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Les 4 ANIMAUX qui nous instruisent pour la vie

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2016

 

 

Le deuxième livre de la Révélation divine, après la Bible, est assurément celui de la nature. Notre terre ne cesse de nous émerveiller, de nous fasciner et de nous instruire. Quelle que soit la façon dont nous l’abordons, notre belle planète bleue est interpellante. Elle fait l’objet de tant de recherches… Est-ce que notre condition humaine échappe aux lois qui régissent ce monde de la vie ? Depuis peu, une prise de conscience s’est faite autour du concept du développement durable qui prend en compte le nécessaire respect des équilibres de notre proche univers. Cette bonne volonté doit être dépassée par une observation plus attentive de notre environnement. N’y a-t-il pas matière à réflexion dans cette observation de la nature ?  N’y lit-on pas l’énoncé de valeurs importantes qui y sont inscrites ? Plus simplement est-ce que cette nature est un puits  d’éducation ?

La Parole du Créateur nous invite à tirer le meilleur profit pour nos vies de toutes ces simples  leçons de chose contenues dans ce grand livre. 

Développement : 

Salomon, dont la sagesse demeure proverbiale, nous parle de quatre petits animaux :

«  Il y a sur la terre quatre animaux petits et cependant des plus sages… » Bible L.Segond version 1975

« Il existe sur terre quatre êtres tout petits, et qui sont sages par excellence… » La Bible du Rabbinat français 1966

« Il y en a quatre qui sont tout petits sur la terre, et suprêmement sages… » Nouvelle Bible Segond 2002

«  Quatre sont des petits de la terre, mais experts en sagesse… » La Bible Chouraqui 1985.

«  Il existe sur terre quatre êtres tout petits et pourtant sages parmi les sages… » T.O.B. 1977 

Si la Bible insiste à ce point sur ces quatre tout petits animaux en nous disant qu’ils sont grands en sagesse, n’est-ce pas pour nous inviter à regarder vers le sol, à prendre le temps de nous pencher sur notre bonne terre et à chercher à comprendre ce que ces tout petits veulent nous dire ?  Ne sont-ils pas experts en sagesse, suprêmement sages, sages par excellence, sages parmi les sages ?  Voyons donc ce que nous dit la Bible à leur sujet.

 chez francesca

La Fourmi :

 

 «  Peuple sans force, elles préparent en été leur nourriture »

 v. 25 

Ailleurs, dans le même livre, Salomon reprend la même idée : « Va vers la fourmi, paresseux;  elle n’a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. »Proverbes 6 : 6-8 

La fourmi apparemment sans force et d’une grande fragilité, a réussi à subsister à travers les temps grâce à sa prodigieuse capacité de communication. En effet, la fourmi utilise de nombreux et complexes moyens de communication. Ces systèmes complexes sonttactiles, chimiques, auditifs. Pour éviter que l’espèce commette des erreurs qui mettraient sa survie en danger, la fourmi développe un complexe d’interférences très perfectionné. Quelques signaux d’alarme par production de substances chimiques ont pu être décryptés, mais les chercheurs ne peuvent toujours pas prédire où une ouvrière va se diriger dans les dix minutes à venir face à de la nourriture diversifiée. Par contre, quand une fourmi a trouvé une nourriture qui lui convient, en dix minutes elle informe une foule de congénères.

Effectivement il n’y a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, mais elles le sont toutes les unes pour les autresAucune ne garde les informations pour elle-même. Tout est restitué pour le bien du groupe.

La transmission de la nourriture est aussi intéressante, la fourmi stocke toute sa nourriture dans un jabot social, une sorte de sac à dos, séparé de son estomac. Cette nourriture est dégurgitée en actionnant des muscles particuliers. Cela se passe sous terre entre deux ouvrières. La solliciteuse tambourine la tête de sa congénère donneuse et celle-ci place ses antennes en arrière en signe d’acceptation. Ainsi on transfert la nourriture pour le temps où on ne pourra plus sortir. Cette prudence a fait dire à La Fontaine que la fourmi n’est pas prêteuse… 

Quand la fourmi doit se défendre, elle projette le contenu de sa glande à poison, mandibules bien ouvertes, et antennes agressives… Gare au jet d’acide formique, concentré à plus de 50% ! Mêlée à d’autres substances, l’émission déclenche aussitôt un état d’alerte générale dans la fourmilière. Quand la fourmi est en danger, elle martèle le sol avec sa tête pour prévenir les copines. (3 coups selon les observations) Ainsi tout le monde est prévenu rapidement et on se passe le mot.

Comment font-elle pour se reconnaître ?

Quand deux fourmis se rencontrent, on sait qu’elles peuvent se reconnaître et « parler » à toute vitesse, grâce à leurs antennes, chacune disposant d’un potentiel de plus de cent mille récepteurs. Une nouvelle clé de lecture est apparue aux chercheurs: un individu peut dire: «Attention, je cherche de la nourriture» ou encore «je suis jeune, j’ai besoin d’informations» par des substances chimiques à la surface de son corps, qui seraient liées à l’âge ou à l’activité. Certaines espèces reconnaissent les différents stades des individus simplement à l’ ‘habit’, comme nous le pourrions, nous êtres humains. Nous aurions pu poursuivre encore longtemps sur le cas des fourmis, mais que  pouvons-nous tirer comme instruction ?  

Ne pensez-vous pas que ce peuple de fourmis est une parabole du peuple de Dieu ? Sur un plan humain et ecclésial, nous non plus, nous n’avons ou devrions avoir aucun capitaine, secrétaire ou maître, car nous avons tous reçus  les mêmes informations avec nécessité de les transmettre suivant les dons distribués par le Saint-Esprit au sein de la communauté chrétienne ? «  Dieu… Nous a marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » «  Dieu nous a donné les arrhes de l’Esprit » 2 Corinthiens 1 :22 et 2 Corinthiens 5 : 5

Dans le sens d’une responsabilité commune le Christ a même précisé : «  Ne vous faites pas appeler Rabbi (Maître) ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler chef ; car un seul est votre Chef, le Christ » Matthieu 23 : 8-10

Ayant reçu les mêmes informations, nous devrions tous être les uns pour les autres des veilleurs, des veillants. Attention à ne pas être surveillants! (Cf. Hébreux 10 : 24)

La joie du peuple de Dieu, ne doit-elle pas passer par la transmission de ce qu’il a reçu ? La solidarité devient la force du groupe ; c’est ainsi que l’on s’entraide en étant les uns pour les autres des compagnons de route, des aides de camp, des soutiens dans l’adversité. «  Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenance réciproque. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. »  Romains 12 : 10, 11

Qu’adviendrait-il si les fourmis avaient des rivalités entre elles ?

Peut-être faut-il apprendre, comme les fourmis, à nous reconnaître pour mieux nous connaître ? Ainsi nous pourrions mieux nous apprécier et nous réjouir dans la diversité de nos dons et talents. Quand l’esprit de Dieu anime un groupe sa force rayonnante est manifeste !

 

Le Daman : 

« Les damans, peuple sans puissance, placent leur demeure dans les rochers » Proverbes 30 : 26  Le livre du Deutéronome  associe le daman au lièvre parmi les animaux impurs… (Deutéronome 14 : 7) 

 Le daman à l’âge adulte ressemble à une grosse marmotte. Il semblerait que ce soit l’animal qui soit génétiquement la créature la plus proche de l’éléphant : Ce n’est pas évident à vue de nez ! Ce plantigrade possède des coussinets plantaires particuliers qui lui permettent de faire ventouse. Il a quatre doigts à l’avant (plantigrade) et trois à l’arrière (digitigrade), protégés par des sabots sauf un doigt sur les pattes arrières qui montre une griffe. Sur le dos, ils présentent une zone glandulaire, étroite et nue, entourée de poils érectiles dont ils se servent pour marquer leur territoire. 

Comportement : Le daman des rochers est un animal très sociable, vivant dans des colonies, pouvant dépasser les 60 individus. Il passe la plupart de son temps à se prélasser au soleil et jouer avec ses congénères. 

Ayant eu l’occasion d’en voir, lors d’un voyage en Israël, j’atteste qu’ils sont mignons, craintifs, agiles et rapides. Cet animal sans défense est aussi la proie de nombreux prédateurs.

Peut-on dire que cet animal a des caractéristiques symboliques du chrétien ?

Il est sans puissance et sans défense. N’est-ce pas là aussi notre condition ? Reconnaissons que la force et la protection nous ont été communiquées, elles ne nous sont pas propres. Par contre, l’intelligence de cet animal est de se placer sur un terrain propice à sa vie, à sa sécurité, à son bien-être. Le rocher est son univers, il évolue à son aise grâce aux coussinets ventouses de ses pattes avant. Sur un autre revêtement il a plus de difficulté.

Dans la Bible le rocher sur lequel nous devrions nous positionner est Dieu, puis Christ. Le psalmiste écrit « Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. » Psaume 73 : 26 « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils sont tous passés au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,  qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » 1 Corinthiens 10 1- 4

De plus la symbolique du rocher nous enseigne à bien construire notre vie sur le solide et non sur du sable. L’homme prudent bâtit sur le roc dit Jésus. (Cf.Matthieu 7 : 24) Le rocher est aussi symbole de solidité et de stabilité. Alors, nous avons à notre tour tout intérêt à bien développer les ventouses de notre foi, pour adhérer au rocher des siècles : Jésus-Christ. C’est sur lui que repose notre bien-être, mais aussi notre sécurité face aux nombreux prédateurs des temps modernes.

Comme le dit si bien l’apôtre Paul : « Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. »Colossiens 2 : 9  D’autres versions disent « Nous sommes comblés en lui… »

Notre sécurité, notre joie d’être dépendent de notre choix de demeurer sur le rocher. Voire même de construire notre maison sur le rocher qui brisent les tempêtes de la vie. Pourquoi ?  Notre bonheur présent et futur vient de Jésus-Christ. Comme le dira l’apôtre Pierre en s’adressant aux membres du sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »Actes 4 : 12

 

La  Sauterelle : 

« Les sauterelles n’ont point de roi, et elles sortent toutes par divisions. »

Proverbe 30 : 27 

Cet insecte ne jouit pas dans le bassin méditerranéen d’une bonne réputation. Ces invasions destructrices sèment la désolation parmi les cultures des paysans.  Mais là, le texte met en avant une qualité, apparemment incompréhensible : leur cohésion dans le nombre. Quel cerveau programme cette organisation ?

Les sauterelles sont apparentées aux grillons, et les mâles produisent les mêmes sons stridents que ces derniers, grâce à un organe situé sur les ailes antérieures. Les femelles de plusieurs espèces, elles aussi, peuvent produire des sons. L’organe auditif des sauterelles est situé sur leurs pattes avant.

Quand la sauterelle est isolée, elle est facilement la proie des prédateurs, car elle reste souvent immobile. La sauterelle a donc tout intérêt à opter pour ces marches forcées et ces vols en formation serrée.

Les observations des scientifiques ont démontré que les mouvements migratoires sont conditionnés par la recherche de protéines et d’éléments riches en sels. La fuite en avant est aussi dictée par l’instinct de survie car en état de privation, elles se dévorent entre elles. Il faut échapper au cannibalisme qui vient de l’arrière.

