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La Moule et Mythologie nauruane

Posté par othoharmonie le 2 juin 2016

La mythologie nauruane est issue de l’ancienne religion totémique pratiquée sur l’île de Nauru par les Nauruans. Les deux principales divinités sont Eijebong, la déesse de la féminité, et Buitani, l’île des esprits déifiée.

Cette religion ne possède plus que de rares croyants à cause de l’occidentalisation et de l’évangélisation de la population depuis la fin du xixe siècle.

Moule

La religion totémique nauruane reposait sur un système de croyances mythologiques et de rituels apparenté au culte des ancêtres.

Comme dans une grande partie de l’Océanie, un de ces rituels consistait pour les hommes à boire chaque nuit du kava. La boisson, extrêmement amère, est très désagréable à boire mais il était nécessaire que les hommes pratiquent ce rituel chaque nuit en tant que symbole des difficultés de la vie qui doivent être surmontées.

Chaque foyer nauruan avait un esprit protecteur qui recevait chaque jour en offrande de la part de la famille un peu de farine déposée devant la maison.

La frégate jouait aussi un rôle important car cet oiseau était considéré comme étant le réceptacle des esprits et le lien avec Buitani. Durant des cérémonies en juillet, une frégate était capturée et bénéficiait des meilleurs traitements.

Cosmogonie

Selon la mythologie nauruane, le monde a été créé par une araignée appelée Areop-Enap avec les différentes parties d’une moule : la valve supérieure a donné le ciel, la valve inférieure la Terre, deux escargots la Lune et le Soleil, une chenille la Voie lactée et sasueur la mer. Les îles proviennent de la chair de la moule et la végétation de la soie d’Areop-Enap.

Areop-Enap créa les humains à partir de pierres pour qu’ils supportent le monde ainsi qu’une créature volante à partir de boue pour connaître tous les habitants du monde.

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Le Porc, cousin de l’homme

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

En remontant plus haut, certains protohistoriens voient dans le porc l’animal propre aux fermiers sédentaires, et donc l’animal rejeté ou honni par les peuples nomades – ce que sont les tribus primitives des Hébreux – éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux, tous animaux qui peuvent les suivre dans leurs déplacements. D’autres font observer que l’élevage du cochon nécessite de grandes quantités d’eau, laquelle est rare au Proche-Orient. D’autres encore soulignent la nécessité séculaire de conduire les porcs dans les forêts pour les nourrir : dans les régions privées de forêt, il faut les alimenter avec des grains et donc prélever à leur profit une part importante de la nourriture destinée aux hommes. Ces dernières explications sont sans doute fondées mais elles ont un côté positiviste que l’historien des sociétés anciennes accepte avec réticence.

elevage-porc

Plus séduisantes sont les explications d’ordre taxinomique, développées par quelques anthropologues. Ceux-ci remarquent que le porc n’est pas le seul animal déclaré impur par le Lévitique et le Deutéronome, tant s’en faut. Il ne faut donc pas l’envisager isolément mais prendre en compte toutes les espèces considérées comme impures. Or si certaines se nourrissent bien d’immondices et de charognes, d’autres pas du tout. C’est pourquoi, plutôt que de mettre en avant les mœurs et le régime alimentaire des animaux concernés il vaut mieux partir des connaissances et des classifications zoologiques. Non pas celles d’aujourd’hui, bien évidemment, mais celles des époques bibliques. Semblent ainsi déclarés impurs et tabous tous les animaux qui ne réunissent pas les critères de classification habituels. Ils sont « hors catégories », inclassables donc suspects et dangereux : le porc parce qu’il ne rumine pas alors qu’il a le sabot fendu comme tous les ruminants ; le corbeau, le vautour et les oiseaux de proie parce qu’ils mangent de la chair alors qu’ils volent ; la crevette, la langouste, l’anguille et d’autres espèces aquatiques parce qu’elles nagent mais ne présentent ni écailles ni arrêtes.

À moins de considérer que les interdits bibliques répondent à la seule volonté divine et qu’il est vain et illicite de leur chercher une explication rationnelle – position adoptée par beaucoup de rabbins – c’est peut-être du côté de ces hypothèses taxino-miques qu’il faut aujourd’hui chercher pour comprendre les interdits alimentaires ayant cours dans le Proche-Orient ancien.

Il est cependant une raison qui semble aujourd’hui plus fondée que toutes les autres : le cousinage biologique entre l’être humain et le cochon. Cette parenté, bien connue des sociétés anciennes, aide à mieux comprendre non seulement les tabous mais aussi la symbolique fortement ambivalente du porc, construite à la fois sur l’attrait et le rejet. Pour les savoirs antiques et médiévaux, trois animaux seulement sont pensés comme des « cousins de l’homme » : l’ours, en raison de son aspect extérieur, de son régime alimentaire, de ses mœurs et de son comportement sexuel (longtemps on a cru que l’ours mâle était attiré par les jeunes filles, qu’il enlevait et violait) ; le cochon en raison de son anatomie interne, de sa physiologie, de ses maladies, de son caractère omnivore, de son intelligence et de sa sensibilité ; et le singe, à propos duquel plusieurs encyclopédistes du xiiie siècle précisent : « en fait, contrairement à l’ours et au cochon, le singe ne ressemble pas du tout à l’homme mais il est tellement diabolique qu’il fait semblant de lui ressembler ».

L’idée d’un cousinage entre l’homme et le porc est donc ancienne. Dans les récits mythologiques elle s’exprime surtout par le thème de la métamorphose : des humains sont changés en porcs et inversement. Le livre X de l’Odyssée, par exemple, nous raconte comment les compagnons d’Ulysse, errant sur les mers après la ruine de Troie, abordent sur l’île d’Aea, possession de la redoutable magicienne Circé. Celle-ci leur fait bon accueil, leur offre un banquet puis, comme elle a coutume de le faire avec ses visiteurs, les transforme en pourceaux en leur faisant boire un philtre et en les touchant de sa baguette magique. Grâce à une herbe protectrice fournie par le dieu Hermès, Ulysse échappe à la métamorphose et menace Circé de la tuer. Mais il tombe sous le charme de la magicienne dont il partage l’amour et la vie pendant quelque temps. Il obtient néanmoins qu’elle rende à ses compagnons leur nature humaine.

Source : http://ashp.revues.org/1170

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Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

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Le corbeau, animal bavard

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

C’est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui ont été recensées pas moins d’une trentaine de vocalises (avec un fameux don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée, est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunions », de « débriefings » où on assiste à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discute » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Corbeau, comme la Balance, est donc fondamentalement un communicant.

Être très intelligent, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, Corbeau n’est pas un chasseur, et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards), sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire (caractère pacifique, accommodant et rationnel). Corbeau est monogame et forme un couple solide pour la vie, après une parade nuptiale complexe (importance du couple).

Corbeau bavard

 Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures, tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond, une fois de plus, à l’influence chrétienne sur tous les symboles animaux considérés comme païens. Dans les tribus amérindiennes, Corbeau est un être primordial dont la mission est d’organiser et civiliser le monde. En Orient, il représente la gratitude et la générosité, car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.

En Chine, le Corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du Soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle de Corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes. Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : messager d’Apollon, capable de livrer des prophéties à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes).

Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noire à une malédiction d’Apollon qui, lassé par ses bavardage et son indiscrétion, l’a transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air). On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé).

C’est ici la fonction cérébrale du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin. Comme tous les oiseaux mais plus encore, Corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.

 Il est intéressant de mettre en parallèle les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau : le Faucon solitaire, intrépide chasseur, hésite encore entre destruction et initiation, tandis qu’à l’opposé, le Corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie du groupe et d’une révélation mentalisée. Le Grand Corbeau, le terrible charognard des champs de bataille, était aussi un oiseau oraculaire, source de présages, bien que là encore sa réputation soit équivoque. À traiter avec précaution.

À cause de sa noirceur, le Corbeau a, dans les cultures occidentales, été considéré comme un signe d’infortune, et associé aux actions noires. Mais, dans les traditions des Amérindiens, la lumière vient de l’obscurité, et le noir est associé au vide, source de toute énergie, et Corbeau est son messager. C’est pourquoi il est associé à la magie et au destin, car c’est un messager de ce qui est à venir. Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug, sont des dieux aux Corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire « Corneille ».

D’autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de Corbeaux, et lorsqu’il s’agit de femmes, ce sont toujours des représentantes de la guerre et/ou de la mort. Corbeau était d’ailleurs un animal sacré chez les Gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin (Esprit) et Munin (Mémoire), les deux compagnons d’Odhinn (Wodan). Ces deux Corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d’Odhinn sur terre. Odhinn porte d’ailleurs parfois des noms voulant dire « Dieu aux corbeaux ».

Ces deux Corbeaux survolent la Terre du Milieu chaque jour, et chaque soir ils rapportent à Odhinn ce qu’ils ont vu et entendu. À ce titre le Corbeau devient donc un représentant des forces chthoniennes de la terre. Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualité (symbolisés par Odhinn) et la terre du monde physique.

Le Corbeau est aussi symbole de solitude, de retraite volontaire, c’est-à-dire de l’isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il est aussi symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain » en latin (Cras, en latin, racine du mot « procrastiner » : reporter à demain). En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, Corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe il perce le voile des ténèbres sans se perdre.

Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, et négatif chez les peuples sédentaires et liés à l’agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché, qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l’on prend conscience de cet aspect de nous et qu’on l’intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même.

D’ailleurs l’expression Irlandaise « posséder la sagesse du Corbeau » signifie avoir la connaissance suprême. Corbeau proclame la nécessité de faire des changements radicaux dans nos attitudes et dans la façon dont nous percevons les choses. Corbeau nous encourage à mettre de la magie réelle dans votre vie, à espérer l’inespérable, à vous préparer pour la plénitude. Dispersons cette attitude négative qui nous a retenu en arrière si longtemps, remplaçons-la par l’entrain et l’enthousiasme de la vivacité, et ressentons le bonheur de vivre.

Corbeau est le courrier du flux d’énergie qui suscite les changements et crée de nouvelles réalités. Dans les traditions amérindiennes, Corbeau était le gardien de la magie cérémonielle de la guérison de l’absent. Il représenterait aussi le pouvoir qui convoyait le message ou l’intention de la cérémonie à sa destination et suscitait aussi sa manifestation. Oiseau sacré du druidisme, Corbeau était le messager des ténèbres (Bran) et de la lumière (Lug), tandis que la déesse Badb portait son nom et que Morrigane se manifestait sous l’aspect d’un ou de trois de ces oiseaux.

Corbeau possédait la Connaissance divine. Il conseillait par sa puissance chthonienne et sa sagesse céleste. Cycle : la Lune du Vol des Canards.

Animal totem complémentaire : Le Faucon, la Loutre. Couleur : bleu. Forces : sociable, coopératif, solidaire, raffiné, charmeur, adaptable, facile à vivre, diplomate, pacifique, romantique. Faiblesses : querelleur, indécis, tête en l’air, crédule, dépendant, bavard, indiscret, influençable, sautes d’humeur. Les Amérindiens considèrent que Corbeau maintient l’équilibre entre l’homme et la nature. À l’origine, Corbeau était blanc, et il devint noir, car il fut puni d’un écart de conduite, dit la légende. Vous symbolisez donc les contradictions mais aussi le bras vengeur. Votre faculté d’adaptation est bonne et votre curiosité peut vous mener loin… Vous êtes insaisissable et savez brouiller les pistes afin de protéger votre intimité. Dès que l’on croit vous avoir enfin compris, vous modifiez les règles pour garder votre indépendance. À la recherche constante d’un équilibre, vous avez du mal à vous poser définitivement. La solitude vous effraie. Loyal et disponible, vous vous montrez plus fidèle en amitié qu’en amour.

Vie amoureuse de Corbeau : vous apportez la paix et l’harmonie dans votre famille. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Votre totem minéral : le Jaspe. Les Amérindiens le portaient en amulette car ses propriétés magiques sont nombreuses : stopper l’écoulement du sang, assurer une longue et paisible vie et renforcer la vue. Il permet d’attirer l’énergie de la terre qui aide à retrouver une stabilité. Votre totem végétal : la Molène.

On l’appelle aussi feuille de velours. Ses feuilles, utilisées en tisane, protègent des troubles de la vessie et du foie et fortifient le système nerveux. Si vous êtes fragile au niveau hépato-rénal, elle peut vous donner des résistances supplémentaires. En réalité Corbeau n’a été désigné comme oiseau négatif que récemment, principalement en Europe. Il serait devenu négatif avec la sédentarisation des peuples nomades et le développement de l’agriculture. Dans les rêves, il est figure de mauvais augure. Il est l’Oiseau Noir qui plane au-dessus du champ de bataille pour se repaître de la chair des cadavres.

En Inde, le Mahâbhârata le compare au messager de la mort. Au Japon, il exprime l’amour familial et il est messager divin. En Chine et au Japon, il est symbole de gratitude filiale. Il nourrit père et mère et est en cela considéré comme le signe d’un rétablissement de l’ordre social.

 Pour les Tcheou, Corbeau fut annonciateur de leurs triomphes et le signe de leur vertu. Toutefois c’était un Corbeau Rouge, couleur du soleil.

En Chine, Corbeau est un oiseau solaire. Dix Corbeaux s’envolèrent du Mûrier du Levant pour apporter la lumière du monde. Mais Yi-le-Bon-Archer en abattit neuf à coups de flèches, ce qui évita au monde de brûler.

Dans la Genèse, Corbeau est symbole de perspicacité. En Grèce, il est solaire et consacré à Apollon. Ce sont des Corbeaux qui déterminèrent l’emplacement de l’omphalos de Delphes selon Strabon. Les Corbeaux étaient aussi des attributs de Mithra, et ils passaient pour être doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts. Il était un animal sacré chez les Gaulois.

Le Corbeau est aussi symbole de la solitude ou de l’isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il est attribut de l’espérance. Il est souvent messager divin, guide des âmes pour leur dernier voyage. Corbeau est sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâneur, indiscret, civilisé. Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ?

Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

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Le Colibri chez les Amérindiens Hopi

Posté par othoharmonie le 23 janvier 2016

 

le colibri apparait comme un héros intercesseur

Le colibri est un terme très général du vocabulaire courant en français qui ne correspond pas exactement à un niveau de classification scientifique des oiseaux-mouches. C’est-à-dire qu’il s’agit d’un nom vernaculaire dont le sens est ambigu en biologie car utilisé seulement pour désigner une partie des différentes espèces d’oiseaux classées dans la famille des Trochilidés. Cette information est tirée de  l’encyclopédie en ligne, Wikipédia. Le colibri serait donc un terme général. Mais il peut être légende comme dans le livre de Pierre Rabhi,  Vers une sobriété heureuse, le colibri a également une consonance religieuse et mythologique : Chez les Aztèques les âmes des guerriers morts redescendent sur terre sous la forme de colibris ou de papillons. On considère généralement le colibri comme l’auteur  de la chaleur solaire. 

 oiseau baise fleur

Dans un mythe des Amérindiens Hopi de l’Arizona – Indiens apparentés au moins linguistiquement aux Aztèques – le colibri apparait comme un héros intercesseur  qui sauve l’humanité de la famine intervenant  auprès du dieu de la germination  et de la croissance selon Leo W. Simmons, In tals, appendices 441-442. 

[ Peut-être que Leo W. Simmons en parle dans le livre Sun Chief: The Autobiography of a Hopi Indian publié par Yale University Press ? A l’instant où j’écris ces lignes je ne puis répondre, mais je trouverai, sans doute,  la réponse tôt ou tard. ]

Cette même valorisation positive fait que, pour les Amérindiens Tukano de Colombie, le colibri ou oiseau-mouche, qui est censé coïter avec les fleurs, représente le pénis, l’érection, la virilité radieuse. Du reste on le nomme au Brésil l’oiseau baise-fleur [ passaro beija-flor] . 

 »O beija-flor, também conhecido como colibri, cuitelo, chupa-flor, pica-flor, chupa-mel, binga, guanambi, guinumbi, guainumbi, guanumbi1 e mainoĩ2 , é uma ave da família Trochilidae e inclui 108 gêneros. Existem 322 espécies conhecidas. No Brasil, alguns gêneros recebem outros nomes, como os rabos-brancos do gênero Phaethornis ou os bicos-retos do gênero Heliomaster. » 

Voila donc quelques informations supplémentaires sur le colibri, et il est étonnant de trouver  plus d’information sur Wikipédia en utilisant son nom brésilien, l’oiseau baise-fleur, que par sa description en français. Mais somme toute, les langues et les idiomes sont aussi colorés que le colibri…  

 

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Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

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apiculteurOn récoltait déjà le miel d’Abeille aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, quant à elle, à confectionner des bougies, des cataplasmes et des réparations dentaires. Puis elle fut utilisée afin de façonner les objets en métal selon la technique de la « cire perdue ». En Égypte, c’est en partie avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres. Dans le christianisme, on pensait que les Abeilles vivaient du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence. La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’Abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement Dernier.

L »Abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. Abeille nous enseigne qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse, de la vertu et de l’amour. Elle est organisée, travailleuse, sociable, prête à tout pour défendre sa ruche. Elle est porteuse d’un grand symbole, qu’en tant que totem elle nous apprend à regarder : le symbole de la collaboration et de l’organisation ; car, seule, Abeille n’est rien. Par son travail acharné, Abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et, de ce travail en harmonie entre elles, est produit le miel, aliment aux mille vertus, nectar des dieux. Abeille est encore une communicatrice hors pair. En Occident, elle est appelée « oiseau de Marie » ou « oiseau de Dieu ».

Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’une personne voit Abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’elle voit partir en bourdonnant. Mais lorsque Abeille entre dans la bouche d’un mort, celui-ci reviendrait à la vie. Ce symbole de résurrection est né du fait que lorsque Abeille hibernait, on les pensait mourantes. Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée : elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation.

Dans certains textes de l’Inde, Abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance. Les Méditerranéens, quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie en communauté, et également des dons artistiques. Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité, que l’on rattache de nos jours à Abeille sont relativement récentes. Pour les Anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.

En Égypte, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, et est associé au roi de la Basse-Égypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une Abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis.

Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou Abeille Nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ? Si le miel nourrit les vivants, il est aussi symbole d’immortalité et de résurrection dans tout le monde antique. On l’offrait aux mânes des morts pour leur assurer une protection dans l’au-delà. Hérodote et Strabon rapportent qu’en Assyrie, on enduisait de cire les corps des notables défunts avant de les ensevelir sous le miel. Glaucus fils de Minos et de Pasiphaé, tombé mort dans une cuve, revient à la vie après que ses lèvres aient été en contact avec le miel dans lequel il gisait. Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une Abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines. Dans le monde gréco-romain, Abeille est également assimilée à la déesse Mère, dont Déméter, Cérès pour les latins, déesse vierge du blé, et Artémis sont des représentations. Abeille est un des attributs d’Artémis d’Éphèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique.

Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête dans ABEILLES 800px-Honeybee-27527-1À Éleusis et à Éphèse, les prêtresses de Déméter et d’Artémis portent le nom d’« Abeilles ». Le grand-prêtre de l’Artémision d’Éphèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit « seigneur des Abeilles ». À Delphes, la Pythie était parfois appelée « l’Abeille delphique ». Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des Abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’Abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine. Serpent et Abeille sont analogues sur le plan symbolique, et sont complémentaires. Serpent symbolise l’esprit, Abeille l’âme. Tout deux sont de nature ignée : ils piquent et inoculent le feu dans la chair. Serpent Python est une incarnation de la Terre et son nom signifie « putréfaction féconde ». Or Abeille, dans l’antiquité, était 14 censée naître de la putréfaction d’un animal, Lion ou Taureau (animaux solaires) et, tout comme Serpent, elle sortait des cavités de la terre. De même, si Abeille s’envole, Serpent quant à lui, se hisse dans l’arbre du milieu du jardin d’Eden ou le long du caducée, deux symboles du pôle, l’axe qui relie la Terre au Ciel.

En hébreu, le mot pour dire Abeille possède la même racine que dabar, la « parole », raison pour laquelle les kabbalistes rapprochent Abeille et le bourdonnement de la ruche du Verbe Créateur. Au Moyen-Âge, on parle du « chant » de Abeille, chant véritablement sacré, puisque que Abeille porte en elle une parcelle de l’Intelligence divine. Rassemblées en essaim ou dans une ruche, ces milliers de parcelles se trouvent reliées entre elles pour ne former qu’un seul corps – le corps mystique du Christ – dont la tête est le roi (la reine). L’ensemble est une allégorie de l’Église qui, selon l’enseignement de Saint Paul, possède à sa tête le Christ-Roi. La communauté des Abeilles est donc un symbole de retour à l’unité, et de réunification. De double nature, du fait qu’elle fabrique le miel et qu’elle pique, Abeille personnifie le Christ aux douces paroles ou au contraire, le Christ-Juge de la fin des temps. Elle est aussi un des symboles de la Vierge Marie. Abeille possède six pattes, et son abdomen est divisé en six segments.

Le nombre 6 lui est attribué, du fait aussi que les alvéoles de cire qu’elle fabrique sont hexagonales. L’hexagone est la figure géométrique dans laquelle peut s’inscrire une étoile à six branches, symbole du macrocosme, du divin et du spirituel. En tant qu’animal totem, Abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage, avec respect et parcimonie. Elle nous enseigne à nous recadrer, à prendre des décisions, ainsi que connaître son soi profond. Abeille nous incite à remettre notre vie en question, et à renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque chose, avoir goût en notre vie et savoir la savourer divinement !

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Le Cygne et la Dévaluation d’un mythe

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

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On a longtemps voulu reconstituer la mythologie nordique à partir des données folkloriques. Or le conte, et particulièrement celui de Grimm, qui va nous occuper ici, n’autorise pas une remontée qui permettrait de retrouver les fondements originels. Il n’est en réalité qu’une poussière, qu’une dégénérescence du système mental ancien. Noter diligemment les concordances qui existent entre des détails mythologiques et des détails de divers contes populaires ne peut aucune ment expliquer un mythe. L’ensemble du problème en est nécessairement exclu 

 La méthode comparative, très riche d’enseignement, ne doit jamais tomber dans le systématisme. Ne tenir compte ni du récit, ni de sa forme ou de son contexte historique, c’est laisser échapper l’essentiel, l’ensemble du mythe. En revanche, il est très certainement possible d’expliquer l’origine de certains motifs, bien réels dans le conte, en cherchant leurs modèles dans la mythologie. Ce procédé permet d’autre part de dégager les principes de dévaluation d’une notion mythologique et d’analyser les fonctions résiduelles qu’elle sous-tend. Le Cygne et ses origines Sans être un élément permanent du rêve, le cygne est cependant relativement courant, en particulier à l’époque romantique, dans le nord de l’Europe. On le rencontre en peinture comme en littérature. 

Nous n’entreprendrons pas ici de dresser une liste exhaustive de la présence du cygne dans l’art, nous ne retiendrons que quelques œuvres relatives à ses trois aspects caractéristiques. Si le cygne, animal ailé et immaculé, est lié à l’air et à la lumière, il est aussi l’une des figures les plus habituelles de la métamorphose. C’est ainsi qu’il apparaît dans Grimm, Les six cygnes, et dans Andersen, Les cygnes sauvages. Proches de cette conception sont les contes de Grimm, Les douze frères, et  Les sept corbeaux, dans lesquels les grands oiseaux blancs sont devenus des corbeaux, et  Le tambour, où la princesse envoûtée partit, est-il écrit, « dans un bruit d’ailes », sans qu’il en soit dit plus long. Un avatar du cygne volant se rencontre au chapitre 17 de Ondine de La Motte-Fouqué, intitulé Le rêve du chevalier. 

Nous ne sommes plus ici dans le strict domaine du conte populaire, et le Mârchen de la « grande » littérature retient surtout l’aspect poétique du premier. Endormi, le chevalier Huldbrand rêve d’Ondine qui lui apparaît alors qu’il est emporté dans les airs par des cygnes qui chantent d’une voix suave. Guère différent est un passage de La statue de marbre ďEichendorff . En s’endormant, Florio croit qu’il navigue, « avec des voiles de la blancheur des cygnes, tout seul sur une mer qu’illuminait la lune » 2. Les exemples pourraient se multiplier, mais arrêtons-nous à ceux-ci pour ce premier aspect du cygne 3. L’oiseau est d’autre part évidemment lié à l’eau. C’est ainsi qu’il apparaît dans deux peintures de Caspar David Friedrich, Les cygnes au coucher du soleil \ ainsi que dans le tableau de Karl Gustav Carus, Allégorie sur la mort de Goethe 6, œuvre sur laquelle nous reviendrons, tant est complexe son inspiration. 

Dans un esprit similaire, le cygne, devenu « bateau » comme dans la toile de Carus, apparaît dans la légende de Lohengrin. L’oiseau est le moyen d’effectuer un passage. On en trouve un avatar étrange dans Grimm, Hânsel et Gretel, où retournant dans la maison de leur père, emportant avec eux le trésor de la sorcière, les deux enfants traversent une rivière sur le dos d’un canard. Un troisième aspect enfin est lié au cygne. Celui du chant de mort. Déjà, dans Ondine, le chevalier Huldbrand remarquait : « Le chant des cygnes annonce la mort »  Ce thème se rencontre le plus souvent en poésie. Nous ne citerons que pour mémoire les poèmes de L. G. Kosegarten, Schwangesang 8, et Johann Senn, Schwanengesang , tous deux mis en musique par Franz Schubert. Ces deux pièces ne font référence au cygne que par leur titre, car elles ne parlent en fait que de la mort Plus explicite est l’œuvre de J. G. F. von Salis-Seewis, Abschied von der Harfe (Adieu à la harpe)  où le poète met en parallèle les flots de la vie et la harpe qui font référence plus directement au cygne (cf. le tableau de Carus). 

Ce troisième thème n’est guère éloigné en réalité du précédent, par lequel le cygne effectue un passage. Il n’en est qu’un aspect, simplement plus restrictif, en relation directe avec la mort. Il n’est pas dans notre propos de dégager la signification mythique du cygne tel qu’il apparaît dans les œuvres romantiques, à partir des théories désormais dé passées du naturalisme . Il nous importe seulement d’analyser l’origine mytho logique de cet oiseau et de comprendre ainsi pour quelles raisons il est lié à la métamorphose, au passage d’un monde à un autre, et donc au rêve et à la mort, tous ces thèmes n’étant pas exclusifs l’un de l’autre, mais au contraire se complétant. Trois origines sont à retenir : la grecque, la germano-scandinave et la celtique. 

Ecartons d’abord la première, qui est la moins élaborée pour notre recherche, bien qu’elle participe du même contexte indo-européen. C’est Ovide, dans le mythe de Cycnos qui a imaginé le chant mortuaire du cygne. Cycnos avait tant pleuré la mort de son ami Phaéton, qu’Apollon, pris de pitié, le transforma en cygne, convient de trouver aussi dans cette histoire la raison pour laquelle l’oiseau devint l’attribut du dieu du soleil, et fut mis en relation avec la harpe, instrument d’Apollon. Déjà s’éclaire quelque peu le tableau de Carus. Si Apollon est un dieu de lumière, il est pourtant aussi lié à la mort et à l’eau, par le biais du cygne : il est un dieu issu de la troisième fonction dumézilienne. Nous verrons plus loin comment s’organisent ces notions dans le domaine nordique, beaucoup plus explicite. D’autre part les mythes grecs ne se sont guère étendus sur le thème de la métamorphose, qui ne concerne que des points de détail, et n’éclairent en rien les notions de vol et de passage que l’on rencontre de manière courante dans les productions du romantisme. Mais laissons là la mythologie gréco-latine, qui permet cependant aussi de comprendre les origines des poésies de Kosegarten, Salis-Seewis et Senn, et montre suffisamment que le romantisme allemand a également puisé aux sources de la culture classique, dans ce qu’elle a de mélancolique.

