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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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LES HUITRES DE LA PRÉHISTOIRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

 

 Symbole de l’humilité vraie, source de toute perfection spirituelle. Sa coquille bivalve est symbole de féminité.

Au 17ème siècle, où règne l’esprit de galanterie, l’huître étant toujours symbole de séduction et ayant de surcroît la réputation d’un pouvoir aphrodisiaque, devient la protagoniste des petits déjeuners et des festins privés à la Cour.

Apparue il y a environ 230 millions d’années (âge du plus vieux fossile retrouvé), pendant l’ère secondaire, on a retrouvé d’importantes quantités de coquilles d’huîtres prés des restes de cuisines lorsque l’Homme, datant du Néolithique (- 5 000 av J.C), pratiquait la pêche. L’huître a donc toujours été consommée, et pas seulement ! Des textes anciens rapportent que les Grecs se servaient même des coquilles comme bulletin de vote. En effet lorsqu’ils voulaient bannir quelqu’un de la cité, ils procédaient à un vote avec le dessus de la coquille d’huître. De là est venu le terme « ostracisme » : ostrakon signifiant coquille. Les Romains étaient également de grands consommateurs et les faisaient venir de Gaule dont les rivages étaient bordés de bancs d’huîtres naturels.

 Huitres au diner

On peut cependant se demander comment ils pouvaient leur faire faire un tel voyage sans réfrigérateur ! Pour palier à ce problème, ils avaient instauré  » la route des huîtres « .

Ils faisaient alimenter en eau de mer des viviers (à Clermont, Poitiers, Saintes, Jarnac…) qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. Ainsi elles arrivaient vivantes et fraîches à Rome.

Cependant cela donna une idée au romain Sergius Orata, vers 100 av. JC. Il conçut des bains suspendus et aménagea des viviers alimentés par les eaux du lac Lucrin pour en faire culture. Il en fit la réputation puisqu’on dit que les meilleures huîtres y furent recueillies. Sergius Orata est le premier Romain qui eu l’idée d’en faire culture.

Mais en Chine aussi ils connaissaient l’ostréiculture puisqu’ils entaillaient des bambous sur lesquels ils mettaient des coquilles, qu’ils disposaient ensuite en mer afin que les larves d’huîtres viennent s’y fixer. 

Mais toute l’activité ostréicole a été détruite par les invasions barbares du 5èmesiècle et le fait  qu’il existait sur les côtes françaises d’énormes viviers naturels et de qualité explique sans doute que l’on n’a pas cherché à les retrouver. Il n’y avait alors plus qu’à faire de la cueillette. De plus le Moyen-âge laissant très peu de place aux coquillages et aux poissons dans la gastronomie, la demande était beaucoup moins grande, la cueillette suffisait donc amplement. 

Au 16ième siècle, le commerce des huîtres se développent vers Paris et c’est à cette époque qu’apparaît les premiers déjeuners ou l’on sert exclusivement des huîtres. A cette époque on servait entre 6 et 12 douzaines d’huître par personnes soit presque 150 par personnes pour un repas ! 

Au 17ième siècle, les huîtres, très appréciées par la noblesse, se consomment autant à la campagne qu’à la cour du roi. D’autant plus que à l’époque l’huître était un symbole de séduction et on pensait qu’elle avait un pouvoir aphrodisiaque. Cependant leur vente est encore freinée par la lenteur des transports, surtout durant les mois d’été. Afin de remédier à ce problème, une technique de l’époque pour garder la fraîcheur des huîtres était de les retirer de leur coquille et de les empiler dans des paniers de paille, ainsi, elles arrivaient prêtes à être mises en ragoûts.

 Au 18ième siècle, les huîtres ont de plus en plus de succès. Jean-François de Troy (1679-1752) (photo 3) va d’ailleurs peindre un de ces déjeuners très prisés avec le tableau datant de 1735 : Le déjeuner d’huître.

Le commerce des huîtres étant très rentable et la demande grandissante, la première moitié du 18ième siècle est synonyme de pêche abusive. De plus ils pensaient à cette époque que « Les bancs d’huîtres naturels sont inépuisables et n’ont, par conséquent, besoin d’aucune réglementation. » Valin, procureur du Roi àla Rochelle, 1864.

De ce fait, les pêcheurs pillaient le fond des chenaux à la drague ou les crassats (gisements naturels d’huîtres) au râteau. Cette « méthode » conduira le bassin à une situation de pénurie puis de disette. Pour essayer d’enrayer cette situation, en 1750 la pêche de l’huître sera suspendue pour 3 ans.

En 1754, nouvelle suspension et on assistera alors à un repeuplement spectaculaire des viviers.

En 1759 la pêche ne sera interdite qu’au moment du frai (1er avril – 1er octobre) pour permettre aux bancs naturels de se repeupler. 

Le 19ième siècle sera un siècle clé pour la naissance de l’ostréiculture. 

 huitres déjeuner

Le Déjeuner d’huîtres, huile sur toile

Jean-François de Troy, , 1735, 180×126 cm,

musée Condé, Chantilly, galerie de peinture.

 

L’œuvre : Description formelle :

Placés autour d’une table ronde recouverte d’une nappe blanche, des hommes prennent un repas au centre d’une vaste salle richement décorée.

Les mets qu’ils dégustent sont des huîtres. Certaines, dont les coquilles sont vides, occupent le premier plan et jonchent le sol à damier blanc et noir. D’autres, pleines, sont disposées à  table sur des plateaux ou des assiettes en argent. Des verres à pied sont placés devant les   convives renversés dans des bols en porcelaine peinte. Les hommes boivent un vin blanc  dont plusieurs bouteilles sont représentées entre leurs mains mais également à terre, posées sur la table, ainsi que sur la console à droite du tableau. D’autres enfin trônent dans une desserte devant la table, dont la partie supérieure est composée de deux bacs emplis d’eau. Des assiettes sont rangées en partie basse. Les huîtres sont servies et ouvertes par des domestiques simplement vêtus, présents au milieu des hommes portant costumes chamarrés et brodés. Sur la gauche du tableau, un groupe de personnages suit des yeux le bouchon d’une bouteille qu’un des convives assis a fait sauter grâce au couteau qu’il tient dans la main droite. En plein vol, il apparaît au milieu de la colonne en marbre à l’arrière plan.

 

Un décor architecturé, sculpté et peint forme un fond de scène à ce repas luxueux. A l’arrière centre, une tribune ouverte à balustrade est surmontée par un arc en plein cintre. Celle-ci est encadrée sur la droite par la statue d’une femme, située dans une niche décorée d’une coquille Saint-Jacques, drapée à mi-corps, debout sur un dauphin crachant de l’eau et de deux atlantes mi-hommes, mi-poissons portant des cornes d’abondance. Sur la gauche, une porte aux battants clos ferme le tableau. En partie supérieure, au-dessus de  l’entablement, apparait une peinture représentant un homme et une femme aux ailes de papillons, enlacés. 

Sujet de l’œuvre :

Cette peinture de genre illustre un luxueux repas d’ « après chasse », dans un cadre somptueux. Le Déjeuner d’huîtres est une commande royale destinée à orner la salle à manger d’hiver des petits appartements du roi Louis XV à Versailles. Pièce intime et essentiellement utilisée pour les retours de chasse, le roi y invitait certains compagnons. Ainsi, cette scène fait écho au lieu pour lequel il est destiné. Aucune femme n’est représentée sans doute pour des raisons historiques. Celles-ci ne furent invitées qu’à partir de 1738 par le roi dans sa salle à manger – après donc la date d’exécution du tableau. À moins que cette exclusivité masculine ne soit le reflet de la valeur aphrodisiaque qu’on donnait aux huîtres à l’époque et qui excluait de fait la présence féminine. 

L’œuvre détient une richesse iconographique constituant une source de renseignements sur les arts de la table au premier tiers du XVIIIe siècle. Les huîtres, mets de premier choix   réservé à l’élite, et leurs accompagnements : pain, ail, beurre, sel et poivre sont servis en même temps sur la table ; ce qui est le propre du service à la française. Cette nouvelle organisation du repas reflète une absence de convenances. Les convives composent librement leur menu et les bouteilles de champagne sont mises à leur disposition. 

Le Déjeuner d’huîtres, malgré son titre, fait la part belle au champagne. Situé au premier plan, le rafraichissoir à bouteilles est destiné à mettre en valeur la boisson. Celle-ci est nouvellement inventée à la fin du XVIIe siècle par le bénédictin Dom Pérignon près  d’Epernay. Notons que le breuvage ne se boit pas encore dans des coupes ou des flûtes mais dans des verres coniques.

L’émerveillement devant le bouchon qui saute à l’ouverture de la bouteille et le plaisir des convives face aux mets qui leurs sont servis se dégagent de la scène. Le Déjeuner d’huitres est conçu pour décorer la première salle à manger spécifique du château de Versailles. Auparavant la table était dressée dans n’importe quelle pièce selon le bon vouloir du roi. Des thèmes plus légers comme celui du repas de chasse semblent particulièrement appréciés et remplacent alors l’imagerie mythologique en peinture. Le tableau du musée Condé fait écho à Un déjeuner de chasse, autre scène de genre de l’artiste peint en 1737 pour la Grande salle à manger de l’appartement de Louis XV au château de Fontainebleau. Il s’agit d’un sujet  léger pour un peintre d’histoire montrant le changement de goût qui s’opère dans la décoration à l’époque du règne de Louis XV. 

Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy doit être mis en parallèle avec un Déjeuner  de jambon du peintre Nicolas Lancret également conservé au musée Condé à Chantilly. Si le sujet est de même nature dans les deux tableaux, tout les oppose dans la réalisation. Si les tableaux ne sont plus à Versailles, c’est que les goûts et les décors changent vite. Les toiles des petits appartements sont démontées avant 1789 et sont entreposées au garde-meubles. Après la Révolution Française, le duc d’Orléans, futur roi Louis Philippe, réclame ses œuvres comme bien de famille et expose le tableau au Palais-Royal, puis au château d’Eu, près du Tréport. Après la Révolution de 1848, ses biens sont vendus. Son fils, le duc d’Aumale, en exil en Angleterre, rachète les tableaux à Londres en juin 1857 puis les expose à partir de 1889 à Chantilly en face à face.

