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L’élevage du Lapin

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2012

L’élevage traditionnel du  lapin

Une des caractéristiques de l’élevage du lapin est la possibilité de chacun d’élever quelques lapins pour sa propre consommation. Cette production vivrière est très développée dans le monde, et rend difficile l’estimation de la production et de la consommation réelles de viande. Les lapins y sont souvent élevés de manière extensive. La cuniculture de loisir dite « hobbyiste » est un cas particulier de cet élevage traditionnel, cherchant avant tout à sélectionner des races pures plutôt que de nourrir l’éleveur.

L’élevage rationnel

L'élevage du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Domestic-rabbit-drinking-waterUne bonne partie de la production de lapin actuelle se fait dans de grands ateliers industriels, en particulier dans les pays industrialisés. On parle d’élevage rationnel. Les lapines sont conduites en bande, c’est-à-dire que la mise à la reproduction de toutes les lapines se fait le même jour, et donc que les mises bas sont synchronisées, tout comme les dates de sevrage et toutes les interventions dans l’élevage. Les tâches de l’éleveur sont donc bien organisées dans le temps, d’où le nom de rationnel à ce fonctionnement complètement planifié. Il est donc pleinement efficace et ce type d’atelier nécessite une main d’oeuvre limitée. Un autre avantage de ce système est d’avoir des animaux au même stade physiologiques, qui présentent des besoins alimentaires, des risques de pathologie ou des besoins d’éclairement similaires, auxquels il est facile de s’adapter précisément pour répondre parfaitement aux besoins des animaux. Par ailleurs, une proportion conséquente de ces élevages pratiquent le « tout plein – tout vide », c’est-à-dire qu’ils vident entièrement leur bâtiment à la fin du cycle de production de leurs lapines pour procéder à un vide sanitaire (désinfection complète du bâtiment qui est laissé quelques jours sans animaux pour détruire la flore microbienne).

L’élevage rationnel utilise par ailleurs les techniques modernes de l’élevage, comme l’insémination artificielle utilisée comme mode de reproduction exclusif dans la plupart des élevages.

Ces élevages, certes bien moins nombreux que les élevages traditionnels, compensent par leur taille et leur productivité. En effet, en France la très grande majorité d’entre eux comprend entre 300 et 800 lapines.

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Cycle de production du Lapin

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2012

 

Cinq lapins serrés au fond d'une cage.Actuellement la grande majorité des élevages pratiquent la conduite en bande. Cela consiste à mettre toutes les lapines de l’élevage à la reproduction le même jour, de façon à ce que toutes les femelles de l’élevage soient au même stade physiologique, ce qui simplifie la conduite de l’alimentation, permet de faire des adoptions (les lapereaux naissent tous au même moment). Cette pratique a été rendue possible par le développement de l’utilisation de l’insémination artificielle dans les années 1980.

En élevage rationnel, la mise à la reproduction des lapines a lieu 11 jours après la naissance de la portée précédente, soit tous les 42 jours. Pour améliorer la réceptivité des lapines alors qu’elles sont en lactation, diverses méthodes sont employées comme l’usage d’hormones telles que l’equin chorionic gonadotrophin et la PGF2α, ou d’autres méthodes moins éprouvées comme le flushing alimentaire, l’adjonction de vitamines, le traitement lumineux ou la séparation temporaire de la lapine et de ses lapereaux.

Après mise bas, la lapine allaite ses petits pendant 35 jours, jusqu’au sevrage. Au sevrage, les lapines sont transférées dans une autre partie du bâtiment et mettent bas un nouveau lot de lapins quelques jours après le transfert. Pour les lapereaux restés dans l’ancienne cage de la mère, suit la phase d’engraissement (durée : 40 jours environ), pendant laquelle ils vont passer d’un poids avoisinant 900 grammes à un poids avoisinant 2,5 kg. À l’abattage, les lapins sont donc âgés de 70 à 75 jours (maternité + engraissement).

Certaines races de lapins, destinées à la commercialisation de luxe, comme l’Orylag, bénéficient de conditions d’élevage privilégiées.

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Installations d’élevage du Lapin

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

 

Autrefois, les lapins étaient majoritairement élevés en garennes. Olivier de Serres conseille d’ailleurs à l’époque de clore celles-ci avec un mur d’environ 2,5 à 3 m de haut et 1 m de fondation, ou avec un fossé rempli d’eau de 3 m de largeur. Les garennes comportent un certain nombre d’inconvénients. Tout d’abord, les femelles . L’élevage sur le sol comporte également des risques sanitaires, puisque les déjections des animaux restent, facilitant les contaminations. Ce système nécessite un sol dur, pour empêcher les lapins de creuser et de pouvoir s’enfuir ou se terrer dans des terriers. L’élevage en plein air est encore d’usage aujourd’hui, même dans des exploitations modernes, mais pour l’engraissement des lapins. Les maternités sont quasi-exclusivement en clapiers ou cages grillagées.

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Cages et clapiers

En 1883, Morant décrit en Angleterre la cage qui porte aujourd’hui son nom. Elle consiste en une cage à fond grillagé que l’on pose sur l’herbe d’une prairie et que l’on déplace tous les deux jours environ, pour permettre aux animaux qu’elles abritent de manger l’herbe. Ces cages sont aujourd’hui à nouveau utilisées, notamment dans le cadre de la production de lapin biologique.

Traditionnellement, les lapins étaient élevés dans des clapiers. Ceux-ci peuvent être en divers matériaux : bois, ciment, fibrociment ou métal. Ils sont munis d’un plancher incliné et imperméable permettant l’écoulement de l’urine. Leur taille peut varier, mais il est généralement considéré qu’un clapier doit mesurer au moins 70 cm de largeur sur 70 cm de longueur avec 60 cm de haut. Ils doivent aussi être équipés d’abreuvoirs et de mangeoires. On trouve dans certaines fermes des clapiers en maçonnerie, solides mais souvent difficiles à nettoyer.

Bâtiments d’élevage modernes

220px-%C3%89levagemodernelapin dans LAPIN - LIEVRE, les lapins sont très majoritairement élevés dans des cages à plancher grillagé qui permettent une meilleure maîtrise sanitaire par l’évacuation immédiate des excréments. Les lapines reproductrices sont placées dans des cages individuelles d’une surface variant entre 2500 et 3 200 cm², munie d’un nid pour la mise bas. Les jeunes à l’engraissement sont quant à eux placés dans des cages collectives, avec généralement entre 2 et 10 lapins par cage avec 450 à 600 cm² disponibles par lapin. Les cages mesurent entre 30 et 35 cm de hauteur. Les bâtiments qui hébergent ces cases peuvent être de plusieurs types. On observe principalement des bâtiments classiques en dur, et des tunnels. Certains élevages sont également abrités dans des bâtiments moins spécialisés, conçus pour un autre usage et qui ont par la suite été adaptés à l’élevage du lapin.

