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Pieuvre, animal totem : le Réseau de Relation

Posté par othoharmonie le 4 juin 2017

 

Animal muni de tentacules dont il se sert pour se déplacer et attraper ses proies, le Poulpe est muni d’un puissant bec et est capable de mimétisme. Il vit en général dans des petites cavités entre les rochers. Une fois fécondée, la femelle surveille ses œufs pondus en grappes au plafond d’une niche rocheuse. Pendant six semaines, elle les protège, les aère, les nettoie, sans prendre le temps de se nourrir. Lorsqu’ils éclosent, elle meurt, affaiblie et décharnée.

 L’animal peut entretenir une relation amicale avec l’Homme : comme certaines Murènes, il arrive que certains Poulpes tiennent compagnie et même jouent avec des plongeurs, lorsqu’ils sont mis en confiance, mais en général ils se montrent plutôt craintifs. Pieuvre est liée au déploiement de la Création, avec un corps central et des tentacules allant vers l’extérieur. Comme les créatures marines, elle est associée au subconscient et aux esprits infernaux.

pieuvre

L’image de la Pieuvre est utilisée dans les théories du complot, pour parler d’une organisation nébuleuse qui tente secrètement d’accaparer de l’influence.

Le Kraken est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales : il s’agit d’un monstre de très grande taille analogue à la Pieuvre et doté de nombreux tentacules. Dans le mythe hawaïen de la création, les univers sont construits successivement sur les ruines de l’univers précédent. Le Poulpe serait le seul survivant du monde qui a précédé le nôtre. La Pieuvre est considérée au Japon comme un symbole sexuel très érotique : la Pieuvre ou le Poulpe « s’attaque » aux jeunes vierges pour les posséder (correspondant aux succubes et incubes dans nos cultures). Une estampe d’Hokusaï, extrêmement connue, est très représentative de cette symbolique.

Si la Pieuvre est votre totem, vous pouvez lui demander de remettre sur pied vos affaires après une perte ou un échec, de vous aider à admettre et à accepter votre vulnérabilité. Il est possible d’accéder à son pouvoir en lisant Jules Vernes (Vingt mille lieues sous les mers), ou en essayant des déguisements. La médecine de Pieuvre rétablit grâce à la créativité, et guérit le syndrome du tunnel carpien. Pieuvre protège en utilisant un écran d’invisibilité et en éloignant rapidement le danger.

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Les mollusques sont partout

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2016

 

7 classes, 35 ordres, 232 familles, 117 000 espèces

Il est bon, tout d’abord, de rappeler ce qu’est un mollusque, car peu de gens savent ce qu’on doit inclure dans ce groupe. Les mollusques sont des invertébrés à corps mou, le plus souvent muni d’une coquille externe, à l’exception de certains céphalopodes. Dans l’embranchement des mollusques, on trouve notamment les gastéropodes (escargots, bigorneaux, aplysies, etc.), les bivalves (la coque, l’huître, le couteau, la moule, etc.), les polyplacophores (les différentes espèces de chitons), les céphalopodes (nautile, pieuvre, calmar, seiche, etc.), ainsi que quelques groupes d’importance moindre, comme les dentales. Tous ces animaux sont donc apparentés et proviennent d’un ancêtre commun, qui vivait il y a plus de 500 millions d’années, âge du plus ancien fossile de mollusques connu. On dit d’un tel groupe qu’il est monophylétique.

huitre-perleDe nombreux mollusques sont susceptibles d’être rencontrés par le promeneur ou le pêcheur à pied sur les côtes de France.
Il y a bien sûr la multitude de petits gastéropodes de l’estran comme les bigorneaux ou les gibbules et les chapeaux chinois, patelle ou arapède dans le sud ou bernique (bernic = petit chapeau- en breton), mais il y a aussi des animaux moins connus comme les aplysies (lièvre de mer) ou les anodontes (moule d’eau douce).

Les chitons (les mollusques polyplacophores) font partie de ces espèces que peu de personnes savent identifier. Ce sont de petits animaux de forme ovale que l’on trouve en soulevant les pierres. Les huit plaques superposées qui couvrent l’animal permettent une identification immédiate. Les chitons se fixent fermement sur les rochers grâce à leur pied, ils consomment les algues encroûtantes qu’ils détachent avec à leur radula, une longue langue cornée. Autres animaux curieux, les dentales sont de petits mollusques présentant une longue coquille conique ouverte à ses deux extrémités. Ils vivent enfouis dans le sol, la partie large de la coquille laissant dépasser le pied, qui leur permet de se mouvoir, ainsi que de petits tentacules. Ils se nourrissent de petits organismes et de détritus. En se promenant le long de l’estran, il arrive de trouver la coquille vide de ces animaux.

Autre bizarrerie de nos côtes, les aplysies qui sont de curieux gastéropodes à la coquille réduite sinon invisible, on les appelle également lièvres de mer. D’une couleur brune à violacée, parfois tachetée, les aplysies peuvent atteindre une taille de 20 cm. Elles se rencontrent parfois en masse sur l’estran, échouées ou sur leur support. Les aplysies emploient la même stratégie que les seiches, en cas de danger elles projettent un écran opaque pour semer leur poursuivant. Cet écran est fait d’une encre épaisse qui se dilue en dessinant des volutes de couleur violette du plus étonnant effet.

Et n’oublions pas que certains de ces mollusques, parmi les céphalopodes, peuvent être capturés en pêchant au haveneau, comme la seiche (Sepia officinalis), la petite sépiole (genre Sepiola) ou des juvéniles de calmar (Loligo vulgaris).

Le poulpe (Octopus vulgaris), lui, se rencontre dans les anfractuosités des rochers. Cet animal est devenu rare après l’hiver extrêmement rigoureux de 1963, il tend cependant à recoloniser son aire d’origine.

Enfin, il est possible de trouver une multitude de bivalves dans la zone de balancement des marées, notamment les huîtres, les coques, les praires, les palourdes, les pétoncles et encore bien d’autres fruits de la mer.
 

Les mollusques bivalves

Le plus grand : le bénitier (Tridacna gigas) 1,50 m ; 320 kg.
Un des plus petits : la dreisene (dreisena polymorpha) ou moule d’eau douce zébrée, 1 à 2 mm ; 0,5 gr.
Les mollusques bivalves tiennent leur nom de leur caractéristique la plus évidente, une coquille formée de deux valves articulées par un ligament élastique.

La coquille est secrétée par le manteau, ce denier formant deux lobes qui entourent le reste des parties molles.
Ce sont des animaux à la forme variable, depuis l’élégante coquille Saint-Jacques jusqu’au couteau en passant par des espèces garnies d’épines comme la bucarde. Ils vivent la plus souvent enfouis dans le substrat ou accrochés par un byssus à des supports divers, comme les rochers ou les épaves.

Les bivalves n’ont pas de tête différenciée mais ils possèdent un long pied qu’ils sortent par l’entrebâillement de la coquille pour se mouvoir. Ce sont des animaux filtreurs qui se nourrissent d’organismes microscopiques en suspension dans l’eau, essentiellement du phytoplancton. L’eau entre par un orifice inhalant et sort par un orifice exhalant, ces orifices pouvant être prolongés par de longs siphons chez les bivalves fouisseurs. C’est d’ailleurs grâce à ces siphons que l’on peut facilement repérer une coque, un couteau ou une palourde. Lorsque l’animal est enfoui, les siphons montent jusqu’à la surface du substrat, créant ainsi deux orifices bien visibles dans le sol. Il suffit de plonger le doigt dans le sable ou la vase pour déterrer le coquillage ainsi repéré. Une fois inhalée, l’eau est filtrée par les branchies qui assument deux rôles : la respiration et la rétention des particules alimentaires. Ces dernières sont amenées à la bouche, ornée de quatre lobes ciliés qui assurent le tri final. Enfin, il faut préciser que les deux valves peuvent se fermer fortement grâce à 1 ou 2 muscles adducteurs.

Les bivalves les plus courants que l’on doit connaître car excellents comestibles sont la moule (genre Mytilus), l’huître creuse (Crassostrea gigas), l’huître plate (Ostrea edulis), la palourde croisée (Ruditapes decussatus), la coque (Cerastoderma edule), les couteaux (genre Ensis), le praire (Venus verrucosa), la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus) et le pétoncle (Chlamys varia).

