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Paon TOTEM : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

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Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

Paon

Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme.

Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé. Au MoyenOrient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme.

Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée. Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous.

La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher.

Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu-vert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

paon1

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol.

Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment. Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

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Paon : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

 La fierté du paonIl est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme. Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé.

Au Moyen-Orient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme. Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée.

Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression.

Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux.

Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleuvert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment.

Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

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Le paon aux couleurs

Posté par othoharmonie le 20 mars 2014

 

Le plumage du paon, du moins celui du mâle, arbore des couleurs et des reflets multiples, parmi les plus belles que l’on puisse observer dans l’ordre des galliformes. Sa parade amoureuse lui fournit l’occasion d’exhiber les multiples éléments le composant. L’instrument principal de sa cour auprès d’une conquête éventuelle est, outre la livrée bleutée aux reflets métalliques qui couvre son cou et son corps, une longue traîne de quelque 100 à 150 plumes qu’il déploie en roue. Les noirs, les bruns et toutes les teintes dérivées dans la gamme du rouge, de l’orange, de l’ocre sont dus à la présence, en concentration variable, d’un pigment foncé, la mélanine (du grec melanos, noir). Les irisations, les teintes aux reflets métalliques, notamment les verts, les bleus et les dorés, proviennent de la diffraction des rayons lumineux. Cette décomposition de la lumière est elle-même assurée par la structure particulière et complexe des éléments constitutifs de la plume, qui agissent comme autant de prismes.

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Faire la roue est la phase essentielle de la parade nuptiale du mâle. Le succès de cette exhibition est possible grâce à la spécificité des longues plumes de la queue. Les plus longues (1,50 m en moyenne) sont celles qui sont implantées le plus en arrière sur le dos de l’oiseau. Elles sont pourvues latéralement de barbes qui, contrairement à la norme, ne sont pas liées entre elles, mais sont lâches sur la majeure partie du tuyau (ou rachis) qui, chez le paon, est particulièrement allongé. Les barbes qui se situent à l’extrémité des plumes forment une sorte de palette terminale où prend place un dessin en forme d’œil appelé ocelle, en raison de sa ressemblance avec un petit œil à pupille noire.

Lors de sa parade, le mâle, tournant sur lui-même, installe d’abord ses pennes parées des ocelles, puis relève en forme de roue les plumes situées à l’arrière de son long cou. Les modifications de nuance des dessins lumineux des grandes plumes dépendent de l’orientation de celle-ci. Leur légèreté permet au mâle de parader plusieurs minutes durant. Les bruyants « frissons » secouant les plumes participent au succès de cette entreprise de séduction.

L’ordre des galliformes, auquel appartient le paon, rassemble environ 250 espèces d’oiseaux terrestres – réparties en 70 genres – de taille variable, petite ou grande, pourvus d’une courte queue presque invisible ou d’un appendice très long selon les espèces, mais qui tous nidifient au sol. Présents sur tous les continents, excepté l’Antarctique, les galliformes regroupent, selon les auteurs, un nombre variable de familles, d’importance numérique inégale. Les 19 espèces de mégapodes d’Asie et d’Australie (famille des mégapodiidés) et les 50 espèces de cracidés en Amérique tropicale et subtropicale sont très éloignées des paons. On admet généralement, à l’heure actuelle, que les autres galliformes rassemblent 3 autres familles : les colins et tocros (famille des odontophoridés), les pintades (famille des numinidés) et les dindons, tétras, lagopèdes et gélinottes, faisans, cailles et paons (famille des phasianidés). Il existe toutefois un débat quant à la position systématique des tétras, lagopèdes et gélinottes : sur la base d’études génétiques, certains auteurs considèrent que ces espèces forment une sous-famille de la famille des phasianidés (proposition retenue ici), tandis que d’autres estiment qu’il faut leur conserver le statut de famille à part, qu’ils détiennent dans les classifications traditionnelles : celle des tétraonidés. Les deux espèces de dindons, longtemps vues comme les seules représentantes de la famille des méléagrididés, sont à l’heure actuelle plus généralement considérées comme une sous-famille des phasianidés.

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Le paon a un rôle mythique

Posté par othoharmonie le 18 mars 2014

 

images (7)Un récit de la mythologie grecque donne l’origine des ocelles qui ornent la queue du paon. Selon cette légende, la déesse Héra – que les Romains appellent Junon – a semé sur les plumes du paon les cent yeux d’Argos (ou Argus), gardien de la vache Io, après que ce dernier a été tué par Hermès, le messager des dieux. Cette tradition explique que le paon soit appelé, par exemple par le fabuliste latin Phèdre (iersiècle) ou, bien après lui, par Jean de La Fontaine (xviiesiècle), l’« oiseau de Junon ». Pour ces deux auteurs, « se parer des plumes du paon » est signe de vanité. 

