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LES HUITRES DE LA PRÉHISTOIRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

 

 Symbole de l’humilité vraie, source de toute perfection spirituelle. Sa coquille bivalve est symbole de féminité.

Au 17ème siècle, où règne l’esprit de galanterie, l’huître étant toujours symbole de séduction et ayant de surcroît la réputation d’un pouvoir aphrodisiaque, devient la protagoniste des petits déjeuners et des festins privés à la Cour.

Apparue il y a environ 230 millions d’années (âge du plus vieux fossile retrouvé), pendant l’ère secondaire, on a retrouvé d’importantes quantités de coquilles d’huîtres prés des restes de cuisines lorsque l’Homme, datant du Néolithique (- 5 000 av J.C), pratiquait la pêche. L’huître a donc toujours été consommée, et pas seulement ! Des textes anciens rapportent que les Grecs se servaient même des coquilles comme bulletin de vote. En effet lorsqu’ils voulaient bannir quelqu’un de la cité, ils procédaient à un vote avec le dessus de la coquille d’huître. De là est venu le terme « ostracisme » : ostrakon signifiant coquille. Les Romains étaient également de grands consommateurs et les faisaient venir de Gaule dont les rivages étaient bordés de bancs d’huîtres naturels.

 Huitres au diner

On peut cependant se demander comment ils pouvaient leur faire faire un tel voyage sans réfrigérateur ! Pour palier à ce problème, ils avaient instauré  » la route des huîtres « .

Ils faisaient alimenter en eau de mer des viviers (à Clermont, Poitiers, Saintes, Jarnac…) qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. Ainsi elles arrivaient vivantes et fraîches à Rome.

Cependant cela donna une idée au romain Sergius Orata, vers 100 av. JC. Il conçut des bains suspendus et aménagea des viviers alimentés par les eaux du lac Lucrin pour en faire culture. Il en fit la réputation puisqu’on dit que les meilleures huîtres y furent recueillies. Sergius Orata est le premier Romain qui eu l’idée d’en faire culture.

Mais en Chine aussi ils connaissaient l’ostréiculture puisqu’ils entaillaient des bambous sur lesquels ils mettaient des coquilles, qu’ils disposaient ensuite en mer afin que les larves d’huîtres viennent s’y fixer. 

Mais toute l’activité ostréicole a été détruite par les invasions barbares du 5èmesiècle et le fait  qu’il existait sur les côtes françaises d’énormes viviers naturels et de qualité explique sans doute que l’on n’a pas cherché à les retrouver. Il n’y avait alors plus qu’à faire de la cueillette. De plus le Moyen-âge laissant très peu de place aux coquillages et aux poissons dans la gastronomie, la demande était beaucoup moins grande, la cueillette suffisait donc amplement. 

Au 16ième siècle, le commerce des huîtres se développent vers Paris et c’est à cette époque qu’apparaît les premiers déjeuners ou l’on sert exclusivement des huîtres. A cette époque on servait entre 6 et 12 douzaines d’huître par personnes soit presque 150 par personnes pour un repas ! 

Au 17ième siècle, les huîtres, très appréciées par la noblesse, se consomment autant à la campagne qu’à la cour du roi. D’autant plus que à l’époque l’huître était un symbole de séduction et on pensait qu’elle avait un pouvoir aphrodisiaque. Cependant leur vente est encore freinée par la lenteur des transports, surtout durant les mois d’été. Afin de remédier à ce problème, une technique de l’époque pour garder la fraîcheur des huîtres était de les retirer de leur coquille et de les empiler dans des paniers de paille, ainsi, elles arrivaient prêtes à être mises en ragoûts.

 Au 18ième siècle, les huîtres ont de plus en plus de succès. Jean-François de Troy (1679-1752) (photo 3) va d’ailleurs peindre un de ces déjeuners très prisés avec le tableau datant de 1735 : Le déjeuner d’huître.

Le commerce des huîtres étant très rentable et la demande grandissante, la première moitié du 18ième siècle est synonyme de pêche abusive. De plus ils pensaient à cette époque que « Les bancs d’huîtres naturels sont inépuisables et n’ont, par conséquent, besoin d’aucune réglementation. » Valin, procureur du Roi àla Rochelle, 1864.

