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LA NAISSANCE du Manchot

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

téléchargement (4)Œufs

Chaque espèce a sa forme et couleur d’œuf. 
Les oeufs ont des couleurs variant du blanc au blanc bleuté ou blanc tirant sur le vert. 
Chez les manchots Adélie et de Humboldt, l’œuf est plus ou moins rond. Pour les manchots empereurs et royaux, la forme est plus proche d’une poire. 

La taille et le poids de l’œuf varie selon les espèces.
Les programmes de reproduction de SeaWorld ont permis d’obtenir les chiffres suivants:

  • manchot empereur : taille de 11,1 à 12,7 cm ; poids de 345 à 515 g
  • manchot Adélie : taille de 5,5 à 8,6 cm ; poids de 61 à 153,5 g

Le nombre d’oeuf(s) dépend de chaque espèce:

  • manchots empereur et royal 
    Ils ne pondent qu’un unique œuf.
  • genres Pygoscelis, Spheniscus et Eudyptula (à l’exception du manchot à jugulaire) 
    Deux oeufs sont pondus. Le premier œuf est généralement plus grand que le second et il éclot le premier. Le premier a plus de chance de survivre que le second: il sera plus grand et robuste que le second à son éclosion. Ce second, généralement plus petit, peut difficilement rivaliser avec le premier pour la nourriture et il va périr.
  • genre Eudyptes (gorfous) 
    Deux oeufs sont pondus. Le second, et par conséquent, le poussin est généralement le plus gros des deux et celui qui survivra. Aucune explication scientifique n’a permis de comprendre cette différence avec les autres espèces.
  • manchot à jugulaire et manchot à oeil jaune. 
    Ils pondent généralement deux œufs. Les deux poussins sont élevés et il n’y a quasiment aucune différence de taille.

L’incubation

Pendant l’incubation, les deux parents alternent pour maintenir l’œuf au chaud. L’exception revient au manchot empereur où seul le mâle couve l’œuf. 
Comme tous les oiseaux qui couvent, les manchots protégent l’oeuf par un repli flasque de la peau abdominale. La partie intérieure de ce pli est une zone de peau sans plume fortement irriguée en veines et vaisseaux sanguins. Gorgée de sang, la chaleur du corps est transféré à l’oeuf. 
Le temps d’incubation varie d’une espèce à l’autre : cela va d’un mois (gorfou huppé) jusqu’à 62 à 67 jours (manchot empereur). 
La température d’incubation est d’environ 36°C. C’est un peu moins pour les grandes espèces. 
La raison principale d’un échec est la mauvaise synchronisation entre le mâle et la femelle lors de l’incubation. Le cas fréquent est celui où la femelle revient après le départ du mâle, laissant l’oeuf se refroidir et dépérir. Un mâle quittera spontanément le nid si la motivation de se nourrir est plus grande que celle de couver.

L’éclosion

Les poussins commencent par faire un petit trou dans l’oeuf. Ensuite, ils ébréchent la coquille jusqu’à ce qu’ils puissent détacher et faire tomber le sommet pour enfin sortir. Cela peut prendre jusqu’à trois jours. 
Pour la plupart des espèces, les poussins naissent avec un fin duvet. Dans le cas des manchots royaux, les poussins naissent nus et le duvet va pousser en quelques semaines. Les plumes du duvet ne protégent pas les poussins de l’eau; les poussins ne peuvent se rendre en mer qu’après l’apparition du plumage juvénile. Le plumage adulte n’apparait qu’au bout d’un an. 
Dans chaque espèce, les couleurs (blanc, gris, noir ou marron) et les marques des poussins sont complétement différentes de celles des adultes. Certains scientifiques avancent que les manchots adultes ne perçoivent pas les poussins comme étant des concurrents pour l’accouplement ou pour les sites de nidification. La coloration peut également faire ressortir le comportement parental chez les adultes.

Prise en charge par les parents

Pour survivre, les poussins demandent une grande attention de la part des parents. Les deux parents nourrissent le poussin en régurgitant. Les parents ne nourrissent que leurs poussins et ils les reconnaissent à leur cri ou vocalise (propre à chaque poussin). Les poussins sont maintenus au chaud par le repli flasque de la peau abdominale utilisé pour l’incubation. Dans certaines espèces, à partir d’un certain âge, les poussins peuvent être rassemblés dans des groupes appelés crèches. Les poussins sont alors mieux protégés des éléments et des prédateurs. Les espèces tempérées ou sub-tropicales (gorfous Eudyptes, Spheniscus) ne forment pas de crèche.

téléchargement (5)Développement du poussin

Un poussin dépend de ses parents pour survivre entre l’éclosion et l’âge où ses plumes (imperméables) apparaissent. Cette période va de sept semaines pour le manchot Adélie à 13 mois pour le manchot royal. Dès que le poussin a des plumes (remplaçant le duvet juvénile perméable), il peut aller en mer et il devient indépendant de ses parents.

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Différences entre manchots et pingouins

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

téléchargement (3)En Français, on utilise abusivement pingouin à la place de manchot. Il faut dire qu’en anglais et en espagnol, penguin et pingüino désignent le ‘manchot’ français et non pas le ‘pingouin’.

Même si la ressemblance physique existe, ces oiseaux sont complétement différents. 
Les pingouins vivent dans l’hémisphère nord et ils peuvent voler ! Quant aux manchots, ils ne peuvent pas voler et ils vivent dans l’hémisphère sud. Leurs ailes leur permettent de nager dans l’eau.

Le nom de pingouin s’appliquait à deux genres différents mais se rapportant au même ordre des alcidés.

Le grand pingouin ou pingouin brachyptère (plautus impennis), aujourd’hui éteint (dernier spécimen vu le 3 juin 1844 sur l’île Eldey en Islande) était présent dans les îles du Nord, Islande, Orkney, Terre-Neuve, … 

Il était de la taille d’une oie, avec les ailes réduites à de courts moignons: il ne pouvait pas voler. 
Dos noir, ventre blanc, avec la gorge brune et le contour des yeux blancs, il avait le bec et les pattes noirs. Cet oiseau ne pondait qu’un oeuf par ponte, oeuf gris verdâtre couvert de taches brunes et noires, serrées, formant des dessins irréguliers.

Le petit pingouin, type de genre alca, est l’alca torda de l’Atlantique nord. Celui-là, malgré ses ailes étroites, en lame de sabre, vole bien et longtemps. De la taille d’un canard, il a également le ventre blanc, le dos noir, avec une ligne blanche sur chaque joue. Il niche parmi les rochers, sous les pierres, et ne pond qu’un oeuf. C’est un excellent plongeur, qui vit de poissons, de crustacés et de mollusques. 
On peut également l’apercevoir en Bretagne. Mais les marées noires (Amoco Cadiz, Erika, …) et la pêche intensive ont fortement réduit sa population jusqu’à devenir espèce en voie de disparition. On compterait une trentaine de couples en Bretagne.

Les macareux et les guillemots sont assez proches des pingouins.

Source de l’illustration: Nouveau Larousse Illustré (1901)

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Guillemot proche du pingouin

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2014

 

290px-Common_Murre_RWD1Le Guillemot de Troïl, aussi connu sous le nom de Guillemot marmette au Canada est une espèce d’oiseau marin de la famille des alcidés.

À première vue, le guillemot marmette ressemble à un petit manchot. Il se tient d’ailleurs debout comme un manchot lorsqu’il est à terre. Les adultes mesurent de 38 à 46 cm de longueur, avec une envergure d’aile de 61 à 73 cm. Ils ont la tête, le dos et les ailes brun foncé, presque noirs, et le dessous du corps blanc. Leur long bec foncé est mince et pointu et leur queue, également foncée, est courte et arrondie. Certains individus de l’Atlantique nord présentent la forme dite « bridée », avec un cercle oculaire blanc et une ligne blanche qui s’étire derrière l’œil. Le plumage d’hiver est presque identique, sauf que la gorge et les joues deviennent blanches et une ligne foncée apparaît derrière l’œil.

Le guillemot marmette niche sur des îles, des rivages, des falaises et des pitons rocheux sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique nord, en Amérique du Nord et en Europe de l’ouest. Pendant la période de reproduction, on le retrouve sur la côte nord du Pacifique en Alaska, en Colombie-Britannique et vers le sud jusqu’au centre de la Californie et le nord du Japon, ainsi que sur les côtes de l’Atlantique nord, du Labrador jusqu’en Nouvelle-Écosse, et de la Norvège jusqu’au Portugal. En France, quelques couples nichent encore dans la réserve du Cap Sizun, dans le Finistère, dans la réserve naturelle des Sept-Îles au large de Perros Guirec ainsi que dans les falaises du Cap Fréhel dans les Côtes-d’Armor.

Certains oiseaux sont des résidents permanents, mais pendant l’hiver, les oiseaux nordiques migrent vers le sud pour trouver des eaux libres de glace jusqu’en Nouvelle-Angleterre, au sud de la Californie et à l’ouest de la Méditerranée.

Le guillemot marmette est une espèce qui passe presque tout son temps en mer, sauf pendant la période de reproduction. Il cherche sa nourriture en « volant » littéralement sous l’eau à l’aide de ses puissantes ailes. Il se nourrit surtout de petits poissons de banc (200 mm de long au maximum), mais aussi de quelques crustacés, de vers marins et de calmars. Il plonge souvent jusqu’à 30 m de profondeur, mais on a enregistré des plongeons de plus de 150 m.

Cet oiseau niche généralement en colonies denses et pond son unique œuf directement sur le roc ou le sol. Les œufs ont la forme d’une poire, de telle façon qu’ils pivotent sur eux-mêmes lorsqu’ils sont dérangés, et ne tombent pas en bas de la falaise. Leurs couleurs et leurs motifs varient, probablement pour aider les adultes à les reconnaître. Dès qu’il atteint deux semaines, le jeune n’est plus gavé (de poissons) au nid par ses parents. C’est sur l’eau que ses parents le nourriront jusqu’à l’achèvement de sa croissance (la taille d’un gros canard), vers la fin de l’été.

Le guillemot de Troïl s’installe volontiers en colonies à mi-hauteur des falaises.

On ne trouve plus en France que 150 couples, confinés aux côtes nord de la Bretagne, où la pollution pétrolière les menace gravement. Aux îles Britanniques, c’est, avec 570 000 couples nicheurs, l’oiseau de mer le plus commun. Après quelques migrations vers le sud, les adultes deviennent presque sédentaires.

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Gorfou doré ou Manchot

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2014

 

220px-Macaroni_(js)1Le gorfou doré ou gorfou macaroni, est une espèce d’oiseaux de l’ordre des Sphenisciformes vivant près de l’Antarctique. Comme les autres gorfous, il se distingue desmanchots par une touffe de plumes jaunes de chaque côté de sa tête, appelée « aigrette ». Sa tête et son dos sont noirs alors que son ventre est blanc. Les adultes pèsent en moyenne 5,5 kilogrammes et mesurent 70 centimètres de long. Les mâles et les femelles ont une apparence relativement semblable, même si le mâle est plus gros avec un bec plus long. Comme tous les membres de sa famille, il est incapable de voler. Son corps fuselé contribue à son hydrodynamisme tandis que ses ailes raides et aplaties lui servent de nageoires.

