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Les poissons géants en danger

Posté par othoharmonie le 17 mai 2012

 

Les poissons géants en danger dans POISSONDans le Sud-Est asiatique, le fleuve du Mékong abrite les plus grands poissons d’eau douce au monde. Des espèces qui sont menacées d’extinction par des projets de construction de barrages.

Le poisson d’eau douce le plus lourd de la planète, la raie géante d’eau douce, peut peser jusqu’à 600 kg. Ce colosse, qui mesure jusqu’à cinq mètres de long, se nourrit essentiellement de crustacés et de poissons. Selon un récent rapport du WWF Mékong, le fleuve du Mékong constitue l’habitat d’un grand nombre de poissons géants d’eau douce, parmi lesquels quatre des six plus grands et plus lourds du monde. Autres espèces impressionnantes: le poisson-chat géant du Mékong, qui peut mesurer jusqu’à 3 m de long et peser jusqu’à 350 kg, et le pangasius géant, qui peut lui aussi atteindre une longueur de 3 m. Le premier se nourrit de plantes aquatiques, le second de cadavres de poules et de chiens.

Or, ces poissons géants sont aujourd’hui menacés par les projets de construction de barrages liés à des centrales hydroélectriques, qui les empêchent de migrer vers leurs zones de reproduction.

Actuellement, pas moins de onze nouveaux projets de construction de barrages sont en cours dans le bras principal du Mékong inférieur, parmi lesquels celui de la province de Sayabouly au Laos. Si cet ouvrage voit le jour, c’est toute la population de poissons géants du Mékong qui va disparaître. «Le WWF demande un moratoire sur les grands barrages du bassin du Mékong inférieur», explique Doris Calegari, responsable des projets Mékong au WWF Suisse. «Il est urgent d’analyser les impacts de la construction de ces barrages sur l’équilibre écologique du fleuve Mékong et de ses affluents.»

Afin de répondre à court terme à la demande en électricité, le WWF apporte son soutien à des projets de centrales hydrauliques durables sur les affluents du Mékong sur lesquels des barrages sont déjà aménagés.

La préservation du paysage fluvial étant essentielle pour l’agriculture et la pêche, le moratoire sur les grands barrages profiterait non seulement aux poissons géants du Mékong, mais aussi aux 320 millions de personnes qui vivent le long du fleuve en Chine, au Myanmar, au Laos, en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam. 

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La Vache d’ésope

Posté par othoharmonie le 16 mai 2012

Du Boeuf et de la Vache.
Un Boeuf suait à tirer la charrue sur un terrain fort pierreux. Une Vache en riait.  » Pauvre malheureux, lui criait-elle, je ne doute point que tu n’envies cent fois le jour mon sort. Avoue que tu voudrais te voir nourri et chéri comme je le suis sans essuyer la moindre fatigue.  » Comme elle parlait, un sacrificateur arrive, et lui fait prendre le chemin du temple pour la conduire à l’autel, et là l’immoler à son dieu.  » Orgueilleuse, lui dit alors le Boeuf, ton sort te semble-t-il maintenant si digne d’envie ? il est vrai que je viens de souhaiter d’être à ta place ; mais confesse à ton tour, que tu voudrais bien te voir à présent à la mienne. « 

Analyse des fables d’Esope

BARRE

Des Boeufs et de l’Essieu.
   Deux Boeufs attelés à un chariot fort chargé, ne le tiraient qu’avec peine. Cependant l’Essieu criait, et de telle sorte, que les Boeufs, étourdis du bruit qu’il faisait, s’arrêtèrent et se retournèrent vers lui.  » Importun, lui dirent-ils, eh ! qu’as-tu donc tant à crier, toi qui ne fatigues presque point, tandis que nous ne nous plaignons seulement pas, nous qui suons à tirer tout le fardeau ? « 

Analyse des fables d’Esope

 

La Vache d'ésope dans VACHE - BOEUF.... du-lion-et-des-taureaux

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Le Taureau d’Esope

Posté par othoharmonie le 16 mai 2012

Du Taureau et du Rat.
Le Taureau d'Esope dans VACHE - BOEUF.... le-lion-et-les-taureaux Un Rat alla mordre un Taureau couché sur sa litière, et lui déchirer la cuisse à belles dents. Le Taureau se leva tout en furie, et commença à branler la tête, à menacer de ses cornes, et à jeter des mugissements épouvantables, cherchant partout l’ennemi qui avait osé l’attaquer ; mais le Rat allongeant la tête hors du trou où il s’était réfugié, et où il se trouvait en assurance, se moquait de la furie du Taureau.  » De quoi te servent, lui dit-il, tes cornes menaçantes, contre un petit animal qui a eu la hardiesse de t’attaquer, et de te blesser, sans redouter ta colère ? « 

Analyse des fables d’Esope

 BARRE

D’un Taureau et d’un Bouc.

  Un Taureau vivement poursuivi par un Lion, voulut se réfugier dans la caverne d’un Bouc, qui se présenta fièrement à la porte, et en refusa l’entrée au Taureau.  » Tu ne me recevrais pas avec cette insolence, dit le Taureau au Bouc, si le Lion, plus fort ou plus furieux que toi et moi, n’était à mes trousses. Sans cela je te ferais connaître à tes dépens combien les cornes du Taureau sont plus dangereuses que celles du Bouc.  »

Analyse des fables d’Esope

 BARRE

Des Taureaux et du Lion.
  Quatre Taureaux résolurent de se liguer ensemble pour leur conservation réciproque, et de ne se séparer jamais les uns des autres, pour être toujours en état de se secourir mutuellement. Le Lion qui les voyait paître les uns auprès des autres, n’osa jamais les insulter, quoiqu’il se sentît extrêmement pressé de la faim. Mais pour les vaincre plus aisément, il crut qu’il devait les séparer par de spécieux prétextes, afin de les attaquer séparément. Cet artifice lui réussit, et il dévora les quatre Taureaux les uns après les autres.

Analyse des fables d’Esope

 BARRE

Du Laboureur et du Taureau.
 Un Laboureur avait dans son étable un Taureau indocile, qui ne pouvait souffrir le joug, ni être lié ; mais pour l’empêcher de frapper de ses cornes, comme il avait accoutumé de faire, il s’avisa de les scier fort près du crâne, et l’attacha à une charrue, dont il tenait le manche. Le Taureau ne pouvant plus frapper de ses cornes, pour se venger en quelque façon de son Maître qui l’avait mis sous le joug, lui remplissait la bouche et les yeux de poussière, qu’il faisait voler avec sa tête et ses pieds.

Analyse des fables d’Esope

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Le Lama et les Incas

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

Le Lama et les Incas dans LAMA pt20620

image de Lionel Arnould



Nous sommes en 1532, les Incas sont un peuple précolombien du groupe andin. Il est à l’origine de l’empire inca, l’un des trois grands empires de l’Amérique précolombienne. La fin de cet empire est une horreur, car ils n’ont existé qu’environ un siècle avant d’être détruit par les conquistadores espagnoles. Six des sept millions d’Incas sont morts pendant cette conquête.

La Pacha Mama est la déesse-terre dans leur religion et ils ont réalisé en son honneur des sacrifices. Pour instituer le culte, les Incas bâtissent des temples dédiés principalement au soleil. Le plus célèbre de tous est le Coricancha, le temple du Soleil de Cuzco. Il fût le plus vaste et le plus richement orné de son époque : ses grands murs de pierre mesuraient 140 mètres de long sur 135 mètres de large. Le pourtour du temple était orné d’une énorme corniche en or, les autels, les portes, les statues, étaient décorées de planches d’or et d’argent, incrustées de pierres précieuses, qui reflétaient la lumière. Au-dessus de l’autel, étincelait un grand disque d’or, censé représenter le Soleil. Il était placé de telle manière que les rayons du soleil levant le frappaient et le faisaient briller.

