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DES PIERRES COMME DES CAMELEONS

Posté par othoharmonie le 7 juin 2015

 

images (8)Au milieu du XIXe siècle, la « pierre qui croule » d’Uchon, galet de granit de huit mètres de large et de 2 mètres 30 de haut, pesant plus de 20 tonnes et situé à l’orée du bois d’Escrots, jouissait d’une propriété curieuse, celle d’osciller du nord au sud à la moindre pression. C’était mystérieux et divertissant.

Les savants expliquaient déjà prosaïquement le phénomène : la « pierre qui croule » et son support, appartenant à la catégorie des granits porphyroïdes tendant à se décomposer, les parties exposées aux intempéries, depuis des siècles, s’effritèrent peu à peu. Seuls, les points de contact échappant à cette décomposition, formèrent un pivot naturel qui, par sa position légèrement oblique, permettait un déplacement facile du centre de gravité.

Mais pour les habitants, la « pierre qui croule » était auréolée de surnaturel. Les anciens, paraît-il, la consultaient comme un oracle, et leurs descendants, vigilants gardiens des traditions ancestrales, la prenaient encore pour arbitre. Seulement, par une singularité de leur nature, ils l’avaient transformée en juge spécialiste de la fidélité conjugale.

Quelque mari jaloux concevait-il des doutes sur la sagesse de son épouse ? Il l’amenait de gré ou de force à la « pierre qui croule ». Et là, de son doigt tremblant, l’inculpée devait mettre le juge en mouvement. Le nombre des oscillations fixait, sans erreur possible, le soupçonneux conjoint sur son bonheur ou son infortune.

Que de drames, que de comédies se jouèrent à l’ombre du rocher ! Les bonnes langues disent même que certaines villageoises à l’âme inquiète venaient en cachette s’exercer à risquer l’épreuve. Néanmoins, la « pierre qui croule » était la terreur des petites Morvandelles à tête folle, la bête noire aussi de tous les coqs de village. Une longue rancune s’amassait contre elle et devait, tôt ou tard, causer sa perte.

C’est en l’année 1869 que l’événement survint. Mortifiés par les méfaits de la pierre, naïvement curieux, surtout, d’en connaître le secret, les gars du pays, par un beau matin, s’acheminèrent au bois d’Escrots avec des cordes, une paire de bœufs et des leviers solides. Ils arrivent, lient étroitement le roc et attellent les bœufs à la corde. Puis, les leviers posés, l’attaque commence dans un effort combiné de pesées et de tractions. Comme surprise d’abord, la pierre vacille désespérément, mais résiste. Et c’est en vain que, tendue par les bœufs, la corde grince ; c’est en vain que les hommes halètent dans une poussée rageuse : le bloc les nargue et paraît inébranlable.

Alors les assaillants se piquent au jeu. On court chercher du renfort, l’attelage est doublé, l’assaut recommence furieux. Cette fois, la pierre, lasse de tant d’affronts, après une oscillation suprême, quitte son pivot, se déplace de quelques pouces et se condamne pour toujours à l’immobilité. Ce fut tout ! Une bande de niais venait, en une heure, de détruire l’œuvre patiente des siècles. A présent, rien n’est changé.

Le roc est toujours là, énorme sur son socle de granit. Mais, ne l’interrogez plus, son âme est absente. Absente ? En est-on sûr ? Arc-boutez-vous contre la pierre ; imprimez-lui une secousse et vous la sentirez tressaillir. Un rien, peut-être lui rendrait la vie, et quelque puissant vérin, prudemment secondé par des coins mis à propos, suffirait sans doute à rétablir l’oracle.

Un peu plus bas que l’église, à une centaine de mètres de celle-ci, l’oratoire présente un singulier aspect. Il est une sorte de guérite en pierres de taille ouverte d’un côté, et dont les parois latérales construites en encorbellement sont ornées de deux petites niches en accolades. On y accède par quatre marches disjointes, mais sa toiture en pinacle se compose de moellons bien équarris et d’une conservation parfaite. La croix, déposée à l’intérieur, remplace une stèle à tablette circulaire d’un usage indéterminé, provenant sans doute du château. Le pinacle lui-même était probablement amorti par une croix monumentale, car de tout temps l’édicule porta le nom de Belle-Croix.

Son histoire est intéressante. Les seigneurs d’Uchon gardaient jalousement, paraît-il, dans leur chapelle, quelques ossements de saint Sébastien. Or, saint Sébastien, comme on le sait, détournait la peste. Ses statues s’étaient multipliées au XVe et XVIe siècles dans nos églises de campagne, lorsque le fléau grandissant menaçait de devenir endémique. Autun fut, à maintes reprises, particulièrement éprouvé, et les habitants se rendirent plus d’une fois, au cours du XVIe et du XVIIe siècle, en pèlerinage aux reliques d’Uchon.

L’affluence était grande et l’église trop étroite. Aussi s’avisa-t-on de construire, au XVIe siècle, le petit édifice de Belle-Croix, afin que le prêtre y célébrât la messe et que tous les pèlerins pussent y assister en plein air. La chronique rapporte qu’en 1637, « sous la conduite de leur évêque, Messire Claude de la Magdelaine, 4 500 pèlerins d’Autun passèrent la planche de Mesvres » pour monter à Uchon. Et toute la région suivait l’exemple. Saint-Nizier, Montcenis, Luzy, Blanzy, Saint-Bérain, Charmoy, Arnay-le-Duc, venaient à tour de rôle prier saint Sébastien, chaque fois que la peste faisait de nouvelles victimes. Les habitants de Montcenis, même, offrirent longtemps en reconnaissance, à l’église d’Uchon, un pain bénit le lendemain de la Trinité.

Une après-midi suffit à l’excursion de la montagne rocheuse. Elle n’est d’ailleurs pas éloignée du village. Mais, quel étrange spectacle ! On a comme une impression de chaos. Il semble que ces blocs ont été projetés là, en de bizarres amoncellements, par des Titans en délire. On admire et on a le cœur serré devant ce bouleversement de la nature sur un sol aride et escarpé. Ces masses de granit grisâtres affectent les formes les plus hétéroclites. Imaginez-les en silhouette sur une demi-clarté lunaire, projetant leurs grandes ombres et vous aurez le décor le plus fantastique qu’il soit donné de rêver.

Ici, un sphinx pose éternellement son énigme ; plus bas, un monstrueux éléphant paraît s’être couché complaisamment pour présenter sa croupe aux visiteurs. Voyez cette grotte : longtemps elle servit d’asile à une pauvre vieille qui inspirait à tous crainte et respect. Sa demeure a conservé le nom de Celle aux fas (fas pour fées). Plus loin, c’est la chambre du loup de la Gravelière qui garde encore un mauvais renom. D’autres anfractuosités prêtent moins à la légende. Les tapis de plumes de volailles et de perdrix qui en garnissent l’entrée dénoncent assez les repaires du renard, le damné rôdeur de la montagne. Tout en haut dominent les amas gigantesques de la Ravière arrondis et patinés par le temps. Et, comme pour ajouter un attrait au paysage, certaines cavités circulaires ou elliptiques auxquelles on donne le nom d’écuelles ou de bassins, se rencontrent à la surface de gros blocs ; elles affectent la forme d’une demi-sphère concave ou la disposition de sièges.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes savants expliquent la présence des écuelles et chaises d’Uchon par l’action des premiers rayons du soleil sur l’eau congelée dans quelques dépressions naturelles qui se creusent ainsi progressivement. Mais les pâtres y voient tout autre chose. S’ils jouent sur les rochers tant que le soleil brille, ils s’en éloignent avec crainte dès que la nuit tombe. Des êtres fallots, croient-ils, farfadets et lutins, rôdent dans ces solitudes, s’installent dans les fauteuils de granit, se baignent dans les bassins, hantent les grottes, agitent les pierres dans l’ombre.

Au fait, voici la griffe du Diable qui n’est rien moins que rassurante. C’est une roche haute de trois mètres et mesurant douze mètres de tour, tombée, on ne sait comment, en équilibre sur un socle. Elle porte dans ses flancs une large empreinte produite par des érosions naturelles et qui ressemble à une griffe colossale. A ses pieds, l’amoncellement des pierres donne l’impression d’un caméléon apocalyptique préposé à sa garde.

Comment une pareille mise en scène n’inspirerait-elle pas la légende ? Et celle que l’on conte est si vieille, qu’elle est, depuis bien longtemps, reçue dans la tradition. Pour Uchon, c’est de l’histoire. L’action se perd dans la nuit des temps, mais on sait qu’elle se passait à l’époque lointaine où les habitants de Toulon avaient décidé de jeter, sur l’Arroux, un solide pont de pierre. On procédait alors à peu près comme aujourd’hui, et plusieurs concurrents briguaient l’adjudication des travaux. Or, si le prix proposé paraissait rémunérateur, les conditions étaient dures. L’une d’elles notamment, plus dangereuse, fixait, pour l’achèvement du pont, un délai trop court à dire d’experts. L’inexécution de cette dernière clause entraînait retenue de la moitié du paiement.

Effrayés par ces exigences, les entrepreneurs d’alentour s’étaient retirés les uns après les autres, peu soucieux de risquer la ruine pour un gain peut-être illusoire. Un jour, survint à Toulon une sorte d’aventurier, maître maçon ambulant, comme il s’en trouvait au Moyen Age, habile de son métier, d’ailleurs, et confiant en son expérience. D’où venait-il ? Du Nord, croit-on. Il menait à sa remorque une gracieuse enfant, sa fille, à qui de grands yeux bleus dans un visage pâle auréolé de cheveux d’or donnaient un charme indéfinissable.

A peine arrivé, le maçon s’enquiert. Il apprend qu’un pont est à construire, examine les charges imposées, et, plus audacieux que ses confrères, prend l’engagement de livrer le travail en temps voulu. Il se met à l’œuvre, engage ses ouvriers et pousse activement les travaux. Cependant, le temps presse et bien que l’arcade soit menée bon train sur ses étais habilement combinés, voici venir la veille de l’échéance fixée pour la livraison du pont, et, par une erreur incompréhensible, la clef de voûte manque. Il faudrait une énorme pierre pour combler le vide et parachever l’œuvre.

