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Le commerce de Crocodiles

Posté par othoharmonie le 26 décembre 2016

 

 

Une espèce ayant survécu à de nombreux cataclysmes naturels… Une espèce  présente sur notre planète depuis 200 millions d’années… Une espèce à la résistance avérée, reconnue comme un des plus puissants prédateurs.

Au total, ce sont 23 espèces de crocodiles et alligators (85% de la totalité des espèces connues) qui ont été surexploitées par la filière mondiale du cuir, et sont désormais inscrites, à des degrés divers de risque de disparition, sur les annexes I et II de la CITES.

​A l’origine de cette aggravation : une exportation massive des peaux des crocodiles et alligators d’Afrique, d’Asie et d’Australie pour le marché des articles de luxe (valises, chaussures, sacs à main et ceintures), en particulier au Japon, en Italie et en France.

croco

Le caïman sud-américain était si abondant au début des années 1950 que des millions d’animaux ont été tués pour l’exportation en Europe et les États-Unis. Cette époque a marqué un tournant dans la pérennité des espèces sauvages…

Dans les années 1950 et au début des années 1960, l’exportation massive annuelle – entre 6 et 8 millions de peaux – de peaux d’Alligator américain (l’Alligator missippiensis) a abouti à la quasi extinction de l’espèce.

Quand le cuir fait couler les larmes des crocodiles…

 

A la même période, plus de 10 millions de peaux de Caïman Noir (Melanosuchus niger) étaient exportées par le Brésil chaque année : à la fin des années 60, celui-ci interdit l’exportation, mais il est trop tard, et le caïman, un membre de la famille Alligatoridae, a été inscrit sur l’Annexe I de la CITES en 1975, avec la plupart des autres grands crocodiles, membres de la famille Crocodylidae.​

En avril 1994, l’espèce Crocodylus niloticus , le crocodile du Nil, est passée du statut d’espèce en danger (Annexe II) à celui d’espèce menacée (Annexe I) dans la classification de la CITES.

De plus, si cette classification interdit officiellement aux pays signataires de la CITES le commerce des animaux listés, une grande partie de ce commerce est entré dans la clandestinité, et le braconnage s’est intensifié partout dans le monde, notamment en Colombie, au Venezuela et au Brésil. 

Ainsi l’espèce Caïman latirostris, espèce en danger : pour la seule année 80, une société allemande a importé, grâce à des documents falsifiés, environ 200 000 peaux de caïmans en provenance du Paraguay.En 1986, les Etats-Unis à eux seuls ont importé plus de 65 000 peaux d’une autre espèce protégée, le caïman à lunettes, et plus de 530 000 produits manufacturés, toujours en provenance du Paraguay.

La liste des dommages irréversibles sur l’environnement causés par le commerce du cuir est longue…Les participants au business du cuir ont perpétré un véritable massacre des populations de crocodiles et d’alligators sauvages…Les chiffres du rapport publié en 2010 par l’organisme des Nations Unies UNEP World Conservation Monitoring Centre (UNEP-WCMC) sur le commerce mondial des peaux de crocodile entre 2006 et 2008 en témoignent…

Ressources utilisées :​

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LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

La chouette, que nous poursuivons d’une fâcheuse réputation de voleuse et dont nous faisons un emblème de laideur, apparemment contre l’avis de Rabelais, était l’oiseau d’Athéna. Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil, et s’oppose donc en ceci à l’aigle, qui la reçoit les yeux ouverts.

 

290px-Bubo_scandiacus_Delta_3René Guénon a noté qu’on pouvait voir là, ainsi que dans le rapport avec Athéna-Minerve, le symbole de la connaissance rationnelle, perception de la lumière lunaire par reflet, s’opposant à la connaissance intuitive, perception directe de la lumière solaire. C’est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent.

Dans la mythologie grecque la chouette est représentée par Ascalaphos, fils d’Acheron et de la nymphe de l’obscurité : c’est elle qui voit Perséphone goûter à un fruit de l’enfer, un grain de grenage, et la dénonce, lui interdisant ainsi tout espoir de remonter définitivement au jour.

Chez les Aztèques, elle est l’animal symbolique du dieu des enfers, avec l’araignée. Dans plusieurs Codex, elle est représentée comme la gardienne de la maison obscure de la terre. Associée aux forces chthoniennes, elle est aussi un avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la fois à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre, qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général.

Dans le matériel funéraire des tombes de la civilisation pré-incaïques Chimu (Pérou), se rencontre fréquemment la représentation d’un couteau sacrificiel en forme de demi-lune, surmonté de l’image d’une divinité mi-humaine mi-animale en forme d’oiseau de nuit, chouette ou hibou. Ce symbole qui est manifestement lié à l’idée de mort et de sacrifice, est orné de colliers de perles et de coquilles marines, la poitrine peinte en rouge, et la divinité ainsi représentée est souvent flanquée de deux chiens, dont on connaît la signification de psychopompe. Ce hibou, ou cette chouette, tient souvent un couteau de sacrifice dans une main et dans l’autre le vase destiné à recueillir le sang de la victime.