À cette époque les récoltes ne pouvant être garanties, des techniques de conservation étaient développées pour faire face aux années difficiles. Ils font pousser, à 4000 km d’altitude, une graine, le quinoa. Pour développer cette culture, des terrasses (andenes) ont été construites. Et comme les Aztèques, ils ont construit des aqueducs pour l’irrigation.

Voyons leurs croyances maintenant. Viracocha est le principal dieu des Incas, dieu créateur, roi de la foudre et des tempêtes. Avant sa venue, le monde était sans soleil, c’est donc lui qui le créa ainsi que la lune et les étoiles. Il a ensuite peuplé les Andes. Les Incas voyaient leur vallée comme le reflet de la voie lactée et utilisaient la nature pour donner une forme à leur constellation.

Dans un mythe Inca, le lama dit au berger d’emmener tous les animaux, en haut du Mont Vilcacoto, il prévient le berger que dans exactement un mois, le déluge arrivera et engloutira tout. Quand l’eau commence à monter, il y a tellement d’eau en haut de la colline, que le renard glisse et se mouille la queue. C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, le renard à le bout de la queue noire. Le lama du mythe est probablement le lama astronomique c’est-à-dire un nuage de poussières interstellaires. Il semble que la constellation inca du lama observait l’est dans l’attente d’une catastrophe. Si l’on observe le solstice d’hiver en décembre 650, on s’aperçoit que la constellation du renard à la queue coupée par l’horizon, queue dans l’eau et devient noire dans le mythe.

Comment ont-ils pensé leur calendrier ? Les Incas tiennent compte des mouvements du Soleil pour reconnaître les années et les jours et des mouvements de la Lune pour identifier les mois. Ils identifiaient notre année solaire en observant les solstices et en commençant l’année par le solstice d’été qui tombe le 23 ème jour de décembre et se termine au même point où il a commencé. L’année inca était donc une année solaire débutant au solstice d’été et se terminant au solstice d’été suivant. Coricancha, le temple du soleil, était le véritable centre de l’empire inca. Du temple, partaient 42 lignes imaginaires dans toutes les directions. Ces axes passaient par des sanctuaires, des huacas naturels ou construits par l’homme qui tous avaient trait à la religion, à la tradition.

Les incas et les planètes : dans les mythes, les Dieux sont souvent associés à des planètes. On attribue Saturne à Viracocha alors que le peuple inca se considère comme le peuple de Jupiter. La rencontre de Viracocha et le père de Manco Capac devait se traduire par une conjonction de Saturne et Jupiter. Après observation de l’année 650, il y a une conjonction entre les Jupiter et Saturne au coucher du Soleil. Il s’agit de l’endroit exact où se trouve l’entrée du monde des Dieux. Le lendemain matin, apparaît une faille entre la voie lactée et le Soleil. Le pont est rompu entre la terre et les dieux. Il est temps pour Viracocha de rejoindre l’autre monde. Ces coïncidences entre événements célestes et faits réels vont mener les incas à croire que l’astronomie détenait le secret de leur destin. Les incas voient leurs ruines dans les étoiles et cela va les conduire à leur perte.

lama_015 dans LAMAPachacutec inca était l’héritier légitime du trône inca. Doté d’un grand talent militaire, Pachacutec initia l’expansion fulgurante du grand empire inca. Au nord il conquit le royaume Chimu, au sud il poussa jusqu’à la vallée de Nazca. Il ne fut pas qu’un conquérant sanguinaire, il fut aussi un remarquable gestionnaire, dotant son immense empire d’une solide et efficace structure administrative. Machu Picchu aurait été une de ces résidences. La ville sacrée Machu Picchu est considérée comme une œuvre maîtresse de l’architecture inca.

Les Incas ont été accusés d’avoir modifiés et enjolivé leur histoire. Selon la légende, un lama descend toutes les nuits sur terre pour aller boire l’eau de la mer, s’il ne le fait pas, c’est la fin du monde. Au solstice, la constellation du lama présent dans la voie lactée annonce l’endroit où se lève le soleil, cela on le sait. En 1432, ce lien entre soleil et voie lactée n’est plus que ténu. Un siècle plus tard, la voie lactée faussera compagnie au soleil. Ce qui, dans la vision inca, romprait un pont entre le ciel et la terre. Voilà le parallèle avec ce qui s’est passé en 650. À l’aube du solstice d’été 1532, la voie lactée a perdu contact avec l’horizon au lever du soleil, c’est alors que les Espagnols arrivent.

Pour éviter que ce jour arrive, Pachacutec ordonne le sacrifice de 10 000 lamas. Le sang de ces derniers est recueilli dans de petits pots de terre après avoir été bénis. Ils sont ensuite placés au sommet de chaque colline et de chaque montagne. Des enfants aussi furent sacrifiés, afin d’emmener cette prière, « fasse que le soleil et la terre restent a jamais jeune, que la terre cesse de tourner et que la paix règne » auprès des étoiles. La seule guerre que la seule guerre qu’il ait eu à faire, c’est une guerre contre le temps. Pour cela, ils ont nourri la terre de bien trop de victimes sacrificielles. Dans leur lutte contre cette terrible vision d’avenir, ils ont envoyé à la mort de jeunes enfants, âmes pures.

Huayna Capac, le dernier grand Inca meurt terrassé, vers 1527, par une maladie mystérieuse apportée par les conquérants espagnols. (Surement la variole). Comme prédit, la fin des Incas est là.

Les Incas ont essayé de construire un monde de paix, de créer une terre d’abondance, ils ont essayé d’unir des tributs en guerre et ont construit des réseaux routiers et tout cela en moins d’un siècle. Malheureusement, ils n’ont pas réussis à se sauver eux-mêmes.

Cité des Incas, cité de génies

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Ecureuil commun

Posté par othoharmonie le 1 mai 2012

L’écureuil commun, que l’on trouve en Europe et en Asie septentrionale, est un mammifère rongeur qui mesure de 40 à 50 cm, du museau à la pointe de la queue. D’un beau roux ACAJOU, il a le ventre blanc. Il vit, solitaire ou en couple, dans les arbres des FORÊTS, et se nourrit de GRAINES et de fruits qu’il accumule dans des cachettes pour l’HIVER. Il est vif et agile : on dit vif Ecureuil commun dans ECUREUIL stock-photo-10539208-squirrel-antique-animal-illustrationscomme un écureuil.

Les défauts des écureuils, et notamment leur gloutonnerie, ne pouvaient laisser indifférente la compagnie de téléphone Bell Canada. Celle-ci a estimé, en effet, que ces charmants ANIMAUX étaient responsables, chaque ANNÉE, de plus d’un million de francs de dégâts : ils grignotaient les gaines de tissu et de caoutchouc des câbles. Elle a donc décidé d’envelopper ses lignes de plastique épais, au prix de frais supplémentaires…

Ce n’est évidemment pas pour son caractère nuisible, mais pour son sens de l’économie, que les caisses d’Epargne et de Prévoyance françaises ont adopté l’écureuil pour emblème. Ces Caisses, reconnues d’utilité publique par la loi du 5 juin 1835, versent un intérêt fixe aux épargnants qui leur confient leur argent.

 

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Art du camouflage de la pieuvre

Posté par othoharmonie le 18 mars 2012

Pour échapper à un ennemi, la pieuvre bénéficie d’un atout grâce auquel elle dissimule sa fuite et donne le change : elle puise une sorte d’encre dans une poche spéciale et en envoie de petits jets. Le nuage noir ainsi dégagé, qui semble dessiner la forme de l’animal, peut persister 10 minutes. Présente chez la plupart des céphalopodes, cette poche débouche dans l’intestin, tout près de l’anus. Elle comprend deux parties, l’une, glandulaire, produisant la mélanine, l’autre servant de réservoir pour ce pigment noir qui, mélangé au mucus, formera cette « encre » que la pieuvre expulse à volonté en nuage compact pour désemparer son agresseur.

