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Coquillages et Sorcellerie

Posté par othoharmonie le 21 mai 2017

Le recours aux forces de l’invisible se pratique dans la plupart des capitales subsahariennes. Tout est ensuite une question de spécificités. 

coquillages et sorcellerie

Bénin : Le pays du « çakatu »

Au Bénin, terre du vaudou, l’exercice du pouvoir est très souvent marqué par un compagnonnage avec les forces occultes. Avant de rencontrer Jésus et de découvrir la Bible, l’ancien président Mathieu Kérékou a eu son marabout durant les années 1990. Au moment de son triomphe électoral en 1991, son successeur, Nicéphore Soglo, a été foudroyé par un çakatu (« mauvais sort »). « Il souffrait le martyre et avait l’impression qu’on lui plantait des aiguilles dans le corps. C’est alors que j’ai décidé d’appeler à l’aide le ministre français de la Défense, Pierre Joxe », se souvient son fils, Lehady. Avion sanitaire de l’armée française, court séjour à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, soins intensifs… Soglo a été remis sur pied durant l’entre-deux-tours, mais c’est en balbutiant et soutenu physiquement par son épouse Rosine qu’il a prêté serment. Il lui a fallu plusieurs années pour s’en remettre. 

Les médecins du Val-de-Grâce ont diagnostiqué un classique « empoisonnement », selon un haut officier français de l’époque qui a suivi ce dossier. « Mais au Bénin, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, cette attaque avait une dimension magique. Et malheur à celui qui prétendrait le contraire », explique un proche de l’ancien président béninois. Un tel épisode laisse des traces.

L’actuel chef de l’État, l’évangélique Boni Yayi, toujours prompt à invoquer Dieu dans ses discours, a « envoyé des émissaires visiter les plus hautes divinités du pays lors de son arrivée au pouvoir en 2006 », assure un fin connaisseur des us et coutumes du palais de la Marina. À vrai dire, cela n’a rien de surprenant, ni de condamnable. Et c’est éventuellement plus prudent.

« Lors de chaque élection, je sais que l’on organise pour moi des sacrifices d’animaux. Je laisse faire », reconnaît un responsable politique. Plus marquant encore, la méfiance au sein du marigot. Certains caciques auraient des pouvoirs occultes. Un nom revient régulièrement… mais il est difficile de violer le secret de la confession. « Une chose est sûre, nous dînons très rarement les uns chez les autres », résume un élu de haut rang. On comprend mieux la fragilité des alliances politiques béninoises ! 

sorcellerie au bénin

Cameroun : « Infection » au fond du couloir

Janvier 2005, contre toute attente, le nouveau directeur général s’est présenté pour la passation de service. La veille, pourtant, un gros chat blanc était tombé du onzième étage du bâtiment et était reparti sans une égratignure. Une démonstration de force supposée de son prédécesseur. Quelques mois plus tôt, le responsable d’un groupe de travaux publics avait exigé de changer entièrement le mobilier de son bureau lors de sa prise de fonctions. Idem pour ce nouveau patron de la police : le « sortant » avait placé un crâne bien en évidence dans le bureau… 

Circonscrits dans les années 1970 et 1980 aux zones rurales, les faits de sorcellerie, supposés ou réels, sont de plus en plus librement évoqués dans les administrations et les grandes entreprises camerounaises, où la guerre des postes fait rage. Mais cette « immunisation » des bureaux concerne également les ministères, où elle serait systématique. Ces pratiques ont aussi cours au palais d’Etoudi, selon un habitué des lieux qui cite notamment le secrétariat général de la présidence et la passation de pouvoirs entre les présidents Ahidjo et Biya. 

Pour l’anthropologue François Bingono Bingono, qui se présente comme « crypto-communicologue », la sorcellerie s’est démocratisée. « Personne ne veut se laisser surprendre. Chaque fois qu’une personne est appelée à de nouvelles fonctions, elle s’entoure d’un maximum de précautions. Ne pas le faire revient à s’exposer à un risque d’ »infection » par l’evu [« sorcellerie », en langue bétie, NDLR]. On part du principe que celui qui s’en va a laissé des fétiches destinés à asseoir sa propre puissance ou à le protéger », explique-t-il.

François Bingono Bingono, qui apprécie par « autodérision » d’être appelé « sorcier », a sa petite idée sur cette mode des actes de purification. « Les Africains prétendument cartésiens ont intégré des confréries, des loges maçonniques et des cercles exotériques fréquentés par les Occidentaux. Mais ils se sont vite heurtés au sectarisme de ces derniers et sont revenus aux fondamentaux pour leur quête de spiritualité. » 

Côte d’Ivoire : à chacun son fétiche

Ce fut l’un des premiers gestes des forces pro-Ouattara : détruire les fétiches de Laurent Gbagbo. Les jours suivant la capture de l’ex-chef d’État et de son épouse Simone, le 11 avril, à la résidence présidentielle de Cocody, les Abidjanais ont vu les bulldozers démolir des monuments, notamment au carrefour Saint-Jean à Cocody, à L’Indénié, à Adjamé et à Yopougon-Siporex. Selon la presse nationale, les démolisseurs y ont trouvé des écritures bibliques, des statuettes, des ossements. 

En Côte d’Ivoire, les croyances sont tenaces. « C’est enraciné en nous, explique le journaliste Venance Konan. Nous avons presque tous nos fétiches, mais personne n’en parle. » À commencer par les militaires. Les FRCI, mercenaires burkinabè et chasseurs dozos, qui ont aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir, sont munis de multiples amulettes, bagues, talismans, grigris et coquillages. Des fétiches censés les protéger des balles et leur assurer le succès sur le champ de bataille. Durant la campagne électorale, les deux camps ont également eu recours aux rituels de sacrifice des boeufs et des poulets. 

Certains politiques ne peuvent rien décider ni faire sans voir leur féticheur. Félix Houphouët-Boigny, dans les années 1950, envoyait régulièrement un de ses émissaires, Lady Sidibe, pour « consulter ». Cela arrivait notamment lorsqu’il avait une rencontre importante comme avec le général de Gaulle. Si Henri Konan Bédié ne semble pas y recourir, Laurent Gbagbo a demandé la protection mystique des féticheurs de la région du Poro, dans le nord du pays. Mais on raconte qu’en novembre 2004, après l’attaque des Sukhoi de l’armée ivoirienne sur la base militaire française de Bouaké, les vieux sont sortis et ont jeté un sort aux avions de Gbagbo. Quelques instants plus tard, le président français, Jacques Chirac, donnait l’instruction d’abattre les appareils. 

Le fétichisme et la sorcellerie sont à différencier du « maraboutage », très répandu au Sénégal. « On ne réclame pas d’organes humains », précise le président des jeunes marabouts du Sénégal, Sérigne Modou Bousso Dieng. « Les pratiques occultes sont interdites par l’islam et, contrairement à la sorcellerie, le maraboutage se fait sur la base du Coran », ajoute-t-il.

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Pascal Airault, Georges Dougueli, Malika Groga-Bada

 

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Les coquillages divinatoires

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

Depuis des siècles les Cauris ont ouvert la voie de la destinée et de la divination aux peuples africains. De la Mauritanie jusqu’au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire, ces petits coquillages sont utilisés afin d’obtenir un oracle : un message leur permettant de porter un regard objectif sur la situation actuelle et leur délivrant un message sur l’avenir.

D’abord utilisés comme monnaie nationale à l’époque des grands empires africains, les Cauris deviennent des objets d’art et prennent peu à peu place dans l’habillement, la décoration et l’artisanat. Progressivement les prêtres africains leur redonnent une place spirituelle de plus en plus importante : ces coquillages venant de la mer, sont considérés comme un don de la nature qui la rejette sur ses plages.

Ils sont chargés de l’énergie marine et offerts tel un présent à l’humanité. Les Cauris deviennent alors le symbole du lien entre l’homme et la mère nature. Leur forme représente l’aspect féminin de la spiritualité celle qui régit les sensations, les émotions, les expériences et la façon dont chacun doit avancer sur son chemin.

Une voyance par les Cauris a cette particularité si rare de ne pas simplement fournir des prédictions sur les évènements à venir, mais également de donner des informations sur la façon dont la personne va y réagir et doit y faire face.

La divination par les Cauris: une forme de géomancie qu’on pratique depuis fort longtemps en Afrique, en Inde, à Cuba et au Brésil surtout, par le lancer de coquillages: des cauris, petits coquillages originaires des Îles Maldives. Pour faire des tirages de cauris, le ques­tion­neur prend les coquillages dans ses mains puis les mélange, tout en formulant clairement sa question; ensuite il les passe plusieurs fois de la main gauche à la main droite et bien cachés dans la main droite, il souffle dessus et les jette sur l’espace circulaire déterminé à l’avance. Une fois que le jeté des cauris est effectué, comme pour les points de géomancie, le devin qui officie procède à l’interprétation des différen­tes figures qu’ils forment: après avoir été jetés au sol, sur une nappe, sur un tapis de tirage, etc.

La particularité de ces petits coquillages (cauri/cauris), réside dans le fait que d’un côté, le cauri a une face bombée; et de l’autre, une fente. La face féminine, dite « ouverte », sera représentée par le côté de la fente du coquillage. Puis la face masculine du cauri, dite « fermée », tout comme un oeuf sur le plat, est représentée par la face bombée du coquillage.

* Notons que pour pratiquer la divination, si on n’a pas à disposition des cauris pour faire un tirage, on retrou­ve aussi ces particularités avec les grains de café. On procède au tirage et à son interprétation, de la même façon qu’on le ferait avec des coquillages.

coquillages divination

Comment faire un tirage des Cauris?

Pour faire un tirage, selon les besoins ou les traditions locales, on utilise souvent 12, 16 ou 22 cauris; parfois même, jusqu’à 100 coquillages. Pour interpréter un tirage et obtenir une réponse de type OUI ou NON à une question, les novices tiendront compte simplement du nombre de cauris qui se présentent du côté féminin (fente) ou masculin (face bombée): attendu qu’une majorité de cauris féminins indiquera une réponse plutôt positive et qu’à l’inverse, une majorité de cauris masculins indiquera une réponse plutôt négative.

Cependant, un devin expérimenté tiendra compte aussi du positionnement des cauris dans l’espace de consultation où ils sont jetés, ainsi que leur position les uns par rapport aux autres; et en interprétera les figures ainsi obtenues, comme en géomancie.

Comment faire pour interpréter un tirage des Cauris?

Retrouvez ci-contre une courte interprétation divina­toire, pour un tirage de 16 Cauris (Merindinlogun).

http://voyance.unicorne.com/oracle_cauris.php

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La petite noblesse du XVIIIe siècle aimait les crustacés

Posté par othoharmonie le 28 avril 2017

 

A cette période, Astacus astacus, dénommée « écrevisse noble » de l’Europe du Nord est considérée d’un goût supérieur à celui des autres espèces continentales, et en même temps, la pêche des écrevisses est devenue ainsi un business important pour l’exportation. Depuis le lac Hjälmaren dans le centre de la Suède, les queues d’écrevisses salées étaient par exemple envoyées en fûts dans les restaurants luxueux allemands, et dans les années 1870, un célèbre écrivain suédois de livres de cuisine, Dr Hagdahl, tremblait à l’idée que les écrevisses puissent disparaître en Suède suite à un trop gros effort de pêche. Il avait raison. Il est triste de constater comme ce bien culinaire a presque disparu, bien que cet évènement soit plutôt la conséquence de l’arrivée de la peste des écrevisses que de la pêche intensive. Il y a une centaine d’années, la Suède était le leader européen de l’exportation des écrevisses. De nos jours ce pays est de loin le plus grand importateur d’écrevisses, ce qui contribue en fait à menacer la survie des écrevisses dans les pays nouvellement contactés pour satisfaire ses besoins irrésistibles et uniques en terme de consommation des écrevisses.

noblesse

Légende de l’image : L’artiste et écrivain suédois Albert Engström était un visiteur fréquent de la maison de la famille des aristocrates Beck-Friis et ses visites coïncidaient très souvent avec la saison des fêtes des écrevisses. Il dessinait volontiers des vignettes dans le livre des visiteurs et il produisit une représentation très fine de la fête des écrevisses pour son hôtesse, la Baronne Beck-Friis.

Les livres de cuisine du XIXe siècle recommandaient les écrevisses dans la soupe de pois (!), les pâtés d’écrevisses et la sauce d’écrevisse avec un rôti de veau sans oublier les queues d’écrevisses servies avec des oeufs brouillés ou de la vinaigrette marinée.

Dans les jours anciens, quand les écrevisses étaient mangées au naturel, elles devaient être récemment cuites et très chaudes selon la règle. Dans un chant sur ce sujet, le poète de la fin du XVIIIe°siècle Carl Michael Bellman évoquait les gens « harponnant » les écrevisses rouges dans la poêle car elles étaient beaucoup trop chaudes pour les prendre à la main. Au cours du IXe siècle, les Suédois changèrent la température de leurs écrevisses et ainsi couplée avec la résidence d’été et le romantisme des archipels cela donna naissance aux fêtes des écrevisses typiques avec tout ce qui l’entoure comme en particulier une consommation excessive de schnaps. En Finlande et les pays baltes, on sert encore des écrevisses brûlantes.

Quand la pêche aux écrevisses devint un grand business (cinq millions pêchées chaque année dans le lac Hjälmaren!), il fut nécessaire de les protéger de l’extermination en particulier au moment de la mue et de la reproduction. Des lois ont été adoptées dans les comtés au cours du XIXe siècle, généralement interdisant la pêche d’avril à début août et finalement des lois nationales ont été introduites déclarant la période entre le 1er novembre et le 8 août période de fermeture, loi qui persista jusqu’à très récemment. Ainsi et pour une fois, les autorités ont contribué à fonder une occasion festive, la plus quintessencielle des institutions suédoises, la fête des écrevisses au début du mois d’août. Bien que les écrevisses, grâce aux produits surgelés, soient maintenant disponibles toute l’année, la plupart des gens pensent à les consommer au point culminant culinaire du mois d’août à la fin de l’été.

Traduction de l’article effectuée par C. SOUTY-GROSSET,

UMRCNRS6556, Université de Poitiers, France J.-Ö. SWAHN

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Entre braconnage et protection du Crocodile

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2016

 

 

La survie des crocodiles est menacée par plusieurs facteurs : la déforestation, le braconnage, la conversion à l’agriculture et les pollutions agricoles dues à l’utilisation abusive des pesticides, notamment dans la culture du cotonnier au nord du Bénin. Les crocodiles sont fortement braconnés pour la consommation de sa viande, pour faire des produits et sous-produits pour la médecine traditionnelle et pour sa peau, vendue en maroquinerie.

crocodile chez Francesca

De nombreux produits à base de crocodile

La viande de crocodile est consommée et appréciée localement, par exemple, au Bénin par tous les groupes socioculturels à l’exception des Peulhs. Les Peulhs ne consomment pas cette viande à cause d’une tradition ancienne, qui dit que « tout éleveur peulh qui tue cet animal et le mange verra son troupeau de bovins réduire en nombre soit par perte ou par mort ». Par ailleurs, la viande est consommée même par ceux qui vénèrent les crocodiles, mais à condition que le crocodile ne soit pas prélevé dans la mare sacrée du village.