De ce fait, les pêcheurs pillaient le fond des chenaux à la drague ou les crassats (gisements naturels d’huîtres) au râteau. Cette « méthode » conduira le bassin à une situation de pénurie puis de disette. Pour essayer d’enrayer cette situation, en 1750 la pêche de l’huître sera suspendue pour 3 ans.

En 1754, nouvelle suspension et on assistera alors à un repeuplement spectaculaire des viviers.

En 1759 la pêche ne sera interdite qu’au moment du frai (1er avril – 1er octobre) pour permettre aux bancs naturels de se repeupler. 

Le 19ième siècle sera un siècle clé pour la naissance de l’ostréiculture. 

 huitres déjeuner

Le Déjeuner d’huîtres, huile sur toile

Jean-François de Troy, , 1735, 180×126 cm,

musée Condé, Chantilly, galerie de peinture.

 

L’œuvre : Description formelle :

Placés autour d’une table ronde recouverte d’une nappe blanche, des hommes prennent un repas au centre d’une vaste salle richement décorée.

Les mets qu’ils dégustent sont des huîtres. Certaines, dont les coquilles sont vides, occupent le premier plan et jonchent le sol à damier blanc et noir. D’autres, pleines, sont disposées à  table sur des plateaux ou des assiettes en argent. Des verres à pied sont placés devant les   convives renversés dans des bols en porcelaine peinte. Les hommes boivent un vin blanc  dont plusieurs bouteilles sont représentées entre leurs mains mais également à terre, posées sur la table, ainsi que sur la console à droite du tableau. D’autres enfin trônent dans une desserte devant la table, dont la partie supérieure est composée de deux bacs emplis d’eau. Des assiettes sont rangées en partie basse. Les huîtres sont servies et ouvertes par des domestiques simplement vêtus, présents au milieu des hommes portant costumes chamarrés et brodés. Sur la gauche du tableau, un groupe de personnages suit des yeux le bouchon d’une bouteille qu’un des convives assis a fait sauter grâce au couteau qu’il tient dans la main droite. En plein vol, il apparaît au milieu de la colonne en marbre à l’arrière plan.

 

Un décor architecturé, sculpté et peint forme un fond de scène à ce repas luxueux. A l’arrière centre, une tribune ouverte à balustrade est surmontée par un arc en plein cintre. Celle-ci est encadrée sur la droite par la statue d’une femme, située dans une niche décorée d’une coquille Saint-Jacques, drapée à mi-corps, debout sur un dauphin crachant de l’eau et de deux atlantes mi-hommes, mi-poissons portant des cornes d’abondance. Sur la gauche, une porte aux battants clos ferme le tableau. En partie supérieure, au-dessus de  l’entablement, apparait une peinture représentant un homme et une femme aux ailes de papillons, enlacés. 

Sujet de l’œuvre :

Cette peinture de genre illustre un luxueux repas d’ « après chasse », dans un cadre somptueux. Le Déjeuner d’huîtres est une commande royale destinée à orner la salle à manger d’hiver des petits appartements du roi Louis XV à Versailles. Pièce intime et essentiellement utilisée pour les retours de chasse, le roi y invitait certains compagnons. Ainsi, cette scène fait écho au lieu pour lequel il est destiné. Aucune femme n’est représentée sans doute pour des raisons historiques. Celles-ci ne furent invitées qu’à partir de 1738 par le roi dans sa salle à manger – après donc la date d’exécution du tableau. À moins que cette exclusivité masculine ne soit le reflet de la valeur aphrodisiaque qu’on donnait aux huîtres à l’époque et qui excluait de fait la présence féminine. 

L’œuvre détient une richesse iconographique constituant une source de renseignements sur les arts de la table au premier tiers du XVIIIe siècle. Les huîtres, mets de premier choix   réservé à l’élite, et leurs accompagnements : pain, ail, beurre, sel et poivre sont servis en même temps sur la table ; ce qui est le propre du service à la française. Cette nouvelle organisation du repas reflète une absence de convenances. Les convives composent librement leur menu et les bouteilles de champagne sont mises à leur disposition. 

