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Taureau animal Totem : la Richesse, les Bienfaits, la Prospérité

Posté par othoharmonie le 4 juin 2017

 

 

Le Taureau, dont se dégage une idée de puissance et de fougue irrésistibles, évoque le mâle impétueux et le Minotaure, gardien du labyrinthe. Le Taureau a représenté le dieu El sous forme d’une statuette de bronze destinée à être fixée au sommet d’un bâton ou d’une hampe, en tant que symbole de la force créatrice. Chez les Grecs, les Taureau indomptés symbolisaient le déchaînement sans frein de la violence. Ils sont consacrés à Poséidon et à Dionysos. Pour séduire Europe, Zeus prend la forme d’un Taureau d’une blancheur éclatante. Dans les religions indo-méditerranéennes, le bovin, de façon générale, représente les dieux célestes, à cause de l’infatigable et anarchique fécondité d’Ouranos, qui est aussi la sienne. Les hymnes védiques célèbrent la Vache au sens symbolique général de bovin. Indra, force chaleureuse et fertilisante, est assimilé à un Taureau, symbole de l’esprit mâle et combatif.

taureau

Le Taureau Blanc est aussi l’emblème de Civa. Il figure l’énergie sexuelle. Le Taureau de Civa, Nandî, symbolise la justice et la force, ainsi que l’ordre cosmique. Vrishabha, Taureau védique, est le support du monde manifesté, qui met en mouvement la roue cosmique. Dans le temple de Salomon, douze Taureaux portent la Mer de bronze destinée à contenir l’eau lustrale. Le Taureau est l’incarnation des forces chthoniennes.

Pour beaucoup de peuples turco-tatars, il supporte le poids de la Terre sur son dos ou sur ses cornes. Dès 2400 avant JC, le Taureau et la foudre ont été les symboles conjugués des divinités atmosphériques, le beuglement du Taureau ayant été assimilé à l’ouragan et au tonnerre. Les divinités lunaires méditerranéo-orientales étaient représentées sous la forme d’un Taureau, investies des attributs taurins. Le dieu de la Lune d’Ur était dit puissant, jeune Taureau du Ciel, ou encore jeune Taureau aux Cornes Robustes. En Égypte, la divinité de la Lune était le Taureau des Étoiles. Osiris, qui est un dieu lunaire, a été représenté par un Taureau. Sin, le dieu lunaire mésopotamien, avait l’apparence d’un Taureau. Le Taureau est en général un animal lunaire, mis en relation avec la nuit. Il est néanmoins attribué à Mithra, divinité solaire.

Il symbolise alors le dieu mort et ressuscité, en gardant l’aspect lunaire de la mort. La première lettre de l’alphabet hébreu, aleph, signifie Taureau, symbole de la lune à sa première semaine. Dans presque toute l’Asie, on associe le Taureau Noir à la mort. Le Taureau est un animal primordial. Le Bœuf, antithèse symbolique du Taureau, est associé aux cultes agraires.

Pour Paul Diel, les Taureaux symbolisent, avec leur force brutale, la domination perverse. Leur souffle est la flamme dévastatrice. Taureau relie à la Richesse, aux Bienfaits. Il représente la fertilité, la puissance, l’abondance et la prospérité, et aide à persévérer pour atteindre notre but si les circonstances s’acharnent contre nous. Il nous donne l’énergie nécessaire pour surmonter physiquement ou moralement les problèmes qui s’accumulent.

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Quand les fruits viennent de la Mer

Posté par othoharmonie le 29 mai 2017

 

L’allergie aux fruits de mer ne concerne que 2 % environ de la population. Pour elles, en effet, il convient d’éviter d’en consommer. Pour les autres, à partir du moment où le mollusque ou le crustacé reste frais, il n’y a aucune raison de s’en priver !

les fruits de mer sont des alliés parfaits pour le régime.

  • Constitués aux trois quarts d’eau, ils demeurent peu caloriques.
  • Ils présentent également un fort taux de minéraux, d’acides gras essentiels, de protéines, d’antioxydants et de vitamines pour garder un corps sain durablement.
  • Leurs protéines et oméga-3 les rendent excellents pour la santé.

Mais attention, les fruits de mer peuvent se transformer en faux-amis du régime. En effet, ils s’accompagnent souvent de pain, beurre, vin blanc et mayonnaise, qui eux, sont fortement caloriques.

fruits de la mer

Bon à savoir : pour un petit budget, optez pour les moules. Moins chères que les huîtres et plus faciles à cuisiner, elles partagent avec leur cousine, plus coûteuse, la même richesse en vitamines et minéraux.

La plupart des fruits de mer sont lavés plusieurs fois avant d’arriver dans vos assiettes. Toutefois, ils demeurent gorgés d’eau de mer et la quantité de sel reste donc importante. Il convient d’en consommer sans excès.

Sachez toutefois que le sel demeure indispensable à la cuisson de certains mollusques et crustacés pour leur offrir un meilleur goût.

Quantité de (gros) sel nécessaire à la cuisson des :

  • Crevettes grises = 40 g.
  • Bigorneaux = 50 g.
  • Bulot = 80 g.

Bon à savoir : plus de 20 % du sel absorbé par une personne provient du pain.

Contrairement aux idées reçues, les fruits de mer ne sont pas proscrits en cas de cholestérol élevé. Il faut pour cela distinguer les bonnes graisses (les acides gras insaturés) des mauvaises (les acides gras saturés), responsables de l’augmentation du mauvais cholestérol dans le sang.

Les graisses saturées sont en faible quantité dans les fruits de mer, qui sont en revanche très riches en oméga-3, des acides gras polyinsaturés excellents pour la santé cardiovasculaire. Ils ont beau apporter une forte dose de cholestérol, les fruits de mer riches en acides gras insaturés ont tendance à augmenter le bon cholestérol dans le sang. Cela s’équilibre donc !

Si vous voulez réduire votre taux de cholestérol, les mollusques sont à privilégier par rapport aux crustacés, mais tous vous apportent des nutriments essentiels pour votre cœur et vos artères.

Comparaison :

  • 125 g d’huîtres = 68 mg de cholestérol.
  • 100 g de crevettes = 195 mg de cholestérol

Bon à savoir : pour réduire votre cholestérol, consommez des fruits frais ou secs et préférez la viande blanche et la cuisine à l’huile d’olive.

Grâce aux fruits de mer, vous pouvez repousser les premiers signes de l’âge. Ils permettent de détruire les radicaux libres, responsables du vieillissement tissulaire et pouvant présenter un danger à haute dose.

En effet, les fruits de mer contiennent des oligoéléments aux vertus antioxydantes, excellents donc pour le cœur et la circulation sanguine :

  • le sélénium ;
  • le zinc.

Bon à savoir : les fruits de mer sont également riches en oméga-3, des acides gras insaturés qui renforcent la santé cardiovasculaire.

Au palmarès des aliments aphrodisiaques, les fruits de mer conservent une place à part sur le podium.

Ils contiennent des stimulants :

  • du phosphore ;
  • de l’iode ;
  • du zinc (pour l’huître) : fabrication de testostérone.

Bon à savoir : outre leurs qualités nutritionnelles, les fruits de mer offrent un repas exceptionnel, peu calorique et non bourratif, ce qui améliore le romantisme d’un dîner.

Les fruits de mer restent beaucoup plus longtemps dans l’estomac que les autres aliments, comme la viande ou la volaille. Leur putréfaction peut être toxique pour l’organisme, c’est pourquoi il convient de choisir des produits de qualité.

En outre, la pollution de la mer rend parfois certains fruits de mer impropres à la consommation.

  • Si vous partez à la pêche à pied, respectez à la lettre le calendrier de ramassage des palourdes, moules, huîtres et pétoncles sous peine de subir une intoxication alimentaire grave.
  • Ne gardez jamais un fruit de mer vivant plus de 2 jours au réfrigérateur.

Bon à savoir : en cas de symptôme d’intoxication alimentaire, vous devez boire beaucoup d’eau et consultez un médecin.

les fruits de mer ont un goût incomparable fraîchement pêchés ! Dans certains cas même, ils se consomment encore vivants.

  • Les fruits de mer, conservés au frais, vivent au maximum 48 h.
  • Les huîtres peuvent rester au réfrigérateur une dizaine de jours au maximum.

Pour savoir si des langoustines ou des crevettes sont fraîches, observez-les. Leur corps doit rester frétillant et briller tandis que leurs yeux doivent garder leur couleur noire.

Quant aux crabes, homards et langoustes, ils doivent conserver leur vigueur et la mobilité de leurs yeux. Dans le meilleur des cas, vous les verrez replier leurs pattes sur leur corps.

Bon à savoir : les crevettes les plus savoureuses vous font travailler. Les décortiquer s’avère fastidieux, salissant et (parfois) douloureux. Mais, contrairement aux crustacés déjà décortiqués, le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Comme les fruits et les légumes, les fruits de mer sont pêchés en abondance suivant le cycle de reproduction. En respectant ce cycle, vous contribuez à protéger les espèces et payez vos fruits de mer nettement moins cher.

Quelques exemples de récoltes :

  • janvier = bigorneaux, coquilles Saint-Jacques, huîtres, crevettes, moules, praire ;
  • mai = coquille Saint-Jacques, crevette, langouste, langoustine, tourteau ;
  • novembre = crevette, homard, huître, langouste, moule, oursin.

« Il y a deux catégories de fruits de mer. Il y a la catégorie crabe, coquilles Saint-Jacques, écrevisses, crevettes… qui sont des produits peu caloriques, très riches en protéines, très pauvres en matières grasses, très pauvres en cholestérol… quand on a du cholestérol on peut tout à fait manger des fruits de mer.

 LA MER

« La deuxième catégorie de fruits de mer rassemble les huîtres, les moules, les oursins et les autres coquillages. Ces fruits de mer ont des qualités nutritionnelles différentes. Ils contiennent des protéines, ils sont peu caloriques et ils ont des concentrés d’oligoéléments fantastiques. Il y a beaucoup d’iode, beaucoup de sélénium, beaucoup de cuivre, beaucoup de zinc… et tous ces éléments sont très importants pour notre santé. En France, 20% de la population des adultes manquent d’iode, surtout les populations dans le centre de la France et à l’Est. En revanche, les populations vivant sur les côtes, sur le littoral, n’ont pas de problème avec leur thyroïde parce qu’elles mangent beaucoup de poissons et de fruits de mer. Ils ont suffisamment d’apport en iode. Il est donc vivement conseillé au reste de la population de manger des fruits de mer, c’est très important.

« Le sélénium est lui, un puissant antioxydant qui en plus va aider à l’iode dans son fonctionnement de la thyroïde. Le cuivre est un autre antioxydant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres d’où leur belle couleur verte. Parce que le cuivre est un oligoélément qui donne cette couleur de verte. Le zinc est également un antioxydant très puissant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres également.

« Enfin il ne faut pas oublier le fer car on a toujours tendance à dire que l’on trouve le fer dans la viande rouge et les femmes manquent souvent de fer. Mais les moules et les huîtres sont très riches en fer. Dans les huîtres et les moules, il y a deux fois plus de fer que dans la viande rouge. Les fruits de mer sont donc très bons pour la santé. »

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La Divination par les Coquillages

Posté par othoharmonie le 17 avril 2017

 

En Afrique, depuis des siècles, les coquillages sont un élément important de civilisation. Et les cauris « parlent » entre les doigts habiles du devin qui donne une consultation.

 Divination

 Origine des cauris

Les cauris ou Cypraea moneta, sont de petits coquillages importés des Îles Maldives. Ils ont constitué la plus ancienne monnaie chinoise connue. Leur nom vient du mot sanskrit kaparda oukapardika tranformé par les Anglais encauri ou cowri. Ils auraient été amenés par les Arabes sur les côtes orientales de l’Afrique. A Madagascar, l’art de la divination, qui se fait par des grains (sikidy) est également d’origine arabe.

 Eléments de géomancie

La géomancie (art de deviner l’avenir en jetant de la terre ou des cailloux au hasard d’après les figures qui en résultent) se fait notamment par les dés, les osselets, les noix de coco (en Polynésie). Selon la religion des Yoruba (des Afro-Brésiliens notamment) certains devins n’officient qu’avec des coquillages. A Cuba, selon cette même religion, les devins, outre les coquillages, se servent de noix coupées en deux.

Selon certains auteurs, la géomancie peut se rattacher à des cultes chthoniens (relatifs à la terre) en relation avec des rites de fertilité. Le nom donné par les Arabes à la géomancie Zarb el Ramisignifie littéralement « frapper le sable » et se rapporte à une opération rituelle d’ouverture de la « terre-mère ».    

Cori

 Utilisations des cauris en Afrique

Les cauris se prêtaient à plusieurs usages. Ils constituaient la monnaie en Afrique de l’Ouest, notamment à l’époque des grands empires du Ghana, du Mali et du Songhaï. Une certaine valeur religieuse amenait les prêtres animistes à confectionner des costumes entièrement ou en partie faits de cauris que revêtaient leurs porteurs de masques dans les manifestations cérémonielles, dans les bois sacrés. Des objets à caractère magique ou culturel, cornes, gris-gris, fétiches étaient sertis de cauris chez le guérisseur ou le sorcier. Ces objets et ces costumes couverts de cauris se rencontrent en Casamance chez les Diola et au Sénégal oriental chez les Bassari, là où la religion traditionnelle est encore vivace.

Sur le plan symbolique, les cauris sont fréquemment mis en relation avec le féminin. Leur forme étant associée à celle du sexe féminin, les cauris peuvent être utilisés lors de rites de fécondité.

 Pratique de divination

Dans les milieux islamisés, les cauris servent à prédire l’avenir. Le consultant se rend chez le devin qui lui présente d’abord quatre cauris. Le premier murmure tout bas ou pense seulement l’objet de sa visite et souffle ou crache sur les cauris. Le second peut demander à son client de les jeter ensuite. Selon la disposition des cauris, le devin se montre déjà capable, dès ce premier jet, d’augurer de bons ou mauvais résultats. Il peut répéter le geste avec les quatre cauris seuls avant de les mélanger avec les autres et de procéder au déchiffrement de leur message.

Dans chaque famille wolof, surtout dans les villes, des femmes pratiquent la divination par les cauris. Cet usage devient presque un passe-temps chez les femmes désœuvrées mais toujours avec un fond divinatoire.