Kpéra et al. (2004) ont inventorié sur les marchés 17 produits et sous-produits de crocodiles. Il s’agit de : la peau (dorsale et ventrale), du museau, des pattes, des os, de la graisse, de l’œuf entier, des coquilles d’oeuf, de l’anus, des crottes, des dents, de la bile, du foie, des poumons, du cœur, du pénis, des gastrolithes (pierres contenues dans l’estomac du crocodile) et de l’animal vivant.

Les produits et sous-produits de crocodile sont utilisés en médecine traditionnelle comme remèdes pour guérir des maladies dont l’asthme, l’hernie inguinale, l’ictère, la rougeole, le rhumatisme, l’otite, le panaris, la douleur, etc. Ils sont aussi recherchés pour se doter de certains pouvoirs surnaturels comme les mauvais sorts, la sorcellerie, etc. L’utilisation de la peau pour la maroquinerie est variable selon les pays.

En parallèle, des peuples les protègent…

Les crocodiles sont vénérés par certains groupes socio-culturels (Bariba, Boo, Mokolé) et l’on note à travers ce rôle culturel, une cohabitation pacifique entre les crocodiles et les populations rurales des zones où ils sont vénérés. À cause de leur rôle culturel et de l’anecdote qui dit : « une mare qui abrite des crocodiles ne tarit jamais », les crocodiles font l’objet d’une certaine assistance apportée par les populations locales.

Cette assistance se manifeste par le dragage régulier des mares pendant la saison sèche, le nettoyage de la berge, la protection des animaux par l’interdiction de les tuer, et le transport des bébés crocodiles vers la mare après éclosion des œufs. Cette méthode de conservation appelée conservation endogène est l’une des meilleures formes de conservation des crocodiles au Bénin.

CROCO

Quelle est la population de crocodiles africains ?

Avec une population d’environ 250 000 à 500 000 individus et en considérant sa distribution, le crocodile du Nil, Crocodylus niloticus, n’est pas considéré comme un taxon menacé au niveau international, bien qu’il soit menacé de disparition dans certaines régions comme, par exemple, au Sud- Bénin.

Très peu d’information est disponible sur le crocodile africain à museau étroit, Mecistops cataphractus. La plus grande population existe dans les parcs nationaux du Gabon, tandis que d’autres régions ont montré la baisse de leur population en particulier l’Angola et le Tchad. Ce déclin est dû principalement à la surexploitation, qui s’est intensifiée une fois que les populations sont devenues épuisées dans ces régions.

Au niveau international un effectif de  25 000 à 100 000 individus de crocodile nain, Osteolaemus tetrapis, le classe dans la catégorie VU. Le problème principal avec cette espèce repose sur le manque de données fiables. Sans une telle information, le statut de l’espèce ne peut pas être déterminé. Bien que les experts classent l’espèce comme une préoccupation mineure (LR) au niveau international à cause de sa distribution et des tailles de population saines dans quelques régions, la liste rouge la classe depuis 1996 dans la catégorie VU pour refléter l’incertitude de son statut dans la nature.

Alimentation et reproduction

Les crocodiles sont carnivores. Chez les jeunes, le menu est composé de batraciens, d’escargots, de larves de libellules, de criquets et autres insectes et, avec le temps, de crustacés, de petits oiseaux et rongeurs. Les adultes sont armés pour s’attaquer aux grands poissons et mammifères (jeunes hippopotames, girafes, antilopes, buffles, etc.).

Du fait de leur petit estomac, si la victime est de grande taille, plusieurs repas seront nécessaires et la carcasse de la proie est dissimulée sous l’eau, près d’un rocher ou entre les racines d’un arbre, le temps de la laisser se décomposer.

Indépendamment de la température du corps, les crocodiles n’acceptent pas d’aliments s’ils ont peur ou si des manipulations ou autres interventions les ont stressés. Ainsi peuvent-ils vivre pendant des mois sans se nourrir, mais perdent progressivement du poids et s’affaiblissent. La croissance et la taille sont beaucoup plus fonction de l’alimentation que de l’âge.

Les crocodiles maintiennent leur température corporelle à 30°C. Lorsque la température du corps est plus basse, les crocodiles ne se nourrissent plus et tombent dans un état de torpeur. Pour se chauffer, ils s’exposent au soleil ou sur une surface chaude ; pour se rafraîchir, ils se mettent à l’ombre ou entrent dans l’eau. Lorsqu’ils ont trop chaud, ils gardent la gueule ouverte, afin de laisser la chaleur s’échapper.

Les crocodiles sont ovipares et atteignent leur maturité sexuelle vers l’âge de 10 ans. La femelle pond entre 20 et 70 oeufs et parfois 90 oeufs chez Crocodylus niloticus. Selon les espèces, la femelle creuse un nid dans le sable ou prépare un nid de débris végétaux pour y déposer ses oeufs. Souvent la femelle protège attentivement son nid des prédateurs sans couvrir, à proprement parler, les oeufs. Après 60 à 90 jours d’incubation, les bébés crocodiles sont prêts à éclore ; ils émettent alors des cris aigus, qui s’entendent même à travers une couche de terre de 30 cm d’épaisseur et à une distance de 4 m. La femelle les ramasse dans sa gueule et les transporte dans l’eau. Les bébés crocodiles ont une mortalité élevée : 90 sur 100 n’atteindront pas l’âge adulte.

Les crocodiles ont une taille variant entre 1 et 7 m et parfois plus avec un poids vif corporel d’une tonne au plus. Les mâles ont une taille plus grande que les femelles. Ils ont des mâchoires puissantes avec de nombreuses dents identiques, coniques, légèrement incurvées, sans racines, qui sont renouvelées tout les deux ans.

Auteur : Nathalie Gnanki Kpera pour le Manuel des aires protégées d’Afrique francophone (extrait)

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Les bébés alligator

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2016

 

 

À leur maturité les alligators atteignent généralement une longueur de 1,80 m. L’accouplement se fait au printemps. La femelle construit un nid de végétation dont la décomposition fournit la chaleur nécessaire à l’incubation des œufs.

Le sexe de la descendance dépend de la température dans le nid et se détermine dans les 7 à 21 jours qui suivent le début de l’incubation. À des températures de 30 ° C ou moins celle-ci produit une ponte de femelles ; à 34 ° C ou plus il n’y a que des mâles. Les nids établis sur les levées de terre sont plus chauds que ceux qui sont construits dans l’humidité des marais, et donc les premiers ont tendance à produire des mâles et les seconds des femelles. Le ratio sexuel normal à l’éclosion est de cinq femelles pour un mâle, les premières pesant beaucoup plus que les seconds.

Le-bebe-alligator

La mère défend le nid contre les prédateurs et aide les nouveau-nés dans l’eau. Elle assure une protection aux jeunes pendant près d’un an s’ils restent à proximité. La plus grande menace pour les jeunes sont les alligators adultes dont la prédation peut causer un taux de mortalité atteignant jusqu’à cinquante pour cent la première année. Dans le passé, immédiatement après l’autorisation de la chasse aux alligators, le chiffre des populations rebondissait rapidement du fait qu’il y avait moins d’adultes à s’attaquer aux jeunes, ce qui accroissait les chances de survie de ces derniers.

A peine sorti de son oeuf, il nous effraye déjà ! Le regard de ce petit alligator en dit long sur ce qu’il deviendra. De grandes dents prêtes à croquer tout ce qui bouge, et un long corps se faufilant sous les eaux !

Dans le ventre de sa Maman : pendant 7 jours

Poids à la naissance : 50 à 80 g
Taille à la naissance : 20 cm
Habitat : environnement d’eau douce
Durée de vie : 50 ans et plus.

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L’alligator n’est ni un crocodile ni un caïman

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2016

 

Les caïmans se trouvent presque uniquement sur le continent sud américain (Brésil, Bolivie, Colombie). Il a été introduit au sud du continent Nord-américain. Les alligators à l’exception de l’espèce chinoise ne se rencontrent qu’au sud des États-Unis. La majorité des populations d’alligators américains se situent en Floride et en Louisiane. Les crocodiles pour leur part se trouvent en grand nombre en Afrique mais des espèces plus rares peuplent les îles asiatiques, l’Inde, et l’Amérique latine. Enfin, le Gavial ne se rencontre que dans le Nord Est de l’Inde et au Pakistan.

Description
Les mâles mesurent jusqu’à 4 à 5 mètres et 3 mètres pour les femelles. Le poids des grands mâles peut dépasser les 350 kg.

Ethologie
Animal amphibie, l’alligator passe de très longs séjours dans l’eau, soit qu’il chasse à l’affut, soit tout simplement qu’il dorme. Il peut rester totalement immergé un quart d’heure. Puis, tout en chauffant le dessus de son crâne au soleil, il se dissimule habilement dans l’eau. Son immobilité, son aspect, le font passer pour un bois flottant. Dans les régions les plus froides, l’alligator hiberne pendant l’hiver. Il émerge durant les moments où la chaleur se fait ressentir. Il ne mange pas pendant cette période lorsque la température passe en dessous des 23 degrés. Il survit très bien au période de grand froid et de gel. L’animal affectionne les marais d’eau douce, les rivières et les lacs. Il peut s’accommoder d’une légère salinité de l’eau pendant une courte période comme c’est le cas dans certaines mangroves. Il construit des terriers qui servent d’abri particulièrement lors de l’hibernation qui survient lorsque la température baisse et que la chaleur se fait moins forte. La majorité des populations d’alligators américains se situent en Floride et en Louisiane.

Les grands alligators mâles sont des animaux solitaires et territoriaux. Les alligators plus petits se trouvent souvent en grand nombre tout près les uns des autres. Les plus gros spécimens (mâles ou femelles), défendent leur territoire proche ; les petits montrent une tolérance plus grande à l’égard des autres alligators d’une taille voisine de la leur.

Régime alimentaire

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Saut hors de l’eau d’un alligator

Bien que les alligators aient un corps pesant et des mouvements lents, ils sont capables de courtes pointes de vitesse, en particulier pour une attaque rapide. Leurs proies favorites sont les petits animaux qu’ils peuvent tuer et avaler d’une seule bouchée ; ils peuvent cependant tuer des proies plus grandes, en les attrapant et en les tirant dans l’eau pour qu’elles se noient. Les alligators consomment de la nourriture qui ne peut être mangée en une seule bouchée en la laissant pourrir ou bien en la mordant et en l’agitant sauvagement jusqu’à en arracher des morceaux.

L’alligator, contrairement au crocodile est capable de broyer directement des os. Les muscles qui referment les mâchoires sont d’une puissance exceptionnelle, mais ceux qui les ouvrent sont en comparaison relativement faibles. C’est ainsi qu’un homme adulte peut à mains nues tenir un alligator la mâchoire fermée. En général, une bande de ruban adhésif suffit pour empêcher un adulte d’ouvrir ses mâchoires. C’est une des méthodes les plus couramment utilisées quand des alligators doivent être capturés et transportés, ou quand, pour toute autre raison, ils doivent être empêchés de mordre. Les alligators sont capables d’attraper des oiseaux au nid à plusieurs mètres de hauteur. Pour cela ils sautent en prenant leur élan après avoir atteint une vitesse étonnante. Ils donnent alors l’impression de marcher sur l’eau en propulsant l’aide de leur queue.

Les jeunes mangent une grande variété de petits invertébrés et en particulier des insectes. Ils consomment également des petits poissons et des grenouilles. Lorsqu’ils grandissent, ils consomment des proies plus grosses. Leurs régimes alimentaires comportent alors des poissons, des tortues, des petits mammifères, des oiseaux et parfois des plus petits congénères. L’animal est un opportuniste et pour apaiser sa faim, il est capable de manger toute forme de nourriture. Il n’est pas rare de le voir consommer des chiens de petite taille ou d’autres animaux domestiques… L’activité alimentaire est influencée par la température de l’eau. Elle diminue considérablement si l’eau baisse en dessous de 20 degrés.

Reproduction

 

 Oeuf aligator

Oeuf d’alligator

Les femelles sont matures lorsqu’elles atteignent environ 1,80 mètre et se sont-elles qui initient les rites amoureux. A l’époque des amours, les deux sexes communiquent par des messages oraux, visuels, tactiles et olfactifs. Ils peuvent notamment communiquer sous l’eau par des vibrations de basses fréquences perceptibles par leurs congénères. Lors de la saison humide et chaude de l’été, les animaux confectionnent un nid d’un mètre de circonférence en végétaux qui a pour objectif de maintenir les oeufs au-dessus du niveau de l’eau et dont la décomposition assure l’incubation. En cas d’inondation les oeufs peuvent survivre une douzaine d’heures en submersion. Le lieu d’implantation du nid est souvent le même d’une année sur l’autre. La femelle y dépose entre 20 et 50 oeufs qu’elle protège sous une épaisse couche de végétaux. L’incubation dure en moyenne 65 jours. Pendant tout ce temps la femelle ne quitte pas les parages du nid et le défend contre les pilleurs qui sont nombreux (oiseaux, pécaris, varans, serpents et jaguars).

Lorsque les oeufs sont prêts à éclore, la mère dégage l’épaisse protection de végétaux et se charge de mettre les jeunes dans l’eau où ils devront aussitôt être capables de trouver seuls leurs nourritures. Mais comme une poule avec ses poussins, elle sera très présente dans l’éducation des jeunes et leur assurera une protection durant plusieurs semaines notamment contre les attaques des ratons laveurs et des alligators adultes.

Le sexe de la descendance dépend de la température dans le nid et se détermine dans les 7 à 21 jours qui suivent le début de l’incubation. À des températures de 30 degrés ou moins celle-ci produit une ponte de femelles ; à 34 degrés ou plus il n’y a que des mâles. Les nids établis sur les levées de terre sont plus chauds que ceux qui sont construits dans l’humidité des marais, et donc les premiers ont tendance à produire des mâles et les seconds des femelles. Le ratio sexuel normal à l’éclosion est de cinq femelles pour un mâle

L’alligator et l’homme

 

 nourrissage aligator

Nourrissage dans une ferme d’élevage d’alligators

L’alligator peut être extrêmement dangereux. Chaque année, on déplore en Floride et en Louisiane quantité d’accidents très graves.

