes qui fréquenteront votre jardin.

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Honneur au colibri, notre  » maître »

Posté par othoharmonie le 19 février 2016

 

 

Les êtres qui nous entourent ou volètent autour de nous peuvent nous nourrir d’images et de modèles d’activité, utilisable en forme de métaphore. Mais on peut dire, de toute métaphore, qu’elle peut être, métaphoriquement parlant, placé sous le signe vif, et même furtif, du colibri. Alors colibrillons !

 Colibri notre maitre

On sait en effet que cet oiseau brillant est doté d’une paire d’ailes non coudées. Il est le seul de son embranchement à posséder cette propriété. Elle lui permet, s’approchant d’une fleur pour en butiner le nectar, de s’en éloigner prestement pour éviter de la piquer avec son bec futé, mais tout aussitôt de revenir vers la fleur, en d’incessants et respectueux aller-retour bénéfiques, selon un vol apparaissant quasi-stationnaire.

 

Ainsi, par sa maîtrise ailée, nous montre-t-il une alternance délicate, incessante, féconde, de présence puis de distance à un objet ou sujet révéré. On peut aussi dire, s’inspirant du terme de Bertold Brecht, « Verfremdungseffekt », qu’il nous expose une maîtrise de « distanciation » pour assurer la justesse d’une « présenciation » à une réalité en floraison généreuse.

 

Aussi donc, soyons en garde d’utiliser toute métaphore au plus proche de sa vivacité mais sans appuyer trop fort sur les similitudes fragiles qu’elle nous distille, car ce serait en risque d’altérer la réalité à partir de laquelle elle a été modélisée !

Si nous tentons alors d’appliquer la métaphore du manège actif du colibri à la relation pédagogique, nous touchons une question délicate : celle de la posture paradoxale de l’enseignant ; faire cours, enseigner à un groupe-classe, c’est finalement être directif, intrusif. Dans une conception ancienne, mais toujours actuelle et revendiquée par certains, c’est  même l’imposition irradiante d’un savoir.

Quelle est alors la latitude dont l’enseignant dispose ?  Comment concilier présence et distance ?

 

C’est la problématique subtile que la métaphore du colibri, notre emblème de prof !, nous permet donc d’approcher.

Il peut être tout petit, mais, souvenons-en nous,  il est le seul oiseau qui n’a pas de coude, pas de raideur, à son aile, ce qui lui permet d’être stationnaire tout étant en dynamique : réalisant la présence à une approche des êtres, respectant la distance pour mieux gérer la pression de sa présence sans inertie piquante, statique, sur eux. Bertold Brecht parle aussi aux « acteurs » que nous sommes, du « rôle » à jouer avec de la « distanciation » nécessaire. 

Tentons déjà notre chance en mettant la relation entre l’enseignant et l’élève (ou un groupe d’élèves) sous le signe métaphorique du colibri ! 

L’enseignant peut s’approcher au plus près de chacun, mais en gardant à temps une juste distance : présence, oui, mais non pas pression lourde ni piqûre ni risque de déchirure. Il ne doit pas non plus se cantonner à une distance tranchée, cassante, creusant une dépression aussi néfaste qu’une malencontreuse pression : mais il lui importe de rétablir la juste présence à l’enfant, à l’élève, à la classe. En ingénieuse régulation de sa présence-distance motivante ! De laquelle il peut tirer, nectar ?,  la satisfaction de l’élève explicité par ses yeux, mais aussi les savoirs fécondants qui lui peuvent être restitués par lui et ses camarades en co-naissance, selon l’orthographe poétique chère à Paul Claudel. 

C’est bien le travail réel du rôle à tenir dans la relation pédagogique. Le maître peut essayer d’obtenir,  de tirer de l’élève, en s’en approchant le plus possible, un certain nombre d’attentions, d’efforts, mais au moment où il risque de trop faire pression, il lui faut prendre de la distance : de même, il peut être présent à sa classe, et cependant rester à distance de ses élèves.    

colibri-huppe 

Un peu d’histoire naturelle pour les curieux 

Le Colibri ou plus familièrement l’oiseau-mouche ! Minuscule oiseau butineur des régions tropicales d’Amérique et alentours.
 De la famille des Trochillidés, certains spécimens ont la taille d’un gros bourdon. Avec 80 battements d’ailes par seconde, le vol stationnaire du colibri devant les fleurs gorgées de nectar est un spectacle furtif mais haut en couleur.
  Celui-ci est noir avec le ventre gris, la tête ornée de vert métallisé, et ne mesure pas plus de 8 cm.  

 Il parait que le colibri alterne ces vols de périodes de micro-sommeil pour récupérer plus vite. La nuit sa température corporelle est proche de celle d’une hibernation !!!! 

C’est le butineur des fleurs ; avec son bec pointu, quand il s’approche pour prendre le nectar d’une fleur, il court le risque de piquer la fleur, et son problème, c’est dans son approche de reculer en vitesse. C’est par une série de rapprochements et d’éloignements successifs qu’il va pouvoir se gorger de nectar et éviter de faire mal à la fleur.

 

LIRE LE TEXTE EN SON ENTIER SUR LE SITE D’ORIGINE : http://francois.muller.free.fr/contes/colibiri.htm

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Le corbeau, animal bavard

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

C’est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui ont été recensées pas moins d’une trentaine de vocalises (avec un fameux don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée, est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunions », de « débriefings » où on assiste à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discute » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Corbeau, comme la Balance, est donc fondamentalement un communicant.

Être très intelligent, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, Corbeau n’est pas un chasseur, et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards), sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire (caractère pacifique, accommodant et rationnel). Corbeau est monogame et forme un couple solide pour la vie, après une parade nuptiale complexe (importance du couple).

Corbeau bavard

 Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures, tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond, une fois de plus, à l’influence chrétienne sur tous les symboles animaux considérés comme païens. Dans les tribus amérindiennes, Corbeau est un être primordial dont la mission est d’organiser et civiliser le monde. En Orient, il représente la gratitude et la générosité, car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.

En Chine, le Corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du Soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle de Corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes. Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : messager d’Apollon, capable de livrer des prophéties à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes).

Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noire à une malédiction d’Apollon qui, lassé par ses bavardage et son indiscrétion, l’a transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air). On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé).