De nos jours encore elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines. Il demeure cependant frappant qu’un vecteur de symbole aussi universellement ténébreux et associé à de sinistres idées ait pu, dans les langues latines, désigner en tant qu’adjectif la jolie femme, puis indifféremment tout ce qui est de bon présage.                                               

« Chouette » est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae, sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille, qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du hibou par la simple absence d’aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l’impression d’oreilles ou de cornes.

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

  • Comme on l’a vu, la chouette était, dans le monde antique, le symbole de la sagesse.  Elle était liée à la déesse grecque Athéna, déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive et de l’activité intelligente. De ce fait la chouette  prêta son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappa monnaie à l’effigie de l’animal qui, d’ailleurs, se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.                                        
  • Dans le monde romain, les termes « striga » (sorcière) et « strix  » (chouette/stryge) étaient utilisés en parallèle. On accusait les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit, d’où le mythe des stryges. Les Romains empruntèrent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voyaient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devenait alors un mauvais présage.
  • Au  Moyen Age, elle était associée à la rouerie et à la tromperie  du fait que la chouette  profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la clouait donc devant sa porte pour conjurer le sort maléfique.
  • Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement.
  • Pour les Romains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.
  • Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières comme le savent les lecteurs de Harry Potter.  
  • Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie,  dite aussi Dame Blanche, d’où sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.
  • De façon plus anecdotique,  la double symbolique « oiseau de la sagesse »/ »oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains  khagneux (étudiants préparationnaires littéraires) qui la nomment «Vara » (cagneuse, en latin).
  • La chouette est le symbole touristique de la ville de Dijon, elle y est sculptée dans une pierre d’angle de l’Eglise Notre-Dame. Dans la rue de la Chouette, voie piétonne qui longe le côté nord de l’église et le chevet, une pierre de Notre-Dame porte une marque singulière qui a suscité la curiosité de certains historiens de la ville. A l’angle d’un contrefort d’une chapelle de l’église est sculpté un oiseau que les Dijonnais appellent la chouette. Sa signification est toujours inconnue, bien que de nombreuses hypothèses aient été émises à son sujet. Pour certains, la chouette pourrait être une forme de signature laissée là par un architecte ou par un tailleur de pierre. Il ne peut s’agir en tout cas de la signature de l’architecte de l’église, car cette chouette est sculptée sur une chapelle élevée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame.

 

LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenLa chouette est très usée à cause de la vénération  superstitieuse qu’elle suscite. En effet, Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche, pour demander que leur souhait soit exaucé. Il n’en subsiste donc aujourd’hui que la forme générale, la plupart des détails de la sculpture ayant depuis longtemps disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2001, un vandale a porté à la chouette plusieurs coups de marteau. Cette dégradation suscita l’émotion des Dijonnais. Plutôt que de laisser la chouette en l’état ou de remplacer le bloc de pierre sur lequel elle était sculptée, il fut décidé d’en réparer les cassures. Un moulage de la chouette avait été réalisé en 1988 par un statuaire mouleur du Louvre. Il servit de modèle à la réparation, qui consista à incruster des fragments de pierre, ensuite patinés. Ce travail s’accomplit fin janvier et début février 2001. Depuis cet incident, un système de vidéosurveillance a été mis en place afin de prévenir toute récidive. La chouette restaurée a été inaugurée officiellement le 12 mai 2001.

Ces péripéties n’ont fait qu’accroître la popularité de cette sculpture à Dijon. L’Office de tourisme l’a choisi en 2001 comme symbole de fléchage pour le Parcours de la Chouette, circuit touristique piéton qui fait le tour du centre historique avec un balisage devant les principaux monuments. 

Machin chouette est une expression familière qui désigne une personne dont on ne connaît pas, ou plus, le nom. C’est aussi le titre d’une pièce de théâtre de Marcel Achard, créée au Théâtre Antoine en 1964.

  • Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des Dieux. 

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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La Symbolique de la chouette

Posté par othoharmonie le 17 février 2015

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

290px-Aegolius-funereus-001La chouette chevêche est le symbole de la sagesse dans le monde antique. Elle est liée à la déesse grecque Athéna, à laquelle Homère attache déjà l’épithète de glaukopis (« aux-yeux-de-chevêche »), peut-être pour sa perspicacité dans les ténèbres (de la nuit pour l’oiseau et de l’ignorance pour la déesse). Déesse des Arts et de la sagesse, de la guerre défensive et de l’activité intelligente, elle prête son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappe monnaie à l’effigie de l’animal qui se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.