Statut
L’alligator américain est une espèce très suivie par les scientifiques. Dans les années 1960, les populations sauvages ont subi un lourd tribut à cause de l’exploitation de l’espèce pour sa peau. Depuis, des programmes de sauvegarde et de lutte anti-braconnage ont été mis en place et l’élevage à permis de produire les peaux nécessaires. Actuellement, l’espèce n’est pas menacée. Dans certaines régions des États Unis, des populations trop importantes font même l’objet de plan de régulation. La population sauvage existante est estimée à 1 million d’individus.

L’alligator est classé en annexe II de la CITES*. Cette annexe comprend toutes les espèces qui ne sont pas nécessairement menacées d’extinction mais dont le commerce des spécimens doit être réglementé pour éviter une exploitation incompatible avec leur survie. L’élevage des alligators est en pleine expansion en Floride, au Texas et en Louisiane. À eux trois, ces états produisent annuellement un total de 45.000 peaux d’alligator. Cette peau, utilisée en maroquinerie, atteint des prix élevés et peut pour une longueur de 1,8 à 2 mètres se vendre à 300 $ pièce. Le marché de la viande d’alligator est en plein essor. C’est une viande qui présente de grande qualité pour la santé humaine. L’alligator de Chine par contre est très menacé et son état de conservation est préoccupant.

*La CITES contrôle et réglemente le commerce international des spécimens des espèces inscrites à ses annexes. Toute importation, exportation, réexportation (exportation d’un spécimen importé) ou introduction en provenance de la mer de spécimens des espèces couvertes par la Convention doit être autorisée dans le cadre d’un système de permis.

SOURCE / http://www.pratique.fr/alligator-crocodile-caiman.html

 

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Le Crocodile du Siam

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2016

 

Cette espèce se rencontre en Birmanie, en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, au Viêt Nam, en Malaisie, au Brunei Darussalam et en Indonésie au Kalimantan.

Sa présence est incertaine à Java

Mais l’espèce a très fortement régressé dans tous ces pays et elle a pu disparaître de la plupart d’entre eux.

Cette espèce peut atteindre les 3 mètres de long, beaucoup plus rarement 4 mètres.

On ignore presque tout de sa biologie et de son écologie. Il semble fréquenter les eaux douces.

crocodile du siam

Les populations actuelles sont très faibles : moins de 5 000 individus. L’avenir de l’espèce semble très critique d’autant que l’on ignore encore presque tout de sa réelle distribution. Si les populations semblent avoir disparu de Thaïlande, les programmes d’élevage au Cambodge sont une réussite. Mais dans ce pays, la réduction de nombreuses populations semble irrémédiable.

Les principales menaces sont la chasse et la destruction de son habitat qui est converti pour l’agriculture. La valeur de sa peau devrait permettre un essor de son élevage. De plus, le faible danger qu’il représente, devrait être un argument supplémentaire pour les populations. La possible hybridation avec Crocodylus porosus dans ces fermes d’élevage pourrait être une nouvelle menace

De nombreuses menaces guettent l’espèce et la plupart d’entre elles proviennent de l’homme. La chasse arrive en tête. La peau de crocodile est très prisée et les braconniers persistent malgré les interdictions à chasser les crocodiles du Siam. Aussi, certains chasseurs collectionnent et empaillent ces animaux pour montrer leur supériorité ou satisfaire leur égo. De plus, il arrive que certaines personnes collectionnent illégalement des oeufs de crocodile (une des raisons majeures de la régression de l’espèce).

La destruction de leur habitat est aussi l’une des causes de leur disparition. La transformation de l’environnement en terre agricole ou la mise en place de barrages a fait fuir les quelques populations de crocodile restantes. Ils sont souvent chassés dès lors que l’un d’eux est aperçu trop près des habitations ou des cultures…

Enfin, il est possible qu’une hybridation entre deux espèces distinctes (« Crocodylus siamensis » et « Crocodylus porosus ») soit une nouvelle source de menace pour ce reptile.

Effort de conservation :

Les chercheurs estiment à moins de 5 000 individus la population de crocodile du Siam qui résiderait dans la nature. Cependant, il est bien difficile de donner un chiffre précis. Depuis la redécouverte du crocodile du Siam à l’état sauvage, de nombreuses recherches ont été effectuées. Cela a permis la mise en place de nouveaux programmes de sauvegarde.

En effet, plusieurs parcs ont accueilli en captivité des couples de crocodile afin de reproduire l’espèce, et de mieux l’étudier. Au Vietnam, la réintroduction de l’espèce fut un succès. Des lois ont été mises en place afin d’interdire définitivement la chasse et la collection du reptile. Aussi, dans les parcs, des patrouilles ont été instaurées afin de traquer les braconniers.

Les recherches précisent le côté inoffensif de l’animal et cela facilite sa réintroduction et son élevage dans certaines fermes ou certains parcs.

Aujourd’hui, malgré la régression de l’espèce à l’état sauvage, on remarque que l’élevage en captivité progresse et que les populations locales sont de plus en plus informées sur la situation du crocodile du Siam. Il reste encore beaucoup à faire mais les recherches continuent d’avancer, et de nombreuses zones doivent encore être observées.

En savoir plus :

Le crocodile du Siam est principalement piscivore (il se nourrit essentiellement de poissons). Il lui arrive parfois de manger des petits reptiles, des mammifères, des invertébrés, des charognes, certains oiseaux ainsi que des amphibiens. Cependant, nous avons peu de données sur les préférences alimentaires de cet animal lorsqu’il est à l’état sauvage. Les informations ont été recueillies sur des crocodiles vivant en captivité.

« Crocodylus siamensis » est une espèce de taille moyenne, dont la plupart des individus n’atteignent pas plus de 3.5 mètres. Il a un museau relativement large et lisse et est doté d’une crête osseuse élevée derrière chaque œil. Sa mâchoire est composée de plus de 64 dents ce qui lui permette de manger tous types d’espèces animales. Sa peau est vert foncé, parsemée de tâches noires. Sa face ventrale quant à elle varie entre le blanc et le jaune. La durée de vie du crocodile du Siam peut atteindre les 30 ans. (Pour des crocodiles en captivité)

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SOUS LE SIGNE DU RAT

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2016

 

ratLes Rats sont réputés pour leurs qualités de persuasion, et leur propension à accumuler, amasser, épargner. Leur charme naturel et leur caractère dégourdi et agréable en font des amis attirants pour presque tout le monde.

Toutefois, sous sa nonchalance apparente, le Rat sera un fin calculateur, adroit et sans embarras. Son intérêt personnel est sa seule vraie motivation, et l’avarice n’est jamais bien loin si le Rat se laisse aller à ses penchants naturels.

Foncièrement matérialiste, le Rat ne renonce pas à quelques écarts pour protéger et encourager un proche.

Le rat n’a pas sa langue dans sa poche, la moutarde lui monte souvent au nez, mais lors de ses violents accès de colère, il n’est jamais grossier.

On aime le Rat, ou on le déteste.

Intellectuellement, le Rat a l’esprit vif et se trouve toujours en quête de nouvelles connaissances, qu’il amasse avidement, dans l’éventualité d’un usage futur. Curieux dans l’âme, le Rat accueille les défis comme une manière de rester dans la course.

Lorsque le rat laissera un peu de place aux autres dans sa vie, il trouvera le vrai bonheur.

LE RAT

Le profil de la femme Rat

La femme Rat est élégante dans sa façon d’être et de bouger. Elle s’habille avec goût, sans trop en faire, elle est aussi très attentive aux détails et sait comment se mettre en valeur. Énergique et créative, la femme Rat a de nombreux talents et sans doute est-elle douée dans un domaine artistique. Elle est aussi très exigeante avec elle-même et déteste le laisser-aller. L’apparence ou plutôt les apparences comptent donc beaucoup pour elle : elle cherche à s’entourer de belles choses et de belles personnes. La femme Rat déclenche souvent les jalousies féminines car elle n’hésite pas à exprimer ses ambitions et à se mettre en avant. Mais elle est aussi sociable et souvent bien entourée. Elle virevolte et semble toujours pressée. La femme Rat noue facilement des relations et sait mettre à l’aise les gens. Surtout les hommes, avec lesquels elle n’entre pas en concurrence.

La femme Rat et les hommes

La femme Rat est extrêmement séduisante et attire le regard des hommes. Elle est romantique et passionnée, mais manque parfois de constance amoureuse. Ce qu’elle aime ce sont les commencements, un premier regard, un premier rendez-vous, le cœur qui s’emballe… Elle déteste s’ennuyer et cherche la personne qui saura faire en sorte que son cœur continue à battre la chamade même après plusieurs années. Si ce n’est pas le cas, la femme Rat sait très bien passer à autre chose, le changement ne lui fait pas peur. Elle devrait s’entendre à merveille avec les hommes Dragon et Singe, énergiques et créatifs comme elle, les hommes Cochon, qui l’attirent et la flattent, les hommes Serpent, ambitieux et respectueux, les hommes Boeuf dont elle se sent proche et complémentaire, et les hommes Chien qui peuvent lui apporter une bonne stabilité. Cela se complique avec les hommes Lapin et Tigre, plus amis qu’amants, les hommes Mouton, trop différents d’elle, les hommes Coq avec lesquels la femme Rat a tendance à entrer en compétition, les hommes Rat, trop semblables à elle, et enfin, les hommes Cheval, diamétralement opposés à la femme Rat.

Le profil de l’homme RatRat et rate

L’homme Rat est adaptable, imaginatif et ingénieux, mais aussi fuyant, difficile à saisir et à comprendre. Ces proches peuvent avoir le sentiment de ne pas le connaître totalement. En réalité, l’homme Rat se protège et n’aime pas dévoiler ses sentiments, qu’il a tendance à considérer comme des failles empêchant l’esprit pratique d’atteindre ses objectifs. Mais l’homme Rat n’est pas froid pour autant, il est même charmeur et en général très sociable. Il garde en revanche toujours son vernis protecteur afin de préserver fermement son intimité. L’homme Rat aime la fête et être au courant de ce qui se passe autour de lui. Il est très observateur et à tendance à tout analyser. Cette qualité fait de lui un très bon stratège, perspicace et ingénieux. Mais il peut être aussi un brin égoïste et difficile à satisfaire. Ces connaissances diront sans doute de lui qu’il est charmeur, admirable et brillant ; et ses plus proches amis commenceront peut-être à déceler dans son attitude un caractère exigeant, une grande ambition et une certaine avidité. Mais ils savent aussi qu’il est énergique, créatif et malin. Capable de se sortir des situations les plus compliquées.

L’homme Rat et les femmes

L’homme Rat a un pouvoir de séduction très développé. Il dégage en général un magnétisme qui ne laisse personne indifférent. Les femmes le voient comme un homme fort sur qui s’appuyer. Charmeur et élégant, il joue de son magnétisme et soigne son image, si bien qu’il peut même avoir un petit côté personnage de roman à l’eau de rose pour jeune fille. L’homme Rat devrait s’entendre à merveille avec les femmes Boeuf et Chien, car ils se complètent très bien, mais également avec les femmes Dragon et Cochon qui comprennent son fonctionnement, les femmes Singe et Serpent qui admirent la personnalité de l’homme Rat, enfin, les femmes Lapin devraient créer avec lui une belle amitié. Cela se complique avec les femmes Rat et Tigre, souvent en concurrence, les femmes Cheval et Coq qui auront du mal à s’accorder avec le caractère de l’homme Rat et enfin les femmes Mouton, peut-être trop dispersées pour lui. 

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Les huitres d’un lointain passé

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2016

 

C’est à l’ère secondaire qu’apparut l’ancêtre de l’huître, il y a environ 190 millions d’années. Il subsiste aujourd’hui une centaine d’espèces vivant dans la plupart des mers et océans.

  Origine du mot                                             

          En Grèce antique, notamment à Athènes, certains votes se faisaient à l’aide de coquilles d’huîtres. c’est de là que provient le terme « ostracisme » de ostra : huître. Cependant, le terme français huître est issu du latin ostrea, devenu oistre en ancien français, puis uitre, auquel on a adjoint un h graphique pour éviter la lecture « vitre ». En effet u et v étaient jadis notés tout deux par un v.

TECHNIQUE

Préhistoire et antiquité                                                       

          La cuisinière du néolithique (-5000 ans) faisait cuire le poisson et la viande notamment sur de grandes pierres plates chauffées. Partout où l’homme de cette époque péchait et où l’on a retrouvé des restes de cuisines, on a également retrouvé des coquilles d’huîtres en quantités importantes.

En Chine, les huîtres sont cultivées depuis la nuit des temps. Depuis toujours on entaille des bambous sur lesquels on fixe des coquilles, et que l’on dispose en mer afin que les larves d’huîtres viennent s’y fixer.

Les romains étaient de grands amateurs d’huîtres et pratiquaient l’ostréiculture. On découvre dans les textes de Pline l’Ancien qu’ils avaient déjà remarqué que  » les huîtres sont meilleures en certains lieux qu’en d’autres « . Quand la Gaule fut asservie, les romains importèrent des huîtres des côtes bretonnes et de la Manche.

Auprès de la plupart des villas romaines, on a retrouvé des amas de coquilles d’huîtres. On trouvait partout en Gaule des viviers (Clermont, Poitier, Saintes, Jarnac…) sur  » la route des huîtres  » qu’il fallait alimenté en eau de mer et qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome.

XVII et XVIIIe siècles                   

          En 1698, l’anglais John LISTER s’étonne de la technique qu’ont adopté les français pour apporter les huîtres fraîches à Paris : on retire les huîtres de leur coquille et on les empile dans des paniers de paille, ainsi, elles arrivent prêtes à être mises en ragoûts.

A l’époque de Voltaire, les huîtres passaient moins pour un aliment que pour un apéritif, si bien qu’il n’était pas rare dans les banquets d’en servir dix ou douze douzaines à chaque convive en guise de  » mise en bouche « …

Les bancs naturels d’huîtres étaient extrêmement abondants sur nos côtes, surtout sur le littoral de la mer du Nord et de la Manche. Au fil du temps, on oublia l’ostréiculture et on se contenta de pécher les huîtres. Les bancs semblaient inépuisables à tel point qu’une ordonnance du roi en 1726, en vue de protéger nos richesses côtières, interdisait toute espèce de drague excepté pour la pêche de l’huître.

L’exploitation intensive des bancs d’huîtres entraîna la raréfaction de ce mollusque et au XVIIIe siècle, l’autorité royale dû pour la première fois réprimer les abus.

 Naissance de l’ostréiculture moderne    

    Pendant longtemps on pratiqua le reparcage. On allait pécher les huîtres sur les bancs naturels et on les reparquait sur l’estran (partie du fond marin découverte à marée basse) afin de les stocker et de les trier. Grâce à sa disposition, St-Vaast la Hougue était l’un de ces sites de reparcage.