 

SOURCE : http://crdp.ac-amiens.fr

 

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HUITRES ET MOULES EN ELEVAGE

Posté par othoharmonie le 8 juin 2016

ELEVAGE DES HUITRES

  

Il y a longtemps que l’approvisionnement des consommateurs ne repose plus, de façon significative, sur le prélèvement par l’homme d’huîtres fixées sur des bancs naturels.

Les huîtres cultivées en France sont l’huître plate Ostrea edulis et l’huître creuse Crassostrea gigas, dite « japonaise ». L’élevage présente deux phases principales : le captage, ou récolte des larves, et l’élevage proprement dit, ou engraissement. La production de naissain (ensemble de larves) en écloserie remplace partiellement la première phase. Le captage consiste à placer des supports, appelés « collecteurs », dans des périodes (mai à septembre) et en des lieux précis pour obtenir la fixation des jeunes larves. Au bout de 6 à 10 mois, la jeune huître est séparée du support initial et placée dans un parc pour la phase dite d’engraissement (qui varie de 3 à 5 ans selon les espèces et la richesse du milieu en plancton). Dans les parcs, les huîtres peuvent soit reposer sur le sol, soit être placées dans des casiers ou des poches. Une dernière étape dite « d’affinage » conduit certains lots dans des aires spéciales d’engraissement : les claires, qui sont, par exemple, l’estuaire du Belon ou les anciens marais salants de Marennes. L’appellation « huître de claires » s’applique aux huîtres qui ont séjourné dans les claires pendant au moins 2 mois. Au cours de ce séjour, elles absorbent un plancton qui leur donne une coloration verte caractéristique. Les claires sont qualifiées de « fines de claires » quand leur nombre n’excède pas 4 ou 5 au mètre carré et de « spéciales » quand leur nombre n’excède pas 2 au mètre carré.

 MOULES HUITRES

  

Élevage des moules

L’élevage de moules est appelé mytiliculture.

Plus de 700 000 t de moules sont produites en Europe par an, avec une baisse régulière de production depuis 1999.

Outre la pêche à pied, dont les impacts ne doivent pas être sous-estimés (surexploitation, exposition au risque d’intoxication alimentaire…), et la pêche à la drague des bancs naturels (dans la Manche en particulier), les moules proviennent des élevages, qui exploitent diverses techniques dont :

  • Les bouchots  : des poteaux verticaux en bois ou en plastique enfoncés sur l’estran, autour desquels on enroule des cordes en fibres de coco qui ont servi de capteur pour le naissain de moules. On ajoute à mi-élevage un filet (nommé « catin ») qui empêche les moules de se décrocher, les grappes de moules les moins bien accrochées sont récupérées et remises dans un filet tubulaire pour faire des « boudins » qui sont remis en élevage sur un nouveau pieu (photo de gauche). Cette technique nécessite un fort marnage (hauteur entre la haute et la basse mer), car les poteaux doivent être couverts à marée haute et accessibles pour le professionnel à marée basse.
  • Les filières : élevage en suspension, une corde principale est maintenue en surface par des bouées sur une centaine de mètres, les deux extrémités sont fixées au fond par des ancres. Des cordes lestées à l’extrémité sont fixées à la corde principale, et des cordes de coco support des naissains de moule sont enroulées autour des suspensions. L’avantage de cette technique réside dans le fait que les moules sont dans l’eau continuellement et peuvent donc s’alimenter sans interruption, l’inconvénient principal est la prédation par les daurades.
  • En suspension sous table : pratiquée dans l’étang de Thau, et en méditerranée c’est la technique des tables d’élevage.
  • En suspension sous radeau : pratiquée en Espagne, c’est la technique des  bateas.

La moule dans l’écosystème

Elle joue un rôle important en tant qu’organisme filtreur contribuer à épurer l’eau en fixant des métaux dans sa coquille, en diminuant la turbidité de l’eau, et tout en améliorant l’offre en plancton ; on a en effet montré qu’un lit de moule — bien qu’il consomme du plancton (37 ± 20 % du plancton présent dans l’eau, dans un dispositif expérimental) — libère dans le milieu une telle quantité de nutriments bioassimilables qu’il semble pouvoir (selon les modèles produits à partir de mesures faites in situ) produire plus de plancton qu’il en a consommé.

Par ailleurs, un lit de moule est un petit biorécif qui peut aussi stabiliser des vasières (testé en mer de Wadden sur des vasières intertidales et enrichir l’écosystème en termes de biodiversité. Pour ces raison les moules, comme les huîtres sont classées parmi les espèces-ingénieur

Aliment

La moule en tant qu’aliment

La moule est probablement recherchée et mangée par l’homme depuis la préhistoire. On connait sur certains littoraux d’Amérique du sud des amas considérables de millions de coquilles vides laissées par les Amérindiens qui les mangeaient. Il semble que la coquille de moule, qu’on a trouvée sur divers chantiers de fouilles préhistoriques, ait pu très tôt servir de cuillère. Un amas de coquilles de moules d’eau douce a été trouvé sur le site préhistorique de Baurieux-la-Plaine dans le Nord de la France, avec des vases et des pointes de flèches.

Actuellement, elle est le plus souvent mangée cuite, après avoir été pêchée de juin à décembre dans l’hémisphère nord, mais elle est vendue congelée toute l’année. Il existe de très nombreuses recettes pour préparer les moules, comme les moules gratinées, que l’on mange en entrée, les moules à la provençale ou encore la cassolette de moules, qui connaît d’innombrables variations régionales et locales. Le plat le plus simple et le plus populaire reste le célèbre « moules-frites », originaire de Belgique et du nord de la France. La moule peut aussi être consommée crue, par exemple accompagnée d’une vinaigrette aillée ; à Bruxelles, ce mets s’appelle « moules parquées » alors que cette expression indique habituellement en France, au moins depuis le xixe siècle, des moules élevées dans un parc comme les moules Bouchot. La difficulté est alors d’ouvrir la coquille solidement fermée. Comme tous lescoquillages, elle doit être encore vivante juste avant la cuisson (une moule vivante laissée à l’air est totalement fermée (ou presque totalement fermée), alors qu’une moule morte s’ouvre. Les moules s’ouvrent d’elles-mêmes en fin de cuisson. Il convient de toujours consommer des moules fraîches et de s’assurer que la chaîne du froid a été correctement maintenue sous peine de graves intoxications alimentaires. Ces précautions s’appliquent d’autant plus aux moules consommées crues.

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Exceptionnel: Un crabe mauve pêché au large de Sept-Îles

Posté par othoharmonie le 1 avril 2016

 

Bien rares sont ceux qui peuvent se targuer d’avoir déjà observé un crabe à la carapace mauve au Québec. Darry Noël en a pris un mardi, dans ses cages plongées au large de la baie de Sept-Îles, dans le secteur de la Sainte-Marguerite. Le phénomène est à ce point peu commun que sans le savoir, c’est un peu comme si le pêcheur avait gagné au loto.

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«J’en ai pêché peut-être 7 ou 8 en plus de 30 ans», s’est exclamé le pêcheur de Sept-Îles, qui savait que sa prise ferait jaser. «Quand on l’a vu, on l’a sorti de la cage et mis de côté pour le photographier», raconte-t-il. «C’est toujours surprenant.» D’autant plus que les couleurs étaient éclatantes, des gens du milieu disent même n’en avoir jamais observé un d’un mauve aussi franc.

De l’autre côté du fleuve, à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, on avait déjà entendu parler du crabe violet de Sept-Îles lorsque le Journal a appelé. «C’est exceptionnel», soutient le chercheur et chef de la section Sciences benthiques de l’Institut Maurice-Lamontagne, Bernard Sainte-Marie. «J’en ai vu que deux ou trois dans toute ma carrière.»

«Je n’ai pas de données statistiques, mais je pense que c’est encore moins fréquent que les homards bleus», a-t-il indiqué. Le nombre de homards au corps bleuté est estimé à un sur trois millions. C’est une variation génétique qui est à l’origine des teintes non traditionnelles du crabe ou du homard. «Leur couleur est composée de différents pigments, dont le rouge et le bleu sont les principaux», affirme M. Sainte-Marie.

«Chez des individus, un des pigments sera exprimé beaucoup plus fortement que l’autre, et c’est ça qui va dicter son apparence.» Le rouge est d’ailleurs le seul pigment qui résiste à la chaleur, ce qui explique leur couleur après la cuisson. La chair de ces crustacés à la coloration inusitée est aussi comestible.

«Ils ne sont pas malades, c’est seulement une erreur génétique», a indiqué la biologiste rattachée au centre Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts, Annie Beaulieu. «Ils ne sont pas non plus plus fragiles. Peut-être plus vulnérables aux prédateurs si par exemple, leur couleur nuit à leur camouflage», ajoute-t-elle.

Des musées preneurs
Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts a compté sur un crabe mauve parmi les vedettes de son aquarium l’an passé. «C’était la première fois qu’on en voyait un, il provenait de Rivière-au-Renard. Il n’a survécu que quelques semaines, il faut dire qu’il était un peu mal en point à son arrivée», se souvient Mme Beaulieu, qui aurait été preneuse «c’est certain», de celui de Sept-Îles. Exploramer possède en ce moment un homard bleu et un autre vert.

«Je n’aurai jamais pensé que ça aurait pu intéresser un musée», lance Darry Noël, qui raconte que son crabe des neiges violet est mort naturellement quelques heures après sa capture. Il a bien essayé de le conserver en le mettant au congélateur, mais la variation de température lui a fait perdre sa couleur et ses pattes. «Ce sera pour la prochaine fois», blague celui qui possède désormais, une nouvelle histoire de pêche à raconter.

Parution au magazine http://lenord-cotier.com/

 

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BESTIAIRE : LA SALAMANDRE

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

290px-Salamandra_corsicaVoilà une espèce de triton que les Anciens supposaient capable de vivre dans le feu sans y être consumé. La salamandre fut identifiée au feu dont elle était une manifestation vivante. A l’inverse, on lui attribuait aussi le pouvoir d’éteindre le feu à cause de son exceptionnelle froideur. Chez les Egyptiens, la salamandre était un hiéroglyphe de l’homme mort de froid. Cependant, elle possède la capacité de régénérer certaines parties de son corps après amputation. Cette capacité de régénération n’est pas sans analogie avec le Scorpion.