Le Déjeuner d’huîtres, malgré son titre, fait la part belle au champagne. Situé au premier plan, le rafraichissoir à bouteilles est destiné à mettre en valeur la boisson. Celle-ci est nouvellement inventée à la fin du XVIIe siècle par le bénédictin Dom Pérignon près  d’Epernay. Notons que le breuvage ne se boit pas encore dans des coupes ou des flûtes mais dans des verres coniques.

L’émerveillement devant le bouchon qui saute à l’ouverture de la bouteille et le plaisir des convives face aux mets qui leurs sont servis se dégagent de la scène. Le Déjeuner d’huitres est conçu pour décorer la première salle à manger spécifique du château de Versailles. Auparavant la table était dressée dans n’importe quelle pièce selon le bon vouloir du roi. Des thèmes plus légers comme celui du repas de chasse semblent particulièrement appréciés et remplacent alors l’imagerie mythologique en peinture. Le tableau du musée Condé fait écho à Un déjeuner de chasse, autre scène de genre de l’artiste peint en 1737 pour la Grande salle à manger de l’appartement de Louis XV au château de Fontainebleau. Il s’agit d’un sujet  léger pour un peintre d’histoire montrant le changement de goût qui s’opère dans la décoration à l’époque du règne de Louis XV. 

Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy doit être mis en parallèle avec un Déjeuner  de jambon du peintre Nicolas Lancret également conservé au musée Condé à Chantilly. Si le sujet est de même nature dans les deux tableaux, tout les oppose dans la réalisation. Si les tableaux ne sont plus à Versailles, c’est que les goûts et les décors changent vite. Les toiles des petits appartements sont démontées avant 1789 et sont entreposées au garde-meubles. Après la Révolution Française, le duc d’Orléans, futur roi Louis Philippe, réclame ses œuvres comme bien de famille et expose le tableau au Palais-Royal, puis au château d’Eu, près du Tréport. Après la Révolution de 1848, ses biens sont vendus. Son fils, le duc d’Aumale, en exil en Angleterre, rachète les tableaux à Londres en juin 1857 puis les expose à partir de 1889 à Chantilly en face à face.

 

SOURCE : http://crdp.ac-amiens.fr

 

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Bibliographie de l’huitre et de la moule

Posté par othoharmonie le 19 mai 2016

 

 

 

 

  1.  Comité National de la Conchyliculture 
  2.  [PDF] Revue Cultures Marines de juin 2006 
  3.  Section Régionale Conchylicole Méditerranée 
  4.  DGCCRF sur les dénominations des produits de la mer 
  5.  [PDF] Accord interprofessionnel sur les dénominations des huîtres creuses 
  6.  [PDF] Étude comparative CREAA – IFREMER mai 2006
  7.  Avis de l’AFSSA-ANSES sur les huîtres triploïdes 
  8.  Infos-OGM ]
  9.  Photos comparatives sur un site personnel 
  10.  Étude Ifremer]
  11.  Camporesi P, Le Siècle épuré, dans Le Goût du chocolat, l’art de vivre au xviiie siècle, éditions Taillandier, collection Texto, pp. 65-80
  12. Rapport de l’ANSES sur les contaminations des coquillages MOULEµ
  13.  Étude de l’OMS sur les virus dans les eaux 
  14.  Programme Rephy de surveillance des phycotoxines 
  15.  [PDF] Principes de classement, document Ifremer 
  16.  Présentation de la sauce d’huître dans la cuisine chinoise 
  17.  Règlement 1881/2006 consolidé de l’Union Européenne sur les teneurs autorisées en contaminants 

 

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BIBLIOGRAPHIE DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 19 mai 2015

 

 

 Tom Harris, « How Animal Camouflage Works »  , How Stuff Works 

Emma Young (2008). Chameleons fine-tune camouflage to predator’s vision. New Scientist 

 Le plus petit caméléon au monde découvert près de Madagascar   sur le site MaxiSciences   

Reptarium Reptile Database,  

 Définitions lexicographiques   et étymologiques   de « Caméléon » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales

 

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10 ans pour la tortue à 2 têtes