Petit matériel d’élevage

L’équipement des éleveurs de lapins se complète par les divers petits matériels nécessaires aux soins des lapins. Parmi ceux-ci on compte notamment les mangeoires, les abreuvoirs, les râteliers à fourrage ou les boites à nid. Chacun de ses équipements peut prendre diverses formes suivant le type d’élevage. Les élevages traditionnels utilisent souvent comme mangeoires des petits récipients en poterie ou maçonnerie, confectionnés artisanalement. On trouve même des mangeoires faits à partir de boites de conserve, ou en bambou dans les régions du monde où cette plante est courante. Ces récipients ne présentent généralement pas une ouverture

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Alimentation du Lapin

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012


Alimentation du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-pellets_for_rabbitsLe lapereau tête généralement une fois par jour, le rythme de tétées dépendant surtout de la mère qui vient se positionner au-dessus de la portée pour donner accès aux tétines aux lapereaux. Il commence à consommer l’aliment de sa mère et un peu d’eau à partir de l’âge de trois semaines, lorsque sa mobilité le lui permet.

Après sevrage, les jeunes effectuent pas moins de 30 à 40 repas solides et liquides par jour, et consacrent 3 heures sur 24 à leur alimentation, contre 2 heures pour un individu plus âgé. La consommation d’eau varie surtout suivant l’alimentation, et un fourrage comportant 70 % suffit à pourvoir les besoins de l’animal. Toutefois, en l’absence de fourrage, il faut assurer d’importants apports d’eau, une lapine allaitante pouvant consommer un litre d’eau par jour. Le lapin mange préférentiellement dans l’obscurité, et plus particulièrement le soir et le matin.

En élevage, l’alimentation des lapins est souvent exclusivement composée de granulés fabriqués à partir de diverses céréales, qui permettent d’avoir une très bonne croissance et de contrôler au mieux la qualité sanitaire des produits ingérés par les animaux. Les lapines en consomment 150 à 350 g selon leur stade physiologique, et les lapereaux en engraissement 100 à 120 g. Toutefois, divers systèmes de production proposent une alimentation plus variée. Ainsi, certaines cages déplaçables permettent aux lapins de pâturer l’herbe qui poussent naturellement à la belle saison. Chez les éleveurs traditionnels, les lapins sont nourris avec du foin, des choux fourragers, des betteraves fourragères, des graines de céréales germées, des tourteaux, des pommes de terre, des topinambours, des fruits et bien d’autres aliments à disposition des éleveurs.

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Elevage pour la fourrure et les poils de Lapin

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

 

Elevage pour la fourrure et les poils de Lapin dans LAPIN - LIEVRE lapin1L’utilisation de la fourrure du lapin s’est rapidement développée au XIXe siècle comme produit dérivé de la viande. Des marchands passent chez les particuliers collecter les peaux qui seront ensuite tannées pour produire un cuir assez souple, ou utilisées par la chapellerie pour faire du feutre. En effet, la chapellerie française consomme au début du XIXe siècle environ 15 millions de peaux par an. Les peaux argentées des lapins riches et les peaux à poil long des lapins angoras sont particulièrement appréciées. La fourrure des lapins angoras n’est plus du tout utilisée aujourd’hui, et on ne récolte plus que ses poils. Dans les années 1970, la valorisation des peaux constitue encore le bénéfice des abattoirs. Les peaux ont alors deux utilisations. Elles peuvent être utilisés dans l’industrie de la pelleterie ; les poils sont alors séparés mécaniquement de la peau, et sont filés puis utilisés pour « diluer » le poil angora, ou pour la conception traditionnelle du feutre. Le cuir est quant à lui utilisé pour fabriquer de la colle ou de l’engrais. Autrement, c’est l’industrie de la pelleterie qui valorise les peaux en les tannant et en faisant de la fourrure. Aujourd’hui, les peaux ont perdu de leur importance, à l’exception de celles produites dans certains pays d’Europe de l’Est où les fourrures permettes la fabrication de vêtements chauds pour l’hiver rude, et au cas de pays d’Asie du Sud-Est, du Maroc et du Mexique qui voient se développer un petit artisanat autour des peaux de lapin. Au cours du XXe siècle se développent les lapins rex, caractérisés par une mutation génétique qui fait qu’ils ne possèdent que du sous-poil et qu’ils ont donc une fourrure douce et soyeuse. La création d’une souche appelée Orylag par l’INRA a permis la production de cette fourrure à grande échelle et elle est aujourd’hui utilisée pour la confection de produits de luxe.

220px-Fluffy_white_bunny_rabbit dans LAPIN - LIEVRELe poil des lapins angoras, qui en raison d’une mutation génétique est particulièrement long, est utilisé par l’industrie textile comme une fibre « spéciale », de la même façon que les fibres obtenues à partir des races de chèvres spécialisées (mohair, cachemire) et de certains camélidés (lama, alpaga, vigogne, chameau). Il permet la confection de produits dits « fantaisie » ou « haut de gamme ». Le poil angora est récolté par tonte (comme en Allemagne) ou épilation (comme en France) et la production mondiale s’élève à environ 9 000 tonnes par an. Le principal producteur est la Chine, malgré l’arrivée récente de cette production dans le pays. La chute des prix causée par le développement de l’élevage chinois a engendré une forte diminution des élevages ailleurs dans le monde. Ces poils sont essentiellement transformés au Japon et en Italie, et les produits manufacturés sont écoulés sur les marchés japonais, allemand et américain.

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Lapin, animal de laboratoire

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

 

Lapin, animal de laboratoire dans LAPIN - LIEVRE 220px-ExperimentalrabbitsLe lapin intéresse depuis bien longtemps les scientifiques comme modèle animal. Ainsi, dès le XVIIe siècle, des lapins sont utilisés en ophtalmologie, puis comme modèle d’investigation pour les études pharmacologiques de transfert placentaire de médicaments, métabolites et stéroïdes, sa placentation étant similaire à celle de la femme. Cet animal présente notamment les avantages d’être prolifique, de petite taille et de pouvoir être élevé dans des conditions bien maîtrisées, conditions indispensables pour en faire un animal de laboratoire. Les trois races préférentiellement utilisés par les scientifiques sont le néo-zélandais, le hollandais et le bélier. Du fait de sa bonne réponse immunologique, il peut permettre la production d’anticorps spécifiques. Il est également utilisé actuellement dans les domaines cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires, ainsi qu’en oncologie et diabétologie. C’est un modèle en approprié pour étudier l’hypertension et l’athérosclérose, bien que la souris le remplace de plus en plus dans ce secteur. Il est adéquat pour étudier l’arthrose et pour valider les nouvelles technologies d’imagerie ostéo-articulaire. La lapine a également longtemps été utilisée comme diagnostic précoce de grossesse chez la femme. En effet, les hormones particulières à la femme enceinte et présentes dans ses urines (des dérivés de la progestérone) provoquent la reprise d’activité de l’ovaire de la lapine qui se les voit injecter par intraveineuse.

220px-kaninchenkontakt dans LAPIN - LIEVREUn lapin a été pour la première fois cloné à partir de cellules adultes en 2002, performance qui a par la suite été réitérée à plusieurs reprises. Les diverses mutations que l’on rencontre dans certaines souches offrent des opportunités pour réaliser des études génétiques. Par ailleurs, on considère généralement que le lapin est plus représentatif des mammifères que la souris pour étudier le développement embryonnaire précoce, et notamment la période d’activation transcriptionnelle du génome et la gastrulation. Enfin, sa domestication tardive en fait une espèce idéale pour étudier le processus de domestication et les processus génétiques associés.

