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Paon TOTEM : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

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Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

Paon

Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme.

Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé. Au MoyenOrient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme.

Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée. Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous.

La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher.

Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu-vert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

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De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol.

Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment. Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

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Hibou : le Flair, la Divination, le Savoir

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2017

Le Hibou est gardien de la nuit et de la lune. Il peut prévoir l’avenir et le transmettre pendant son sommeil. Il est associé à certaines facultés psychiques : la clairvoyance, la projection astrale, et ainsi de suite. Il symbolise les pratiques magiques. Avec le Hibou comme gardien, nous serons attirés par la pratique de la magie. Il nous aidera aussi à atteindre la sagesse si nous demeurons sur la voie chamanique. Il nous permettra également de percevoir quand les autres tentent de nous duper.

 Ses plumes sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis. Rapace nocturne, dévorant des petits rongeurs, le tout sans un bruit grâce à ses ailes agrémentées de duvet. Il est capable de tourner sa tête à 180°.

hibou

Chez les Amérindiens, il est associé au Flair, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d’énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu’il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Selon les époques et les cultures, Hibou a pris une image tantôt négative, tantôt positive. Dans tous les cas, il reste toujours très lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Le Hibou, certainement de par son cri inquiétant et son mode de vie « en retraite », fut vecteur de nombreuses superstitions.

Pour les Romains, le cri du Hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, Hibou fut également symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique.

En Égypte, il exprime le froid, la nuit, et également la mort. Mais paradoxalement, le Hibou est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance. Dans la mythologie grecque, Hibou est d’ailleurs associé à la déesse de la sagesse Athéna. Celle-ci en fait également l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée. Hibou symboliserait également l’intelligence et la réflexion.

Dans l’iconographie hindoue, le Hibou est parfois attribué à la Mâtarah (mère) Vârâhi, sans que sa signification puisse être précisée. Le Hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible, qui était censé dévorer sa mère. Il symboliserait le yáng, et même l’excès de yáng. Il était le symbole de Huángdì (Houang-ti), l’Empereur Jaune et le premier fondeur. Il provoquait la sécheresse.

Les enfants nés le jour du Hibou (solstice) étaient de caractère violent. Le Hibou était toujours considéré à cette époque comme un animal féroce et néfaste. Pour les Indiens de la prairie, le Hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. De là, l’emploi des plumes du Hibou dans les cérémonies rituelles. Dans les rites initiatiques de certaines sociétés algonquines, figure, perché dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la terre du soleil couchant, royaume des morts. Il remplirait ici une fonction de psychopompe. Il peut aussi être considéré comme annonçant la mort : quand le Hibou chante, l’Indien meurt. Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, dans le Mabinogi de Math, est transformée en Hibou, en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Élan. Perspicace, intuitif ; a besoin de stabilité. Capable de percevoir ce qui est invisible aux autres. Ayant un flair développé, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d’énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu’il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Vous êtes la lumière dans les ténèbres, et on vous appelle le « grand voyant ».

Vous appartenez à la période où les nuits empiètent largement sur les jours. Comme Hibou, vous percevez ce qui échappe au commun des mortels, vous êtes très perspicace et super intuitif. Pour vous, l’amour est synonyme de passion, et de ruptures suivies de réconciliations éclatantes. Vous êtes membre du clan de l’Épervier, qui vous unit à l’élément Feu. Vous possédez donc une grande force de rayonnement et vous avez à la fois besoin de la chaleur d’une solide amitié et de la stabilité que vous procure votre famille. Vous adorez voyager, car cela répond à votre soif de liberté.

Hibou chez francescaVie amoureuse de Hibou : pour vous, l’amour est synonyme de passions, de ruptures successives, de réconciliations éclatantes. Soyez donc plus souple et essayez de comprendre que votre moitié n’a peut-être pas toujours envie d’avoir un volcan à ses côtés. Un peu de calme et de tendresse, c’est aussi agréable. Votre totem minéral : l’Obsidienne. Les Larmes d’Apache sont des petits morceaux d’Obsidienne qui se sont détachés de masses plus volumineuses. Excellent conducteur d’énergie, l’Obsidienne conférerait des pouvoirs télépathiques aux natives de Hibou et protège le secteur des émotions.

Votre totem végétal : l’Épinette Noire. Elle appartient à la famille des Pins. Ses feuilles étaient utilisées pour nettoyer les blessures. Pour les natifs de Élan/Hibou, très fragiles sur le plan osseux, des tisanes d’Épinette peuvent renforcer le squelette et, lors de contusions ou de fractures, l’Épinette en cataplasme leur serait bénéfique. Carrière : Hibou est enthousiaste, optimiste et constamment en mouvement. Il adore la liberté et les voyages, sautant sur l’occasion quand elle se présente. Il a besoin de travailler dans un environnement stimulant et où il y a assez de défis pour satisfaire son désir de variété.

Dès qu’il s’ennuie, il abandonne l’activité du moment pour en trouver une autre. Ayant grand besoin d’espace, il ne supporte pas d’être enfermé dans un petit bureau. Pour lui, la quête d’argent est moins importante que la quête de savoir. On trouve toujours Hibou entouré de livres, de plans d’études et de guides de voyages. Son désir d’être constamment en mouvement entraîne des changements de carrières fréquents, Hibou ne trouve que tardivement sa vocation. Son originalité et son manque de respect des conventions ne l’aident pas à gravir rapidement les échelons. Il n’est pas très ambitieux mais a besoin de vérifier que ses projets avancent. Il s’épanouit dans des professions du style photographe, journaliste, reporter, éditeur, zoologiste, gardien de parc naturel et consultant indépendant. Il est facilement attiré par le droit afin de satisfaire son sens de la justice et sa quête de vérité.

En tant que chef, le Hibou est un dirigeant optimiste qui a besoin de garder plusieurs projets en ébullition et de maintenir ses employés en haleine. Il partage ses opinions et crée un environnement de travail détendu tout en motivant ses collaborateurs. Il ne supporte pas la passivité et le laxisme. Voyageant en permanence, il a tendance à être fréquemment absent. Ton allié est Élan, qui sait faire des choix et les assumer. Suis ses conseils avisés en ayant en tête un objectif précis. En amour, sois plus souple et essaie de comprendre que ton partenaire n’a peut-être pas toujours envie d’avoir un volcan à ses côtés.

Un peu de calme et de tendresse, c’est aussi agréable. Hibou, oiseau de nuit, est symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique. Dans la mythologie grecque il est l’interprète d’Atropos et des Parques. Il exprime le froid, la nuit et la mort.

Dans la Chine Antique, Hibou était un animal terrifiant censé dévorer sa mère. Il symbolisait l’excès de yang. Il se manifestait au solstice d’été, s’identifiant au tambour et à la foudre. Le Hibou provoquait la sécheresse. C’est l’un des plus anciens symboles de la Chine et figurait à ce titre sur les étendards royaux. C’est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices. Il présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques.

hibouPour les Amérindiens de la prairie, Hibou a le pouvoir d’apporter aide et protection la nuit. Ses plumes sont utilisées dans certaines cérémonies rituelles. Hibou est une créature de la nuit, qui a été symboliquement associée à la sagesse, car il peut voir ce que les autres ne voient pas. C’est le seul oiseau qui vole dans un silence total. Comme la chouette et certains rapaces, le Hibou détient la Connaissance nocturne nécessaire aux héros solaires. Les druides et magiciens interrogeaient Hibou pour résoudre les énigmes. Comme animal pouvoir, Hibou vous encourage à développer vos aptitudes intuitives et vos sens intérieurs, et à chercher la connaissance qui est cachée à la plupart des gens.

Le Hibou est un protecteur, et il vous aidera à discerner plus nettement les motifs et les intentions des autres, spécialement ceux qui peuvent tenter de vous tromper et de prendre avantage sur vous de quelque façon. Hibou vous aidera aussi à reconnaître qu’il y a dans votre nature un côté obscur qui ne doit être ni ignoré ni réprimé. Vous avez besoin de voir qu’il est là, de façon à pouvoir traiter avec lui. Hibou est symbolique du discernement et du besoin d’être vigilant face aux tromperies.

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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

Publié dans RAT et SOURIS, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Corbeau : la Magie, l’Intelligence, le Messager Divin, le Courage, l’Amitié, l’Idéal

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

corbeau magieSon clan : Papillon. Son élément : Air. Son allié : Faucon.

Corbeau s’élève vers les expériences spirituelles plus que matérielles. Il détient la Magie. Cette dernière est puissante, car elle nous permet d’apprendre à connaître nos peurs intimes, afin de favoriser un changement de conscience. Corbeau est le messager de notre inconscient, ou encore de l’Inconnu. C’est le messager de l’au-delà.

Le Corbeau renvoie les énergies négatives vers les personnes qui utilisent la magie noire. Il porte l’énergie du message à l’endroit où il doit être. Grâce à lui, on peut soigner et guérir à distance. La force de Corbeau peut nous aider à changer et à rentrer dans le Grand Secret. Corbeau nous incite à regarder dans le grand vide noir pour trouver des réponses à nos questions. Vous êtes le médiateur entre le ciel et la terre, et vous représentez, pour les Amérindiens, celui qui peut voir au-delà des apparences. Vous appartenez à la période de la chute des feuilles. On vous dit intuitif et capable de guérir les plaies du cœur comme celles du corps.

Vous possédez une grande force intérieure. Vous êtes généreux et courageux. Vous pouvez apporter la paix et l’harmonie dans votre famille ou dans ta future vie professionnelle. Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et vous n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Vous savez pardonner, parfois même au-delà de ce qui est pardonnable, et vous savez toujours voir le côté positif des choses et des êtres. Votre allié est Faucon, et il vous donnera la détermination nécessaire pour mener à bien vos ambitieux objectifs.

Le Corbeau est puissant : il nous apprend à connaître nos peurs intimes, afin de favoriser un changement de conscience. Il est le messager de notre inconscient, ou encore de l’Inconnu. Il offre la Guérison, l’Initiation. Il est le signe que quelque chose meurt en donnant naissance à quelque chose de nouveau. Grâce à lui, nous pouvons atteindre une guérison profonde en pratiquant « la réconciliation des contraires » pour résoudre les conflits enfouis dans notre inconscient ou issus de notre passé. Des légendes autochtones racontent que Corbeau a créé la lumière, le feu et l’eau. Ce héros culturel peut être facilement reconnu par son bec droit. Corbeau est un totem associé aux mystères de la vie et de la magie. Le pouvoir de cet oiseau totem est de fournir la perspective et les moyens nécessaires pour soutenir vos objectifs et vos aspirations. Signe de chance, il est également associé à l’archétype de l’escroc et de la tromperie.

Si Corbeau ou Corneille vous a choisi comme animal totem, il vous accompagnera dans le développement de votre capacité à observer, prendre de la perspective, ainsi que dans votre connexion avec la magie de la vie. Tout au long de l’histoire, Corbeau a été associé à des significations symboliques à la fois positives et négatives. Les significations les plus courantes sont : la magie de la vie, le mystère de la création, le destin, la transformation personnelle, l’alchimie, l’intelligence, une perspective plus élevée, le courage, l’audace, la flexibilité, l’adaptabilité, la manipulation, la tromperie. D’autres significations traditionnelles associent le Corbeau à un mauvais augure, à la mort et à la sorcellerie. Corbeau symbolise aussi le pouvoir de l’intuition prophétique.

Le Corbeau est souvent associé au pouvoir de modifier les apparences. Dans son essai classique sur les animaux totems « Les Animaux Parlent », Ted Andrews mentionne que les corbeaux et les corneilles sont des animaux communs que nous pouvons trouver tout autour du globe. Comme tels, ils rappellent que la magie est présente partout. Lorsque vous rencontrez Corbeau, observez son comportement : il vous donnera une idée sur la façon d’utiliser ses pouvoirs.

