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COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

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Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

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Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

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LA LEGENDE DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 25 mai 2015

 

 

BradypodionLe caméléon amoureux Dans un pays loin, très loin vers l’Amazonie par-là bas, Existait un endroit où les enfants étaient rois et les parents des sorciers savants. On dit qu’un jour une femme d’une grande beauté aux longs cheveux noirs, une sorte de fée qui s’appelait Amazone, fût noyée par des conquistadors espagnols dans le fleuve…On donna alors son nom d’Amazone au fleuve et d’Amazonie au pays qui le traverse. 

On dit que depuis qu’elle est devenue sirène et qu’elle hante les eaux du fleuve par un chant d’attirance irrésistible pour les hommes. Ce pays regorgeait d’animaux de toutes sortes, au milieu d’eux s’en trouvait un merveilleux…On ne laisse jamais assez de place aux animaux… c’est pourquoi je vous raconte celle aujourd’hui d’un caméléon que la nature par surprise rendit amoureux d’une fée. Ce n’est déjà pas simple pour un humain homme d’être amoureux d’une femme, encore moins d’une fée, mais pour un caméléon, autant vous dire que c’est encore moins simple ! Notre caméléon vivait dans une forêt amazonienne peuplée de multiples variétés de vies que même nous, être humains ne pourrions imaginer. 

Des arbres plantes qui touchaient les nuages, des fleurs comme des pluies colorées d’arc-en-ciel… Il y avait des singes graciles, des oiseaux de paradis, des mouches qui donnent le sommeil éternel, des panthères élégantes aux aguets, et la nuit, des chauves-souris grandes comme des avions, ainsi que tous les monstres des placards venus ici se faire oublier… Bons comme mauvais, toute la création vivait ici et bien sûr, les fées ! C’est là que notre caméléon paisible, une nuit d’été où les grillons avaient des voix de ténors, alors qu’il était appliqué à se redessiner un corps sur une feuille aux multiples couleurs, il l’a vit. Comme elle était belle se dit il… 

Il resta là, toute la nuit sur sa feuille sans bouger, la regardant dormir, ignorant même son passage à d’autres couleurs, à se demander comment la séduire, car c’était évident ! Ils se marieraient un jour ou l’autre, vivraient heureux et auraient beaucoup d’enfants ! Le caméléon est confiant par nature, il ne doute de rien ! Le caméléon est un être paisible, il n’aime pas les conflits, surtout quand il aime. Etre caméléon, c’est être en sois philosophe, avoir une intelligence intérieure, quelque chose qui dit : » chantes beau merles ! Fanfaronnes devant moi ! Moi je suis caméléon, je saurais et attendre et te surprendre… Etre caméléon et voir une fée gracile, c’est comme être une chaussette de garçon à sécher à côté de culottes de filles ! Notre caméléon se dit : 

 » comment l’approcher ? Comment la séduire, avoir une chance de lui plaire ? Je sais que je suis fait pour elle et elle pour moi ! Comment l’en convaincre ? » En même temps… se disait-il, les fées connaissent-elles l’histoire passée des caméléons ? 

Le passé de quelqu’un c’est difficile des fois de le comprendre… Quelques fois on fait des choses pas bien, puis l’on grandit dans son corps ou dans sa tête, on change, on est plus l’animal que les autres ont connu avant, et pourtant souvent, les singes graciles, les mouches du sommeil éternel, les oiseaux de paradis, ne croient pas que le caméléon puisse changer. Alors la fée elle ? Le croirait-elle ? Que de questions, que de difficultés à dépasser, que de patience et d’observation il allait lui falloir. Aimer une fée quand on est caméléon c’est comme être Dieu en enfer… 

Toutefois, il s’avéra que la fée de verre, car c’était comme cela qu’elle s’appelait, la fée de verre transparente comme l’eau limpide du torrent, à la fois fragile mais blindées comme les portes des banques, transparente comme l’air libre des montagnes, vint chanter chaque jour au bord du ruisseau ou vaquait caméléon… 

Caméléon aime se dessiner au bord des ruisseaux qui murmurent. Il se pose sur une feuille colorée, tourne son œil mobile dans tous les sens, observe s’il n’y a pas d’ennemis autour, puis s’applique à prendre ses plus jolies couleurs et remplir sa feuille de dessin de lui-même. C’est sa vie à lui, se dessiner, mettre des couleurs dans le paysage que l’on attend pas. 

Il a même essayé le bleu du ciel une fois… Si, si ! Il y est arrivé ! Il est très doué ! Caméléon se dit alors… Je n’ai pas de jambes, ni de bras pour l’enlacer… Mais je peux peut être lui faire croire que je suis quelqu’un d’autre ? Changeons de couleurs, prenons une couleur d’oiseaux de paradis pour plaire à la transparence de la fée et racontons-lui une histoire d’oiseaux de paradis. C’est ainsi qu’il osa lui dire bonjour, persuadé qu’il était un oiseau de paradis et à vrai dire la fée le crût. D’ailleurs il était très convaincant avec son déguisement et aussi très intéressant. Les fées aiment les gens qui ont des choses à dire de toutes les façons ! Ça tombait bien ! Elle tomba amoureuse de l’oiseau de paradis… Mais très vite caméléon fut ennuyé… Il n’avait toujours ni bouche pour l’embrasser ni bras pour l’enlacer… Mais il n’en savait pas encore assez sur elle, et voulait être sûr de lui plaire. Il se dit qu’un singe malicieux, connaissait toutes les ruses de cow-boys ! Tout ce qu’il faut pour faire parler les femmes et les fées et leur faire du « bla bla » comme elles aiment. Il se déguisa donc en singe malicieux. 

 La fée de verre une fois de plus se confia à lui, aimant ce singe malicieux, mais se demandant en même temps ou avait bien pu passer son oiseau de paradis… La fée elle était amoureuse un peu quand même de l’oiseau de paradis ! Cette fois si, il avait des bras pour l’enlacer une bouche pour lui faire des bisous… Mais il était velu comme un singe !!!!Et c’est bien connu ! Les fées n’aiment pas les poils ! Flûte ! Se dit-il. Comment faire ? Or il se passa une chose imprévue dans la forêt un jour… Une star hollywoodienne qui cherchait la solitude vint camper sur les bords de l’Amazone… 

Description de l'image KwaZulu Dwarf Chameleon 30 10 2010.JPG. Il était fatigué de la ville, fatigué des femmes, fatigué du cinéma et de la célébrité, fatigué de signer des autographes…Fatigué quoi !Une nuit ou il avait trop bu pour oublier sa vie nulle, il se mit tout nu, cria, pleura, déchira tous ses vêtements, jeta tout son argent dans le feu de camps et les photos prévues pour les autographes ! Tout ! Il devint fou en quelque sorte le temps d’une nuit… Les animaux présents s’en souviennent encore, ils étaient navrés de voir ça ! Les animaux se dirent :  » Quand on ne sait pas boire monsieur ! On ne boit pas ! » Au matin, une pirogue vint le chercher et la forêt retrouva son calme… Toutefois… Caméléon regarda du haut de sa feuille les restes du feu de camps de la veille et vit qu’une des photos prévue pour les dédicaces n’avait pas brûlée… 