Où la trouver ? On n’en connaît pas sur place ; Uchon seule pourrait la fournir. Mais Uchon n’est pas proche et le transport d’une telle masse, si tant est qu’il soit possible, exigerait plusieurs jours. Le maçon perdra-t-il donc le bénéfice de son industrie ? Le pauvre homme se désespère et s’arrache les cheveux. Au demeurant, il n’était point dévot et plutôt que d’invoquer le secours du Ciel : « Holà ! s’écrie-t-il, Messire Satan, venez à mon aide, et vous n’en serez point leurré. » Rarement le diable se mêle ostensiblement des affaires des hommes. Il n’en finirait plus de répondre à tous les mécréants qui l’invoquent. Mais il a parfois son idée et se montre quand il lui sied.

 

Cette fois, Satan mûrissait un projet. Ce maître en laideur et en corruption voyait d’un œil haineux croître en sagesse et en beauté la fille du constructeur. Rebelle à ses instigations, la belle enfant nourrissait en son cœur l’amour le plus chaste pour un brave garçon qui secondait son père avec intelligence. Le jeune homme, violemment épris de ses charmes lui avait demandé sa main et tous deux, fiancés désormais, n’attendaient que l’achèvement de l’entreprise pour obtenir le consentement paternel.

Trop favorable était l’occasion, le diable parut. Dans sa hâte, il n’avait pas pris le temps de se donner une apparence décente. Aussi n’était-il pas beau ! Sa longue tête grimaçante, ornée d’une barbe de bouc, d’oreilles de loup et de deux cornes sinistres, ballottait sur un corps noir efflanqué, de stature colossale. Ses pieds et ses mains se terminaient en griffes, et, sur son dos, deux longues ailes nervées comme celles des vampires, se repliaient, au repos, avec un bruit de papier froissé. « Or ça ! tu réclames mes services ? Je suis à toi, bonhomme ; mais rien pour rien, à bon entendeur salut ! »

Puis, de sa voix tantôt rauque, tantôt glapissante : « Je vois d’ici, parmi les roches d’Uchon, la pierre qui, sans équarrissage, sera ta clé de voûte. Demain je te la baillerai avant l’aurore. » Tremblant, d’abord, et médusé par la frayeur, le maçon s’était ressaisi. L’appât du gain l’endurcissait. « Oui bien, fit-il, mais qu’exigerez-vous en échange ? Mon âme, peut-être ? – Ton âme ne vaut pas qu’on se dérange. Non, ce qu’il me faut, c’est ta fille. – Ma fille ? vous plaisantez, elle n’a point seize ans ! – Il me la faut, te dis-je, ou tire-toi d’affaire. »

Description de l'image BennyTrapp Chamaeleo chamaeleon Samos Griechenland.jpg.Certes, le constructeur n’était pas un père modèle, mais la prétention du diable lui parut si monstrueuse, qu’il résista longtemps. Cependant, Satan voulait sa proie. Tantôt persuasif, tantôt menaçant, il fit tant et si bien que le malheureux père, grisé par ses promesses de fortune, se laissa tenter. Au bout d’une heure, il apposait sa signature sur le contrat livrant sa fille au diable, à condition que la clé de voûte lui serait apportée secrètement la nuit suivante, avant que le coq n’eût chanté. Satan avait partie gagnée. Satisfait, il étendit ses ailes et prit son vol en ricanant. A peine eut-il franchi l’horizon qu’un homme effaré surgit d’un buisson et prit sa course vers la ville. C’était le triste fiancé, involontaire témoin du marché criminel qui allait briser sa vie.

Haletant, il accourt près de la jeune fille, et lui conte tout ce qu’il vient de voir et d’entendre. Terrorisés, les pauvres enfants vont se jeter aux pieds de la Madone. Et soudain, le jeune homme se relève, une inspiration lui vient. Sans perdre une minute, il se munit d’un sac, glisse au fond le coq le mieux gorgé du bourg et s’élance vers le pays d’Uchon. Cinq lieues l’en séparent, mais le danger lui donne des ailes. Avant minuit, il atteint le sommet de la montagne et se blottit contre un rocher. La nuit est belle, la lune étend partout ses rayons blafards. Bientôt, un gigantesque oiseau de nuit grossit dans le ciel et vient planer sur la montagne. Il tournoie, descend et s’abat sur une roche comme un vautour sur sa proie.

C’est Satan. Il saisit le bloc entre ses griffes et, de nouveau, s’élève dans les airs. De sa cachette, le jeune homme a tout vu. Prestement, il tire du sac le coq endormi, le secoue et, bien en face de la lune, le perche sur le roc. Réveillé en pleine nuit, le chanteur matinal s’imagine voir l’aurore, et, de sa voix la plus claironnante, jette vers le ciel son cri de triomphe. Tout aussitôt déchire l’espace un affreux blasphème répercuté par les échos de la montagne. Dupe de l’ingénieux fiancé, Satan croit son marché rompu. Ses griffes se détendent, ses bras s’ouvrent et le rocher fend les airs pour retomber avec fracas sur le granit qui, depuis lors, lui sert de piédestal.

Telle était la dureté de la pierre, que le choc ne la brisa point ; mais, la griffe du diable, brillant des ardeurs de l’enfer, s’y était incrustée. L’empreinte en est visible et demeure en témoignage de l’histoire. Vainement, au point du jour, le constructeur attendit sa clé de voûte. Satan fut infidèle et le maçon encourut la déchéance. Mais, tandis qu’il se lamentait, vinrent à lui les deux fiancés. La joie qui rayonnait sur leur visage avait assez d’éloquence. Et comprenant enfin son ignominie, le père dénaturé implora son pardon. Ici se termine le récit.

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Le Paon, pourquoi bleu

Posté par othoharmonie le 20 mars 2014

téléchargement (3)Le paon bleu, comme les deux autres espèces de paons existant à l’heure actuelle, appartient à la sous-famille des phasianinés, elle-même s’insérant dans la famille des phasianidés et dans l’ordre des galliformes, comme ces autres oiseaux à longue queue que sont les faisans. Les points communs avec ces espèces forestières sont nombreux, mais le paon s’en distingue surtout par une taille bien supérieure. Il ne vole qu’en de rares occasions, notamment en cas de danger, battant vigoureusement l’air de ses courtes ailes pour prendre de l’altitude. Ces vols ne sont jamais longs. Sur la terre ferme, ses déplacements sont rapides grâce à la robustesse des doigts de ses pattes fortes et relativement longues. Le doigt postérieur n’est pas trop long, ne constituant donc pas une entrave à la marche, mais suffisamment développé pour que l’oiseau s’agrippe aux branches.

Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, la longue traîne du mâle n’est en aucune façon une source d’embarras pour lui, puisque, en dépit de cet imposant ornement dont la nature l’a doté, le mâle parvient à se faufiler avec aisance dans la végétation.

Si l’oiseau acquiert sa taille adulte à un an, le dimorphisme sexuel n’apparaît que vers la deuxième année de vie. Il est très marqué, mais il est plus sensible dans l’aspect que dans la taille ; en effet, à peine plus petite que le mâle, la femelle s’en distingue principalement par son plumage nettement moins bigarré, où dominent les teintes brunâtres, et par sa queue beaucoup plus courte. La modestie de sa livrée est un avantage pour se dissimuler durant les quatre semaines d’incubation des œufs, qu’elle passe à même le sol.

Assez court, épais à la base, légèrement marqué, et pointu à l’extrémité, le bec remplit plusieurs fonctions : il permet aussi bien de cueillir une baie que de picorer une graine ou encore de maîtriser un insecte volumineux. À la base du bec sont situées des narines, partiellement protégées par un renflement corné qui en masque l’entrée. Rare chez la plupart des oiseaux, une telle protection ne s’observe également que parmi les rapaces, les pigeons et les tourterelles. Le long cou rend la nourriture aisément accessible.

Les sens – la vue et surtout l’ouï  – sont excellents. De ce fait, les prédateurs nocturnes n’ont pas la tâche facile : au moindre bruit suspect, le paon pousse un cri d’alarme qui déclenche dans l’instant une cacophonie de sons bruyants émis par les autres membres du groupe, clameur dont l’écho est amplifié par l’ambiance sereine de la nuit. Le cri du paon, audible à plus d’un kilomètre par vent favorable, fait songer au prénom « Léon » hurlé par une voix haut perchée. En Inde, il est transcrit par les mots minh-ao, littéralement : « la pluie va tomber ».

 

Les ailes, à l’instar de celles de la plupart des oiseaux de l’ordre des galliformes, les faisans ou les perdrix par exemple, sont plutôt courtes, larges et arrondies. Elles tranchent sur le reste du plumage par leur teinte cannelle. Leurs plumes principales, les rémiges, sont robustes et arquées vers le bas de façon à mieux supporter la résistance de l’air lors du vol battu. N’autorisant pas de performances voilières notables, elles sont suffisantes pour effectuer de brefs déplacements et de brusques décollages. À l’occasion, de vigoureux battements font d’elles un instrument de défense plus efficace que les courts ergots équipant le tarse, entre les doigts et le talon, et qui, en vérité, ne jouent pas un rôle déterminant lors d’éventuels affrontements entre mâles rivaux ou de territoires voisins.

 

2.2. Signes particuliers

Dos

Le dos du paon porte des plumes caractérisées par des dessins complexes que l’on appelle des vermiculations. Ces taches font alterner les zones claires et les plages sombres, alternance susceptible de « casser » la silhouette de l’oiseau, notamment quand celui-ci évolue dans la lumière tamisée par le feuillage des arbres. Tapi au sol, dans une position immobile, le paon mâle parvient à passer inaperçu en dépit de son envergure imposante.

images (3)Œil

Assez petit, il est cerné de deux traits blancs qui le mettent en valeur et qui, à distance, le font paraître plus grand.

Aigrette

Composée d’un groupe de plumes érectiles, dont la base du tuyau axial est nue et l’extrémité ornée d’une sorte de pompon duveteux, l’aigrette, présente chez les deux sexes, évoque de longues épingles à chapeau fixées dans une pelote.

Traîne

La traîne du paon n’est pas à proprement parler sa queue : il s’agit en fait des plumes du dessus de la queue, dites « sus-caudales ». Leur rachis est épais afin de permettre un soutien efficace. Discrètes, mais utiles, elles servent de point d’appui à la roue épanouie. Au nombre de 20 chez le mâle, elles ne sont que 18 chez la femelle, qui n’en a pas le même usage.