Ainsi l’image du paon, dont le nom est à l’origine du verbe « se pavaner », n’est-elle pas toujours positive. Cependant, pour le naturaliste du xviiie siècle Buffon, le paon serait « le roi des oiseaux, si l’empire appartenait à la beauté et non à la force… » 

La symbolique chrétienne assimile la queue du paon tantôt à l’astre solaire, tantôt à un ciel étoilé. Au Moyen-Orient, les deux paons entourant l’arbre de vie symbolisent la dualité psychique de l’homme.

Pour l’islam, le paon évoque le Soleil, la Lune parfois, voire l’Univers dans sa globalité. L’exégète Titus Burckhardt, dans son Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam (1969), rapporte une légende supposée d’origine persane : « Dieu créa l’Esprit sous forme d’un paon et lui montra sa propre image (…). Le paon fut saisi d’une crainte respectueuse et laissa tomber des gouttes de sueur dont tous les êtres furent créés. » 

En Inde, le paon bleu jouit d’une estime et d’une protection particulières fondées pour partie sur des principes religieux, pour partie sur des considérations pratiques. Sa réputation bien méritée de tueur de cobras n’est plus à faire. Toutefois, l’oiseau n’affronte pas les individus adultes. Seuls les jeunes de ces serpents, tout aussi venimeux mais plus aisément maîtrisables, peuvent faire l’objet des attaques du volatile. Selon la croyance, les riches couleurs du plumage de l’oiseau proviendraient de l’absorption du poison qui lui est transmis par le serpent et de l’action magique qui en résulte.

C’est en raison de cette insensibilité au redoutable venin des serpents que le paon symbolise la divinité et l’immortalité dans certains pays de l’Orient.

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Rôle mythique du Paon

Posté par othoharmonie le 13 mars 2014

 

272px-PeafowlBaburnamaUn récit de la mythologie grecque donne l’origine des ocelles qui ornent la queue du paon. Selon cette légende, la déesse Héra – que les Romains appellent Junon – a semé sur les plumes du paon les cent yeux d’Argos (ou Argus), gardien de la vache Io, après que ce dernier a été tué par Hermès, le messager des dieux. Cette tradition explique que le paon soit appelé, par exemple par le fabuliste latin Phèdre (Iersiècle) ou, bien après lui, par Jean de La Fontaine (XVIIesiècle), l’« oiseau de Junon ». Pour ces deux auteurs, « se parer des plumes du paon » est signe de vanité.

   Ainsi l’image du paon, dont le nom est à l’origine du verbe « se pavaner », n’est-elle pas toujours positive. Cependant, pour le naturaliste du XVIIIe siècle Buffon, le paon serait « le roi des oiseaux, si l’empire appartenait à la beauté et non à la force… »

   La symbolique chrétienne assimile la queue du paon tantôt à l’astre solaire, tantôt à un ciel étoilé. Au Moyen-Orient, les deux paons entourant l’arbre de vie symbolisent la dualité psychique de l’homme.

   Pour l’islam, le paon évoque le Soleil, la Lune parfois, voire l’Univers dans sa globalité. L’exégète Titus Burckhardt, dans son Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam (1969), rapporte une légende supposée d’origine persane : « Dieu créa l’Esprit sous forme d’un paon et lui montra sa propre image (…). Le paon fut saisi d’une crainte respectueuse et laissa tomber des gouttes de sueur dont tous les êtres furent créés. »

Un oiseau asiatique réputé invulnérable et immortel

En Inde, le paon bleu jouit d’une estime et d’une protection particulière fondé pour partie sur des principes religieux, pour partie sur des considérations pratiques. Sa réputation bien méritée de tueur de cobras n’est plus à faire. Toutefois, l’oiseau n’affronte pas les individus adultes. Seuls les jeunes de ces serpents, tout aussi venimeux mais plus aisément maîtrisables, peuvent faire l’objet des attaques du volatile. Selon la croyance, les riches couleurs du plumage de l’oiseau proviendraient de l’absorption du poison qui lui est transmis par le serpent et de l’action magique qui en résulte.

   C’est en raison de cette insensibilité au redoutable venin des serpents que le paon symbolise la divinité et l’immortalité dans certains pays de l’Orient.

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Paon, animal totem

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

 

320px-F54_Paon-vitrail-Joseph-Janin_Villa-Bergeret-NancyLe paon est un symbole d’immortalité, on le rapproche parfois du Phénix.

Ce que je retiendrais pour ma part surtout, c’est l’aspect très spirituel du Paon, alors qu’on le dit par ailleurs vaniteux et « une aberration dans la théorie de l’évolution », puisqu’il est très voyant donc potentiellement très vulnérable aux prédateurs.

L’infinité de couleurs quand le paon fait la roue évoque la totalité, et tout ce qui concerne la lumière… évoque le passage complexe de la lumière en nous…

Il est question aussi de tous ces « yeux » qui apparaissent sur ses plumes déployées, symbole de vision multiple.

