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La Chouette Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Aux temps modernes, cet oiseau est devenu un symbole de sagesse en raison de son lien étroit avec la divinité grecque Athéna ou la déesse romaine Minerve, mais son symbolisme le plus ancien, efficacement transmis par la tradition populaire, l’associait à la mort et à la destruction. Ainsi, on pensait que le cri de cet oiseau entendu de jour ou trois nuits de suite annonçait un décès. En Ecosse, la chouette portait le nom de cailleach, c’est-à-dire vieille femme, assimilé à la mort et à l’hiver.

La Chouette Lunaire  dans CHOUETTE ET HIBOU 800px-Barred_OwlAu Pays de Galles, un puissant imaginaire sexuel s’attache également à cet oiseau, puisqu’on dit que le cri de la chouette annonçait qu’une jeune femme non mariée venait de perdre sa virginité.

Dans le légendaire celte, on la retrouve dans le conte de Lleu : à partir de fleurs et de plantes, ses oncles magiciens lui réalisent une fiancée qu’ils nommèrent Blodeuwedd, c’est-à-dire « Visage fleuri » en gallois. Mais elle ne lui resta fidèle que le temps nécessaire aux fleurs pour perdre leur parfum, avant de s’éprendre d’un chasseur qui blessa mortellement Lleu d’un coup de lance. Mais ses oncles le retrouvèrent et le guérirent. Comme punition, la fiancée infidèle fut changée en chouette et, aujourd’hui encore, le mot gallois désignant cet oiseau est blodeuwedd. Blodeuwedd était une femme à l’appétit sexuel prononcé et qui suivait son instinct naturel. De bien des points de vue, l’infidélité n’était pas son fait, mais celui des hommes qui voyaient en elle la réalisation potentielle d’attentes irréalistes.

Son histoire s’apparente à celle de Lilith, issue de la terre comme Adam : étant son égale, elle refusa de s’unir à lui dans la position du coït arrière et s’enfuit de l’Eden. Dès lors, elle fut assimilée à la chouette effraie, représentée avec des pattes griffues et des ailes d’oiseau. Elle était considérée comme créative, démoniaque, symbolisant l’aspect lunaire et féminin négatif, reine de l’autre-monde, porteuse de mort infantile et la séductrice nocturne des hommes. En tant que telle, elle s’identifiait à l’autre Eve, négative celle-là, c’est-à-dire à la malédiction menstruelle qu’elle introduisait dans la création par le biais du serpent. Les deux récits montrent la vraie nature féminine qui se manifeste entre puberté et ménopause.

La chouette symbolisait les pouvoirs occultes internes et la sagesse que confère le cycle menstruel, de même que la nécessaire mutation du moi intérieur précédant le renouveau. Le Lièvre Les lièvres puis, plus tard les lapins, représentaient la fécondité, le dynamisme biologique de la croissance, du renouveau et du plaisir sexuel, de même qu’on les associait étroitement à la lune et à ses divinités. Le lièvre était notamment associé à la déesse Oestra, qui devait par la suite donner son nom à la fête de Pâques. On la représentait avec une tête de lièvre et les animaux qui l’accompagnaient pondaient les œufs de la vie nouvelle pour annoncer la naissance du printemps – une image que nous retrouvons dans le « Jeannot lapin » pascal. Norse, divinité lunaire scandinave et Freyja, déesse de l’amour et de la fécondité, étaient toutes deux assistées de lièvres, comme l’était Vénus, divinité romaine.

On dit par ailleurs que les motifs visibles à la surface de la pleine lune tracent le portrait d’un lapin ou d’un lièvre, tandis que la tradition orientale montre que cet animal tire sa fécondité de la contemplation de l’astre nocturne. On l’associait aussi aux facultés féminines et lunaires que sont divination, transmutation, folie inspirée et sexualité. La reine celte Boudicca élevait un lièvre pour la divination : avant une bataille et afin de prédire son dénouement, elle le lâchait de sous son manteau et observait la voie qu’il suivait. L’association du lièvre et de la sexualité est parvenue jusqu’à nous, trouvant à s’exprimer dans le concept d’employée de boîte de nuit habillée en lapin (bunny girls). Il est possible qu’en raison de ces connotations « indésirables » l’église médiévale ait regardé le lièvre comme un animal de mauvais augure.

Dès lors, on associa les lièvres aux sorcières et on ne pouvait tuer celle qui en avait pris l’apparence qu’avec un crucifix d’argent ou, plus tard, avec une arme tirant des balles fabriquées dans ce même métal. La déesse noire Aux temps préhistoriques, l’image de la source de vie était celle d’une divinité que l’on considérait à la fois comme la matrice de transformation et comme le dynamisme générateur et créateur de l’univers et de toute vie. Elle était perçue comme la force vitale permanente et invisible de l’univers ; sa manifestation physique était la création.

On observait l’expression de ces images dans le cycle lunaire. La divinité manifestée était perçue dans les trois phases lumineuses de la lune en tant que trinité : croissance-réalisation-déclin, traduisant ainsi le caractère transitoire du cycle des saisons et de la vie. La divinité non manifestée correspondait à la phase de nouvelle lune, à la matrice, à l’invisible et permanente source de vie. Les représentations ultérieures de la déesse lunaire la montraient comme une trinité au lieu d’une divinité tétramère, non parce qu’on en ignorait l’aspect occulte, mais parce qu’elle était invisible à l’œil humain, de façon identique à la phase de nouvelle lune. Elle s’identifiait à l’obscurité de l’invisible, du non manifesté, à la source de vie porteuse de potentialités et à la pure conscience qui se profilait derrière la trinité lumineuse.

Chouette lunaireSes ténèbres symbolisaient l’essence du cycle dans sa totalité, puisque les phases lumineuses ne pouvaient être comprises, si ce n’est par comparaison à l’obscurité. L’image de la divinité de la vie et de la mort, de l’obscurité et de la lumière perçue comme un cycle lunaire complet présentait un clivage, la déesse noire symbolisant les énergies destructrices tandis que la mort séparée de son autre aspect, positif celui-là, représentait les énergies constructives et la vie. Ainsi, l’image féminine de mort et de destruction n’était plus suivie de celle, compensatrice, du retour à la matrice universelle pour renaître, aussi le cycle lunaire vie-mort-renaissance était-il rompu.

En dernier ressort, l’image du féminin divin se polarisa : d’un côté l’éclatante divinité de la vie et, de l’autre la terrifiante déesse infernale qui amenait avec elle le principe de mort irrévocable. La puissance sexuelle intense et l’énergie destructrice éprouvées par les femmes au cours de leurs cycles menstruels fusionnèrent dans l’image de divinité guerrière assoiffée de sang. Le caractère créateur des énergies en cause fut ignoré et l’image sexuelle farouche, évoquant la folie sanguinaire s’exprima par le biais de divinités comme Ishtar, Sekhmet et Morgane. C’est alors que la mère accueillant la mort fut perçue comme maléfique, s’adonnant à la destruction absurde pour le seul plaisir de détruire.

Le couple « sexe et violence » se perpétue d’ailleurs au sein de notre société moderne au travers des films et des livres, et dans les nombreux viols accompagnés de violence sexuelle. Ainsi l’image originelle dans laquelle sexualité créatrice et mort s’entrelaçaient fut atrocement déformée : si, en tant qu’élément porteur de changement, on considère l’Ange Exterminateur d’un point de vue linéaire, il est effrayant ; mais si on considère vie et mort comme un cycle perpétuel, l’Exterminateur devient la voie vers une existence et une croissance nouvelles.

La mythologie a souvent restreint le rôle des divinités soit à celui de bonne « mère génératrice de vie » soit à celui d’effrayante « déesse de la mort », mais ces images portent souvent la marque du cycle complet. Ainsi Hécate, divinité grecque de la nouvelle lune était reine des sorcières et divinités de la mort. Représentant la face cachée de la lune en fin de phase décroissante, elle était la protectrice de la divination, des rêves, de la magie, mais aussi celle de l’énergie montant des ténèbres intérieures suivies de son cortège de visions, de compulsions, d’inspiration extatique et de folie destructrice. Reine des morts, Hécate brandissait le flambeau de la régénération et de la renaissance.

Dans d’autres récits, elle portait un bandeau éclatant et montrait un cœur tendre ; c’est elle qui manifesta sa compassion pour la peine éprouvée par Déméter après l’enlèvement de Perséphone. Elle faisait l’objet d’un culte en tant que représentation triple, notamment aux carrefours où les quatre voies symbolisaient les quatre phases lunaires. Ainsi, à l’approche de l’un d’eux, trois directions possibles s’offrent à notre vue, mais la quatrième reste invisible sous nos pieds. Athéna, divinité vierge symbolisant sagesse et intelligence, véhiculait également des images reflétant son côté ténébreux.

La tête de Gorgone lui était étroitement associée puisqu’elle ornait son bouclier ou son égide. La légende rapporte que la Gorgone correspondait à Méduse, une femme à chevelure de serpents dont le regard fixe et mortel pétrifiait les hommes. Son sang tuait ou faisait renaître, selon la veine d’où il provenait. Son visage entouré de reptiles ondulants évoquant une vulve fit d’elle un symbole de renouveau et de mort, mais aussi sexuel, régénérateur, et créateur. Athéna était également représentée accompagnée d’une chouette, évocation de la mort et de la faculté de prophétie. On peut donc considérer Hécate et Athéna comme rassemblant, dans une certaine mesure, d’autres aspects des phases lunaires, mais symbolisées en divinité unique.

La descente d’une divinité au royaume des morts pour amener avec elle vie nouvelle et connaissance est un thème qui revient souvent dans la mythologie ; il reflète le cycle des saisons, de la lune et de la femme.

Dans le légendaire grecque, Perséphone, fille de Déméter, divinité symbolisant les céréales, fut enlevée aux enfers. Sa mère, dans son chagrin, priva le monde des énergies de fécondité et de croissance jusqu’à ce que sa fille fut retrouvée. Perséphone ne pouvait réintégrer totalement le monde des vivants que si elle ne ramenait rien des enfers ; or, elle avala quelques semences de grenade, geste qui l’obligeait à retourner aux enfers une fois par an. Perséphone, ou Coré, était la Compagne du blé en tant que graine et plante, alors que Déméter incarnait le blé lui-même. Ce récit exprime le principe unificateur du cycle lunaire, selon lequel l’enfant né de la mère est fait de la même substance qu’elle.

La coupe du blé, donc sa mort, ne tue pas la graine qui permettra la repousse, mais c’est un geste nécessaire au renouveau de la vie. Aussi Perséphone, à l’instar du grain de blé, séjournait-elle aux enfers, devenant ainsi reine des morts, jusqu’à ce qu’elle renaisse au printemps. On peut aussi voir dans sa descente aux enfers une analogie avec le cycle menstruel pour demeurer dans l’obscurité de la menstruation. Comme Eve, Perséphone cueille le fruit rouge pour s’intégrer désormais à un cycle comportant trois étapes successives : retrait, renouveau des énergies et descente aux enfers. A ce moment, au-dessus d’elle, dans le monde des vivants, Déméter rappelle les énergies de fécondité, faisant place à l’hiver, exprimant ainsi l’union existant entre le cycle féminin et celui de la Terre.

 Au moment de ses règles, la femme vit une phase d’intériorisation énergétique aux dépens de son investissement extérieur ; elle est plus orientée vers la conscience introspective, favorisant ainsi son évolution et sa compréhension du monde afin de réinvestir dans l’univers quotidien la connaissance ainsi acquise. Donc Perséphone et la femme en période menstruelle vivent-elles un hiver caractérisé par le retrait des énergies de fécondité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa première descente dans les ténèbres est nécessaire pour que la vierge devienne mère. Ces descentes menstruelles successives lui permettent d’accueillir à nouveau la partie la plus jeune de son être afin de revivre. Descendre chaque mois, accompagnée de Perséphone, c’est pour nous descendre dans l’enfer du subconscient afin d’approcher davantage la source de toute vie, de toute conscience, ainsi que donner un sens à la vie et la comprendre. Le récit de L’Eveil suit la voie empruntée par Eve lors de sa première descente. La Dame Rouge est l’Enchanteresse, c’est-à-dire la belle-mère maléfique qui met fin à l’enfant en l’ouvrant aux facultés que confère la féminité. La Dame Rouge est détentrice des dons d’imagination, de magie, de transformation et d’authenticité. Dans l’obscurité, sa vue engendra chez Eve affolement, compulsion, inspiration extatique, ainsi que dynamisme énergétique et sexuel. Eve est appelée par la Mère des Ténèbres à transmuter son énergie pour créer à partir de la destruction et faire sortir la lumière de l’obscurité. Par cette descente, Eve constate l’existence de deux mondes, l’un visible et quotidien, l’autre invisible et intérieur. Comme la divinité préhistorique, elle appartient à ces deux univers et chaque mois elle évolue dans l’espace qui les sépare. Sa première descente inaugure le déroulement des cycles de renouveau qui l’accompagneront entre puberté et ménopause.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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Histoire d’oie

Posté par othoharmonie le 4 octobre 2015

 

OieCendreeCharlotte est une jeune oie tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Un bec orange, une robe noire, des pattes palmées et une fâcheuse tendance à passer le plus clair de son temps dans l’étang non loin de la ferme où elle réside. Elle n’a non seulement rien d’extraordinaire mais ne cherche vraiment pas à se démarquer de ses congénères. Certes, elle est jeune et ne sait pas voler pour l’instant, mais cela viendra bien assez tôt se dit elle… rien ne presse.

L’année passait calmement et les préparatifs du Grand Départ commençaient à revenir dans tous les becs. « Qu’est ce donc que ce départ dont tout le monde parle? » demanda t-elle.
« Rien ne t’affole pas » lui répondaient ses grandes cousines, mesquines et fourbes (ce sont leur prénom !!), « nous te préviendrons quand il s’agira de te hâter… »

Et le grand jour arriva plus vite que notre candide Charlotte ne pouvait l’imaginer, et elle ne savait toujours pas voler… En réalité, à chaque automne, les oies entamaient un long et périlleux voyage devant les amener dans des pays plus ensoleillés et doux. Elles devaient laisser pour un temps le bel étang où elles se prélassent toute l’année pour entamer cette migration que les plus anciennes connaissent le mieux…. et que les plus jeunes redoutent tant.