Son alimentation est composée de crustacés (principalement du krill), de petits poissons et de céphalopodes. En raison de son abondance, le gorfou doré est le principal consommateur avien d’aliments d’origine marine. Il mue une fois par an et passe alors trois ou quatre semaines à terre avant de retourner à l’eau.

La reproduction a lieu pendant les mois d’été. Après celle-ci, les gorfous dorés se dispersent dans les océans. C’est le sphéniscidé le plus abondant dans le monde, avec une population atteignant les 18 millions d’individus. Une colonie de gorfous dorés peut comporter plus de 100 000 individus. Néanmoins, depuis les années 1970, les populations déclinent, ce qui a valu une reconsidération du statut de conservation de l’espèce.

Le gorfou doré est un gros sphéniscidé possédant une touffe de plumes appelée « aigrette » de chaque côté de la tête dont la morphologie générale est proche de celle des autres membres du genre Eudyptes. Un adulte mesure environ 70 centimètres de longueur. Sa masse varie suivant la période de l’année. Les mâles pèsent environ 3,3 kilogrammes après avoir couvé, 3,7 kilogrammes après avoir mué et 6,4 kilogrammes avant d’avoir mué.

Les mâles et les femelles ont un aspect similaire, même si les mâles sont légèrement plus gros. Leur bec est également plus grand avec une longueur moyenne de 6,1 centimètres pour le mâle contre 5,4 centimètres pour la femelle. C’est cette caractéristique que l’on utilise pour différencier rapidement mâle et femelle.

Les jeunes gorfous dorés se distinguent par le fait qu’ils sont moins grands et qu’ils ont un bec plus petit, plus terne et presque brun. Le plumage de leur menton et de leur gorge est gris foncé et leurs aigrettes sont peu développées, voire absentes. Ils ne possèdent en général que quelques plumes jaunes éparses. L’aigrette est totalement développée à partir de l’âge de 3-4 ans, un an ou deux avant la maturité sexuelle.

La tête, le menton et les parties supérieures du gorfou doré sont noirs alors que le ventre et les parties inférieures sont blanches. Le plumage noir a des reflets bleuâtres quand il est récent. En vieillissant, il devient plus brun. L’aigrette jaune du gorfou doré est très remarquable et se déploie horizontalement depuis le milieu du front vers la nuque. La face supérieure des nageoires a une couleur noire bleutée avec un bord de fuite blanc. En dessous, les nageoires sont principalement blanches avec une extrémité et un bord d’attaque noir. Le bec, renflé, a une couleur proche de l’orange et du marron. L’iris est rouge et une zone de peau nue rose se trouve sous l’œil, à la base du bec. Les pattes et les pieds sont roses.

Les gorfous dorés muent une fois par an pour remplacer leurs vieilles plumes. Ils passent environ deux semaines à accumuler de la graisse avant de muer car ils ne se nourrissent pas pendant la mue, ne pouvant pas, en l’absence de plumes, aller dans l’eau pour chercher leur nourriture. Ils restent donc à terre durant trois à quatre semaines en attendant le renouvellement du plumage.

Une fois la période de mue terminée, les gorfous dorés retournent à la mer et se regroupent en colonies durant le printemps austral (octobre) pour s’accoupler.

Vocalisations

Les vocalisations des gorfous dorés sont similaires à celles des autres manchots à aigrettes. Ils sont spécialement bruyants dans les colonies quand ils établissent leur territoire et quand ils forment les couples. Ils redeviennent plus calmes quand ils couvent. Pendant cette période, les partenaires utilisent les appels lorsqu’ils se relaient pour assurer la couvaison et donner leur position. Un individu qui veut appeler son partenaire se trouve en compétition avec les vocalisations potentielles d’un millier d’autres oiseaux et doit composer avec un environnement au bruit de fond important et peu d’indices visuels. Des études sur le terrain suggèrent que les gorfous dorés parviennent à communiquer grâce à une signature acoustique unique propre à chaque oiseau. Les vocalisations enregistrées dans les colonies de Géorgie du Sud ont un rythme plus rapide et une hauteur plus basse que celles des îles Kerguelen et des îles Crozet.

À l’instar des autres espèces de manchots, le gorfou est un animal social lors de la couvaison et pour l’alimentation ; les colonies de gorfous dorés sont parmi les plus grandes et les plus densément peuplées de toutes les colonies de manchots. Hors de la saison de reproduction, les gorfous dorés sont pélagiques, ils se dispersent dans les océans à partir du mois d’avril ou du mois de mai jusqu’au mois d’octobre. En 2009, une étude menée par une équipe française dirigée par le scientifique Charles-André Bost a découvert que les gorfous dorés des îles Kerguelen se dispersaient à l’est sur une zone de plus de 3 millions de km². Grâce à des capteurs de géolocalisation, 12 individus ont été suivis sur plus de 10 000 kilomètres sur cette période et se sont répartis entre les latitudes 47 à 49° sud et les longitudes 70 à 110° est dans l’océan Indien sans revenir une seule fois à terre. Dans cette zone, connue sous le nom de convergence antarctique, le krill est absent.

220px-Eudyptes_chrysolophus1_(South_Georgia)Le fait de vivre en colonie mène les gorfous dorés à interagir entre eux, que ce soit visuellement ou vocalement. Ainsi, pendant la saison des amours, les colonies sont très bruyantes, le calme revenant quand les mâles vont chercher la nourriture sous l’eau. Il arrive que les gorfous dorés se battent entre eux avec leurs nageoires et leurs becs, essayant de frapper la nuque de leur adversaire pour les faire tomber.

On peut également observer des gorfous dorés traversant leur colonie le cou et la tête rentrés dans les épaules, les nageoires en avant, ce qui est une marque de soumission. Quand ils couvent, ils rentrent également le cou et la tête dans les épaules.

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Manchot de Humboldt

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

290px-Spheniscus_humboldti_(Humboldt-Pinguine_-_Humboldt_Penguins)_-_Weltvogelpark_Walsrode_2013-01Le Manchot de Humboldt est une espèce de manchot appartenant à la famille des Spheniscidae et vivant en Amérique du Sud dans les zones côtières du Pérou et du Chili. Ses parents les plus proches sont le manchot de Magellan et le manchot des Galapagos.

Ils ont une taille moyenne pour les manchots qui est de 65 à 70 cm de long et un poids de 4,7 kg. Ils ont une tête noire, avec un bande blanche qui commence derrière les yeux et descend jusqu’à la gorge. Les manchots de Humboldt nichent sur les îles et côtes rocheuses où ils utilisent parfois les éraflures et les grottes.

Le statut actuel de ce manchot est vulnérable en raison d’une diminution de la population causée par la sur-pêche. Historiquement, il fut aussi victime de l’exploitation du guano et subit aussi la destruction de son habitat. La population actuelle est estimée à 8 000 individus.

Les manchots de Humboldt du zoo de Bremerhaven ont défrayé la chronique médiatique en 2005 car les mâles formaient des couples homosexuels. La direction du zoo a fait venir des femelles de Suède et des associations gays et lesbiennes ont dénoncé là une volonté de « modifier l’orientation sexuelle » des animaux. Certains couples hétérosexuels se sont formés à la suite de cette mesure à côté des couples « gays ».

Ses Prédateurs

  • Orque
  • Phoque léopard (qui peut engloutir jusqu’à 15 manchots par jour).
  • Otarie
  • Renard
  • Serpent
  • Autres oiseaux (comme le pétrel géant)

Les espèces suivantes s’attaquent plus aux oeufs qu’aux manchots adultes :

  • Chat sauvage ou domestique
  • Les mustelidés tels que les : hermine, belette et fouine
  • Rat et souris

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Manchot d’Antarctique

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

290px-Manchot_Adelie_-_Adelie_Penguin

Le Manchot Adélie est une espèce de manchots vivant en Antarctique. C’est une des trois espèces du genre Pygoscelis et une des rares espèces de manchots à avoir un plumage de queue saillant, ce qui lui a valu le nom de « manchot à longue queue ».

En 1841, les naturalistes Jacques Bernard Hombron et Honoré Jacquinot ont récolté les premiers spécimens de cette espèce en Terre Adélie, d’où son nom, au cours de l’expédition Dumont d’Urville.

Le manchot Adélie pèse entre 3,2 kg et 3,5 kg en temps normal, mais il peut atteindre 7 kg (mâle) ou 6,5 kg (femelle) en accumulant de la graisse sous-cutanée au moment de la reproduction et de la mue. Il mesure entre 60 cm et 70 cm, dans la moyenne des espèces de manchots. Le dimorphisme sexuel est peu prononcé, mais les mâles sont légèrement plus grands que les femelles. Son poids est compris entre 3,8 et 6,8 kg pour une taille de 75 cm.

Les adultes portent un plumage blanc à la gorge, l’estomac et sous les nageoires. Ils ont aussi des cercles orbitaux de cette couleur. Le reste du plumage est noir bleuté après la mue, puis noir de jais. Ils possèdent une petite crête érectile, un bec noir largement emplumé et une longue queue.

Par rapport aux adultes, les juvéniles présentent un plumage blanc sous la tête qu’ils gardent jusqu’à leur première mue vers 14 mois. Les oisillons portent un plumage bleuté alors que les juvéniles de l’année précédente le portent noir. Les cercles orbitaux ne sont pas marqués.

L’espèce est présente et commune sur toute la côte antarctique et les îles voisines (Shetland du Sud, Orcades du Sud, Sandwich du Sud, Bouvet, Pierre 1er et Balleny). La population totale de l’espèce était estimée à environ 2 445 000 couples répartis sur 161 colonies auxquels il faut rajouter les oiseaux ne se reproduisant pas. L’île de Ross abrite une colonie d’un million d’individus environ et l’île Paulet une de deux cent mille. Ces dernières décennies, l’espèce a profité du recul des glaces et de l’augmentation de la taille des polynies (des zones libres de glace grâce aux vents ou aux courants) qui leur facilitent l’accès à la mer (et donc à leur nourriture) et la nidification. Cependant, dans les zones les plus au nord, le recul des glaces a pour conséquence le remplacement du manchot Adélie par d’autres espèces.

Du point de vue génétique, il existe deux populations de l’espèce. L’une d’elles réside exclusivement sur l’île de Ross tandis que la seconde est répartie dans tout l’Antarctique. Le fait que l’espèce perde ses tendances philopatriques quand les conditions météorologiques ne sont pas clémentes permet à l’espèce de garder une mixité génétique plus élevée que celle des autres espèces d’oiseaux marins.

Au moment de la reproduction, les manchots établissent leurs colonies sur des terrains disposant d’un accès facile à la mer et non recouverts par la glace afin de pouvoir trouver les galets qu’ils utilisent pour leurs nids. Une colonie peut être composée de quelques dizaines de couples jusqu’à plusieurs centaines de milliers. Six colonies dépassent les 200 000 individus. La population des colonies comprend aussi des individus ne se reproduisant pas (environ 30 %) comme les jeunes de l’année précédente.