Et voici le serpent qui revient déjà…

« Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les serpents. Ceci dans le cas de l’identification du serpent à l’élément eau, qui confirme l’apparentement du paon au soleil, à l’élément feu. »

Voici un autre lien qui explique mieux le mode de vie du paon :
http://www.vie-animale.com/2009/06/25/le-paon-bleu/

Dans ses pays d’origine, le paon chasse aussi le serpent qu’il tue en leur donnant un coup sur la tête avec son bec puissant.

Ainsi, il s’attaque même au plus venimeux des serpents, le cobra. Mais restant tout de même prudent, il ne s’en prend que rarement au cobra adulte. Par contre, il ne fait pas de pitié pour les jeunes ! Les Indiens lui en sont d’ailleurs très reconnaissants car, avec la présence des paons, on ne trouve presque plus de cobra en Inde. Sachant que Bouddha lui-même vécut l’une de ses existences sous la forme d’un paon, il n’est pas étonnant de voir que les hindous considèrent le paon comme un véritable dieu. En effet, le paon est aujourd’hui considéré comme l’oiseau national de l’Inde.

Le paon a étrangement peu de prédateurs en fait, il est dit dans l’article que seuls les tigres et les panthères osent vraiment s’attaquer au paon. Il vit donc le plus souvent au sol, assez tranquille finalement.

Il ne vole pas très bien. Mais en cas de danger il s’envole quand même, pour aller se poser dans un arbre.

De manière assez étrange pour un oiseau, il lui arrive aussi de grimper aux arbres plutôt que de voler pour rejoindre son perchoir…

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Grand paon de nuit

Posté par othoharmonie le 24 février 2014

 

320px-10_grand_paon_de_nuitLe Grand Paon de nuit, est un insecte lépidoptère de la famille des Saturniidae.

Le Grand paon de nuit est appelé Großes Nachtpfauenauge en allemand, Great Peacock Moth en anglais et Saturnia del pero en italien.

L’envergure remarquable du mâle (10 à 20 cm) en fait le plus grand papillon d’Europe. Il doit son nom à des cercles de couleur (« ocelles » rappelant l’ornementation des plumes de la queue des paons) sur ses 4 ailes. La chenille est également remarquable par sa très grande taille, ses couleurs et de longues soies noires émergeant de petites protubérances bleu turquoise.

Le Grand paon n’a qu’une génération annuelle (= « monovoltin »). Comme beaucoup d’espèces nocturnes, il ne s’alimente pas, d’où l’absence de trompe et une durée de vie très réduite. Il ne vit en effet qu’une semaine environ, laps de temps uniquement dévolu à la reproduction. Le mâle est muni d’antennes très développées qui lui permettent de localiser les papillons femelles jusqu’à plusieurs kilomètres. La femelle en revanche ne porte que des antennes atrophiées. Période de vol : de fin mars à juin.

Le Grand-paon-de-nuit construit une chrysalide à l’intersection de branches d’arbre ou le bas du tronc à l’aide d’une soie ressemblant à du crin, très solide, légère et imperméable.

Ce papillon de nuit est présent de l’ouest et le sud de l’Europe jusqu’au Moyen-Orient, en Arménie et en Afrique du Nord. Il semble en forte régression et une enquête sur sa répartition actuelle est en cours à l’initiative de Tela Insecta.

La première des protection à mettre en oeuvre et de ne pas laisser la nuit des éclairages artificiels dans votre terrain ou votre jardin.Et,naturellement, de ne pas traiter aux pesticides vos arbres fruitiers, il y a quelques moyens bios de s’en passer. D’ailleurs, plus on traite plus il faut traiter, les insectes s’immunisent.

 

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La roue du paon

Posté par othoharmonie le 22 février 2014

 

La roue du paon dans PAON 250px-Pfau_imponierendLes oiseaux très voyants paradent volontiers pour séduire leur partenaire ou écarter les rivaux.

Le paon mâle « fait la roue » pour séduire les femelles lors de sa parade nuptiale. Il étale en éventail les longues plumes de sa queue, puis tourne sur lui même en les agitant pour faire admirer sa parure.

Dans la plupart des espèces animales la parade nuptiale a lieu immédiatement avant et pendant, voire un peu après l’accouplement. Il s’agit d’un ensemble de comportements plus ou moins stéréotypés propres à chaque espèce (mais dont les détails peuvent ou non varier d’un individu à l’autre). Souvent cela implique une parade consistant à exhiber des caractères sexuels secondaires, à émettre des signaux spéciaux (bruits vocaux ou non, lumière) ou encore à adopter des comportements spécifiques (certains oiseaux offrent des objets brillants à leurs femelles, par exemple).

La parade nuptiale augmente la disponibilité à l’accouplement parce qu’au cours de la parade nuptiale la motivation sexuelle augmente. Parallèlement, la parade nuptiale diminue l’agressivité entre les partenaires. Les parades nuptiales consistent en général en un mélange d’actions liées aux comportements de procréation et d’actions liées aux comportements d’attaque et de fuite.