Une fausse missive, rédigée au XIIe siècle, mentionnait qu’un pays lointain produisait des vers appelés « salamandres » : « Les salamandres vivent dans le feu et font des cocons que les dames des palais dévident et utilisent pour tisser des étoffes et des habits. Pour laver et nettoyer ces étoffes, elles les jettent au feu ». Cette thématique se retrouve chez d’autres auteurs qui ajoutent qu’un tissu fait en poils de salamandre ne peut se consumer, ou même que la peau de l’animal ne peut brûler. Ce tissu en soie ou en poils de salamandre pourrait en fait être un textile d’amiante. Ils se vendaient des peaux de salamandres et se formaient ainsi un témoignage irréfutable de l’existence de cet animal légendaire. Pline l’Ancien mentionnait déjà des étoffes incorruptibles qui se nettoyaient dans le feu. De son côté, Marco Polo précisait que « la salamandre était une étoffe et non un animal ».

La salamandre va connaître un succès sans précédent sous François 1er qui l’adopte comme corps de devise avant même son accession au trône. Il avait mis dans ses armoiries une salamandre au milieu du feu et adopté cette devise : « Je nourris le bon feu et j’éteins le mauvais » ou « je me nourris du bon feu et j’éteins le mauvais ». Elle est d’ailleurs représentée assise dans les flammes et crachant des gouttes d’eau. Le corps de cette devise est probablement une combinaison d’éléments de l’emblématique milanaise, François 1er a prétendu à l’époque à la succession du duché de Milan. La salamandre rappelle la guivre des Visconti et la cohabitation des flammes et de l’eau rappelle les boutefeux munis de seaux d’eau des Sforza. Les Visconti et les Sforza étaient deux grandes familles aristocrates qui régnèrent sur le duché de Milan.  

François 1er n’eut pas l’exclusivité de la salamandre car on la retrouve aussi sur les armes de Jobelot de Montureux, en France-Comté ainsi que sur celles de Despierres de Brécourt de Rochepot en Berry. Toutefois, la plupart des blasons comportant une salamandre couronnées, surtout celles de communes, sont une allusion à un rapport avec François 1er. Elle figure par exemple sur les blasons de Sarlat-la-Canéda, du Havre, de Vitry-le-François et de Gennes en Maine-et-Loire.

Dans l’iconographie médiévale, la salamandre représentait « le Juste qui ne perd point la paix de son âme et la confiance en Dieu au milieu des tribulations ».

Pour les alchimistes, elle est le « symbole de la pierre fixée au rouge… Ils ont donné son nom à leur soufre incombustible. La salamandre qui se nourrit du feu et le phénix qui renaît de ses cendres sont les deux symboles les plus communs de ce soufre.

Le célèbre alchimiste Paracelse comptait sept races de créatures sans âme : les génies des Eléments à forme humaine mais sans âme ni esprit, qu’il désignait sous l’appellation « inanimata », les géants et les nains sur la terre. Il croyait aux génies des quatre Eléments : la Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l’Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres et l’Air, les elfes. Ensuite, viennent les géants et les nains issus de l’air mais qui vivent sur la terre.

La salamandre était l’être élémentaire associé à l’élément Feu des Anciens. L’animal du même nom n’était en fait qu’une représentation symbolique de l’esprit élémentaire du Feu. La salamandre est un esprit du Feu, comme Ondine est un esprit élémentaire de l’Eau, le Gnome est un esprit élémentaire de la Terre et le Sylpheum un esprit élémentaire de l’Air.

 La salamandre fait partie du genre Andrias. En général, elle mesure 25 cm environ, mais certaines salamandres peuvent atteindre deux mètres de long. Des algues photosynthétiques vivent en symbiose, cas unique chez les vertébrés, à l’intérieur des cellules de l’amphibien et entourent ses œufs.

Voilà un animal tout à fait légendaire. On l’appelait aussi baffie ou lebraude. Elle était réputée vivre dans le feu et s’y baigner et ne mourir que lorsque celui-ci s’éteignait. C’est Pline l’Ancien qui la mentionne pour la première fois dans le livre X de son Histoire naturelle, déclarant : « la salamandre est si froide qu’elle éteint le feu lorsqu’elle le touche ». Un peu plus loin, il s’étonne de cette propriété et analyse que si l’animale avait réellement cette vertu, il serait utilisé pour éteindre les incendies ».  La salamandre devint une créature importante des bestiaires médiévaux ainsi qu’un symbole alchimique et héraldique auquel une profonde symbolique est attachée. Paracelse qui en faisait l’esprit élémentaire du Feu, la représentait sous l’apparence d’une belle jeune femme vivant dans les brasiers.

Pline mentionne un autre animal au livre XI, la Pyrallis, sorte de reptile ailé et quadrupède qui vit dans le feu des forges de Chypre : « Si elle en émerge et vole sur une courte distance, elle tombe morte car elle ne peut vivre que dans le feu ». D’après Jorge Luis Borges, la symbolique de cette Pyrallis oubliée des bestiaires aurait été englobée dans celle de la salamandre.

Augustin d’Hippone, plus connu sous le vocable Saint Augustin, philosophe et théologien, reprit la symbolique de la salamandre dans « La cité de Dieu » dans un chapitre qui s’intitule « Si les corps peuvent être éternels dans le feu ».

Dans sa « Vie », Benvenuto Cellini écrivit qu’alors âgé de cinq ans, il vit un petit reptile semblable à un lézard jouer dans feu et courut en avertir son père. Celui-ci lui révéla qu’il s’agissait d’une salamandre et lui donna une bonne fessée afin de marquer le jour et la vision dans la mémoire de son fils.

Une citation de Cyrano de Bergerac suggère que la salamandre vit sous les montagnes volcaniques comme l’Etna ou le Vésuve, qu’elle sue de l’huile bouillante et crache de l’eau-forte quand elle s’échauffe ou se bat. Ainsi si on pend le corps d’une salamandre à une crémaillère, celui-ci fait bouillir et rôtir tout ce que l’on met dans la cheminée. Quant à ses yeux, ils éclairent la nuit comme des soleils et font l’effet d’une lampe perpétuelle.

D’autres légendes plus tardives en font un animal extrêmement venimeux, capable d’empoisonner l’eau des puits et les fruits des arbres par sa seule présence. Dans un écrit du XVe siècle, le Rosarius, on apprend que le venin est comme une humeur laiteuse que l’animal répand pour se défendre. Dans le folklore français, on affirme que sa seule respiration suffit pour faire enfler une personne jusqu’à ce que sa peau éclate. En Auvergne, où elle était connu sous le nom de « soufflet », « souffle » ou « enfle bœuf ». On disait qu’elle tuait les troupeaux de bovins, alors qu’en Berry, sa seule présente suffisait à les faire enfler.

En Auvergne, la lebraude est un lézard noir et jaune dont la symbolique est proche de celle de la salamandre, réputé pour ne respirer qu’une fois par jour. Son souffle est empoisonné et pour s’en débarrasser, il faut l’enfermer pendant 24 heures dans un espace confiné afin qu’il soit obligé de respirer et qu’il s’empoisonne lui-même. Au XVIIIe siècle, les Bretons n’osaient pas nommer la salamandre par son nom véritable, craignant que, l’entendant, elle ne vienne leur faire du mal.

Cependant, la salamandre symbolise aussi la foi qui ne peut être détruite. Elle est comparée au Prophète Daniel qui survécut au supplice des lions, mais également aux Hébreux qui furent jetés au feu sur ordre de Nabuchodonosor mais demeurèrent intouchés par les flammes. On la également comparer à l’apôtre Paul, totalement incorruptible.

 

Source : http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/

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Rituel suprême de la salamandre

Posté par othoharmonie le 2 février 2015

 

220px-Salamandre-monteaperta-07-10-10Ce rituel permet de rentrer en contact avec la puissance des animaux de pouvoirs et d’attirer vers vous les apprentissages qu’ils ont à nous transmettre. C’est un rituel d’initiation à la communication avec ces êtres qui sont là pour nous guider et nous aider. 

Tracez un cercle à l’encre de chine sur une grande feuille de papier rouge. Collez au centre de ce cercle une photo couleur d’une salamandre. De la main droite remplie de sel marin, retracez le cercle. Allumez 5 bougies, 2 au dessus de votre cercle et 1 à chaque autre point cardinal. A la clarté des bougies dites à voix claire et haute :

« Salamandre initiale, protège-moi des ennemis ! Donne-moi la force et le pouvoir ! Accorde moi ta volonté ! Que le feu de la Terre inspire les hommes et les esprits ! »

Faites attention à vos rêves dans les deux semaines qui suivent la salamandre pourrait vous rendre visite sous une apparence ou une autre (Aigle rouge, panthère noire, serpent bleu, lion des neiges,…)

Extrait du « Traite Pratique De Magie Celte » de Marc Questin.

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Bibliographie de phoques et otarie

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

  1. Les phoques et la pêche en Mer Baltique , IFAW (International Fund for Animal Welfare), 5 pages.

http://www.i-voyages.net/baie-monterey/

LIVRE :  Phoquiers de la Désolation, P. Arnaud, J.Beurois, P.Couesnon, J.F.Le Mouël, Editions F.Jambois, 2007 

 Histoire des Mers Australes, R. Vianney, Fayard, 1986 

 Phoques, morses, otaries, B. Tollu, Le Rocher, 1986 
 Le Grand Défi des pôles, B. Imbert, Gallimard, 1987 

  1.  Définitions lexicographiques   et étymologiques  de « Otarie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/otarie_de_Californie/184871 
  3.  http://www.sudouest.fr/2012/07/12/rencontre-intime-avec-des-otaries-767390-1436.php 
  4.  http://abcnews.go.com/Blotter/navy-sea-lions-dolphins-find-mines/story?id=13693585 
  1. Parc zoologique d’Amnévilleimages (2)
  2. Zoo de Pont-ScorffMorbihan
  3. Seaquarium du Grau-du-Roi

 

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les manchots de Punta Tombo

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2014

 

Plus d’un million de manchots de Magellan vivent sur la pointe rocheuse de Punta Tombo, à 100 km de Trelew dans la province de Chubut en Argentine.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=JyajUD3fKng

Lorsque nous avons entendu parler de cette incroyable opportunité de rencontrer ces oiseaux, nous avons immédiatement ajouté cette étape à notre itinéraire. Il s’agit en effet d’une formidable occasion d’approcher au plus près une espèce fascinante, de découvrir leur habitat et d’observer leurs habitudes. Et puis, j’avoue, je suis fan de cette bestiole au déhanché si sympathique et la tête de clown triste.