À côté de cette catégorie se livrant plus à une activité ludique et distrayante, il existe de véritables cauristes professionnels. La plupart des consultations tournent autour de thèmes habituels, d’événements heureux ou malheureux, coutumiers ou autres : mariages, baptêmes, deuils, chance de recevoir de l’argent ou autres dons, voyages, état de concorde ou de désaccord.

 Deux cauristes du Sénégal

Nous avons rencontré à Dakar deux jeteuses de cauris. Elles se sont exprimées en wolof. Les entretiens ont été traduit par Ibrahim Chérif Baleï que nous tenons à remercier ici.

La première est une dame d’une soixantaine d’années qui habite la Médina. Elle nous reçoit un vendredi, et ce jour étant celui des prières, elle ne sortira pas les cauris. Tout en vaquant à ses occupations, elle nous explique qu’elle est sérère. Elle est née aux alentours de Joal – centre d’une région principalement habitée par cette ethnie. Son mari est de parents lébou et sérère. Après leur mariage, ils se sont installés à Dakar. Elle pratique la voyance depuis l’âge de 25 ans environ et nous explique qu’on ne peut faire ce métier trop jeune. Il faut avoir une certaine maturité. Sa mère et sa grand-mère étaient elles-mêmes jeteuses de cauris.

C’est Dieu qui lui a donné le don. Les cauris ne suffisent pas à prédire l’avenir. Il faut avoir quelque chose en soit de profond que seul Dieu peut donner, nous dit-elle. Manifestement, l’aspect spirituel et religieux est très important pour les cauristes qui s’estiment dotés d’un pouvoir divin.

C’est le cas de Neïbaï, une dame d’une cinquantaine d’années qui habite Thies et que nous avons rencontrée à Dakar. Magnifique dans son boubou orangé, c’est une dame avenante qui aime parler de sa vie et de son travail. Elle est wolof. Ses parents n’étaient pas jeteurs de cauris mais son grand-père l’était. Elle a commencé la voyance à 18 ans. Elle s’est aperçue qu’elle avait un don lorsqu’elle s’est amusée à prédire l’avenir à des amis autour d’elle.

La voyance se fait avec douze cauris au minimum. Neïbaï en utilise trois de plus. Elle n’a jamais utilisé d’autre support que les cauris (comme le sable ou le Coran). Elle les jette autant de fois qu’elle souhaite visualiser quelque chose et le plus souvent, à l’arrivée, il y a un cauri qui se détache de tous les autres et qui désigne le « client ».

Elle nous explique que lorsqu’elle « voit » de mauvaises nouvelles, elle ne le dit pas directement à son interlocuteur mais lui suggère de faire des sacrifices (tuer un poulet blanc, donner quelques pièces à des jumeaux…).

Elle m’a prédit la réussite sociale, l’argent et le mariage !

 Bibliographie

  • Encyclopédie Universalis, 1998
  • Magazine Afrique histoire, n°10/1984, Dakar, 1984, pp. 27 à 32
  • Revue Ethiopiques, n°15, Dakar, 1978, pp. 24 à 35
  • Revue Notes africaines, éd. I.F.A.N., Dakar, 1984, notamment l’article de Amar Samb : Les systèmes de divination en Afrique noire.

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Le Renard TOTEM : le Camouflage, la Ruse

Posté par othoharmonie le 18 mars 2017

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Le Renard est un canidé plutôt petit. Le plus connu est le Renard roux. Il a des cousins en arctique (le Renard Arctique, Ysatis, est blanc rosé) et aussi dans le désert africain (le Fennec). Il a de grandes oreilles qui luis sont utiles pour chasser. Sa méthode de chasse préférée est de rester immobile, oreilles aux aguets dans un champs ou près de buissons, et de sauter sur sa proie en la clouant au sol. Il vit en petite famille nucléaire.

S’il semblait monogame, restant en couple pour la vie, de récentes recherches penchent plus vers une bigamie de la part de la femelle. Dans une île du grand nord, on a pu observer une composition intéressante de la « famille ». La femelle avait un mâle avec lequel elle s’accouplait et un autre mâle avec lequel elle partageait le terrier et qui l’aidait à ramener de la nourriture et protéger les petits. La mère reste dans le terrier jusqu’à ce que les petits commencent à ramper, pendant que le mâle ramène la nourriture. Celui-ci n’est pas autorisé à rentrer dans le terrier aussi longtemps que les petits ne rampent pas. Les deux parents s’occupent ensemble des petits.

le renard chez francesca

C’est un animal joueur. Il est carnivore de préférence, mais en cas de besoin mangera aussi des baies. S’il est associé à la ruse en Europe (il trouve toutes sortes de moyens pour pénétrer le poulailler), pour les Amérindiens il représente plutôt la discrétion. Il se montre rarement, il se déplace silencieusement, ses traces sont légères sur le sol. Son pelage le camoufle bien, il peut rester très immobile, attendant le bon moment pour sauter sur sa proie : il en devient presque invisible. Si votre totem est le Renard, alors vous êtes plutôt discret, à l’affût des occasions qui peuvent se présenter à vous. Vous êtes prêt à défendre votre territoire mais vous aimez mieux le marquer comme il faut (c’est à dire avoir de bonnes frontières) plutôt que d’avoir à vous battre.

Vous êtes possiblement timide et réservé et ne chercher pas à prendre les devants. Vous recherchez la sécurité du terrier, du nid familiale et de la relation d’entraide avec votre partenaire. Vous êtes adaptable, capable de subvenir à vos besoins, avec une alimentation variée. Vous aimez prendre soin des autres de toutes sortes de façons sans forcément chercher à être reconnu, ce faisant. Il y a en vous une humilité naturelle, un désir de jeu, un besoin de complicité.

L’habileté à se fondre dans le milieu qui l’entoure et d’y devenir invisible. Il représente la Diplomatie, la Ruse. Grâce à lui, vous saurez à quel moment sortir au grand jour et vous faire entendre, et à quel moment vous taire et garder vos idées secrètes. Il comprend aussi l’adaptabilité, l’astuce, la capacité d’observer, de s’intégrer ainsi que la rapidité dans la pensée et l’action. Renard est un animal très futé, qui sait être très discret.

Il est très rapide, efficace, et attentionné pour sa famille. Les personnes qui ont l’énergie de Renard sont d’excellents observateurs. Ils se fondent dans leurs entourages, et savent très bien se dissimuler. Les gens qui voyagent beaucoup, peuvent se munir d’un talisman de Renard. Renard est souvent associé à la figure du farceur ou de l’arnaqueur, mais, comme animal totem, il peut également se présenter comme un maitre rusé qui montre la voie pour dépasser les obstacles de votre quotidien. Si vous vous laissez inspirer par la sagesse de Renard, vous pouvez être appelé à utiliser ou développer une capacité de réflexion rapide et votre sens d’adaptation.

Sensible, parfois malin et rusé, cet animal est un excellent guide lorsque vous faites face à des situations délicates. Les significations symboliques associées au Renard sont : sensibilité développée physique ou mentale ; l’art de voir à travers la tromperie ; faire preuve de discernement ; aptitude à trouver votre chemin malgré les détours ; rapide à réagir dans les situations difficiles ; affinité avec les activités nocturnes et le travail sur les rêves.

Vos qualités principales : la rapidité, le sens de l’anticipation et de la débrouillardise. Vous trouvez toujours le moyen de retomber sur vos pattes, sans jamais paniquer ni broyer du noir. Confiant en vous-même, vous vous sentez à l’aise avec toutes sortes de gens ; jovial, enthousiaste et toujours partant pour vous lancer dans de nouveaux projets, personne ne peut vous arrêter. Mais vous n’avez aucun état d’âme à laisser les autres sur le bord du chemin et à continuer sans eux. Convaincu que « quand on veut, on peut », vous avez naturellement une âme de chef.

 Que ce soit au boulot ou parmi vos amis, vous êtes souvent celui qui organise, planifie, décide et qui fait accepter aux autres… encore faudra-t-il que vous preniez le temps de leur expliquer le pourquoi et le comment de vos décisions, sans quoi ils pourraient vous trouver un brin despotique ! Actif, parfois agité, vous vous épanouirez dans les métiers de contact, surtout ceux demandant de fréquents déplacements à l’étranger.

le renardVous pourrez aussi vous lancer dans une activité physique : sport, bien sûr, mais aussi théâtre ou secourisme, peuvent parfaitement vous convenir. Vos amours seront parfois chaotiques, mais vous finirez par vous stabiliser dans une relation probablement atypique (chacun son appart, chacun sa vie), qui vous conviendra à tous deux. Lorsque Renard apparaît dans votre vie comme animal totem, il encourage une prise d’action rapide. Vous pourriez être appelé à prendre des décisions d’une manière qui montre votre adaptabilité et votre capacité à vous déplacer rapidement malgré les obstacles et résistances que vous rencontrez.

Être inspiré par Renard, cela peut aussi signifier travailler à l’amélioration de vos aptitudes mentales et de leur finesse : intelligence analytique, pouvoir de déduction ou d’observation peuvent entrer en jeu avec plus de force dans la façon dont vous traitez les questions quotidiennes ou des projets importants. Ce totem peut également vous encourager à aiguiser votre vigilance attentionnelle et physique ainsi que votre temps de réaction. Renard est connu pour se faufiler dans les jardins, en particulier les poulaillers, et repartir avec son butin sans se faire attraper. Caractérisé par son esprit rusé, cet animal a acquis l’image d’un filou dans un bon nombre d’histoires et de cultures. Lorsque Renard apparaît dans votre vie, cela peut signifier que vous devez faire attention à des personnes ou circonstances qui pourraient être trompeuses et qui vous incitent à aller dans une voie qui n’est pas nécessairement la meilleure pour vous.

Cet animal totem vous invite à être plus exigeants dans la transparence de vos relations, que ce soit en affaires ou en amitié ou dans les choix que vous faites dans votre vie. En suivant la sagesse de Renard, vous êtes encouragé à observer les domaines de votre vie où vous être amené à faire des choses à votre insu ou contre votre plein gré. À vous d’utiliser davantage de discernement dans vos décisions et dans vos actions. Renard, comme guide spirituel, offre de bons enseignements sur la manière de contourner les obstacles au lieu de les affronter. Vous découvrirez que vous pouvez adopter une nouvelle perspective ou faire preuve de plus d’intelligence au sujet de la façon dont vous gérez les endroits de résistance dans votre vie ou vos projets.

Germaine Dieterlen nous dit du Renard : « Indépendant et satisfait de l’être ; actif, inventif mais en même temps destructeur ; audacieux mais craintif ; inquiet, rusé et pourtant désinvolte, il incarne les contradictions inhérentes à la nature humaine ». On peut considérer Renard comme un double de la conscience humaine. Les Chinois disent qu’il est le seul animal à saluer le lever du Soleil : il plie les pattes de derrière, allonge et joint les pattes de devant et se prosterne.

 Lorsqu’il a fait cela durant plusieurs années il est capable de se transformer et de vivre parmi les hommes sans que ces derniers s’en aperçoivent. Un peu partout dans le monde, on a fait du Renard un Don Juan. En Extrême Orient on croit qu’il est en possession de l’élixir de vie ou qu’il est à l’origine de possessions démoniaques. Dans certaines contrées, on lui confère un rôle de succube et d’incube. On dit que la nuit il se transforme en éphèbe pour tenter les femmes, et en femme pour attirer les hommes. Au Japon, le Goupil est symbole de fertilité et compagnon d’Inari, divinité de l’abondance. Des hommes d’affaires et commerçants ont chez eux un petit autel consacré au Renard, censé protéger leur commerce. Pour les Natifs de Californie Centrale, le Renard Argenté est considéré comme un héros créateur. En Sibérie, souvent représenté sous la forme de Renard Noir, il est messager des enfers et attire les héros de légende vers le monde d’en dessous. Dans la Chine Ancienne le Renard à Neuf Queues était un monstre anthropophage, mais qui pouvait protéger des maléfices. Le Renard est un animal futé, qui sait être discret.

Il est très rapide et attentionné pour sa famille. Les personnes qui ont l’énergie du Renard, sont de fins observateurs ; ils se fondent dans leur entourage. Ils savent très bien se dissimuler. Les gens qui voyagent beaucoup, peuvent se munir d’un talisman de Renard. Il représente la Diplomatie, la Ruse. Grâce à lui, vous saurez à quel moment sortir au grand jour et vous faire entendre, et à quel moment vous taire et garder vos idées secrètes.

Le symbolisme du Renard s’avère important et très varié selon les civilisations. Pour la sagesse africaine, le Renard incarne les contradictions inhérentes à la nature humaine : il est actif, inventif… et en même temps destructeur, audacieux ; on le sait craintif, inquiet et rusé… mais désinvolte. Réfléchissant, comme un miroir, les ambivalences de l’homme, Renard se présente comme un double de la conscience humaine ; il révèle à l’individu ses pensées les plus intimes, ses plus profonds désirs, et lui fait prendre conscience de la responsabilité de ses actes. L’aspect le plus important révélé par le Renard à l’être humain est lié à son comportement émotionnel. L’individu Renard se protège particulièrement dans le domaine relationnel en se repliant sur lui-même et en se coupant des autres par peur du rejet, du manque d’amour ou de l’abandon.

Le Renard peut se duper lui-même en se convainquant de son peu d’estime de lui qui, selon lui, dépend du fait qu’il est né ordinaire et qu’il continue de mener une vie ordinaire. Avec Renard comme animal totem, vous pouvez être guidé et recevoir des leçons d’une manière qui peut être ressentie comme un défi, ou même parfois par le biais d’une farce ou d’une tromperie.

Pour tirer le meilleur parti de la sagesse du Renard, il est important de garder un bon sens de l’humour et de prendre ses leçons avec un peu de recul. L’esprit de Renard est d’un grand soutien pour développer votre capacité à trouver des solutions plus claires et intelligentes à vos problèmes. Faites appel à ce totem lorsque vous vous sentez perdu et avez besoin d’aide RENARDpour trouver votre voie. Renard, comme animal totem, vous demande d’apprendre à rester vous-même et à exprimer ce que vous ressentez profondément, quel que soit l’environnement extérieur… à ne plus agir selon ce que vous dicte votre mental, mais à vous mettre à l’écoute de votre cœur et de votre intuition. La maîtrise émotionnelle s’avère une étape importante de votre évolution.

