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La Poule d’eau

Posté par othoharmonie le 11 août 2012


 

La Poule d'eau dans POULE et COQ 250px-Thimindu_2009_09_04_Yala_Sri_Lanka_Junglefowl_11La poule d’eau est souvent observée, principalement lorsqu’elle quitte la végétation du bord des eaux pour se nourrir, et par conséquent elle a reçu de très nombreux noms vernaculaires dans toute son aire de répartition. Les Japonais l’appellent ban et les Malgaches aretaka. Elle se nomme mandar batu en indonésien, debar aux Palaos et ghjallinaccia en corse, tait en estonien, khokhonoka en sotho et gallozz iswed en maltais.

La Gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus) ou plus simplement poule d’eau, est une espèce d’oiseau appartenant à l’ordre des Gruiformes et à la famille des rallidés.

Elle est très fréquente dans les étangs et les mares, ainsi que dans les cours d’eau où la végétation est suffisamment dense.

  • Longueur : 32-35 cm
  • Envergure : 50-55 cm
  • Poids : 260-400 g

On la reconnaît facilement à son bec rouge à extrémité jaune. Son plumage va du bleu foncé au noir, avec des ailes brunes et une tache blanche au croupion. Ses pattes sont vert-jaune et ne sont pas palmées.

Régime alimentaire : omnivore. Elle plonge rarement pour se nourrir mais n’hésite pas à chercher sa nourriture sur la berge.

La poule d’eau niche dans les feuillages au bord de l’eau et défend jalousement son territoire, surtout en période de reproduction. Le mâle et la femelle, une fois le couple formé, restent fidèles jusqu’à la mort de l’un ou de l’autre. Les femelles peuvent pondre dans le nid d’une autre et les adultes peuvent adopter ou enlever les poussins d’autres femelles pour les élever. Les petits sont élevés par les deux parents. Un couple de poules d’eau peut avoir jusqu’à quatre couvées chaque année,  Juvénilede mai à septembre. Les jeunes de la première couvée aident leurs parents à élever ceux de la seconde. Les poussins ont une zone de peau rouge sur la tête ; ils sont nourris par les parents jusqu’à ce qu’ils apprennent à trouver leur nourriture seuls, soit environ deux semaines.

L’aire de répartition de cette espèce est très vaste, couvrant les Amériques, les Antilles, l’Europe et l’Afrique ainsi que la région malgache, l’Asie du sud et certaines îles du Pacifique (voir les sous-espèces pour plus de précisions).

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Le Coq de Bruyère

Posté par othoharmonie le 11 août 2012


ou Grand Tétras

Le Grand Tétras (Tetrao urogallus), ou Grand coq de bruyère, est un gros gallinacé habitant les forêts de conifères de montagnes.

 Tetrao urogallusCette espèce appartient à l’ancienne famille des Tetraonidae actuellement incluse dans celle, plus vaste, des Phasianidae.

Il s’agit du plus gros Gallinacé d’Europe.

  • Mâle (ou coq) : Sombre. Cou gris, menton noir, caroncules rouges, bec blanc, plastron verdâtre (voir aussi bleuté) ; dos brun-gris, ailes marron (tache blanche à l’épaule) ; ventre sombre, flancs noirs, puis blancs vers l’arrière, croupion noir et blanc ; sus-caudales grises à pointes blanches, rectrices noires à taches blanches (dont la densité varie selon les régions), sous-caudales à pointes blanches. Taille : 74 à 90 cm ; Envergure : jusqu’à 125 cm ; Poids : jusqu’à 5 kg.
  • Femelle (ou poule) : Rousse barrée de noir et de blanc. Poitrine rousse, caroncules rouges (peu visibles), bec gris ; dos et ailes marron barrés de noir et de blanc ; ventre et flancs blancs tachetés de roux et de noir. Queue rousse, barrée de noir. Taille : 54 à 63 cm.

Cet oiseau se nourrit de bourgeons, de pousses de conifères, de baies, d’herbacées, d’insectes et d’aiguilles de conifères (surtout sapins et pins) en hiver.

Le coq de Bruyère se trouve en Europe : Cordillère Cantabrique, Pyrénées (où il est encore chassé), Cévennes, Alpes (très rare en France), Jura, Vosges, Forêt-Noire, Suisse, aire dispersée en Allemagne, Pologne et Europe de l’Est (massifs montagneux), Scandinavie, Pays baltes, introduit en Écosse (à partir de 1837).

On en trouve également en Asie : Grande partie de la Russie (Oural), jusqu’au fleuve Ienisseï, nord du Kazakstan et Nord-Ouest de la Mongolie.

Le Grand Tétras habite en Europe les forêts de conifères des montagnes (Abies alba, Picea excelsa, Pinus spp.) parsemées de feuillus (avec sous-bois riche en arbustes à baies et myrtilliers); en Asie et Scandinavie, ce milieu se retrouve aussi en plaine (Taïga).

Cette espèce polygame se retrouve chaque année au printemps sur des lieux dits « places de chant ».

Les coqs paradent (queue déployée, ailes pendantes, cou et tête redressés, barbe hérissée, cou plus ou moins gonflé), chantent (séries de « te-lep » rapides, env. 6 ou 7 secondes, accéléré à la fin, puis « pokfok » semblable à un bruit de bouchon et « djedzje », bruit semblable à un bruit de scie répété 3 ou 4 fois). Les poules vagabondent ici et là sur les places de chant et chacune choisit le coq avec lequel elle s’accouplera (toujours le coq dominant).

Le Coq de Bruyère dans POULE et COQ 220px-Buff_SussexLa femelle gratte une cuvette dans le sol, au pied d’un arbre, à l’abri d’un rocher ou sous une branche basse de conifère. La ponte a lieu de mai à juillet et comporte 6 à 9 œufs, jaune clair taché de brun, couvés 4 semaines. Les petits sont nidifuges et restent avec leur mère jusqu’à l’automne.

En France, le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire a lancé en 2009 une stratégie nationale de conservation du Grand Tétras.

C’est un groupement constitué de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), de l’Office national des forêts (ONF), du Groupe tétras France et du réseau des réserves naturelles de France qui sera responsable de la mise en place de ce plan de sauvegarde dans l’Hexagone. Les chasseurs devraient également être pleinement associés au projet qui devrait être finalisée à la fin de l’année 2009.

Fiction : Parades de coqs de Bruyère

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La Poule des Pharaons

Posté par othoharmonie le 11 août 2012

 

OU Percnoptère

 percnoptère (Neophron percnopterus)Le Percnoptère ou Vautour percnoptère (Neophron percnopterus), aussi appelé Percnoptère d’Égypte, est une espèce de vautour de l’Ancien Monde que l’on trouve en Afrique autour du Sahara (Maghreb et sud saharien), dans le sud de l’Europe (Espagne, Italie, Grèce, bassin de la mer Noire et sud de la France), et en Asie de la Turquie jusqu’à l’Inde.

Il peut être désigné de façon désuète par le nom de Alimoche ou Catharte alimoche. En Béarn, il est également appelé la Marie-Blanque (En béarnais : Maria Blanca), et a donné son nom au col de Marie-Blanque, un col des Pyrénées françaises situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques (64) sur la route de liaison entre la vallée d’Aspe et la vallée d’Ossau.

La taille de la Poule des Pharaons est de 58 à 78 cm, avec une envergure de 150 à 180 cm, pour un poids 1,5 à 2 kg, en fait le plus petit vautour de l’ancien Monde.

Il se caractérise par une face jaune, un bec long et mince, de couleur jaune également (le bout du bec peut être noir), un plumage blanc sauf pour la partie terminale des ailes (rémiges) qui est noire.

Le percnoptère ou Poule des Pharaon peut se nourrir de tout, la plupart du temps d’animaux morts (dépeçage des carcasses), mais aussi d’œufs dont il brise la coquille (œufs d’autruche en Afrique : il utilise des cailloux de 100 à 300 grammes pour briser la coquille). Il peut également être coprophage. L’estomac des percnoptères est parfaitement conçu pour affronter le plus dur des régimes alimentaires. Grâce à son jabot et à son gésier très extensibles, le charognard peut se bourrer d’un énorme repas avant d’affronter des jours et parfois des semaines de jeûne. Ses sucs digestifs puissants l’aident à digérer de la viande en putréfaction renfermant des toxines mortelles pour les autres carnivores.

Les Poules du Pharaon adultes vivent généralement en couple. Fidèles et farouches, ils établissent leur nid en des lieux accidentés, des falaises ou des gorges. Dans une cavité bien abritée, ils amassent des branches sèches, des ossements, des débris divers puis un matelas feutré de laine et de poils.

Il existe des spectacles avec des rapaces. Dans le cas particulier du percnoptère, on montre aux spectateurs un percnoptère qui casse une imitation d’oeuf d’autruche avec une pierre. L’objet contient de la viande : le percnoptère casse le faux œuf devant les spectateurs et dévore la viande. Ce spectacle peut par exemple être observé au Donjon des Aigles situé à Beaucens, près de Lourdes. On peut aussi l’observer aux Aigles d’Aure à Arreau.

Protégé depuis 1976, le plus petit vautour présent en France a vu sa population remonter à 87 couples en 2007. Son alimentation se raréfie du fait des lois sanitaires.

Vautour nubien (Torgos tracheliotus)Le Percnoptère d’Egypte bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les oeufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

D’après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des trois sous-espèces suivantes :

  • Neophron percnopterus ginginianus (Latham) 1790
  • Neophron percnopterus majorensis Donazar, J.J. Negro, C.J. Palacios, L. Gangoso, J.A. Godoy, O. Ceballos, F. Hiraldo & N. Capote 2002
  • Neophron percnopterus percnopterus (Linnaeus) 1758

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La Poule nègre-Soie

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2012

La Poule nègre-Soie dans POULE et COQ 220px-A_fuzzy_baby_chicken_and_its_momLa Poule-Soie, anciennement Nègre-soie est une race de poule domestique.