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2014

images (11)

La tortue Janus – ainsi appelée d’après le dieu romain aux deux visages – est née dans une couveuse du Muséum de Genève le 3 septembre 1997. Jean-Claude Régnier, qui était alors en charge de l’animalerie, a eu la surprise de découvrir une tortue à deux têtes de sexe mâle née d’un des œufs qui lui avaient été confiés pour éclosion. Cette tortue si particulière, qui avait besoin de soins personnalisés, est restée au Muséum avec l’accord de ses propriétaires. Depuis 10 ans, nombreux sont les visiteurs à venir l’observer dans le hall du Muséum, et la carte postale avec la photo de cet animal est la plus demandée!

Suite à la découverte récente d’un reptile aquatique fossile à deux têtes qui vivait il y a environ 120 millions d’années en Chine, la tortue Janus vient d’être abondamment citée dans des revues scientifiques du monde entier. Ainsi à 10 ans, Janus commence peut-être une carrière de star scientifique !

Pour célébrer cet anniversaire, les enfants nés en 1997 et leur famille sont invités à une petite fête au Muséum le mercredi 5 septembre de 11h à 12h. Animation gratuite. 

ARTICLE DE PRESSE / 

Un âge avancé pour un animal ayant une telle malformation. Pour marquer le coup, les responsables du Musée d’histoire naturelle organisent une petite cérémonie.

Janus en avril 1998Janus en avril 1998(photo: Keystone)

La tortue, surnommée Janus, en référence à la divinité romaine présentant deux visages, a vu le jour le 3 septembre 1997 dans une couveuse du musée. Comme les animaux souffrant d’anomalies n’ont que très peu de perspectives de survie, le petit reptile a fait l’objet de soins attentionnés.

Un miracle

«Nous sommes parvenus à la faire grandir. Que Janus soit devenue si vieille constitue un miracle», a déclaré à l’ATS Andreas Schmitz, chercheur au Musée d’histoire naturelle de Genève.

Les naissances de tortues ou d’autres reptiles malformés sont courantes, aussi dans la nature. En liberté, ils n’ont cependant aucune chance de survie. Ils sont éliminés très rapidement. En détention, la durée de vie de ce genre d’animal est généralement très courte. «Ils sont très sensibles», a relevé M. Schmitz.

Vedette internationale

Avec ses dix ans au compteur, Janus commence à devenir une célébrité auprès des scientifiques. Lors de la découverte récente d’un reptile aquatique fossile à deux têtes qui vivait il y a environ 120 millions d’années en Chine, la tortue genevoise a été abondamment citée dans les revues spécialisées du monde entier.

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Lynx dans les Pyrénées

Posté par othoharmonie le 6 août 2012

 

La problématique du lynx dans les Pyrénées est intéressante et remarquable puisqu’elle repose sur deux incertitudes :

  • d’abord, la question fondamentale est de savoir si le lynx est toujours présent dans le massif ? En effet, malgré l’absence d’indices intangibles (cadavres, photos, crottes génétiquement attribuées au lynx) depuis des décennies, certains naturalistes pensent que le lynx hante toujours les forêts pyrénéennes.
  • ensuite, la seconde incertitude est liée à l’espèce peuplant ou ayant peuplé les Pyrénées : s’agit-il du lynx boréal (Lynx lynx) ? S’agit-il du lynx pardelle (Lynx pardinus) ? Est-ce les deux espèces ?

Lynx dans les Pyrénées dans LYNX 320px-MP-lynx_canadensis_3Aucun musée français n’a conservé de dépouilles de lynx pyrénéens. Il est donc très difficile de trouver des spécimens provenant des Pyrénées. Les hypothèses, actuellement avancées sur l’identité des lynx ayant peuplé les Pyrénées, reposent donc sur les descriptions rapportées par des temoins tiers et sur la découverte de restes osseux.