En 1820, suite à un froid intense, un pécheur perdit la quasi totalité des huîtres qu’il avait parquées. Quand il voulut vider son parc des coquilles des huîtres mortes, il constata qu’elles étaient couvertes de petites huîtres qui étaient venues s’y fixer : on venait de redécouvrir l’ostréiculture.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la pêche décroît en même temps que les bancs d’huîtres s’épuisent. Parallèlement l’ostréiculture se développe.

Jusque vers 1963, l’élevage des huîtres à St-Vaast se faisait à même le sol. Les huîtres étaient semées à la volée puis hersées ou ratissées pour les sortir du sable. De nouvelles techniques ont permis une extension importante de l’ostréiculture. La technique d’élevage surélevé sur table en caisses puis en poches fut importée du Japon où elle était connue depuis les années 30.

Tout au long du siècle dernier, plusieurs tentatives d’implantation de nouveaux parcs sur les côtes normandes ont eu lieu, mais c’est en fait au début des années 70 qu’a eu lieu le véritable essor de cette activité.

Aujourd’hui la Normandie est devenue la première région productrice d’huîtres en France.

        Calibrage huitre

La pousse de 0 à 18 mois   

Quand elle se reproduit, l’huître abandonne à la mer ses oeufs (naissains) qui se fixent sur des supports (collecteurs) disposés par les professionnels.

Sur le littoral normand ont lieu les plus grandes marées d’Europe, et les courants étant si forts, les huîtres ne peuvent s’y reproduire que difficilement. Les ostréiculteurs normands se rendent donc dans le sud de la France et rapportent les naissains qu’ils disposent sur des tables. Pendant 18 mois, les huîtres poussent en pleine mer sur la partie de l’estran qui ne découvre qu’aux très grandes marées (coefficient supérieur à 90). 

    

L’affinage : 2 mois avant l’expédition     

On remonte les huîtres au niveau de l’estran qui découvre à chaque basse mer pour les « tromper », c’est à dire qu’elles sont alternativement soumises à l’immersion à marée haute et au soleil et au vent à marée basse.

Elles sont ainsi obligées de s’ouvrir et se fermer fréquemment ce qui renforce le muscle qui relie les deux coquilles et renforce la solidité de l’huître. La coquille se durcit et la chair prend tout son arôme. L’huître est ainsi préparée à vivre hors de l’eau et il ne reste plus qu’à l’expédier.

Pendant toute la période de production, l’huître demande des soins attentifs et réguliers.

Il faut nettoyer les poches pour permettre une bonne circulation de l’eau, rééquilibrer les huîtres dans les poches pour que chacune trouve sa nourriture, dédoubler les poches pour que les huîtres ne soient pas trop tassées.

Chaque poche sera bougée, retournée, dédoublée tous les 3 à 4 mois en début de pousse puis 3 à 4 fois jusqu’à la commercialisation. Le nettoyage et le rééquilibrage sont effectués sur les parcs en mer tandis que le dédoublage et le calibrage ont lieu à terre par tri manuel ou mécanisé. 

 

SOURCE / http://www.pleinemer.com

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LES MOULES DES ETANGS

Posté par othoharmonie le 14 juin 2016

 

L’anodonte, appelé aussi moule d’étang, est l’un des plus grands mollusques bivalves d’eau douce. Sa taille peut atteindre 23 centimètres. Si l’on trouve souvent des coquilles cassées le long des berges des étangs, c’est que les rats musqués les mangent. Ces mollusques ne sont pas comestibles pour l’homme, mais les carpes en sont particulièrement friandes. Certains plongeurs découvrent de véritables parterres de coquilles d’anodontes brisées, signe d’une zone d’alimentation des carpes.

Les Anodontes sont d’excellents filtres et, par leur action, participent à la purification de l’eau. En contrepartie, ils peuvent accumuler des polluants toxiques (métaux et pesticides) dans leurs tissus.

moule étang

Le saviez-vous? 

Les oeufs se développent jusqu’au stade larvaire dans les branchies puis, expulsés, se fixent sur les nageoires ou les branchies des poissons par des crochets. Les larves y continuent leur évolution. Une fois celle-ci terminée, elles se laissent tomber dans la vase du fond où elles continuent leur développement. Excellent moyen de coloniser les fonds vaseux!

L’Anodonte des cygnes est hermaphrodite. Il appartient à la classe des lamellibranches. il vit au fond de l’eau et se déplace grâce à un pied unique. Enfoncé dans la vase, il entrouvre sa coquille pour laisser passer ses siphons respiratoires. 

La mulette est une proche parente de l’anodonte et se trouve le plus souvent en rivière. Ces moules d’eau douce ont besoin des poissons pour se reproduire. 50 000 oeufs éclosent entre leurs branchies, puis sont expulsés par les siphons. Les jeunes larves sont gobées par les poissons et parasitent leurs branchies grâce à des crochets où elles s’enkystent. Aprés plusieurs mois, quand elles ont atteint la taille d’un centimètre et se sont métamorphosées en moules, elles se détachent du poisson et tombent au fond de l’eau.

A l’inverse, certains poissons, les bouvières, confient leur ponte aux anodontes. Plongeant un long oviducte dans les branchies du mollusque, elles déposent leurs oeufs. L’anodonte couvera la progéniture du poisson jusqu’à ce que ses rejetons aient atteint un centimètre.

La présence d’anodontes en bordure est toujours bon signe ! Youpi !

 Source d’informations :

1. Tout ou partie des définitions proviennent de l’encyclopédie libre Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0, elles sont reprises à but informatif. Vous pouvez retrouver ces éléments en navigant sur le site Wikipédia.

2. Tout ou partie des définitions proviennent du site Pêche82, toute la pêche en Tarn & Garonne. Elles sont reprises à but informatif. Vous pouvez retrouver ces éléments en navigant sur ce site.

3. Tout ou partie des définitions proviennent du site encyclopeche.com. Elles sont reprises à but informatif. Vous pouvez retrouver ces éléments en navigant sur ce site.

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Le cochon à travers l’histoire

Posté par othoharmonie le 9 mai 2016

 

Issu de la famille des suidés, c’est au début de l’ère tertiaire que le cochon apparaît en Asie Mineure et dans la région du Turkestan. Il colonise ensuite toute l’Asie avant d’élire domicile en Afrique et en Europe.

Bien qu’il lui fût longtemps affilié en raison de leur ressemblance, le cochon ne descend pas de son voisin le sanglier, mais du cochon sauvage. En effet, d’après les zoologues, il y a bien eu séparation dès la préhistoire entre les ancêtres du sanglier et ceux du porc domestique.cochon20

La domestication du porc a commencé, en Europe, vers 7 000 ans avant Jésus-Christ. La castration des mâles et l’ablation des canines apparaissent déjà à cette époque.

C’est au contact de l’homme que sa morphologie évolue considérablement.

Passant du statut d’animal sauvage à celui d’animal domestiqué et n’ayant plus besoin de chasser pour survivre, il devient plus petit, ses dents s’écourtent, son groin s’affine et sa peau noire s’éclaircit pour lui donner au fil des siècles la teinte rosée qu’on lui connaît aujourd’hui.

La représentation du porc dans l’histoire

Véritable nourriture spirituelle, le cochon trouve sa place dans la majorité des cultures où les diverses symboliques qui lui sont attribuées restent très manichéennes.

Dans la mythologie grecque, on l’associe à Déméter, déesse de la fécondité et de l’agriculture. Et l’on raconte même que Zeus aurait été nourri par une truie qui lui aurait généreusement offert de son lait. On retrouve aussi le cochon dans de nombreuses légendes de la mythologie de la Grèce Antique.

Chez les Romains, il devient l’attribut du dieu Esus, tandis que les Égyptiens lui prêtent une image double associée à la fécondité, mais aussi à la malfaisance. À cet égard, les porchers étaient strictement interdits dans les temples.

La mauvaise réputation du cochon, animal sale et maléfique, se retrouve dans les civilisations hébraïques et musulmanes, où Moïse et Mahomet interdirent à leur peuple tout contact avec lui.

D’après le comte de Buffon, cet interdit alimentaire constitue l’un des facteurs explicatifs du faible développement de l’Islam en Chine, où le porc est un aliment très apprécié.

La popularité du cochon dans ces régions se traduit également par sa présence dans les croyances des civilisations asiatiques. En effet, pendant que les Tibétains le vénèrent et le placent au centre de la roue de l’existence comme symbole de l’origine de toute chose, le cochon devient signe astrologique en Chine où lui sont associées des valeurs telles que la loyauté, la sensibilité, la non-violence, mais également la soif de connaissance et l’obstination.
Enfin, il est cité comme le compagnon de Saint Antoine chez les Chrétiens.
Ainsi, le cochon a traversé le temps et l’espace et inspiré les hommes aux quatre coins du monde.

Le cochon à travers les siècles

Mets très apprécié des banquets durant l’Antiquité par les Romains, les Grecs et les Gaulois, le cochon est très consommé par les intellectuels de l’époque qui se plaisent à en vanter les bienfaits.

D’Aristophane à Caton en passant par Pline et Homère, on retrouve l’animal dans les écrits des plus illustres poètes antiques.
La simplicité d’élevage du cochon en fera au Moyen Âge l’animal le plus consommé devant le mouton et le boeuf.

Vauban, ministre de Louis XIV, voit dans l’élevage du cochon un moyen de lutter contre la famine. Il observe que “cet animal est d’une nourriture si aisée que chacun peut en élever, n’ayant point de paysan si pauvre qu’il soit qui ne puisse élever un cochon de son cru par an”. Un siècle plus tard, grâce à la diffusion de la pomme de terre dont on le nourrit, l’élevage de porc français est devenu le plus dynamique d’Europe.

cochon

Par ailleurs, comme l’explique Annette Pourrat , à cette époque “rien ne se perd dans le cochon, tout est découpé, haché, apprêté, salé dans la journée même, des meilleurs morceaux aux moins bons. La vessie soufflée et séchée servait à conserver le tabac”.

Parfaite illustration du célèbre “tout est bon dans le cochon”. En effet, ce qui n’est pas consommé est néanmoins utilisé. Par exemple, on utilisait la graisse de porc (ou saindoux) pour confectionner une pommade contre le mal de dents ou encore des savonnettes.

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LA VIE D’UN CRABE

Posté par othoharmonie le 23 mars 2016

 

 

Les crabes Généralités sur les crustacés L’espèce Vous trouverez ici les espèces appartenant à la famille des Malacostracés et plus précisément les Décapodes. Les Décapodes représentent les Crustacés les plus évolués. Les appendices des trois premiers segments thoraciques, transformés en pattes-mâchoires, s’incorporent à l’armature buccale. La tête et le thorax forment une espèce de coque avec les cavités branchiales délimitées. Les pattes des cinq derniers segments thoraciques sont natatoires ou marcheuses, d’où le nom de Décapodes. Les yeux sont placés à l’extrémité d’un pédoncule mobile.

 La vie d'un crabe

 L’abdomen reste segmenté et bien développé chez les Macroures: Ecrevisse, Homard, Langouste; il ne forme qu’un tablier triangulaire rabattu sous la coque chez les Brachyoures: Crabes, portunus. Enfin, il est mou et asymétrique chez les Pagures ou Bernards l’Ermite qui se logent dans une coquille de Gastéropode. Les crustacés décapodes marcheurs (crabes, homards, langoustes, écrevisses, crevettes) ont tous une carapace articulée qui se divise en deux parties, le céphalothorax (coque) et l’abdomen. L’évolution Au cours de sa croissance, un crustacé se retrouve à l’étroit dans sa carapace qui ne grandit pas avec lui. Il a donc besoin de « changer de peau »; c’est ce qu’on appelle la mue. 

Il va alors reconstituer sa carapace en absorbant le carbonate de calcium présent dans l’eau (c’est pourquoi il préfèrera une eau dure, parfois saumâtre), mais aussi dans une moindre mesure à partir du calcium contenu dans son estomac. Leur corps est mou et fragile, il devient la proie des prédateurs. Et comme toujours il faudra prévoir des abris. Il est totalement exclut de les faire cohabiter avec des poissons carnivores. Il sera plus judicieux de les placer avec des espèces calmes. Le mode de vie En général, les crustacés sont carnivores ou omnivores, parfois détritivores. Ils se nourrissent de chair de poisson, de moules cuites et de viandes maigres (poulet, jambon). 

Ils contribuent à l’équilibre d’un bac en se nourrissant du surplus d’aliments délaissés par les poissons. Le danger est nul pour les petits poissons, à moins qu’il soit très affaibli, malade, ou à l’état d’alevin. Les plantes tendres sont rarement consommées, mais peuvent être abîmées lors de déplacements brusques ou si elles se trouvent simplement dans le chemin. Ceci car les crustacés marchent sur le sol; vers l’avant, mais peuvent reculer brusquement en repliant leur abdomen et sauter ainsi hors du bac si celui-ci est mal couvert. Ils savent nager également en pleine eau. Les crustacés sont assez résistants. Ils préfèreront une eau dure, avec un pH supérieur à 7.0. 

La température ne doit jamais descendre en dessous de 18°C, ni monter au-dessus de 29°C; l’idéal est entre 25 et 26°C. Vous les verrez souvent chercher les coins d’ombre où elles se dissimuleront. La reproduction Les crustacés sont ovipares, les orifices génitaux sont situés sous le ventre entre les pattes marcheuses. Lors de l’accouplement, le mâle retourne la femelle sur le dos (parfois après sa mue) et dépose une masse de sperme près de ses orifices génitaux. 

La ponte a lieu quelques heures après, les oeufs sont fécondés au fur et à mesure de leur ponte. Ils sont ensuite agglutinés par une substance gélatineuse (sécrétée par des glandes) entre les pattes nageuses dont le mouvement les aère, le temps que les embryons se développent. L’incubation dure de dix à vingt jours en fonction des espèces et de la température: plus celle-ci est élevée, plus l’incubation sera courte. A l’éclosion, c’est une petite larve qui apparait; elle nage en pleine eau, passant par plusieurs stades avant l’âge adulte.   

 Les crabes Crabe rouge – Crabe bleu du Malawi – Crabe commun du Tanganyika – Crabe bleu – Crabe de Fiddler – Crabe violoniste rouge – Crabe Porcelaine

Pour en savoir plus sur : http://www.aquafolie.com/poissons-et-autres/crabes.html

 

 

 

 

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DES CRABES A TOUTES LES SAUCES

Posté par othoharmonie le 16 mars 2016

 

 ETRILLE

L’étrille (Macropipus puber)

La carapace de l’étrille est brun-foncé et duveteuse, les yeux sont rouges. La cinquième paire de pattes présente des articles élargis, comme tous les membres de la famille. L’extrémité des pinces est noire avec des reflets bleuâtres. Une belle étrille peut présenter une carapace de 10 centimètres. Une autre espèce proche, l’étrille volante (Liocarcinus corrugatus) se trouve sur le sable, au bas de l’eau lors de grandes marées. Elle ressemble à l’étrille mais présente une robe jaunâtre claire.

