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Bibliographie de phoques et otarie

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

  1. Les phoques et la pêche en Mer Baltique , IFAW (International Fund for Animal Welfare), 5 pages.

http://www.i-voyages.net/baie-monterey/

LIVRE :  Phoquiers de la Désolation, P. Arnaud, J.Beurois, P.Couesnon, J.F.Le Mouël, Editions F.Jambois, 2007 

 Histoire des Mers Australes, R. Vianney, Fayard, 1986 

 Phoques, morses, otaries, B. Tollu, Le Rocher, 1986 
 Le Grand Défi des pôles, B. Imbert, Gallimard, 1987 

  1.  Définitions lexicographiques   et étymologiques  de « Otarie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/otarie_de_Californie/184871 
  3.  http://www.sudouest.fr/2012/07/12/rencontre-intime-avec-des-otaries-767390-1436.php 
  4.  http://abcnews.go.com/Blotter/navy-sea-lions-dolphins-find-mines/story?id=13693585 
  1. Parc zoologique d’Amnévilleimages (2)
  2. Zoo de Pont-ScorffMorbihan
  3. Seaquarium du Grau-du-Roi

 

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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Les colombes de Fatima

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2013

Les colombes de Fatima dans PIGEON - COLOMBE geotrygon_montana_parc_des_mamelles_guadeloupe_2010-04-04

En 1946, le Portugal célébrait le troisième centenaire de sa consécration à Notre-Dame de la Conception par le roi Jean IV, et ND de Fatima fut couronnée le 13 mai par le cardinal légat Aloisi-Masella devant 800.000 fidèles pour la clôture du Congrès marial d’Evora, où fût prononcé le vœu 300 ans plus tôt, puis une grande procession solennelle de plus de 400 kilomètres commença autour de la Vierge pèlerine.

Ce voyage triomphal qui dura du 22 novembre au 24 décembre et qui attira des foules immenses fut marqué le 29 novembre par 5 colombes que lâcha Terezinha Campos à Bombarral et qui après s’être élevée dans les airs, à grande hauteur, revinrent se poser l’une après l’autre au pied de la statue et se prosterner devant elle, tournées vers elle, dans des attitudes tout çà fait étonnantes.

A partir de ce jour, de nombreuses colombes furent lâchées et beaucoup venaient se réfugier au pied de la statue, restant de longues journées, de jour comme de nuit, sans chercher à s’alimenter, sans picorer la statue ou les fleurs, sans être perturbées par la foule, se tournant vers les orateurs ou vers le Saint Sacrement ou le crucifix quand ils sont mis sur l’autel, suivant la statue dans les voitures ou les avions lorsqu’elle partit en voyage sur les 5 continents, ou bien attendant la statue à l’endroit où elle allait être placée.

L’épisode des colombes frappa grandement l’esprit du peuple portugais : le Cardinal de Lisbonne exprima sa stupéfaction dans son radio-message de Noël 1946 et les journaux du pays reflétèrent cet émoi. L’Abbé Miguel de Oliveira écrivit ainsi dans le numéro de 7 décembre de Novidades, presqu’entièrement consacré aux colombes de Notre-Dame : « Au bout de quelques siècles, il ne manquera pas des esprits forts qui souriront de notre naïveté et demanderont comment il fut possible au milieu du XX° siècle de créer une légende moyennâgeuse. Mais ce n’est pas une légende, ô hommes de l’avenir ! C’est une réalité que nos yeux contemplent ; c’est de l’histoire authentique dont témoignent des centaines et des centaines de milliers de personnes. »

Extrait du livre « Les colombes de Notre-Dame »
qui présente des dizaines de photos de ces prodiges
Résiac – Fatima édition – février 1985 

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Relations sociales du Grand Corbeau

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


Intelligence

Relations sociales du Grand Corbeau dans CORBEAU common_raven_by_david_hofmannLe Grand Corbeau possède l’un des plus gros cerveaux de toutes les espèces d’oiseau. Plus spécifiquement, son pallium est volumineux. Il montre également plusieurs habiletés telles que la résolution de problème ainsi que d’autres processus cognitifs comme l’imitation et l’intuition, et il aurait passé avec succès le test du miroir.

Une expérience conçue pour évaluer l’intuition et la résolution de problème présentait un morceau de viande attaché à une corde qui pendait d’un perchoir horizontal. Pour atteindre la viande, l’oiseau devait se tenir sur le perchoir, tirer la corde en plusieurs étapes et tenir la corde à chaque étape afin de la raccourcir. Quatre des cinq Grands Corbeaux réussirent effectivement l’épreuve, et la transition depuis l’absence de succès (ignorer la nourriture ou simplement tirer sur la corde) jusqu’à un succès constant et prévisible (amener la viande jusqu’au perchoir) se fit sans apprentissage apparent.

Le Grand Corbeau est connu pour voler et cacher des objets brillants comme des galets, des morceaux de métal et des balles de golf. Une hypothèse est que ce comportement servirait à impressionner les autres corbeaux. D’autres études indiquent que les juvéniles sont curieux envers toute chose nouvelle et que l’attraction pour les objets ronds et brillants serait basée sur leur similarité avec des œufs. Les adultes perdent cet intérêt intense pour l’inhabituel et deviennent néophobes.

Récemment, les chercheurs ont reconnu que les oiseaux jouent. Les jeunes Grands Corbeaux sont parmi les plus joueurs des espèces d’oiseaux. Ils ont été observés glissant le long des bancs de neige, apparemment pour le simple plaisir. Ils jouent même avec d’autres espèces, par exemple en jouant à chat avec des loups et des chiens. Le Grand Corbeau est connu pour ses acrobaties aériennes spectaculaires, comme les loopings.

Relations intraspécifiques

Cette espèce possède un cri caractéristique « rrok-rrok », profond et caverneux, qui diffère de celui des autres corvidés selon les observateurs expérimentés. Son vocabulaire complexe inclut un « toc-toc-toc », un « kraa » sec et rocailleux, un croassement guttural et bas ainsi que plusieurs cris de nature presque musicale.

Tout comme les autres corvidés, le Grand Corbeau peut imiter les sons de son environnement, incluant la voix humaine. Il possède un large éventail de vocalisations qui continuent d’intéresser les ornithologues. Gwinner a conduit plusieurs études au début des années 1960, enregistrant et photographiant ses résultats de façon détaillée.

De 15 à 30 catégories de vocalisation ont été notées chez cette espèce, la plupart étant utilisée lors des interactions sociales. Les cris observés incluent les cris d’alarme, les cris de vol et les cris de poursuite. Le Grand Corbeau produit également des sons non vocaux dont des sifflements d’ailes et des claquements de bec. Les clappements et les claquements ont été observés plus souvent chez les femelles que chez les mâles. Si le membre d’un couple est introuvable, son partenaire imite ses cris pour encourager son retour.

Un comportement utilisé par les jeunes individus est le « recrutement » : de jeunes corbeaux dominants appellent à grands cris d’autres corbeaux sur les lieux de sources importantes de nourriture (habituellement une carcasse). Bernd Heinrich émet l’hypothèse que l’évolution de ce comportement aurait permis aux juvéniles d’être plus nombreux que les adultes, leur permettant ainsi de se nourrir des carcasses sans en être chassés. Une explication plus conventionnelle suggère que les individus coopèrent en échangeant de l’information sur les carcasses des grands mammifères parce que ces carcasses sont trop grosses pour que seuls quelques individus s’en nourrissent.

Les corbeaux observent l’endroit où d’autres Grands Corbeaux cachent leur nourriture et se souviennent de ces endroits, ce qui leur permet d’y voler la nourriture. Ce type de vol se rencontre si régulièrement que les individus parcourent de plus grandes distances pour trouver de meilleures caches pour leur propre nourriture. Il a également été noté que les Grands Corbeaux font semblant de construire des caches sans pour autant y déposer de nourriture, probablement pour tromper les autres corbeaux.

Relations interspécifiques

Outre les jeux mentionnés dans le paragraphe « intelligence », les Grands Corbeaux ont été observés manipulant d’autres animaux pour qu’ils travaillent pour eux, par exemple en appelant des loups et des coyotes sur le site d’une carcasse. Les canidés ouvrent alors la carcasse, ce qui la rend plus accessible aux corbeaux.

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Inventaire des Libellules

Posté par othoharmonie le 11 avril 2013

Le matériel utilisé pour l’observation et l’inventaire des libellules

 Les libellules sont pour la plupart des insectes farouches. Il convient donc d’adapter sa tenue vestimentaire en évitant les couleurs trop claires ou trop tranchantes vis-à-vis du paysage, car ils rendent trop perceptibles les mouvements de l’observateur. La prospection des zones humides nécessite une paire de bottes, voire des cuissardes ou des wadders dans certains cas. Outre la tenue vestimentaire adaptée, l’observation des libellules requiert un minimum de matériel.

Inventaire des Libellules dans LIBELLULE 303px-Libellule-nature Pour les personnes encore peu familiarisées avec les libellules, l’identification peut être assez délicate et nécessite, dans la grande majorité des cas, de capturer temporairement des individus sur le terrain afin d’examiner les critères spécifiques.

 En ce qui concerne les exuvies et les larves, le prélèvement s’impose dans de nombreux cas, car leur identification réclame un examen précis à l’aide de matériel optique et de documents scientifiques adéquats. 

