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La naissance des blanchons

Posté par othoharmonie le 1 janvier 2015

 

PhoquesIDMÀ la fin février, de retour sur les glaces du sud de l’Arctique, les femelles cherchent un endroit pour donner naissance à leur petit. Si les conditions climatiques sont trop mauvaises ou si la banquise n’est pas encore assez épaisse, elles peuvent, grâce à leur constitution physiologique, retarder l’accouchement. À l’approche de la mise bas, les femelles se rassemblent : des groupes allant de 5 000 à 6 000 mères peuvent se concentrer sur 2 km2 de banquise… La délivrance, qui a lieu le plus souvent la nuit ou très tôt le matin, est très rapide – certaines ne durentpas plus de 15 à 40 secondes. Le cordon ombilical se rompt de lui-même pendant, ou juste après, l’accouchement. Les enveloppes placentaires sont expulsées dans la demi-heure.

Grosse boule de poils mouillés, le nouveau-né a de grands yeux bleus qui prendront, au bout de 3 ou 4 jours, une teinte brune. Et l’éclatante blancheur de son pelage lui vaut le surnom de « blanchon ».

Un ennemi mortel : le froid

À sa naissance, le jeune phoque passe de l’utérus maternel dont la température est de 37 °C, à un milieu extérieur, dont la température varie de – 15 °C à + 5 °C. Et il lui faut affronter, en outre, des vents glacés. Dépourvu de la couche de lard qui protège les phoques plus âgés, il grelotte pendant 3 ou 4 heures, jusqu’à ce que son pelage soit sec et isolant. Ces tremblements génèrent une chaleur interne et lui permettent de se réchauffer. Malheureusement, cela s’avère insuffisant en cas de pluies diluviennes et de nombreux petits meurent alors de froid.

Dès la naissance, la maman phoque caresse du bout du nez son petit et le renifle, signe de reconnaissance. L’allaitement commence dans les deux heures qui suivent. Le lait de la mère est très riche en matières grasses (25 % au début de l’allaitement, 40 % à la fin, alors que le lait de vache, par exemple, n’en contient que 5 %). Grâce à cette nourriture particulièrement riche, le poids du blanchon augmente ainsi de 2,5 kg par jour, pendant la période de lactation – qui dure en moyenne 9 jours –, passant de 11-12 kg à la naissance à 30-40 kg au moment du sevrage. Une grande partie de ce gain de poids se retrouve sous forme d’un épais tissu graisseux sous-cutané qui offre au petit phoque une protection efficace contre le froid.

En cas de danger, le blanchon se fige sur la glace et ne bouge plus. Une immobilité qui a largement facilité le travail des chasseurs, d’autant que la mère accourt rarement à son secours si elle est elle-même menacée et se trouve dans l’eau. Quand elle est sur la glace, il lui arrive de défendre sa progéniture, mais aussi de s’enfuir ou de s’immobiliser à son tour. Au cours de sa deuxième semaine, le jeune est sevré. Brutalement abandonnés par leur mère, les blanchons se serrent alors les uns contre les autres, sur la glace, en poussant des cris semblables aux pleurs de bébés humains. Désormais, il va leur falloir se débrouiller seuls dans la vie.

La couche de lard située sous la peau du phoque peut dépasser 10 cm chez les jeunes tout juste sevrés, tandis que, chez l’adulte, le maximum – atteint à la fin de l’hiver – n’est que de 8 cm. Cette protection aide les bébés à affronter leur premier printemps, alors qu’ils sont encore trop maladroits pour chasser. Très mince à hauteur de la tête, l’épaisseur du lard est plus importante au milieu du corps que vers les nageoires, et elle varie selon les saisons.