Ah, ah… se dit-il. Voilà ma chance !Comme il ne savait plus qu’elle enveloppe adopter, il se posa sur la photo de la star et pris sa couleur et sa forme… Là se dit-il… c’est gagné ! Ma fée va m’aimer… Mais ! Car il y a toujours un mais dans les histoires, la pie narquoise blanche et noire depuis le début suivait cette passionnante aventure ! Elle n’avait pas lu le journal « Voili » depuis qu’elle avait quitté la France pour ses vacances ici et s’ennuyait un peu. L’histoire du caméléon et de la fée de verre était tombée à pic ! Elle les suivait de branche en branche, notant de sa plus belle plume les mots d’amour pour s’en souvenir si un jour elle se décidait à faire un nid. Donc notre caméléon en couleur de star séduisit à nouveau la fée… Et la fée tomba très amoureuse… 

Son cœur était un peu en mille morceaux à cause de l’oiseau de paradis et du singe malicieux dont elle ne comprenait pas qu’elle n’en eut aucune nouvelles. Mais le caméléon star lui plaisait ça c’est sur ! Un jour il ne voulut plus lui mentir et il lui dit : »Je ne suis pas une star, je suis juste caméléon tu sais… » Mais la fée de verre elle, elle s’enfichait, quand on voit avec les yeux de l’amour, que l’on soit caméléon, oiseau de paradis, ou singe malicieux peu importe, le tout n’est-il pas d’être honnête avec ceux qu’on aime ? Alors ils se marièrent effectivement, furent heureux aussi, n’eurent pas beaucoup d’enfants parce que mettre plein d’enfants sur une seule feuille d’arbre c’est pas commode mais…

 Isl s’aimèrent tant que cela remplaça le manque. Aujourd’hui, quelque part en Amazonie un caméléon par sa ténacité et un peu de ruse il faut dire est marié à la plus belle des fées… C’est la pie narquoise qui me l’a raconté sur ma fenêtre ce matin à son retour de vacances. Depuis le caméléon change un peu de forme et un peu de couleur encore elle m’a dit, mais juste pour s’amuser… Alors la fée ferme les yeux il faut bien que chacun ait un petit jardin secret…Un petit jardin qui, quand on ferme les yeux, peut être aussi long que le fleuve Amazone…

ISSU du site de référence http://mythesetlegendes.blogspot.fr/2009/02/le-cameleon-amoureux.html

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Belle interprétation du Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

insectes-moustiques-00002J’aurai pu écrire cet article pour les juillettistes, qu’ils me pardonnent, mais tous nous pouvons encore profiter de ces quelques informations que je vais vous rapporter contre un ennemi juré qui enquiquine l’humanité et même nos ancêtres simiesques voire reptiliens depuis le mésozoïque: je veux parler du moustique. Même si ce membre de la famille des culicidae mesure moins de 10 millimètres (pour les plus imposants), sa capacité à gâcher nos nuits par son « bzzz » agaçant, les démangeaisons qu’il cause au petit matin, la visite forcée qu’il entraîne vers les pharmacies fait qu’on pourrait haïr le darwinisme et nous pousser vers les théories créationnistes où Dieu aurait voulu punir l’homme de se prendre pour Dieu… Non, n’exagérons rien. Ce petit animal a su s’adapter à son environnement et la nature reprenant ses droits, lui a permis de traverser les âges et de se reproduire de façon aussi variée qu’horripilante. On en dénombre actuellement 3500 espèces et seules quelques 67 espèces s’amusent gaiement à se repaître, de manière gargantuesque, du sang des français et de mes voisins belges. Et la bonne nouvelle est que sous nos latitudes, cet insecte est le plus souvent inoffensif.

 Le mot  « moustique » ne vient pas du latin mais de l’espagnol « mosquito », cher à Vanessa Paradis. Issus de larves aquatiques, les moustiques achèvent leur cycle de façon aérienne et leur prolifération est remarquable au printemps. Leur durée de vie varie de 1 à 4 semaines et, une fois de plus comme diraient certains, ce sont les femelles qui nous vampirisent. En effet, le moustique, de façon générale, a un penchant naturel pour le nectar des fleurs, au même titre que d’autres espèces où l’homme trouve sa place à travers des dégustations d’hydromel, offrant  ainsi une pollinisation entomophile des plantes et assurant la variété de celles ci, mais ce sont les femelles fécondées qui viennent pomper notre sang qui permettra à leurs oeufs d’atteindre la maturité, venant gâcher nos soirées estivales pour le plus grand bien de leur progéniture. Mais, si nous servons à alimenter les couveuses, leur prolifération exponentielle potentielle est limitée car ils sont également au menu des oiseaux, des poissons, des batraciens… AAAh, le merveilleux cycle de la vie !!! 

Malgré leur origine aquatique, des marécages aux eaux stagnantes des rivières, des rivages au flan des montagnes, de l’eau croupissante des pots de fleurs à la mare au fond du jardin, le moustique s’est rapidement adapté aux modifications de son environnement et les pays, comme chaque été, tentent d’enrayer cette invasion napoléonienne, soit par des insecticides biologiques, soit en assainissant les berges…. Le mieux serait tout de même un refroidissement climatique car ces chers piqueurs supportent mal le froid. De là à aller passer mes vacances aux îles Shetland… 

Qu’en est il de la transmission des virus. Comme dit plus haut, sous nos latitudes, rien à craindre quant aux chikungunya, dengue, paludisme, filariose et autre fièvre jaune, car il fait trop frais pour permettre aux espèces vectrices de ces virus de se retrouver chez nous. Mais attention, pour ceux qui comptent fréquenter au cours de vacances méritées des latitudes plus chaudes, car de la Réunion à la Martinique en passant par l’Afrique et l’Asie, l’épidémie est bien présente. Et comme il n’existe à l’heure actuelle, ni traitements, ni vaccins, pour la plupart des maladies citées précédemment,  l’attention est de rigueur. Histoire de ne pas vous laisser inculte, voici quelques symptômes qui laissent présager d’une piqûre d’Aedes albopictus, moustique vecteur du chikungunya et de la dengue: forte fièvre, courbature, maux de tête, fatigue intense (presque les symptômes de la grippe) et au risque de me répéter, mieux vaut se prémunir de ces attaques car pas de remède !!! Et puis une dernière remarque pour les paranoïaques: pas de risque de contracter le HIV car les moustiques injectent leur salive et pas le sang qu’ils auraient pu prélever avant de vous piquer. 