 Pour passer inaperçue ou, au contraire, pour attirer l’attention, lorsqu’elle veut, par exemple, impressionner un ennemi ou séduire son partenaire en vue de l’accouplement, la pieuvre possède toute une batterie de mécanismes combinant à la fois posture, structure cutanée et couleurs.

 Changer de couleur et de forme

 Wunderpus photogenicusParticulièrement remarquable est la capacité de ce mollusque de changer de couleur d’une façon radicale et, parfois, instantanée. C’est le fait des chromatophores, cellules pigmentées du derme, hautement spécialisées. Grandes, elles sont entourées d’une couronne de fibres musculaires en forme de rayons qui peuvent se contracter. Leur contraction dilate la cellule pigmentée, le retour au repos étant ensuite effectué par la contraction du sac pigmentaire. La couleur ainsi obtenue dépend à la fois du pigment et de la densité des grains qui le composent, c’est-à-dire de l’état d’expansion de la cellule. Chez la pieuvre, les chromatophores sont superposés en 4 ou 5 couches, et leurs pigments peuvent être jaunes, orange ou rouges, et souvent bruns et noirs. Comme toutes les cellules, les chromatophores vieillissent. Jaunes et orange quand ils sont jeunes, ils foncent avec l’âge.

    La disposition des cellules pigmentaires semble liée à celle d’autres cellules sous-jacentes, qu’elles peuvent alternativement masquer ou dévoiler, selon leur état de contraction. Ce sont les iridophores et les leucophores, dont la taille ne varie pas. Les premières sont dotées d’un indice de réfraction élevé et produisent des couleurs structurales. Les leucophores dispersent la lumière et apparaissent comme des taches blanches. L’interaction de ces différents éléments (chromatophores recouvrant des leucophores eux-mêmes entourés par des iridophores) est à l’origine des champs chromatiques qui produisent la variété des dessins de la peau. Le Britannique J. Messenger a montré que cet art du camouflage, propre aux céphalopodes, résulte d’un simple phénomène passif de réflexion, les pieuvres ne discernant pas les couleurs. Lorsque les chromatophores se contractent, les iridophores réfléchissent automatiquement les rayons lumineux qui les touchent, quelle que soit la longueur d’onde émise. Les leucophores, eux, forment des taches claires ou sombres. Les chromatophores imitent simplement le clair-obscur ou l’intensité du fond.

 Art du camouflage de la pieuvre dans PIEUVRE 220px-Haliphron_atlanticus   Les dessins composés par la pieuvre ne dépendent pas seulement des facteurs chromatiques, mais aussi de la posture et de la structure de l’animal. Ainsi, pour disparaître aux yeux des prédateurs, son corps se couvre de larges taches sombres et claires et se hérisse de papilles, tandis que les bras dorsaux de l’animal se lèvent et se tordent.

    Le nombre des dessins fondamentaux composés par la pieuvre est limité. Certains, dits « permanents », sont destinés essentiellement à rendre le mollusque invisible et ne changent pratiquement pas durant des heures ou même des jours. D’autres, qui ne durent que quelques secondes ou quelques minutes, ont pour effet, au contraire, d’attirer l’attention ou d’impressionner. Dans ce dernier cas, la pieuvre pâlit, seul le bord des bras reste très foncé. Quant au corps, il est lisse, et les bras s’arrondissent en un grand arc, tandis que la membrane qui les relie est tendue au maximum.

    Selon les recherches effectuées en 1969 par le Britannique A. Packard et l’Américain G. Sanders, les pieuvres ne possèdent à leur naissance que 65 chromatophores, alors que, à l’âge de un an, on en compte déjà de 1 à 2 millions. Le nouveau-né ne peut que pâlir ou s’assombrir. Chez les petits, seuls les mécanismes liés à la posture ont atteint leur plein développement : contre une agression, le très jeune animal se contente de se rendre invisible et de prendre la fuite. Plus tard, avec l’évolution de son cerveau, il essaiera d’intimider l’agresseur.

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Araignée, être inoffensif

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2012

Avant d’aller plus loin, tordons le cou à deux idées reçues sur les araignées ; sa venimosité et son inutilité.

 

Araignée, être inoffensif dans ARAIGNEE 192px-MILAN_Jean-Jacques_Pisaura_mirabilis_3La soi-disant venimosité de l’araignée est la cause première des répugnances qu’elle nous inspire, mais même s’il est vrai que cet animal est muni de deux crochets donnant une mort rapide à ses proies, ce venin est cependant sans gravité sur les humains car sur les 50 000 espèces décrites, seules une demi-douzaine sont dangereuses pour l’homme. Et pour finir de vous rassurer, sachez que parmi les plus de 800 espèces recensées en France, seules 12 d’entre elles peuvent pénétrer notre peau. En effet, la plupart des araignées ne disposent pas de crochets venimeux assez longs, effilés et puissants pour transpercer notre peau, c’est ainsi que quand on parle de piqûres d’araignées, la plupart du temps il ne s’agit que d’une légère irritation causée par l’injection de venin entre le derme et l’épiderme, et sous réserve d’une réaction allergique cet accident est tout à fait bénin. 

 

Il faut cependant reconnaître que même en France certaines espèces présentent des dangers pour l’homme, citons par exemple la malmignatte (photo) espèce méridionale de la fameuse veuve noire, vivant dans les sillons des champs en Corse et étant à l’origine de quelques accidents, c’est aussi le cas pour le théridion lugubre (photo) qui si l’on se réfère à L. Dufour a causé lui aussi de sérieuses frayeurs aux montagnards de la Catalogne ainsi que dans la région d’Avignon. Et tout près de nos frontières, n’oublions pas non plus la tarentule qui vit en Italie et peut provoquer chez la personne piquée des accès convulsifs qui, selon la légende ont pour remède certains airs spéciaux de musique. Cette thérapeutique étrange héritée d’un médecin des Calabre semble être à l’origine de la tarentelle, mot qualifiant cette danse rapide et gaie ainsi que la musique qui l’accompagne.

 Mais aucun cas de décès entraîné par une morsure d’araignée originaire de france n’a jamais été recensé dans ce pays.

 240px-Pisaura_mirabilis_Luc_Viatour dans ARAIGNEEEn fait, en Europe les accidents relatifs aux piqûres d’araignées sont rares et souvent exagérés, l’araignée bien loin de nuire à l’homme est tout au contraire, et ce, de façon involontaire, un vaillant protecteur de sa santé. En effet, les araignées se nourrissent d’insectes volants et rampants qui en s’introduisant dans nos foyers amènent parasites et impuretés diverses, telle la mouche qui après avoir folâtré dans des déjections vient se poser dans votre assiette… ou la fourmi venant en éclaireuse pour chercher un nouveau garde-manger pour ses congénères… Et pour ceux qui détestent vraiment les araignées sachez que les trois espèces que nous allons étudier dévorent les autres araignées qui entrent dans vos maisons !!!

 Aux États-Unis la présence d’une espèce de tégénaire est encouragée dans les maisons car elle détruit une autre espèce de tégénaire tegenaria agrestis qui fait partie des trois espèces d’araignées d’Amérique du nord qui peuvent être à l’origine de mauvaises blessures pour l’homme.

 De plus même si l’on a depuis longtemps renoncé à utiliser la soie d’araignée pour confectionner des vêtement, cette dernière est sur le point de rendre un grand service à l’homme car après avoir découvert que certaines araignées produisaient des fils de soie proportionnellement plus solides qu’un câble d’acier. Certains scientifiques ont calculé qu’un filet constitué de fils d’araignées de l’épaisseur d’un crayon serait assez résistant pour arrêter un Boeing 747 en plein vol !!! l’armée américaine envisage sérieusement la confection de gilets pare-balles en soie d’araignée mais pour l’instant les chimistes étant incapables de synthétiser cette substance en laboratoire ce projet reste en suspend car il serait trop long et fastidieux de « traire » assez d’araignées pour fabriquer une quantité industrielle de ces gilets.