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Notre super-héros du sol

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2015

 

 

EarthwormToutes les croyances et cultures du monde possèdent leurs bestiaires symboliques et mythologiques : Lion, cheval, éléphant, buffle, serpent, aigle, chat, loup, colombe… Quel dommage qu’aucune civilisation n’ai jamais eu un peu plus de considération pour le… ver de terre ! Pourtant quel  formidable symbole que ce petit animal à la fois si familier et si méconnu. Nous sous-estimons tellement son importance dans la Nature, et pourtant sa contribution est absolument titanesque.

 

Vous allez découvrir que ce super-héros du sol mériterait bien des éloges. Un modeste héros !

Dans notre culture, le ver de terre est un symbole plutôt péjoratif : insignifiance, médiocrité, dérision… Il est même parfois injustement associé à la mort, la décomposition et la saleté lorsque l’on parle de cadavres enterrés, d’où sans doute la réaction de dégoût qu’éprouvent si souvent les gens à sa vue ou son contact. 

C’est un animal que tout le monde connaît, que l’on peut rencontrer presque partout, et paradoxalement ses nombreuses qualités et son rôle fondamental pour l’environnement sont bien souvent méconnus. Au mieux, nous considérons qu’il aère le sol du jardin et qu’il est très recherché par les oiseaux. Nous allons voir qu’il est beaucoup plus que ça. 

Pour commencer, mettons tout de suite fin à diverses folles rumeurs qui ternissent injustement la réputation de notre petit héros : Non, le lombric n’est pas vecteur de maladies, il n’est pas sale, il ne génère pas de mauvaises odeurs, il ne traîne pas dans les cadavres d’animaux et il demeure absolument inoffensif. Admettons-le tout de suite également, un ver de terre ne donnera pas deux vers si vous le sectionnez en deux ! Au mieux la partie contenant la bouche et les organes indispensables pourra se régénérer (l’un des formidables pouvoirs du lombric est en effet une  capacité de régénération incroyable), mais il se peut également qu’aucune des deux parties ne survive à ce traumatisme ! 

Notre cher lombric n’est pas seul dans le sol, il existe en fait plusieurs genres et des dizaines d’espèces de vers différents que nous avons tendance à toutes appeler « vers de terre » par ignorance, et aussi parce qu’il faut reconnaître qu’ils sont souvent difficiles à différencier les uns des autres au premier coup d’œil. 

✔ Il existe des vers épigés*, c’est à dire qui vivent dans les couches superficielles du sol. Ce sont d’excellents agents de décomposition de la matière organique, à tel point que l’on peut les utiliser dans des « vermi-composteur* ». 

✔ D’autres sont endogés*, c’est à dire qu’ils vivent dans les couche plus profondes du sol. Dépourvus de pigmentation et souvent de tailles minuscules, ils et ne se montrent jamais à la surface. 

✔ Enfin, il existe des espèces anéciques*, c’est à dire qui évoluent verticalement entre les couches profondes du sol et la surface. C’est le cas du plus connu d’entre eux : le lombric commun : Lumbricus terrestris. 

C’est une grande famille qui demeure pourtant presque invisible. Les « vers de terre » représentent 80 % de la biomasse* animale de la planète ! (humain compris). C’est dire si cette famille pèse lourd dans l’écosystème*. On estime que dans une terre en bonne santé, il y a plusieurs tonnes de lombrics par hectares. Alors quels sont les bienfaits de ces animaux vis à vis du reste du milieu ? Sont-ils seulement des aérateurs du sol comme nous pouvons le lire parfois dans les manuels de jardinage ? 

Depuis longtemps, certains naturalistes s’étaient ainsi aperçus de l’importance des vers de terre dans notre monde, Charles Darwin lui-même leur a consacré son dernier ouvrage, qui reste encore  aujourd’hui une référence.

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MYTHES ET LEGENDES autour du hibou et la chouette

Posté par othoharmonie le 25 février 2015

 

 

220px-Bubo_bubo_juvenilesLes chouettes et hiboux sont sujets à de nombreuses légendes et symboles mythologiques ; tout d’abord chez les grecs, la chouette est le symbole de la sagesse. Elle était l’animal favori d’Athéna car les grecs pensaient que c’est une lumière interne qui lui permettait de voir la nuit. 

On peut encore voir la chouette d’Athéna sur la pièce grecque de 1 euro. Chez les indiens d’Amérique du nord, les hiboux étaient respectés en tant qu’accompagnateurs des âmes qui passaient dans l’au-delà. Les Cherokees demandaient conseil aux hiboux en cas de malheur. 

Les hiboux en Europe sont considérés comme des animaux de compagnie depuis que J.K Rowling en a fait un animal sympathique à travers Hedwidge, le Harfang des neiges qui accompagne Harry Potter. 

Chez les romains, on accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit. Les cris du hibou présageaient une mort prochaine tout comme au moyen âge où ils sont également associés à la sorcellerie et à la magie noire, messagers de Satan. Ainsi pour éloigner le mauvais sort, les gens avaient pour habitudes de clouer vivante une chouette avec les ailes écartées contre la porte des grandes familles.

Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal dit : « de mauvaise augure… », un  »oiseau de malheur… ».
Au Moyen Age, elle était associée aux sorcières et autres mauvais esprits. D’autres la considéraient comme le symbole de la misère et de la mort.

Malgré tout, la chouette n’a pas toujours été détestée. Dans les civilisations antiques, commel’Egypte, la chouette représentait la lettre « m ».

 À Babylone, on représentait les pieds de la déesse Lilith par les pattes de ce volatile.

Dans la civilisation romaine, rencontrer une chouette était un mauvais présage.

 Dans la mythologie grecque, la chouette était l’animal sacré de la déesse Athéna et elle symbolisait la sagesse et l’intelligence.

 Les « bonnes » superstitions :
~ Quand les chouettes chantent c’est signe de beau temps.

Les « mauvaises » superstitions :
~ Son cri à la pleine lune annonce l’agonie d’un malade.
~ Qui regarde dans un nid de chouette devient morose et malheureux à vie.
~ Au Pays de Galles, le hululement de la chouette annonce qu’une jeune fille vient de perdre sa virginité.
~ En France le hululement d’une chouette annonce, à une femme enceinte, la naissance d’une fille .
~ Son chant appelle la mort.

Pour éloigner le mauvais sort que les chouettes traînaient avec elles, les hommes inventèrent divers rites ou rituels pour faire fuir le malheur qui suivait les chouettes :


~ Si l’une d’elles se posait sur le toit d’une maison, il fallait la prendre la tête en bas après lui avoir lié les pattes et ailes pour éloigner le danger.
~
 Quand on entend son cri il faut jeter du sel sur le feu ( le sel, d’après certains rites de « magie noire », est censé éloigner le malheur et les mauvais esprits que véhicule la chouette).

~ Si l’on place le coeur et le pied droit d’une chouette sur un dormeur, celui-ci dit tout ce que l’on veut lui entendre dire.

 

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Le Paon en Inde

Posté par othoharmonie le 21 février 2014

 

paon bien paré

250px-Okyo_Peacock_and_PeahenAnimal sacré en Inde puisqu’il est le seul à avoir le courage de combattre les cobras, on prête également au paon des origines mythologiques. Ce serait la déesse grecque Héra, reine du ciel et de l’Olympe, qui lui aurait offert cette majestueuse roue ornée de cent yeux en hommage à son fidèle gardien Argos. Ce prestigieux héritage ne l’empêche pas de se pavaner dans les plus beaux parcs et jardins du monde… et plus récemment sur des bijoux précieux multicolores. Son physique rare, un cadeau du ciel donc, inspire en effet les plus grands joailliers qui s’amusent à reproduire son plumage, sa roue et sa traîne avec de savants sertissages, des pierres de couleur et des diamants éclatants. Des pièces hors du commun qui se parent parfois d’une seule monture platine et diamants pour rendre hommage aux paons blancs. Ce plus rare spécimen offre un spectacle inattendu quand il déploie son plumage immaculé. (Hervé Borne)

Le Paon, symbole de l’Inde

Le paon est l’oiseau national de l’Inde. Il est connu sous le nom de MOR en hindi et mayura et nilkantha en sanscrit. Le paon a toujours joui d’une dignité et d’un statut particulier en Inde. On l’appelle aussi la créature aux mille yeux en sanscrit, car c’est le plus beau des oiseaux mâles, avec son long cou bleu, sa poitrine en forme d’éventail et son magnifique derrière de plumes. Chaque plume se termine par une demi-lune ou oeil. Quand il fait la roue, sa queue de plumes forme un éventail sur lequel des milliers d’yeux vous regardent. Ironiquement, la femelle est un petit oiseau ennuyeux en comparaison, sans ces magnifiques plumes.