Le nom de Poule soie a été voté en 2009 par la commission des Standards (section de la SCAF des juges volailles), Jugeant le mot « nègre » péjoratif de nos jours, même si cela définissait parfaitement l’une des caractéristiques principales de la race, son mélanisme total. Le nom de Poule soie semble insuffisant, car il existe d’autres races avec un plumage « soyeux », comme la Chabo « soie ». Le Nom de Soyeuse ou poule soyeuse aurait été possible, car elle est appelée ainsi dans certains pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis où elle est appelée « Silkie », c’est-à-dire soyeuse.

Son nom fait référence à son plumage très duveteux, ressemblant à de la soie. Son ancienne appellation « nègre » fait référence à sa peau et sa chair noire, mais également son ossature.

Existant en plusieurs couleurs, la Poule-soie a également la particularité d’avoir cinq doigts à chaque patte. La race est très présente lors d’expositions de volailles et est relativement commune.

La Poule-soie est également connue pour son tempérament calme et amical. Très docile, elle est parfois considérée comme un animal de compagnie. La Poule soie est une très bonne couveuse et bonne mère et elle est communément utilisée comme couveuses d’œufs d’autres races ou espèces de volailles. Elle ne pond généralement que trois œufs par semaine.

  • Note: cet article traite de la Poule soie grande race mais également de la naine
  • La Poule-soie est l’une des races de poules les plus anciennes. Bien que l’endroit exact du développement de la race soit discutable, l’endroit le plus documenté reste la Chine, puis plus tard le Japon. D’autres hypothèses placent l’origine de la race en Indonésie, où il existe des races à peau noire (Sumatra et Java).

 

photo1-vends-poules-negre-soie-hollandaises-huppees-0x3xex2w945456-225x300 dans POULE et COQAu XIIIe siècle, Marco Polo dans ses écrits sur la Chine, parle déjà d’une « poule à peau noire et aux plumes ressemblant à de la soie ». En 1599, Ulisse Aldrovandi, écrivain et naturaliste de l’université de Bologne en Italie, publie un traité sur les poules où il parle de poules au plumage « similaire à de la laine » et d’autres « vêtues de cheveux comme ceux d’un chat noir ».

La Poule-soie est probablement arrivée en Europe par l’intermédiaire de la route de la soie et par le commerce maritime. La race est officiellement reconnue en Amérique du Nord en entrant dans le Standard of Perfection en 1874, dès la première année de publication. Dès que la nègre-soie devint commune, de nombreuses légendes furent colportées à leur propos : les éleveurs malhonnêtes déclaraient à leurs acheteurs qu’elles étaient le résultat d’un croisement avec le lapin, tandis que les cirques promouvaient leur « poule à fourrure ».

Il existe deux types de Poule soie, la grande (l’origine) et la naine créée en Europe.

Le plumage de la Poule-soie est rare dans le monde des poules : abondant, soyeux et mou. La Chabo est également reconnue en variété « soyeuse ». Le gêne « soyeux » provient d’une mutation récessive, donc disparaît en première génération lors de croisement avec des sujets au plumage normal. Le plumage a été comparé a de la soie et à de la fourrure. Ces plumes ne sont pas équipées de barbules et de hampe rigides et sont similaires au duvet des autres oiseaux. Le résultat est une apparence soyeuse et toute en volume. La Poule-soie, du fait de ce plumage, n’est pas adaptée pour résister aux temps exécrables. Elle possède également une légère huppe.

Il existe une variété de Poule soie barbue qui possède un manchon de plumes supplémentaire recouvrant les oreillons et les barbillons. La variété la plus fréquente est la blanche, mais en compétition, de nombreuses couleurs sont reconnues : noir, fauve, bleu, gris argenté, perdrix-doré et blanc. Des teintes alternatives comme le roux, le lavande, blanc sale « splash » et le coucou existent, mais ne sont pas « encore » homologuées. La Poule-soie possède une petite crête, une caroncule en forme de noix couleur mûre, et des oreillons bleu turquoise. De plus, elle possède cinq doigts à chaque patte. Les dorking, Faverolles française, Faverolles allemande, sultane, Javanaise et la poule de Houdan possèdent cette caractéristique

  • C’est une race au mélanisme total : la peau, la viande et les os sont noirs. En chinois, son nom est, ce qui signifie la poule aux os noirs.
  • Cette poule très sociable et calme est facilement manipulable et ne peut pas voler. Elles se comportent bien dans des situations de confinement et interagissent bien avec les enfants. Leur caractère doux peut cependant les exposer à des blessures lorsqu’elles sont en contact avec des races plus agressives.

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L’épaulard

Posté par othoharmonie le 27 mai 2012

L'épaulard dans DAUPHIN 1000844-%C3%89paulardL’épaulard est un CÉTACÉ, donc un mammifère, de la famille des dauphins ou delphinidés. Encore appelé orque, l’épaulard habite dans tous les OCÉANS. Il a le dos noir et le ventre blanc; il peut mesurer jusqu’à 8 m de long et porte, en arrière de l’oeil, une tache blanche caractéristique. Il vit en bandes, comme les dauphins, mais, contrairement à ces derniers, il ne recherche pas la compagnie de l’homme et est assez difficile à domestiquer. Pourtant, les « Marineland » de Californie et de la Côte d’Azur ont pu s’assurer la « collaboration » d’épaulards qui font la joie des millions de spectateurs qui viennent assister à leurs ébats.

On a longtemps considéré les épaulards comme des BALEINES de petite taille, ce qui leur a valu de n’intéresser que médiocrement les chasseurs. Ils se nourrissent de POISSONS, OISEAUX marins, PHOQUES, marsouins et DAUPHINS : contrairement à ce que l’on raconte, les épaulards ne s’attaquent pas aux baleines en bonne santé. Tout au plus s’en prennent-ils à celles qui sont très jeunes ou déjà gravement blessées. Lors de ses nombreuses expéditions, le commandant COUSTEAU a pu étudier de façon précise les moeurs des épaulards. Il en a tiré un film que l’on projette aux visiteurs du Musée océanographique de Monaco.

 

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La Couleuvre obscure de l’Est

Posté par othoharmonie le 13 mai 2012

 

La Couleuvre obscure de l'Est dans SERPENT 398px-Natrix_natrix_0671La couleuvre obscure de l’Est est le plus long serpent au Canada. Ce reptile inoffensif pour les humains vit en Ontario. La principale cause de son déclin est la perte d’habitat au profit de l’agriculture et de l’urbanisation. Parcs Canada travaille avec ses partenaires pour protéger cette espèce.

Son corps est le plus souvent noir brillant avec le menton et la gorge blanchâtres. Les jeunes couleuvres ont des motifs tachetés. Elles sont plus pâles que les adultes et leur couleur s’obscurcit avec le temps.

La couleuvre obscure de l’Est grimpe bien aux arbres. Elle se nourrit surtout d’œufs d’oiseaux, d’oisillons, d’insectes et de petits mammifères : l’écureuil gris est le plus gros animal qu’elle est capable d’attraper.

Ses prédateurs naturels sont les visons, les buses, les coyotes et les ratons laveurs.

Au Canada, cette couleuvre peut vivre jusqu’à 25 ou 30 ans. Son rythme de reproduction est plutôt lent. En effet, elle a besoin de 10 à 12 ans pour devenir adulte et la femelle pond des oeufs seulement aux deux ans.

Son habitat préféré est l’orée des bois : là où la forêt de feuillus rencontre des espaces ouverts comme les champs, les clairières ou les étangs. Elle trouve aussi refuge et nourriture près des bâtiments abandonnés.

Les couleuvres, comme tous les serpents, sont des animaux à sang froid : beaucoup de leurs habitudes servent à trouver la bonne température pour vivre.

 

Voir le PDF en détailcouleuvre obscure de l’Est (Elaphe spiloides)

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Le Loup-Garou !

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012

Une Histoire de Loup-garou 

Louvigny de Montigny (1876-1955)

– J’sus pas histoireux, non, vous savez que j’sus pas histoireux, répétait le chasseur Jos. Noël, chaque fois qu’il était sollicité de raconter quelques-unes de ses aventures qu’il rapportait volontiers après s’être fait prier un brin, et qu’il exagérait invariablement à chaque répétition.

De sorte que ses histoires étaient devenues fameuses et que les étrangers se faisaient un régal de les entendre de sa bouche. Et le remarquable, c’est que gascon comme à peu près tous les voyageurs canadiens, il finissait par se convaincre de la vraisemblance de ces souvenirs dont l’évocation lui mettait dans la voix un frisson qui ne manquait pas d’émouvoir aussi ses auditeurs.

Le Loup-Garou ! dans LOUP 220px-Loup-garou-LebrunJos. Noël, c’est le braconnier terrible, chassant également au poil, à la plume, et aussi adroit à dépister le gibier que les garde-chasses. Les paysans, plus attachés à la terre, l’appellent avec mépris et tout bas « un métis, comme qui dirait un commencement de sauvage. » Ce qualificatif l’humilie cependant, car Jos. Noël s’estime « pire qu’un sauvage. »

Aussi est-il ravissant de le voir rentrer d’une expédition où il a pu « faire cheniquer » les Algonquins qui braconnent comme lui dans la région du lac Thérien.

Notre homme vit en effet pauvrement, si l’on veut, mais librement, à la façon des oiseaux. Il a son nid – sa masure – sur le rivage du lac qui étend soyeusement sa nappe sur les cantons de Preston et de Gagnon, cet immense élargissement de la rivière Petite-Nation que les colons continuent de nommer Lac-Long, bien qu’il ait reçu, il y a quelques années, le nom du premier pionnier de ce territoire, le vénérable abbé Amédée Thérien.

Puisque nous y sommes, notons donc en passant l’idée qu’ont eue des gens de raison d’émailler le martyrologue géographique qu’est notre province de Québec, par des dénominations signifiant enfin quelque chose. Et souhaitons voir bientôt les noms de nos législateurs, de nos poètes et de nos philanthropes s’appliquer à ces nappes d’eau majestueuses, à ces caps altiers, à ces monuments impérissables qui s’affichent aujourd’hui lacs Tortu, Rond, Long, Bossu, et montagnes Plate, en Équerre ou Carrée.