 Le filet entomologique se présentant sous des formes assez variées selon les fournisseurs, se compose souvent d’un manche d’1 à 2 m, fixe, télescopique ou démontable en plusieurs parties, selon les cas. A l’extrémité de ce dernier, se fixe un cercle métallique de 30 à 50 cm de diamètre, pourvu d’une poche plus ou moins longue, le plus souvent en nylon ou en polyester. La partie de la poche s’insérant dans le cercle doit être renforcée afin d’éviter l’usure prématurée de cette dernière, qui est due au fauchage de la partie supérieure de la végétation. De même, la poche doit être translucide afin de permettre la localisation de l’insecte.

 Enfin, elle doit être suffisamment profonde pour permettre de bloquer l’insecte dans le fond de la poche en tournant d’un quart de tour le manche immédiatement après la capture, évitant ainsi sa fuite.

 Le filet troubleau, sert pour l’étude des larves. La capture des larves ne peut correspondre qu’à des études scientifiques particulières telles que la recherche sur le développement ou le comportement larvaire, nécessitant un élevage.

 Dans ce cas, il faut veiller à ne pas bouleverser ou perturber les habitats aquatiques par des prélèvements importants. Comme son nom l’indique, ce filet est destiné à la récolte des animaux vivant dans l’eau. Il se compose d’un manche et d’un cercle solide, en fer ou en aluminium de 20 à 30 cm de diamètre, pourvu d’une poche nylon à fines mailles. Le filet troubleau est alors passé le long des plantes aquatiques, des racines et sur la vase ou le sable se trouvant sur le fond. Quand il est plein, la récolte est triée sur un bout de bâche par exemple, afin de séparer minutieusement les larves des débris végétaux. Les larves capturées pourront soit être identifiées sur place selon les cas, soit transportées dans un bocal rempli d’eau avec des plantes humides (à l’abri de toute chaleur), puis mis en élevage.

 La loupe aplanétique (pliante, achromatique, à superposition…) est utile pour contrôler  in situ, et après capture, les critères fins de certains individus d’identification délicate.

Ces loupes sont peu encombrantes et se replient dans un étui protecteur. Les grossissements utiles à l’observateur vont de 8 X à 20 X. Ces loupes sont disponibles dans les magasins optiques chez les fournisseurs de matériels entomologiques, etc.

 Les jumelles à mise au point rapprochée. Pour les personnes déjà bien familiarisées à l’identification des libellules, des jumelles à mise au point rapprochée peuvent permettre dans certains cas (individus posés, mâles adultes d’espèces d’identification aisées), la reconnaissance de l’individu observé. Elles sont aussi utiles pour observer les mouvements et autres comportements de ces insectes ou bien encore pour détecter leur présence dans un secteur éloigné de l’observateur. Les marques et les modèles de jumelles permettant une vision allant de l’infini jusqu’à moins de 2 m, sont nombreux. Il appartient donc à chacun de faire son choix.

Un appareil photo numérique, adapté à la prise de vue rapprochée, peut être d’une grande aide. Bien sûr pour obtenir des images des habitats aquatiques et de leur environnement, des espèces in situ, mais aussi pour conserver une preuve de la présence de telle ou telle espèce particulière, afin d’en assurer l’éventuelle validation si un doute existe sur son identification. Une multitude d’appareils existe sur le marché, du plus économique à l’équipement professionnel.

 Un ou plusieurs guides d’identification de terrain s’avèrent absolument nécessaires, même si, avec l’expérience, on arrive rapidement à reconnaître de plus en plus d’espèces. Il est important de posséder des ouvrages aussi complets que possible englobant un territoire plus vaste que celui étudié.  

Extrait du livre libellules du Poitou charente

 Vous pouvez visualiser à titre personnel quelques pages du livre « Libellules du Poitou-Charentes » au format PDF correspondant aux images ci-dessous. Pour cela, cliquez sur les images.

Vous pouvez aussi avoir un aperçu du sommaire.

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Capture de Lynx en Pyrénées

Posté par othoharmonie le 6 août 2012



D‘après un essai sur l’histoire naturelle du Lynx, réalisé par Lavauden en 1930, la dernière capture de lynx dans le massif pyrénéen fut celle de deux lynx boréaux, en 1917, dans le massif du Canigou (Pyrénées-Orientales). Cependant, même si L. Lavauden propose l’année 1917 comme celle de dernière capture du lynx dans le massif, il pense néanmoins qu’ « il est assez vraisemblable que le Lynx persiste encore dans les Pyrénées sur trois points : près d’Urdos, sur la rive gauche du gave d’Aspe [Pyrénées-Atlantiques], dans le massif du Néouvielle [Hautes-Pyrénées] et dans le Capcir [Pyrénées-Orientales] » (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

Capture de Lynx en Pyrénées dans LYNX 220px-Mani%C3%A8re_de_prendre_le_loup-cervier_au_LabradorAinsi, depuis cette capture et jusqu’à aujourd’hui, des données plus ou moins fiables et sérieuses, toujours invérifées par l’organisme compétent (ONCFS), ont été récoltées dans les Pyrénées.

Essayons d’en savoir un peu plus sur les différentes rumeurs de présence dans trois zones du massif

  • Pyrénées occidentales (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées)

Jusque dans les années 1940, le lynx est présent de manière certaine dans les Pyrénées Occidentales, notamment le Haut-Béarn.

Selon Couturier (1954), le chasseur Toussain Saint-Martin aurait capturé 4 animaux entre 1900 et 1936 en vallée d’Ossau (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Selon Luc Chazel, ce chasseur tenta une nouvelle capture 6 ans plus tard mais sans succès, preuve qu’il croyait à la présence du lynx en 1942 (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Mais à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les indices se font beaucoup plus rares et ne peuvent plus être confirmés. Voici les dernières informations recueillies en Pyrénées Occidentales (Béarn essentiellement), par différents naturalistes et scientifiques (du Muséum d’Histoire Naturelle notamment).

  • Selon De Beaufort (Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, 1968), il y aurait eu une capture en 1957. (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Chazel abonde dans le même sens, relatant le tir d’un lynx en haute vallée d’Ossau, au Lurien, en 1957. Malheureusement, cette donnée restera invérifiée. Toujours selon Chazel, le lynx existait à cette époque pour Pierre Fourcade, garde-chasse fédéral de la Réserve de Chasse du Pic Midi d’Ossau … (Sources : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991 et Luc Chazel, « Notes sur la survivance du lynx dans les Pyrénées françaises », Mammalia, t.53, n°3, 1989).
  • 5 ans plus tard, Chazel annonce la découverte d’un squelette de félin près du Col d’Aran, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau. De Beaufort l’identifie comme étant « Lynx lynx » (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • De Beaufort (1968) indique une dernière capture, en 1963, en vallée d’Ossau. Cette donnée restera invérifiée (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998)
  • 200px-Canadian_lynx_by_Keith_Williams dans LYNXDes traces, relevées dans la neige et photographiées en vallée d’Ossau par Navarre en 1967, ont été attribuées à un lynx par le professeur De Beaufort. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • En 1976, M. Navarre (1976) photographie de nouvelles empreintes dans le vallon de Gey (vallée d’Aspe), suivies de l’observation d’un animal de la taille d’un chien Labrit (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • Un crotte, trouvée en 1981 par un scientifique, aurait été analysée par un autre scientifique dans le cadre de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).
  • Le dernier indice pouvant être qualifié de « sérieux » fut une crotte trouvée en 1984 en Béarn par Chaumeil (Muséum d’Histoire Naturelle). Malheureusement, on ne s’est basé que sur l’observation de cet indice, sans effectuer d’analyses génétiques. (Source : Réponse du FIEP reçue le 27/08/2001).
  • En 1985, Yves Salingue, naturaliste pyrénéen passionné de l’ours, déclare avoir observé un lynx dans un vallon sauvage de la haute vallée d’Aspe, comme on peut le lire dans son livre Artza Roi Sauvage (Source : Yves Salingue, com. pers., 25/01/2004 et Artza Roi Sauvage).

Selon Luc Chazel, à partir de 1976, il sera décidé une étude détaillée du lynx dans cette partie du massif des Pyrénées. Commencée en 1980, l’enquête aurait mis en évidence la présence d’un noyau de population dans les Pyrénées occidentales, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau, le cirque de Lescun et les montagnes le long de la frontière franco-espagnole jusqu’à la forêt d’Iraty.

Selon le Parc National des Pyrénées, les derniers indices sûrs de la présence du lynx en Pyrénées occidentales datent de 1982. Il indique également qu’en 30 ans, 120 témoignages d’observations de lynx ont été vérifiés mais qu’aucun n’était concluant et que les vérifications par piste sur neige n’ont jamais rien donné. (Source : Réponses du Parc National des Pyrénées sur le forum du site internet du Parc National des Pyrénées). Maintenant encore, le Parc national reçoit des témoignages (traces et observations visuelles essentiellement) chaque année, toujours vérifiés mais jamais validés (4 en 2005 par exemple). Par ailleurs une trace en vallée d’Ossau datant de l’hiver 2005/2006 reste à vérifier. (Source : Rapport d’Activité 2005 du Parc National des Pyrénées).