A sa naissance, le jeune phoque du Groenland a une fourrure blanche et bouclée, un peu comme celle du bébé caniche. Une mue a lieu ensuite tous les ans. Elle dure entre 2 et 4 semaines, en mars et avril. Les jeunes d’un an échangent leur pelage argenté contre une fourrure tachetée, caractéristique de l’âge juvénile. Le pelage des adultes – blanc jaunâtre ou grisâtre, avec une tête noire ou brune, des taches sombres au niveau des nageoires postérieures et une sorte de lyre ou de fer à cheval sur le dos – fait penser à celui du fox-terrier. Il n’apparaît pas avant 8 ou 9 ans chez les mâles et parfois pas avant 20 ans chez les femelles.

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le Castor européen

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

 

imagesPendant longtemps, les spécialistes de la classification n’ont pas fait la distinction entre le castor européen, et son proche cousin le castor américain ,mais des études chromosomiques et craniologiques ont permis de mettre en évidence quelques différences. La biologie de ces deux espèces reste très proche. 

   On a cru pendant longtemps que le castor européen, notamment le castor du Rhône, ne bâtissait pas de hutte. Il s’agit en fait d’une adaptation particulière à son environnement et à la nécessité vitale pour lui de rester très discret : activement pourchassé par l’homme, il préfère les terriers, moins repérables que les huttes. Cependant, diverses études montrent bien que le comportement du castor du Rhône est très semblable à celui de son cousin américain : même goût pour les cours d’eau tranquilles, aux rives dotées d’une riche végétation, même structure familiale, stable et solidement implantée sur un territoire de plusieurs kilomètres, régulièrement balisé de castoréum. Sur les rives du Rhône, outre les saules, bouleaux ou peupliers, le castor profite d’une cinquantaine d’espèces végétales ; il lui arrive même de brouter l’herbe tendre… comme une vache ! Il a pu se maintenir près de ce fleuve très aménagé en profitant des bras morts, laissés à l’abandon, mais bénéficiant d’une végétation sauvage très fournie. L’espèce a, de cette façon, remonté les affluents des deux rives, tant que la pente des rivières ne dépassait pas 1 %, s’installant même dans les gorges calcaires de l’Ardèche et du Verdon, où la construction de huttes ou de terriers est souvent impossible, ou dans des grottes ! 

   L’espèce européenne est cependant moins féconde que l’espèce canadienne. Cinq bébés castors au maximum naissent à chaque portée, alors qu’ils peuvent être 8 ou 9 au Canada. D’une façon générale, le cousin américain semble plus costaud, plus agressif et plus dynamique. 

   Le castor européen possède un pelage plus clair et la différence de ton entre la tête et le corps est nettement plus marquée que chez le castor d’Amérique. De plus, le castor européen a un poil moins soyeux. L’étude au microscope révèle que les poils de jarre de l’espèce américaine sont très réguliers et cylindriques, alors que ceux de l’espèce européenne ont une forme en fer de lance. 

   Jadis présent dans toute l’Europe et l’Asie jusqu’en Chine, au début du quaternaire, le castor a été chassé très tôt par l’homme. Dès l’Antiquité, on utilise sa fourrure et on consomme sa viande. Il est aussi capturé pour le castoréum, utilisé dans la pharmacopée et en cosmétique. La chasse intensive débute au Moyen Âge et, dès le XIIe siècle, il commence à être moins abondant. Mais c’est surtout aux XVIIIe et XIXe siècles qu’il se raréfie de plus en plus, victime de l’industrie chapelière (on fabrique des toques et des chapeaux avec sa fourrure), et disparaît peu à peu de nombreuses régions d’Eurasie. 

   En 1900, le castor européen, très menacé, ne subsiste qu’en Allemagne, en France (en Camargue), le long d’une partie du cours de l’Elbe en Europe centrale, en Scandinavie et en Russie centrale. Dans certains pays, en Angleterre, en Suisse et en Hollande, il a totalement disparu. 