On appelle parade nuptiale aviaire l’ensemble des comportements ritualisés précédant la formation du couple chez les oiseaux. Les parades nuptiales chez cette classe d’animaux sont souvent particulièrement complexes.

Ces comportements, extrêmement variés, tiennent lieu de signes préparatoires à l’accouplement et jouent différents rôles. Ces signes peuvent se manifester de façon sonore (vocaux ou non) ou visuel. Ils peuvent se manifester par des voltiges, des danses au sol, des mouvements particuliers du corps, une exhibition particulière du plumage. Chez certaines espèces, la parade nuptiale s’accompagne de modifications morphologiques ou anatomiques du corps qui constituent des caractères sexuels secondaires. Les manifestations de la parade nuptiale chez les oiseaux varient tellement qu’il n’est pas possible de faire ressortir de traits communs pour l’ensemble mis à part les trois principales fonctions qu’elle remplit :

  • La parade assure que ce sont des individus de la même espèce qui s’accoupleront. L’accouplement entre espèces différentes, lorsqu’il est fécond, produit souvent des hybrides stériles ou qui ont une capacité de survie et de reproduction moins élevées. Le mâle et la femelle se reconnaissent comme étant de la même espèce par les caractéristiques de leur parade.
  • La parade indique le sexe, l’état de reproduction et le niveau de motivation sexuelle du partenaire.
  • La parade stimule et synchronise le comportement reproducteur des partenaires. C’est probablement pour cette raison que des espèces comme la Sittelle à poitrine blanche et la Bernache du Canada, des espèces qui s’accouplent pour la vie, exécutent toujours une parade nuptiale avant de se reproduire.

Une méta-analyse montre que les oiseaux femelles investissent davantage dans la reproduction (en termes de taille et de nombre d’œufs ou de l’approvisionnement en nourriture) lorsque la parade est assurée par un mâle plus attractif mais cette stratégie reproductive est à nuancer, la femelle d’espèces pratiquant le soin biparental a tendance principalement à augmenter le nombre d’œufs, celle d’espèces dont seule la femelle prend soin des petits pond des œufs plus gros mais pas plus nombreux, ce qui reflète des coûts et bénéfices différents selon les contextes.

La parade nuptiale la plus communément observée est sans doute celle du Pigeon biset, en ville dans les parcs urbains, au sol ou sur la corniche d’un édifice. Le mâle roucoule, le jabot gonflé, la queue étalée, en tournant sur lui-même et autour de la femelle, répétant les courbettes. 

vidéo : http://youtu.be/NCUSmLsstP4

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Charles Darwin et sa théorie de l’évolution ne comprenaient pas l’existence des paons. En effet, d’après les théories de Darwin, un tel animal, très voyant, aux couleurs extravagantes, aux cris si aisément reconnaissables et perceptibles, et courant aussi lentement, aurait dû disparaître depuis longtemps parce qu’il était mal adaptée à son environnement. Charles Darwin disait lui-même que les paons étaient son cauchemar. Darwin soutenait la théorie de la sélection sexuelle : évolution d’un attribut sexuel apparu au départ de façon arbitraire. Amotz Zahavi l’explique dans le cadre de la théorie de l’évolution par une théorie appelée théorie du handicap. De son côté, Ronald Aylmer Fisher, fait de la traîne du mâle est un exemple classique d’emballement fisherien, parce que son développement ne donne aucun avantage à part d’attirer les paonnes.

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le Paon littérature et arts

Posté par othoharmonie le 22 février 2014

 

Dans les deux poèmes épiques de Kalidasa (Meghaduta et Kumarasambhava), la beauté du paon a été utilisée en tant qu’outil littéraire fleuri.

Plusieurs expressions de la langue française utilisent le terme paon : par exemple faire le paon signifie se mettre en valeur d’une façon ostentatoire.

250px-Shah_Jahan_on_The_Peacock_ThroneLe Trône du Paon est le nom du trône des shah d’Iran, bien que cette appellation soit d’origine mongole. Le nom vient de la forme du trône, derrière lequel se tiennent les représentations de deux paons debout, parures déployées, le tout orné de saphirs, rubis, émeraudes, perles et autres pierres précieuses de couleurs aptes à symboliser la vie. Le trône avait été créé pour l’empereur Moghol (Hindustani) Shah Jahan au XVIIe siècle, et était dans la halle d’audience publique (le Diwan-i-Am) dans sa capitale impériale, Delhi.

Le nom viendrait de la forme du trône, derrière lequel se tiennent les représentations de deux paons debout, parures déployées, le tout orné de saphirs, rubis, émeraudes, perles et autres pierres précieuses de couleurs aptes à symboliser la vie. Le trône avait été créé pour l’empereurMoghol (Hindustani) Shah Jahan au xviie siècle, et était dans la halle d’audience publique (le Diwan-i-Am) dans sa capitale impériale, Delhi.