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La pie n’est pas une voleuse

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

Le Point.fr 

Selon des spécialistes britanniques du comportement animal, non seulement l’oiseau n’est pas attiré par ce qui brille, mais il s’en méfie.

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Ce malheureux oiseau souffrait d’une mauvaise réputation. Des légendes rurales l’accusaient de voler des clés, des bijoux, ou des bibelots dorés… Voici enfin son honneur réhabilité. Contrairement à ce qu’assurent le bon sens populaire, un opéra de Rossini et un fameux album de Tintin, la pie n’est pas voleuse. Elle ferait même preuve d’une méfiance instinctive vis-à-vis des objets qui lui paraissent insolites, suggère une étude britannique. Simplement « pie bavarde » pour les ornithologues, l’oiseau noir et blanc (Pica pica) est pourtant considéré depuis des siècles comme un affreux kleptomane qui ne peut s’empêcher de dérober bijoux et autres menus objets clinquants pour les entasser dans son nid. Une mauvaise réputation totalement injustifiée, même s’il arrive bien à la pie de subtiliser des proies à d’autres oiseaux plus petits qu’elle (un comportement largement répandu chez de nombreuses espèces), estiment des chercheurs de l’université britannique d’Exeter spécialisés dans l’étude du comportement animal.

Ces scientifiques ont mené sur le campus de leur université une série d’expériences avec des pies provenant d’un refuge et avec des pies sauvages. Les oiseaux ont été mis en présence d’objets brillants et mats, et leurs réactions enregistrées et analysées. « Nous n’avons trouvé aucune preuve montrant que les objets brillants attirent irrésistiblement les pies. Au contraire, tous ces objets ont suscité une réaction de néophobie – la peur des objets nouveaux – chez les oiseaux », résume Toni Shepard, auteur principal de l’étude, publiée dans la revue Animal Cognition

Anecdotique

Les chercheurs ont d’abord habitué les pies à la présence humaine sur huit sites différents du campus d’Exeter. Puis, après des tests de contrôle, ils ont placé sur le sol deux tas de noix ainsi que deux tas d’objets (vis métalliques, anneaux et un petit rectangle d’aluminium) à 30 cm de distance. La moitié des vis et des anneaux était peinte en bleu mat, l’autre moitié ainsi que la feuille d’aluminium gardant sa teinte argentée et brillante. En 64 tests au total, les pies ne se sont intéressées aux objets brillants qu’à deux reprises seulement, saisissant un anneau argenté pour le rejeter immédiatement. Les oiseaux ignoraient voire évitaient autant les objets brillants que bleus, et ils adoptaient souvent un comportement méfiant à proximité de ces tas d’objets inconnus.

« Nous pensons que ce sont les humains qui remarquent quand une pie ramasse des objets brillants, parce qu’ils pensent qu’elle les trouve attirants. Mais lorsque les pies interagissent avec des choses plus anodines, cela passe inaperçu. Il est probable que le folklore qui entoure les pies ne s’appuie pas sur des preuves mais soit le résultat d’une généralisation culturelle à partir de faits anecdotiques », explique Toni Shepard.

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Le corbeau – Edgar Allan POE

Posté par othoharmonie le 15 août 2014

 

Posté par leblogdegaudius le 14 août 2014

J’aimerais vous faire partager une vidéo sur un poème d’Edgar Allan Poe: « Le corbeau ». C’est un magnifique travail élaboré par Fred DAREVIL. Laissez-vous imprégner par l’ambiance sonore, et porter par les mots, l’intonation, le débit, plongez dans les affres d’une âme tourmentée si bien rendues par une voix inspirée. (si vous êtes intéressés par d’autres vidéos de ce style, je vous mets le lien de sa chaîne: http://www.youtube.com/user/FredDarevil )

 Image de prévisualisation YouTube

Vous pouvez également suivre la traduction de Stéphane MALLARME ci-dessous

 

téléchargement (1)

Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié — tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre — cela seul et rien de plus.

Ah ! Distinctement je me souviens que c’était en le glacial Décembre : et chaque tison, mourant isolé, ouvrageait son spectre sur le sol. Ardemment je souhaitais le jour — vainement j’avais cherché d’emprunter à mes livres un sursis au chagrin — au chagrin de la Lénore perdue — de la rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore : — de nom pour elle ici, non, jamais plus !

Et de la soie l’incertain et triste bruissement en chaque rideau purpural me traversait — m’emplissait de fantastiques terreurs pas senties encore : si bien que, pour calmer le battement de mon cœur, je demeurais maintenant à répéter « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée, à la porte de ma chambre — quelque visiteur qui sollicite l’entrée, à la porte de ma chambre ; c’est cela et rien de plus. »

Mon âme devint subitement plus forte et, n’hésitant davantage « Monsieur, dis-je, ou Madame, j’implore véritablement votre pardon ; mais le fait est que je somnolais et vous vîntes si doucement frapper, et si faiblement vous vîntes heurter, heurter à la porte de ma chambre, que j’étais à peine sûr de vous avoir entendu. » — Ici j’ouvris, grande, la porte : les ténèbres et rien de plus.

Loin dans l’ombre regardant, je me tins longtemps à douter, m’étonner et craindre, à rêver des rêves qu’aucun mortel n’avait osé rêver encore ; mais le silence ne se rompit point et la quiétude ne donna de signe : et le seul mot qui se dit, fut le mot chuchoté « Lénore ! » Je le chuchotai — et un écho murmura de retour le mot « Lénore ! » — purement cela et rien de plus.

Rentrant dans la chambre, toute mon âme en feu, j’entendis bientôt un heurt en quelque sorte plus fort qu’auparavant. « Sûrement, dis-je, sûrement c’est quelque chose à la persienne de ma fenêtre. Voyons donc ce qu’il y a et explorons ce mystère — que mon cœur se calme un moment et explore ce mystère ; c’est le vent et rien de plus. »

Au large je poussai le volet ; quand, avec maints enjouement et agitation d’ailes, entra un majestueux Corbeau des saints jours de jadis. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta ni n’hésita un instant : mais, avec une mine de lord ou de lady, se percha au-dessus de la porte de ma chambre — se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre — se percha, siégea et rien de plus.

Alors cet oiseau d’ébène induisant ma triste imagination au sourire, par le grave et sévère décorum de la contenance qu’il eut : « Quoique ta crête soit chenue et rase, non ! Dis-je, tu n’es pas pour sûr un poltron, spectral, lugubre et ancien Corbeau, errant loin du rivage de Nuit — dis-moi quel est ton nom seigneurial au rivage plutonien de Nuit. » Le Corbeau dit : « Jamais plus. »

Je m’émerveillai fort d’entendre ce disgracieux volatile s’énoncer aussi clairement, quoique sa réponse n’eût que peu de sens et peu d’à propos ; car on ne peut s’empêcher de convenir que nul homme vivant n’eut encore l’heur de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre — un oiseau ou toute autre bête sur le buste sculpté, au-dessus de la porte de sa chambre, avec un nom tel que : « Jamais plus. »

Mais le Corbeau, perché solitairement sur ce buste placide, parla ce seul mot comme si, son âme, en ce seul mot, il la répandait. Je ne proférai donc rien de plus : il n’agita donc pas de plume — jusqu’à ce que je fis à peine davantage que marmotter « D’autres amis déjà ont pris leur vol — demain il me laissera comme mes Espérances déjà ont pris leur vol. » Alors l’oiseau dit : « Jamais plus. »

Tressaillant au calme rompu par une réplique si bien parlée : « Sans doute, dis-je, ce qu’il profère est tout son fonds et son bagage, pris à quelque malheureux maître que l’impitoyable Désastre suivit de près et de très près suivit jusqu’à ce que ses chansons comportassent un unique refrain ; jusqu’à ce que les chants funèbres de son Espérance comportassent le mélancolique refrain de « Jamais — jamais plus. »

Le Corbeau induisant toute ma triste âme encore au sourire, je roulai soudain un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; et m’enfonçant dans le velours, je me pris à enchaîner songerie à songerie, pensant à ce que cet augural oiseau de jadis — à ce que ce sombre, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau de jadis signifiait en croassant : « Jamais plus. »

Cela, je m’assis occupé à le conjecturer, mais n’adressant pas une syllabe à l’oiseau dont les yeux de feu brûlaient, maintenant, au fond de mon sein ; cela et plus encore, je m’assis pour le deviner, ma tête reposant à l’aise sur la housse de velours des coussins que dévorait la lumière de la lampe, housse violette de velours dévoré par la lumière de la lampe qu’Elle ne pressera plus, ah ! Jamais plus.

L’air, me sembla-t-il, devint alors plus dense, parfumé selon un encensoir invisible balancé par les Séraphins dont le pied, dans sa chute, tintait sur l’étoffe du parquet. « Misérable, m’écriai-je, ton Dieu t’a prêté — il t’a envoyé, par ces anges, le répit — le répit et le népenthès dans ta mémoire de Lénore ! Bois ! Oh ! Bois ce bon népenthès et oublie cette Lénore perdue ! » Le Corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète, dis-je, être de malheur ! Prophète, oui, oiseau ou démon ! Que si le Tentateur t’envoya ou la tempête t’échoua vers ces bords, désolé et encore tout indompté, vers cette déserte terre enchantée — vers ce logis par l’horreur hanté : dis-moi véritablement, je t’implore ! Y a-t-il du baume en Judée ? — dis-moi, je t’implore. » Le Corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Prophète, dis je, être de malheur ! Prophète, oui, oiseau ou démon ! Par les Cieux sur nous épars — et le Dieu que nous adorons tous deux — dis à cette âme de chagrin chargée si, dans le distant Eden, elle doit embrasser une jeune fille sanctifiée que les anges nomment Lénore — embrasser une rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore. » Le Corbeau dit : « Jamais plus ! »

« Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin esprit, » hurlai-je, en me dressant. « Recule en la tempête et le rivage plutonien de Nuit ! Ne laisse pas une plume noire ici comme un gage du mensonge qu’a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon ! Quitte le buste au-dessus de ma porte ! Ôte ton bec de mon cœur et jette ta forme loin de ma porte ! » Le Corbeau dit : « Jamais plus ! »

Et le Corbeau, sans voleter, siège encore — siège encore sur le buste pallide de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve, et la lumière de la lampe, ruisselant sur lui, projette son ombre à terre : et mon âme, de cette ombre qui gît flottante à terre, ne s’élèvera — jamais plus !

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Les autres espèces de colibris

Posté par othoharmonie le 4 juin 2014

 

800px-Sparkling_Violet-ear_(Colibri_coruscans)_11La famille des trochilidés (selon les classifications appartenant à l’ordre des apodiformes ou constituant l’unique famille de l’ordre des trochiliformes) réunit une centaine de genres (soumis à de fréquentes modifications). Plus de 330 espèces ont été décrites (338 en 2007), traduisant la diversité des colibris, que les ornithologues répartissent en 2 sous-familles : les trochilinés (colibris typiques), qui réunissent la grande majorité des espèces (environ 300), et les phaethornithinés (ermites), représentés par une trentaine d’espèces seulement.