Cette analyse sur l’absence de lynx depuis plus de 20 ans recoupe les données des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle, qui n’ont plus relevé d’indices sérieux à partir du milieu des années 1980. Même Luc Chazel, fervent « défenseur » de la présence du lynx dans les Pyrénées, indique qu’il n’y a plus d’indices de présence du lynx dans cette zone depuis 1985 et que l’espèce doit avoir disparu, ce qui corrobore les informations du Parc National et des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

On peut donc dire que le lynx se serait éteint des Pyrénées occidentales, du Béarn notamment (hautes vallées d’Aspe et d’Ossau), vers le milieu des années 1980. Pour finir sur cette partie des Pyrénées, cette hypothèse semble confirmée par le fait que la zone est depuis cette date très bien prospectée par les naturalistes et scientifiques du Réseau Ours Brun, qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

  • Pyrénées centrales (Haute-Garonne, Ariège)

D‘après Luc Chazel, il a été mis en évidence une seconde population de lynx, dans les Pyrénées centrales cette fois, au sud de Saint-Girons, en Ariège. Toujours selon cet auteur, à partir de 1987-1988, il y aurait eu une extension du noyau vers l’ouest, dans le département de la Haute-Garonne.

Il affirme même avoir établi le déplacement de deux femelles pendant toute une année sur 10000 ha chacune et d’un mâle sur 18 à 23000 ha (!?!)

(Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Cependant, hormis les indications de Chazel, rien ne permet de confirmer l’existence d’un noyau de population de lynx à l’heure actuelle. Aucun cadavre n’a été retrouvé, aucun indice ni observation sérieuse n’est parvenu à l’ONCFS. Par ailleurs, le lynx n’a jamais été observé et ses signes de présence jamais relevés par les naturalistes, chasseurs ou forestiers des Pyrénées centrales.

Enfin, il est important de noter que depuis 1996 et le début de la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées centrales, cette zone est bien prospectée par le Réseau Ours Brun et l’Equipe Technique Ours qui, comme dans les Pyrénées occidentales, n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

On peut donc affirmer que le lynx n’est plus présent dans les Pyrénées centrales.

  • Pyrénées orientales (Haute-Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude)

 Lynx du Canada (Lynx canadensis)Si des lynx survivent encore dans les Pyrénées à l’heure actuelle, il est fortement probable qu’ils se localisent dans des secteurs sauvages de la partie orientale de la chaîne (entre Pyrénées-Orientales, Aude et Ariège).

C’est en 1984 que Luc Chazel aurait identifié ce noyau pour la première fois. Il s’étendrait des limites avec le département de l’Ariège (massif du Carlit), jusqu’au massif du Canigou, en passant par le massif du Madrès-Coronat (entre les régions du Capcir et Conflent) et les montagnes frontalières avec l’Espagne (Source : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A cette date (1985), devant les nombreuses suspicions de présence du lynx dans les Pyrénées (notamment sa partie orientale) et de nombreuses autres observations invérifiées car émanant de personnes tiers, le Ministère de l’Environnement confia une étude sur cet animal à Luc Chazel, alors Conservateur de la Réserve Naturelle de Jujols dans les Pyrénées-Orientales. Il mena alors un important travail de recherche d’indices et aurait conclu à la réalité de la présence du lynx dans les Pyrénées orientales. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).

De 1990 à 1994, Luc Chazel, Muriel Da Ros (Chargée d’étude sur les vertébrés à la RN de Jujols) et Jean-Pierre Pompidor ont été chargés de réaliser un inventaire des espèces de mammifères fréquentant les Réserves Naturelles de Nohèdes, Conat et Jujols, localisées dans le massif du Madrès-Coronat. Pendant ces 5 ans, sur 20.000 ha (limités au nord par le nord du massif du Madrès, à l’est par le col de Jau et la vallée de Castellane, à l’ouest par le nord-ouest et le sud-ouest du massif du Madrès et au sud par la vallée de Têt), plusieurs indices auraient été récoltés, parmi lesquels des crottes, des traces dans la neige ou la boue, quelques cadavres de brebis, de chèvres et d’isard, ainsi que quelques observations visuelles rapportées par des tierces personnes.

Au cours de cette étude, les trois scientifiques déclarent avoir relevé 3,69 indices de présence par an et recueillir 0,46 observation visuelle par an. C’est un signe que, si le lynx est présent sur la zone, il y était extrêmement rare. Enfin, toujours selon ces auteurs, il semble qu’au cours de cette étude, le lynx ait été également présent dans le massif du Canigou, qui n’a pas pu être prospecté.(Source de toutes ces infos : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A noter cependant que parmi tous ces témoignages, un seul a été envoyé au Réseau Lynx pour confirmation (photo de trace unique en mars 1990). Celui-ci a fait l’objet d’un diagnostic négatif mais a néanmoins été retenu par les auteurs, dans leur rapport paru dans la revue Cat News … (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

A titre personnel, je reçois régulièrement des informations de naturalistes des Pyrénées-Orientales, me signalant leurs données de présence du lynx. Il s’agit la plupart d’observations visuelles directes (notamment dans les phares de voiture sur des routes de montagne) ou de tierces personnes.

L’ONCFS et le Réseau Lynx nient la présence du lynx dans le massif puisqu’aucun indice fiable (cadavre, photographie d’un lynx, crotte…) ne leur est parvenu. En tout cas, si le lynx est toujours présent dans les Pyrénées orientales actuellement, il doit y être rarissime et donc forcément en danger de disparition à court terme.

Pour finir sur cette zone, avec le retour du loup dans les massifs du Madrès, du Carlit et du Canigou (c’est-à-dire les « fiefs » du lynx si l’on en croit certains naturalistes) depuis la fin des années 1990, il est impensable que la présence de lynx ne soit pas remarquée. En effet, avec la mise en place du Réseau Loup dans le département des Pyrénées-Orientales, des prospections permettant de recueillir de nombreuses données (pistes, crottes, poils, observations visuelles) sont régulièrement réalisées. Si des lynx sont présents, il y aura forcément des observations visuelles réalisées par des gardes ou membres de ce Réseau ou des identifications génétiques à partir de poils ou de crottes.

Sources :

  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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La présence actuelle du Lynx

Posté par othoharmonie le 5 août 2012


La présence actuelle du Lynx dans LYNX 220px-Linces10-210x300Pour les spécialistes de l’ONCFS et le Réseau Lynx, le lynx a disparu des Pyrénées dans les années 1940 (dates des dernières captures « fiables ») et n’est donc plus présent dans le massif depuis cette date. Pour cet organisme, il est impossible que des lynx vivent encore dans les Pyrénées, à l’heure actuelle, car :

  • aucun cadavre n’a été découvert depuis le début du siècle, alors que des dépouilles sont retrouvées de temps en temps, même dans les plus petites populations (dans les Alpes françaises, où aucune population fixe n’est établie, une dizaine de cadavres ont été collectés et vérifiés).
  • il y une absence de connaissance du lynx de la part des populations locales, même des chasseurs et des naturalistes qui pourtant connaissent parfaitement le massif et ses zones les plus sauvages.
  • enfin, la totalité du massif pyrénéen, versant français et espagnol, été comme hiver, est prospectée par les correspondants du Réseau Ours Brun qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

Mais malgré ces faits indéniables, plusieurs personnes, Luc Chazel en tête, pensent que le lynx hante toujours le massif pyrénéen. Chazel affirme même en 1989 qu’il existe 3 noyaux de population : un occidental, un central, un oriental. Pour expliquer le fait que le lynx soit considéré comme éteint du massif, il avance comme arguments :

  • son extrême rareté, qui l’a d’ailleurs conduit au bord de l’extinction entre 1900 et 1930. [Le cas des Alpes montre cependant que des cadavres sont retrouvés même dans des zones où le lynx est très rare et où aucune population n’est installée]
  • que les Pyrénées sont encore très sauvages, avec de nombreux massifs difficiles d’accès, beaucoup plus que les massifs vosgien, jurassien et alpin.
  • que le lynx s’est remarquablement intégré dans son écosystème en apprenant à survivre dans des zones éloignées et avec une capacité remarquable à passer inaperçu. [Le caractère « anthropophobe«  du lynx semble cependant être une légende]
  • le manque de scientifiques intéressés par le lynx, ce qui fait que les rares données ne sont donc pas collectées. [Les Pyrénées sont cependant, comme on l’a vu plus haut, « quadrillées » par les correspondants du Réseau Ours et il semble difficile que tous les indices de lynx leur échappent]

Plus de 50 ans après les dernières captures, la preuve de la survie du lynx dans les Pyrénées ne peut plus reposer sur des témoignages d’observations visuelles invérifiables, sur des crottes non analysées génétiquement ou des photographies de traces isolées.

On peut donc conclure qu’en l’état actuel des connaissances et malgré des rumeurs récurrentes sur la présence du lynx dans les Pyrénées, aucun élément sérieux ne nous permet actuellement d’affirmer que le félin soit toujours présent dans le massif.

Sources :

  • La Gazette des Grands Prédateurs n°7 (Février 2003) – Info.
  • La Voie du Loup n°12 (Juin 2002).
  • Réponse du FIEP – Groupe Ours Pyrénées
  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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Lynx et Mythologie européenne

Posté par othoharmonie le 5 août 2012

Lynx et Mythologie européenne dans LYNX 220px-Lynx_pardinus_bones%2C_Murcia_20051127Le Lynx boréal est quasiment absent des mythologies européennes ; toutefois, il a fait l’objet de nombreuses superstitions colportées dans les bestiaires. Le lynx apparaît comme un loup aux taches de panthère, dont la femelle ne peut enfanter qu’une seule fois.

Une autre superstition veut que le lynx ait de bons yeux. Cette croyance est née d’une confusion avec l’argonaute Lyncée qui possédait une vision perçante. On pensait également que les yeux brillants du lynx éclairaient la route et pouvaient rendre aveugle tant la lumière était intense. Ses yeux étincelants avaient prétendument la faculté de voir à travers les murs. La légende du loup-cervier raconte que le lynx peut se transformer en loup pour se nourrir de cervelle humaine.