Encore que ces appellations baroques n’ont pas toujours la justesse de celles que Jos. Noël donne aux différents points de sa réserve. Quand il appelle une montagne Chevreuil, c’est qui s’y trouve quelques familles ruminant, paisibles, dans la chênaie ou dans l’érablière, mais condamnées par lui à mort, sans espoir de commutation. Quand il nomme un lac Castor, c’est qu’il s’y multiplie quelques castes de ces rongeurs dont la peau est vendue d’avance.

Mais là où Jos. Noël est superbe, c’est à l’arrivée en son domaine de sportsmen qui se confient à lui pour faire un bon coup de feu. Il se plaît alors à dévoiler ses cachettes, à indiquer ses « ravages » de chevreuils, ses « débarcadères » de loutres et ses « battues» de visons, soucieux seulement de faire porter son nom de grand chasseur à Montréal ou à Ottawa qui lui semblent la métropole et la capitale de l’univers. Au demeurant, Jos. Noël est suffisamment assuré qu’avec toutes leurs armes à répétition les citadins ne feront pas beaucoup de mal à ses bêtes.

Chaque été, avec quelques camarades, j’allais rater quelques belles pièces de gibier dans le domaine de Jos. Noël. Nous le louions pour nous guider, pendant les vacances du temps passé et déjà loin : ces années que je regrette assurément pour leurs soixante jours de liberté franche, mais pas du tout à cause de l’internement de dix mois qu’il nous fallait subir sous prétexte de nous instruire et qui nous faisait soupirer comme à l’attente d’un héritage après la sortie du collège.

Fichier:Lycaon-Nathan.jpgPar un de ces divins crépuscules de juillet, nous revenions d’un campement à l’embouchure du lac Poisson-Blanc où nous étions allés forcer une pauvre biche que nous ramenions victorieusement dans le canot, avec certaines autres dépouilles opimes et nos chiens haletants après une journée de course folle.

Fatigués nous aussi de deux heures d’aviron, nous mîmes une sourdine à notre gaieté lorsqu’il s’agit de faire le portage de cinq milles qui nous séparait du lac Thérien, et que nous devions cependant accomplir pour atteindre nos quartiers, à la station Duhamel.

Aussi, proposa-t-on, ayant enfin pris terre, de dresser la tente sur la berge et d’attendre le lendemain pour faire le portage. Au reste, la marche devait être délicieuse à entreprendre par une belle aurore d’été.

– I’mouillerait à boire deboute, prononça vivement Jos. Noël, i’ ventrait à m’dévisser la tête de d’sus les épaules, i’ ferait un temps à m’vendre au iable que jamais j’passerai la nuit su’ c’chemin-cite.

– Et pourquoi ça ?

– Pourquoi ?… Pourquoi ?… Tenez, j’sus pas histoireux, j’pas d’affaire à vous dire pourquoi ; mais croyez-moué qu’on a autant d’acquêt à continuer not’ bauche jusqu’au boute.

Et ayant en un clin d’oeil fait tourner le canot sur ses épaules, le guide cria : Ever up ! – celui, dans sa langue hétéroclite, invitait à se mettre en route. Il allait même partir lorsque nous lui demandâmes de donner au moins des explications ayant la vertu de nous faire oublier la fatigue de nos jambes et de nos bras.

– Eh ben, v’là ! L’loup-garou ravaude toutes les nuits par icite et j’ai pas envie de l’rencontrer encore une fois.

– Tiens, tiens, l’ami Jos. Noël qui a vu le loupgarou. Elle est inattendue, celle-là, et faut nous dire comment cela s’est fait.

– J’sus pas histoireux, mais puisque vous voulez pas vous décider à partir, écoutez ben et escusez-là.

Remettant alors son canot sur la touffe d’aulnettes verdissant le rivage, Jos. Noël alluma sa pipe et commença d’une voix tremblotante qui enleva tout doute sur sa sincérité :

– Vous allez voir, à un mille et quèques parches d’icite, le creek Doré qui servait à la drave des Edwards, y’ a sept ou huit ans. C’est su’ c’creek que j’ai blanchi plus que j’blanchirai pas dans toute ma vie.

C’était su’ la fin d’février. J’venais d’déouacher un ours tout justement au lac Vaseux, à la décharge du Poisson-Blanc, d’ous qu’on d’sort. C’était une fantaisie qui avait pris à un big bug d’Bytown d’avoir une peau d’ours, et j’étais allé li qu’ri, à la raquette, pendant qui s’soûlait au village.

J’trouve mon dormeux dans sa ouache, j’l’assomme et l’emmêne dans ma traîne. Le long du ch’min, mon chien Boulé fait lever un buck qui passe dret devant mon fusil. J’le caboche, au vol, et pis l’entraîne avec l’autre.

Mais on a beau avoir la patte alarte, on traverse point l’Poisson-Blanc et pis on le n’traverse pas en criant ciseau. C’qui fait qu’on arrivait su la breunante quand j’lâchai l’lac pour prendre le portage, en plein ous qu’on est dans l’moment d’à c’te heure.

La noirceur timbe tout d’un coup ; l’temps s’brumasse, s’pesantise et i’ commence à neiger, à mouiller, pis au bout d’une minute i’ timbait pus inque d’la pluie, à siaux.

Comme j’voulais pas rester su’ la route, à pas plus d’huit milles de chez nous, j’poigne mes jambes et j’me mets à marcher, mais au bout d’un mille, ça marchait pus, pantoute.

Ça calait comme une swamp, la traîne collait à terre, j’étais trempe comme an’ lavette et au bout d’mon respire.

Allons, Seigneur ! quoi faire ! Ça a l’air pas mal ch’nu d’rester en chemin… D’un autre côté, j’voulais pas m’en aller allège à la maison et laisser mes deux animaux dans l’bois ousque les loups ou les renards les auraient étripés. J’avais peur itou de c’sauvage de Tanascon, de c’trigaudeux qui passe son temps à ravauder pour faire des canailleries.

Pis j’pense aussi tout d’un coup qu’on s’trouvait faire su’ l’Mardi Gras et qu’il allait y avoir du fun avec queque chose à boire au village… J’me rattelle, mais ça pouvait plus avancer.

Toujours qu’pour lorse j’gagne l’vieux chanquier, qui avait été abandonné l’printemps d’avant, pour passer la nuit à l’abri, ou tant seulement me r’niper un p’tit brin et attendre qu’la pluie soit passée. Mais vous savez si c’est d’meure, ces pluies d’hiver : quand ça commence, ça finit pus.

J’fume trois, quatre pipes en faisant sécher mes hardes contre la cambuse ousque j’avais allumé une bonne attisée après avoir eu une misère de cheval maigre pour trouver des écopeaux sèches. Et comme j’étais à moquié mort d’éreintement et que j’cognais des clous d’six pouces et demi, j’me résine donc, en sacraillant ben un peu, à passer la nuit dans un chanquier.

J’accote la porte avec une bonne bûche, j’étends quéques branches de cèdre su l’bed qu’les hommes du chanquier avaient laissé correct, j’plie mon capot d’sus, j’snob mon fusil à la tête, et dors garçon !…

Ben sûr plusieurs heures plus tard, – parce que l’feu était éteindu, – mon chien Boulé, qui s’était couché avec moué, m’réveille en grognant… J’écoute et ça rôdait autour du chanquier. J’entendais rouler les quarts vides qui avaient été laissés là par les raftmen, comme si quéque finfin avait essayé d’faire des belles gestes avec… Et pis les archements s’approchent, et tout au ras d’la porte, j’entends un tas de r’niflages avec des grognements d’ours.

J’compte ben qu’c’est pas la peine d’vous dire si i’ faisait noir, en grand, dans not’ sacrée cabane pas d’feu, par c’te nuit mouillée.

J’me dis : C’est drôle qu’un ours ait sorti de sa ouache de c’temps-cite ; mais l’crapet a p’t’être ben cru que c’était l’printemps, rapport à la pluie, et fatigué de se licher la patte, i’aurait aussi ben voulu recommencer à manger pour tout de bon. Toujours que j’m’assis su l’bed, j’décroche mon tisonnier, j’y rentre deux balles par-dessus la charge de posses qu’i avait déjà et j’me dis qu’si l’vingueux venait roffer trop proche, j’y vrillerais un pruneau qui y ferait changer les idées.

J’me disais : J’voué rien, c’est ben clair, mais si l’ours rentre dans l’chanquier ousqu’i’ sent son pareil et pis l’chevreux mort, i’ pourra pas faire autrement que d’faire canter la porte et j’watcherai l’moment d’le garrocher.

Ben, j’avais pas aussitôt dit ça qu’l’animal était entré dans la cabane sans qu’la porte eusse canté d’une ligne.

Ça bite le iable ! que j’dis. Et j’étais ben sûr qu’i’étais rentré, par c’qu’i marchait en faisant craquer l’plancher comme si un animal de deux cents se s’rait promené su’ l’side walk…

La peur, ça m’connaît pas, mais j’vous persuade qu’j’aurais une tapée mieux aimé m’voir à danser quelque rigodon d’Mardi Gras et à passer la diche avec mes voisins du lac Long.

Pis, c’était d’voir mon Boulé ; lui qu’i’ aurait pas kické d’s’engueuler avec un cocodrile enragé, le v’là qui s’racotille, qui s’colle su moué, la queue entour les jambes, et si ébiscaillé qu’i’ devait pus avoir formance de chien en toute.

J’le poigne pour tâcher d’le sacrer en bas, d’le soukser, pas d’affaire. I’s’grippe après moué, et s’met à siller comme un chien qu’i’ aurait attrapé l’aspe et qu’il aurait senti sa mort.

Tandis c’temps-là, l’animal qui tournaillait dans la place, nous avait aperçus, et j’me trouve tout d’un coup face à face avec une paire de z’yeux d’flammes, qui remuaient, tenez, pareils à des trous d’feu dans une couverte de laine ; c’était pas des yeux d’ours, c’est moué qui vous l’dis. Le v’là qui s’met à grogner, pis à rire, pis à brailler, pis à s’rouler su’l’dos, à planter l’chêne, à swingner qui timbe dans son jack. I’ achevait pus d’culbuter, l’maudit.

Débarque donc, véreux d’chien, que j’dis à Boulé.