Pour sourire, toute comparaison avec une situation ayant réellement existée dans la condition humaine est nulle et non avenue. Quoique !…

La sauterelle nous enseigne qu’il est important de s’assumer sans attendre de directive d’un roi ou d’un gouvernement. Le moteur de notre propulsion doit être la recherche d’une nourriture qui peut vraiment nous être profitable. C’est l’apôtre Pierre qui disait : « Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon. » 1 Pierre 2 : 2,3

Nous avons quelque part à dévorer avec avidité une nourriture spirituelle :

«  Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le  Fils de l’homme vous donnera. » Jean 6 : 27

La sauterelle indirectement nous dit aussi que l’immobilisme est source de danger. Mieux vaut avancer, prendre certainement des risques, que de se conforter dans une position d’attente. L’ange de l’Eternel dit à Gédéon «  Va avec cette force que tu as »Juges 6 : 14  Nous devons aller et partager ce que Dieu a mis dans nos cœurs et nos vies. En déployant ses ailes, la sauterelle se propulse vers l’avant. Elle le fait instinctivement. Ne devrions-nous pas avoir la même démarche de foi ?  « Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3 : 15

 

Le lézard : 

«  Le lézard saisit avec les mains, et se trouve dans le palais des rois»Proverbes 30 : 28

Le lézard a la particularité d’être à l’aise dans bien des milieux. Il constitue le plus grand groupe vivant de reptiles. Leur couleur est adaptée au milieu dans lequel ils vivent. Les lézards ne peuvent pas, comme les serpents, avaler des proies énormes, car les os de leur mâchoire sont réunis par une articulation qui limite les possibilités d’ouverture de leur gueule. Les lézards ont la faculté de percevoir la lumière même les yeux fermés, grâce à la présence d’écailles transparentes sur la paupière inférieure. Ils prélèvent avec leur langue les particules odorantes présentes dans l’atmosphère et cela leur permet d’identifier leur proie mais aussi leur partenaire. Leurs pattes adhésives ont fait l’objet d’études sérieuses car leur étonnante adhérence défie les lois de la pesanteur. Des chercheurs américains ont découvert que l’extrémité des pattes est dotée de millions de poils microscopiques élastiques, disposés selon un certain ordre. En reproduisant cette disposition, ils ont réussi à mettre au point un adhésif sec qui surpasse l’efficacité des pattes du lézard. (Geckos)

Dans notre texte les pattes du lézard fonctionnent comme des mains capables de saisir. Le créateur a placé dans nos mains, mais aussi dans nos cœurs, cette capacité de saisir les éléments essentiels à notre subsistance. L’apôtre Paul conseille à son enfant spirituel Timothée : «  Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé... »1 Timothée 6 : 12

Le lézard entre dans le palais des rois,aucun espace ne peut lui être interdit. Cela me rappelle le discours de Paul à l’aréopage d’Athènes : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir… » Actes 17 :30 A l’instar de la renommée de Jésus en Galilée, la bonne nouvelle du salut doit être proclamée en tous lieux. Il n’y a aucun espace interdit qui ne puisse entendre l’évangile de libération.

Cet espace de liberté, propre au lézard, est encore plus important quand dépassant les lieux et le temps, on vit la glorieuse liberté spirituelle en Christ. Et de même que le lézard  recharge son énergie aux rayons du soleil, peut-être aussi devrions-nous nous recharger auprès de Celui qui produit lumière et chaleur. Nous aussi nous pouvons voir cette lumière même les yeux fermés.

« Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive, et la gloire de L’Eternel se lève sur toi… » Esaïe 60 : 1  Zacharie dans son cantique, en parlant de la naissance de Jésus déclare : « Le soleil levant nous a visité d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de paix.  » Luc 1 : 78,79 

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Conclusion :

Ces quatre petits animaux sans défense nous parlent de fragilité. Ils sont à l’image de notre nature humaine. Malgré toutes nos prétentions, il importe d’identifier les notres, car la conscience de nos manques renforce la qualité de notre vie. L’apôtre Paul  met en avant ce paradoxe : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12 : 10 Mais cette fragilité peut aussi être signe de longévité. Ces quatre animaux ont traversé le temps et l’histoire des hommes, alors ne craignons rien, notre longévité dépend aussi de la gestion de nos faiblesses.

Ces quatre petits animaux nous invitent à la sagesse. Ils ont su tirer le meilleur parti de leur condition. Leur capacité d’adaptation est devenue pérenne. Ils sont toujours présents parmi nous. Donc à nous de les imiter : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. » Philippiens 4 : 6

Cela nous force quelque part à mieux prendre en compte notre condition humaine. Malgré tous les avatars de la vie, la position de l’humain est loin d’être désespérée. Nous avons à chaque instant l’occasion de faire un choix déterminant pour notre présent et notre avenir. Embrasser la foi, c’est peut-être avoir cette capacité d’adaptation pour traverser le temps. C’est aussi répondre à cette soif d’absolu qui transcende le temps, c’est désirez vivre éternellement. La Bible répond à notre angoisse existentielle en disant : c’est possible ! A toi de faire le bon choix !    

Merci à nos quatre petits animaux de nous avoir instruit par leur vie !

                     par  Jacques Eychenne        

 

Publié dans FOURMI, LEZARD, SAUTERELLE - CIGALE, XXX - ARTICLES DE PRESSE | 1 Commentaire »

Les cygnes sauvages de Kenneth White

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2015

 

buffon_cygne« Je suis parti dans le vent »

Un beau jour, à la fin des années 80, Kenneth White décide de faire « une virée » au Japon, en forme de « pèlerinage géopoétique », pour « rendre hommage aux choses précieuses et précaires » et pour faire un « voyage-haïku » dans le sillage de Bashô. Il espère bien en tirer un livre, qu’il voudrait « petit livre nippon extravagant, plein d’images et de pensées zigzagantes ». S’immerger dans un pays, dans une culture, dans des souvenirs littéraires, et « si possible, voir les cygnes sauvages venus de Sibérie s’abattre avec leurs cris d’outre-terre sur les lacs du Nord où ils viennent hiverner ». On ne peut pas avoir de buts plus clairs pour un voyage. Le résultat est ce récit, Les Cygnes sauvages, un livre à l’air inoffensif, pas très épais, et pourtant rempli à craquer d’histoires, de descriptions, de sons, de poésie, de philosophie, d’histoire littéraire, d’érudition – mais une érudition douce, qui ne fait pas mal à la tête, et même une érudition qui rend intelligent. Ou zen.

Le livre s’ouvre sur l’arrivée à Tokyo : « au premier coup d’œil c’est tout bonnement hideux ». Tokyo la ville lumière est aussi une ville de bruits. Elle est peuplée d’étrangers à son image : occidentaux (américains, pour tout dire), et bruyants. Mais, en cherchant un peu, le voyageur, pour peu qu’il parte à la recherche de la « météorologie mentale » des habitants de ce pays, finit par trouver des jardins tranquilles, d’autres rencontres, l’autre Japon. Il suffit d’ouvrir des portes, de rue en rue, au fil des discussions, jusqu’à ce que « l’aube arrive avec un goût de saké froid ». Et lorsque le voyage se poursuit ainsi, les rencontres sont l’occasion de comprendre ce que K. White lui-même cherche, puis, quand il a trouvé, il nous raconte. Ce qui nous vaut de savoureux dialogues, dans le train pour Yokohama ou ailleurs. Jusqu’à comprendre qu’au Japon l’essentiel est dans l’esprit.

Gardons ouvertes d’autres routes

Un dialogue, sur l’autoroute, K.W. est à coté de Kenji, son guide du jour.

_« Soudain Kenji lâcha : Nous avons trahi le vrai monde.
– Le vrai monde ? Qu’est-ce que c’est ?
– Je ne sais pas. Mais ce n’est pas ça – et il fit un geste de la main en direction de l’autoroute.
– Eh bien, peut-être que nous y reviendrons. Ce truc dingue ne pourra pas durer longtemps. Ça pétera un de ces jours, bientôt.
– Trop fort et trop tard.
– Pas si on garde ouvertes d’autres routes »._

Ailleurs, un japonais parle de revenir dans « l’arrière pays de toujours », de retrouver et cultiver ce qui a été perdu. Et Kenneth White d’aller dans ce sens : « on se demande si l’humanité ne pourrait pas s’arrêter tout simplement pendant quelque temps, jeter un coup d’œil autour d’elle et dire, OK ! Il est temps d’essayer de refaire le cercle ». Le problème c’est « mais où est l’humanité ? ». Comment décider ensemble quand il y a cette nation-ci et cette nation-là, ce clan-ci et ce clan-là, cette personne-ci et cette personne-là ?

Prendre d’autres routes, garder ouvertes d’autres routes, ne pas se laisser enfermer dans une cage, faire un « simple retour tranquille » en arrière, sans pour autant penser que c’était mieux avant, mais « retrouver et cultiver ce qui avait été perdu », faire une « renouée », « refaire le cercle », revenir à « l’esprit des choses quand les esprits circulaient dans le monde »… On voit bien les propositions de K. White, qui cherche à nous entraîner ailleurs que dans la médiocrité ambiante de notre époque et qui nous dit que toute l’agitation actuelle du monde ne résoudra rien. Alors, comment faire ?
La solution (au moins la tentative de la rechercher) se trouve peut-être dans le voyage. Et dans la poésie. Le voyage et la poésie : Bashô.

le-cygne-majestueuxL’homme du vent et des nuages

Il est évidemment beaucoup question de Bashô dans ce récit. Maître Bashô. Un poète qui prit la route peut-être pour calmer « une angoisse fondamentale qu’aucune religion ne pouvait soulager », et qui, en apportant un ton nouveau, en écrivant la nouvelle sorte de livre qu’il cherchait, ce « livre de la voie et du vent », modifia le cours de la poésie japonaise. Bashô, cet « homme du vent et des nuages », qui avait une conscience du caractère transitoire de toute chose, avec une perception de la beauté de la nature, Bashô le maître du haïku.

Sur une branche dénudée est perché un corbeau crépuscule d’automne.

K. White répond :
Ce matin-là sur les eaux de la Sumida une mouette solitaire

La route est toujours poétique. Même quand il pleut. La pluie rendrait plus sensible. Les peintres de l’ukiyo-e comme Hiroshige aimaient la pluie. Hiroshige est ce peintre connu pour ses estampes réalisées au long du Tokaido. Lorsque K. White aborde le Hokkaido, cette île en forme de raie, cet « autre monde », il a le sentiment d’arriver dans le « pays lointain » qu’il cherchait. Il nous entraîne à sa suite, d’une réflexion sur le pèlerinage dans la montagne – ces montagnes que les occidentaux escaladent pour les vaincre, et que les orientaux contemplent –, à la visite d’un sanctuaire shinto, de la découverte du jiyuristu, l’école du vers libre, à la découverte du port de Sakata, la ville du saké, port rempli « du teuf-teuf-teuf des bateaux », du massif du Hokkoda, la demeure du vent.

Des corbeaux en couleur

Avec K. White on ne voyage pas en se bouchant les oreilles. Il y beaucoup de bruit(s) dans ce récit. Les marteaux frappent les cloches de métal des temples ; les pieds du marcheur font crisser l’épais gravier blanc. Et la nature, pour qui ne détourne pas l’oreille, produit toutes sortes de sons. « Il y a un mois environ, là-bas sur le mont Haguro fourmillaient les yamabushi, soufflant dans leurs conques, mais ce matin, tout ce que j’entends, c’est un corbeau, kraa kraa, kraa kraa, dans le ciel d’un bleu éblouissant ». Beaucoup de vent, et beaucoup de corbeaux au Japon ! On les retrouve plus loin dans le Hokkoda : « tout croassant dans le vent, et le vent, le vent du Hokkoda, portant leurs cris jusque dans les hauteurs sereines de cet automne suspendu dans le temps ». Et encore ici : « plus gros qu’à l’ordinaire, qui crient, crient, crient dans le ciel venteux ».

Avec K. White on entend tout, et ne voyage pas en noir et blanc. Il y a également beaucoup de choses à voir, pour qui sait ne pas fermer les yeux. « Or rouge sur les collines, rivières fumant dans le soleil du matin, traces de neige sur les hauteurs, et partout des corbeaux… ». Plus loin une forêt avec « ses feuilles rouges, au jeu de lumière et d’ombre sur les éclaboussures blanches de la cascade ». Autre exemple : « une énorme grue peinte en rouge qui se profile au-dessus de la ville ; on aurait juré le portail-perchoir de quelque sanctuaire shinto ».

Les « lointains rivages »

CYGNES SAUVAGESFinalement arrive le bout du chemin. Le Hokkaido, ce territoire au bord du monde, auparavant appelé le pays barbare, un temps occupé par des gens en marge de la société, bannis et autres chercheurs d’or. Jusqu’à ce que des colons japonais eurent le désir de coloniser ce pays qui était considéré comme « vide », pourtant peuplé de Aïnous, mais comme l’Australie était peuplée d’Aborigènes. Avec des conséquences identiques. Le 15 octobre au matin K. White est sur la route 5 le long de la péninsule d’Oshima, « la queue de la raie », puis il se dirige vers le mont de la Grande Neige, sous la neige. Il s’enfonce dans un « vide neigeux » au risque de se perdre. Pour constater aussitôt qu’il est difficile de se perdre volontairement : « cela peut paraître parfois, quand on y pense, un bon moyen de sortir de tout le bruit et de toute la chierie, mais une fois sur place, le corps se rebelle, veut garder les pieds sur cette sale et saoule vieille terre rouge ». Poursuivre, mettre un pied devant l’autre, est donc une réaction instinctive et bénéfique. Avancer et garder les yeux ouverts… « Rougeurs brumeuses de l’automne, le Pacifique aux reflets bleus, cimes enneigées à l’horizon (…) bateaux à l’ancre, grues défilant dans un élégant silence, ramasseurs de coquillages affairés ». Toujours ces phrases courtes, parfois sans verbe. Des plans, que nous suivons du regard. « Encore des grues, s’élevant au-dessus d’un mer d’herbe jaune. Une plage de sable noir ». Garder les yeux ouverts et enfin voir les cygnes sauvages : « Ils ont tourné, tourné dans l’air vif et clair. Je les ai suivis des yeux et de l’esprit ».