L’urine de lynx avait la propriété de se solidifier pour former une pierre précieuse rouge, le lyncurium, lyncurius ou lapis lyncurius. Afin de cacher cette pierre et par jalousie, le lynx recouvre son urine de terre. La pierre fabuleuse est capable de soigner l’ictère et de faire disparaître les calculs de la vessie. Selon Theophrastus (Ve siècle av. J.-C.), la pierre attire à elle la paille, les copeaux de bois, le cuivre et le fer ; elle est de meilleure qualité si elle provient d’individus sauvages et masculins. Bien 220px-Prehistoire---Photo-detail-plaquette-Madeleine dans LYNXque personne n’ait jamais vu cette pierre fabuleuse, les écrits de Theophrastus seront repris par plusieurs auteurs classiques comme Ovide (Ier siècle), Pline l’Ancien (Ier siècle) et Isidore de Séville (VIIe siècle) jusqu’au XVIIe siècle où il disparaît progressivement des lapidaires, sans que les croyances de Theophrastus ne soient jamais remises en doute.

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Mélodie du hurlement du loup

Posté par othoharmonie le 11 mars 2012

Mélodie du hurlement du loup dans LOUP loupD’une manière plus classique, ou au moins plus évidente pour l’homme, les sons constituent un second moyen de communication. Entre eux, les loups l’utilisent pour exprimer des sentiments, pour se retrouver ou pour rassurer les petits, par exemple. Mais celui-ci a une plus large portée et servira donc également comme contact entre les clans. En réalité, ces sons sont très divers : jappements, grognements, grondements, geignements, vagissements, gémissements, glapissements… Sans oublier le plus célèbre d’entre eux, le hurlement, dont la force évocatrice a un effet fascinant sur l’homme. Le loup, contrairement aux idées reçues, peut hurler à tout moment de la journée, bien que l’on puisse lui remarquer une préférence pour l’aube et le crépuscule. La pleine lune, c’est plutôt le choix du conteur ou du photographe.

Si le loup hurle à différents moments, il le fait aussi pour différentes raisons : rallier le clan, prévenir de sa présence un autre clan, exhorter le clan avant la chasse, mais aussi par plaisir… En vérité, le loup n’a pas toujours besoin de raisons pour hurler. La solitude en est une mais, encore une fois, malgré les légendes, ce cas est des plus rares. Les loups préfèrent chanter ensemble. Les spécialistes s’accordent à reconnaître que le loup ne hurle pas ; il chante ! En effet, ce chant peut être considéré comme un hymne à la solidarité dans la mesure où sa loup-hurle dans LOUPfonction première est de réaffirmer la cohésion du groupe. Il se pratique pour le plaisir avec des variations constantes et propres à chaque individu, bien que celles-ci soient imperceptibles à une oreille humaine non experte. Ces diverses modulations permettent de se faire reconnaître, de transmettre des sentiments, mais aussi, à en croire Farley Mowat et les Esquimaux, à communiquer des informations parfois complexes, comme, par exemple, l’arrivée imminente d’un troupeau de caribous et sa localisation.

Même si, en ce qui concerne ces messages entre loups, la preuve reste à apporter, certains Esquimaux peuvent retrouver un troupeau de caribous à la seule écoute du loup. Force est de constater que le hurlement est un véritable langage. Quand un loup chante, les autres répondent au loin (jusqu’à quinze kilomètres). Si l’homme le fait, ils répondent également. Que peuvent-ils vouloir nous dire ? S’agit-il seulement de marquer un territoire?

Les loups hurlent ensemble pour affirmer l’unité du clan. Et pour le plaisir, surtout. Le hurlement n’est donc pas différent d’un grand chant que les hommes se réunissent pour entonner. Ph.: P. Mc Leod

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Loup et moralité

Posté par othoharmonie le 11 mars 2012

analyse des fables d’Esope

Notice sur Esope et les fables qui lui ont été attribuées.

La vie et la patrie d’Ésope sont entourées d’obscurité. D’après !es conjectures les plus vraisemblables, ce fabuliste, Phrygien d’origine , contemporain de solon et des Pisistratides, esclave du Samien Iadmon et de Xanthus qui l’affranchit, fut précipité du haut d’un rocher dans la mer par les habitants de Delphes, qui se croyaient offensés par lui, 650 av. J.C.

Loup et moralité dans LOUP Esope_Loup_Renard_Singe_Tome_II-dd646Les fables connues sous le nom de fables d’Ésope sont-elles toutes de cet auteur, ont-elles été composées par lui, en est-il même l’inventeur?  La fable ne doit son origine ni à un peuple ni à un poëte en particulier. On la retrouve chez tous les peuples, aux premières époques de leur civilisation : la fable est pour l’homme encore enfant son premier livre de morale; elle est originaire de l’Orient ; et longtemps avant Ésope, les Grecs la connaissaient par Hésiode, Archiloque, Stésichore, etc. Maïs c’est surtout au fabuliste phrygien qu’elle doit son perfectionnement.

Il ne paraît pas toutefois qu’il ait composé ses fables comme une oeuvre d’imagination : il ne s’en servait que comme d’un moyen de persuasion. Aussi, pour ces deux motifs, est-il raisonnable de penser qu’elles étaient racontées en prose. Quoique rien ne l’indique positivement, il n’est pas moins raisonnable de croire qu’Ésope n’a pas écrit ses fables. Elles se sont propagées et transmises par la tradition orale.

On conçoit alors que toute fable dont on ne put nommer l’auteur fut attribuée à Esope. Aussi la critique est-elle dans l’impossibilité de déterminer celles qui lui appartiennent. Une chose certaine seulement, c’est qu’un certain Babrius, Babrias ou Gabrias, qu’à l’élégance et à la pureté de sa diction on croit avoir vécu vers le siècle d’Auguste, mit les fables Ésopiennes en vers Chonambiques.  On en aperçoit encore aujourd’hui des traces malgré les mutilations et les métamorphoses que ces ïambes ont subies. Car les vers de Babrius ont été remis en prose, augmentés de courtes affabulations par divers auteurs, accrus de nouvelles additions faites par le rhéteur Aphthonius, 350 ap. J.C , recueillis et probablement encore arrangés par Planude, moine de Nicomédie, 1350 ap. J.C.  Quoi qu’il en soit de tous ces changements ou altérations, le recueil des fables d’Ésope n’en est pas moins un des livres les plus propres à initier les élèves à la connaissance de la langue grecque. Cet avantage, il le doit à sa brièveté, à la pureté et à la simplicité du style, à la clarté et à l’intérêt des petits drames qui y sont représentés, et qui, sans avoir positivement une signification directe et personnelle, n’en sont pas moins autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser, et une succession du tableaux remplis de préceptes et d’exemples bien propres à donner pour ainsi dire une expérience anticipée.

***Notes – par une société de professeurs et d’héllenistes. Esope fables choisies – 1869.

D’un Loup et d’un Agneau.

rad13124 dans LOUPUn Loup buvant à la source d’une fontaine, aperçut un Agneau qui buvait au bas du ruisseau ; il l’aborda tout en colère, et lui fit des reproches de ce qu’il avait troublé son eau. L’Agneau, pour s’excuser, lui représenta qu’il buvait au−dessous de lui, et que l’eau ne pouvait remonter vers sa source. Le Loup redoublant sa rage, dit à l’Agneau qu’il y avait plus de six mois qu’il tenait de lui de mauvais discours.  » Je n’étais pas encore né, répliqua l’Agneau. Il faut donc, repartit le Loup, que ce soit ton père ou ta mère.  » Et sans apporter d’autres raisons, il se jeta sur l’Agneau et le dévora, pour le punir (disait−il) de la mauvaise volonté et de la haine de ses parents.

 

D’un Loup et d’un Renard.

   Le Loup avait ramassé dans sa tanière de grandes provisions, pour y subsister assez longtemps, sans être obligé d’en sortir. Le Renard eut envie d’en avoir sa part. Il vint rendre visite au Loup et lui demander des nouvelles de sa santé. Le Loup se défiant des finesses du Renard, et craignant qu’il ne voulût lui jouer quelque mauvais tour, feignit de se trouver mal, disant que son relouchevindisposition ne lui permettait pas de sortir de sa tanière, et que c’était pour se remettre qu’il se tenait en repos. Il le pria d’aller demander aux Dieux le retour de sa santé. Le Renard mal satisfait de cette réponse, et du procédé du Loup qui rompait toutes ses mesures, alla trouver un Berger, lui exposa l’état où le Loup se trouvait, et lui conseilla de venir promptement en sa tanière, où il lui serait fort aisé de le tuer, parce qu’il ne se tenait pas sur ses gardes. Le Berger persuadé par le conseil du Renard, vint attaquer le Loup, et le tua sans une grande résistance. Cette mort mit le Renard en possession de la tanière et de toutes les provisions du Loup ; mais il n’en jouit pas longtemps : le Chien du Berger survint, qui prit le Renard, et l’étrangla sur-le-champ.