Après transformation, autocréation, votre énergie émotionnelle vous donne la faculté de percevoir la réalité au-delà de l’apparence, de relier l’invisible au visible, le monde spirituel au monde matériel. Si vous croisez le Renard, soyez attentif à son message… Prenez-vous trop de place? Votre Ego est-il en train d’enfler ? Avez-vous besoin de soins ? De sécurité ? Êtes-vous bien attentif aux occasions qui se présentent ? Vous livrez-vous à des commérages ? Essayez la discrétion, voire l’invisibilité pendant quelques temps.

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La Pie TOTEM : l’Accumulation des Connaissances, l’Intelligence, le Nettoyage

Posté par othoharmonie le 13 mars 2017

 

Cet oiseau étant un charognard, il contribue à nettoyer l’environnement. Par conséquent, ses plumes servent à nettoyer et à purifier un corps malade et faire des rituels de guérison.

Dans la culture des Indiens Lakota, ces plumes noire et blanche du bout des ailes représentent une jeune Indienne aux cheveux de jais vêtu d’une tunique blanche. Les Pies Bavardes sont des oiseaux à la tête noire et au plumage brillant, apparentés aux Corneilles et souvent considérés comme l’espèce la plus intelligente de la famille des corvidés. Chez ces oiseaux, l’organisation sociale et l’adaptabilité sont extrêmement développées. Étant réputées pour voler tout ce qu’elles arrivent à transporter, les Pies ont le talent de trouver un usage à tout ce qu’elles découvrent.

LA PIE

Lorsque la Pie se manifeste à nous, c’est pour nous informer qu’une abondance de connaissances et d’informations – le plus souvent de nature secrète, occulte ou métaphysique – seront mises à notre portée. Cela peut signifier, en outre, que nous captons télépathiquement des informations cachées.

La Pie nous invite à faire preuve de circonspection dans l’usage à faire des informations mises à notre disposition, aussi fragmentaires soient-elles. Il est possible que ce savoir ne produise pas tous les effets supposés, aussi faut-il nous montrer prudents, sinon les choses ne tourneront pas comme nous l’avions prévu. Les informations secrètes que nous obtenons doivent être traitées avec prudence, et il sera peut-être nécessaire de prévoir un scénario alternatif pour leur application.

Il est possible que cette information exige trop de notre part, mais la Pie nous rappelle que nous pouvons transformer notre vie avec seulement quelques parcelles de sagesse cachées. Associée à la sorcellerie depuis l’Antiquité, la Pie a souvent eu la réputation de fréquenter les sorcières et les magiciens. Cette association s’explique en partie par l’intelligence de la Pie et l’intérêt qu’elle prend à observer les activités des hommes.

Oiseau doté d’une volonté propre, la Pie indique souvent que nous pouvons faire appel au savoir secret pour obtenir des effets rapides. Le problème, c’est que nous n’avons peut-être pas toutes les connaissances requises pour manifester ce dont nous rêvons.

 Lorsque la Pie apparaît, il est possible que nous obtenions ce dont nous avions rêvé, mais cette réalisation peut s’accomplir d’une façon inhabituelle ou équivoque et avoir des répercussions que nous n’avions pas envisagées. Si nous pouvons compter sur une magie nouvelle, sur des connaissances et des perceptions sensitives uniques, nous devons faire usage de ces informations avec circonspection.

La Pie peut nous enseigner à user judicieusement de ce savoir secret, de façon responsable et efficace. Bien qu’elle soit une opportuniste et une pilleuse capable de nous enseigner à utiliser ce qui nous tombe sous la main, la Pie (de façon négative) cherche peut-être à nous avertir que nous nous mêlons de choses qui ne nous regardent pas. Si c’est le cas, nous devons veiller à ne pas agir et réagir sans être sagement conseillés, ou il surviendra probablement des complications. Il ne faudrait pas que notre vanité nous empêche de prendre conseil afin de savoir comment utiliser au mieux les connaissances et les informations mises à notre portée.

 De manière négative la Pie peut indiquer qu’il ne suffit pas, en ce moment, de s’occuper superficiellement du monde de l’esprit pour obtenir les résultats espérés. Nous devons nous attendre à vivre une expérience peu ordinaire et il convient, par conséquent, de nous montrer plus prudent que d’habitude. Elle peut également signifier que quelqu’un autour de nous ou nous-mêmes faisons mauvais usage de nos facultés suprasensibles. Il faut songer à la possibilité d’espionnage par télesthésie.

 Négligeons-nous de faire usage des connaissances mises à notre portée ?

Utilisons-nous les capacités qui sont les nôtres pour obtenir ce dont nous avons le plus besoin.

Est-ce que nous, ou des personnes de notre entourage, faisons mauvais usage de nos connaissances et de nos capacités – spécialement celles de nature paranormale ?

Sommes-nous discrets et dignes de la confiance d’autrui ?

Employons-nous judicieusement nos facultés sensitives et notre intuition ?

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Papillon TOTEM : la Métamorphose, la Transformation, la Renaissance

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

 

 Quand la Terre était jeune, aucun Papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.

Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur-de-Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps.

PAPILLON

Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel.

Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’air des-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille. Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille.

Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et sœurs lui avaient toujours rendu service. « Ma sœur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. À présent que tu vas passer au monde de l’Esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.

Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait.

Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des Esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver.

Il le ramassa avec précaution et l’emporta. Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. »

L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

« Ne sois pas triste, mon époux. À présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du cœur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. » Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient Papillon, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre Papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

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Depuis ce temps-là les Papillon sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté. Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé… La puissance que le papillon nous apporte s’apparente à l’air.

C’est l’Esprit, doublé de la capacité qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. C’est l’art de la Transformation… Comme le papillon vous vous trouvez toujours à un certain stade de votre vie. Vous pouvez être à l’étape de l’œuf : ce qui représente le commencement de toutes choses, c’est le stade de la naissance d’une idée avant qu’elle ne devienne réalité.

Vous pouvez être à l’étape de la larve : Décision de manifester cette idée dans le monde physique. Vous pouvez être à l’étape du cocon : Vous réfléchissez de l’intérieur pour développer ce qui vit en vous. Vous pouvez être à l’étape finale : La transformation…

C’est l’émergence de la chrysalide et la naissance qui permet de partager l’éclat de vos couleurs, la joie de votre création avec le monde qui vous entoure… Papillon, symbole de légèreté et d’inconstance, est au Japon emblème de la femme et deux papillons figurent le bonheur conjugal. La vue de Papillons annonce une visite ou la mort d’un proche. Dans le monde sinovietnamien, le Papillon sert à exprimer un vœu de longévité.

C’est dû à une homophonie : deux caractères de même prononciation (t’ie), qui signifient Papillon et Grand-Âge. Papillon est aussi parfois associé au Chrysanthème pour symboliser l’automne. Le symbolisme du Papillon est aussi celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse.

Chez les Aztèques, le Papillon est un symbole de l’âme ou du souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant. Un Papillon jouant parmi les fleurs représente l’âme d’un guerrier tombé sur le champ de bataille. Les guerriers morts accompagnent le Soleil dans la première moitié de sa course visible jusqu’à midi, et ensuite ils redescendent sur terre sous forme de Colibris ou de Papillons.

Pour les Mexicains, le Papillon symbole du feu solaire et diurne, symbole de l’âme des guerriers, est également symbole du Soleil Noir traversant les mondes souterrains pendant sa course nocturne. Il est symbole du feu chthonien caché, lié à la notion de sacrifice, de mort et de résurrection. C’est le Papillon d’Obsidienne, attribut des divinités chthoniennes associées à la mort.

N’oublions pas la symbolique du Papillon fondée sur ses métamorphoses. La chrysalide est l’Œuf qui contient la potentialité de l’être. Le Papillon qui en sort est un symbole de résurrection. C’est aussi la sortie du tombeau. La psychanalyse moderne voit dans le Papillon un symbole de renaissance.

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LE PAPILLON, symbole de réjouissances

Son symbolisme : la transformation, la métamorphose personnelle ; passage à travers différentes phases dans la vie ; renouvellement, renaissance ; légèreté de l’être, espièglerie ; prendre du recul, trouver une autre manière de voir les choses ; trouver la joie dans la vie et la légèreté de l’être. Par analogie à la vie de cet animal, la signification associée avec le papillon met l’accent sur la capacité de passer d’un état, d’une perspective, ou d’un mode de vie à un autre.

Lorsque le Papillon vient dans votre vie comme animal pouvoir ou totem, vous pouvez vous attendre à la venue de changements importants dans votre vie. Plus qu’à des changements de votre environnement, la nature de la transformation associée à l’animal totem du papillon est plus interne : elle peut être liée à votre propre point de vue sur un sujet, à des aspects de votre personnalité ou des habitudes personnelles.

Lorsque  le Papillon apparaît dans votre vie comme un animal totem, cela pourrait indiquer la nécessité d’examiner une situation conflictuelle avec plus de légèreté et d’adopter une perspective différente. Ce totem est souvent compris comme un symbole de légèreté de l’être et d’élévation par rapport à la lourdeur de tensions. Cet animal de pouvoir invite ceux qui ont un lien avec lui à faire l’expérience de plus de joie et de bonheur dans leur vie.

Regardez les Papillons : ils ont souvent des couleurs vives ; ils sont associés avec l’idée de réjouissance, de luminosité. Par comparaison, le message de ce totem est d’ajouter plus de couleur à votre vie et de montrer plus de légèreté dans votre façon d’être. Peut-être votre totem vous invite-t-il à vous exprimer plus ouvertement et à montrer votre personnalité dans toutes ses couleurs. Dans de nombreuses traditions à travers le monde, Papillon est un symbole de l’âme ou du monde de l’âme.

Par exemple, dans la symbolique chinoise, il peut représenter l’immortalité. Pour les Japonais, un papillon blanc symbolise l’âme des défunts. Dans la Grèce antique, les papillons représentent la psyché ou l’âme et son attribut, l’immortalité. La présence du totem du papillon nous encourage à nous connecter avec le monde intérieur et la spiritualité.

Il est temps de vous élever des choses communes et terre-à-terre et d’apprendre à apprécier les plaisirs de l’âme. Papillon est un animal totem utile à appeler quand vous avez besoin de soutien dans les périodes de transition, que ce soit au travail, dans une relation, ou lorsque vous entreprenez des changements personnels intérieurs. Grand allié pendant les périodes intenses de transformation personnelle, il va apporter au processus davantage de facilité et de légèreté. Papillon, c’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

Le Papillon est le symbole de la métamorphose, du changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon. La première est l’œuf, la naissance de l’idée. Ensuite, l’état de larve qui est de réfléchir au bien-fondé de son projet. Puis, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne.

Enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie. La force de Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et avancer consciemment. Papillon est un agent de transformation : il apprend à la personne qu’il guide à transformer ses perceptions du monde et de ceux qui l’entourent.

C’est un guide sans pareil pour les chamanes qui pratiquent les arts de la guérison. Il permet aussi de comprendre les nombreux changements qui s’effectuent au cours de toute existence. Papillon symbolise la métamorphose, le changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon : la première est l’œuf, la naissance de l’idée ; ensuite, l’état de larve qui est de savoir si on réalise son projet ; ensuite, il y a le cocon, où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne ; enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons en nombre.

La force du Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et à avancer consciemment. Le Papillon est très symbolique dans la majorité des cultures et traditions de notre monde. En premier lieu, il représente l’achèvement d’une métamorphose, l’étape ultime d’une transformation, le but à atteindre. Papillon peut aussi être le symbole de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, et également le symbole de la renaissance.

Chez les Amérindiens également, il s’apparente à la Transformation. C’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

PAPILLON

Le Papillon est l’animal totem le plus symbolique du pouvoir de transformation personnelle. Si Papillon est votre totem, vous êtes encouragé à prêter attention aux domaines de votre vie ou aux aspects de votre personnalité qui ont besoin de transformations et de changements profonds. Peut-être aussi seriez-vous inspiré à être plus en phase avec vos périodes d’expansion et de croissance, ainsi que plus sensible à la beauté de la vie. Un enseignement apporté par l’esprit de Papillon consiste à développer votre capacité de passer par d’importants changements avec grâce et légèreté. Ce totem pourra vous aider à couver et protéger une idée créative, et à savoir quand vous devez vous retirer durant une transition.

On accède à son pouvoir, par exemple, en étudiant chaque étape de son cycle, en apprenant à attirer les Papillons dans votre jardin. La médecine de Papillon guérit l’esprit et transforme les illusions en sagesse. Papillon abrite pendant les trahisons et garde contre le caractère volage.

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Totem Ours : La Solitude, l’Introspection, le Courage, la Force et la Sagesse

Posté par othoharmonie le 7 mars 2017

Son clan : Tortue.

Son élément : Terre.

Son allié : Loup.

 ours

 Indépendant, fidèle, plein de tendresse. Aime mieux se débrouiller seul que de demander de l’aide aux autres. Sa force est l’Introspection. Ours enseigne que chaque être détient la capacité d’établir le calme, d’entrer dans le silence et de savoir. Il s’apparente à l’intuition. Ours symbolise l’auto-observation. Il réfléchit sur les événements de l’année passée. Les personnes qui choisissent la solitude, c’est pour se rapprocher de leur être profond.

C’est important de s’analyser pour comprendre nos désirs ? Nous avons les réponses en nous. Les réponses se font dans les rêves. L’enseignement d’Ours nous apprend qu’il faut savoir se détacher de notre quotidien, de nos pensées, pour écouter notre petite voix intérieure. Il faut utiliser la force de l’ours pour réaliser nos projets, nos objectifs. Vous avez la connaissance et on vous dit sage. Vous appartenez à la période de la moisson.

Comme l’Ours, vous êtes très indépendant et vous préférez vous débrouiller seul plutôt que compter sur les autres. Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous êtes un parfait collaborateur et vous devenez vite indispensable dans toute entreprise. Vous êtes membre du clan de Tortue, qui vous unit à l’élément Terre. Vous avez donc besoin de vous appuyer sur une base stable pour progresser avec prudence.

 Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum ! Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ? Votre allié est Loup. Il va vous aider à mieux vous exprimer et à vous guérir d’un sentiment de frustration. Détendez-vous, amusez-vous et arrêtez de faire la tête si votre partenaire pose l’œil sur un autre : cela fait bien 10000 fois qu’il vous dit « je t’aime »… et puis, la jalousie, ce n’est pas de l’amour !