                                                         

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Origines préhistorique de l’âne

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

 

Origines préhistorique de l'âne  dans ANE tendres-peluches-259455.1259225635.thumbnailC’est au Pléistocène (il y a environ un million d’années) qu’apparurent les premiers équidés. Les données morphologiques, alliées à des éléments de caryologie, permettent d’assurer qu’il existe à l’heure actuelle trois rameaux principaux représentés par les chevaux, les ânes et les zèbres, dérivés successivement de l’Equus du Quaternaire (LANGLOIS, 1973).

Quoique les vestiges de l’existence du cheval et de certains asiniens à l’époque préhistorique soient assez nombreux, l’utilisation de ces animaux fut plus tardive et leur hybridation est certainement postérieure au néolithique ou période de la pierre taillée.

La domestication de l’âne est, selon les auteurs, antérieure ou postérieure à celle du cheval. La question est difficile à résoudre. Il serait plus exact de dire qu’il n’a pas été primitivement utilisé dans la même aire géographique que le cheval. Il existait en Grèce, au temps d’HOMERE (Iliade, Liv XI). HEREDOTE dit que, dans l’armée de XERXES,  » les Indiens se servaient tant de chevaux de selle que de chars attelés de chevaux et d’ânes sauvages « . L’âne est figuré sur les plus anciens monuments d’Egypte et il fait partie des objets que le pharaon donne à Abraham. Ainsi, PIETREMENT écrit en 1870 :  » les enseignements de l’histoire ne laissent aucun doute sur les lieux de la première domestication de l’âne ; ce sont les chaudes contrées aux Copie%20de%20PHOTOS%20ANES%20041%20test dans ANEenvirons de la mer rouge et des rivages du Sud-Est de la Méditerranée « .

LINNE et CHARDIN placent en Arabie le berceau de la race asine. De là, elle serait descendue en Egypte, puis en Grèce, de Grèce en Italie et de l’Italie en Gaule. Les ânes se sont vite répandus dans le sud de l’Europe, surtout dans les pays méditerranéens en raison de leur résistance et de leur sobriété. Ce ne serait que plus tard qu’ils auraient été conduits dans la partie septentrionale de l’Europe.

Ainsi dispersé sous différents climats, puis soumis à la domestication au cours du quatrième millénaire avant Jésus Christ, l’âne, par une ségrégation intra-spécifique est à l’origine des races variées que l’on retrouve aujourd’hui (AUDIOT, 1977). 

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L’âne sauvage asiatique

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

Il est plus généralement appelé  » hémione « . Ce nom est issu du grec ancien (hêmonios) et signifie  » demi-âne « . Son origine est discutée, mais, aujourd’hui, il est plus apparenté aux ânes qu’aux chevaux.

L'âne sauvage asiatique dans ANE pt52972
Son territoire s’étendrait sur la plus grande partie des steppes depuis la mer Noire jusqu’à la côte pacifique et depuis l’Anatolie jusqu’au nord de l’Inde. Les grandes variations de climat, de terrain et d’altitude ont obligé ces équins à s’adapter à des conditions très diverses. Les spécialistes distinguent, en effet, sur cette large aire d’extension au moins 8 sous espèces. Nous pouvons citer comme exemple le Kiang, adapté aux conditions extrêmes des hauts plateaux du nord de l’Himalaya ou bien l’Onagre, connu pour sa vélocité.

Au siècle dernier, l’effectif probable de l’ensemble de ces hémiones sauvages était d’une centaine de millions de têtes. La multiplication des armes à feu, l’extension de l’élevage avec l’occupation des rares points d’eau et la diminution des pâturages disponibles ont conduit à leur déclin rapide dès la fin du XIXème siècle. Il n’existe, aujourd’hui, plus que 10 000 têtes environ.

 

barre de séparation chouettes

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Lion 3

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion  3 dans LION lionLorsque les Lionceaux viennent au monde après une gestation de cent huit à cent dix jours, leur taille est celle d’un chat qui aurait atteint la moitié de son développement. Seuls de tous les carnassiers, les Lions naissent les yeux ouverts. Comme la Lionne pendant l’allaitement ne quitte guère ses petits, si ce n’est pour aller se désaltérer, elle établit son repaire près d’une source ou d’une rivière. Elle s’assure ainsi une proie abondante et facile lorsque les animaux de la contrée sont attirés par le besoin de l’eau.

Après les fortes chaleurs du jour, aux premières fraîcheurs de la nuit, l’Antilope et la Girafe, le Zèbre et le Buffle recherchent les sources…. Le guide de la troupe d’Antilopes s’avance lentement, en flairant et en écoutant sans cesse ; il cherche à percer de ses yeux les ténèbres de la nuit. Après chaque pas, il s’assure que tout est calme et silencieux. Les Antilopes sont assez intelligentes pour avancer contre le vent, et presque toujours le guide du troupeau perçoit à temps le danger. Il s’arrête, écoute, regarde, flaire, et aussitôt, rebroussant chemin, se livre à une fuite rapide, qui entraîne toute la troupe et la dérobe au danger.

Le Zèbre s’approche avec la même prudence ainsi que la Girafe, mais soudain le Lion fait un bond, saute sur le cou de sa victime et lui enfonce les dents dans la nuque.

lion-blanc-245599 dans LIONC’est cette façon de chasser indigne du grand carnassier qui a fait dire à Barrow : « Cet animal est traître, il est rare qu’il attaque ouvertement, il s’embusque jusqu’à ce qu’il puisse sauter sur sa proie. » Nous lisons dans le Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle ce détail que nous n’avons trouvé reproduit nulle part : on croit que pour cette chasse où sa force est le plus souvent inutile, mais où la ruse devient nécessaire, le Lion sait s’associer le Caracal, petit Lynx qui, d’une taille plus semblable à la leur, peut facilement approcher ses victimes sans leur inspirer d’épouvante et sans déterminer leur fuite. On dit qu’il s’en sert comme d’un pourvoyeur et qu’il partage ensuite avec lui sa proie. Il est peut-être plus probable que si le Caracal suit le Lion, c’est afin de profiter des restes de ce puissant carnassier. Il ne serait cependant pas impossible qu’il y eût du vrai dans ce récit.

Lorsque les animaux se sont accouplés, le pays qu’ils habitent est dans la désolation. Le Lion consomme énormément ; on en jugera par ces chiffres donnés par Jules Gérard. En 1855, dit-il, les trente Lions qui se trouvaient dans la province de disney-roi-lion-00012Constantine coûtaient annuellement 180000 francs.

« Dans les contrées où je chasse d’habitude, écrit-il, l’Arabe qui paye 5 francs d’impôt à l’État paye 50 francs au Lion. Un seul Lion tue ou consomme une valeur annuelle de 6000 francs en chevaux, mulets, boeufs, chameaux et moutons ; en prenant la moyenne de sa vie, qui est de trente-cinq ans, chaque Lion coûte donc aux Arabes 210000 francs. »

De 1856 à 1857, toujours d’après Jules Gérard, 60 Lions ont enlevé dans la seule province de Bône 10000 pièces de bétail, grandes et petites…. En captivité le Lion absorbe par jour, en moyenne, de 6 à 7 kilos de viande. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
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Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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Lion 7

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 7 dans LION pt37837Les Cafres des frontières de la colonie du cap de Bonne-Espérance, vulgairement nommés Kaal-Kaffers (Cafres chauves), ont, d’après Delegorgue, une singulière manière d’attaquer le Lion, qu’ils chassent. « L’un d’eux, dit-il, porteur d’un vaste bouclier de buffle épais et dur, auquel a été donnée une forme concave, s’approche le premier de l’animal, et lui lance une assagaye. Le Lion bondit vers son agresseur ; mais l’homme s’est laissé tomber à plat sur la terre, et son bouclier le recouvre, de même que les cônes marins (patelles) qui adhèrent aux rochers. L’animal essaye alors ses griffes et ses dents sur la partie supérieure du bouclier, qui les voit glisser sans effet produit. Il redouble ; mais bientôt, cerné par la bande d’hommes armés, son corps est tour à tour percé de vingt, de cent coups d’assagaye qu’il s’imagine recevoir de l’homme qu’il tient sous lui. »

Nous extrayons du Voyage en Abyssinie exécuté pendant les années 1839, 1840, 1841, 1842, 1843, par MM. Théophile Lefebvre, lieutenant de vaisseau, H. Petit et Quantin Dellon, docteurs-médecins, naturalistes du Muséum, et Vignaud, dessinateur, le passage suivant, relatif à la chasse au Lion et qui semble débarrassé des exagérations ordinairement entassées dans leurs récits par des chasseurs moins sérieux.