   Au cours du XXe siècle, il bénéficie de nombreux programmes de protection et de réintroduction. En Europe occidentale, l’espèce s’est bien rétablie, notamment dans la vallée du Rhône, sur les rives de l’Elbe et du Danube, ainsi qu’en Scandinavie et en Russie occidentale ; le castor a aussi été réimplanté en Belgique, en Suisse, en Autriche… Mais, même si les destructions directes n’existent plus, les menaces que font peser l’aménagement du milieu (canalisations, constructions de barrages et de digues, aménagements divers des berges) et la pollution restent importantes, et altèrent son habitat. Certaines expériences d’introduction sur le territoire européen du Castor canadensis (Finlande, France, Pologne, Russie), se sont par ailleurs révélées assez catastrophiques : mises en présence, les deux espèces ne se croisent pas. Castor canadensis, à la fécondité plus élevée, colonise plus rapidement les milieux, créant ainsi une compétition écologique défavorable au castor européen, qu’il a tendance à repousser, pour finalement, dans les cas les plus défavorables, prendre sa place. 

   En Asie centrale et septentrionale, il survit sous la forme de populations isolées, dont la limite orientale de répartition est la Mongolie. La sous-espèce mongole, Castor fiber birulai, et la sous-espèce sibérienne, Castor fiber pohlei, sont très menacées ; Castor fiber tuvinicus, présent en Russie asiatique, est proche de l’extinction.

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Mulet

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2011

Le mulet et la mule sont des hybrides statistiquement stériles de la famille des équidés engendrés par un âne (Equus asinus) et une jument (Equus caballus). On distingue le mulet de bât, utilisé en montagne, le mulet de trait, qui rend les mêmes services Equus africanus somaliensisAu Zoo de St Louisque rendrait un cheval dans d’autres régions, et le mulet de selle, surtout aux États-Unis, qui est utilisé avec succès dans toutes les disciplines équestres.

 

Le nom de mulet vient du mot latin mulus, de même sens. On appelle mulet l’hybride mâle et mule l’hybride femelle.

 

Le bardot, parfois confondu avec les mules et les mulets, est issu du croisement entre une ânesse et un cheval. On a pu croire autrefois à l’existence du joumart, produit du croisement entre un cheval ou un âne et une vache, ou entre un taureau et une ânesse ou une jument. Ce nom désigne, par extension, tout animal de sang mêlé, issu du croisement de deux espèces voisines. Il existe aussi le cerf mulet, qui n’a de rapport que par le nom, et qui est désigné ainsi à cause de ses oreilles similaires à celles d’un mulet.

 

C’est un animal robuste, sobre et patient. Mais, quand il est jeune, il peut être très joueur.

Les caractéristiques physiques les plus notables sont :

 

  • infécond (chromosomes issus de deux espèces proches mais différentes)
  • souvent plus grand qu’un âne, il peut être plus grand que ses deux parents
  • robe (pelage) souvent baie ou noire pangaré, plus rarement alezane, grise ou isabelle dun (les robes appaloosa ou pie existent aux États-Unis)
  • tête volumineuse et allongée
  • naseaux peu dilatés
  • oreilles longues, d’une taille idéalement intermédiaire entre celles du cheval et de l’âne
  • arcades sourcilières proéminentes
  • membres fins et secs, tour de canon et sabots plus larges pour les mules de trait.

 

Le mulet et la mule tirent comme avantages :

  • du cheval, une plus grande force et une plus grande taille que l’âne ;

  • de l’âne, une plus grande sobriété et une plus grande robustesse face aux maladies.

 

 Hémione (Equus hemionus)Les mulets sont le plus souvent stériles entre eux. En cinq siècles, la société muletière britannique n’a enregistré que 60 naissances naturelles dues à des croisements de mulets, ce qui montre la marginalité du phénomène et la quasi impossibilité en pratique de créer une nouvelle espèce commercialement viable pour les éleveurs.

 

Les mulets ont 63 chromosomes, à comparer aux 64 des chevaux et aux 62 des ânes. La méiose est donc chez les femelles particulièrement compromise, puisqu’elle travaille ordinairement par paires de chromosomes.

Publié dans ANE | Pas de Commentaires »

 

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