Les espèces de colibris sont trop nombreuses pour être toutes citées. Celles mentionnées ci-dessous sont les plus représentatives ou les plus spectaculaires. Leurs noms français ont de nombreux synonymes, mais tous les trochilidés pourraient s’appeler colibris tant ils ont de points communs.

3.1. Sous-famille des trochilinés

Cette sous-famille rassemble la grande majorité des espèces : un peu plus de 300, réparties en environ 96 genres. Ces espèces, caractérisées par un dimorphisme sexuel marqué, occupent une aire qui s’étend du nord de l’Amérique du Nord (Alaska, Labrador) au sud de l’Amérique du Sud (Terre de Feu, en Argentine).

Émeraude de Ricord (Chlorostilbon ricordii)

Identification : queue fourchue.

Répartition : Cuba, Bahamas.

Colibri à tête noire (Trochilus polytmus)

Identification : 24 cm, court bec orange, 2 longues rectrices formant traîne croisées en lames de ciseaux, plumage vert, tête noire.

Répartition : Jamaïque, Antilles britanniques.

Coquette paon (Lophornis pavonina)

Identification : 9 cm, bec court, 2 touffes de plumes vertes terminées par une pastille noire sur les joues, de chaque côté de la tête.

Répartition : Guyane.

Coquette à raquettes (Discosura longicauda)

Identification : 2 rectrices externes allongées et réduites au tuyau central en leur milieu.

Répartition : nord de l’Amérique du Sud, à l’est des Andes.

Colibris stricto sensu (Genre colibri)

4 espèces seulement appartiennent au genre Colibri. Ce sont : le colibri de Delphine, Colibri delphinae ; le colibri thalassin, Colibri thalassinus ; le colibri anaïs, Colibri coruscans ; le colibri à oreilles mauves (appelé aussi colibri à ventre blanc), Colibri serrirostris.

Répartition : de l’Amérique centrale au nord de l’Argentine.

Colibri cramoisi, ou colibri topaze (Topaza pella)

Identification : 19 cm, bec assez long, légèrement arqué ; 2 longues plumes croisées à la queue ; plumage rouge moiré de vert, gorge verte.

Répartition : des Guyanes à l’Équateur.

Colibri porte-épée (Ensifera ensifera)

Identification : bec et corps, 11 cm chaque ; plumage vert, tête grenat sombre.

Répartition : Andes, du Venezuela au Pérou.

Colibri géant (Patagona gigas)

Identification : le plus grand des colibris ; 22 cm pour un poids de 20 g ; bec assez long presque droit ; plumage terne brunâtre ou fauve.

Répartition : Andes, de l’Équateur au Chili et à l’Argentine.

Loddigésie admirable (Loddigesia mirabilis)

Identification : 16 cm, corps petit, longue queue à deux plumes centrales allongées et deux plumes plus longues, filiformes sauf à leur extrémité en forme de disque.

Répartition : nord du Pérou.

Colibri sapho (Sappho sparganura)

Identification : 17 cm, bec court, longue queue fourchue à plumes rouges étagées ; plumage vert et rouge.

Répartition : Andes, Bolivie et nord de l’Argentine.

Métallure arc-en-ciel (Chalcostigma herrani)

Identification : 11 cm, bec court et fin, huppe orange, bavette triangulaire.

Répartition : Colombie, Équateur.

Colibri roux (Selasphorus rufus)

Identification : 10 cm, bec court, gorge rouge, dos et ventre orangés, poitrine blanche.

Répartition : nord-ouest des États-Unis et ouest du Canada.

Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris)

Identification : 9 cm, bec court, dos et crâne verts, ventre blanc, gorge du mâle rouge.

Répartition : est des États-Unis et sud du Canada.

Colibri de Costa (Calypte costae)

Identification : 9 cm, bec court légèrement renflé au bout, dos vert, ventre blanc, crâne et double cravate violets.

Répartition : sud des États-Unis, nord-ouest du Mexique.

Colibri d’Hélène (Mellisuga helenae)et colibri verveine (Mellisuga minima)

Identification : les plus petits des colibris et des oiseaux ; en moyenne 6 cm bec compris pour un poids de 2 g environ. C’est le mâle du colibri d’Hélène qui détient le record du plus petit oiseau, avec une taille moyenne de 5,5 cm.

Répartition : Grandes Antilles ; colibri d’Hélène : Cuba et île de la Jeunesse ; colibri verveine : Jamaïque et Haïti.

3.2. Sous-famille des phaethornithinés

Environ 34 espèces d’ermites et de becs-en-faucille, réparties en 6 genres : Phaethornis (genre type de la sous-famille), Eutoxeres, Rhamphodon, Anopetia, Threnetes, Glaucis.

Ces colibris se répartissent du sud du Mexique au nord de l’Argentine.

Ermite à ventre jauni (Phaetornis syrmatophorus)

Identification : 15 cm, long bec recourbé, plumage fauve, reflets verts sur le dos, 2 barres claires encadrent l’œil.

Répartition : Colombie, Équateur.

Ermite à brins blancs (Phaethornis superciliosus)

Identification : 15 cm, long bec recourbé, longue queue dont dépassent des plumes blanches, plumage brun avec des reflets bronze.

Répartition : entre le tropique du Cancer et l’Équateur.

Bec-en-faucille aigle (Eutoxeres aquila)

Identification : 12 cm, bec recourbé presque en demi-cercle, plumage vert et brun.

Répartition : du Costa Rica à l’Équateur.

 

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La Chèvre en littérature

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

 

par Fulbert Dumonteil

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Commençons d’abord par son seigneur et maître, le Bouc : Mauvais caractère, mauvaise odeur et mauvaise réputation ; impudent et impudique, emblême de luxure et de brutalité ; l’air hautain, dédaigneux ; marchant d’un pied d’airain à la tête de son sérail, le front large, les cornes hautes et menaçantes, la barbiche flottante et touffue, les yeux étincelants comme deux boutons d’or ; faisant sonner sa clochette d’un air vainqueur, enveloppant enfin son harem fringant d’un regard oblique et farouche. Vindicatif et sournois, tyrannique et débauché, opiniâtre et vaillant, autoritaire et butor, affamé de ronce et de vengeance, n’oubliant rien et bravant tout, assouvissant, un beau jour, dans le sang de son maître, la haine d’une année. Bête, satyre ou diable, tel est le bouc. Eh bien ! malgré ses débauches et ses méfaits, on ne peut lui contester son superbe courage, sa grandeur sauvage, sa majesté satanique, je ne sais quel prestige de réprobation et de fatalité.

Cynique et fier, il secoue sa grosse tête de satyre, comme s’il voulait jeter au vent toutes les légendes diaboliques dont la superstition enroula ses cornes, et il s’avance à travers les buissons et les ravins, avec une résignation hautaine, comme s’il était chargé encore des iniquités d’Israël.

Capricieuse, vagabonde et lascive est la Chèvre.

Douée d’une agilité surprenante, d’une gaieté pittoresque et d’une grâce étrange ; indépendante et hardie comme une fille des abîmes et des glaciers ; paradant dans les jeux du cirque, cabriolant sur les tréteaux, tirant la bonne aventure sur les places publiques, et dansant comme une almée autour de la Esméralda ; la corne en arrière, le nez busqué, la bouche sensuelle et l’oeil brillant ; la patte leste et les moeurs légères, impatiente de la corde, irrégulière de l’étable, dédaigneuse de caresses ; fantaisiste et bizarre, grimpant le long des corniches et se suspendant aux flancs des rochers ; insouciante et friande, avide de voltige et de bourgeons, fléau des bois, ne vivant que pour l’aubépine et la liberté, le salpêtre et l’amour.

La Chèvre est fille de l’Asie et l’on est à peu près d’accord qu’elle descend du Bouquetin oegagre, qui habite les chaînes du Caucase.

Répandue sur le globe entier, elle rend à l’homme d’importants services, en lui donnant sa peau, son poil, son lait, sa chair, ses fromages exquis, délices du gourmet et régal du montagnard.

Dans le centre de l’Afrique, la Chèvre est la grande ressource des caravanes et la nourriture capitale de l’indigène : C’est un don royal et un gage d’alliance ; c’est le plat traditionnel des festins barbares. Après les victoires on mange la Chèvre d’honneur et quelquefois aussi les … prisonniers.

Chez nous, la Chèvre est la vache de l’indigent, comme l’âne est le cheval du pauvre, c’est l’hôtesse aimée des cabanes et gâtée des enfants. Combien de fois n’a-t-elle pas prêté le secours de ses riches mamelles au sein tari d’une mère, et rempli tous les devoirs d’une bonne nourrice.

Épouse un peu légère, la Chèvre est une mère excellente. Il faut la voir au milieu de ses cabris jouant, exécuter pour leur plaire des cabrioles audacieuses qui ne sont plus de son âge. Il faut l’entendre quand on lui a ravi ses petits, appeler ses chers chevreaux de cette voix navrante, presque humaine, qui a l’air d’un sanglot.

La domestication de la Chèvre remonte aux temps les plus reculés. Sa place est marquée dans la Genèse et ses cornes se profilent sur les monuments de la vieille Égypte. Le plaintif Jérémie se fait suivre d’une Chèvre comme une simple cocotte de Bougival, et la reine de Saba amène à Salomon un troupeau de Chèvres blanches comme le lait. Enfin, si une louve allaita Romulus, Alexandre-le-Grand fut nourri par une Chèvre tout comme M. Thiers.

Parmi les Chèvres exotiques, je vous montrerai d’abord la Chèvre angora, couverte d’une toison magnifique, longue, fine, ondulée ; elle semble vêtue de soie. C’est une bête aristocratique et bien posée, fière de sa valeur industrielle, élégante et grave, drapée, pour ainsi dire, dans sa richesse et sa beauté.

Bien différente est la chèvre d’Égypte, un prodige de laideur. Sa tête étrange semble détachée d’une momie ou sortie d’un bocal à esprit de vin : des oreilles pendantes, comme cassées, des yeux blancs à fleur de tête, le nez bossu, la bouche oblique, les lèvres disjointes, et des dents grimaçantes plus jaunes qu’un chapelet du temps de Mahomet.

Voici les petites Chèvres naines du Sénégal, des miniatures de délicatesse et de grâce, des merveilles d’agilité. On dirait de leurs cornes un fuseau et de leur barbiche un flocon de soie.

C’est la Chèvre de Lilliput. Son lait est un trésor inépuisable, sa vie une cabriole éternelle. Bondissant comme un Chamois ou faisant pivoter sa jolie tête blanche sur ses épaules noires, elle s’en va dans les forêts vierges, brouter les feuilles parfumées des mimosas parmi les singes et les écureuils, stupéfaits de son agilité.