Article par Arnaud Filleul. http://www.pratique.fr/

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DANS LE MONDE DES OCEANS

Posté par othoharmonie le 2 juin 2016

 

 fonds sous marin

L’histoire du peuple des océans a commencé plus de 3 milliards d’années avant que le premier animal ne foule la terre ferme. A l’aube du monde, la vie a conquis tous les milieux marins, des eaux tropicales aux déserts de glace, des rivages au grand bleu. La plaine de sable paraît déserte. Un crabe se hâte. 

Surtout ne pas traîner seul, à découvert. Ici, sur l’étendue sableuse, nulle part où se cacher. Une seule solution… s’enfouir. Il suffira de laisser les yeux émerger pour voir sans être vue. La rascasse ennemie ressemble à un rocher, mais au milieu du sable, on ne voit qu’elle. Son faciès effrayant lui a valu le surnom de « poisson démon ». Un poisson qui marche en griffant le sable de ses nageoires à deux doigts. 

Pour se mettre à l’affût, elle se fond dans le décor. Que l’on soit proie, prédateur, petit ou gros, pour se cacher sur l’étendue plane, il faut s’ensabler. Tête en bas, les poissons rasoirs chassent les animaux cachés entre les grains de sable. Des poissons qui dansent sur la tête, d’autres qui marchent sans savoir nager, la nature ne craint pas d’expérimenter dans toutes les directions. Les anguilles jardinières ont une autre stratégie. Elles sortent du sable pour picorer les petits crustacés qui flottent dans le courant. A l a moindre alerte, elles disparaissent dans leur terrier. A l’entrée d’un tunnel, deux poissons montent la garde. 

Et des crevettes travaillent comme des bulldozers. Elles entretiennent le terrier qu’elles partagent avec les gobies. Les crevettes sont aveugles et gardent toujours une antenne au contact de leurs partenaires. Collaboration efficace. Au moindre mouvement des guetteurs ; tous aux abris ! Pour débusquer coquillages et crustacés, on peut souffler. Ou creuser. Il faut être enfoui très profond pour échapper à la raie pastenague. Elle creuse jusqu’à atteindre sa proies et les mange. Des poissons profitent de son travail de terrassier pour gober les petits animaux qu’elle amis en suspension. Le poisson-pierre est un piètre nageur, amis un redoutable chasseur. Il ne lui suffit pas de ressembler à un caillou…. Il se dissimule… s’immobilise ;. Et attend. La petite vie du peuple des sables continue paisiblement.

Un bernard-l’hermite par en vadrouille. Un autre grimpe sur une pierre. Non, sur un poisson-pierre. Se fondre dans le paysage. L’œil aux aguets. Immobile, à l’affût, sans se laisser distraire. Attendre des heures, des jours… La patience est enfin récompensée. Quand la nuit tombe, la plaine de sable se met à grouiller. Chacun marche à son rythme, à sa façon. Les oursins sont perchés sur leurs aiguilles comme sur le séchasses. Mais ce sont des dizaines de pattes extensibles qui leur permettent de déambuler. Et d’escalader. L’oursin de feu est aussi un très bon grimpeur. Tous les moyens sont bons pour se promener au fond de l’océan. 

fonds meer

La crevette impériale chevauche une synapse qui rampe par contractions successives. Comme son proche parent Poursin, l’étoile de mer se déplace sur des centaines de petites ventouses. Mais un seul pied suffit au  lambi pour arpenter la plaine. La nature a vraiment tout essayé. Même les poissons qui marchent à quatre pattes. Au fond de l’eau, chacun subit la loi de la pesanteur. Pour échapper à l’étoile de mer, le pétoncle a inventé depuis longtemps la propulsion à réaction. Pas de précipitions pour le poulpe à anneaux bleus. C’est sur la pointe des tentacules qu’il s’avance. Avant que le jour se lève, les animaux nocturnes retournent s’enfouir bien à l’abri dans le sable. 

Ces animaux étranges qui arpentent le fond marin ressemblent à leur ancêtre qui vivaient il y a 500 millions d’années

[…] 

extrait LA PERLE ENTRE L’OCEAN ET LE CIEL  – La perle, entre l’océan et le ciel.

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Vie sexuelle du petit Gris

Posté par othoharmonie le 8 août 2014

 

VIDÉO. Avant d’éjaculer, le petit-gris transperce sa partenaire avec une épine calcaire, ce qui augmente la survie de ses spermatozoïdes.

http://www.dailymotion.com/video/x22cy88

http://www.dailymotion.com/video/x22cy88_l-escargot_animals#from=embediframe

 

Posséder simultanément un vagin et un pénis. Être yin et yang, actif et passif, mâle et femelle. Pratiquer la double pénétration mutuelle. L’hermaphrodisme est largement pratiqué dans le monde animal, surtout parmi les mollusques. Ainsi, tous les escargots terrestres naviguent à voile et vapeur. 

En sortant d’hibernation vers le mois de mai, le petit-gris (helix aspersa) a les hormones qui le démangent. À l’idée d’une petite galipette, il bave d’envie. Mais pas question de se satisfaire lui-même. Pour éviter toute autopénétration, la nature prend soin de réveiller d’abord son côté masculin. Ses spermatozoïdes piaffent déjà d’impatience quand ses ovules sont encore en léthargie. L’escargot part donc à la recherche d’un partenaire, sorti plus tôt que lui d’hibernation et qui a déjà endossé ses atours féminins. Il hume furieusement l’air. Le fumet d’une colimaçonne en chaleur le fait accourir ventre à terre. Les deux petits-gris prennent le temps de faire connaissance. Pas question de faire l’amour sans préliminaires. Le couple commence par se flairer abondamment, les tentacules se mêlent et s’entremêlent. On bave abondamment, on se lèche avec une langue râpeuse. Puis les deux partenaires échangent un tendre baiser. L’excitation les gagnant, ils se mordillent l’extrémité des tentacules. Une course-poursuite s’engage durant des heures pour probablement harmoniser leurs cycles sexuels.

images (7)Embrochés, mais heureux

Soudain, le batifolage tourne au drame. Le mâle dégaine une longue dague calcaire cachée jusque-là dans sa tête pour poignarder sa partenaire. Celle-ci semble apprécier le geste puisqu’elle ne se rebelle pas. Parfois, elle répond même du tac au tac. Voilà donc nos deux amoureux embrochés, mais heureux. Des sadomasos ! Le « mâle » déploie alors un pénis qu’il conservait jusque-là bien au chaud dans un conduit génital. Après quelques tâtonnements, il l’introduit dans la vulve de la femelle. Parfois, quand la saison est avancée, les deux partenaires peuvent assumer leur double sexualité en se pénétrant mutuellement. Baiser et être baisé ! Double extase.

Pour autant, l’affaire ne s’arrête pas là, car, une fois dans la place adverse, les spermatozoïdes doivent affronter des sucs gastriques qui les déciment. Parfois, seulement quelques centaines de rescapés rejoignent leur objectif, la spermathèque, sur plusieurs millions déposés. Pire que la retraite de Russie. Les « escargologues » avancent une explication à ce génocide. L’escargot, faisant de multiples rencontres avant de pondre, serait submergé de sperme s’il n’en éliminait pas la plus grande partie, ne conservant dans sa spermathèque qu’un petit échantillon de chacun de ses partenaires. Maintenant, celui qui injecte ses spermatozoïdes voit d’un sale oeil leur hécatombe. Aussi, a-t-il mis au point une stratégie pour assurer la survie. En poignardant son partenaire, il lui injecte une allohormone censée inhiber ses sucs digestifs. Pas con, le petit-gris !

À lire : Passions animales de Frédéric Lewino, éditions Grasset.

 

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Brevet sur les animaux

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

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Dans une lettre ouverte à l’OEB, Misereor, Swissaid, la Déclaration de Berne, Pas de brevet sur le vivant!, Greenpeace et les associations paysannes italienne (Coldiretti), argentine (Federación Agraria Argentina) et indienne (Bharat Krishak Samaj) appellent l’OEB à prendre une décision de principe qui interdit l’octroi de brevets sur des plantes issues de méthodes conventionnelles d’obtention. Avec un site web commun www.no-patents—on—seeds.org , l’alliance rend publique cette protestation et recherche d’autres soutiens. D’autres associations paysannes d’Espagne, de Suisse, du Nicaragua, du Pérou et du Brésil l’ont déjà rejointe.