Plumage

Au niveau de la queue, cinq sortes de plumes sont visibles. Ce sont les grandes sus-caudales multicolores, ensuite les courtes et robustes caudales de teinte brun-orangé et enfin le vaporeux duvet sous-caudal d’un blanc grisé. Les plumes courtes de la queue disparaissent sous les grandes plumes sus-caudales lorsque le mâle ne fait pas la roue. Pour ce qui est des ailes, les scapulaires (plumes à la jonction de l’aile et du corps) sont tachetées et masquent partiellement les rémiges unicolores soutenant le vol.

Pattes

Les pattes sont fortes, longues et munies de 4 doigts. Le doigt central est plus long d’environ un tiers que le doigt extérieur, assez court. Dirigé légèrement vers l’intérieur, l’ergot est conique et implanté au tiers inférieur du tarse.

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Mythes et réalités sur le Lièvre

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2012

Mythes et réalités sur le Lièvre dans LAPIN - LIEVRE brown_hare444Les demi-vérités concernant les agissements du lièvre québécois à la chasse sont sans doute parmi les plus populaires et assurément les plus invraisemblables. Tenez, par exemple encore aujourd’hui en 2012 il y a des chasseurs qui croient dur comme fer qu’en poussant un cri terrifiant, un WOW ! D’enfer à la place d’un coup de feu, ils risquent de stopper un lièvre en fuite ! Et le pire dans tout ça est que parfois ça marche ! Ce mythe, parce que il s’agit bien d’un mythe vient du fait que blanchot ne s’enfuit pas d’un seul trait sans prendre le temps de s’arrêter souvent pour apprécier le danger que représente le chasseur afin d’établir son plan de retraite. Voilà ! Donc sans s’égosiller pour qu’il s’immobilise pétrifier, il freine souvent de lui-même, et si ça coïncide avec leur cri et que ca leur fais plaisir, alors qu’ils continuent de croire à cet histoire…Il y a aussi celle ou le lièvre a tellement eu peur en partant vite qu’il s’est cassé les pattes arrières ! 

Quand le lièvre a nourri l’Amérique…

Aujourd’hui nous ne chassons plus pour nous nourrir, mais dans un passé pas si lointain dans les campagnes d’Amérique c’est au cadet de la famille qu’incombait la « tâche » de capturer les lièvres au collet de laiton pour changer de l’ordinaire. En hiver ils cordaient les lièvres gelés dans le hangar à bois …comme du bois. Quand la mère décidait qu’il y aurait du lièvre pour un repas, il s’agissait simplement de rentrer un léporidé afin qu’il dégèle et le tour était joué. 

Dernièrement j’écoutais sur un vieux documentaire le témoignage d’un grand-père qui racontait la naissance du village de Boileau au Saguenay. Le vieil homme évoquait le travail colossal des défricheurs et combien à cette époque la forêt pourvoyait à l’essentiel. «On en a mangé du lièvre et de la *perdrix» disait-il… 

Epilogue

En mars les beagles n’aboient plus tandis que le fusil gagne le râtelier. Les jours deviennent plus longs et chaud, faisant disparaître les dernières traces de neige. On dit que les lièvres mâles deviennent fous. Ils quittent leur domaine d’hiver en même temps que leur pelage redevient brun. Ils s’affrontent dans des courses folles et des simulacres de combats dans les clairières pour le cœur d’une hase. Juché debout sur ses pattes arrière les oreilles dressées, le lièvre d’Amérique regarde revenir les outardes, les nuages et les étoiles. Ça s’appelle le printemps… 

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Légende du lièvre

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2012

 

Légende du lièvre dans LAPIN - LIEVRE lievre_en_ete-223x300Le lièvre est un personnage récurrent des contes africains et afro-américains. Il est connu sous différents noms comme « Boton le lièvre » (Côte d’Ivoire), ou « Leuk le lièvre » (Sénégal) ou encore « Compère Lapin » chez les Afro-américains. Ce personnage a des ennemis comme la  hyène à laquelle il joue un certain nombre de mauvais tours.

On trouve un extrait de Théophraste, chez Aulu-Gelle, dans son ouvrage Les Nuits Attiques : « Chose surprenante qu’on lit dans Théophraste, à l’égard des perdrix. Trait à peu près semblable que Théopompe nous a laissé, concernant les lièvres. Théophraste, le philosophe par excellence, assure que dans la Paphlagonie, toutes les perdrix ont deux cœurs ; et Théopompe rapporte que, dans la Bisalthie, les lièvres ont deux foies. »

Le lièvre a beaucoup régressé dans de nombreuses régions, notamment en Europe, et il a totalement disparu d’une partie de son territoire. Il se montre plus sensible que le lapin à la fragmentation de son territoire par les routes qu’il n’aime pas traverser. S’il est grâce à cela moins sensible à l’écrasement par les véhicules, il pourrait aussi être rendu plus vulnérable aux maladies par la régression de ses prédateurs naturels (moins de sélection naturelle), et par la consanguinité qui augmente lorsque son territoire se réduit.

Plusieurs maladies dont la tularémie, l’infection par la grande douve du foie Fasciola hepatica, la coccidiose ou encore l’European brown hare syndrom EBHS (équivalent de la maladie virale hémorragique du lapin (RHD)), ont décimé des populations locales, dont en 2004 dans le sud de la France selon le Réseau SAGIR, avec un variant du virus EBHS qui semblait inhabituellement virulent.

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Lièvre des fables d’Esope

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2012

Du Lièvre et de la Perdrix.
Un Lièvre se trouva pris dans les lacets d’un Chasseur ; pendant qu’il s’y débattait, mais en vain, pour s’en débarrasser, une Perdrix l’aperçut.  » L’ami, lui cria-t-elle d’un ton moqueur, eh que sont donc devenus ces pieds dont tu me vantais tant la vitesse ? L’occasion de s’en servir est si belle ! garde-toi bien de la manquer. Allons, évertue-toi ; tâche de m’affranchir cette plaine en quatre sauts.  » C’est ainsi qu’elle le raillait ; mais on eut bientôt sujet de lui rendre la pareille ; car pendant qu’elle ne songe qu’à rire du malheur du Lièvre, un Épervier la découvre, fond sur elle et l’enlève.

Lièvre des fables d'Esope dans LAPIN - LIEVRE lapin_geant_des_flandres_2analyse de fables d’Esope

 

Du Lièvre et de la Tortue.
  Le Lièvre considérant la Tortue qui marchait d’un pas tardif, et qui ne se traînait qu’avec peine, se mit à se moquer d’elle et de sa lenteur. La Tortue n’entendit point raillerie, et lui dit d’un ton aigre, qu’elle le défiait, et qu’elle le vaincrait à la course, quoiqu’il se vantât fièrement de sa légèreté. Le Lièvre accepta le défi. Ils convinrent ensemble du lieu où ils devaient courir, et du terme de leur course. Le Renard fut choisi par les deux parties pour juger ce différend. La Tortue se mit en chemin, et le Lièvre à dormir, croyant avoir toujours du temps de reste pour atteindre la Tortue, et pour arriver au but avant elle. Mais enfin elle se rendit au but avant que le Lièvre fut éveillé. Sa nonchalance l’exposa aux railleries des autres Animaux. Le Renard, en Juge équitable, donna le prix de la course à la Tortue.

analyse de fables d’Esope

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Les Gallinacés

Posté par othoharmonie le 12 août 2012

Les Gallinacés dans POULE et COQ 220px-FieldMuseum4_ChicagoLes Galliformes (communément appelés « gallinacés ») sont un ordre d’oiseaux contenant entre autres les dindes, les poules, les pintades, les cailles et les faisans. Environ 295 espèces existent dans le monde.

Ces oiseaux sont de taille variable, mais sont généralement de constitution massive avec des becs épais adaptés principalement pour manger des graines ou picorer des racines de plantes. Les jeunes oiseaux attrapent aussi des insectes.

La plupart restent à longueur d’année dans la même région mais les plus petites espèces, comme la caille, migrent. Beaucoup d’espèces montrent des différences importantes entre les sexes, en taille ou en apparence.

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) (version 2.10, 2011) :

Les turnix (famille des Turnicidae) étaient traditionnellement placés parmi les Galliformes, mais désormais ils constituent une famille de l’ordre des Gruiformes. L’hoazin était autrefois inclus dans les Galliformes, mais des analyses d’ADN ont conduit à créer pour lui seul un nouvel ordre, celui des Opisthocomiformes.

Les Ansériformes (canards et leurs alliés) et les Galliformes sont des ancêtres des oiseaux néognathes et doivent suivre les ratites et tinamous dans la classification des oiseaux.

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Le coq en général

Posté par othoharmonie le 7 août 2012

 

Le coq en général dans POULE et COQ 598px-Brown_Leghorn_rooster_in_Australia-300x300Le coq est le représentant mâle adulte, principalement de plusieurs espèces presque exclusivement de galliformes, en particulier le coq domestique. Sa femelle est la poule. Certaines espèces portent ce qualificatif dans leur nom vernaculaire comme le Coq de bruyère, Coq de Java, Coq de Lafayette, Coq de Sonnerat. Le Coq de roche péruvien est le nom donné à un passereau sud-américain. Chez ces espèces le dimorphisme sexuel est assez marqué.

L’onomatopée imitant le cri du coq domestique serait à l’origine du terme.

La poule caquète, le poussin pépie, le coq chante.

Selon les langues et les pays, la transcription phonétique de son chant prend des formes très différentes. Le chant du coq est inné, il n’est pas appris.

  • En français, le chant du coq est traduit par l’onomatopée Cocorico !
  • Cock-a-doodle-doo en anglais
  • Quiquiriqui en espagnol
  • Kikeriki en allemand
  • Kokeriko en espéranto
  • Cucuriguuuu en roumain
  • Cocorococo en portugais (cocoricó au Brésil)
  • Ake-e-ake-ake en thaïlandais
  • U-urru-urru en turc
  • Chicchirichi en italien
  • Ky-ky-ri-ký en tchèque
  • kuckeliku en suédois
  • kokekoko en japonais
  • Co Co Co en chinois
  • coucouricou en grec
  • Coucarékou en russe
  • Kukuruyuk en indonésien
  • kokouukuuu en marocain
  • gaggalagaggalagó en islandais

« Cocorico ! » est utilisé par certains Français pour manifester leur chauvinisme, probablement parce que ce cri est interprété comme une manifestation d’orgueil de la part du coq, mais surtout parce que le coq gaulois est devenu un emblème du pays.