Je vous présente enfin la plus illustre et la plus précieuse de toutes les espèces ; la Chèvre de Cachemire. Elle ne porte point de châle ; mais sous ses longs poils soyeux elle cache un duvet floconneux et doux, d’une finesse incomparable qui sert à tisser ces étoffes magnifiques qui ont fait sa réputation et sa gloire.

N’oublions pas que la Chèvre a trouvé le café.

Un jeune berger appelé Kaldi s’aperçut, un jour, qu’après s’être repues avec délices de certains fruits inconnus, ses Chèvres se livraient aussitôt à des cabrioles extravagantes.

Kaldi s’empressa de goûter aux fruits merveilleux et partagea incontinent la gaieté de son troupeau.

Au même instant un moine vint à passer, qui se trouva bien surpris de tomber en plein bal. Une trentaine de Chèvres exécutaient un cotillon fantastique tandis que le bouc, droit sur ses pattes et les cornes inclinées, décrivait gravement un cavalier seul, en face du berger qui figurait une espèce de chaîne des dames.

Le bon moine s’informe du motif de cette fureur chorégraphique, et Kaldi lui raconte sa découverte.

La piété n’exclut pas les instincts gastronomiques. Ceux du moine étaient grands : il imagina de faire bouillir les fruits du berger et cette décoction ingénieuse donna le café.

Le café et le cachemire, la plus riche des étoffes et la plus exquise des boissons, n’est-ce pas assez pour faire pardonner à la Chèvre ses caprices, sa gourmandise et ses moeurs légères !

Mais voici le bouc de Judée qui vient tout à coup dresser, au milieu des ruines, sa tête souveraine, couronnée de deux épées.

Animal superbe et redoutable, il s’avance avec la double majesté d’un patriarche et d’un sultan ; puis il s’arrête fièrement, campé sur ses pieds d’airain, la tête haute, le front altier, l’aspect abrupt, les cornes immenses, droites et minces : deux lances tournées vers le ciel.

Son jarret est de bronze et son oeil une flamme ; son front est de granit, il frappe, pare, ébranle, riposte, assomme, c’est une massue et un bouclier, une enclume, un maillet.

Quand il passe, taciturne et sombre, à la tête de son troupeau errant, on dirait qu’il mène ses Chèvres étiques en captivité.

1ADépaysé autour même de son berceau, il apparaît comme un maudit, comme un étranger sur ce sol déshérité qu’il foule depuis trois mille ans.

Agenouillé dans la poussière, il semble, avec son grand oeil jaune, suivre à l’horizon l’image flottante de Moïse ou de Mahomet ; puis, il s’en va, suivi de cinq ou six esclaves, brouter les buissons du Sinaï, ou l’herbe desséchée qui penche sur le tombeau des rois. Relevant tout à coup sa tête farouche comme s’il voulait secouer l’antique malédiction et le soleil de feu qui pèsent sur son front, il frappe les cailloux de son pied nerveux, espérant peut-être, dans cette terre de prodiges, faire jaillir une source des rochers. Quand vient le printemps, le Bouc de Judée se forme un harem au milieu des bruyères et des myrtes sauvages et malheur au Moabite ou au Philistin qui oserait l’approcher !

La guerre se mêle toujours à ses amours : ce sont des combats renouvelés des temps héroïques, des luttes épouvantables ; le vieux sol d’Israël résonne sourdement sous les pieds des rivaux et l’on entend, au loin, comme un cliquetis d’épées, un bruit de cornes retentissantes qui épouvantent les vautours du Sinaï.

Voici les adversaires aux prises, tête contre tête, cornes contre cornes, pied contre-pied ; immobiles, attentifs et tout à coup ils se lâchent, s’éloignent à pas lents et graves, se retournent, se regardent, se défient du pied qui frappe, de la corne qui s’incline, du regard qui brille, et s’élancent avec furie.

Ce sont des attaques impétueuses et des bonds effroyables, des coups de tête à ébranler les murs de Béthulie, des coups de cornes à briser les portes de Jéricho.

Tantôt, le vaincu reste, gisant sur le sol ensanglanté et ce n’est plus qu’un cadavre ; tantôt un coup de corne, décidant de la victoire, l’envoie dans un ravin où le chacal du désert, sanglotant dans les ténèbres, viendra, à pas timides, lui dévorer les os.

Complétons cette galerie de famille par une esquisse du Chevrotin de l’Himalaya, vulgairement appelé Porte-musc.

Ce gentil animal est bien le membre le plus étrange et le plus curieux de la grande famille des Chèvres.

C’est un parfumeur doublé d’un acrobate, il saute ou il distille. Sur son blason de bête il porte un alambic et un trapèze.

C’est un montagnard austère et libre qui dédaigne les plaines et les collines. Il lui faut un glacier pour piédestal, les neiges pour tapis, l’infini pour horizon. Il n’est pas grand, ce gracieux Chevrotin, mais c’est à six mille mètres au-dessus du niveau de la mer qu’il campe, sur son trône de glace.

C’est là-haut que le chasseur intrépide s’en va chercher le roi des parfums, le musc de l’Himalaya dont une once ne coûte pas moins de trente francs dans les bazars de Calcutta.

Des oreilles droites et longues, effilées ; la tête petite et fine, un bel oeil noir bravant l’éclat des neiges et le feu des éclairs ; un regard infaillible qui découvre l’insecte dans la mousse et sonde le fond des abîmes ; un corps léger, pointillé de taches blanches reposant sur quatre aiguilles et un pied si délicat, si mignon qu’il pourrait entrer, sans la briser, dans une coquille d’oeuf.

Ce Chevrotin n’a pas de cornes ; mais, en revanche, sa mâchoire est ornée de deux défenses qui se projettent dans le vide. Avec son front nu et sa mâchoire armée, le porte-musc a l’air d’un animal en train de dévorer ses cornes.

C’est près du nombril, dans une petite poche, que le Porte-musc recèle le parfum délicat auquel il a donné son nom.

Le mâle seul possède cette bourse précieuse que le chasseur arrache aussitôt que sa victime est atteinte, avec une avidité infernale, lui prenant du même coup la bourse et la vie !

La vivacité du Chamois égale à peine l’agilité du Chevrotin de l’Himalaya. Il ne connaît point le vertige, mais sa vue le donne. Comme un oiseau, comme un trait, il traverse l’espace, bondit de rocher en rocher, saute par-dessus les ravins et les abîmes, se joue au bord des précipices et se perd dans les cîmes comme l’aigle dans les nues.

Une seule chose peut le suivre dans cette effrayante voltige : l’oeil de l’homme.

Une seule chose peut l’atteindre dans ce galop aérien : une balle.

Quand il ne bondit plus c’est qu’il est tombé. Ne dites pas qu’il a été moins rapide que le plomb du chasseur. Le plomb et lui se sont rencontrés.

Entre la société et lui, ce gracieux Chevrotin, la plus libre d’entre les bêtes libres, a mis une barrière infranchissable : des Chèvres de rochers, des pics inaccessibles, un mur de glace.

Ce n’est certes point un malfaiteur qui fuit, qui se dérobe à de justes châtiments. C’est un petit philosophe qui a ses idées sur la civilisation et qui se retranche derrière ses neiges comme dans le recueillement de ses pensées. C’est un rêveur aimable et doux qui se plaît à contempler de haut, sans ironie et sans dédain, les choses basses de la terre.

Qu’elle est heureuse et libre la petite Chèvre sauvage du Thibet. Que lui manque-t-il ? N’a-t-elle pas l’herbe odorante des montagnes et l’eau bleue des glaciers ? N’a-t-elle pas cette liberté qu’elle aime et qu’elle va chercher jusque dans les nues ? Gymnaste incomparable et passionné, Léotard et Blondin des corniches vertigineuses, des pics et des aiguilles accessibles à son pied seul, elle passe sa vie dans une voltige éternelle, ayant pour spectateurs les aigles et les vautours, pour orchestre le bruit des cascades et des torrents, et pour cirque l’Hymalaya.

Et, du haut de son trône de glace, le petit Chevrotin musqué voit défiler à ses pieds tous ces habitants de la montagne qu’il domine et qu’il prend, sans doute, en pitié.

N’est-il pas invulnérable et comme inaccessible lui-même en son gîte aérien ? Non ! Sans parler de l’homme avec qui il n’y a ni sécurité ni liberté, le Chevrotin de l’Hymalaya, comme le Chamois des Pyrénées et le Bouquetin à peu près disparu des Alpes, a un ennemi implacable qui plane sans cesse sur sa tête comme une autre épée de Damoclès : c’est le grand vautour du Thibet.

Ce despote des airs le guette, le suit, le surprend dans ses contemplations ou dans ses jeux, s’abat comme un bloc, l’étourdit du bruit de ses ailes, l’aveugle de son bec, lui brise le crâne, lui ouvre le flanc, lui déchire le coeur et il ne reste bientôt plus que des os épars dans la neige rougie.

La Sarigue a une poche où elle met ses petits. – C’est un berceau vivant.

L’Araignée-Loup a aussi une poche qu’elle a filée, où elle dépose ses oeufs. – C’est un nid de satin.

Des reptiles terribles ont encore une poche où ils secrètent leur venin. – C’est la mort.

Le Cousin possède également une poche en forme de trompe où il loge ses aiguillons. – C’est une trousse à lancettes.

La Mangouste porte à son cou une pochette remplie d’une liqueur dont elle sait se désaltérer quand l’atmosphère est étouffante. – C’est une gourde.

Le Pélican enfin a reçu de la nature une vaste poche où il met son poisson en réserve. – C’est un garde-manger.

Le Chevrotin de l’Himalaya renferme dans sa poche le trésor de ses parfums. – C’est un flacon de toilette.

Pour lui, c’est sa gloire et son souci, c’est sa richesse, c’est sa mort.

A2Pareil à ces victimes qu’on tue pour leur or ou qu’on persécute à cause de leur génie, le petit Porte-musc périt par son mérite et sa renommée. Ce qui fit sa gloire fait sa perte.

Elle cachait un trésor dans son sein, la douce bête des montagnes, et la main de l’homme est venue l’arracher à ses entrailles fumantes.

Qu’importe ! Est-ce qu’un parfum ne vaut pas une vie ! Est-ce que les belles créoles de Calcutta se soucieraient du martyre d’un Chevrotin dont la cruelle agonie a sué de délicieuses senteurs ! Est-ce qu’elles s’informeront des flots de sang qu’a coûtés une goutte de parfum !

Depuis la Chèvre de Cachemire jusqu’au Bouc de Judée, nous avons vu passer les plus illustres et les plus pittoresques de la grande famille Caprine, les uns drapés de fine laine, les autres vêtus de soie, presque tous encornés superbement ; ceux-ci laitiers incomparables, ceux-là fabricants renommés de fromages ou fournisseurs ordinaires de ces portefeuilles ministériels qui s’usent si vite.