«Nos animaux et nos semences sont le résultat de sélections opérées durant des centaines d’années par les agriculteurs», déclare Krishan Bir Chaudhary, le président de l’Association paysanne indienne Bharat Krishak Samaj. «Les multinationales exproprient les petits paysans dans les pays en développement par le biais des brevets.»

La Grande Chambre de Recours de l’OEB prendra sa décision de principe lors du réexamen d’un brevet sur le brocoli déjà en vigueur (EP 1069819 B1). La décision de la Grande Chambre de Recours servira de précédent à tous les autres brevets sur des plantes conventionnelles. L’octroi de ce brevet ouvrira la porte à un flot de nouveaux brevets sur les plantes et les animaux. Les plantes brevetées dans l’agriculture ne seront plus l’exception, mais deviendront la règle Les détenteurs de brevets pourraient contrôler l’obtention ultérieure de plantes et d’animaux ainsi que leur utilisation dans l’agriculture. L’OEB organisera probablement une audition publique dans le courant de cette année, mais la décision ne tombera qu’en 2008. En cas d’acceptation de brevets sur des procédés conventionnels d’obtention des plantes et des animaux, de nombreux recours contre les brevets resteraient largement sans effet à l’avenir.

«A cause du brevet sur le brocoli, les marchands pourraient s’approprier toute la nature vivante», estime Christoph Then de Greenpeace Allemagne. «Le droit des brevets se transformerait en une pieuvre gigantesque, dont les tentacules enserreraient les plantes et animaux qui sont la base de l’alimentation mondiale et les soumettrait au contrôle des multinationales.» 

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La bipédie chez les animaux

Posté par othoharmonie le 2 juin 2013

La bipédie caractérise également les oiseaux ainsi que certains dinosaures. Elle est également envisagée pour certains marsupiaux tels que les kangourous et les rats-kangourous, même si ces animaux utilisent deux pattes ainsi que leur queue comme points d’appui.

Une forme de bipédie tout à fait singulière a également été observée chez deux espèces de poulpe, Octopus marginatus et Octopus aculeatus. Ces animaux semblent marcher au fond de l’eau sur deux de leurs tentacules, les autres étant repliés pour tromper les prédateurs en simulant l’apparence d’algues ou de noix de coco.

Dans certaines circonstances, des animaux quadrupèdes peuvent aussi adopter une station bipède. Le suricate et certains chiens de prairie américains peuvent se tenir debout de manière prolongée. Le lézard Jésus-Christ ou basilic est susceptible de courir sur l’eau sur de courtes distances.

La bipédie chez les animaux dans AUTRUCHE - EMEU autruche

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Phobie des batraciens

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

Phobies des batraciens ou des mollusques

7 cas de phobies des batraciens ou mollusques tentaculaires.

Pour en savoir plus sur les modalités de cette étude, consultez le site www.tipi.fr

Phobie des batraciens dans GRENOUILLE grenouille2Comme pour la phobie des araignées et la phobie des serpents, les trois phobies des batraciens étudiées trouvent leur origine dans la décomposition d’un jumeau monozygote mort en période prénatale. La dissolution des parties molles produit des sortes de bulles gélatineuses de couleurs vertes ou brunes qui se déplacent dans le liquide amniotique. Suivant les mouvements maternels, lorsque ces déplacements sont brusques, les bulles heurtent le fœtus qui redoute ce contact visqueux qui « brûle » la peau. Contre toute attente, cette sensation de brûlure correspond bien à ce qu’appréhendent les phobiques des batraciens lorsqu’ils se trouvent à proximité de ces animaux. Cet exemple, rapproché de celui de la phobie des serpents, met bien en évidence, au-delà de l’incohérence apparente (peur d’un contact qui brûle avec les batraciens et peur d’être entravé par les serpents), la justesse de ressenti de ces phobies attribuées aux animaux les plus représentatifs de par leur forme et leur consistance pourtant en décalage avec leurs actions potentielles.

Les quatre phobies des mollusques tentaculaires (pieuvres, calmars…) sont les seuls cas de phobies animalières étudiées qui ne trouvent pas leur origine dans la décomposition d’un jumeau monozygote. C’est l’évacuation d’un jumeau dizygote qui, dans les quatre cas, a été revécue et trouvée responsable de cette phobie. Le ressenti correspond à l’attraction de plus en plus puissante d’une sorte de grosse « bouche » noire entourée d’un voile mouvant ou de tentacules qui aspirent le fœtus survivant. Néanmoins, aucune indication ne permet de cerner ce qui différencie ces quatre cas de tous les autres cas étudiés pour d’autres pathologies, également confrontés à l’évacuation d’un jumeau dizygote, et qui ne présentent pas ce type de phobie.

Pour accéder à l’étude complète sur l’agoraphobie, commandez le livre de Luc Nicon « Tipi : technique d’identification des peurs inconscientes » aux éditions « Emotion Forte« . 

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Espèces d’Escargot »

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2012

 les escargots peuvent recevoir d’autres noms :
Exemples parmi les escargots terrestres : Petit-gris, Gros-gris, Achatine, etc.

Et parmi les escargots aquatiques : limnées, planorbes, etc. Récemment chaque escargot et limace de France a reçu un nom scientifique français (Fontaine et al. 2010) au même titre que les oiseaux ou les mammifères.

Coupe longitudinale d'un escargot, schéma montrant les différents organes situés dans la coquille ou dans la partie externe du corps

 Anatomie d’un escargot, schéma en coupe. 1 : coquille ; 2 : foie ; 3 : poumon ; 4 : anus ; 5 : pore respiratoire ; 6 : œil ; 7 : tentacule ; 8 : cerveau ; 9 : conduit salivaire ; 10 : bouche ; 11 : panse ; 12 : glande salivaire ; 13 : orifice génital ; 14 : pénis ; 15 : vagin ; 16 : glande muqueuse ; 17 : oviducte ; 18 : sac de dards ; 19 : pied ; 20 : estomac ; 21 : rein ; 22 : manteau ; 23 : cœur ; 24 : canal déférent.

Les escargots disposent d’une ou deux paires de tentacules rétractiles, appelés cornes ou « antennes » dans le langage familier.

 Dans la partie supérieure de la tête la première paire de «cornes» abrite les yeux mais la vue est un sens peu utilisé par les escargots. Ils possèdent surtout un bulbe olfactif sous l’œil et la deuxième paire de tentacules est un organe olfactif et tactile (épithélium) qui est en revanche très utilisé.

 La bordure située à l’ouverture de la coquille est appelée péristome. La forme, l’épaisseur et la couleur du péristome ont souvent une grande importance dans l’identification des espèces de gastéropodes.

 Quelle que soit son allure, la coquille de l’escargot est toujours hélicoïdale. La plupart du temps, l’hélice s’enroule vers la droite, et on parle alors d’escargot à coquille dextre. Il existe également, mais de manière plus rare et anormale, des escargots à coquille sénestres, c’est-à-dire dont la coquille tourne vers la gauche, « à l’envers ».

 L’escargot, comme de nombreux autres mollusques, dispose de neurones géants permettant l’implantation d’électrodes intracellulaires largement utilisés en recherches neurologiques pour mieux comprendre le mode de fonctionnement des neurones humains.

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Gastéropode

Posté par othoharmonie le 25 juin 2012

 Cepaea hortensisLes gastéropodes forment la famille qui regroupe notamment les escargots, dont la coquille en spirale est caractéristique, et les limaces. C’est une importante classe d’animaux de l’embranchement des mollusques, devenus asymétriques par suite de la torsion et de l’enroulement de leur masse viscérale. Leur tête comporte des yeux et une radula. Leur pied est aplati en une sole ventrale de reptation. Leur manteau est dorsal, leur coquille si elle est présente, univalve.

 Les gastéropodes sont des animaux presque toujours asymétriques, dont le corps est divisé en trois régions distinctes :

 En avant, la tête, presque toujours munie de tentacules, portant des yeux à leur extrémité ou à leur base.

  • Ventralement, un pied élargi en un disque reptateur, ou parfois transformé en organe de natation.
  • Dorsalement, une masse viscérale, parfois nue mais très généralement enfermée dans une coquille d’une seule pièce.

 Ces mollusques sont unisexués ou hermaphrodites, ovipares ou vivipares.