En raison de son affinité avec les mystères de la vie et la magie, Corbeau est considéré dans de nombreuses traditions chamaniques comme l’animal totem de choix pour ceux qui utilisent la magie et le pouvoir de manipuler les lois de notre univers matériel. Ainsi, il apparait souvent comme le totem de choix des personnes qui pratiquent la sorcellerie. Corbeau arbore généralement la couleur noire avec des teintes bleuâtres en fonction de la lumière qui l’éclaire. Sa couleur est symbolique des origines de la création, du « grand vide », et de ce qui n’a pas encore pris forme. En tant que guide ou animal protecteur, Corbeau vous soutient dans l’exploration des mystères de la vie et dans le développement de votre capacité à percevoir les changements d’énergie subtils en vous et dans votre environnement.

Il a la capacité d’aller au-delà des apparences et des illusions, en particulier de la dualité entre bien et mal, intérieur et extérieur. Corbeau est connu pour construire son nid dans les arbres très hauts. De là, il a la meilleure vue sur son environnement. Par affinité avec ce trait, ceux qui ont Corbeau comme totem peuvent jouir d’une position avantageuse d’où ils peuvent voir les choses avec une perspective élargie. Corbeau et Corneille sont également sans cesse à l’affût des intrus et des prédateurs. Le cri qu’ils émettent est caractéristique du bruit strident des oiseaux qui avertissent les autres membres de leur clan, même à la plus grande distance.

Quand vous voyez cet animal totem, soyez à l’affût. Avez-vous déjà regardé un groupe de Corbeaux se liguer et chasser des oiseaux beaucoup plus grands qu’eux ?

Ce comportement caractéristique rend cet animal totem utile lorsque vous avez besoin du soutien d’autrui pour faire face à l’adversité. Par affinité avec l’esprit de ce totem, vous êtes encouragés à développer la puissance de votre volonté personnelle et à exprimer ce qui est authentique en vous avec moins de contraintes. Corbeau semble toujours être en mesure de se tirer d’affaire, que ce soit lorsqu’il attrape sa nourriture sur la route, ou qu’il se faufile dans les nids des autres oiseaux pour voler leurs œufs. Par similarité avec ce trait, ceux qui ont Corbeau ou Corneille comme totem ou animal pouvoir veilleront à ne pas se laisser abuser par la tromperie et la manipulation par autrui. Corbeau est le septième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond au début de l’automne et à notre signe astrologique de la Balance.

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Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2015

 

 la chouetteElle nous enseigne la sagesse de transformer nos points faibles en points forts. Chouette symbolise la magie, la clairvoyance. C’est l’Aigle de la nuit. Les personnes qui ont la force de la Chouette sont des sorciers ou des sorcières. Ils devinent nos arrière-pensées, rien ne peut leur être caché.

La Chouette est très sage ; elle voit et entend ce que les autres ne perçoivent pas. Elle peut aider à reconnaître la vérité et à déchiffrer les avertissements du destin. Les chamanes utilisent les plumes de Chouette pour transmettre des connaissances secrètes de génération en génération ou pour connaître des connaissances cachées. Dans l’astrologie amérindienne, Chouette est liée au Sagittaire ; il est dit que les personnes de ce signe sont clairvoyantes, et connaissent les choses cachées. Elles résolvent en général les problèmes de la vie avec brio, et aiment rendre service à autrui, car elles se sentent l’âme de protecteurs et servent souvent de médiateurs et de conseillers.

Elles savent communiquer avec l’au-delà, et aident les âmes à trouver le repos. Chouette pour totem apporte la sagesse et assiste les sorciers, les mages ; elle aide à reconnaître la vérité. Pour les Celtes, Chouette symbolise la connaissance. Elle est la Lumière de la conscience druidique, elle est sagesse, vigilance. (Cependant, chez les Celtes, on ne regroupe pas la Chouette et le Hibou contrairement à d’autres traditions.) Si vous considérez Chouette comme un de vos totems, vous êtes susceptible d’avoir la capacité de voir ce qui est habituellement caché à la plupart d’entre nous.

Lorsque cet animal totem vous guide, vous pouvez compter sur la puissance de sa perception pour aller au-delà de l’illusion et de la tromperie, et accéder à la vérité. Chouette est également associé à la sagesse, la découverte de l’inconnu et la magie de la vie. Dans de nombreuses traditions, Chouette est un symbole de sagesse et un guide spirituel. Dans le passé, une signification traditionnelle de la Chouette est celle d’annonceur de mort imminente. Par extension, on peut aujourd’hui interpréter ce symbole comme la représentation d’un moment de transition ou de changement important. Chouette voit dans l’obscurité : en tant que totem, elle vous aide à voir au-delà du voile de la tromperie et de l’illusion, et vous aide à voir ce qui est gardé habituellement caché.

Elle symbolise aussi la possibilité de se dégager des illusions et de voir la vraie signification des actes ou de état d’esprit de soi-même et des autres. Si Chouette est un de vos animaux totems, vous avez une forte intuition et vous avez accès à des informations et à une sagesse qui est habituellement hors de portée pour la plupart. L’esprit de ce totem vous encourage à regarder au-delà des apparences trompeuses, pour révéler la réalité d’une situation ou des motivations d’une personne. Chouette est un guide puissant qui encourage l’esprit de discernement et de prise de décision à partir de motifs clairs.

Appelez cet animal totem quand vous avez à évaluer une situation ou faites des expériences déroutantes. Si vous avez Chouette comme totem ou animal pouvoir, vous avez sans doute une tendance naturelle à aimer explorer l’inconnu. Les mystères de la vie sont un domaine fascinant et plein d’intérêt pour vous. Quand vous vous laissez guider par l’esprit de cet animal, vous êtes susceptibles de développer une appréciation grandissante pour la magie de la vie.

Description de l'image Athene noctua (portrait) crop2.jpg.Lorsque la Chouette se présente dans votre vie, écoutez et regardez autour de vous à l’affut de signes subtils qui peuvent avoir de la signification. Ce totem vous sera d’un grand soutien pour demeurer attentif à ce qui passe généralement inaperçu, mais qui peut maintenant être d’une importance particulière. Chouette est aussi un guide utile pour découvrir votre potentiel et vos capacités cachées. Regardez si vous avez besoin de travailler ou révéler votre nature intuitive plus ouvertement. La nuit est particulièrement propice pour votre créativité. La Chouette est un animal symbole de mort dans de nombreuses traditions. Dans la plupart des cas cependant, cela ne doit pas être pris à la lettre : si l’apparition de Chouette est associée à la mort, cela peut être considéré comme une mort symbolique, comme une transition dans la vie, l’avènement de changements importants en train ou sur le point de se produire. Lorsque Chouette se présente à vous, faites attention aux changements en cours dans votre vie. Peut-être que vous vous apprêtez à quitter certaines vieilles habitudes, une situation qui ne vous sert plus ou à découvrir quelque chose de nouveau dans votre vie.

La Chouette est le neuvième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Sagittaire. Chouette a tout d’abord attiré l’attention des sages Indiens par son mode de vie et de chasse, et ils ont bien sûr été troublés par le regard tout à fait particulier de ce rapace nocturne. De par ses yeux tout à fait spécifiques (immenses et lumineux), ses clignements de paupières caractéristiques et, bien sûr, sa facultés à voir dans les ténèbres ce que l’être humain est incapable de percevoir, la Chouette s’est vite imposée comme l’incarnation animale du pouvoir de clairvoyance. Clairvoyance de ce qui échappe à l’homme, clairvoyance au-delà des ténèbres, au-delà même du voile de la nuit, elle-même symbole par excellence de l’occulte et du caché, et même de la mort. Chouette peut donc percer de grands mystères de façon naturelle, sans avoir recours à un quelconque subterfuge : son pouvoir est celui de la pénétration de l’esprit, celui d’un regard différent porté sur le monde, permettant d’appréhender des réalités qui échappent sinon à l’entendement.

Les chamanes remarquèrent aussi que Chouette se nourrit essentiellement d’insectes et de petits rongeurs, considérés par toutes les civilisations comme nuisibles dès lors qu’ils s’en prennent aux réserves vitales, aux provisions pour l’hiver. Elle a donc, de surcroît, endossé un rôle protecteur, devenant l’emblème de la chasse utile, c’est-à-dire permettant du même coup d’assurer ses besoins tout en débarrassant le monde de ce qu’il a de nuisible. En ce sens, on lui accorda le don de discernement et de juge, qu’on retrouve d’ailleurs dans les attributs traditionnels du Sagittaire.

Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil et s’oppose donc à l’Aigle, qui la reçoit les yeux ouverts. Chez les Grecs Anciens, Chouette était assimilée à Athéna, et la ville d’Athènes était sous sa protection : rappelons que la déesse Athéna représentait la pensée élevée, les arts, la musique, la sagesse, l’intelligence. Elle était aussi, surtout, une excellente conseillère, sollicitée pour sa sagesse, et on retrouve donc à nouveau ici l’idée d’un jugement sain, permis par une vision naturellement différente de l’ordre du monde, une vision divine hautement spirituelle. Oiseau d’Athéna, elle symbolise la réflexion qui domine les ténèbres.

Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance dans CHOUETTE ET HIBOU LittleOwl_Athene_noctuaLa Chouette, symbole de la connaissance rationnelle, s’oppose à la connaissance intuitive. Elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent. Chez les Aztèques, elle est animal symbolique du dieu des enfers, avec l’Araignée. Associée aux forces chthoniennes, Chouette est avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général. De nos jours elle est encore divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies amérindiennes. Chouette fait partie des Anciens du Monde pleins de sagesse et d’expérience, dans le conte apocryphe gallois du même nom.

Notons que notre Sagittaire occidental a également des prédispositions pour la politique, la religion, la spiritualité et la justice ; que son esprit, très synthétique, est réputé pour pouvoir s’élever, prendre du recul et ainsi assumer un rôle de conseiller, de juge ou de guide. En raison de son hululement inquiétant, sorte de gémissement nocturne, Chouette fut aussi, dans de nombreuses cultures, un oiseau redouté, puisque classé parmi les psychopompes : les créatures qui annoncent la mort et participent au passage de l’âme entre le royaume terrestre et le royaume de l’au-delà. On retrouve toutefois dans cette idée le concept d’élévation de l’esprit, de connaissance d’un « ailleurs », de perception intermédiaire entre le monde humain et le monde divin, entre le matériel et le spirituel. Le signe du Sagittaire est d’ailleurs moitié animal (plan terrestre) et moitié humain (étincelle divine). De nombreuses cultures passèrent facilement du respect craintif pour cet animal à la phobie haineuse. Ainsi, en Europe, ce volatile était volontiers sacrifié dans les rituels de magie noire (enclouage) ou brûlé par l’Inquisition, comme représentant du Malin.

On lui accordait, dans tous les cas, les pouvoirs de prédire l’avenir, de révéler les secrets ou encore d’hypnotiser ses victimes. Dans certaines tribus du Maroc, on préférait ne pas prononcer son nom, afin d’éviter de provoquer le malheur, car la Chouette était pour eux la réincarnation de certains morts réclamant vengeance. On retrouve ici l’idée de Justice divine. Le symbolisme de Chouette est donc ambigu, dépendant tout à la fois des époques et des civilisations. Le Japon synthétise cette contradiction en faisant de Chouette, selon son espèce, une créature tantôt positive (une messagère des dieux), tantôt négative (une incarnation démoniaque). Pourquoi tant de disparité ? Probablement parce que Chouette est capable du pire comme du meilleur, tout autant que le signe du Sagittaire, un signe double. Si la Chouette/Sagittaire écoute la sagesse qui l’habite, elle sera capable de grandes choses, sera apte à conseiller et à guider le monde, mais si elle succombe à ses instincts les plus vils, elle sera porteuse de mort et de misère, puisqu’elle représentera alors une utilisation pervertie des forces divines.