Le voyageur français Jean-Baptiste Tavernier, qui vit Delhi en 1665 décrit le trône comme ayant une forme de lit (un takht c’est-à-dire une plate-forme), de 1,80 m sur 1,20 m, supporté par quatre pieds dorés, de 50 à 70 cm de hauteur. Par-dessus les pieds s’élevaient douze colonnes pour supporter la canopée ; les pieds étaient décorés de croix de rubis et d’émeraudes, et aussi de diamants et de perles. Il y avait en tout 108 grands rubis sur le trône, et 116 émeraudes, mais beaucoup ont disparu au cours du temps. Les douze colonnes soutenant la canopée étaient décorées de rangées de splendides perles, et Tavernier considérait que c’était là la partie la plus précieuse du trône. Tavernier, en fin négociant, estime le trône à 12 millions de livres tournois, ce qui équivaut à 200-300 millions d’euros ou la somme dépensée pour la construction du château de Versailles entre 1660 et 1680.

Le Shahanshah Nader Shah envahit l’empire moghol en 1738 et revint en Iran avec le trône du Paon ainsi que d’autres trésors, et en particulier les plus grands diamants du monde Koh-i Nor et Daria-e nour, pris en tant que tribut de l’empereur moghol Muhammad Shâh.

Depuis lors, le terme « Trône du Paon » est utilisé pour désigner non seulement le trône, mais aussi la monarchie iranienne elle-même.

Après que Nader Shah a été assassiné en 1747, le trône original du paon fut détruit dans le chaos qui s’ensuivit. Cependant, les trônes suivants furent appelés Trône du Paon, bien qu’ils aient ressemblé à une chaise plus qu’à une plateforme. Un exemple de ce type de trônes est le Trône Naderi, construit en 1812 pour Fath Ali Shah Qajar. Un autre trône, construit en 1836 pourMohammad Shah Qajar, était aussi appelé Trône du paon.

Le voyageur français Jean-Baptiste Tavernier, qui vit Delhi en 1665 décrit le trône comme ayant une forme de lit (un takht c’est-à-dire une plate-forme), de 1,80 m sur 1,20 m, supporté par quatre pieds dorés, de 50 à 70 cm de hauteur. Par-dessus les pieds s’élevaient douze colonnes pour supporter la canopée ; les pieds étaient décorés de croix de rubis et d’émeraudes, et aussi de diamants et de perles. Il y avait en tout 108 grands rubis sur le trône, et 116 émeraudes, mais beaucoup ont disparu au cours du temps. Les douze colonnes soutenant la canopée étaient décorées de rangées de splendides perles, et Tavernier considérait que c’était là la partie la plus précieuse du trône. Tavernier, en fin négociant, estime le trône à 12 millions de livres tournois, ce qui équivaut à 200-300 millions d’€ ou la somme dépensée pour la construction du château de Versailles entre 1660 et 1680.

Le Shahanshah Nader Shah envahit l’empire moghol en 1738 et revint en Iran avec le trône du Paon ainsi que d’autres trésors, et en particulier les plus grands diamants du monde Koh-i Nor et Daria-e nour, pris en tant que tribut de l’empereur moghol Muhammad Shâh.

Depuis lors, le terme « Trône du Paon » est utilisé pour désigner non seulement le trône, mais aussi la monarchie iranienne elle-même.

Après que Nader Shah a été assassiné en 1747, le trône original du paon fut détruit dans le chaos qui s’ensuivit. Cependant, les trônes suivants furent appelés Trône du Paon, bien qu’ils aient ressemblés à une chaise plus qu’à une plateforme. Un exemple de ce type de trônes est le Trône Naderi, construit en 1812 pour Fath Ali Shah Qajar. Un autre trône, construit en 1836 pour Mohammad Shah Qajar, était aussi appelé Trône du paon.

Arts

Le paon est un des motifs utilisés dans l’Art nouveau à l’instar d’Aubrey Beardsley. Dans les années soixante, ce matériel sera réutilisé par les graphistes de la mouvance psychédélique.

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LE PAON dans tous ses états

Posté par othoharmonie le 21 février 2014

 

220px-Male_peacock_with_feathersL’oiseau multicolore –ou blanc – que nous connaissons actuellement sous ce nom médiéval de “piéton” (cf. art. Jeu* d’échec : pion, paonez) est originaire de la région indo-malaise – rapporté, dit-on, par Alexandre : il faut donc toujours penser  qu’il s’agissait à l’origine de la “grue couronnée” qui, ultérieurement, a donné son nom – indo-européen – à l’oiseau d’origine exotique ! Celui qu’on appelle “Paon des baléares” est en effet… une Grue Sacrée* que nous venons de voir plus haut !