Elle appartient à la famille des Portunidés, très reconnaissable à l’aplatissement de leur cinquième paire de pattes, cette morphologie lui permettant de nager sur de courtes distances. L’étrille est très commune dans la zone de balancement des marées mais peut se rencontrer jusqu’à 50 mètres de profondeur. Elle apprécie beaucoup les rochers mais sait aussi s’enfouir dans des zones plus sableuses. A marée basse, elle sait se protéger de la dessiccation en se réfugiant sous les cailloux, les algues, ou profondément dans les failles des rochers.

Elle se nourrit d’annélides, de mollusques, d’autres crustacés, de poissons. Elle apprécie les charognes et contribue au nettoyage des plages. C’est après la mue que la femelle s’accouple au mâle, ce dernier ne pouvant déposer son sperme dans les voies génitales femelles que lorsque son corps est mou. Le sperme est stocké dans la spermathèque de la femelle jusqu’à la ponte. Après fécondation, les oeufs seront portés par la femelle jusqu’à leur éclosion et la libération de la larve planctonique.

C’est l’espèce la plus couramment capturée par les pêcheurs à pied, principalement en raison de sa chair excellente.
Comme elle est très courante, sa recherche est agréable et amusante. Vu sa petite taille, ses pinces ne sont pas réellement dangereuses mais cependant beaucoup plus fortes que l’on pourrait le penser. Agressif et courageux, ce petit crabe n’est pas du tout impressionné par l’homme et il vous fera face en essayant de vous pincer. L’étrille est très agile et pour la saisir, il faut d’abord lui appuyer sur la carapace puis l’attraper par l’arrière du corps. Elle se rencontre sous les rochers ou dans les anfractuosités, le crochet est alors le bienvenu pour la déloger.

La taille minimale est de 5 centimètres.
Un conseil quand vous saisissez une étrille à la main rappelez vous que celle-ci, contrairement au tourteau, est capable de retourner ses pattes-avant et de pincer en arrière de son corps.

Synonymes
L’étrille est également appelée crabe-cerise ou chèvre dans la région de Lorient ainsi que crabe à laine dans le cotentin en raison de l’aspect laineux de sa carapace.
Son nom est aussi crabe-sardine à cause de la vitesse de sa nage et de sa couleur bleutée. Les anciens ouvrages ont tendance à employer le mot portune plutôt qu’étrille.

Homonymes
L’étrille est une plaque de fer dentelée dont on se sert pour nettoyer le pelage des animaux en particulier des chevaux.

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L’araignée (Maia squinado)

Ce sont ses longues pattes, ressemblant à celles des araignées, qui lui ont valu son nom. Elle peut néanmoins se confondre avec d’autres espèces de sa famille comme la petite araignée . Elle s’en distingue cependant par sa taille adulte plus grande et les multiples épines qui ornent sa carapace. De couleur rouge-grisâtre, l’araignée présente une forme particulière, la partie antérieure de la carapace étant allongée et de forme triangulaire. Notons que l’animal est souvent recouvert d’algues qui s’incrustent sur sa carapace, augmentant ainsi ses facultés de camouflage.

L’araignée appartient à la famille des Majidés, groupe caractérisé par la présence d’une coquille triangulaire et de pattes fines et longues. D’autres Majidés sont présents sur nos côtes comme la petite araignée ou la très grêle araignée à longues pattes . Ces deux espèces sont fréquentes sur toutes nos côtes et apprécient la zone de balancement des marées. Les araignées aiment les fonds à gros sables, parfois à proximité des rochers. C’est surtout en dessous du niveau de basse mer qu’elle se rencontre, jusqu’à 70 mètres de profondeur. Elles mangent de petits animaux benthiques (vivant sur le fond) comme les gastéropodes, les mollusques et les échinodermes. Elles sont aussi nécrophages comme l’atteste sa prise régulière dans les casiers eschés de poissons morts. La période de reproduction (printemps et été) génère des grandes accumulations d’araignées qui se rapprochent alors des côtes. L’hiver, les adultes retournent au large. Après l’éclosion, les larves sont planctoniques et sont dispersées par les courants. Au bout de quelques semaines, elles tombent sur le fond et adoptent une vie benthique. La jeune araignée se développe dans des profondeurs inférieures à celle des adultes (moins de 20 mètres) et apprécie les baies et les estuaires. Elle se rencontre plus souvent sur l’estran que les adultes et se dénomme moussette.

Une araignée peut vivre 8 ans et atteint la maturité sexuelle à 2 ans. Bien que très fréquente à certains endroits, notamment en Manche, l’araignée est surpêchée et ses stocks diminuent.

L’araignée n’est pas la rencontre la plus fréquente du pêcheur à pied. C’est plutôt en plongeant ou en mettant des casiers que l’on récupérera de nombreux individus. Ils arrivent cependant de la rencontrer en poussant l’épuisette contre les rochers et sous les algues. L’araignée est lente et ses pinces ne sont pas d’un très grand danger, seules les épines peuvent légèrement endolorir la main lorsqu’on la saisit. Il suffit de prendre l’animal par l’arrière de la carapace pour éviter tout risque. Lorsqu’elle est coincée dans une anfractuosité, on peut utiliser le crochet ou la faire saisir un appât placé au bout de ce même crochet. On peut rencontrer des spécimens dont la carapace seule mesure 20 centimètre, offrant par la même occasion une envergure impressionnante. Il est interdit de capturer des araignées dont le poids est inférieur à 500 grammes.

La chair de l’araignée est excellente mais les pattes sont fines et seuls les gros individus permettent d’obtenir un repas conséquent. On prendra soin d’effectuer l’opération de condensation (voir plus bas) si l’on veut avoir accès à la chair sans avoir à utiliser constamment un casse-noix. Ses longues pattes demandent en effet une préparation irréprochable si l’on veut que les muscles sortent facilement lorsque l’on les casse au niveau de leurs articulations. Pour résumer : laissez 15 à 20 minutes dans le court-bouillon et n’oubliez pas de les placez encore tiède, dans un sac hermétique, au réfrigérateur. Une bonne mayonnaise accompagnera la dégustation.

Synonymes
L’araignée est également appelée crabe de mai. C’est fin mai, début juin qu’elle revient en quantité sur nos côtes.
Les moussettes sont de petites araignées très appréciées des amateurs.

CRABE VERT

Le crabe vert (Carcinus maenas)

Si sa carapace est généralement verte, elle peut devenir franchement rouge, surtout chez les gros spécimens. La carapace est granuleuse et présente 5 indentations de chaque côté des yeux. Trois petites ornementations arrondies de la carapace sont visibles entre les yeux.

Il appartient à la famille des Portunidés, mais l’élargissement de la dernière paire de pattes, le caractère anatomique de la famille, est moins marqué que chez l’étrille.
C’est le crabe le plus courant de l’estran. Vous le rencontrerez sous les cailloux, sous les algues, dans les crevasses voire sur le sable.
C’est un petit prédateur qui consomme des annélides, des mollusques et d’autres crustacés. Il est nécrophage, comme les autres crabes de l’estran, et se délecte d’un poisson mort.
Le mâle se reproduit avec des femelles qui viennent de muer car alors, la mollesse du corps permet la dépose du sperme. Celui-ci sera stocké dans la spermathèque jusqu’à la ponte, un mois plus tard.

La femelle porte ses oeufs entre son abdomen et son thorax jusqu’à l’éclosion qui libérera des larves planctoniques.
A noter qu’il existe un parasite très fréquent du crabe vert : la sacculine (Sacculiona carcini). La larve de ce prédateur – un crustacé lui-aussi – pénètre dans le crabe vert et s’y développe, provoquant l’apparition d’un spectaculaire poche jaunâtre sous l’abdomen du crabe (la chambre d’incubation). Le crabe vert subit un dérèglement hormonal qui l’empêche de muer. Il ne grandit donc plus. Il ne faut pas confondre le parasite, de couleur jaune, avec la masse d’oeufs violette sous le corps de la femelle.
Rien de bien compliqué dans la pêche du crabe vert, tellement courant que la plupart des cailloux et crevasses en abritent un ou plusieurs. Munissez-vous d’un crochet pour retirer les spécimens coincés du fond de leur abri. Il peut pincer assez fortement lorsqu’il est gros, son surnom est d’ailleurs crabe enragé. Il est vivace mais pas autant, cependant, que l’étrille. Ce crabe constitue en général la première capture des enfants.

Le crabe vert est loin d’être aussi bon que l’étrille, mais il permet de faire des soupes excellentes. Plongez les crabes verts de l’eau bouillante avec des carottes, des pommes de terre, du sel, du poivre, du thym, du laurier. Laissez cuire une demi-heure. Mixez et passez au chinois. Servir avec croûtons et gruyère.

Synonymes
Crabes enragés.

En savoir plus sur http://www.pratique.fr/crabes-littoral.html#qwmMqYHe2dpYIAxf.99 

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LE CRABE est un signe négatif

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

Le soleil entre dans le cancer autour du 22 juin, juste après avoir atteint le point le plus élevé, au début de l’été, la période de croissance.  La lune gouverne le Cancer.

Le symbole correct pour ce signe n’est pas comme il est souvent représenté sur les gravures, un crabe relativement gros, mais le petit Bernard-l’Ermite dont le comportement exprime mieux le caractère de ce signe.

Le Bernard-l’Ermite protège son fragile arrière train à l’intérieur de coquilles d’escargots abandonnées.  Lorsqu’il a trop grandi pour son domicile, il part à la recherche d’une coquille à sa nouvelle dimension et s’y loge prestement.  De cette position sûre, notre créature veille à l’affût de sa proie que, de ses grosses pinces elle saisit promptement et qu’elle tire à l’intérieur de sa demeure pour s’en repaître à loisir.

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Sa démarche, latérale ou oblique, à reculons, caractéristique du crabe, illustre bien ce signe.

Ces deux principaux traits témoignent du discernement psychologique des premiers astrologues qui ont choisi le crabe pour symbole des natifs de ce signe.

Les expériences recueillies sous Gemini sont affermies, classées et en progrès sous le Cancer.  Le Cancer est un collectionneur à tous les niveaux.  Au niveau matériel les natifs du Cancer rassemblent de belles choses; au niveau émotionnel, il est émotionnel par nature. il approfondit ses expériences.  Mentalement, il recueille le savoir d’une manière scientifique et, spirituellement, il tente d’affiner sa compréhension de la raison d’être des choses.  Son point fixe c’est sa maison, son château dans lequel il se retire toujours à la fin de chaque incursion avec le nouveau trésor qu’il vient d’obtenir.  Ici il est entouré de tout ce qu’il a rassemblé au long de son existence.  Par nature, il est casanier et bon vivant.

La rapide retraite dans une armure protectrice au moindre signe de danger caractérise aussi la tortue, raison pour laquelle cet animal symbolisait le cancer dans l’ancienne Babylone .

La locomotion rétrograde du crabe illustre la propension du Cancer à se perdre lui-même avec joie dans le passé.  Il vit dans un état de conscience historique et, rétrospectivement, il peut apprécier la continuité des événements.  D’où la représentation du signe dans l’ancienne Amérique sous la forme du «serpent à plumes qui se déplace à reculons».  Pour les Chinois c’était la coupe transversale d’un arbre dont les cercles annuels racontent l’histoire.  Je les ai tous inclus dans le cadre du tableau.

Le Bernard-l’Ermite en personne repose sur ses trésors, cachés à l’intérieur d’un coffre de fer qu’il a, pur plus de sûreté, enterré dans le sable.  Il est tendu vers la lune, la planète qui le gouverne (nous en reparlerons).  Des mains émergent du cadre pour saisir les joyaux et les pierres précieuses, surtout des aigues-marines et des pierres dé lune, les joyaux de la lune; toutes choses précieuses rassemblées à un niveau matériel .

c’est le classique symbole de la souffrance qui conduit au discernement.  Une perle est, de par son existence même, le symptôme d’une maladie dans l’huître.  Si un corps étranger, une pierre ou un fragment de coquille, pénètre dans l’huître, son corps, faible et sensible, une fois irrité, va réagir en recouvrant l’objet étranger de couches successives de nacre, afin d’arrondir celui-ci pour apaiser la douleur.  C’est ainsi que, par la souffrance, se forme un magnifiquejoyau.

A côté de cette huître ouverte, le Kephera, le scarabée sacré de l’Egypte ancienne, roule une perle vers le haut de la pente .  Ici le symbolisme est double.  Le scarabée (scarabeus) est un coléoptère qui pond ses oeufs dans le fumier qu’il a d’abord malaxé en une boule.  Il roule alors la boule dans un trou déjà creusé dans ce but.  En sûreté, sous terre et pourvu d’une abondante nourriture, l’oeuf dans le fumier devient finalement un nouveau coléoptère.  Les Egyptiens de l’Antiquité ne savaient pas qu’un oeuf avait déjà été pondu dans le fumier et ils pensaient qu’un coléoptère s’était créé luimême à partir de la matière en état de putréfaction.

C’était la génération spontanée.  De nombreux Anciens croyaient que la vie apparaissait spontanément à partir de la matière en décomposition sans que le processus habituel d’implantation ait été réalisé.  C’est pourquoi le bousier Kephera a été aussi considéré comme un compagnon de la Divinité qui, sans cesse, se recrée.

Dans ce cas, la boule de bouse était le soleil doré que Kephera roulait chaque jour sur le chemin des cieux, de l’est à l’ouest.  C’était le symbole fondamental de la renaissance, la vie qui, d’elle-même, se renouvelle sans cesse grâce au pouvoir de Râ, le soleil. Parce que la conscience se développe et se ranime par la douleur, j’ai substitué une perle à la boule de bouse transformant ainsi le symbole du soleil en symbole de la lune parce que la mer et tout ce qui en elle vit, tout comme l’âme, se trouvent liés pour une grande part à la lune.  Ceci non seulement en raison de l’influence considérable exercée par la lune sur le flux et le reflux des marées mais aussi en raison de la subordination de nombreuses créatures de la mer au cycle lunaire dans leur comportement sexuel.Il existe une interaction complexe entre la lune, la procréation et la mer.  C’est la lune qui donne la forme et qui gouverne l’implantation ainsi que la croissance.  Elle est directement concernée par la matière primordiale, l’océan primordial d’où tout a été formé et plus substantiellement par la mer d’où toute vie a évolué.  L’ océan est notre mère à tous.  On l’appelle Mara, «qui est amer».Il est Mater Materia et il est aussi MARIE, Mère de Dieu, tout comme il est Maya, la mère du Bouddha.  Ce sont des aspects différents du même principe dont l’origine est Binah, la Mère Primordiale sur le pilier de la forme, à gauche dans l’Arbre de Vie de la Kabbale.