Avant l’invention de l’horloge mécanique et de la montre, le cri du coq a longtemps servi pour donner l’heure (heure solaire), dans toute l’Eurasie et parfois de manière quasi-légale. Ainsi l’une des lois sultanienne de l’empire ottoman (le kânûn) éditctée par Mehmed II (le conquérant de Constantinople), décrétait qu’à propos des moulins dont les roues tournent dans ses états : « Les meuniers seront surveillés. Il est interdit d’élever des poules dans un moulin afin que la farine et le blé des particuliers ne subissent de dommages. On gardera tout au plus un coq pour connaître l’heure. »

Le coq, comme les passereaux, produit un premier pic sonore à l’aube et un dernier au crépuscule avec un petit creux en cours de journée, mais il chante (à un niveau sonore de 50 à 60 dB) toute la journée. On remarque plus son chant à l’aube car il émerge alors du « bruit de fond » présent dans la journée.

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Coq de Sonnerat

Posté par othoharmonie le 7 août 2012

Le Coq de Sonnerat ou grey jungle fowl en Anglais (Gallus sonneratii), est une espèce de la famille des Phasianidae.

 Coq gallus sonneratiiSa crête est simple et dentelée comme Gallus gallus, mais son plumage diffère des autres coqs sauvages par sa structure, car le rachis des plumes est aplati et brillant et la base de la queue n’a pas de lancettes. Les oreillons et les barbillons sont rouges.

Chez cette espèce, il y a une « phase d’éclipse » du plumage du coq comme pour les sous-espèces sauvages de Gallus gallus, période durant laquelle les faucilles tombent et l’ensemble des plumes du camail raccourcissent et deviennent noires.

C’est l’espèce du genre Gallus qui s’adapte le mieux a la captivité.

  • Une mutation maintenant fixée de Gallus sonneratii a eu lieu en captivité en Angleterre en 1975, ayant transmis un plumage « lavande » plus pâle que la variété sauvage. Par conséquent, cette variété est considérée comme domestique.
  • Une équipe de chercheurs Franco-suédois (dont la Française madame Texier -Boichard) ont découvert que Gallus sonneratii a transmis son gène récessif « peau jaune » (w*y) a plusieurs races de poules domestiques, inexistant chez les coqs dorés sauvages (source : La Revue Avicole, n°1683,janv.-fev. 2009). Néanmoins, les races domestiques sont classées comme sous-espèce de Gallus gallus, cette espèce dominant dans son patrimoine génétique.

Comme tous les phasianidés, le dimorphisme sexuel est très marqué : le coq est plus grand et vivement coloré avec des ergots sur les tarses, alors que la poule est plus petite et plus terne, afin de se camoufler lors de la couvaison.
La Crête est développé chez le coq, alors qu’elle est quasi inexistante chez la poule.

Cette espèce est essentiellement monogame.

La période de reproduction est généralement de février à mai, mais peut varier selon les régions.

La poule construit son nid dans un endroit isolé de ses prédateurs (souches d’arbres creux, terriers abandonnés, dans les broussailles et les buissons…), généralement au niveau du sol car les poussins sont nidifuges.

Seule la poule se charge de la couvaison, durant environ 20-21 jours de 3 à 5 œufs, pondus au rythme d’un par jour, mais les poussins « synchronisent » leur éclosion.

Durant cette période, la poule quitte le nid furtivement pour se nourrir et s’abreuver afin de conserver la chaleur nécessaire au bon développement des embryons (37,5 à 38,5 °C).

Une foi éclos, les poussins resteront durant au moins 2 semaines avec leur mère, celle-ci grattant le sol à la recherche de nourriture (végétaux, insectes, mollusques…) afin de leur « apprendre » tout en leur distribuant ses « trouvailles » et la nuit tombante, ils se réfugient sous elle afin de rester au chaud et d’être en sécurité.

Coq de Sonnerat dans POULE et COQ 220px-Coq_de_Sonnerat_MHNTDurant la couvaison, le coq surveille attentivement sa ou ses poules et les protège d’éventuels prédateurs, avec acharnement jusqu’à la mort si nécessaire, usant de son bec et de ses ergots. Une foi les œufs éclos, il surveille attentivement sa progéniture, leur distribuant les petites proies qu’il trouve.

Les poussins naissent recouvert d’un duvet jaunâtre, le dessus de la tête et du dos sont couverts d’une bande marron (d’avant en arrière), elle-même recouverte de 2 petites bandes sur les côtés de cette première, une plus claire et l’autre plus sombre, les camouflant sur le sol, les feuilles mortes et les branchages. Ils sont identiques aux poussins des races domestiques des variétés dorée (doré-saumoné, perdrix-doré) qui sont les couleurs rencontrées chez les sous-espèces sauvages et ne diffèrent guère en coloris des poussins des autres espèces de phasianidés.

  • Les coq de cette espèce atteignent leur pleine maturité à 2 ans.

Il vit au sud et à l’ouest de l’Inde, dans des environnements très diversifiées. Son principal prédateur en milieu naturel est l’Aigle montagnard (Spizaetus nipaliensis).

Omnivore, il se nourrit principalement de graines et d’insectes.

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Le Coq de Lafayette

Posté par othoharmonie le 4 août 2012

Le Coq de Lafayette, est une espèce de la famille des Phasianidae.

Sa crête est simple, de taille moyenne, rouge (avec du jaune en son centre) et légèrement dentelée. Son plumage est abondant et effilé, sa silhouette plus affinée que Gallus gallus. Les oreillons sont rouges et les tarses couleur chair.

Le Coq de Lafayette dans POULE et COQ 250px-Thimindu_2009_09_04_Yala_Sri_Lanka_Junglefowl_1Comme tous les phasianidés, le dimorphisme sexuel est très marqué : le coq est plus grand et vivement coloré avec des ergots sur les tarses, alors que la poule est plus petite et plus terne, afin de se camoufler lors de la couvaison. La Crête est développée et colorée chez le coq, alors que celle de la poule est quasi inexistante.

  • Chez cette espèce, il n’y pas de « phase d’éclipse » (double mue) du plumage comme pour les autres espèces du genre Gallus.

La poule construit son nid dans un endroit isolé de ses prédateurs (souches d’arbres creux, terriers abandonnés, dans les broussailles et les buissons…), généralement au niveau du sol car les poussins sont nidifuges.

Seule la poule se charge de la couvaison, durant environ 21 jours de 2 à 4 œufs couleur blanc sale, pondus bien sur au rythme d’un par jour, mais les poussins « synchronisent » leur éclosion.

Durant cette période, la poule quitte le nid furtivement pour se nourrir et s’abreuver afin de conserver le chaleur nécessaire au bon développement des embryons (entre 37,5 à 38,5°C).

Une foi éclos, les poussins resteront durant au moins 2 semaines avec leur mère, celle-ci grattant le sol a la recherche de nourriture (végétaux, insectes, mollusques…) afin de leur « apprendre » tout en leurs distribuant ses « trouvailles » et la nuit tombante, ils se réfugient sous elle afin de rester au chaud et d’être en sécurité.

Durant la couvaison, le coq surveille attentivement sa ou ses poules et les protège d’éventuels prédateurs, avec acharnement jusqu’à la mort si nécessaire, usant de son bec et de ses ergots. Une foi les œufs éclos, il surveille attentivement sa progéniture, leur distribuant les petites proies qu’il trouve.

220px-Csibik dans POULE et COQLes poussins naissent recouvert d’un duvet jaunâtre, le dessus de la tête et du dos sont couverts d’une bande marron (d’avant en arrière), elle même recouverte de 2 petites bandes sur les côtés de cette première, une plus claire et l’autre plus sombre, les camouflant sur le sol, les feuilles mortes et les branchage. Ils sont identiques aux poussins des races domestiques des variétés dorées (doré-saumoné, perdrix-doré) qui sont les couleurs rencontrées chez les sous-espèces sauvages et ne diffèrent guère en coloris des poussins des autres espèces de phasianidés.

  • Les coqs de cette espèce atteignent leur pleine maturité à 2 ans.

Il vit exclusivement au Sri Lanka, dans des habitats variés, des zones arides ouvertes aux zones boisées et humides. Il s’adapte mal en captivité en Europe et est très rare en France.

Herbivore, se nourri principalement de graines.

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La Poule Cochin

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2012

La poule cochin est une race de poule domestique, devenue rare en France.

  • Note: Il n’existe pas de race naine contrairement aux dires des pays étrangers à la France : ce qu’ils appellent « cochin naine » est en réalité la Pékin.

La Poule Cochin dans POULE et COQ 220px-Cochin3Remarquable de par son volume : c’est en effet une des races existantes les plus grosses, avec un poids avoisinant les cinq kilogrammes pour les coqs adultes. Des tarses jaunes et très emplumés sont les caractéristiques de cette volaille au plumage abondant.

Sa ponte est médiocre et la chair n’est pas en quantité. En revanche, ces poules sont de bonnes couveuses. Cette race est plus ornementale que productive. Les coloris principaux sont le noir, le blanc, le bleu, le perdrix et le coucou. Elle est d’un caractère particulièrement calme et facile à élever.

Cette race de poule est originaire du sud de la Chine (mais pas de Cochinchine comme son nom pourrait le laisser supposer). Au départ cette poule est appelée poule de Changhaï par les ornithologues, en référence au port chinois qui l’exportait en Europe et d’abord en Angleterre et en France. Les Anglais l’importent autour de 1845 via les Indes britanniques, comme les américains le font avec la brahma. En France, c’est le vice-amiral Cécil qui l’importe à Macao en 1846, à partir du Kouang-Toung et qui fait expédier six poules et deux coqs au ministre de la guerre français de l’époque. Ces volailles sont dénommées alors poules de Cochinchine ou cochinchinoises. Le ministre offre un coq et trois poules au muséum d’Histoire naturelle de Paris, laissant les autres aux vice-amiral Cécil.

La reine Victoria est immédiatement fascinée par ces volailles. La société royale de Dublin les expose et elle est réclamée par des éleveurs, puis exposée aux États-Unis qui la sélectionnent pour un plumage de plus en plus volumineux et doux. Depuis lors cette race s’est imposée comme une race ornementale.

  • Masse idéale : coq : 4 à 5,5 kg et plus ; poule : 3,5 à 4,5 kg
  • Crête : simple
  • Oreillons : rouges
  • Couleur des yeux : rouge-orangé / brun / foncé / miel
  • Couleur des Tarses : jaune
  • Variétés de plumage : fauve, noir, perdrix maillé doré, blanc, coucou, bleu, noir caillouté blanc
  • Œufs à couver : min. 55g, coquille brun-jaune
  • Diamètre des bagues : coq : 27mm ; poule : 24mm

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Poule de Houdan

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2012


La poule de Houdan est une race française de poule originaire de la commune éponyme dans les Yvelines.