« Lorsque le Lion est attaqué, il a pour habitude constante de s’élancer d’abord sur celui qui l’a touché le premier, soit avec le fusil, soit avec la lance.

 » Aussi considère-t-on comme l’ayant tué le chasseur qui l’a le premier tiré, quoique plusieurs autres l’aient ensuite abattu, parce que le premier il a eu le courage de s’exposer à sa fureur. Après avoir déchiré le premier assaillant, il passe au second, et ainsi de suite, avec une espèce d’instinct et de mémoire très remarquable. Si l’un des chasseurs, par ses gestes, sa contenance, son visage, laisse apercevoir la moindre frayeur, sa mort est sûre, car le Lion le reconnaît et s’élance aussitôt sur lui.»


Il s’avance vers les combattants en remuant la tête et la queue et en ouvrant la gueule d’une manière effroyable. Il ne fait qu’un bond de trente à trente-cinq pieds, puis se dresse à portée, et généralement brise, en se laissant tomber de son propre poids, l’épine dorsale de celui qu’il a choisi pour victime, en même temps qu’il lui déchire le corps avec ses griffes et lui broie la tête dans sa gueule.

lions dans LION Il est surtout terrible quand, étant tombé, il semble presque mort. Généralement son agonie coûte la vie à un homme ; car quoique sans mouvement apparent depuis assez longtemps, si l’on ne prend pas de grandes précautions pour l’approcher, il recueille tout ce qui lui reste de force pour achever ceux qui sont tombés près de lui ou celui qui vient lui porter un dernier coup.

Une question a souvent été posée : Le Lion attaque-t-il l’homme ? Et résolue négativement.

Ben-Amar affirme que jamais, sinon dans le cas de légitime défense, le Lion n’attaque l’homme. (A SUIVRE…) 
HENRI DEMESSE. 



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Lion 9

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 9 dans LION 0290017104240334-c2-photo-oYToyOntzOjE6InciO2k6NjU2O3M6NToiY29sb3IiO3M6NToid2hpdGUiO30%3D-sieste-collective-des-lions-du-masai-maraCertains naturalistes nous énoncent plusieurs de ces récits fabuleux qui se sont accrédités un peu partout à propos du Lion. Cet animal, dit-on, serait toujours dominé par la fièvre ; il dort les yeux ouverts ; telle ou telle partie de son corps a des vertus merveilleuses en médecine ; ses os sont tellement durs qu’ils donnent des étincelles au choc, etc.

Les Arabes, dont la nature est essentiellement incline à la superstition la plus exagérée, n’ont pas peu contribué à répandre ces croyances. Ils prétendent que, vers le milieu du jour, le Lion souffre horriblement de la fièvre froide, ce qui le rend paresseux ; ils allèguent encore que, si on veut le mettre en mouvement, il faut l’exciter à coups de pierre, car il ne se déplace pas de lui-même. En réalité, il n’en est pas tout à fait ainsi, quoiqu’on ne puisse nier qu’il soit très paresseux tant que le soleil est au-dessus de l’horizon. Dans mon dernier voyage en Abyssinie, dit Brehm, j’ai pu m’assurer qu’il se glisse quelquefois, pendant le jour, dans le fourré ou se tient tranquillement sur un point culminant pour observer les animaux du canton qu’il habite. Ainsi, l’un de mes domestiques a vu un Lion assis en plein midi, dans la vallée qui conduit de Mensa à Aïn-Saba. Ce Lion regarda avec beaucoup d’intérêt le chameau et son maître, mais les laissa tranquillement passer. On a considéré comme fausses les assertions de Le Vaillant et d’autres naturalistes, sur l’habitude qu’a le Lion d’examiner ainsi tout son domaine ; cependant j’ai eu occasion de vérifier le fait par moi-même. Nous avons vu un lion couché sur une colline aride et rocheuse, où il ne pouvait évidemment être qu’en explorateur, afin de s’assurer dans quelle partie des environs il trouverait le plus facilement du gibier, la nuit venue.

C’est en vain que, si loin que l’on puisse remonter, Aristote avait reconnu l’absurdité de ces fables ; qu’il en avait même expressément réfuté une partie ; le merveilleux a tellement de charmes pour l’esprit humain, qu’on ne peut se décider à abandonner la fantaisie pour la réalité ; les contes populaires étaient toujours acceptés et finissaient, à force d’être répétés, par se glisser non seulement dans les livres des poètes, mais même dans ceux des naturalistes.

1845.ThumbL dans LIONLe nombre des fables, légendes et récits merveilleux, auxquels le Lion s’est trouvé mêlé est considérable. Tout le monde connaît l’histoire du Lion d’Androclès, dont nous avons déjà parlé plus haut. Cette anecdote est attribuée presque dans les mêmes termes à Mentor de Syracuse, à Helpis de Samos, à l’abbé Sérasimos, à saint Gérôme et (avec cette variante qu’il s’agit d’un Lion aveugle à qui la vue a été rendue) à Macaire le confesseur. L’épine dans la patte du Lion est une forme zoologique, dit Angelo de Gubernatis (1) correspondant au héros vulnérable par les pieds.

On affirme que le roi des animaux est d’une galanterie à désespérer un petit maître : car s’il se montre cruel envers les hommes, il se garde bien, assure-t-on, de faire du mal aux femmes ; pas plus d’ailleurs qu’aux petits enfants, ce qui démontre suffisamment, disent les bonnes gens, sa générosité. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



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Lion 10

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 10 dans LION pt5057Nous nous souvenons d’avoir lu dans un ouvrage ancien qu’une captive ayant été attaquée par des Lions, elle les apaisa en leur tenant le discours suivant : « O Lions, vous qui êtes beaux, nobles et forts, vous ne me ferez pas de mal quand vous saurez ce que je suis : une pauvre femme bien chétive et bien faible, une mère après laquelle attend son enfant. Ayez pitié de moi, ô Lions ; n’abusez pas de votre force contre moi… », etc. etc.

Et l’auteur de cette fable, que retiennent facilement et répètent les amis du merveilleux, ajoute que les Lions, vraisemblablement touchés par de si belles paroles, laissèrent partir sans lui faire de mal, cette femme si humble et si éplorée.

Dans le sixième des contes siciliens publiés par Mme Gonzenbach, le petit Giuseppe arrache une épine de la patte d’un Lion ; le Lion reconnaissant lui donne un de ses poils ; à l’aide de ce poil, le jeune homme peut, en cas de nécessité, devenir un Lion terrible, et sous cette forme il dévore la tête du roi des dragons.

Et c’est en partant de l’idée du Lion monstrueux que les anciens ont été unanimes à croire qu’entre tous les animaux, le Lion craint le Coq et particulièrement sa crête d’un rouge ardent. Dans une fable d’Achille Tatius, le Lion se plaint que Prométhée ait permis au Coq de l’effrayer ; mais il se console bientôt en apprenant que l’Éléphant est tourmenté par le Moucheron qui lui bourdonne dans les oreilles.

Les anciens attribuaient au Lion une antipathie particulière pour les odeurs fortes. Mais cette opinion doit être rangée avec celle qui considère la Lionne comme stérile.

Quand les femmes de l’antiquité rencontraient une Lionne, elles regardaient cette circonstance comme un présage de stérilité.