Eh bien ! c’est pour la Chèvre de nos pays que je garde mes sympathies. Pour la Chèvre qui nourrit le montagnard des Alpes ou des Pyrénées, le paysan des monts d’Auvergne ou de mes chères collines du Périgord ; c’est pour la Chèvre bienfaisante et familière des cabanes, qui promène ses puissantes mamelles au milieu des bruyères roses et des genêts d’or, tandis que ses cabris joyeux bondissent au bord des torrents.

J’ai été élevé par une Chèvre et je lui dois, sans doute, cette vivacité capricieuse qui ne m’a guère servi dans ma carrière.

Qu’importe. Je me rappelle que, tout enfant, je mêlais dans mes prières naïves aux noms de mes parents celui de ma nourrice à barbe, restée la compagne de mes jeux.

Sur mes vieux jours, je me souviens encore de Jeannette et je lui consacre ici ces dernières gouttes d’encre, en reconnaissance du lait dont elle me nourrit.

FULBERT DUMONTEIL.

Source : DUMONTEIL, Fulbert (1830-1912) : La Chèvre (1882).

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LES OISEAUX DES VILLES

Posté par othoharmonie le 30 avril 2014

 

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Les oiseaux sauvages vivent tout autour de nous. Pourtant, on sait très peu de choses à leur sujet. En plus d’informer les jeunes dans les écoles, Le Nichoir, centre de réadaptation pour volatiles qui a ouvert ses portes en 1994 à Hudson, fournit tous les soins appropriés aux oiseaux sauvages blessés ou orphelins avant de les relâcher dans leur environnement naturel. Joanie Gagnon, biologiste responsable des soins de l’établissement, a répondu aux questions de La Presse. http://www.lapresse.ca/  

Q : Que doit-on faire quand on trouve un oisillon par terre ?

R : Il faut faire très attention. Souvent, on va recevoir des oiseaux qu’on appelle dans le jargon « kidnappés ». Il arrive fréquemment que les oiseaux sortent de leur nid. Si vous voyez qu’un oisillon a toutes ses plumes, qu’il peut marcher mais pas voler, c’est normal. Ça fait partie de son processus de développement : il doit apprendre à voler sur le sol pendant environ deux semaines alors que ses parents vont continuer à le nourrir. N’enlevez donc pas l’oisillon, sinon ses parents vont le chercher.

Q : Que faire dans les autres cas ?

R : Si vous trouvez un oisillon tombé du nid, qui n’a pas encore de plumes, remettez-le dans son nid. On peut le toucher : c’est un mythe de croire que, si on le touche, ses parents vont sentir l’odeur de l’humain et ne plus l’approcher. Les oiseaux ont un odorat très pauvre !

S’il s’agit d’un oiseau blessé, appelez Le Nichoir ! Apportez-le dans une petite boîte, sans le nourrir ni lui donner de l’eau avant de nous avoir parlé auparavant. Avec la mauvaise nourriture, on peut faire plus mal à l’oiseau même si on veut l’aider. C’est un animal sauvage, alors mettez des gants et lavez vos mains.

N’oubliez pas également qu’il est illégal de garder un oiseau sauvage à la maison.

Q : Doit-on nourrir les oiseaux en hiver ?

R : En hiver, plusieurs espèces vont migrer dans le Sud, d’autres vont rester, comme les pics, les geais bleus, les moineaux, les cardinaux, les mésanges, les pigeons, etc. Il y a aussi des oiseaux qui vivent plus au nord qu’ici et qui vont venir passer l’hiver chez nous, car il y a plus de nourriture, comme les petits juncos noir et blanc. Les insectes, même si on ne les voit pas, sont toujours là, en hibernation sous l’écorce ou entre les branches. Souvent, l’alimentation des oiseaux va changer : ceux qui mangent beaucoup d’insectes vont se nourrir de petits fruits et de graines gardés pour l’hiver.

Les oiseaux iront plus vers les mangeoires en hiver, car c’est plus difficile de trouver de la nourriture, mais les graines ne constituent que 25 % de leur alimentation. Alors ce n’est pas parce que vous ne mettez pas de mangeoires que les oiseaux vont mourir de faim !

Q : Qu’est-ce qu’une bonne mangeoire ?

R : Il est interdit, dans certaines municipalités, de nourrir les pigeons. Alors si vous installez une mangeoire et que les graines tombent, c’est illégal. Appelez votre ville pour connaître la réglementation. Même chose pour les écureuils, alors choisissez des mangeoires auxquelles ils n’ont pas accès.

Attention à l’endroit où vous placerez la mangeoire : il est conseillé de la placer à moins de 3 m de votre fenêtre, ainsi, si l’oiseau décolle et frappe la fenêtre, il ne le fera pas à haute vitesse. Sinon, mettez des collants aux fenêtres pour éviter les accidents.

Installer une mangeoire dans un arbre n’est pas idéal puisque les écureuils vont y accéder.

Idéalement, on peut ajouter un petit buisson à environ 10 pi de la mangeoire pour que l’oiseau se sente en sécurité.

Attention de bien laver la mangeoire une fois par semaine avec de l’eau et de l’eau de Javel.

Et assurez-vous que les graines ne soient pas mouillées, car cela pourrait entraîner des problèmes de santé.

En somme, il faut consacrer du temps. C’est une responsabilité qui doit être prise au sérieux pour ne pas transmettre des maladies.

Q : Que peut-on donner à manger aux oiseaux ?

R : Assurez-vous d’avoir de bons grains, sinon, si les oiseaux ne les aiment pas et ils vont les jeter par terre. Le choix de la nourriture dépend du genre d’oiseau qu’on veut attirer.

Surtout, évitez le pain ! C’est un mythe commun. Le pain est extrêmement pauvre en nutriments : il va remplir l’estomac, mais n’apporte rien à l’oiseau. Il devient collant et peut bloquer le réservoir où les oiseaux stockent leur nourriture dans leur oesophage.

Il reste que faire pousser des plantes qui produisent des baies aide beaucoup plus les oiseaux en hiver.

Q : En ville, quel est le principal prédateur des oiseaux ?

R : Les chats. En mai et en juin, gardez votre compagnon le plus près possible de la maison pour protéger les oiseaux qui essaient de se reproduire en ville.

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Le paon aux couleurs

Posté par othoharmonie le 20 mars 2014

 

Le plumage du paon, du moins celui du mâle, arbore des couleurs et des reflets multiples, parmi les plus belles que l’on puisse observer dans l’ordre des galliformes. Sa parade amoureuse lui fournit l’occasion d’exhiber les multiples éléments le composant. L’instrument principal de sa cour auprès d’une conquête éventuelle est, outre la livrée bleutée aux reflets métalliques qui couvre son cou et son corps, une longue traîne de quelque 100 à 150 plumes qu’il déploie en roue. Les noirs, les bruns et toutes les teintes dérivées dans la gamme du rouge, de l’orange, de l’ocre sont dus à la présence, en concentration variable, d’un pigment foncé, la mélanine (du grec melanos, noir). Les irisations, les teintes aux reflets métalliques, notamment les verts, les bleus et les dorés, proviennent de la diffraction des rayons lumineux. Cette décomposition de la lumière est elle-même assurée par la structure particulière et complexe des éléments constitutifs de la plume, qui agissent comme autant de prismes.

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Faire la roue est la phase essentielle de la parade nuptiale du mâle. Le succès de cette exhibition est possible grâce à la spécificité des longues plumes de la queue. Les plus longues (1,50 m en moyenne) sont celles qui sont implantées le plus en arrière sur le dos de l’oiseau. Elles sont pourvues latéralement de barbes qui, contrairement à la norme, ne sont pas liées entre elles, mais sont lâches sur la majeure partie du tuyau (ou rachis) qui, chez le paon, est particulièrement allongé. Les barbes qui se situent à l’extrémité des plumes forment une sorte de palette terminale où prend place un dessin en forme d’œil appelé ocelle, en raison de sa ressemblance avec un petit œil à pupille noire.

Lors de sa parade, le mâle, tournant sur lui-même, installe d’abord ses pennes parées des ocelles, puis relève en forme de roue les plumes situées à l’arrière de son long cou. Les modifications de nuance des dessins lumineux des grandes plumes dépendent de l’orientation de celle-ci. Leur légèreté permet au mâle de parader plusieurs minutes durant. Les bruyants « frissons » secouant les plumes participent au succès de cette entreprise de séduction.

L’ordre des galliformes, auquel appartient le paon, rassemble environ 250 espèces d’oiseaux terrestres – réparties en 70 genres – de taille variable, petite ou grande, pourvus d’une courte queue presque invisible ou d’un appendice très long selon les espèces, mais qui tous nidifient au sol. Présents sur tous les continents, excepté l’Antarctique, les galliformes regroupent, selon les auteurs, un nombre variable de familles, d’importance numérique inégale. Les 19 espèces de mégapodes d’Asie et d’Australie (famille des mégapodiidés) et les 50 espèces de cracidés en Amérique tropicale et subtropicale sont très éloignées des paons. On admet généralement, à l’heure actuelle, que les autres galliformes rassemblent 3 autres familles : les colins et tocros (famille des odontophoridés), les pintades (famille des numinidés) et les dindons, tétras, lagopèdes et gélinottes, faisans, cailles et paons (famille des phasianidés). Il existe toutefois un débat quant à la position systématique des tétras, lagopèdes et gélinottes : sur la base d’études génétiques, certains auteurs considèrent que ces espèces forment une sous-famille de la famille des phasianidés (proposition retenue ici), tandis que d’autres estiment qu’il faut leur conserver le statut de famille à part, qu’ils détiennent dans les classifications traditionnelles : celle des tétraonidés. Les deux espèces de dindons, longtemps vues comme les seules représentantes de la famille des méléagrididés, sont à l’heure actuelle plus généralement considérées comme une sous-famille des phasianidés.

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Folklore autour du paon

Posté par othoharmonie le 18 mars 2014

 

Paon bleu Pavo cristatus Indian PeafowlDans les croyances hindoues, le paon Paravani sert de monture à Skanda (appelé aussi Kartikeya, Kumara, Murugan ou Subramanya), divinité de la Guerre et chef de l’armée des dieux, fils de Shiva et de Parvati. En témoignent de nombreuses représentations artistiques, parmi lesquelles un bas-relief ornant le temple d’Angkor-Vat (xiie siècle), au Cambodge. 

C’est également un paon que représente le trône du Bouddha de la méditation Amitabha, peut-être pour rappeler que, selon la tradition bouddhique, Bouddha était né paon dans une de ses vies antérieures.

Le paon occupe également une place de choix dans les croyances du Viêt Nam et de la Chine. En effet, les Chinois considèrent l’oiseau bleu comme un messager bienveillant qui apporte prospérité et paix. À l’occasion des fêtes du Nouvel An chinois, les habitants de Lanzhou, capitale du Gansu, en Chine centrale, érigent la sculpture d’un paon déployant un superbe éventail de plumes. Pour ces riverains du « fleuve Jaune », le Huang He,  l’oiseau bleu est de bon augure. Dans plusieurs pays d’Asie, en Inde et au Viêt Nam notamment, la danse du paon symbolise le réveil de la nature à l’approche de la mousson. L’animal est ainsi étroitement associé à la fertilité.