Être sous la protection de Chouette, c’est être aventureux, sage, indépendant, lucide, bon conseiller, utile et clairvoyant ; ou violent, vicieux, apprenti-sorcier et porteur de calamités. Chouette a une symbolique riche, qu’on retrouve dans de nombreuses traditions. Elle peut symboliser l’intuition, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, de voir au-delà de la tromperie et des masques ; la sagesse ; le messager en contact avec le monde spirituel et l’intuition ; la curiosité pour les mystères de la vie, l’inconnu ; la connexion avec le « moi supérieur » ; l’annonce de changements.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsChouette Blanche : Spiritualité. Je peux fermer les yeux, ouvrir le sens sacré, la vision intérieure, l’or de l’initié, je révèle au profane l’essence du monde caché, le monde de l’invisible, l’univers indicible, le reflet de la conscience qui s’est expérimentée. Vous devez voir ce qui est caché et ce qui ne l’est pas. Vous devez comprendre tous les signes de la vie et ne jamais être bercé ou endormi par la beauté des apparences. Vous devez être capable d’accepter ou de refuser en pleine conscience et avec discernement le monde qui vous est proposé. Ne soyez pas un être changeant, inconstant mais sachez ce que vous voulez et soyez fidèle à la lumière. Par cette consécration consciente, vous recevrez ma bénédiction pendant votre sommeil. Lorsque vous dormirez, les animaux qui s’éveillent la nuit chercheront à s’approcher de votre maison pour établir contact avec vous et vous transmettre leur message de lumière. Alors apprenez à bénir l’espace autour de votre maison pour entrer en communion avec les animaux pendant votre sommeil. Que mes paroles soient pour vous un chemin de destinée

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Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2015

 

cheval totemParmi tous les totems, le Cheval est emblématique de la motivation qui nous transporte à travers la vie. Sa signification varie en fonction de la manière dont il se présente à vous. Il peut apparaître comme sauvage, apprivoisé, se déplaçant librement ou contraint à vivre dans un espace confiné.

Si le Cheval est représenté comme contraint ou captif, il peut symboliser des instincts bridés. Le totem Cheval représente votre force intérieure et la force motrice à l’œuvre dans votre vie, la vitalité physique, mais aussi notre capacité psychologique ou émotionnelle à aller de l’avant dans la vie. Selon les associations symboliques que cet animal a pour vous, il pourrait représenter votre capacité à surmonter les obstacles de la vie et à poursuivre votre objectif, peu importe ce qui peut survenir sur votre chemin.

Le Cheval est un animal domestiqué par l’homme, mais qui maintient une forte énergie sauvage qui lui est propre. Comme animal totem, il se rapporte à la capacité de s’exprimer librement et avec assurance dans des environnements sociaux tels que le travail, l’école ou les cercles de famille et d’amis. Voir Cheval courir librement est un signe que votre volonté est libre et que votre liberté d’expression est forte. Un Cheval Sauvage au galop pourrait également symboliser une partie de votre personnalité ou des émotions qui sont difficiles à gérer et qui dominent votre vie, au lieu que ce soit vous qui les dominiez.

Selon le psychologue Carl Jung, les Chevaux symbolisent les forces naturelles maîtrisées par les êtres humains. Tout comme nous exploitons un Cheval pour le monter ou utiliser sa puissance, nous pouvons exploiter notre vitalité naturelle ou la nature pour nous servir et nous faire aller plus loin. Cheval, surtout s’il vous apparaît dans un rêve, est susceptible de représenter votre énergie vitale et votre enthousiasme à exprimer votre moi authentique. Ce totem pourrait également être le reflet de la façon dont vous traitez vos désirs primitifs, si vous en faites une expérience harmonieuse ou s’ils sont difficiles à contrôler.

Dans le totem Cheval, on peut encore voir une représentation des instincts primaires. Ainsi, cet animal peut symboliser la façon dont nous contrôlons les forces motrices de notre vie. Cela peut inclure la manière dont nous vivons et exprimons notre sexualité, mais aussi la créativité et l’instinct de survie. Cheval apporte l’énergie et la vitesse, et règne sur le cycle complet de l’existence : la naissance, la vie, la mort, la vie dans l’au-delà et la renaissance. Cheval est très respecté et est lié à la magie chamanique. Il est le premier animal totem de la civilisation. L’enseignement relatif au Cheval dit que l’on ne peut pas obtenir le pouvoir par la force mais que ce pouvoir est attribué à celui qui est capable d’en user avec respect. La force du totem Cheval réside dans la sagesse à se rappeler de ce qu’on a accompli dans la vie et d’en tirer des leçons, ainsi que dans nos vies antérieures. Cela nous aide à travailler pour obtenir un meilleur équilibre de notre bouclier, et comprendre notre cheminement dans son ensemble. Cette puissance réunit la compassion, la tendresse, l’enseignement, l’amour, le partage des dons, les talents et les habiletés diverses.

Cheval a toujours été d’une grande importance aux yeux des Celtes et la consommation de sa chair ou sa mutilation délibéré en ont fait l’objet d’un tabou très strict. Ainsi dans le Mabinog de Brawen, quand le fauteur de troubles Efnissien sectionne les paupières, les lèvres et la queue des chevaux, le roi Irlandais en visite déclencha une guerre. La forme du Cheval gravée dans la craie de la White Horse Hil (Colline du Cheval Blanc) dans le Wiltshire est depuis longtemps considérée comme un symbole de puissance par tous ceux qui le contemplent. Outre sa vitesse et sa résistance proverbiale, sa connaissance des voies menant vers l’autre monde et sa capacité d’y jouer un rôle de guide fiable et fidèle constituent un autre aspect du Cheval en tant qu’animal totémique. De tout temps, Cheval a été un partenaire plus proche de l’homme que tous les autres animaux.

Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion dans CHEVAL Arabian_horse4Dans la réalité ordinaire, il a transporté son cavalier sur des longues distances et rendu les communications possibles. Il a aidé à convoyer de lourdes charges et à labourer le sol. Dans la réalité non ordinaire, Cheval a transporté des voyageurs chamaniques à d’autres domaines de l’existence, a déplacé sa conscience et a labouré le sol à des niveaux mentaux plus profonds. Les Amérindiens honoraient Cheval comme animal sacré. En Grande Bretagne et en Europe du Nord, les fraternités magiques utilisèrent les pouvoirs naturels et surnaturels associés au culte du Cheval. Une croyance, ancrée apparemment dans la mémoire de tous les peuples, associe originellement Cheval aux ténèbres du monde chthonien. Fils de la nuit et du mystère, ce Cheval archétypal est porteur de mort et de vie. Lié au Feu, destructeur et triomphateur, et à l’Eau, nourricière et asphyxiante, Cheval a une multitude d’acceptions symboliques. Il est la monture, le véhicule, le vaisseau. Son destin est inséparable de celui de l’homme. Il symbolise les composantes animales de l’homme, lorsque coursier et cavalier sont intimement unis.

Cheval, symbole de l’impétuosité du désir, de la jeunesse de l’homme avec toute son ardeur, sa fécondité, sa générosité, c’est le symbole de la force, de la puissance créatrice, prenant une valorisation sexuelle autant que spirituelle. Il est dès lors chthonien et ouranien. Les Chevaux Noirs que l’on attelle aux carrosses des mariages de contes de fée sont les chevaux du désir libéré. Quand il quitte ses sombres origines pour s’élever jusqu’aux cieux, vêtu d’une blanche robe de majesté, il cesse d’être lunaire et chthonien et devient ouranien ou solaire. Ce Cheval Blanc céleste représente l’instinct contrôlé, maîtrisé, sublimé. Ne pas confondre le Cheval Blanc ouranien avec le Cheval Blême, dont la blancheur est nocturne, lunaire, froide, faite de vide, d’absence de couleur. Celui-ci est le blanc cadavérique, le blanc du deuil, des nuits blanches. D’une blancheur éclatante, Cheval symbolise la majesté, monture des héros, des saints et des conquérants spirituels. Dans la Steppe d’Asie Centrale, il est clairvoyant, familier des ténèbres et exerce des fonctions de guide et d’intercesseur. Cheval est aussi auxiliaire des divinités de la pluie. Chez les Ewes d’Afrique, le dieu de la pluie sillonne le ciel sur une étoile filante qui est son Cheval. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le Cheval du mort sont déposés près du défunt, afin de lui assurer son dernier voyage. Pour se rendre dans l’autre monde, les chamanes utilisent souvent une canne coudée en tête de Cheval (la canne chevaline) dont ils usent comme d’un Cheval vivant.

Le Cheval occupe une place éminente dans les rites extatiques des chamanes. Il relie les opposés dans une manifestation continue ; il est manifestation, vie et continuité, il est universel, il est merveille. Cheval occupe une place toute particulière dans l’iconographie de l’art celtique. Il constitue, dès le premier âge du fer, un des rares thèmes figurés de l’art hallstattien, probablement à cause de son lien avec la divinité solaire qu’évoquent également les oiseaux aquatiques, un autre sujet important que l’on trouve souvent représenté sur les mêmes objets. La place importante qu’il occupe dans l’art laténien est évidente, surtout dans le domaine des figurations monétaires, où il est le sujet le plus fréquent du revers. Il y est souvent associé à des éléments végétaux et sa forme anthropocéphale, réalisée quelquefois en empruntant la tête de la divinité figurée sur l’avers, confirme qu’il s’agissait vraisemblablement de son avatar plutôt que son acolyte.

DF_Kamar dans CHEVALLe thème, développé dans de nombreuses variantes sur les monnaies, apparaît toutefois dès la phase initiale de l’art celtique au Vème s. av. J.C. avec les statuettes de Cheval à tête humaine et coiffure double feuille de gui de la cruche à vin de Reinheim, ainsi qu’avec certaines fibules zoomorphes ou à masque. Le Cheval de la cruche de Waldalgesheim n’a pas de tête humaine, mais une palmette est représentée habilement sur son dos et sur ses flancs, de manière à pouvoir être confondue avec des détails de son anatomie. L’appartenance de la cavalerie à ce qui est considéré comme l’élite militaire est indiscutable. Le reflet d’une appartenance au groupe social le plus privilégié trouve fréquemment son expression dans l’évocation directe ou indirecte du cheval.

La figuration du Cheval présente dans l’art celtique souvent une association très particulière avec des motifs végétaux : les rinceaux, palmettes ou autre sujets deviennent une partie ou le prolongement direct de l’anatomie de l’animal. C’est à ce type d’image – une des formes de la métamorphose plastique – qu’est appliqué le terme de cheval « végétalisé ». On trouve le cheval végétalisé, mais également des quadrupèdes indéfinis, aussi bien sur des monnaies que sur des vases peints ou d’autres objets. On peut considérer que les exemples les plus anciens sont les représentations des cruches de Reinheim et Waldalgesheim. L’anse des cruches de Basse-Yutz illustre la végétalisation d’une espèce de quadrupède, une variante celtique du Lion, à la crinière formée par une palmette.

Cheval représente l’Océan Primordial, dont les vagues sont les Poulains impétueux comme le montrait Morvarc’h, Cheval Marin, cheval du Roi Marc’h, qui marchait sur le sol sans laisser de trace et galopait aussi bien sur la mer que sur la terre. Animal associé à la mort lorsqu’il est noir et à la vie lorsqu’il est blanc, le cheval représentait les déesses celtes, telles Epona en Gaule : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Irlande et Etaine, déesse fille des chevaux. Les significations typiques qui sont associées à Cheval sont : la motivation, l’envie de vivre, la fougue, l’envie sauvage de liberté, l’équilibre entre les parties instinctives et « apprivoisées » de votre personnalité : l’énergie sexuelle, l’énergie masculine, les émotions fortes, les désirs passionnés… Comme animal pouvoir, Cheval est tout d’abord un porteur de messages, et il a souvent franchi les portes initiatiques. Il est associé au pouvoir de la responsabilité issue de l’exercice de l’autorité, et possède la sagesse requise pour l’exercer de façon équilibrée. Au niveau émotionnel, Cheval est lié à la nécessité d’une compréhension compatissante.

Cheval se rapporte spécialement au pouvoir de connaissance et de sagesse, à la communication et au partage.

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Le Cygne et la Dévaluation d’un mythe

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

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On a longtemps voulu reconstituer la mythologie nordique à partir des données folkloriques. Or le conte, et particulièrement celui de Grimm, qui va nous occuper ici, n’autorise pas une remontée qui permettrait de retrouver les fondements originels. Il n’est en réalité qu’une poussière, qu’une dégénérescence du système mental ancien. Noter diligemment les concordances qui existent entre des détails mythologiques et des détails de divers contes populaires ne peut aucune ment expliquer un mythe. L’ensemble du problème en est nécessairement exclu 

 La méthode comparative, très riche d’enseignement, ne doit jamais tomber dans le systématisme. Ne tenir compte ni du récit, ni de sa forme ou de son contexte historique, c’est laisser échapper l’essentiel, l’ensemble du mythe. En revanche, il est très certainement possible d’expliquer l’origine de certains motifs, bien réels dans le conte, en cherchant leurs modèles dans la mythologie. Ce procédé permet d’autre part de dégager les principes de dévaluation d’une notion mythologique et d’analyser les fonctions résiduelles qu’elle sous-tend. Le Cygne et ses origines Sans être un élément permanent du rêve, le cygne est cependant relativement courant, en particulier à l’époque romantique, dans le nord de l’Europe. On le rencontre en peinture comme en littérature. 