Notre petite Charlotte réalisa un peu trop tard que ses cousines bien aimées l’avaient bien dupée. Elle était condamnée à affronter  la rigueur de l’hiver et la solitude d’un paysage givré et désolé. 

Livrée à elle-même dans ce froideur automnale où les feuilles commençaient à joncher le sol, la pauvre Charlotte ne voyait guère d’issue à son sort.

Les autres habitants de l’étang s’étaient réunis autour d’elle en silence… lapins, canards, coléoptères et autres bêtes à bon dieu comprenaient la tristesse de la petite oie et n’osait troubler son apitoiement. Ils restaient là, à l’entourer, en essayant de lui apporter autant de chaleur animale que possible. Un lièvre pris la parole : « Charlotte, nous sommes tous convaincus que tu peux voler, même tes cousines y sont parvenues, tu ne dois pas douter de toi. Nous, nous croyons en toi ». La petite oie leva la tête, une lueur d’espoir au fond du regard. Après tout le lièvre n’avait pas tort. Il s’agissait simplement d’essayer.

Les essais se succédèrent. Certains furent chaotiques, Charlotte se retrouvant plus souvent le bec dans l’eau que dans les airs, mais au terme d’une semaine de tentatives, la dernière fut la bonne. Elle parcouru d’une traite une bonne cinquantaine de mètre et ne fut stoppé dans son élan que par un grand bouleau, planté au milieu du champ qui jouxtait l’étang. Le choc fut impressionnant mais la situation tellement cocasse que tous les animaux partirent d’un grand éclat de rire.

Charlotte était prête pour entamer un long voyage qui devait la mener vers des contrées lointaines, mais seule l’entreprise lui paraissait démesurée. Elle se tourna vers les oisillons qui lui avaient servi de guide dans sa formation aérienne et leur demanda assistance. Les petits oiseaux, enchantés, n’en demandaient pas tant.

Après quelques embrassades et autres accolades animales, l’escadrille prit son envol vers une destination lointaine.

Les jours de vol se succédaient, avec des périodes de lassitude où notre frêle escadrille  ne trouvait rien d’autre à contempler que l’hiver qui s’était emparé de tous les paysages environnant. L’expédition pris enfin un tour plus réjouissant lorsque nos amis volatiles découvrirent par-delà les nuages gris le soleil baignant une étendue plus verdoyante. L’arrivée était proche.

Quelle ne fut pas la surprise des deux cousines de Charlotte voyant arriver dans le ciel cette équipée qui avait traversé des kilomètres sans jamais perdre leur solidarité et leur entente !!!

Charlotte avait de leur aveu bien changé. Elle était devenue une oie responsable et affirmée tout en ne niant pas avoir été bien sotte et égoïste au moment d’écouter ses ainées lui prodiguer des conseils avisés pour apprendre à voler.

Elle avait appris de ses erreurs et avait prouvé que l’on pouvait compter sur elle. Sa longue expédition en était la preuve.

La petite Charlotte était devenue une belle oie sauvage

 

Issu du site : https://sites.google.com/site/mescomptines/

 

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Comment le Léopard a acquit ses taches

Posté par othoharmonie le 23 août 2015

Comment le Léopard acquit ses taches 

 


220px-Charging_Leopard-001À l’époque où tout le monde partait à égalité, ma Mieux-Aimée, le Léopard vivait en un lieu nommé le Haut-Veld. Souviens-toi que ce n’était pas le Bas-Veld, ni le Bush-Veld, ni le Sour-Veld, mais le Haut-Veld, exclusivement nu, brûlant et éclatant, avec du sable, des rochers couleur de sable et exclusivement des touffes d’herbe jaunâtre et sablonneuse. La Girafe, le Zèbre, l’Éland, le Coudou et le Bubale y vivaient eux aussi : et ils étaient tous exclusivement jaune-brun-roux partout, mais le Léopard était le plus exclusivement jaune-brun-roux de tous, une espèce d’animal en forme de chat gris-jaune qui se confondait à un poil près avec la couleur exclusivement jaune-gris-brun du Haut-Veld. C’était très embêtant pour la Girafe, le Zèbre et les autres, car il se tapissait près d’une pierre ou d’un buisson es’sclusivement jaune-gris-brun et lorsque passaient la Girafe, le Zèbre, l’Éland, le Coudou, le Gruit ou le Damalisque, il leur sautait dessus et leur faisait faire des bonds. Tu peux me croire. Et il y avait également un Ethiopien avec des arcs et des flèches (un homme exclusivement gris-brun-jaune en ce temps-là) qui vivait sur le Haut-Veld en compagnie du Léopard ; et ces deux-là chassaient ensemble. 

L’Éthiopien avec ses arcs et ses flèches, le Léopard es’sclusivement avec ses dents et ses griffes ; si bien que la Girafe, l’Éland, le Coudou, le Couagga et tous les autres ne savaient plus sur quelle patte sauter, ma Mieux-Aimée. Tu peux me croire ! 

Après très longtemps (les choses vivaient éternellement en ce temps-là) ils apprirent à éviter tout ce qui ressemblait à un Léopard ou à un Ethiopien. Et petit à petit ils quittèrent le Haut-Veld (à commencer par la Girafe car elle avait de longues pattes). Pendant des jours et des jours et des jours, ils filèrent avant de parvenir à une immense forêt, es’sclusivement remplie d’arbres, de buissons et d’ombres rayées, tachetées, mouchetées où se cacher.

Après une autre longue période, à force de rester moitié dans l’ombre, moitié en dehors, et à cause des ombres glissantes et mouvantes des arbres qui leur tombaient dessus, la Girafe devint tachetée, le Zèbre rayé, l’Éland et le Coudou plus foncés avec de petites vagues grises sur le dos comme l’écorce sur un tronc d’arbre. Ainsi, on avait beau les entendre et les sentir, on pouvait rarement les voir et encore, à condition de bien savoir où regarder. Ils passaient du bon temps parmi les ombres es’sclusivement tachetées-mouchetées de la forêt, tandis que le Léopard et l’Éthiopien parcouraient en tous sens le Haut-Veld es’sclusivement gris-jaune-rouge, là-bas, en se demandant où étaient passés leurs petits déjeuners, leurs dîners et leurs goûters. Finalement, ils eurent si faim, ce Léopard et cet Éthiopien, qu’ils mangèrent des rats, des scarabées et des lapins de rochers ; puis ils eurent tous les deux le Gros Mal Au Ventre ; c’est alors qu’ils rencontrèrent Baviaan, le Babouin aboyeur à tête de chien, qui est Vraiment l’Animal le Plus Sage de Toute l’Afrique du Sud. 

Léopard dit à Baviaan (il faisait très chaud ce jour-là) :

— Rien ne va plus ! Où est passé tout le gibier ? 

Baviaan cligna de l’œil. Il le savait, lui. 

L’Éthiopien dit à Baviaan : 

— Peux-tu m’indiquer l’actuel habitat de la Faune aborigène ? (Ce qui voulait dire la même chose, mais l’Ethiopien utilisait toujours de longs mots. C’était une grande personne.) 

Et Baviaan cligna de l’œil. Il le savait, lui. 

Alors Baviaan dit : 

— Le jeu a changé : le gibier est parti ailleurs, et je te conseille, Léopard, de gagner rapidement de nouveaux points. 

Et l’Éthiopien dit : 

— Tout ça c’est bien beau, mais j’aimerais savoir où a émigré la Faune aborigène. 

Alors Baviaan dit : 

— La Faune aborigène a rejoint la Flore aborigène car il était grand temps pour elle de changer ; et je te conseille à toi aussi, Ethiopien, de changer le plus tôt possible. 

Cela intrigua le Léopard et l’Éthiopien, mais ils partirent à la recherche de la Flore aborigène ; et après bien des jours ils virent une grande et immense forêt pleine de troncs d’arbres es’sclusivement mouchetés, tachés, hachés, tachetés, chamarrés, bigarrés, nervurés, rainurés et veinés d’ombre. (Dis ça tout haut très vite et tu verras à quel point la forêt devait être pleine d’ombres.) 

— Qu’est-ce donc, dit le Léopard, qui soit aussi exclusivement sombre, et pourtant plein de petits morceaux de lumière ? 

— Je ne sais pas, dit l’Éthiopien. Mais il s’agit certainement de la Flore aborigène. Je sens Girafe et j’entends Girafe, mais je ne vois pas Girafe. 

— C’est curieux, dit le Léopard. C’est sans doute parce que nous venons du soleil. Je sens Zèbre, j’entends Zèbre, mais je ne vois pas Zèbre. 

— Attends un peu, dit l’Éthiopien. Il y a longtemps que nous ne les avons pas chassés. Peut-être avons-nous oublié à quoi ils ressemblent. 

— Taratata ! dit le Léopard. Je me souviens parfaitement d’eux sur le Haut-Veld, surtout de leurs os à moelle. 

— Girafe mesure environ dix-sept pieds de haut et elle est exclusivement fauve-jaune doré de la tête aux pieds ; et Zèbre mesure environ quatre pieds et demi et il est exclusivement gris-fauve de la tête aux pieds. 

— Hmmm, dit l’Éthiopien en plongeant son regard parmi les ombres tachetées-mouchetées de la Flore aborigène. Dans ce cas, ils devraient ressortir sur ce fond noir comme des bananes mûres dans un fumoir. 

Mais il n’en était rien. Le Léopard et l’Éthiopien chassèrent toute la journée ; et bien qu’ils pussent les sentir et les entendre, ils ne les virent pas. 

— Pour l’amour du ciel, dit le Léopard à l’heure du thé, attendons qu’il fasse nuit. Cette chasse en plein jour est un parfait scandale. 

Comment le Léopard a acquit ses taches  dans PANTHERE - LEOPARD 1024px-Schneeleopard_KoelnIls attendirent donc la nuit et alors le Léopard entendit quelque chose qui reniflait bruyamment dans la lumière des étoiles toute rayée par les branches et il sauta sur le bruit ; cela sentait comme Zèbre, et cela avait la consistance de Zèbre, et lorsqu’il le coucha à terre cela se débattit comme Zèbre, mais il ne le voyait pas. Alors il dit : 

— Cesse de remuer, ô toi personne sans forme. Je vais rester assis sur ta tête jusqu’au lever du jour, car il y a quelque chose en toi que je ne comprends pas. 

Sur ce, il entendit un grognement, puis un choc et un bruit de lutte, et l’Éthiopien s’écria : 

— J’ai attrapé une chose que je ne vois pas. Cela sent comme Girafe et cela se débat comme Girafe, mais cela n’a aucune forme. 

— Méfie-toi, dit le Léopard. Reste assis sur sa tête jusqu’au lever du jour, comme moi. Ils n’ont aucune forme, ni l’un ni l’autre. 

Ils s’assirent donc sur eux jusqu’au matin clair et le Léopard dit : 

— Quoi de neuf de ton côté, mon Frère ? 

L’Éthiopien se gratta la tête et dit : 

— Ce devrait être exclusivement d’un riche roux-orangé fauve de la tête aux pieds et ce devrait être Girafe, mais c’est couvert de taches marron. Et toi, quoi de neuf de ton côté, mon Frère ? 

Le Léopard se gratta la tête et dit : 

— Ce devrait être es’sclusivement d’un délicat gris-fauve et ce devrait être Zèbre, mais c’est recouvert de rayures noires et pourpres. Que diable t’es-tu fait, Zèbre ? Ignores-tu que si tu étais sur le Haut-Veld, je pourrais te voir à des milles ? Tu n’as aucune forme. 

— Oui, dit le Zèbre, mais ici ce n’est pas le Haut-Veld. Tu ne vois donc pas ? 

— Si, à présent je vois, dit le Léopard. Mais hier, je ne pouvais pas. Comment cela se fait-il ? 

— Laissez-nous nous relever, dit le Zèbre, et nous vous montrerons. 

Ils laissèrent le Zèbre et la Girafe se relever ; et le Zèbre se dirigea vers de petits buissons d’épines où la lumière du soleil tombait toute striée, et Girafe se dirigea vers de grands arbres où les ombres tombaient en taches. 

— Maintenant regardez ! dirent le Zèbre et la Girafe. Voilà comment ça se fait. Un, deux, trois ! Où est passé votre petit déjeuner ? 

Léopard ouvrit de grands yeux, l’Éthiopien ouvrit de grands yeux, mais ils ne voyaient que des ombres striées et des ombres tachetées dans la forêt, aucune trace de Zèbre et de Girafe. Ils étaient tout simplement partis se cacher parmi les ombres de la forêt. 

— Hi ! Hi ! dit l’Éthiopien. C’est un bon tour à retenir. Profite de la leçon, Léopard. Tu ressors sur ce fond sombre comme un morceau de savon dans un seau à charbon. 

— Ho ! Ho ! dit le Léopard. Serais-tu surpris d’apprendre que tu ressors sur ce fond sombre comme un cataplasme sur un sac de charbon ? 

— Allons ! ce n’est pas en nous insultant que nous attraperons le dîner, dit l’Éthiopien. Le fin mot de la chose, c’est que nous ne sommes pas assortis à nos décors. Je vais suivre le conseil de Baviaan. Il m’a dit de changer et comme je n’ai rien à changer à part ma peau, je vais la changer. 

— En quelle couleur ? dit le Léopard, terriblement excité. 

— En joli marron-noir très pratique avec un peu de violet et quelques touches de bleu-ardoise. Ce sera le truc parfait pour se cacher dans les creux et derrière les arbres. 

Donc il changea de peau séance tenante et le Léopard était de plus en plus excité, il n’avait jamais vu homme changer de peau auparavant. 