Poule de Houdan dans POULE et COQ 220px-Houdan_FemaleCette race ancienne — elle est attestée dès le XIVe siècle — a connu son apogée dans la première moitié du XXe siècle. Sa zone d’élevage couvrait plusieurs cantons des Yvelines et d’Eure-et-Loir. Elle a failli disparaître par la suite face à la concurrence de races plus productives, mais des éleveurs passionnés ont conservé la race. Une dizaine d’éleveurs de la région de Houdan et de Mantes tentent de la faire revivre. En 1979, l’ancien club est remis sur pieds sous l’impulsion de Daniel Cordier, habitant de Saclay, également à l’origine de la Société Avicole, Cunicole et Colombicole des Yvelines (SACCY) et prend l’appellation de Houdan-Faverolles Club de France (HFCF). Son président lance un appel à tous les éleveurs isolés dans tout l’hexagone et organise un championnat de France de la race à l’occasion de la foire de la Saint Matthieu à Houdan (plus ancienne foire de France). Il en profite ainsi pour relancer cette exposition nationale qui avait également cessé d’exister.

La poule de Houdan se reconnait à sa crête double et à sa huppe de plume sur la tête. C’est, avec la Faverolles, la seule poule de France ayant des pattes à cinq doigts. Elle existe en plusieurs variétés de couleur, la plus connue étant à plumage noir parsemé de taches blanches (on dit noir caillouté blanc), mais elle peut aussi être noire, blanche ou gris perle. Elle est réputée pour la finesse de sa chair comparée par les amateurs à celle de la perdrix. C’est aussi une pondeuse moyenne. Elle bénéficie aujourd’hui d’un label rouge ce qui est extrêmement rare pour une volaille de race pure.

La Houdan est une race de poule domestique

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La Poule nègre-Soie

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2012

La Poule nègre-Soie dans POULE et COQ 220px-A_fuzzy_baby_chicken_and_its_momLa Poule-Soie, anciennement Nègre-soie est une race de poule domestique.

Le nom de Poule soie a été voté en 2009 par la commission des Standards (section de la SCAF des juges volailles), Jugeant le mot « nègre » péjoratif de nos jours, même si cela définissait parfaitement l’une des caractéristiques principales de la race, son mélanisme total. Le nom de Poule soie semble insuffisant, car il existe d’autres races avec un plumage « soyeux », comme la Chabo « soie ». Le Nom de Soyeuse ou poule soyeuse aurait été possible, car elle est appelée ainsi dans certains pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis où elle est appelée « Silkie », c’est-à-dire soyeuse.

Son nom fait référence à son plumage très duveteux, ressemblant à de la soie. Son ancienne appellation « nègre » fait référence à sa peau et sa chair noire, mais également son ossature.

Existant en plusieurs couleurs, la Poule-soie a également la particularité d’avoir cinq doigts à chaque patte. La race est très présente lors d’expositions de volailles et est relativement commune.

La Poule-soie est également connue pour son tempérament calme et amical. Très docile, elle est parfois considérée comme un animal de compagnie. La Poule soie est une très bonne couveuse et bonne mère et elle est communément utilisée comme couveuses d’œufs d’autres races ou espèces de volailles. Elle ne pond généralement que trois œufs par semaine.

  • Note: cet article traite de la Poule soie grande race mais également de la naine
  • La Poule-soie est l’une des races de poules les plus anciennes. Bien que l’endroit exact du développement de la race soit discutable, l’endroit le plus documenté reste la Chine, puis plus tard le Japon. D’autres hypothèses placent l’origine de la race en Indonésie, où il existe des races à peau noire (Sumatra et Java).

 

photo1-vends-poules-negre-soie-hollandaises-huppees-0x3xex2w945456-225x300 dans POULE et COQAu XIIIe siècle, Marco Polo dans ses écrits sur la Chine, parle déjà d’une « poule à peau noire et aux plumes ressemblant à de la soie ». En 1599, Ulisse Aldrovandi, écrivain et naturaliste de l’université de Bologne en Italie, publie un traité sur les poules où il parle de poules au plumage « similaire à de la laine » et d’autres « vêtues de cheveux comme ceux d’un chat noir ».

La Poule-soie est probablement arrivée en Europe par l’intermédiaire de la route de la soie et par le commerce maritime. La race est officiellement reconnue en Amérique du Nord en entrant dans le Standard of Perfection en 1874, dès la première année de publication. Dès que la nègre-soie devint commune, de nombreuses légendes furent colportées à leur propos : les éleveurs malhonnêtes déclaraient à leurs acheteurs qu’elles étaient le résultat d’un croisement avec le lapin, tandis que les cirques promouvaient leur « poule à fourrure ».

Il existe deux types de Poule soie, la grande (l’origine) et la naine créée en Europe.

Le plumage de la Poule-soie est rare dans le monde des poules : abondant, soyeux et mou. La Chabo est également reconnue en variété « soyeuse ». Le gêne « soyeux » provient d’une mutation récessive, donc disparaît en première génération lors de croisement avec des sujets au plumage normal. Le plumage a été comparé a de la soie et à de la fourrure. Ces plumes ne sont pas équipées de barbules et de hampe rigides et sont similaires au duvet des autres oiseaux. Le résultat est une apparence soyeuse et toute en volume. La Poule-soie, du fait de ce plumage, n’est pas adaptée pour résister aux temps exécrables. Elle possède également une légère huppe.

Il existe une variété de Poule soie barbue qui possède un manchon de plumes supplémentaire recouvrant les oreillons et les barbillons. La variété la plus fréquente est la blanche, mais en compétition, de nombreuses couleurs sont reconnues : noir, fauve, bleu, gris argenté, perdrix-doré et blanc. Des teintes alternatives comme le roux, le lavande, blanc sale « splash » et le coucou existent, mais ne sont pas « encore » homologuées. La Poule-soie possède une petite crête, une caroncule en forme de noix couleur mûre, et des oreillons bleu turquoise. De plus, elle possède cinq doigts à chaque patte. Les dorking, Faverolles française, Faverolles allemande, sultane, Javanaise et la poule de Houdan possèdent cette caractéristique

  • C’est une race au mélanisme total : la peau, la viande et les os sont noirs. En chinois, son nom est, ce qui signifie la poule aux os noirs.
  • Cette poule très sociable et calme est facilement manipulable et ne peut pas voler. Elles se comportent bien dans des situations de confinement et interagissent bien avec les enfants. Leur caractère doux peut cependant les exposer à des blessures lorsqu’elles sont en contact avec des races plus agressives.

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La Poule ornementale et couveuse

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2012

Silky bantam.jpgAu XXIe siècle, la Poule soie est une des poules ornementales les plus populaires et communes. Elle est souvent gardée comme animal de compagnie ou d’ornementation par les zoos. Elle est aussi fréquemment utilisée comme couveuse et éleveuse d’autres volailles (y compris les canards et les oies) et les oiseaux de chasse comme les faisans, les perdrix et les cailles.

La Poule soie pond un nombre moyen d’œufs de couleur crème, mais sa production est souvent arrêtée en raison de sa grande tendance à couver. Elle pond environ 5 fois son poids par an d’où l’importance d’une bonne alimentation. Une poule produit 100 à 150 œufs, 150 à 200 pour une bonne année ou une bonne souche, jamais plus. Leur capacité à couver a été sélectionnée et la Poule soie est surtout recommandée et utilisée pour couver les œufs délicats. Elle peut vivre de 10 à 12 ans et pondre jusqu’à 8 ans.

La chair noire de la Poule-soie est généralement considérée comme inhabituelle et peu ragoutante dans les cuisines européennes et américaines. Quelques restaurants de cuisine fusion de l’ère métropolitaine ouest des États-Unis utilisent la Poule-soie dans des plats traditionnels américains ou français, par exemple en confit.

Au contraire, de nombreuses cuisines traditionnelles asiatiques considèrent la Poule soie comme un mets raffiné. Très utilisée dans la cuisine chinoise, elle est aussi un ingrédient commun des tables japonaises, cambodgiennes et coréennes. Les pays fortement influencés par la culture chinoise peuvent aussi cuisiner la Poule soie comme en Malaisie. Dès le VIIe siècle, la médecine traditionnelle chinoise soutenait que la soupe de poulet à la viande de Poule-soie était une nourriture curative. Les méthodes habituelles de cuisine incluent les bouillons, les braisés et les currys.

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Poule et coq d’Esope

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2012

Des Coqs et de la Perdrix.
  Poule et coq d'Esope dans POULE et COQ Esope_00_Coq_Pierre_Precieuse-2b5a1Un homme qui se plaisait à nourrir une grande quantité de Poulets, acheta une Perdrix qu’il mit dans sa basse-cour parmi ses autres volailles. Dès que les Coqs la virent, ils lui donnèrent la chasse pour l’empêcher de manger, et ils la becquetèrent avec tant de violence, qu’elle fut obligée de s’enfuir. La Perdrix fort affligée de se voir chassée de la sorte, parce qu’elle était étrangère et nouvelle venue, se consola un moment après, en voyant les Coqs acharnés les uns contre les autres se déchirer des griffes et du bec.  » S’ils se font une guerre si cruelle, dit la Perdrix, quoiqu’ils aient été nourris ensemble, et s’ils se traitent avec tant d’inhumanité, je ne dois pas m’étonner qu’ils m’aient rebutée, moi qui ne suis qu’une étrangère. « 

Analyse des fables d’Esope

  Esope_12_Renard_Raisins-25f70 dans POULE et COQ

De la Poule et de ses Poussins.
241527uglyduckling05thumb  Une Poule mena ses Poussins aux champs, et s’écarta fort loin de sa basse-cour. Pendant qu’elle ne pensait à rien moins qu’au Milan, celui-ci parut prêt à fondre sur sa couvée. Tout ce qu’elle put faire alors pour la sauver, ce fut de fuir et de se sauver dans une ferme, d’où elle se trouvait fort proche, et de s’enfermer avec ses Poussins dans une cage qu’elle y trouva. Le fermier, qui s’en aperçut, accourut, et prit ainsi d’un seul coup la mère et ses petits ; mais celle-ci s’en consola, parce que du moins elle avait, disait-elle, mis ses Poussins à couvert des serres de leur plus cruel ennemi.