Dans la fable d’Ésope, les Renards se vantent de leur fécondité devant la Lionne, qu’ils tournent en ridicule parce qu’elle ne donne naissance qu’à un seul petit. « Oui, répond-elle ; mais c’est un lion. » Sous le signe du Lion, la terre aussi devient aride et par conséquent inféconde. Quand le soleil entre dans le signe du Lion, il atteint le maximum de sa puissance, et la couronne d’or que les Florentins déposaient le jour de la Saint-Jean sur le Lion érigé au milieu de la place publique était un symbole de l’approche de la saison qu’ils désignent sous un nom composé de deux mots sol lione, réunis en un seul.

NZEL06_187-lions dans LIONLa vue du Lion en songe était également un présage heureux chez les anciens ; quand Agariste et Philippe virent un Lion en rêve, ce rêve fut considéré comme un avertissement, pour le premier, de la naissance de Périclès, et pour le second, de celle d’Alexandre le Grand.

Le mythe du Lion et du Tigre est essentiellement asiatique ; néanmoins une grande partie de ce mythe se développa en Grèce, où le Lion et le Tigre finirent par être connus et durent inspirer, comme dans l’Inde, un sentiment analogue à la terreur religieuse causée par les rois orientaux.

Le narasinha de l’Inde fut appelé, au moyen âge, le roi par excellence ; de même, dans la Grèce, le roi reçut aussi le nom de Léôn.

Héraclès, Hector, Achille, parmi les héros grecs ; Wolfdieterich, et plusieurs autres héros de la tradition germanique, avaient l’usage du Lion pour signe distinctif ; le coursier du héros Hildebrand est un Lion.

On voit, par toutes ces légendes, combien le Lion était respecté dans l’antiquité. Le nombre de ces carnassiers devait être jadis considérable, si l’on en juge par l’incroyable consommation que les Romains faisaient jadis de ces animaux, pour leurs jeux. (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



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Lion des cavernes

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Le lion des cavernes était généralement de très grande taille, excepté dans quelques régions nordiques où une grande taille n’était Lion des cavernes  dans LION Panthera_leo_spelaeapas nécessaire. Certains auteurs considèrent la taille comme un indicateur chronologique ; selon Ballesio, il existe deux formes : une grande, présente notamment à Gailenreuth, Lherm, ou Jaurens, et une petite, présente à la grotte du Bois de Cantet et dans d’autres sites magdaléniens d’Europe septentrionale. Il semble plutôt s’agir d’un dimorphisme sexuel, d’autant que les spécimens magdaléniens, très fragmentaires, se rapprochent plus de Panthera leo que de Panthera spelaea, présent en Europe jusqu’en 300.

 

L’apparence des lions des cavernes a souvent été contestée durant ces deux derniers siècles, du fait que tantôt il a été considéré comme une sous-espèce de lion moderne, et tantôt comme une sous-espèce du tigre. Les auteurs modernes tendent à croire qu’il s’agit d’une population de lions africains s’étant adaptés très tôt à un climat froid. Une étude basée sur quelques individus européens provenant d’Allemagne et d’Autriche montre que le phylum des lions des cavernes s’est détaché très tôt du phylum des lions modernes ; cette étude inclut les lions des cavernes au sein du taxon Panthera leo mais l’éloignement génétique, en plus de l’adaptation flagrante au froid, porte à croire qu’il s’agit plutôt d’une espèce distincte.

 

photo-1295254-L dans LIONLe lion des cavernes dans l’art préhistorique 

Les peintures de la grotte Chauvet (Ardèche) sont probablement les meilleurs indicateurs pour déterminer l’apparence de ces grands fauves. Les peintures de lions des cavernes sont assez rares dans l’art paléolithique européen : la grotte Chauvet (Aurignacien) possède plus de représentations que toutes les autres réunies avec un nombre record de 75 figures ; la grotte de Lascaux (Solutréen ?) n’en possède que 11 et la grotte des Trois-Frères 6 (Magdalénien).

Dans la grotte Chauvet – et les autres –, les figures attribuées à des lions des cavernes sont semblables ; on retrouve toujours de grands félins à pelage épais et unis, à « pinceau » (bout de la queue) noir, à oreilles rondes, à trois ou quatre rangées de vibrisses, à truffe arrondie et à museau allongé ; curieusement, les figures représentant des mâles (comme l’atteste la figuration des testicules) ne possèdent pas de crinières, mais simplement une boursouflure au niveau du cou.

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Lion mythologique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Il va de soi que le Lion est solaire : « Cet animal, selon Plutarque, était – en effet – consacré au Soleil, parce que, de tous ceux à grilles recourbées, c’est le seul qui voit en naissant, et parce qu’il dort fort peu, et les yeux ouverts »

 

Ainsi s’exprimait le poète d’autrefois. L’homme de science d’aujourd’hui, assure que le lion est généralement monogame, ce n’est donc pas Alexandre Dumas. Il passe, dit-on, la journée à dormir ou à digérer, dissimulé dans les « buissons ou caché dans les cavernes », et il chasse la nuit, en s’attaquant à de gros herbivores plutôt qu’à l’Homme devenu son protecteur. Les Lions sont reconnaissants. 

 

Lion mythologique  dans LION 2eu9utrb

Si vous vous intéressez a la symbolique solaire, vous serez surpris de l’importance du chiffre 3. Dans un Grand livre sur le Zodiaque, M. Senard nous rappelle que le Lion de l’étendard de Juda occupe le zénith du zodiaque : « Vient d’abord près de la partie extérieure du cercle un lion couche en dessous duquel se trouvent trois lions plus petits indiquant les trois décans du signe, puis, en se rapprochant du centre du cercle, viennent : I° un héros brandissant un sceptre à trois pointes, 2° un cavalier tenant par la bride un cheval qui piaffe et résiste, enfin, 3° la tête et le cou d’un âne qui s’approche d’un buisson touffu »

 

Les Jeux olympiques qui se déroulaient dans la forêt de Némée s’organisaient de trois en trois ans. C’est le temps nécessaire pour qu’un lion mâle porte une crinière abondante. 

 

L’idée de force appelle l’image du lion ou bien celle d’Hercule. Les deux images étant liées, on ne peut guère représenter Hercule qu’avec sa massue et sa peau de bête gagnée à l’occasion de son premier travail. Il convient de se souvenir qu’Hercule a été conçu par Jupiter dans l’espace de trois nuits et qu’il est né sous des coups de tonnerre redoubles. Par dépit, l’irascible Junon lui imposa d’incroyables corvées, notamment celle de vaincre ce monstrueux lion qui terrifiait la région de Némée. Hercule, dans ce combat, n’avait pas d’arme suffisamment acérée pour transpercer le fauve. Il ne put le tuer qu’en l’étouffant et en usant des propres griffes de l’animal pour le dépecer. 

 

pt7725 dans LIONLa fable insiste sur l’invincibilité du bouclier léonien. Bien des exploits des héros de ce Signe tiennent à leur cuirasse, plus forte que la carapace du cancérien. Manifestement, avec le Crabe et le Lion, les Signes d’été mettent en vedette les pouvoirs d’immunisation et d’autoprotection. La symbolique de la Vierge, 3e Signe d’été, va dans le même sens : la force n’est plus dans l’offensive mais dans la défensive. Ce n’est plus le printemps avec ses coups de bélier, mais le temps du bouclier. Nous sommes en présence d’une puissance concentrée parce que le Jour en réduisant sa durée donne l’image d’un repliement sur soi : image d’étreinte, d’autocontrainte ou d’autorégulation avec ses bavures explosives. Cette puissance concentrée parait hautement enviable, puisque plusieurs astrologues pensent, ni plus ni moins, que le zodiaque doit commencer, non pas a 0° du Bélier, à l’heure du printemps, mais à 0° du Lion, une trentaine de jours après le commencement de l’été, à l’heure où les aoûtiens de notre hémisphère se bronzent pour livrer au Soleil un culte épidermique. Les aoûtiens se taillent, à la façon d’Hercule, une peau de bête, invincible aux railleries mais qu’il faudra bien quitter en décembre, sous le Signe du Sagittaire qui vit la mort d’Hercule pour des raisons toujours épidermiques (tunique de Nessus, dont nous reparlerons lorsque vous aurez perdu votre bronzage). 