L’Ours a une personnalité forte, mais un caractère réservé : exactement comme le plantigrade, vous êtes du genre intériorisé, mais pas vraiment timide. Vous n’avez pas peur des autres, vous ne voyez juste pas la nécessité de communiquer tout le temps. Très tôt conscient de vos responsabilités, dès l’enfance, vous avez donné une impression de sérieux et d’engagement. Vos parents ont compté sur vous et ont eu raison. Du coup, vous avez eu tendance à « assurer » pour ne pas décevoir, et à masquer votre sensibilité – pourtant tellement vive – d’où quelques malentendus dans votre jeunesse. Vous étiez souvent le bon élève de la classe, et on a pu vous croire froid, hautain. Bonne nouvelle : vous vous bonifiez en vieillissant, comme le vin !

Plus les années passent, plus vous prenez confiance en vous, et plus vous vous exprimez et apprenez à vous faire aimer. Tel Ours, qui quitte sa caverne après une longue hibernation, vous sortez de votre réserve. Et vous vous épanouissez dans vos relations, amoureuses ou amicales. On vous considère comme un modèle de patience et de tempérance. Ours est emblématique de la force et de la connexion avec l’énergie de la Terre.

Cet animal est vénéré dans de nombreuses traditions comme un totem puissant qui inspire ceux qui ont le courage de se battre contre l’adversité. Animal totem en contact avec la terre et les cycles de la nature, Ours est un guide puissant favorable à la guérison physique et émotionnelle. L’esprit du totem de Ours encourage à la confiance dans notre force ; à faire face à l’adversité, pousser à l’action et au leadership ; c’est le moment de la guérison personnelle ou de l’utilisation des capacités de guérison pour aider les autres. Donnant de l’importance à l’isolement volontaire, au calme et au repos, Ours nous insuffle les puissantes forces de la terre.

Ours fait partie des symboles de l’inconscient chtonien, lunaire, nocturne. Il a été traditionnellement l’emblème de la cruauté, de la sauvagerie et de la brutalité. Toutefois il symboliserait les forces élémentaires susceptibles d’évolution progressive, en ce sens qu’on peut l’attirer avec du miel et le dompter, mais des forces capables de redoutables régressions. Artémis prend souvent la forme d’un ours dans ses apparitions.

Chez les Celtes, l’Ours est l’emblème de la classe guerrière. Il s’oppose au Sanglier, qui est le symbole de la classe sacerdotale. Il s’associe à lui comme le pouvoir temporel à l’autorité spirituelle.

Au Japon, Ours est l’ancêtre des Aïnus. Ils pensent qu’il est une divinité des montagnes. Chez eux la fête de l’Ours a lieu en décembre. La divinité revient alors sur Terre et est accueillie par les humains. Elle leur laisse des cadeaux avant de retourner au monde divin.

En Chine, Ours est un symbole masculin, annonciateur de la naissance des garçons.

En Sibérie et en Alaska, il est assimilé à la lune parce qu’il disparaît en hiver et reparaît au printemps.

Pour les Yakoutes de Sibérie, Ours entend tout, se rappelle de tout et n’oublie rien. Ils jurent assis sur un crâne d’Ours. Il y a peu, il existait encore des cimetières d’Ours en Sibérie. En Europe, le souffle mystérieux de Ours émane des cavernes et est une expression de l’obscurité, des ténèbres. En Alchimie, il correspond à la noirceur du premier état de la matière. Il correspond aux instincts et aux phases initiales de l’évolution. Sa couleur est le noir de la matière première. Étant donné sa force, Jung le considère comme symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Ours est l’un des plus anciens animaux vénéré comme totem. Des restes d’ours ont été trouvés sur de nombreux sites archéologiques d’Europe.

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En particulier, des os de crânes d’Ours ont été trouvés en compagnie d’ossements humains datant de l’homme de Neandertal. Il est dit que les Vikings portaient des peaux d’Ours en temps de guerre pour effrayer leurs ennemis. Ils avaient ainsi l’air de puissants animaux sauvages. Ours symbolise l’esprit guerrier et le courage au combat. L’énergie du totem Ours peut être invoquée pour aider les guerriers dans la bataille.

De nos jours, l’esprit de ce totem peut être appelé pour soutenir vos efforts dans des situations difficiles ou quand vous devez faire face à l’adversité. Dans la Grèce antique et à Rome, l’Ours était un animal totem associé à la déesse Artémis-Diane, déesse de la fertilité. En revanche, pour les Celtes, Ours représentait le soleil. Fait intéressant, en Sibérie, le nom utilisé pour désigner les femmes chamanes est le même que le mot « Ours ».

En Amérique du Nord, dans la tradition inuit, l’esprit de Ours blanc est également lié à la tradition chamanique féminine. Pour les Inuits, Ours est un animal totem puissant. Dans certaines croyances, il est dit que si un chasseur inuit accepte d’être mangé par un Ours, il peut se réincarner en tant que chamane et incarner l’esprit de cet animal. Ours Polaire est considéré comme un “sage” car il montre comment survivre dans des conditions difficiles.

L’ESPRIT DE L’OURS

L’esprit de Ours est une source de soutien importante dans les moments difficiles. Il fournit du courage et une base stable pour relever les défis qui se présentent à vous. Quand Ours se montre à vous comme guide spirituel, il est peut-être temps de regarder plus près où se trouve votre « vérité ». Cet animal totem vous fournira un soutien et une force morale solides. Soyez sensible à l’état dans lequel vous êtes et méditez sur ce qui a le plus besoin de votre attention pour obtenir le bien-être. Vous pouvez faire appel au conseil intuitif de l’esprit des Ours et diriger votre énergie de façon plus équilibrée ou ciblée.

L’Ours mène une vie solitaire. Avoir Ours comme animal totem peut signifier que vous avez tendance à trouver votre équilibre dans la solitude. La présence de cet animal de pouvoir pourrait indiquer la nécessité de vous ressaisir et de mettre en place des limites plus fortes pour affirmer votre espace personnel. La présence de votre animal totem peut être un appel à trouver du temps loin de la foule ou de l’agitation quotidienne afin de trouver un peu de temps pour le calme et le repos.

L’esprit de Ours peut aussi être d’une grande aide pour consacrer plus de temps à des pratiques introspectives comme la méditation ou la réflexion personnelle. Faites appel à ce guide pour vous aider à trouver un équilibre et une fondation solides qui vous soutiendront dans les moments les plus mouvementés. Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge.

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Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’Ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ?

 Les Amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément, car l’Ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman Ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs. Car Ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sousestimer. Pour beaucoup de peuples chamaniques, Ours joue un rôle capital dans les cérémonies d’initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c’est lui qui « tue » les candidats à l’initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience.

L’Ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie. Les Gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne, car non seulement Ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant), mais il ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (la Vierge représente, quant à elle, le temps des moissons), et le reste du temps, il hiberne (économie de ses forces et ressources).

Les Celtes, tout comme les Chinois, voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C’est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut bien sûr être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d’évoluer progressivement.

Notons que le mot Ours en celte, Arctos, se retrouve dans le nom d’Arthur (Artoris), le souverain de légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ». Dans la mythologie grecque, il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre, puisque Artémis se présente sous cette forme lorsqu’elle assiste aux rites initiatiques. Ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine.

Une légende venue d’Égypte s’est répandue à travers toute l’Europe : l’Ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. L’expression « être un Ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de Ours le symbole de l’Œuvre au Noir, premier stade où tout est encore chaos, appelé cependant à se sublimer.

Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : il nous revient de dépasser la primarité bourrue du stade de Ours pour accéder au développement. On notera également la fascination de Ours sur l’homme, du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout. D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), Ours est considéré un peu partout (Celtes, Germains, Slaves) comme le roi des animaux (il y a peu de Lions en Europe) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel.

Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des Ours et, au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Église redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie farouchement) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du Lion. Bref, Ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge.

L’Ours est discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial.

Cycle : la Lune de la Moisson. 

Animal Totem complémentaire : Oie des Neiges et le Castor. 

Couleur : violet. 

Forces : travailleur, intelligent, efficace, pratique, droit, méticuleux, analytique, modeste, discret, imaginatif. 

Faiblesses : très critique, antisocial, pointilleux, perfectionniste, anxieux, irascible, reclus, routinier.

Si vous ralentissez votre cadence lorsque l’hiver arrive, vous êtes Ours Brun ! Les Amérindiens vénéraient cet animal, symbolisant la force et la joie de vivre.

Votre nature chaleureuse fait l’unanimité et votre présence rassure. Méticuleux, vous prenez soin de tout et ne laissez rien au hasard. L’élément Terre renforce votre besoin de ténacité, votre courage et votre équité, vous pouvez accéder à des fonctions importantes. Pour les Amérindiens, Ours Brun est un maître bienveillant.

Mais gare à vos colères : elles sont foudroyantes ! Si on piétine vos terres sans autorisation préalable, votre violence est spectaculaire. Mais très vite, vous vous calmez et passez à autre chose. La vie amoureuse de Ours Brun : Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous un parfait collaborateur et devenez vite indispensable dans toute entreprise. Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum !

Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ?

Votre totem minéral : L’Améthyste. Cette pierre symbolise le bon jugement, le courage et la justice. Les chefs indiens en portaient toujours sur eux. De plus, elle protège son possesseur contre les problèmes psychiques et lui donne la clarté d’esprit. Elle peut garantir contre la traîtrise.

Votre totem végétal : la Violette.

Les Amérindiens utilisaient ses feuilles et ses fleurs comme antiseptique et expectorant. En infusion, elle est efficace contre les troubles respiratoires. Utilisées en compresse, elle dissipe les migraines, traite certains problèmes de peau ainsi que les maux de gorge.

Carrière : Ours Brun est calme, méthodique et méticuleux. Son esprit pratique et logique lui permet d’analyser de grandes quantités d’informations. De nature perfectionniste et critique, il excelle dans l’écriture, les études académiques, l’enseignement. Il se remet en question, paraît anxieux dans son travail, se demandant comment ses efforts vont être perçus.

ours

Il a besoin d’être supervisé car, seul, il hésite à prendre des risques. Il est un assistant parfait, suivant les directives à la lettre. Il a tendance à se noyer dans les détails et manque souvent de sociabilité. Il s’applique à toutes les tâches avec acharnement et se fixe des objectifs dont la barre est placée haut. Cela peut générer du stress s’il n’est pas régulièrement félicité pour ses efforts. Ours Brun a besoin de se sentir utile ; il soutient les autres en utilisant son esprit aiguisé pour trouver des solutions.

Il aime bien garder ses repères et travailler dans une structure bien définie. Il s’épanouit dans les domaines de la comptabilité, de la recherche, de la banque, de l’administration, de la science, etc. Du fait de son lien avec la terre et la guérison, il est aussi attiré par les professions médicales et paramédicales. Comme chef, Ours Brun est extrêmement critique et à cheval sur les règles à suivre. Il s’attend à ce que ses employés soient ponctuels, efficaces et méticuleux.

Il n’est pas naturellement un dirigeant, à moins de gérer le département technique ou financier d’une entreprise. Ours symbolise la Force primordiale, la Souveraineté. Il est toujours considéré comme un dignitaire. Il symbolise également la protection, l’attente des beaux jours. Il n’apparaît jamais dans la mythologie celtique, mais il est représenté sur les manuscrits enluminés par les moines celtes. Sa force, sa vigueur, associées à son habitude d’hiberner, font de lui non seulement un compagnon appréciable, mais aussi un excellent guide dans l’univers des rêves et du sommeil.

Le nom du héros Arthur est issu du terme gaélique désignant Ours ; peut-être en a-t-il hérité d’une ancienne divinité. Le dieu Math possède lui aussi les qualités spécifiques d’Ours. Ours est hiberne dans des grottes pour s’isoler de ce qui l’environne. Aussi comme animal pouvoir il indique que vous devez chercher à l’intérieur de vous pour exaucer vos souhaits et vos aspirations ou pour trouver des solutions aux problèmes.

L’Ours enseigne l’atteinte de nos buts. De même qu’Ours se retire du monde extérieur quand il hiberne, ainsi vous devez vous retirer de vos complications et prendre refuge à l’intérieur dans le silence où réside le pouvoir de connaître et où sont cachées les réponses dont vous avez besoin et l’harmonie à laquelle vous aspirez. Ours souligne aussi l’importance du temps du rêve le temps de nourrir vos rêves et vos aspirations dans une période de tranquillité et de chercher le moyen de le posséder de façon qu’ils deviennent des réalités pratiques.

L’Ours est le pouvoir de la méditation. Aussi, si vous avez un Ours comme animal pouvoir, demandez-lui à trouver le centre de votre être, le lieu d’équilibre et d’harmonie parfaite, et de faire en sorte que le temps du regard intérieur intègre votre habitude quotidienne. Pour les druides, Ours manifestait la puissance du pouvoir temporel, comme le faisait Lion dans les régions du Sud.

 Le nom d’Ours, Artus, est reconnaissable dans l’irlandais art, le gallois arth, dans le breton arzh ainsi que dans le nom du roi Arthur, nommé roi du peuple des Ours et roi polaire, en relation avec la Grande et la Petite Ourse, surnommées cerbyd Arthur : le char d’Arthur. Dans les mythes et légendes druidiques, Ours Royal est toujours l’opposé de Sanglier, l’image de la fonction sacerdotale attribuée aux druides.

Toute sa vie, Arthur le chasseur-roi, poursuit Twrch Trwyth, la Truie de l’Autre Monde, manifestation de la Grande Déesse, afin de posséder les deux pouvoirs. Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire. Ours sera également un guide pour prendre le leadership dans votre vie. Cet animal est généralement craint et admiré pour sa force. Sa présence inspire le respect. Sa force et sa stature imposante sauront vous pousser à prendre le rôle de leadership dans votre vie et à agir sans crainte. Lorsque vous appelez la puissance du totem de Ours, laissez-vous inspirer par sa force intérieure, son audace et son assurance, et regardez comment vous pouvez les affirmer dans votre monde. Ours étant souvent associé au chamanisme dans de nombreuses traditions, cet animal totem peut symboliser les capacités de guérison et le rôle de guérisseur. Si Ours se présente dans votre vie, il est peut-être temps de prendre soin de vos propres besoins en matière de guérison, que ce soit au niveau physique, émotionnel ou spirituel.