Lavauden (Inspecteur des Eaux et Forêts, 1930) explique dans un ouvrage fort bien documenté sur l’histoire naturelle du lynx, ce qui lui a laissé penser que des lynx pardelles peuplent les Pyrénées :

 » … C’est à Magné de Marolles qu’il faut demander la seule précision que nous ayons sur ce sujet. Cet auteur cite une lettre de M. Agieu lui disant, après examen renouvelé, que la peau d’un lynx tué aux environs de Saint Gaudens, en 1787 était d’un vrai fauve, tacheté d’un beau noir par-dessus tout le corps, même par les jambes, non à bandes suivies mais à petites mouches, et que le ventre est d’un gris bleu, c’est à dire le bout du poil blanc, et la bourre qui est à la racine d’un gris foncé. Cette description, très explicite, ne peut s’appliquer qu’au Lynx pardella. Par contre, les deux échantillons qui furent tués en 1917, au Canigou, auraient appartenu à l’espèce de l’Europe centrale, d’après la description, également très claire, qui fut faite à notre collège M. Salvat par une personne ayant vu les deux animaux. Ceux-ci n’avaient de mouchetures qu’aux pattes « .

Lavauden fait donc reposer sa présomption sur la présence de mouchetures aux pattes. Cependant, on sait maintenant que la description du lynx tué en 1787 peut parfaitement correspondre au lynx boréal. Ainsi, cette information, bien documentée, ne peut être considérée comme une preuve de la présence du lynx pardelle dans les Pyrénées. Justement, en conclusion de son ouvrage, L. Lavauden fait part de sa prudence : « souhaitons surtout que les prochaines captures soient examinées par un naturaliste compétent, qui puisse enfin décider sur pièces, autrement que par des conjectures (toujours peu satisfaisantes pour l’esprit, quelle que soit leur vraisemblance), si le Lynx des Pyrénées appartient ou non à l’espèce espagnole« . Malheureusement, il n’y eut plus d’animaux capturés dans les Pyrénées après le travail de Lavauden, seulement des suspicions de captures (voir plus bas).

Néanmoins, des restes osseux découverts dans des gouffres pyrénéens furent examinés. Provenant d’époques diverses, allant de l’époque actuelle au Würm ancien, tous ont été attribués à Lynx lynx. (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France - Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

Mais, Luc Chazel (naturaliste, membre du Groupe Lynx Eurasie) indique, à propos du statut taxonomique du lynx pyrénéen, que le matériel fossile du versant français des Pyrénées se compose largement de restes attribuables à Lynx lynx, bien que Lynx pardinus ne soit pas absent. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

La seule donnée récente sur la présence du lynx ibérique en France reste la possession d’un lynx pardelle naturalisé par un particulier vivant dans la région paloise (Pyrénées-Atlantiques). Le propriétaire affirme que ce lynx a été piégé dans les Pyrénées aragonaises en 1973.

Pour l’instant, le mystère sur l’espèce peuplant ou ayant peuplé les Pyrénées reste donc entier…

Sources :

  • Réponse du FIEP – Groupe Ours Pyrénées à un courrier envoyé, datant du 27/08/2001.
  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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Évolution du Papillon

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2011

 

Évolution du Papillon dans PAPILLON 320px-Papillon_de_nuit_01La forme actuelle des stades de développement, de l’œuf à l’imago, existe sans doute depuis 150 Ma. Les 220 000 espèces vivent partout dans le monde excepté dans l’Antarctique et sont particulièrement nombreuses dans la région des tropiques. Elles sont presque toujours associées à des plantes supérieures des angiospermes (plantes à fleurs) et ont donc coévolué. Il est en effet vraisemblable que la spéciation qui a conduit à ce groupe qui possède un organe hautement spécialisé comme la trompe s’est accomplie en même temps que le développement des plantes à fleurs avant la fin du tertiaire. Comme presque toutes les espèces ont des chenilles inféodées à une plante hôte précise, l’évolution n’a surement du se faire qu’en présence d’une seule plante hôte ancestrale, donc pas avant le tertiaire.

 

Les lépidoptères fossiles ont tendance à être plus rares que ceux des autres insectes, parce qu’ils étaient moins abondants dans des types d’environnement comme les lacs et les étangs propices à la fossilisation et que les stades larvaires n’ont que la tête chitineuse comme partie dure susceptible d’être fossilisée.