 Le développement comprend généralement un stade pendant lequel la larve, pourvue d’une petite coquille spirale operculée et d’un voile cilié, nage librement. C’est la larve trochophore caractéristique des mollusques, mais qui manque chez les gastéropodes terrestres.

 La plupart de ces animaux vivent dans la mer (comme les patelles, les buccins), et peuvent même être pélagiques (ptéropodes). D’autres sont terrestres, comme les limaces et les escargots, ou habitent les eaux douces, comme les paludines et les lymnées.

 La coquille des gastéropodes est éminemment variable en forme, grandeur et coloris. Il en est dont l’ouverture est fermée par une pièce mobile cornée ou calcaire, l’opercule, pièce absente chez d’autres. Certaines coquilles sont utilisée pour la fabrication d’objets en nacre, et quelques espèces produisent des perles qui ne sont pas sans valeur.

Le nombre des espèces de gastéropodes dépasserait 100 000. On les rencontre sur tout le globe, et à l’état fossile depuis le cambrien.

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Escargot Petit Gris

Posté par othoharmonie le 24 juin 2012

 Escargot Petit Gris dans ESCARGOT 220px-Mollusc_garden_snails_20070712_0113le Petit-gris, dit aussi localement cagouille ou luma dans le sud-ouest de la France, est un escargot extrêmement répandu sur la façade atlantique française. Il en est même devenu l’un des symboles des Charentais qui en sont les premiers producteurs français. On le trouve aussi dans les pays méditerranéens (Europe et en Afrique du Nord).

 Le petit-gris est un mollusque mesurant entre 28 et 35 mm pour un poids adulte de 7 à 15 g.

Il porte une coquille calcaire à motifs variables mais le plus souvent brune rayée de noir. Sa spirale (Helix en latin) tourne généralement dans le sens des aiguilles d’une montre (on rencontre 1 sénestre sur environ 20 000 escargots).

 Helix aspersa est sourd et quasiment aveugle mais ses tentacules sont équipés de deux «nez» (épithéliums olfactifs) très puissants. Simplement en balançant ses tentacules pour détecter les odeurs qui l’entourent, l’escargot peut repérer une cible à plus d’une centaine de mètres.

99% de l’activité de l’escargot (y compris ses « repas ») a lieu de nuit avec un pic 2 à 3 heures après la tombée de la nuit. La fraîcheur nocturne et la rosée facilitent leurs déplacements.

Dans la nature, le petit-gris se nourrit tout particulièrement de feuilles d’ortie.

 Les petits-gris adultes ont un péristome (blanc, gris ou noir) réfléchi composant la partie inférieure de la coquille, on dit alors qu’ils sont « bordés ». Chez les gros-gris d’élevage, le péristome est le plus souvent noir.

 L’accouplement et la ponte sont très dépendants de la photopériode. L’accouplement débute lorsqu’il y a au moins 10 heures de lumière par jour (soit vers la mi-février dans l’hémisphère nord) et s’arrête dès que la durée du jour repasse sous 10 heures (soit vers la mi-novembre). Les zones ou les journées dépassent 10 heures mais avec des températures froides peuvent perturber la reproduction.

 Lors de l’accouplement, chaque escargot connecte son organe reproducteur situé à droite de sa tête à l’organe de son « conjoint » (voir photo). C’est par là que vont s’échanger les spermatophores. Les spermatozoïdes ainsi collectés peuvent être conservés plusieurs mois ou années avant d’être utilisés pour fertiliser des ovaires. Pendant la copulation, l’escargot plante un dard calcaire dans son conjoint afin de favoriser la survie des millions de spermatozoïdes transmis. En effet, seuls 0,025 % de ceux-ci survivent. Le dard calcaire contient un mucus contractant temporairement le système reproductif femelle de l’escargot récepteur qui peut ainsi stocker un plus grand nombre de spermatozoïdes dans sa zone de stockage. La gestation dure une vingtaine de jours. Après la ponte, l’incubation dure 12 à 25 jours en moyenne en fonction du climat et de l’humidité là ou les escargots évoluent. Les œufs d’Helix aspersa sont blancs, sphériques et mesurent 3 mm de diamètre. Le bébé escargot a besoin de plusieurs jours pour percer la protection du nid et remonter à la surface.

 Petit-gris Sous un climat de type californien, H. aspersa arrive à maturité en 2 ans. Dans le centre de l’Italie, H. aspersa éclot en automne et s’il est bien nourri et pas en situation de surpeuplement, ils arrivent à maturité dès le mois de juin suivant. Dans des conditions idéales créées en laboratoire, certains petits-gris sont arrivés à maturité en 6 à 8 mois. La meilleure période de reproduction de H. aspersa est lors de sa troisième année.

Pour la cueillette, veiller à ne pas marcher dans les herbes ou les petits fourrés, afin d’éviter d’écraser les escargots petits ou gros. Par exemple dans le cas de cueillette dans les dunes, suivre les chemins, et ne pas entrer dans les fourrés. Veiller aussi à respecter une discipline par rapport à la grosseur de l’escargot: dans le cas du petit-gris il est important qu’il soit bien bordé, et pèse plus de 8g, c’est-à-dire que sa longueur (coquille) atteigne 3cm hors bordé. Le mieux est de prélever seulement ceux qui atteignent 3,5cm bordé compris, ainsi ils pèsent plus de 11g, et ont atteint l’âge adulte, ce qui leur a permis de se reproduire.

 La cueillette effectuée en ligne par une famille, fouillant les fourrés est à proscrire sous peine de voir disparaitre cette espèce, qui malgré tout est appréciée des gourmets. Si vous voulez cueillir longtemps des petits-gris cueillez-les intelligemment.

 Le petit-gris est adulte à 2 ans mais peut vivre plus de 5 ans s’il n’est pas dévoré par un prédateur.

 Le petit-gris est une des espèces les plus faciles à élever en héliciculture. Elle s’adapte facilement à différents types de climat et d’environnement.

Les fermes à escargot permettent d’élever jusqu’à 400 petits-gris au m².

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Escargot de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 24 juin 2012

 

L’escargot de Bourgogne (Helix pomatia), aussi appelé « gros blanc », plus rarement escargot de Champagne, est l’escargot mangé traditionnellement en France, préparé en coquille et au beurre persillé. Rare et protégé en France, il est importé de Grèce et des pays de l’Est et provient du ramassage ou de l’élevage (héliciculture).

L’escargot mesure de 40 à 55 mm pour un poids adulte de 25 à 45 g.

Accouplement, couleur plus claire du « gros blanc »La tête porte le mufle et quatre tentacules : deux petits, dirigés vers le bas, explorent le sol alors que les deux autres, terminés par les « yeux », sont dressés.

La bouche est arquée ; la lèvre supérieure festonnée recouvre une mâchoire en forme de petite lame dure et fixe. À l’intérieur se trouve la langue râpeuse. Trois orifices sont visibles : – l’orifice de reproduction et de ponte situé à droite de la tête ; – l’orifice respiratoire et l’anus, tous deux situés à la jointure de la coquille et du pied. L’escargot prospère du printemps jusqu’au premier froid puis il creuse un trou profond (jusqu’à 30 cm) et s’enferme dans sa coquille pour hiberner tout l’hiver.

Dans la nature, il vit 7 à 8 ans en moyenne mais peut atteindre l’âge de 20 ans s’il n’est pas victime d’un prédateur.

 L’escargot est herbivore. Il se nourrit de plantes fraîches mais aussi de déchets. Il a besoin d’un sol calcaire pour fabriquer sa coquille.

 L’escargot pond en mai ou juin, 2 à 8 semaines après l’accouplement, dans des trous creusés à même le sol. Il arrive également que l’escargot ponde une douzaine d’œufs supplémentaires en août ou septembre selon les régions.

 L’escargot a besoin d’une litière de 7 à 8 cm de profondeur pour pondre 30 à 50 œufs de 3 mm. Le sol ne doit être ni trop sec ni trop humide. Dans les sols argileux durs, le taux de reproduction diminue car l’escargot ne peut pas enterrer ses œufs et les nouveau-nés ont du mal à en sortir. Un sol composé de 30% de matières organiques ainsi qu’une température de 21°C et un taux d’humidité de 80% constituent les conditions idéales.

Les escargots perdent un poids substantiel après la ponte. Environ un tiers ne s’en remettent pas.Escargot à la coquille brun roux

Les œufs sont recouverts d’un mélange de bave et de terre qui permet de les conserver humides.