Nous n’entreprendrons pas ici de dresser une liste exhaustive de la présence du cygne dans l’art, nous ne retiendrons que quelques œuvres relatives à ses trois aspects caractéristiques. Si le cygne, animal ailé et immaculé, est lié à l’air et à la lumière, il est aussi l’une des figures les plus habituelles de la métamorphose. C’est ainsi qu’il apparaît dans Grimm, Les six cygnes, et dans Andersen, Les cygnes sauvages. Proches de cette conception sont les contes de Grimm, Les douze frères, et  Les sept corbeaux, dans lesquels les grands oiseaux blancs sont devenus des corbeaux, et  Le tambour, où la princesse envoûtée partit, est-il écrit, « dans un bruit d’ailes », sans qu’il en soit dit plus long. Un avatar du cygne volant se rencontre au chapitre 17 de Ondine de La Motte-Fouqué, intitulé Le rêve du chevalier. 

Nous ne sommes plus ici dans le strict domaine du conte populaire, et le Mârchen de la « grande » littérature retient surtout l’aspect poétique du premier. Endormi, le chevalier Huldbrand rêve d’Ondine qui lui apparaît alors qu’il est emporté dans les airs par des cygnes qui chantent d’une voix suave. Guère différent est un passage de La statue de marbre ďEichendorff . En s’endormant, Florio croit qu’il navigue, « avec des voiles de la blancheur des cygnes, tout seul sur une mer qu’illuminait la lune » 2. Les exemples pourraient se multiplier, mais arrêtons-nous à ceux-ci pour ce premier aspect du cygne 3. L’oiseau est d’autre part évidemment lié à l’eau. C’est ainsi qu’il apparaît dans deux peintures de Caspar David Friedrich, Les cygnes au coucher du soleil \ ainsi que dans le tableau de Karl Gustav Carus, Allégorie sur la mort de Goethe 6, œuvre sur laquelle nous reviendrons, tant est complexe son inspiration. 

Dans un esprit similaire, le cygne, devenu « bateau » comme dans la toile de Carus, apparaît dans la légende de Lohengrin. L’oiseau est le moyen d’effectuer un passage. On en trouve un avatar étrange dans Grimm, Hânsel et Gretel, où retournant dans la maison de leur père, emportant avec eux le trésor de la sorcière, les deux enfants traversent une rivière sur le dos d’un canard. Un troisième aspect enfin est lié au cygne. Celui du chant de mort. Déjà, dans Ondine, le chevalier Huldbrand remarquait : « Le chant des cygnes annonce la mort »  Ce thème se rencontre le plus souvent en poésie. Nous ne citerons que pour mémoire les poèmes de L. G. Kosegarten, Schwangesang 8, et Johann Senn, Schwanengesang , tous deux mis en musique par Franz Schubert. Ces deux pièces ne font référence au cygne que par leur titre, car elles ne parlent en fait que de la mort Plus explicite est l’œuvre de J. G. F. von Salis-Seewis, Abschied von der Harfe (Adieu à la harpe)  où le poète met en parallèle les flots de la vie et la harpe qui font référence plus directement au cygne (cf. le tableau de Carus). 

Ce troisième thème n’est guère éloigné en réalité du précédent, par lequel le cygne effectue un passage. Il n’en est qu’un aspect, simplement plus restrictif, en relation directe avec la mort. Il n’est pas dans notre propos de dégager la signification mythique du cygne tel qu’il apparaît dans les œuvres romantiques, à partir des théories désormais dé passées du naturalisme . Il nous importe seulement d’analyser l’origine mytho logique de cet oiseau et de comprendre ainsi pour quelles raisons il est lié à la métamorphose, au passage d’un monde à un autre, et donc au rêve et à la mort, tous ces thèmes n’étant pas exclusifs l’un de l’autre, mais au contraire se complétant. Trois origines sont à retenir : la grecque, la germano-scandinave et la celtique. 

Ecartons d’abord la première, qui est la moins élaborée pour notre recherche, bien qu’elle participe du même contexte indo-européen. C’est Ovide, dans le mythe de Cycnos qui a imaginé le chant mortuaire du cygne. Cycnos avait tant pleuré la mort de son ami Phaéton, qu’Apollon, pris de pitié, le transforma en cygne, convient de trouver aussi dans cette histoire la raison pour laquelle l’oiseau devint l’attribut du dieu du soleil, et fut mis en relation avec la harpe, instrument d’Apollon. Déjà s’éclaire quelque peu le tableau de Carus. Si Apollon est un dieu de lumière, il est pourtant aussi lié à la mort et à l’eau, par le biais du cygne : il est un dieu issu de la troisième fonction dumézilienne. Nous verrons plus loin comment s’organisent ces notions dans le domaine nordique, beaucoup plus explicite. D’autre part les mythes grecs ne se sont guère étendus sur le thème de la métamorphose, qui ne concerne que des points de détail, et n’éclairent en rien les notions de vol et de passage que l’on rencontre de manière courante dans les productions du romantisme. Mais laissons là la mythologie gréco-latine, qui permet cependant aussi de comprendre les origines des poésies de Kosegarten, Salis-Seewis et Senn, et montre suffisamment que le romantisme allemand a également puisé aux sources de la culture classique, dans ce qu’elle a de mélancolique.

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LE CHANT DU CYGNE

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2015

 

AUCUN chant, jusqu’ici, n’a été plus vanté que le chant du Cygne , lequel, comme on sait, est devenu proverbe. Quand l’admiration publique voulut décerner un hommage flatteur au chantre du Barbier de Séville et de Guillaume Tell , elle le surnomma le Cygne de Pesaro.

CHANT DU SIGNE

Nous croyons donc intéresser nos lecteurs en consacrant ici quelques pages au rôle symbolique que joue le Cygne dans les mythologies anciennes et modernes. Pour les Grecs, le Cygne est un oiseau prophétique consacré à Apollon ; pour les peuples du Nord, il possède également le don de la divination et offre des rapports intimes avec les divinités de la lumière. Tout porte à croire que la beauté du Cygne, son air calme et majestueux, le charme et l’élégance de ses attitudes, où Ton remarque autant de grâce que de noblesse, et surtout l’éclatante blancheur de son plumage, lui ont valu, de tout temps, l’honneur d’être pris pour l’emblème de l’astre du jour.

Quant à la faculté musicale du Cygne, nous y reviendrons tout à l’heure. Pour le moment, restons dans le domaine de la fable, et sans trop nous attarder à en analyser les fictions aimables et touchantes, faisons d’abord remarquer que le nom de Cycnus a été donné par les poètes grecs et latins à différents personnages dont la destinée rappelle plus ou moins les traits principaux de la légende du Cygne. Parmi les héros célébrés sous ce nom par les anciens mythologues et présentés comme ayant subi la métamorphose du chasseur Cycnus dont parle Ovide, nous nous bornerons à citer ce chef de Liguriens, fils du roi Sthénélus, ami et parent de Phaéton. Il passait pour habile musicien, et après avoir versé d’abondantes larmes à la mort de son imprudent ami (Phaéton), il fut changé en Cygne par Apollon et mis au rang des astres. Telle est l’origine de la Constellation du Cygne. Virgile, qu’on appelle aussi le Cygne de Mantoue , a recueilli au Xe chant de Y Enéide ce souvenir des temps héroïques :

« On raconte, dit-il, que Cycnus, touché du malheur de son cher Phaéton, pleurait son ami sous le feuillage ombreux des peupliers ses sœurs (les Héliades métamorphosées en peupliers), et charmait par ses chants ses tristes amours ; il vieillit en chantant, vit son corps se couvrir d’un blanc et moelleux duvet, quitta la terre, et, toujours en chantant, s’envola vers les cieux. »

Ajoutons que chez les Grecs l’Apollon dorien. qui présidait aussi au chant, avait pour compagnon le Cygne. Homère, dans un de ses Hymnes, leur rend simultanément hommage, comme le prouve cette invocation : « O Phébus, le Cygne te chante mélodieusement, en agitant ses ailes, lorsqu’il s’élance sur le rivage près du Pénée ; c’est à toi que le poète, en tenant sa lyre sonore, chante toujours le premier et le dernier. » Nous dirions bien encore que Jupiter, épris de Léda, femme de Tyndare, choisit la forme de cet oiseau pour se rapprocher de celle qu’il aimait; que, séduite par le Cygne divin, Léda mit au monde un œuf d’où sortirent les Dioscures ainsi que la blonde Hélène, etc., etc.; mais nous croyons par ce qui précède avoir suffisamment démontré les attributions du Cygne dans la mythologie classique, et il est temps de nous occuper des fables qui ont un rapport direct avec son agonie mélodieuse. Isidore de Séville, et après lui Albert le Grand, disent que le Cygne ou Cycnus est ainsi nommé parce qu’il produit un son agréable en modulant les sons de sa voix. Quoi qu’il en soit de cette étymologie, les poètes anciens ont prodigué au Cygne les épithètes les plus flatteuses : « Cygne chanteur, Cygne mélodieux », disent Homère et Euripide. Eustathe, le scoliaste d’Homère, ajoute gravement : « L’expérience est notre meilleur garant de ce que les Cygnes chantent d’une manière remarquable. » Callimaque, dans son Hymne à Délos, appelle les Cygnes « oiseaux des Muses ; » Horace, voulant louer Pindare, l’appelle Dircœum Cycnum , et enfin Virgile, qui honore les Cygnes des épithètes de sonorus, argutus, excellens, sublime, cantans , caractérise par ces mots charmants leurs modulations harmoniques :

Longo canoros Dant per colla nodos. « Et font sortir de leurs longs gosiers des chants mélodieux et retentissants. » (ENÉIDE, 1. vu. v. 700.) Les poètes ne sont pas seuls à célébrer le chant du Cygne; philosophes, historiens, naturalistes, tous se réunissent d’un commun accord pour en faire l’éloge. Au reste, d’après Pausanias, la renommée du Cygne comme musicien était un fait établi : « Quand les Cygnes chantent, dit Oppien, les rochers et les vallées leur répondent; plus que tous les autres oiseaux, ils méritent le nom de musiciens, et c’est aussi sous ce nom qu’ils sont consacrés à Apollon. Leur chant n’est pas lugubre comme celui des Alcyons, mais suave et doux comme le son tiré de la flûte ou de la harpe. » Elien, au livre V de son Histoire de trouve le moyen d’enchérir sur Oppien, et les Pères de l’Eglise eux-mêmes, ont vanté le chant du Cygne. Saint Chrysostôme, dans ses Commentaires sur les Epîtres de Saint Paul, attribue ce chant à l’harmonie, et D. Naziance, dans une épître où il blâme les discours superflus et loue les paroles discrètes, dit qu’il préfère le chant suave, quasi rare, des Cygnes, à l’éternel babil des hirondelles. Le Cygne est donc célébré comme un oiseau chanteur, le favori d’Apollon. D’après le témoignage des anciens, dit à ce sujet M. Georges Kastner, (1) le Cygne n’est pas seulement doué de la faculté mélodieuse, mais c’est à l’heure suprême qu’il exhale ses plus beaux chants. Tandis que toute la nature vivante a horreur de la mort et frémit à l’idée de la destruction, le Cygne, comme s’il avait le pressentiment d’une vie meilleure, bat des ailes et prélude par des accents d’un charme ineffable à son dernier soupir- » Aristote, du reste, affirme au IX e livre de son LE CHANT DU CYGNE dans CYGNEdes Animaux, que les Cygnes ont l’habitude de chanter, surtout lorsqu’ils vont mourir. Des personnes qui ont voyagé sur les mers d’Afrique en ont vu beaucoup qui chantaient d’une voix plaintive et mouraient ensuite. Voici maintenant comment Platon, dans le interprète cette tradition mystérieuse : « Il semble, dit-il par la bouche de Socrate, que vous me regardez comme moins habile à la divination que les Cygnes ; car ceux-ci, quand ils sentent leur fin prochaine, se mettent à chanter encore plus qu’auparavant et avec bien plus de douceur. Ils se félicitent ainsi d’aller rejoindre le Dieu dont ils avaient été les compagnons.