Dans le monde romain, les termes striga (sorcière) et strix (chouette/stryge) sont utilisés en parallèle. On accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit (d’où le mythe des stryges). Les Romains empruntent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devient alors un mauvais présage.

Au Moyen Âge, elle est associée à la rouerie et à la tromperie : elle profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la cloue donc devant sa porte pour conjurer le mauvais sort.

Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement. L’ANAJ-IHEDN édite également une revue baptisé « La Chouette » en référence à Athéna.

Pour les Roumains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.

Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières (voir les familiers dans Harry Potter).

Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie (dite aussi Dame Blanche), et sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.

De façon plus anecdotique, la double symbolique « oiseau de la sagesse »/« oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains khagneux (préparationnaires littéraires) qui la nomment Vara(cagneuse, en latin).

De façon encore plus anecdotique, l’expression idiomatique « c’est chouette », quoiqu’un peu moins en vogue de nos jours, reste une expression courante pour exprimer un état de liesse ou de ravissement spontané. Cette expression peut aussi faire référence à la devise d’A.G.

Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des dieux.

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Le wallaby-lièvre à lunettes

Posté par othoharmonie le 27 mai 2014

téléchargement (4)En anglais : le Spectacled Hare-wallaby ou le Mala) est un macropodidae vivant en Australie. C’est le seul qui ne soit pas disparu ou soit menacé d’extinction mais il est considéré tout de même comme « presque menacé » (Near Threatened).

On le trouve dans la moitié nord de l’Australie dans les régions de prairies à tussock ou spinifex. On peut le rencontrer du Queensland à l’Australie-Occidentale. C’est un animal solitaire, nocturne, herbivore, beaucoup plus grand que les autres espèces du même genre. Son pelage est gris brun avec les extrémités dorées et un cercle orange autour des yeux ce qui lui a valu son nom. Il construit son nid dans la végétation. Quand il se sent menacé, il s’enfuit en zigzagant. Il a une portée d’un petit par an qui devient adulte vers l’âge de un an.

La saison des amours s’étale de décembre à septembre. Le lièvre devient adulte vers un an et se reproduit à partir de la deuxième année. Les femelles ont généralement une portée d’un petit par an, quelquefois deux. Le jeune reste dans la poche marsupiale six mois et continue ensuite de vivre avec sa mère trois mois. En cas de décès d’un petit, la femelle a souvent un deuxième embryon pour le remplacer.

Ce sont des animaux herbivores se nourrissant d’herbes et de fruits. Ils n’ont pratiquement pas besoin de boire recevant suffisamment d’eau par leurs aliments. Les mâles sont très agressifs et s’affrontent entre eux pour leur territoire de nourriture mais généralement, ils n’agressent pas les femelles.

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Ski avec votre chien

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

Tout schuss… à 4 pattes !

C’est la dernière ligne droite avant les vacances d’hiver, et toute la petite famille s’apprête à partir à la montagne. Et « toute la famille », cela implique… le chien ! Après tout, pourquoi ne pas lui offrir à lui aussi, les bienfaits d’un séjour en altitude ? Pour qu’il s’amuse autant que vous… en toute quiétude, retenez tout de même ces quelques conseils.

Ski avec votre chien dans CHIEN telechargement-4Question de bon sens – et de sécurité – les pistes balisées sont interdites aux chiens. Même en laisse, vous ne pourrez pas l’emmener. Assurez-vous aussi – là également c’est de base… – que le propriétaire auquel vous louez votre logement accepte les animaux. Sinon, prenez le temps de vous renseigner sur les pensions animalières implantées à proximité de la station. Rassurez-vous, les contraintes s’arrêtent là. Vous pourrez profitez avec votre toutou des plaisirs de la randonnée en montagne, et la plupart des stations acceptent la présence canine dans les « œufs » et les télécabines.

 

Avant la balade.

Chacune de vos sorties demandera une petite préparation. Appliquez quotidiennement une crème tannante sous ses pattes afin de renforcer ses coussinets. Ainsi résisteront-ils mieux au froid. Vous pouvez même commencer ce « rituel » 15 jours avant votre départ en vacances. Les coussinets s’en trouveront épaissis, tout en conservant leur souplesse.