 Les petits éclosent 3 à 4 semaines après la ponte, selon les conditions de température et d’humidité.

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Message de la Pieuvre

Posté par othoharmonie le 22 mars 2012

 

Message de la Pieuvre dans PIEUVRE 220px-Haliphron_atlanticusJe visitais un petit aquarium avec ma famille, les poissons y semblaient à l’aise dans des espaces assez importants. Chemin faisant, nous nous sommes retrouvés face à un aquarium plutôt petit où logeait une pieuvre…

Je n’avais pas d’intention véritable, sachant par avance que les pieuvres sont des animaux bien plus intelligents que ne le pensent la plupart des gens, et qu’ainsi, elle ne serait pas tout à fait ravie de se retrouver dans un endroit aussi exigu. Ce fut une question de ma fille qui me fit changer d’avis :

« Maman, pourquoi elle pleure, la pieuvre ? »

Du haut de ses 4 ans, elle avait capté l’état émotionnel de l’animal marin, on pouvait nettement sentir la connexion qui s’était établie entre les deux… Encouragée, je décidais donc d’essayer d’établir un contact avec cette pieuvre et posais, pour m’y aider, une main sur la paroi en verre.

Très rapidement, je vis un fond marin et un trou dans un rocher… J’envoyais un : « Bonjour »

« Pourquoi ne suis-je plus là-bas ? Pourquoi m’a-t-on amené ici où je n’ai pas beaucoup d’espace ? »

Avec douceur, j’ai expliqué qu’ainsi, elle ne serait jamais pêchée et qu’elle vivrait une vie tranquille.

« A quoi bon une vie morte ? Je préfère une vie avec des risques, même mortels, mais vivre véritablement au lieu d’être ainsi dans une semi-vie ! »

 Octopus macropusUn petit temps, puis elle reprit : « Peux-tu me ramener là –bas ? Là où est ma maison ? »

  »Non, je ne peux pas… Tu es là pour que l’on puisse te regarder, savoir à quoi tu ressembles »

« Vous pourriez venir me voir là où est ma véritable place ! » Une fois encore, j’ai eu la vision du fond marin et du trou de rocher.
Elle continua : « Vous, les humains, ne savez pas regarder comme il se doit la Nature, vous ne faites que détruire ce que vous ne comprenez pas ! »

Plusieurs fois, la pieuvre avait changé de couleur suivant les émotions qui la traversaient. Et maintenant c’était le cas, doublé d’un coup de ses tentacules qui la propulsèrent au fond de l’aquarium.

Redevenant « normale », elle se rapprocha de la vitre. Confuse, j’essayais de justifier : « La plupart ne savent pas vraiment ce qu’ils font, ils ne se rendent pas compte… »

« Certains oui, mais pas tous ! Il y en a qui savent, et cela ne change rien ! Toi, tu sais ! »

« Effectivement, mais je ne … »

« C’est pour cette raison que je te parle, pour que tu dises aux autres, ceux qui ne savent pas, qu’il faut cesser les destructions, même si pour moi, il est trop tard…
Ce que vous faites aux autres, vous le faites aussi à vous-même ! »

La pieuvre partit à donner des coups de sa tête contre la paroi en verre comme pour bien signifier qu’elle n’était pas heureuse. Le contact était terminé, je ne pouvais plus que m’éloigner à regret.

Je savais que cette transmission allait être difficile ; maintenant pendant que je retranscris cette « conversation », je me suis de nouveau connectée avec cette pieuvre (la distance ne comptant pas) et ai une nouvelle fois ressenti ses émotions…

Je crois qu’en cet instant là, ma compassion a été déployée plus que jamais auparavant.

Par Héléna R&F – http://www.lesailesdelumiere.com/article-l-appel-de-la-pieuvre-74578803.html

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Le Kraken, la pieuvre

Posté par othoharmonie le 22 mars 2012

 

Le Kraken, la pieuvre dans PIEUVRE 175px-Colossal_octopus_by_Pierre_Denys_de_MontfortLa légende du Kraken est d’origine ancienne, des témoignages ont été recueillis bien avant le 18ème siècle. Mais c’est dans l’ouvrage d’un évêque danois, Erik Pontoppidan, datant de cette période, qu’on en trouve pour la première fois une description et une tentative d’explication. Personne n’avait la moindre idée de l’identité de ce monstre. Ce qu’on savait de lui reposait sur les récits des pêcheurs du Nord qui l’avaient rencontré. Ils rapportaient que son dos semblait faire deux kilomètres de circonférence au minimum. Des cornes luisantes sortaient de l’eau et augmentaient d’épaisseur au fur et à mesure qu’elles s’élevaient vers le ciel jusqu’à la hauteur d’un mât de bateau. Après être resté à la surface de l’eau, un court instant, il redescendait avec lenteur. Réputé peu dangereux pour les marins, il créait cependant, lors de ses plongées, des tourbillons qui entraînaient les navires dans les profondeurs. Les pêcheurs avaient, par ailleurs, remarqué qu’il dégageait un parfum puissant et particulier capable d’attirer les autres poissons.

Malgré les pertes humaines recensées, le Kraken n’avait pas une réputation d’agresseur, dans les récits il n’est jamais question d’attaque directe envers l’homme.

Les crabes et les poulpes ont souvent été confondus. Le Kraken, mot issu de la langue norvégienne, était appelé Krake, Kraxe ou Krabbe de par sa ressemblance avec le crabe (une créature ronde, aplatie et pleine de bras) mais c’est bien d’un céphalopode qu’il s’agissait. Erik Pontoppidan le classait parmi le genre polype (poulpe) ou étoile de mer, la classification zoologique n’étant pas encore très développée à cette époque.

 dans PIEUVRE…Le kraken est aussi appelé « crabe-poisson » et n’est pas, d’après des pilotes norvégiens, tellement énorme, tête et tentacules comprises. Il n’est pas plus grand que notre « Öland » (c’est-à-dire moins de 16 km)… Il reste à la mer, constamment entouré par d’innombrables petits poissons qui lui servent de nourriture et qui sont alimentés par celui-ci en retour : pour son repas, si je me souviens bien, écrit E. Pontoppidan, ne dure pas plus de trois mois, et trois autres sont ensuite nécessaires pour le digérer. Ses excréments nourrissent par la suite une armée de poissons, et pour cette raison, les pêcheurs sondent les fonds après son passage… Peu à peu, le kraken monte à la surface, et, quand il est à dix ou douze brasses de celle-ci, les bateaux ont mieux à sortir de son voisinage ou ils devront craindre leur destruction. Tel une île flottante, l’eau jaillissante de ses terribles narines forme des vagues spiralées autour de lui pouvant atteindre un grand nombre de miles. Peut-on douter qu’il s’agisse du Leviathan de Job ?

« vingt mille lieues sous les mers », le roman de Jules verne, contribuera également pendant des décennies à entretenir l’aspect effrayant de la pieuvre (il faut noter que dans ce texte, Jules Verne parle indistinctement de poulpe et de calmar).


220px-USS_Alligator_0844401« Le Nautilus était alors revenu à la surface des flots. Un des marins, placé sur les derniers échelons, dévissait les boulons du panneau. Mais les écrous étaient à peine dégagés que le panneau se releva avec une violence extrême, évidemment  tiré par la ventouse d’un bras de poulpe. Au moment où nous nous pressions les uns sur les autres pour atteindre la plate-forme, deux autres bras, cinglant l’air, s’abattirent sur le marin placé devant le capitaine Nemo et l’enlevèrent avec une violence irrésistible. L’infortuné était perdu. Qui pouvait l’arracher à cette puissante étreinte ? Cependant, le capitaine Nemo s’était précipité sur le poulpe, et d’un coup de hache, il lui avait encore abattu un bras. Son second luttait avec rage contre d’autres monstres qui rampaient sur les flancs du Nautilus. L’équipage se battait à coups de hache. Le Canadien, Conseil et moi, nous enfoncions nos armes dans ces masses charnues. Une violente odeur de musc pénétrait l’atmosphère. C’était horrible. Un instant, je crus que le malheureux, enlacé par le poulpe, serait arraché à sa puissante succion. Sept bras sur hui avaient été coupés. Un seul brandissait la victime comme une plume, se tordait dans l’air. Mais au moment où le capitaine Nemo et son second se précipitaient sur lui, l’animal lança une colonne d’un liquide noirâtre, secrété par une bourse située dans son abdomen. Nous en fûmes aveuglés. Quand ce nuage se fut dissipé, le calmar avait disparu et avec lui mon infortuné compatriote ! »

L’auteur associe l’imaginaire et les connaissances scientifiques de l’époque. D’immenses zones inexplorées au fond des océans permettent d’envisager des aventures extraordinaires et terrifiantes.


issu de dossier thématique – La Cité de la Mer / mars 2006

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Nautilus mollusque

Posté par othoharmonie le 22 mars 2012

Les nautiles sont des céphalopodes tétrabranchiaux marins.