Mais i’était collé au bed, i’ tremblait comme une feuille avec pus une coppe de coeur…

Vous pensez qu’j’étais pas gros, moué non plus, avec c’te gibier dans c’te noirceur d’enfer… J’avais les cheveux dret su’ la tête ; l’eau m’coulait dans l’dos et même que j’me tenais la gueule pour empêcher mes dents d’faire du train…

À la fin, y’a un sacré boute, que j’dis. J’griffe mon fusil et j’vise l’animal dans ses yeux de feu : V’lan ! L’coup part pas… Ah ben, ça y est, c’est l’iable qui nous a ensorcelés. Mais avant d’me laisser emporter tout rond par le gripet, j’voulais au moins essayer l’aut’coup, et pour pas l’manquer, j’attends que l’animal arrive au ras moué.

Comme si i’avait diviné mon idée, le v’là qui arrive aussitôt… Ah ! mon blasphème ! que j’dis, puisque t’en veux, poigne-le. Et, mes vieux, c’coup-là partit en faisant un éclair qui m’fit voir une bête effrayante avec un corps d’ours, une grande queue et haut su pattes comme un veau.

Mais aussitôt l’éclair passé, v’la-t-i pas que j’entends appeler mon nom, oui :

Jos. Noël ! Jos. Noël !

et par une voix que j’connaissais d’puis des années, par Ti-Toine Tourteau.

Là, j’vous l’dis, j’ai eu peur, un peu croche. Et, ma foi d’gueux ! j’aurais aimé mieux m’voir entouré d’une gang de chats tigrés en furie que d’me savoir face à face avec c’pendard, c’vendu au mistigris, c’t’étripeur d’poules noires, c’te chasseur de galeries… c’te tout c’que vous voudrez d’maudit. On rencontre pas des églises à tous les pas dans l’bois et pis on n’a pas toujours le temps d’faire ses dévotions all right ; mais j’vous dis que c’pendard-là nous escandalisait tous et qu’pas un chrétien voulait y parler sans avoir quéque médaille bénite dans l’gousset : un sacreur qui faisait lever les poêles… c’est bien simple, un sorcier qui méritait d’être cruxifié su’ un poteau de télégraphe.

C’était lui, l’possédé, qui m’parlait, sûr comme vous êtes là, avec un’ voix d’mourant :

– Tu m’as tué, Jos. Noël, tu m’as tué, mon Dieu, mon Dieu.

- Pardon…

– Hein, c’t’y toué, Ti-Toine, c’t’y toué ? qu’ j’y criais quasiment plus mort que lui. Mais lève-toi donc, animal, es-tu mort ?…

Batème ! répond donc ; as-tu envie que l’iable m’emporte avec toué ? I’ continuait à s’lamenter :

– J’vas mourir, j’vas mourir.

– Torrieux d’sarpent, veux-tu m’faire mourir de peur ? Réponds donc une bonne fois. C’t’y toué, Ti- Toine Tourteau ?

– Oui,… oui,… tu m’as tué,… j’vas mourir.

– Ous tu d’viens ?…

I’ répondait pus, mais j’l’entendais qui gigotait comme un croxignole dans la graisse bouillante.

J’ai p’t’-être ben rêvé, que j’me dis, en fin d’compte ; l’gars est p’t’être ben malade ; ça s’peut ben que j’me trouve chez lui… Quoi penser dans un ravau pareil ? J’essaye d’allumer une allumette, mais i’s’cassaient à mesure que j’les frottais su’ l’mur.

Ah ben, y’a des sacrées imites, que j’dis. J’saute en vas du lite pour voir si c’était du lard ou du cochon, mais v’là que j’timbe su’ un corps étendu cont’ la cambuse. Des grands doigts fretes comme d’la glace m’attrapent le poignet et me mettent la main dans une mare chaude et collante comme du sang.

– Tu m’as tué, soupirait-il encore, tu m’as tué…

Fallait inque m’égratigner… une goutte de sang.

Ah ! sainte bénite ! j’me rappelle tout d’un coup qu’on délivre les loups-garous en les grafignant, en leur faisant sortir une goutte de sang, et j’y d’mande ben vite :

– T’es-tu loup-garou ?

I’répétait :

– Tu m’as trop fait mal, tu m’as tué… oui, j’sus loup-garou…

C’est tout c’que j’ai entendu parce que je revins à moué inque le sourlendemain, ou plutôt le lendemain, puisque c’ravau-là s’était passé l’mercredi des Cendres.

220px-Loup_garou_02 dans LOUPDepuis sept ans que c’pendard de Tourteau faisait pas ses pâques, i’avait viré en loup-garou à la première heure du huitième carême qui i’allait encore commencer comme un chien. C’est l’matin du jeudi qu’j’ai été trouvé à la porte du chanquier par Tanascon qui s’vante encore d’m’avoir sauvé la vie, parce que c’jour-là i’ m’a volé mon chevreux pis mon ours…

– Et Ti-Toine Tourteau ? demandâmes-nous sans rire à Jos. Noël qui ne parlait plus.

– On l’a jamais r’vu.

– Et le chantier en question, il doit être fort intéressant à visiter…

– Pour ça, y’a pas d’trouble, vous l’voirez point. La première chose que j’ai faite a été d’y mettre une allumette qui a pris celle-là, j’en réponds…

Voyant que nous n’allions pas réussir à décider notre guide, nous fîmes le sacrifice de notre nuit en forêt, dédommagés d’ailleurs par la narration qui avait dissipé notre lassitude.

Et Jos. Noël, morne encore du souvenir évoqué, recoiffa son canot et reprit le portage qui fut franchi d’une haleine, dans le silence de la veillée fraîchissante que nous nous gardions aussi de troubler, les oreilles à la confidence des oiseaux commençant à rêver, les yeux au ciel où fuyaient des petits nuages, comme un troupeau de grands cerfs blancs, poursuivis par les archanges qui leur lançaient des étoiles. 

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La Mouche domestique…

Posté par othoharmonie le 15 avril 2012

La mouche domestique, de son nom latin Musca domestica, est la plus commune des espèces de mouches. Elle porte le nom de domestique bien que ce ne soit pas un animal domestique, mais c’est un insecte qui entre volontiers dans les maisons. Cette synanthropie en fait l’un des insectes ayant la plus vaste aire de répartition dans le monde.

 Musca domesticaLes adultes mesurent de 5 à 8 mm de long. Leur thorax est gris, avec quatre lignes noires longitudinales sur le dos. La face ventrale de l’abdomen est grise. Le corps entier est recouvert de poils. Elles ont des yeux composés rouges. Les femelles sont légèrement plus grosses que les mâles. Les pièces buccales de la mouche forment une trompe se terminant par deux coussinets munis de pores, par lesquels la mouche aspire sa nourriture.

Chaque femelle peut pondre jusqu’à 500 et même jusqu’à 1 000 œufs, généralement en 5 fois avec chaque fois une centaine d’œufs déposés. Les œufs sont blancs et mesurent environ 1,2 mm de longueur. Au bout d’une seule journée, les larves (asticots) en sortent ; elles vivent et se nourrissent sur la matière organique (généralement morte et en voie de décomposition avancée, telle qu’un cadavre, des détritus ou des excréments) sur laquelle elles ont été déposées. Les asticots sont blancs pâles, d’une longueur de 3 à 9 mm. Ils sont plus fins dans la région buccale et n’ont pas de pattes. À la fin de leur troisième mue, les asticots rampent vers un endroit frais et sec et se transforment en pupes, de couleur rougeâtres ou bruns et mesurant environ 8 mm de long.

Les mouches adultes en émergent grâce à leur ptiline. Les adultes vivent de deux semaines à un mois dans la nature ou plus longtemps dans les conditions plus confortables d’un laboratoire. Après avoir émergé de la pupe, les mouches cessent de grandir. De petites mouches ne sont pas des mouches jeunes, mais ce sont des mouches qui n’ont pas eu suffisamment de nourriture durant leur stade larvaire.

A peu près 36 heures après son émergence de la pupe, la femelle est réceptive pour l’accouplement. Le mâle la monte sur le La Mouche domestique... dans MOUCHE 220px-Housefly_matingdos pour lui injecter du sperme. Normalement la femelle ne s’accouple qu’une seule fois, stockant le sperme afin de l’utiliser pour plusieurs pontes d’œufs. Les mâles sont territoriaux : ils défendent un certain territoire contre l’intrusion d’autres mâles et cherchent à monter toute femelle qui entre sur ce territoire. Les mouches dépendent des températures chaudes ; généralement, plus la température est chaude, plus les mouches se développent. Durant l’hiver, la plupart d’entre elles survit au stade de larve ou de pupe dans des lieux chauds protégés.

La mouche domestique est l’objet de recherches en biologie, principalement du fait d’une qualité remarquable : le mécanisme de détermination du sexe. Bien qu’il existe une grande variété de mécanismes de détermination du sexe dans la nature (par exemple l’hétérogamie mâle et femelle, l’haplodiploïdie, les facteurs environnementaux) la façon dont le sexe est déterminé est habituellement fixe au sein d’une espèce. Cependant, la mouche domestique a plusieurs mécanismes différents pour mettre en place le sexe des individus, tels que l’hétérogamie mâle (comme la plupart des insectes et des mammifères), l’hétérogamie femelle (comme chez les oiseaux) et le contrôle maternel sur le sexe de la descendance. Ceci fait de la mouche domestique une des espèces les plus utiles pour étudier l’évolution de la détermination sexuelle.

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Loup à crinière

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

 Chrysocyon brachyurusPerché sur de grandes pattes, le loup à crinière a un régime très particulier: ses repas sont composés d’environ 50% de fruits. Il complète cela avec des petits rongeurs, des insectes ou des oiseaux. Il chasse toujours en solitaire. Les causes de son extinction sont connues: collision avec les voitures, maladies transmises par les chiens, tirs de fermier (mais il ne s’attaque pratiquement jamais aux animaux domestiques). Les loups à crinière ne seraient plus, ces jours-ci, que deux mille à vivre à l’état sauvage.

Le loup à crinière doit surtout son nom à la présence d’une longue et abondante toison noire sur son encolure et sur ses épaules. Par ailleurs, son allure et son aspect de loup, bien qu’il puisse d’ailleurs aussi ressembler à un renard à longues pattes, conforte cette appellation. Sa queue est relativement courte, les oreilles sont redressées, et le pelage — de texture plus souple que chez les autres canidés — ne comporte pas de sous-poil. Les longues pattes du loup à crinière ne seraient rien d’autre qu’une adaptation à son milieu de vie essentiellement constitué par de hautes herbes, la pampa.