 

Parce qu’il est, théoriquement, le plus fort, le Lion-Soleil devrait être le premier. Neil Armstrong, cosmonaute, fut le premier a marcher sur la Lune et à prononcer des paroles historiques en évitant de bafouiller malgré la grandeur des circonstances. Le Lion est un Signe en affinité avec l’Espace. Il lui faut un cadre, un décor, une scène, un fief ou un domaine. C’est pourquoi, il est souvent le Roi de quelque chose : de Cuba, pour Fidel Castro, du suspense, pour Hitchcock. Longtemps, Pierre Dac a été le roi de la rigolade, avec un humour franc et massu qui cuirasse à jamais contre les pièges de la finesse. Avec Tex Avery, Bourvil, Goscinny, Averty, Louis de Funès, et même Mireille Mathieu et Louis Pauwels, on voit que le Lion aime à rire et à chanter. C’est tout de suite l’insolation, le rire brûlure au 2e degré. 

 

Hercule-Lion, votre héros modèle, n’était pas toujours très souple. On raconte qu’un dénommé Linus, professeur de musique, « lui enseigna à jouer d’un instrument qui se touchait avec l’archet ». Mais comme Hercule, avec ses grosses mains, détonnait en touchant, Linus fit un sermon déplaisant qui lui valut de recevoir le violon sur la tête. On comprend pourquoi le compositeur Stockhausen est du Lion : il brise les carcans de la musique, ses normes et instruments, il libère le son, comme Hercule, dans un autre travail, nettoie les bourbiers des boeufs conformistes. Ceci dit, Stockhausen, tout en introduisant les grenouilles dans un orchestre libéré, est un homme trop distingué pour casser un violon sur la tête d’un batracien. 

 

pt37841Les Lions forts sont irascibles, au moins autant que le Soleil dont les rayons, selon la médecine, sont amis-ennemis de l’homme. Hercule, héros Solaire, embête tout le monde et le Soleil avec. Un jour, qu’il ne voulait pas bronzer, il se mit en colère contre le roi du ciel et lui décocha plusieurs flèches. Un comble ! Le Soleil ébloui par tant d’audace et admirant le courage insolent de son archer lui fit présent d’un gobelet d’or. Finalement, la révolte est-elle payante ? Oui, pour Bourguiba, non pour Mata-Hari… mais, cette lionne a sans doute échoué faute d’être une vraie insolente. Elle ne fut qu’un Hercule manipulée, victime de son manque d’autocontrôle. 

 

Dans les Jeux olympiques, Hercule-Lion ne craignait personne. Encore moins son père Jupiter qui voulut lutter contre lui sous la figure d’un athlète. La fable raconte que l’avantage « fut égal des deux côtés », Et c’est, là, un des multiples prodiges de la pensée symbolique lorsqu’elle n’est pas emprisonnée dans les livres d’érudits viscéralement ennemis des sources fortes de la vie. II ressort, de quelques travaux semblables à ceux d’Hercule, que les planètes principales du système solaire pourraient bien faire contrepoids à la force du Soleil, comme si notre astre central, loin d’être un despote omnipuissant, avait, face à lui, des forces au moins égales, quoique moins apparentes. 

 

Les planètes sont rivales du Soleil, comme I’Homme herculéen est l’impétueux rival des dieux. Hercule n’est qu’un nom sous lequel es hommes ont rassemblé tous les exploits des hommes capables, ne fût-ce qu’un instant, de tenir le Soleil en échec, ainsi que tous les fatalismes. Orgueil, ou puissance du vouloir… un problème au cœur de chacun, ce muscle herculéen aux grandeurs et faiblesses sublimes. 

 

Texte paru dans Les Signes du destin, éd. RMC/Editions du Rocher 1981

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Lion et Chaman

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Pour les chamans, que nous en ayons conscience ou non, nous avons tous des animaux de pouvoir. Certains possèdent des symboliques si évidentes qu’elles sont passées dans le langage commun de tout un chacun. 


Si vous parlez du lion, vous songerez sans doute à la force, à la beauté, à la royauté, n’est-ce pas ? 


Lion et Chaman  dans LION stock-illustration-3963035-lion-crestVoici d’autres qualités, parfois surprenantes, associées aux animaux totem. 

 

Cet animal, le Lion, a un « bon karma » ! Il est le symbole du pouvoir impérial et de la sagesse royale. Il est aussi directement lié à l’histoire séculière et religieuse des peuples et des états. 


Pensez au « coeur de lion » de Richard. Cela induit : le courage, la bravoure, l’enthousiasme. 


On associe au lion :
- la capacité à vite récupérer
- la capacité à guérir les émotions négatives
- la force sexuelle 

C’est en quelque sorte la vie de roi.
Notez tout de même, pour être tout à fait honnête aussi, que le lion ne fait pas grand chose dans la savane à part se pavaner. C’est la lionne qui chasse et ramène « au foyer » la pitance de chaque jour pour les lionceaux. Méditons, méditons sur les légendes touchant aux mâles souvent bien lotis par les mythes quand c’est la femelle qui fait tout… Ah ! monde d’hommes (surtout dans le temps), légendes d’hommes.

Pour contacter l’animal totem, le chaman s’essaie à sentir la force de l’animal, son énergie, et tente de danser avec lui. On parle alors de danse de pouvoir. Il se met à simuler les mouvements de l’animal, de crier comme lui, de devenir lui.

(je vous conseille à nouveau d’être très vigilants. Je vous transmets ici une théorie. Je ne vous invite pas du tout, loin s’en faut, à courir contacter votre animal totem tout à trac. D’ailleurs, d’après Catherine Battesti aussi, il faut être accompagné de personnes compétentes, beaucoup se réclamant d’un chamanisme purement imaginaire ou… malveillant. Et être bien informé sur les conséquences inévitables sur le quotidien de ce type de contact. Prudence, prudence.).

pt12286 dans LION

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Rêver de Lion

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Rêver de Lion dans LION pt4464Le symbolisme du lion est lié au soleil et à la royauté. Il est très positif en rêve. Le lien symbolise aussi la force, l’énergie canalisée et maîtrisée, la maturité, le pouvoir masculin, le cœur et l’homme réalisé. La force du lion n’a pas besoin de démonstration ; elle est. 

 

Chacun la ressent et la respecte. Curieusement, on peut envisager cette énergie comme étant de nature féminine, intérieure, et sa manifestation de nature masculine. C’est une harmonie, un équilibre entre ces deux polarités qui est évoqué ici. Dans la plupart des rêves, le lion est loin de nous. Nous le voyons passer ou nous regarder. Mais cette vision n’est jamais ressentie avec terreur à l’inverse du tigre. C’est une crainte empreinte de respect ; nous pressentons en nous cette force et cette richesse intérieure. Mais il nous faut encore de la prudence et ne rien vouloir hâter sous peine de nous trouver confronté à quelque chose d’incontrôlable. 

 

Dans certains grands rêves, nous pouvons approcher le lion, le caresser ou même l’étreindre. Dans ce cas, nous avons trouvé en nous suffisamment de confiance pour approcher cette harmonie et cette force. Nous sommes en mesure de nous épanouir réellement, d’agir et d’apporter aux autres. 

 

Il est très rare que le lion soit perçu négativement en rêve. Un lion agressif et effrayant peut représenter un homme qui abuse de son pouvoir, qui perd soudain le sens de ses valeurs. S’ils sont plusieurs, il peut s’agir ici d’un mauvais jugement relatif à la force physique et au pouvoir masculin, une mauvaise interprétation relative à un conditionnement anti-masculin. 