 

analyse des Fables d’Esope

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Loup en Papouasie

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

 Thylacinus cynocephalus au zoo de New York en 1902Bien que le loup de Tasmanie soit officiellement considéré disparu, de nombreuses personnes pensent que l’animal existe encore. Des personnes prétendent régulièrement l’avoir vu en Tasmanie, sur le continent australien et même dans la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée près de la frontière avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La mort accidentelle d’un jeune mâle sur la côte occidentale de la Tasmanie en 1961, soit 25 ans après sa date d’extinction officielle, contribua à enflammer les imaginations. L’association pour la recherche sur les espèces rares de la faune australienne déclare disposer de 3 800 rapports de personnes ayant déclaré avoir vu l’animal en Australie depuis 1936, date de sa disparition officielle, tandis que le centre australien sur la recherche des animaux mystérieux en a enregistrés 138 jusqu’en 1998, et que l’administration chargée de l’environnement en Australie-Occidentale en a enregistrés 65 dans son secteur sur la même période. Les chercheurs indépendants Buck et Joan Emburg, après compilation d’un certain nombre de sources, déclarent disposer de 360 observations en Tasmanie et 269 sur le continent australien après la dernière observation officielle. Sur le continent, les observations sont le plus souvent signalées dans le sud du Victoria.

Loup en Papouasie dans LOUP 240px-Beutelwol_brehmDes rapports déclarant avoir vu des renards (introduits pour la première fois en 1864, puis aux environs de l’an 2000) sont pris très au sérieux en Tasmanie alors qu’on a peu de preuves de la présence de l’espèce sur l’île. Alors que le groupe de travail sur la présence de renards en Tasmanie reçoit des subventions gouvernementales, il n’y en a plus pour les recherches sur le loup de Tasmanie. La difficulté de localiser les renards dans la nature sauvage tasmanienne donne des chances à la survie du thylacine dans des zones non habitées par l’homme.

Bien que de nombreuses observations aient été immédiatement récusées, certaines ont retenu fortement l’attention. En 1982, un chercheur du département des parcs et de la faune de Tasmanie, Hans Naarding, a pu observer pendant trois minutes un animal qu’il pensait être un thylacine, la nuit dans un site près d’Arthur River dans le nord-ouest de l’État. L’observation a conduit à une vaste campagne de recherche d’une durée d’une année financée par le gouvernement, mais en vain En janvier 1995, un autre agent des parcs et de la faune a déclaré avoir vu un thylacine dans la région de Pyengana dans le nord-est de la Tasmanie aux premières heures du matin. Mais les recherches entreprises n’ont révélé aucune trace de l’animal En 1997, des habitants et des missionnaires vivant près du Puncak Jaya en Nouvelle-Guinée occidentale, ont déclaré avoir vu des thylacines. La population locale connaissait apparemment leur existence depuis de nombreuses années, mais n’en avait jamais parlé.

220px-Thylacine-chicken dans LOUPEn février 2005, Klaus Emmerichs, un touriste allemand, a affirmé avoir pris des photos numériques d’un thylacine vu près du lac Saint Clair mais l’authenticité des photos n’a pas été établie. Les photos n’ont été publiées qu’en avril 2006, quatorze mois après l’observation. Les photographies, qui ne montrent que l’arrière de l’animal, ne sont pas, pour ceux qui les ont étudiées, une preuve de son existence.

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Caractère du Loup-Aulne

Posté par othoharmonie le 6 mars 2012



Caractère du Loup-Aulne dans LOUP WEB-Chataignier-Cent-ChevauLe natif du signe du Loup-Aulne est secret, parfois taciturne en ce qui concerne sa vie privée. Il reste mystérieux, même pour ses proches parents, et il semble n’avoir qu’un seul objectif : voyager dans l’au-delà. Le Loup-Aulne pousse sans cesse son véhicule corporel vers le dépassement de toutes ses limites. Il peut jeûner, se passer de dormir, voyager sans cesse ou, au contraire, rester des heures immobile en ne faisant rien d’autre que manger et dormir. Il dérange la plupart des gens par sa seule présence. Il semble irradier une lumière argentée, trouble, un peu comme les reflets brillants du granit des pierres tombales. Son vrai caractère, nul ne pourrait mieux le définir que lui-même : il poursuit sans cesse une introspection qui le conduit aux limites de la folie; mais il est douteux qu’il soit vraiment loquace. En effet, pour lui, le « caractère » n’existe pas; il n’y a que des courants d’énergie, des flux qui s’entremêlent et peuvent donner un moment l’illusion d’une personnalité stable. Selon les phases de la Lune, selon qu’il fait nuit ou jour ou selon l’heure, le Loup-Aulne se sent un être différent. Le seul élément constant de sa personnalité, c’est sa prodigieuse mémoire. Elle photographie tous les états de conscience successifs et très distincts qui forment la trame de son existence. En outre, il y a ses projets qui l’occupent sans cesse, comme son avenir et son destin.

 Deux centres d’intérêt demeurèrent dans son esprit, à côté de ses accointances avec l’univers des morts et les mondes à naître. Il s’agit de l’amour et de la reproduction. Extrêmement conscient de la fragilité de la vie corporelle, et en même temps de l’incorruptibilité des forces de la grande Vie, il œuvre sans cesse sur les deux plans : celui du développement de l’âme pour favoriser sa prochaine incarnation, et celui de l’accomplissement de la transmission génétique. Le Loup-Aulne est toujours un excellent père ou une excellente mère. Le corps aussi présente pour lui une importance capitale.

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Le loup en France

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

 

Fichier:Canis lupus dingo - cleland wildlife park.JPGEn novembre 1992, les deux premiers loups ont été aperçus en Alpes maritimes, dans le Parc national du Mercantour formant la meute Vésubie-Tinée, meute historique du retour du loup en France. Des analyses ADN de loups installés en France et en Italie ont montré qu’il s’agissait d’individus appartenant à la même sous espèce. Le loup, qui s’étendait déjà en Italie a fait sa réapparition dans le nord de l’Italie, puis en France, dans le parc national du Mercantour. Sa réinsertion est donc naturelle, et non volontaire. On parle de Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsque des loups occupent un territoire précis durant au moins deux hivers consécutifs. Une ZPP peut correspondre soit au territoire d’une meute, soit à celui d’un loup solitaire. En 2000, il y avait une trentaine de loups dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le massif du Mercantour. En 2009, il y avait entre 180 et 200 loups en France. Il existe 27 zones de présence permanente en 2011 dont 26 sont situées dans les Alpes et une dans les Pyrénées.

 En 2011, la présence du loup a été attestée dans le massif des Vosges, après une période de forts soupçons (attaques de bétail). Un cliché, a été pris le 8 juillet par un piège photographique sur le territoire de la commune du Bonhomme en Alsace, à la limite entre les départements des Vosges et du Haut-Rhin. La photographie a été authentifiée par l’ONCFS.

Le retour du loup dans les Vosges en 2011 est une étape importante de sa réapparition en France. En effet la présence du canidé est désormais confirmée dans la totalité des massifs français (Vosges, Jura, Pyrénées, Alpes, Massif Central) que le loup a recolonisé naturellement.

 Un loup a par ailleurs été vraisemblablement observé à Gedinne, dans les Ardennesbelges à proximité de la frontière française, en juillet et août 2011, ainsi qu’à Duiven aux Pays-Bas à la même époque, en provenance d’Allemagne.

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Ane d’Asie

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

                                                             Ane d'Asie dans ANE hemione

Anes sauvages d’Asie. By Lip Kee

L’âne sauvage d’Asie habite les steppes et les zones arides et montagneuses.

Sa robe est généralement brun-rougeâtre en été et s’éclaircit en hiver pour devenir brun-jaunâtre. La partie ventrale est blanche ou chamois. Cette espèce se caractérise par une raie noire aux bords blancs sur la partie dorsale.
Les jambes sont courtes et les pieds assez petits. Le poids varie de 200 à 260 kg.

Cette espèce est monogame. L’étalon reste avec une seule jument pendant la saison de reproduction et les 12 mois de gestation.

Les accouplements s’effectuent entre avril et octobre. La femelle met au monde un seul ânon.

                                             pt15913 dans ANE

Jeune Equus hemionus. By Lip Kee

Moins de 50% des jeunes survivent au-delà de la première année.

En liberté, l’âne sauvage d’Asie vit au maximum 14 ans mais peuvent atteindre près de 30 ans en captivité.

Le loup est le seul prédateur connu avec l’homme bien sûr. Les populations nomades de Mongolie estiment que les ânes font concurrence au bétail domestique pour les maigres ressources alimentaires.

Bien que protégée, l’espèce est donc chassée.

 

                                                                          Gif anes

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Ours et Folklore

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Sous l’influence de l’Église , l’ours est devenu violent, méchant et lubrique : il hantait même les couloirs des monastères (c’est dire le niveau obsessionnel des nonettes frustrées) !… Par une inversion malheureusement fréquente « L’ésotérisme fait parfois de l’ours un animal vil et répugnant ! » Dict. des Symboles, op. cit. 

 

Dans nos Folklores, encore : L’Ourse est un animal lunaire et un symbole de la végétation et elle suit donc les cycles Ours et Folklore  dans OURS pt58440lunaires ; tous les vingt huit jours viennent les menstrues que le langage populaire appelle… les ourses (cf. art. Gnaa) !… 

Notre ourse, ayant bien mangé tout l’été, bien grasse, se couche à la Saint-Martin (louages, foires, exhibition de Martin l’ours…) pour sa grande hibernation. L’hiver passé, elle se lève à la Chandeleur/ Imbolc, jour de la Purification des menstrues et donc Fête des relevailles de Marie, ce qui a un rapport avec “Diane au bain” et le mythe d’Actéon (“celui qui habite le rivage”) et qui fut transformé en Cerf et mangé par le chien-loup de Diane-Lune… (légendes astrales : cf. art. Astrologie nordique). 