Dans le monde, ce sont environ 1,5 million de lapins qui sont utilisés comme animaux de laboratoire en 1995, ce qui reste une valeur modeste en comparaison de ceux d’autres animaux utilisés pour les mêmes fins. Les pays les plus concernés sont l’Allemagne et les États-Unis qui élèvent chacun 300 000 lapins de laboratoire. On peut d’ailleurs noter qu’aux États-Unis un élevage à vocation commerciale sur quatre est destiné à la production de lapins pour des laboratoires. Le Japon, et dans une moindre mesure les autres pays d’Europe de l’ouest, le Canada ainsi que la Chine et la Corée du Sud utilisent également des lapins comme modèles d’expérimentations. L’opinion publique n’approuve pas toujours ces expérimentations, et des mouvements se développent pour s’y opposer au Royaume-Uni et aux États-Unis, comme le Human against rabbit exploitation (HARE).

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Concours et expositions de Lapins

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

Concours et expositions de Lapins dans LAPIN - LIEVRE 220px-CilantroLes premiers concours dans lesquels apparaissent des races de lapins se tiennent en Europe occidentale et aux États-Unis au XIXe siècle. On peut noter que certaines races ou certaines couleurs de robe ont été spécifiquement sélectionnées pour de telles manifestations. Les standards très stricts que doivent respecter les animaux pour justifier de leur appartenance à la race qu’ils représentent contribuent à la sélection des animaux sur des critères physiques plus que sur des performances zootechniques. On peut noter qu’il n’y a pas de véritable pedigree pour les lapins de race. Les concours sont donc ouverts à tous les animaux, mais la notation des juges sur les standards de la race permet de donner l’avantage aux animaux de race pure. Les éleveurs se regroupent dans des clubs locaux, parfois voués à une race en particulier. Les expositions avicoles, auxquels les lapins participent, sont aujourd’hui courantes en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Aux États-Unis et au Canada, ces concours et expositions sont gérés par l’American Rabbit Breeders’ Association (ARBA). La principale manifestation annuelle qu’elle organise sur le plan national rassemble pas moins de 25 000 lapins venus de tout le pays. En France, c’est la Fédération française de cuniculture qui parraine ces expositions, rassemble les éleveurs et intervient dans la sélection et la sauvegarde des diverses races.

Si la production de viande n’est pas la préoccupation principale de ces éleveurs, elle accompagne irrémédiablement cette activité du fait de l’abattage des lapins non retenus comme reproducteurs pour la consommation personnelle ou pour la vente. Cette production est loin d’être négligeable, et est même la principale source de viande de lapin aux États-Unis et en Allemagne où elle représente respectivement 60 % et 50 % de la production. On estime cette production à entre 100 000 et 200 000 tonnes de viande par an. Ces éleveurs de loisir représentent par ailleurs un marché important par le biais des diverses revues qui leur sont destinées et les divers concours et foires organisés pour les rassembler. Enfin, les éleveurs de loisir permettent la sauvegarde de nombreuses races de lapins, et donc d’une vaste variabilité génétique gage des progrès futurs de la sélection, tandis que les élevages de rente n’utilisent que quelques races.

On estime en 1995 que 1 à 1,5 million d’éleveurs sont concernés par cette activité dans le monde. Cette activité de loisir connait un succès particulièrement important en Allemagne et aux États-Unis, où l’on compte 200 000 éleveurs dans chacun de ces pays. Les autres pays de l’Europe germanique sont également tournés vers ce loisir (Autriche et Suisse), ainsi que leurs voisins (Est de la France, Belgique, Pays-Bas, Italie du Nord, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Danemark). Il est également implanté avec des effectifs moindre au Royaume-Uni et au Canada.

Concours de saut

220px-kaninhoppning-king_of_joyride dans LAPIN - LIEVRELes concours de saut d’obstacles sont apparus en Suède dans les années 1970, avant de se développer à l’ensemble de la Scandinavie, puis à l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les premières règles étaient très inspirées des compétitions de saut d’obstacles pour chevaux, mais des règles plus adaptées ont par la suite été conçues au fur et à mesure du développement de ce loisir. La première fédération nationale est créée en Suède en 1995. Des compétitions locales et nationales dans les différents pays où cette pratique s’est développée permettent aux entraîneurs de gagner des prix, mis en jeu par divers groupes comme l’U.S. Rabbit Agility Association, Rabbithopping-USA, l’American Association of Sporting Events for Rabbits ou le 4-H Club.

Les records de saut sont détenus par des lapins danois : 3 m en longueur et 99,5 cm en hauteur.

Autres utilisations

Bien que le lapin de garenne ne soit pas menacé dans son aire d’origine, certaines régions ont vu la raréfaction de ce gibier à la suite d’une modification du milieu naturel et une forte pression de chasse. Quelques élevages existent donc en France et en Espagne pour fournir des lapins qui repeupleront ces régions et approvisionneront les chasses.

Les déjections produites par les lapins élevés pour la viande ou les poils sont particulièrement riches en éléments fertilisants que sont l’azote, le phosphore et le potassium. Il a été relevé qu’au XIXe siècle au Royaume-Uni la commercialisation de ce fumier était une source de revenu au même titre que la viande et la fourrure pour les élevages. Aujourd’hui, la trop forte pression de l’élevage dans les zones concernées par la production de lapin et les problèmes de fertilisation associés font de ces matières fertilisantes autant une source de problèmes que de richesse dans les pays développés. Toutefois, elles restent un moyen de fertilisation important en Afrique. Les déjections de lapins sont aussi utilisées pour nourrir les poissons de piscicultures. Cette pratique a été signalée en Chine, en Malaisie et au Cameroun.

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Le Lapin en Afrique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

Le Lapin en Afrique dans LAPIN - LIEVRE 220px-Algiers_cathedral_1899L’élevage du lapin est très ancien au Maghreb, où il a été introduit par les Romains. Il s’est développé au XIXe siècle avec l’arrivée de colons français qui apprécient cette viande. Deux types d’élevage coexistent dans ces pays, comme dans la plupart des pays qui ont une longue tradition cunicole : un élevage traditionnel peu productif destiné à l’autoconsommation et un élevage rationnel avec de grandes structures. Il est difficile de donner avec précision la production de ces pays, mais on l’évalue à 30 000 tonnes en 1995, le Maroc et l’Algérie étant les deux principaux producteurs. L’introduction de la cuniculture est beaucoup plus récente en Égypte, où elle prenait d’abord la forme de petits ateliers vivriers avant de voir quelques élevages plus importants voir le jour. Elle représente 15 000 tonnes de viande produites par an.

Dans le reste de l’Afrique, l’élevage de lapins est très peu développé, voire inexistant, du fait des conditions climatiques pas toujours favorables (zones tropicales, désertiques), des traditions pastorales qui tranchent avec l’élevage en claustration de cet animal, et de l’absence du lapin des habitudes alimentaires des populations. Le lapin a généralement été introduit dans ces pays par des missionnaires européens au cours du XIXe siècle. On trouve tout de même quelques petits élevages pour l’autoconsommation, où de très rares élevages de grande taille pour approvisionner les grandes villes. Il faut toutefois noter l’exception du Nigéria (15 000 tonnes par an) et dans une moindre mesure du Ghana (5 000 à 7 000 tonnes par an), où la production s’est bien implantée et où cette viande est de mieux en mieux acceptée par les consommateurs. L’Afrique du Sud montre quant à elle une production assez proche de ce que l’on connait en Europe, avec beaucoup d’éleveurs de loisirs concourant lors d’expositions, et une consommation parfois gênée par l’idée de plus en plus forte qu’il s’agit d’un animal de compagnie.