C’est ici la fonction cérébrale du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin. Comme tous les oiseaux mais plus encore, Corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.

 Il est intéressant de mettre en parallèle les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau : le Faucon solitaire, intrépide chasseur, hésite encore entre destruction et initiation, tandis qu’à l’opposé, le Corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie du groupe et d’une révélation mentalisée. Le Grand Corbeau, le terrible charognard des champs de bataille, était aussi un oiseau oraculaire, source de présages, bien que là encore sa réputation soit équivoque. À traiter avec précaution.

À cause de sa noirceur, le Corbeau a, dans les cultures occidentales, été considéré comme un signe d’infortune, et associé aux actions noires. Mais, dans les traditions des Amérindiens, la lumière vient de l’obscurité, et le noir est associé au vide, source de toute énergie, et Corbeau est son messager. C’est pourquoi il est associé à la magie et au destin, car c’est un messager de ce qui est à venir. Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug, sont des dieux aux Corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire « Corneille ».

D’autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de Corbeaux, et lorsqu’il s’agit de femmes, ce sont toujours des représentantes de la guerre et/ou de la mort. Corbeau était d’ailleurs un animal sacré chez les Gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin (Esprit) et Munin (Mémoire), les deux compagnons d’Odhinn (Wodan). Ces deux Corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d’Odhinn sur terre. Odhinn porte d’ailleurs parfois des noms voulant dire « Dieu aux corbeaux ».

Ces deux Corbeaux survolent la Terre du Milieu chaque jour, et chaque soir ils rapportent à Odhinn ce qu’ils ont vu et entendu. À ce titre le Corbeau devient donc un représentant des forces chthoniennes de la terre. Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualité (symbolisés par Odhinn) et la terre du monde physique.

Le Corbeau est aussi symbole de solitude, de retraite volontaire, c’est-à-dire de l’isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il est aussi symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain » en latin (Cras, en latin, racine du mot « procrastiner » : reporter à demain). En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, Corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe il perce le voile des ténèbres sans se perdre.

Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, et négatif chez les peuples sédentaires et liés à l’agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché, qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l’on prend conscience de cet aspect de nous et qu’on l’intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même.

D’ailleurs l’expression Irlandaise « posséder la sagesse du Corbeau » signifie avoir la connaissance suprême. Corbeau proclame la nécessité de faire des changements radicaux dans nos attitudes et dans la façon dont nous percevons les choses. Corbeau nous encourage à mettre de la magie réelle dans votre vie, à espérer l’inespérable, à vous préparer pour la plénitude. Dispersons cette attitude négative qui nous a retenu en arrière si longtemps, remplaçons-la par l’entrain et l’enthousiasme de la vivacité, et ressentons le bonheur de vivre.

Corbeau est le courrier du flux d’énergie qui suscite les changements et crée de nouvelles réalités. Dans les traditions amérindiennes, Corbeau était le gardien de la magie cérémonielle de la guérison de l’absent. Il représenterait aussi le pouvoir qui convoyait le message ou l’intention de la cérémonie à sa destination et suscitait aussi sa manifestation. Oiseau sacré du druidisme, Corbeau était le messager des ténèbres (Bran) et de la lumière (Lug), tandis que la déesse Badb portait son nom et que Morrigane se manifestait sous l’aspect d’un ou de trois de ces oiseaux.

Corbeau possédait la Connaissance divine. Il conseillait par sa puissance chthonienne et sa sagesse céleste. Cycle : la Lune du Vol des Canards.

Animal totem complémentaire : Le Faucon, la Loutre. Couleur : bleu. Forces : sociable, coopératif, solidaire, raffiné, charmeur, adaptable, facile à vivre, diplomate, pacifique, romantique. Faiblesses : querelleur, indécis, tête en l’air, crédule, dépendant, bavard, indiscret, influençable, sautes d’humeur. Les Amérindiens considèrent que Corbeau maintient l’équilibre entre l’homme et la nature. À l’origine, Corbeau était blanc, et il devint noir, car il fut puni d’un écart de conduite, dit la légende. Vous symbolisez donc les contradictions mais aussi le bras vengeur. Votre faculté d’adaptation est bonne et votre curiosité peut vous mener loin… Vous êtes insaisissable et savez brouiller les pistes afin de protéger votre intimité. Dès que l’on croit vous avoir enfin compris, vous modifiez les règles pour garder votre indépendance. À la recherche constante d’un équilibre, vous avez du mal à vous poser définitivement. La solitude vous effraie. Loyal et disponible, vous vous montrez plus fidèle en amitié qu’en amour.

Vie amoureuse de Corbeau : vous apportez la paix et l’harmonie dans votre famille. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Votre totem minéral : le Jaspe. Les Amérindiens le portaient en amulette car ses propriétés magiques sont nombreuses : stopper l’écoulement du sang, assurer une longue et paisible vie et renforcer la vue. Il permet d’attirer l’énergie de la terre qui aide à retrouver une stabilité. Votre totem végétal : la Molène.

On l’appelle aussi feuille de velours. Ses feuilles, utilisées en tisane, protègent des troubles de la vessie et du foie et fortifient le système nerveux. Si vous êtes fragile au niveau hépato-rénal, elle peut vous donner des résistances supplémentaires. En réalité Corbeau n’a été désigné comme oiseau négatif que récemment, principalement en Europe. Il serait devenu négatif avec la sédentarisation des peuples nomades et le développement de l’agriculture. Dans les rêves, il est figure de mauvais augure. Il est l’Oiseau Noir qui plane au-dessus du champ de bataille pour se repaître de la chair des cadavres.

En Inde, le Mahâbhârata le compare au messager de la mort. Au Japon, il exprime l’amour familial et il est messager divin. En Chine et au Japon, il est symbole de gratitude filiale. Il nourrit père et mère et est en cela considéré comme le signe d’un rétablissement de l’ordre social.

 Pour les Tcheou, Corbeau fut annonciateur de leurs triomphes et le signe de leur vertu. Toutefois c’était un Corbeau Rouge, couleur du soleil.

En Chine, Corbeau est un oiseau solaire. Dix Corbeaux s’envolèrent du Mûrier du Levant pour apporter la lumière du monde. Mais Yi-le-Bon-Archer en abattit neuf à coups de flèches, ce qui évita au monde de brûler.