 Nautilus pompiliusLeurs nombreux tentacules (environ 90) ne comportent pas de ventouses. Leur coquille est développée et enroulée vers l’avant, en forme de spirale. L’intérieur est cloisonné en différentes loges. Le corps du nautile occupe la dernière loge, qui est la plus grande. Un siphon traverse les cloisons. Les loges que n’occupe pas l’animal contiennent un mélange de gaz et de liquide. Ces animaux possèdent 4 branchies (2 à droite et 2 à gauche). Ils se déplacent par réaction en projetant de l’eau via un entonnoir. Ils peuvent également ramper lorsqu’ils se trouvent sur un sol solide.

Leurs yeux sont constitués de simples chambres noires ouvertes par une pupille étroite. Chaque œil est équipé de deux tentacules ophtalmiques.

Les lieux où l’on trouve les nautiles sont : certaines îles du Pacifique, et au large des côtes australiennes. Ils abondent à environ 400 mètres de profondeur. Ils se nourrissent de déchets organiques.

Ces animaux ont peu changé morphologiquement depuis 400 millions d’années

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Tentacule, un ou une

Posté par othoharmonie le 20 mars 2012

 

Tentacule, un ou une dans PIEUVRE 220px-An%C3%A9mone_de_mer-BretagneUn tentacule (nom masculin, souvent utilisé à tort au féminin) est un appendice que possèdent certains invertébrés.

Chez les méduses

Les tentacules des méduses sont utilisés pour piéger des proies et sont urticants. Cependant, elles ne peuvent pas les utiliser de façon indépendante. Mais la scyphoméduse est une exception : elle peut les utiliser comme une pieuvre.

Chez les céphalopodes

Les céphalopodes ont huit bras munis de ventouses (exception : le nautile, qui en a plus, sans ventouses). Les calmars, les seiches, et les pieuvres, selon la définitions de ce terme, possèdent aussi deux tentacules.

Chez les anémones de mer

Les anémones de mer ont des tentacules rétractables. Elles les utilisent quand une proie passe au-dessus d’elles.

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Légende de la pieuvre 1

Posté par othoharmonie le 20 mars 2012

 

Cthulhu and R'lyeh.jpgA Papetoai, l’emplacement autour du temple a toujours été un lieu sacré. A Fa’ato’ai, comme on l’appelait autrefois, il y avait un marae et une source d’eau fraîche et une une grande pieuvre envoyée par les dieux de l’ancien temps pour apporter à la population l’amour et l’harmonie. Tous les habitants venaient écouter la pieuvre parler de la nature, des étoiles et compléter leur connaissance du monde. Pendant longtemps, la pieuvre remplit sa mission et les habitants vivaient ensemble très paisiblement.

 Mais un jour, des étrangers débarquèrent sur la plage de Vaihere. Ces Hommes Tortues étaient venus à la nage très loin. « De l’autre côté de la mer, il y a d’autres terres, d’autres pays, d’autres gens » dirent-ils à la population étonnée.

 Les Hommes Tortues allèrent alors voir la pieuvre au marae Tapuatea, et lui racontèrent leur histoire. Curieux, les gens de Fa’ato’ai demandèrent aux Hommes Tortues de les emmener voir où ils habitaient. La pieuvre, refusa d’abord de les laisser partir, mais pour éviter des conflits, elle accepta à contre-cœur que quelques habitants partent.

 Quand ils revinrent de leur séjour au pays des Hommes Tortues, ils se mirent à raconter tout ce qu’ils avaient vu et tout ce qu’ils avaient appris dans ce nouveau pays. Ils racontèrent comment les gens là-bas vivaient et ce qu’ils faisaient. Et bientôt apparurent la discorde parmi eux; car ils changèrent leurs façons de vivre. Souvent on les entendait dire « Non, ce n’est pas comme ça. Là-bas, au pays des Hommes Tortues, voilà comment sont les choses, voilà comment ils pensent, voilà comment ils font  » alors les gens se mettaient à discuter et à se quereller.

 Les dieux entendant ces disputes parmi les habitants dirent à la pieuvre  » Nous te donnons une terre pour que tu puisses montrer aux gens comment s’aimer et vivre en harmonie, et maintenant ils se querellent. Si tu es incapable de guider les gens de l’île, nous allons te punir ».

Fichier:20000 Nemo sextan (cvet).jpg Quand la pieuvre entendit cette remarque des dieux, elle quitta Fa’ato’ai et alla se cacher dans la montagne Rotui et tellement contrariée de plus pouvoir remplir sa mission, elle déversa son encre sur le versant de la montagne jusqu’à la plage de Vaihere où les Hommes Tortues avaient débarqué. On dit aujourd’hui qu’il ne faut pas pêcher à cet endroit parce que tous les poissons sont empoisonnés par l’encre de la pieuvre.

 L’ancien nom de Mo’orea était Aimeho, ce qui veut dire manger en cachette ; vient de cette légende parce qu’on ne voit jamais une pieuvre manger car sa bouche est en dessous de son corps et donc qu’elle mange en se cachant.

 Le nom en entier est « Aimeho i te rärä varu » ou Aimeho aux huit radiations, représentant les huit tentacules de la pieuvre. La tête de la pieuvre se trouve sur le Mont Rotai et ses tentacules rayonnent pour former les huit chaînes de montagne de l’île. Depuis l’église du village de Papetoai, l’on peut voir la tête et les deux yeux de la pieuvre couchée sur le Mont Rotai.

 

D’après Hinano Garnier Murphy

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Légende de la pieuvre 2

Posté par othoharmonie le 20 mars 2012

 

Légende de la pieuvre 2 dans PIEUVRE 175px-Colossal_octopus_by_Pierre_Denys_de_MontfortLe kraken ; transcription : /krakenn/) est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales. Il s’agit d’un monstre de très grande taille et doté de nombreux tentacules. Dans ses rencontres avec l’homme, il est réputé capable de se saisir de la coque d’un navire pour le faire chavirer, faisant ainsi couler ses marins, qui sont parfois dévorés. Sa légende a pour origine l’observation de véritables calmars géants dont la longueur a été estimée à 13-15 mètres (40-50 pieds), tentacules compris. Ces créatures vivent normalement à de grandes profondeurs, mais ont été repérées à la surface et auraient « attaqué » les navires.

Il est très probable que ces légendes soient des histoires vraies exagérées, et que le kraken soit en réalité un calmar géant. En effet, ces derniers peuvent mesurer jusqu’à 20 mètres de long, et laissent de grosses cicatrices aux cachalots qui les chassent.

 Bien que le nom kraken n’apparaisse jamais dans les sagas scandinaves, il existe des monstres marins, le Hafgufa et le Lyngbakr, décrits dans l’Örvar-Odds Saga et dans le Konungs skuggsjá, œuvre norvégienne de 1250. Dans la première édition de son Systema Naturae (1735), Carl von Linné inclut, dans une classification taxonomique des organismes vivants, le kraken comme un céphalopode avec le nom scientifique de Microcosmus mais l’animal est exclu des éditions ultérieures. Le kraken a également été largement décrit par Erik Pontoppidan, évêque de Bergen, dans son « Histoire Naturelle de Norvège«  (Copenhague, 1752-1753).