Lionel BedinLa cause littéraire, 19/08/2013

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Panthère et spiritualité

Posté par othoharmonie le 12 août 2015

 

Le dragon et la panthère représentent la dualité en l’homme. 
La panthère vit dans un endroit secret et lutte constamment contre le seul ennemi qu’on lui connaisse le dragon.
La panthère noire semble dissimuler sa spécificité de panthère.
Cet animal de la nuit possède un symbolisme plus lunaire.

L’individu Panthère doit savoir rester silencieux lorsque cela s’avère nécessaire mais ne doit pas se servir du silence pour se dissimuler et ne pas dire ce qu’il a à dire.

La panthère noire est une championne de la dissimulation, elle vit partout où elle se trouve un abri pour se cacher. L’individu Panthère doit développer la confiance vis-à-vis de ses pensées et ses ressentis spirituels, ce qui augmentera sa patience et sa persévérance. Armé de cette confiance, l’individu Panthère aura la force de terrasser le dragon en lui. Comme  l’individu Jaguar, il lui faut bien utiliser sa combativité, ce qui lui permet de faire des choix, des choix qui viennent du cœur et de s’y tenir fermement quelles que soient les circonstances extérieures.

La panthère, plus que tout autre félin, a une étonnante capacité d’équilibre. L’individu Panthère doit trouvez le point d’équilibre entre le rejet (ou refoulement) des émotions  et la sensiblerie exagérée. Le bon aplomb, du corps, des émotions et des pensées dépend du cœur.

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En tant qu’animal allié, Panthère noire vous demande de relever un défi :

« Cultivez la confiance et gardez l’équilibre. Laissez-vous imprégner par le monde spirituel et vous serez de plus en plus inspiré et créateur! »

« La femelle, lorsqu’elle avait découvert sa fuite, avait dû se mouvoir tellement vite et tellement silencieusement qu’elle avait réussi à courir parallèlement à lui sans qu’il s’en aperçoive, jusqu’à se retrouver à sa hauteur.
Il reçut le choc des pattes de devant et roula le long de la pente en tournoyant sur lui-même.
Nauséeux, il se releva en brandissant sa machette à deux mains, et attendit le combat final.
Au-dessus de lui, la femelle agitait frénétiquement la queue. Ses petites oreilles vibraient, captant tous les bruits de la forêt, mais elle n’attaquait pas.

Surpris, le vieux bougea doucement pour récupérer son fusil.
– Pourquoi tu n’attaques pas ? C’est quoi, ce jeu ?
Il arma les percuteurs et visa. À cette distance, il ne pouvait la rater.

Là-haut, la bête ne le quittait pas des yeux. Soudain, elle poussa un rugissement triste et fatigué, et se dressa sur ses pattes.
La réponse affaiblie du mâle se fit entendre, tout près, et le vieux n’eut pas de mal à le repérer.
Plus petit que la femelle, il était étendu à l’abri d’un tronc d’arbre mort. Sa peau collait aux os et un coup de feu lui avait presque arraché une cuisse. Il respirait à peine et l’on voyait que son agonie était très douloureuse.

- C’est ça que tu voulais ? Que je lui donne le coup de grâce ? cria le vieux, et la femelle disparut dans la végétation.
Il s’approcha du mâle blessé et lui caressa la tête. L’animal souleva lourdement une paupière. En examinant plus attentivement la blessure le vieux vit que les fourmis avaient commencé à le dévorer.
Il posa les deux canons du fusil sur le poitrail de l’animal.

- Excusez-moi, camarade. Cette ordure de gringo nous a tous gâché la vie. Et il tira.
Il ne voyait pas la femelle mais il devinait au-dessus de lui, cachée, secouée par des sanglots presque humains. »

« Ombres glissant dans la lumière argentée de la lune des illusions,
Agitée, et toujours magique,
Laissant les doutes assaillir l’esprit de l’observateur…
Était-ce le mouvement de l’ombre à l’intérieur de l’ombre,
Ou seulement l’illusion,
Comme est la respiration avec le vent d’été?
Soeur d’Artemis, et gardienne du pont
Ente le connu et l’inconnu,
Tu rodes la nuit, témoignant de la noirceur
Qui existe avant le levé de la lumière matinale.
Les yeux flambants percent le voile de l’obscurité de royaumes oubliés
Pour apporter la Conscience à l’inconscient.
Suivre ta silhouette et ta forme silencieuse qui glisse
Comme un spectre mystérieux au travers de la nuit,
Et faire face aux peurs les plus profondes qui peuplent les jungles
de l’esprit humain.
Lorsque nous apprenons à bouger comme tu bouges,
au travers des vignes emmêlées,
nous arrivons à comprendre que même dans les voyages les plus sombres, 
les rayons lumineux de la foi et du savoir
Nous amènerons les lumières pour nous guider en sécurité
de l’autre coté.

La panthère noire est une présence très puissante et protectrice. C’est un gardien féroce et agressif.
Symbole de courage et de bravoure ainsi que de puissance, elle est associée au soleil et à l’éclat solaire dans les traditions d’Amérique du sud.

Ceux qui ont pour totem la panthère viennent en ce monde avec un savoir spirituel, une compréhension des choses spirituelles. Ces personnes sont très souvent intuitives, psychiques, et ont une inclinaison artistique. La panthère noire est la plus mystique des panthères, symbole de la mère, de la lune noire et des puissances de la nuit. Elle nous incite à comprendre les pouvoir de l’ombre, à les utiliser et à éliminer nos peurs de l’obscurité. Elle est le symbole de la libération des passions et du démarrage d’une nouvelle phase de votre vie: découvrir vos désirs et vivre vos rêves. Nous devons prêter attention à la force de notre être intérieur, à notre force spirituelle et à notre vaillance. Elle attire notre attention aussi sur le coté sombre dont nous devons déterminer la motivation.

La panthère noire peut voir le futur de ses magnifiques yeux verts, elle le lit à l’intérieur des résonances, des actions et motivations des autres. Puisqu’elle a le don de voir leur motivation, les conséquences futures lui sont clairement visibles, et elle peut paraître prophète lorsqu’elle nous met en garde contre les ramifications possibles de nos actes.

by-Bruce-McAdam-on-FlickrPour ceux qui ont l’âme de la panthère, qui littéralement « voit le futur », c’est un challenge dans leur chemin sur terre de prendre en charge la responsabilité de savoir quand partager leur savoir car les pensées de chacun sont toujours changeantes et les visions sont reçues comme des guides ou des mises en gardes sur des futures potentiels.

Il est intéressant de voir comme le pouvoir intérieur de la panthère noire se manifeste chez eux qui ont cet animal totem: ils se développent au cours des années. Il est particulier car un si grand potentiel peut s’exprimer pour le bon comme le mauvais. Ces personnes possèdent un grand charisme et sont capable d’influencer les pensées et les actes des autres. Pour cette raison, ils ont une grande responsabilité et devront passer plusieurs périodes de vie à se perfectionner. De nombreux dictateurs au cours de l’histoire avaient la panthère noire comme totem. Mais d’autres ont utilisé le vrai pouvoir de la panthère pour changer le monde (gandhi). 

Vous avez la capacité de faire surgir l’honnêteté et le savoir intérieur chez les autres. Vous avez aussi une conscience de ce qui vous entoure très élevé. Cela peut se voir sur un sens physique particulièrement développé. Mais aussi par une grande sensibilité au stimuli non physique mais à la pure énergie. Cela est vrai si vous avez la personne à coté de vous mais aussi à distance. N’oubliez pas de toujours guider vos capacités avec la Compassion…

Les changeurs de forme ont une grande responsabilité par rapport à leur Médecine. Celle de la panthère noire est de savoir percer le voile de ténèbres qui repose dans le cœur et l’esprit d’une Âme non intégrée. Elle nous apprend qu’il n’y a rien a redouter dans les ténèbres, que la Lumière du savoir disperse la noirceur et illumine le Chemin au travers de la jungle de nos vieilles expériences difficiles. 

Les premières expériences de vie de ceux qui ont la panthère noire en totem ne seront pas facile et leur âme semblera attirée ou crée des réactions fortes en eux et dans les autres. Cela peut leur donner un sens de l’isolation pendant qu’ils luttent à trouver leur propre identité. Ils attirent l’attention et paraisse étranger dans un monde étrange. Toutefois ils attirent des loyautés profondes et de grandes affections de ceux qui les connaisse.

 

Lu sur http://gaiaenergie.xooit.com

 

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Esope et la cigale

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

Notice sur Esope et les fables qui lui ont été attribuées.

téléchargement (6)La vie et la patrie d’Ésope sont entourées d’obscurité. D’après !es conjectures les plus vraisemblables, ce fabuliste, Phrygien d’origine , contemporain de solon et des Pisistratides, esclave du Samien Iadmon et de Xanthus qui l’affranchit, fut précipité du haut d’un rocher dans la mer par les habitants de Delphes, qui se croyaient offensés par lui, 650 av. J.C.
Les fables connues sous le nom de fables d’Ésope sont-elles toutes de cet auteur, ont-elles été composées par lui, en est-il même l’inventeur?

La fable ne doit son origine ni à un peuple ni à un poëte en particulier. On la retrouve chez tous les peuples, aux premières époques de leur civilisation : la fable est pour l’homme encore enfant son premier livre de morale; elle est originaire de l’Orient ; et longtemps avant Ésope, les Grecs la connaissaient par Hésiode, Archiloque, Stésichore, etc. Maïs c’est surtout au fabuliste phrygien qu’elle doit son perfectionnement.

Il ne paraît pas toutefois qu’il ait composé ses fables comme une oeuvre d’imagination : il ne s’en servait que comme d’un moyen de persuasion. Aussi, pour ces deux motifs,est-il raisonnable de penser qu’elles étaient racontées en prose. Quoique rien ne l’indique positivement, il n’est pas moins raisonnable de croire qu’Ésope n’a pas écrit ses fables. Elles se sont propagées et transmises par la tradition orale.

On conçoit alors que toute fable dont on ne put nommer l’auteur fut attribuée à Esope. Aussi la critique est-elle dans l’impossibilité de déterminer celles qui lui appartiennent. Une chose certaine seulement, c’est qu’un certain Babrius, Babrias ou Gabrias, qu’à l’élégance et à la pureté de sa diction on croit avoir vécu vers le siècle d’Auguste, mit les fables Ésopiennes en vers Chonambiques.

On en aperçoit encore aujourd’hui des traces malgré les mutilations et les métamorphoses que ces ïambes ont subies. Car les vers de Babrius ont été remis en prose, augmentés de courtes affabulations par divers aulteurs, accrus de nouvelles additions faites par le rhéteur Aphthonius, 350 ap. J.C , recueillis et probablement encore arrangés par Planude, moine de Nicomédie, 1350 ap. J.C.

Quoi qu’il en soit de tous ces changements ou altérations, le recueil des fables d’Ésope n’en est pas moins un des livres les plus propres à initier les élèves à la connaissance de la langue grecque. Cet avantage, il le doit à sa brièveté, à la pureté et à la simplicité du style, à la clarté et à l’intérêt des petits drames qui y sont représentés, et qui, sans avoir positivement une signification directe et personnelle, n’en sont pas moins autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser, et une téléchargement (7)succession du tableaux remplis de préceptes et d’exemples bien propres à donner pour ainsi dire une expérience anticipée.

 
exemple De la Fourmi et de la Cigale.