Le paon est l’un des plus gros oiseaux volants au monde. Malgré sa beauté, le paon pousse des cris forts et peu agréables. Et malgré sa timidité, il danse devant les femelles pour leur faire la cour. Il se retourne ensuite pour leur montrer sa roue colorée. L’arrivée de nuages de pluie est une autre occasion d’observer un paon faisant la roue.

Lord Krishna a donné au paon sa dignité et sa gloire en portant ses plumes sur sa couronne. Le paon est aussi la monture de Kartikeya, le Dieu de la guerre. Parfois, Saraswati, la Déesse de l’enseignement, est montrée avec un paon. Alexandre le Grand était si fasciné par le paon qu’il en ramena avec lui d’Inde en Grèce. Le trône de l’empereur mughal Shahjahan, était appelé le trône du paon, du fait de paons incrustés de pierres précieuses dessus. Ce trésor fut emporté en Iran durant l’invasion de Nadir Shah. L’expression « fier comme un paon » est couramment utilisée. Les paons perdent leurs plumes une fois par an, puis elles repoussent.

Les gens ramassent précieusement les vieilles plumes, qui sont transformées en de jolis éventails ou autres articles décoratifs. Les paons blancs se trouvent uniquement dans les forêts de l’Assam, et parfois dans les zoos. Ils sont une espèce rare.

Le paon est un oiseau timide. La bataille sanglante de Kalinga en 260 avant JC poussa l’empereur Ashoka à embrasser le Bouddhisme. Ahimsa et la non-violence devinrent un principe important de sa vie. Il interdit complètement la chasse des paons qui étaient alors tués quotidiennement pour la cuisine de la famille royale. Dans le Gujarat et au Rajasthan, les paons sont considérés comme des animaux sacrés. Des nuées entières d’entre eux entrent dans les villes, cherchant un peu d’herbe.
L’exportation des plumes de paon ou d’autres articles confectionnés à partir de plumes de paon est interdite, mais les plumes sont quand même vendues aux yeux de tous dans les lieux les plus touristiques d’Inde et sont utilisées pour combattre l’arthrite. La population de paons diminue peu à peu dans les régions du nord de l’Inde. Les paons sont protégés par l’article 51, 1-A de l’Acte de Protection de la Faune de 1972 et les tuer est strictement prohibé.

Le paon symbolise la grâce, la beauté et la fierté. C’est un signe de joie pour tous ceux qui le croisent. Il est mentionné en mythologie et dans de nombreux contes populaires.

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Le Corbeau et le signe Balance

Posté par othoharmonie le 4 août 2013

Le signe du CorbeauLe symbole animal du Corbeau est le septième esprit totem de la roue de la vie des chamans amérindiens. Il correspond au début de l’automne et à notre signe astrologique occidental de la Balance à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du chaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.

I. Communication et naissance de l’esprit

Le corbeau est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui on n’a recensé pas moins de 30 vocalises (et un don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunion », de « débriefing » où on peut assisté à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discutent » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Le corbeau, comme la balance, sont donc avant tout des communicants.

Espèce très intelligente, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, le corbeau n’est pas un chasseur et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards) sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire.(caractère pacifique, accommodant et rationnel). Les corbeaux sont monogames et forme un couple solide pour la vie après une complexe parade nuptiale. (Importance du couple).

Le Corbeau et le signe Balance dans CORBEAU images-13Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond une fois de plus à l’influence chrétienne sur tout les symboles animaux considérés comme païen. Dans les tribus amérindiennes, le corbeau est un être primordiale dont la mission est d’organiser et civiliser le monde. En orient, il représente la gratitude et la générosité car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire. 

En chine, le corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle du corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes. Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : Messager d’Apollon capable de livrer des prophétie à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes). Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noir à une malédiction d’Apollon, lassé par ses bavardage et son indiscrétion puis est transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air).

On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé). C’est ici la fonction cérébral du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin.
Comme tous les oiseaux mais plus encore, le corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.
Il est intéressant de mettre les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau en parallèle : le faucon solitaire, intrépide chasseur hésite encore entre destruction et initiation tandis qu’à l’opposé le corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie de groupe et d’une révélation mentalisée.

II. Personnalité traditionnelle et conseil

Sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâne, indiscret, civilisé.

Partenaires conseillés

La Loutre et le Cerf.

Conseil du Chaman

Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ? Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

Source : http://www.autourdelalune.com/animal-totem/le-corbeau-et-la-balance.html#ixzz2ayhIWPbJ
A2L Astrologie

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Le Corbeau et son signe

Posté par othoharmonie le 4 août 2013

Le Corbeau et son signe dans CORBEAU telechargement-6 Le symbole animal du Corbeau est le septième esprit totem de la roue de la vie des chamans amérindiens. Il correspond au début de l’automne et à notre signe astrologique occidental de la Balance à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

 Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du chaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.

 Communication et naissance de l’esprit

 Le corbeau est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui on n’a recensé pas moins de 30 vocalises (et un don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunion », de « débriefing » où on peut assister à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discutent » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Le corbeau, comme la balance, sont donc avant tout des communicants.

Espèce très intelligente, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, le corbeau n’est pas un chasseur et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards) sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire. (caractère pacifique, accommodant et rationnel)

Les corbeaux sont monogames et forme un couple solide pour la vie après une complexe parade nuptiale. (Importance du couple).

Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond une fois de plus à l’influence chrétienne sur tous les symboles animaux considérés comme païen.

Dans les tribus amérindiennes, le corbeau est un être primordial dont la mission est d’organiser et civiliser le monde.

En orient, il représente la gratitude et la générosité car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.

En chine, le corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle du corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes.

Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : Messager d’Apollon capable de livrer des prophéties à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes). Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noir à une malédiction d’Apollon, lassé par ses bavardage et son indiscrétion puis est transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air).

On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé). C’est ici la fonction cérébrale du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin.
Comme tous les oiseaux mais plus encore, le corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.

Il est intéressant de mettre les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau en parallèle : le faucon solitaire, intrépide chasseur hésite encore entre destruction et initiation tandis qu’à l’opposé le corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie de groupe et d’une révélation mentalisée. 

Personnalité traditionnelle et conseil

 Sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâne, indiscret, civilisé.

 Partenaires conseillés

La Loutre et le Cerf. 

Conseil du Chaman

Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ? Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

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Cheval solaire et ouranien

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2012


L’association du cheval au soleil est connue dès l’âge du bronze : il semblerait que plusieurs peuples aient imaginé puis représenté le soleil sur un char afin de signifier son déplacement. L’ajout du cheval devant ce char pourrait aussi découler, selon Ernest Jones, de la perception première du cheval par l’homme comme celle d’un animal « brillant » : la racine linguistique indo-européenne pour signifier la brillance, MAR, aurait donné le mot anglais pour la jument, « mare ». La plupart des récits mythologiques témoignent d’une évolution dans cette association. D’abord assimilé lui-même à un cheval, souvent blanc, le soleil est anthropomorphisé pour devenir une divinité dont le cheval est un attribut. Ce cheval solaire est l’animal du culte phallique, de la fécondité et de la reproduction. En Chine, le cheval est typiquement yang.

Cheval solaire et ouranien dans CHEVAL 220px-Dagr_by_Arbo Kruta explique de nombreuses représentations artistiques chevalines de la période de Hallstatt par un lien avec une divinité solaire. Plusieurs auteurs supposent même que les premiers peuples celtes connaissaient un cheval solaire divin ou une divinité cavalière sidérale à la course rapide, et que le cheval était symbole du dieu solaire, ou du moins d’Eochaid Ollathair dans ses fonctions de maître du ciel.

La plus ancienne attestation du cheval solaire figure dans le rituel sacrificiel de l’Ashvamedha, en Inde, qui comporte un hymne issu du Rig-Veda, disant que les dieux ont « façonné le cheval de la substance du soleil ». De plus, le soleil y apparaît sous les traits d’un cheval ou d’un oiseau. Le védisme connaît aussi un char solaire tiré par un ou sept animaux, les coursiers d’Indra ont « des yeux brillants comme le soleil ». Ils s’attèlent d’eux-mêmes à leur char au joug d’or, leur rapidité dépasse la pensée. Le nom du cheval indien, asha, a un rapport étroit avec la lumière pénétrante, incarnant le dharma et la connaissance. Les ashvins, jumeaux divins à tête de cheval nés de ces animaux, sont liés au cycle du jour et de la nuit. Ratnasambhava, symbole solaire, est représenté à cheval.

Chez les anciens scandinaves, cette association apparaît sur des dessins rupestres et de nombreux objets, le plus connu étant le Char solaire de Trundholm. Chez les germains, les mythes de Skinfaxi et d’Árvak et Alsvid renvoient à une monture cosmique dont la crinière créé le jour, et à un char solaire hippomobile, mais peu de liens pertinents sont connus quant à d’éventuels cultes solaires équins. Les peuples de l’Oural et de l’Altaï associent la terre au bœuf et le ciel au cheval mâle solaire.

Dans la mythologie grecque, Apollon remplace Hélios et son char attelé aux chevaux du soleil, mais conserve le cheval comme attribut. Le mythologie romaine popularise les coursiers du char d’Hélios en les nommant et en rapportant le mythe de Phaéton. Des cultes solaires et des courses en l’honneur de cet astre témoignent de cette association durant l’Antiquité, tant chez les romains à travers les courses de chars, que chez les Perses, à Salente, ou encore chez les grecs en Laconie et à Rhodes.