Dans la Genèse, Corbeau est symbole de perspicacité. En Grèce, il est solaire et consacré à Apollon. Ce sont des Corbeaux qui déterminèrent l’emplacement de l’omphalos de Delphes selon Strabon. Les Corbeaux étaient aussi des attributs de Mithra, et ils passaient pour être doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts. Il était un animal sacré chez les Gaulois.

Le Corbeau est aussi symbole de la solitude ou de l’isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il est attribut de l’espérance. Il est souvent messager divin, guide des âmes pour leur dernier voyage. Corbeau est sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâneur, indiscret, civilisé. Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ?

Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

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LA REVOLUTION DES COLIBRIS

Posté par othoharmonie le 4 février 2016

révolution

 

Mercredi 30 janvier, le mouvement Colibris a lancé sa nouvelle campagne citoyenne, dans une ambiance de raz-de-marée populaire inattendu.Reporterre y était.


 Reportage, Paris 2007

Dix minutes avant l’ouverture des portes, c’est l’effervescence chez les organisateurs ; on distingue, derrière les grandes baies vitrées, la foule alignée en file indienne. Il y a du monde, beaucoup de monde. Il y en aurait jusqu’au bout de la rue dit-on, et même après le coin, dessinant un « Z » patient mais costaud, dans les rues calmes du quartier de Montgallet. Un an après la« fausse » campagne présidentielle de Pierre Rabhi au nom du mouvement des Colibris, le message a bel et bien été entendu, et les soutiens sont au rendez-vous. 20 minutes plus tard pourtant, les mines sont presque déconfites : les portes enfin ouvertes, un flot continu de fidèles s’est engouffré dans les escaliers et la salle de l’Espace Reuilly – qui peut accueillir 750 personnes – s’est remplie à ras bord en quelques minutes. Le succès a dépassé les attentes, la stupéfaction laissant progressivement place à un constat amer : tout le monde ne pourra pas entrer…

Les responsables se concertent, débordés par l’affluence : « Il y a des gens qui viennent de Lyon ou de Montpellier, c’est terrible, on ne peut pas les laisser dehors… ». Finalement, quelques courageux se chargent du crève-cœur : pour des raisons de sécurité évidentes, la salle ne peut plus abriter plus de monde, et après mille excuses, rendez-vous est pris pour de nouvelles échéances très rapidement… Pendant ce temps, Anne-Marie, bénévole historique, regrette presque que le mouvement « n’ait pas eu l’ambition de sa réussite. Des fois, je me souviens, on était qu’une centaine… Maintenant, c’est bientôt Bercy qu’il faudra réserver ! ». Bilan comptable, en ce soir du 30 janvier : près de 3 000 personnes se sont déplacées, selon les organisateurs, à peine un tiers pourra participer directement à l’événement.

Mais qu’est-ce qui a donc suscité tant de réactions aux quatre coins de la France ? Il s’agit d’une conférence participative pour lancer la nouvelle campagne du mouvement, intitulée « la (R)évolution des Colibris », et permettre ainsi de discuter collectivement de la feuille de route « le Plan des Colibris »avec tous les membres, soutiens et bénévoles du réseau Colibris.

Colibris, colibris, colibris ?

C’est le nom poétique pris en 2007 par le mouvement fondé par Pierre Rabhi, anciennement appelé Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. En 2012, les Colibris font une campagne originale,« Tous candidats ». Aujourd’hui, la structure est aussi nébuleuse que le projet n’est ambitieux. Le prospectus à l’entrée ose une première définition :« Colibris est un mouvement de citoyens décidés à construire une société vraiment écologique et humaine ». Puis une deuxième : « Colibris a pour mission d’inspirer, relier et soutenir toutes les personnes qui participent à construire un nouveau projet de société ». Le directeur des Colibris, Cyril Dion, dessine les contours du mouvement : « Nous faisons le constat qu’il existe actuellement une force qui réinvente la société depuis sa base, et Colibris est la structure-relais de toutes ces mobilisations locales. L’objectif est d’aider les gens à agir ». Mais qu’est-ce vraiment ? un think tank, un courant politique, un adversaire en gestation en vue des futures luttes électorales ? « Non, nous ne serons jamais un mouvement politique, nous ne prendrons jamais position lors des échéances politiques. A terme, nous voulons orienter les décisions publiques, en restant à l’échelle citoyenne. Notre rôle est d’ensemencer ». Concrètement, Colibris est une association d’intérêt général, qui se finance majoritairement, depuis 2012, par le don citoyen et qui emploie 7 salariés.

Chloé est venue de Nantes uniquement pour l’occasion, cela lui a coûté un jour de congé et un aller-retour en train. Colibris en vaut largement la peine : « Cela permet de réaliser qu’il existe plein d’alternatives et de projets locaux. Colibris tisse la toile entre toutes ses initiatives, c’est un travail absolument nécessaire ». Le mouvement est donc ce vivier d’initiatives qui portent un nouvel élan d’espoir. Et lorsqu’on lui demande si les Colibris peuvent s’apparenter à de nouveaux Indignés, la jeune femme est catégorique : « Non, ce n’est pas de la contestation ! au contraire, c’est de la création, on montre qu’autre chose peut exister, c’est possible ».

La philosophie du mouvement : re-responsabiliser l’individu

Le mouvement des Colibris est de l’ordre de l’utopie concrète, dans cette tentative de réconciliation entre l’idéal et le monde vécu. La raison d’être du mouvement réside probablement là, d’ailleurs, dans sa philosophie d’action : re-responsabiliser l’individu et redonner confiance dans la capacité personnelle et quotidienne d’agir concrètement pour le changement. Les inspirations gandhiennes sont à peine voilées : « Soyons le changement » est ainsi le slogan de la nouvelle Révolution.

Le Mahatma des Colibris, c’est Pierre Rabhi, et c’est lui qui exprime le mieux cette pensée : « La crise, nous la cherchons partout, alors que nous l’avons en nous-mêmes. Tous les jours, à travers nos choix de consommation, nous déterminons un modèle de société. C’est à nous de changer le paradigme dominant ».