Le loup à crinière se reproduit généralement à partir de l’âge de 2 ans, bien qu’il puisse atteindre sa maturité sexuelle lors de sa première année. Les femelles ont une portée par an, entre juin et septembre. Les loups à crinière s’installent dans des terriers aménagés sous un couvert suffisant. On ignore le rôle des mâles dans l’éducation des jeunes chez les individus vivant en liberté, mais en captivité, on a remarqué qu’ils les nourrissaient par régurgitation. Les couples semblent être monogames, vivant dans des territoires d’un ordre de 30 km², d’après une étude menée sur deux couples.

Chrysocyon brachyurus2.jpgIl vit en Amérique du sud (sud du Brésil, Paraguay, nord de l’Argentine, Bolivie). Dans les prairies et forêts broussailleuses.

  • Dimensions : Longueur de 124 cm à 132 cm. Sa queue est d’une longueur de 28 à 45 cm et son poids varie de 20 à 23kg. Pas de variation géographique ni de dimorphisme sexuel.

Son pelage : roux chamois, avec des « chaussettes » noires, museau et crinière noirs, dessous du menton blanc, de même que l’intérieur des oreilles et le bout de la queue. Les nouveau-nés sont noirs, avec l’extrémité de la queue blanche.

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Tigre de l’Inde

Posté par othoharmonie le 12 février 2012

 

Image illustrative de l'article Parc national de RanthamboreLa péninsule indienne est un continent à part, dont la diversité géographique a permis de préserver plus de 350 espèces de mammifères et 1200 espèces d’oiseaux dans ce pays. Vous pourrez finir vos vacances en beauté en partant à la recherche du tigre du Bengale.

Le tigre indien, l’un des plus beaux animaux du monde reste très vulnérable. Vous pourrez voir, en retenant votre souffle, ces prédateurs rôdant dans les buissons et épier le troupeau de cerfs dans un grand silence. Profitez de votre passage dans le pays pour visiter l’une des nombreuses réserves.

Des Tigres magnifiques.

Les tigres sont les plus grands membres vivants de la famille du chat et normalement, ils pèsent environs 500-600 livres et font environs 9 à10 pieds en excluant la queue. L’apparence extérieure du tigre d’habitude consiste en un pelage jaune – rougeâtre ou un marron rougeâtre avec des rayures noires et sur le ventre, il a des rayures blanches qui lui donnent une apparence royale. Ses oreilles sont noires à l’extérieur et chacune possède une importante tâche blanche. Ces colorations distinctives sont utilisées comme un camouflage. Plus rarement, les tigres indiens naissent avec un pelage seulement blanc et des rayures noires. Le tigre indien possède des yeux avec des couleurs différentes telles que le bleu et le marron.

Les tigres indiens se trouvent en Inde, Népal, Bangladesh et au Nord de Myanmar. Le tigre est le symbole de l’Inde depuis des siècles. Le tigre est profondément ancré dans notre culture, notre religion et notre passé. Il est donc difficile d’imaginer l’Inde sans cet animal élégant et majestueux. Les deux espèces que l’on peut voir en Inde sont le tigre Royal du Bengale et le tigre blanc.

Fichier:Panthera tigris tigris.jpgLe tigre Royal de Bengal

Le tigre de Bengale est natif de la Péninsule Indienne. On le retrouve aussi au Bangladesh, Nepal, Bhutan et Burma. Le tigre royal du Bengale est un chasseur puissant avec des dents tranchantes et un corps agile.

  • Le Kanha National Park
  • Le Bandhavgarh National Park
  • Le Bandipur National Park
  • Le Ranthambore National Park
  • Le Manas Wildlife Sanctuaire
  • Le Kaziranga National Park

Personnellement, lors de mon voyage au Rajasthan, le seul tigre que j’ai pu y voir est celui de la réserve de Ranthambord …

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Renard de Magellan

Posté par othoharmonie le 28 janvier 2012

Le renard de Magellan (Lycalopex culpaeus, syn. Pseudalopex culpaeus ou Dusicyon culpaeus), aussi connu sous le nom de Loup de Magellan ou Renard des Andes est appelé communément culpeo en Argentine. C’est le second plus grand canidé vivant d’Amérique du Sud, seulement dépassé par le loup à crinière ou aguará guazú en langue guaranie.

 Lycalopex culpaeus Il ressemble au renard roux avec sa tête et ses pattes rougeâtres. Le ventre, le cou et la gueule sont blancs et le pelage de son dos est gris rayé de noir. La queue est abondamment pourvue de poils gris qui deviennent noirs à son extrémité.

 Il habite dans les prairies et les bois caducifoliés de Terre de Feu, de Patagonie et des Andes, parvenant au nord jusqu’en Équateur.

 Il se nourrit de rongeurs, de lapins, d’oiseaux, de lézards, et, dans une moindre mesure de charognes.

 Dans certaines zones très peuplées il attaque des troupeaux d’ovins, raison pour laquelle il fut durement pourchassé par les éleveurs de bétail qui l’abattirent ou empoisonnèrent des charognes. Il est de ce fait devenu rare dans certaines régions et dans d’autres, il fut exterminé jusqu’à sa disparition.

 Un animal intermédiaire entre renard et loup en liberté dans la neigeJadis certaines tribus fuégiennes ont domestiqué le culpeo, obtenant de ce fait le chien yagán. Le loup des Malouines, disparu au XIXe siècle, était un grand canidé de la taille d’un loup étroitement apparenté au culpeo.

 

 

 

 

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La Pie nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

 Pica picaPour les Chinois, le pont sur la voie lactée qui permet à la Tisserande et au Cortège Nuptial de rejoindre le Bouvier, a été fait par les Pies : on reconnaîtra là des constellations et des mythes indo-européens concernant le pont Bifrost des Nordiques. 

 

L’aspect noir et blanc des pies en fait un symbole du “passage” (cf. art. astrologie nordique) et il est curieux de constater que les vêtements à “pans” de cérémonie ont conservé ces couleurs ainsi que la “queue de pie” (qui figurait d’ailleurs sur les vêtements celtiques d’Europe centrale). Il en est de même pour les musiciens de concert qui sont des “messagers” (cf. Elfes), des médiateurs du “passage” entre deux mondes… 

 

O n disait en Thrace que “les Piérides 28 qui chantaient divinement, ou Péritios, étaient les habitants de l’Atlantide mais Ovide rapporte que “c’était neuf jeunes filles qui tentèrent de rivaliser avec les Muses : ayant perdu dans un concours de chant (car personne de pouvait égaler les Sirènes-oiseaux d’Atlantide!), elles furent changées en pies” dont le grand folkloriste Sébillot nous dit qu’autrefois « elles avaient un vêtement d’une richesse incomparables avec une aigrette sur la tête et une queue aussi splendide que celle du paon”. Et, c’est depuis cette punition que les pies jacassent : “Rac, Rac, Rac”, telles Rakassa la sorcière !” 

 

La Pie nous dit  dans OISEAUX 220px-Pica_picaLa Pie était consacrée à Dionysos/ Bacchus, le Dieu du renouveau printanier et, symbole cyclique et de l’année nouvelle, elle fut conservé par le folklore allemand des superstitions post chrétiennes qui rapporte “qu’elle doit être tuée entre Noël et l’Epiphanie” comme le Vieux Soleil. Mais, en fait, “en tuer une porte malheur car elle prévient de l’approche du loup” ! Ceci, joint à son “ancien plumage”, nous remémore le coq nordique Gullinkambi, “crête d’or” qui, lors du cataclysme du Ragnarök, avertit les dieux de l’arrivée du ravageur “loup” Fenrir ! Est-ce pour cela qu’en Poitou-Saintonge, “pour la remercier d’être vigilante et l’inciter à le demeurer, on lui offrait une crêpe le jour du carnaval, voire même la dernière javelle des moissons” ? 

 

Selon une légende bretonne “C’est la Pie qui apprit au forgeron à souder le fer: voyant qu’il n’y arrivait pas, elle lui cria « Mets de l’argile ! », il se fâcha tout d’abord contre cet oiseau bruyant qui, énervant, l’agaçait  dans sa tentative infructueuse puis il suivit son conseil et le fer se souda parfaitement !” Voici une technique bien digne de Siegfried et qui fut propre à déclencher l’admiration du Nain Mime (cf. le mythique opéra Das Ring de Richard Wagner). 

 

220px-Elster_wikipedia2 dans OISEAUXOn dit dans les Côtes d’Armor que “le Coq-Pie – qui naît d’un oeuf de poule couvé par une pie – chante toutes les heures si régulièrement qu’il peut servir d’horloge”  (cf. § Ørlög in art. Destin). Se trouve-t-on ici devant une légende de Kronos dégradée ou voilée par la Kala (cf. art. Astro et Troubadour) ? En effet ce coq-pie était probablement la figuration du Grand Ase en Corneille car celle-ci était considérée comme une initiatrice. 

 

Le folklore hongrois a conservé la trace de sa fonction dans la légende selon laquelle : “la pie dut apprendre au pigeon à faire son nid, mais comme il répliquait à chacune de ses explications « Je sais, je sais… », elle le laissa en plan !”… Pour finir, repassons par la Chine pour évoquer à nouveau la Grande Catastrophe : « La fille de Yen-Ti, roi du feu, se transforma en pie et monta au ciel après l’incendie de son nid, ce qui est une apothéose d’Immortel taoïste, en quoi la pie joue un rôle analogue à celui de la grue. » Chevalier, op. cit.