Le jour J

 Ca y est ! Les vacances commencent enfin pour votre compagnon à quatre pattes ! Même si en théorie, il supporte assez bien le froid, vous pouvez le vêtir d’un manteau. Avant chaque sortie, la Fondation 30 millions d’amis conseille même « d’appliquer de la Biafine® ou de la vaseline sur les parties sensibles de l’animal : coussinets, truffe, extrémités des oreilles…. Ces produits serviront d’isolant thermique ». Et de continuer, « pour les plus inquiets, les vétérinaires vendent des bottines spécifiques ». Pendant la promenade, empêchez-le de manger la neige, qui risque d’irriter l’estomac et l’intestin. C’est le plus court chemin… vers des vomissements et des diarrhées bien liquides ! Un conseil « emportez un jouet pour le distraire » poursuit la Fondation.

images-10 dans CHIENLes hommes et les chiens ne sont pas si différents. Et comme pour nous, il est un danger invisible pour votre animal : le soleil. Si sa truffe est dépigmentée, enduisez-là d’une protection solaire. De même, la réverbération sur la neige peut entraîner chez le chien, comme chez nous, une forte inflammation ophtalmique appelée « uvéite ». Alors que faire ? Vous pouvez toujours essayer de lui faire porter des lunettes de soleil. Après vous être fatigués quelques heures, vous prendrez peut être la sage décision de sortir à des heures où le rayonnement solaire n’est pas trop intense. Ou plus simplement, en forêt.

 

Après la promenade

De retour de l’excursion, prenez le temps d’inspecter les quatre pattes de votre compagnon. Séchez-les soigneusement et retirez les morceaux de glace ou les pierres qui auraient pu s’insérer entre les coussinets. Et pour éviter le moindre pépin, n’oubliez pas son carnet de santé.

Source : Fondation 30 millions d’amis, site consulté le 10 février 2011

Venez rejoindre le forum de Francesca : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

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L’âne par Victor Hugo 6

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

L'âne par Victor Hugo 6 dans ANEJe voudrais pouvoir vous citer un admirable tableau de l’origine de la terre, un tour de force littéraire que Victor Hugo, seul, est capable d’accomplir. Le poète, en racontant les évolutions du globe avant l’arrivée de l’homme, se maintient dans la stricte description scientifique, et pourtant poétise cet exposé technique.

 Mais je fatiguerais votre attention, quand je veux seulement la défier. L’enthousiasme, comme l’ennui, pèse sur l’âme et l’opprime. Je n’irais pas au bout de ma tâche, si je m’arrêtais toutes les fois que je suis ému et transporté.

 Je me borne à une analyse ; c’est à vous plus tard, si je n’ai pas trahi mon projet, à prendre le livre, à achever la lecture.

 Victor Hugo, dans toutes ses oeuvres, en apparence les plus capricieuses, a un plan très arrêté, très complet, et le poème a des divisions méthodiques.

 Voulant prouver que l’homme use mal de son savoir, et que le savoir est malsain quand il n’est pas animé de l’amour de l’humanité, il met par séries tous ses griefs, et débute par l’enfance.

- Que faites-vous de l’enfance ? demande-t-il aux pédants.

 Vous savez, Messieurs, que Victor Hugo, ce grand coeur paternel, est toujours particulièrement tendre, éloquent, douloureux, quand il parle de l’enfance. Ne vous étonnez donc pas de l’entendre s’exprimer ainsi par la voix de son âne :

 

…………………….Pauvres fous ! Dieu vous livre
L’enfant, du paradis des anges encore ivre ;
Vite, vous m’empoignez ce marmot radieux,
Ayant trop de clarté, trop d’oreilles, trop d’yeux,
Et vous me le fourrez dans un ténébreux cloître,
On lui colle un gros livre, au menton, comme un goître ;
Et vingt noirs grimauds font dégringoler des cieux,
O douleur ! ce charmant petit être joyeux ;
On le tire, on le tord, on l’allonge, on le tanne,
Tantôt en uniforme, et tantôt en soutane ;
Un beau jour Trissotin l’examine ; un préfet
Le couronne ; et c’est dit ; un imbécile est fait !

 

Je ne sais si j’ai des lycéens dans mon auditoire. Je voudrais en avoir beaucoup ; mais je les prierais de ne pas prendre ces paroles du poète pour une excitation à la révolte.

 dans ANECette colère généreuse, combien de mères l’ont ressentie devant les programmes dans lesquels la routine emprisonne les enfants ! On s’occupe d’élargir l’espace dans cette cage des écoliers ; on y fait entrer plus d’air, plus de ciel, plus de nature, moins de formules, moins de fatras ; on fatigue moins la mémoire, on compte davantage sur le raisonnement ; mais nous sommes encore bien loin de la solution entrevue ; et, je le dis à regret, la France, qui n’est pas la dernière, n’est pas non plus la première, en fait d’instruction et d’éducation. C’est un tort qu’elle a expié, il y a dix ans ; tort qu’elle comprend ; qu’elle n’a pas encore réparé aujourd’hui, et pour lequel le poète a raison de la harceler.

 Tyrannique envers l’enfant, comment l’homme se conduit-il envers le génie ?