Réaccorder les valeurs et le mode de vie. Rejouer ensemble le fond et la forme. Cette conférence « participative » était l’occasion de convertir les discours en actes, en renouvelant les modes d’échange par exemple. Les« forums de proximité » qui offraient des temps de discussion entre voisinage ont permis de mettre en débat les exposés des intervenants. Car de beaux noms se sont relayés sur la scène, autour de Pierre Rabhi, entre Thierry Salomon – président-fondateur de Négawatt – et Jacques Caplat – auteur de L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité. Tous étaient là pour présenter la feuille de route qui guidera cette campagne de près de 18 mois, autour de 5 thèmes prioritaires qui se succèderont dans le temps : 

1/ l’économie : relocaliser, 
2/ l’agriculture : planter ce que nous mangeons, 
3/ l’éducation : révolutionner l’école, 
4/ la démocratie : réinventer un modèle pour la Cité, 
5/ l’énergie : économiser et produire renouvelable.

Avec toujours le souci d’associer le geste et la parole : à côté des programmes d’actions locaux, cette feuille de route sera également soumise à amendements. Une version 1.0 est mise en ligne sur un espace collaboratif, qui sera actualisé tous les 6 mois afin de l’enrichir des commentaires et propositions de chaque citoyen.

Il reste à expliquer ce succès que les organisateurs n’avaient pas anticipé. Pour beaucoup, c’est un révélateur important, le signe qu’on s’enfonce dans la crise. « Regardez dans quel monde on vit… c’est un terreau propice à ce genre de mouvements qui cherchent des réponses », souffle Anne-Marie. Laurent, un autre bénévole surpris, confirme : « Cela traduit bien qu’il y a un immense besoin d’espoir, une volonté forte de réenchantement. Pour moi, on tombe finalement dans le registre de la religiosité, une sorte de nouvelle religion laïque ».

Cette approche spirituelle est probablement la marque du Père fondateur : « On s’est rendu compte que Pierre Rabhi transmettait quelque chose aux gens, et que cela avait à voir avec la spiritualité. Il peut être vite dépassé par ce qu’il insuffle » commente Céline Morel, la responsable communication des Colibris.

L’arrivée sur scène confirmera que son charisme transcende les foules : une longue ovation d’un public qui se lève en son honneur et l’émotion perceptible d’un homme respecté. « C’est toujours le même problème, j’ai pas fait de stage avec Johnny Hallyday moi, je sais jamais comment faire face à tant de monde… ». Un mouvement à l’image de son représentant adulé, nous confiera encore Céline Morel : « Il n’y a pas d’idées de grandeur ; ce qui plaît aux gens, ce sont des scénarios compréhensibles, car ils peuvent se les approprier et en devenir acteurs. C’est ça, Colibris ».

Au fait, pourquoi les colibris ? La réponse nous vient du côté de l’Amérique du sud, dans une légende chère à Pierre Rabhi. L’histoire veut qu’un jour, alors qu’un incendie ravageait la forêt et que tous les animaux regardaient désemparés le désastre se produire, le colibri, lui, s’activait de son côté, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Un tatou, agacé de cette agitation dérisoire lui dit alors : « N’es-tu pas fou Colibri ? crois-tu vraiment éteindre le feu avec ces gouttes d’eau ? » Et le colibri de répondre :« Non, mais je fais ma part… »

peintures-hachidori-le-colibriHier soir, le colibri n’était plus vraiment seul, et sa petite goutte d’eau, associée à celle de ses camarades, a pris du volume. Preuve que le calendrier avait été bien étudié : avec ce froid, l’histoire de la petite goutte d’eau pourrait vite faire effet boule-de-neige… C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

………………………………….

Complément d’information :

Le Plan des Colibris lancé par le mouvement de Pierre Rabhi : http://www.reporterre.net/IMG/pdf/Plan_des_colibris.pdf

 

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Qu’est-ce que l’effet Colibri

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2016

 

 Chaque société vit avec ses mythes qui dressent au loin une ligne des pensables ; qui donne, à qui veut bien y croire ou juste l’entendre une fois, une borne morale, un conseil d’éthique au quotidien que chacun puisera pour construire son rapport au monde et aux autres.

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L’inhibition du papillon

L’effet Papillon serait un peu à lire comme la sagesse – ou la frilosité, c’est selon – d’un principe de précaution, comme la leçon que nos actes, même infimes, ont des conséquences répercutées dans un algorithme lancé et imperturbable, déclinant une série de causes à effets, des effets qui deviennent les causes de nouveaux effets etc. Etc. jusqu’à ce qu’un abscons rouleau, qu’on appelle destinée fasse, poursuive – et jusqu’à quand – son office.

Ordinaire : le réveil que l’on s’est promis, sur le lit, à programmer -;- le sommeil (c’est là que ça commence) qui malin s’est imposé -;- le retard éberlué le matin, impossible à rattraper -;- le contrôle de physique que l’on manque et qui sera assimilé à un zéro -;- l’incapacité de juger notre maitrise de Lavoisier ou des lois Kepler -;- la moyenne déchue en fin de trimestre -;- etc.

Ou plus fort encore, l’ambition avortée du plan Walkyrie au 20 juillet 1944 : Un espion pose une bombe dans la salle ou le général génocidaire se réuni -;- il choisit une place (c’est la que ça commence), discrète près d’un montant de la table -;- le général à la courte moustache centrée entre, sert des poignées de mains ou lance des signes plus reconnaissables et, de mains en signes il vient se poser (c’est la que ça s’engage) de l’autre côté de la table -;- la bombe explose -;- il est protégé -;- il en ressort. La suite on la connait, un peu du moins, dans quelques unes de ses conséquences.

Mais les mythes sont porteurs d’une matrice qui génère et impose malgré soi une psychologie du comportement. L’effet papillon est celui d’un principe de précaution qui invite à la prudence et à la rationalité. Bonne nouvelle de prime abord. Mais le mythe inhibe aussi les foules et leur sein les hommes. Le plus grand, celui de Dieu, permet à peine la folie retenue du pari pascalien. Sois sage pour une éternité de félicité. Sois sage et tais toi. Sois sage et ne bouge pas.

A tel point d’ailleurs que j’ose croire et que je vous prenne au jeu, d’inventer une suite dans la matrice de cet effet papillon (jouer maint’tant! Inventez la suite logique d’un effet papillon) que la plupart d’entre nous créerons (résultat du test) un enchainement portant vers le malheur et le désastre.