En arrivant à la réserve, on emprunte une longue passerelle qui fait apercevoir les premiers spécimens. À gauche un manchot en train de dormir, à droite un autre en train de « trottiner ». On s’arrête pour les premières photos sachant pertinemment qu’ils sont encore 999 998 à nous attendre juste derrière la colline. 

Même en ayant conscience de cela, il est impossible de ne pas pousser un cri de surprise à la vue du panorama qui se déroule sur plusieurs centaines de mètres depuis la mer jusque dans les collines sèches qui bordent le champ de vision. Les manchots sont partout !

Certains font trempette pendant que les autres couvent, d’autres poussent de drôles de cris pendant que leurs voisins roupillent, et des dizaines marchent en tout sens ! On se promène littéralement au milieu des nids. On s’arrête parfois pour laisser passer un petit groupe d’énergumènes de retour de la plage. On cherche les bébés qui se cachent sous le plumage des mamans.

Le chemin tracé avance jusqu’à l’océan en alternant allées et petites passerelles qui offrent différents points de vue. Une fois arrivé aux rochers rouges qui bordent les criques, le visiteur peut alors marcher librement en faisant attention de ne pas écraser un manchot pendant qu’il est en train de s’extasier sur un autre. L’expérience est incroyable : je regarde autour de moi, je suis encerclée de manchots, je regarde au loin, les plaines sont remplies de manchots. Impossible de rendre cette impression en vidéo ni même en photo. Il y a des manchots VRAIMENT PARTOUT en train de faire des milliards de trucs dont pousser des cris complètement ahurissants.

Plusieurs fois par jour, ces oiseaux font l’aller-retour de leur nid (un trou creusé dans le sol sablonneux et compact) à la mer pour se nourrir, une activité permanente règne donc sur ce territoire qui accueille aussi de très nombreux touristes chaque année, même si ces derniers restent toujours en infériorité.

téléchargement (7)

Comment aller voir les manchots de Punta Tombo :

La réserve est ouverte de mi-septembre à mi-mars.

– Excursions organisées par différentes agences au départ de Trelew ou Rawson (100 km) et Puerto Madryn (167 km) pour environ 250 pesos.

– Si vous avez un véhicule, empruntez la Route 3 vers le sud depuis Puerto Madryn. À Trelew, suivez la route provinciale 25 qui va vers Rawson ou la 75. Vous croiserez ensuite la Route 1 qui mène à Punta Tombo. En tout, il doit y avoir 1 h 30 -2 h de trajet. Attention, si une grande majorité de la route est asphaltée, la dernière partie du trajet est un chemin de terre et de graviers. Pensez à faire le plein, car il n’y a pas de pompe à essence à Punta Tombo.

source : http://www.tripteaser.fr/

 

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Les puces sortent des rotatives

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2014

 

par Denis Delbecq

téléchargement (3)Biopuces fabriquées sur des imprimantes à jet d’encre, circuits électroniques, capteurs solaires ou écrans d’ordinateurs organiques produits sur rotatives… Les spectaculaires progrès des techniques d’imprimerie nourrissent l’imagination des ingénieurs.

En 2000, un jury international a désigné Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg, personnalité la plus influente du millénaire écoulé. L’inventeur de l’imprimerie, vers 1440, serait-il déjà en lice pour conserver son titre à l’issue du millénaire qui vient de démarrer ? On peut se le demander tant l’imprimerie, après avoir propagé les idées, inspire les ingénieurs. Saviez-vous qu’il existe un point commun entre les imprimantes à jet d’encre, le dépistage de maladies génétiques, les écrans informatiques et les cellules solaires ? Tout cela est de près ou de loin une affaire d’information et ce que Gutenberg nous a appris, c’est qu’une information, cela s’imprime !

Revenons cinquante-sept ans en arrière. En 1953, les Britanniques James Watson et Francis Crick décryptent enfin la molécule d’ADN, acide désoxyribonucléique pour les spécialistes. Forts de leurs travaux, les scientifiques peuvent, enfin, porter un regard nouveau sur le fonctionnement de la vie cellulaire. Vue de la biologie moléculaire, elle apparaît comme une machinerie programmée par le code génétique, l’ADN, comme les ordinateurs le sont par leurs logiciels. Pas si loin de la logique binaire de l’informatique, faite de 0 et de 1, l’information biologique est portée par la combinaison de quatre molécules, l’adénine (A), la cytosine (C), la thymine (T) et la guanine (G). Dans les années 1980, l’Américain Leroy Hood conçoit le premier séquenceur, machine capable de lire l’ADN à la chaîne, qui permet en 2001, d’achever le décryptage complet du patrimoine génétique d’un être humain. Dans le même temps, l’Américain Patrick Brown imagine de fabriquer des puces biologiques, ou biopuces, faites de brins d’ADN déposés sur un support, et capables de dépister dans un échantillon de sang une maladie génétique ou la présence d’une bactérie pathogène. Tout naturel- lement, les progrès spectaculaires des technologies de l’information sont venus nourrir la biologie moléculaire.

 

Au début des années 1990, Leroy Hood, encore lui, et ses collègues, détournent une imprimante à jet d’encre ordinaire pour fabriquer ces fameuses biopuces. Après tout, rien n’empêchait de remplacer les quatre encres d’une imprimante en quadrichromie (cyan, magenta, jaune et noir) par des « encres biologiques » contenant chacune une des quatre molécules A, C, T ou G de l’ADN. Et si aujourd’hui d’autres procédés de fabrication des biopuces sont aussi à l’œuvre, les progrès spectaculaires des imprimantes à jet d’encre en font un outil de choix pour la biologie, avec des gouttes d’un millionième de millionième de litre, qu’on peut déposer avec une précision de quelques millièmes de millimètre !

Parallèlement, d’autres ingénieurs se sont tournés vers l’imprimerie. Aujourd’hui, la plupart des composants électroniques, les puces, les écrans ou les cellules solaires photovoltaïques, sont élaborés au cours de processus lents, complexes et onéreux. Les robots de fabrication doivent être placés dans des « salles blanches » dont l’air est filtré avec un soin extrême et où les techniciens doivent porter de véritables scaphandres pour ne rien contaminer. Les composants sont obtenus après des dizaines d’étapes, dont beaucoup se déroulent dans des enceintes sous vide. D’où l’idée de mettre au point des méthodes plus rapides, moins coûteuses, en s’appuyant sur le savoir-faireacquis en presque six siècles d’imprimerie. Le salut est venu des rotatives, les presses d’imprimerie, capables de cracher des milliers de mètres carrés de « papier » à l’heure, grâce à l’apparition des films minces de métal, ou de plastique, qu’on peut enrouler sur leurs cylindres. Les encres contiennent des particules élaborées pour leur aptitude à laisser passer le courant électrique de manière contrôlée et dont l’empilement successif produit les circuits électroniques voulus. C’est ainsi que depuis 2009, les capteurs solaires sortent au kilomètre des machines de la firme américaine Nanosolar. C’est aussi de rotatives que sortent certains écrans de plastique, dits organiques, qu’on trouve dans des ordinateurs, téléphones ou tablettes numériques. Le procédé en est encore aux balbutiements. Demain, n’importe quel objet, quelle que soit sa forme, pourra acquérir une forme d’intelligence informatique ou la capacité de produire du courant avec la lumière. Si Gutenberg savait… 

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Bibliographie de la puce, du pou et autres

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

 

  • Fabrizio GUARNERI Antonio PUGLIESE, Elisabetta GIUDICE, Claudio GUARNERI, Salvatore GIANNETTO, Biagio GUARNERI, ; Trombiculiasis: clinical contribution [archive] ; Eur J Dermatol 2005; 15 (6): 495-6, EJD, vol. 15, n° 6, November-December 2005
  • Fiche Aoutat [archive] École nationale vétérinaire de Lyon
  • Charles Eltona and Gladys Keaya, The Seasonal Occurrence of Harvest Mites (Trombicula autumnalis Shaw) on Voles and Mice near Oxford ; Parasitology (1936), 28: 110-114  ; 1936 ; DOI:10.1017/S0031182000022307 ; online: 2009/04/06 ; Volume 28, Issue 01 (Résumé [archive])
  • Gladys Keay Journal of Animal Ecology ; Vol. 6, No. 1, May, 1937 The Ecology of the Harvest mite (Trombicula automnalis) in the british isles. British Ecological Society (Résumé [archive])
  •  B. M. Jones, The Sensory Physiology of the Harvest Mite Trombicula Autumnalis Shaw [archive] 1950/05/18. J Exp Biol 27, 461-494. (Résumé [archive])
  • Aoutats ou rougets [archive]
  •  Fernandez-Soto P, Perez-Sanchez R, Encinas-Grandes A. Molecular detection of Ehrlichia phagocitophila genogroup organism in larvae of Neotrombicula autumnalis (Acari: Trombiculidae) capturedin Spain. J Parasitol 2001; 87: 1482-3.