 La Fourmi faisait sécher son froment qui avait contracté quelque humidité pendant l’hiver. La Cigale mourant de faim, lui demanda quelques grains pour subvenir à sa nécessité dans la disette où elle se trouvait. La Fourmi lui répondit durement qu’elle devait songer à amasser pendant l’été pour avoir de quoi vivre pendant l’hiver.  » Je ne suis point oisive durant l’été, répliqua la Cigale, je passe tout ce temps-là à chanter. – Oh bien, repartit la Fourmi, puisque cela est ainsi, je vous conseille de danser maintenant ; vous méritez bien de mourir de faim. « 

A lire sur http://www.shanaweb.net/

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Evolution spirituelle des animaux

Posté par othoharmonie le 29 mars 2013

Evolution spirituelle des animaux dans XXX - ARTICLES DE PRESSE animal

Une longue et belle plaidoirie pour nos amis animaux.

Vous êtes-vous demandé si l’animal a une âme et même une vie dans l’au-delà ? Un de mes anciens maîtres disait que les animaux ont des âmes-groupes, une pour chaque espèce ou sous-espèces – dans la même idée que Jung avec l’inconscient collectif humain. Mon ancien maître disait aussi que lorsqu’un humain entre en contact, même minime, avec un animal, ce contact démarre la formation d’une âme individuelle pour cet animal.

L’animal quitte l’âme-groupe de son espèce pour acquérir une âme individuelle propre, avec son parcours propre, sa personnalité et ses expériences qui sont en partie animales par nature et en partie humaines par les interactions avec les activités partagées jour après jour avec son maître ou sa maîtresse. En aimant votre animal de compagnie vous lui créez donc une âme. Mon maître ne disait pas ce qui arrive précisément à l’âme de l’animal quand il a rejoint la grande niche à chien au ciel.

La Bible dit qu’on peut tuer et manger n’importe quoi. Les hommes qui ont écrit la Bible ne connaissaient rien du cœur humain ou de la circulation du sang, en fait ils ne connaissaient pas grand-chose et les auteurs de l’Ancien Testament n’avaient aucune notion sur la gentillesse à autrui, encore moins pour les animaux. Ils s’occupaient surtout de punir les philistins et des trucs comme ça. Vivant dans un monde masculin de survie entourés de gens cruels, violents et égocentriques, leur manque de respect envers les animaux n’est donc pas surprenant.

Nous avons tendance à penser que les animaux nous sont inférieurs, mais aucun scientifique ne serait capable de concevoir et faire fonctionner une aile de bourdon. Nous ne pouvons sauter ou courir très vite et ne pouvons porter de lourdes charges comme le fait une fourmi. Nous ne voyons pas dans le noir et ne pouvons voler sauf entassés comme des sardines dans le bruyant métro londonien, ce qui ne compte pas. Comparés aux animaux, les humains sont presque totalement sourds.

Nous sommes limités, séparés et névrotiques, alors que la conscience d’un animal est en paix et éternelle. Nous nous démenons follement pour nous rendre plus importants. Les animaux se reposent, dorment et apprécient la compagnie les uns des autres. Nous pensons avoir évolué en dépassant les animaux mais nous avons perdu presque toutes leurs qualités et capacités.

Nous pouvons fabriquer une bombe ou sculpter une statue mais elle n’est importante que pour nous, c’est une démonstration de pouvoir, aucune des deux ne sert un but réel. Comment savons-nous que nous avons évolué ? Si on en juge par notre gentillesse et cordialité, nous sommes encore plus cruels et individualistes que les peuples des temps bibliques, qui au moins s’ils se châtiaient les uns les autres, vivaient en tribus.

Les animaux vivent normalement en collectivité ; nous vivons dans les banlieues.

Nous pensons que les animaux ne parlent ou ne communiquent mais c’est juste parce que nous sommes devenus sourds à notre propre voix intérieure. Mon chat savait parler. Il possédait douze sonorités distinctes, c’étaient ses mots et deux douzaines d’intonation pour ces sonorités. Quand j’ouvrais la porte pour un pipi à 3h du matin, il faisait un miaou de deux syllabes, du genre d’un merci avec une intonation désolée. Si j’ouvrais la porte en milieu d’après-midi les deux syllabes étaient toujours les mêmes mais l’intonation était différente. Le chat savait parler.

Le chat est tombé malade. Le vétérinaire disait qu’il n’en aurait plus pour longtemps et que pour 40 € nous pouvions l’euthanasier,  »Vous les économiserez plus tard avec les boîtes à chat, » disait-elle, espérant des sous rapidement. Le chat m’a regardé et a émis un miaou de détresse. J’ai vite décliné l’offre du vétérinaire. Le chat a vécu encore quinze mois et est mort paisiblement dans le jardin sous notre arbre préféré.

L’idée que les animaux n’ont pas de conscience ni d’âme est d’une ignorance crasse. Elle démontre un manque de conscience. Ils parlent, ils ont des familles, ils ressentent les choses, ils agissent individuellement ou ensemble pour résoudre des problèmes, ils prennent souvent soin de leurs petits en tant que groupe tribal. Ils jouent, ils voyagent et se soignent eux-mêmes s’ils sont malades. Ils pleurent quand d’autres du clan meurent, ils nous connaissent, nous humains. Bien sûr qu’ils ont une âme, une âme très pure. Nous humains n’en sommes qu’à tendre vers une récente élévation de conscience pour prendre conscience d’une âme que les animaux possèdent naturellement.

Quand je suis passé à travers le miroir en août 2001, ce fut comme j’étais dans l’au-delà tout en restant en vie ici sur terre. Dans cette dimension je voyais des tas d’animaux : des chiens, des chats, des souris, des chevaux, des girafes et deux espèces d’oiseaux, un aigle et un rouge-gorge. Je ne voyais probablement qu’une petite partie de ce vaste monde, peut-être que tous les animaux y sont. J’espère que c’est vrai.

La conscience d’un animal est éternelle parce qu’il vit hors du temps, flottant dans un présent perpétuel, alors que la conscience humaine est finie et consciente du temps. Certains humains croient en l’éternité mais leur éternité est élitiste et prétentieuse. Elle n’a que qu’un contour diffus, vague, pas grand-chose, car en vérité notre âme humaine est petite et inconséquente. Quelle éternité verront les gens quand ils passeront à travers le miroir pour l’au-delà ? Je ne connais pas la réponse à cela.

On juge un humain à sa manière de traiter les autres et non par ce qu’il a acquis ou quelle consécration il a reçu dans sa vie. Et on juge aussi les sociétés en partie sur leur manière de traiter les animaux. Ces sociétés qui maltraitent les animaux n’ont aucun avenir spirituel à long terme. Dans l’éternité des choses, leur maltraitance est l’indication d’une âme-nation en passe de devenir encore plus effrayante.

Pas besoin de tuer des animaux pour survivre et si vous deviez abattre une famille de cochons pour votre petit déjeuner, vous réfléchiriez deux fois à votre bacon. Par le fait de ne pas assister à la détresse et au sacrifice, on devient insensible à la souffrance d’un animal – c’est un terrible sentiment de perte d’un compagnon quand on le tue. Sans parler du sentiment de trahison.

Bien sûr que les animaux ont une âme et le fait de dire qu’ils n’ont pas de langage compréhensible par nous, c’est comme dire que les hommes du Kalahari ne sont pas humains parce que leur langage inclut une série d’étranges sons claquants ou que les Kogis sont stupides parce qu’ils parlent parfois en silence.

La chose la plus étonnante apprise pendant mon voyage a été que les êtres qui contrôlent l’évolution de ce monde et qui pourraient nous supprimer en un instant, ne sont pas humains. Ils sont comme des esprits de la nature, en partie humains, en partie animaux. Ils sont les esprits évolués de la forêt, le battement de cœur des grands troupeaux, le bruit d’un filet d’eau. Ils sont l’éternité de notre monde. Nous ne sommes pas l’éternité et même en ayant développé des intellects brillants nous devons encore saisir cela. Nous sommes inférieurs à la nature et aux animaux, et de beaucoup.

Un humain élevé pour être beau spirituellement doit travailler dur pour le devenir, et maintenir cette beauté spirituelle pendant longtemps est difficile car nous perdons très facilement l’équilibre, la nature, elle, maintient pourtant naturellement son effervescence et sa beauté. Pas besoin d’effort pour être divin. C’est le divin dans le cours des choses du Tao.

En continuant mon voyage dans l’au-delà, des chiens sont apparus comme des gardiens et ils nous ont suivi pendant trois ans, à certains moments ils passaient à travers le miroir et apparaissaient ici dans la 3ème dimension. Il vous faut imaginer un chien éthérique, éphémère assis toute la nuit à la porte de votre chambre d’hôtel. J’ai vu des centaines de ces chiens gardiens. Ils comprennent ce qu’il se passe et ils servent comme ils le faisaient probablement quand ils étaient en vie.

Y-a-t-il des animaux dans l’au-delà ? Oui. Toutes les espèces sont-elles représentées ? Comme je l’ai dit, je ne sais pas. Je pense que oui. Tous les animaux qui ont été aimés de nous y sont, j’imagine. C’est un crime de manger un animal ? Je dirai que non, non au sens habituel du terme, nous sommes excusés par notre manque de conscience. Mais c’est triste, car cela implique un sacrifice et de la souffrance et vous mangez cette souffrance ; elle devient vôtre. Vous ne pouvez jamais dissimuler ce qu’elle dit de vous en tant qu’être spirituel. Les corps de ces animaux sont là, dans les rayons X de votre âme dans leur entièreté, les plumes, les os, la fourrure, tout, comme des notes sur un post-it qui disent à Dieu qui vous êtes – quel balourd vous êtes.

Où cela peut être un crime de tuer des animaux est lorsque vous voyez ces gens qui sont des montagnes de graisse, d’un poids de 150 kg ou plus, qui se dandinent sur le parking de McDonalds. Ils sont un affront aux esprits divins de la nature et à toutes les choses respectables, avec les milliers d’animaux qui sont tombés sans raison dans leur gosier grassouillet. Les gens ne sont pas dans la conscience, ils sont abrutis, mais cela ne veut pas dire que c’est bien. Et bien sûr être cruel envers les animaux comme les sociétés cosmétiques le sont en testant leurs produits est également un affront. Rappelez-vous que les animaux peuvent penser et entendre. Ils savent qui vous êtes, même si vous êtes un criminel souriant leur faisant croire à un faux sentiment de sécurité.

Je me suis demandé si les animaux se vengent des humains une fois que nous arrivons dans l’au-delà, je ne sais pas, peut-être pas, mais il est certain que les esprits divins de la nature qui s’occupent de tout en ont assez de nos bêtises si mes visions qui s’y rapportent sont justes. Il y a un nouveau monde qui descend sur nous, un monde doux et féminin et attentionné et cette attention s’étendra au royaume animal avec le temps. Je suis presque sûr de cela.

Quand tout sera fini, il ne restera que très peu d’humains ici sur terre. Les animaux hériteront de ce monde. Il a toujours été le leur, n’est-ce pas ? Je suis désolé si les animaux ont l’impression qu’on leur a volé leur monde et leur tranquillité.

PS : … Des psychologues de Leipzig ont testé un Border Collie nommé Rico qui a appris deux cents mots. Il peut comprendre des phrases comme  »mets ton jouet dans la boîte ». Il a correctement retrouvé 37 jouets sur 40 d’un panier et il peut rapporter un jouet au nom peu familier quand il est placé parmi six autres. On lui a montré et dénommé des jouets en ne l’autorisant pas à les revoir pendant un mois et il a pu souvent identifier l’objet correctement quand on le lui a demandé. Les scientifiques disent que la compréhension du langage par Rico correspond à celle d’un enfant de trois ans.


(Source: Daily Express – Londres Juin 2004)

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Les animaux sont aussi des baromètres

Posté par othoharmonie le 3 février 2013

Insectes baromètres et thermomètres
pressentant pluie, grêle et vent

(D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1901)

  par LA RÉDACTION

Les animaux sont aussi des baromètres dans XXX - ARTICLES DE PRESSE 4972737chat1-150x150Sur la seule foi d’observations, nos ancêtres considéraient certains insectes comme excellents thermomètres-baromètres dont il suffisait de scruter le comportement pour prévoir pluie, orage, vent ou encore grêle, tels les grillons, rainettes ou géotrupes

Déjà chez les Anciens — maints passages d’auteurs grecs ou latins l’attestent — on cherchait à prédire le temps, et, comme les observations scientifiques manquaient alors, le peuple érigea en principes des coïncidences fortuites. Virgile, par exemple, va nous renseigner sur les préjugés météorologiques en honneur chez ses superstitieux contemporains. Citons donc quelques vers du chantre de Mantoue traduits par Delille.