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Orque : la Gardienne de la Mémoire Cosmique

Posté par othoharmonie le 5 mars 2017

 

Rôle : Gardienne de la Mémoire Cosmique ; leçon : Découvrir le Chant de l’Âme ; élément : Eau ; Vent : Nord – Terre des Aînés ou des Ancêtres – Sagesse ; médecine : Alchimie ; mots-clés : Gardienne de la Mémoire Cosmique, Alchimie, Créativité, Guérison par le Son, Sensibilité, Vision Spirituelle, Énergie de changement, adaptabilité, intelligence détachée, équilibre entre la lumière et l’ombre, rejet de vérités simples, polarité, dialecte et langage, être un prédateur pour obtenir ce que l’on désire, socialiser, avoir besoin des autres autour de nous, Loup de la mer.

orque

L’Orque est le plus grand représentant de la famille des Dauphins. Il est reconnu à son corps noir et blanc, sa grande intelligence, sa force et ses techniques innovatrices de chasse. Il existe cinq différents types d’Orque, dépendamment de l’endroit où elles vivent, de leur manière de chasser et ainsi de suite.

Les Orques ont des dialectes distincts, propres à la région où elles se trouvent, et on dit qu’elles ont même leur propre culture. Ces créatures sont les plus grands prédateurs, après l’homme, et ne sont la proie d’aucun animal. Elles chassent souvent des Baleines beaucoup plus grosses qu’elles pour les manger, les tuant par suffocation. On retrouve Orque dans toutes les mers, de l’arctique à l’antarctique.

D’un point de vue spirituel, elles représentent les leçons de l’âme en lien avec la polarité. Orque nous assise dans l’obtention et le maintien de l’équilibre dans un monde d’opposés. D’un point de vue physique, ses couleurs sont une stratégie de camouflage. Vu d’au-dessus des eaux, le dos de couleur noire se confond avec les profondeurs sombres de l’eau, tandis que vu d’en-dessous de l’eau, la couleur blanche de leur flanc se confond avec la lumière provenant du ciel. Cela symbolise leur habileté à se mouvoir dans ce qui est vu et ce qui ne l’est pas dans la vie, dépendamment de la situation.

Apprendre l’art du camouflage est avantageux pour ceux qui étudient la médecine d’Orque. Les actions, réactions, observations et expressions appropriées sont toutes liées à cet art. Orque nage en formation linéaire ou en rangée. Cela indique un sens de l’organisation et une habileté à travailler en coopération avec les autres. Orque ne migre pas dans le même sens que les Baleines, mais a des mouvements saisonniers liés à la migration de chasse et aux changements environnementaux.

 Il existe deux sous-groupes d’Orques : les nomades et les résidentes. Les résidentes vivent dans de plus larges communautés et ont un système matriarcal dans lequel deux ou trois femelles et leurs progénitures vivent ensemble durant toute leur vie. Les groupes nomades tendent à voyager sur de plus grandes distances et sont connus pour chasser et tuer d’autres mammifères. Leur nom anglais “Killer whale” provient des baleiniers et marins qui ont observé les orques dévorer d’autres Baleines.

Chaque groupe possède son dialecte respectif qui permet aux membres de ce groupe de se reconnaître entre eux s’ils venaient à être séparés. Ceux qui étudient la médecine de Orque seront capables d’identifier les membres de leur groupe d’âmes d’origine. Bien que leur personnalité peuvent différer, elles ont le sens de la famille. Les leçons de vie ainsi que les aspirations spirituelles sont similaires. Se réunir entre membres d’un même groupe d’âmes peut apporter une grande joie et éveiller le cœur, soulageant la peine de souvenirs tristes. Ceux et celles qui ont cet animal totem doivent se rappeler que lorsque la réunion a été établie, le support émotionnel sera toujours disponible entre tous. Les personnes qui baignent dans la médecine de Orque sont très créatives, bien qu’elles puissent avoir tendance à garder leur créativité cachée ou à laisser leur créativité gouverner leur vie.

Ceux qui possèdent le totem de l’Orque doivent porter attention à la manière dont l’Orque leur apparaît. Si elle est vue sautant hors de l’eau, elle vous demande de faire surface, de sortir des profondeurs de votre réflexion intérieure et de vous exprimer extérieurement d’une manière créative et ancrée à la terre. Si l’orque est vue blessée ou échouée, cela pourrait indiquer un besoin de prendre soin de votre santé. Les orques ont souvent des problèmes de parasites, de bactéries et des infections fongiques. Elles peuvent également être porteuses de la maladie d’Hodgkin. D’un point de vue émotionnel, cette maladie est liée à la mauvaise estime de soi et à la crainte de ne pas être accepté. Orque détient les enseignements de l’intrépidité, de la beauté, du pouvoir et de l’équilibre.

Elle peut éveiller ces qualités en vous. Tout ce que vous avez à faire, c’est de demander. • Les croyances concernant l’origine de Orque varient d’une tribu à une autre, mais certaines s’accordent sur le fait que le Loup de Mer fut créé lorsqu’un jeune homme marchait sur la plage et entendit des petits couinements. Il suivi le son pour découvrir deux Louveteaux qu’il prit avec lui jusqu’à sa hutte et les éleva jusqu’à ce qu’ils soient adultes. Un jour, il s’éveilla pour découvrir que les Loups l’avaient quitté et il suivi leurs traces jusqu’à la plage, où il les avait jadis trouvés. Alors qu’il s’approchait de l’océan, il vit les loups nageant dans la mer où ils tuèrent une Baleine.

À son grand étonnement, les Loups rapportèrent la Baleine morte sur la grève afin qu’il puisse manger sa viande et utiliser ses os et sa graisse. Ils firent de même les jours suivants jusqu’à ce que vint un moment où la plage fut remplie de Baleines mortes, les Loups chassant trop de Baleines pour un seul homme. Voyant ce grand gâchis, Celui d’en Haut, appela à l’aide les Esprits du Tonnerre, de la Pluie et du Brouillard afin que les Loups ne puissent plus être capables de trouver de Baleines à tuer. Grand-mère Océan devint si tumultueuse que les Loups furent incapables de regagner la plage et furent forcés de rester dans l’eau où ils se transformèrent en Loups de Mer.

D’autres tribus croient que la Nation-Ciel (ou Étoile) apporta l’Orque à Ina Maka (Mère Terre) depuis l’étoile Sirius (la Maison des Ancêtres). C’est depuis lors que ce “Grand Loup” devint la Gardienne des Océans, la Gardienne de la Mémoire Cosmique… Son nom, Loup de Mer, fut donné pour rappeler l’endroit d’où elle vient (Loup) et l’endroit où elle réside maintenant (Mer). Comme leur Animal Totem, les bipèdes qui nagent avec Orque (et avec tous les dauphins et baleines), ont une mémoire inconsciente de leur Origine et de leur Héritage. C’est une mémoire profondément enfouie et qui imprègne leur âme, savoir cosmique et souvenirs du monde (origine) et des Ancêtres. Bien que cette mémoire cosmique soit profondément enterrée, même au-delà du subconscient, le Dormeur peut s’éveiller à n’importe quel stade lorsque le temps du retour des Ancêtres approche. Souvent, cette mémoire est réveillée par le son ou alors que d’autres membres de ce groupe d’âmes se reconnectent ensemble. 

 orques

Orque nous enseigne le pouvoir du Souffle et de la Créativité

Plusieurs légendes et théories sur la Création sont centrées autour de la croyance que toute vie émergea de l’Océan, et les membres de la famille des Dauphins et des Baleines sont un symbole de cet élan créatif à sa plus grande expression. Orque nous enseigne le pouvoir du Souffle et de la Créativité, et en observant la manière dont respire chacun des animaux de la famille des Dauphins et des Baleines, cela est significatif, en adoptant ces mêmes principes pour celui qui nage avec un de ces animaux alliés.

Alors que l’Orque refait surface pour reprendre son souffle, elle est souvent vue sautant complètement hors de l’eau, phénomène que les biologistes marins ne s’expliquent pas complètement, car ce comportement ne semble pas avoir de but biologique ni même avoir aucune utilité. Elle pourrait simplement revenir à la surface de l’eau (comme elle le fait à d’autres moments) pour prendre l’oxygène nécessaire. Nous pouvons toutefois interpréter son saut hors de l’eau comme un désir de revenir à la “Demeure des Origines” (Ciel/Étoile).

Pour le bipède qui nage avec l’Orque, ce qui précède porte une double signification. La première, c’est qu’il y a un désir pour l’Âme Orque (Baleine ou Dauphin) de retourner à la Maison des Ancêtres et à tout ce qui fut auparavant. Ce sentiment d’appartenance varie, parfois très silencieux ou voire presque non-existent, et à d’autres moments plus insistant, et à d’autres moments encore ce sentiment est ressenti comme une douleur forte et vive au cœur, emplissant cette douce âme avec un sentiment écrasant de “déconnexion”.

La seconde signification que ce comportement peut avoir est un moyen par lequel la créativité, la perspicacité et les émotions peuvent être comme congestionnées, et lorsque c’est le cas, l’Âme Orque a réussi à repousser ces sentiments profondément en elle, ou lorsqu’elle a refoulé ses besoins et ses désirs pour répondre à ceux d’autrui, le résultat est que ses émotions doivent être relâchées d’une manière ou d’une autre. Ces sentiments refont alors surface de manière explosive, ce qui peut être assez impressionnant venant de la part de ces douces âmes. De même, lorsque leur créativité est d’une manière ou d’une autre refoulée, reniée ou oppressée, une tension intérieure s’installera dans l’âme d’Orque.

Si les émotions, pensées et créativité ne trouvent pas le moyen de ressortir, il peut y avoir une manifestation physique qui prendra la forme d’une maladie, laquelle affectera particulièrement les poumons, telle que l’asthme, la bronchite, rhume de poitrine ou même la pneumonie.

Pour combattre cela, lorsque les tensions intérieures dues aux émotions, pensées et créativité refoulées croissent, il sera sage pour le bipède qui nage avec l’Orque (ou un autre totem de la famille des Baleines et Dauphins) d’observer, d’imiter la manière dont ces mammifères marins respirent. Emplir ses poumons d’air, gonflant la poitrine avec d’autant d’oxygène que possible, comme si nous allions plonger dans les profondeurs de l’océan, retenant cette respiration aussi longtemps qu’il sera confortable de le faire, puis d’expirer de manière explosive, comme pour imiter le son que Orque fait lorsqu’elle remonte à la surface de l’eau et que l’eau est projetée hors de son évent. Il n’y a pas de nombre de fois limite pour répéter cet exercice respiratoire, toutefois gardez à l’esprit que de le faire trop longtemps pourrait provoquer des étourdissements et c’est pourquoi l’exercice est de préférence exécuté dans une position confortable et sécuritaire. Avec chaque inspiration et expiration, une affirmation personnalisée peut être répétée, par exemple, pour relâcher des émotions : « Je m’exprime de manière libre, aimante et sans effort, d’une manière respectueuse pour moi-même et les autres ».

Une autre affirmation, pour relâcher le potentiel créatif pourrait être quelque chose comme « La Force Créatrice et le Génie de l’Univers coule sans effort à travers moi. Je suis un canal à travers lequel le Grand Mystère peut s’exprimer ». Dans les deux cas, nous embrassons la Médecine de Orque, afin d’assister de manière compatissante et créative l’être à côté duquel Orque nage. Comme tous les membres de la famille des Dauphins (Orque n’est pas une Baleine comme beaucoup le croient, mais un grand Dauphin), l’Orque est une créature intelligente et sensible, dotée d’une perception et conscience étonnante. Les soins, le souci et l’attention qu’ils démontrent envers leurs petits et envers les membres malades ou blessés de leur communauté, ainsi que leur dévouement envers tous les membres de leur communauté, va bien au-delà de l’explication biologique simple, et semble indiquer un sens élevé de spiritualité et de sensibilité authentique. En tant que société matriarcale, les Orques mâles resteront aux côtés de leur mère durant toute leur vie, lui offrant protection et support.

Le seul moment où un mâle quittera sa mère sera pour répondre à l’appel d’une Orque femelle pour l’accouplement. Une fois cet accouplement accompli, le mâle retournera aux côtés de sa mère et de ses petits. Pour le bipède qui nage aux côtés d’Orque, il y aura certainement une grande part de sensibilité émotive et psychique. Ce sont des individus possédant une conscience aigüe de la souffrance des autres et qui ressentiront immédiatement la douleur se cachant sous les mots “tout va bien”. Bien qu’il y ait un degré marqué de sensibilité dans l’âme de l’Orque, il existe également une habileté à prendre de la distance face à la douleur et à la souffrance des autres. C’est une compréhension intrinsèque que ce faisant, on “vole” à celui que l’on désire assister, des Leçons de Vie que l’Âme doit apprendre ici. Toutefois, ce savoir inné n’est éveillé qu’après des leçons douloureuses, mais une fois que la mémoire est éveillée, elle les sert bien dans leurs efforts et est un “appel” pour assister leurs alliés bipèdes.

Tous les Dauphins et Baleines ont des habiletés pour la guérison, part intrinsèque de leur médecine unique. Même les scientifiques et les biologistes marins s’accordent sur cette croyance alors qu’ils assistent eux mêmes à l’interaction guérisseuse qu’ils ont eux-mêmes échangés mentalement ou physiquement avec la famille des Dauphins. Pour l’Orque en particulier, on croit que sa voix est un véritable agent guérisseur. Les bipèdes qui sont bénis d’avoir Orque comme Totem primaire (Pouvoir, Thème ou Mission), possèderont également une forte habileté pour la guérison. Ce don variera à la fois d’intensité (de léger à très puissant) et dans sa manifestation (énergie de guérison à distance, guérison par les mains, etc.), et il est un des dons que le Grand Mystère a aimablement attribué à ces Âmes. Tout comme leur animal allié, les bipèdes possédant l’âme de Orque auront l’habileté de guérir grâce à la communication. Cette habileté n’est toutefois pas limitée à l’art de la parole, mais peut inclure d’autres formes de communication comme l’écriture ainsi que d’autres expressions artistiques (peinture, instrument de musique, chant, etc.).