— Et moi ? dit-il lorsque l’Éthiopien eut introduit son dernier petit doigt dans sa belle peau noire toute neuve. 

— Suis, toi aussi, les conseils de Baviaan. Il t’a dit de gagner de nouveaux points le plus tôt possible. 

— Ce que j’ai fait, dit le Léopard. Je suis venu jusqu’à ce point avec toi. Et voilà le résultat ! 

— Oh, pas du tout ! dit l’Éthiopien. Baviaan voulait parler de points sur ta peau. 

— Pour quoi faire ? dit le Léopard. 

— Pense à Girafe, dit l’Éthiopien. Ou si tu préfères les rayures, pense à Zèbre. 

Ils sont très contents de leurs taches et de leurs rayures. 

— Hmmm, dit le Léopard. Pour rien au monde je ne voudrais ressembler à Zèbre. 

— Eh bien, décide-toi, dit l’Éthiopien, parce que je n’aimerais pas chasser sans toi, mais j’y serai contraint si tu persistes à ressembler à un tournesol devant une clôture goudronnée. 

— Alors j’opte pour les points, dit le Léopard, mais ne les fais pas trop voyants. Pour rien au monde, je ne voudrais ressembler à Girafe. 

— Je vais les faire du bout des doigts, dit l’Éthiopien. Il me reste plein de noir sur la peau. Viens par ici ! 

800px-Leopard_Mating_Dance dans PANTHERE - LEOPARDAlors l’Éthiopien joignit ses cinq doigts (il restait beaucoup de noir sur sa peau neuve) et il les appuya partout sur le Léopard, et là où les cinq doigts appuyaient, ils laissaient cinq petites marques noires proches les unes des autres. Tu peux les voir sur la peau de n’importe quel Léopard, ma Mieux-Aimée. 

Parfois les doigts glissaient et les marques n’étaient pas très nettes, mais si tu observes attentivement un Léopard, tu verras toujours les cinq points, faits par cinq gros bouts de doigts noirs. 

— Maintenant tu es vraiment beau ! dit l’Éthiopien. Tu peux t’étendre sur le sol nu et passer pour un tas de cailloux. Tu peux t’étendre sur les rochers nus et passer pour un morceau de pudding. Tu peux t’étendre sur une branche feuillue et passer pour un rayon de soleil filtrant à travers les feuilles ; et tu peux t’étendre en plein milieu d’un chemin et ne ressembler à rien du tout. Pense à ça et ronronne ! 

— Mais si je suis tout ça, dit le Léopard ; pourquoi ne t’es-tu pas recouvert de taches toi aussi ? 

— Oh, tout noir c’est mieux pour un Nègre, dit l’Éthiopien. Viens avec moi, nous allons voir si nous pouvons rendre la pareille à M. Un-Deux-Trois-Où-est-votre-petit-déjeuner ! 

Alors ils s’en allèrent et vécurent heureux très longtemps, ma Mieux-Aimée. 

Voilà. 

Parfois tu entendras de grandes personnes dire : 

— L’Éthiopien peut-il changer sa peau et le Léopard ses taches ? 

À mon avis, même les grandes personnes cesseraient de dire de telles idioties si le Léopard et l’Éthiopien ne l’avaient pas fait une fois, tu ne crois pas ? Mais ils ne le referont jamais, ma Mieux-Aimée. Ils sont très heureux ainsi. 

C’est moi le Baviaan Très Sage 
Et je dis, fort sérieux, 
Fondons-nous dans le paysage 
Et sortons seuls, tous les deux, 
Car ces visiteurs qui nous viennent 
C’est l’affaire de Maman… 
Nounou veut bien que tu m’emmènes 
Je t’en prie, partons gaiement. 

Près de la soue des gorets roses 
Asseyons-nous sur le mur, 
Allons dire aux lapins des choses 
Quand leur queue bat le sol dur. 

Faisons, Papa, n’importe quoi 
Tant qu’il s’agit toi et moi, 
D’aller fureter, sans rester 
Enfermés jusqu’au goûter. 

Tu veux tes bottes ? Les voici. 
Tiens, ton chapeau et ta canne, 
Et ta pipe, si tu boucanes. 
Viens vite, filons d’ici.

 

SOURCE http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Chouette effraie c’est chouette

Posté par othoharmonie le 13 février 2015

 

290px-Tyto_alba_-British_Wildlife_Centre,_Surrey,_England-8a_(1)La Chouette effraie est de la taille d’une corneille à peu près (34 à 39 cm). Elle possède un masque facial blanc en forme de cœur. Le dessus du corps est gris cendré à brun jaune, richement pointillé et perlé de fines taches blanchâtres ourlées de noir. Le poitrail est blanchâtre à blanc roussâtre plus ou moins piqueté de brun foncé. Ses pattes sont longues couvertes de plumes blanches et munies de doigts puissants aux serres bien développées. Ses ailes sont longues et plutôt étroites. L’iris de l’œil est noir. Les sexes sont identiques. Son envergure va de 0,90 à 0,95 m et son poids est d’environ 415 g. Il est possible d’en voir une pendant la journée même si cela se produit rarement.

. Son espérance de vie dépasse rarement 10 ans (en moyenne 8 ans) avec cependant des records de 18 ans et 21 ans.

Son cri est un « khrûh » ou « khraikh » rauque, strident et répétitif qu’on compare souvent au ronflement d’un dormeur, ponctué de sonorités aiguës. Il y a aussi un deuxième cri, le chant territorial du mâle, durant environ 2 secondes, qui fait un « chhhhhh »4. Elle chuinte.

Elle claque également très fort du bec lorsqu’elle se sent menacée.

Bordée d’une frange souple et couverte d’un moelleux duvet, les plumes de l’effraie absorbent très bien les frottements de l’air et réduisent les turbulences. Son vol silencieux permet à la chasseresse de surprendre ses proies avant qu’elles ne s’enfuient ou se cachent.

Dormant le jour, elle est protégée par son plumage « camouflé ».

L’Effraie des clochers (Tyto alba) est un rapace nocturne aussi couramment appelée chouette effraie ou dame blanche. L’espèce peuple tous les continents, à l’exception de l’Antarctique et certaines îles. C’est l’espèce de Strigiformes la plus répandue au monde (Konig, 1999).

La chouette effraie chasse la nuit dans des étendues cultivées ou des prairies. La forme de ses yeux permet de concentrer un maximum de lumière sur la rétine. (Ainsi, la chouette effraie a besoin de cinquante fois moins d’éclairage que l’homme pour voir distinctement). Mais c’est surtout à l’ouie qu’elle détecte ses proies. L’ouverture du méat acoustique externe est très dissymétrique d’un côté par rapport à l’autre ce qui augmente sensiblement la localisation des sons.

Son régime alimentaire se compose essentiellement de petits rongeurs (campagnols, mulots, souris) et musaraignes. Plus rarement elle capture des belettes ou des lapins, ainsi que des petits oiseaux, des chauves-souris, des amphibiens ou enfin de gros insectes. Un ornithologue, Uttendoerfer, a étudié le régime alimentaire de l’effraie, par l’analyse despelotes de réjection. Il a ainsi constaté que, sur 77 602 vertébrés recensés, on trouvait 74 250 mammifères (113 chauves-souris, 195 taupes, 20 466 musaraignes, 9 belettes), dont 54 438 petits rongeurs (rats, souris, mulots et campagnols) et 8 lapins, 2414 oiseaux (1273 moineaux domestiques, 149 moineaux friquets, 95 hirondelles de fenêtre, 77 hirondelles de cheminée, 71 martinets noirs…), 936 batraciens, 1 poisson, 1 lézard, et au moins 587insectes et 1 limace. Les pelotes de réjection mesurent environ 45 mm sur 26 mm. Elles sont caractérisées par leur aspect noir, brillant, arrondies aux deux extrémités et lisse quand elles sont fraîches.

L’Effraie habite les grands milieux ouverts comme les prairies, les bandes herbeuses le long des champs et des haies, des vergers. Elle peut utiliser des bâtiments comme des vieilles granges et des clochers d’église pour y élever sa progéniture, mais elle chasse au-dessus des vastes champs avoisinants. Comme son nom l’indique, elle habite les clochers, mais aussi les combles des grands édifices, les greniers des fermes, les granges et les pigeonniers.

Après la saison de nidification, la majorité des jeunes se dispersent à moins de 20 km de leur lieu de naissance. Une fois que les jeunes effraies des clochers ont trouvé un site propice pour nicher, elles pourront y passer le reste de leur vie si la nourriture s’y trouve en quantité suffisante (Johnsgard1988Konig1999 et Maslow1983

 

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L’aigle fond sur sa proie

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2014

 

Aquila_chrysaetos_USFWSComme tous les rapaces, l’aigle sait économiser ses forces et son énergie. Il ne passe pas plus de temps qu’il nest nécessaire à chasser. Tout d’abord, il attend que les rayons du Soleil aient suffisamment réchauffé le sol ; l’augmentation de la température provoque alors l’apparition de courants d’air chaud ascendants qui lui permettent de s’élever en planant, ailes largement étendues.

L’exploration méthodique du territoire peut commencer. Ayant choisi un secteur propice, l’aigle amorce une descente en spirale, guettant le moindre mouvement qui trahirait une proie, grâce à une acuité visuelle remarquable. En montagne, il profite au mieux des escarpements du relief pour surgir à l’improviste. Dans la taïga, il apparaît brutalement au détour d’une clairière, comptant sur l’effet de surprise, gage du succès. S’il lui arrive de se lancer sur un oiseau en plein vol, il préfère la capture à terre. Il est rare que l’aigle pique directement du haut du ciel, peu fréquent qu’il fonde depuis un arbre après être resté à l’affût.

Quand les aigles chassent en couple, l’un des deux effraye les proies pour que l’autre, prêt à l’attaque à 100 ou 200 m en arrière, profite de la panique que son rabatteur aura su créer. En l’absence d’ascendances thermiques, la prospection se limite à un vol battu plus près du sol.

Un frémissement imperceptible vient de trahir la présence d’un lapin ou d’une marmotte : l’aigle accélère ses battements d’ailes, abaisse sa trajectoire, vole en rase-mottes. La future victime tente une fuite éperdue. Trop tard ! Les pattes puissantes, munies de formidables serres acérées ont frappé en un éclair… L’aigle victorieux trône sur sa proie, ailes écartées, bec ouvert.

Quand il pleut ou quand il neige, la chasse est intermittente ou, même, cesse totalement. Elle s’intensifie, au contraire, durant l’élevage des jeunes. Mais cet accroissement des besoins correspond à la belle saison, lorsque les victimes abondent. L’aigle chasse de préférence les mammifères et les oiseaux. Les mammifères – lapins, lièvres, rats, marmottes, hérissons, sousliks (petits rongeurs des steppes orientales) ou chevreuils – représentent tantôt près de 95 % des proies, tantôt un peu plus de 20 % à peine, selon les saisons ; ces pourcentages varient de près de  80 % à environ 19 % en ce qui concerne les tétraonidés, c’est-à-dire les lagopèdes et les coqs de bruyère. Les proportions de ces gibiers varient également, de façon notable, selon les régions. Les tétraonidés, par exemple, représentent environ 26 % du total des proies en Écosse, et plus de 60 % en Finlande.

L’aigle royal capture parfois des passereaux, des canards, des grues. Mais il ne se contente pas de ces proies vivantes. Dans les massifs montagneux, au printemps, les aigles explorent les couloirs d’avalanches où le dégel dégage les carcasses de chamois ou de bouquetins tués au cours de l’hiver. À ces charognes (38 % du poids de la nourriture en Écosse) s’ajoutent les prises de poissons, de lézards, de vipères ou même de tortues. L’aigle royal enlève ces dernières dans les airs avant de les lâcher au-dessus de rochers où leur carapace se brise.

L’aigle ne peut emporter une victime dont le poids est supérieur au sien, soit 6,350 kg pour les femelles les plus lourdes. L’enlèvement d’enfants ou de moutons appartient donc à la légende.

Plus d’échecs que de réussites

Il est fréquent que les animaux qu’il poursuit le déroutent et, pour ne pas gaspiller ses forces, il abandonne alors sa traque. Sa robustesse lui permet heureusement de jeûner sans danger plusieurs jours de suite.

En temps normal, l’aigle royal consomme, chaque jour, une moyenne de 230 g de nourriture ; soit un total annuel de 84 kg, ce qui correspond à 214 kg de captures.

 

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INTERVIEW D’UN DRESSEUR DE PUCES

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (3)Jean-Dominique Kérignard, alias Alfredo Panzani, dirige la Compagnie « Les petits miracles » un théâtre ambulant pour enfants qui se déplace en France et à l étranger et présente une animation : « Les puces savantes » dont le succès se renouvelle à chaque représentation.

 « Sous le plus grand des petits chapiteaux du monde , Alfredo Panzani, ancien dompteur de fauves, a troqué ses lions et ses éléphants contre une ménagerie de puces savantes avec laquelle il parcourt le monde. Tour à tour jongleuses, acrobates, cracheuses de feu, équilibristes, les puces dressées du grand Panzani vous entraînent dans une frénésie de tours de force et d’élégance ponctués par un numéro unique au monde : Zaza, la puce volante, qui, au péril de sa vie, est propulsée dans les airs grâce à un canon miniature. Un spectacle plein d’humour et de poésie . « Les Puces Savantes », dans le plus pur style des baraques foraines d’antan, est un spectacle tout public, mêlant humour et manipulation d’objets pouvant être produit soit en salle soit en plein air ».

Petite note humoristique : les affiches publicitaires présentant les cirques de puces savantes stipulaient : « les chiens ne sont pas admis au spectacle ! »

Propos recueillis par Aurélie de Lanlay et Sylvain Prud’homme

Les rideaux d’un chapiteau miniature se soulèvent, un dompteur en uniforme rouge à galons, fouet à la ceinture et moustache, nous invite à entrer. Installée sur une table, la piste : rond de moquette grand comme une assiette au-dessus duquel sont suspendus de minuscules trapèzes, plongeoirs, filins. Les tigres, les lions ? Alfredo Panzani les a troqués il y a des années pour d’autres fauves moins encombrants. Il relève sa manche, va chercher le premier au creux de son avant bras, le pose sur le tapis…A nos loupes !