En tant que félin (chat), le lion apporte parfois une connotation sexuelle au rêve, mais étant de nature solaire, c’est souvent l’image du père qui est symbolisée par le lion. 

 

Positif : Principe masculin de force t de pouvoir, autorité, père, personnalité riche, réalisation, cœur. 

 

Négatif : surestimation de soi, mauvais jugement. 

 

Texte issu du site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.htmlPsychanalyste – sychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves


En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

 

lion dans LION

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Lion, animal TOTEM

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Lion, animal TOTEM dans LION lion-m-acircle-thumb840045Le lion porte tous les traits d’indépendance farouche, du guerrier combat quand acculés ou menacés, et de la capacité de voir clairement ce qu’il regarde, qui sont partagés par tous les membres de la famille des félins. Cependant, le lion est inhabituel parce qu’il vit dans une famille appelée « fier ». Son origine est l’Afrique, et si vous portez le lion comme un totem, vous devriez lire et comprendre le terrain physique de l’Afrique, surtout l’environnement et l’équilibre de la vie sur les savanes là.

Le lion est certainement un totem pour la puissance de l’énergie féminine. Alors que le lion mâle s’assoit autour de la recherche avec sa belle crinière, c’est la femelle qui est le travailleur, le chasseur, et le tueur. Quand vous entendez le rugissement du mâle, savoir qu’il est seulement en utilisant cette bouche grande pour effrayer  ; jeu dans la direction de la femelle qui est à l’affût. C’est elle qui alimente le groupe; qui se soucie pour les jeunes, et qui est la force nourrir la fierté.

Alors que le mâle est le protecteur du groupe, même qu’il ne cherche pas les confrontations ou d’attaquer inutilement. Il agira en cas de contestation, et se battront jusqu’à la mort pour protéger, mais il préfère de beaucoup la durépt47359 dans LIONe de vie calme et paisible. Est-ce votre humeur? Avez-vous s’en prendre à d’autres sans cause? Mieux vaut prendre une leçon de lion. :)

Si vous êtes attiré par le lion, d’examiner comment vous agissez et inter-agir dans des groupes – pas seulement votre propre famille, mais votre situation de travail et vos activités sociales. Quel est votre rôle dans chacun de ces groupes? Que faites-vous contribuer? Qu’est-ce que vous obtenez de chacune? Portez-vous votre propre poids dans l’effort de groupe?

Une leçon de lion qui va vous servir est bien pour apprendre les secrets du silence, et de regarder pour le bon moment de prendre les mesures qui sont importantes pour vous. Comme le renard, le lion est furtive et peut disparaître dans ses environs pour se repérer, de savoir où les forces et les faiblesses mensonge, et de regarder pour sa possibilité de profiter pleinement d’une situation.

Apprendre le bon usage du pouvoir, la force et la force de lion. Soyez calme, tranquille et sécuritaire est en votre pouvoir, mais, lorsque cela est nécessaire, n’hésitez pas à se battre pour les choses qui vous sont chers. 

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Lion dans l’art

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

Lion dans l'art dans LIONLe lion est l’un des félins le plus représenté dans l’art. Il figure dès le Paléolithique sur les peintures pariétales. Représentée sur les trônes des monarques ou gardant les temples, l’image du lion est étroitement liée à la royauté et à la protection durant l’Antiquité. Créature thérianthrope du temps de l’Égypte antique, il est le plus souvent représenté de manière réaliste dans les civilisations mésopotamiennes et gréco-romaine.

Durant le Moyen Âge, le lion est associé au Christ et on lui attribue de nombreux pouvoirs magiques, abondamment représentés dans les églises et les enluminures ; l’héraldique lui accorde une place de choix. À partir de la Renaissance, les représentations du félin se tournent vers le réalisme. En Asie, le lion, bien que présent uniquement sur la péninsule indienne, est très représenté en tant que statue gardienne des temples.

Depuis le XXe siècle, ce félin est de plus en plus représenté, au travers des photographies de la vie sauvage, comme du cinéma, des documentaires animaliers ou encore de la littérature avec de nombreux représentants léonins : Aslan, le lion dans Le Monde de Narnia, le lion peureux du Magicien d’Oz ou encore le dessin animé de Disney Le Roi lion.

250px-Hoehlenloewe_CaveLion_hharder dans LIONLes félins sont assez peu représentés dans l’art pariétal paléolithique. En règle générale, ils sont présents dans les parties reculées et difficiles d’accès de la grotte et sont d’une qualité graphique bien inférieure à celle observée sur les chevaux ou les bisons par exemple. La grotte Chauvet-Pont-d’Arc fait office d’exception à cette règle en raison de la grande quantité et qualité des félins représentés. Les félins peuvent être peints, gravés sur la roche ou sur l’os. Quant à l’espèce de félin représentée, la grotte des Trois-Frères permet de clairement identifier le lion des cavernes plutôt que le tigre en raison de la présence d’un toupet de poil au bout de la queue.

Le lion est représenté la face tournée vers l’observateur et non de profil dans l’art préhistorique africain. En effet, des légendes lui attribuent des pouvoirs magiques liés à son regard. De telles représentations se retrouvent à In Habeter dans le Fezzan, à Jacou dans l’Atlas saharien (Néolithique), mais également dans la grotte du Paléolithique supérieur des Trois-Frères, en France.

L’homme lion, sculpture d’ivoire de mammouth du Paléolithique supérieur (Aurignacien) de près de trente centimètres de haut, représente le corps d’un homme surmonté d’une tête de lion des cavernes et compte parmi les œuvres d’art les plus impressionnantes de cette époque, mais également parmi les plus anciennes de toute l’histoire de l’humanité. Elle incarne peut-être une divinité.

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L’Ours 8

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2011

Par Jules Vallès

L’Ours a sa cage même au théâtre.

L'Ours 8  dans OURS 250px-OursBlanc_Zoo_de_La_Fl%C3%A8che« Un Ours, en argot de comédiens, est une pièce qui brille par son absence d’intérêt, de style, d’esprit et d’imagination et qu’un directeur de théâtre bien avisé ne joue que quand il ne peut pas faire autrement – comme autrefois, aux cirques de Rome, on ne faisait combattre les Ours que quand il n’y avait ni Lions, ni Tigres, ni Éléphants. » Telle est là définition de Delvau. Joachim Duflot explique l’origine de cette impression. « Tout le monde, dit-il, se souvient de cette farce désopilante appelé l’Ours et le Pacha, que le théâtre des Variétés joua cinq cents fois au moins. Le père Brunet représentait le pacha blasé qui veut qu’on l’amuse ; Odry jouait le montreur de bêtes répétant à tout propos : Prenez mon Ours. Ces trois mots obtinrent une telle vogue au théâtre, que les directeurs, à l’aspect d’un auteur qui tenait un manuscrit, lui disaient de loin : « Vous voulez m’amuser, vous m’apportez votre Ours, c’est une pièce charmante, faite pour le théâtre. – C’est bien ce que je pensais, prenez  mon Ours ! » Depuis ce temps, l’Ours est un vaudeville ou un mélodrame qui a vieilli dans les cartons. »

Que nous les aimons nos bonshommes d’Ours, tels que nous les voyons installés dans la fosse du Jardin des Plantes, dans la ménagerie pauvre, ou encore au coin du feu d’auberge où, comme des chiens, ils se tiennent, les pattes dans la cendre, près de leur montreur en sabots et en bonnet de laine.

Il y en a même qui, sans avoir été pris au piège, sans avoir été domptés, sans avoir subi l’anneau dans le nez et la muselière sur la gueule, sans se faire prier, sont venus, un beau soir d’hiver, prendre place au foyer de quelque paysan des Vosges ou du Jura. Ils ont trouvé la porte ouverte, sont entrés et on ne les a pas chassés, parce qu’ils ne demandaient qu’un coin pour y grogner en rêvassant, quelques os ou quelques feuilles à mâcher pour vivre. (A SUIVRE…) 

 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

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