Investi d’un symbolisme solaire qui s’explique aisément par la forme de son éventail nuptial de plumes, le paon est aussi synonyme de dignité dans une partie de l’Asie. La Chine impériale estimait et respectait le paon pour sa beauté et sa dignité. Les plumes de la queue de l’oiseau étaient alors utilisées pour désigner un grade officiel dans l’administration de l’empire. Selon le grade conféré, le dignitaire recevait une plume à un, deux ou trois ocelles. En Inde, où le paon est devenu l’oiseau national, l’aigrette et les plumes de l’animal figuraient parfois dans les parures vestimentaires des maharajas.

Au début du xixe siècle, il apparaît que les colorations des plumages de paons détenus en captivité par des collectionneurs britanniques présentent un certain nombre d’anomalies consécutives aux croisements multiples opérés au sein des populations captives.

 

Tout d’abord considérées comme regrettables, ces mutations fortuites sont finalement mises à profit par les éleveurs pour obtenir des plumages aux teintes originales. À partir de paons porteurs de taches de couleur blanche sur leur plumage sont alors créés des paons entièrement blancs, dits « leucistiques » (contrairement à l’albinisme, maladie génétique caractérisée par l’absence totale de pigmentation sur toutes les parties du corps, le leucistisme ne concerne que le plumage – ou, chez les mammifères, le pelage – ; les yeux des paons blancs sont donc de couleur normale, et non rouges comme ceux des animaux albinos).

Les progrès effectués ultérieurement en matière de génétique ont permis d’analyser et de comprendre le processus exploité de façon empirique par ces collectionneurs du siècle passé. À titre d’illustration, le croisement entre un paon bleu « normal » et un paon blanc crée une première génération de paons bleus possédant le facteur leucistique caché (il s’agit d’un gène récessif). Des croisements entre les oiseaux de cette première génération aboutissent à une seconde génération se composant d’un quart de paons blancs leucistiques, d’un quart de bleus et de la moitié de paons bleus porteurs du facteur leucistique caché.

Certains paons d’élevage sont partiellement leucistiques, ils sont appelés « panachés ». Une autre variété, dite « nigripenne », doit son nom à la teinte noire colorant les plumes des épaules (les scapulaires) et celles des ailes (les rémiges).

Outre ces croisements intra-spécifiques, les aviculteurs ont apparié avec succès des oiseaux appartenant aux deux espèces asiatiques, le paon bleu et le paon spicifère. Les hybrides nés de ces croisements sont capables de se reproduire. Ce résultat est l’une des exceptions à la règle selon laquelle le croisement d’espèces distinctes produit en général des individus stériles. L’union d’un paon bleu nigripenne et d’un paon spicifère produit un hybride appelé paon de Spalding, également fécond. En revanche, celle d’un paon et d’une volaille (une poule par exemple) aboutit à des nichées stériles, mêlant les caractères des parents. Pourtant, une poule peut couver des œufs de paon, ce qui facilite l’élevage de ce phasianidé qui s’avère prolifique en captivité.

Paon bleu Pavo cristatus Indian PeafowlL’intérêt que l’homme manifeste pour le paon bleu, tant pour ses qualités esthétiques que pour sa valeur gastronomique, remonte à l’histoire ancienne. À l’époque hellénistique, Alexandre le Grand rapporte même quelques spécimens d’Inde, avant que les navigateurs arabes n’en assurent un commerce régulier dans l’océan Indien. Déjà, la finesse de la chair de ces volatiles est recherchée pour parer les tables aisées, leur panache plumé rehaussant le prestige de ce mets raffiné. Aussi le paon ne bénéficie-t-il d’aucun répit, jusqu’à la découverte du Nouveau Monde ; en effet, à partir du xvie siècle, il est remplacé sur les tables par un autre oiseau imposant, capable également de faire la roue, mais plus modestement, la dinde, nom « culinaire » d’un autre phasianidé, le dindon sauvage .

Lorsqu’il n’a plus été élevé pour sa chair, le paon a été conservé et « domestiqué » pour sa beauté. Aujourd’hui dans les parcs de nombreux châteaux et jardins zoologiques, il fait admirer aux visiteurs sa somptueuse traîne déployée en éventail.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Le paon blanc ou les prouesses génétique

Posté par othoharmonie le 27 février 2014

 

320px-Merak_putih2Au début du XIXe siècle, il apparaît que les colorations des plumages de paons détenus en captivité par des collectionneurs britanniques présentent un certain nombre d’anomalies consécutives aux croisements multiples opérés au sein des populations captives.

   Tout d’abord considérées comme regrettables, ces mutations fortuites sont finalement mises à profit par les éleveurs pour obtenir des plumages aux teintes originales. À partir de paons porteurs de taches de couleur blanche sur leur plumage sont alors créés des paons entièrement blancs, dits « leucistiques » (contrairement à l’albinisme, maladie génétique caractérisée par l’absence totale de pigmentation sur toutes les parties du corps, le leucistisme ne concerne que le plumage – ou, chez les mammifères, le pelage – ; les yeux des paons blancs sont donc de couleur normale, et non rouges comme ceux des animaux albinos).

   Les progrès effectués ultérieurement en matière de génétique ont permis d’analyser et de comprendre le processus exploité de façon empirique par ces collectionneurs du siècle passé. À titre d’illustration, le croisement entre un paon bleu « normal » et un paon blanc crée une première génération de paons bleus possédant le facteur leucistique caché (il s’agit d’un gène récessif). Des croisements entre les oiseaux de cette première génération aboutissent à une seconde génération se composant d’un quart de paons blancs leucistiques, d’un quart de bleus et de la moitié de paons bleus porteurs du facteur leucistique caché.

   Certains paons d’élevage sont partiellement leucistiques, ils sont appelés « panachés ». Une autre variété, dite « nigripenne », doit son nom à la teinte noire colorant les plumes des épaules (les scapulaires) et celles des ailes (les rémiges).

  Le paon blanc ou les prouesses génétique dans PAON 254px-Chicken_and_egg_of_peacock_%28zoo_d%27Attilly%29 Outre ces croisements intra-spécifiques, les aviculteurs ont apparié avec succès des oiseaux appartenant aux deux espèces asiatiques, le paon bleu et le paon spicifère. Les hybrides nés de ces croisements sont capables de se reproduire. Ce résultat est l’une des exceptions à la règle selon laquelle le croisement d’espèces distinctes produit en général des individus stériles.

L’union d’un paon bleu nigripenne et d’un paon spicifère produit un hybride appelé paon de Spalding, également fécond. En revanche, celle d’un paon et d’une volaille (une poule par exemple) aboutit à des nichées stériles, mêlant les caractères des parents. Pourtant, une poule peut couver des œufs de paon, ce qui facilite l’élevage de ce phasianidé qui s’avère prolifique en captivité.

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LE PAON dans tous ses états

Posté par othoharmonie le 21 février 2014

 

220px-Male_peacock_with_feathersL’oiseau multicolore –ou blanc – que nous connaissons actuellement sous ce nom médiéval de “piéton” (cf. art. Jeu* d’échec : pion, paonez) est originaire de la région indo-malaise – rapporté, dit-on, par Alexandre : il faut donc toujours penser  qu’il s’agissait à l’origine de la “grue couronnée” qui, ultérieurement, a donné son nom – indo-européen – à l’oiseau d’origine exotique ! Celui qu’on appelle “Paon des baléares” est en effet… une Grue Sacrée* que nous venons de voir plus haut !

 

La prononciation “pan” – en v-n – vous fera sans doute penser à ’homophone grec qui signifie limon : en effet, c’est là qu’ils vivaient dans le Grand Marais

maglemosien, c’est à dire atlante boréen, jusqu’à ce que le “cri du grand Pan” annonce la submersion du Pays de l’Âge d’Or (cf. Coq, supra) :

 

Il est en effet des étymologies* curieuses : en latin pavo, vient de la racine pav,

“idée de peur”, il y a aussi dans cette famille une idée de “battre la terre pour l’aplanir, la paver” : la Danse du Paon est la… Pavane (cf. infra), donc “la paveuse” ; mais il y a aussi une idée de “bronzer” et de “violet” (?) dans cette racine. pCaev o vient de la racine indo-européenne *pen “idée de tendre, pendre” d’où “pois et poids” (–› pendule) : paon en anglais se dit pea-cock / pea-hen et l’on a aussi “poids” pound ; le paon allemand est un Pfau, en allemand “poids” pfund et le curé pfarr n’est pas loin, mais aussi : “filer, étoffe (grec trame), drapeau et girouette” qui est devenue… un coq   !

 

Danse : Le paon est un oiseau “royal” car seul le roi ou (et) la reine peuvent se pavaner car ils le doivent : cela fait partie du rite de la danse* d’aplanissement de l’Aire royale où l’on construira le temple*, cela fait partie de la “majesté” de la première Fonction* dumézilienne… Le Paon est donc bien consacré à Héra-Junon.

 

Le paon des Indes, et en particulier l’ocelle qui est la parure des plumes caudales du mâle qui dessine un magnifique et lumineux soleil, ont été diabolisés avec tellement d’insistance au Moyen Âge que c’est une preuve “à contrario” de son importance dans nos mythes indo-européens.…

 

Aux Indes, le dieu Kumâra (= Skanda 23) chevauche un paon. Dans leurs danses

de la pluie on sacrifie un paon car “trop de soleil nuit” !

« L’oiseau solaire peut aussi êtrep auonn , lui aussi destructeur de serpent quand il est Skanda dans la mythologie védique.

« Mais pour les Yézidis, il est Malik al Taous, ou “l’ange-paon”, figure mithraïque, intermédiaire entre le ciel et la terre, intercesseur et sauveur, même. »

 

Dans la Mythologie grecque : Erinona (l’Irlande?)n, une jeune, belle et chaste jeune fille, fut violée par Adonis (le Printemps récurrent)n sur l’instigation d’Héra (la Terre Mère noire du Marais)  qui la transforma ensuite en Paon (des Baléares, c’est-à-dire en grue couronnée)n…

 

Le paon était pour les Grecs un emblème orphique : oiseau orphique

(d’Orphée, ce qui en fait tous deux des natifs du même pays) est consacré à

Héra/ Era, la Déesse Mère* du “Grand Marais” Maglemose !

Fichier: Marchand de panaches de paon.jpgLorsqu’il fait la roue solaire et vous regarde de ses mille yeux, comment ne pas penser au mythe d’Argos  le berger grec à qui cette même Héra avait confié  parce qu’étant “panoptès” il avait des yeux sur tout le corps ! Mais “ce paon fut tué par Hermès et c’est alors qu’Héra disposa ses yeux sur sa queue ocellée.

 

Au moyen âge encore deux paons étaient représentés de part et d’autre de

l’Arbre de Vie comme les supports du Blason* dans les Armoiries.