Voici d’abord les signes précurseurs de l’orage :

La grue avec effroi s’élançant des vallées
Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ;
Le taureau hume l’air par ses larges naseaux ;
La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ;
L’hirondelle en volant effleure le rivage ;
Tremblante pour ses oeufs, la fourmi déménage.

La pluie se pronostique également avec facilité :

Quand la jeune Phébé rassemble sa lumière,
Si son croissant terni s’émousse dans les airs,
La pluie alors menace et la terre et les mers.

Il faudra craindre les vents :

Quand des feux du soleil, l’Occident se colore
Si de taches semé, sous un voile ennemi,
Son disque renaissant se dérobe à demi.

La grêle s’abattra :

Si de son lit de pourpre on voit l’Aurore en pleurs
Sortir languissamment sans force et sans couleurs.

Au contraire, lorsque l’arc de la lune brille le quatrième jour, le beau temps se maintiendra un mois durant :

Le ciel sera sans eau, l’aquilon sans haleine.
L’océan sans tempêtes…

grenouilles dans XXX - ARTICLES DE PRESSEA quelques-uns de ces pronostics, nos populations rurales accordent encore certaine confiance, et les indications que les hommes des champs tirent des végétaux ou des animaux se sont multipliées au cours des âges. Ainsi on admet que la corolle du liseron se ferme aux approches de la pluie, que le mouron, ce « baromètre du pauvre homme », comme on le surnomme dans les campagnes, tient également ses fleurs closes dans des circonstances atmosphériques analogues, et si la rose de Jéricho contracte ses branches, on peut compter sur la sécheresse. Mais la prédiction du temps basée sur la gent animale paraissait jusqu’ici assez illusoire malgré l’intérêt que lui témoignèrent de grands savants.

Sous ce rapport, l’exemple de la rainette est typique. Le naturaliste Dumeril n’écrivait-il pas, en 1863, à propos de cette jolie petite grenouille verte : « On se fait un hygromètre ou un baromètre vivant en mettant une de ces bestioles dans un vase où l’on a soin de lui donner de l’eau et des insectes pour sa nourriture. Munie dans sa prison de verre d’une petite échelle, son ascension indique que le temps sera sec. » Le maréchal Vaillant soutenait la même thèse, lors d’une discussion relative à l’établissement d’observatoires météorologiques sur toute l’étendue de nos possessions africaines : « La grenouille du père Bugeaud, disait-il, égayé encore aujourd’hui les bivouacs de nos soldats en Afrique. Ce grand homme de guerre consultait sa rainette avant de mettre ses troupes en marche pour une expédition » et, poursuivait l’orateur, il faut se livrer à des observations analogues dans notre colonie afin de démontrer ou d’infirmer leur exactitude. Eh bien, l’expérience a prononcé aujourd’hui. La rainette ne saurait donner un renseignement atmosphérique sérieux.

Au début du XXe siècle, une revue américaine estimée, Popular science monthly, proposa de déterminer la température de l’air par un procédé assez singulier reposant sur le nombre de cris lancés par le grillon dans l’espace d’une minute, nombre variable suivant les oscillations thermométriques. Mlle W. Brooke y formula, en effet, la règle mathématique suivante. Adoptez 72 stridulations par minute à 60° Fahrenheit (15,5°C) et pour chaque série de quatre stridulations en plus, ajoutez 1° Farhenheit ; pour chaque période de quatre stridulations en moins, diminuez de la même quantité et vous obtiendrez une concordance parfaite entre les températures ainsi déterminées et celles relevées au thermomètre — du moins la Broooke nous l’affirme.

Vers le même temps, l’entomologiste avignonnais bien connu J.-H. Fabre, a montré que les géotrupes étaient de distingués météorologistes. Voyons à l’œuvre ces sagaces insectes, et d’abord un mot sur leurs mœurs. Parmi les assainisseurs des champs, les uns, tels que les mouches, les dermestes et les nécrophages, sont chargés de disséquer les cadavres. Une taupe gît-elle éventrée sur le chemin, au pied de la haie, un enfant sans pitié a-t-il lapidé un lézard qu’avril venait de revêtir de sa splendide parure d’émeraude, vite ces petits croque-morts accourent, attirés par le fumet du morceau. Ils charcutent, ils dissèquent et en une journée les minuscules fossoyeurs ont accompli leur tâche. La place est nette.

La seconde catégorie d’insectes préposés par la Nature à la salubrité rurale ne met pas moins d’empressement à faire disparaître les bouses de vaches, le crottin du cheval ou autres déjections d’animaux, et les géotrupes se distinguent entre tous. Ils épurent, ces pauvres « bousiers », avec toute l’ardeur de leurs mandibules, de leurs pattes, et nous n’accordons à ces utiles auxiliaires qu’un regard dédaigneux.

Les géotrupes abandonnent seulement leurs repaires vers le crépuscule et, à condition toutefois que l’atmosphère soit calme et chaude, ils se mettent à la recherche des matériaux nauséabonds dont ils vont se repaître avec délice. En une séance nocturne, la souillure choisie par chaque groupe sera enfouie. Mais si la pluie menace ou si le vent souffle, nos stercoraires restent tranquilles, car ils ont amassé sous terre des victuailles suffisantes pour un long chômage.

Fabre décrit dans son mémoire les curieuses expériences qui lui ont permis de tirer ces conclusions et il en résume les grandes lignes en trois cas généraux.

Premier exemple : soirée magnifique. Les géotrupes s’agitent dans la cage où le naturaliste les a enfermés et se montrent impatients d’accomplir leur tournée vespérale, signe de beau temps pour le lendemain. Effectivement, le jour suivant, l’atmosphère fut d’une remarquable pureté.

Deuxième observation : nuit superbe encore. Selon les indications du baromètre et l’état du ciel, le savant naturaliste croit à la continuation du beau temps. Les bousiers ne partagent pas cet avis. Ils ne mettent pas le nez dehors contrairement à leur habitude. L’insecte, plus subtil que l’homme, avait senti l’averse qui tomba un peu avant l’aurore.

Troisième fait, non moins typique. Cette fois, le ciel est couvert et la venue d’une forte ondée semble prochaine. Cependant, grâce à la subtilité de leurs organes, les géotrupes pensent sans doute le contraire puisqu’ils bourdonnent dans leur geôle. La justesse de leur pronostic s’affirme du reste bientôt, les nimbus menaçants se dissipent et, dès son lever, le soleil se montre radieux.

images-3De même, l’état électrique de l’atmosphère influence beaucoup les bousiers. Aux approches de l’orage, par de lourdes et chaudes soirées, ils s’agitent et s’inquiètent plus que de coutume. A cet égard, J.-H. Fabre relate une expérience bien remarquable. Les 12, 13, 14 novembre, les géotrupes de ses volières firent preuve d’une extraordinaire agitation. Quelle était donc le pourquoi ? Une bourrasque avait éclaté sur le nord de la France, et la forte dépression barométrique, cause de la tempête, se répercutait dans la région d’Avignon. Comme le constate le sagace entomologiste, les géotrupes lui parlaient de l’ouragan « avant son journal » ! Faut-il regarder ces constatations comme des coïncidences fortuites ?

Cependant Fabre a vu de même les chenilles processionnaires du pin subir l’influence des perturbations atmosphériques. Bien mieux, elles paraissent pourvues d’organes curieux, véritable arsenal d’instruments météorologiques. Alors, tandis que la rainette serait impuissante à prédire le temps, les géotrupes et les processionnaires constitueraient de merveilleux insectes-baromètres dont la délicatesse laisserait bien loin les indications brutales de la colonne de mercure.

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Message du Peuple des Fourmis

Posté par othoharmonie le 13 janvier 2013

Message du Peuple des Fourmis

    

Bonjour!

Message du Peuple des Fourmis dans FOURMI camponotus_cruentatus Il est bien rare que quelqu’un se penche sur nous, les petites ouvrières noires!… Nous avons donc décidé de venir à vous afin de vous livrer nos nombreux cadeaux. Nous avons autant de qualités, de cadeaux, que de pattes! Nous sommes des Êtres pratiques, reliés entre nous par une cohésion remarquable. Oups, mine de rien, nous venons de vous livrer un de nos plus grands attributs : le travail de groupe. Nous sommes, je crois, reconnues dans votre monde pour cette faculté. Pour nous, fonctionner en groupe n’est pas une obligation sociale dictée par l’extérieur mais une chorégraphie, une danse d’apparence parfois chaotique, parfois fluide, mais toujours organisée. Notre capacité à oeuvrer en tant que groupe nous procure des sensations très agréables. Chacune d’entre nous est reliée par une énergie de groupe à la fois globale et spécifique.

 Nous communiquons télépathiquement et nous sommes sensorielles : nous sentons les vibrations des mouvements, des déplacements d’autrui. Grâce à nos antennes, nous captons des ondes de mouvements pour la plupart fort agréables! Lorsque nous réussissons une tâche et aussi pendant que nous l’effectuons, nous ressentons une sorte de profonde satisfaction vibratoire  dans nos petits corps car dans notre collectivité, notre interdépendance représente pour nous un facteur de joie. Lorsque l’une d’entre-nous est blessée ou tuée, nous le ressentons toutes et cela crée une sorte de vide, nous mettant temporairement en état de déséquilibre. C’est la fonction de notre reine de « décider », si je peux employer ce terme, laquelle d’entre-nous prendra la place de la fourmi disparue. La reine, en plus d’être celle qui crée la vie, agit comme une antenne reliée à la conscience de groupe qui nous guide, nous unit, nous procure la nourriture psychique ainsi que les sensations agréables que nous éprouvons. Chaque Être de la nation animale possède une âme individuelle et une conscience (deva) qui régit son espèce. Toutefois, contrairement aux animaux plus gros, les fourmis et les insectes n’ont pas d’âme individuelle; elles ont une âme de groupe car nos petits corps seraient incapables de supporter la présence très réelle d’une âme individuelle.

 Notre organisation, en tant que collectivité, est donc le pivot de ce que nous sommes venues expérimenter et incarner. Lorsque des Êtres sont inter-reliés énergétiquement comme nous le sommes, la collectivité devient alors un facteur d’évolution très puissant. Le défi pour la race humaine est de retrouver la force d’une connexion à titre de groupe, de communauté ou de collectivité, sans pour autant perdre leur individualité. Chez les fourmis, l’individualité existe mais de façon moindre. Une de nos grandes qualités et un autre cadeau que nous aimerions vous donner est notre force physique. Nous sommes capables de soulever plusieurs fois notre poids (minime) et de traîner des objets et de la nourriture sur de longues distances sans nous fatiguer. Avouez que c’est quand-même remarquable pour des Êtres si petits! Cette force nous est attribuable à la façon dont est constitué notre corps et aussi, encore une fois, à notre connexion avec les autres membres de notre fourmilière, voire dans certains cas, notre connexion aux membres de notre espèce. Notre corps est fait sur le long et possède six pattes qui nous donnent force et stabilité. De plus, en étant reliées à notre énergie de groupe, notre force est décuplée. Intéressant, non?

 Pour nous, il n’y a rien qui ne peut être accompli par notre volonté commune. Nous sommes capables de réussir les plus ambitieux projets grâce à notre persévérance et notre vision commune. Voici un autre cadeau pour vous : la persévérance. Votre vision de la persévérance est teintée de l’expérience que vous en avez et à ce titre, ce mot n’est peut-être pas le meilleur pour décrire la qualité dont nous parlons. Dans notre persévérance, il n’y a aucune notion de temps, de durée, d’échec ou de réussite et certes, aucune sensation d’impatience. Nous sommes tellement connectées aux rythmes naturels de votre vie et à notre appartenance à la collectivité que le temps, tel que vous le vivez, n’existe pas pour nous. Nous vivons une suite de moments baignés par la douceur de l’appartenance et la satisfaction innée du travail organisé. Travailler ou plutôt oeuvrer est pour nous une façon d’être! Ceci nous permet d’accomplir des merveilles architecturales, de nourrir toute notre colonie et de voyager sur de grandes distances, lorsque c’est nécessaire.

 fourmi3-300x199 dans FOURMIDonc, nous sommes persévérantes selon vos critères d’observation car le résultat n’est pas notre but premier. Seul le cheminement compte car nous baignons dans une sorte de tranquillité naturelle. Pour nous, ce que nous faisons n’est jamais complètement terminé. Nous ne pouvons sentir de frustration face à un travail inachevé car nous n’avons d’autre but que d’oeuvrer ensemble, pour le bien de notre collectivité et pour les sensations que nous ressentons.