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Le Lapin Crétin

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2012

 

Le Lapin Crétin dans LAPIN - LIEVRE 230px-the-lapins-cretins-la-grosse-aventure-wii-home_titleThe Lapins Crétins : La Grosse Aventure est une comédie d’aventure, jeu vidéo d’action et d’aventure et de plates-formes développé par Ubisoft Montpellier et publié par Ubisoft. Il est sorti le 5 novembre 2009 sur Wii. Aux États-Unis, le jeu a été vendu sous le titre Rabbids Go Home.

Vivant paisiblement dans leur décharge sur terre, au milieu des humains, les lapins se voient soudain interrompus dans leurs jeux par une vision : la Lune. Fascinés par la splendeur de la « chose », ils décident de profiter de leur lieu d’habitation pour créer un « tas de trucs » tel que nommé dans le jeu.

Partant à l’aventure, deux lapins partent dans le monde des humains avec un chariot, chercher encore d’autres « trucs » pour atteindre la Lune. Ils passeront par les canalisations des égouts pour entrer en ville et découvrir une société ultra-capitaliste, véritable caricature de notre société de consommation. Au fil de l’aventure, ils seront de plus en plus pourchassés par des humains en combinaison armés de chiens.

La jouabilité du jeu a beau être simple, il est cependant très varié. Déjà, le jeu à beau être divisé en plusieurs niveaux, ce dernier est réparti en « hauteurs ». Ainsi, plus votre tas est haut, plus vous avez accès à de nombreux niveaux.

Le joueur contrôle trois lapins, l’un assis dans un chariot de supermarché et un autre le poussant. Le troisième, lui, est présent dans la wiimote et peut-être lancé sur diverses grilles ou interrupteurs avec le bouton Z pour actionner divers systèmes. Ils doivent récupérer des objets en « roulant » dessus. Chaque niveau contient un gros objet spécial à trouver.

Malgré une jouabilité très simple au départ (A pour accélérer et secouer la wiimote pour crier l’attaque « Bwaaaaaah »), les « gros trucs » à récupérer sont parfois variés et les manœuvres chamboulées. Ainsi dans certains niveaux, le joueur doit diriger un réacteur d’avion, emmener un malade sur une civière, ou encore faire la course dans un pneu. Le jeu n’est toutefois pas d’une difficulté accrue.

Doublage

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Les lapins domestiques

Posté par othoharmonie le 17 novembre 2012

 

Les lapins domestiques dans LAPIN - LIEVRE 220px-Rabbit_sharing_appleLe lapin domestique est exclusivement issu d’une espèce : le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus). Son élevage, appelé cuniculture, s’est développé à partir du Moyen Âge. Son but premier est la production de viande, mais il permet également la production de poils et de fourrures. Par ailleurs, les lapins sont aujourd’hui employés comme modèles dans les laboratoires, et peuvent également devenir des animaux de compagnie, du fait de leur caractère affectueux. Diverses races ont été développées suite à la sélection par l’homme. Elles présentent une très vaste gamme de tailles et de couleurs de robe et sont chacune adaptée à un de ces usages.

Le lapin domestique est un lapin européen qui a été domestiqué. Issus du « lapin de garenne » sauvage, élevés à l’origine en semi-liberté dans de vastes espaces clos, les lapins de clapier sont de petits mammifères herbivores qui diffèrent très peu de l’espèce souche. Tout comme leur ancêtre des garennes, ils sont en effet de l’espèce Oryctolagus cuniculus, classée dans l’ordre des lagomorphes, la famille des léporidés et le genre Oryctolagus. Le lapin domestique est également caractérisé par ses fortes pattes arrières, adaptées à la locomotion par bonds, et ses longues oreilles. Ses dents poussent continuellement et lui permettent de ronger ses aliments, il pratique aussi la cæcotrophie, ré-ingérant une partie de ses crottes pour les digérer à nouveau. C’est un animal social mais très territorial. Il peut être docile, voire affectueux vis à vis des hommes, s’il est habitué jeune à leur compagnie. Il existe plus de 100 races de lapins domestiques recensées au début du XXIe siècle, toutes descendent du lapin européen qui a été domestiqué au Moyen Âge en Europe occidentale : une époque relativement récente comparée avec d’autres animaux domestiques.

220px-bundesarchiv_bild_183-2005-0626-510_berlin_frau_beim_kaninchenfttern dans LAPIN - LIEVRELe lapin domestique est particulièrement prolifique et donne naissance à des portées nombreuses à de faibles intervalles de temps, notamment dans les élevages à vocation commerciale. Facile à élever bien que relativement fragile, il est d’abord destiné à l’approvisionnement en viande, mais aussi en fourrure et en poils grâce à l’apparition des lapins angoras. Il est aujourd’hui utilisé comme animal de laboratoire et c’est devenu un animal de compagnie (NAC) populaire, au point de donner lieu à l’organisation de concours raciaux ou bien de saut. Les très nombreuses races de lapins ont été créées à la faveur de la sélection effectuée par l’homme afin de les adapter aux divers usages précités.

Le lapin est, de manière générale, un animal qui a fortement marqué la culture en raison de sa douceur et de sa prolificité, symbole lunaire de fertilité. Il est de nos jours principalement associé à l’univers enfantin.

Le lapin domestique est issu du lapin de garenne, et reste donc très proche de cette espèce qui forme son ancêtre sauvage. L’aspect extérieur des lapins domestiques peut toutefois varier considérablement selon les races sélectionnées par les éleveurs, et l’animal se démarquer du lapin de garenne tant par sa taille, puisqu’il existe des races dites naines ou géantes, que par sa fourrure, puisque le lapin domestique peut arborer des poils plus ou moins longs ainsi que des coloris variés.

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Nature du Lapin

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2012

 

Excepté le cas des races naines, les mâles et les femelles se distinguent par leur allure générale. Les mâles ont généralement une tête plus large, un thorax plus développé et des membres plus épais présentant une musculature bien apparente, quand les femelles présentent une tête plus fine, un corps plus allongé et une ossature plus légère. Le bassin est toutefois un peu plus large chez ces dernières. Un fanon est parfois visible chez la femelle tandis qu’il est quasi inexistant chez le mâle.

Squelette

Nature du Lapin dans LAPIN - LIEVRELe lapin, comme tous les mammifères, possède 7 vertèbres cervicales, dont les deux premières, l’atlas et l’axis, jouent un rôle primordial dans la rotation de la tête. La colonne vertébrale se poursuit par 12 vertèbres thoraciques qui portent les 12 paires de côtes, dont seules les 9 premières sont reliées au niveau du sternum tandis que les 3 dernières sont dites « flottantes ». Les vertèbres lombaires sont au nombre de 7, et précèdent le sacrum composé de 4 vertèbres sacrées soudées entre elles. Il porte les os du bassin. Enfin, la colonne se termine par 15 vertèbres coccygiennes, dont les dix dernières forment la queue de l’animal.