 

La prononciation “pan” – en v-n – vous fera sans doute penser à ’homophone grec qui signifie limon : en effet, c’est là qu’ils vivaient dans le Grand Marais

maglemosien, c’est à dire atlante boréen, jusqu’à ce que le “cri du grand Pan” annonce la submersion du Pays de l’Âge d’Or (cf. Coq, supra) :

 

Il est en effet des étymologies* curieuses : en latin pavo, vient de la racine pav,

“idée de peur”, il y a aussi dans cette famille une idée de “battre la terre pour l’aplanir, la paver” : la Danse du Paon est la… Pavane (cf. infra), donc “la paveuse” ; mais il y a aussi une idée de “bronzer” et de “violet” (?) dans cette racine. pCaev o vient de la racine indo-européenne *pen “idée de tendre, pendre” d’où “pois et poids” (–› pendule) : paon en anglais se dit pea-cock / pea-hen et l’on a aussi “poids” pound ; le paon allemand est un Pfau, en allemand “poids” pfund et le curé pfarr n’est pas loin, mais aussi : “filer, étoffe (grec trame), drapeau et girouette” qui est devenue… un coq   !

 

Danse : Le paon est un oiseau “royal” car seul le roi ou (et) la reine peuvent se pavaner car ils le doivent : cela fait partie du rite de la danse* d’aplanissement de l’Aire royale où l’on construira le temple*, cela fait partie de la “majesté” de la première Fonction* dumézilienne… Le Paon est donc bien consacré à Héra-Junon.

 

Le paon des Indes, et en particulier l’ocelle qui est la parure des plumes caudales du mâle qui dessine un magnifique et lumineux soleil, ont été diabolisés avec tellement d’insistance au Moyen Âge que c’est une preuve “à contrario” de son importance dans nos mythes indo-européens.…

 

Aux Indes, le dieu Kumâra (= Skanda 23) chevauche un paon. Dans leurs danses

de la pluie on sacrifie un paon car “trop de soleil nuit” !

« L’oiseau solaire peut aussi êtrep auonn , lui aussi destructeur de serpent quand il est Skanda dans la mythologie védique.

« Mais pour les Yézidis, il est Malik al Taous, ou “l’ange-paon”, figure mithraïque, intermédiaire entre le ciel et la terre, intercesseur et sauveur, même. »

 

Dans la Mythologie grecque : Erinona (l’Irlande?)n, une jeune, belle et chaste jeune fille, fut violée par Adonis (le Printemps récurrent)n sur l’instigation d’Héra (la Terre Mère noire du Marais)  qui la transforma ensuite en Paon (des Baléares, c’est-à-dire en grue couronnée)n…

 

Le paon était pour les Grecs un emblème orphique : oiseau orphique

(d’Orphée, ce qui en fait tous deux des natifs du même pays) est consacré à

Héra/ Era, la Déesse Mère* du “Grand Marais” Maglemose !

Fichier: Marchand de panaches de paon.jpgLorsqu’il fait la roue solaire et vous regarde de ses mille yeux, comment ne pas penser au mythe d’Argos  le berger grec à qui cette même Héra avait confié  parce qu’étant “panoptès” il avait des yeux sur tout le corps ! Mais “ce paon fut tué par Hermès et c’est alors qu’Héra disposa ses yeux sur sa queue ocellée.

 

Au moyen âge encore deux paons étaient représentés de part et d’autre de

l’Arbre de Vie comme les supports du Blason* dans les Armoiries.

 

Dicton : on disait autrefois dans nos campagnes : « Un vœu prononcé sur la tête du paon est sûrement exaucé ! »

 

Le paon spicifère
Pavo muticus

écrit par Green peafowl

L e plus bel oiseau du monde ! Tel est en tout cas l’avis de bon nombre d’observateurs, ornithologues, zoologistes et éleveurs des 5 continents ! Avis sans doute subjectif mais la prestance, l’élégance et les couleurs du paon spicifère, appelé aussi paon vert, ou encore vert de Java, gallinacé encore méconnu, en font un oiseau fascinant, d’une incroyable beauté. Il rejette loin derrière lui la grâce bien connue de son cousin, le paon bleu (pavo cristatus) ; ce dernier, au port massif, trapu, d’un bleu presque uniforme évoque bien peu la fière silhouette et la riche palette des couleurs du paon spicifère..

C e site n’a pas de vocation scientifique. Il n’est que l’hommage d’un amateur passionné à cette merveille de la nature, hélas menacée d’extinction dans son habitat d’origine. Conçu donc par un amateur pour les amateurs, le site ignorera dans ses pages, autant que faire se peut, les dénominations scientifiques généralement en vigueur( taxonomie, génotype, phénotype et autre éthologie…)au profit de synonymes plus parlants. Mille excuses aux puristes!

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La parade du Paon

Posté par othoharmonie le 20 février 2014

 

262px-Peacock_courting_peahenUne cérémonie d’accueil est offerte par le paon à toute paonne qui s’approche ; pour l’attirer au centre de l’aire de parade, il relève sa longue traîne, la déploie en une roue géante et cherche à impressionner la femelle en lui tournant le dos pour bien lui montrer les touffes de duvet contrastées du dessous de sa queue. Puis, se retournant, il s’approche de sa congénère et ponctue sa démonstration de frissonnements des plumes, dont le son évoque le murmure des roseaux secs parcourus par le vent. Si la femelle est sensible à ce spectacle visuel et sonore offert à son intention, elle s’accroupit sur le sol, invitant ainsi le mâle à l’accouplement. La longue traîne se rabat alors sur elle.