Alors comment se prémunir ?? Passer chez votre pharmacien préféré et adoré qui saura vous conseiller en fonction des régions visitées. A titre d’exemple, il pourra vous orienter vers des insecticides se présentant sous différentes formes, du spray au roller en passant par le stick, des répulsifs, des diffuseurs électriques, des bracelets à recouvrir d’huile essentielles, des appareils à ultrasons… et toujours de bons conseils, le pharmacien vous demandera si vous avez des animaux domestiques car certains d’entre eux y sont sensibles et pourraient être perturbés. D’autres outils que vous pourriez utiliser dans cette chasse à l’importun, sont les plantes. Quelques pots bien placés de mélisse, de basilic à petites feuilles (pas celui dont on fait un usage courant en cuisine), des géraniums, le pyrèthre, la citronnelle, vont par leur parfum faire obstacle à leur présence et vous permettre de passer d’agréables soirées sur vos terrasses. Et dernier petit conseil avisé, penser à vider régulièrement l’eau stagnante sous vos pots de fleurs afin d’éviter de leur offrir un nid douillet ou mieux encore, si vous êtes tête en l’air ou peu enclin à cette tâche domestique, glisser une petite pièce de monnaie en cuivre. Ce métal empêche et/ou ralentie leur croissance en fonction de l’espèce considérée. Mais le meilleur remède reste de loin le port de vêtement recouvrant tout le corps (non, je ne fais pas l’apologie de la burqua) ou une bonne vieille moustiquaire voire partager sa couche avec une peau à moustique… 

D’ailleurs qu’en est il de cette mythologie où certains épidermes seraient des mets de qualité pour ce diptère ?? On n’a pas spécialement une peau à moustique mais leur caractéristique génétique les attire vers les corps émettant de fortes quantités de CO2, les corps dégageant de fortes chaleurs (hé oui messieurs les radiateurs tant aimés de nos conjointes qui aiment à glisser leurs pieds froids sur nos corps), les couleurs et les fortes odeurs corporelles, sachant que les parfums les attirent d’autant plus… attention mesdames. Si vous répondez à ces critères… pas de bol. Car nuitamment, les femelles hématophages viendront se poser sur vos corps bronzés, tremperont leur trompe à travers l’épiderme jusqu’à un capillaire, déverseront avec une joie certaine un peu de leur salive, dont l’effet est anesthésiant et anticoagulant et pomperont votre sang jusqu’à plus soif. 

Comment la femelle moustique sait toujours où précisemment piquer pour se gorger de sang frais? 

Elle joue sur la différence de température qui existe entre un capillaire et l’épiderme. Une nématocère est capable de sentir le plus léger écart de température et le capillaire émettant plus de chaleur que le reste de la peau, hop… elle pique au bon endroit !! aussi précisemment que BP sur une  nappe de pétrole mais sans faire de tâche à côté. 

moustiqueMais alors, d’où vient cette démangeaison. Hé bien, de la salive qui contient des antigènes et face auxquels, en fonction de notre système immunitaire nous réagissons différemment.  Face à ces antigènes, nous serons soit insensible, soit plus sensible avec ce prurit qui accompagne le bouton, soit dans de rares cas, provoquer un choc anaphylactique (attention, c’est très rare !! mais ça arrive). Bref, tout est question d’immunité !! Il existe face à ces démangeaisons tout un arsenal thérapeutique et pour ne pas donner de conseils qui pourraient être mal interprétés par mes chers lecteurs, je préfère que vous alliez exposer votre cas à un médecin ou un pharmacien, car en fonction de votre réaction d’hypersensibilité, le traitement va de l’antihistaminique de base aux corticostéroïdes. 

On pourrait écrire encore beaucoup sur le moustique mais je pense que vous avez là l’essentiel. Les commentaires sont à votre disposition si vous avez des questions et j’essaierai d’y répondre du mieux que mes connaissances m’autorisent. Bonnes vacances à tous et gardez vous des hématophages.

 

Sur le site d’origine : http://www.globepharma.org/article-le-moustique-55360232.html

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Le Paon et superstitions

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

320px-Pavo-cristatus-tailSelon une ancienne superstition, les plumes de paon portent malheur dans la maison….On estimait que les yeux sur ces plumes étaient celles du Diable….L’animal en lui même était pourtant l’animal fétiche de la déesse grecque HERA, constamment suivie d’un paon lors de ses déplacements car il magnifiait la beauté de sa maîtresse en faisant la roue… Lorsque Hermès le messager tua Argus, le monstre aux cents yeux qui gardait la grotte ou était prisonnière Io, une des amantes de l’époux d’Héra, Zeus, la reine des déesses, en guise de commémoration de son monstre serviteur, prit ses yeux pour orner les plumes de la queue du paon. Je pense que la phobie des plumes de paon vient de la première superstition évoquée… Cet animal est pourtant magnifique et pacifique, gardien également de toute intrusion quand un intrus s’approche de la propriété en poussant son cri si caractéristique « ééééoooonnnnn », et pour en avoir côtoyé et apprécié leurs belles couleurs lors de leur de leur parade nuptiale, je peux te dire que jamais il ne nous est arrivé malheur ;-) . Néanmoins je me refuse d’orner mon salon avec des plumes de paon, non pas par superstition mais tout simplement parce que je les trouve beaucoup plus belles là où elles sont naturellement. Les plumes de paon, les chats noirs, sont victimes de superstitions qui ne sont devenues fort heureusement que des légendes de nos jours. A propos des chats noirs, sais tu que si on caresse le dos d’un chat noir avant de jouer au loto on augmente ses chances de gains? Et que si on trouve un seul poil blanc sur un chat parfaitement noir, on accède à un grand pouvoir? A méditer….

La queue du paon a le mauvais œil, à cause des taches rondes ou ocelles que l’on voit sur ses plumes et qui représentent l’œil du diable. C’est pourquoi ses plumes portent malheur.

Dans une maison entre autre, mauvaises influences, elles sont causes que les bonnes cassent les assiettes, que les sauces tournent etc…

Dans le milieu du théâtre, on les évite sur scène et les comédiens n’apprécient guère qu’une spectatrice en porte.

Cette superstition remonte peut-être à l’Antiquité, où le paon étant consacré à la déesse Junon, épouse de Jupiter, il était strictement défendu et puni de mort de lui arracher une plume.

Notons que chez les musumans, le paon est de mauvaise augure car s’est lui qui ouvre la porte du paradis au diable et qu’aux Etats-Unis, avoir chez soi cet oiseau empaillé est imprudent. Toutefois, le symbolisme du paon est particulièrement puissant..

Cet oiseau royal, symbole solaire à cause du déploiement de sa queue en forme de roue, dont la chair passait pour être incorruptible, représente l’immortalité car il perd et régénère chaque année ses couleurs et fait en outre de nombreux petits.

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Langage des animaux : mythe ou réalité ?

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

(D’après « La Science française », paru en 1893)

 

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Le sujet d’une émission raisonnée chez l’animal n’est point nouveau. Dans l’antiquité, on croyait à leur âme : ainsi de Platon et Flavius Josèphe quiont cru au langage et à la raison des bêtes. Saint Basile lui-même dit dans son Homélie du Paradis terrestre, dont il fait une belle description, qu’il était peuplé de bêtes qui s’entendaient entre elles et qui parlaient sensément.