Victor Hugo a le droit de ne pas redouter qu’on l’accuse de parler pour lui, et comme on sent son grief involontaire dans cette plainte touchante :

 Après avoir plongé dans la sublimité, Après avoir volé le gouffre illimité,
Dans l’humaine cohue obstinée à ses voiles Malheur à qui revient ! L’infini plein d’étoiles,
Sur la terre où le cuistre admire l’avorton, N’a qu’un débarcadère appelé Charenton.
 
Oui, le crachat jaillit de cent bouches ouvertes Sur tous les pâles Christs des saintes découvertes ! Oui, malheur au héros qui, la lunette en main,
Se dresse au lointain bord de l’horizon humain, Guetteur mystérieux et vedette avancée !
Il est toujours tué ; par qui ? par la pensée ! Car, dès que les docteurs ont vu, troupeau jaloux,
Poindre une idée, ils ont la tristesse des loups, La foule n’aime point qu’un astre la dérange
Avec un flamboiement de clarté trop étrange, Et la pensée humaine a peur des vastes cris
Du génie, et du vol des immenses esprits.

 

(A SUIVRE…)

 

Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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Ane du Cotentin

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2011

 

L’âne du Cotentin est une race d’âne originaire de l’Ouest du département de la Manche.

 Ses origines remontent au Moyen Âge. Il était essentiellement présent dans le nord-Cotentin, mais a été bien exporté depuis les foires de Lessay et Gavray, dans les régions françaises et à l’étranger.

 La race est reconnue par les Haras nationaux depuis 1997.

 Ane cotentin 101.jpgIl mesure entre 1,20 et 1,35 m pour les mâles, entre 1,15 et 1,30 m pour les femelles. Sa robe est grise (gris cendré, gris bleuté, gris tourterelles) avec une croix de Saint-André, son ventre gris blanc, l’œil vif à lunettes gris blanc parfois roux, la crinière droite.

 Comme l’âne normand, il était autrefois utilisé comme âne de bât dans les exploitations agricoles pour transporter les bidons de lait, mais aussi attelé pour les travaux agricoles.

 Ferme-musée du Cotentin

 En 1979, la ferme devient un musée. Bâti autour d’une vaste cour, cet ensemble architectural abrite une collection d’outils, de machines de meubles et d’autres objets évoquant le travail agricole et la vie rurale, du XIXe siècle à nos jours.

 L’écurie, le pressoir, la laiterie, la laverie ou encore la salle commune permettent d’imaginer les conditions de vie rurale il y Ferme-musée du Cotentina près de cent ans. Toutes les dépendances ont été conservées, comme la boulangerie, qui reprend du service lors de certaines animations, ou la charreterie. Une collection de charrettes, de machines agricoles et de tracteurs retrace les étapes de la mécanisation et de la motorisation de l’agriculture. Dans la basse-cour, on découvre la diversité des races locales : lapins Blancs de Hotot, lapins Normands, oies Normandes, poules Cotentines, canards de Rouen et canards de Duclair ; dans les parcs, l’Âne du Cotentin, le mouton Roussin de la Hague et le mouton Cotentin. La promenade se prolonge dans le potager et les vergers conservatoires de pommiers et de poiriers.

 Une exposition permanente « Y’a pus d’saisons! » retrace, grâce à un film accompagné de témoignages sonores, l’agriculture locale avant l’arrivée du tracteur.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme-mus%C3%A9e_du_Cotentin

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L’Ours 9

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2011

Par Jules Vallès

L'Ours 9  dans OURS 200px-IvoireJeuxCirqueConstantinopleMus%C3%A9eCluny2On raconte à Saint-Claude l’histoire d’un Ours qui, pendant des années, est venu, dans la saison mauvaise, gratter avec ses pattes à l’huis d’une cabane qui s’ouvrait et le gardait jusqu’au jour, où il reprenait le chemin de la montagne, silencieux et tranquille, sans dire au revoir. Mais on savait qu’il reviendrait, les enfants l’attendaient. Une année il ne revint pas. C’est qu’il était mort.

J’ai moi-même, en Angleterre, mangé la soupe chez des montreurs d’Ours, qui avaient démuselé leurs bêtes pour leur donner leur part du maigre repas qu’elles avaient gagné en faisant la culbute et en valsant sur les planches de quelque café-concert, ou dans la fange de quelque faubourg de Londres. Il était impossible d’en avoir peur : on se sentait même pris d’une pitié naïve pour ces cabotins à quatre pattes, qui ont aussi leur Roman comique, plein de soirées où le dîner se fait attendre, et où le maître, déguenillé et grelottant, dort contre son Ours, dans le creux d’un chemin, sous la lune. Il a fallu d’abord donner son souper au velu, et voilà pourquoi l’homme est si hâve et parait si las. Il ne lui est resté qu’une croûte après que l’Ours a eu fini ; mais c’est toujours du pain bien noir, celui dont vivent les pauvres bêtes qui dansent ou luttent dans les foires !