Alfredo Panzani, vous nous accordez un entretien à la sortie d’un numéro très impressionnant, le lancer au canon de trois puces au dessus de votre chapiteau, en plein air.

Oui, c’est le moment le plus périlleux du spectacle. Dans cette région surtout (St Martin de Crau, avec le mistral, une bourrasque est vite arrivée. J’ai beau avoir l’habitude après toutes ces années, au moment où j’allume l à mèche du canon, je suis toujours inquiet.

Elles sont montées à quinze mètres, peut être vingt…Vous avez rattrapé les deux premières sans difficulté, mais la troisième a failli vous échapper.

C’est vrai, je me suis fait une frayeur. Il faut savoir prendre des risques mais j’aurais été. Une pu e savante ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval !

Il ya longtemps que ces trois là travaillent avec vous ?

Des années. Chacune a son caractère .Par exemple, Mimi la puce la plus forte : je l’ai trouvée sur le dos d’un tigre, un beau mâle de 350 kilos. Je ne sais pas si c’est son alimentation, le sang de ce tigre colossal dont elle s’est abreuvée pendant longtemps, en tous cas elle a une puissance phénoménale. Vous avez vu ce numéro où elle déroule seule un tapis rougeau milieu de la piste ?

Pour elle le tapis représente plusieurs centaines de kilos ?

Rapporté à sa taille, trois tonnes cinq. Et elle le déroule sans peine, en trois sauts. C’est prodigieux ce qu’il lui faut comme force. Comme pour cet autre numéro où, placée dans la paume de ma main, elle soulève et maintien un clou à la verticale au-dessus de sa tête.

Il ya aussi votre puce Lulu, qui saute à travers un cerceau enflammé. Et puis Zaza la voltigeuse. Quand avez-vous commencé le dressage des puces ?

J’ai commencé les puces à la suite de mon accident. Nous étions dompteurs de fauves de père en fils n soir de représentation, il y avait de l’orage dans l’air, les tigres étaient très énervés et Sultan un gros mâle, m’a sauté sur le dos…je suis resté 3 mois à l’hôpital et j’ai décidé là de travailler désormais, avec des bêtes moins dangereuses.

Vous avez avec chacune de vos puces une relation particulière ?

téléchargement (4)Disons que j’ai une préférée : Zaza. Probablement parce que c’est la moins brutale. C’est très net au moment de l’alimentation : Mimi et Lulu se précipitent sur mon bras pour « boire ». Zaza est plus compliquée, elle prend son temps, cherche un endroit qui lui convient, au pli du coude ou à la naissance de l’anconé*. C’est une sensuelle.

Cette relation avec Zaza se sent pendant le spectacle, notamment dans votre façon de la tenir entre le pouce et l’index. Au moment où vous la montrez au public, vous n’avez jamais peur qu’elle saute ?

C’est tout un lent travail d’apprivoisement. D’ordinaire, pour éviter qu’elles s’enfuient, les puces sont attachées. Tous les cirques de puces qui ont existé ou existent encore utilisent le système de l’attelage. N attache les puces avec un cheveu, un crin de cheval, ou un fil d’or. L’or est le métal le plus ductile et ne casse pas, même si le fil est très fin Il faut arriver à attraper la puce, à faire un petit nœud coulant que l’on glisse en arrière de la première paire de pattes, puis on l’attelle à l’objet qu’elle va tracter. Le plus souvent ces puces restent attachées à vie.

Tandis que vous préférez les laisser en liberté ?

Oui, mais j’ai du leur apprendre à ne pas sauter. C’est un apprentissage assez cruel, on met les puces dans un bocal, avec un couvercle fermé. An début, les puces sautent. La puce à une substance dans ses pattes qui lui permet une propulsion de l’ordre de 45 à 50 G. par comparaison, un pilote d’avion de chasse subit une accélération de 1,5 G. pour la puce, c’est une détente phénoménale ! A notre échelle, c’est comme si, sautant en l’air, on atteignait la hauteur de la Tour Eiffel ( 300 m). Elle se détend donc très fort et se cogne la tête contre le couvercle du bocal. Elle répète ses sauts plusieurs fois, puis module leur puissance. On remplace alors le bocal par un autre plus petit, qui l’oblige à sauter moins haut. Puis par un autre, plus petit, jusqu’à qu’elle ne saute plus du tout On peut alors l’atteler et lui faire tire toutes les charges que l’on veut.

Pourtant, vos puces continuent de bondir lorsqu’il le faut, notamment dans le numéro où l’une d’entre elle multiplie les saltos avant et arrière.

Oui, mais ça je l’obtiens uniquement avec Zaza, parce que notre relation est assez libre. Il y a une confiance entre nous qui permet ça. Elle sait que je l’ai adoptée, qu’on va rester ensemble, que je ne vais pas la quitter pour quelqu’un d’autre. Toujours cette méthode de la main de fer dans un gant de velours. On est en confiance et je la laisse libre de sauter comme elle veut. Bon, je n’irais pas jusqu’à la laisser aller boire le sang de d’autres personnes !

On parle de la cruauté du dressage des fauves, mais cette méthode du couvercle est terrible !

Oui, comme le fait que les puces restent attachées à vie. J’ai voulu bannir ce dernier aspect, en travaillant sans attelage. La cruauté va parfois plus loin .Sur internet, on trouve des images du cirque tenu par Maria Fernanda Cardoso, une colombienne qui vit maintenant en Australie. Elle ne travaille pas avec des puces d’homme, mais avec des puces de chien et de kangourou. Elle devait se produire au festival d’Edimbourg, mais une manifestation de la SPA a empêché les représentations. Il est vrai qu’elle pousse le bouchon un petit peu loin : pour attacher plus facilement ses puces, elle n’hésite pas à leur perforer l’abdomen.

Cela veut die qu’elle perd chaque fois les puces qu’elle a apprivoisées ?

Elle n’apprivoise pas ses puces, elle élève des lapins infestés de puces. Pour en avoir toujours sous la main. Ce qui veut dire aussi cruauté pour les lapins. Remarquez au passage l’incohérence de la SPA : quand elle recommande de traiter les chiens et les chats contre les puces, est ce que ce n’est pas de la cruauté envers les puces ?

Existe-t-il une solidarité entre les dompteurs de puces ?

Il existe site ou nous sommes tous répertoriés. Nous sommes environ 35 à travers le monde, des mexicains, des américains, quelques anglais, une hollandaise qui vient de se lancer et qui , après avoir vu mon spectacle à Anvers a copié la plupart de mes idées…Sinon ,aux Etats Unis on voit de plus en plus de cirques avec de fausses puces, notamment un cirque dont les accessoires ont été réglés par les gens qui on créé les effets spéciaux du film Ghostbusters. On y voit par exemple des trapèzes automatisés, le premier se balance et quand la puce est censée avoir sauté, c’est le suivant qui se met en mouvement. Dans le commerce, on trouve même pour 2500$ des petites valises toutes équipées contenant le plongeoir miniature, la piste, le tapis et le reste…

Et ça marche ces spectacles là ?

Je ne sais pas, franchement, je ne sais pas. Je ne vois pas l’intérêt si on ne travaille pas avec de vrais insectes.

Y a-t-il dans votre spectacle des numéros que vous redoutez plus que d’autres ?

Le canon , bien sûr.. Quand Mimi sort de la gueule du canon, je suis toujours inquiet car je ne sais pas ou elle va tomber dans le public. Même si, bon, je commence à connaître sa propension à atterrir sur les surfaces souples et à se précipiter dans les décolletés, ce qui n’est pas pour me déplaire…Quand Lulu saute au milieu du cercle de feu, j’ai peur qu’elle refuse l(obstacle. Cela pourrait arriver un jour. Une autre chose me fait peur- et là je vous révèle un petit secret de dresseur- c’est que pour fidèliser mes puces, je fais toujours en sorte d’avoir 2,5 ou 2,7 grammes d’alcool dans le sang. J’en ai fait des alcooliques, qui ne peuvent plus se passer de moi. Et bien entendu, j’interdis l’accès au spectacle aux personnes imbibée, de crainte que mes puces ne m’abandonnent pour eux !

Le spectacle est il partout bien reçu ?

Cela crée parfois des situations insolites. Par exemple au japon, au festival de Shizuoka, se posait un gros problème de langue. Je disais mon texte en anglais, avec quelques mots de japonais appris phonétiquement, comme :-« c’est extraordinaire » ou « Au secours ! Elle ne sait pas nager ! »…Les deux premiers jours il y avait des spectateurs qui parlaient un peu anglais, mais ensuite c’était les vacances et le public était constitué de gens modestes qui ne parlaient pas du tout l’anglais et attendaient sans comprendre avec leur loupe en main…un grand moment de solitude !

D’autres surprises de ce genre ?

téléchargement (5)A Sao Polo, on devait jouer dans un parc, j’avais envoyé à l’avance les plans de mon chapiteau et on m’avait répondu : »parfait, on va construire une scène un peu plus grande pour pouvoir élargir le public », On arrive avec Zaza et on voit 3 grandes scènes de 10 mètres sur 12, posées à 1m50 de haut ! J’explique que çà ne va pas du tout et que les gens doivent être tout près, qu’il faut qu’ils puissent voir, on me répond de ne pas m’inquiéter car, les 3000 spectateurs verront tout grâce à six écrans géants ! Ils ont finalement baissé la scène, et j’ai eu 150 spectateurs près de moi pour les moments nécessitant la participation du public…Et, tout s’est bien passé. Le spectacle a été filmé, fort bien d’ailleurs, et ça a marché. Cela est surprenant…j’ai l’habitude de jouer pour 50 personnes et là, j’entendais les réactions de 3000 personnes ! Dans un autre registre, à Gorron, en Mayenne, la chargée de communication n’avait pas du tout fait son boulot et, en cinq représentations nous avons eu en tout : huit spectateurs ! Là encore, grand moment de solitude…

Il y a-t-il des différences selon que le public soit fait d’enfants ou d’adultes ?

Bien sûr, mais l’idéal est que les deux soient mélangés : cela rajoute quelque chose, on peut suivre le regard des parents sur leurs enfants. Ils constatent que les enfants voient les puces, alors que l’on sent qu’eux-mêmes doutent et se penchent pour les voir aussi.

Variez- vous les numéros selon les lieux et le public ?

Cela arrive…Nous jouions près de Carcassonne aux Ampélofolies, une fête du vin et de la truffe. L’organisateur m’avait impérativement demandé de présenter une puce « cavant » la truffe. J’avais donc installé un bac à sable miniature et à un moment la puce trouvait un petit morceau de truffe que je ramassais entre le pouce et l’index…mais en général le spectacle ne bouge pas, en 12 ans j’ai répété 3400 fois le même texte et rempli l’équivalent de deux stades de France ( mais pas en 2 jours comme Johnny !)

Pour en savoir plus, sur internet :

La Compagnie « Les Petits Miracles » Jean-Dominique Kérignard

* « l’anconé » est un petit muscle de la loge postérieure de l’avant bras qui, comme le triceps, étend l’avant bras sur le bras. Notre dresseur est un anatomiste accompli !

Source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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les Aoûtats se nourrissent de sang

Posté par othoharmonie le 13 août 2014

 

220px-Harvest_mite_cycle_numbered.svgL’aoûtat (ou aoutat selon la réforme de l’orthographe de 1990) désigne en Europe et au Québec la nymphe d’une espèce de petit acarien de la famille des Trombiculidés : Trombicula autumnalis, appelé aussi rouget ou vendangeon.

La larve de cet arthropode acarien parasite temporairement les organismes à sang chaud et occasionne par ses piqûres des démangeaisons parfois importantes chez son hôte.

C’est une espèce dont le comportement des stades intermédiaires est restée longtemps méconnu, car elle est difficile à élever et nourrir (après le stade larvaire) en laboratoire. Il est vecteur de plusieurs maladies, et de nombreuses espèces animales sauvages (ou domestiques, dont le chat, chien, lapin, vache, cheval..) semblent pouvoir servir de réservoir à ce parasite.

L’adulte est un petit acarien de couleur rouge qui mesure environ 0,3 mm et possède un corps couvert de poils denses et courts. La larve rouge vif ne possède que 3 paires de pattes et mesure 0,2 mm. Sa morphologie et ses organes sont déjà adaptés à un comportement de piqueur-suceur. Cet acarien est réputé cosmopolite (néanmoins rare dans les villes), présent à la surface du sol et dans la strate herbacée, où son instinct le porte vers les zones éclairées. Il est très présent en Amérique, Europe et Australie. Il peut être introduit dans l’habitat humain, par exemple via des animaux (chiens, chats) ou des tissus étendus sur le sol et rentrés à la maison.

Ses hôtes les plus fréquents seraient les petits rongeurs et le chien, mais outre l’humain, de nombreux mammifères terrestres en sont des victimes saisonnières (Symptômes apparaissant en été et automne, mais le parasite peut être actif en hiver s’il trouve de bonnes conditions thermiques et hygrométriques). Lors d’une étude faite en Angleterre, les souris ou taupes en portaient, mais pas les musaraignes.

L’aoutat est capable de percevoir certains facteurs physico-chimiques de la peau qui lui permettent un choix adéquat d’hôte et peut-être du lieu de la piqûre. Il perfore la peau au moyen de ses chélicères
Cet acarien occupe des positions différentes sur des hôtes différents ;

Comme la plupart des acariens, il ne se nourrit pas de sang, mais de liquides tissulaires et de cellules de la couche malpighienne préalablement liquéfiées et prédigérés par les enzymes qu’il a injecté avec sa salive. C’est un mode de digestion dit extra-intestinal. Un canal tubulaire de tissus kératinisés est formé peu à peu dans la peau de l’hôte. Ce canal sert à injecter de la salive dans l’organisme-hôte puis à aspirer le liquide nutritif formé de la lyse cellulaire induite par les enzymes de la salive de l’acarien.