Analyse des fables d’Esope 

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Coq doré ou Bankiva

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2012

 Gallus gallusLe Coq bankiva, aussi appelé Coq doré ou Coq sauvage, est une espèce d’oiseau de la famille des Phasianidae. Originaire du Sud-Est asiatique, l’espèce a été domestiquée et est à l’origine de toutes les races de poules domestiques.

L’aire de répartition de l’espèce sauvage « vraie » s’étire du nord-est de l’Inde (où l’espèce pure a été presque certainement contaminée par hybridation avec des animaux de race domestique) vers l’Est (Chine méridionale) et jusqu’à la Malaisie et l’Indonésie. Chacune de ces régions abrite une sous-espèce :

  • Gallus gallus bankiva – Bali, Java et Sumatra
  • Gallus gallus gallus – Cambodge et de Cochinchine (sud du Viêt Nam)
  • Gallus gallus jabouillei – Tonkin (nord du Viêt Nam) et sud de la Chine
  • Gallus gallus murghi – nord de l’Inde
  • Gallus gallus spadiceus – Birmanie, nord du Laos, Thaïlande et Malaisie.

On note enfin l’animal domestique :

  • Gallus gallus domesticus, sous-espèce issue des précédentes, ainsi que probablement d’autres sous-espèces disparues, car la diversité génétique des races domestiques ne peut se justifier seulement par la descendance des seules sous-espèces encore présentes à l’état sauvage et prouvé récemment par les progrès de la recherche en génétique, ainsi que notamment la présence d’un gène issu d’hybridation avec Gallus sonneratii, découvert par des chercheurs européens Franco-Suédois (dont la Française, Texier-Boichard), ayant transmis le caractère héréditaire récessif (W*Y) « peau jaune » à plusieurs races domestiques. - voir article détaillé : liste des races de poules.

Coq doré ou Bankiva dans POULE et COQ 220px-Red_Junglefowl_hen_IndiaDans plusieurs régions du monde la présence de populations sauvages exclusivement issues d’animaux domestiques (phénomène de marronnage) : Hawaii, La Réunion, Floride, Polynésie etc. dont la morphologie varie entre types domestiques et types très proches des représentants jamais domestiqués de l’espèce.

Chez cette espèce au dimorphisme sexuel assez marqué, le coq se distingue de la poule par sa taille plus importante, par sa crête rouge vif sur la tête et ses barbillons plus développés, par ses ergots, par les coloris plus éclatants de son plumage et par sa queue en panache de plumes noires avec des reflets bleu, pourpre et vert (c’est la couleur dont a hérité l’emblème national français, le coq gaulois). Le plumage de la femelle est typique de cette famille d’oiseaux : conçu pour le camouflage car elle seule s’occupe des œufs et des poussins. La crête des poules sauvages est inexistante. Pendant la saison de reproduction, les coqs annoncent leur présence avec l’appel bien connu de « cocorico ». Ceci sert à attirer les femelles et à tenir à distance ou défier d’éventuels mâles concurrents présents dans les environs. Les pattes du coq portent des ergots au-dessus du pied qu’ils utilisent pour se défendre et pour se battre. Le vol pour ces oiseaux est presque limité à atteindre leurs perchoirs au coucher du Soleil dans les arbres ou tout autre endroit élevé qui les met à l’abri des prédateurs, et pour la fuite devant un danger immédiat durant le jour.

La recherche actuelle concernant l’intégrité génétique de cette espèce semble montrer que la forme pure est tout à fait rare et peut même être éteinte, seulement représentée à l’état sauvage par des oiseaux avec de divers degrés de croisement avec des animaux de races domestiques de l’espèce.

  • Couvaison : La poule construit son nid dans un endroit isolé de ses prédateurs (souches d’arbres creux, terriers abandonnés, broussailles ou buissons…), généralement au niveau du sol car les poussins sont nidifuges. Seule la poule se charge de la couvaison, durant 19 à 21 jours de 6 à 8 œufs généralement, d’environ 40 grammes, pondus au rythme d’un par jour. Ils éclosent simultanément car la poule ne les couvent qu’au dernier œuf pondu, de manière à se qu’ils se développent et éclosent en même temps.

220px-Csibik dans POULE et COQDurant cette période, la poule quitte le nid uniquement pour se nourrir et s’abreuver furtivement afin de conserver le chaleur nécessaire au bon développement des  Embryons (entre 37 et 39,5 °C).

  • Elevage : Une fois éclos, les poussins resteront durant au moins deux semaines avec leur mère, celle-ci grattant le sol à la recherche de nourriture (végétaux, insectes, mollusques…) afin de leur « apprendre » tout en leur distribuant ses « trouvailles ». À la nuit tombante, ils se réfugient sous elle afin de rester au chaud et d’être en sécurité.

Durant la couvaison, le coq surveille attentivement sa ou ses poules et les protègent d’éventuels prédateurs, avec acharnement jusqu’à la mort si nécessaire, usant de son bec et de ses ergots. Une fois les œufs éclos, il surveille attentivement sa progéniture, leur distribuant les petites proies qu’il trouve.

Les poussins naissent recouvert d’un duvet jaunâtre, le dessus de la tête et du dos sont couverts d’une bande marron (d’avant en arrière), elle même recouverte de deux petites bandes sur les côtés de cette première, une plus claire et l’autre plus sombre, les camouflant sur le sol, les feuilles mortes et les branchages. Ils sont identiques aux poussins des races domestiques des variétés dorée (doré-saumoné, perdrix-doré) qui sont les couleurs rencontrées chez les sous-espèces sauvages et ne diffèrent guère en coloris des poussins des autres espèces de Phasianidés.

Distinction des coqs sauvages « purs » des sujets métissés ou domestiques

230px-Red_Junglefowl_%28Gallus_gallus%29_at_23_Mile_near_Jayanti%2C_Duars%2C_West_Bengal_W_IMG_5861Les coqs sauvages ont la particularité d’avoir deux phases de plumage (une double mue), alors que les coqs domestiques n’en ont qu’une, au mois d’août :

  • la première est celle qui ne peut être distinguée du coq domestique, où les plumes du camail et les lancettes sont nettement plus longues, vivement colorées et se terminant en pointe ;
  • la deuxième, dite d’éclipse, qui commence vers le mois de juin et dure environ trois mois, période durant laquelle les caractères sexuels secondaires disparaissent, laissant place à des plumes plus courtes et arrondies, de couleur plus sombre ; la crête diminue légèrement et s’assombrit. Les coqs sont moins agressifs durant cette période.

Lors de métissage avec des souches domestiques, cette spécificité disparait ; c’est ainsi que l’on identifie les sujets sauvages purs et que l’on peut les différencier des sujets domestiques et/ou métis.

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La Perdrix nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

Symbole de beauté et de grâce féminine, elle était un puissant symbole de fécondité car on disait qu’elle pouvait concevoir simplement en entendant la voix du mâle, en voyant son vol ou en sentant son odeur ! Voilà qui nous fait penser à la célèbre caille d’Heraklès… 

 

 Alectoris barbaraLa perdrix est consacrée au héros solaire crétois Thalos/ Soleil qui fut jeté d’une falaise par son oncle Dédale. Notre ami Euphronios Delphyné (E. D.) nous dit un jour que : « La perdrix a un chant aussi “lassant que la scie”, et pas musicale du tout ! Scie dont la mythologie nous dit qu’elle fut inventée par le neveu de l’ingénieux Dédale, un nommé Perdix, qui l’imita des dents du serpent. Mais ce Dédale à l’esprit labyrinthique était “jaloux” de son inventif neveu et il le précipita du haut de la falaise sans ailes ce qui est peu sage quand on a la chance d’avoir dans sa famille quelqu’un digne de soi. Heureusement la sage Assina qui passait “par hasard” dans cette fabrique de cercueil, le transforma en perdix “perdrix” pour les funérailles d’Icare à qui le vol de falaises n’avait pas réussi non plus. Il put ainsi aller scier partout ! » 

 

Mais tout ceci est très littéraire et fort peu sage : en fait, il doit s’agir du retricottage d’un ancien mythe car on sait que “la perdrix doit son origine à une chute, ce qui corrobore la légende selon laquelle elle aurait manifesté une joie indécente aux funérailles d’Icare, lui-même victime d’une chute “spectaculaire” (J.–P. Clairet). Car, « on sait tous très bien qu’il y a des gens qui rient (par nervosité) dans les enterrements, et ce genre de rire24 nerveux est un peu sciant. Décidément nos cousins grecs sont assez pince sans rire (voilà qui complète la boite à outils du tonton bricoleur). En cela, ils étaient restés bien proches des Gaulois du Danube Keltos, nos cousins. » Euphronios Delphyné, courrier. 

 

 Alectoris rufaMj 2 janv. 07 : En tête, détail du tableau de Breughel “La Chute d’Icare” : 

« Pendant que Dédale déposait dans un tombeau le corps de son malheureux neveu, la perdrix babillarde l’aperçut du fond d’une rigole boueuse : elle applaudit d’un battement d’aile et manifesta sa joie par ses chants ; elle était alors l’unique oiseau de son espèce ; on n’en avait point vu de semblables dans les années antérieures ; récemment revêtue de cette forme, elle devait être pour toi, Dédale, un perpétuel reproche. En effet, ignorant les arrêts du destin, la soeur de Dédale lui avait confié l’instruction de son fils, un enfant dont on avait célébré douze fois le jour de sa naissance et qui était capable de bien profiter des leçons de son maître. Ce fut même lui qui, ayant remarqué chez les poissons l’arête du milieu et l’ayant pris pour modèle, tailla dans un fer acéré une série de dents et inventa la scie. Il fut aussi le premier qui unit l’un à l’autre par un lien commun deux bras de fer, de sorte que, toujours séparés par la même distance, l’un restait en place tandis que l’autre traçait un cercle. Dédale, jaloux de lui, le précipita du haut de la citadelle de Minerve, puis il répandit le bruit mensonger d’une chute accidentelle ; mais Pallas, protectrice du génie, le reçut dans ses bras : elle en fit même un oiseau et, au milieu même des airs, le couvrit de plumes. » Ovide.