Il n’y a plus beaucoup de luttes entre hommes et Ours. Jadis, il ne se passait pas une fête de paroisse où l’on ne vît de ces combats qui tenaient les enfants enchaînés au spectacle tout comme la bête à son lien de fer, jusqu’à ce que les lutteurs roulassent sur la poussière ; c’était souvent la terre détrempée et sale ; l’athlète et l’Ours avalaient de la boue pour avoir le droit, au bout de la journée, de casser une croûte.

250px-Ursus_maritimus_Steve_Amstrup dans OURSParfois, quand la misère était trop grande, le montreur demandait à l’animal un sacrifice : il fallait qu’il se laissât mordre et labourer de coups de dents par des chiens qu’on jetait sur lui !

Heureusement le paletot de l’Ours est épais, si épais que, serait-il décousu de tous côtés, il faudrait mettre des lunettes pour voir les déchirures, et on a toujours un peu envie de rire devant un Ours, même s’il a le derrière tout mordu, même s’il a des balles dans la peau. Il a sans cesse l’air de digérer ou de rigoler. Il est condamné, de par sa conformation, à des mouvements de repu qui flâne ou s’endort ; la place rouge marquée par une blessure dans le gros de la toison ferait plutôt l’effet d’une petite faveur rose comme on peut en mettre à la queue d’un chien savant : la pesanteur de son derrière, le mauvais équilibre de son corps, le trop court de ses pattes, lui donnent, jusque dans l’agonie, la mine d’un magot qui se balance, et, avec son remuement de tête éternel, on dirait qu’il crache une arête, alors qu’il serait en train de vomir sa vie. Il est comme les hommes gras qui demandent des secours dans les mairies. On leur rit au nez : on ne peut pas croire que la faim loge dans cette bedaine. L’Ours est victime de la même fatalité : Ananké ! Puis cette absence de queue ! On ne sait jamais ce qu’il pense ! (A SUIVRE…) 

 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

ours

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Ours à lunettes

Posté par othoharmonie le 13 novembre 2011

 

Ours à lunettes dans OURS 230px-Spectacled_Bear_-_Houston_ZooL’ours à lunettes (Tremarctos ornatus) est le seul ursidé présent en Amérique du Sud. Il doit son nom aux marques claires qu’il porte autour des yeux. 

 

Tremarctos ornatus est l’unique espèce du genre Tremarctos 

 

C’est un animal non hibernant au régime alimentaire presque exclusivement végétarien, proche du panda géant. La femelle est mature à l’âge de 4 ans. L’accouplement se déroule d’avril à juin et les petits naissent de novembre à février. Les mâles peuvent peser de 100 à 175 kg, les femelles rarement plus de 70 kg. 

 

Cet ours est nocturne et crépusculaire. Il mange des baies, de l’herbe, de la canne à sucre, du maïs, des petits mammifères… En saison sèche, il se contente d’écorces. Il grimpe facilement aux arbres (jusqu’à 15 m), aidé par des griffes particulièrement adaptées et peut rester plusieurs jours dans le même arbre. Il y construit des nids de branches. 

 

Histoire 

 

 Un ours à lunettes au zoo de ZurichCet animal, comme d’autres habitants des Andes tel le tapir ou la souris nageuse des Andes, est un survivant de la dernière période glaciaire, il dispose d’une protection au froid très efficace. Dans la famille des ursidés, son plus proche parent est arctodus simus (l’ours à face courte), un ours d’Amérique du Nord disparu lors de la dernière glaciation. 

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Ours Brun

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Ours Brun dans OURSL’occupation par les ours bruns du continent américain et leur différenciation en Kodiak et Grizzli est très récente. La séparation d’avec les ours des régions tropicales est plus ancienne, l’ours à lunette d’Amérique du Sud étant le plus éloigné génétiquement.

 

L’ours brun reste encore assez abondant en Sibérie (120 000 animaux dans les années 2000) et en Amérique du Nord (environ 50 000), surtout en Alaska et au Canada, sous la forme dite de l’ours grizzly, qui n’est qu’une forme géante de l’ours brun). Plus au sud, des populations se rencontrent au Proche-Orient, dans l’Himalaya, au Japon (environ 3 000 animaux sur l’île d’Hokkaido) et dans l’Ouest des États-Unis. Les indiens d’Amérique du Nord qui portaient des crêtes iroquoises, se raidissaient les cheveux avec de la graisse d’ours ou de l’huile de noix pour les rassembler en une sorte de corne.

gifs nounours

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Le culte du serpent en Inde

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2011

  Texte de Muriel Kakani du site : http://ecotraditions-inde.over-blog.com/categorie-11021681.html 

Ainsi, partout en Inde, en divinisant le serpent, en lui réservant des bosquets sacrés, les populations de l’Inde ont Le culte du serpent en Inde  dans SERPENT 622734462-inde-les-charmeurs-de-serpents-menaces-de-disparition-contre-attaquentréussi à sauvegarder une créature dangereuse mais utile dans le maintien de l’équilibre naturel. Sans le culte du serpent, il est fort probable que cet ennemi tant redouté par la race humaine aurait été exterminé sans merci !! 