Il (larve ou adulte) survit plusieurs semaines à l’extérieur sans manger, et entre en quiescence hivernale quand la température descend.

La date des symptômes (août à fin d’été) peut orienter le diagnostic pour la parasitose, dite trombidiose (trombiculosis en anglais), classée parmi les acarioses, a pour symptômes :

  • un prurit intense (après 24 h et pouvant persister pendant 1 semaine, voire plus) ;
  • des boutons et parfois un érythème, voire un urticaire allergique.

Il y a généralement apparition de petites papules rouges (2-3 mm de diamètre) plus ou moins entourées d’une auréole plus claire de 1 mm après quelques heures, et contenant parfois du pus.

Possibilité de complication avec fièvre et paraphlébite lorsque le parasite se situe au voisinage d’une veinule. Chez l’animal, le prurit peut être accompagné d’une dépilation, de squames ou croûtes, et il existe des cas documentés d’affections neurologiques chez des animaux fortement infestés, dont chez des chevaux ou chiens.

L’observation d’une larve à l’œil nu ou au binoculaire est considérée comme suffisante pour confirmer le diagnostic.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’aoutat apprécie les zones du corps où la peau est particulièrement fine (chez l’animal, il s’agit souvent de l’intérieur ou extérieur des oreilles, du pourtour des yeux, des membres (espaces interdigitaux..), et la zone vulvaire, génitale ou péri-anale.

L’aoûtat, selon les régions, est nommé aussi trombidium, rouget, puron ou vendangeron.

En Provence il peut être désigné par erreur sous le nom d’arabis, l’arabis étant un diptère (moucheron) de 2 à 4 mm dont la piqûre est redoutée.

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les sauts de Kangourou

Posté par othoharmonie le 25 mai 2014

 

800px-Macropus_rufogriseus_rufogriseus_4Des pattes exceptionnelles pour sauter et se battre

Alors que, chez l’homme, le record mondial de saut en hauteur est de 2,44 m et celui de saut en longueur de 8,90 m, le kangourou peut franchir 3,30 m de haut et 9 m et plus en longueur. Ces performances ne sont toutefois atteintes que lorsque l’animal doit fuir, en terrain découvert, devant un prédateur. Mais, habituellement, lorsqu’il se déplace pour rejoindre un point d’eau ou un congénère, ses sauts ne dépassent pas 1,90 m de long. Cette progression, exclusivement bipède (pattes postérieures), donne l’impression que le kangourou rebondit comme un ressort sur le sol. Ce mode de déplacement peut atteindre 20 km/h. Mais, lorsqu’il se sent menacé, l’animal passe à la vitesse supérieure.

   Quand il broute, le kangourou se tient généralement penché en avant et se déplace très lentement en se servant de ses quatre pattes, un peu comme un lapin. Il pose ses pattes antérieures sur le sol et tire sa queue vers son corps, faisant basculer ses pattes postérieures. Le poids porte alors sur la partie arrière du corps et sur la queue, qui joue le rôle d’une cinquième patte. Ce type de locomotion, basée sur un cycle à quatre temps, semble exiger beaucoup plus de dépenses énergétiques que le saut.

   Les études faites pour mesurer la dépense énergétique du kangourou en déplacement ont montré que, lorsqu’un kangourou va à moins de 18 km/h, il dépense plus d’énergie qu’un animal de même poids courant sur quatre pattes.

   En revanche, lorsqu’il accélère, le kangourou dépense moins d’oxygène, grâce au stockage, puis à la libération d’énergie dans ses éléments élastiques. En effet, le très long calcanéum (os du tarse qui forme le talon) agit comme un levier sur les tendons et les ligaments du talon. Plus le kangourou se déplace vite, plus la force appliquée à ce levier provoque l’étirement des éléments élastiques. Quand l’animal décolle pour sauter vite, l’énergie stockée est récupérée, ce qui explique la diminution de la consommation d’oxygène.

DES COUPS DE PIED MORTELS

D’un caractère plutôt placide, le kangourou roux sait pourtant se défendre.

   Quand un kangourou isolé est attaqué par une meute de dingos (Canis familiaris dingo) ou chiens sauvages, il fuit alors vers un éventuel point d’eau où il essaie de noyer les dingos tout en restant debout. Si cette tactique échoue, du fait de la faible profondeur du point d’eau par exemple, le kangourou s’adosse contre un arbre et repousse les assaillants en leur assénant de grands coups de pied, le plus souvent mortels lorsqu’ils atteignent leur cible. De même, lorsque deux mâles se battent pour une femelle, il leur arrive de s’empoigner et de se boxer, mais, si le combat devient violent, ils se mettent à sauter en avant et à se donner des coups de pied.

LE SAUT DU KANGOUROU

Caractéristique du kangourou, le saut est toujours spectaculaire. L’animal l’utilise pour se déplacer rapidement : il détend alors ses pattes postérieures à la manière d’un ressort, formant avec le sol un angle proche de 45°. Puis il projette vers l’avant sa tête et ses pattes presque à l’horizontale : sa queue puissante et musclée qu’il utilise comme support au repos lui sert de balancier. Elle vient s’aligner sur le reste du corps. Au moment d’atterrir, l’animal relève vivement sa queue pour ne pas gêner sa réception sur le sol. Il procède ainsi par bonds successifs et peut atteindre 40 km/h.

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Le Panda, Bambous à tous les repas

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2013

 

220px-Giant_Panda_Tai_ShanComme nourriture, le panda préfère les bambous dont il consomme, selon les saisons, les tiges, les rameaux ou les feuilles. De novembre à mars, il mange essentiellement les feuilles et les jeunes tiges. D’avril à juin, son choix se concentre sur les tiges plus âgées et, de juillet à octobre, il n’absorbe pratiquement que les feuilles. Cependant, en qualité nutritive, la composition globale des bambous change peu au cours de l’année : les feuilles sont les plus riches en protéines, suivies des rameaux et des tiges. Pour couvrir ses besoins énergétiques, le grand panda consomme de grandes quantités de cette plante : 45 % de son poids par jour, soit 38 kg de pousses.

   D’étonnantes adaptations morphologiques signent le lien existant entre le panda et les bambous : exceptionnelle largeur de la tête – qui donne une grande puissance aux muscles de la mastication –, configuration des dents broyeuses et surtout « sixième doigt » des pattes antérieures dont il se sert pour saisir le bambou, l’éplucher et le porter à sa bouche (après son repas, les restes sont nettement visibles sous forme de tas de copeaux).

   Si le panda se nourrit surtout de bambou, il lui arrive de manger d’autres plantes herbacées (EquisetumDeyeuxia, etc.), des plantes sauvages (gentiane, iris ou crocus), parfois même des poissons, des petits rongeurs ou un pika, sorte de lapin de garenne asiatique. En réalité, le grand panda est un animal carnivore au régime essentiellement herbivore et son tube digestif n’est vraiment pas adapté à un régime végétarien aussi strict. Il n’assimile donc pas bien le bambou, digérant environ 17 % de la nourriture qu’il ingère, au lieu de 80 % comme un herbivore.

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Parabole du témoignage d’une cigogne

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


 

Parabole du témoignage d’une cigogne dans CIGOGNEA Tazrouk, dans le Hoggar, les Petits Frères avaient une fraternité chez les anciens esclaves des Touaregs, familles pauvres qui vivaient en cultivant le long de l’oued un peu de blé et quelques légumes. C’était un lieu de paix que cet oued de Tazrouk et nos frères y avaient aussi leur jardin qu’ils travaillaient. Mais que de difficultés pour arriver à tirer quelque chose du sable ! Quand on avait de l’eau, les sauterelles arrivaient ; si l’on échappait aux sauterelles, on avait les chenilles. Et des lapins venaient des alentours pour faire place nette, dévorant le peu de verdure que nous avions obtenu à grand-peine. Il nous fallait alors poser des pièges qui nous procuraient un peu de viande, appréciable lorsque ce n’était pas du renard ou du chacal.

Un soir, un vol de cigognes se dirigeant vers le nord arriva dans le ciel de Tazrouk : c’était le printemps. En décrivant de larges cercles, le vol descendit sur l’oued pour y passer la nuit. Cherchant un point d’atterrissage, une belle cigogne femelle alla mettre ses pattes dans une de nos trappes. Elle passa la nuit à perdre son sang et lorsqu’à l’aube, les Petits Frères s’aperçurent de sa présence, c’était trop tard. Elle mourut le jour même et nous l’enterrâmes sur les rives de l’oued.

Alors le drame commença, drame qui nous toucha tous profondément. Le vol de cigognes était reparti vers le nord, mais le compagnon de l’oiseau mort resta dans l’oued. Le même soir, nous le vîmes descendre près du jardin, à l’endroit même où sa compagne avait été prise, tourner, tourner en gémissant et en la cherchant. Cela dura jusqu’au coucher du soleil.

Le lendemain, la scène se répéta. Le vol de cigognes avait peut-être atteint la Méditerranée et la pauvre bête était encore là, cherchant sa compagne. Elle resta toute l’année. Chaque jour, elle partait en quête de nourriture et on la voyait au coucher du soleil se profiler sur le ciel au-dessus du jardin et descendre en gémissant, chercher l’absente et dormir sur le sable là où elle sentait peut-être encore le sang de sa compagne.

Les Frères s’habituèrent à la cigogne, et la cigogne s’habitua aux Frères. Elle entrait dans le jardin et venait prendre quelque morceau de viande ou de pain trempé que les frères lui tendaient. N’était-ce pas émouvant de voir cette créature sensible à l’amour et aux caresses des frères qui, se sentant responsables de son veuvage, multipliaient leurs attentions à son égard. Je me souviens de son regard, de sa manière de pencher la tête de côté, du mouvement régulier de son grand bec, de sa façon de me fixer comme pour essayer de me comprendre et sortir enfin de sa solitude. Moi aussi, j’essayais de la comprendre, mais je restais moi-même, et elle resta cigogne. Je demeurais dans mes limites tout comme elle demeurait dans les siennes. Et ces limites étaient déterminées par la nature. C’était l’incommunicabilité.

180px-portrait_jungstorch dans CIGOGNEEt, cependant, ce migrateur avait fait et savait faire des choses extraordinaires, des choses que moi-même je n’aurais jamais été capable de faire. Il était parti des pays chauds, du Mali peut-être ou du Niger, il avait parcouru des centaines de et des centaines de kilomètres sans boussole, sans radar, il était capable de continuer son voyage sans carte géographique et d’aller retrouver le clocher ou la cheminée de l’année précédente, pour y faire son nid. Et cependant… avec toute sa science de capitaine au long cours, il n’aurait pas pu lire mon alphabet, ni interpréter le son de ma voix.

Le printemps suivant, un autre vol de cigognes arriva sur l’oued de Tazrouk. Notre amie, cette fois, se joignit à lui et elle repartit vers le Nord. J’ai souvent pensé à cette cigogne pour trouver …

CARRETTO Carlo, Au-delà des choses. Collection « Témoignages 13 », Editions Paulines, 1971 (2e édition), pp. 71-73.

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Parabole du témoignage d’une cigogne

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013


Parabole du témoignage d’une cigogne dans CIGOGNE images-111A Tazrouk, dans le Hoggar, les Petits Frères avaient une fraternité chez les anciens esclaves des Touaregs, familles pauvres qui vivaient en cultivant le long de l’oued un peu de blé et quelques légumes. C’était un lieu de paix que cet oued de Tazrouk et nos frères y avaient aussi leur jardin qu’ils travaillaient. Mais que de difficultés pour arriver à tirer quelque chose du sable ! Quand on avait de l’eau, les sauterelles arrivaient ; si l’on échappait aux sauterelles, on avait les chenilles. Et des lapins venaient des alentours pour faire place nette, dévorant le peu de verdure que nous avions obtenu à grand-peine. Il nous fallait alors poser des pièges qui nous procuraient un peu de viande, appréciable lorsque ce n’était pas du renard ou du chacal.

Un soir, un vol de cigognes se dirigeant vers le nord arriva dans le ciel de Tazrouk : c’était le printemps. En décrivant de larges cercles, le vol descendit sur l’oued pour y passer la nuit. Cherchant un point d’atterrissage, une belle cigogne femelle alla mettre ses pattes dans une de nos trappes. Elle passa la nuit à perdre son sang et lorsqu’à l’aube, les Petits Frères s’aperçurent de sa présence, c’était trop tard. Elle mourut le jour même et nous l’enterrâmes sur les rives de l’oued.

Alors le drame commença, drame qui nous toucha tous profondément. Le vol de cigognes était reparti vers le nord, mais le compagnon de l’oiseau mort resta dans l’oued. Le même soir, nous le vîmes descendre près du jardin, à l’endroit même où sa compagne avait été prise, tourner, tourner en gémissant et en la cherchant. Cela dura jusqu’au coucher du soleil.

Le lendemain, la scène se répéta. Le vol de cigognes avait peut-être atteint la Méditerranée et la pauvre bête était encore là, cherchant sa compagne. Elle resta toute l’année. Chaque jour, elle partait en quête de nourriture et on la voyait au coucher du soleil se profiler sur le ciel au-dessus du jardin et descendre en gémissant, chercher l’absente et dormir sur le sable là où elle sentait peut-être encore le sang de sa compagne.

Les Frères s’habituèrent à la cigogne, et la cigogne s’habitua aux Frères. Elle entrait dans le jardin et venait prendre quelque morceau de viande ou de pain trempé que les frères lui tendaient. N’était-ce pas émouvant de voir cette créature sensible à l’amour et aux caresses des frères qui, se sentant responsables de son veuvage, multipliaient leurs attentions à son égard. Je me souviens de son regard, de sa manière de pencher la tête de côté, du mouvement régulier de son grand bec, de sa façon de me fixer comme pour essayer de me comprendre et sortir enfin de sa solitude. Moi aussi, j’essayais de la comprendre, mais je restais moi-même, et elle resta cigogne. Je demeurais dans mes limites tout comme elle demeurait dans les siennes. Et ces limites étaient déterminées par la nature. C’était l’incommunicabilité.