Un char solaire est attesté dans la Bible, (Deuxième livre des Rois, II), attelé de chevaux de feu, il emporte Élie dans le ciel. Verticaux et aériens, les chevaux marquent ici une rupture entre le monde céleste et le monde terrestre. L’Hortus Deliciarum, encyclopédie chrétienne médiévale, présente une miniature où un char solaire est traîné par des chevaux, probablement une reprise d’un thème antique.

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Le Cheval Ouranien

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2012

Le Cheval Ouranien dans CHEVAL 220px-Dagr_by_ArboL’association du cheval au soleil est connue dès l’âge du bronze : il semblerait que plusieurs peuples aient imaginé puis représenté le soleil sur un char afin de signifier son déplacement. L’ajout du cheval devant ce char pourrait aussi découler, selon Ernest Jones, de la perception première du cheval par l’homme comme celle d’un animal « brillant » : la racine linguistique indo-européenne pour signifier la brillance, MAR, aurait donné le mot anglais pour la jument, « mare ». La plupart des récits mythologiques témoignent d’une évolution dans cette association. D’abord assimilé lui-même à un cheval, souvent blanc, le soleil est anthropomorphisé pour devenir une divinité dont le cheval est un attribut. Ce cheval solaire est l’animal du culte phallique, de la fécondité et de la reproduction. En Chine, le cheval est typiquement yang.

Venceslas Kruta explique de nombreuses représentations artistiques chevalines de la période de Hallstatt par un lien avec une divinité solaire. Plusieurs auteurs supposent même que les premiers peuples celtes connaissaient un cheval solaire divin ou une divinité cavalière sidérale à la course rapide, et que le cheval était symbole du dieu solaire, ou du moins d’Eochaid Ollathair dans ses fonctions de maître du ciel.

La plus ancienne attestation du cheval solaire figure dans le rituel sacrificiel de l’Ashvamedha, en Inde, qui comporte un hymne issu du Rig-Veda, disant que les dieux ont « façonné le cheval de la substance du soleil ». De plus, le soleil y apparaît sous les traits d’un cheval ou d’un oiseau. Le védisme connaît aussi un char solaire tiré par un ou sept animaux, les coursiers d’Indra ont « des yeux brillants comme le soleil ». Ils s’attèlent d’eux-mêmes à leur char au joug d’or, leur rapidité dépasse la pensée. Le nom du cheval indien, asha, a un rapport étroit avec la lumière pénétrante, incarnant le dharma et la connaissance. Les ashvins, jumeaux divins à tête de cheval nés de ces animaux, sont liés au cycle du jour et de la nuit. Ratnasambhava, symbole solaire, est représenté à cheval.

Chez les anciens scandinaves, cette association apparaît sur des dessins rupestres et de nombreux objets, le plus connu étant le Char solaire de Trundholm. Chez les germains, les mythes de Skinfaxi et d’Árvak et Alsvid renvoient à une monture cosmique dont la crinière créé le jour, et à un char solaire hippomobile, mais peu de liens pertinents sont connus quant à d’éventuels cultes solaires équins. Les peuples de l’Oural et de l’Altaï associent la terre au bœuf et le ciel au cheval mâle solaire.

Dans la mythologie grecque, Apollon remplace Hélios et son char attelé aux chevaux du soleil, mais conserve le cheval comme attribut. Le mythologie romaine popularise les coursiers du char d’Hélios en les nommant et en rapportant le mythe de Phaéton199. Des cultes solaires et des courses en l’honneur de cet astre témoignent de cette association durant l’Antiquité, tant chez les romains à travers les courses de chars, que chez les Perses, à Salente, ou encore chez les grecs en Laconie et à Rhodes.

Un char solaire est attesté dans la Bible, (Deuxième livre des Rois, II), attelé de chevaux de feu, il emporte Élie dans le ciel. Verticaux et aériens, les chevaux marquent ici une rupture entre le monde céleste et le monde terrestre. L’Hortus Deliciarum, encyclopédie chrétienne médiévale, présente une miniature où un char solaire est traîné par des chevaux, probablement une reprise d’un thème antique.

220px-Muybridge_race_horse_animated dans CHEVALLe tonnerre et l’éclair

Gilbert Durand note que l’animal s’associe à « l’effroi devant la fuite du temps symbolisée par le changement et par le bruit », le plus souvent en lien avec les constellations aquatiques, le tonnerre et les enfers. Les « chevaux du tonnerre » sont caractérisés par leur galop bruyant, un son « isomorphe du rugissement léonin ». Carl Jung relève aussi cette analogie entre le cheval et l’éclair, et cite le cas d’une hystérique terrorisée par l’orage, qui voyait un cheval noir immense voler jusqu’au ciel à chaque fois que la foudre frappait. Les mythologies connaissent aussi des associations éclair-cheval, notamment avec le dieu hindou Yama. Enfin la cuisse du cheval était réputée détourner les éclairs « selon le principe similia similibus ».

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Le Lynx dans le Jura

Posté par othoharmonie le 10 août 2012

 

U n lynx de 20,5 kg capturé vendredi 2 mars à la Rossinière, a été relâché au Mont Aubert, dans le jura du Canton de Vaud. Le lynx est équipé d’un collier émetteur et sera suivi pendant plus d’une année. Les lynx sont plus nombreux dans les Alpes alors que le Jura a perdu plusieurs individus. Ce transfert permettra de rééquilibrer les lieux d’implantation. Zoro, quant à lui (le lynx capturé en 2006 et ensuite relâché) évolue actuellement sur le territoire français au sud-est de Genève à 100 km de son lâcher.

Le Lynx dans le Jura dans LYNX 220px-Lynx_lynx_poingTrop de lynx tue le lynx?

L e député vaudois Albert Chapalay estime que la surpopulation de lynx dans son canton est telle que le braconnage risque de se développer. Ses collaborateurs ont même convoqué une réunion intercantonale pour trouver une solution à la présence excessive de l’animal.

 Histoire de Lynx de Lévi-Strauss, Claude. —.

Pion, Paris, 1991, 368 p., ill., bibl., index.

 

Puisque cette histoire de lynx est le septième sinon même le huitième volume qu’il consacre à l’étude de la mythologie amérindienne, on pourrait s’attendre à ce que Claude Lévi-Strauss y vienne conclure en quelque sorte son oeuvre en reprenant, pour les compléter, quelques démonstrations laissées en suspens dans les

Mythologiques. Or, bien que l’on trouve dans ce nouveau livre la poursuite de plusieurs intérêts anciens, l’ouvrage, heureusement, donne plutôt l’impression d’un mélange de notes, de remarques et d’inventions, pas toujours très bien organisées ni rigoureuses, souvent offertes un peu en vrac ou pêle-mêle. Il est heureux qu’il en soit ainsi, car si l’on attendait un testament, il faudra davantage retenir ici le témoignage d’une extraordinaire vitalité intellectuelle : Lévi-Strauss nous offre quelques vastes matières à réflexion pour nous dire en somme, comme toujours, qu’il reste encore beaucoup à faire.

 

Dès les premières lignes, il est tout de suite clair que nous retrouvons un territoire familier. Le texte ouvre sur deux versions d’un mythe Nez-Percé traitant de grossesse et de l’arrivée de jumeaux opposés, Lynx et Coyote, une opposition qui sera ensuite traduite dans des contrastes multiples construits avec des éléments naturels, des outils de cuisine la production de nourriture, les activités de chasse, ce qui permettra d’opposer le vertical et l’horizontal, le ciel et la terre, le monde extérieur et le corps, et ainsi de suite. Comme le dit Lévi-Strauss dans son Avant-propos, le début de cet ouvrage ressemble beaucoup à la phase nommée « ouverture » lors d’une partie d’échecs : il y aura nécessairement ici un effet de répétition chez l’observateur habitué qui connaît la routine et qui attend, sachant que quelque chose s’en vient. On passe ensuite à des variations de ce qui semble être les mêmes récits chez les Klikitat, les Coeur-d’ Alêne, Sanpoil, Flathead, Snohomish, Thompson et Shuswap, avant de faire le grand saut vers l’Amérique du sud et retrouver un mythe remarquablement semblable chez les Tupinamba et, de nouveau, dans des variantes Guarayu (Bolivie) et Mbya-Guarani (Paraguay).

 

Assez rapidement, ces comparaisons mènent Lévi-Strauss au thème central de sa démonstration. En bilan de ces constructions mythiques diverses, il suggère en effet qu’en terre d’Amérique, les oppositions essentielles de la vie restent partout et toujours en état de déséquilibre. Toute unitgé renferme nécessairement une dualité et, entre ces deux moitiés, il n’y a jamais d’égalité véritable. Les pôles opposés qui semblent ordonner la nature tout comme la société ne forment nulle part des jumeaux vraiment identiques. Il n’y a jamais de véritable parité. C’est ainsi que fonctionne l’univers et voilà pourquoi il n’y a pas d’inertie possible dans un tel système.