Mais les hommes, parce qu’eux-mêmes ils redoutent la mort, publient faussement qu’alors les Cygnes chantent de tristesse, comme s’ils déploraient leur mort, ne considérant pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il éprouve quelqu’autre douleur. Ni les rossignols, ni les hirondelles, ni la huppe même ne le font, bien qu’on dise que celle-ci chante par 1 effet d un sentiment de tristesse.

Pour moi, je ne crois pas que ces oiseaux chantent pour cette cause non plus que les Cygnes mais comme ils sont consacrés à Apollon, et qu’ils participent aux dons prophétiques, ils prédisent les biens delà vie future et se réjouissent ce jourlà plus qu’ils n’ont jamais fait en aucune circonstance de leur vie. » Pythagore est du même avis que Platon, et dit que le chant suprême du Cygne ne signifie pas la tristesse, mais la joie de passer à une vie meilleure. La plupart des poètes latins, à l’exemple des Grecs, offrent des citations que nous pourrions multiplier ; mais ce que nous venons de dire suffit pour ne laisser aucun doute sur le mythe du Cygne mourant dans la poésie classique, ainsi que sur la signification que les anciens philosophes attribuaient à cette fable. Quant à l’origine naturelle de cette fiction qui a si heureusement inspiré tant de beaux génies, on la trouve dans les traditions égyptiennes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsEn effet, pour désigner un musicien âgé, les Egyptiens, dans leur écriture hiéroglyphique, dessinaient un Cygne, parce que, selon eux, cet oiseau ne chante jamais plus mélodieusement qu’aux approches de la mort. La figure du Cygne est donc un funèbre, témoins ces beaux vers de Lucrèce : « Les Cygne de l’antre de l’Hélicon, dans les convulsions de la froide mort, font entendre d’une voix lugubre leur plainte harmonieuse. » Aussi les anciens ont-ils souvent représenté cet oiseau sur les monuments funéraires. On a des preuves de ce symbole dans le témoignage de certains auteurs défavorables au chant du Cygne. On connaît l’ancien proverbe qui dit que les Cygnes chanteront quand les geais cesseront de babiller, c’est-à–dire jamais. Les poètes mêmes qui ont fait l’éloge des Cygnes en louant les charmes harmonieux de leur voix, leur appliquent parfois des épithètes propres à faire entendre le contraire. Ainsi Virgile, qui, suivant l’opinion traditionnelle leur accorde volontiers des qualités mélodieuses, les traite tout autrement quand il parle avec connaissance de cause : il leur applique alors lepithète de rauci, rauques, qui, certes, ne réveille ancune idée musicale. « Les Cygnes rauques se font entendre sur les eaux murmurantes. » Ovide va même jusqu’à imiter par le mot drensent le cri qu’ils font entendre : « La grue crie, et les Cygnes, qui vont par groupes, grincent sur les fleuves. »

Quant aux naturalistes anciens, Élien, entre autres (L. I), reconnaît que les Cygnes ont une grande réputation de chanteurs, mais que ni lui ni probablement aucun autre n’a occasion de les entendre; il sait seulement, ajoute-t-il, que les anciens ont la ferme croyance que d’ordinaire cet oiseau chante avant de mourir une espèce d’air qui s’appelle à cause de cela F air du Cygne . Pline s’exprime encore plus ouvertement contre le préjugé en question : « On parle, dit-il (L. X), des chants mélodieux du Cygne à l’heure de sa mort, c’est un préjugé démenti par l’expérience.» Enfin Lucien se raille agréablement de la crédulité de ceux qui croient à cette fable, et Athénée, après avoir cité l’avis d’Aristote sur cette question, ajoute : « Alex. Myndien m’assure qu’ayant observé plusieurs Cygnes qui se mouraient, jamais il ne les entendit chanter.

Cette erreur, adoptée par les écrivains les plus éminents de l’antiquité, se transmit avec leurs œuvres de siècle en siècle, et le Moyen âge, si enclin au merveilleux, recueillit religieusement la fiction relative à la surprenante faculté vocale de l’oiseau d’Apollon. Les épopées du Nord font mention de Valkyries ou femmes-cygnes, qui presque toujours symbolisent la grâce féminine : De leur col blanc courbant les lignes, On voit dans les contes du Nord y Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes Nager en chantant près du bord, a dit Théophile Gautier. Les Eddas et les Niebelungen nous les montrent assises au bord des rivages, ayant comme attribut la blancheur des plumes de cet oiseau. Du domaine de la mythologie, les vierges-cygnes passèrent plus tard dans les contes chevaleresques et figurèrent longtemps dans les traditions populaires. C’est ainsi que le roman français intitulé le Lac du Désiré , peint l’étonnement d’un chevalier qui aperçoit une vierge-cygne sans guimple (voile) dans la forêt. Enfin la littérature du Moyen âge a donné le nom de Chevalier au Cygne à un personnage mystique qui fait l’objet d’un long poème, dû au minnesinger Conrad de Wùrtzbourg, dont une version a été reproduite en vers au treizième siècle, par Renaut et par Graindor de Douai, puis en prose par Berthauld de Villebresme. Il en est provenu un livre populaire en langue française, très répandu dans le Pays-Bas et cité pour la première fois dans un ouvrage intitulé le Chevalier au Cygne et Godefroy de Bouillon, publié par le baron de Reiffemberg.

1024px-John-James-Audubon-001 dans CYGNELes hommes-cygnes n’ont donc pas tenu moins de place que les femmes-cygnes dans les mythologies du Nord. Au Cygne, dit avec raison M. Georges Kastner, auquel nous devons les principaux éléments de cette étude, « au Cygne correspond ainsi toute une épopée chevaleresque où l’oiseau tant de fois chanté par la muse antique prend, sous l’influence du génie romantique, une signification nouvelle. Le Cygne amène en effet vers le Nord de vaillants chevaliers qui fondent les premières principautés des bords du Rhin… Au caractère religieux dont Pavait revêtu l’antiquité, le Cygne des traditions du Nord unit un caractère profondément historique, » Passons maintenant du domaine de la poésie dans celui de la science, et analysons les recherches qu’a provoquées parmi les naturalistes le mythe que les religions antiques ont légué aux cultes du Nord.

Le dix-septième siècle a vu surtout se multiplier les dissertations spéciales sur le Chant du Cygne. Bartholin, dans ses nombreux opuscules de médecine et de chirurgie où l’on trouve une monographie du Cygne, se met au nombre des partisans de l’ancienne croyance ; après avoir décrit l’anatomie et le chant de l’oiseau, il conclut en démontrant que le Cygne est organisé de manière à pouvoir chanter. Voici sa définition : « Un oiseau plus grand que l’oie, au genre de laquelle il appartient. Il a une voix suave et harmonieuse. » Le dix-huitième siècle était moins crédule. Le 23 février 1720, le sieur Morin présente à l’Académie royale des inscriptions et belles-lettres un Mémoire bizarre, dont le titre est presque une épigramme : Question naturelle et critique, scavoir pourquoi les Cygnes, qui chantoient autrefois si bien, chantent aujourd’hui si mal . Il va sans dire que l’auteur de ce Mémoire relègue dans le domaine de la fable tout ce que les anciens ont dit au sujet du Cygne.

Enfin, en 178 3, des observations faites sur des Cygnes sauvages, à Chantilly, propriété du prince de Condé, devinrent encore l’objet d’un Mémoire adressé à l’Académie. Il résulta d’une lettre écrite à Buffon par l’abbé Arnaud, « qu’on ne peut pas dire que les Cygnes de Chantilly chantent; mais leurs cris sont véritablement et constamment modulés ; leur voix n’est point douce, elle est au contraire aiguë, perçante et très peu agréable. x» Mongez, qui de son côté publia les observations qu’il fit sur ces mêmes Cygnes de Chantilly, assure que leur chant est composé de deux parties alternatives très distinctes : 1 Ils commencent par répétera mivoix un son pareil à celui qui est exprimé par ce monosyllabe, couq, couq, couq , toujours sur le même ton. Ils élèvent ensuite la voix leur chant a quelque analogie, pour la qualité du son, au cri déchirant du paon » Un autre observateur, que sa place à Chantilly avait mis à portée d examiner les deux Cygnes que l’on y nourrissait, Valmont de Bomare, rapporte ce qui suit dans son Dictionnaire d’histoire naturelle : « Le Cygne a une voix, mais quelle voix ? un cri perçant.

On entend tou hou à plusieurs reprises ; le hou est d’un demi-ton au-dessus du tou ; comme la femelle donne les deux mêmes sons, mais plus bas ou moins forts, \orsqu ils crient ensemble, l’oreille distingue sensiblement une espèce de carillon aigre et désagréable. On dirait, dans le lointain, que c’est un concert discordant, un bruit semblable à celui de deux trompettes de foire lorsque les enfants s’en amusent ; enfin, la voix du Cygne, si célèbre par sa mélodie, a une gamme très bornée, un diapason d’un ton et demi L histoire de la nature ne doit pas peindre des fictions ‘, elle doit la dessiner d’un trait pur et correct. »

Après de pareils témoignages, on a lieu d’être surpris lorsque Bachaumont ( Mémoires secrets J, racontant l’expérience faite sur les Cygnes de Chantilly, parle d’un concert mélodieux , car l’organisation particulière de la poitrine et de la gorge du Cygne ne lui permet pas de chanter ; excellente raison à laquelle aurait rien dû songer le célèbre naturaliste Bory de Saint-Vincent, lorsqu’il attribue aux Cygnes « des sons pareils à ceux d’une harpe éolienne.» Il est vrai qu’il écrivait cela dans l’Encyclopédie moderne (t. vu, p. 418 ), à l’article CANARD! En résumé, dit de Salgues, qui range avec raison la croyance au chant du Cygne parmi les Erreurs et les préjugés répandus dans la société, « la configuration de son bec n’annonce guère qu’il soit destiné à se distinguer dans 1 art des Linus et des Orphée. On ne connaît point de chants gracieux sortis d’un bec large, ouvert et aplati. »

Il nous faut donc renoncer au respect pour le talent musical du Cygne, surtout à l’harmonie que cet oiseau produit avant de mourir, dont aucun auteur sérieux n’a affirmé la vérité. Mais quelle est alors l’origine de cette opinion qui attribue au favori d’Apollon un chant si doux et si agréable.? De toutes les hypothèses, la préférable est celle émise par M. Georges Kastner : « N est-il pas possible, dit le savant écrivain, que la mythologie ancienne ait considéré le Cygne comme un oiseau consacré à Apollon, non pas à cause de la beauté de son chant, mais à cause de La beauté de ses formes, de la blancheur, de la pureté de son plumage, ou peut-être que, pour des raisons quelconques, on le croyait propre à la divination, comme d’autres oiseaux encore? Une fois consacré à Apollon, le Cygne est devenu le compagnon des Muses et le symbole des poètes, et ce n’est que plus tard qu’on lui a attribué cette voix suave et harmonieuse qui convenait si bien à sa beauté de même qu’à la nature de son rôle auprès du dieu de la lumière et des arts. » En effet, on s’est plu de tout temps à représenter le Cygne comme le symbole des poètes. C’est ainsi qu’Alciat, dans ses Emblèmes , nous montre un Cygne sur un parchemin qui pend à 1 une des branches d’un vieil arbre, avec cette inscription : Insigna poetarnm, et six vers latins dont voici la traduction :

Trumpeter_Swans_in_Grand_Teton_NP-NPS« Il y a des écussons de famille avec 1 oiseau de Jupiter, d’autres avec des serpents ou des lions. Mais ces animaux féroces ne conviennent pas à l’image du poète; c’est le beau Cygne qui doit soutenir les lauriers de la sagesse. Il est consacré à Phébus et se nourrit dans nos contrées. Autrefois il était roi, et il conserve encore aujourd’hui ses anciens titres. » Henri Heine, dans un de ses Lieders , et notre poète Millevoye, ont consacré chacun une strophe à la poétique allégorie des anciens. Mais Lamartine seul, en interprétant ce sujet, s’est rendu 1 écho des giands poètes de l’antiquité, et surtout de Platon : Chantons, puisque mes doigts sont encore sur ma lyre; Chantons, puisque la mort comme un Cygne m’inspire, Au bord d\in autre monde, un cri mélodieux.