 

.ammonite-fossile-argile_405_s dans PAPILLONIl existe cependant quelques fossiles, dans l’ambre ou dans des sédiments très fins. Des traces de galeries peuvent être observées sur des feuilles fossiles mais leur interprétation est délicate.

Le fossile le plus ancien Archaeolepis mane est issue de roches britannique, il a été daté d’environ 190 Ma, au jurassique. Ce sont des restes d’ailes qui montrent des écailles à cannelures parallèles sous microscope électronique et le réseau de nervures caractéristique commun aux lépidoptères et trichoptères. On ne connaît que deux autres fossiles du jurassique et treize du crétacé. La période suivante, le tertiaire, est beaucoup plus riche en fossiles.

 

L’éocène en particulier, avec les gisements d’ambre de la Baltique est riche. Ceux-ci ne sont pas d’une grande utilité pour établir la phylogénie des lépidoptères car ils sont déjà très proches des espèces modernes. Plus rarement, les Lépidoptères peuvent se trouver dans des sédiments de type lacustre : diatomite. Un bel exemple a été publié dans le Bulletin des Lépidoptères de France.

 

D’après les fossiles du jurassique d’Amphiesménoptères découverts (groupe constitué des ancêtres des Trichoptères et lepidoptères, selon la classification de Willi Hennig), ces groupes se sont différenciés il y 56 Ma.

Papillonfossile

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Classification du Papillon

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2011

 

La taxinomie des insectes est en pleine évolution voire révolution, et les différentes classifications sont très disparates notamment concernant les sections situées entre les ordres et les genres.

 

Classification du Papillon dans PAPILLON 220px-Carolus_Linnaeus_by_Hendrik_Hollander_1853Carl von Linné dans Systema Naturae (1758) reconnaît trois groupes de lépidoptères : les Papilio, les Sphinx et les Phalaena avec sept sous-groupes dans les Phalaena (Scoble, 1995). Cette séparation se retrouve aujourd’hui dans 9 des super-familles de lépidoptères.

 

Après Linné, Denis et Schiffermüller (1775) sont suivis par Fabricius (1775) et Latreille (1796). Ils identifient beaucoup plus d’espèces en les regroupant dans ce qui sera reconnu comme des genres.

 

Hübner décrit beaucoup des genres modernes et Ochsenheimer et Friedrich Treitschke (1776-1842), dans une série de volumes sur la faune de lépidoptères européens publiés entre 1807 et 1835, renforcent les fondements de leur classification en genres (Scoble, 1995).

 

G.A.W. Herrich-Schaffer (plusieurs volumes, 1843-1856), et Edward Meyrick (1895) basent leur classification sur le nervurage des ailes. Au même moment, Sir George Hampson travaille sur la distinction entre Microlepidoptera et Macrolepidoptera.

 

Parmi les premiers entomologistes à étudier les fossiles d’insectes et leur évolution, Samuel Hubbard Scudder (1837-1911) travaille sur les papillons. Il publiera une étude des gisements du Colorado. Andrey Vasilyevich Martynov (1879-1938) met en évidence la proximité des lépidoptères et des trichoptères (Grimaldi et Engel, 2005).

 

animaux-papillon-00014 dans PAPILLONParmi les apports majeurs du XXe siècle figure la séparation basée sur la structure de l’appareil génital des femelles en Monotrysia et Ditrysia par Carl Julius Bernhard Börner (1880-1953) en 1925 et 1939 (Scoble, 1995).

 

Willi Hennig (1913-1976) développe l’analyse cladistique et l’applique à la phylogénie des insectes. Niels P. Kristensen, E. S. Nielsen et D.R. Davis étudient les relations entre les familles de Monotrysia, Kristensen ayant travaillé sur la phylogénie des insectes et des grands groupes de lépidoptères (Scoble 1995, Grimaldi et Engel, 2005). Alors qu’en général, les phylogénies basées sur les analyses de l’ADN diffèrent des phylogénies basées sur les analyses morphologiques, ce n’est pas le cas pour les lépidoptères, au moins à grande échelle (Grimaldi et Engel, 2005). Les tentatives de regroupement des super-familles de lépidoptères en grand groupes naturels ont toutes échoué car les critères actuels Microlepidoptera et Macrolepidoptera, Heterocera et Rhopalocera, Jugatae et Frenatae, Monotrysia et Ditrysia (Scoble 1995) ne permettent pas de définir des groupes monophylétiques.