Les oiseaux très voyants paradent volontiers pour séduire leur partenaire ou écarter les rivaux.

Le paon mâle « fait la roue » pour séduire les femelles lors de sa parade nuptiale. Il étale en éventail les longues plumes de sa queue, puis tourne sur lui-même en les agitant pour faire admirer sa parure.

En s’appuyant sur sa théorie de l’évolution, Charles Darwin ne comprenait pas l’existence des paons. En effet, d’après les théories de Darwin, un tel animal, très voyant, aux couleurs extravagantes, aux cris si aisément reconnaissables et perceptibles, et courant aussi lentement, aurait dû disparaître depuis longtemps parce qu’il était mal adapté à son environnement. Charles Darwin disait lui-même que les paons étaient son cauchemar. Darwin soutenait la théorie de la sélection sexuelle : évolution d’un attribut sexuel apparu au départ de façon arbitraire. Amotz Zahavi l’explique dans le cadre de la théorie de l’évolution par une théorie appelée théorie du handicap. De son côté, Ronald Aylmer Fisher, fait de la traîne du mâle un exemple classique d’emballement fisherien, parce que son développement ne donne aucun avantage à part celui d’attirer les paonnes.

La paonne protège seule ses petits

La femelle du paon est appelée « paonne » (prononcer « panne ») et son petit « paonneau » (prononcer « panneau »).

On dit que le paon « braille » ou « criaille », c’est-à-dire « paonner », quand il pousse son cri caractéristique.

Quand il étale les plumes de sa queue sous la forme d’un éventail, on dit que le paon « fait la roue »; pour les Canadiens, c’est aussi un « paon rouant ». Cette roue comprend des structures rondes appelées ocelles.

Par analogie, certaines races de pigeon biset ayant été sélectionnées pour leur ressembler s’appellent pigeon paon. Certaines espèces de poissons combattants sont également appelées « paon de mer » en allusion à leurs nageoires étalées. Plusieurs espèces de papillons portent aussi le nom de ces oiseaux, comme le grand paon de nuit, en raison de leurs ailes ocellées.

L’arrivée des pluies annonce le début de la saison des amours pour le paon. Chaque reproducteur potentiel s’isole alors et entreprend de défendre ses droits sur un territoire, vaste de 5 000 à 50 000 m2, qu’il s’est choisi dans une zone dégagée assurant une bonne visibilité. Sur cet espace, il privilégie de 1 à 4 sites, de quelques mètres de diamètre. C’est sur l’une de ces pistes d’exhibition que, dès le matin, le propriétaire des lieux attend ses partenaires potentielles ; le plus souvent, il parvient à attirer successivement de 2 à 5 paonnes.

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Habitat du Paon

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

320px-Pavo_cristatus_-Oak_Mountain_Petting_Zoo,_Alabama,_USA_-colour_mutant-8À l’état sauvage, il vit en Inde en toute liberté dans les jungles, dans les fermes, ville, montagne et au Sri Lanka dans les forêts et les bois. En Europe, il est surtout répandu dans les parcs, zoos et les grands jardins, souvent en semi-liberté.

Il mange des graines et céréales, fruits et baies, fleurs, insectes, petits mammifères et jeunes reptiles.

Comme la majorité des Phasianidés et malgré sa taille imposante, le paon peut voler, mais c’est de préférence un animal terrestre qui marche, grimpe et court plutôt que de prendre son vol.

En dehors de la saison des nids, les paons vivent en petits groupes de 1 à 3 mâles pour jusqu’à 5 femelles. Ils mangent tôt le matin ou au crépuscule et ils passent la journée dans l’ombre. Pendant la saison des nids, le mâle parade. Il monte la garde autour de la troupe.

Au moment de la couvaison, les mâles ne s’éloignent jamais beaucoup du nid et montent la garde en donnant l’alerte par un cri sonore au moindre changement de l’environnement.

Fait exceptionnel chez les oiseaux, les mâles et parfois les femelles présentent un comportement assimilable à un jeu en se poursuivant autour d’un buisson ou autres objets apparemment sans but spécifique et hors des périodes de reproduction.

Les paons sont très curieux et analysent les changements environnementaux avec soin. Par exemple, à proximité de l’homme, il passe un long temps à regarder les nouvelles constructions, les couleurs vives par exemple sur les murs l’attirent tout particulièrement et il se regarde dans des miroirs nouvellement posés pendant de longs moments.

Cri

Le mâle a un cri très reconnaissable que l’on associe souvent, chez les francophones, aux prénoms Léon ou Théo. On dit qu’il braille, criaille ou paonne.