Nous pourrions citer bien d’autres auteurs, mais cela nous mènerait trop loin. Dupont de Nemours a cherché à comprendre et à traduire la langue de quelques animaux et surtout le chant des oiseaux ; et, bien que ses opinions soient hasardées, elles doivent du moins fixer l’attention sur une foule de faits curieux, car il est certain que les animaux, vivant en société ou en famille, doivent avoir quelques moyens de s’entendre et de se communiquer leurs idées.

C’est, selon cet observateur curieux, une erreur de croire que les oiseaux répètent toujours le même son. II assure que le croassement des corbeaux ne comprend pas moins de vingt-cinq mots différents, que voici :

Cra, cré, cro, cron, cronon.
Grass. gress, gross, gronss, grononess.
Crac, crea, crae, crona, groness.
Crao, creo, croe, crone, gronass.
Craon, creo, croo, crono, gronoss.

« Si nous pensons, ajoute Dupont, qu’avec nos dix chiffres arabes, qui sont dix lettres, dix mots, en les combinant deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, on forme les chiffres diplomatiques de 100, de 1000, de 10000 caractères, et si on les combinait de cinq à cinq, on en ferait un chiffre de 100000 caractères, ou de plus de mots que n’en a aucune langue connue, on aura moins de peine à comprendre que les corbeaux puissent se communiquer leurs idées. Leurs vingt-cinq mots suffisent bien pour exprimer là, droite, armé, froid, chaud, partir, je t’aime, moi de même, un nid, et une dizaine d’autres avis qu’ils ont à se donner, selon leurs besoins. »

Le chien n’emploie que des voyelles, et quelquefois, mais seulement dans la colère, les deux consonnes get z. Le chat emploie les mêmes voyelles que le chien, et de plus six consonnes, m, n, g, r, v, f. Les araignées emploient deux voyelles et deux consonnes, puisqu’elles prononcent les mots tak et tok.

A propos du chant des oiseaux, Dupont continue ainsi : « Cette énergique accentuation du discours tient à la surabondance de l’amour. Les oiseaux ne peuvent trouver cette force énorme dans leurs muscles, si frêles, que par un excès de vie dont les éléments donnent à leur amour une extrême ardeur. En pareil cas, il ne suffit pas d’aimer, il faut ajouter à la pensée même par les intonations et le rythme. C’est ce qui fait nos poètes et ce qui rend nos oiseaux musiciens. »

Le coq parle la langue de ses poules, mais, de plus, il chante sa vaillance et sa gloire. Le chardonneret, la linotte, la fauvette, chantent leurs amours. Le pinson chante son amour et son amour-propre ; le serin, son amour et son talent réel. Le mâle alouette chante un hymne sur les beautés de la nature, et déploie toute sa vigueur lorsqu’il fend les airs et s’élève aux yeux de la femelle qui l’admire. L’hirondelle, toute tendresse, toute affection, chante rarement seule, mais en duo, trio, en quatuor, en sextuor, en autant de parties qu’il y a de membres dans la famille sa gamme n’a que peu d’étendue et pourtant ce petit concert est plein de charmes.

Le rossignol a trois chansons : celle de l’amour suppliant, d’abord langoureuse, puis mêlée d’accents d’impatience très vive, qui se termine par des sons filés, respectueux, qui vont au cœur. Dans cette chanson, la femelle fait la partie en interrompant le couplet par des sons très doux, auquel succède un oui timide et plein d’expression. Elle fuit alors, mais les deux amants voltigent de branche en branche, le mâle chante avec éclat très peu de paroles rapides, coupées, suspendues par des poursuites qu’on prendrait pour de la colère : aimable colère !… C’est sa seconde chanson, à laquelle la femelle répond par des mots plus courts encore : Ami, mon ami.

Enfin on travaille au nid : c’est une affaire trop grande, on ne chante plus. Le dialogue continue, mais il n’est que parlé, et on y distingue à peine le sexe de ces interlocuteurs. C’est après la ponte que, perché sur une jeune branche voisine de celle qui porte sa famille, un peu au-dessus d’elle, battant la mesure par le petit mouvement qu’il imprime au rameau, et quelquefois par un léger mouvement des ailes, il distrait sa compagne des soins pénibles de l’incubation par les charmes d’une harmonie indicible.

Les deux couplets suivants rappelleront peut-être les vers de Du Bartas, qui essaya par des onomatopées bizarres de figurer le chant de l’alouette : du moins ceux-ci rendent en partie ce qu’en musique on appelle motif : c’est tout ce qu’il était possible de faire.

Dors, dors, dors, dors, ma douce amie,
Amie, amie,
Si belle et si chérie ;
Dors en aimant,
Dors en couvant,
Ma belle amie,
Nos jolis enfants,
Nos jolis, jolis, jolis, jolis, jolis,
Si jolis, si jolis, si jolis
Petits enfants.
(Un silence)

Mon amie,
Ma belle amie,
A l’amour,
A l’amour ils doivent la vie.
A tes soins ils devront le jour.
Dors, dors, dors, dors, ma douce amie,
Auprès de toi veille l’amour,
L’amour,
Auprès de toi veille l’amour.

Le rossignol cherche la solitude. Cependant on ne trouve point cet oiseau dans l’intérieur des grandes forêts, ni surtout dans les montagnes couvertes de sapins. Cet oiseau sédentaire se tient dans les-bosquets ou sur la lisière des bois.

Un observateur s’est assuré que la sphère remploie par la voix du rossignol n’avait pas moins d’un tiers de lieue de diamètre, lorsque l’air était calme, et Beichstein est parvenu à rendre assez exactement, par les combinaisons de nos lettres, l’effet produit par le rossignol. Beichstein recommande de les siffler et d’essayer de prononcer en sifflant les sons indiqués par les lettres.

Voici la chanson du rossignol dans la langue de ces oiseaux. C’est vraisemblablement l’original rossignolier dont Dupont nous a donné la traduction en français.

Tiouou, tiouou, tiouou, tiouou,
Shpetiou tokoua,
Tio, tio, tio, tio,
Kououtio, kououtio, kououtio, kououtio,
Tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii, tsii,
Kouorortiou, Tskoua pipistkouisi,
Tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tso, tsirrhading !
Tsisi si tosi si si si si si si si,
Tsorre tsosrre tsorse tsorrchi ;

Tsatn, tsatn, tsatn, tsatn, tsatn, tsatn, tsatn,tsi.
Dlo dlo dlo dla dlo dlo dlo dlo dlo
Kouioo trrrrrrrrtzt.
Lu lu lu ly ly ly lil li li li
Kouio didl li loulybi.
Ila guour guour, koui kouio !
Kouio, kououi kououi kououikoui koui koui koui
Ghi, ghi, ghi.
Gholl gholl gholl gholl ghia hududoi.
Koui koui horr ha dia dia dillhi !
Hets, hets, hets, hets, hets, hets, hets, hets, hets,
hets, hets, hets, hets, hets, hets.
Touarrho hostehoi.
Kouia kouia kouia kouia kouia kouia kouia kouiati ;
Koui koui koui io io io io io io io koui
Lu lyle lolo didi io kouia.
Higuai guai guay guai guai guai guai guai kouior tsio tsiopi.