Une nouvelle cosmogonie, rien de moins.

Et si nous reconfigurions notre matrice mythique? Et si nous en changions quelque éléments pour une combinaison qui, à quelques variations, pourrait changer notre psychologie du comportement et lui apporter la vertu d’une ambition régénérée ; une nouvelle suite de causes engendrant des effets que l’on dira, pour les deux, positifs et constructifs, qui placeront les hommes non plus dans la tentation d’hésiter à enclencher l’algorithme du malheur mais dans la tentative de construire un lairetmoi-moduletransversalcycle3-62-638mouvement vertueux.

Le Colibri : la légende. Un jour, dans une forêt tropicale qui prend feu, les animaux fuient vers l’orée pour se sauver. Tristes et médusés, ils attendent voir brûler jusqu’à ce que leurs regards se tournent étonnés vers un colibri, qui faisait des aller-retour du fleuve vers le foyer, transportant à chaque fois dans son bec une goutte. En lui demandant ce qu’il escomptait bien faire, le colibri leur répondit «qu’il prenait sa part.»

L’effet Colibri est cette nouvelle combinaison mythique. Une nouvelle matrice origine qui ré-encode l’appréhension du monde et de son action. Il change tout. C’est une révolution, un nouvel horizon, à tel point que le lecteur, craignant le bouleversement, pourrait être tenté par la dénégation et l’abandon. Restez! Vous êtes à deux lignes d’un bouleversement paradigmatique. Vous êtes à deux lignes d’une révélation. Vous vous apprêtez à éprouver la sensation de Galilée, vous vous apprêtez à redonner du sens à ce monde qui ne tourne plus rond. Il est temps de rentrer dans le concret.

Un roman, un essai transformé

Michaël est un gars, un homme comme vous et moi – ou presque. Il grandit à Marseille puis en Ardèche et passe deux ans à Paris pendant que ses parents et son grand frère lui susurrent la beauté et l’utilité de la lecture. Il voyage en somme il vit dans différents univers là où peut-être d’autres son contraints ou s’habituent à la quotidienneté, à la répétition qui devient un commun, une norme.

On pourra citer Jaurès : «Et je me demandais comment tous ces êtres acceptaient l’inégale répartition des biens et des maux, et comment l’énorme structure sociale ne tombait pas en dissolution. Je ne leur voyais pas de chaînes aux mains et aux pieds. […] La chaîne était au cœur, l’habitude l’avait fixée. Le système social avait façonné ces hommes, ils ne se révoltaient pas contre la réalité parce qu’ils se confondaient en elle.»  

Michaël a suivi une formation d’informaticien et il est devenu informaticien. Une vie de famille, l’informatique, le bureau et l’informatique : la vie est belle, elle est superbe. On a ce qu’il faut comme on nous avait dit, un travail, de l’argent, une famille. Et puis un jour ça retombe. D’autres – peut-être – s’habituent, aiment sincèrement ou prennent leur mal en patience. Michaël a décidé de se poser des questions, il a lu pour chercher et trouver des réponses, il l’a fait à sa sauce. La société de consommation, la vie de bureau – des programmes et des programmes, non ça va! Besoin de penser le monde globalement, la nécessité de préserver, mieux gérer. Michaël simple citoyen.

Alors il a changé, il s’est réorienté. A l’esprit, l’idée que si nos contemporains se plaisaient dans ce monde qui dévissait, l’avenir passait par nos enfants qui allait construire, vivre et jouir dans le monde qu’on leur laissait. Et qu’il valait bien s’intéresser à eux et leur donner les moyens d’y aller. Les jeunes, l’éducation, c’est encore large et Michaël s’est décidé de donner un coup de main à ceux qui en avait le moins. C’est du Rawls, de la Justice au concret.

AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire, auprès des enfants qui ont plus de difficultés que les autres ; qui sont laissés à la marge parce qu’ils sont différents ou plus difficilement encadrés ; et dont les parents sont souvent démunis pour les aider et participer à leur éveil, à leur chance ; et dont quelques enseignants – circonstances atténuantes – peuvent perdre le goût du social.

Notons cette petite anecdote tout de même : C’est avec madame Faugier qu’il travaillait qui l’a encouragé et l’a aidé dans sa démarche. Madame Faugier, la petite-fille du monsieur qui produisait cette crème de marrons que vous connaissez bien.

Et puis en parallèle, Michaël est devenu citoyen. Oh, il critiquait, très négatif, passif. Et puis il a viré. Il s’est engagé. Une rencontre a compté dans ce qu’il est devenu aujourd’hui. C’est Pierre Rabhi – agriculteur et philosophe – qui prône, concernant l’alimentation à un retour florissant à la terre ; qui prône une production saine et locale. Une rencontre c’est se fait évidence eut égard aux enjeux de l’environnement et d’une pensée-action qui se doit forcément d’investir l’espace éco-systémique, le respect de l’écosystème, la nécessité d’une conception globale de la société.

Cette rencontre que Michaël a faite avec Pierre Rabhi n’est pas exclusive. Et si nous aimons le portrait pour montrer que l’individu – lui seul et sans attendre les autres – peut s’engager dans la réflexion et l’action, peut décider de changer sa vie ou son comportement, il faut dire que Michaël est un parmi d’autres. Un Colibri parmi d’autres.

Tous candidats au changement !

En 1999, Pierre Rabhi crée Terre et Humanisme. 2007, les Colibris font leur apparition. Vous avez certainement entendu parlé d’eux. Si, si. Ça s’est passé en 2012, pendant la présidentielle quand il décident d’interpeler celles et ceux qui y sont candidats mais plus encore les citoyens pour leur dire, à travers la Campagne de communication «Tous candidats» que plus que la promesse d’un seul homme, «le changement : c’est nous, les citoyens.»

Monde des médias rois, la campagne de com’ était nécessaire pour se faire connaitre. Mais là n’est pas la solution et les Colibris décident de se saisir – bien sur – de cette dynamique pour engager celles qui comptent au niveau local, avec celles et ceux qui ici et là ont été interpelés. Ça a marché. 27 forums citoyens de rencontres et de discussions se sont ouverts. Problèmes (ceux qu’on se rabâche depuis bien longtemps), volonté de changer (enfin) en tout cas d’y aller, de participer, et engagement. L’effet Colibri à l’œuvre. Tellement prolifique qu’à Lyon, deux se sont organisés sans le savoir – pour se réunir ensuite, bien sûr.