Extrait du site http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr

 

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Le tourteau Cancer pagurus

Posté par othoharmonie le 13 mars 2016

 

Le tourteau est le crabe le plus gros et le plus massif de nos côtes. Il se reconnaît facilement à sa coquille ovale au bord antérieur crénelé et à ses très fortes pinces dont l’extrémité est franchement noire. L’origine de son nom vient de la forme et de la décoration de la coquille qui évoque une tourte. Cet animal possède de nombreux autres noms vernaculaires comme dormeur (en raison de son inertie lorsqu’il est capturé) ou poings-clos (car il replie ses pattes lorsqu’on le saisit). Méfiez-vous, cependant, de son apparente nonchalance car il lui arrive de se rebeller et ses grosses pinces sont les plus puissantes de tous les crabes. Un gros tourteau peut briser un doigt.

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Le dessus de l’animal est brun, rougeâtre, rosâtre ou violacé alors que la partie ventrale est claire, blanchâtre ou jaunâtre.

Le tourteau appartient à la famille des Cancridés. C’est un animal très fréquent de nos côtes et ses populations, bien que pêchées professionnellement, ne sont pas menacées. C’est notamment en Bretagne et dans le nord du Golfe de Gascogne que le tourteau est le plus abondant. On le trouve depuis la zone de balancements des marées jusqu’à 300 mètres de profondeurs. Si les juvéniles apprécient l’estran, les tourteaux adultes gagnent des zones plus profondes au fur et à mesure de sa croissance. Comme chez tous les crabes, la croissance se fait par mues successives, le poids de l’animal pouvant doubler d’une mue à l’autre. Le tourteau est carnivore, il peut capturer des proies vivantes ou être nécrophage. Il apprécie les poissons morts, et capture des mollusques, des holothuries, des annélides et des crustacés. L’accouplement se déroule après la mue de la femelle, lorsque cette dernière est molle, le plus souvent en novembre et décembre. Le sperme déposé par le mâle est stocké dans une poche appelée spermathèque, ce qui va permettre la fécondation des oeufs pendant des années, par libération progressive des spermatozoïdes. Les femelles grainées ne se nourrissent pas, ce qui leur permet d’éviter de se faire capturer dans les casiers et protège l’espèce du même coup. L’éclosion a lieu à la fin du printemps et libère des larves pélagiques, c’est à dire se déplaçant dans l’eau. Cette pour cette raison que les larves arrivent sur les côtes et que les juvéniles sont nombreux sur l’estran.

 

Si les plus gros tourteaux se trouvent plus au large, l’estran offre de bonnes possibilités de ramasser des spécimens corrects. La taille limite est de 14 centimètres ce qui est extrêmement faible car cette taille correspond à l’âge d’acquisition de la maturité sexuelle (3 ou 4 ans). Autrement dit, on capture des tourteaux qui se sont peu ou même jamais reproduits.

Taille maximale
Avec les pinces déployées : 110 cm. 70 cm pour le corps, 30cm pour les pinces.

Poids maximal
Autour de 2 kg.
Il faut noter que ce n’est qu’à l’âge de 5 ans qu’un tourteau atteint le poids de 450 gr, à 7 ans celui de 1 kg, et à 15 ans, son âge maxi, 1,5 kg.

Le pêcheur à pied prendra donc soin de respecter la taille limite, voire de s’en imposer une plus élevée.

Le tourteau se réfugie sous les rochers et profondément dans les anfractuosités d’où il peut être difficile de le déloger. L’emploi d’un crochet est indispensable. Les puristes iront chercher sous les cailloux à mains-nus, pour mieux sentir les crabes, mais il est plus prudent d’avoir de gants de protection, à la fois contre les pinces et l’abrasion des rochers. C’est une question de choix de personnel. Un petit détail qui peut s’avérer très important : pour savoir si le tourteau est plein ou vide, regardez le ventre : les tourteaux au ventre jaune sont consommables alors que ceux au ventre blanc sont vides. Ne les prenez pas, ça ne sert à rien.
Attention ! Lorsque qu’un tourteau a refermé ses pinces vous pouvez toujours lui titiller les yeux, lui tordre les pattes, il n’existe pas de moyen infaillible pour le faire lâcher. Même une fois arrachée du corps la pince reste refermée.

Le tourteau est excellent et, contrairement à beaucoup de crabes de nos côtes, présente une grande quantité de chair, notamment dans ses pinces. Pour cette raison, c’est un habitué de nos plateaux de fruits de mer, y occupant souvent la place centrale. Il se cuisine au court-bouillon, comme les autres crabes et s’accompagne d’une bonne mayonnaise.

Synonymes
Le tourteau est également appelé ouvet, poings-clos, clos-poings, dormeur, poupard, ou chancre.

Homonymes
Les tourteaux sont les résidus d’oléagineux (soja, arachide) dont on a extrait l’huile et avec lesquels on nourrit le bétail.
Un tourteau est également sur un blason une figure circulaire en émail.

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Le COLIBRI au folklore martiniquais

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

 

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Il était une fois…

Qu’on ne s’attende point à trouver ici des cosmogonies ou des métaphysiques. Ni même l’expression des grandes aventures sentimentales qui marquent l’homme. La pensée comme le sentiment est un luxe.

Il était une fois, une fois de malheur, une fois de misère et de honte, un homme noir accroché à la terre noire…

Qu’on le prenne comme on voudra, c’est un peuple qui a faim. Pas un conte où ne revienne — vision de ripaille ou de saoulerie — cette obsession des ventres vides. C’est Hearn qui le signale:

«Pauvre Yé, tu vis encore pour moi d’une façon intense ailleurs que dans ces histoires de boire et de manger qui révèlent si cruellement la longue faim de ta race d’esclaves. Car je t’ai vu couper la canne à sucre sur les flancs de montagnes bien au-dessus des nuages. Je t’ai vu grimper de plantation en plantation, le coutelas à la main; je t’ai vu grimper à travers les bois grouillants de serpents jusqu’à quelque cratère éteint pour cueillir un choux palmiste, toujours affamé, toujours sans ressources»

Qu’il s’agisse de Yé, de Nanie-Rosette, du conte de dame Kélément, l’inspiration reste la même: la misère, la faim. Toujours la même revanche du rêve sur la réalité. Magnifique revanche. A nous le ciel des bombances! Et c’est à la conquérir, la bombance, qu’un Ti-Jean-l’oraison, qu’un St-Jean Bango doivent le meilleur de leur gloire. Et même quand manger n’est pas l’idéal, l’idéal reconnu par la morale, il reste du moins la tentation suprême, irrésistible, la forme la plus attrayante et la plus perfide du péché. Vous le savez, Nanie-Rosette, prisonnière du rocher, guettée par le diable pour n’avoir pas su résister à la succulence du «féroce».

Boire, manger, toujours incessamment repris, le même rêve. Ne sourions pas, à ces «naïvetés». Sous une forme de prime abord puérile, mais, en tout cas, directe, document historique d’une valeur inestimable. Quand on aura dépouillé toutes les archives, compulsé tous les dossiers, fouillé tous les papiers des abolitionnistes, c’est à ces contes que reviendra celui qui voudra saisir, éloquente et pathétique, la grande misère de nos pères esclaves.

Et voilà qui révèle le mécanisme secret du merveilleux. Quand l’homme écrasé par une société inique cherche en vain autour de lui le grand secours, découragé, impuissant, il projette sa misère et sa révolte dans un ciel de promesse et de dynamite.

Après le cycle de la faim, le cycle de la peur. Le maître et le compagnon d’esclavage, le fouet, et la délation. C’est l’époque où des aventuriers, blancs ou nègres, se spécialisent dans la chasse «aux marrons»; l’époque où les molosses fouillent ravins et montagnes; celle où la délation assure la liberté au traître. Autant dire le temps de la Peur, de la grande Peur et de l’universelle Suspicion.

D’où l’étrange et caractéristique mythologie du zombi. Tout est zombi. Lisez, méfiez-vous de tout. Leurs formes rassurantes ou charmantes? Leurre! Piège! Attention au crabe qui claudique dans la rue, au lapin qui détale dans la nuit, à la femme trop aimable et trop aguichante: zombi, zombi vous dis-je! Comprenez que contre vous, conspirent l’humanité et l’animalité et la nature toute entière.

«Zombi, écrit Hearn, le mot est plein de mystère, même pour ceux qui le créèrent… Le zombi vous trompe sous l’apparence d’un compagnon de voyage, d’un vieux camarade, comme les esprits du désert des Arabes; ou même sous la forme d’un animal».

Ne le confondez pas avec le vulgaire revenant devenu Zombi lui aussi par un abus de langage. Ne le confondez pas davantage, avec le Zombi haïtien, ce doux et consciencieux robot, ce mort vivant de bonne volonté. Autrement brutal le phénomène martiniquais. On a peur. On se méfie. De quoi? De tout. Du mal qui s’affirme, comme du mal qui se camoufle. Gardez-vous de l’être; mais encore, gardez-vous du paraître…

COLIBRIUn tambour. Le grand rire du Vaudou descend des mornes. Combien, au cours des siècles, de révoltes ainsi surgies! Que de victoires éphémères! Mais aussi quelles défaites! Quelles répressions! Mains coupées, corps écartelés, gibets, voilà ce qui peuple les allées de l’histoire coloniale. Et rien de tout cela n’aurait passé dans le folklore? Vous connaissez le conte de Colibri. Colibri, contre qui se liguent le Cheval, le Boeuf, le Poisson-Armé et Dieu lui-même. Colibri et son fidèle compagnon: le tambour!

«Pouesson-Armé fonçait toujours. Au second coup, ce fut fini.

— Mon dernier combat, dit Colibri qui tomba mort.

Pouesson Armé, en toute hâte, ramassa un grand coutelas qui traînait par là, coupa la tête de Colibri, la mit sous la pierre de taille dans la cour de la maison. Alors seulement, il prit le tambour et l’emporta». (L. Hearn. Trois fois bel conte…)

Et maintenant que reste-t-il? La Faim, la Peur, la Défaite. Le grand circuit triangulaire et ses monotones escales. Ce qui reste? Colibri, le vaillant colibri est bien mort. Son tambour ne bat plus la charge. Alors, il reste, à côté du Crapaud mutilé, à côté du Tigre, Colibri, mais Lapin le madré, le rusé, le roublard… le lâcheur. Abâtardissement de la race. Voilà le grand fait. Les solutions individuelles remplacent les solutions de masse. Les solutions de ruse remplacent les solutions de force.

Que reste-t-il? Les petits malins, les astucieux, ceux qui savent y faire. Désormais l’humanité se divise en deux groupes: ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller. Admirable résultat de deux siècles de civilisation!

Il était une fois un homme noir accroché à la terre noire…

Aimé Césaire et René Ménil

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La constellation du Cygne

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2015

             

 

constellation_cygneLes Grecs nomment cette constellation, Ornis, l’Oiseau en général; mais les plus instruits la désignent. par le nom d’un oiseau particulier, qui est le Cygne (Hyginus). On rapporte que Zeus, étant devenu amoureux de Némésis, et ne pouvant rien obtenir d’elle, eut recours à une ruse. Il engagea Aphrodite à se métamorphoser en Aigle, et il prit lui la forme d’un Cygne, qui semblait fuit devant l’Aigle ravisseur, et se soustraire à sa poursuite. C’est sous cette forme, que le Cygne timide alla chercher un asile sur le sein de Némésis, qui l’accueillit, et le serrant tendrement entre ses bras, elle s’endormit. Zeus sut profiter de cet officieux sommeil; et apres avoir joui des fruits de son artifice, il s’envola aux cieux, où son image est encore avec celle de l’aigle qui paraît le poursuivre. Effectivement l’Aigle céleste se lève immédiatement après le Cygne, un peu plus au midi que lui. Némésis

devint mère; et comme elle avait eu commerce avec un oiseau, elle accoucha d’un oeuf, dont s’empara Hermès, et qu’il porta à Sparte, où il le jeta dans le sein de Léda. Il en naquit une fille d’une éclatante beauté, que Léda adopta pour sa fille; c’était Hélène. D’autres auteurs rapportent, que c’était avec Leda elle-même, qu’avait eu commerce Zeus métamorphosé en Cygne. Cette dernière tradition est celle que nous a conservée Germanicus, qui donne à la mère d’Hélène le double nom de Némésis et de Léda. Théon les admet toutes les deux, et il en fait naître Hélène et les Dioscures, Castor et Pollux. Eratosthèns ajoute, que le Cygne, qu’il appelle le grand Oiseau, est la forme , sous laquelle Zeus réussit à plaire à Némésis, qui prenait successivement toutes les formes, pour se soustraire à ses poursuites, afin de garder sa virginité. Comme elle s’était métamorphosée en cygne, Zeus prit la forme de cet oiseau et dirigea son vol dans l’Attique, près de Ramnunte, où il obtint les faveurs de Némésis. Cette union produisit l’oeuf, dont naquit Hélène, suivant le poète Cratès. De retour dans l’Olympe Zeus plaça parmi les astres l’oiseau, dont il avait pris la forme, et il lui a conservé les ailes déployées, comme il les avait, quand il s’envola aux cieux. Théon dit qu’il a les ailes étendues, comme s’il volait, en s’abattant sur la terre. Il le plaça près de la main droite de Cephée. Théon rapporte aussi une autre tradition, laquelle suppose que ce fut en honneur d’Apollon, que le Cygne fut placé aux cieux, à cause de son chant.

Hyginus fait Léda fille de Thestius. Zeus, sous la forme de ce cygne, obtint ses faveurs, selon lui, près des rives de l’Eurotas en Laconie. Elle en eut Pollux et Hélène; Castor et Clytemnestre étaient de Tyndare.

Une des ailes du Cygne s’appuie sur la circonférence du cercle arctique, et touche l’extrémité du pied gauche d’Ingeniculus (Hercule) L’autre aile s’étend vers le tropique , près des pieds de Pégase; l’extrémité de sa queue s’unit à la tête du Céphée. Il se couche avec la Vierge et la Balance, la tête la première, Il se lève avec la fin du Sagittaire, et avec le Capricorne; conséquemment au coucher des Gémeaux qui renferment les Dioscures. Lorsque le Soleil est dans les Gémeaux, le Cygne monte avec la nuit.