 Les premiers contes, y compris celui de Pontoppidan, décrivent le kraken comme un animal « de la taille d’une île flottante » dont le vrai danger, pour les marins, n’était pas la créature elle-même, mais le tourbillon qu’elle engendrait après sa descente rapide dans l’océan. Toutefois, Pontoppidan décrit également le potentiel destructeur de l’immense bête : « Il est dit que, si elle attrape le plus gros navire de guerre, elle parviendra à le tirer vers le fond de l’océan » (Sjögren, 1980). Le Kraken a toujours été distingué des serpents de mer, également dans les traditions scandinaves (Jörmungand par exemple). l’une des premières descriptions est donnée par le Suédois, Jacob Wallenberg dans son livre Min son på galejan (« Mon fils sur la galère ») à partir de 1781:

 …Le kraken est aussi appelé « crabe-poisson » et n’est pas, d’après des pilotes norvégiens, tellement énorme, tête et tentacules comprises. Il n’est pas plus grand que notre « Öland » (c’est-à-dire moins de 16 km)… Il reste à la mer, constamment entouré par d’innombrables petits poissons qui lui servent de nourriture et qui sont alimentés par celui-ci en retour : pour son repas, si je me souviens bien, écrit E. Pontoppidan, ne dure pas plus de trois mois, et trois autres sont ensuite nécessaires pour le digérer. Ses excréments nourrissent par la suite une armée de poissons, et pour cette raison, les pêcheurs sondent les fonds après son passage… Peu à peu, le kraken monte à la surface, et, quand il 

Une illustration de Vingt mille lieues sous les mers par Alphonse de Neuville

est à dix ou douze brasses de celle-ci, les bateaux ont mieux à sortir de son voisinage ou ils devront craindre leur destruction. Tel une île flottante, l’eau jaillissante de ses terribles narines forme des vagues spiralées autour de lui pouvant atteindre un grand nombre de miles. Peut-on douter qu’il s’agisse du Leviathan de Job ?

 Selon Pontoppidan, les pêcheurs norvégiens ont souvent pris le risque d’essayer de pêcher près du kraken car la capture y est bonne. Si un pêcheur a une très bonne prise, ils ont l’habitude de transmettre cette information. Pontoppidan a également affirmé que le monstre est parfois confondu avec une île et que les cartes comportent des îles qui ne sont pas toujours présentes et qui étaient donc en fait le kraken. Pontoppidan a également raconté qu’une fois, un jeune spécimen du monstre est mort et s’est échoué à Alstahaug (Sjögren, Bengt, 1980).

Depuis la fin du XVIIIe siècle, le kraken a été décrit dans un certain nombre d’ouvrages, comme une grande créature ressemblant au poulpe, et il a souvent été affirmé que le kraken de Pontoppidan aurait pu être fondé sur des observations du calmar géant. Toutefois, dans les premières descriptions, la créature se rapproche plus du crabe que du poulpe et, en général, possède des traits qui sont associés aux grandes baleines plutôt qu’au calmar géant.

En 1802, le malacologiste français Pierre Denys de Montfort a reconnu l’existence de deux types de poulpes géants dans son Histoire Naturelle Générale et Particulière des Mollusques, une description encyclopédique des mollusques. Montfort a fait valoir que le premier type, le kraken-pieuvre, a été décrit par les marins norvégiens et baleiniers américains ainsi que les anciens écrivains comme Pline l’Ancien. En effet, un passage de L’Histoire naturelle du Romain Pline l’Ancien (Ier siècle) narre également le cas d’un monstre marin à tentacules attaquant des réserves de poissons en saumure. La description correspond tout à fait à celle du kraken. Le deuxième type de bien plus grande taille, l’immense poulpe, aurait attaqué un bateau à voile de Saint-Malo, au large de la côte de l’Angola.

 Montfort a osé la plus sensationnelle des revendications. Il a proposé que dix navires de guerre britanniques qui avaient mystérieusement disparu, une nuit en 1782 devait avoir été attaqués et coulés par une pieuvre géante. Malheureusement pour Montfort, les Britanniques savaient ce qui était arrivé aux navires, démontant la révélation de Montfort. La carrière de Pierre Denys de Montfort ne s’en est jamais remise et il est mort de faim, pauvre, à Paris vers 1820 (Sjögren, 1980). Pour la défense de Pierre Denys de Montfort, il convient de noter que beaucoup de sources décrivant le poulpe-kraken ont probablement décrit le véritable calmar géant, prouvant ainsi son existence en 1857.

200px-Nautilus_view_bay dans PIEUVRE En 1830, peut-être conscient du travail de Pierre Denys de Montfort, Alfred Tennyson a publié un célèbre poème intitulé « The Kraken » (essentiellement un sonnet irrégulier), qui diffuse l’histoire du Kraken en anglais. Le poème, dans ses trois dernières lignes, porte également des similitudes avec la légende du Leviathan, un monstre marin, qui doit remonter à la surface à la fin du jour.

 La description de Tennyson a apparemment influencé Jules Verne qui imaginait l’antre du fameux calmar géant de « Vingt mille lieues sous les mers » de 1870. Verne fait aussi de nombreuses références au Kraken et à l’évêque Pontoppidan, dans son roman.

L’évolution ultérieure de l’image du Kraken remonte au Kraken de la culture populaire.

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L’image de la Pieuvre

Posté par othoharmonie le 18 mars 2012

 

L'image de la Pieuvre dans PIEUVRE 200px-Nautilus_view_bayMet apprécié des cuisines méditerranéennes depuis l’Antiquité, cet innocent mollusque n’a pas toujours représenté la figure d’un pouvoir occulte démesuré. Il semble bien que ce soit une confusion taxinomique avec un autre céphalopode, l’Architeuthis, ou calmar géant, qui lui confère dans le récit des marins son aspect monstrueux.

 Très vivante dans le folklore scandinave, la figure mythologique du Kraken (que nous avons vu plus haut), pourvue de nombreux bras qui s’agrippe aux navires et les entraîne vers le fond, n’a pourtant jamais été représentée et garde tout son mystère jusqu’au XVIIIe siècle. L’article que lui consacre le Supplément de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert croit pouvoir identifier cet animal légendaire à une sorte de poulpe géant. Cette conjecture est entérinée par le naturaliste Pierre Denys de Montfort dans son Histoire naturelle des mollusques (1802), qui lui donne sa première concrétisation iconographique, inaugurant un genre qui, de Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne, 1869) à Pirates de Caraïbes II (Gore Verbinski, 2006), occupe une place marquée de l’imaginaire enfantin.

 A ce stade, l’image de la pieuvre géante est une figure de fantaisie, proche du dragon ou de la licorne. Elle évoque une force menaçante dissimulée au fond des mers, sans pour autant être liée à un contenu métaphorique déterminé. A la fin du XIXe siècle, on la voit associée à la franc-maçonnerie, première manifestation d’un lien entre cette figure et un pouvoir occulte – mais sur un mode qui tient encore de la caricature amusante, non de la dénonciation argumentée. En 1901, un récit de l’écrivain américain Frank Norris lui donne valeur de modèle structural. En décrivant les manipulations spéculatives des compagnies de chemins de fer destinées à affaiblir les paysans californiens, The Octopus (La Pieuvre) installe l’idée d’un pouvoir tentaculaire secret qui agit par le biais des leviers économiques.

 Souvent noyées à tort dans un nuage d’occultisme et de folklore, les formes modernes du conspirationnisme sont directement liées à l’essor de nouveaux pouvoirs économiques sans contrepartie ni contrôle politique, qui accompagnent le développement du capitalisme industriel à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. L’image de la pieuvre géante s’avère une figure idéale pour donner une figure concrète à des entités mal définies dont l’action n’est perceptible qu’indirectement. A la connotation traditionnelle de puissance cachée du Kraken, les tentacules permettent d’ajouter l’idée de ramifications multiples, tandis que le corps mou du céphalopode illustre celle d’un pouvoir sans visage. Au début du XXe siècle, l’essor de la communication commerciale et politique emprunte à l’univers de la caricature la force de la simplification métaphorique. Dans ce contexte, la figure de la pieuvre devient une redoutable arme visuelle.

Une illustration de Vingt mille lieues sous les mers par Alphonse de Neuville Il lui manque encore un élément décisif. C’est la combinaison de la pieuvre et de ses tentacules avec la figure géographique du globe ou du planisphère qui lui confère sa forme achevée. Dans un dessin du Minneapolis Times de 1902, intitulé « The Octopus Who Strangles the World » (« La pieuvre qui étrangle le monde »), la tête du céphalopode est celle de John Davison Rockefeller, PDG de la Standard Oil, dont les bras enserrent le monde entier.

Dès lors, cette figure s’appliquera à toutes les formes d’empire, supposé ou réel, dont la domination est perçue comme le résultat d’un mécanisme caché. En 1917, l’ouvrage du géographe allemand Alfred Hettner, Englands Weltherrschaft und ihre Krisis (« La crise de l’empire mondial anglais »), fournit un modèle canonique qui inspirera de nombreuses déclinaisons, notamment des versions dénonçant la ploutocratie américaine ou la Russie bolchevique.