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Le Chat 2

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par Théodore de Banville

Angora turc blanc 2.jpgSans doute, il se laisse toucher, caresser, tirer les poils, porter la tête en bas par les enfants, instinctifs comme lui ; mais il se défie toujours de l’homme, et c’est en quoi il prouve son profond bon sens. N’a-t-il pas sous les yeux l’exemple de ce Chien que le même Buffon met si haut, et ne voit-il pas par là ce que l’homme fait des animaux qui consentent à être ses serviteurs et se donnent à lui sans restriction, une fois pour toutes ? L’homme fait du Chien un esclave attaché, mis à la chaîne ; il lui fait traîner des carrioles et des voitures, il l’envoie chez le boucher chercher de la viande à laquelle il ne devra pas toucher. Il le réduit même à la condition dérisoire de porter les journaux dans le quartier ; il avait fait du Chien Munito un joueur de dominos, et pour peu il l’aurait réduit à exercer le métier littéraire, à faire de la copie, ce qui, pour un animal né libre sous les cieux, me paraîtrait le dernier degré de l’abaissement. L’homme oblige le Chien à chasser pour lui, à ses gages et même sans gages ; le Chat préfère chasser pour son propre compte, et à ce sujet on l’appelle voleur, sous prétexte que les lapins et les oiseaux appartiennent à l’homme ; mais c’est ce qu’il faudrait démontrer. On veut lui imputer à crime ce qui fit la gloire de Nemrod et d’Hippolyte, et c’est ainsi que nous avons toujours deux poids inégaux, et deux mesures.

 

BrownVarientAsianCat.JPGEn admettant même que l’univers ait été créé pour l’homme, plutôt que pour le Chat et les autres bêtes, ce qui me paraît fort contestable, nous devrions encore au Chat une grande reconnaissance, car tout ce qui fait la gloire, l’orgueil et le charme pénétrant de l’homme civilisé, il me paraît l’avoir servilement copié sur le Chat. Le type le plus élégant que nous ayons inventé, celui d’Arlequin, n’est pas autre chose qu’un Chat. S’il a pris au Carlin sa face vicieuse, sa tête noire, ses sourcils, sa bouche proéminente, tout ce qu’il y a de leste, de gai, de charmant, de séduisant, d’envolé, vient du Chat, et c’est à cet animal caressant et rapide qu’il a pris ses gestes enveloppants et ses poses énamourées. Mais le Chat n’est pas seulement Arlequin ; il est Chérubin, il est Léandre, il est Valère ; il est tous les amants et tous les amoureux de la comédie, à qui il a enseigné les regards en coulisse et les ondulations serpentines. Et ce n’est pas assez de le montrer comme le modèle des amours de théâtre ; mais le vrai amour, celui de la réalité, celui de la vie, l’homme sans lui en aurait-il eu l’idée ? C’est le Chat qui va sur les toits miauler, gémir, pleurer d’amour ; il est le premier et le plus incontestable des Roméos, sans lequel Shakespeare sans doute n’eût pas trouvé le sien ?

 

(A SUIVRE…) 

 

THÉODORE DE BANVILLE.

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Le monde des Oiseaux

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2011

Légende des peuples amérindiens. 

 

Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak, créa la terre et pour eux, la terre devin le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille Terre-Mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens, le Créateur n’est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits…

 

Ara militaireTous les Indiens étaient en extase devant la création, jusqu’au moment où Ours Blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son halène froide pour faire arriver l’hiver. A cette poque, les Indiens vivaient la majeur partie de leur temps dans le Tipi et les petits Papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n’avaient plus rien pour s’amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense.  Durant l’été, ils avaient joué avec les feuilles de l’arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d’aller vois Tabaldak. Elle lui dit :

 

« Tu as créé de bien belles choses pour tes enfants adultes. Tu as tout donné pour qu’ils puissent bien vivre. Mais tu as oublié mes petits Papooses ».

 

Tabaldak réfléchit un instant et approuva grand-maman Marmotte. Il promit d’arranger les choses. Aussitôt que le printemps pointa son nez, il se mit à réfléchir à ce qu’il pourrait bien créer pour leur rendre l’hiver plus agréable. C’est alors qu’il se rappela avoir vu les enfants jouer avec les feuilles de l’arbre sacré. Il décida donc de créer les Oiseaux. Mais dans sa hâte de faire plaisir aux enfants pour l’hiver prochain, il créa les Oiseaux tous blancs de la même couleur que l’hiver.

 

Les enfants furent très heureux de cette création. Vous auriez dû les voir jouer avec les huards, les canards, les sarcelles, les perdrix, les pic-bois, les hirondelles,  les gros-becs, les rossignols, les bruants, les chardonnerets, les mésanges, les merles, les moineaux et les colibris. Les Papooses ont passé le printemps, l’été et même l’automne à s’amuser avec leurs nouveaux amis les Oiseaux.

 

Lorsqu’Ours Blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la Terre-Mère, les enfants se rendirent compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu’ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien embêtés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la même couleur. Ils retournèrent dans leur tipi avec encore beaucoup de tristesse. Grand-maman Marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak et lui dit :

 

Aras macao« Tabaldak, je crois que tu as créé les Oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ces mêmes couleurs pour leurs Oiseaux ».

 

Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman Marmotte : « Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et dis-leur de se rassembler ici devant moi ».

 

Pendant ce temps, Tabaldak alla prendre du brun terre, du vert pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu’il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman Marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots sentaient bon l’écorce fraîche.

 

Tabalkak plaça les pots de teinture devant lui. L’oie blanche s’avança la première près de Tabalkak et lui donna une plume afin qu’il puisse colorer les oiseaux. L’oie blanche lui dit : « Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin que tes enfants s’en rappellent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu’ils se souviennent de toi ».

 

Jusqu’à ce jour, l’oie blanche n’a pas encore manqué à sa parole. Chaque printemps, de la fin mars jusqu’à la fin mai, près d’un million d’oiseaux fréquentent les berges du lac Saint-Pierre à Baie-du Fèbvre. Des milliers d’ornithologues amateurs et les amants de la nature se donnent rendez-vous le long des zones inondées pour observer le retour spectaculaire des oies blanches. Le Créateur commença donc son travail. Avec le rouge et le brun, il colora le merle. Avec le bleu il donna ses couleurs à l’hirondelle. Avec le jaune, il colora le chardonneret et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les oiseaux soient recouverts des couleurs de la nature. Vous pourriez même, si vous prenez le temps d’observer les Oiseaux, deviner où Tabaldak a pris la teinture pour colorer chaque oiseau que vous observez. Il n’y a pas de couleur sur un oiseau qui n’est pas dans la nature.

 

Pendant qu’il faisait son travail avec patience, un Oiseau le dérangeait constamment. Il criait, battait de l’aile bruyamment, bousculait les autres et oubliait de partager la joie de ses frères. Il alla même devant le Créateur pour l’insulter en lui disant que ses teintures étaient bien belles, mais passez brillantes pour les mettre sur son magnifique plumage. Patiemment, le Créateur continue son travail. L’oiseau était de plus en plus dérangeant, battant de l’aile et criant constamment. Il revint devant le Créateur encore une fois et d’un coup d’aile renversa tous les pots de teinture. Les teintures en se renversant se mélangèrent et devinrent toutes noires. Vous auriez dû voir grand-(maman Marmotte derrière le tipi. Elle était dans tous ses états, n’en croyant pas ses yeux de voir ce que l’oiseau avait fait.

 

Le monde des Oiseaux dans OISEAUX corbb1Le Créateur, dans sa grande patience, ramassa la teinture noire et le remit dans un nouveau pot que grand-maman Marmotte avait apporté. Il reprit sa plume et continua son travail. L’oiseau dérangeant revint une troisième fois devant lui pour l’insulter à nouveau, mais cette fois-ci, Tabaldak saisit l’animal par les pattes, le plongea dans la teinture noir et le leva très haut au bout de son bras en lui disant : « Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Parce que tu l’as bien voulu, tu seras toujours un oiseau dérangeant et bruyant. Tu auras toujours un vol lourd et bruyant. Les autres oiseaux te craindront et les animaux te fuiront on t’appellera le CORBEAU ».

 

Et il laissa partir l’oiseau. Mais ce n’était pas le dernier oiseau? Le dernier oiseau arriva humblement devant  Tabaldak. Il excusa le comportement effronté du corbeau et dit au Créateur : « Tabaldak, je regrette le geste du corbeau. J’aurais voulu que tu couvres mes plumes de l’arc-en-ciel de ta création. J’aurais pu, ainsi coloré, voler très haut vers le soleil et tracer de grands cercles pour que tes enfants puissent y voir toute la puissance. J’aurais voulu être ton symbole pour tes enfants ». Le Créateur fut bien ému par les paroles de l’Oiseau. Il dit à l’animal : « Ouvre bien grandes tes ailes ».

 

Il prit alors sa plume et la plongea dans la teinture noire. Il en mit un peu sur le bout des ailes, un peu autour du cou. Il en mit aussi un peu sur la queue et balaya tendrement le dos de l’animal en lui disant : « Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Tu seras mon symbole. Tu voleras très haut pour travers le cercle sacré. J’y mettrai toute ma puissance et mes enfants le verront. Tu seras le seul animal à regarder le soleil bien en face. On t’appellera l’AIGLE. Et pour s’en rappeler, chaque fois qu’un de mes enfants plantera un poteau dans le sol pour y graver ses symboles et ses totems, tout en haut il placera tes aigle-royal dans OISEAUXailes pour me symboliser. Tu seras un guide pour mes enfants. Telle est ta volonté mon bel Oiseau et telle est ma volonté.

 

Je veux que vous sachiez que depuis ce temps-là les Amérindiens utilisent les plumes de l’aigle pour s’en faire de belles décorations et qu’il y a toujours une plume d’aigle attachée à la pipe sacrée.

 

Cette légende est encore très vivante dans le village Abenakis d’Odanak au Québec (ou Abénaquis). Le nom d’Abénaqui provient des termes wabun (la lumière) et a’Ki (la terre), on peut donc les désigner comme « peuple du matin », « peuple du soleil levant » ou « peuple de l’Est. » Comme le nom originel de leur territoire correspond à ce qui est désormais la Nouvelle-Angleterre, le terme Wabanaki est parfois utilisé pour désigner tous les peuples dans la région parlant des langues algonquiennes: les deux tribus d’Abénaquis, les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddy. 

Extrait de « La Roue de Médecine » de Sun et Wabun Bear

BARSEPA - étoiles

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MESSAGE de L’Oiseau-Mouche

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2011

oracle de l’oiseau-mouche  =  la JOIE

Joyeux colibri

Tu t’assouvis
De nectar abondant.