Et ça s’active les Colibris ! En 3 mois 100 personnes se sont fédérées. Et le chiffre augmente – passez le mot. Ils se rencontrent et discutent. Discutent et se mettent à imaginer et à créer. Des commissions se réunissent. On débat d’économie, d’agriculture, de démocratie, d’éducation et d’énergie. L’enjeu? Faire de la citoyenneté comme elle devrait se faire.  Mais à l’heure ou le débat public se délite et n’intéresse plus grand monde, c’est acte de vertu.

On pourrait ne se contenter que de ça, ce serait déjà très bien. Mais les Colibris veulent aller un peu plus loin et commencer à faire. Avec les moyens du bord – c’est souvent comme ça que l’on commence. Ils ont organisé une balade dans Lyon qui emmenait les participants à la découverte des entreprises, des magasins, des projets existants et qui s’engageaient déjà dans le changement du monde. Et en marchant, c’est pas une blague, ils ont été rejoints. Une autre fois au Carré Leynaud, dans le 1ème et en association avec lesIncroyables comestibles, ils se sont mis à replanter! Oh, ce n’était pas une grande parcelle qui allait nourrir les habitants du quartier mais cela a eu le mérite de montrer qu’on pouvait, en ville, faire pousser des légumes plutôt que de céder une marge commerciale à un grand distributeur sur des fruits qui ne sont pas de saison et qui viennent de très loin. Là encore, des passants se sont arrêtés, une personne âgée, qui de son balcon les a aperçu, est descendue ravie de voir des gens qui en bas, faisait comme elle faisait sur son balcon depuis des années. Des rencontres dans les écoles pour montrer aux enfants comment ça pousse les légumes et les planter eux-mêmes. De l’éducation populaire en somme et peut-être plus encore : montrer aux enfants, nos gars de demain, qu’ils peuvent faire ce dont il ont idée ; leur montrer qu’on peut être un acteur citoyen ; leur montrer que tout n’est pas bloqué ; leur montrer qu’on peut faire. Le montrer aux enfants et le faire lire, ici, à ceux qui sont un peu plus vieux. Le temps n’est pas perdu. Et si vous êtes partants, et si vous souhaitez concrétiser une idée qui ne vous semble pas bien-bien réaliste, un rêve de gamin que vous n’êtes plus, les Colibris ont construisent un réseau d’entrepreneurs – parmi d’autres – qui pourra vous filer un coup de main.

affiche-legende-colibriEt puis le 16 mai dernier, avec Raphaël Souchier, Florence Martin, entre autres les Colibris de Lyon organisaient une conférence. Il s’agissait de voir s’il était possible de localiser l’économie. Non, pardon. Pas si c’était possible : comment d’autres – et plus particulièrement des acteurs économiques américains –  commerçants, agriculteurs s’y prenaient.

Citoyenneté et politique : point de chute

C’est un hiatus qui est revenu. Nous l’attention dans la conversation. Changer le monde. C’est une formulation qui parait un peu creuse et dont chacun pourtant pourra juger de la pertinence et de la nécessité. Mais avec Les Colibris comme avec tant d’autres, un angle mort apparait. Les associations, les collectifs, les cercles, les groupes les initiatives se multiplient. Ils pensent même ensemble parfois à se rencontrer à se fédérer à se mutualiser. De l’énergie, du temps sont donnés pour un mouvement qui se construit et qui tarde – nous sommes peut-être trop exigeants, trop impatients –  à toucher la plus large partie de la population.

Comment sortir de la confidentialité ? Comment changer d’échelle? Comment engager les énergies collectives pour avoir un impact sociétal effectif? C’est la question du rapport au Politique. A Economie et Solidarité, nous croyons que pour changer cette échelle il faut certes inventer en bas et en réseau, mais qu’il faut passer par en haut, par les institutions, par le Politique. La difficulté d’aujourd’hui, c’est que pour beaucoup des citoyens actifs, le Politique, noble et courageux, se confond avec les politiques, les politiciens qui ne leurs semblent pas être des agents promoteurs de l’alternative. Pis peut-être, ces militants, nobles et courageux, de causes justes et ordinaires installent parfois, dans les mots, une séparation entre le «citoyen» et le «politique». Préférant la distance plutôt que de faire entrer les premiers dans l’arène des seconds.

Mais l’histoire sociale prend certainement la forme de cycles. Ce temps de genèse, de création et d’activisme citoyens en relative autonomie est certainement le temps nécessaire de construire des propositions et un discours forts et solides avant de le mettre en scène, avant de le mettre en débat et en confrontation avec les opinions divergentes et face aux intérêts opposés.

Alors nous formulons un pari : tôt ou tard, c’est déjà commencé, ces citoyens vont entrer massivement en Politique. Qu’on ne s’y trompe pas, ils en font déjà. Et nous formulons un vœu : qu’ils le fasse le plus rapidement et confiant dès maintenant en eux-mêmes parce qu’ils portent les solutions politiques que beaucoup, même sans le savoir, attendent éperdument.

Devenir un colibri ?

  • www.terre-humanisme.org
  • www.revolution-colibris.org
  • www.colibris69lyon.org (les lyonnais)

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Origine et évolution des colibris

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2016

 

Les colibris, ou oiseaux-mouches, sont un groupe très homogène malgré des différences apparentes. importantes. La multitude d’espèces de colibris qu’abritent aujourd’hui les régions tropicales du Nouveau Monde permet de supposer que ces oiseaux y sont présents depuis des millions d’années.

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Mais les conditions climatiques et biologiques, ainsi que la chimie du sol de ces régions, ne facilitent pas la fossilisation de ces oiseaux, dont le délicat squelette et la toute petite taille se prêtent déjà mal à un tel processus. Le plus ancien fossile de colibri retrouvé sur le continent américain l’a été en Amérique du Sud, et date de 1,8 million d’années. Pourtant, des preuves paléontologiques montrent que le groupe remonte à plusieurs dizaines de millions d’années. En effet, un fossile de colibri originaire du sud de l’Allemagne, décrit sous le nom d’Eurotrochilus inexpectatus en 2004, a été daté de quelque 30 millions d’années. En 2007, deux fossiles de même âge, également classés dans le genre Eurotrochilus et originaires du Luberon, dans le sud de la France, ont été décrits. Ces Eurotrochilus sont les plus anciens fossiles de colibris connus à ce jour ; ce sont aussi les seuls à avoir été découverts en-dehors du continent américain.