C’est un présage heureux donné par mon génie : Si notre âme n’est rien qu’amour et qu’harmonie, Qu’un chant divin soit mes adieux! La lyre en se brisant jette un son plus sublime; La lampe qui s’éteint tout à coup se ranime, Et d’un éclat plus pur brille avant d’expirer ; Le Cygne voit le ciel à son heure dernière : L’homme seul, reportant ses regards en arrière, Compte ses jours pour les pleurer. A notre époque, où tant de poétiques fictions et de nobles croyances ont disparu pour faire place souvent à de tristes réalités, le chant du Cygne restera, nous l’espérons, comme un symbole des dernières inspirations du génie. Meyerbeer, Rossini, Auber et Halévy sont allés se rejoindre dans la tombe ; mais tout n’a pas péri avec eux, car leurs chefs-

d’œuvre sont immortels comme leur gloire. Aussi, nous, qui avons connu ces musiciens illustres et entendu leurs derniers accents, terminerons-nous par ces belles paroles de Buffon : « Il faut bien pardonner aux Grecs leurs fables, elles étaient aimables et touchantes, elles valaient bien d’arides, de froides vérités : c’étaient de doux emblèmes pour les cœurs sensibles. Sans doute, les Cygnes ne chantent point leur mort ; mais toujours en parlant du dernier effort et des derniers élans d’un beau génie près de s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : « C’est le chant du Cygne ! »

(1) Les Sirènes, Essai sur les principaux Georges Kastner. Paris, iB5B. 3″ Partie

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Paon : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

 La fierté du paonIl est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme. Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé.

Au Moyen-Orient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme. Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée.

Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression.

Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux.

Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleuvert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment.

Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

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LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

La chouette, que nous poursuivons d’une fâcheuse réputation de voleuse et dont nous faisons un emblème de laideur, apparemment contre l’avis de Rabelais, était l’oiseau d’Athéna. Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil, et s’oppose donc en ceci à l’aigle, qui la reçoit les yeux ouverts.

 

290px-Bubo_scandiacus_Delta_3René Guénon a noté qu’on pouvait voir là, ainsi que dans le rapport avec Athéna-Minerve, le symbole de la connaissance rationnelle, perception de la lumière lunaire par reflet, s’opposant à la connaissance intuitive, perception directe de la lumière solaire. C’est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent.

Dans la mythologie grecque la chouette est représentée par Ascalaphos, fils d’Acheron et de la nymphe de l’obscurité : c’est elle qui voit Perséphone goûter à un fruit de l’enfer, un grain de grenage, et la dénonce, lui interdisant ainsi tout espoir de remonter définitivement au jour.

Chez les Aztèques, elle est l’animal symbolique du dieu des enfers, avec l’araignée. Dans plusieurs Codex, elle est représentée comme la gardienne de la maison obscure de la terre. Associée aux forces chthoniennes, elle est aussi un avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la fois à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre, qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général.

Dans le matériel funéraire des tombes de la civilisation pré-incaïques Chimu (Pérou), se rencontre fréquemment la représentation d’un couteau sacrificiel en forme de demi-lune, surmonté de l’image d’une divinité mi-humaine mi-animale en forme d’oiseau de nuit, chouette ou hibou. Ce symbole qui est manifestement lié à l’idée de mort et de sacrifice, est orné de colliers de perles et de coquilles marines, la poitrine peinte en rouge, et la divinité ainsi représentée est souvent flanquée de deux chiens, dont on connaît la signification de psychopompe. Ce hibou, ou cette chouette, tient souvent un couteau de sacrifice dans une main et dans l’autre le vase destiné à recueillir le sang de la victime.

De nos jours encore elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines. Il demeure cependant frappant qu’un vecteur de symbole aussi universellement ténébreux et associé à de sinistres idées ait pu, dans les langues latines, désigner en tant qu’adjectif la jolie femme, puis indifféremment tout ce qui est de bon présage.                                               

« Chouette » est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae, sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille, qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du hibou par la simple absence d’aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l’impression d’oreilles ou de cornes.

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

  • Comme on l’a vu, la chouette était, dans le monde antique, le symbole de la sagesse.  Elle était liée à la déesse grecque Athéna, déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive et de l’activité intelligente. De ce fait la chouette  prêta son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappa monnaie à l’effigie de l’animal qui, d’ailleurs, se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.                                        
  • Dans le monde romain, les termes « striga » (sorcière) et « strix  » (chouette/stryge) étaient utilisés en parallèle. On accusait les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit, d’où le mythe des stryges. Les Romains empruntèrent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voyaient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devenait alors un mauvais présage.
  • Au  Moyen Age, elle était associée à la rouerie et à la tromperie  du fait que la chouette  profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la clouait donc devant sa porte pour conjurer le sort maléfique.
  • Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement.
  • Pour les Romains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.
  • Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières comme le savent les lecteurs de Harry Potter.  
  • Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie,  dite aussi Dame Blanche, d’où sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.
  • De façon plus anecdotique,  la double symbolique « oiseau de la sagesse »/ »oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains  khagneux (étudiants préparationnaires littéraires) qui la nomment «Vara » (cagneuse, en latin).
  • La chouette est le symbole touristique de la ville de Dijon, elle y est sculptée dans une pierre d’angle de l’Eglise Notre-Dame. Dans la rue de la Chouette, voie piétonne qui longe le côté nord de l’église et le chevet, une pierre de Notre-Dame porte une marque singulière qui a suscité la curiosité de certains historiens de la ville. A l’angle d’un contrefort d’une chapelle de l’église est sculpté un oiseau que les Dijonnais appellent la chouette. Sa signification est toujours inconnue, bien que de nombreuses hypothèses aient été émises à son sujet. Pour certains, la chouette pourrait être une forme de signature laissée là par un architecte ou par un tailleur de pierre. Il ne peut s’agir en tout cas de la signature de l’architecte de l’église, car cette chouette est sculptée sur une chapelle élevée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame.

 

LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenLa chouette est très usée à cause de la vénération  superstitieuse qu’elle suscite. En effet, Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche, pour demander que leur souhait soit exaucé. Il n’en subsiste donc aujourd’hui que la forme générale, la plupart des détails de la sculpture ayant depuis longtemps disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2001, un vandale a porté à la chouette plusieurs coups de marteau. Cette dégradation suscita l’émotion des Dijonnais. Plutôt que de laisser la chouette en l’état ou de remplacer le bloc de pierre sur lequel elle était sculptée, il fut décidé d’en réparer les cassures. Un moulage de la chouette avait été réalisé en 1988 par un statuaire mouleur du Louvre. Il servit de modèle à la réparation, qui consista à incruster des fragments de pierre, ensuite patinés. Ce travail s’accomplit fin janvier et début février 2001. Depuis cet incident, un système de vidéosurveillance a été mis en place afin de prévenir toute récidive. La chouette restaurée a été inaugurée officiellement le 12 mai 2001.

Ces péripéties n’ont fait qu’accroître la popularité de cette sculpture à Dijon. L’Office de tourisme l’a choisi en 2001 comme symbole de fléchage pour le Parcours de la Chouette, circuit touristique piéton qui fait le tour du centre historique avec un balisage devant les principaux monuments. 

Machin chouette est une expression familière qui désigne une personne dont on ne connaît pas, ou plus, le nom. C’est aussi le titre d’une pièce de théâtre de Marcel Achard, créée au Théâtre Antoine en 1964.

  • Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des Dieux. 

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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Animaux et messages d’amour

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

 

1- Symbolisme animal et messages de l’amour

La signification d’amour vient suite à pas mal de fois par de différents symboles. Certains animaux viennent dans nos vies avec un message d’amour. Ces animaux spéciaux servent de symboles d’amour ou d’icônes et transmettent des messages spécifiques à la compassion, l’ardeur, la passion et la tendresse.

2- Les Animaux qui sont des Symboles d’amour dans les cultures et les légendes

 CHAT NOR

Dauphin:
Avec la vitesse, la diligence et l’intelligence du dauphin, il est aussi un messager de l’amour. Ceci est partiellement dû à son association avec Delphin, qui signifie l’amour incarné dans le sein maternel. Aphrodite, la déesse grecque de l’amour, a dit de prendre la forme d’un dauphin et il était aussi connu comme la femme de la mer. Le dauphin est un symbole de l’église étant guidé par l’amour du Christ.

Colombe:
La colombe est considéré comme un symbole de paix, la colombe est aussi un messager de l’amour symbolique profond. Une légende slave dit que lors de la mort, l’âme se transforme en une colombe qui coulisse son chemin dans le ciel d’amour. Dans l’hindouisme, la colombe est un emblème de l’esprit, et la capacité infinie de l’esprit et de l’amour.  Dans la mythologie gréco-romaine, la colombe était une créature sacrée à Aphrodite / Venus. Les Pratiques juives antiques permissent la colombe d’être sacrifiée comme un don d’amour qui signifiait la purification d’une nouvelle mère après l’accouchement. Dans l’Ouest, la colombe symbolise l’amour et est fréquemment observée dans les traditions de mariage.

Cheval:
Tout d’abord le cheval est le septième signe du zodiaque chinois, le cheval est assimilé à la fonctionnalité et à l’amour. Comme des cavaliers hautement qualifiés, les Celtes ont attribué au cheval le nom d’Epona, aussi connu comme la déesse des chevaux.  Epona était connu pour l’abondance, l’amour et la fertilité. En Mésopotamie, il y eut une légende qui disait que le soleil a été attirée par un cheval à l’horizon – le cheval était connu comme l’incarnation de l’amour pour la terre.

Coccinelle :
Elle est connue comme un emblème de chance, la coccinelle est un symbole d’amour aussi. Les traditions asiatiques tiennent à la croyance que si capturés puis libérés, la coccinelle fidèlement vole à votre amour vrai et murmure votre nom dans sa / son oreille. Après avoir entendu le message de la coccinelle votre amour vrai se dépêche de votre côté.

Étoiles de mer:
Chez les chrétiens, l’étoile de mer représente la Vierge Marie (Stella Maris qui signifie étoile de la mer) qui crée amoureusement un voyage en toute sécurité sur les eaux troubles et est également considérée comme un emblème du salut pendant les périodes difficiles. L’étoile ainsi que les étoiles de mer sont considérés comme des symboles célestes et en tant que tels, elles représentent l’infini amour divin. En plus de l’amour, l’étoile de mer détient également des caractéristiques telles que l’orientation, la vigilance, l’inspiration, la brillance et l’intuition.

Cygne :
C’est un titulaire d’une multitude de représentations y compris l’amour, la grâce, la pureté, la beauté et la sincérité. Un autre attribut d’Aphrodite, le cygne symbolise également la chasteté. Les Celtes croyaient que les cygnes ont été des divinités bienveillantes et la légende veut que leurs images soient forgées en médaillons d’argent autour du cou pour se protéger.  Dans l’hindouisme, le cygne est connu comme l’oiseau Hamsa et signifie l’esprit divin et le souffle de l’esprit. Le cygne est aussi un autre symbole de la Vierge Marie et la pureté et l’amour qu’elle symbolise.

lire : Le totem du Chameau

 

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Message du Paon

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

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Oiseau puissant et protecteur, le paon se distingue par son plumage magnifique, ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent ont un lien avec les cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptions pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorions pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voila pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! » 

Le cri du paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement des projets et même aux rêves brisés.

En Egypte, le paon était considéré comme un oiseau sacré par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. 

Le paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbolise la résurrection qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoiqu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le paon nous promet la résurrection, et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produire, mais cette promesse se réalisera. 