Toute la succulence
Des fleurs où tu le puises
Provient pourtant de l’amour
Que tu leur apportes.


MESSAGE de L’Oiseau-Mouche  dans OISEAUX oiseaumoucheOn associe l’Oiseau-mouche à la religion Ghost Shirt. Cette religion prônait qu’un certain rituel, dansé de façon appropriée, amènerait le retour des animaux et la disparition de l’homme blanc. Alors, le Peuple original connaîtrait de nouveau la joie des anciennes coutumes. Dans la tradition maya, l’Oiseau-mouche est lié au Soleil noir et au Cinquième Monde. Cet oiseau peut nous fournir la médecine qui apportera la solution aux contradictions de la dualité.

Par son chant qui vibre de joie pure, le Colibri éveille les fleurs de médecine. Les fleurs aiment cet oiseau qui, par son butinement, assure la reproduction de leurs familles. En effet, les plantes doivent leur floraison et leur survie à l’action de l’Oiseau-mouche.

Le Colibri vole dans toutes les directions: il recule aussi élégamment qu’il avance ; il peut se déplacer verticalement et, enfin, faire du surplace tout en semblant immobile. Le Grand Esprit a créé l’Oiseau-mouche quelque peu différent des autres créatures ailées.

En raison de leurs qualités magiques, on utilise, depuis des millénaires, les plumes d’Oiseaux-mouches pour en faire des amulettes d’amour. On dit que le Colibri réussit mieux qu’aucune autre médecine à faire naître l’amour et que ses plumes ouvrent les cœurs. Sans un cœur ouvert et plein d’amour, nul ne peut goûter le nectar et le bonheur suprême de la vie. Pour nos soeurs et frères Colibris, la vie est pur délice – ils s’envolent prestement d’une fleur à l’autre, goûtant chaque essence et reflétant chaque couleur.

Si vous participez à la médecine de l’Oiseau-mouche, vous aimez la vie et ses plaisirs. Votre présence apporte la joie aux autres. Vous réunissez les gens, et les liens ainsi créés font ressortir ce qu’il y a de meilleur chez chacun d’eux. Vous savez d’instinct où réside la beauté et, de près ou de loin, vous poursuivez votre idéal, cheminant avec aisance dans un bel environnement et aidant les autres à goûter le succulent nectar de la vie. L’Oiseau-mouche détient l’Arc de Beauté où s’incrustent des fleurs d’or et d’argent, des perles et des pierres précieuses. La laideur et la rudesse répugnent au Colibri; il s’enfuit devant la discorde et le manque d’harmonie.

oiseau-mouche-150x150 dans OISEAUXSi l’Oiseau-mouche a virevolté jusqu’à vos cartes, apprêtez-vous à résonner d’un rire tout à fait musical et à jouir des nombreux dons du Créateur. Laissez tomber vos jugements et détendez-vous. Sans aucun doute, en se posant vivement ici, là, partout, l’Oiseau-mouche fera surgir l’Esprit dans tout son éclat. Préparez-vous à de curieux élans d’énergie qui feront chavirer tous vos sens et vous donneront le vertige.

L’Oiseau-mouche entend une musique céleste et il y harmonise son rythme. Le Colibri peut vous inviter à un musée d’art ou à un concert. Cet oiseau étreint avec énergie l’esthétisme le plus élevé.

Face au Colibri, la délicatesse est de mise parce qu’il est porteur d’une médecine fragile qui ne comprend probablement rien aux affaires mondaines. Le Colibri vise la Beauté. Il a pour mission de répandre la joie sinon il court à sa perte. En effet, l’Oiseau-mouche ne tarde pas à mourir si on le met en cage, si on l’attrape ou si on l’emprisonne.

Suivez votre frère Colibri et vous serez bientôt transporté de joie. Vous ressentirez un renouveau magique qui transformera votre vie.

À L’ENVERS :

oiseau_mouche_005Si l’Oiseau-mouche s’est présenté à l’envers dans vos cartes, il vient sûrement parler des affaires de coeur. Comment ou pourquoi votre coeur s’est-il fermé ? Avez-vous été à ce point insensible aux autres que ceux-ci renoncent à l’amour qu’ils avaient pour vous ? En position contraire, l’Oiseau-mouche est présage de peine. Il souligne l’incapacité des humains à percevoir les multiples bénédictions dont ils sont l’objet et à voir la beauté primordiale qui les entoure. Si l’Oiseau-mouche en sens contraire chante sa triste chanson, vous devriez peut-être pénétrer au fond de votre douleur personnelle et reconnaître que votre peine, c’est l’envers de votre joie.

 

 

http://ici.monforum.fr/loiseau-mouche-44-vt94.html

 

 

oiseau_mouche_005

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Oiseaux blancs et Oiseaux noirs.

Posté par othoharmonie le 30 octobre 2011

Pour comprendre l’importance des pensées positives.

Oiseaux blancs et Oiseaux noirs. dans OISEAUX 220px-Pagodroma_nivea_in_ross_sea1_Les hommes sont, les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face. 

Chaque mur est percé d’une multitude de petits trous où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. 

Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles. 

Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles. 

Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d’oiseaux blancs, et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d’oiseaux noirs.
Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l’un de l’autre. Appelons les Youssouf et Ali.

Un jour, Youssouf, persuadé qu’Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée. 250px-Apus_apus_01 dans OISEAUXCe faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau s’envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme. Si, de son côté Ali n’a pas envoyé d’oiseau noir vers Youssouf, c’est-à-dire s’il n’a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide. Ne trouvant pas où se loger, l’oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son nid d’origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et par détruire Youssouf lui-même.

Mais imaginons qu’Ali a lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l’oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d’y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l’oiseau noir d’Ali volera vers Youssouf et viendra loger dans le trou libéré par l’oiseau noir de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l’homme auquel ils étaient destinés. Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d’origine car, est-il dit : « Toute chose retourne à sa source. »

Le mal dont ils étaient chargés n’étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire. L’auteur d’une mauvaise pensée, d’un mauvais souhait ou d’une malédiction est donc atteint à la fois par l’oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir lorsque celui-ci revient vers lui.

La même chose se produit avec les oiseaux blancs.
Si nous n’émettons que de bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne trouveront pas de place où loger chez nous et retourneront à leur expéditeur. 


Quant aux oiseaux blancs porteurs de bonnes pensées que nous lui auront envoyées, s’ils ne trouvent aucune place libre chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l’énergie bénéfique dont ils étaient porteurs. Ainsi, si nous n’émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourront jamais nous atteindre dans notre être. 

C’est pourquoi il faut toujours bénir et ses amis et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour y accomplir sa mission d’apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l’autre, avec tout le bien dont elle était chargée.

Tiré de « Vie et enseignement de Tierno Bokar » de Amadou Hampaté Bâ. Éditions du Seuil. 1980.

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Langage des plumes

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2011

Canard - Elles symbolisent le passage de l’enfance à l’age adulte, lorsqu’on devient capable de trouver sa propre voie. Elles sont utilisées lors de cérémonies initiatiques, que cela soit pour indiquer le passage de l’adolescence à l’âge adulte ou lors des Langage des plumes  dans OISEAUX 220px-Schema_plume_768x1024initiations chamaniques

Chouette - voir oiseaux nocturnes, hibou

Colombe - Elles sont utilisées pour les rituels de paix mais aussi pour des déclarations d’amour, les révélations de l’être cher, face à l’amour qu’il éprouve pour vous ! Elles jouent un rôle important lors de négociations de paix, car elles sont souvent attachées au calumet de paix.

Corneille - Ses plumes symbolisent le deuil ; on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Lakota Sioux prient avec des plumes de corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré

Cygne - Elles symbolisent la grâce, la bonté et la beauté. Mais aussi pour certains peuples amérindiens et surtout pour les Creek, elles représentent l’union du mariage et sont prisées lors des cérémonies et aussi pour les rituels de fertilité. Elles sont le plus souvent utilisées par les femmes chamanes

Faucon - Elles servent à aider aux diagnostics des maladies du corps. Elles sont essentiellement utilisées par les chamans et sont très réputées pour accroître la compréhension des malaises ainsi que les connaissances des chamans.

Fauvette - Semblable à la poule, elle est protectrice de nos habitats ainsi que de notre famille

Geai bleu - Elles apportent la clarté dans certaines situations sombres ou troubles, elles apportent aussi la lumière qui fait disperser les nuages de la dépression et de la tristesse . Occasions

Hibou - Elles sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis

plumes-17d819a dans OISEAUXMoineau - Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d’amulettes de chance

Mouette - Le symbolisme de trouver une plume de mouette, liberté de faire ce que vous voulez

Oie blanche - Cet oiseau marque l’arrivée et le départ de l’été. C’est un grand migrateur ; ses plumes sont utilisées par les peuples du Nord pour les cérémonies de guérison. C’est aussi la marque d’un chaman dans plusieurs tribus

Oiseaux aquatiques – Elles possèdent une double symbolique ; elles sont en effet tant de l’air que de l’eau. Elles procurent une double protection aux chamans qui les possèdent et sont de puissants outils de rituels. De la même façon que pour les plumes d’aigle, ces plumes aquatiques entrainent nos prières et nos pensées vers le Grand Esprit mais ceux-ci, par les cours d’eau.

Oiseaux nocturnes - hibou, chouette – Leurs plumes sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes. Tous les chamans en possèdent pour faire appel aux gardiens des connaissances sacrées.

Oiseau-mouche – Elles symbolisent la rapidité d’action et la grâce des mouvements. Elles sont très reconnues pour apporter la beauté et la joie avec rapidité. Elles sont très populaires auprès des tribus du SO américain.

Perroquet - Comme cet oiseau peut apprendre n’importe quel langage, ses plumes symbolisent la communication et sont réputées pour faciliter la traduction ainsi que la communication entre les humains (tribus). Elles sont plutôt rares et très convoitées pour orner les costumes lors des danses, des cérémonies et des rituels. Les couleurs vives rouge, vert, bleu, jaune servent à recréer l’arc-en-ciel qui est un symbole de paix et de prospérité essentiellement chez les Lakota Sioux.