 

Face aux informations encore très parcellaires que l’on possède sur l’évolution de ces oiseaux minuscules, les paléo-ornithologues en sont réduits à des suppositions, fondées sur des études génétiques. Placés selon certaines classifications dans un ordre à part – celui des trochiliformes –, les colibris sont traditionnellement classés dans l’ordre des apodiformes aux côtés des martinets, en raison de la structure particulière de leurs ailes. Au sein de ce dernier, ils forment une famille unique, celle des trochilidés, qui réunit les plusieurs centaines d’espèces décrites (338 espèces en 2007).

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Le vol des Colibris

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2016

 

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Qu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris, atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

Colibri-D’amples mouvements migratoires

Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis, Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

 

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

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Coq : la Fierté, la Gloire, le Solaire, la Résurrection, la Bravoure

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2015

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe nom du Coq provient de la racine celtique kog, qui signifie rouge. Le rouge est la couleur de l’aurore et de la planète Vénus. Il symbolise le passage entre les ténèbres et la lumière. Coq et soleil sont étroitement liés dans l’esprit des hommes.

C’est à l’appel du Coq que le soleil se (re)lève. Il annonce la résurrection quotidienne de l’astre du jour et préside à la défaite des ténèbres.

Le Coq est un oiseau sacré chez de nombreux peuples pour les raisons évoquées plus haut. Il est l’attribut de Mercure chez les Romains, Hermès chez les Grecs, assimilé à Lug par les Celtes, patrons des chemins et des routes et messager des dieux. La planète Mercure se lève en même temps et au même endroit que le soleil. En tant qu’oiseau solaire, Coq est aussi l’attribut d’Hélios et d’Apollon le « Brillant », et, parce qu’il est fougueux et combatif, de Minerve (déesse des techniques de guerre) et de Mars (dieu de la guerre) ; il est l’oiseau préféré de Léto, mère d’Apollon et d’Artémis ; Nergal, l’homologue perse de Mars/Arès, a pour emblème le Coq de combat.

Le Coq est consacré à la déesse Nuit et à la Lune. Pour les Romains, le jour commence vers le milieu de la nuit, ad gallicinium, c’est-à-dire au chant du Coq. Ils observent son chant et interprètent ses entrailles. On nomme la divination par les Coqs l’alectryomancie. Selon Jamblique, Pythagore disait : « Nourrissez le Coq et ne l’immolez pas, car il est consacré au Soleil et à la Lune ». Le Coq est associé à la victoire, à l’éloquence, à la vigilance, à la fécondité et à la lubricité. Il annonce le jour et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit un attribut du dieu Lug le « lumineux », dont le nom possède la racine indo-européenne leuk qui signifie lumière. Le Coq voit clair.

• Au deuxième siècle de notre ère, Lucien [9] rapporte ce mythe (narration de Micylle) : « […] Un jeune homme nommé Alectryon était l’ami de Mars, son compagnon de table et d’ivresse, le confident de ses amours. Toutes les fois que Mars allait voir Vénus, sa maîtresse, il emmenait avec lui Alectryon, et comme il craignait surtout d’être aperçu par le Soleil, qui n’aurait pas manqué d’avertir Vulcain, il laissait le jeune homme en sentinelle à sa porte pour lui annoncer quand paraîtrait le Soleil.

Un jour Alectryon s’endort et trahit son mandat sans le vouloir. Le Soleil, en tapinois, surprend Vénus et Mars qui reposent sans inquiétude, se fiant à la vigilance d’Alectryon s’il survenait quelqu’un. Puis, il va prévenir Vulcain qui enveloppe les deux amants dans les filets qu’il avait depuis longtemps préparés. Aussitôt après sa délivrance, Mars se met en colère contre Alectryon, et pour le punir, le change en oiseau qui porte encore sur la tête l’aigrette de son casque. Depuis ce temps, pour vous justifier auprès de Mars, quoique cela soit inutile, vous chantez longtemps avant le lever du soleil et vous annoncez qu’il va paraître.»

 Le coq est aussi l’assistant d’Asclépios (Esculape), le dieu de la médecine, et devient l’un des ses attributs, avec le caducée. Dans les représentations antiques, on opposait souvent le Coq guérisseur au Serpent dispensateur du mal. Dans la Bible, le Coq est le plus intelligent des animaux (Job, 38). Dans la religion chrétienne, il incarne le Christ annonçant le jour nouveau de la foi.

Le Coq étant le Précurseur du Christ-Soleil, il est aussi un symbole de Jean le Baptiste, fêté au solstice d’été. On peut retrouver ce rapprochement dans le folklore européen. Chez les Slaves, le jour de la Saint-Jean d’été, pour connaitre l’avenir, les jeunes filles placent un grain d’avoine à l’intérieur d’un cercle et lâchent ensuite un Coq. Celle dont le grain est picoré en premier se verra mariée dans l’année. Au dire de Pierre de Beauvais, le Basilic naîtrait d’un œuf de Coq et non de Poule.

 De même, les œufs de Pâques appelés cocognes étaient censés avoir été pondus par un Coq. L’Abraxas était un symbole des gnostiques du IIe siècle utilisé par l’école d’Alexandrie. Il s’agit d’une Chimère à tête de Coq, au corps humain et aux jambes serpentiformes. Il brandit un fouet d’une main, et un bouclier de l’autre, gravé des lettres IAΩ : I pour Iesous, suivit de l’alpha et de l’oméga.

Saint Guy ou Vit évoquait, au Moyen-Âge, l’ardeur, la virilité du Coq. Saint guérisseur, on l’invoquait surtout pour l’épilepsie et la chorée, aussi appelée danse de Saint-Guy. Sainte Odile, qui avait été miraculeusement guérie d’une cécité, on l’invoque pour la même raison, c’est-à-dire pour recouvrer la lumière du jour, tel le Coq. Saint Pierre, à cause du reniement trois fois exprimé avant le chant du Coq. Saint Jacques le Majeur, protecteur des chemins de Compostelle.