Ovide  le désigne sous le nom de Milvus, ou du Milan , et il en fixe le lever, au seize avant les calendes d’avril, cinq jours avant l’entrée du Soleil au Bélier. Il raconte à ce sujet une histoire sur les motifs qui l’ont fait consacrer aux cieux. On suppose, que Cronos / Saturne avait été détrôné par Zeus / Jupiter, et que, pour s’en venger, il avait appelé a son secours les Titans. La Terre avait mis au monde un Taureau monstrueux, dont la partie postérieure était un serpent. Styx, par ordre des Moires  / Parques, l’a voit enfermé dans une sombre forêt, et entouré d’un triple mur. Les Destins avaient promis la victoire sur les dieux, à celui des Géants, qui brûlerait sur les autels les entrailles de ce boeuf. Briarée, armé d’une hache du métal le plus dur, l’immole, et déjà il se préparait à brûler les entrailles du boeuf, lorsque Zeus ordonne aux oiseaux de les enlever. Le Milan s’en saisit et les lui apporta. C’est ce service, qu’a récompensé  Zeus, en le plaçant aux cieux. 

Si on se rappelle que l’équinoxe de printemps, époque du triomphe de Zeus sur les Titans, et les Geants, répondait au signe du Taureau céleste, et celui d’automne au Scorpion, avec lequel se lève le Dragon, ou le Serpent, on concevra aisément comment le Taureau et le Serpent s’inscrivent dans lacomposition d’un tel emblème astronomique, destiné à exprimer les termes extrêmes de la route du Soleil dans les signes supérieurs. Le Milvus, étant alors supposé se lever, au moins pour les pays, qui ont peu de latitude, annonçait aux mortels la victoire de Zeus. On retrouve le mythe de la conquête de la Toison d’Or, gardée par un Taureau, qui vomissait des flammes et par un Dragon. On a pris le Milvus pour le Cygne; mais il pourrait être aussi bien le Vautour, qui tient la Lyre. Germanicus parle du lever du Milvus en Attique , en mars, et il l’unit à un lever d’Orion. Il parle encore du lever du Milvus, au trois des calendes d’avril, quelques jours après le coucher du matin de Pégase.

La denomination générique d’Oiseau ou de grand Oiseau, que lesAnciens ont donnée à cette constellation, est cause de la différence des oiseaux, qu’on y a peint, quoique le Cygne soit le nom le plus connu. QueIques-uns l’ont appelé le Coq, ou la Poule. C’est surtout chez les Arabes et les Hébreux, qu’il prend ce nom.

Ulugh-Beg appelle l’étoile du bec, Minkâr-al-Deggjâgje; celle de la poitrine, Sadr-al-Deeggjâje; la Luisante de la queue,Al-Riaph, Deneb-al-Deggjâgje; l’étoile boréale du genou droit, Rucha-al -Deggjâgje . Ce nom signifie la Poule, dit Hyde; on l’appelle aussi .Altaîr, l’Oiseau , et par corruption , Hirseym , dans certains globes. Il a la forme de l’oiseau Katha, dont le cou et les ailes sont allongés. Sur ses ailes on remarque quelques étoiles appelées Alphâwren , les Cavaliers. Katha est un oiseau aquatique semblable, par sa forme et sa grosseur, à une colombe. On l’appelle en persan, Ispherûd, et en turc, Baghirtik.

CygneOn nomme la brillante de la queue Arided, Arioph; celle du bec, Albireo (Riccioli, Bayer); celle de l’extrémité de la queue Azelfage et Elhanaf (Scaliger). Le nom de la brillante, Arided, signifie chez les Arabes, Redolens Lilium; ils l’appelent aussi la Rose. Le peuple nomme le Cygne, la Croix, à cause de la position de ses étoiles (Bayer).

Les Latins le nomment Olor, Cygnus , Milvus. Ce mot de Milvus se rend 
chez les Grecs par Ictynus et Dictys (Hésychius). Les Grecs le nomment Ornis (Germanicus, Hipparque). Aratus y ajoute l’épithète de Aeolos, varius.

Voici ses noms, tels qu’ils se trouvent dans Blaeü : Ales canora; Helenae Genitor, Ales Jovis, Olor Ledaeus, Ledae Adulter, Phoebi Assessor, Volucris Phoebeius, Avis Veneris, Ciconia, Milvus; en Grec Cycnos, Ornis; en Arabe, Altayr, Hirezim, Arided, Adigege, Digegi , Adigegi , Addigagato, Gallina, Tharnigoleth, Crux. Celle de la queue se nomme Arrioph, Aridef, Denebedigge, Denebaldigaga, Denebadigege, Dhaubod-Digageti, Cauda Gallinae. (Ch. Dupuis).

En savoir plus sur http://www.cosmovisions.com

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Le cygne symbole de la monarchie

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2015

 

L’Angleterre fut très certainement à l’origine de cette tradition aristocratique. Les cygnes royaux y figurent pour la première fois dans des écrits du Xème siècle. A compter de 1482, la noblesse insulaire accède au droit de propriété du prestigieux volatile. Elle est tenue de marquer ses oiseaux ; tout cygne n’arborant pas les armes de son propriétaire étant considéré comme patrimoine du roi d’Angleterre. Aujourd’hui encore, Outre-Manche, la fin de juillet est marquée par une tradition séculaire : le marqueur officiel de la reine parcourt la Tamise sur une barque, en tenue écarlate de grand apparat. Son rôle ? Localiser les cygnes et rendre compte de son recensement auprès de sa Très Gracieuse Majesté.

Cygne monarchie

En France, une ordonnance royale de 1684 précise les modalités de protection de l’espèce sur la Seine et ses affluents. Peu avant la révolution, une cérémonie de partage des jeunes cygnes avait officiellement lieu chaque année entre évêques, abbés et membres de la Noblesse ; une manière parmi tant d’autres de marginaliser le petit peuple et de générer des frustrations. Ici et là, dans les cahiers de doléances qui précédèrent de peu les événements de 1789, le cygne apparaît nommément parmi la liste des privilèges dont le Tiers-Etat réclame l’abolition.

Le souffle de l’histoire ébranla la société ; couronnes et sceptres vacillèrent mais l’auréole du cygne resta bien en place ; si bien que jusqu’au siècle dernier, l’animal était encore considéré conne un cadeau de grande valeur : c’est ainsi que la population de cygnes du lac Léman, célèbre entre toutes, naquit au moins pour partie du présent d’un couple fait en 1839 par le prince de Fürstenberg à la ville de Genève. Les introductions ultérieures sur le bassin lémanique et les premières reproductions naturelles in situ transformèrent cette implantation en formidable succès pour l’espèce. Selon Paul Géroudet (Les Oiseaux du Lac Léman, Delachaux & Niestlé, 1987), la population du lac, estimée à 150 – 200 individus vers 1904, atteignit l’effectif de 1 437 oiseaux en janvier 1974, et ce malgré des mesures de régulation consistant à perforer une partie des oeufs entre 1960 et 1984 (284 oeufs piqués sur la rive vaudoise au seul printemps 1974, par exemple).

 

Extrait du site http://www.oiseaux.net/

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Le Cygne-Pommier Celtique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

 

cygnesLégende :

La déesse Eriu est vénérée par les mortels autant que par les dieux comme la plus chaste de toutes les femmes. Elle symbolise la pureté éclatante, l’immaculée. Dagda, le dieu-luron, et Branwen, la déesse de l’amour, fomentèrent un complot contre sa vertu, qu’ils jugeaient excessive. Ils craignaient tous les deux que les humains cessent de se reproduire s’ils accordaient trop d’attention à son exemple. On connaît déjà le parti-pris de Dagda et de Branwen pour la sensualité et la volupté. Comme Eriu dispose d’immenses territoires pour se réfugier, où elle est inapprochable, Branwen et Dagda élaborèrent un stratagème. Un jour qu’Eriu s’était transformée en son animal favori, le Cygne et qu’elle séchait paresseusement ses plumes au soleil sur la berge d’un lac, Dagda prit aussi l’apparence d’un Cygne en vol, poursuivi par un immense Aigle, qui n’était autre que Branwen métamorphosée. Alors que l’Aigle parvenait presque à saisir le cygne de ses serres et à le piquer de son bec, Dadga se laissa tomber jusqu’entre les ailes entrouvertes d’Eriu, qui l’accueillit et chassa l’Aigle, qu’elle prenait pour Dagda, en se servant de la force de sa pensée. Elle le réconforta, puis finit par s’endormir contre son prétendu congénère. Pendant son sommeil, Dagda la prit et la féconda, comme il l’avait voulu ! Il plaça l’effigie du Cygne parmi les étoiles pour commémorer la victoire des forces de l’amour sur celles de l’individualité et de la réserve personnelle.

A cette constellation l’astrologie celtique attribue le Pommier, un arbre traditionnellement associé à l’amour, qui symbolise la beauté du sein féminin et dont la chair blanche du fruit évoque l’aliment des enfants, qu’ils soient divins ou mortels.

Caractère :

Au premier abord, le Cygne-Pommier semble très réservé, distant, pudique et inaccessible. Sa blancheur, telle la chair du fruit, repousse toute tentative d’action impure, dont rien ne saurait dissimuler la nature de viol.

Le natif du Cygne-Pommier déclenche deux types de réactions lorsqu’il paraît parmi un groupe. Il inspire le respect, la déférence et il attise toutes les pulsions « vicieuses ». L’éclat de sa couleur suscite la colère et la jalousie, fait naître des idées souvent méchantes chez ceux qui l’approchent et envient secrètement la beauté de son intégrité, de sa probité et de sa vertu.
Il ne donne aucune prise aux attaques dont il est l’objet, il n’obéit pas aux contraintes morales des hommes, mais il est attaché profondément, sincèrement, à un idéal d’une très haute valeur éthique. Cela lui pose d’ailleurs sans cesse des graves problèmes : la noirceur présente dans les âmes de son entourage ne peut en effet supporter une blancheur éclatante et elle n’a de cesse de ternir et de tâcher sa robe de lumière. En butte aux attaques redoutablement complexes de ceux qu’il « dérange », le Cygne-Pommier se défend en prenant la fuite ou en se soumettant totalement de sorte que l’acte impur perpétré contre lui rejaillit complètement sur son auteur, qui s’en trouve ainsi le seul sali. Le Cygne-Pommier est semblable à l’albatros du poème de Baudelaire, il ne paraît pas fait pour ce monde dur. Cependant le Cygne-Pommier n’est pas aussi dépourvu de puissance qu’il ne semble. Extrêmement susceptible, dédaigneux de tout ce qui n’est pas beau, bon et plein d’amour, le Cygne-Pommier fait figure de « croisé » dans une guerre sainte. Les traits de son esprit percent les coeurs les plus endurcis et font éclater les raisonnements apparemment les plus cohérents qui cherchent à justifier la présence du mal dans le monde. Profondément généreux, le Cygne-Pommier traverse l’existence comme le Soleil traverse le Ciel. Les nuages peuvent nous le dissimuler, mais il reste là, toujours bénéfique.

Relations et amitiés :

Toujours prêt à rendre service à tous, le Cygne-Pommier peut finir par s’épuiser à force de donner sans rien demander en retour. Il est souvent considéré comme une source inépuisable de bienfaits, comme la poule aux œufs d’or dont on peut user et abuser. Ces attitudes profondément immorales de la part de ceux qu’il considère comme ses amis le blessent douloureusement. Incapable d’exprimer ses besoins, le Cygne-Pommier peut se retrouver très démuni, lorsqu’il a donné tout ce qu’il avait aux autres, en confiance.

Les mauvaises expériences sont incapables de lui faire changer d’attitude, il ne devient jamais « méchant » et son cœur reste pur. Même victime, le Cygne-Pommier demeure moralement victorieux)

Il dispose toutefois d’un cercle d’amis parmi lesquels un natif du Chaudron-Sorbier. Celui-ci est le creuset de Dagda, et le Cygne-Pommier représente sa passion, le tabernacle de son essence, le réceptacle de ses offrandes. Bien que le Cygne-Pommier soit d’abord plutôt défensif à son égard, leur amitié devient, petit à petit, solide comme les liens qui unissent ceux qui ont beaucoup en commun, qui partagent le même sort. Leur complicité est souvent silencieuse, ponctuée surtout par des échanges de sourires.

De même, le Bouvier-Micocoulier s’attache volontiers au Cygne-Pommier, pour lequel il a la plus vive estime. Le Cygne-pommier, qui, malgré son caractère plutôt indépendant, éprouve un grand besoin de se sentir rassuré et protégé, apprécie beaucoup la présence du Bouvier-Micocoulier à ses côtés. Grands amis de la nature, ils font d’immenses promenades, par tous les temps, la main dans la main, sans éprouver l’envie d’autre chose.
Certains jours, le Cygne-Pommier traverse des phases d’excitation durant lesquelles rien ne lui réussit sinon de courir les bois et les étangs avec un vigoureux compagnon du signe du Lièvre-Hêtre. En dehors de ces périodes, leur amitié apparaît comme un lien très lâche. Ils se voient peu et seulement à l’instigation du Cygne-Pommier. Le Lièvre-Hêtre trouve un certain plaisir en sa compagnie et il se sent surtout très honoré d’être choisi par le bel oiseau blanc.
L’amitié souvent orageuse, passionnée, d’un Cygne-Pommier et d’un Triangle-Chêne (le signe de Dagda !) est sans cesse menacée par les brusques envies qu’ils ont tous les deux de se voir ou de se quitter. Le Cygne-Pommier, inexplicablement (du moins sur le plan rationnel – et il est peu rationnel)), s’attache au Triangle-Chêne : il est profondément séduit par sa capacité de décision et son implacable persévérance dans la réalisation de ses désirs. Le Cygne-Pommier intrigue toujours le Triangle-Chêne, qui se demande de quel droit celui-là se permet de porter le gui avec plus de facilité que lui 1 Une amitié très « particulière » !

Cygne celtique
Le Petit Chien-Noyer, lui, trouve plutôt agréable de courir après le Cygne-Pommier pour le voir s’envoler ou s’étioler, l’ombre du noyer étant extrêmement néfaste au pommier! Irréconciliables ennemis! La seule solution pour le Cygne-Pommier consiste à éviter la proximité d’un natif du Petit Chien-Noyer, car celui-ci n’est pas assez sage pour le laisser tranquille de son propre chef.
Le Dauphin-Mélèze aime jouer avec le Cygne-Pommier, mais celui-ci a tendance à se prendre au sérieux et son caractère très susceptible l’entraîne à penser que le Dauphin-Mélèze se sert de lui comme d’un objet, qu’il n’éprouve aucun respect et ne mérite pas tout ce que l’on raconte de bien sur lui. Blessé lorsqu’il se moque de lui, le Cygne-Pommier se montre très agressif !
Enfin, la Petite Ourse-Sapin et le Cygne-Pommier ne s’entendent guère. La première imagine toutes sortes de choses horribles sur lui et il la méprise royalement. La source de leur mésentente réside dans leur dissension à propos des questions fondamentales : la vie, la mort et surtout la manière de se conduire en société. La Petite Ourse-Sapin est plutôt superficielle dans ses rapports et elle réclame beaucoup d’attention, alors que le Cygne-Pommier apparaît très introverti.