Pic bois - Elles sont très réputées lors de cérémonie de guérison seulement utiliser afin de prévenir ou de guérir contre des problèmes de santé liés au foie

Pie - Elles sont utilisées pour les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l’environnement. Par conséquent, ses plumes servent à nettoyer et à purifier un corps malade. Dans la culture des indiens du Lakota, ces plumes noire et blanche du bout des ailes représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtu d’une tunique blanche. .

Plumes2Rouge-gorge- Elles symbolisent le renouveau chez la personne, dans une situation ou dans son Esprit. Comme c’est l’un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps. Les amérindiens les utilisent beaucoup lors de rituel de fertilité ce qui les rend particulièrement importantes. Trouver une plume de rouge-gorge par terre signifie une nouvelle

Rossignol- Ses plumes possèdent une signification mystique très importante. Elles aident à comprendre plus clairement la complexité des rituels et à assimiler les grandes connaissances des choses sacrées. Elles possèdent donc une signification mystique importante.

Road-runner- Nous connaissons tous cet oiseau grâce aux bandes dessinées américaines de Bugs Bunny et de ses aventures avec le coyote. Malgré tout, cet oiseau du désert américain existe vraiment et sa vitesse est légendaire. Ses plumes symbolisent l’énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Elles servent aussi pour accroitre les habiletés naturelles de magie du praticien ou du chaman ainsi que son intuition.

Scissortail – Ses plumes sont utilisées pour honorer les mères au sein de toutes les nations amérindiennes. Elles sont particulièrement prisées pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies.

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Les Vertus de la Chouette

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2011

Les Vertus de la Chouette dans OISEAUX 220px-Athene_noctuaLa chouette est un oiseau qu’on appelle aussi corbeau de nuit : elle a un diadème qui ressemble à un nimbe ou à une couronne au-dessus du visage. 

 

Son foie, instillé avec de l’huile de roses et du nard, guérit les maux d’oreilles. 

 

Son bouillon, bu ou mangé, fait venir le lait. 

 

Sa tète, en aliment, sert à soigner les maux de tête et les vertiges. 

 

Son œuf, mais le mâle, teint les cheveux blancs. Voici comment tu reconnaîtras l’œuf mâle : enfilant une aiguille avec du fil blanc, tu perceras un trou au milieu de l’œuf et tu le traverseras, si le fil noircit, l’œuf est mâle, si non il est femelle. 

 

Si, au déclin de la lune, tu fais bouillir cet oiseau et que tu le donnes à manger à un épileptique, il sera sauvé; traite semblablement celui qui tombe frappé du mal sacré, car il est excellent pour soigner cette maladie. 

 

 

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios

gifs oiseaux

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Vertus des œufs d’oiseaux.

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2011

 

1] Le blanc d’œuf frais, étendu avec une plume, guérit les brûlures; mêlé au blanc de céruse, il fait blanchir les cicatrices noires. 

 

Vertus des œufs d'oiseaux.  dans OISEAUX 220px-Amselnest_lokilech2] L’œuf qui vient d’être pondu, en liniment, accélère l’accouchement. Il est très utile et nécessaire dans les maladies des yeux. 

 

3] Le jaune d’œuf, cuit avec de la myrrhe, guérit les écorchures causées par les chaussures : il arrête toute inflammation et tout écoulement. Il est utile en pessaire, ainsi que pour les affections du fondement; il guérit toute douleur, principalement les inflammations des érysipèles et des abcès. Avalé cru, il arrête les crachements de sang chez la femme et il fortifie les artères. II convient merveilleusement contre toute inflammation, crevasse, douleur de l’anus. 

 

4] La coquille d’œuf calcinée et broyée doit être respirée pour l’hémorragie nasale; frottée sur les dents, elle les fait briller. 

 

5] Sa pellicule est salutaire contre les crevasses des lèvres et les érosions de la langue. Elle agit efficacement pour la confection de l’or. Les œufs de l’oie et du paon produisent les mêmes effets. 

 

6] L’œuf de l’ibis, dur, chasse les bêtes sauvages. 

 

7] Les œufs de la corneille, en onguent, sur les parties génitales, portent à la volupté et produisent un philtre. Les œufs de l’hirondelle produisent les mêmes effets et de plus noircissent les cheveux blancs. 

 

220px-Anas_platyrhynchos_ducklings dans OISEAUX8] Les œufs de la colombe, quand on les mange, produisent l’érection.  

9] Les œufs de la perdrix, mélangés au miel, procurent une vue perçante et accélèrent l’accouchement. 

 

10] L’œuf d’autruche, en liniment, soulage les goutteux. 

 

11] Les œufs d’araignée, pris en breuvage, trois pour la fièvre tierce, quatre pour la fièvre quarte, chassent et la fièvre quotidienne et toute mauvaise fièvre. 

 

12] Fais cuire dans l’urine d’âne des œufs de poule non fécondés, donne-les à manger à ceux qui souffrent des reins ou de coliques, et tu les guériras d’une façon surprenante. 

 

13] Les œufs de tortue de mer, mangés, guérissent les lunatiques. 

 

Les coquilles d’œufs de poule, calcinées et broyées, avec de l’oxymel, en breuvage, guérissent l’hémorragie de la vessie. 

 

L’œuf entier, calciné jusqu’à sa réduction en cendre, mélangé avec de l’arsenic, insufflé dans les narines, arrête l’hémorragie nasale. 

 

Le blanc d’œuf avec de la céruse et de l’amidon, en liniment, calme l’inflammation.  

L’œuf cru, avalé à jeun, préserve les voyageurs de la soif.  

Les œufs, frits dans la poêle avec du nitre et de la cire, mangés à jeun, arrêtent le cours de ventre. 

 

Le liniment composé d’huile mêlée à des œufs, est excellent pour toutes les inflammations et les arrête comme pas un autre remède. 

 

Pour les contusions, prends des jaunes d’œufs sans les blancs, bats-les, mêles-y de la poix sèche et fais cuire au feu, donne à prendre : le remède est tout à fait efficace. 

 

A ceux qui éprouvent de violentes douleurs au fondement, les jaunes d’œufs, sans le blanc, mêlés à de la poix sèche, cuits au feu et avalés, procurent un grand soulagement.  

On dit que les œufs de perdrix mangés excitent les désirs vénériens.  

 

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios 

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Le CHAT domestique

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

 

Le chat domestique (Felis silvestris catus) est un mammifère carnivore de la famille des félidés. Il est l’un des principaux animaux de compagnie et compte aujourd’hui une cinquantaine de races différentes reconnues par les instances de certification. Le CHAT domestique dans CHAT chat-1Dans de nombreux pays, le chat entre dans le cadre de la législation sur les carnivores domestiques à l’instar du chien et du furet.

Essentiellement territorial, le chat est un prédateur de petites proies comme les rongeurs ou les oiseaux. Les chats ont diverses vocalisations dont les ronronnements, les miaulements, ou les grognements, bien qu’ils communiquent principalement par des positions faciales et corporelles et des phéromones.

Selon les résultats de travaux menés en 2006 et 2007, le chat domestique est une sous-espèce du chat sauvage (Felis silvestris) dont il a vraisemblablement divergé il y a 130 000 ans. Les premières domestications auraient eu lieu il y a 8 000 à 10 000 ans au Néolithique dans le Croissant fertile, époque correspondant aux débuts de la culture de céréales et à l’engrangement de réserves susceptibles d’être attaquées par des rongeurs, le chat devenant alors pour l’homme un auxiliaire utile se prêtant à la domestication.

Tout d’abord vénéré par les Égyptiens, il fut diabolisé en Europe au Moyen Âge et ne retrouva ses lettres de noblesse qu’au XVIIIe siècle. En Asie, le chat reste synonyme de chance, de richesse ou de longévité.

Ce félin a laissé son empreinte dans la culture populaire et artistique, tant au travers d’expressions populaires que de représentations diverses au sein de la littérature, de la peinture ou encore de la musique.

Le chat domestique mâle est couramment appelé un « chat » tandis que la femelle est une « chatte » et le jeune un « chaton ». Le mot chat vient du bas latin cattus qui d’après le Littré dans son édition de 1878, provient du verbe cattare, qui signifie guetter, ce félin étant alors considéré comme un chasseur qui guette sa proie. Cette dernière interprétation porte à controverse, au vu des termes utilisés dans les langues afro-asiatiques. En latin classique, « chat » se disait felis (d’où, en français, félin, félidés, etc.), mais désignait uniquement le chat sauvage d’Europe, tandis que cattus s’appliquait au chat domestique.

gribouille dans CHATOn désigne aussi plus familièrement le chat par minet et la chatte par minette. Ce terme, attesté dès 1560, provient de mine, nom populaire du chat en gallo-roman. Ce mot est à l’origine de l’expression dès potron-minet, qui signifie « de bon matin ». D’après le Littré, il s’agirait d’une déformation de paître au minet, c’est-à-dire du moment où le chat, qui se lève tôt, va chercher son paître : sa pâture, sa nourriture… Cette explication doit sans doute à la pudeur de cet auteur du XIXe siècle : selon Claude Duneton, cette expression provient de poitron-jacquet, jacquet désignant un écureuil (animal matinal marchant la queue levée) et poitron désignant le postérieur. Dès potron-minet signifie donc : « à l’heure où l’on voit le derrière du chat ». Quant au « minet » ou à la « minette » qui « fait des mines », lorsque ce terme est appliqué à l’être humain, c’est un jeune homme ou une jeune fille qui s’efforce de plaire et se préoccupe beaucoup de son apparence.

Un chat mâle non castré est un « matou », terme à l’origine incertaine qui viendrait peut-être d’une dérivation de mite comme dans chattemite. Le chat est aussi nommé familièrement « mistigri », mot-valise composé du préfixe miste, signifiant adroit, et de gris, la couleur.

En argot, un chat s’appelle un « greffier ». Deux explications s’opposent, qui peut-être n’en font qu’une : d’une part, le jeu de mot sur griffe est évident ; d’autre part, la fourrure de certains chats noirs comporte une sorte de plastron blanc sur le poitrail, et celui-ci évoque le rabat blanc que l’on voyait sur la robe noire des greffiers jusqu’au XIXe siècle.

Source wikipédia. 

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