 C’est en ce sens que Lévi-Strauss ajoute l’argument (dont certains rapporteurs ont fait grand cas) voulant que les cultures amérindiennes aient déjà « prévu » l’existence des Européens en leur faisant une place logique, quoique vide jusqu’à leur arrivée, dans un système de pensée qui devait imaginer la possibilité du « Non-Indien » et qui se maintenait en perpétuelle transformation.

Tout cela est dit en 92 pages. Et Lévi-Strauss, qui en Avant-propos exprime son regret de ne pas être compris comme un auteur de roman policier ou de conte de fées, risque d’être encore une fois déçu. Le premier tiers du livre offre une démonstration que tout lecteur suivra avec attention ; on y trouve même quelques petits suspenses qui pourraient rappeler le genre roman policier : pourquoi la femme enceinte de la Côte Nord-ouest prononce-t-elle la sentence fatidique en disant « Si c’est un garçon je le garde ; mais si c’est une fille je la tue », alors que la mère Canela du Brésil prononce les mêmes paroles mais en inversant les sexes ? Voilà qui est fascinant, mais dès que le lecteur dépasse le premier tiers du livre, il n’y a plus vraiment d’énigme, le fil conducteur se perd, la narration tournoie et l’on comprend que l’on est entré dans le monde des considérations diverses et des digressions intéressantes.

La seconde partie (joliment nommée « Éclaircies », à la suite d’une première partie intitulée « Du côté du brouillard ») a peut-être la faiblesse de ne pas faire avancer la démonstration de la thèse principale, mais aussi la qualité de poursuivre des pistes secondaires souvent riches ou stimulantes. Cette seconde partie (pages 119 à 224) nous place devant un gigantesque casse-tête que l’auteur essaie de compléter en ajoutant ici et là quelques pièces. On y retrouve, peut-être plus nettement que nulle part ailleurs, un ethnologue amoureux de la mythologie amérindienne et plus convaincu que jamais qu’on y trouve la trace et la preuve d’une prodigieuse intelligence humaine. C’est aussi la partie de l’ouvrage que les critiques pourraient attaquer facilement en disant que les généralisations (du genre « En Amérique du sud ») sont toujours excessives et que les interprétations paraissent parfois abusives (quand, par exemple, un enfant dissimulé sous une robe et qui y fait une bosse est comparé aux excroissances formées sur une branche par les noeuds du bois). Mais c’est aussi dans ces aventures exploratoires que les admirateurs trouveront de nouvelles preuves d’un esprit analytique franchement génial : «… un bain voulu par et pour soi, malgré l’autre, est la contradictoire d’un bain voulu non par et pour soi, mais pour l’autre qui n’en veut pas » (p. 135) ; ou encore, «… la transformation saute par-dessus le contraire et retombe à pieds joints sur le contradictoire au-delà ». Il faut dire qu’il y a là matière à des années de travail.

Les intuitions sont parfois fulgurantes, les conclusions parfois prématurées, mais Lévi-Strauss confessera plus loin avoir trouvé une certaine paix : «… j’ai procédé par essais et par erreurs. Des oppositions, même réelles, n’ont pas toujours la forme que je leur ai donnée ; d’autres n’existent peut-être pas. Si l’on m’accorde que j’ai vu juste dans un nombre appréciable de cas, je m’estimerai satisfait. » (p. 250).

 Lynx du Canada (Lynx canadensis)La dernière partie, comme il se doit, cherche à conclure sur la plupart des dossiers importants mais qui, encore ici, n’ont pas toujours de lien direct avec ce qui était annoncé comme le propos central de cet ouvrage. Lévi-Strauss montre d’abord beaucoup d’aisance à traiter de ce qu’on appelle l’acculturation et de l’influence, sur la mythologie amérindienne, des récits de contes d’origine européenne transmis par des voyageurs franco-canadiens qui avaient la bonne habitude de jaser longuement avec les Amérindiens, en Chinook, les soirs autour du feu. Ensuite, sur un tout autre sujet et en redisant sa fidélité à Montaigne, il renouvelle son choix philosophique pour l’équilibre difficile entre le scepticisme radical et la volonté de vivre, entre la satisfaction de croire que la vie a un sens alors que « la sincérité intellectuelle assure qu’il n’en est rien » (p. 287). Dans un autre chapitre, sous le titre pourtant éminemment triste du « Dernier retour du dénicheur d’oiseaux », Lévi-Strauss fait preuve d’une forme remarquable en voulant boucler une démonstration analytique débutée huit livres plus tôt. L’ouvrage se termine sur « L’idéologie bipartite des Amérindiens » qui relance une discussion avec les ethnographes de l’école de Harvard sur les rapports difficiles entre réciprocité et hiérarchie mais, comme je le disais au début, qui ne constitue pas une véritable conclusion. On sortira donc de cette lecture convaincu que le thème de la gémellité est prometteur, que la porte demeure grande ouverte et que l’on vient de recevoir ici un remarquable encouragement à poursuivre.

Il serait difficile de trouver de meilleurs mots pour conclure et inutile de les chercher : « Dans ce domaine d’un seul tenant que constitue idéalement la mythologie générale, formant un réseau trop connexe pour que des significations s’en dégagent, il arrive parfois qu’un carrefour brille d’une phosphorescence fugitive. Elle étonne, on s’arrête, on jette un regard curieux, tout s’éteint, et on passe. La mythologie des jumeaux offre un terrain propice à ce genre d’illusions. » Puis, deux pages plus loin …» «… les illusions ont leur charme, et on est pardonnable de ne pas s’y montrer insensible pourvu qu’on sache couper court. » (p. 317 et 319).

[Bernard Arcand, Département d'Anthropologie, Université Laval]

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Escargot de la Création

Posté par othoharmonie le 7 juillet 2012

 

Escargot de la Création dans ESCARGOT escargot011La mythologie nauruane est issue de l’ancienne religion totémique pratiquée sur l’île de Nauru par les Nauruans. Les deux principales divinités sont Eijebong, la déesse de la féminité, et Buitani, l’île des esprits déifiée.

Cette religion ne possède plus que de rares croyants à cause de l’occidentalisation et de l’évangélisation de la population depuis la fin du XIXe siècle.

La religion totémique nauruane reposait sur un système de croyances mythologiques et de rituels apparenté au culte des ancêtres.

 Comme dans une grande partie de l’Océanie, un de ces rituels consistait pour les hommes à boire chaque nuit du kava. La boisson, extrêmement amère, est très désagréable à boire mais il était nécessaire que les hommes pratiquent ce rituel chaque nuit en tant que symbole des difficultés de la vie qui doivent être surmontées.

 Chaque foyer nauruan avait un esprit protecteur qui recevait chaque jour en offrande de la part de la famille un peu de farine déposée devant la maison.

 La frégate jouait aussi un rôle important car cet oiseau était considéré comme étant le réceptacle des esprits et le lien avec Buitani. Durant des cérémonies en juillet, une frégate était capturée et bénéficiait des meilleurs traitements.

 Selon la mythologie nauruane, le monde a été créé par une araignée appelée Areop-Enap avec les différentes parties d’une moule :

 -          la valve supérieure a donné le ciel,

-          la valve inférieure la Terre,

 escargot012 dans ESCARGOT

-          deux escargots la Lune et le Soleil,

-          une chenille la Voie lactée

-          et sa sueur la mer.

Les îles proviennent de la chair de la moule et la végétation de la soie d’Areop-Enap.

Areop-Enap créa les humains à partir de pierres pour qu’ils supportent le monde ainsi qu’une créature volante à partir de boue pour connaître tous les habitants du monde.

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Rokh oiseau de feu

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

 

Rokh oiseau de feu dans OISEAUX 310px-Roc8954Le Rokh, Rock ou Roc des contes arabes est apparenté au Simurgh (de l’akkadien sūmurukū signifiant monture rougeoyante), présent dans les mythologies perses bien antérieures (le simurgh est par exemple très présent dans le Shah Nameh de Ferdowsi).

Oiseau de feu accompagnant l’orage, on rencontre des animaux mythologiques un peu similaires en tant que funeste présage d’une mort imminente surgissant comme la foudre, symbole de renouveau et d’immortalité et surtout gardien millénaire de l’arbre de la connaissance. Mais aussi dans maints contes populaires, notamment sous l’appellation de Rokh dans des passages des Mille et Une Nuits, dans l’Histoire de Sindbad le marin : « …un oiseau énorme aux ailes formidables… …répandant l’obscurité sur l’île. » « …oiseau de grosseur extraordinaire… …dans une île fort éloignée, et qui pouvait soulever un éléphant. »

Parmi les oiseaux mythiques comparables (ce qui n’implique cependant pas une origine commune) se trouvent le Fenghuang ou l’Oiseau vermillon chez les Chinois, Garuda pour les Thais, les Indiens et les Indonesiens, Suzaku pour les Japonais, le Phénix chez les Grecs.

Le Rokh peut aussi être rapproché du mythe de Prométhée (« le prévoyant ») dont l’aigle de Zeus dévore le foie chaque jour pour le punir d’avoir offert le feu à l’humanité. On peut aussi évoquer l’oiseau tonnerre pour les Amérindiens, le Pouākai pour les Maoris (mythe peut-être né de l’aigle de Haast, aujourd’hui disparu) et l’oiseau Minka pour les aborigènes d’Australie.