D’un point de vue négatif : Les plumes de paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu vert  lui confèrent une magnificence altère, alors que les ocelles sur sa queue font penser à des centaines d’yeux.  Ainsi, il se peut que nous ne voyons pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échapper peut-être à notre vue, peut-être oyons-nous plus ce qu’il y a réellement. De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une ouverture d’esprit, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est pas salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. 

Les grosses pattes du paon revêtent une signification symbolique, puisque les pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui qui nous a été offert n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment sur les autres en ce moment. 

Questionnement : Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseil spirituels ?

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Phoenix, le Paon

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

 

Black_and_White_Peacock_Drawing« Quant aux Phoenix, je me penche sur sa signification dans la mythologie chinoise. Il était associé au Sud, au Feu, à l’Ete et au rouge. Le phoénix chinois ressemble à un faisan avec des plumes de paon – certaines descriptions en sont plus précises et plus difficiles à imaginer : tête d’un cygne, crête d’un coq, bec d’une hirondelle, cou de serpent, forme de dragon, ailes écailleuses, queue de poisson, avec parfois des morceaux de tortue… L’élément mâle du phoénix s’appelle donc Feng. L’élément femelle s’appelle Huang. Ensemble ils représentent le bonheur conjugal. Le plumage du phoénix est de cinq couleurs. Son chant est le plus merveilleux qu’on puisse imaginer. Il se nourrit de « fruits de bambous ». Dans le confucianisme, le phoénix porte sur la tête le symbole de la vertu d’humanité, sur les ailes al conformité morale, sur le dos la justice, sur la poitrine la bienveillance et sur le ventre la bonne foi. On dit aussi que sa tête représente le ciel, ses yeux le soleil, ses ailes le vent, ses pattes la terre, son dos la lune et sa queue les planètes. Le phoénix est associé au yang et à l’été. Le suzaku était le nom donné au Phoenix rouge, symbolisant le Sud. « 

« – Oiseau mythique au plumage écarlate, d’une beauté inégalable, qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se brûlait lui-même sur un bûcher et renaissait de ses cendres, le Phénix est le symbole de l’Immortalité et de la Résurrection, celle du Christ au Moyen-Age.

— Assimilé au soufre philosophique et au nombre quatre (les quatre éléments de la pierre physique et les quatre étapes de la transmutation) par les alchimistes, le Phénix représente la fixité de l’être vivant en sa mort continuelle, source de renaissances spontanées. L’image de cet animal légendaire nous incite à brûler nos insuffisances et à renaître des cendres du viel homme. (Le Message des Constructeurs des Cathédrales de C. Jacq aux éditions du Rocher)

— En Egypte il était un symbole des révolutions solaires et une manifestation de l’Ame de Râ, dieu solaire, associé à Héliopolis, centre initiatique consacré au culte de cette divinité.

— En Chine, le Phénix (feng-huang) est le deuxième des quatre animaux fabuleux sacrés ou doués de spiritualité, unissant en eux le yin et le yang. Son corps représente les cinq qualités humaines : sa tête, la vertu ; ses ailes, le devoir ; son dos, le comportement adéquat au cours des rituels ; sa poitrine, la vertu d’humanité ; son ventre, la fiabilité. (La Philosophie du Tao de J.C. Cooper aux éditions Dangles)

— Oiseau de Cinabre des Taoïstes, en raison de sa couleur (le cinabre est le sulfure rouge de mercure), il servait de monture aux Immortels au même titre que la Grue. — Dans l’iconographie, le Phénix mâle symbolise le bonheur et le Phénix femelle, l’Impératrice. Rassemblés, ils souhaitent une union heureuse. »

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Les plumes de corbeau

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


Les plumes de corbeau   dans CORBEAUPour les amérindiens, les plumes représentent un Cadeau venant du Grand Esprit, mais aussi de l’oiseau qui offre une partie de son essence, ces plumes ont une propriété médicinale. Elles permettent de faire pénétrer et diriger l’énergie de guérison car celle-ci capte et redistribue les énergies bénéfiques. Certaines plumes ont aussi des valeurs de protections, il suffit de porter celle-ci sur soi afin d’attirer l’énergie.

Les plumes de corbeaux sont utilisées pour effectuer un deuil et permettre de se débarrasser de sentiments ou situations indésirables alors que les plumes de corneilles, elles aussi symbolisent le deuil, on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Lakota Sioux prient avec des plumes de corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.

Le médecine bag, également appelé poche ou sachet de pouvoir, inclut souvent des plumes particulières ayant une signification pour celui qui le porte et qui attire bonne fortune et chasse les mauvaises choses.

Un des sens ésotérique dans l’utilisation de la plume de ces oiseaux noirs et bien de se relier avec le monde d’en haut, avec l’astral et les Esprits qui le peuple.

Dans le cadre de la magie naturelle, les plumes sont utilisées dans le cadre de sortilèges et cérémonies afin d’établir un changement. Elles sont employées comme catalyseurs permettant d’aider à la concentration au cours de la réalisation des sorts et souhaits.

Les plumes sont souvent employées pour faciliter la concentration au cours de sortilèges.

Les plumes sont régies par l’élément air. Cela fait d’elles des aides précieuses pour une bonne communication. Mais chaque plume a ses propres pouvoirs particuliers, qui dépendent de l’oiseau auxquelles elles appartiennent, de leurs couleurs, du lieu où on les découvre ainsi que d’autres facteurs.

Les plumes utilisées dans des buts magiques sont principalement définies par l’énergie dont le chaman, le mage les charges à travers sa concentration et ses pensées. En dépit de l’énergie apportée par l’officiant, les plumes possèdent leurs propres capacités naturelles.

Nous pouvons pensé que la plume de corbeau peut être utilisé pour le travail sur soi-même, le voyage intérieur dans l’inconscient et la compréhension de la souffrance. La plume de corbeau peut, tout comme celle de l’aigle, aider à trouver la lumière.

Dans la langue abénaquise les mots aigle et corbeau sont très significatifs. On dit Mgeso pour un petit aigle et Wabun pour le grand, et wabun signifie également lumière. On dit Mkasas pour la corneille et Kchimkasas pour le corbeau, et le noir et l’obscurité sont dits mkasawi ou makasawigek. Dans les légendes abénakises* il est dit que lors de l’âge ancien, lorsque l’homme ne faisait qu’un avec l’animal, l’abénakis a commencé par nommer l’esprit des animaux et des plantes pour ensuite nommer le reste, pour cette raison les noms d’animaux servent souvent de mots-racines pour décrire ce qui est inanimé et subtil.

Les plumes de corbeau servent aussi tous simplement comme éléments d’appât pour la pêche !

* Abénaquis Il s’agit d’un groupe de tribus unies par des liens plus ou moins étroits et qui résidaient dans la région actuelle du Maine et du Nouveau-Brunswick. Ces tribus comprenaient, entre autres les Malécites, les Micmacs, les Pesmocodys, les Pentagouets, les Pégouakis et peut-être les Socoquis. Ils parlaient tous des dialectes similaires. Ils se livraient à la chasse et à la pêche mais mangeaient également du maïs en hiver. Au cours du XVIIIme siècle, la traite des fourrures joua un rôle très important sur le plan économique dans la vie de ces tribus. Les Abénaquis furent, au XVIIme et au XVIIIme siècle, de fidèles alliés de la France et ils attaquèrent à plusieurs reprises la Nouvelle-Angleterre lorsque les deux colonies étaient en guerre. Pour les Français, ils représentaient un véritable rempart contre les attaques venant du sud. Ils subirent de lourdes pertes au cours de ces combats et un grand nombre d’entre eux émigrèrent dans les villages français des missions, à Saint-François et à Bécancour.

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Femmes poissons

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Les sirènes

Femmes poissons dans POISSON 260px-Draper_Herbert_James_Ulysses_and_the_SirensNous nous représentons souvent les sirènes comme des créatures dotées d’un corps de femme sur une queue de poisson. Pourtant, dans l’Antiquité, elles avaient l’apparence d’oiseaux à visage de femme, elles possédaient des serres puissantes ou des pattes de lien. Elles étaient dotées d’une belle voix et parfois jouaient d’un instrument de musique, elle était alors pourvues de bras. Le mot « sirène » qui vient du latin siren et du grec seirèn aurait deux significations : « attacher avec une corde (rappel de l’épisode d’Ulysse dans « L’Odysée ») ou « clair et sec » car ce serait par temps clair, sec et sans vent que les sirènes apparaîtraient le plus souvent. Dans l’Antiquité, les marins devaient s’attacher au mât de leur navire pour ne pas être tenté de rejoindre les sirènes, leur chants fascinants visant à les attirer sur les écueils ». Ce fut ainsi le cas d’Ulysse dans l’Odyssée.

Les sirènes sont les filles du dieu-fleuve Achéloos (la filiation est moins assurée du côté maternel : les muses…) elles sont associées dès le départ, à la mort. Ainsi, les sirènes, femmes à corps d’oiseaux, apparaissent sur des vases funéraires ou sur des tombes grecques. Elles évoquent l’oiseau à tête humaine qui incarnait l’âme des morts en Egypte. Les sirènes symbolisent également le dernier refuge des noyés : elles prennent soin des marins morts et les emmènent au fond des mers, là où les vivants ne peuvent se rendre.

200px-John_Collier_-_The_Land_Baby dans POISSONIl semble que la sirène à queue de poisson soit apparue dans la littérature vers le 8ème siècle. Elle est représentée, tantôt comme une très jolie femme, dotée d’une belle poitrine, de cheveux toujours longs et ondulés, variant du blond au vert en passant par le roux flamboyant, tantôt comme un monstre hideux. Dans ce cas, la queue de poisson symbolisait une sorte de serpent et faisait d’elle un véritable démon femelle, symbole de la luxure (représentée par le miroir et le peigne qui évoquent les prostituées). Argument repris par l’Eglise chrétienne : la sirène représente l’amour charnel. L’élément dans lequel elle évolue, la mer, est un espace inconnu, insondable constituant le domaine du diable.

Femme-oiseau et femme-poisson coexistent au moyen Age et ont les mêmes fonctions : elles attirent les marins par leur beauté, les envoûtant par leurs chants mélodieux, les endorment puis les tuent et les dévorent. Une mort certaine attend donc les navigateurs (noyade : erreurs de navigation du marin en raison de sa baisse de vigilance ce qui peut être fatal en mer…). La vue d’une sirène par un marin, qu’il soit en mer ou à terre, est d’ailleurs un présage de malheur : tempête, mauvaise pêche, mort…

Puis progressivement, la femme-oiseau laisse la place à la femme-poisson : à partir des années 1500, elle disparaît définitivement. Il est d’ailleurs intéressent de préciser que les européens du nord, les asiatiques… avaient déjà intégré les femmes-poissons dans leurs traditions orales ou écrites. L’image associant la sirène à une séductrice maléfique va s’estomper avec la publication, en 1836, par Hans Christian Andersen de La Petite Sirène. Celle-ci  voulant vivre parmi les humains, échange sa voix contre deux jolies jambes. Mais elle ne parvient pas à séduire celui qu’elle aime et, tandis qu’il en épouse une autre, elle disparaît dans la mer avant de se transformer en fille des airs.

320px-John_William_Waterhouse_-_Ulysses_and_the_Sirens_%281891%29Selon Aliette Geistdoerfer, anthropologue, les sirènes « représentant les épreuves que doivent passer les terriens pour devenir matin… Le marin en mer qui aperçoit une sirène est attiré par cette femme nue. S’il se laisse aller à ses charmes, il mourra, non pas en termes physiques, mais parce qu’il restera en mer et ne reviendra pas à terre. Le terrien laissera la place au marin. » Mais « s’il rejette cette écoute, il s’expose également à une certaine forme de morts, il se détourne de la mer et reviendra à terre. Le marin doit écouter la sirène, elle lui apprendra à connaître et à apprécier la mer, mais il ne doit pas se donner à elle ».

Les naturalistes ont émis plusieurs hypothèses quant à la nature de la sirène. Elle serait, pour le suns, un lamantin (mammifère herbivore dont la poitrine chez les femelles porte deux seins apparents), pour les autres, une espèce de phoque ou une raie manta. Celle-ci possède en effet deux diverticules sous le ventre pouvant atteindre un mètre de long et ainsi être assimilés aux bras d’une femme-poisson.