 

Le 1er Février, fête de Brigit au triple visage (cf. Déesse Mère*) et jour de lactation des brebis, est la “Vigile” : l’ourse, qui vient de sortir, regarde où en est la végétation, pour voir si la terre est “poilue” ou “chevelue”, car “elle doit se couvrir d’herbe à l’apparition de l’ourse”. Puis elle regarde la lune : si elle est “blanche”, c’est à dire pleine avec ciel clair, c’est qu’il y a danger de gel, alors l’ourse se recouche dans sa caverne, en attendant le printemps. (cf. § Imbolc, in art. Fêtes #2 Printemps)… 

 

Si elle est “noire” (s’il n’y a pas de lune) elle pète (vents) et, ainsi, elle libère les âmes… qui peuvent alors regagner le Paradis, c’est à dire la Voie Lactée et c’est alors la Fête* et la Bataille des Vents d’Eole – dont la tourmente submergea Avallon – et l’Ourse se recouche aussi ! C’est pourquoi, le 3 Février, vient la Saint Blaise – du germanique blasen souffler (cf. “Dire sans le Dire” in art. Blason). Ce Blaise est le “protecteur de la Puissance de Parole par laquelle doit passer tout Savoir Druidique” !… 

 

En route on montre que l’ourse ressort de sa petite mort dans la caverne quarante jours après et peu avant le 1°Mai. C’est alors la Grande Fête de l’Ourse, transformée par le christianisme en “Résurrection de Jésus”, avec grotte-tombeau et pierre qu’on lève comme celle du Mundus des Romains aux cris de “Mundus patet”

 

À Saint-Laurent-de-Cerdan en Valespir (Cerdagne), il existe encore une importante fête nommée Jean de l’Ours… Troussepoil – le “dérober” d’Angles en Vendée – tenait plus de l’ours que du dragon: « C’était un dépiauter de vaches et k1566600 dans OURSun trousser de filles. Mais, elles devinrent toutes affreuses après qu’il eut été changé en pierre par un “saint homme” du nom de… Martin” » bien sûr (…) 

 

« À Arles-sur-Tech, dans les Pyrénées, le premier dimanche après la chandeleur on simule l’enlèvement d’une jeune fille, la Rossera (la Rousse ou Rosmerta ?), par un ours avec lequel elle reste enfermée quelque temps dans une hutte. C’est très exactement un mariage (hiérogamie) entre l’ours et la femme (cf. aussi l’Homme Sauvage en Meubles de l’art. Blasons). On trouvera dans les nombreux ouvrages de van Genet un catalogue abondant des dictons relatifs à la prévision du temps qui ont l’ours comme mesureur. » J.-C. Clébert, Bestiaire fantastique, Albin Michel, 1971 (un excellent livre dans lequel vous trouverez… tout ! ou presque… mais qu’il n’est évidemment pas question de plagier ici.) On se reportera aussi avec profit à notre article Fêtes, chandeleur…

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Le Chien 3

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

Les adversaires du système du Chien primitif objectent encore que cet animal n’existe pas dans les contrées où l’homme ne l’a Le Chien 3 dans CHIEN 220px-Yumi_19mois2point précédé ; ils insinuent que le Dhôl, dont les bandes exploitent les jungles des frontières ouest du Bengale, que le I ou Dingo de l’Australie, que le Deeb de la Nubie et de l’Abyssinie, que l’Aguari de l’Amérique du Sud, peuvent être des descendants de Chiens civilisés qui, cédant à la passion de la franche lippée, auraient rompu leur ban. 

On pourrait, il est vrai, leur répondre que, si le Chien était l’espèce composite qu’ils imaginent, il lui serait advenu, dans ce retour à la sauvagerie, ce qui arrive non seulement à tous les animaux domestiques, mais à tous les végétaux cultivés quand on les abandonne à eux-mêmes ; ces Chiens auraient usé de leur indépendance pour restituer à chacune des souches dont ils sont originaires, ce qu’ils auraient emprunté à chacune d’elles ; l’animal façonné par l’homme aurait rapidement disparu pour se refondre avec les Loups, avec les Chacals. 

Mais vraiment est-ce bien la peine de vous remorquer à notre suite, dans l’ornière conjecture, au-dessus de laquelle quelques-uns ont du moins des ailes pour planer. Plutôt que d’essayer d’ajouter un peut-être aux peut-être qui ont été présentés comme des solutions, ne vaut-il pas mieux se rallier à l’opinion la plus simple et la plus honorable pour le Chien, c’est-à-dire à celle de Buffon ? Je l’adopte sans m’informer davantage si elle est plus solidement justifiée que l’opinion contraire, uniquement parce que, selon moi, la règle de trois a toujours tort contre la règle du sentiment. 

Spitz.jpgEn raison de mon estime, disons le mot vrai, de ma tendresse pour l’animal dont je vous occupe, je tiens essentiellement à ce qu’il ait figuré dans l’œuvre du cinquième jour. Quoi ! il aurait eu en partage la délicatesse exquise du sens de l’odorat, l’agilité, la grâce, la force, le courage, à tous ces dons Dieu aurait ajouté des vertus dont on ne l’accusera pas d’avoir été prodigue : la patience, la tempérance, la fidélité, la constance, le désintéressement, la chaleur dans le sentiment, il aurait permis que cette simple bête eût quelquefois de l’esprit, il lui aurait ordonné de mettre tout cela au service de l’homme et il n’aurait pas jugé que ce véritable chef-d’œuvre fût digne d’une façon particulière ? C’est tout à fait invraisemblable. 

Sans doute la fabrication de cette machine chassante et aimante aurait quelque chose de très flatteur pour l’orgueil de notre espèce ; mais, d’un autre côté, la nécessité de l’intervention humaine dans la composition d’un être si supérieur aux êtres qui extérieurement lui ressemblent, serait quelque peu humiliante pour le Créateur. Ne sommes-nous donc pas assez riches en merveilles de notre façon ? N’avons-nous pas à notre actif la poudre à canon, la vapeur, la photographie et le reste ? Nous pouvons laisser le Chien au bon Dieu. (A SUIVRE…. ) 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882).   



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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L’Ours 3

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

L’Ours cherche à s’exiler sur la terre ferme. Il aborde les côtes du Groënland.L'Ours 3 dans OURS pt18537Là, il trouve à vivre pendant sa saison de souffrance, c’est-à-dire la saison chaude. Il chasse à travers cette immensité nue, où se dresse de temps en temps un pin, un mélèze, un bouleau ; il embrasse de ses pattes mal faites la roche dure où poussent l’anémone et la renoncule, brins de plantes, qui ressemblent à des éclats de bijoux et ont l’air d’être tombés du ciel.

Il aime à rester carnivore dans ces contrées maudites : il trouve parfois sur sa route quelques cadavres de Chiens esquimaux, qui ont été étranglés et à moitié avalés par une troupe de ces Loups gris, qui sautent sur les attelages des traîneaux, qu’il poursuit à son tour et dont il cherche le sillon dans les neiges.

Il lui arrive de surprendre quelque Renard bleu ou argenté, à la jambe fine, à l’oeil doux, qu’il égorge avec joie, lui, l’espèce d’estropié dont les jarrets plient trop bas et dont l’oeil a toujours une pointe de sang.

Mais les Esquimaux et les Groënlandais sont là qui le guettent avec leurs carabines. Ils savent qu’il viendra rôder autour des huttes souterraines d’où sort la colonne de fumée blanche.

Il échappe souvent, car il est courageux et a la vie dure. Alors, quand l’hiver revient, que la neige tombe de nouveau, il remonte vers le Nord et dans la nuit.

Le froid a ressaisi les glaçons, les soudant sur place. Les brouillards, fumée du dégel et de la débâcle, ont été poussés par le vent du côté de l’Islande et de l’Angleterre, qu’ils vont empoisonner et étouffer. Les blocs énormes se reforment et émergent lentement de la mer.

L’Ours blanc rôde dans ce cruel paysage qui s’adoucit pourtant et s’illumine de feu quand le soleil disparaît et va s’éteindre dans la mer.

 L’Ours blanc devrait avoir sa place à la porte de ce paradis d’Odin, où dans le bleu de l’azur il y avait de larges taches de sang.

Il est à son aise dans cette nature et reprend sa course vertigineuse. Il rencontre parfois l’homme dans ces pays terribles, l’homme qui, comme lui, est en chasse : en chasse d’une découverte, et qui, du museau de sa barque, crève la glace pour avancer.

Sur cette barque, qui fait sauter les banquises, l’Ours blanc se présente comme un fou avec la fureur d’un être qui défend son domaine. Les matelots lèvent la hache, l’Ours ne quitte pas sa prise. Il attend que ses pattes soient coupées et il retombe en plongeant dans la mer, faisant un grand trou rouge.