Les os des membres antérieurs du lapin comportent une clavicule rudimentaire, un humérus qui a la particularité de posséder un grand orifice au niveau de la fosse coronoïde, un radius et une ulna (l’ancien cubitus) qui sont en contact sans qu’il n’y ait fusion. Dans les membres postérieurs on trouve le tibia et la fibula qui ont fusionné dans leur moitié distale. Le lapin se caractérise par des métatarsiens très développés, conséquence d’une adaptation au saut. Les pattes postérieures n’ont que quatre doigts contre cinq pour les antérieures.

Le squelette du lapin est plutôt fragile, et ne représente que 8 % du poids total de l’animal. Par contre, les muscles sont bien développés.

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La digestion du lapin

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2012

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe lapin domestique possède 28 dents, réparties de la manière indiquée sur la formule dentaire. Les incisives sont dites à racine ouverte, ce qui signifie qu’elles poussent durant toute la vie du lapin qui les use en rongeant. Elles ont une forme légèrement courbée, et une table d’usure en biseau. La présence de deux paires d’incisives à la mâchoire supérieure permet de classer le lapin dans l’ordre des lagomorphes et de le différencier des rongeurs. Le lapin n’a pas de canines et ses incisives sont séparées de ses molaires, elles aussi dépourvues de racines, par un espace édenté. Les dents de lait que possèdent les lapereaux (incisives et prémolaires) tombent après environ 18 jours de vie, et sont très rapidement remplacés par les dents définitives.

L’intégralité du tube digestif d’un lapin adulte mesure 4,5 à 5 mètres. Après avoir traversé l’œsophage, les aliments arrivent dans l’estomac qui représente à lui seul 40 % du système digestif du lapin. On peut noter qu’il n’y a jamais de reflux de l’estomac vers la bouche chez le lapin. Dans l’estomac, les aliments sont soumis à un milieu acide, dans lequel la paroi stomacale excrète de l’acide chlorhydrique et de la pepsine, et ils commencent à être dégradés, avant d’être dirigés vers le duodénum, la première partie de l’intestin grêle. Là, les enzymes produites par le pancréas vont continuer à dégrader les aliments et les nutriments vont être absorbés par la paroi de cette première partie de l’intestin grêle, qui se poursuit par le jejunum et l’iléon. Le cæcum du lapin est particulièrement important en taille, puisque c’est ici qu’ont lieu les diverses fermentations qui permettent au lapin de digérer les fibres végétales. Les diverses bactéries présentes dans cet organe produisent au cours de ces fermentations des acides gras qui seront ensuite absorbés par les parois du cæcum et du gros intestin. Il s’agit principalement d’acide acétique, d’acide propionique et d’acide butyrique. Les bactéries cæcales synthétisent également de la thiamine (vitamine B1).

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Les sens du Lapin

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2012

 

Vue

Description de cette image, également commentée ci-aprèsOn considère généralement que chacun des deux yeux du lapin a un champ de vision de 192°, voire plus pour certains auteurs qui estiment que ce champ peut atteindre 240°. Au total, le champ de vision du lapin est de 360°, et la zone de vision binoculaire est de 24° devant lui et de 30 ° au-dessus de sa tête. En cas d’alerte, le lapin peut accroître cette vision binoculaire à 30° vers l’avant et 8 à 10° vers l’arrière en modifiant la position de ses yeux dans leurs orbites. L’animal ne peut en effet évaluer la distance à laquelle se trouvent les éléments que dans la zone de vision binoculaire. Les oreilles peuvent obstruer la vision des lapins, notamment chez les lapins béliers. Par ailleurs, il existe un angle mort d’une dizaine de centimètres devant le nez. Dans cette zone, les vibrisses permettent de percevoir les éléments placés devant le lapin. Les cellules de la rétine sensibles à la lumière sont peu denses chez le lapin, qui perçoit de ce fait une image floue. Il est donc plus sensible au mouvement qu’à la forme des objets.

Chez tous les mammifères, la rétine est tapissée de cellules sensibles à la lumière : on distingue notamment des cellules en bâtonnet et des cellules en forme de cône. Les premières sont particulièrement représentées chez le lapin, ce qui lui permet de percevoir son environnement avec une très faible quantité de lumière : le lapin voit dans l’obscurité. Les cellules coniques du lapin contiennent deux types de molécules d’opsine, qui ont une absorption maximale de la lumière pour des longueurs d’onde correspondant au bleu pour l’une et au vert pour l’autre. Le lapin perçoit donc particulièrement bien ces couleurs, tandis que les autres couleurs, notamment le rouge et l’orange, sont très mal distinguées.

Toucher

De nombreux poils longs, épais et semi-rigides appelés vibrisses sont présents sur la tête du lapin, notamment sur la lèvre supérieure et la partie antérieure de la joue, mais également au-dessus des yeux et dans la région temporale. Ils ont un rôle essentiel dans la perception du toucher.

Goût

La langue du lapin est tapissée d’environ 17 000 cellules gustatives, qui lui permettent de distinguer les quatre saveurs de base : salé, sucré, acide et amer. Il préfère sensiblement les aliments un peu sucrés et un peu amers. Lorsque l’animal n’est pas soumis à un choix, sa consommation alimentaire est indépendante de l’appétence de l’aliment dont il dispose.

Ouïe

Le lapin a une bonne sensibilité auditive. Il perçoit les sons entre 360 et 42 000 à 50 000 Hz, alors que l’Homme n’entend Description de cette image, également commentée ci-aprèsqu’entre 64 et 23 000 Hz. Les lapins n’entendent donc pas les sons très graves, mais ils sont sensibles à une très large gamme d’ultrasons. Le lapin a en revanche du mal à localiser avec précision l’origine d’un son : il ne les localise qu’à 20-30° près contre 0,5 à 1° près pour l’homme. Une fois alerté, le lapin peut se dresser sur ses pattes arrières pour mieux voir, et entendre un éventuel danger.

Odorat

L’odorat du lapin est assez développé. Il dispose de 50 à 100 millions de récepteurs sur sa muqueuse olfactive (contre 10 millions pour l’homme et 1 à 3 milliards pour le chien). La surface importante de ses cornets naseaux explique ces nombreux récepteurs, mais les maladies comme le coryza ou la rhinite altèrent très fortement les capacités olfactives du lapin. L’odorat est un sens développé dès la naissance du lapereau, il permet à celui-ci de repérer les tétines de sa mère par le biais des phéromones que celles-ci dégagent.

Génétique

Le lapin possède 22 paires de chromosomes. Le séquençage de son génome est actuellement en cours. Du point de vue génétique, le lapin a été largement étudié au niveau de la coloration de sa robe, ainsi que sur quelques mutations particulières comme celles à l’origine des lapins angoras, rex et albinos.

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Comportement du lapin

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2012

 

 

Comportement du lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-lapin-belierLe lapin a été domestiqué très récemment en comparaison d’autres espèces, et on peut observer que son comportement demeure très proche de celui du lapin de garenne, même s’il est moins marqué du fait de la captivité.