De manière plus commune, la guérison se fera grâce à la voix, et c’est aussi à travers la résonance du son que l’Âme Orque expérimentera l’éveil des mémoires qui ont été enfouies dans son âme. Cela peut se produire lors de l’écoute d’une certaine pièce de musique jamais entendue auparavant, par le chant des Baleines ou des Dauphins que l’on voit ou que l’on entend à la télévision, etc. Bien que cela peut prendre plusieurs années de développement afin de devenir conscient du moment où cet éveil se fait, une fois que l’habileté à le faire est acquise, l’individu Orque peut apprendre alors à plonger dans cette mémoire cosmique grâce à un chant ou un mantra qu’il chantera. Cette “chanson cosmique” pourra alors être utilisée pour guérir ou éveiller d’autres personnes, de même que l’emploi de la technique de respiration des Dauphins et Baleines les assistera dans le processus de guérison. L’Alchimie est l’habileté à transformer des matériaux bruts ou de base en une matière de haute vibration, nature ou qualité.

En lien avec le Loup de Mer, on croit que, en tant que Gardienne de la Mémoire Cosmique, Orque possède l’habileté de créer des portails à travers lesquels on peut atteindre la “Demeure d’Origine” (la porte qui mène vers la Nation-Étoile). Pour les bipèdes nageant avec cet animal de pouvoir, on croit que Orque est un puissant phare d’illumination, illuminant la voie pour ceux qui désirent aller au-delà du mondain, du monde profane de sens physiques pour gagner la rive magique de la compréhension cosmique.

Aux premiers moments de leur vie (dans leur enfance et début de l’âge adulte de la vie présente), les âmes accompagnées par Orque expérimenteront plusieurs leçons en tirant le meilleur possible de situations difficiles et douloureuses. Elles ne viennent pas au monde dans des “existences faciles”… au contraire, leur vie est souvent bouleversée par différents défis, bien plus que la majorité des personnes de son entourage, à tel point que leurs amis ou êtres chers pourront témoigner de la fréquence des difficultés rencontrées.

Malgré toute sa douleur et les traumatismes qui peuvent en découler, ces expériences amènent bien plus, au-delà de ce que l’on peut imaginer. C’est ainsi que les bipèdes qui nagent avec Orque (avec maturation suffisante et observation détachée) apprennent à façonner le Sceptre d’Or de l’Illumination à partir des minéraux des expériences passées et des leçons acquises. Orque détient les enseignements de l’intrépidité, de la beauté, du pouvoir et de l’équilibre. Elle peut éveiller ces qualités en vous. Tout ce que vous avez à faire, c’est demander…

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Tous les caribous portent des bois

Posté par othoharmonie le 24 février 2017

 

Contrairement aux autres cervidés, les caribous des deux sexes portent des bois. Toutefois, dans quelques groupes canadiens, des femelles en sont dépourvues. C’est en automne, lors des amours, que la ramure est le plus développée. Son envergure peut dépasser 1,50 m chez un mâle adulte. Chaque animal possède une ramure originale qui le distingue de ses congénères. Les bois tombent une fois l’an. Les mâles reproducteurs sont les premiers à les perdre, à la fin du rut. Ils ne repousseront que début mars. Parfois, un mâle adulte perd ses bois pendant la saison du rut. Dans ce cas, il ne s’accouplera pas, mais refera sa réserve de graisse. Les femelles gestantes gardent généralement les leurs jusqu’au début du printemps, au moment où naissent les jeunes. Ainsi, chez les femelles, les bois tombent après la mise-bas, et leur repousse est immédiate.

Pendant la repousse, les bois sont recouverts d’une sorte de peau très vascularisée appelée velours. Puis ce tissu se dessèche et tombe par lambeaux. Le caribou s’en débarrasse en se frottant contre les arbres. En quelques semaines, une nouvelle ramure est en place. Les bois des femelles sont plus simples, ou bien ressemblent à ceux des mâles, mais en plus petits.

Quand les caribous se déplacent, ils font entendre un cliquetis audible à plus de 100 m du troupeau, sans doute dû au claquement des tendons sur les os sésamoïdes, situés au niveau des phalanges.

Les caribous se nourrissent en marchant tête baissée et peuvent parcourir ainsi jusqu’à 7 km à l’heure, franchissant avec aisance des névés et escaladant des glaciers pentus, en creusant des marches dans la glace avec leurs sabots antérieurs. En marchant, les caribous marquent le sol de leur odeur (glande interdigitale) ; en se frottant la tête contre les troncs d’arbre, ils déposent la sécrétion de leur glande préorbitale. C’est aussi cette glande que la femelle frotte contre le corps de son jeune faon pour que celui-ci porte son odeur. Elle peut ainsi le retrouver facilement dans le troupeau. La glande tarsienne produit une sécrétion odorante qui attire les femelles. Les mâles urinent sur leurs pattes postérieures pour en augmenter l’odeur.

Caribou

Milieu naturel du Caribou

Les caribous nord-américains vivent essentiellement dans la toundra et dans la taïga ; plus au sud, ils fréquentent aussi les régions montagneuses. Tout à fait au nord, dans le haut Arctique ou désert polaire, vit le caribou de Peary, qui se contente d’une végétation maigre et éparse. En bordure de ce désert, s’étend la toundra. Immense plaine désolée couverte de neige tassée par les vents durant le long hiver, où poussent de rares bouleaux nains et des saules buissonnants, c’est le domaine des caribous de la toundra et de ceux de Grant, qui se nourrissent surtout de lichens. Le sol caillouteux y est gelé en profondeur toute l’année. Les mousses et les carex dominent en plaine alors qu’en zone montagneuse on rencontre plutôt des saules et des aulnes. Au printemps et en été, à la fonte des neiges, les plantes vivaces réapparaissent et les caribous profitent et de leurs tiges et feuilles et des baies. Puis, en descendant vers le sud, la toundra laisse place à la taïga, limite des grands arbres et domaine des caribous des bois. Cette forêt au sol pauvre est parsemée de marais et de tourbières. Comme dans la toundra, ce sont les champignons qui permettent la lente décomposition des feuilles et aiguilles qui tombent sur le sol gelé.

On peut distinguer quatre types écologiques de caribous :  les caribous des bois vivant dans les zones boisées de plaine, ceux des zones boisées de montagne, ceux de la toundra et ceux du désert polaire. De l’Alaska (domaine du caribou de Grant) à Terre-Neuve (où vit le caribou des bois), les écarts climatiques, géologiques et topographiques, entraînent des différences dans la couverture végétale, mais un point commun subsiste : la présence de
lichens, arboricoles ou terrestres.

À l’est vivent les caribous des bois de plaine. C’est la taïga, occupée par la forêt boréale canadienne composée d’épicéas noirs et blancs, de sapins, de bouleaux à papier (Betula papyrifera) et de lichens arboricoles et terrestres. Vers l’ouest, l’habitat typique du caribou des bois est plutôt montagneux. En été et en automne, les animaux vivent au-dessus de la limite des arbres, c’est-à-dire à plus de 2 000 m d’altitude. Ils redescendent dans les plaines et les forêts semi-ouvertes lorsque la couche de neige devient trop importante en altitude.

En Scandinavie et en Russie, les rennes vivent dans les mêmes habitats que les caribous, depuis les déserts arctiques jusqu’aux zones montagneuses de la taïga. Ils se sont adaptés à plusieurs écosystèmes et sont présents depuis Ellesmere, au nord (84° N.), jusqu’à Sakhaline, au sud (46° N.).

Dans la neige neuf mois par an

CARIBOU2Les caribous subissent un climat caractérisé par des hivers longs et froids, pendant lesquels la température peut descendre à – 40 °C, et par des étés frais. De faibles précipitations tombent sous forme de neige, qui peut recouvrir le sol durant sept à neuf mois. Dans certaines régions, la couche atteint souvent 50 cm d’épaisseur, mais elle peut être beaucoup plus épaisse encore dans la toundra et le désert arctique. 

La mortalité des caribous est élevée à l’époque des avalanches printanières en montagne, ou lorsque la neige glacée les empêche de creuser pour trouver leur nourriture. Toutefois, l’allongement des jours en été et l’intense radiation solaire, caractéristique en altitude et sous ces latitudes, compensent la rigueur du climat et la courte durée de la vie végétative. La qualité de la luminosité favorise la croissance accélérée des plantes à la belle saison. Beaucoup de végétaux restent verts toute l’année. À cela, s’ajoute la présence des lichens sauveurs. C’est suffisant pour que les caribous survivent dans cet environnement hostile.

Prédateurs et compétiteurs

Le loup est le prédateur naturel du caribou. Cependant, les populations de loups ayant été réduites dans de nombreuses régions, le lynx canadien et le grizzli sont devenus les principaux prédateurs des caribous. Le coyote, le glouton, le renard roux, l’ours noir ou baribal, le lynx roux et même l’aigle doré se nourrissent à l’occasion de caribous, en particulier de nouveau-nés et  d’animaux affaiblis par l’âge ou la maladie. Certains charognards profitent des cadavres de caribous. Tel est le cas des ours polaires, des renards arctiques, de certains oiseaux comme les mouettes et les labbes, mais aussi des coyotes, carnivores très opportunistes.

D’autres espèces animales partagent la maigre végétation de ces régions avec les caribous. Ce sont les bœufs musqués, les lemmings, les lièvres variables et les lièvres arctiques. Certains, comme les lemmings, rongent avec avidité les bois des caribous lorsqu’ils tombent. Cette source non négligeable de calcium pour divers animaux l’est aussi pour les caribous
eux-mêmes qui les consomment.

Une mouche, ennemie féroce

caribou 1L’un des ennemis les plus acharnés du caribou, et qui influe énormément sur son mode de vie, est une mouche, l’œstre (famille des œstridés), qui attaque les animaux et se loge dans leurs narines. Cet insecte ressemble à un gros bourdon. Le bruit qu’il fait en volant affole les caribous qui se mettent à courir en tous sens et se réfugient dans la forêt. À l’exception des caribous de Peary, qui vivent le plus au nord, la plupart des animaux sont parasités par cette mouche, qui peut leur être fatale. C’est en été que les œstres sont les plus nombreux et perturbent les troupeaux, surtout dans la journée, laissant quelque répit aux ongulés pendant les heures les plus fraîches de la soirée. En cette saison, les caribous se séparent, vivant en petits groupes dans l’espoir de détourner l’attention des insectes. Ils essaient de décourager leurs attaques en restant immobiles, le museau près du sol. Mais cette attitude « anti-mouches » n’empêche pas les insectes de pondre.

Certaines espèces d’œstres pondent sous la peau des mammifères. Les œufs se développent en larves, puis perforent la peau des caribous avant de tomber sur le sol où elles se métamorphosent en mouches adultes. Les larves mesurent jusqu’à 25 cm de long. D’autres espèces envahissent les cavités nasales des caribous pour y déposer leurs œufs. Le développement des larves d’œstre provoque sans aucun doute de grandes souffrances chez les caribous, qu’il rend comme fous. Il est difficile d’estimer le nombre d’animaux qui périssent des suites d’une infestation par les œstres.

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Oie des Neiges : la Vigilance, l’Endurance, la Puissance créatrice

Posté par othoharmonie le 14 février 2017

 

Cycle : la Lune du renouveau de la Terre.

Animal totem complémentaire : le Castor, l’ours brun.

Couleur : Blanc.

Forces : Prudent, déterminé, courageux, ambitieux, loyal, sobre.

Faiblesses : Têtu, rigide, exigeant, rancunier, sévère, fataliste

 oie des neiges

L’Oie des Neiges est blanche avec le bout des ailes noir. Comme cet animal peut parcourir des milliers de kilomètres, vous êtes un aventurier à l’esprit curieux, sans cesse à la recherche de nouvelles expériences et de nouvelles rencontres. Éternel insatisfait, vous avez soif de nouveauté et de connaissance. Le respect de la tradition et de l’autorité vous rend intraitable dans de nombreux de cas ! D’une nature discrète, vous aimez pourtant la compagnie et vous savez vous montrer serviable. Malgré tout, vous restez un mystère pour votre entourage. Vous êtes aussi soucieuse de trouver la sécurité au sein d’un environnement rassurant.

La famille, un partenaire attentif et sérieux ainsi que deux ou trois enfants sont pour vous des éléments indispensables à votre équilibre intérieur. Votre totem minéral : Le Quartz. C’est une pierre très puissante. Elle transmet l’énergie et favorise la concentration.

Les Indiens l’utilisaient pour faire tomber la pluie et lire l’avenir. Son éclat et sa pureté ont un pouvoir bénéfique. Portez-la sur vous et, lors de moments importants, serrez-la dans votre main ou fixez-la. Cela vous aidera à trouver une solution.

Votre totem végétal : Le Bouleau. C’est l’un des plus anciens arbres et des plus majestueux. Les Indiens utilisaient son écorce pour écrire. Ses feuilles broyées avec l’écorce donnaient un breuvage pour soigner les troubles digestifs.

Posez-en une branche sur l’un de vos meubles. Cela protégera les lieux. Oie des Neiges est très ambitieuse et fait beaucoup d’efforts pour réussir. Elle vise haut et travaille dur pour grimper les échelons. Elle préfère généralement le travail solitaire et consciencieux. Le statut social, le pouvoir et les hauts revenus financiers sont toujours pour elle une source de motivation. Elle prend le temps qu’il faut pour atteindre ses objectifs. Elle préfère travailler dans un environnement conventionnel de grande structure, où ses responsabilités sont clairement établies et où les postes sont évolutifs. Elle a le sens du devoir. On peut toujours compter sur elle pour terminer son travail. Elle est à l’aise dans la mise en route de projets. Elle garde ses collègues à distance car elle manque de confiance en elle, elle évite de leur donner l’occasion de la rabaisser.

L’Oie des Neiges s’épanouit dans des professions tels que banquier, dirigeant, analyste, informaticien, ingénieur, architecte, anthropologue, libraire, agent immobilier ou dentiste. Elle est autodidacte. L’Oie des Neiges est très à l’aise en tant que dirigeant et très professionnelle dans ce rôle. Elle aime tout gérer et attache une grande importance à la qualité du travail. Elle récompense le dévouement, l’acharnement au travail et la compétence.

Elle exige autant des autres que d’elle-même. Très attachée à sa famille, à son environnement stable, mais capable aussi de voler à une altitude extraordinaire d’un continent à l’autre, Oie des Neiges montre qu’il est possible d’associer les aspirations matérielles, et spirituelles dans nos vies quotidiennes. Patiente, endurante, laborieuse, elle a tendance à manquer de confiance en elle, et a un grand besoin de sécurité.