• Le Coq rappelle le miracle du pendu dépendu : « Une famille de pèlerins, père, mère et fils, sur le chemin de Compostelle, s’arrête pour une nuit à Santo-Domingo où l’on vénère saint Dominique de la Calzada. À l’auberge, le fils refuse les avances d’une employée de la maison qui, vexée, décide de se venger. Elle glisse dans la besace du jeune homme une coupe et un couvert d’argent et l’accuse de vol après le départ des trois pèlerins. Le fils est rattrapé, jugé, condamné à mort. Pendant ce temps, les parents ont poursuivi leur pèlerinage.

À leur retour, voulant retrouver le corps de leur fils, ils le découvrent vivant, sous la potence, soutenu par Saint Jacques en personne. Ils courent chez le juge, lui raconte cette histoire qui est une preuve de l’innocence de leur fils. Mais le juge ne les croit pas. Le magistrat était attablé et dégustait un coq rôti. Il dit : « Je vous croirais quand ce coq chantera ». Le Coq se dresse alors sur ses ergots et se met à chanter. Le jeune homme est immédiatement innocenté. » Saint Corneille, pape et guérisseur. Saint Gall, à cause de son homonymie (gallus : le coq).

2 COQS Saint Tropez, centurion romain décapité à Pise, son corps fut abandonné dans une barque en compagnie d’un Coq et d’un Chien. Saint Landry de Soignies : une nuit, il aurait retrouvé son chemin grâce au chant d’un Coq. Saint Charlemagne, l’empereur d’Occident canonisé en 1165 porte, dans la Chronique de Nuremberg, un Coq sur son écu. On ne célébrait autrefois dans les monastères que deux offices par jour : le Gallicinium (l’heure du Coq) au matin, et le Lucernarium (l’heure de la lampe), au soir. Le Coq au sommet du clocher des églises est appelé « cochet ». Il fait souvent office de girouette, et indique la direction du vent. Mais sa véritable fonction va bien au-delà d’une simple indication météorologique. Attesté depuis le début du VIe siècle par Saint Eucher, son rôle est de désigner les églises orientées (orientées : tournées vers l’Orient, le soleil levant, l’Est).

Si l’édifice n’est pas tourné vers l’Est pour un motif particulier, le Coq est absent du clocher. Il est remplacé, par exemple, par une étoile ou un croissant de lune, ou encore par un globe ou un soleil flamboyant. Ainsi l’étoile indique que l’église a été bâtie dans l’axe d’une étoile fixe ou d’une planète. Mais ces exceptions sont relativement rares car, selon la règle, tout édifice religieux chrétien doit avoir son maître-autel dirigé vers le point de l’horizon où le soleil apparaît le jour de la fête du saint patron auquel il est dédié.

Si l’église est orientée, elle aussi, vers l’Est, le maître-autel est placé dans l’axe de la nef. Si le sanctuaire n’est pas orienté vers l’Est, le maître-autel est décalé afin qu’il soit dirigé dans la bonne direction. Le Coq est, dans l’Islam, un symbole de la Lumière et de la Résurrection du Jour du Jugement dernier. Il est l’Avertisseur et le Crieur. Le Prophète aurait dit : « Le Coq Blanc est mon ami ; il est l’ennemi de l’ennemi de Dieu ».

Cet ennemi de Dieu est sans doute le chaïtan qui empêche le croyant de se lever pour faire sa prière matinale. Une croyance populaire voudrait qu’au paradis musulman un Coq immense et d’une blancheur immaculée se dresse sur ses pattes et lance des louanges à Allah. En réponse, les Coqs des basses-cours terrestres se mettent à lancer leurs cocoricos en chœur.

Le Coq tient un rôle important dans le rituel Ahl-al Haqq. Le calendrier chinois étant basé les cycles de la lune, le Coq n’est pas attaché au lever du soleil mais au crépuscule. Son signe, bénéfique, se trouve entre le Singe et le Chien. Dans la mythologie indienne, le Coq est la monture de Kâmadéva, le dieu de l’amour, mais aussi celle de Skanda, dieu de la Guerre, nommé aussi Kârttikeya.

La mythologie japonaise se rapportant au Coq est tout aussi solaire que la mythologie occidentale et proche-orientale. C’est ainsi que l’ancêtre de tous les Coqs, par la puissance de son chant et l’utilisation d’un miroir sacré, le shintai, fit sortir Amaterasu, la déesse Soleil, de la grotte où elle s’était cachée. Il est intéressant de constater que le seul chant du Coq ne suffit pas pour faire lever le soleil. Il lui faut aussi le miroir octogonal « destiné à capter les rayons et l’esprit bienfaisants de la déesse », c’est-à-dire que l’organe de la vue rentre aussi en compte.

Le Coq doit apercevoir les rayons lumineux pour que le soleil apparaisse à l’horizon. Il les voit le premier, avant quiconque, quand l’astre se trouve encore dans les ténèbres (la grotte), et c’est sans doute pour cela qu’on lui attribue le don de double-vue. Le shintai se trouve à Ise, dans un sanctuaire où sont élevés des Coqs sacrés. Le Coq figure dans le cabinet de réflexion des loges maçonniques avec la légende : « Vigilance et persévérance. Il veille dans les ténèbres et annonce la lumière ». Il recommande au profane de rester en alerte, car la lumière peut surgir à tout moment, mais aussi de ne pas se décourager Coq : la Fierté, la Gloire, le Solaire, la Résurrection, la Bravoure dans POULE et COQ 800px-Scotland_roostertrop rapidement s’il veut la recevoir.

Le chemin sera long et peut-être difficile. Jadis les compagnons bâtisseurs utilisaient le Coq pour exorciser leurs constructions. Sa couleur avait de l’importance, car elle correspondait à l’un des trois chants que le gallinacé entonne à l’aube. Le premier Coq est noir, car son chant est poussé pendant la nuit ; le second est rouge comme la couleur de l’aurore, et symbolise le combat des ténèbres et de la lumière ; le troisième est blanc car la lumière a vaincu les ténèbres. C’est aussi un compagnon, le plus jeune des apprentis, qui allait placer le cochet, la girouette en forme de Coq, au sommet du clocher des églises

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