Professions :

Il se fait une très haute idée de ses capacités et certes il est très intuitif et habile à démêler le vrai du faux. Cependant, il est plutôt lent à agir et il ne se donne pas beaucoup de peine, malgré les opportunités qui lui sont sans cesse offertes, pour se créer une place convenable dans sa profession. Les métiers où il peut réussir et donc s’épanouir sont ceux qui exigent un sens très élevé des responsabilités sur les plans de la santé et de la pédagogie. Non pas instituteur ou infirmière, bien sûr ! Le Cygne-Pommier est un législateur-né, un médiateur, un concepteur de formes harmonieuses de vie. Cependant, pour parvenir à ces postes-clés où il peut influencer positivement la vie de sa société, il lui faut se plier aux exigences de la hiérarchie et de la carrière. Or, ces compromis lui sont insupportables et il peut finir par entrer dans des états dépressifs dans lesquels sa générosité se teinte de noir cafard et où il risque de se perdre. Si le Cygne-Pommier ne parvient pas à trouver aide et soutien pour ses idées et ses idéaux, sa vie professionnelle peut se solder par un échec. S’il y parvient, le rôle de conseiller qu’il joue alors permet que tout le monde bénéficie de son génie de concepteur ! Ainsi le théoricien libertaire Proudhon ne sut-il pas vraiment faire accepter ses idées aux consonances très celtiques, dans lesquelles l’individualité était non seulement respectée mais promue au premier rang !

Idéaliste invétéré, le Cygne-Pommier voit les choses de si haut qu’il ne parvient pas à concevoir une authentique pédagogie pour communiquer avec les autres. Lorsqu’il devient trop connu, il lui arrive souvent des malheurs pouvant aller jusqu’à son assassinat. Il peut aussi mourir brutalement. Révolté, il est souvent considéré comme un demi-fou.
Le Cygne-Pommier et souvent si peu conventionnel dans ses prises de position qu’il provoque les autres à la réflexion.

pommier_melrose_malus_1_1Destin :

Il est le grand concepteur de la roue de la vie cosmique de l’astrologie celtique. Sa destinée consiste à pondre son oeuf, l’oeuf de l’éthique, d’où la nouvelle création peut surgir. Cependant, avant d’y parvenir, il lui faut écarter toutes les illusions qui l’égarent, à commencer par ses propres barrières qui le maintiennent dans la confusion et lui font contempler la mort comme si elle était l’unique solution aux difficultés qu’il rencontre sur le chemin de l’accomplissement de sa tâche spirituelle. Il peut lui arriver de se rendre prisonnier de liens moraux qui l’empêchent de réaliser sa véritable mission sur cette terre. S’il parvient cependant à ouvrir son corps et son coeur à l’inévitable, à la transformation suprême, il accède au rôle de « mère de la nouvelle humanité », re-créateur du Ciel et de la Terre, Après la ponte de son oeuf, la face du monde se trouve changée : la conjonction des opposés est réussie; la femme devient solaire et l’homme lunaire; la lumière blanche éclatante, totalement positive, triomphe sur les forces des ténèbres qui obscurcissent la conscience et freinent le développement spirituel.

source : « l’astrologie celtique » de carol CARNAC »

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PROTECTION ET ASSISTANCE AUX CYGNES

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

Assistance aux cygnes

Ils sont connus pour leur cou courbé  et pour leurs belles plumes blanches, au nombre de 25 000 chez le cygne adulte. Cependant, quelques espèces ont un plumage noir. Leurs deux pieds sont palmés. Les petits du cygne sont appelés cygneaux. Les cygnes sont parmi les plus gros oiseaux en vol, pesant jusqu’à 15 kg.  Ils ont aussi une pièce de peau déplumée entre les yeux et sur le bec chez les adultes. Les plumages de chaque sexe sont similaires, mais les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles

Le Cygne tuberculé ou Cygne muet (Cygnus olor). Le premier nom de l’animal provient de la bosse qu’il a sur le bec, appelé tubercule ; le second du fait qu’il émet de rares cris plutôt de faible puissance.

C’est l’un des plus lourds oiseaux capables de voler, les mâles pesant en moyenne environ 10,2 kg et les femelles environ 8,4 kg. Les adultes mesurent de 125 à 170 cm de long avec une envergure de 200 à 240 cm. Sur terre, ils peuvent atteindre 1,2 m de haut. Les mâles sont plus grands que les femelles (ainsi leur longueur de cou mesurée depuis l’angle du bréchet est de 82,5 cm contre 75,5 cm). Il existe un morphe blanc dit cygne blanc polonais qui apparaît dans toutes les populations. Les juvéniles peuvent se déplacer en groupe mais les couples sont monogames. Le Cygne tuberculé peut devenir agressif, surtout lors de la période de nidification.

La population mondiale est estimée entre 600 000 et 620 000 individus. C’est le cygne le plus commun en Europe en été, en particulier dans le Nord de la France.. Il est aussi présent en Grande-Bretagne, au nord et dans le centre de l’Europe, au nord et dans le centre de l’Asie. Il a été introduit en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Dans ces pays, il est souvent considéré comme une espèce nuisible ou invasive. On le rencontre également de manière sporadique en Asie, jusqu’en Chine.

Cette espèce qui est res nullius en France (Res nullius (la chose de personne) est une expression latine utilisée en droit civil (droit des biens) qui désigne une chose sans maître, c’est-à-dire qui n’a pas de propriétaire mais qui est néanmoins appropriable).

Il est  l’animal du roi au Royaume-Uni et le symbole de la monarchie au Danemark.

Le Cygne tuberculé est l’un des plus lourds oiseaux capables de voler, les mâles pesant en moyenne environ 10,2 kg (mais jusqu’à 23 kg), les femelles environ 8,4 kg et les jeunes à l’envol entre 6 et 8 kg.

Le plumage des adultes est blanc. Les yeux sont de couleur noisette. Les lores (Le lore est, chez l’oiseau, l’espace compris entre la partie antérieure de l’œil et la base du bec)  de l’adulte sont dénudés, cunéiformes et de couleur noire. Le bec est orange avec un onglet noir au bout. Une bosse noire est présente à la base : le tubercule. Celui-ci est généralement plus gros chez le mâle en période de reproduction.

ASPECT DES POUSSINS & JUVÉNILESPROTECTION ET ASSISTANCE AUX CYGNES dans CYGNE 220px-Mute_Swan_Cygnets_detail

Il existe deux morphes chez les cygneaux : le morphe gris et le morphe blanc.

Le morphe gris est plus commun alors que les cygneaux blancs possèdent un gène leucistique  (Le leucistisme (du grec blanc) est une particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blanche au pelage ou plume, les yeux gardant leur couleur normale. Le leucistisme est différent de l’albinisme : les animaux leucistiques ne sont pas plus sensibles au soleil que n’importe quel autre. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants : la couleur blanche ayant un albédo (L’ albédo est une grandeur sans dimension, rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente) élevé, elle protège davantage de la chaleur.  Chez les individus du morphe gris, le duvet des cygneaux passe du gris au brun grisâtre avant de prendre une coloration blanche après la première mue. Les pattes et le bec sont gris ardoise.

Les cygneaux du morphe blanc, quant à eux, exhibent un duvet de couleur blanche, un bec fauve et des pattes rosées. Pendant la première année après l’éclosion, le bec des cygneaux devient progressivement rosâtre. Le tubercule est absent chez les cygneaux et peu développé chez les juvéniles. Les lores sont couverts de plumes de duvet à l’éclosion. Ce morphe se caractérise par un plumage entièrement blanc dès la naissance et des pattes grises (au lieu de noires).

Cette mutation correspond à un faux albinisme et se transmet selon les lois de l’hérédité. Elle est apparue à la fin du 19ème siècle chez des cygnes tuberculés proches des humains.

Locomotion

Étant donné que les courtes pattes sont placées juste avant la queue, cette espèce marche de façon maladroite. Par contre, les adultes peuvent courir assez vite lorsqu’ils se sentent menacés.

Le cygne tuberculé peut prendre son envol à partir du sol ou d’un plan d’eau. Il a besoin de courir sur une distance de 8 à 10 mètres avant de pouvoir s’envoler. Il peut voler à une vitesse de 80,5 km/h et ne dépassera pas une altitude de 150 m]. Les grands groupes utilisent la formation en V. Le cygne tuberculé se pose généralement sur l’eau mais utilise à l’occasion la terre ferme ou la glace.  Cette espèce se déplace sur l’eau aisément. Les ailes sont souvent légèrement élevées ce qui lui permet d’être poussé par les vents.  Lors de lamue, les individus poussent l’eau avec leurs ailes pour se déplacer plus rapidement.

Alimentation en surface

Elle est constituée principalement de plantes aquatiques submergées comme l’élodée du Canada, des joncs, des characées du genre Chara, des algues vertes mais aussi des feuilles de jeunes saules. Le cygne tuberculé consomme dans une moindre proportion plusieurs espèces d’amphibiens, de mollusques et de petits organismes aquatiques.. Le cygne tuberculé préfère les plans d’eau dont la profondeur lui permet d’atteindre le fond (jusqu’à un mètre) avec son long cou. Il  se nourrit aussi au sol de plantes terrestres, de graminées et de quelques invertébrés (petits escargots, limaces ou insectes mangés avec les feuilles qu’il ingère). La ration quotidienne a été estimée comprise entre 3,6 et 4 kg pour des adultes en cours de mue.

Comportement social

Le cygne tuberculé est agressif envers les intrus sur son territoire. Mais il peut être apprivoisable quand on leur donne souvent du pain et même quand on lui donne dans le bec.  Il montre son agressivité en battant des ailes et en frappant l’eau avec ses pieds palmés, ce qui produit un son pouvant s’entendre à plusieurs centaines de mètres. Lors des confrontations, l’adulte (généralement le mâle mais parfois la femelle) poursuit son rival avec la tête et le cou posés sur le corps, les ailes relevées et le bec pointé vers l’avant et près du cou. Cette posture est caractéristique des interactions agressives chez le cygne tuberculé]. Les deux adversaires utilisent également leurs ailes pour se frapper, ils s’entremêlent le cou et se mordent l’un l’autre le dos et le cou. Le mâle dominant peut monter sur son rival, utiliser ses pattes et son cou pour pousser l’autre cygne sous l’eau jusqu’à ce que celui-ci abandonne le combat ou se noie.

Il est possible d’observer des bandes de plus de cent individus. Ces grands groupes sont généralement constitués de juvéniles non appariés.  Il arrive également que les groupes familiaux restent ensemble pendant l’hiver.

Vocalisation des oiseaux.

Le cygne tuberculé est moins vocal que le cygne chanteur et que le cygne siffleur; le son le plus associé à cette espèce est le bruit de ses ailes en vol, audible jusqu’à deux kilomètres. Ce son est particulier à l’espèce . L’adulte possède néanmoins de huit à dix cris différents qui se manifestent lors de certaines situations. Par exemple, des cris spécifiques existent pour marquer les salutations entre partenaires, les réactions face aux perturbations, la défense du territoire, les interactions entre les membres d’un même groupe, l’empreinte de la voix et la sollicitation de nourriture, entre autres]. Les deux sexes vocalisent de façon égale.

Il existe également plusieurs cris utilisés uniquement par les cygneaux : le cri de contact, le cri de détresse, le cri de salutation, le cri de fatigue et le cri de défense..

Reproduction

Après sa formation, qui a lieu à l’automne ou en hiver, le couple attendra un an avant de se reproduire mais restera généralement uni pour la vie. Les cygnes tuberculés montrent plusieurs comportements lors de la parade nuptiale, allant du hérissement des plumes du cou et au lissage mutuel en passant par le redressement du corps hors de l’eau.

Lorsque les adultes sont appariés, chaque couple se met à la recherche d’un territoire. Les cygnes tuberculés s’installent souvent près des canards ou des goélands qui bénéficient de la capacité des cygnes à atteindre les plantes aquatiques. Ils défendent agressivement un territoire de grandeur variable, allant de 1,2 à 4,7 ha. Les territoires sont généralement assez éloignés les uns des autres.

En Angleterre, une étude de 1967 mesura une distance moyenne entre les nids de 2,4 à 3,2km.

Les deux parents construisent le nid. Celui-ci est placé sur un monticule fait de branches construit en eau peu profonde au milieu ou au bord de divers plans d’eau: lacs, rivières, étangs, parcs. Le nid est constitué de quenouilles, de roseaux et de racines de plantes aquatiques et l’intérieur est recouvert de végétaux fins, de plumes et de duvet. Ces oiseaux monogames réutilisent le même nid année après année, le restaurant ou le reconstruisant au besoin. Le nid peut donc atteindre un diamètre de 2 m et une hauteur de 0,6 à 0,8 m.

La femelle pond généralement de 4 à 8 œufs à raison d’un œuf par deux jours. Bien que le mâle et la femelle prennent soin du nid, la couvaison, qui dure de 34 à 41 jours, est assurée principalement par la femelle]. Les poussins sont nidifuges et restent au nid moins de 48 heure. Lorsque les poussins quittent le nid, les familles cherchent leur nourriture ensemble.

La longévité record pour cette espèce est de 26 ans et 9 mois. 

 PROTECTION DES CYGNES :

 J’ai deja fait plusieurs recherches mais j’ai toujours des resultats différents :

* Donc d’apres l’ Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques ( http://www.animaux-fr.com/annonces-bourgogne-franche-comte/liste_especes_races_varietes_animaux_domestiques.php )
J’ai trouvé que le cygne tuberculé était considéré comme un animal domestique (donc pas de certificat de capacité)

* D’après le livre « Les anatidés d’ornement » de Jean Claude Périquet, les espèces d’anatidés protégées en France, faisant partie du genre cygnus : 

« Sont donc interdits la destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la naturalisation de ces oiseaux qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat. Mais les échanges entre éleveurs sont possibles à condition de demander une autorisation de transport à la Direction de Protection de la Nature.
Remarquons la présence des cygnes dans cette liste. Vous n’avez donc pas le droit de vendre ou d’acheter de cygne tuberculé, le cygne si commun de nos parcs et de nos lacs. La réglementation est sans doute éxagérée sur ce point! »
220px-Photojenni_-_Aboard_the_swan_ferry_%28by%29 dans CYGNE

L’homme est le seul animal qui rougisse ; c’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose…

 Selon le site de la protection des oiseaux de Belgique, Le statut de protection du Cygne détient le record d’ancienneté en Grande-Bretagne puisqu’il remonte à 1482. À cette époque (et encore maintenant sur certains sites privilégiés), les oiseaux étaient marqués (soit au bec, soit sur une palmure) et appartenaient à la Couronne Britannique.

 

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