 

des  références

  1. George O. Poinar, « Palaeontology : The 165-Million-Year Itch », dans Current Biology, vol. 22, no 8, avril 2012, p. 732-735 [lien DOI [archive]] 
  2. 17 – F. Beugnet, Biologie-écologie et rôle vecteur des puces. ; In: F. Beugnet. Guide des principales maladies vectorielles des carnivores domestiques. France, THERA McCANN, 2002. 11-18.
  3. La guerre bactériologique – Les expérimentations japonaises – Peter Williams et David Wallace – 1990 – Albin Michel.
  4. Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « Pou » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  5.  Vincent S. Smith et coll, « Multiple lineages of lice pass through the K–Pg boundary », dans Biology letters, 6 avril 2011 [texte intégral [archive]] 
  6.  David L. Reed et coll, « Pair of lice lost or parasites regained: the evolutionary history of anthropoid primate lice », dans BMC Biology, vol. 5, no 7, 7 mars 2007 [texte intégral [archive]] 
  7. « Planète poux », documentaire du réalisateur Thierry Berrod, 2002
  8. Morpion dans le Dictionnaire de L’Académie française, 1st Edition (1694) [archive]
  9.  Les poux [archive] Emission de France Inter du 26 août 2010
  10. Faux pou sur CERISA [archive], portail de la santé animale et de la santé publique vétérinaire.
  11.  Cuvier, F.G., 1826. Dictionnaire des sciences naturelles. F.G. Levrault, Strasbourg, Paris, tome 43, p. 160. « pou+de+rivière » Lire en ligne [archive]
  12. Morel, Adam, Camicas & Hervy, 1998 : Les tiques du monde. Nomenclature, stades décrits, hôtes, répartition : The ticks of the world. Nomenclature, described stages, hosts, distribution (4 210 noms scientifiques, 869 espèces ou sous-espèces au 1er janvier 1996) , /06/01 ; ISBN:2-7099-1418-2 ; 233 pages.
  13. Pérez-Eid, 2007 : Les tiques. Identification, biologie, importance médicale et vétérinaire. Monographie de microbiologie, Tec & Doc EMinter- Lavoisier.
  14. Doche Gilot, Degeilh, Pichot & Guigen, 1993 : Utilisation de l’indicateur végétal pour la cartographie d’une tique exophile à l’échelle de la France. Annales de parasitologie humaine et comparée, vol. 68, p. 188-195.
  15. Oliver, 1989 : Biology and systematics of ticks (Acari: Ixodida). Annual Review of Ecology and Systematics, vol. 20, p. 397-430.
  16. Randolph & Rogers, 1997 : A generic population model for the African tick Rhipicephalus appendiculatus. Parasitology, vol. 115, p. 265-279.
  17. Syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques [archive] (« avian tick-related syndrome »), thèse de doctorat de Amélie, Charlotte PORCHE, École vétérinaire d’Alfort, PDF, 144 pages, 2011
  18. MONKS D., FISHER M. et FORBES N.A. (2006) Ixodes frontalis and avian tick-related syndrome in the United Kingdom. Journal of small Animal Practice 47, 451-455.
  19.  Lindgren E, Gustafson R. Tick-borne encephalitis in Sweden and climate change. The Lancet. 2001; 358:16-8. 9. ([travaux de l’Université de Stockholm)

Histoire et Sciences Humainestéléchargement (2)

  • La Puce, de la vermine aux démangeaisons érotiques
  • Auteur : Camille Le Doze
  • Editeur : Les éditions arkhê
  • Etude (broché)
  • Paru en 10/2010

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Unterdir les tests sur animaux

Posté par othoharmonie le 30 avril 2014

L’utilisation de chiens pour la recherche scientifique est autorisée au Brésil, dans le cadre des règles internationales.

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PHOTO DAN CHUNG MORPETH, REUTERS

 

L’État de Sao Paulo au Brésil a interdit jeudi l’utilisation d’animaux pour les tests et expériences dans l’industrie des cosmétiques et des parfums, mais pas dans celle des médicaments.

Le gouverneur de l’État le plus industrialisé et peuplé du Brésil, Geraldo Alckmin, a ratifié une loi interdisant l’utilisation de cobayes après avoir eu une série de réunions aussi bien avec des militants de la cause animale qu’avec des représentants de l’industrie, des vétérinaires et des scientifiques.

«Nous avons écouté tous les secteurs et avons décidé de promulguer la loi», a affirmé le gouverneur dans un communiqué à la presse.

Une amende d’un million de réais (environ 470 000$ CAN) est prévue pour l’institution ou le centre de recherches qui ne la respecterait pas.

En cas de récidive le montant de l’amende doublera. L’établissement en infraction pourra être fermé. Des amendes seront infligées également aux professionnels désobéissants.

En octobre dernier, un groupe d’activistes avait envahi un laboratoire situé à Sao Roque (à 60 km de Sao Paulo) et libéré 200 chiens, tous de la race beagle, qui servaient de cobayes pour des tests pharmaceutiques.

Les chiens étaient rasés et l’un d’eux avait été retrouvé congelé dans de l’azote liquide et plusieurs autres mutilés.

Le laboratoire pharmaceutique (Institut Royal) avait annoncé sa fermeture trois semaines plus tard «mettant fin à 10 ans de recherches» en raison «des pertes élevées et irréparables et aux dommages provoqués par l’invasion».

L’utilisation de chiens pour la recherche scientifique est autorisée au Brésil, dans le cadre des règles internationales.

SOURCE http://www.lapresse.ca/

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L’Hippopotame en Egypte

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

290px-Hippo_pod_editL’Hippopotame faisait partie des animaux dangereux de l’Egypte antique, les égyptiens avaient pour habitude de vénérer les animaux qu’ils craignaient afin de s’en approprier leur protection divine. 

Les divinités représentés sous la forme d’un hippopotame sont généralement liés à la protection de la grossesse, ou des accouchements difficiles, en effet à l’époque, il était courant de voir cet animal en compagnie de jeunes hippopotames, qu’ils défendaient avec ardeur. 

Liste des divinités ayant empruntés l’iconographie de l’hippopotame 

Amemét la dévoreuse aux jambes d’hippopotame

La déesse Amemét « la dévoreuse » est souvent représentée avec une couronne rouge, des jambes d’hippopotame, un corps de lionne ou de léopard et une tête de crocodile, toutes les créatures féroces de l’Égypte. Associée au dieu Amon, ils forment un des couples de l’Ogdoade d’Hermopolis. C’est la déesse la plus redoutée des égyptiens. 

La déesse Amemét joue un rôle important dans le rituel de la pesée de l’âme, rituel funéraire ou le poids du cœur doit être égal ou inférieur au poids d’une plume « plume de Maât ». Lors du rituel funéraire, si le cœur du défunt est plus lourd que le poids de la plume, la déesse Amemét dévore le cœur du défunt et le prive de son immortalité dans l’au-delà. 

C’est la déesse que vous voyez sur la photo ci-dessus, à droite de la balance, elle attend avec impatience le verdict de la pesée. 

Meskhenèt la déesse hippopotame coiffée d’un utérus de vache

La déesse Meskhenèt est une représentation symbolique des assises du monde, des fondations des édifices, et du siège d’accouchement. 

Les femmes accouchaient assises, et la déesse personnifiait ce siège. Son rôle était d’être présente lors de l’accouchement. 

La déesse Meskhenèt est une des parèdres du dieu Chaï. 

La déesse possède un pouvoir agissant sur la durée de la vie terrestre des hommes, elle « décide de l’existence » elle accroit le temps de vie de celui qui est au service du dieu qu’elle compte les années nombreuses pour celui qu’il aimerais qu’elle envoie un destin funeste à qui transgresse sa volonté. 

Le siège d’accouchement représenté sous la forme de quatre briques, sont également incarnées par des divinités qui peuvent n’êtres que de simple nourrices, les briques sont donc nommées ainsi; l’Efficace, la Parfaite, l’Ainée et la Grande, respectivement identifiées aux déesses Nephtys, Isis, Nout et Tefnout chargées de la protection des jours épagomènes. 

La déesse Meskhenèt est généralement représentée sous la forme d’une femelle hippopotame, debout, ses pattes arrières posées sur un signe-Sa, coiffée de la couronne hathorique surmontée de deux plumes sur un mortier, ou sous l’aspect d’une femme coiffée d’un signe hiéroglyphique de l’utérus d’une vache comme la déesse Tjenenet. 

Opèt la grande déesse hippopotame

La déesse mère Ipèt ou Opèt ou Ipèt « la grande » est représentée sous la forme animale d’un hippopotame dans la mythologie égyptienne, c’est la déesse hippopotame, connue sous le nom de Ipy jusqu’à l’époque gréco-romaine. 

Les textes des pyramides la mentionne une fois ou le pharaon souhaite boire son lait blanc, brillant et doux. 

Un temple édifié par Ptolémée VIII, à la période ptolémaïque au IIème siècle avant JC est laissé inachevé, des travaux de décorations ont continués sous le règne de Ptolémée XII au Ier siècle avant JC, ce petit temple d’Opèt est aujourd’hui en cours de restauration dans le cadre d’une collaboration franco-égyptienne. 

Dans ce temple, la déesse Ipèt est assimilée à la déesse Nout et devient celle qui engendra le dieu Osiris. 

Une grande fête à Thèbes était consacré à la déesse Ipèt, le dieu Amon s’unissait avec elle, elle était alors assimilée à la déesse Amaunet  »épouse d’Amon ». 

Tawaret la déesse hippopotame avec une tête de crocodile

La déesse Tawaret ou Tawret est représentée sous la forme animale d’un hippopotame avec une tête de crocodile, c’est la protectrice des accouchements alors difficiles à cette époque ou les fausses couches étaient courantes. 

La déesse Tawaret est parfois assimilée comme l’épouse du dieu Seth. 

Thouëris la déesse hippopotame, avec une queue de crocodile et des pattes de lionne

 La déesse Thouëris « la grande » est généralement représentée sous la forme animale d’un hippopotame debout avec la poitrine tombante, le ventre en avant, une queue de crocodile et des pattes de lionne. Elle était vénéré principalement à Thèbes sous le Nouvel Empire. 

Sa qualité de déesse mère la rapproche des déesses Isis et Hathor. C’est la protectrices les femmes mères, elle protège ces femmes pendant les accouchements, son culte était vénéré dans les foyers comme le dieu Bés, sa statuette était placée pour protéger la naissance des nouveau-nés à une époque ou les fausses couches étaient fréquentes.

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10 ans pour la tortue à 2 têtes

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

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La tortue Janus – ainsi appelée d’après le dieu romain aux deux visages – est née dans une couveuse du Muséum de Genève le 3 septembre 1997. Jean-Claude Régnier, qui était alors en charge de l’animalerie, a eu la surprise de découvrir une tortue à deux têtes de sexe mâle née d’un des œufs qui lui avaient été confiés pour éclosion. Cette tortue si particulière, qui avait besoin de soins personnalisés, est restée au Muséum avec l’accord de ses propriétaires. Depuis 10 ans, nombreux sont les visiteurs à venir l’observer dans le hall du Muséum, et la carte postale avec la photo de cet animal est la plus demandée!