Le lapin est un animal peureux, facilement effrayé si on le surprend. Les contacts répétés avec l’homme permettent de limiter les réactions des lapins vis-à-vis de sa présence. Par exemple, il a été démontré que des lapereaux qui avaient été manipulés avant leur sevrage étaient moins sensibles au stress pendant l’engraissement et présentaient une meilleure croissance. Chez les lapins de compagnie, les contacts répétés entre l’homme et l’animal, notamment si celui-ci y est habitué très jeune, permettent une bonne accoutumance du lapin à la présence humaine.

À l’état sauvage, le lapin est un animal social qui développe une certaine hiérarchie au sein du groupe dans lequel il évolue. On retrouve ce comportement chez le lapin domestique lorsqu’il y a cohabitation entre différents lapins dans un même clapier : des positions de dominant et de dominé sont très rapidement visibles, et se traduisent par une forte agressivité des lapins entre eux et des combats pouvant entraîner des blessures. C’est également un animal très territorial qui marque son territoire grâce à des glandes placées dans trois régions de son corps : les glandes sous-mentonnières situés sous le menton, les glandes anales placées de chaque côté de l’anus et qui permettent de marquer les excréments et les glandes inguinales situées de part et d’autre de l’orifice génital et qui parfument les urines. Les marquages permettent d’identifier un individu étranger (son âge, son sexe), et de détecter si une femelle est disposée à l’accouplement.

Locomotion et postures

Les pattes arrière du lapin sont deux fois plus grandes que ses pattes avant, il ne peut donc pas marcher. Il se déplace par bonds successifs, plus ou moins grands selon son allure, au moyen des muscles puissants dont sont munies ses pattes postérieures. Par contre, lorsqu’il broute, il avance en faisant de tout petits pas d’environ 5 à 8 cm.

Comme son homologue sauvage, le lapin domestique creuse des terriers pour s’abriter et mettre bas s’il se trouve sur un substrat adéquat. Pour creuser, le lapin se sert de ces deux pattes avant simultanément.

Le lapin peut parfois se dresser sur ses pattes arrières quand il est aux aguets, afin d’observer les alentours. Il prend cette position lorsqu’il a entendu un bruit suspect, ou senti quelque chose. Quand il a trop chaud, le lapin s’étale de tout son long, les pattes arrières dépliées vers l’extérieur et non plus pliées sous lui. Autre comportement caractéristique de cet animal, il frappe contre le sol avec une de ses pattes arrières lorsqu’il se sent menacé, prévenant ses congénères d’un éventuel danger de cette manière.

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Alimentation du lapin

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2012

 

Le lapereau tète généralement une fois par jour, le rythme de tétées dépendant surtout de la mère qui vient se positionner au-dessus de la portée pour donner aux lapereaux un accès aux tétines. Il commence à consommer l’aliment de sa mère et un peu d’eau à partir de l’âge de trois semaines, lorsque sa mobilité le lui permet.

Alimentation du lapin dans LAPIN - LIEVRE lapinAprès le sevrage, les jeunes effectuent pas moins de 30 à 40 repas solides et liquides par jour, et consacrent 3 heures sur 24 à leur alimentation, contre 2 heures pour un individu plus âgé. La consommation d’eau varie surtout suivant l’alimentation, et un fourrage comportant 70 % d’eau suffit à couvrir les besoins de l’animal. Toutefois, en l’absence de fourrage, il faut assurer d’importants apports d’eau, une lapine allaitante pouvant consommer 1 litre d’eau par jour. Le régime alimentaire du lapin comprend 15 à 18 % de matières azotées et au moins 10 % de fibres végétales. Si les protéines végétales sont bien valorisées par le lapin, ce n’est pas le cas des fibres. Ses besoins énergétiques s’élèvent à 2 100 kcal/kg de poids vif pour un lapin à l’entretien et atteignent 2 500 kcal/kg pour un animal en lactation, gestation ou croissance. Le lapin mange préférentiellement dans l’obscurité, et plus particulièrement le soir et le matin, périodes durant lesquels il ingère les deux tiers de son alimentation.

En élevage, l’alimentation des lapins est souvent exclusivement composée de granulés fabriqués à partir de diverses céréales, qui permettent d’avoir une très bonne croissance et de contrôler au mieux la qualité sanitaire des produits ingérés par les animaux. Les lapines en consomment 150 à 350 g selon leur stade physiologique, et les lapereaux en engraissement 100 à 120 g. Toutefois, divers systèmes de production proposent une alimentation plus variée. Ainsi, certaines cages déplaçables permettent aux lapins de pâturer l’herbe naturelle à la belle saison. Chez les éleveurs traditionnels, les lapins sont nourris avec du foin, des choux fourragers, des betteraves fourragères, des graines de céréales germées, des tourteaux, des topinambours, des fruits et bien d’autres aliments à disposition des éleveurs.

Les lapins de compagnie peuvent également être alimentés à partir de granulés du commerce, mais aussi avec des fruits et des légumes variés.

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Le lapin domestique

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2012

 

Il a la particularité de pratiquer la cæcotrophie, c’est-à-dire qu’il réingurgite certaines de ses crottes, les crottes molles. Ce Le lapin domestique dans LAPIN - LIEVRE 290px-romerolagus_diazi_dispale_001comportement est permis par la variation du fonctionnement du côlon proximal au cours de la journée. Le matin, les boules de contenu cæcal qui rejoignent le côlon sont enrobées d’un mucus produit par les parois coliques. Elles sont évacuées par la suite sous forme de grappes allongées : ce sont les cæcotrophes dites également « crottes molles ». Le restant de la journée, les crottes sont « essorées » dans le côlon lors de contractions de sens alterné qui refoulent les petites particules et la fraction liquide vers le cæcum. Les grosses particules sont évacuées par l’anus et forment les « crottes dures ». Ces dernières s’accumulent dans les litières, tandis que les premières sont récupérées par le lapin dès leur excrétion.

Les cæcotrophes contiennent des bactéries et des résidus alimentaires non dégradés, ainsi que quelques résidus des diverses sécrétions digestives. L’intérêt nutritionnel de leur consommation est essentiellement lié aux nombreuses bactéries qu’elles contiennent. Celles-ci sont en effet riches en protéines, mais surtout en vitamines hydrosolubles (B et C). Dans des conditions d’alimentation normales, la cæcotrophie permet de fournir 15 à 25 % des apports en protéines et la totalité des vitamines B et C à un lapin sain.

Le jeune lapereau commence à développer ce comportement à partir de l’âge de trois semaines, c’est-à-dire quand il se met à consommer des aliments autres que le lait maternel.