Le ratite géant de Madagascar appelé Aepyornis aurait selon certains pu être une des influences de l’imagination des conteurs qui relatèrent l’existence de cet oiseau mythique, si l’on ne tient pas compte que ce dernier était quasiment aptère.

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Oiseau mythologique

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Garuda, mythe hindouiste

Garuda (aigle en sanskrit) est un oiseau fabuleux de la mythologie hindouiste et bouddhiste, fils de Kashyapa et de Vinatâ et frère d’Aruna, le conducteur du char de Sûrya. C’est le vâhana ou véhicule de Vishnu.

Garuda peut aussi être vu comme un aigle géant mythique, ennemi aérien naturel des nâgas, serpents des eaux et de la terre. Mais Nâga et Garuda ne sont en fait que deux incarnations de Vishnu, les deux aspects de la substance divine, en qui ils se réconcilient.

Fichier:Garuda by Hyougushi in Delhi.jpgGaruda est l’emblème de l’Indonésie. Le personnage, comme bien d’autres références culturelles indiennes est toujours vivant dans la culture traditionnelle à Java, l’île la plus peuplée d’Indonésie. Les cours royales et princières de Java, même après que les souverains se furent convertis à l’islam, ont en effet préservé une culture imprégnée d’éléments et de modèles indiens. La compagnie aérienne nationale est Garuda Indonesia.

C’est aussi l’emblème de la monarchie en Thaïlande ; un drapeau jaune frappé d’un Garuda rouge (appelé en thaï Khrouth) flotte sur le palais quand le roi est présent. Il est aussi considéré comme un emblème national, puisqu’il orne les bâtiments officiels, le passeport et les billets de banque (voir Baht). En reconnaissance des services rendus à la nation, le roi accorde à quelques grandes sociétés commerciales le droit de l’utiliser pour décorer leur façade et leurs documents officiels.

Le Garuda, appelé Khangarid, est le symbole de la capitale de la Mongolie, Oulan-Bator. Selon la croyance mongole populaire, Khangarid est l’esprit de la montagne du Bogd Khan Uul qui est devenu partisan du bouddhisme. Aujourd’hui il est considéré comme le gardien de cette montagne et un symbole de courage et d’honnêteté. L’oiseau donne aussi son nom à Hangard aviation et Khangarid est une équipe participant au Championnat de Mongolie de football.

Au Tibet, Khyung est le nom tibétain du Garuda.

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Abeille et Mythologie

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

  Dans les mythologies, l’abeille est très symbolique.

Abeille et Mythologie dans ABEILLES symbol-durer_tallOn récoltait déjà le miel aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, elle, à confectionner des bougies. Puis elle fut utilisée afin de faire fondre des métaux « à cire perdue ». En Egypte, c’est avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres.

 Dans le christianisme, on pensait que les abeilles ne vivaient que du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence.

La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement dernier.

 L’abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Imaginez le jeune amoureux venant butiner auprès des jeunes filles en fleur! Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. L’abeille nous apprend qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse de la vertu et de l’amour.

 Elle est organisée, travailleuse, sociale, prête à tout pour défendre sa ruche.

Elle porte un grand symbole en tant que totem, elle nous apprend à regarder.

Symbole de collaboration et de l’organisation, seule l’abeille n’est rien.

La ruche est pur symbole d’harmonie.

Par son travail acharné l’abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et de ce travail en harmonie entre elle, est produit le miel :

 Aliment aux mille vertus, nectar des dieux.
L’abeille est encore une communicatrice hors pair.

En occident, elle est appelé « oiseau de marie » ou « oiseau de dieu. Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’un individu voit une abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’il voit partir en bourdonnant. Mais lorsque l’abeille entre dans la bouche d’un mort, il revient à la vie.

 Ce symbolisme de résurrection est né du fait que lorsque l’abeille hibernait, on les pensait mourantes.

 Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée: Elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation….

 Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

mythologie300 dans ABEILLESEn Egypte ancienne, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ… A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Les méditerranéens quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie bien sûr, et des dons artistiques.

Elle symbolise aussi l’Esprit saint.

En tant qu’animal totem, l’abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage. Avec respect et parcimonie. Elle nous apprend à se recadrer, à prendre des décisions ainsi que connaître son soi profond. L’abeille nous mènera à remettre notre vie en question et renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque choses, avoir gout en notre vie et savoir la savourer divinement!!

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Le Langage des Oiseaux 1

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2011

L’oiseau est un symbole, celui de la liberté, celui de l’évasion vers des contrées lointaines dont nous avons rêvé, celui de la migration, mot magique de déplacement que nous fait revivre le merveilleux film de Jacques Perrin  » Le Peuple Migrateur « .

 

 Vanneau sociable (Vanellus gregarius)Notre vie ne peut pas être en permanence conduite par le matériel, le biologique ou le rationnel, elle doit garder son sens grâce à la beauté qui demeure malgré tout, tout autour de nous, et à cette part de rêve qui nous habite tous, et parfois nous conduit au delà de nous mêmes.

 

Regardons de plus prés ce jardin secret, l’oiseau peut nous y aider.

Si l’on essaie de suivre la piste des civilisations disparues, l’on peut remarquer la fréquence de certains signes et symboles associés aux oiseaux, et particulièrement sur les hauts lieux de la Connaissance. Les initiés qui nous ont précédés depuis des millénaires ont toujours tenté de nous faire parvenir des messages secrets, soit peints ou gravés dans la pierre, depuis les plus sombres cavernes de la préhistoire jusqu’aux temples pharaoniques des plus brillantes civilisations, et ce, très souvent par l’intermédiaire des oiseaux . Ces messages révèlent entre autres que dès la première période, c’est à dire environ 20.000 ans avant notre ère, le prodigieux savoir de nos lointains ancêtres, que nous jugions n’être que de simples brutes tout juste capables de tailler des cailloux, mais qui, paradoxalement, nous ont laissé des peintures rupestres si admirables, que même les experts de la préhistoire refusèrent longtemps d’admettre leur authenticité.

 

Il est pour le moins curieux de constater que les grottes initialement destinées à devenir des sanctuaires étaient choisies selon une véritable connaissance des courants telluriques et cosmiques. C’est ainsi qu’ils en sont même arrivés à transformer la topographie et le plan des lieux afin d’en renforcer l’atmosphère magico-religieuse. Les grottes de LASCAUX, par exemple: le plan des grottes représente deux oiseaux, l’un figure un gigantesque échassier et l’autre ressemble à un oiseau sur un perchoir, vu de dos avec le bec levé.

 

 Chouette de Tengmalm au CanadaQuand on sait l’importance du message de l’oiseau, on ne s’étonnera pas de le retrouver dans la topographie même de ces lieux qui sont pratiquement tous orientés d’Est en Ouest, axe de la manifestation divine, axe d’où s’accomplit également le cycle initiatique de la Vie et de la Mort.

 

Les oiseaux ont eu un rôle prépondérant dans toutes les légendes mythologiques et religieuses, symbole universel de la création avec  » l’Oeuf -Cosmique « . Dans la Bible, un passage de la Genèse en fait aussi mention:  » L’Esprit de Dieu planait au dessus des eaux primordiales tel un oiseau « .

 

Tous les peuples furent frappés par la naissance de l’oiseau issu du germe de l’œuf à l’intérieur d’une coquille protectrice qui devait évoquer pour eux abri et sécurité, dans la chaleur, l’ombre et le secret de la matrice, mais avec le désir insensé de briser cette coquille qui faisait office de prison , pour s’envoler vers la Vie, la Lumière et la liberté.

 

Cet  » Oeuf Primordial  » a été à l’origine de multiples croyances. Mais comment expliquer alors que les peuples répartis sur l’ensemble de la planète aient choisi ce même symbole de l’oiseau pour transmettre leurs messages ?

 

Et pourquoi la majorité d’entre eux ont- ils pris, pour définir la création du monde, le même symbole de  » l’OEUF-COS­MIQUE « ?

 

Plusieurs réponses semblent plausibles. La naissance de l’oiseau sortant de son œuf devait présenter aux temps les plus reculés un sujet magique et d’étonnement pour ces hommes primitifs.

 

Ils en firent donc le symbole de toute Vie, accréditant jusqu’à nos jours le mythe d’un  » Œuf-Primordial « .

Or, ce qui semble incroyable, c’est que cette idée de la création du Monde issue d’un  » Œuf-Cosmique  » à l’identique de l’oiseau est universelle.

 

Dès l’origine, les yeux de nos ancêtres ne pouvaient que se lever vers les cieux d’où venait la Lumière et la chaleur du soleil source de Vie, la nuit étoilée, la clarté lunaire, la pluie fécondante, mais aussi les terribles orages ponctués d’éclairs et de coups de tonnerre qui faisaient naître en eux le respect et la crainte de tout ce qui venait de la voûte céleste .

 

Ces phénomènes qui nous semblent naturels, ils les confondirent très vite avec les Dieux dont ils voulurent s’attirer les bonnes grâces.

 

Seul l’oiseau était capable de s’élever dans les airs à la rencontre de ces divinités. Il fut donc tout naturellement désigné pour servir d’intermédiaire, de Messager en quelque sorte, entre les dieux et les hommes. (à suivre…)

 

Publié dans le Khalam – Bulletin N° 12 – Mars 2004 – K012-3       L’EDIFICE  -  contact@ledifice.net

 

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