Suite à la découverte récente d’un reptile aquatique fossile à deux têtes qui vivait il y a environ 120 millions d’années en Chine, la tortue Janus vient d’être abondamment citée dans des revues scientifiques du monde entier. Ainsi à 10 ans, Janus commence peut-être une carrière de star scientifique !

Pour célébrer cet anniversaire, les enfants nés en 1997 et leur famille sont invités à une petite fête au Muséum le mercredi 5 septembre de 11h à 12h. Animation gratuite. 

ARTICLE DE PRESSE / 

Un âge avancé pour un animal ayant une telle malformation. Pour marquer le coup, les responsables du Musée d’histoire naturelle organisent une petite cérémonie.

Janus en avril 1998Janus en avril 1998(photo: Keystone)

La tortue, surnommée Janus, en référence à la divinité romaine présentant deux visages, a vu le jour le 3 septembre 1997 dans une couveuse du musée. Comme les animaux souffrant d’anomalies n’ont que très peu de perspectives de survie, le petit reptile a fait l’objet de soins attentionnés.

Un miracle

«Nous sommes parvenus à la faire grandir. Que Janus soit devenue si vieille constitue un miracle», a déclaré à l’ATS Andreas Schmitz, chercheur au Musée d’histoire naturelle de Genève.

Les naissances de tortues ou d’autres reptiles malformés sont courantes, aussi dans la nature. En liberté, ils n’ont cependant aucune chance de survie. Ils sont éliminés très rapidement. En détention, la durée de vie de ce genre d’animal est généralement très courte. «Ils sont très sensibles», a relevé M. Schmitz.

Vedette internationale

Avec ses dix ans au compteur, Janus commence à devenir une célébrité auprès des scientifiques. Lors de la découverte récente d’un reptile aquatique fossile à deux têtes qui vivait il y a environ 120 millions d’années en Chine, la tortue genevoise a été abondamment citée dans les revues spécialisées du monde entier.

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Diplomatie du panda

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2013

220px-Ling_Ling_at_Ueno_ZooLa diplomatie du panda est une pratique utilisée par la Chine consistant à offrir des pandas géants en cadeaux afin d’entamer des relations diplomatiques avec un nouveau pays ou afin d’améliorer celles déjà existantes. Cette pratique, déjà utilisée sous la dynastie Tang (618 – 907), a connu son apogée sous la Chine maoïste. C’est à la suite de la formation de la République populaire de Chine en 1949 que l’expression « diplomatie du panda » a commencé à être utilisée.

En Chine, le Panda est considéré comme un « trésor national » et lorsqu’il est offert, un tel cadeau ne peut se refuser. Cependant, sous la pression des environnementalistes, cette politique a officiellement cessé en 1984 et a été remplacée par des prêts à long terme accordés à des zoos étrangers.

Historique

L’usage de Pandas géants afin d’améliorer les relations entre la Chine et divers pays remonte à plus de 2 000 ans av. J.-C. Des traces remontant à la dynastie Tang montrent que deux pandas géants ont été présentés à la cour du Japon par l’impératrice Wu Zetian.

Le don de Pandas géants a connu un renouveau dans les années 1950, à la suite de la création de la République populaire de Chine. Entre 1957 et 1982, la Chine a donné 23 pandas à neuf pays différents. La diplomatie du Panda a atteint son sommet en 1972 lors de la visite de Richard Nixon en Chine. Hsing Hsing et Ling Ling avaient été offerts à un zoo de Washington après cette visite qui avait mis fin à 25 ans de rupture des relations diplomatiques.

À partir de 1984, la Chine cesse officiellement cette pratique. La population de pandas survivants à l’état naturel est estimée à 1 600, vivant principalement dans des réserves naturelles des provinces du Sichuan, Gansu et du Shaanxi. Le don de Panda est donc remplacé par des prêts pour une durée de 10 ans, dans le but de conduire des études scientifiques ; ces prêts ne se font pas sans contrepartie et les zoos recevant les animaux doivent payer une somme qui dépend de plusieurs facteurs, dont le nombre de visiteurs. Pour certains zoos américains ou japonais, la somme peut atteindre un million de dollars par an et plus en cas de naissance.

Les évènements liés aux pandas sont décryptés et analysés du fait de cette « politique du panda ». Par exemple, en janvier 2006, le Secrétaire d’État adjoint américain, Robert Zoellick, a été photographié embrassant un bébé panda de 5 mois lors de sa visite à la province du Sichuan. L’image a été largement diffusée par les médias chinois et a été prétendument interprétée comme un signe que Zoellick soutenait de meilleures relations entre la Chine et les États-Unis.

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Baleines et bataille de l’Antarctique

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2013

Baleines et bataille de l'Antarctique dans BALEINE sea-shepherd-drone-baleines-japon-466262-jpg_315886

Les drones volants du capitaine Watson ont déjà repéré les baleiniers japonais au large de l’Australie, en route pour l’océan Austral. Cet hiver (l’été pour l’hémisphère austral), la confrontation entre l’organisation Sea Shepherd et la flotte japonaise s’annonce féroce. Dans les deux camps, on s’est équipé des matériels les plus sophistiqués pour écraser l’ennemi. Pas de quartier !

Les Japonais, qui persistent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en prétendant se livrer à une chasse scientifique des baleines, sont décidés, coûte que coûte, à se venger de l’affront de l’an dernier quand ils durent rentrer au port avec à peine le cinquième du butin prévu. Comme cette chasse est très largement déficitaire, ils ont commencé par détourner 23 millions de dollars de l’aide destinée aux victimes du tsunami pour armer leur flotte. Puis les gardes-côtes japonais ont annoncé qu’ils enverraient des navires escorter leurs pêcheurs. Tandis que ces derniers ont reçu la consigne ferme de revenir avec leurs neuf cents carcasses de baleine. L’honneur du Japon en dépend ! Gonflés à bloc, les marins ont donc appareillé le 6 décembre de Shimonoseki pour rejoindre leur lieu de chasse.

Malheureusement pour eux, le capitaine Paul Watson les attendait en embuscade avec ses trois navires habituels – le Steve Irwin, leBob Barker et l’ultra-rapide Brigitte Bardot -, un hélicoptère et deux drones volants capables de parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour repérer l’ennemi et prendre des photos. De petits bijoux technologiques qui lui ont été offerts par des entreprises américaines qui soutiennent son combat. 

« Ils nous donnent un avantage que nous n’avions jamais eu auparavant », déclare Watson. C’est ainsi que le 24 décembre, la veille de Noël, ces drones interceptent, le Nisshin Maru, le navire-usine de la flotte, accompagné par trois baleinières, en route pour l’Antarctique. Les gardes-côtes japonais ne l’avaient pas encore rejoint. Sans doute ne s’attendaient-ils pas à cette attaque portée à 1 800 kilomètres du sanctuaire des baleines, où la chasse se déroule. Mais aussi, les Japonais n’avaient pas prévu que les écologistes de Sea Shepherd bénéficient d’un important réseau d’indics chez les pêcheurs du monde entier.

Les Japonais ont immédiatement adopté leur stratégie habituelle quand ils sont surpris par l’ennemi : former un barrage avec les baleinières pour permettre au Nisshin Maru d’échapper aux navires poursuivants. Mais cette fois-ci, la tactique est tombée à l’eau, car les drones ont aussitôt pris l’air pour se coller dans le sillage du navire-usine avec la détermination d’un poisson-pilote accroché aux flancs d’un requin.

Jamais au cours des saisons passées, la bagarre n’avait commencé aussi tôt. En restant à proximité du navire-usine, Paul Watson a l’intention d’empêcher tout chargement de carcasses de baleine à son bord. Il faut toutefois tenir en plein milieu de l’océan Austral, souvent secoué par d’énormes tempêtes, et si loin de tout ravitaillement. Le capitaine sait pouvoir compter sur ses trois navires pour se relayer. Mais cette année, fait nouveau, il devra affronter les gardes-côtes japonais et des chasseurs de baleines qui savent qu’un nouvel échec ne leur serait pas pardonné par la mère patrie. La partie ne sera pas facile. D’autant que cette année les Australiens, qui condamnent la campagne japonaise, ont fait savoir qu’ils n’enverraient pas de navire pour faire la police entre les deux camps.

Les années précédentes, les combats de l’Antarctique n’avaient pas fait de victime. Faut-il craindre le pire, en 2012 ? De son côté, le capitaine Watson répète que son combat reste « extrêmement non violent ». Ses bateaux s’interposent entre les baleiniers et les cétacés, ses hommes envoient des gaz puants ou glissants sur les ponts ennemis, mais jamais la moindre action pouvant mettre en danger la vie d’autrui n’est entreprise.

Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, a participé par le passé à plusieurs campagnes antarctiques. « Cette année, on craint une escalade sans précédent de la violence à notre encontre. Le Japon, pays extrêmement fier, a très mal pris sa défaite de l’an passé alors que Sea Shepherd avait forcé sa flotte baleinière à quitter le sanctuaire avec seulement 16 % de son quota de baleines tuées. Cette année, le gouvernement japonais n’a pas hésité à allouer 23 millions de dollars sur les fonds récoltés pour la reconstruction du pays après le tsunami afin de permettre à la flotte baleinière de contrer les actions de Sea Shepherd en Antarctique. Ce détournement de fonds est un scandale pour les victimes du tsunami, pour les baleines et pour tous ceux qui ont envoyé des dons au Japon. »

La bataille va donc faire rage. Autrefois, Greenpeace participait à la bataille de l’Antarctique, mais aujourd’hui, le capitaine Watson et ses 88 hommes (et femmes) sont les derniers à vouloir faire respecter la loi au milieu des flots rugissants. Tiendront-ils face aux Japonais ? On vous tiendra au courant.