Jeunes lecteurs, chantez, égayez-vous en accompagnant les oiseaux qui s’ébattent au printemps.

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Les animaux et le paranormal

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2013


Les animaux et le paranormal dans XXX - ARTICLES DE PRESSE images-11Bien que nous soyons en haut de la hiérarchie animale, nous gardons en héritage de la lointaine période où nous marchions à quatre pattes des tré­sors que nous n’exploitons pas ou plus. Les phéno­mènes paranormaux sont-ils des réminiscences de ces temps où l’homme était à la fois prédateur et gibier ? Avoir la prémonition d’un danger imminent,  sentir  qu’un membre du groupe est en danger, bref toute une série de capacités qui garantissaient une survie dans un milieu hostile.

De nos jours, ces capacités primitives ne sont plus utiles (quoique, dans certaines grandes villes…) Elles se sont atrophiées et ne surgissent que dans de rares cas et chez quelques personnes. En revanche, les animaux que nous côtoyons, les chats, les chiens et autres ont sans doute gardé ces capacités actives.

Leur observation est d’autant plus facile que la France se classe au second rang des pays européens concernant le nombre de foyers ayant un animal de compagnie. En effet selon les chiffres datant de 2006, 52 % de foyers français ont un ou plusieurs animaux de compagnie.

Nous sommes juste derrière le Danemark et les Pays-Bas et juste devant la Grande-Bretagne, l’Italie ou encore l’Irlande. Notre pays compte pas moins de 68 millions de chats, chiens, oiseaux, rongeurs ou animaux exotiques en tout genre. Les stars incontes­tables des familles françaises sont depuis longtemps les chiens et chats, ceux-ci représentent près de 46 % des animaux domestiques. On compte en France aujourd’hui 1,5 chat par foyer contre 1,3 chien par foyer. Enfin, les analystes estiment à 40 milliards d’euros, en 2003, la valeur du marché mondial des animaux de compagnie. Dans le domaine social, l’animal de compagnie est un objet d’attachement dont la présence est rassurante. Il participe à rompre la solitude et l’isolement. C’est une aide précieuse pour certaines catégories de la population, comme les personnes âgées et les enfants.

Les témoignages ne manquent pas lorsqu’il s’agit de nos amis animaux. Il n’est pas un vétérinaire ou propriétaire qui n’ait une anecdote mettant en lumière certaines capacités étonnantes de nos compagnons.

Certains chiens ou chats retrouvent leurs maîtres après avoir parcouru des distances incroyables et traversé des lieux qu’ils n’avaient jamais vus aupa­ravant. D’autres «sentent» l’imminence du retour de leur maître ou maîtresse une dizaine de minutes avant qu’ils ne franchissent le seuil de la maison alors que rien ne laisse présager ce retour.

Parmi eux, il existe des surdoués comme N’Kisi, ce perroquet gris du Gabon, qui fait les mêmes rêves que sa maîtresse ou qui perçoit les images qu’elle voit.

Vous découvrirez dans cet ouvrage que les pous­sins peuvent développer des talents de télékinésies (déplacer un objet avec la force de son esprit) tout à fait incroyables. Le Dr René Péoch en a fait la démonstration scientifique. Vous découvrirez éga­lement plusieurs témoignages mettant en avant ce lien étroit entre l’homme et son animal, un lien qui a été le support, le vecteur de transmission de mes­sages d’esprit à esprit.

Cela étant, il ne faut pas confondre certaines capacités qu’ont les animaux à prévoir des dangers comme un tsunami ou un tremblement de terre avec des capacités paranormales.

Des exemples de ce type abondent. Citons ces animaux d’un zoo qui, un soir, ce sont tous mis à dormir en dehors de leurs abris bâtis qui, quel­ques heures plus tard, étaient détruits par un trem­blement de terre. Nous pouvons aussi revenir sur ce terrible tsunami qui a ravagé récemment les côtes d’Asie du Sud-Est. Habituellement poissonneuse, les pêcheurs furent surpris de constater, dans cette zone côtière, quelques heures avant le drame, que tous les poissons avaient déserté. À terre, les récits faisant état des animaux qui fuirent sur les hauteurs furent également nombreux. Par exemple, les élé­phants du parc touristique de l’île de Phuket, se sont libérés de leurs chaînes pour aller se réfugier dans la forêt peu de temps avant l’arrivée de la vague. Il n’y a rien de paranormal à cela, les animaux ont encore activé en eux cette capacité à sentir le danger arriver. Des microsecousses ont pu en alerter une partie, une variation subite de la pression atmosphé­rique en alerter une autre et enfin un changement inhabituel de courant sous-marin ou la perception de signes sismiques ont prévenu toute la gente aqua­tique.

Tous les êtres vivants ont capté les signaux d’alerte, tous sauf les humains. Pourtant, nous som­mes, nous aussi, des animaux (le plus évolué disent même certains) et nous n’avons rien senti venir alors que cette capacité est en nous mais reste totalement atrophiée et inexploitée. Nous sommes des mammi­fères et contrairement aux chiens ou aux chats nous ne faisons plus appel à ces facultés particulières. Nos sociétés sont plus sûres que la jungle arpentée par notre lointain grand-père l’homme de Néandertal et du coup, nos sens liés à l’instinct de survie sont moins sollicités et s’atrophient peu à peu. Ce constat nous mène à poser la question suivante : étudier les capacités paranormales des animaux, n’est-ce pas étudier nos capacités paranormales? N’est-ce pas étudier cette partie animale qui est en chacun de nous ? N’est-ce pas étudier cette partie commune à tous les êtres vivants, cet héritage originel qui, une fois redécouvert, nous donnera, peut-être, accès au paradis perdu.

 Voir le livre ici

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LA CIGOGNE DU VERSEAU

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

 LA CIGOGNE DU VERSEAU dans CIGOGNE images1La cigogne est très généralement un oiseau de bon augure, à part dans le Lévitique où elle se trouve qualifiée « d’immonde ». Elle est aussi symbole de piété filiale car 400 ans avant Jésus-Christ les Grecs associaient la cigogne qu’ils nommaient « pelargos » à ce respect des parents parce qu’elle les nourrissait alors qu’ils étaient vieillissants. De là découla le nom de la loi « Pelargonia » qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs parents.

Dans certaines régions, on assure que la cigogne apporte les enfants, ce qui pourrait être en rapport ave ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. C’est sans doute dans la même perspective et pour la même raison, qu’on lui prête le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception. C’est d’ailleurs en février qu’elle marque son grand retour, c’est-à-dire dans le mois du Verseau. Par ailleurs, l’attitude de cet oiseau, dressé immobile et souvent solitaire sur un seul pied, en fait un des symboles de la contemplation. En Extrême-Orient, et notamment au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole d’immortalité.