 Notre plus grande joie nous est donnée par notre attention au détail, ce qui est un autre de nos cadeaux. Nous sommes des Êtres de minutie. Nous aimons nous arrêter aux petits détails de façon à ce que tout soit bien fait, harmonieux et même esthétique, selon notre point de vue, bien sûr. Nous aimons ce qui est en rondeur mais nous aimons aussi la pureté des angles droits. Comme nous utilisons nos antennes pour nous déplacer et pour sentir les mouvements, nous créons notre environnement de manière à ce que la transmission de nos ondes corporelles et télépathiques soient facilitée. Les alvéoles, les rotondes, les cavernes sont des formes qui remplissent bien ces fonctions.

 Nous, du peuple des fourmis, avons une compréhension innée et une mémoire collective de la géométrie sacrée. Les formes architecturales que nous privilégions provoquent en nous différents types de résonance et facilitent nos échanges de toutes sortes. Notre langage, contrairement aux vôtres, est d’une grande simplicité car nous communiquons entre nous avec des formes géométriques. Parfois, nous utilisons aussi quelques couleurs pour nuancer les significations des formes géométriques mais, fait à noter, nous n’entendons pas les sons proprement dits puisque nous n’avons pas d’oreilles ou de tympans. Au mieux, les sons autour de nous sont perçus comme des vibrations et captés par nos antennes et notre corps. Notre corps est très sensible et perméable aux ondes environnantes. Vous est-il possible d’envisager le fait de communiquer avec des formes géométriques? C’est pourtant ainsi que nous vivons sur cette planète. 5

 Nous sommes conscientes que notre organisation sociale est bien différente de la vôtre. Nous vous encourageons fortement à observer le modèle de société que nous vous offrons et à reconnecter avec la puissante énergie de la collectivité. Mentalement, beaucoup d’entre vous savez que nous sommes tous reliés, que nous sommes tous UN. Mais jusqu’au jour où vous l’expérimenterez tangiblement, où vous sentirez l’incroyable douceur et l’incomparable force d’amour qui unit les Êtres de toutes races et espèces, vous serez maintenus dans l’illusion de la séparation. Les Êtres humains ont un ego à partir duquel ils expérimentent l’individualisation, la séparation et le retour vers l’union en toute chose. Les animaux n’ont pas d’ego donc, nous du peuple des fourmis aimerions réveiller en vous l’expérience de la collectivité vraie et de la joie que l’on vit comme un présent sans fin. La force de la collectivité est toujours présente autour de vous, en vous et en chaque Être. À vous de la découvrir!

 Nous unissons nos voix silencieuses pour vous saluer et vous souhaiter bonne route sur le chemin extatique du retour à vous-même. Vous êtes tous connectés, amis humains; découvrez-en la joie, la force au lieu d’en expérimenter les contraintes. Ceci est notre plus grand cadeau!

 Paix et Amour.

 Source : Caroline Leroux, Communicatrice Animale

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Le Peuple des Fourmis 1

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2013

Bonjour !  Il est bien rare que quelqu’un se penche sur nous, les petites ouvrières noires !…  Nous avons donc décidé de venir à vous afin de vous livrer nos nombreux cadeaux…Le Peuple des Fourmis

Le Peuple des Fourmis 1 dans FOURMI fourmi-marron Bonjour !  Il est bien rare que quelqu’un se penche sur nous, les petites ouvrières noires !…  Nous avons donc décidé de venir à vous afin de vous livrer nos nombreux cadeaux.  Nous avons autant de qualités, de cadeaux, que de pattes !  Nous sommes des Êtres pratiques, reliés entre nous par une cohésion remarquable.  Oups, mine de rien, nous venons de vous livrer un de nos plus grands attributs : le travail de groupe.  Nous sommes, je crois, reconnues dans votre monde pour cette faculté.  Pour nous, fonctionner en groupe n’est pas une obligation sociale dictée par l’extérieur mais une chorégraphie, une danse d’apparence parfois chaotique, parfois fluide, mais toujours organisée.  Notre capacité à œuvrer en tant que groupe nous procure des sensations très agréables. 

 Chacune d’entre nous est reliée par une énergie de groupe à la fois globale et spécifique. 

 Nous communiquons télépathiquement et nous sommes sensorielles : nous sentons les vibrations des mouvements, des déplacements d’autrui. Grâce à nos antennes, nous captons des ondes de mouvements pour la plupart fort agréables !  Lorsque nous réussissons une tâche et aussi pendant que nous l’effectuons, nous ressentons une sorte de profonde  satisfaction vibratoire dans nos petits corps car dans notre collectivité, notre interdépendance représente pour nous un facteur de joie.  Lorsque l’une d’entre-nous est blessée ou tuée, nous le ressentons toutes et cela crée une sorte de vide, nous mettant temporairement en état de déséquilibre.  C’est la fonction de notre reine de « décider », si je peux employer ce terme, laquelle d’entre-nous prendra la place de la fourmi disparue. 

 La reine, en plus d’être celle qui crée la vie, agit comme une antenne reliée à la conscience de groupe qui nous guide, nous unit, nous procure la nourriture psychique ainsi que les sensations agréables que nous éprouvons.  Chaque Être de la nation animale possède une âme individuelle et une conscience (deva) qui régit son espèce.  Toutefois, contrairement aux animaux plus gros, les fourmis et les insectes n’ont pas d’âme individuelle; elles ont une âme de groupe car nos petits corps seraient incapables de supporter la présence très réelle d’une âme individuelle. 

Notre organisation, en tant que collectivité, est donc le  pivot de ce que nous sommes venues expérimenter et incarner.  Lorsque des Êtres sont inter-reliés énergétiquement comme nous le sommes, la collectivité devient alors un facteur d’évolution très puissant. 

 Le défi pour la race humaine est de retrouver la force d’une connexion à titre de groupe, de communauté ou de collectivité, sans pour autant perdre leur individualité.  Chez les fourmis, l’individualité existe mais de façon moindre.  Une de nos grandes qualités et un autre cadeau que nous aimerions vous donner est notre force physique.  Nous sommes capables de soulever plusieurs fois notre poids (minime) et de traîner des objets et de la nourriture sur de longues distances sans nous fatiguer.  Avouez que c’est quand-même remarquable pour des Êtres si petits !  Cette force nous est attribuable à la façon dont est constitué notre corps et aussi, encore une fois, à notre connexion avec les autres membres de notre fourmilière, voire dans certains cas, notre connexion aux membres de notre espèce.  Notre corps est  fait sur le long et possède six pattes qui nous donnent force et stabilité.  De plus, en étant reliées à notre énergie de groupe, notre force est décuplée.  Intéressant, non? 

Pour nous, il n’y a rien qui ne peut être accompli par notre volonté commune.  Nous sommes capables de réussir les plus ambitieux projets grâce à notre persévérance et notre vision commune.

  Voici un autre cadeau pour vous : la persévérance.  Votre vision de la persévérance est teintée de l’expérience que vous en avez et à ce titre, ce mot n’est peut-être pas le meilleur pour décrire la qualité dont nous parlons.  Dans notre persévérance, il n’y a aucune notion de temps, de durée, d’échec ou de réussite et certes, aucune sensation d’impatience.  Nous sommes tellement connectées aux rythmes naturels de votre vie et à notre appartenance à la collectivité que le temps, tel que vous le vivez, n’existe pas pour nous.  Nous vivons une suite de moments baignés par la douceur de l’appartenance et la satisfaction innée du travail organisé.  Travailler ou plutôt œuvrer est pour nous une façon d’être !  Ceci nous permet d’accomplir des merveilles architecturales, de nourrir  toute notre colonie et de voyager sur de grandes distances, lorsque c’est nécessaire. 

 Donc, nous sommes persévérantes selon vos critères d’observation car le résultat n’est pas notre but premier.  Seul le cheminement compte car nous baignons dans une sorte de tranquillité naturelle.  Pour nous, ce que nous faisons n’est jamais complètement terminé. 

 Nous ne pouvons sentir de frustration face à un travail inachevé car nous n’avons d’autre but que d’œuvrer ensemble, pour le bien de notre collectivité et pour les sensations que nous ressentons.

 Notre plus grande joie nous est donnée par notre attention au détail, ce qui est un autre de nos cadeaux.  Nous sommes des Êtres de minutie.  Nous aimons nous arrêter aux petits détails de façon à ce que tout soit bien fait, harmonieux et même esthétique, selon notre point de vue, bien sûr.  Nous aimons ce qui est en rondeur mais nous aimons aussi la pureté des angles droits.  Comme nous utilisons nos antennes pour nous déplacer et pour sentir les mouvements, nous créons notre environnement de manière à ce que la transmission de nos ondes corporelles et télépathiques soit facilitée. Les alvéoles, les rotondes, les cavernes sont des formes qui remplissent bien ces fonctions.  (à suivre…)

 Source : http://www.communication-animal.net

 

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Le Peuples des Fourmis 2

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2013

 

Le Peuples des Fourmis 2 dans FOURMI 200px-Camponotus_sideview Nous, du peuple des fourmis, avons une compréhension innée et une mémoire collective de la géométrie sacrée.  Les formes architecturales que nous privilégions provoquent en nous différents types de résonance et facilitent nos échanges de toutes sortes.  Notre langage, contrairement aux vôtres, est d’une grande simplicité car nous communiquons entre nous avec des formes géométriques.  Parfois, nous utilisons aussi quelques couleurs pour nuancer les significations des formes géométriques mais, fait à noter, nous n’entendons pas les sons proprement dits puisque nous n’avons pas d’oreilles ou de tympans.  Au mieux, les sons autour de nous sont perçus comme des vibrations et captés par nos antennes et notre corps.  Notre corps est très sensible et perméable aux ondes environnantes. Vous est-il possible d’envisager le fait de communiquer avec des formes géométriques ?  C’est pourtant ainsi que nous vivons sur cette planète.

 Nous sommes conscientes que notre organisation sociale est bien différente de la vôtre. 

 Nous vous encourageons fortement à observer le modèle de société que nous vous offrons et à reconnecter avec la puissante énergie de la collectivité.  Mentalement, beaucoup d’entre vous savez que nous sommes tous reliés, que nous sommes tous UN. 

 Mais jusqu’au jour où vous l’expérimenterez tangiblement, où vous sentirez l’incroyable douceur et l’incomparable force d’amour qui unit les Êtres de toutes races et espèces, vous serez maintenus dans l’illusion de la séparation.  Les Êtres humains ont un ego à partir duquel ils expérimentent l’individualisation, la séparation et le retour vers l’union en toute chose.  Les animaux n’ont pas d’ego donc, nous du peuple des fourmis aimerions réveiller en vous l’expérience de la collectivité vraie et de la joie que l’on vit comme un présent sans fin.  La force de la collectivité est toujours présente autour de vous, en vous et en chaque Être.  À vous de la découvrir !

 Nous unissons nos voix silencieuses pour vous saluer et vous souhaiter bonne route sur le chemin extatique du retour à vous-même.  Vous êtes tous connectés, amis humains ;  découvrez-en la joie, la force au lieu d’en expérimenter les contraintes.  Ceci est notre plus grand cadeau !

 Paix et Amour. (FIN)

 Source : http://www.communication-animal.net

 

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Les Myrmidons – Fourmis

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2013

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsUn mythe étiologique sur leurs origines se basant sur leur étymologie supposée – en grec ancien le nom s’interprétait « peuple-fourmi », de « murmekes », « fourmis » – fut mentionné pour la première fois dans Les Métamorphoses d’Ovide, dans lequel les Myrmidons étaient de simples fourmis travailleuses sur l’île d’Égine.

Héra, reine des dieux, fera tuer tous les habitants humains d’Égine de peste parce que l’île était nommée en l’honneur de l’une des amantes de Zeus. Le roi Éaque, fils de Zeus et cible du courroux de Héra ainsi que sa mère, pria son père de repeupler l’île. Puisque les fourmis de l’île n’avaient pas été touchées par la peste, Zeus les transforma en un peuple, les Myrmidons. Ils sont aussi féroces et robustes que des fourmis et très loyaux à leur chef. Ils portent l’armure brune dû à leurs origines.