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Exploitation de l’ivoire d’éléphant

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2011

 

Exploitation de l'ivoire d'éléphant  dans ELEPHANT 220px-Ivory_tradeL’ivoire a toujours été un matériau précieux, sculpté depuis plusieurs millénaires par l’homme. En raison de son origine animale, la récupération d’ivoire a constitué une véritable menace pour les espèces qui en sont pourvues.

 

Le musée de Dieppe présente une collection importante d’objets sculptés en ivoire.

 

L’ivoire d’éléphant

Les éléphants ont été particulièrement chassés pour leurs défenses, à tel point que dans certaines régions d’Afrique et d’Asie, leur patrimoine génétique serait en train d’évoluer. En réalité, cette évolution vient probablement du fait qu’il existe naturellement des éléphants non munis de défenses ; ces éléphants n’étant pas chassés pour l’ivoire peuvent se reproduire plus longtemps que les éléphants avec défenses : ce n’est donc pas une mutation, mais un remplacement. Actuellement, les éléphants sont protégés, et l’impact du braconnage sur l’évolution des populations d’éléphants est très difficile à quantifier.

 

Du fait du déclin des populations d’animaux producteurs d’ivoire, l’import et la vente d’ivoire est interdite ou sévèrement réglementée dans de nombreux pays. Il existe une interdiction internationale du commerce de l’ivoire depuis 1989.

 

L’ivoire fossile de mammouth, est abondant en Sibérie. Il a été vendu ou confondu avec l’ivoire d’éléphant ou sert aussi de remplacement à l’ivoire d’espèces actuellement vivantes. Il semble avoir été exploité depuis plusieurs siècles.

 

« M. Tilesius rapporte un passage de M. Klaproth, d’où il résulte que ces cadavres encore garnis de chair préservée par les glaces ne sont pas une chose absolument rare. Les Chinois même en ont quelque idée , et il est question, dans leurs livres, d’une prétendue souris grande comme un buffle qui habite, des cavernes dans les contrées septentrionales, et dont les os se laissent aisément travailler. Ce ne peut être que le mammont (mammouth) des Russes, ou l’éléphant fossile ; et la fable même généralement adoptée par les peuples de Sibérie, que le mammont vit sous terre , et qu’on ne le prend jamais en vie, mais qu’on en trouve quelquefois le corps encore frais et ensanglanté, ne peut tenir qu’à ces cadavres que l’on aura découverts ainsi conservés par le froid. L’abondance de ces os en Sibérie est telle que, malgré l’immense quantité que l’on vend et que l’on emploie journellement dans les arts, ils ne semblent pas avoir diminué : l’on creuse rarement des puits ou de fondations sans en découvrir ; et des îles entières, dans les mers glaciales, semblent en être formées »

 

Ivoire végétal

 

ivoire-vegetale-235585 dans ELEPHANTParfois, il ne s’agit que de trouver un substitut naturel qu’il soit animal ou végétal. On utilise ainsi : Ivoire végétal (Tagua, corozo), casque corné du cacatoès, bois, os, résine de copal fossile),

 

Les graines de certains végétaux -Ivoire végétal- gagnent en popularité comme remplacement de l’ivoire bien que leur dimension limite leurs usages.

Les associations écologistes préconisent l’utilisation d’un substitut naturel à l’ivoire nommé « Ivoire végétal », issu du commerce équitable.

Sites wikipédia à visiter :

 

Ivoire rose, bois du Berchemia zeyheri qui doit son nom à ses propriétés mécaniques rappelant celles de l’ivoire

Ivoire Barberini, objet d’art byzantin conservé au musée du Louvre à Paris.

Diptyque consulaire, objet d’art romain tardif ou byzantin

La Côte d’Ivoire, pays d’Afrique occidentale.

Ivoire végétal

Musée des ivoires d’Yvetot

Chryséléphantin

 

gifs éléphants

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