Dossier thématique – La Cité de la Mer / mars 2006.

 

 

 

 

 

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Les oiseaux et superstitions

Posté par othoharmonie le 30 octobre 2011

On accordait aux oiseaux une attention toute particulière dans l’antiquité, habitants du ciel les oiseaux étaient considérés comme plus près des dieux, donc plus à même de signifier aux hommes leur volonté.

 En vol


Un collège de devins, les augures, était spécialement chargé d’observer et d’interpréter le vol, la nourriture et le chant des oiseaux, les oracles qu’on tirait sous le nom d’auspices, déterminaient la réussite ou l’échec des entreprises, et ils étaient scrupuleusement respectés. 

Les mots d’augure et d’auspice ont d’ailleurs pris une extension universelle, venant à désigner tout présage, quel qui soit. 

La règle principale de d’observation du vol des oiseaux est la suivante : voir un oiseau voler de gauche à droite, est bon présage, et de droite à gauche un mauvais présage. 

 Grive litorne Les oiseaux de passage qui arrivent plus tôt que de coutume prédisent un hiver rigoureux. 

Les oiseaux volant près du bord des rivières indiquent la pluie. 

Une personne qui entend des oiseaux chanter le matin recevra de bonnes nouvelles dans la journée. 

D‘eux-mêmes, lorsqu’une personne quittant sa maison voit un oiseau voler près d’elle, elle recevra dans la journée des nouvelles qui la mettront d’excellente humeur. 


Mais si l’oiseau vol sur elle comme pour l’attaquer, qu’il la frôle de justesse, c’est signe qu’elle devra se tenir sur ses gardes. 

Trouver un nid d’oiseau avec la mère annonce une abondance de bien. 

Voir des oiseaux se becqueter présage un mariage prochain, si se sont des tourterelles ou des colombes, le mariage sera heureux. 

Voir un aigle voler annonce des gains et un triomphe. 
En effet, l’aigle symbolise la puissance et la gloire, attribut de Zeus Jupiter, le roi des dieux, c’est aussi l’oiseau du don prophétique par excellence Jean de Patmos, l’auteur du livre de l’Apocalypse, où il l’annonce la fin des temps et le jugement dernier, fut surnommé l’aigle de Patmos. 

Le corbeau est un oiseau prophétique, mais il annonce le malheur. Son cri est un mauvais présage. Un corbeau qui s’abat sur le toit de la maison ou qui se pose sur le rebord d’une fenêtre est un signe de mort prochain. 


Les oiseaux et superstitions dans OISEAUX 220px-Fieldfare_2Edgar Allan Poe dans son poème Le Corbeau résume le caractère néfaste de cet oiseau : le corbeau répète, commun un refrain obsédant, les deux mots Never more (plus jamais) 

Le cri de la chouette est tenu à pour un présage fatal, il faut cependant remarquer que la chouette a une double signification. Oiseau nocturne dont le cri ressemble à une plainte d’agonie, elle présente un aspect sinistre. 
Mais c’est aussi l’oiseau qui voit dans la nuit, et à ce titre elle symbolise la sagesse : c’est l’oiseau de Minerve que Hegel a célébré. 

Le pigeon est l’oiseau messager, en croiser un était réputé bon signe et l’annonce d’une visite joyeuse. 


Mais il est à craindre que la prolifération, dans les grandes villes, de ces oiseaux n’atténue quelque peu cet aspect positif, il est courant en effet d’y rencontrer des pigeons morts estropiés, ce qui inverse la signification du présage 

Trouver chez soi une plume pigeon est un signe de mort. 

L’alouette est traditionnellement un oiseau bénéfique. 
Un des talismans réputés les plus efficaces en magie noire est le pied d’alouette, qu’on porte sur soi pour se prémunir contre la persécution et le mauvais oeil. 

 Colonie de guillemots de TroïlDans le même ordre d’idées, un cœur de tourterelle enveloppé dans une peau de loup est supposé éteindre les sentiments d’amour. 


C‘est là un exemple de sortilège divinatoire dont on ne saurait trop rappeler l’absurdité et le danger 

En voici un autre exemple : un oeil d’hirondelle placé dans le lit de quelqu’un doit faire perdre le sommeil. 
A coup sûr la personne victime de cette mauvaise plaisanterie pourrait se demander qui lui en veut à ce point et perdre le sommeil à cette idée. 


Outre leur caractère répugnant et sanguinaire ces sortilèges sont inefficaces et inutiles. 

Entendre une huppe qui chante quand on vient de planter la vigne ouvre quand elle bourgeonne annonce une abondance de vin dit-on en Bourgogne. 

Celui qui voit deux corneilles voler ensemble recevra sous peu une somme d’argent. Voir plusieurs pies est un présage très heureux. 

250px-Acrocephalus_scirpaceus_%28Bertinetto%29 dans OISEAUXLe chant du rossignol promet de la joie; celui du coucou promet de l’argent. 

La poule contrefaisant la voix du mâle est un funeste présage, de même que la poule qui chante avant le coq le matin. Ce sont deux exemples d’inversion, qui est toujours un signe auquel il faut prendre garde. 

Les poules qui rentrent au poulailler annoncent la pluie.. 

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Langage des plumes

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2011

Canard - Elles symbolisent le passage de l’enfance à l’age adulte, lorsqu’on devient capable de trouver sa propre voie. Elles sont utilisées lors de cérémonies initiatiques, que cela soit pour indiquer le passage de l’adolescence à l’âge adulte ou lors des Langage des plumes  dans OISEAUX 220px-Schema_plume_768x1024initiations chamaniques

Chouette - voir oiseaux nocturnes, hibou

Colombe - Elles sont utilisées pour les rituels de paix mais aussi pour des déclarations d’amour, les révélations de l’être cher, face à l’amour qu’il éprouve pour vous ! Elles jouent un rôle important lors de négociations de paix, car elles sont souvent attachées au calumet de paix.

Corneille - Ses plumes symbolisent le deuil ; on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Lakota Sioux prient avec des plumes de corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré

Cygne - Elles symbolisent la grâce, la bonté et la beauté. Mais aussi pour certains peuples amérindiens et surtout pour les Creek, elles représentent l’union du mariage et sont prisées lors des cérémonies et aussi pour les rituels de fertilité. Elles sont le plus souvent utilisées par les femmes chamanes

Faucon - Elles servent à aider aux diagnostics des maladies du corps. Elles sont essentiellement utilisées par les chamans et sont très réputées pour accroître la compréhension des malaises ainsi que les connaissances des chamans.

Fauvette - Semblable à la poule, elle est protectrice de nos habitats ainsi que de notre famille

Geai bleu - Elles apportent la clarté dans certaines situations sombres ou troubles, elles apportent aussi la lumière qui fait disperser les nuages de la dépression et de la tristesse . Occasions

Hibou - Elles sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis

plumes-17d819a dans OISEAUXMoineau - Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d’amulettes de chance

Mouette - Le symbolisme de trouver une plume de mouette, liberté de faire ce que vous voulez

Oie blanche - Cet oiseau marque l’arrivée et le départ de l’été. C’est un grand migrateur ; ses plumes sont utilisées par les peuples du Nord pour les cérémonies de guérison. C’est aussi la marque d’un chaman dans plusieurs tribus

Oiseaux aquatiques – Elles possèdent une double symbolique ; elles sont en effet tant de l’air que de l’eau. Elles procurent une double protection aux chamans qui les possèdent et sont de puissants outils de rituels. De la même façon que pour les plumes d’aigle, ces plumes aquatiques entrainent nos prières et nos pensées vers le Grand Esprit mais ceux-ci, par les cours d’eau.

Oiseaux nocturnes - hibou, chouette – Leurs plumes sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes. Tous les chamans en possèdent pour faire appel aux gardiens des connaissances sacrées.

Oiseau-mouche – Elles symbolisent la rapidité d’action et la grâce des mouvements. Elles sont très reconnues pour apporter la beauté et la joie avec rapidité. Elles sont très populaires auprès des tribus du SO américain.

Perroquet - Comme cet oiseau peut apprendre n’importe quel langage, ses plumes symbolisent la communication et sont réputées pour faciliter la traduction ainsi que la communication entre les humains (tribus). Elles sont plutôt rares et très convoitées pour orner les costumes lors des danses, des cérémonies et des rituels. Les couleurs vives rouge, vert, bleu, jaune servent à recréer l’arc-en-ciel qui est un symbole de paix et de prospérité essentiellement chez les Lakota Sioux.

Pic bois - Elles sont très réputées lors de cérémonie de guérison seulement utiliser afin de prévenir ou de guérir contre des problèmes de santé liés au foie

Pie - Elles sont utilisées pour les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l’environnement. Par conséquent, ses plumes servent à nettoyer et à purifier un corps malade. Dans la culture des indiens du Lakota, ces plumes noire et blanche du bout des ailes représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtu d’une tunique blanche. .

Plumes2Rouge-gorge- Elles symbolisent le renouveau chez la personne, dans une situation ou dans son Esprit. Comme c’est l’un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps. Les amérindiens les utilisent beaucoup lors de rituel de fertilité ce qui les rend particulièrement importantes. Trouver une plume de rouge-gorge par terre signifie une nouvelle

Rossignol- Ses plumes possèdent une signification mystique très importante. Elles aident à comprendre plus clairement la complexité des rituels et à assimiler les grandes connaissances des choses sacrées. Elles possèdent donc une signification mystique importante.

Road-runner- Nous connaissons tous cet oiseau grâce aux bandes dessinées américaines de Bugs Bunny et de ses aventures avec le coyote. Malgré tout, cet oiseau du désert américain existe vraiment et sa vitesse est légendaire. Ses plumes symbolisent l’énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Elles servent aussi pour accroitre les habiletés naturelles de magie du praticien ou du chaman ainsi que son intuition.

Scissortail – Ses plumes sont utilisées pour honorer les mères au sein de toutes les nations amérindiennes. Elles sont particulièrement prisées pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies.

gifs oiseaux

 

 

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La symbolique de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2011

La symbolique de l'oiseau dans OISEAUX 220px-Peace_dove.svgOn leur a donc attribué, comme à tous les animaux familiers à l’homme, des caractéristiques plus ou moins anthropomorphiques suivant les espèces mais aussi d’une manière générale. L’oiseau ou ses caractéristiques associées (comme l’œuf, les plumes, les ailes ou les serres) peuvent être considérés comme symbole. Le vol de l’oiseau est naturellement porteur d’un symbole de liberté comme l’exprime le mythe grec d’Icare. Par exemple l’aigle est un symbole de majesté c’est pourquoi on le retrouve sur les armoiries de divers empires. La paix est symbolisée par la colombe de la paix

La plupart des oiseaux sont considérés comme symboles positifs, mais il existe cependant des exceptions en fonction des cultures. Les vautours ont une réputation négative pour beaucoup de peuples, cependant les parsis et les zorostriens avant eux, donnent à ces oiseaux un rôle singulier. Ils offrent le cadavre de leurs morts aux vautours, l’inhumation ou la crémation étant une offense à la terre et au feu. Au Moyen Âge en occident toujours, les rapaces, surtout ceux nocturnes comme les Strigiformes (chouettes, hiboux) bien que très bénéfiques aux paysans car mangeant des espèces ravageuses comme les petits rongeurs, étaient jugés comme maléfiques ou nuisibles. Une coutume consistait à clouer sur les portes ces oiseaux pour chasser les mauvais esprits et tous les autres 220px-Apteryx_haastii dans OISEAUXStrigiformes. Plusieurs espèces de rapaces d’ailleurs ont été pourchassées. Ces animaux sont aujourd’hui protégés et leur image actuelle de majesté est la plus forte, bien que les vautours avec leur aspect ingrat, soient toujours mal acceptés. 

En Afrique, certains chants et cris sont interprétés et traduits par certains peuples qui en tirent une signification particulière, qu’elle soit néfaste ou positive. Les oiseaux produisant ces cris sont alors considérés comme bénéfiques ou maléfiques. L’art martial d’oiseau imite l’agilité de l’oiseau, pour stimuler les poumons : Il travail sur l’amplitude de la respiration, et sur le relâchement des articulations des membres supérieurs.

Gif oiseaux

 

 

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