En Europe, avoir un nid de cigognes sur le toit de sa maison porterait chance. Par ailleurs, comme elle n’oublie jamais où se trouve son nid, la cigogne symbolise la constance.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est pourquoi la cigogne qui vole au-dessus d’une maison ou y construit son nid serait annonciatrice d’une future naissance. On entend dire encore : « Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité d’abord, mais également richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par la population ».

La cigogne est encore symbole de longévité. On lui prête de pouvoir atteindre un âge fabuleux. Mais alors qu’elle arrive à six cents ans, elle ne mange plus, se contentant pour vivre de boire et, après deux mille ans, elle devient toute noire. Elle est, avec le lièvre et le corbeau, un animal cher aux alchimistes taoïstes.

Au Maroc aussi, la croyance populaire considérait la cigogne comme un porte-bonheur. Une légende marocaine assure que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. « Un jour, en plein Sahara, l’eau nécessaire à ses ablutions vint à manquer à l’imam. Pour ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant ainsi un grave péché car le petit lait était béni du fait de sa rareté en ce lieu désertique. Alors le Tout Puissant le métamorphosa en cigogne et l’expédia au Maroc pour expier son péché ».

Il est un petit conte intitulé « les Cigognes » d’Hans Christian Andersen, célèbre pour sa petite sirène, qui reprend une légende célèbre dans le nord de l’Europe assurant que c’est la cigogne blanche qui apportait les bébés aux jeunes parents. On retrouve cette hypothèse dans le poème d’un Allemand, Jean-Frédéric Wentzel, en 1840. Cependant, les premières légendes européennes sont bien plus anciennes, comme on vient de le voir.

 400px-BrantaLeucopsisMigration dans CIGOGNE

Quoi qu’il en soit, le folklore allemand est plein d’histoires rapportant que les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou des marais et qu’elles les apportaient dans un panier, arrimé sur leur dos ou tenu dans leur bec, qu’elle déposait dans les maisons. Dans les grottes se trouvaient des « pierres de cigogne » où se trouvaient les enfants, mais il existait aussi des « fontaines aux enfants ».

Une légende de la fin du XIXe siècle raconte d’ailleurs que le « puits aux enfants de la cathédrale de Strasbourg conduirait à un lac souterrain sur lequel, à bord de sa barque, un gnome à barbe blanche pêcherait les âmes des enfants avec un filet d’or ».

On racontait encore que les nouveau-nés étaient remis à la mère ou lâchés dans la cheminée, ce qui semble un peu rude. Les couples désirant un enfant devaient avertir la cigogne en plaçant quelques friandises sur le rebord de la fenêtre pour la cigogne. Cette légende a, comme la cigogne, parcouru le monde et se raconte aussi bien en Amérique du Sud qu’aux Philippines.

Toujours dans le folklore germanique, la déesse Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et la cigogne est chargée d’apporter les enfants à leurs parents. Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis jusqu’à la Terre, au printemps et en été. D’ailleurs, les Néerlandais ne s’y trompent pas puisqu’ils appellent la cigogne « transporteur d’âmes ». Pour en revenir aux Slaves, ils voyaient la cigogne comme un porte-bonheur et tuer cet oiseau portait malheur. Enfin, la cigogne aurait influencé jusqu’à l’origine même des enfants. C’est ainsi qu’on affirmait aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, on soutenait qu’un simple regard de la cigogne suffisait pour rendre une femme enceinte. Le caractère durable du mythe de la cigogne et du nouveau-né est lié fait qu’il remédie à la difficulté de parler de sexe et de procréation aux jeunes enfants.

En Grèce, la cigogne était consacrée à Héra, la déesse de l’enfantement et dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon roi de Troie, pour avoir osé comparer sa propre beauté à celle d’Héra, vit ses cheveux changés en serpents. Mais les dieux prirent pitié d’elle et la changèrent en cigogne et comme chacun sait, les cigognes mangent les serpents, ce qui les rend utiles et bénéfiques.

Enfin, si la cigogne a été choisie pour apporter les bébés, c’est sans doute en raison de son plumage blanc symbolisant la pureté, de sa taille aussi puisqu’elle est assez grande pour transporter un nouveau-né, ou encore son vol à haute altitude, un vol entre Terre et Ciel en quelque sorte…

Et pourtant le folklore autour de la cigogne blanche et pure connait aussi des détracteurs. En effet, il existe un conte polonais qui affirme que Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, mais que le diable y a ajouté le noir des ailes. La cigogne aurait donc des instincts ni toujours bons, ni forcément mauvais. Par exemple, en Allemagne, on expliquait que les nouveau-nés handicapés ou mort-nés avaient été lâchés accidentellement par la cigogne, ou comme punition pour des actes peu honorables des parents dans leur passé. De même, les angiomes de naissance portent le nom de « morsure de la cigogne ». Les mères obligées de rester allongées avant l’accouchement sont dites « becquées » par la cigogne.

Dans l’Angleterre du Moyen Age, la cigogne était associée à l’adultère, peut-être à cause de ses parades nuptiales un peu trop démonstratives. Sa toilette et ses postures étaient interprétées comme de la fatuité. Alors la cigogne pouvait réprimander les femmes infidèles et l’attaquer avec des coups de bec. Seules les femmes étaient concernées par ce comportement moraliste.

Même si les légendes ont la vie dure, il n’en va pas autant de celle des cigognes. En effet, alors qu’en 1900 les cigognes se comptaient par milliers en Alsace, il n’en restait que deux couples en 1982. Les lignes à haute tension, la sécheresse, sa chasse au Mali, ainsi que l’emploi de pesticides très puissants visant à l’élimination des criquets furent les causes majeures de la disparition des cigognes. C’est pourquoi qu’il fut créé, en 1976, le Centre de Réintroduction des cigognes et des loutres, en Alsace, sur la route des vins, au cœur d’anciens marais. Il se trouve dans le petit village d’Hunawihr, près de Riquewihr et de Ribeauvillé. Ce parc abrite en permanence plus de 150 cigognes et une soixantaine de couples niche dans le parc. La population peut atteindre jusqu’à 250 oiseaux après la naissance des petits cigogneaux. Les cigognes y vivent en liberté quelle que soit la période de l’année, en pleine activité : construction des nids, accouplement, élevage des petits, vol en plein ciel… Vue les périls que attendent les cigognes pendant leur migration, le Parc a pour but de leur enlever l’instinct migratoire tout en leur permettant de voler et de se reproduire sur les villages alsaciens dès que cet instinct a disparu.

Cependant, l’oiseau et l’oiseau Verseau dont la liberté est la raison de vivre peut-il se complaire dans cet encadrement, même si c’est pour son bien.