SOURCE : Le Point.fr – article de 

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Ange le cheval

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2012

l’historie d’Ange le cheval

 

s’il vous plait, prenez 2 minutes pour lire cette histoire même si elle est un peu longue, elle est très émouvante, mais malheureusement ça arrive tous les jours…

l’historie d’Ange

Ange le cheval dans CHEVAL 220px-black_stallionJ’était dans mon box, j’était heureux. Mais « ils »sont venus. Moi, innocent, j’ai passé la tête par la porte de mon box et j’ai poussé un joyeux hennissement en voyant tant de monde venir me dire bonjour. Et là, je « les » ai vue. Derrière eux, j’ai vu des cavaliers du club pleurer. Puis j’ai entendu ces mots que je n’ai pas compris: « on ne peut pas avoir autant de chevaux, il faut bien se débarrasser de ceux qui ne nous sont pas indispensable. Or, Ange n’a pas eu de très bon résultat aux derniers concours. » Ange, c’est moi. C’était moi. « Ils » m’ont emmené dans un van que je ne connaissais pas. Dedans, il y avait aussi Canelle, une ponette qui s’était blessé à la jambe la semaine dernière. On a fait un voyage assez long puis « ils » nous ont fait descendre dans une coure. ça sentait bizarre. Le sang, la mort, le crottin… Puis « ils » nous ont fait monter dans un gros camion oú il y avait déjà un dizaine de chevaux qui ont hennirent en nous voyant. Mais ce n’était pas un hennissement que je connaissait. C’était un hennissement de peur, de douleur, de détresse. Et là, j’ai commencé à ressentir la Peur. La vraie Peur. Je ne l’avait connue jusqu’ ici. Cette Peur que l’on ressent quant on ignore quelque chose de capital. Dans la camion, l’odeur s’est amplifié. C’était à la limite du supportable. Puis le camion a démarré brutalement. On a roulé longtemps. J’avais faim, j’avais soif. En voyage, j’ai fait connaissance du cheval qui était à coté de moi. C’était Indy, un hongre. Il avait une blessure qui s’infectait peu à peu à la jambe. Puis « ils » ont fait monter d’autre chevaux. Pour qu’on se pousse, ils nous ont fouetté. Et là, Indy a trébuché. Il est tombé. Et un cheval lui a marché sur la jambe. Il ne pouvait plus se relever. Aprés quelques heures de souffrances horribles, il s’est éteint. Puis son corps a commencé à sentir. C’était horrible. Peu a peu, d’autres chevaux se sont éteints. De soif, de faim, de blessures, de désespoir. Enfin, le camion s’est arrêté. « Ils » ont ouvert la porte. La lumière m’a aveuglée. Les autres chevaux voulaient sortir. Ils m’ont poussé. Je me suis tordu la jambe. J’ai eu mal. Mais j’était obligé d’avancer. Dans d’interminables couloir hanté par le sang, la peur, la Mort. J’ai entendu un cheval hennir, j’ai reconnu Canelle. Ma petite Canelle si courageuse. Puis on est arrivé dans un grande salle avec un planché en fer. Puis, « ils » ont fermé la porte et nous on laissé là. Pas à boire, pas à manger. Un à un, beaucoup de chevaux sont morts. Ma Canelle aussi. Puis, un jour, « ils » sont venue me chercher. J’ai eu à boire. C’était bon. C’était la dernière chose que j’aurais eu de bon de ma vie. Ensuite, je suis entré dans un salle oú l’odeur, l’ambiance, m’a fait paniquer. Je me suis cabré, je me suis pris un coup de gourdin dans les jambes. Puis, « il » est entré. J’ai senti quelque chose entrer dans ma gorge. J’ai eu mal. Je me suis senti faible. Je me suis couché. Ou plutôt, je suis tombé. Et j’ai su. J’ai eu mal au coeur. J’ai fermé les yeux. Noir……

Ange est mort. Il a rejoint la paradis des chevaux oú il a retrouvé Canelle et Indy. Cette histoire ne possède AUCUNE exagération. Tous les jours, des centaines de chevaux subissent ça. Alors, si vous avez un coeur, même de pierre, réagissez.

un cheval ça ne se mange pas, c’est clair mais ce qui me révolte surtout c’est la façon donc les chevaux sont traités avant d’être envoyés a l’abattoir!!! toute leur vie ils travaillent pour leur cavaliers ou propriétaires, supportent nos erreurs et quand ils ne rapportent plus assez d’argent au lieu d’avoir une retraite bien méritée, ils sont envoyés à l’abattoir dans des conditions de souffrances atroces. quelques photos: http://lessisters.free.fr/C%20Grave.htm  

Et il n’y a pas que les chevaux qui sont traités comme ça…….. attention la vidéo peut choquer, on y voit des animaux a l’abattoir…!!!!

s’il vous plait, coller cette histoire partout ou vous pouvez, sur les blogs, les forums, les sites…même si ca peut paraitre rien, c’est un eptit geste qui peut faire que les gens se rendent compte de ce problème et des souffrances qu’endurent les animaux!!!!

 

Image de prévisualisation YouTube

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Le lièvre antique

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012


Le lièvre n’est pas seulement un gibier de choix, apprécié par les chasseurs (qui l’attrapent dans des filets, lui lancent des flèches ou envoient des chiens à sa poursuite), y compris le pharaon, pour ses qualités de vitesse et pour son habileté à se Description de cette image, également commentée ci-aprèscacher. Il a également une valeur symbolique. Mais celle-ci est est double, à la fois positive et négative. En effet, avec ses grandes oreilles, il fait penser à des bêtes malfaisantes et, avec sa couleur un peu rousse, il évoque Seth et sa puissance maléfique (confusion renforcée par la ressemblance entre le hiéroglyphe qui le représente et celui de Seth, surtout quand on lui ajouta une longue queue qui renforça la similitude).

Mais d’autre part, du fait de sa fécondité prolifique et de sa capacité à résister dans le désert, il évoque la résurrection, tout comme la gazelle ou le hérisson. C’est pourquoi dans une formule funéraire, le mort s’identifie au lièvre et pas seulement au lion (ce qui pourrait paraître plus naturel) : « Je suis un lion. Je suis un lièvre. » Sa vitesse explique que le mort veuille se parer de ses qualités dans l’au-delà: « Où entreras-tu? Comment sortiras-tu? De même que j’entrerai comme un lièvre, de même sortirai-je comme un faucon. »(Livre des morts)         

Palette de chasse, musée du Louvre

                Le lièvre symbolise la vigilance. Cela s’explique par la réputation qu’il a chez les Egyptiens de ne jamais fermer les yeux. C’est un gardien : on a retrouvé des amulettes qui le représentent; cela peut paraître paradoxal puisqu’il est surtout connu par sa capacité à fuir, mais cela fait de lui le protecteur du sommeil puisqu’il est capable de le traverser rapidement, de façon à éviter les rives de la mort si proches de celles du sommeil : ainsi des chevets reproduisent sa forme (il y est représenté avec les yeux fermés, malgré sa réputation, peut-être pour être plus proche du dormeur qu’il protège). Enfin, il est parfois assimilé à des divinités redoutables : la déesse Hase Ounet (qui a donné son nom au nome d’Hermopolis), tout comme la Lionne ou le Cobra, défend Osiris contre ses ennemis, dont Seth. De même, dans le Livre des morts, on voit des portiers dotés d’une tête de lièvre, tandis le chat qui découpe le serpent monstrueux Apophis, dans une vignette du Livre des morts, est doté d’oreilles de lièvre. Dans le même ordre d’idée, un papyrus funéraire fait voir un génie à tête de lièvre dévorant un serpent.

Le lièvre antique dans LAPIN - LIEVRE BlocsyAmenophisyIery01 Hiéroglyphe du lièvre.

               Le savant égyptien Horapollon, au IV° ou au V° siècle après J.C., c’est-à-dire à une époque où l’on ne comprend plus les hiéroglyphes, a attribué la valeur de l’ouverture à ce signe car le lièvre avait la réputation d’avoir les yeux toujours ouverts. Jean Yoyotte (le Bestiaire des pharaons), explique que ce hiéroglyphe peut être utilisé phonétiquement pour écrire « oun », c’est-à-dire « ouvrir ».

 

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Les Tombes à escargots

Posté par othoharmonie le 7 juillet 2012

 

Par M. Lionel Bonnemère.

A plusieurs reprises, M.Lionel Bonne mère a déjà eu l’honneur d’entretenir la Société au sujet de tombes curieuses qu’on trouve assez fréquemment dans le département de Maine-et-Loire. Elles sont rondes et creusées dans les puissantes assises de tuf qui, sur la rive gauche du grand fleuve, comprend presque partout le sous-sol de l’arrondissement de Saumur.

 La tombe de l'escargot blessé dont j'avais envoyé la photo ?D’une manière générale on peut dire qu’elles affectent la forme et les dimensions d’une barrique. Je ne reviendrai pas sur leur description. On la trouvera dans nos Bulletins. Je veux seulement indiquer un moyen bien simple pour reconnaître à quelle religion appartenaient les hommes dont la dépouille mortelle leur avait été confiée. J’ai dit qu’il fallait les faire remonter à la fin de l’Empire romain et même au commencement des temps mérovingiens. Des fouilles plus récentes n’ont point modifié mon opinion à cet égard. A mon avis, les sépultures païennes sont reconnaissables aux rares objets qu’on y rencontre et qui forment un très pauvre mobilier funéraire.

 Les tombes chrétiennes ne renferment que les os du mort et d’assez nombreuses coquilles d’escargots. C’est sur elles que je veux appeler l’attention bienveillante de mes collègues.

Les premiers chrétiens, toujours en quête de symboles, prirent l’escargot pour figurer l’immortalité de l’âme. Ce mollusque, et surtout celle de ses variétés qui est connue sous le nom d’Hélix pomatia et qui est si abondamment répandue partout, ce mollusque, dis-je, quand vient la mauvaise saison, s’enterre avec sa coquille après avoir pris soin de la fermer au moyen d’un opercule sécrété par lui-même. Il est donc, en quelque sorte, clos dans un tombeau. Au retour de la belle saison, l’animal brise la porte de son cercueil ; jl renaît à la vie avec plus de force.