 

Dicton : on disait autrefois dans nos campagnes : « Un vœu prononcé sur la tête du paon est sûrement exaucé ! »

 

Le paon spicifère
Pavo muticus

écrit par Green peafowl

L e plus bel oiseau du monde ! Tel est en tout cas l’avis de bon nombre d’observateurs, ornithologues, zoologistes et éleveurs des 5 continents ! Avis sans doute subjectif mais la prestance, l’élégance et les couleurs du paon spicifère, appelé aussi paon vert, ou encore vert de Java, gallinacé encore méconnu, en font un oiseau fascinant, d’une incroyable beauté. Il rejette loin derrière lui la grâce bien connue de son cousin, le paon bleu (pavo cristatus) ; ce dernier, au port massif, trapu, d’un bleu presque uniforme évoque bien peu la fière silhouette et la riche palette des couleurs du paon spicifère..

C e site n’a pas de vocation scientifique. Il n’est que l’hommage d’un amateur passionné à cette merveille de la nature, hélas menacée d’extinction dans son habitat d’origine. Conçu donc par un amateur pour les amateurs, le site ignorera dans ses pages, autant que faire se peut, les dénominations scientifiques généralement en vigueur( taxonomie, génotype, phénotype et autre éthologie…)au profit de synonymes plus parlants. Mille excuses aux puristes!

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Le Paon et des plumes très spéciales

Posté par othoharmonie le 20 février 2014

 

219px-Feather_of_male_Pavo_cristatus_(Indian_peafowl)Faire la roue est la phase essentielle de la parade nuptiale du mâle. Le succès de cette exhibition est possible grâce à la spécificité des longues plumes de la queue. Les plus longues (1,50 m en moyenne) sont celles qui sont implantées le plus en arrière sur le dos de l’oiseau. Elles sont pourvues latéralement de barbes qui, contrairement à la norme, ne sont pas liées entre elles, mais sont lâches sur la majeure partie du tuyau (ou rachis) qui, chez le paon, est particulièrement allongé. Les barbes qui se situent à l’extrémité des plumes forment une sorte de palette terminale où prend place un dessin en forme d’œil appelé ocelle, en raison de sa ressemblance avec un petit œil à pupille noire.

   Lors de sa parade, le mâle, tournant sur lui-même, installe d’abord ses pennes parées des ocelles, puis relève en forme de roue les plumes situées à l’arrière de son long cou. Les modifications de nuance des dessins lumineux des grandes plumes dépendent de l’orientation de celle-ci. Leur légèreté permet au mâle de parader plusieurs minutes durant. Les bruyants « frissons » secouant les plumes participent au succès de cette entreprise de séduction.

Une alchimie de couleurs changeantes

Le plumage du paon, du moins celui du mâle, arbore des couleurs et des reflets multiples, parmi les plus belles que l’on puisse observer dans l’ordre des galliformes. Sa parade amoureuse lui fournit l’occasion d’exhiber les multiples éléments le composant. L’instrument principal de sa cour auprès d’une conquête éventuelle est, outre la livrée bleutée aux reflets métalliques qui couvre son cou et son corps, une longue traîne de quelque 100 à 150 plumes qu’il déploie en roue. Les noirs, les bruns et toutes les teintes dérivées dans la gamme du rouge, de l’orange, de l’ocre sont dus à la présence, en concentration variable, d’un pigment foncé, la mélanine (du grec melanos, noir). Les irisations, les teintes aux reflets métalliques, notamment les verts, les bleus et les dorés, proviennent de la diffraction des rayons lumineux. Cette décomposition de la lumière est elle-même assurée par la structure particulière et complexe des éléments constitutifs de la plume, qui agissent comme autant de prismes.

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Le Paon bleu

Posté par othoharmonie le 18 février 2014

 

180px-Blue_Peafowl_(Pavo_cristatus)Le Paon bleu (Pavo cristatus) est une espèce d’oiseau galliforme de la famille des phasianidés. Ce paon est connu pour ses couleurs brillantes et sa queue magnifique qu’il peut déployer en roue. C’est un oiseau originaire d’Asie (plus principalement d’Inde et du Sri Lanka).

Caractéristiques du paon bleu

Le mâle est facilement reconnaissable à son plumage, sa huppe et sa traîne. Il mesure 90 cm à 110 cm sans sa queue, atteignant 3 m avec sa queue. La femelle est plus petite et mesure 86 cm. Elle n’a pas de traîne et son plumage est moins éclatant.

De tous les galliformes, le paon bleu est celui dont les couleurs sont les plus spectaculaires. Le plumage du mâle est particulièrement brillant. La tête, le cou et la poitrine sont bleu-vert et violet avec des reflets métalliques. Autour des yeux se trouve une tache dénudée, et une crête de plumes, munies de barbes uniquement à leur extrémité, orne la couronne. Le bec, d’assez grande taille, est brun clair comme l’iris. Les plumes du dos sont vert doré avec des bordures couleur bronze, les couvertures alaires tertiaires blanches avec de fines rayures noires, les couvertures alaires primaires et secondaires d’un bleu-vert métallique et les rémiges et rectrices brunes. Les plumes sus-caudales au nombre de 100 à 150 en moyenne sont beaucoup plus longues que les rectrices et forment la traîne du paon. Ces plumes dites en « terminaison en queue de poisson » peuvent atteindre jusqu’à 1,5 mètre de longueur – elles grandissent jusqu’à la sixième année – mais en principe ne dépassent pas un mètre. Elles possèdent de longues barbes vert métallique avec des reflets bleus et de couleur bronze, formant, près de leur extrémité, une tache évoquant un œil et connue sous le nom d’ocelle (ocelles disposés à l’intersection de deux familles de spirales), dont le centre d’un bleu vif est entouré d’anneaux concentriques brun, jaune d’or et violet.

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Le Paon et superstitions

Posté par othoharmonie le 16 février 2014

 

320px-Pavo-cristatus-tailSelon une ancienne superstition, les plumes de paon portent malheur dans la maison….On estimait que les yeux sur ces plumes étaient celles du Diable….L’animal en lui même était pourtant l’animal fétiche de la déesse grecque HERA, constamment suivie d’un paon lors de ses déplacements car il magnifiait la beauté de sa maîtresse en faisant la roue… Lorsque Hermès le messager tua Argus, le monstre aux cents yeux qui gardait la grotte ou était prisonnière Io, une des amantes de l’époux d’Héra, Zeus, la reine des déesses, en guise de commémoration de son monstre serviteur, prit ses yeux pour orner les plumes de la queue du paon. Je pense que la phobie des plumes de paon vient de la première superstition évoquée… Cet animal est pourtant magnifique et pacifique, gardien également de toute intrusion quand un intrus s’approche de la propriété en poussant son cri si caractéristique « ééééoooonnnnn », et pour en avoir côtoyé et apprécié leurs belles couleurs lors de leur de leur parade nuptiale, je peux te dire que jamais il ne nous est arrivé malheur ;-) . Néanmoins je me refuse d’orner mon salon avec des plumes de paon, non pas par superstition mais tout simplement parce que je les trouve beaucoup plus belles là où elles sont naturellement. Les plumes de paon, les chats noirs, sont victimes de superstitions qui ne sont devenues fort heureusement que des légendes de nos jours. A propos des chats noirs, sais tu que si on caresse le dos d’un chat noir avant de jouer au loto on augmente ses chances de gains? Et que si on trouve un seul poil blanc sur un chat parfaitement noir, on accède à un grand pouvoir? A méditer….

La queue du paon a le mauvais œil, à cause des taches rondes ou ocelles que l’on voit sur ses plumes et qui représentent l’œil du diable. C’est pourquoi ses plumes portent malheur.

Dans une maison entre autre, mauvaises influences, elles sont causes que les bonnes cassent les assiettes, que les sauces tournent etc…

Dans le milieu du théâtre, on les évite sur scène et les comédiens n’apprécient guère qu’une spectatrice en porte.

Cette superstition remonte peut-être à l’Antiquité, où le paon étant consacré à la déesse Junon, épouse de Jupiter, il était strictement défendu et puni de mort de lui arracher une plume.

Notons que chez les musumans, le paon est de mauvaise augure car s’est lui qui ouvre la porte du paradis au diable et qu’aux Etats-Unis, avoir chez soi cet oiseau empaillé est imprudent. Toutefois, le symbolisme du paon est particulièrement puissant..

Cet oiseau royal, symbole solaire à cause du déploiement de sa queue en forme de roue, dont la chair passait pour être incorruptible, représente l’immortalité car il perd et régénère chaque année ses couleurs et fait en outre de nombreux petits.

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Tortue Noire ou Gardien Céleste

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

 

images (4)Les 28 maisons astrales sont divisées en quatre secteurs renfermant chacun sept constellations. Ces quartiers sont associés à des créatures fantastiques que l’on nomme les quatre gardiens célestes. Il s’agit en l’occurrence du Dragon d’azur de l’est, de la Tortue noire du nord, du tigre blanc de l’ouest et de l’Oiseau vermillon du sud.

Histoire des quatre gardiens célestes La notion des quatre dieux astraux remonte à l’Antiquité. Leur représentation n’est toutefois pas celle qu’on leur connaît aujourd’hui. Le tigre était autrefois représenté par une licorne tandis que l’oiseau l’était par un phénix. Des manuels anciens évoquent également d’autres figures affichant néanmoins quelques ressemblances avec les figures actuelles. Ils mentionnent en effet un gardien céleste de l’ouest possédant des griffes de tigre ou encore un gardien céleste de l’est étant un parent du dragon. On soulignera que l’origine exacte de la représentation des quatre gardiens célestes demeure à ce jour inconnue.

Les quatre gardiens célestes. La plus ancienne des gardiens célestes est la tortue noire. Egalement connue sous le nom de « tortue-serpent » ou de « tortue et serpent », la tortue noire est habituellement représentée par une tortue autour de laquelle est enroulée un serpent. La tortue noire est une créature sacrée que la mythologie chinoise associe souvent à l’immoralité (la légende raconte en effet que la tortue mâle étant souvent impuissante, la tortue femelle s’est unie avec un serpent). En tant que dieu astral, la tortue noire joue un rôle de première importance dans les destinées dans la mesure où les astérismes du ciel nordique se trouvent près de l’axe du ciel. Le dragon d’azur de l’est possède toutes les caractéristiques du dragon en général qui symbolise le pouvoir, la sagesse et la force. Il est également associé à la prospérité et la chance. En ce qui concerne l’oiseau vermillon du sud, il emprunte les spécificités du phénix, symbole de la résurrection et souvent associé au soleil. Pour ce qui est du tigre, celui-ci est habituellement associé à la puissance. Suivant un manuel ancien, un tigre blanc apparût pour la première fois sur la tombe d’un grand roi. La couleur blanche de ce tigre en fait également une créature magique dotée en plus d’une longévité hors du commun (la légende veut qu’un tigre ayant survécu plus de cinq cents ans devienne blanc).

En astrologie chinoise, la notion des quatre animaux célestes se base et est associé au système des cinq éléments

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