D’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières. Aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur les faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Enfin, dans l’interprétation des rêves, lorsqu’on voit une cigogne en songe, on dit que la cigogne n’apporte pas le bébé, mais qu’elle l’emporte. La cigogne serait le complément du verbe quitter, se sauver, dans le sens de sauvegarde. Ce rêve aurait une connotation spécifique qui exprime le besoin de prendre de la distance, de se placer hors d’atteinte d’une souffrance.

Pour d’autres interprètes des rêves de cigogne, celle-ci serait messagère de renouveau avec ce nouveau-né qu’elle apporte dans son bec tout comme son arrivée annonce le printemps. La voir en rêve serait un signe positif de renouvellement. C’est un oiseau messager qui annonce une nouvelle phase de vie en cours.

Source : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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Cigognes et nouveau-nés

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2013

Cigognes et nouveau-nés dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-artis_zoo_netherlands_-parent_and_chicks-8a-1Une célèbre légende du nord de l’Europe conte que la Cigogne blanche est chargée d’apporter les bébés aux jeunes parents. La première trace remonterait à 1840 avec un poème gravé par l’allemand Jean Frédéric Wentzel, mais ce mythe a probablement une origine très ancienne ; il est popularisé par le danois Hans Christian Andersen au xixe siècle par son petit conte intitulé Les Cigognes. Le folklore allemand rapportait que les cigognes trouvaient les bébés dans les grottes ou les marais et les apportaient aux ménages dans un panier, en les portant sur leur dos ou les tenant dans leur bec. Les grottes étaient alors censées contenir l’adebarsteine ​ou « pierre de cigogne », mais les oiseaux pouvaient aussi trouver les enfants dans la Kindelsbrunnen ou « fontaine aux enfants » en allemand. Les nouveau-nés étaient directement donnés à la mère ou lâchés dans la cheminée. Les couples désirant un enfant pouvaient le signifier en plaçant des sucreries pour la cigogne sur le rebord de la fenêtre. Depuis l’Europe, le folklore s’est propagé partout dans le monde aussi loin que dans les Philippines et en Amérique du Sud.

Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis, Iriy, jusque sur la Terre, au printemps et en été. Dans le folklore germanique, Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et l’oiseau est chargé d’apporter les enfants aux parents. Ces croyances sont toujours présentes dans la culture populaire moderne de nombreux pays slaves, au travers de l’histoire pour enfants simplifiée expliquant que les cigognes apportent les enfants dans ce monde. Les néerlandais nomment l’oiseau Ooievaar de l’allemand odebaar pour « transporteur d’âmes ». Les slaves voyaient la cigogne comme un porte-bonheur, et tuer l’un de ces oiseaux portait malheur. La légende sur l’origine des enfants est apparue sous différentes formes dans l’histoire, et l’on disait parfois aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, un simple regard de l’oiseau suffit à rendre une femme enceinte.

images-122 dans CIGOGNELe caractère durable de ce mythe du nouveau-né est possiblement lié au fait qu’il remédie à l’inconfort de parler de sexe et de procréation à des enfants. Les oiseaux ont longtemps été associés à des symboles maternels, des déesses païennes comme Junon ou Ilithyie jusqu’au Saint-Esprit, et la cigogne peut avoir été choisie pour son plumage blanc (représentant la pureté), sa taille (elle est assez grande pour transporter un nouveau-né) ou son vol à haute altitude (comparé à un vol entre la Terre et le Ciel). Dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon est changée en cigogne par Junon, « celle qui permet à l’enfant de voir la lumière du jour », après lui avoir disputé la beauté. La légende des bébés et sa relation avec le monde interne de l’enfant a été étudiée par Sigmund Freud, et parCarl Gustav Jung qui se rappelle s’être entendu raconter cette histoire pour la naissance de sa propre sœur.

Le mythe est toujours entretenu avec des utilisations dans les faire-part de naissance, ou dans la publicité pour des produits tels que des couches. Chez les Schtroumpfs, de la bande dessinée de Peyo, c’est également la Cigogne blanche qui apporte les bébés les nuits de « lune bleue ». Une étude à long terme montrant une corrélation trompeuse entre le nombre de nids de cigognes et celui des naissances humaines est souvent citée dans l’enseignement basique des statistiques comme un exemple montrant que corrélation n’implique pas nécessairement causalité : c’est une illustration du sophisme cum hoc ergo propter hoc, parfois appelé « effet cigogne ».

Symbolique plus sombre

Le folklore autour de la Cigogne blanche compte aussi des aspects négatifs. Ainsi un conte polonais narre comment Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, et comment le diable a ajouté le noir de ses ailes, insufflant dans l’animal des impulsions à la fois bonnes et mauvaises. En Allemagne, on expliquait les nouveau-nés handicapés ou mort-nés comme ayant été lâchés accidentellement en chemin par la cigogne, ou comme une punition pour de mauvais actes passés des parents ; les angiomes de naissance portent parfois le nom de « Storch beißt » (morsures de cigogne). La mère alitée avant l’accouchement était dite « becquée » par la cigogne. Au Danemark, on disait que les couples de cigognes jetaient un jeune du nid, puis des œufs les années suivantes. Dans l’Angleterre médiévale, la cigogne était également associée à l’adultère, peut-être à cause de ses ostensibles parades nuptiales, sa toilette et ses postures qui étaient interprétées comme de la fatuité ; elle réprimandait les femmes infidèles par des coups de bec, mais le sexe masculin n’était pas concerné par son comportement moraliste.

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L’Ane 3

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2011

Par Édouard Drumont

 L'Ane 3 dans ANELe jour de l’entrée triomphale à Jérusalem, c’est lui, l’âne, qui porte le Sauveur. Aux vainqueurs altiers, aux manieurs de glaive farouches, à ceux que la Victoire précède en sonnant dans son clairon et que la Mort accompagne avec des cris d’oiseau de proie, le Cheval qui piaffe et qui hennit. Au doux conquérant, à l’ami des humbles, l’Ane modeste et résigné. L’esclave, bête de somme humaine ; l’Ane, esclave de l’ordre animal, sont réhabilités le même jour. La croix infâme qui sert au supplice de l’un devient un signe sacré pour toute la terre, le dos pelé de l’autre sert de monture à Celui auquel les firmaments obéissent…

 L’Église s’en souvient et le moyen âge célèbre ces fêtes de l’âne qui finissent par dégénérer en saturnales. Messire Ane pénètre dans le sanctuaire au bruit des hi-han joyeux de l’assistance en ce jour où tout est interverti ; où les serfs s’habillent en seigneurs, où les frères lais siègent au choeur.

 Sous toutes les latitudes le sort de l’Ane est le même. Sans doute on lui témoigne en Orient des égards qu’il ne rencontre pas en Europe et, si un ambassadeur turc a écrit que « Paris était le paradis des femmes et l’enfer des Chevaux », un voyageur paradoxal a pu soutenir « que Constantinople était le paradis des Anes et l’enfer des femmes ».