Vous êtes le champion des vols de longue durée et vous appartenez à la période du renouveau, celle où la terre se réveille peu à peu. Tout comme Oie, vous êtes fait pour le travail de longue haleine, mais vous êtes aussi soucieux de trouver la sécurité au sein d’un environnement rassurant. La famille, un partenaire attentif et sérieux ainsi que deux ou trois enfants sont pour vous des éléments indispensables à votre équilibre intérieur. À moins que vous ne décidiez de faire partie des nombreuses célibataires qui sont uniquement préoccupés par leurs activités professionnelles… Oie des Neiges est membre du clan de Tortue, qui t’unit à l’élément Terre. « Lentement, mais sûrement », telle est sa devise dans l’existence.  

Réagissez de façon plus favorable à l’inattendu et apprenez à respecter les faiblesses des autres. Votre allié est Cerf. Il vous apprendra à être spontané et à prendre votre envol. Acceptez la vie comme elle vient et ne vous rendez pas malheureux pour des choses ou des êtres qui n’en valent pas la peine.

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LE RENNE, animal Totem

Posté par othoharmonie le 12 février 2017

 

Renne (caribou) : Egalité, Equilibre, Frugalité
Selon la tradition chamanique, les animaux de pouvoir peuvent être appelés par les rêves ou la méditation pour nous apporter guidance et protection.
 Leur enseignement nous conduit vers la connaissance et la force. 
Nous pouvons apprendre de chaque animal et utiliser ses qualités dans notre vie.
 

Ses attributs : endurance, douceur, bonté, estime de soi, errance, nomadisme, sens de l’orientation, protection durant les déplacements, sociabilité, transition à travers la noirceur, adaptation au froid, habileté à voir ce qui est dissimulé, secret

Le renne

La Sagesse de Caribou / renne Comprend:

* Connexion à la maison sur de longues distances 
* Puissance d’errance 
* Protection tout en voyageant 
* compétences sociales 
* Maintien de celles pouvoir dans les situations de groupe 
* Possibilité de parcourir de longues périodes dans l’obscurité Le renne est un totem familial, habile en communication et les activités sociales. Ce totem est un leader né et se félicite de toute possibilité de guider les autres dans son troupeau dans de nouvelles directions 

« Tous pour un et un pour tous» pourrait facilement être la devise de ce totem.   

L’orientation est un rôle clé pour ce totem. Soyez un genre et enseignant utiles, pas un autoritaire. Il ne est pas étonnant que Rudolph (qui seraient classées avec d’autres totems mystiques) avec sa balise nez rouge-lumière a été choisi par le Père Noël pour guider son équipe de rennes dans le brouillard la nuit du réveillon de Noël. Regardez autour de vous, votre aide est nécessaire.

Le renne (Caribou) évoque toujours des images de Santa Claus et son équipe mythique qui volent et tirent son traîneau dans l’air dans la saison des vacances. ( écrit de RavenDreamer) 

Le renne ou caribou vit dans le grand Nord. Il ne craint pas le froid, son pelage très épais est une vraie couverture. Même ses larges pieds et son museau sont protégés. En hiver, il se nourrit de lichens et de mousses. Le petit renne n’est pas tacheté. Une demi-heure après sa naissance, il peut se dresser sur ses pattes. Et dès le lendemain, il suit le troupeau.

Le Renne ou Caribou - endurance, force, constance. Le Caribou enseigne qu’il est possible de s’adapter lorsque l’on fait face à une situation difficile. Il prône la prudence face à son entourage et la tenacité afin d’obtenir une réussite. Le mouvement vers son but et malgré tous les obstacles est quelque chose d’important à ses yeux.

Réver de renne est un symbole de reconnaissance et de fécondité. C’est aussi un présage de bonheur et de chance. 

hommecerf

Citation:

Pour beaucoup d’entre nous, les fêtes de fin d’année apportent des moments de surprise, d’émerveillement et de magie. Et de fait, plusieurs histoires emblématiques de Noël revêtent une dimension féérique. Pensons au voyage du père Noël et à ses neufs rennes magiques qui le transportent tout autour du monde. À l’origine, on comptait huit rennes (Tornade, Danseur, Furie, Fringant, Comète, Cupidon, Tonnerre et Éclair). Cette légende s’inspirait du poème intitulé Une visite de Saint-Nicolas ou La nuit avant Noël composé par l’Américain Clement C. Moore en 1823.

Rodolphe, le renne au nez rouge, n’a fait son apparition qu’en 1939 dans un conte pour enfants publié par la chaîne de magasins Montgomery Ward à des fins de publicité. Mise en chanson en 1949 et interprétée par la chanteuse américaine Gene Autry, l’histoire du petit renne au nez rouge a connu une renommée mondiale.

Nous entendons chaque année les histoires et les chansons des rennes du père Noël, mais savons-nous ce qui se cache derrière la fiction? Que connaissons-nous des rennes? Dans la réalité, ils n’ont peut-être pas la capacité de voler, mais ils n’en demeurent pas moins de fascinantes créatures. Selon la légende, le père Noël réside au pôle Nord et c’est là qu’il fabrique tous les jouets pour les enfants. Ainsi donc, ses rennes seraient vraisemblablement des caribous de Peary, puisqu’il s’agit de la sous-espèce la plus nordique. On la rencontre dans les îles de la Reine-Élisabeth, Prince of Wales et Somerset, très proches du pôle Nord. Mais ce ne sont là que des suppositions : qui sait en effet où le père Noël est allé chercher ses rennes!  Ecrit de Sarah McPherson 

La légende du paradis des caribous  

Une très vieille légende, transmise de génération en génération dans les familles naskapies, prétend qu’il existe un lieu sacré où se dirigent les âmes des caribous après leur mort. Dans la langue naskapie, on désigne ce lieu par : atiuk weej, ce qui signifie « maison des caribous ». Selon cette croyance, l’animal serait prêt à retourner sur terre dans un nouveau corps après avoir séjourné dans ce paradis, qui se trouverait au milieu de la vallée de la rivière Koroc. Seuls les chamans y auraient accès grâce à leur pouvoir visionnaire. 

La légende du caribou enchanté   

On raconte qu’une femme Inuite nommée Tyya se promenait loin de sa maison. C’est alors qu’un épais brouillard apparut et elle perdit son chemin. C’est un jeune chasseur de caribous qui la recueillit et la conduisit chez lui. Le lendemain, le jeune homme partit pour la chasse tout en prévenant Tyya de ne laisser entrer personne dans la tente. Pourtant, un esprit diabolique métamorphosa Tyya en caribou blanc. À ce moment-là, le jeune chasseur vit en songe l’esprit de son aïeule, une shaman très puissante, qui lui révéla un procédé magique pour rompre le mauvais sort. Le jeune homme gagna la toundra et repéra un caribou blanc, dissimulé dans une harde. Il prononça la formule magique et Tyya retrouva sa forme humaine.

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La vie du Chevreuil

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2017

 

De petite taille, ce cervidé artiodactyle (ongulé herbivore ayant un nombre pair de doigts à chaque patte) arbore un pelage d’été brun-roux à miroir jaunâtre. A quoi ? A miroir, c’est-à-dire les fesses.

En hiver, il est plutôt brun gris à miroir banc.

Chez la femelle, le miroir prend la forme d’un cœur et chez le mâle, celle de deux haricots. La queue est à peine visible. La femelle en exhibe une très courte, constituée d’une touffe de poils blancs.

chevreuil

Des bois annuels en os

Seuls les mâles portent des bois, rugueux à la base et composés d’au maximum trois andouillers chacun.

C’est en hiver que ces deux protubérances osseuses poussent. Le calcium de l’os est apporté par des vaisseaux sanguins protégés par une peau de velours. La perte du velours est au printemps quand les bois sont entièrement solidifiés. Il peuvent atteindre 25 cm de long !

Leur chute se fait en octobre et novembre.

Un ongulé qui aboie !

Discret, il peut être difficile à observer.

Par contre, au moment du rut, ses aboiements retentissent dans la forêt. Oui, oui, le chevreuil aboie.

Comment s’assurer de la présence de ce charmant cervidé ? En repérant ces crottes, appelées moquettes : noires, luisantes, pointues à un bout et souvent agglomérées en masse en été.

Mais aussi en observant des ronds de sorcières… : des espaces circulaires empruntés par le mâle qui suit la femelle plusieurs fois autour d’un arbre ou d’une souche.

Des marques de territoire

Les brocards laissent ainsi des traces de frottis avec leurs bois pourvus de glandes à musc sur les tiges de jeunes arbustes pour y déposer leur odeur.

On peut aussi repérer les grattis qu’ils provoquent en mettant à nu le sol avec leurs pattes avant.

Jeunes pousses feuillues et graminées : un menu varié

Quel est son menu de prédilection ? Les bourgeons , jeunes pousses tendres et feuilles de chêne, charme, érables, cornouiller mais aussi de résineux , beaucoup de Graminées, et quelques dicotylédones.

En hiver, lierres, ronces et callune auront sa préférence. A l’occasion aussi, il peut se nourrir de glands, de faines et de plantes cultivées.

Le changement de régime de l’été à l’hiver s’accompagne ainsi d’une augmentation de la durée de rumination : une heure en été contre deux heures en hiver.

Habitat : dans les sous-bois

Il préfère vivre en forêt, mais si l’espace vient en manquer pour cause de surpopulation, il peut tout aussi bien investir les plaines céréalières, les bocages, les maquis, la garrigue, ou la montagne : on peut assez facilement l’y observer en été, même à plus de 2.000 m.

Son domaine vital varie selon le milieu et la densité de population. Celui de la chevrette est plus vaste que celui du brocard mais moins stable.

Pas de grande tribu : le chevreuil est solitaire

Généralement, l’unité sociale de l’espèce se compose d’une chevrette et des jeunes de l’année.

En automne, un brocard peut venir compléter le tableau familial. Lorsque l’hiver arrive, plusieurs de ces groupes peuvent s’associer.

Le brocard vit en solitaire, sauf pendant le rut de mi-juillet à mi-août où il se confronte aux autres mâles et courtise les chevrettes.

Gémellité fréquente

Le développement de l’ovule fécondé s’arrête une quinzaine de jours après la fécondation et reste bloqué jusqu’en décembre : l’implantation de l’embryon est dite différée.

La gestation proprement dite dure 150 jours et les petits naissent de mai à juin. Une portée comporte un à deux faons, la gémellité étant fréquente chez les mères adultes. Ils resteront avec leur mère jusqu’à la mise bas suivante.

La longévité moyenne du brocard est de 7-8 ans, un peu plus pour la chevrette. 

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LA BICHE ET LE CERF

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2017

 

Le cerf élaphe est un grand mammifère de 1,50 m au garrot et de plus de 200 kg. Le thorax puissant, le cou portant crinière sous la gorge, le dos droit, le ventre fuyant et les membres fins de l’animal lui confèrent son élégance, mais ce sont les bois, dont l’élan majestueux orne son front, qui en ont fait un animal mythique.

la biche et le cerf

Les bois sont des productions osseuses pleines, fixées sur deux protubérances de l’os frontal, les pivots. Apanage du mâle, ils tombent chaque année à la fin de l’hiver, sous l’effet d’un taux très bas de testostérone, l’hormone sexuelle mâle. Les nouveaux bois poussent presque immédiatement, en relation avec le cycle sexuel et la longueur du jour. Le processus de chute et de repousse est plus précoce chez les sujets âgés, dont la ramure est plus volumineuse. Les premiers bois apparaissent à l’âge de 9 ou 10 mois : ce sont souvent de simples dagues sous velours, auxquelles le jeune mâle doit son nom de « daguet ». Ils se ramifient dès la deuxième année en cors, ou andouillers, sans rapport direct avec l’âge de l’animal, même si le poids des bois tend à augmenter avec celui-ci. La taille et la croissance de la ramure sont liées à l’alimentation et à l’état de santé de l’animal, ainsi qu’à son hérédité : plus grands, les cerfs d’Europe orientale possèdent des bois plus volumineux et plus lourds (15 kg) que ceux d’Europe occidentale (5 kg maximum en Écosse). Mâles et femelles ont les oreilles assez grandes et pointues et de grands yeux, bruns, avec une pupille allongée. Les biches ont une tête plus fine et anguleuse ; le faon a une tête courte et pointue.

Le pelage varie avec les saisons. Le pelage d’été est d’un fauve rouge et luisant, le ventre est noirâtre chez le mâle, le cou et la tête plus gris, les membres foncés ; les fesses, ou cimier, sont d’un jaune clair bordé d’une ligne foncée. La queue, de 15 à 20 cm, est fauve clair, une ligne noire court le long du dos, du crâne à la queue. La biche ne porte jamais de crinière foncée, et son ventre est souvent plus clair. Jusqu’au mois d’août, le faon porte une livrée rougeâtre mouchetée de blanc, qui le dissimule dans la végétation. La livrée s’estompe en été et disparaît avec la mue d’automne. En hiver, le poil des animaux, plus terne, est gris-brun et plus long. Épais, le pelage d’hiver est très isolant : il arrive que la neige ne fonde pas sur le dos des animaux. Au printemps, il se détache par plaques et laisse apparaître le poil d’été. La mue d’automne est plus discrète. Au Danemark existent des cerfs entièrement blancs.

La biche porte quatre mamelles sur l’abdomen.

Le cerf est un ongulé artiodactyle ; il marche sur la pointe de ses quatre doigts, garnis de sabots.

Ses membres antérieurs, qui supportent le poids des bois, sont très musclés. L’allure ordinaire du cerf qui se déplace est le pas ou le trot léger, l’animal ne galopant que s’il fuit ou poursuit un congénère. Le mâle redresse la tête, de façon à coucher ses bois sur l’encolure, pour ne pas heurter les branches. Le cerf est également capable de nager et fait un excellent sauteur. 

La longueur et le volume des bois ont plus d’importance que le nombre d’andouillers. Ils indiquent le rang social du cerf et ont un effet dissuasif et d’intimidation au moment du rut. Mais leur chute inverse momentanément la hiérarchie établie, les animaux les plus âgés étant décoiffés les premiers.

faon

L’accouplement

Apparemment indifférentes au brame du cerf, les biches broutent tranquillement. Toutefois, selon des recherches effectuées en Grande-Bretagne, le cri du mâle aurait un effet physiologique sur les biches, accélérant leur ovulation. Une biche est en chaleur entre 24 et 48 heures. Elle éloigne alors son jeune faon et ne se dérobe plus aux avances du cerf, qui la saillit une ou plusieurs fois. Après la monte, qui dure quelques secondes, le mâle se cabre pour se dégager (il « fait la chandelle »).