Et, cependant, ce migrateur avait fait et savait faire des choses extraordinaires, des choses que moi-même je n’aurais jamais été capable de faire. Il était parti des pays chauds, du Mali peut-être ou du Niger, il avait parcouru des centaines de et des centaines de kilomètres sans boussole, sans radar, il était capable de continuer son voyage sans carte géographique et d’aller retrouver le clocher ou la cheminée de l’année précédente, pour y faire son nid. Et cependant… avec toute sa science de capitaine au long cours, il n’aurait pas pu lire mon alphabet, ni interpréter le son de ma voix.

Le printemps suivant, un autre vol de cigognes arriva sur l’oued de Tazrouk. Notre amie, cette fois, se joignit à lui et elle repartit vers le Nord. J’ai souvent pensé à cette cigogne pour trouver …

Extrait de : CARRETTO Carlo, Au-delà des choses. Collection « Témoignages 13 », Editions Paulines, 1971 (2e édition), pp. 71-73.

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Le Grand aulacode, rat des roseaux

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

 Le Grand aulacode, rat des roseaux dans HERISSONLe Grand aulacode, applé aussi en Afrique aulacode tout court, « agouti » (Afrique de l’ouest), « hérisson » (en Afrique Centrale) ou encore « rat des roseaux », est une espèce de la famille des Thryonomyidae. De taille comparable à celle d’un lapin, ce gros rongeur fournit une viande très prisée des africains et l’espèce est en voie de domestication dans les élevages qui se font de plus en plus nombreux. On appelle aulacodiculture l’élevage de ces animaux.

L’aulacode possède une forme trapue, son pelage brun foncé est formé de poils raides et durs, subépineux (d’où son surnom d’hérisson). La partie inférieure du corps est plus claire que le dos. La tête massive se termine par un large museau à lèvre supérieure fendue (caractéristique de tous les rongeurs). Les oreilles sont petites, presque cachées dans le pelage, peu poilues. Il possède de longues moustaches (vibrisses) bien visibles qui lui permettent de se repérer dans son environnement. Les puissantes incisives de couleur orangée ont une croissance continue comme chez tous les rongeurs. Trois sillons divisent chaque incisive supérieure, les inférieures étant lisses. Chaque demi-mâchoire possède 4 molaires. Ses membres sont courts. Les pattes arrières, très puissantes lui permettent de faire des bonds de plus d’un mètre cinquante de haut. Les pattes arrières possèdent 4 doigts tandis que les pattes avant en ont 5 dont un pouce réduit. Tous sont terminés par des griffes.

Le mâle adulte atteint 6 à 7 kg en élevage et peut atteindre 10 kg en milieu naturel. Il peut mesurer jusqu’à 50 cm entre le museau et le bout de la queue. La femelle adulte atteint 4 kg en élevage et 6 kg en milieu naturel. La femelle est appelée aulacodine.

La femelle peut mettre bas 2 fois par an et avoir jusqu’à 10 petits (aulacodeaux) avec une moyenne de 5 par portée. La maturité sexuelle intervient dès l’âge de 6 mois. Après 5 mois de gestation, les petits naissent avec des yeux ouverts, des poils et 4 incisives. Le sevrage des petits se fait 1 mois après la mise bas.

Ses habitats naturels sont la savane herbeuse, les clairières et les zones humides ou marécageuses, les zones déboisées. Actuellement étant donné la déforestation croissante en Afrique, la population d’aulacodes est en expansion. Il est très mal apprécié des agriculteurs car c’est un ravageur des cultures. Il est actif la nuit, en groupes pouvant atteindre une dizaine d’individus. La journée, il reste caché, souvent sous les herbes et les buissons.

L’aulacode est le plus gros rongeur en cours de domestication en Afrique. Le grand aulacode est élevé et consommé par la population locale, servi avec de la sauce Claire, de la sauce Graine ou bien sous forme de kédjénou.

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Cobaye et/ou Cochon d’inde

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2013


Le cochon d’Inde ou cobaye commun  est un rongeur de taille moyenne, appartenant à la famille Caviidae et originaire de la cordillère des Andes. C’est l’espèce domestiquée issue du cobaye sauvage appelé Cavia aperea. D’abord élevé pour sa chair dans les pays andins, puis comme animal de laboratoire, le cobaye est aussi souvent adopté comme animal de compagnie par ceux qui apprécient son caractère placide et sa facilité d’élevage.

Cobaye et/ou Cochon d’inde dans HAMSTER - COBAYE capibara_2_editMot qui viendrait du tupi-guarani « cabiai » . Ce nom amérindien désigne aussi une autre espèce de rongeur de la même zone géographique, le Grand cabiai ou Capybara .

 

Malgré leur nom, donné par Christophe Colomb qui s’était trompé de continent, les cochons d’Inde ne sont pas des porcs et ne viennent pas d’Inde. Son nom de cochon d’Inde vient de son cri semblable à celui du porc et du fait qu’il vienne d’Amérique du Sud appelée autrefois les Indes. À noter que son nom dans beaucoup de langues européennes signifie « lapin de mer » du fait que les premiers importateurs de l’espèce les faisaient venir par bateau.

Synonymes : Cavia cobayaCavia anolaimaeCavia cutleriCavia leucopygaCavia longipilis et Cavia aperea porcellus.

Les cobayes sont de taille relativement grande pour des rongeurs, puisqu’ils pèsent entre 0,5 et 1,7 kilogramme et mesurent de 12 à 50 centimètres de long. Ils vivent trois à quatre ans en moyenne, huit au maximum voir rarement 10 ans pour certain d’entre eux.

Le corps de l’animal adulte est massif. Les pattes sont relativement courtes. Les membres antérieurs ont quatre doigts et les postérieurs trois, ils se terminent par des griffes acérées. Il n’y a pas de queue apparente. La tête est située dans le prolongement du corps, sans cou visible. Elle est terminée par un museau arrondi avec des narines écartées formant des fentes presque horizontales. Les vibrisses, ou moustaches, sont de taille moyenne, implantées dans toutes les directions et servent au cochon d’Inde à s’orienter dans l’obscurité.

Les yeux, situés latéralement, couvrent un champ de 340° afin de pouvoir voir arriver les prédateurs. Ils peuvent être très ronds ou en amandes, légèrement saillants, noirs si le sujet n’est pas albinos et sans paupières visibles. Leur acuité visuelle est assez mauvaise. Leur vision scotopique n’est qu’en noir et blanc et leur permet principalement de distinguer les variations de luminosité.

Les oreilles sont assez courtes, larges, fines, presque translucides chez les animaux clairs, couvertes d’un poil très court et rare. Elles sont situées vers l’arrière de la tête, de forme ondulante, « en feuille de chou » et parfois repliées vers l’avant avec une zone d’alopécie derrière chaque oreille. L’audition des cochons d’Inde est bien meilleure que celle de l’homme.

capromys_pilorides dans HAMSTER - COBAYELa bouche est petite, arrondie et située très bas sous le museau. Comme tous les rongeurs ils ont des grandes incisives qui poussent continûment. Elles s’usent naturellement par frottement mutuel, sauf si l’animal est atteint d’une malocclusion dentaire.

L’odorat est le sens le plus développé du cobaye. L’organe de Jacobson (ou organe voméro-nasal) permet au cochon d’Inde de reconnaître sa nourriture, son territoire et surtout ses congénères grâce à l’odeur de leur urine et celle des sécrétions corporelles. On peut ainsi faciliter la cohabitation de deux cochons d’Inde ne se connaissant pas en les plaçant dans une cage propre après les avoir tous deux bien lavés avec un shampoing identique.

Leur température corporelle se situe entre 37 et 38 °C, leur fréquence respiratoire est de 100 et leur rythme cardiaque de 250 battements par minute.

Le dimorphisme sexuel est peu apparent.

Le pelage, court, dru et brun à l’origine (agouti), a donné par sélection au sein des élevages de très nombreuses variantes de coloris, de texture et de longueur. Le cobaye mue deux fois par an (en automne, il remplace ses fins poils d’été apparus au printemps par des poils plus épais pour faire face aux rigueurs de l’hiver). Ces périodes peuvent varier si le cobaye est élevé en intérieur à température constante (ce qui contribue à « dérégler » ces mécanismes naturels).

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L’Hermine sur son territoire

Posté par othoharmonie le 26 mai 2013

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L’Hermine sur son territoire dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine7Chaque hermine vit seule sur son territoire. Mais celui du mâle est nettement plus grand et peut englober tout ou partie du territoire d’une ou de plusieurs femelles.

   Toutes les zones de l’espace que l’animal défend contre ses congénères ne sont pas exploitées de la même façon : seules celles où les proies sont abondantes lui servent réellement de terrain de chasse, les autres sont plutôt des zones de repos. Pour circuler, l’hermine emprunte en général les mêmes trajets. Évitant de se déplacer à découvert, elle longe un vieux mur de pierres, la rive boisée d’un cours d’eau, et s’abrite sous la végétation plus dense d’un fossé ou d’une haie.

   Aux vieilles forêts souvent pauvres en proies, l’hermine préfère les zones forestières plus récentes, où poussent des rejets. Cet animal terrestre n’hésite pas à grimper aux grands arbres, passant avec habileté entre les branches, pour redescendre la tête en bas le long du tronc.

   Les études menées par Carolyn King en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande, par Michel Pascal et Pierre Delattre en France, et par Sylvain Debrot en Suisse, ont montré que le territoire d’une hermine femelle pouvait varier entre 1 ha (en Suisse) et 110 ha (en Écosse) dans un milieu plus pauvre en proies ; un mâle peut quant à lui se déplacer sur un territoire pouvant atteindre 250 hectares.

   Les mâles observés en Suisse avaient des territoires variant de 8 à 40 ha et parcouraient chaque jour de 600 à 1 400 mètres ; quant aux femelles, leurs territoires étant plus petits (de 1 à 7 ha), elles se déplaçaient quotidiennement de 400 à 600 mètres.

L’hermine, mâle et femelle, marque les limites de son territoire en déposant aux endroits stratégiques le contenu de ses glandes anales (celles d’un mâle peuvent contenir jusqu’à 100 ml de musc), associé ou non au dépôt d’urine et de fèces. Mais, lorsque l’animal cherche à impressionner un congénère, il frotte, le long d’un objet, son corps entier et surtout ses joues et ses flancs, où sont présentes plusieurs glandes sébacées. Ce dernier type de marquage a une signification beaucoup plus agressive, et la réaction d’un jeune animal à l’odeur du corps d’un dominant est nettement teintée d’inquiétude.

Plutôt nocturne en automne et en hiver et diurne au printemps, l’hermine fait alterner des phases de déplacements et de chasse d’une durée de 10 à 45 minutes et des périodes de repos, s’arrêtant dans l’un des nombreux abris disséminés sur son territoire. Et, pour conserver au maximum sa propre chaleur et économiser son énergie, malgré la longueur relative de son corps, elle dort en s’enroulant sur elle-même, cachant sa tête dans sa queue.

L’hermine est un grand chasseur de campagnols. Elle excelle dans la capture de ces petits rongeurs très amateurs de graminées, et elle n’hésite pas à poursuivre même les campagnols amphibies, ou rats d’eau (Arvicola sapidus) jusque dans leurs galeries souterraines. Elle apprécie les campagnols roussâtres (Clethrionomys glareolus), mais préfère chasser ceux du genre Microtus, ces campagnols des champs que l’on rencontre partout en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, et qui, le plus souvent, constituent au moins la moitié de son alimentation. L’autre moitié se compose d’oiseaux, de lézards ou d’autres petits rongeurs, comme les rats, les souris et les mulots. Elle peut prendre un œuf dans un nid d’oiseau, le coincer entre son menton et une patte avant et l’apporter jusqu’à son abri en marchant sur trois pattes.

   En période de disette, l’hermine consomme même des insectes, des vers de terre, des fruits, des poissons ou des mammifères insectivores telles les musaraignes ou les taupes.

   L’hermine s’attaque aussi à de plus grosses proies, lapins et lièvres, bien qu’une ruade de lapine protégeant sa portée ne soit pas sans danger pour elle. Les hermines de Grande-Bretagne se nourrissaient essentiellement de lapins jusqu’en 1952-53, mais, dans les deux décennies qui ont suivi l’épidémie de myxomatose qui a décimé ces derniers, seules ont survécu celles qui ont su élargir l’éventail de leurs captures. Aujourd’hui, les lapins représentent à nouveau près du tiers des proies des hermines britanniques.

   En temps d’abondance, l’hermine est sélective, mais, en cas de nécessité, elle se contente de ce qu’elle trouve. Une étude réalisée au nord du Canada pendant le court été arctique a montré que les lemmings, à eux seuls, constituaient les trois quarts des restes de proies identifiés. Le dernier quart était composé de restes d’oiseaux et d’insectes. Plus au sud, dans l’Ontario, il a été observé des hermines qui se nourrissaient à 90 % d’une seule espèce de campagnol, , alors que d’autres rongeurs étaient présents. En Californie, dans la sierra Nevada, c’est l’espèce  qui représentait l’essentiel du régime.

L’hermine en chasse n’est pas facile à observer, car elle est très vive et se cache dans la végétation. Le suivi d’animaux équipés d’un collier émetteur et la lecture de traces dans la neige l’hiver permettent de dire que l’hermine chasse en solitaire, en explorant régulièrement et systématiquement tous les coins et recoins susceptibles d’héberger un rongeur. Elle court en zigzag, d’un point à un autre, sans rien oublier, utilisant probablement sa mémoire des chasses précédentes et sa bonne connaissance du terrain.