 Il n’est point rare de trouver là-bas quelques Anes qui, bien nourris, ménagés, ignorants des brutalités, personnifient, en quelque sorte, l’aristocratie de la race asine. Qui ne connaît les Anes d’Orient de Decamps, la meilleure toile peut-être du maître ? Près d’une muraille blanche qui s’effrite, un Ane semble attendre le moment de se remettre en marche ; un autre, encore couché, a l’air de faire la sieste. Au premier plan un jeune Arabe à la physionomie rêveuse, paraît plus préoccupé de contempler la campagne inondée de soleil, que de tourmenter les animaux dont il a la garde. (A SUIVRE…)

 DRUMONT, Édouard (1844-1917) : L’Ane (1882).


Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (17.VII.2002)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com
http://www.bmlisieux.com/


Diffusion libre et gratuite (freeware)


Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882.

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Mythe du Phénix

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2011

L’oiseau mythique évoque donc également le feu créateur et destructeur. Comme le Soleil, le Feu symbolise l’action fécondante. 

 

En consumant, il purifie et permet la régénération. Il est à noter que Lucifer, le « porteur de lumière », précipité dans les flammes de l’enfer, incarne le feu qui ne consume pas et exclut de la régénération. 

 

Au contraire, le phénix rejoint le symbolisme du feu des rites initiatiques de mort et de renaissance. 

 

Mythe du Phénix dans OISEAUX 280px-Phoenix-FabelwesenDans la pensée chinoise, le Phénix garde l’un des points cardinaux, le sud. Oiseau de feu, il symbolise la chaleur et est associé à la couleur rouge. Il est également lié à l’alchimie, puisque le cinabre lui est associé, ce sulfure de mercure au rouge somptueux dont sont peints colonnes et frontons des temples bouddhiques. En outre, dans la cosmogonie chinoise, le Phénix représente le cycle solaire : oiseau de l’éternel retour, il symbolise la périodicité de l’astre, son immortalité aussi. Mais toujours pour les Chinois, le Phénix n’est pas uniquement un symbole solaire : il a aussi des caractéristiques animales, mythiques bien entendu. En particulier, il n’est pas hermaphrodite mais sexué : le Phénix mâle se nomme Feng tandis que le Phénix femelle se nomme Huang. Feng et Huang s’unissent formant ainsi l’allégorie du bonheur conjugal. Leur union les conduit au nirvana, au paradis des Immortels. Pour les chinois, le Phénix est une chimère : il rassemble en lui des éléments morphologiques de diverses provenances : crête de coq, bec d’hirondelle et tête de cygne, cou de serpent et ailes écailleuses, queue de poisson… Son plumage est de cinq couleurs, comme le nombre des vertus dont il sa pare pour le sage confucéen : l’humanité, la conformité morale, la bienveillance, la justice et la bonne foi. Associé à l’été et au yang dans la pulsation régulière du Cosmos, le Phénix chinois est un oiseau dont le chant forma la musique la plus mélodieuse que l’on puisse imaginer. 

 

De Chine, le Phénix s’envola vers d’autres territoires, Corée, Japon, Inde. Puis l’oiseau de feu mythique fut intégré à la pense philosophique et religieuse persane. C’est sans doute là que la mystique musulmane soufie le trouva. Le farsi (forme parlé du persan en Iran) a nommé Angha, ou Ghoghnous, cet oiseau mythique qui se brûle lui-même pour mourir et renaître de ses cendres. Ce thème fournira l’une des images récurrentes à la poésie mystique soufie. 

 

190px-Phoenix_rising_from_its_ashes dans OISEAUXL’art musulman abonde en figuration de l’oiseau de feu. Takht-i Sulayman est le site d’un palais érigé vers 1270 par les Mongols, dans le nord-ouest de l’Iran, où l’on a retrouvé des carreaux de céramique vernissés et lustrés montrant, affrontés, un dragon menaçant et un Phénix prenant son envol. Il s’agit là, vraisemblablement, d’un motif décoratif emprunté, à l’époque, à des textiles chinois d’importation. 

 

En occident, les bestiaires médiévaux, en particulier ceux qui furent écrits et enluminés vers l’an 1200 – un manuscrit conservé en Ecosse, à Aberdeen, en est un magnifique témoignage- présentant diverses variantes du Philiologus, nom latin du Phénix. Le Christ y est assimilé à l’oiseau mythique : 

 

[…] lorsque cet oiseau constate qu’il se fait vieux, il érige pour lui-même un bûcher funéraire, fait de rameaux aromatiques. Il se tourne alors vers les rayons du soleil et, battant des ailes pour attiser la flamme, il s’immole et le feu le consume. Cependant le neuvième jour par après, l’oiseau renaît de ses cendres. Notre seigneur Jésus-Christ possède les attributs de cet oiseau, puisqu’il déclara : « J’ai pouvoir de la [la vie] donner et j’ai pouvoir de la reprendre » (Jean, X, 18). Si dès lors le Phénix a la capacité de se détruire et de ressusciter, pourquoi donc les sots s’irritent-ils de la Parole divine, celle du Fils de Dieu [lorsqu’il dit cela] ? N’est-il pas vrai que notre Sauveur est venu du ciel ? Il emplit ses ailes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Il offrit sa vie à son père, pour nous, sur l’autel de la Croix, et ressuscita le troisième jour. 

 

Les Grecs associaient cet animal mythique aux temples égyptiens d’Héliopolis, dédiés au Soleil. Il est associé au cycle annuel des crues du Nil. 


Le témoignage d’Hérodote est précieux à cet égard : 

 

I220px-Phenix_roses_Antiochel y a encore un autre oiseau sacré, appelé le Phénix. Je ne l’ai pas vu sinon en peinture ; aussi bien visite t-il rarement les égyptiens, tous les cinq cents ans, à ce que disent les gens d’Héliopolis : il viendrait, d’après eux, quand son père meurt. S’il est tel qu’on le peint, voici quelles seraient sa grandeur et son apparence : les plumes de ses ailes sont les unes couleur d’or, les autres d’un rouge vif ; pour la silhouette et la taille, il ressemble de très près à l’aigle. On raconte de lui – à mon avis c’est un récit incroyable-, qu’il accomplirait cet exploit. Partant de l’Arabie, il transporterait au sanctuaire d’Hélios, le corps de son père enveloppé de myrrhe, et l’ensevelirait dans ce sanctuaire. Et, pour le transporter, il s’y prendrait de la manière suivante : il façonnerait d’abord avec la myrrhe un œuf, de la grosseur de ce qu’il peut porter, et s’essaierait ensuite à voler avec cette charge. L’épreuve faite, il creuserait l’œuf et y introduirait son père ; puis, avec d’autre myrrhe, il enduirait la partie de l’œuf qu’il aurait creusé […] et, enveloppé de la sorte, il le transporterait en Egypte au sanctuaire d’Hélios. Voilà dit-on ce que fit cet oiseau. 

 

Sources : Le Phénix et la salamandre – Histoires de Sciences- Pierre Laszlo éd. Le Pommier – Wikipédia

 

gifs oiseaux

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