 Les figures et les métaphores aussi perdent leur efficacité et se dévalorisent, au fur et à mesure de leur répétition et de la diversification de leurs contextes d’usage. D’une grande puissance graphique, la figure de la pieuvre assise sur le monde finit par souffrir de sa dimension caricaturale et de son association étroite à l’univers conspirationniste. On la trouve encore employée après-guerre, par exemple par le parti communiste français pour dénoncer le plan Marshall. Mais le coeur n’y est plus, et la figure tombe rapidement en désuétude. On ne la rencontre désormais plus guère que dans les ouvrages ou les sites inspirés par la mouvance islamiste, qui associent volontiers antisémitisme et dénonciation de l’Occident capitaliste.

 Stauroteuthis syrtensisQue conclure de ce parcours iconographique? Si l’on ne peut nier que l’image de la pieuvre géante ait été associée à l’antisémitisme, cet usage est loin d’épuiser sa signification. C’est parce qu’elle est une représentation par excellence de la conspiration qu’elle a été utilisée dans le cadre antisémite, et non l’inverse. Le film de Grignon lui-même en apporte la preuve: dans la séquence incriminée par Riché, la mention des Rothschild n’est pas faite au hasard, mais renvoie à un épisode historique cité de façon elliptique, qui attribue un rôle-clé à la création de la Réserve fédérale américaine en 1913. Cette thèse renvoie à un schéma complotiste déjà ancien, dont on peut retrouver de nombreuses occurrences en ligne, qui décrit une société secrète, prétendument intitulée La Pieuvre noire (cette organisation où l’on rencontre aussi bien des francs-maçons que des communistes, vise évidemment l’instauration d’un gouvernement mondial).

 La pieuvre de Grignon n’est pas antisémite, mais bien complotiste. Faute d’interroger d’assez près les documents qu’il utilise, Pascal Riché se trompe à plusieurs reprises dans ses interprétations visuelles. L’un des exemples historiques auquel il renvoie, sans en identifier la source, est issu du pamphlet américain Coin’s Financial School, publié en 1893 par William Hope Harvey. Là encore, il s’agit d’une charge anticapitaliste et anti-anglaise, sans aucun lien avec l’antisémitisme. Un prof n’aime pas qu’on lui fasse la leçon. Pour se le permettre, encore faut-il disposer d’arguments irréfutables. Dans le cas contraire, mieux vaut réfléchir à deux fois avant de procéder à des associations hasardeuses.

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Pieuvre et vertus

Posté par othoharmonie le 14 mars 2012

 

Pieuvre et vertus dans PIEUVRE 320px-E_dofleini_closeupLa consommation d’animaux à tentacules est de moins en moins marginale. Les espèces les plus populaires sont la pieuvre (poulpe), le calmar et la seiche. La pieuvre se reconnaît à sa grosse tête arrondie et à ses longs tentacules. Le calmar et la seiche se caractérisent par leurs tentacules plus courts que leur long corps fuselé. Le calmar (aussi appelé encornet) est toutefois plus petit que la seiche. Celle-ci possède en outre un os blanc central (qu’on retrouve souvent dans les cages à oiseaux), tandis que le calmar n’en a pas.

 Parmi les céphalopodes, le calmar est l’espèce la plus capturée commercialement. La seiche arrive au deuxième rang et la pieuvre au troisième. Les Asiatiques sont les principaux consommateurs de ces mollusques.

 Le calmar, la seiche et la pieuvre se caractérisent par un contenu particulièrement faible en lipides et élevé en protéines. Ils sont d’excellentes sources de cuivre, de sélénium et de vitamines B12, et contiennent de nombreux autres nutriments essentiels à la santé.

Principes actifs et propriétés

 Très peu d’études ont été réalisées pour déterminer les effets sur la santé de la consommation des céphalopodes. Dans les années 1990, une étude clinique de petite envergure a conclu que la consommation de fruits de mer (dont le calmar) n’avait pas eu d’effet significatif sur les taux de lipides sanguins d’hommes en santé.

 Cependant, quelques études démontrent qu’il y aurait des bénéfices à consommer des poissons et des fruits de mer. Tout d’abord, une étude réalisée auprès de plus de 14 000 femmes a démontré que, plus elles en consommaient, moins leur risque de cancer colorectal était élevé. Une autre étude, effectuée chez une population d’hommes chinois, a démontré que la consommation d’au moins un repas de poisson ou de fruits de mer par semaine pourrait diminuer le risque d’infarctus fatal du myocarde, comparativement à une consommation moindre. À l’heure actuelle, on ne sait pas quels composés spécifiques des poissons et des fruits de mer pourraient être associés à leurs effets bénéfiques. Les chercheurs croient toutefois que la présence d’acides gras oméga-3 pourrait avoir un rôle important à jouer.

 Acides gras oméga-3. Le calmar et la pieuvre contiennent de l’acide eicosapentaénoïque (AEP) et de l’acide docosahexaénoïque (ADH), deux acides gras de la famille des oméga-3. Ceux-ci agissent comme précurseurs de messagers chimiques favorisant un bon fonctionnement immunitaire, circulatoire et hormonal. Plusieurs études épidémiologiques et cliniques ont mis en évidence que la consommation d’acides gras oméga-3, majoritairement d’origine marine, aurait des effets favorables sur la santé cardiovasculaire et réduirait la mortalité par maladie cardiovasculaire. Ces acides gras agissent sur plusieurs plans, notamment en réduisant la tension artérielle, les triglycérides sanguins et la formation de caillots sanguins, diminuant ainsi les risques d’athérosclérose.

 Enteroctopus dofleiniUne portion de 75 g (2 ½ onces) de calmar contient 0,4 g d’AEP et d’ADH et une même portion de pieuvre en fournit 0,1 g. À titre de comparaison, 75 g (2 ½ onces) de pétoncles, de palourdes et d’huîtres en contiennent respectivement 0,2 g, 0,2 g et 1,0 g. Des portions équivalentes de saumon de l’Atlantique d’élevage et de saumon kéta en conserve contiennent respectivement 1,6 g et 0,9 g d’AEP et d’ADH.

 Les études scientifiques démontrent que la consommation quotidienne de 0,5 g à 1,8 g d’AEP et d’ADH combinés permettrait de profiter des bienfaits qui y sont reliés, même si les quantités optimales d’acides gras oméga-3 à consommer ne sont pas établies avec certitude. Un article publié récemment suggère que, pour la population en général, la consommation quotidienne de 0,25 g d’AEP et d’ADH combinés serait suffisante pour diminuer la mortalité par maladie coronarienne. Pour les gens déjà atteints d’une maladie coronarienne, la recommandation serait de 1 g d’AEP et d’ADH par jour. 

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Intelligence de la pieuvre

Posté par othoharmonie le 12 mars 2012

 

Fichier:Oktopus opening a container with screw cap 01.jpgEnfin, la pieuvre fait preuve d’une intelligence étonnante pour un invertébré. Elle serait capable de mémorisation et d’apprentissage. Par exemple, des pieuvres ont appris à retirer le couvercle d’un bocal pour accéder à la nourriture contenue dans ce dernier.

 Pour des raisons inexpliquées, il arrive également aux pieuvres de disposer des coquillages ou débris autour de leur habitat. Certains comparent ce comportement à une forme de décoration.

 Elles possèdent une mémoire, stockée dans leurs nombreux neurones, dont deux-tiers se situent à l’intérieur même de leurs tentacules. Les poulpes de Méditerranée sont sans conteste les plus astucieux car, vivant dans l’environnement relativement hostile de l’Empédocle, volcan sous-marin situé entre la Sicile et la Tunisie, ils ont appris à éviter les éruptions volcaniques et à en tirer un avantage : de nombreux crustacés meurent lors de ces éruptions, et les poulpes, qui ont la faculté de ressentir les vibrations émises par le volcan quelques minutes avant, s’enfuient alors pour revenir par la suite déguster les crustacés, qu’ils apprécient. Les filets des pêcheurs qui, chez d’autres espèces, causent des ravages, semblent profiter au poulpe de Méditerranée qui s’accroche au filet pour attendre qu’un ou plusieurs poissons viennent s’y prendre pour les dévorer facilement.

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