 Ursus arctos middendorffiCeux qui ont étudié l’histoire naturelle savent qu’on classe l’Ours dans l’espèce des mammifères, famille des carnivores, tribu des plantigrades : ce qui veut dire que l’Ourse enfante ses petits vivants et les nourrit de son lait pendant la première jeunesse, que la chair saignante ne leur fera pas peur, et qu’en marchant ils appuieront toute la plante du pied jusqu’au talon. Voilà, pour les écoliers, ce que signifie mammifère, carnivore et plantigrade. Mais ni les écoliers, ni les ignorants, ni le troupier ni la bonne, qui se penchent contre la grille de la fosse aux Ours, ne tiennent à en savoir tant. Ils savent seulement que maître Martin mange volontiers les vieux soldats tout crus, quitte à se casser les dents sur leur nez d’argent. Ils connaissent l’histoire de l’invalide qui, ayant cru voir luire un louis neuf au pied de l’arbre où Martin avait grimpé tout le jour, descendit dans la fosse pendant la nuit pour se glisser jusqu’à la pièce jaune, la ramasser, et remonter plus riche de vingt francs. Il ne remonta pas, l’Ours le croqua et le digéra ; on retrouva dans la digestion un bouton de tunique : c’était ce bouton de cuivre que l’invalide avait pris pour le louis d’or et fourré tout de même dans son gousset. Cette histoire fait le fond des conversations entre le tourlourou et la payse, le provincial et le Parisien, la grand’mère et le moutard, devant la fameuse fosse du Jardin des plantes. (A SUIVRE…) 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

gif ourson

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Conte de Poissons

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2011

Le messager du roi des mers

Conte de Poissons  dans POISSON 320px-Naya%2C_Carlo_%281816-1882%29_-_n._1512_-_Venezia_-_PescatoriDans les mailles de son filet, le pêcheur avait attrapé un drôle de poisson : c’était un petit poisson vert avec des rayures jaunes et de petites antennes qui lui poussaient sur les nageoires. Le poisson pêché faisait comme une mouche qui bourdonne dans une toile d’araignée. Il bourdonnait vraiment, virant parfois aux parasites, genre ceux que l’on entend quand la radio n’est pas réglée sur la bonne fréquence. Le pêcheur était vraiment très intrigué qu’il pousse d’aussi drôles de choses dans la mer. Il était allé chercher une loupe grossissante, celle-là même qu’il utilisait pour s’orienter sur les cartes de navigation. Il avait observé les antennes qui poussaient sur les nageoires du petit poisson vert et jaune. Il avait bien vu qu’elles semblaient vouloir lui dire quelque chose, s’agitant en rythme, les unes après les autres. Alors il avait saisi dans sa poche le petit dictionnaire de traduction de morse qu’il utilisait lorsqu’il recevait des messages ou qu’il devait en émettre. Il essayait de compter le nombre de pulsations de chaque antenne, mais les antennes vibraient souvent toutes en même temps, rendant la transcription impossible. D’ailleurs, il n’avait même pas trouvé une seule amorce de phrase construite.

Il allait presque abandonner et relâcher le petit poisson à la mer lorsqu’il décida, le poisson semblant résolument vouloir lui dire quelque chose, d’offrir une casserole d’eau de mer à la survie du petit poisson, le temps qu’il rentre au port et le débarque à terre. Là, il trouverait bien quelques piscicologues qui sauraient lui donner des réponses claires aux deux questions qu’il se posait, à savoir : “d’où vient ce poisson et “que veut-il me dire ?”. Chose curieuse, le pêcheur ne se demandait même plus si le petit poisson était comestible ou non.
Chose pas si curieuse que cela : comment aurait-il pu avoir à l’idée de faire son dîner d’un poisson qui était devenu, depuis qu’il l’avait pêché, une trouvaille merveilleuse. Un piscicologue, après s’être gratté la tête, de longues heures, perplexe, et consulté de nombreux sites sur l’Internet, lui déclara, sûr de lui : ce poisson est un Hermèsotropus Poséidoni, un messager du roi des mers et ce qu’il a à dire ne peut être compris que des sirènes.

300px-Bateau_peche_concarneau dans POISSONLe piscicologue et le pêcheur allèrent aussitôt sur la plage en criant : “Y a-t-il une sirène dans la mer?”.  La plage était déserte en cette heure tardive, mais par chance, une sirène vint. Ils la transportèrent avec toutes les précautions d’usage dans un grand filet de pêche et avec son consentement, parce qu’ils ne voulaient pas recevoir de queue-de-poisson dans la figure. Et quand, après avoir longuement observé le petit poisson, elle leur dit qu’il leur indiquait juste qu’il n’avait rien à dire, ils se regardèrent et en restèrent tout cois.

La sirène et le petit poisson furent remis à la mer, le piscicologue et le pêcheur n’étant pas hommes cruels à maintenir captifs des vivants contre leur gré. La sirène et le petit poisson durent en raconter beaucoup au monde d’où ils venaient. Le piscicologue s’empressa d’écrire un livre illustré sur les hermèsotropus Poséidoni puisqu’il avait pris la peine de faire quelques photos en couleurs. Quant au pêcheur, il continua longtemps d’appeler les sirènes pour l’aider à comprendre ce que lui disaient les poissons bizarroïdes qu’il pêchait, mais n’alla plus jamais voir de piscicologues pour savoir qui ils étaient.

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TRADITION SPIRITUELLE

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

beaux papillonsles Animaux et les Hommesbeaux papillons 

 

Je prendrai pour exemple l’Inde car j’y suis allée faire un séjour en 2010 et j’ai été particulièrement touchée par la relation respectueuse des hommes envers les animaux…

 

 

TRADITION SPIRITUELLE pt52227En Inde, la relation entre l’homme et l’animal revêt une grande importance, depuis toujours, et à tous les niveaux de la société. Les animaux sont présents partout dans la vie quotidienne des indiens, du plus petit, le moustique, dont chacun doit et sait se prémunir dès la tombée de la nuit, jusqu’au plus gros, l’éléphant majestueux, présent jusqu’au coeur des villes. Vous pourrez croiser avec émerveillement sa démarche chaloupée au détour d’une rue, ou le voir tout décoré bénir stoïquement de sa trompe les dévots à l’entrée du temple.

 

Entre ces deux extrêmes, toute une foule de créatures habite les campagnes, et aussi, plus étonnamment, les villes. La plus célèbre d’entre elles est la vache sacrée que l’on rencontre un peu partout en Inde, promenant sa nonchalance, indifférente semble-t-il à la cacaphonie ambiante. Sa présence est respectée et il existe même des maisons de retraite où les vieux animaux malades sont soignés et nourris jusqu’à leur mort. Dans les villes, elles se contentent souvent d’une peau de banane par-ci par-là, peut-être un légume chapardé sur l’étal d’un marchand, et ne rechignent pas à avaler papiers et tissus, dans l’attente d’un festin occasionnel — les restaurants, parfois, versent les restes de la journée dans la rue au plus grand bonheur de ces dames. Leurs bouses, quant à elles, sont précieusement récoltées, puis mélangées avec de la paille, et séchées en galettes bien rangées contre les murs. Elles deviendront un combustible inestimable dans les foyers.

 

La principale source de lait ne provient pas de la vache, mais du buffle domestique. Ces animaux noirs et imposants, intelligents, dociles, sont les véritables animaux de ferme en Inde, et produisent un lait très nutritif apprécié des indiens. Les vaches ne sont pas les seuls animaux nettoyeurs de la rue, elles sont aidées en cela par les cochons, les chèvres, les chiens. Ces derniers ne sont pas très estimés, ils sont pourtant nombreux, errant, souvent ignorés, parfois méprisés. Dans les villes, les familles aisées tendent à adopter le chien comme animal de compagnie, à la façon des pays occidentaux. Les nettoyeurs des villes viennent aussi du ciel. Les corbeaux, vautours, et autres rapaces n’hésitent pas à investir les rues à la recherche de nourriture. Les corbeaux surtout, nombreux, émettent des croassements joyeux très caractéristiques du paysage sonore en Inde.

pt53354     Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture de la main même des personnes. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds. Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs, les chevaux, les dromadaires, les éléphants, — humbles serviteurs — ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes. Les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes Moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.
     L’Inde est encore, ne l’oublions pas, une terre d’animaux sauvages qui inspira à Kipling le fameux « Livre de la Jungle ». D’ailleurs, le mot jungle vient de « jangal » (« forêt » en Hindi). Depuis des temps immémoriaux, les éléphants, les ours, les loups, les panthères, les singes, les pythons, les vautours et bien sûr le tigre royal, le redoutable « Sher Khan », (bien d’autres encore), ont habité la belle nature de ce pays. L’Inde est une des dix terres au monde qui possède le plus grand nombre d’espèces animales, et aucune autre région, à part l’Amérique du sud, n’accueille autant d’oiseaux différents. 

  

 

papillon partIssu de  Libération animale et jainisme par Marjolaine Jolicoeurpapillon part 

 

Le jaïnisme est pratiqué de nos jours par près de 10 millions d’adeptes en Inde mais aussi en Amérique du Nord et en Europe. Certains de ses concepts ont des correspondances dans l’hindouisme et le bouddhisme, chez plusieurs philosophes de la Grèce antique ainsi que dans des sectes gnostiques comme les Cathares ou les Manichéens. Comme si toutes les traditions spirituelles avaient un fond commun de vérité, des principes qui se rejoignent sur l’essentiel. Le premier et l’ultime de ces principes est l’ahimsa ou non-violence en sanskrit. A la fois radical et idéaliste, ce vœu pour le respect des êtres vivants doit s’incarner dans tous nos actes. Plus facile à dire qu’à faire dans notre univers de cruautés, d’holocaustes et de matérialisme. L’ahimsa n’a jamais été une voie facile. Loin derrière nous dans le temps, les jains se sont posé les mêmes questions éthiques en tant que végétariens et défenseurs des animaux, dans un environnement souvent hostile. 

 

 La souffrance de ce monde est immense et de cette souffrance vient une grande compassion. Les humains comme les animaux marchent dans le même labyrinthe, tournent sur la même roue, emprisonnés dans la matière. Pour le philosophe végétarien Plotinus qui vécut de 204 à 270 : «Tous les êtres sont des centres unis sur un même point central ». Dans cette vision d’unité toutes les vies se doivent respect et une mutuelle assistance, liées entre elles par le fil du vivant, comme les équivalents de notre propre soi.