 

Sona, une villageoise du Maharashtra, raconte comment, il y quelques années, elle blessa un serpent en jetant une pierre. Après cela, elle perdit son sommeil. Une femme n’est pas supposée faire du mal à cette créature sacrée. Chaque nuit, elle faisait des cauchemars de serpents qui l’éveillaient tout en sueur. C’est alors, que pour arrêter cette torture, elle décida de jeûner tous les lundis. Il faut savoir que le lundi est le jour de Shiva et Shiva est le dieu le plus communément associé au serpent car la parure du dieu de la destruction est un cobra lové autour de son cou. Les cobras sont les gardiens du linga de Shiva. Depuis, Sona jeûne tous les lundis et n’est plus jamais dérangée par ces rêves de mauvaises augures. Bien sûr, elle n’ose plus jamais toucher les serpents qui entrent chez elle et se glissent dans les plis de ses saris suspendus à la corde à linge !! Les hommes se chargent de cette besogne peu honorable. 

 
Il existe 236 espèces de serpents en Inde dont 50 sont venimeuses. Parmi ces 50 serpents venimeux, 4 sont particulièrement dangereux et sont appelées les quatre grands venimeux de l’Inde : le cobra (Naja naja), la vipère de russell (Vipera russelli), l’échide carénée (Echis carinatus, une vipère qui se frotte pour émettre un son continu), et le bongore indien (
(Bungarus caeruleus reconnaissable à ses bandes transversales blanches). Avec 50 000 morts par an dû à des morsures de serpents, on peut comprendre que les indiens soient plutôt paranoïdes à la vue de ces reptiles! 56% des morsures se produisent dans les champs et 42% à la maison. Les serpents ont la mauvaise habitude de se glisser dans les habitations de terre battue avec toit de chaume les rongeurs, à la recherche de nourriture, pullulent. De plus, les piles de galettes de bouse de vache et les tas de bois de feu stockés près des maisons fournissent un refuge agréable pour les rats ainsi que les serpents. 

  Le problème est qu’il est difficile de distinguer les serpents venimeux des serpents non venimeux. A première vue, le cobra ressemble à un serpent ratier banal, la vipère de russell à un python… Et trop souvent, des serpents inoffensifs comme le serpent ratier oriental (Ptyas mucosus), serpent non venimeux de la famille des couleuvres qui se nourrit des rats et souris de champs et joue donc un rôle important dans la régulation des populations de rongeurs nuisibles à l’agriculture, sont éliminés. 

 Des-puces-electroniques-pour-pieger-les-charmeurs-de-serpents-en-Inde_img-left dans SERPENT Il existe cependant un serpent particulièrement dangereux que les indiens hésitent à tuer : le Nag ou cobra ou serpent à lunette. ll est considéré sacré et donc adoré et même parfois épousé ! En juin 2006, à Bhubaneshwar dans l’Orissa, une jeune fille, Bimbala Das, se mariait avec un cobra selon les rites traditionnels du mariage Hindou. Malheureusement, Mr Coby, peut-être trop ému, ne sortit pas de sa résidence, une fourmilière. (Herald Sun 12 July 2006). 

  Peut-être à cause de ses mouvements rapides et glissants, ses yeux hypnotisants, sa coiffe déployée impressionnante et sa morsure mortelle, le cobra occupe une place exaltée dans l’hindouisme. Dans la mythologie hindoue, il existe huit cobras divins considérés comme les protecteurs de la terre. Le plus important est Shesha ou Ananta. Il est le grand serpent cosmique à mille têtes sur lequel repose Vishnu. Vasuki, le roi des serpents, aida les Devas et Assuras (dieux et démons) à récupérer le nectar de l’immortalité lors du barratage de l’océan cosmique. Manasadevi, la sœur de Vasuki, est la reine des serpents. Elle possède des pouvoirs divins pour neutraliser le venin des serpents et protéger les mortels contre leurs morsures. Dans le Bengale elle est particulièrement adorée, des idoles d’argile de la déesse avec deux cobras reposant sur ses épaules, sont façonnées pour le culte du serpent. Le dernier jour du festival, la déesse est immergée. Mais avant cela, les deux serpents sont enlevés de ses épaules car l’argile avec laquelle ils ont été fabriqués est supposée avoir des propriétés médicinales pour soigner les maladies infantiles.    