   C’est sans doute à l’ouïe qu’elle repère ses proies, car elle ne remarque pas un campagnol immobile à découvert. La vision semble jouer un rôle beaucoup plus important pour l’attaque finale. Après avoir rattrapé en deux bonds sa proie qui se sauve en courant, l’hermine la mord à la nuque et la tue presque instantanément. Lapins, lièvres ou lagopèdes meurent plutôt d’arrêt cardiaque que des blessures qu’elle pourrait leur infliger. Quant aux oiseaux, elle les saisit à la gorge. Si une goutte de sang perle de la blessure, l’hermine la lèche (mais elle ne suce pas le sang de ses proies) puis, après avoir brisé le crâne avec ses puissantes canines, elle mange d’abord le cerveau. Si la chasse est très fructueuse, l’hermine rapporte dans son nid les proies tuées et les consomme tranquillement dans le ou les jours qui suivent.

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Les Hermines et leurs proies

Posté par othoharmonie le 25 mai 2013

 

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Les Hermines et leurs proies dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine12Une loi bien connue en écologie, la loi de Bergmann, veut que, pour une espèce donnée, les animaux les plus grands soient ceux qui habitent les latitudes les plus élevées. Dans le cas de l’hermine, c’est l’inverse : les plus petites sont les plus septentrionales. En fait, le problème le plus important pour une hermine qui vit en zone arctique ou subarctique est de trouver suffisamment à manger sans perdre trop d’énergie. Or, sous la neige, dans les terriers et les tunnels des petits rongeurs, il fait bien moins froid qu’en surface, et c’est là que se trouvent les proies : deux raisons qui justifient une petite taille qui permet de se glisser dans ces galeries. Les mâles sont plus grands, sans doute à cause de la compétition intense au moment de la reproduction : le plus grand se trouve avantagé. Le problème ne se pose pas de la même façon à la femelle, qui doit, en outre, trouver davantage de proies que le mâle quand elle est gestante et quand elle nourrit ses petits.

 La densité des hermines est étroitement liée à celle de leurs proies. Les travaux de Sylvain Debrot, dans le Jura suisse à la fin des années 1970, le montrent bien. Dans la vallée de Brévine, vers 1 000 m d’altitude, le nombre d’hermines sur le terrain d’études, mesurant 1 875 hectares, est passé de 50 animaux à seulement 3 en deux ans. En 1977, 6,8 hermines vivantes étaient capturées pour 100 pièges laissés chacun 24 heures (une nuit-piège). En 1979, le chiffre n’était plus que de 0,7 hermine pour 100 nuits-pièges. En fait, en 1975, il y avait eu une prolifération de campagnols terrestres (Arvicola terrestris), qui avait entraîné une augmentation du nombre d’hermines. L’effondrement de la population de campagnols a provoqué la disparition presque complète des hermines.

    Ce phénomène était déjà bien connu des piégeurs russes opérant dans les plaines inondables de la Volga et de la Kama. Ils savaient bien, dès les années 1930, prévoir les bonnes années à hermines, simplement au nombre de grands campagnols piégés en juin de l’été précédent.

    Quand on étudie les classes d’âge dans les populations d’hermines en perpétuelle dynamique, on remarque également que, en cas de fortes densités, le nombre de jeunes peut atteindre les 2/3 des captures, alors qu’il représente moins du cinquième de l’effectif en temps de pénurie. Le système de reproduction de l’espèce fait que toutes les femelles sont gestantes à la fin de la saison des accouplements, mais, si les proies sont rares, il n’y a pratiquement pas de survivants parmi les jeunes et la population vieillit. Inversement, si les campagnols, ou les lemmings, sont nombreux, toutes les portées seront élevées.

 Les hermines qui vivent en Grande-Bretagne sont un peu plus grandes que celles qu’on rencontre en Suisse ou en Russie, et se nourrissent beaucoup de lapins. Or, si l’hermine est présente sur l’île depuis des milliers d’années, le lapin n’est arrivé outre-Manche qu’à l’époque des Normands et il n’est commun que depuis seulement 200 ou 300 ans. Comme la Grande-Bretagne était initialement couverte de forêts, peu propices aux hermines, on peut supposer qu’elles étaient autrefois beaucoup moins nombreuses qu’aujourd’hui. Les lapins ne présentant pas, comme les campagnols, de fluctuations importantes de densité d’une année sur l’autre, il est difficile de savoir quel est le degré de dépendance des hermines vis-à-vis de cette proie. Mais on sait, d’après les carnets de piégeage des gardes de propriétés, que la myxomatose, en décimant les lapins, a eu des conséquences spectaculaires sur les populations d’hermines. En deux ans, de 1953 à 1955, la maladie a éliminé 99 % des lapins du pays ; et, entre 1954 et 1960, les hermines avaient pratiquement disparu. Dans certains cas, les captures annuelles représentaient moins de 1 % des chiffres des années précédant l’arrivée du virus. Depuis 1970, les lapins ont commencé à revenir et les hermines ont suivi. Mais chaque nouvelle flambée de myxomatose reproduit le même phénomène.

    Ces deux exemples, hermine/lapin et hermine/grand campagnol, montrent bien que c’est plutôt la densité de la proie qui conditionne celle du prédateur que l’inverse.

 Une situation un peu différente a été rapportée par deux scientifiques néerlandais, A. Van Wijngaarden et M. Bruijns, en 1961. Sur l’île de Terschelling, mesurant 110 km et plantée de différentes essences au début de ce siècle, les campagnols (Arvicola terrestris) ont commencé à faire des dégâts aux arbres et aux jardins dès 1920. Pour lutter contre eux, on introduisit, en 1931, neuf hermines et quelques belettes. En peu d’années, les hermines étaient 180. Dès 1937, on observait des fluctuations importantes de populations : les campagnols et les belettes avaient disparu, mais les hermines se maintenaient, en fluctuant, grâce à la population de lapins qui avait bénéficié de la disparition d’un concurrent. Sur une île, les paramètres sont beaucoup plus simples que sur un continent, mais l’expérience qui a été faite et qui a été bien suivie illustre les relations complexes existant dans un écosystème.

 Les hermines sont de redoutables chasseurs, mais elles n’en ont pas moins leurs propres prédateurs, comme les renards, les buses, les faucons ou les hiboux. En Amérique du Nord, le vison et les lynx sont aussi des prédateurs potentiels ; en Europe, le chat forestier ou le chat haret.

    Dans les années 1950-1980, des scientifiques américains, cherchant à démontrer que les populations d’hermines étaient contrôlées par celles des renards et des rapaces, se sont demandé pourquoi les hermines seules, et non les belettes, avaient le bout de la queue noir. Pour répondre à cette question, R. Powell a testé des leurres de la taille des belettes, des hermines et des belettes à longue queue, de la couleur des animaux, avec ou sans noir au bout de la queue ou avec ou sans noir sur le dos. Des buses dressées ont appris à chercher à les attraper.

    Les conclusions de ses études sont les suivantes. Le noir de la queue des grandes espèces attire le regard du rapace au point de ne pas toujours lui laisser voir le corps de la proie et il dirige ses serres sur la queue. Or, la mobilité de ses doigts ne lui permet pas de la saisir et l’hermine a une chance de s’en sortir. 

   Dans le cas de la belette, sa taille est beaucoup trop petite pour que le fait d’avoir l’extrémité de sa petite queue noire la protège. La patte du rapace capture le tout. Une queue plus longue serait probablement difficile à maintenir à la température du corps en plein hiver. Enfin, la belette est suffisamment menue pour se glisser facilement sous terre ou sous la neige, ce qui la met à l’abri de nombreux prédateurs. Finalement, elle a peut-être plus à craindre de l’hermine, qui n’hésitera pas à lui voler son repas si l’occasion s’en présente.

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La belette à Ne pas confondre

Posté par othoharmonie le 22 mai 2013

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Les hermines sont plus grosses que les belettes, entre 180 et 300 gr pour un mâle adulte. A l’inverse des belettes les individus qui vivent au Nord sont plus petits que ceux qui vivent au Sud. Les hermines quelque soit leurs habitats deviennent entièrement ou partiellement blanches en hiver. Elles se distinguent alors des belettes par le fait que le bout de leur queue reste toujours noir.

La belette à Ne pas confondre  dans HERMINE - VISON- BELETTE belette11
Les putois et les furets sont beaucoup plus lourds et paraissent plus patauds. Ils pèsent jusqu’à 1 700 gr. Leur pelage alterne le brun noirâtre et le blanc sur un fond jaune sale. Les furets qui sont leurs avatars domestiques n’existent pas à l’état sauvage. Contrairement aux putois qui sont les plus nauséabonds des mustélidés français et qui se servent beaucoup de leur glande à musc, les belettes ne sont pas spécialement malodorantes et n’ont pas comme leur cousine américaine, la moufette, l’habitude de lancer un jet fétide sur ses assaillants.

Les fouines sont encore plus grosses jusqu’à 2 100 gr. Leur robe ressemble à celle de la belette mais le blanc du pelage s’il recouvre également la partie basse du cou est absent du ventre.
Les martres bien qu’un peu plus petites ressemble comme des soeurs à des fouines. La tache ventrale qui est volontiers beige, n’est pas un critère infaillible. La vraie distinction ne peut se faire qu’en considérant que la martre a du poil sous les pattes alors que la fouine en est toujours dépourvue.

Habitat
L’habitat est très varié et dépend de la présence des petits rongeurs.
La belette ne rentre que très rarement dans les maisons.

Répartition
La belette est présente partout en France jusqu’à 3000 mètres dans les Alpes.

La belette qui doit qui doit manger un tiers de son poids tous les jours est active de jours comme de nuit, elle alterne les périodes de chasse et de repos. Les belettes n’hibernent pas.
La belette nage et grimpe peu.
La belette vit avant tout dans un univers visuel et olfactif mais elle communique parfois en émettant en cas d’alerte des sifflements ou des aboiements.

Alimentation
Le régime alimentaire est essentiellement constitué de petits rongeurs (mulots, campagnols, souris) parfois de lapins ou de jeunes lièvres qu’elle saigne en buvant le sang à la carotide. Au printemps elle complète son régime avec des oeufs et des oisillons.

Prédateurs
La belette est la proie potentielle de tous les animaux un tant soit peu carnassiers, de la vipère en passant par le sanglier, les martres, les fouines et presque tous les rapaces.

Reproduction
Le mâle qui à un domaine vital pouvant aller jusqu’à 25 km² quand les populations sont éparses règne sur les domaines plus petits de plusieurs femelles.
Il y a en général plusieurs portées par an. Les premières naissances se font en avril mais elles peuvent être annulées si les conditions ne sont pas bonnes. Quand les proies abondent il y a une autre portée en juillet. La maturité sexuelle intervient à l’âge de trois mois et demi. Une jeune belette peut donc être féconde l’année même de sa naissance. Dans le Nord, la fréquence des portées est nettement calquée sur celles des lemmings. La gestation dure autour de 35 jours. Les petits qui naissent au nombre de 4 à 6 grandissent rapidement mais son dépendants de la mère pour l’apprentissage de la chasse.
Les belettes peuvent vivre en moyenne 3 ans dans la nature et 10 ans en captivité.

Indices de présence
Les crottes de la belette sont des petits cylindres allongés et très torsadés. Elles sont de couleur noire et en général bien mises en évidence sur une pierre plate ou sur une motte de terre.
Les empreintes : les griffes des 5 doigts sont bien visibles malgré la petite taille du pied, 3 cm de long et 1 cm de large pour le pied postérieur.

que faire en présence de belette

Dans beaucoup de départements les belettes ont été retirées de la liste des espèces piégeables. Si vraiment vous considérez les nuisances insupportables, le maire de votre commune où la fédération de chasse vous mettra en relation avec un lieutenant de louveterie qui après avoir été mandaté par le préfet viendra solutionner le problème.
Autrement parlez-en à votre chat qui se fera un plaisir, comme celui de La Fontaine, dans « Le Chat, la Belette et le petit Lapin », d’imiter Grippeminaud qui bon apôtre :
« Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre… »

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Hermine – vision – belette etc… des mustélidés

Posté par othoharmonie le 18 mai 2013

 

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Les mustélidés (du latin mustela signifiant belette) sont des prédateurs, de taille variée (de 20 cm à plus de 2m), avec un corps allongé et des pattes courtes. Ils possèdent des glandes sécrétrices développées (de chaque côté de l’anus) qui peuvent dégager une odeur musquée en cas d’attaque. Divisée en plusieurs sous-familles, la famille des mustélidés comprend 55 espèces en 24 genres ; elle est proche de la famille des méphitidés (mouffettes).

La famille des mustélidés comprend : la belette, l’hermine, la fouine, le blaireau, la martre, le putois, le vison d’Europe et la loutre.

Hermine – vision – belette etc… des mustélidés dans HERMINE - VISON- BELETTE mimin-300x225Parmi ces animaux, la loutre et le vison d’Europe (voir leurs fiches respectives) figurent parmi les espèces menacées en France. Les autres peuvent être chassées et certaines figurent même parmi les nuisibles. Ce sont pourtant des animaux très intéressants et extrêmement utiles au sein de leur écosystème.

Reconnaissable à son masque facial noir et blanc, le putois est doté d’un pelage beige et jauneâtre. Il mesure 45 cm de longueur au maximum (hors la queue) pour un poids n’excédant pas 1,5 kg. Il se nourrit entre autres de rongeurs, et notamment de rats musqués et surmulots. L’accouplement a lieu au printemps, et les petits naissent en mai-juin. Actif de jour comme de nuit, le putois fréquente forêts et milieux humides. Ses proies favorites figurent sur la liste des espèces classées “nuisibles” par arrêté préfectoral et cela lui confère un rôle positif reconnu par l’ONCFS. Il ne mérite donc absolument pas de figurer sur la liste des “nuisibles”.