 

Nous devrions nous sentir concernés non seulement pour les membres de notre famille proche ou ceux de notre propre espèce, mais pour l’écosphère en entier. Faire du mal aux animaux, ou à la planète selon l’écologiste Naess, revient en quelque sorte à se couper un doigt. Quand Francione dit que la « révolution qu’il souhaite est celle du coeur», il exprime le même concept véhiculé par toutes les traditions spirituelles pour qui « la voie c’est le coeur.»

 

La véritable non-violence implique nécessairement l’abstention de chair animale  puisque chaque être vivant à sa dignité propre. Les jaïns croient en l’existence de l’âme (nommée atman ou jiva). Qu’elle habite dans un corps humain ou animal, l’âme voyage dans un processus évolutif. Afin que les animaux mais aussi les humains puissent atteindre la libération, le refus de la viande – et du poisson – demeure une priorité absolue. Et dans une vision juste, l’unique intention de l’humain dans ses contacts avec les autres êtres, c’est le désir de leur libération finale. Nous sommes loin ici de l’impérialisme anthropocentrique de certaines religions qui s’estiment supérieures aux animaux, autorisant du même coup leur exploitation et leur domination. Malheureusement, leur « tu ne tueras point » ne s’adresse pas à l’animal, pourtant lui aussi notre prochain.   

 

Pour les jaïns (et pour tous les végétalien-nes à vrai dire) les métiers de tanneurs et de bouchers sont exclus, ainsi que la chasse et la pêche. Ils ne consomment pas de viande, de poisson, d’oeufs, de miel et d’alcool. Ne portent pas de soie ou de fourrure. Il est strictement interdit d’entrer dans les temples avec un objet en cuir. Dans la mesure du possible, il ne faut pas tuer les insectes. A propos des produits laitiers, un grand nombre de jaïns ont abandonné leur consommation afin de ne pas être laomonks5complices de la violence faite aux vaches et à leurs veaux. Plusieurs temples d’Amérique du Nord n’utilisent plus de lait pour les rituels. 

 

En Inde, les moines se nourrissent d’un plat nommé «amil » n’ayant ni beurre, lait ou épices. Pour eux c’est l’ultime repas sattvique, le plus pur qui soit. Les règles alimentaires s’avèrent plus exigeantes pour les moines : ils ne mangent pas avant le lever ou après le coucher du soleil. Mais pour tous les jaïns, sans exception, la chair animale est interdite Dans nos sociétés occidentales où une alimentation sans chair animale est très souvent dénigrée parce qu’étant une source potentielle de carences – en particulier chez les enfants – il est intéressant de constater que les jaïns jouissent d’une bonne santé physique malgré leur abstention de viande depuis plusieurs générations, voire plusieurs millénaires. 

Papillons volent

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Le Peuple des Chiens nous parle 3

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2011

 

 

Le Peuple des Chiens nous parle 3 dans CHIEN pt106747Les chiens sont vos meilleurs amis et les gardiens de l’Amour inconditionnel qui brûle dans votre âme. Nos yeux tentent quotidiennement de vous rappeler cette réalité. Notre place n’est pas dans vos laboratoires mais à vos côtés. Lorsque nous vous invitons à jouer, c’est pour réactiver cet état d’Amour et vous amener dans le moment présent. Nous aimons vous charmer, vous plaire, vous rendre service et vous protéger pour que vous puissiez toucher la réalité que nous voyons en vous. 

 

Que pouvez-vous demander de plus, frères humains? Votre déconnexion, jadis consciente, aujourd’hui inconsciente, est source de tous les problèmes que vous expérimentez sur cette planète. Lorsqu’un des nôtres se retourne contre vous, mord ou tue un enfant, c’est un acte très grave qui est malheureusement enclenché par la violence que vous acceptez de perpétuer sur cette planète; c’est un miroir de votre fermeture à l’état d’Amour. Cette fermeture, vos choix de vie et vos actions, souvent à l’encontre des lois de l’Amour, rendent fous certains maîtres canins. Certains de nos comportements expriment le grand déséquilibre qui règne et annonce la fin de l’illusion dans laquelle vous vivez. 

 

Avez-vous remarqué que de tous les animaux qui peuplent la terre, le chien est celui qui offre la plus grande variété de races à l’intérieur d’une même espèce? Il y a une raison bien précise à cela. Étant donné l’importance de notre mandat, il est devenu essentiel de plaire un peu à tout le monde! Des petits, des moyens, des grands, servant à toutes sortes de tâches, mais sachant très bien, au plus profond d’eux, que ce qui compte, c’est d’être aux côtés des frères humains afin de jouer et d’éveiller l’état d’amour. Le nombre et la diversité des races canines ont suivi les explosions démographiques et la diversité raciale humaine au cours des siècles derniers. Avant, les chiens étaient plus primitifs, beaucoup moins diversifiés et plus proches de leurs cousins les loups qui sont responsables de d’autres énergies sur cette terre. 

 

pt88241 dans CHIENNous, du peuple des chiens, sommes des descendants de Sirius et notre présence à vos côtés a été décidée avant que vous entrepreniez votre descente dans la noirceur de l’oubli, il y a de ça plusieurs milliers d’années! Il a été décidé que comme les humains allaient expérimenter l’illusion de la séparation, les attributs divins seraient placés dans le peuple animal afin de protéger cette mémoire et afin d’y accéder par la voie de l’amour et de la sagesse. Il a été décidé que les animaux vous accompagneraient dans cette aventure et restitueraient la mémoire de vos attributs divins lorsque serait terminé le voyage dans l’illusion de la séparation. Ce temps est venu. Les maîtres chiens sont maintenant prêts à vous remettre les clés de l’état d’amour qui réside déjà en vous. Ceux qui choisiront de continuer à nous percevoir comme idiots, serviles et dépourvus de conscience passeront à côté de ce cadeau indispensable. 

 

Le jeu, tel que mentionné plus tôt, est une première clé puissante parce qu’elle ouvre la porte au moment présent. Le temps n’existe pas en dehors du moment présent. Redevenez maître du moment présent et vous serez maître de vos choix, de votre destinée. Le jeu est aussi un outil extraordinaire pour vous conduire vers la légèreté et la fluidité. Ces deux états sont précurseurs de l’état d’amour : la légèreté et la fluidité amènent l’amour, créent un réceptacle à l’amour. Il n’y a pas de place pour l’état d’amour chez une personne lourde et tendue. Malheureusement, tellement de gens vivent dans la lourdeur et la tension qu’ils sont inconfortables et craintifs lorsque leur vie devient plus douce et fluide. C’est pourquoi nous sommes si nombreux à partager vos vies! Et ce, malgré le lent écroulement de vos systèmes immunitaires qui développent des allergies et qui vous éloignent de nous. Système immunitaire faible = Déconnexion de l’état d’amour! 

 

Contrairement à d’autres espèces, nous ne quitterons pas complètement cette planète lorsque vous aurez repris conscience de l’état d’amour et en assumerez la responsabilité. Nous resterons à vos côtés, certes moins nombreux, mais prêts à vous suivre dans de nouvelles aventures. Nous serons alors sur un pied d’égalité avec vous et pourrons vous communiquer toutes nos pensées, nos émotions, nos perceptions, si différentes soient-elles, par la télépathie. Nous vous accompagnerons dans de nouveaux lieux, de nouvelles dimensions et nous vous présenterons les Êtres de Syrius, un des grands peuples fondateurs de votre planète. Ce sont des Êtres très grands physiquement, possédant de grandes capacités mentales et une grande sagesse. Ils ont aussi des corps qui ressemblent aux vôtres et des têtes semblables aux nôtres! Cela vous étonne, n’est-ce pas? Pourtant, ces images sont gravées dans les pierres d’un de vos plus anciens peuples : les Égyptiens. Vous pensiez sans doute que ces images étaient fictives, mais je vous le dis aujourd’hui : les images gravées dans la pierre des temples égyptiens renferment plus de vérité que ce que vous n’avez osé imaginer jusqu’ici! 

 

7995640-deux-chiens-samoyed-sur-le-prIl est temps pour nous de vous quitter, question de vous laisser assimiler toutes les notions que nous venons de vous exposer. Toutes ces choses étaient, jadis, fort communes et il n’y avait pas matière à s’en étonner. 

 

Aujourd’hui, la vérité de l’état d’amour est d’autant plus actuelle qu’elle est nécessaire. Notre présence auprès de vous dans la dynamique que vous connaissez – maître propriétaire de SON chien – tire à sa fin et c’est maintenant que nous devons réactiver le souvenir de l’état d’amour qui n’a jamais cessé de brûler en vous. Toute notre planète aspire à cela! Notre rôle est accru par la proximité que nous partageons avec vous et le pacte que nous avons accepté il y a plusieurs milliers d’années. Oui, nous sommes les meilleurs amis de tous les humains mais la prochaine fois que vous nous rencontrerez, plongez votre regard dans le nôtre et souvenez vous ce que nous sommes venus vous rappeler : que vous êtes amour inconditionnel dans toute sa splendeur. Le jeu est votre outil pour vivre le moment présent, le lieu ou habite l’Amour. Le reste n’est que distractions. (FIN

 

Merci de votre ouverture 

canalisation signée Pascale Dozité : http://www.chezkat.com/message-chienne-kheops.php

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