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Reproduction du lapin en élevage

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2012

 

Divers lapins domestiques (Oryctolagus cuniculus)Le mâle atteint la maturité sexuelle vers 140 jours. La lapine est capable d’ovuler entre 14 et 20 semaines. Contrairement à la plupart des mammifères, elle ne présente pas de cycle œstrien régulier. Elle est en chaleur plus ou moins permanente, son l’ovulation est induite par l’accouplement : elle se produit 10 à 12 heures après la saillie. Lorsque la lapine est en chaleur, l’accouplement a lieu rapidement lorsque la femelle s’immobilise suite à une courte poursuite. Elle soulève alors le train arrière pour faciliter le coït. Si la lapine n’est pas disposée à s’accoupler, elle s’accole aux parois de la cage, ou colle sa queue au sol pour éviter l’accouplement. La saillie est particulièrement rapide : 10 à 15 secondes après la mise en présence du couple, elle dure en moyenne 3 secondes et peut reprendre dans les minutes qui suivent avec 20 accouplements en ½ heure si on les laisse libres. Lors de cet accouplement, divers stimuli sont transmis au cortex cérébral par voie nerveuse suite à l’excitation des zones érogènes de la femelle. Le cortex cérébral tient également compte d’autres messages de types hormonaux (taux de stéroïdes) et externes comme les phéromones et les diverses stimulations des sens pour déclencher ou non l’ovulation par le biais d’un message électrique transmis à l’hypothalamus. Celui-ci produit la gonadolibérine (GnRH) qui provoque à son tour la synthèse d’hormone lutéinisante (LH), hormone responsable de l’ovulation, et d’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui joue un rôle important dans la maturation des follicules et qui renforce l’action de la première citée. Il arrive parfois que l’ovulation ne soit pas suivie d’une fécondation, lors de chevauchements entre femelles, ou d’accouplements avec des mâles stériles, trop jeunes ou à la semence de mauvaise qualité par exemple. Dans ces cas, un corps jaune se met en place pour une durée de 15 à 19 jours et produit de la progestérone empêchant toute nouvelle ovulation. On parle de pseudogestation.

La fertilité des lapines baisse avec une forte chaleur et augmente avec l’éclairement. Elles continuent parfois à accepter l’accouplement pendant la gestation, la progestérone produite par l’ovaire de la femelle gravide n’étant pas toujours suffisant pour bloquer le comportement d’œstrus. Il n’y a toutefois pas de risque de gestation simultanée (superfétation), contrairement à ce que l’on a pu croire à un moment et à ce qui est observé chez le lièvre.

Les spermatozoïdes déposés à l’entrée des cols franchissent ceux-ci d’eux-mêmes, aidés parfois par les contractions musculaires du vagin. Seuls 10 % d’entre eux parviennent à les franchir. Ils arrivent alors dans l’utérus où leur présence provoque des contractions du myomètre qui permettent leur remontée dans les voies génitales. Leur progression dans l’oviducte est ensuite permise par leur motilité propre, les contractions de l’oviducte et les battements ciliaires des parois de celui-ci. Au cours de leur séjour dans les voies génitales femelles, les spermatozoïdes se retrouvent en contact avec le fluide utérin qui déclenche leur capacitation, dernière étape de leur maturation. Elle permet au gamète mâle de pouvoir adhérer à la membrane vitelline de l’ovule. Celui-ci descend dans l’ampoule sous l’effet des battements ciliaires, et arrête sa course à la jonction isthmo-ampoulaire où il attend d’être fécondé. L’œuf fécondé descend dans la corne utérine, où il s’implante suite à la cessation des contractions du myomètre permise par la progestérone produite par le corps jaune. Plusieurs œufs sont fécondés de cette manière et s’implantent dans les cornes utérines de la lapine. Leurs cellules vont se multiplier pour former un embryon qui se développe petit à petit. Une placentation de type hémoendochoriale permet les échanges entre la mère et le fœtus à partir du dixième jour. Avant cela il doit se nourrir des sécrétions des tissus environnant.

Après une gestation de 28 à 34 jours, la lapine met bas un à vingt lapereaux (entre trois et douze plus généralement). Durant les jours précédant la parturition, elle construit un nid à partir des matériaux solides qu’elle trouve à disposition (paille, copeaux…) et de poils qu’elle arrache sur son ventre et son fanon. La mise bas dure 10 à 20 minutes, mais peut parfois s’étaler sur plusieurs heures. Elle est suivie d’une involution rapide de l’utérus qui perd la moitié de son volume en 48 heures, permettant une remise à la reproduction rapide[38]. Les lapereaux pèsent environ 50 à 55 g à la naissance, avec de fortes variations en fonction de la taille de la portée et des races. Ils sont nus, aveugles, et plutôt gras – ce qui leur permet de réguler leur température et d’avoir des réserves d’énergie. Le duvet apparaît vers le 3e jour. Leurs yeux s’ouvrent au bout de 10 jours. Il arrive parfois que la lapine mange ses petits, notamment lors d’une première portée. Ce comportement s’explique généralement par un stress, un manque d’eau, une cage trop petite ou des petits touchés trop tôt. Le lait de la lapine est très concentré mais pauvre en lactose. Le lapereau peut rester 48 heures sans téter. Il n’a pas de flore intestinale à la naissance. Les tétées ont lieu une ou deux fois par jour, la femelle se positionnant au-dessus du nid donnant accès aux lapereaux à ses tétines, et elles ne durent que 3 à 4 minutes. La lactation est élevée pendant environ 30 jours mais peut durer facilement 2 mois. Pendant 3 semaines les petits ne boivent que du lait. À partir de 18-20 jours ils commencent à diversifier leur alimentation. Pour les plus grandes races, ils ne mettront que deux mois pour passer de 50 g à 2 500 g (poids d’un lapin moyen).

Composition du lait de lapine

Composition moyenne du lait en gramme par kg de lait

Eau

Extrait sec

Matière
grasse

Matières azotées

Lactose

Matières
minérales

716

284

133

153

6

24

Intervention de l’homme

Reproduction du lapin en élevage dans LAPIN - LIEVRE 220px-ro_pool_gilberteAujourd’hui, dans les élevages de grande taille, la reproduction se fait exclusivement par insémination artificielle. Cette méthode, employée depuis longtemps chez bon nombre d’animaux, a mis un certain temps à s’imposer chez le lapin car en temps normal, c’est la présence du mâle qui déclenche l’ovulation de la femelle. Le développement de l’insémination dans les années 1980 a suivi la maîtrise de l’utilisation d’hormones sexuelles, et notamment l’equine chorionic gonadotrophin et la PGF, pour induire artificiellement l’ovulation.

L’insémination artificielle a notamment permis la pratique de la conduite en bande dans les élevages. Toutes les lapines mettent donc bas le même jour ou presque, et il est par exemple possible pour l’éleveur d’équilibrer les portées en déplaçant des lapins de nichées trop nombreuses dans d’autres ou la lapine a été moins prolifique, ce qui leur permet d’avoir plus de lait à leur disposition.

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Jackalope, lapin du folklore

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2012

 

Jackalope, lapin du folklore dans LAPIN - LIEVRE lepus_cornutusLe jackalope est un animal imaginaire du folklore américain, mélange entre un lièvre (jackrabbit) et une antilope (antelope). Il est habituellement représenté comme un lièvre avec des bois. On l’appelle aussi parfois « lapin cornu » (horny bunny).

La légende le dit très farouche et difficile à observer, d’ailleurs on n’a jamais pu capturer de spécimen vivant. En revanche on peut l’entendre, puisqu’il imite la voix humaine à la perfection. Les cowboys avaient parfois la surprise, le soir autour du feu, d’entendre leurs chants répétés fidèlement par une voix aux alentours.