  Le cobra est particulièrement vénéré dans l’état du Kerala dans le sud de l’Inde. De nombreuses demeures ancestrales et temples ont dans leur enceinte, un peu à l’écart, un bosquet sacré appelé Sarpa Kavu dédié au culte du serpent. Ce bosquet la végétation luxuriante est laissée totalement vierge, est considéré comme la résidence des serpents. Là, se trouve le Nagakal ou statue en granit du cobra avec sa coiffe déployée. Cette statue consacrée est placée sur une structure de pierre édifiée au pied d’un arbre dans le Sarpa Kavu. Les femmes offrent le lait, allument les lampes à huile et tournent autour de cet arrangement pour rendre propice les dieux serpents. 

 1 Dans ces bosquets sacrés, le rituel le plus impressif est Sarpam Thullal, un rituel qui dure de 3 à 11 jours. Tout d’abord, un pandal (un abri) est édifié et décoré de fleurs, feuilles et fruits symbolisant la fertilité. Ce théâtre ouvert représente l’écologie d’un village typique du Kerala. Le sol est aplatit et enduit de bouse de vache. A l’intérieur du pandal, les Pulluvars exécutent le Nagakkalam. 

  Le Nagakkalam, un dessin représentant plusieurs serpents entrelacés, est exécuté au sol, comme un rangoli, à partir de cinq poudres colorées naturellement : jaune, vert, rouge, noir et blanc. Le dessin le plus compliqué est Ashta Nagakkalam, un  dessin de plusieurs mètres, représentant 8 cobras entrelacés. Ces 8 cobras sont les 8 serpents divins de la mythologie hindoue. L’exécution de ce dessin curvilinéaire au sol est un art demandant une grande expertise de la part des Pulluvars.

 

Voir le Vidéo India : http://www.indiavideo.org/kerala/arts/ritual-art-forms/snake-worship-nagakkalam-1270.php

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Evolution du Serpent

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2011

Evolution du Serpent dans SERPENT 220px-Boelens_python_anal_spursLes fossiles de serpents sont rares car leurs squelettes sont généralement petits et fragiles. Cependant, des spécimens de 150 millions d’années, facilement identifiables comme des serpents, mais avec des structures squelettiques de lézards, ont été découverts en Amérique du Sud et en Afrique. L’anatomie comparée montre que les serpents descendent des lézards terrestres. 

Les pythons et les boas – groupes primitifs parmi les serpents modernes – ont des membres postérieurs vestigiaux : sur leur extérieur subsistent des minuscules éperons pelviens qui leur permettent de se saisir lors de l’accouplement. Les Leptotyphlopidae et les Typhlopidae possèdent également des vestiges de la ceinture pelvienne ayant une fonction d’excitation tactile avant l’accouplement

Les membres antérieurs sont inexistants chez tous les serpents. Ceci est causé par l’évolution des gènes HOX qui régulent la morphogenèse des membres. Le squelette axial de l’ancêtre commun des serpents avait, comme la plupart des tétrapodes, des spécialisations régionales au niveau des vertèbres cervicales, thoraciques, de la région lombaire et caudale. Tôt dans l’évolution des serpents, l’expression des gènes Hox agissant sur le squelette axial responsable du développement du thorax est devenu prédominant. Les côtes se trouvent exclusivement sur les vertèbres thoraciques. Le cou, les vertèbres lombaires et pelviennes sont très réduites en nombre (seulement 2 à 10 vertèbres lombaires et pelviennes sont présentes), tandis que les vertèbres caudales forment une queue bien moins développée que le thorax. Cette queue est encore assez importante chez de nombreuses espèces et est modifiée chez certaines espèces arboricoles et aquatiques. 

 Caïman à lunettes et Anilius scytale par Anna Maria Sibylla MerianLes serpents modernes se sont largement diversifiés au cours du paléocène. Cela s’est produit lors de la radiation évolutive des mammifères, à la suite de l’extinction des dinosaures. Les colubridés, l’un des groupes les plus communs de serpent, s’est particulièrement diversifié grâce à la prédation de rongeurs, un groupe de mammifères particulièrement prospère. Il y a plus de 2 900 espèces de serpents, s’étendant depuis le cercle polaire arctique en Scandinavie et jusqu’au sud en Australie et Tasmanie. On les retrouve sur tous les continents (à l’exception de l’Antarctique), dans la mer, et jusqu’à une altitude de 4 900 m dans les montagnes de l’Himalaya. Ils sont absents dans de nombreuses îles (comme l’Irlande, l’Islande ou la Nouvelle-Zélande).

Gif serpents

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