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Les plumes de paon

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

199px-Pavo_cristatus_feather-mxCe sont des flabella. L’usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l’Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu’à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l’ensemble de l’Église. 

Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d’immortalité.

Selon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l’initié libéré des désirs et du pouvoir de l’égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. 

La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l’équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l’homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses « yeux », et les couleurs de ses plumes, c’est la manifestation d’un principe de totalité, de plénitude solaire. 

Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C’est le symbole de l’expression de la parole divine délivrée par l’écriture. Mais, comme la plume est l’attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d’oiseaux comme l’aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l’homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d’aigle apporte la sagesse à celui qui la porte. 

Dans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d’Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d’Héra. Dans la mythologie, c’est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.

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Indra, légende des Paons

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

183px-PavoNigripennisElliotIndra est le roi de tous les dieux et le plus puissant de tous. Dieu du ciel, de la foudre, de l’atmosphère, des orages, de la pluie, il est aussi considéré comme le dieu de la fertilité avec l’eau qu’il apporte à la terre. Il occupait une place importante dans le panthéon hindou mais graduellement il a perdu sa position dominante au profit de Vishnou et Shiva. Il est représenté sous les traits d’un homme puissant, au teint rougeâtre, avec 2 ou 4 longs bras, les yeux bandés et une fleur de lotus. Il est armé de sa foudre (Vajra) façonnée par Tvashtri (l’ artiste divin, le charpentier et fabricant d’armes des divinités) qu’il tient dans sa main droite, d’un arc, d’un filet et d’un crochet pour attraper ses ennemis. Quand il n’est pas dans son char scintillant tiré par deux chevaux brun, il est juché sur Iravat, son immense éléphant blanc. Considéré comme tout-puissant, même parmi les dieux, Indra est le défenseur de l’humanité et des dieux contre les forces de mal. De plus, il a le pouvoir de ranimer les guerriers morts qui ont péri sur le champ de bataille.

Il était escorté par les Marouts, jeunes guerriers exubérants, dieux des vents au nombre de 11 ou 20. Ils gardaient le soma, boisson préférée d’Indra.

Mais il fut vaincu par Râvana et amené au Lanka par le fils Indrajit.

Il est l’allié de Vishnou. Il est aussi assimilé à Surya, le dieu soleil, fils d’Aditi et de Kashyapa.
Indra tua le démon Vritra (démon de la sécheresse) avec sa Vajra (foudre), l’éclair pour stabiliser le monde et délivrer les eaux du ciel en découpant les nuages avec son arme.
Le domaine d’Indra, Swarga, est un morceau de ciel entouré de nuages qui tourbillonnent autour du sommet du mont Mérou.

Ce ciel se déplace n’importe où selon ses instructions. Indra et sa femme Indrani habitent à Swarga et assistent aux danses des Apsaras et de leurs compagnons les Gandharvas. Ils eurent de nombreux enfants et en particulier Arjuna, l’archer divin mais il existe d’autres filiations car Indra était volage.

LEGENDES.

A l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut Indra qui courait comme si un démon était à ses trousses et il lui en demanda la raison.

Indra répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible Râvana et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. Comme Râvana arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et Indra put ainsi se dissimuler derrière. Râvana passa sans rien remarquer.

Une fois le danger passé, Indra remercia le paon et lui offrit des plumes aux merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’Indra et que son cri perçant annonce l’orage.

Indra eut de nombreuses maitresses. Un jour il séduisit l’épouse du sage Gautama, alors ce dernier fit apparaître sur le corps du dieu des marques semblables à des yoni. Ces marques prirent par la suite l’apparence d’yeux. C’est pourquoi il est parfois représenté le corps parsemé de mille yeux.

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Pourquoi le paon fait-il la roue ?

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

220px-Leeds_Castle_01Pour séduire les femelles, les plumes très longues du dos forment une traîne que la mâle déploit en éventail lors de la parade nuptiale. Pour des prétendants dont la roue présente 140 à 170 ocelles, le succès de la parade ne dépend pas de ce nombre d’ocelles ni de la longueur des plumes, leur séduction diminuant lorsqu’ils en ont moins de 140 : application de la loi de Weber ou les femelles sont-elles sensibles à une combinaison de couleurs et de pattern?

Mais cela lui sert également pour impressionner ses ennemis grâce à l’extrémité de ses plumes ornée d’un dessin en forme d’œil. Quant aux reflets métalliques bleus et verts, il s’agit d’un effet d’optique dû à la réfraction de la lumière dans les nombreuses couches de kératine des plumes.

La paonne a des plumes plus ternes que le mâle, comme c’est le cas pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Il arrive cependant qu’elle fasse également la roue, en période de reproduction ou d’excitation émotionnelle par exemple, ou en période d’élevage en cas de danger.

Les assertions ci-dessus sont de simples suppositions puisque les paons sont souvent observés faisant la roue alors qu’ils sont seuls, sans femelle, ni rival, ni prédateur à proximité.

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