La Perdrix nous dit dans OISEAUX 300px-Perdrix-rouge

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Le Chien 16

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

 

Par G. de Cherville 

 

Bouvier Bernois BE.jpgNous avons rapidement esquissé les aptitudes générales du Chien, dessiné quelques traits de son tempérament, il nous reste à l’examiner dans ses facultés réflexes, chez lui caractéristiques et dominantes, plus intéressantes encore que celles qui tient de son seul instinct. Argile essentiellement malléable, le Chien est toujours disposé à recevoir et à garder l’empreinte de la créature humaine dont il aura subi le contact et c’est en cela qu’il s’élève au-dessus de tous les animaux domestiques. Supprimez les rôles qui lui sont attribués dans la chasse, dans la défense, dans la garde des troupeaux, sa valeur ne diminuera pas ; il deviendra moins utile mais il restera la bête aimante et fidèle, aspirant à l’humanité de par la grandeur et le désintéressement de son attachement à son maître, un ami pour lequel il n’y a ni bons ni mauvais jours, la ressource des malheureux, la consolation des déshérités. Le Chien gardera son prestige, tant qu’il restera sur la terre de la place pour une infortune. 

 

On se moque volontiers de ce penchant des vieux pour les bêtes, parce qu’on ne réfléchit pas que pour combler le vide, que pour donner à ce cœur humain que la fièvre de l’affection fera palpiter jusqu’à ce qu’il ait cessé de battre, il faut un aliment que les hommes ne sauraient ou ne daigneraient plus lui fournir. 

 

Je voyais un jour sous une porte cochère une bonne femme qu’entourait un cercle de badauds. Elle était assise par terre contre la muraille, elle avait sur les genoux le corps pantelant d’un Chien, qu’une voiture venait d’écraser. On me raconta le drame. La vieille femme pleurait toujours ; des assistants, les uns riaient, les autres essayaient de la consoler ; enfin levant vers une de ces âmes charitables sa figure ridée toute ruisselante de larmes : « Ce n’était qu’un Chien, je le sais bien, s’écria-t-elle : mais c’était ma petite fille morte elle aussi qui l’avait élevé, avec qui désormais pourrai-je parler d’elle ? » 

 

Appenzeller Sennenhund 01 K.jpgIl faut bien dire que les hautes qualités aimantes du Chien ne se développent que par la culture. Entre le Chien errant des rues de Constantinople et le Chacal son voisin de l’autre côté du Bosphore, la distance, permettez-moi de dire, morale, n’est pas grande. En revanche, l’instinct de tendresse, de dévouement qui sommeille au cœur de l’animal se développera, s’épanouira toujours aussitôt que l’attention humaine daignera s’arrêter sur lui ; comme ces graines de grands végétaux, enfouies depuis des années sous les dessous forestiers, il lui suffit de ce rayon de soleil pour qu’elle éclose. Les quelques exceptions de roquets rachitiques qui se montrent réfractaires à la reconnaissance ne prouvent rien contre cette règle générale. 

 

L’intelligence subit la même influence et suit la même progression rudimentaire ; dominée par l’instinct chez le Chien qui n’a avec l’homme que des rapports intermittents, comme le Chien de garde et les Chiens de meute, elle s’affirme de plus en plus vive, de plus en plus pénétrante chez ceux que leur destination met dans un contact permanent avec leurs maîtres ; c’est surtout dans l’observation des races d’arrêt que l’on peut se rendre compte de cette différence.

 

 Admirablement doué sous le rapport de la vigueur et de l’odorat, dressé avec une perfection à laquelle nous n’arrivons jamais, le Chien anglais, pointer ou setter, est le plus merveilleux des instruments de chasse, mais ce n’est qu’un outil, qui, en dehors de son rôle, ne vous surprendra jamais par quelque trait qui s’élève au-dessus de l’instinct ; cela parce que ce Chien a été tenu à l’écart, nourri dans un chenil en compagnie d’autres animaux de son espèce, contenu par une discipline de fer et n’a jamais été mis à même, par le rapprochement de l’homme, d’exercer son instinct réflecteur. 

 

Le Chien d’arrêt français, au contraire, est quelquefois un commensal et toujours un ami. S’il n’a pas ses grandes et petites entrées dans l’appartement, son maître manque rarement de le visiter tous les jours ; il le promène, il le caresse, il autorise Le Chien 16 dans CHIEN ancien_chien_d'arret_danoiscertaines petites privautés qui raccourcissent les distances établies par la nature entre le bipède et le quadrupède. Infiniment moins souple, moins réduit que son voisin de l’autre côté du détroit, il a plus d’initiative, moins passif, il est plus capable de ces improvisations qui, devenues légendaires, étonneront les générations. Il a puisé dans la promiscuité de ses relations avec son maître une dose de malice dont l’autre n’est presque jamais susceptible. 

 

Le Chien d’Elzéar Blaze, coupant l’eau avec sa patte afin de mieux saisir les émanations d’une sarcelle blessée qui venait de plonger, devait être un Chien français et peut-être même un Chien gascon ! Chien français celui qui, dans une compagnie, distingue la perdrix blessée et prend sur lui d’aller la chercher à deux ou trois cents mètres dans le buisson où elle est tombée ; Chien français, celui qui, en arrêt dans un fourré, quitte son lapin ou sa bécasse pour venir chercher son maître.  (A SUIVRE…..) 

 

 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Le monde des Oiseaux

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2011

Légende des peuples amérindiens. 

 

Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak, créa la terre et pour eux, la terre devin le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille Terre-Mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens, le Créateur n’est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits…

 

Ara militaireTous les Indiens étaient en extase devant la création, jusqu’au moment où Ours Blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son halène froide pour faire arriver l’hiver. A cette poque, les Indiens vivaient la majeur partie de leur temps dans le Tipi et les petits Papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n’avaient plus rien pour s’amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense.  Durant l’été, ils avaient joué avec les feuilles de l’arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d’aller vois Tabaldak. Elle lui dit :

 

« Tu as créé de bien belles choses pour tes enfants adultes. Tu as tout donné pour qu’ils puissent bien vivre. Mais tu as oublié mes petits Papooses ».

 

Tabaldak réfléchit un instant et approuva grand-maman Marmotte. Il promit d’arranger les choses. Aussitôt que le printemps pointa son nez, il se mit à réfléchir à ce qu’il pourrait bien créer pour leur rendre l’hiver plus agréable. C’est alors qu’il se rappela avoir vu les enfants jouer avec les feuilles de l’arbre sacré. Il décida donc de créer les Oiseaux. Mais dans sa hâte de faire plaisir aux enfants pour l’hiver prochain, il créa les Oiseaux tous blancs de la même couleur que l’hiver.

 

Les enfants furent très heureux de cette création. Vous auriez dû les voir jouer avec les huards, les canards, les sarcelles, les perdrix, les pic-bois, les hirondelles,  les gros-becs, les rossignols, les bruants, les chardonnerets, les mésanges, les merles, les moineaux et les colibris. Les Papooses ont passé le printemps, l’été et même l’automne à s’amuser avec leurs nouveaux amis les Oiseaux.

 

Lorsqu’Ours Blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la Terre-Mère, les enfants se rendirent compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu’ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien embêtés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la même couleur. Ils retournèrent dans leur tipi avec encore beaucoup de tristesse. Grand-maman Marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak et lui dit :

 

Aras macao« Tabaldak, je crois que tu as créé les Oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ces mêmes couleurs pour leurs Oiseaux ».

 

Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman Marmotte : « Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et dis-leur de se rassembler ici devant moi ».

 

Pendant ce temps, Tabaldak alla prendre du brun terre, du vert pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu’il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman Marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots sentaient bon l’écorce fraîche.

 

Tabalkak plaça les pots de teinture devant lui. L’oie blanche s’avança la première près de Tabalkak et lui donna une plume afin qu’il puisse colorer les oiseaux. L’oie blanche lui dit : « Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin que tes enfants s’en rappellent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu’ils se souviennent de toi ».

 

Jusqu’à ce jour, l’oie blanche n’a pas encore manqué à sa parole. Chaque printemps, de la fin mars jusqu’à la fin mai, près d’un million d’oiseaux fréquentent les berges du lac Saint-Pierre à Baie-du Fèbvre. Des milliers d’ornithologues amateurs et les amants de la nature se donnent rendez-vous le long des zones inondées pour observer le retour spectaculaire des oies blanches. Le Créateur commença donc son travail. Avec le rouge et le brun, il colora le merle. Avec le bleu il donna ses couleurs à l’hirondelle. Avec le jaune, il colora le chardonneret et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les oiseaux soient recouverts des couleurs de la nature. Vous pourriez même, si vous prenez le temps d’observer les Oiseaux, deviner où Tabaldak a pris la teinture pour colorer chaque oiseau que vous observez. Il n’y a pas de couleur sur un oiseau qui n’est pas dans la nature.

 

Pendant qu’il faisait son travail avec patience, un Oiseau le dérangeait constamment. Il criait, battait de l’aile bruyamment, bousculait les autres et oubliait de partager la joie de ses frères. Il alla même devant le Créateur pour l’insulter en lui disant que ses teintures étaient bien belles, mais passez brillantes pour les mettre sur son magnifique plumage. Patiemment, le Créateur continue son travail. L’oiseau était de plus en plus dérangeant, battant de l’aile et criant constamment. Il revint devant le Créateur encore une fois et d’un coup d’aile renversa tous les pots de teinture. Les teintures en se renversant se mélangèrent et devinrent toutes noires. Vous auriez dû voir grand-(maman Marmotte derrière le tipi. Elle était dans tous ses états, n’en croyant pas ses yeux de voir ce que l’oiseau avait fait.

 

Le monde des Oiseaux dans OISEAUX corbb1Le Créateur, dans sa grande patience, ramassa la teinture noire et le remit dans un nouveau pot que grand-maman Marmotte avait apporté. Il reprit sa plume et continua son travail. L’oiseau dérangeant revint une troisième fois devant lui pour l’insulter à nouveau, mais cette fois-ci, Tabaldak saisit l’animal par les pattes, le plongea dans la teinture noir et le leva très haut au bout de son bras en lui disant : « Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Parce que tu l’as bien voulu, tu seras toujours un oiseau dérangeant et bruyant. Tu auras toujours un vol lourd et bruyant. Les autres oiseaux te craindront et les animaux te fuiront on t’appellera le CORBEAU ».