 M. Arnould Locard, dans sa belle Histoire des mollusques dans l’antiquité, nous donne les détails les plus probants sur ce symbole de l’escargot. Il nous dit qu’on a souvent observé « dans les tombeaux des chrétiens et des martyrs de la Gaule et de l’Italie, des Gastéropodes marins ou terrestres, entiers ou brisés, fixés à l’intérieur même des cercueils ou loculi, dans lesquels le cadavre était déposé lorsqu’il n’était pas soumis à la crémation. D’après M. Martigny,  placées dans de telles conditions, ces coquilles pouvaient être du nombre des objets que les premiers chrétiens fixaient dans la terre ou le mortier des loculi, comme signe de reconnaissance… ».

 M. Arnould Locard ne s’en tient pas à ses généralités. Il nous cite des faits relevés en Gaule… « Des coquilles d’escargots, Helix pomatia et H. Âspersa, ont été trouvés dans les sarcophages. Dans la tombe de Saint Eutrope, à Saintes, découverte en 1843, on a trouvé des coquilles, et M. Letronne prouve que leur introduction n’a pu être l’effet du hasard .

 On en a rencontré dans une sépulture mérovingienne du cimetière de Vicq, et M. l’abbé Cochet, on a signalé un grand nombre d’exemples, dans ses fouilles, notamment près de Dieppe, à l’intérieur d’une tombe du temps de Charlemagne. Rappelons également qu’il était d’usage chez les peuples païens, de manger ces mêmes escargots sur la tombe personnes chères; à Pompéi, on a trouvé de nombreux amas d’escargots dans les cimetières romains. »

Dans la région de l’Anjou que j’ai explorée je n’ai jamais trouvé de tombes à escargots mélangées à d’autres qui n’en avaient pas, et on doit, ce me semble, conclure de ce fait, que dès les temps les plus reculés il existait un antagonisme entre les deux religions en présence.

 Leurs adeptes, qui ne frayaient guère ensemble durant le cours de leur vie, après la mort voulaient reposer loin de ceux qu’ils regardaient comme des ennemis.

 J’ajoute que dans le pays que j’ai le plus particulièrement fouillé l les tombes à escargots sont beaucoup moins communes que les autres. On peut donc légitimement en conclure que le plus grand nombre des habitants étaient encore fidèles au culte des anciens Dieux. On peut trouver là un élément pour déterminer l’époque à laquelle il convient de faire remonter ces sépultures.

J’ai dit qu’elles remontaient toutes à la même époque environ, et j’ai indiqué la fin de l’Empire romain.

Les Tombes à escargots dans ESCARGOT Le-parc-aux-escargots Un fait semblerait me donner tort. Dans une tombe isolée j’ai trouvé, auprès du squelette, une belle petite hache en pierre polie.

 Je crois qu’il ne faut tirer aucune conséquence de cette découverte qui ne s’est pas renouvelée. Dans notre pays d’Anjou, les pierres polies, pierres de tonnerre comme on les appelle encore parfois, ont toujours été des objets auxquels la superstition s’est attachée, et il n’y a pas bien longtemps qu’on n’en place plus dans les édifices, notamment pour les préserver de la foudre et de l’incendie. J’ajoute qu’on a trouvé plusieurs fois un peu partout des haches en pierre polie dans des sépultures plus récentes.

 Je le répète donc, sans crainte de me tromper, les sépultures que j’ai décrites remontent donc bien à l’époque que j’ai indiquée ainsi que le prouve la généralité des faits observés.

Je suis charmé qu’une nouvelle occasion d’appeler l’attention de mes savants collègues sur leur compte se soit présentée à moi, car jusqu’à présent elles ont été peu étudiées, et je serais heureux si je pouvais déterminer quelques-uns d’entre eux à y pratiquer des fouilles nouvelles.

Lionnel Bonnemère

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Escargot Petit Gris

Posté par othoharmonie le 24 juin 2012

 Escargot Petit Gris dans ESCARGOT 220px-Mollusc_garden_snails_20070712_0113le Petit-gris, dit aussi localement cagouille ou luma dans le sud-ouest de la France, est un escargot extrêmement répandu sur la façade atlantique française. Il en est même devenu l’un des symboles des Charentais qui en sont les premiers producteurs français. On le trouve aussi dans les pays méditerranéens (Europe et en Afrique du Nord).

 Le petit-gris est un mollusque mesurant entre 28 et 35 mm pour un poids adulte de 7 à 15 g.

Il porte une coquille calcaire à motifs variables mais le plus souvent brune rayée de noir. Sa spirale (Helix en latin) tourne généralement dans le sens des aiguilles d’une montre (on rencontre 1 sénestre sur environ 20 000 escargots).

 Helix aspersa est sourd et quasiment aveugle mais ses tentacules sont équipés de deux «nez» (épithéliums olfactifs) très puissants. Simplement en balançant ses tentacules pour détecter les odeurs qui l’entourent, l’escargot peut repérer une cible à plus d’une centaine de mètres.

99% de l’activité de l’escargot (y compris ses « repas ») a lieu de nuit avec un pic 2 à 3 heures après la tombée de la nuit. La fraîcheur nocturne et la rosée facilitent leurs déplacements.

Dans la nature, le petit-gris se nourrit tout particulièrement de feuilles d’ortie.

 Les petits-gris adultes ont un péristome (blanc, gris ou noir) réfléchi composant la partie inférieure de la coquille, on dit alors qu’ils sont « bordés ». Chez les gros-gris d’élevage, le péristome est le plus souvent noir.

 L’accouplement et la ponte sont très dépendants de la photopériode. L’accouplement débute lorsqu’il y a au moins 10 heures de lumière par jour (soit vers la mi-février dans l’hémisphère nord) et s’arrête dès que la durée du jour repasse sous 10 heures (soit vers la mi-novembre). Les zones ou les journées dépassent 10 heures mais avec des températures froides peuvent perturber la reproduction.

 Lors de l’accouplement, chaque escargot connecte son organe reproducteur situé à droite de sa tête à l’organe de son « conjoint » (voir photo). C’est par là que vont s’échanger les spermatophores. Les spermatozoïdes ainsi collectés peuvent être conservés plusieurs mois ou années avant d’être utilisés pour fertiliser des ovaires. Pendant la copulation, l’escargot plante un dard calcaire dans son conjoint afin de favoriser la survie des millions de spermatozoïdes transmis. En effet, seuls 0,025 % de ceux-ci survivent. Le dard calcaire contient un mucus contractant temporairement le système reproductif femelle de l’escargot récepteur qui peut ainsi stocker un plus grand nombre de spermatozoïdes dans sa zone de stockage. La gestation dure une vingtaine de jours. Après la ponte, l’incubation dure 12 à 25 jours en moyenne en fonction du climat et de l’humidité là ou les escargots évoluent. Les œufs d’Helix aspersa sont blancs, sphériques et mesurent 3 mm de diamètre. Le bébé escargot a besoin de plusieurs jours pour percer la protection du nid et remonter à la surface.

 Petit-gris Sous un climat de type californien, H. aspersa arrive à maturité en 2 ans. Dans le centre de l’Italie, H. aspersa éclot en automne et s’il est bien nourri et pas en situation de surpeuplement, ils arrivent à maturité dès le mois de juin suivant. Dans des conditions idéales créées en laboratoire, certains petits-gris sont arrivés à maturité en 6 à 8 mois. La meilleure période de reproduction de H. aspersa est lors de sa troisième année.

Pour la cueillette, veiller à ne pas marcher dans les herbes ou les petits fourrés, afin d’éviter d’écraser les escargots petits ou gros. Par exemple dans le cas de cueillette dans les dunes, suivre les chemins, et ne pas entrer dans les fourrés. Veiller aussi à respecter une discipline par rapport à la grosseur de l’escargot: dans le cas du petit-gris il est important qu’il soit bien bordé, et pèse plus de 8g, c’est-à-dire que sa longueur (coquille) atteigne 3cm hors bordé. Le mieux est de prélever seulement ceux qui atteignent 3,5cm bordé compris, ainsi ils pèsent plus de 11g, et ont atteint l’âge adulte, ce qui leur a permis de se reproduire.

 La cueillette effectuée en ligne par une famille, fouillant les fourrés est à proscrire sous peine de voir disparaitre cette espèce, qui malgré tout est appréciée des gourmets. Si vous voulez cueillir longtemps des petits-gris cueillez-les intelligemment.

 Le petit-gris est adulte à 2 ans mais peut vivre plus de 5 ans s’il n’est pas dévoré par un prédateur.

 Le petit-gris est une des espèces les plus faciles à élever en héliciculture. Elle s’adapte facilement à différents types de climat et d’environnement.

Les fermes à escargot permettent d’élever jusqu’à 400 petits-gris au m².

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Bibliographie des Dauphins

Posté par othoharmonie le 27 mai 2012

Bibliographie

  • Bibliographie des Dauphins dans DAUPHIN 18_acg0zGuide des Dauphins et marsouins de Jean Pierre Sylvestre Edition Delachaux & Niestlé 1990 ISBN : 2-603-00744-0
  • Dauphins, baleines et cachalots de Eric Demay. Mai 2008. Éditions Milan
  • Baleines et Dauphins de Bronwyn Sweeney. 2006. Éditions France Loisir
  • Connaître les Cétacés de Méditerranée du Dr Alexandre Gannier. 2008. ISBN : 978-2-9532208-0-3
  • Corsica mare, dauphins, baleines et cachalots de Mediterranée décembre 2008, de corsica mare osservazione aux éditions Albiana, Ajaccio

Liens externes

 Les dauphins dans l’art sur Commons

 

Littérature

  • Ésope a consacré deux fables au dauphin : Les Dauphins, les Baleines et le Goujon et Le Lion et le Dauphin.
  • Jean de La Fontaine a consacré une fable au dauphin : Le Singe et le Dauphin.
  • Les dauphins dans le livre Un animal doué de raison de l’écrivain français Robert Merle.
  • mythologie_grande2Le roman d’anticipation d’Arthur C Clarke l’ile des dauphins imagine les raisons de l’intérêt du dauphin pour l’homme : le protéger de son seul ennemi naturel, l’orque.
  • Les « néo-dauphins » dans le roman Marée stellaire de l’auteur américain David Brin publié en 1983.
  • Les dauphins communiquent parfois avec les hommes, dans le livre basé sur des faits scientifiques d’Éric Demay, L’Homme qui parlait aux dauphins.
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