 Après une période de temps non définie, Éaque exila ses deux fils, Pélée et Télamon pour avoir tué leur demi-frère, Phocos. Pélée alla en Phthie ; un groupe de Myrmidons le suivra. Le fils de Pélée, Achille, les emmènera à Troie pour y lutter dans la guerre de Troie. Ils sont décrits en tant que loyaux serviteurs d’Achille dans la plupart des récits de la guerre, d’Homère au film Troie.

 Une autre tradition maintient que les Myrmidons n’ont aucune origine fantastique, mais sont tout simplement les descendants de Myrmidon, un noble thessalien marié à Pisidicé, la fille d’Éole, roi de Thessalie. Myrmidon était le père d’Actor et d’Antiphos ; le premier invita Pélée à rester en Thessalie.

 Dans la mythologie grecque, les Myrmidons sont considérés comme de puissants soldats. Leur seul groupe pouvait à lui tout seul renverser le cours d’une bataille importante, lorsqu’ils se trouvaient aux côtés d’autres soldats grecs.

 Par exemple, au cours de la guerre de Troie, Patrocle arrive avec les Myrmidons au camp grec pour repousser les Troyens jusqu’aux remparts. Après la mort d’Achille, les Myrmidons se mettent au service d’Agamemnon.

A l’époque moderne

Les Myrmidons de l’Antiquité grecque étaient connus pour leur fidélité à leur chef. En Europe pré-industrielle le mot « myrmidon » prit beaucoup des connotations aujourd’hui associées au mot « robot ». Le Oxford English Dictionary, indique que plus tard il signifia « hired ruffian » (à peu près « brute à gages »).

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Fourmi Kabyle

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2013

 

Selon les conceptions des Dogon (Mali), la fourmi est une épouse du dieu suprême Amma.

Fourmi Kabyle dans FOURMI 320px-formica_rufa_on_patrol-300x187Pour les Kabyles, c’est elle qui introduisit les hommes aux techniques, aux rites et aux fêtes, et qui leur apprit à faire du feu. Une tradition musulmane fait des fourmis des animaux croyants, car le Prophète aurait reproché à qui avait brûlé une fourmilière : «Pour une seule fourmi qui t’a piqué, tu as donc brûlé tout un peuple qui louait Dieu».

Selon les Amérindiens Blackfoot, les premières brodeuses furent des fourmis.

Dans la mythologie cham, c’est cet insecte qui, sur l’ordre des génies démiurges, offrit deux grains de riz au seul couple humain sauvé du Déluge.

En Chine primitive, des fourmis rouges gigantesques hantent le Sud-Ouest de la Terre, région de la soif où les habitants dorment presque toujours, et ne mangent jamais.

Dans la mythologie grecque, les Myrmidons sont des fourmis métamorphosées en hommes par Zeus, pour repeupler l’île d’Oenoné (Egine) à la demande d’Eaque. Parmi ces insectes figurait Murmex, jeune athénienne dont le nom est aussi en grec celui de la fourmi. Elle était fort habile, mais commit l’erreur de faire croire qu’elle avait inventé la charrue, en réalité conçue par Athèna: la déesse l’a donc transformée en cet insecte fouisseur.

En Chine et en Grèce, des mythes disent comment la fourmi fut utilisée par d’ingénieux héros pour surmonter l’épreuve du passage d’un fil dans un rnÏnuscule labyrinthe (voir Escargot, Perle, Varan).

Voir aussFourmilier, Fourmilion.

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Fourmis et les croyances

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2013

Les fourmis, rêves et croyances humaines
Une référence symbolique riche et complexe …

Les fourmis sont à la base d’un bon nombre de nos mythes et croyances.

En Afrique, elles occupent une place prépondérante dans la tradition orale et écrite au même titre que le lion ou le phacochère; chez les Dogons du Mali fut étudié une mythe cosmogonique dans le cadre duquel les fourmis occupent une place centrale; trois versions expliquent l’origine de la Terre.

Fourmis et les croyances dans FOURMI formica_rufa_detailL’une d’elles, énoncée dans l’ouvrage « Dieu d’eau » implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde, était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

La connaissance des fourmis est parfois plus terre à terre. Pierre Jaisson explique dans son ouvrage « La fourmi et le sociobiologiste » que les indiens Lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Certains indiens de l’altiplano mexicain identifient la fourmi comme le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement, le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

Un proverbe Mossi, au Burkina Faso, dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

Les fourmis inspirent les courants philosophiques et théologiques plus récents à travers le monde comme elles l’ont fait pour les croyances plus anciennes. Elles sont présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre, Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans « Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux » (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

A l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple.

Jean ROUSSEAU – A partir de « Les fourmis », Alain Lenoir
dans « Si les lions pouvaient parler »
sous la direction de Boris Cyrulnik, Gallimard, 1998.

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Mythe de la Fourmi

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2013

 

Les Myrmidons (en grec ancien Μυρμιδόνες / Myrmidónes, de μύρμηξ / mýrmex qui veut dire « fourmi ») sont un peuple mythique de Grèce. Dans l’Iliade d’Homère ils participent à la guerre de Troie sous les ordres d’Achille. Leur ancêtre éponyme est Myrmidon, un roi de Phthie, fils de Zeus et Euryméduse, princesse de Phthie. Elle fut séduite par Zeus alors qu’il avait pris la forme d’une fourmi. Un mythe étiologique sur leurs origines se basant sur leur étymologie supposée – en grec ancien le nom s’interprétait « peuple-fourmi », de « murmekes », « fourmis » – fut mentionné pour la première fois dans Les Métamorphoses d’Ovide, dans lequel les Myrmidons étaient de simples fourmis travailleuses sur l’île d’Égine.

Mythe de la Fourmi dans FOURMI 220px-rover1 Dans la mythologie grecque, les Myrmidons sont considérés comme de puissants soldats. Leur seul groupe pouvait à lui tout seul renverser le cours d’une bataille importante, lorsqu’ils se trouvaient aux côtés d’autres soldats grecs.

 Par exemple, au cours de la guerre de Troie, Patrocle arrive avec les Myrmidons au camp grec pour repousser les Troyens jusqu’aux remparts. Après la mort d’Achille, les Myrmidons se mettent au service d’Agamemnon.

 Myrmidons modernes

Les Myrmidons de l’Antiquité grecque étaient connus pour leur fidélité à leur chef. En Europe pré-industrielle le mot « myrmidon » prit beaucoup des connotations aujourd’hui associées au mot « robot ». Le Oxford English Dictionary, indique que plus tard il signifia « hired ruffian » (à peu près « brute à gages »).

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L’arbre aux Fourmis

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2013

 

L'arbre aux Fourmis dans FOURMI 41QCHPYW58L._SL500_AA300_D’après la mythologie de l’arbre des Dan du Libéria et des peuples bantous de Tanzanie et du Kenya. D’après Le Figaro

 Aux temps des origines, le jour éclatant ne cédait jamais place à la nuit.

Jamais on ne voyait monter la lune dans le ciel sombre. Ou peut-être décrivait-elle sa course en secret, masquée par la lumière éblouissante ?

Seul, bien vivant, dressé dans l’immensité, sans souci du temps, se déployait l’arbre du monde. Il se nourrissait des vents changeants de l’atmosphère : le vent de soleil faisait miroiter ses feuilles, celui de pluie y laissait tambouriner ses gouttes et le désaltérait.

Une colonie de fourmis avait élu domicile sur l’arbre. C’étaient les seuls animaux vivant en ces temps anciens. Elles se suivaient en procession sur le tronc, continuaient jusqu’au bout des branches et se régalaient des feuilles.

Le vent de soleil, le vent de pluie, l’arbre du monde et les fourmis, tous étaient issus du Verbe du Créateur.

Un jour, le vent de tempête décida de lutter avec l’arbre, pour voir qui serait le plus fort. Il déchaîna ses bourrasques et les enroula avec fureur autour de lui.

Le tronc se mit à tanguer, à craquer. L’arbre frémissait de toutes ses branches, s’arc-boutait sur ses racines. Il semblait entraîné dans une danse endiablée.

Mais le vent se lassa brusquement de ce jeu et, le calme revenu, les fourmis se remirent à dévorer mécaniquement les feuilles, comme si rien ne s’était passé. Elles en dévorèrent tant et tant qu’à la fin il n’en resta plus une.

Qu’allaient-elles manger à présent, sinon leurs propres excréments ?
Elles se mirent à les mastiquer avec ardeur, à les digérer de nouveau si bien qu’ils formèrent une montagne aussi haute que l’arbre. C’était la terre.

fourmi101-200x300 dans FOURMILe vent de tempête souffla le froid sur la montagne et les excréments se transformèrent en pierres. Il creusa des vallées et sculpta des crêtes. La glace et la gelée blanche firent leur apparition. Pour s’amuser, le vent se mit alors à souffler le chaud : les glaces fondirent, les eaux déferlèrent de la montagne, noyant toutes les fourmis sur leur passage. Puis grâce au vent d’humidité, les racines de l’arbre se déployèrent dans le sol et des pousses tendres jaillirent de l’humus.

Le Verbe créateur fit naître les animaux à sang froid et à sang chaud, puis les hommes et les femmes. Il donna à chaque oiseau son cri, au renard, son glapissement, et à l’Homme, la parole.

 Extrait de Aux commencements du monde, Martine Corde-Cortez, Editions du Seuil, 2001

Illustrations : Catherine-Jeanne Mercier 

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Fourmis, peuple intelligent

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2013

 

Fourmis, peuple intelligent dans FOURMI fourmi10-200x300La division des tâches chez les insectes sociaux (fourmis) est totalement plastique : le nombre d’individus appartenant aux différentes castes et la nature des tâches à accomplir sont sujets à des changements constants durant la vie de la colonie. La proportion d’individus se consacrant à une tâche donnée varie en fonction des perturbations interne du nid et globales de l’environnement.

Dans la mesure du possible, ce sont les individus les plus adaptés qui adoptent une tâche donnée, mais dans des cas extrêmes, même des individus de castes morphologiques inadaptées peuvent combler les besoins d’une tâche (par exemple, les ouvrières peuvent se mettre à défendre le nid si un manque de soldates se fait sentir).

 Comment est-ce que la colonie contrôle la proportion d’individus affectés à chaque tâche, étant donné qu’aucun individu ne possède de représentation globale des besoins de la colonie ?

La flexibilité de la division du travail dépend de la flexibilité comportementale de chaque individu, dont un modèle biologique plausible est le concept de seuil de réponse. Selon ce modèle, chaque individu possède un seuil de réponse, plus ou moins élevé, pour chaque tâche à accomplir au sein de la colonie. Ces tâches sont autant de stimuli pour les individus, qu’ils soient visuels, phéromonaux ou d’une autre nature. Lorsqu’un stimuli dépasse le seuil de réponse d’un individu, ce dernier se met instinctivement à travailler pour réduire ce stimuli.

Si l’on comparait cela au travail d’une ménagère, les stimuli seraient la vue du désordre ou les mauvaises odeurs. Lorsque ces dernières dépassent un certain seuil, la ménagère se consacrerait au rangement, ou au nettoyage. Lorsque le stimuli de la faim deviendrait trop important, elle se mettrait à manger.

En outre, les seuils de réponse sont adaptatifs : plus un individu se consacre à une tâche, plus le seuil associé baisse. L’individu se spécialise.

Le chemin le plus court

Une colonie doit s’alimenter pour survivre. Pour cela, les fourmis recherchent des sources de nourriture dans le voisinage du nid. Dans une première phase, elles errent de manière plus ou moins aléatoire. Lorsqu’une fourmi découvre une source de nourriture, elle retourne au nid en déposant des phéromones le long du chemin parcouru. Certaines espèces possèdent la faculté de revenir au nid très rapidement, grâce à un compas interne basé sur la polarisation de la lumière solaire, tandis que d’autres semblent plutôt s’orienter de mémoire. En chemin, la fourmi qui a découvert la source de nourriture recrute d’autres individus grâce aux phéromones déposées, mais aussi en réalisant des trophallaxies qui leur permettent d’évaluer la qualité de la source afin de choisir de suivre la piste ou non. De la même manière, un individu croisant une piste décidera de la suivre avec une certaine probabilité p1.