 

Et il laissa partir l’oiseau. Mais ce n’était pas le dernier oiseau? Le dernier oiseau arriva humblement devant  Tabaldak. Il excusa le comportement effronté du corbeau et dit au Créateur : « Tabaldak, je regrette le geste du corbeau. J’aurais voulu que tu couvres mes plumes de l’arc-en-ciel de ta création. J’aurais pu, ainsi coloré, voler très haut vers le soleil et tracer de grands cercles pour que tes enfants puissent y voir toute la puissance. J’aurais voulu être ton symbole pour tes enfants ». Le Créateur fut bien ému par les paroles de l’Oiseau. Il dit à l’animal : « Ouvre bien grandes tes ailes ».

 

Il prit alors sa plume et la plongea dans la teinture noire. Il en mit un peu sur le bout des ailes, un peu autour du cou. Il en mit aussi un peu sur la queue et balaya tendrement le dos de l’animal en lui disant : « Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Tu seras mon symbole. Tu voleras très haut pour travers le cercle sacré. J’y mettrai toute ma puissance et mes enfants le verront. Tu seras le seul animal à regarder le soleil bien en face. On t’appellera l’AIGLE. Et pour s’en rappeler, chaque fois qu’un de mes enfants plantera un poteau dans le sol pour y graver ses symboles et ses totems, tout en haut il placera tes aigle-royal dans OISEAUXailes pour me symboliser. Tu seras un guide pour mes enfants. Telle est ta volonté mon bel Oiseau et telle est ma volonté.

 

Je veux que vous sachiez que depuis ce temps-là les Amérindiens utilisent les plumes de l’aigle pour s’en faire de belles décorations et qu’il y a toujours une plume d’aigle attachée à la pipe sacrée.

 

Cette légende est encore très vivante dans le village Abenakis d’Odanak au Québec (ou Abénaquis). Le nom d’Abénaqui provient des termes wabun (la lumière) et a’Ki (la terre), on peut donc les désigner comme « peuple du matin », « peuple du soleil levant » ou « peuple de l’Est. » Comme le nom originel de leur territoire correspond à ce qui est désormais la Nouvelle-Angleterre, le terme Wabanaki est parfois utilisé pour désigner tous les peuples dans la région parlant des langues algonquiennes: les deux tribus d’Abénaquis, les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddy. 

Extrait de « La Roue de Médecine » de Sun et Wabun Bear

BARSEPA - étoiles

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message de La Perdrix

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2011

oracle de la Perdrix : SPIRALE SACRÉE

Perdrix… par la spirale sacrée,
Tu nous guides vers
Les sommets infinis

Où nous pouvons vivre en parfaite harmonie.

 Alectoris graecaDéjà, d’abondants troupeaux de Perdrix vivaient à travers toute l’Amérique du Nord, mais maintenant, même dans les plaines où ils étaient si nombreux, on ne les voit que très peu. Plusieurs tribus des Indiens des Plaines exécutent la danse des Perdrix pour rendre hommage à ces oiseaux. Cette danse giratoire tournoie comme la spirale, ancien symbole de naissance et de renaissance, tunnel strié de l’éternel retour.

La spirale sacrée est un des plus anciens symboles du pouvoir personnel. Quand vous pensez à la médecine de la Perdrix, visualisez un remous ou encore une tornade puisque la spirale sacrée vous ramène en plein centre. La spirale illustre la vision personnelle et l’éveil. Plusieurs initiés en Quête de Vision peignent une spirale sur leur corps ; ils croient que ce symbole amènera le Grand Mystère à leur inspirer des visions de puissance et de détermination.

Les derviches tourneurs de certains ordres soufis ont maîtrisé la danse-spirale ; par la répétition de ce mouvement sacré, ils parviennent aux plus hauts niveaux de conscience. On dit que ces derviches peuvent voyager vers le centre de la spirale et en rapporter le pouvoir magique de leur choix. Dans cet état, le derviche pénètre le Grand Silence et entre en communication avec le Créateur. En tournant dans le sens des aiguilles d’une montre puis dans le sens contraire, le derviche attire et repousse certaines énergies précises. La danse soufie établit le lien avec la Source divine en prescrivant certains rituels du mouvement.

Si vous avez la médecine de la Perdrix dans vos cartes, entreprenez une méditation sur les diverses qualités du mouvement au sein de votre monde. Commencez par visualiser le soleil en tant qu’un des astres de ce colossal groupe d’étoiles qui tournoient dans les dédales de la Voie Lactée. Puis, retirez-vous de ces volutes lumineuses pour vous engager dans la double hélice de votre propre ADN, dont la disposition ressemble à une échelle de corde enroulée comme un tire-bouchon.

 Alectoris barbaraAnalysez la façon dont vous vous déplacez dans votre monde. Quelle réaction suscite l’énergie que vous déployez dans l’univers ? Quels mots utiliseriez-vous pour décrire la façon dont vous cheminez dans les mondes matériel et spirituel ? En dernière analyse, votre mouvement est-il compatible avec vos aspirations et vos buts les plus profonds ?

Plusieurs disciplines spirituelles exigent que vous cessiez tout mouvement extérieur afin de reconnaître la vie intérieure. La médecine de la Perdrix, elle, vous invite à la danse. Par sa danse-spirale sacrée, qu’elle vous offre en cadeau, la Perdrix célèbre la Source divine. Apprendre à harmoniser votre danse aux cycles de la Terre-Mère, à lui offrir cette rotation créatrice comme expression désintéressée de la beauté, c’est l’affaire d’une vie. Suivez la Perdrix dans ce mouvement vers l’harmonie.

À L’ENVERS :

message de La Perdrix  dans OISEAUX 400px-Perdrix-rougeChoisir la carte de la Perdrix à l’envers, cela indique que vous dissipez votre énergie, que vous manquez de contrôle et de discipline. C’est le symbole que vous avez perdu le lien avec la Source et que votre débordement d’énergie n’est pas canalisé vers un but précis. Vous sentez que vous battez de l’aile et que tous vos espoirs sont perdus ? Faites face à la confusion où qu’elle se trouve chez vous ou chez les autres. Examinez comment votre énergie engendre de la friction, des étincelles ou entraîne des complications qui ont besoin d’être clarifiées. Travaillez à harnacher cette énergie et à la diriger vers des buts clairement définis. Voilà la nature de la danse sacrée de la Perdrix.

En utilisant ces mouvements sacrés pour rectifier la Perdrix en sens contraire, vous trouverez probablement un outil qui vous permettra de vous centrer ou de vous brancher. En vous branchant, vous reprenez contact avec la Terre-Mère et vous cessez de vous affoler. Si vous avez le nez collé sur un problème au point que vous ne puissiez plus le percevoir clairement, vous pouvez vous sentir étourdi et manquer de concentration. Voilà un signe que vous vous perdez en pensées de toutes sortes qui ont peu de lien avec la réalité physique. Dans ce cas, vous devez vous « brancher ».

La danse ou la marche vous remettra en contact avec la Terre et avec votre corps. La Perdrix pourra alors vous enseigner comment observer les mouvements d’énergie qui amènent l’harmonie et l’équilibre au sein du corps, du coeur et de l’esprit.

 

 http://ici.monforum.fr/loiseau-mouche-44-vt94.html

oiseau dans OISEAUX

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Chants d’Oiseaux

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2011

Un repère infaillible : les chants des oiseaux

                  Ecoute en cliquant ici —> http://www.web-ornitho.com/Chants.chant.cris.des.oiseaux.de.france.et.europe.htm

 GIFS OISEAUX TOUTE SORTE

Pour connaître le nombre d’oiseaux présents sur un lieu ? Ce n’est pas compliqué : j’écoute leurs chants. Les premiers commencent vers trois heures du matin, comme l’alouette lulu et le rouge queue à front blanc. Après, chacun a son heure. C’est comme un orchestre qui entame une symphonie. Les chants varient suivant les heures et suivant les mois. En janvier déjà, le tambourinement des pics commence à mettre un certain rythme. celui de la grive drenne résonne assez mélancolique. Début février, à la chandeleur, retentissent les premières strophes mélancoliques de la grive draine. Puis viennent les premiers merles, qui s’étourdissent et nous enchantent. Peu à peu, le climat s’adoucit et les oiseaux sont de plus en plus nombreux dans l’orchestre, qui se trouve au complet avec l’arrivée des loriots en mai.

L’aube et le crépuscule sont les meilleurs moments pour établir les cotations. Je me balade, je m’arrête, j’écoute, je n’ai pas besoin d’être tout près d’eux pour les entendre. Avec un peu de pratique, on reconnaît la plupart des chants – il existe aujourd’hui d’excellents DVD qui vous aideront à cette initiation. Comme vous l’imaginez, ce « travail » procure un plaisir immense. Le chant du pinson fait penser à une cascade. Celui de l’étourneau à un babillement…Voilà le monde où l’homme est apparu ! Que cette musique originelle se soit mise à disparaître est évidemment le signe d’une maladie terrible. Les plus anciens se souviennent du choc qu’avait produit la sortie du livre de Rachel Carlson, en 1960, Silent Spring(Le printemps silencieux). Cet ouvrage parlait des ravages du DDT et la question se posait déjà à l’époque : que se passerait-il si les oiseaux ne chantaient plus au printemps (sous-entendu, parce que les champs sont devenus stériles, incapables d’alimenter la vie) ?

 Turdus torquatus mâleMais revenons à la méthode. Mon échelle de cotations de la présence des oiseaux distingue cinq niveaux, de rareté croissante :

Le niveau 1 rassemble les oiseaux que l’on dit basiques, comme les pies, les merles, les corneilles, les moineaux, les chardonnerets… Ce sont des espèces qui accompagnent volontiers l’homme, et ils sont généralement présents un peu partout.

Le niveau 2 concerne des oiseaux encore communes mais déjà plus typées par exemple des mésanges à longue queue, serins, bergeronnettes…

Ceux du niveau 3, concerne des espèces moins courantes ou en régression dans les zones exploitées intensivement par exemple l’alouette des champs, le pic vert ou le rossignols. Ils ont absolument besoin de fourrés, de bosquets, de haies, de coins perdus, pour pouvoir s’installer.

Le niveau 4, représente les espèces rares, vulnérables ou menacées exigeant des conditions spécifiques souvent difficiles à réunir. On y retrouve la caille, le torcol, le coucou.

Enfin, le niveau 5 concerne les espèces très menacées, en voie d’extinction ou ayant disparu dans de vastes régions. Exemples : la huppe, la pie grièche à tête rousse ou la perdrix grise.

oiseaux-hiboux-26.gif

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