La martre est un petit mustélidé reconnaissable à sa truffe noire, ses larges oreilles et sa bavette jaune orangée. Elle peut peser jusqu’à 2,2 kg et mesurer près de 57 cm de long. Elle se nourrit de fruits, insectes, oiseaux et micromammifères selon les saisons. C’est la principale prédatrice de l’écureuil. Elle préfère les forêts de conifères et les forêts mixtes où elle a son gîte. La saison des amours se déroule en juillet août et les petits naissent en avril ou mai de l’année suivante (gestation différée). La martre ne commet pas de dégâts significatifs sur les activités agricoles, aquacoles ou forestières.

La belette est bien plus petite : c’est le poids plume des mustélidés ! un corps long de 16 à 22 cm pour un poids n’excédant pas 110 gr ! Identifiable par sa tête triangulaire, ses petites oreilles rondes et son pelage brun rousseâtre (le ventre et la gorge sont blancs), ce petit prédateur habite tous types de milieux, de la forêt au bocage en passant par les espaces cultivés. Son régime alimentaire se compose presque essentiellement de rongeurs. Elle mange parfois des oiseaux et des œufs. Les belettes s’accouplent au printemps et les petits naissent au cours de l’été.

L’hermine est plus grosse que la belette, l’ensemble tête-corps pouvant varier (selon le sexe de l’animal) entre 21,5 et 28 cm et la queue entre 8 et 12,5 cm. Le poids varie entre 100 et 310 g. Le pelage de l’hermine va du beige fauve au brun clair. La gorge, le ventre, la partie intérieure des pattes sont blancs jaunâtres. En montagne, l’hermine devient entièrement blanche, hormis le bout de la queue qui reste noir. Mais si les hivers sont doux, la mue est alors incomplète. Elle habite la forêt, le bocage, les rives sauvages des lacs, marais et ruisseaux, et les massifs montagneux. L’hermine se nourrit essentiellement de campagnols, mais aussi de passereaux, de lapins de garenne, de jeunes lièvres, de poissons, de lézards, de grenouilles, d’insectes, d’escargots, de vers de terre ou de fruits.

La fouine pourrait être confondue avec la martre. Elle est revêtue d’un pelage brun, avec une tâche blanche sur la gorge. Elle peut peser jusqu’à 2,3 kg et mesurer 50 cm de long pour 12 cm de hauteur. Elle apprécie particulièrement les lisières des bois et les villages. On la trouve souvent à proximité des habitations humaines. La fouine se nourrit de petits rongeurs, d’oiseaux et de fruits. Elle est nocturne. Comme chez la martre, l’accouplement a lieu en été et les petits naissent au printemps suivant.

Le blaireau est le plus grand représentant des mustélidés, et entre donc en catégorie poids lourds ! On ne peut le confondre avec un autre animal. Il atteint un poids de 12 à 15 kg et peut mesurer jusqu’à un mètre de long. Son pelage a des teintes grises, blanches et noires. Sa tête est pourvue d’un masque noir et blanc bien typique. Ses pattes sont courtes et puissantes, pourvues de grandes griffes ; le corps est allongé et se termine par une petite queue blanche, courte et touffue. le blaireau est omnivore : il mange aussi bien des lombrics, des taupes, petits rongeurs, insectes, champignons, plantes herbacées, oeufs que des fruits, graines, et même des nids de guêpes. Le blaireau installe son terrier au pied d’une butte, d’une falaise, ou d’un talus. Il apprécie la proximité d’un point d’eau, des arbres et buissons à baies.

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Description de la zibeline

Posté par othoharmonie le 18 mai 2013


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Description de la zibeline dans HERMINE - VISON- BELETTE zibeline La zibeline est un petit mustélidé à la fourrure brune soutenue, parfois noire luisante sur la partie dorsale, et plus claire sur le dessous. La tête possède un museau plus allongé que celui de la martre des pins, ses oreilles rondes sont plus petites et ses pattes plus courtes. La queue est également courte et touffue. Les individus japonais arborent une tache de poils clairs sur la gorge. La fourrure est plus douce et plus soyeuse que celle de sa cousine et s’éclaircit en hiver pour devenir blanchâtre. Elle porte le nom de « sable », dont le terme est devenu un générique pour nommer certaines races d’animaux à poil noir : lapins ou chats, et est entré en héraldique pour désigner la couleur noire.

Habitat de la zibeline

Par le passé, on trouvait la zibeline dans la partie nord de l’Europe et de l’Asie, mais sa distribution actuelle se limite au continent asiatique, depuis l’Oural jusqu’au Japon sur l’île de Hokkaido. Elle vit en sympatrie avec la martre des pins dans toutes les forêts tempérées et boréales de conifères situées sous le Cercle Polaire.

Comportement de la zibeline

La zibeline vit dans des gîtes creusés à proximité des berges des rivières ou des plans d’eau, dont l’accès se situe généralement entre les racines des arbres. Le mustélidé est un excellent grimpeur. Il chasse à l’ouïe et à l’odorat. La zibeline est diurne mais discrète.

Reproduction de la zibeline

La période de reproduction s’étend du mois de juin au mois d’août. Lors des parades nuptiales les zibelines sautent et courent en miaulant comme des chats. L’ovule fécondé ne s’implante dans l’utérus que huit mois après l’accouplement et le développement embryonnaire ne dure qu’une trentaine de jours. Les portées se composent de un à sept petits qui naissent aveugles et couverts d’une fine couche de poils. Ils ouvrent les yeux après trente à trente-cinq jours et sont totalement sevrés au bout de sept semaines. Les jeunes atteignent la maturité sexuelle vers 2 ans.

Régime alimentaire de la zibeline

La zibeline se nourrit essentiellement de petits rongeurs : lemmings, campagnols ou tamias, des oiseaux et des œufs, des amphibiens et des insectes. Il lui arrive également de capturer des poissons qu’elle mange en les maintenant à l’aide de ses pattes avant. Lorsque les proies se font rares, elle se rabat sur les baies, les fruits et les noix.

 Menace sur la zibeline

La zibeline a été chassée depuis le Moyen Âge pour sa fourrure exceptionnelle et l’espèce a frôlé l’extinction. Il y a un siècle il n’y avait plus qu’environ 300 individus à l’état sauvage. De nos jours les populations se sont reconstituées mais sans que les quelque seize sous-espèces n’aient de statut particulier de protection car les données sont insuffisantes, et les pelisses que l’on trouve actuellement dans le commerce, proviennent d’animaux d’élevage. La chasse est encore autorisée dans certaines régions de Russie.

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L’hermine à La chasse

Posté par othoharmonie le 15 mai 2013

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L’hermine est un grand chasseur de campagnols. Elle excelle dans la capture de ces petits rongeurs très amateurs de graminées, et elle n’hésite pas à poursuivre même les campagnols amphibies, ou rats d’eau jusque dans leurs galeries souterraines. Elle apprécie les campagnols roussâtres, mais préfère chasser ceux du genre Microtus, ces campagnols des champs que l’on rencontre partout en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, et qui, le plus souvent, constituent au moins la moitié de son alimentation. L’autre moitié se compose d’oiseaux, de lézards ou d’autres petits rongeurs, comme les rats, les souris et les mulots. Elle peut prendre un œuf dans un nid d’oiseau, le coincer entre son menton et une patte avant et l’apporter jusqu’à son abri en marchant sur trois pattes.

   En période de disette, l’hermine consomme même des insectes, des vers de terre, des fruits, des poissons ou des mammifères insectivores telles les musaraignes ou les taupes.

   L’hermine s’attaque aussi à de plus grosses proies, lapins et lièvres, bien qu’une ruade de lapine protégeant sa portée ne soit pas sans danger pour elle. Les hermines de Grande-Bretagne se nourrissaient essentiellement de lapins jusqu’en 1952-53, mais, dans les deux décennies qui ont suivi l’épidémie de myxomatose qui a décimé ces derniers, seules ont survécu celles qui ont su élargir l’éventail de leurs captures. Aujourd’hui, les lapins représentent à nouveau près du tiers des proies des hermines britanniques.

   En temps d’abondance, l’hermine est sélective, mais, en cas de nécessité, elle se contente de ce qu’elle trouve. Une étude réalisée au nord du Canada pendant le court été arctique a montré que les lemmings, à eux seuls, constituaient les trois quarts des restes de proies identifiés. Le dernier quart était composé de restes d’oiseaux et d’insectes. Plus au sud, dans l’Ontario, il a été observé des hermines qui se nourrissaient à 90 % d’une seule espèce de campagnol, Microtus pennsylvanicus, alors que d’autres rongeurs étaient présents. En Californie, dans la sierra Nevada, c’est l’espèce Microtus montanus qui représentait l’essentiel du régime.

L’hermine à La chasse dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine3-300x199

À L’OREILLE ET À L’ŒIL

L’hermine en chasse n’est pas facile à observer, car elle est très vive et se cache dans la végétation. Le suivi d’animaux équipés d’un collier émetteur et la lecture de traces dans la neige l’hiver permettent de dire que l’hermine chasse en solitaire, en explorant régulièrement et systématiquement tous les coins et recoins susceptibles d’héberger un rongeur. Elle court en zigzag, d’un point à un autre, sans rien oublier, utilisant probablement sa mémoire des chasses précédentes et sa bonne connaissance du terrain.

   C’est sans doute à l’ouïe qu’elle repère ses proies, car elle ne remarque pas un campagnol immobile à découvert. La vision semble jouer un rôle beaucoup plus important pour l’attaque finale. Après avoir rattrapé en deux bonds sa proie qui se sauve en courant, l’hermine la mord à la nuque et la tue presque instantanément. Lapins, lièvres ou lagopèdes meurent plutôt d’arrêt cardiaque que des blessures qu’elle pourrait leur infliger. Quant aux oiseaux, elle les saisit à la gorge. Si une goutte de sang perle de la blessure, l’hermine la lèche (mais elle ne suce pas le sang de ses proies) puis, après avoir brisé le crâne avec ses puissantes canines, elle mange d’abord le cerveau. Si la chasse est très fructueuse, l’hermine rapporte dans son nid les proies tuées et les consomme tranquillement dans le ou les jours qui suivent.

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Comment prendre soin de son lapin

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

Comment prendre soin de son lapin dans LAPIN - LIEVRE lapin

Vous êtes l’heureux maître d’un lapin bélier ou d’un lapin nain tête de lion ? Vous avez beaucoup de chance, car le lapin est un animal particulièrement affectueux et attachant. Toutefois pour son épanouissement, vous devez bien veiller à lui prodiguer les soins dont il a besoin. Suivez le guide.

Votre petit compagnon à 4 pattes – dont deux plus longues que les autres à l’arrière – a besoin d’un lit, ou plus exactement d’une cage équipée d’une litière. « Elle doit être située dans un endroit frais car les lapins sont sensibles aux coups de chaleur », soulignent les vétérinaires de l’Hôpital Lesage, Robin, Tousignant à Québec. La litière pour sa part, doit de préférence être fabriquée à base de papier recyclé. Evitez à tout prix le papier journal -même recyclé – car votre animal risquerait d’absorber l’encre qui y reste imprimée. Quant aux copeaux de bois, souvent poussiéreux, « ils prédisposent aux troubles respiratoires ». En revanche – pas étonnant que ce conseil nous vienne du Québec…- vous pouvez tout-à-fait placer une mini-cabane en bois à l’intérieur de sa cage. Il adorera s’y réfugier de temps en temps.

En pleine santé

Les lapines sont prédisposées à présenter des tumeurs de l’utérus, du type adénocarcinome. C’est l’une des principales causes de mortalité chez ces animaux. Pour en réduire le risque et augmenter l’espérance de vie de votre lapine, faites-la stériliser entre 6 mois et 2 ans. Les mâles aussi peuvent être stérilisés, après 6 mois. Tout simplement pour votre confort personnel, car la réputation des lapins est loin d’être usurpée.

Ces petits animaux de compagnie sont sujets à d’autres problèmes de santé. « En période de mue, il est essentiel de leur fournir des aliments qui éviteront les boules de poils. Les pâtes laxatives sont d’excellents choix », conseillent les vétérinaires québécois. Elles réduiront le risque d’occlusion des viscères par les poils que votre lapin aura avalés. Par ailleurs et notamment en période estivale, si votre lapin sort dans le jardin, prévoyez de le protéger des puces et des tiques. Demandez conseil à son vétérinaire. Leslapins ayant besoin d’user leurs dents tout au long de leur vie, vous pourrez lui donner quelques branches de pommier. Mais de pommier non traité…

Régime équilibré

Votre lapin a besoin de trois éléments essentiels pour l’équilibre de son régime : du foin, de la moulée (sous forme de granulés), et des légumes frais. « Le foin régularise le système gastro-intestinal et améliore l’usure normale des dents », expliquent nos vétérinaires québécois. Evitez toutefois le foin de luzerne. Il contient trop de calcium, ce qui peut « favoriser la formation de sable et de pierres dans le système urinaire ». D’où un risque de coliques néphrétiques…

Suivez le même conseil pour le choix de la moulée. Evitez la luzerne, pour les mêmes raisons que le foin. Et privilégiez une moulée à base d’autres graminées, comme la fléole des prés par exemple. En revanche, contrairement au foin que vous pouvez lui donner à volonté, soyez moins généreux avec la moulée. Sinon votre lapin risque de prendre un peu d’embonpoint !

Les légumes font partie intégrante de son régime alimentaire. Misez sur les carottes (évidemment !), le céleri avec son feuillage, les endives, le persil ou encore la laitue. Et sachez également qu’il apprécie la coriandre ! Quant aux fruits comme les pommes ou les bananes, ils ne doivent pas représenter plus de 5% de son régime quotidien. Enfin, évitez absolument de lui proposer des mélanges de graines, de noix ou de fruits séchés. Trop riches en amidon, ils prédisposeraient votre petit compagnon à l’obésité. Evitez aussi les friandises sucrées et salées, le chocolat, les légumineuses, les pâtes et les céréales.

Source : Hôpital vétérinaire Lesage, Robin, Tousignant à Québec, Canada, 21 juillet 2011

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