 A leur tour, les individus recrutés déposent davantage de phéromones sur la piste suivie, ce qui la rendra encore plus attractive. Ce renforcement positif amène la colonie à se concentrer peu à peu sur cette piste et à exploiter cette source. Néanmoins, chaque individu peut quitter la piste avec une certaine probabilité p2, favorisant alors l’exploration et la découverte d’autres sources de nourriture éventuellement plus favorables ou, de pistes plus courtes amenant à la même source.

Les colonies de fourmis ont non seulement la capacité de découvrir d’autres sources, mais aussi de basculer leur exploitation sur la source la plus favorable (en termes de qualité, de richesse et de distance). En effet, lorsqu’une fourmi découvre une nouvelle source, elle va pouvoir recruter d’autres individus qui décideront ou non de changer de piste en fonction de la qualité de la nourriture échangée par trophallaxie. En outre, et plus important, les phéromones s’évaporent: de ce fait, une piste courte étant marquée plus souvent qu’une piste longue, elle pourra être privilégiée au fil du temps.

 dans FOURMILa réussite des fourmis tient du parfait équilibre entre l’exploration et l’exploitation, entre une réaction négative et positive du système menant à son équilibre dynamique.

Dans cet exercice, les variables p1 et p2 jouent un rôle clé: dans la réalité elles se caractérisent par du bruit dans les organes sensoriels des fourmis qui peuvent les amener à perdre une piste, mais aussi par des considérations physiques: lorsque deux individus se croisent, l’un ou l’autre (ou parfois les deux) doit s’écarter de la piste, ce qui peut potentiellement l’amener à la perdre.

Au niveau individuel, cet événement est négatif en ce qu’il réduit l’efficacité de l’exploitation d’une source, mais au niveau global cela peut amener un énorme bénéfice. Les paramètres étant multiples, ce bénéfice peut être difficile à chiffrer : une source peut n’être caractérisée que par sa teneur en sucre et sa distance. Il se peut aussi qu’elle soit plus éloignée qu’une autre, mais beaucoup plus facile d’accès, ou à l’abri des prédateurs. C’est le fait des systèmes complexes que d’intégrer de très nombreux paramètres qui les rendent alors instables et chaotiques.

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Fourmi Rousse

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

Fourmi Rousse dans FOURMI myrmica-rubra-workersIssues d’un ancêtre commun avec les guêpes et les abeilles il y a plus de 100 millions d’années, les fourmis se sont répandues dans le monde entier, dans tous les milieux naturels au cours des siècles. Elles sont sans doute 20 000 espèces à peupler la Terre. Les fourmis rousses sont parmi les plus évoluées des espèces connues.

 Les premières fourmis, descendant d’un ancêtre aculéate (les aculéates sont des insectes hyménoptères dont les femelles portent un aiguillon, ou dard, à l’extrémité de l’abdomen), sont apparues au crétacé, il y a probablement 110 à 130 millions d’années. Les plus anciens fossiles connus, comme par exemple Gerontoformica cretacica, mis au jour dans l’ambre de France, sont vieux d’environ 100 millions d’années.

    La plus primitive sous-famille de fourmis connue par des fossiles est celle des sphécomyrminés. Ces insectes du milieu du crétacé possèdent à la fois les mandibules et le thorax d’une guêpe solitaire, ainsi que la taille étroite entre l’abdomen et le thorax, signe distinctif des fourmis et de tous les aculéates, témoignant ainsi, dans sa morphologie, d’une souche primitive commune aux guêpes, aux abeilles et aux fourmis. Plusieurs espèces ont été découvertes dans l’hémisphère Nord, dans les ambres du crétacé d’Amérique du Nord (Canada, New Jersey) et d’Asie, réparties en plusieurs genres, notamment : Sphecomyrma, Cretomyrma, Biakuris et Dlusskyidris.

    Les fourmis se diversifient très vite : on trouve des fossiles appartenant à plusieurs sous-familles actuelles dès le crétacé (ponérinés, formicinés, myrmicinés, dolichodérinés). À la suite du crétacé, au tertiaire, sur plusieurs milliers de restes fossiles retrouvés, la grande majorité appartient à des genres actuels. Empreintes incomplètes datant de l’éocène, fossiles vieux de 38 à 26 millions d’années (oligocène) et très bien conservés dans l’ambre de la Baltique et dans celui de Sicile, restes plus récents exhumés de l’argile du miocène dans l’Ohio témoignent de cette diversification ancienne et d’une remarquable adaptation de ces insectes aux diverses modifications climatiques. Hôtes sans doute des milieux secs à l’origine, les fourmis primitives étaient terricoles. Certaines espèces, plus évoluées, nidifiaient dans les arbres. Au cours des âges, elles ont colonisé tous les types d’habitat, des déserts arides aux sommets des montagnes et aux régions polaires.

    Le nombre total d’espèces de fourmis est estimé à 20 000. On en connaît quelque 12 000 espèces, qui représentent environ 1 % de la totalité des insectes connus dans le monde. Certaines portent des aiguillons, d’autres sécrètent des substances corrosives ; les unes voient bien, les autres sont aveugles ; mais toutes sont sociales et possèdent des ouvrières sans ailes. Elles sont regroupées dans la grande famille des formicidés. Les fourmis rousses, Formica rufa, appartiennent, comme d’autres espèces parmi les plus spécialisées, à la sous-famille des formicinés. Appelées aussi fourmis des bois, elles vivent en sociétés nombreuses et très organisées, dans les forêts de conifères ou les forêts mixtes, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

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Imaginons la Fourmi

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 

LES FOURMIS DANS L’IMAGINAIRE HUMAIN

 

Imaginons la Fourmi dans FOURMI 220px-chinguetti-manuscrit-termitesLes fourmis font partie de bon nombre de nos croyances, de nos légendes et de nos mythes. Ceci est particulièrement vrai en Afrique, chez les Dogons. Cette tribu du Mali fût étudiée pendant de longues années par l’ethnologue français M. Griaule.

 Celui-ci donna trois versions possibles pour expliquer le mythe de l’origine de la Terre. L’une d’elle, énoncée dans l’ouvrage Dieu d’eau implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

 Parfois la connaissance des fourmis est beaucoup plus proche de la réalité. Selon Pierre Jaisson (La fourmi et le sociobiologiste, 1993 p. 276) les indiens lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Pour certains indiens de l’altiplano mexicain, c’est le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

 Un proverbe Mossi au Burkina Faso dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

 Les fourmis sont également présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans «  Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux «  (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

  dans FOURMIA l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu ; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple. Certaines castes indiennes sont respectueuses de toute forme de vie et « marchaient pieds nus afin de ne pas écraser une fourmi, dans une ville où l’on mutilait les enfants pour les envoyer mendier » (Un coeur invaincu, de Mariane Pearl, Plon 2003, page 138).

 La fourmi est souvent utilisée comme symbole de travailleur de l’ombre comme le journal du syndicat Sud d’Indre et Loire de la santé qui s’appelle « L’écho des fourmis » (exemplaire de février 2003) ou encore symbole d’économie, par exemple à Rennes pour le recyclage sélectif des déchets, ou symbole du monde « underground » comme les architectes « Ant Farm » américains. La fourmi est aussi bien sûr symbole d’insecte économe et travailleur comme on le voit dans le journal Le Monde du 24 mars 2009

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Fourmis de la création

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2012

 

 

Fourmis de la création dans FOURMI 220px-ant_receives_honeydew_from_aphidLa fourmi a été le thème d’un certain nombre de créations culturelles :

 

 

Voir aussi : liste des fourmis de fiction.

 Fichier:OdontomachusWynaad.jpg

La fourmi dans les religions :

  • Une sourate du Coran s’appelle les fourmis, il s’agit de la référence à une parabole qui évoque les fourmis :
    • 27.18 Et lorsqu’elles arrivèrent à la vallée des fourmis, l’une de celles-ci s’écria : «Ô fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir.»;
    • 27.19. Ces paroles firent sourire Salomon qui dit : «Seigneur ! Permets-moi de rendre grâce des bienfaits dont Tu nous as comblés, mon père, ma mère et moi-même. Fais que toutes mes actions Te soient agréables et admets-moi, par un effet de Ta grâce, parmi Tes saints serviteurs.»
  • Il en est fait mention dans la Bible, au livre des Proverbes où il est également évoqué la notion de courage :
    • « Va vers la fourmi, paresseux; Considère ses voies, et deviens sage.
      Elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni maitre;
      Elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. »
      (Proverbes 5,6-8)
    • « Les fourmis, peuple sans force, préparent en été leur nourriture. »(Proverbes 30,25)

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Blatte ou Cafard ou Cancrelat

Posté par othoharmonie le 25 mai 2012

Insecte au corps fortement aplati, adapté à la course rapide et se nourrissant de débris variés.

Classe : Hexapodes ; ordre : Dictyoptères ; sous-ordre : Blattides

 Blaberus giganteus - Muséum de ToulouseLes blattes, encore appelées cancrelats ou cafards, comptent parmi les insectes les plus anciennement connus : elles existent dès le Carbonifère, c’est-à-dire il y a près de 250 millions d’années. Elles sont représentées aujourd’hui par quelque 4 000 espèces parmi lesquelles moins de 1  p. 100 sont considérées comme nuisibles. La plus grande blatte du monde, Macropanesthia rhinocerus, se trouve en Australie et peut atteindre 18 centimètres de longueur pour un poids de 50 grammes. La plus petite, Attaphilla fungicola, n’a que 4 millimètres de longueur et vit dans les fourmilières d’Atta en Amérique du Nord. Parmi les blattes indigènes de la France on peut citer les espèces du genre Ectobius qui peuple généralement les bois, et Loboptera decipiens, typique du littoral méditerranéen.

Les blattes présentent un pronotum (région dorsale du premier segment thoracique) développé en bouclier qui masque la tête. Leurs antennes sont longues, filiformes et multiarticulées. Leurs pattes, toutes semblables et à hanches rapprochées, sont adaptées à la course rapide. Leurs deux paires d’ailes sont indépendantes : les ailes antérieures sont en partie sclérifiées mais leur nervation reste cependant très nette ; au repos, elles sont appliquées à plat sur le corps et recouvrent les ailes postérieures membraneuses. Elles sont souvent peu développées et non fonctionnelles. L’abdomen porte, sur le dixième et dernier segment, une paire d’appendices, les cerques, pourvus de soies sensitives qui auraient une fonction sensorielle complémentaire de celle des antennes. Omnivores, les blattes ont une alimentation très variée grâce à leurs pièces buccales broyeuses et à leur tube digestif pourvu d’un jabot volumineux et d’un gésier. Les espèces qui se nourrissent de bois possèdent des protozoaires flagellés vivant en symbiose dans leur intestin et capables de digérer la cellulose.

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Peuple des mouches

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

 

au Museum d’histoire Naturelle de Nantes retrouvez le peuple des mouches sous un regard ludique et pédagogique (à partir de 4 ans).

Peuple des mouches dans MOUCHE MOUCHE-ET-FOURMIChacun croit connaître les mouches. Cependant notre perception ne se base que sur 5 ou 6 espèces. Or, l’ordre des diptères (insectes possédant une seule paire d’ailes) représente probablement entre 15 et 20 % des espèces animales terrestres. Leur rôle dans les écosystèmes est souvent sous-estimé.

Mais au fait, comment fait la mouche pour marcher au plafond ? Qu’est-ce qu’une mouche tsé-tsé ? Comment combattre le paludisme ? Peut-on trouver des truffes avec une mouche ?

Les visiteurs pourront découvrir l’immense diversité des diptères en parcourant les 12 tentes dédiées à leur observation.

Des planches aquarellées de l’entomologiste Eugène Séguy illustrent la beauté de ces insectes et un surprenant mouchomaton rend compte de notre comportement face aux mouches !

Le visiteur termine son parcours en devenant membre d’un jury. Il doit en effet se prononcer sur le sort de cet insecte : condamner la mouche ou la gracier ? Réflexion sur la vie et la mort, l’utilité et le rôle des espèces dans la Nature et en particulier celui de l’Homme.
Cette exposition propose un voyage émotionnel, naturaliste et artistique dans l’univers de ces insectes méconnus…

Exposition bilingue Français-Allemand produite par le muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse.

Pour ceux qui voudront continuer leur découverte en Novembre et Décembre, des animations accueillent les 4-6 ans (mercredi matin) et les 6-10 ans (mercredi et samedi après-midi).

Tarifs :

Gratuit pour les moins de 18 ans, Adultes 3,50€ – Animations: 3€ pour les Nantais et 6€ pour les Non Nantais.

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