Les trophées présentant des (fausses) têtes de jackalope abondent aux États-Unis d’Amérique, et Ronald Reagan lui-même en possédait une dans son ranch, aimant à dire qu’il avait lui-même chassé l’animal.

Il est très probable que la légende des jackalopes vienne de la vision de lapins atteints d’un papillomavirus, qui provoque des tumeurs noirâtres allongées sur le corps de l’animal, parfois en forme de cornes sur leur tête.

Dès les années 1930, des cartes postales montrant des jackalopes étaient vendues aux États-Unis. Des lièvres cornus faisaient déjà partie depuis longtemps du bestiaire imaginaire d’Allemagne et d’Autriche : le Rasselbock, le Wolpertinger… et on peut imaginer que les migrants venus d’Europe centrale ont importé leurs légendes avec eux.

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Moeurs – habitat du lièvre

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

 
Terrain sableux et herbeux avec des trous à mi-penteL’habitat du lièvre européen est essentiellement les milieux de prairies, zones ouvertes et cultivées, friches et secteurs modérément boisés. C’est un animal territorial qui occupe environ 200 hectares. 

Il mène une vie essentiellement nocturne et crépusculaire, vivant en groupes assez lâches. Il ne creuse pas de terrier, mais une simple dépression dans le sol qui épouse la forme de son corps appelée de ce fait « forme » mais également « gîte ». 

Il en change quasiment chaque jour. Très méfiant, il n’aime pas le bruit et possède une ouïe très fine. Pour cette raison, il n’occupe le bois qu’après la chute des feuilles et redoute le vent qui fait grand tapage. Dérangé ou inquiet, il va fuir à très grande vitesse, pouvant atteindre jusqu’à 70 km/h et très vif, il peut crocheter à angle droit en pleine vitesse et échapper à la majorité de ses prédateurs. 

nombreux lapins autour d'un point d'eauLa reproduction, appelée « bouquinage » a lieu presque toute l’année de fin janvier à octobre, avec un pic entre les mois d’avril et août. Les parades nuptiales ont lieu la nuit et sont collectives. La gestation est de 41 jours, mais le lièvre a la particularité de pouvoir superposer deux gestations dans le temps. Phénomène appelé : « superfoetation ». En fait, les nouveaux ovules sont fécondés quelques jours avant la première mise bas ce qui réduit le laps de temps entre deux portées à seulement 38 jours. La hase met bas entre 3 et 6 petits levrauts qui naissent déjà avec leur pelage, les yeux ouverts et aptes à se déplacer. La femelle les disperse donc dés la naissance pour éviter la prédation, venant les allaiter chacun à tour de rôle durant trois à quatre semaines. Une hase peut avoir en moyenne 5 portées par an .

L’habitat du lièvre européen s’étage de la plaine jusqu’à environ 2000 mètres. Au dessus de cette altitude on trouvera le lièvre variable [Lepus timidus varronis] 

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Maladies du Lapin

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012


Un lapin malade à l'œil boursoufléLes lapins sont sujets à diverses maladies liées à des bactéries. Ce sont, par exemple, des troubles respiratoires comme ceux causés par le coryza, infection polymicrobienne des voies respiratoires qui se traduit par un écoulement nasal. La pasteurellose, causée par Pasteurella multocida est plus grave pour l’animal. Elle provoque une septicémie et une pneumonie purulente, et cause généralement la mort au bout de quelques jours. Les troubles de l’appareil digestif sont également courants, c’est notamment le cas des entérites liées à des colibacilloses, qui se caractérisent principalement par des diarrhées et une forte mortalité. La flore du cæcum peut parfois être perturbée et se développer de manière anarchique, ce qui peut entraîner des intoxications liées à la trop forte concentration en Clostridium perfringens, ce qui cause une entérotoxémie. Cette maladie se caractérise par une mort brutale avec un ballonnement rapide et un contenu cæcal liquide. D’autres maladies plus rares de l’appareil digestif peuvent toucher le lapin comme la salmonellose ou la klebsiellose.

Les staphylococcoses, liées notamment à Staphylococcus aureus et provoquant des abcès sous cutanés ou des mammites posent également de gros problèmes dans les élevages. Une maladie nouvelle causant une forte mortalité se développe dans les élevages : l’entéropathie épizootique du lapin, dont l’agent pathogène est mal connu. Elle provoque un ballonnement abdominal et une diarrhée aqueuse, généralement fatale. La spirochétose cause, elle, des ulcères sur la peau. Le lapin est rarement touché par la tuberculose ou la paratuberculose. La tularémie, maladie très contagieuse pour l’homme, atteint surtout les lapins de garenne et les lièvres ; les lapins domestiques sont rarement touchés.

Les virus causent de plus gros problèmes pour les éleveurs qui ne s’en prémunissent pas. En effet, ils sont très contagieux et peuvent provoquer rapidement la mort d’un très grand nombre d’animaux. La myxomatose a été introduite en France au milieu du XXe siècle. Elle est très contagieuse et engendre une inflammation des yeux, des paupières et du nez ainsi qu’un gonflement de la tête. Elle se termine par la mort au bout de 5 à 12 jours. C’est une maladie réputée légalement contagieuse qui doit donc être signalée en mairie lorsqu’un cas est diagnostiqué. Plus récemment, un autre virus a fait son apparition et ravage les populations sauvages qui ne sont pas vaccinées : la maladie hémorragique virale (VHD). Cette maladie, découverte en Chine en 1984 puis rapidement étendue au reste du monde, est, elle-aussi, très contagieuse. Elle provoque la mort des animaux atteints avant même que des symptômes aient pu être identifiés. L’autopsie révèle généralement des hémorragies au niveau des poumons. La vaccination est obligatoire pour se prémunir de ce virus.

Maladies parasitaires

Maladies du Lapin dans LAPIN - LIEVRELes principaux troubles causés par des parasites chez le lapin sont les coccidioses. Elles touchent principalement les jeunes après le sevrage et sont causées par diverses espèces de protozoaires du genre Eimeria. Ces parasites se multiplient dans la paroi de l’intestin de leur hôte, et causent la mort des entérocytes à leur sortie. D’autres maladies sont causées par des protozoaires comme la lambliose, la cryptosporidiose et la toxoplasmose ou encore par des champignons microscopiques comme l’encéphalitozoonose. Les vers sont quant à eux peu fréquents chez les lapins domestiques car les bonnes conditions d’hygiène empêchent leur développement. On peut néanmoins retrouver dans l’appareil digestif de ces animaux divers nématodes (principalement de la famille des oxyuridae et des trichostrongylidae), des trématodes (grande douve et petite douve) et des cestodes (cœnurose, cysticercose, échinococcose et ténia).

Le lapin domestique est également sujet à certains parasites extérieurs causant par exemple des maladies de peau. C’est le cas de la gale des oreilles et de la gale du corps et de la tête. Un peu moins fréquemment, on rencontre des cas de teignes, de mycoses (surtout aux pattes) de pododermatites (aux coussinets et talons), de cheyletiellose (ou pseudo-galle) ou de candidose. Des insectes tels que les puces ou les myiases peuvent également causer des troubles, ces dernières étant causées par les larves de certaines mouches ou taon.

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