Après la période du brame, les cerfs seuls s’écartent du territoire et redeviennent peu visibles

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Mouton : l’Innocence, la Conformité, la Douceur

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2016

 

La présence du Mouton ou de la Brebis comme totem vous offre d’apprécier notre innocence et votre sentiment de vulnérabilité. Dans le monde des animaux totems, Mouton représente généralement un aspect innocent de vous-même. Le totem Mouton peut également symboliser un désir de se conformer aux normes sociales. Le mouton nous rappelle le temps de l’innocence et de la vulnérabilité.

moutons

La symbolique du Mouton est : un aspect innocent de nous-mêmes, notre « enfant intérieur » caractérisé par l’innocence, la douceur, un sentiment de vulnérabilité dans un sens négatif de faiblesse, un sentiment de vulnérabilité dans un sens positif d’acceptation de soi, la capacité à respecter son espace de confort avec les autres, la tendance à se conformer aux normes sociales ou aux valeurs familiales. En fonction de la nature de vos impressions au moment de la rencontre avec votre animal totem, la signification du mouton sera associée à un aspect positif ou négatif de la vulnérabilité. Prêtez donc attention à l’atmosphère et aux émotions qui émergent à ce moment-là. Lorsque votre animal pouvoir se manifeste sous la forme de Mouton, cela peut souligner un sentiment de vulnérabilité que vous éprouvez dans votre vie quotidienne.

Si l’atmosphère de la rencontre avec votre animal totem est teinté de désespoir ou de peur, comme par exemple dans un rêve ou une méditation, la présence de Mouton peut donner à penser que vous êtes submergé par un sentiment de vulnérabilité et d’impuissance face à une situation difficile à gérer. D’un autre côté, la présence de cet animal pouvoir est associée à une perspective positive sur la signification de la vulnérabilité. Mouton pourrait vouloir signifier que vous avez la possibilité d’entrer en contact plus facilement avec une partie plus vulnérable de vous-même, la vulnérabilité étant comprise comme une disponibilité profonde à l’ouverture de soi, à l’expérience intime de votre innocence. Quand Mouton se présente dans votre vie comme animal totem, il peut symboliser un désir de se conformer, d’appartenir à un groupe particulier.

moutonAvoir le Mouton comme totem pourrait être l’expression d’une partie de vous-même qui veut être comme tout le monde afin de mieux s’intégrer, d’appartenir et de faire partie du reste du groupe. Une autre interprétation de la signification du totem Mouton voit dans cet animal la représentation d’une partie de vous-même qui ne veut pas suivre le même chemin ou adopter les mêmes valeurs que les autres. Appartenir à un groupe peut, certes, être réconfortant au début, mais vous vous sentez mal à l’aise, comme si vous étiez pris dans un piège, ou perdu au milieu d’un troupeau. Le totem Mouton pourrait être l’expression positive de votre vulnérabilité. Il représente la vulnérabilité dans le sens de l’acceptation de soi et des autres.

Cet animal totem nous encourage à être plus tolérant avec nous-mêmes et à regarder la souffrance émotionnelle que nous pouvons rencontrer dans notre vie actuelle avec plus de compassion. Il nous incite à prendre soin de nous, au lieu de nous blâmer ou de blâmer les autres pour notre propre négativité. Le message de sagesse de Mouton est un appel à travailler sur l’acceptation de soi, de nos limites et des faiblesses des autres. Il y a beaucoup de possibilités de guérison en présence de cet animal protecteur. Rêver de Mouton pourrait vous parler de votre inclination à prendre soin de vous et de vos besoins tout en douceur et avec innocence. Le rêve pourrait également faire référence à votre développement spirituel. Animal brouteur de la famille des ovidés, le Mouton vit en groupe mixte. On y trouve les mâles (Béliers), les femelles (Brebis) et les petits (Agneaux).

 Ils sont tous recouverts d’une laine épaisse. Les troupeaux sont très peureux. Les Moutons savent reconnaître les visages des humains et des autres ovins et peuvent s’en souvenir pendant des années. Animal clé dans l’histoire de l’agriculture, le Mouton a profondément marqué la culture humaine. Les Moutons sont souvent associés aux scènes champêtres. Le Mouton figure dans de nombreuses légendes, comme la Toison d’Or et dans les grandes religions, en particulier les religions abrahamiques. Dans certains rites, les Moutons sont utilisés comme animaux de sacrifice (notamment chez les Musulmans lors de l’Aïd el-Kebir).

Chez les Celtes, le symbolisme de la Brebis n’est pas différent de celui du Mouton ou de l’Agneau, lequel dépend étroitement du symbolisme courant dans le christianisme. Le récit gallois du Mabinogi de Peredur dépeint deux troupeaux de Moutons, les uns blancs, les autres noirs, séparés par une rivière. À chaque fois que bêlait un Mouton blanc, un Mouton noir traversait l’eau et devenait blanc ; à chaque fois que bêlait un Mouton noir, un Mouton blanc traversait l’eau et devenait noir.

Sur les bords de la rivière, qui symbolise probablement la séparation entre le monde terrestre et l’Au-Delà, se dressait un grand arbre, dont une moitié brûlait depuis la racine jusqu’au sommet et dont l’autre portait un feuillage vert.

Les Moutons blancs devenant noirs symbolisent les âmes descendant du ciel sur la terre ; les Moutons noirs devenant blancs figurent au contraire celles qui montent de la terre vers le ciel. Mais il n’est pas certain qu’un tel symbolisme soit antérieur au christianisme ; il peut représenter l’adaptation du principe, formulé par César, suivant lequel il faut une vie humaine pour que les dieux acceptent de rendre une vie humaine. C’est un des principes fondamentaux de la transmigration des âmes. Les Brebis ont, d’autre part, un symbolisme maléfique et diabolique dans le récit irlandais du Siège de Druin Damghaire. Les mauvais druides du roi Cormac, roi d’Irlande en lutte contre la province de Munster et refusant de payer un tribut injuste, utilisent trois Brebis noires, méchantes, hérissées de piquants de fer, qui viennent facilement à bout de plusieurs guerriers.

Le symbolisme religieux et rituel des Moutons a commencé avec quelques-unes des premières religions : les crânes de Béliers (et de Taureaux) occupaient un emplacement central dans les sanctuaires de Çatal Hüyük, il y a environ 8000 ans. Dans la religion égyptienne antique, le Bélier était le symbole de plusieurs dieux : Khnoum, Harsaphes et Amon (dans son incarnation comme dieu de la fécondité). D’autres divinités sont parfois montrées avec des attributs de Mouton, comme la déesse Ishtar, le dieu phénicien Baal et le dieu babylonien Ea-Oannes. Il existe aussi de nombreuses références au Mouton dans la civilisation grecque ancienne. Le Mouton Chrysomallos fait partie de la légende de la Toison d’Or qui continue d’être racontée encore aujourd’hui. Une corne de Bélier dite Chofar joue un rôle important dans les religions abrahamiques. Abraham, Isaac, Jacob, Moïse le roi David et Mahomet étaient tous bergers.

 Les Moutons sont aussi les premiers animaux mentionnés dans l’Ancien Testament. Selon l’histoire, un Bélier est sacrifié comme substitut à Isaac après qu’un ange eût retenu la main d’Abraham qui allait sacrifier son fils. L’Aïd el-Kebir est l’une des principales fêtes rituelles annuelles de l’Islam, au cours de laquelle des Moutons (ou autres animaux) sont sacrifiés en souvenir de cet acte. Les Grecs et les Romains sacrifiaient aussi régulièrement des Moutons dans leur pratique religieuse. Le judaïsme traditionnel offrait des Moutons dans le cadre du Korban.

Les traces de Moutons, comme avec l’Agneau de Pâques et l’emploi du Shophar sont encore présentes dans les traditions juives modernes. Dans le christianisme, une congrégation est souvent évoquée comme un troupeau, et les Moutons font partie de l’iconographie chrétienne de la naissance de Jésus. De nombreux saints chrétiens sont considérés comme des bergers. Le Christ est aussi décrit comme l’Agneau sacrificiel de Dieu (Agnus Dei) et les célébrations de Pâques en Grèce ou en Roumanie s’accompagnent traditionnellement d’un repas avec de l’Agneau pascal. En Allemagne et en Alsace, on mange un gâteau pascal en forme d’Agneau. En astrologie, le Bélier est le premier (21 mars au 20 avril) signe du zodiaque occidental. Le Mouton est aussi le huitième des douze animaux, avec les douze ans de cycle de l’astrologie chinoise.

mouton0Les Moutons n’étaient pas consommés à Madagascar, car on y croyait qu’ils étaient les incarnations des âmes des ancêtres. Le totem Mouton nous parle d’innocence. La présence de cet animal pouvoir peut exprimer un désir d’être plus familier avec notre propre innocence, ou la fraîcheur de l’esprit de l’enfance. Il pourrait également rappeler des situations ou des événements au cours desquels nous nous sommes sentis innocent et juste, où nous avons particulièrement ressenti une douceur de vivre. Cet animal totem nous encourage à renforcer ces qualités dans notre vie actuelle.

Mouton peut vous aider à mieux exprimer vos émotions, surtout la joie et le bonheur, à mieux profiter des plaisirs de tous les jours, à mettre votre éducation et vos talents au service des autres, à accepter l’amour et la protection d’autrui. Vous pouvez accéder à son pouvoir en guérissant les blessures du passé avec l’aide d’un thérapeute ou d’un conseiller, et en pardonnant à toutes vos relations et en éliminant tout sentiment négatif à leur égard.

La médecine de Mouton purifie le corps, et aide à guérir des mauvais traitements. Mouton protège contre la violence, et garde votre groupe social

 

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La symbolique du corbeau au travers des civilisations

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2016

 

 Pourquoi la question du corbeau ?

corbeauAu-delà du fait que le corbeau est un animal que j’affectionne tout particulièrement, aborder la question de sa symbolique au travers des différentes civilisations du globe me paraissait intéressant tant ce symbole est contrasté. Globalement, et c’est ce que j’aimerais souligner ici, on observe deux types d’attitudes complètement antagonistes vis-à-vis de cet animal : celle qui a majoritairement cours en Occident et qui s’avère, comme on le verra, directement héritée d’une tradition biblique, et celle que l’on peut retrouver au travers les différentes cultures polythéistes et animistes de par le monde. Dans ce dernier cas, même si la symbolique précise s’avère différente selon les régions, le regard porté sur le corbeau s’oppose systématiquement à ce que l’on connaît en Occident. 

Ceci étant dit, il ne s’agira pas pour autant d’instaurer une opposition entre une  conception monothéiste et une vision polythéiste, tout simplement parce que je ne suis pas certain que ce projet aurait beaucoup de sens ici. En effet, la symbolique du corbeau dans l’esprit des gens, et si elle prend sa source, en ce qui concerne le monde occidental et comme je le montrerai, dans certains textes de la Bible, dépasse aujourd’hui largement toute confession religieuse. L’appréhension et les traditions véhiculées autour de cet animal ont en effet intégré un imaginaire commun, social, et devenu totalement culturel, qui s’est répandu aussi bien chez les athées que chez les chrétiens convaincus, ou chez les adeptes d’autres religions. 

Il reste néanmoins intéressant selon moi d’en étudier la source, ne serait-ce qu’afin de remettre dans son contexte la vision commune autour de cet animal, et pour, autant que possible, tenter de la relativiser un peu. 

Le « procès » du corbeau dans l’occident chrétien : 

Le corbeau souffre d’une image extrêmement négative en Occident, tour à tour oiseau de mauvais augure, symbole morbide, et autres. Cette image est en partie due à son plumage noir, c’est certain, ainsi qu’à son régime charognard qui est très mal perçu chez nous. Ce que je voudrais montrer, c’est que le procès global que l’on fait au corbeau est directement hérité de textes bibliques, et ne tient à rien d’autre qu’à quelques lignes que l’on peut trouver dans les Écritures. Le plumage noir est ainsi un « défaut » typiquement chrétien puisqu’il symbolise bibliquement les ténèbres, ceci étant renforcé par l’opposition au blanc, symbole de la lumière, et qui plus est couleur arborée par la colombe qui représente l’oxymore parfait du corbeau dans la culture biblique, comme nous allons le voir tout de suite. 

L’alimentation à base de charognes pose également problème c’est certain, mais là encore, ce problème est presque exclusivement chrétien, puisque c’est encore une fois la Bible qui fait de ce régime alimentaire un symbole « impur », nous verrons que les interprétations peuvent être toutes autres dans des cultures différentes. 

Je ne mentionne volontairement la Bible que de manière générale, l’objectif n’étant pas ici d’en citer passages après passages, j’aimerais néanmoins m’attarder sur un épisode particulièrement révélateur du procès du corbeau par le christianisme. Il s’agit d’un extrait de la Genèse, plus précisément du fameux épisode faisant le récit du déluge et de l’arche de Noé. Je n’en citerai qu’un court passage, mais cela me paraît important afin que chacun puisse voir à quoi je fais référence : 

« Genèse : Le corbeau et la colombe  Et c’est au terme de quarante jours, Noé ouvre la fenêtre de la caisse qu’il avait faite. Il envoie le corbeau : il sort, sort et retourne avant l’assèchement des eaux sur la terre.  Il envoie la colombe d’auprès de lui, pour voir si les eaux se sont allégées sur les faces de la glèbe. La colombe n’a pas trouvé de repos pour la plante de sa patte. Elle retourne vers lui, vers la caisse : oui, les eaux sont sur les faces de toute la terre. Il envoie sa main, la prend et la fait venir vers lui, vers la caisse. Il languit encore sept autres jours. Il ajoute et envoie la colombe hors de la caisse.  Et la colombe vient vers lui, au temps du soir, et voici une feuille fraîche d’olivier dans son bec. Noé sait que les eaux se sont allégées sur la terre. » 

L’interprétation chrétienne systématique ce cet extrait est la suivante : le corbeau a fauté, il n’est pas revenu vers Dieu, il a trahi, etc… tandis que la colombe, incarnant ceux qui ont l’Esprit Saint, est revenue vers Noé (avec la bonne nouvelle qui plus est). Sauf que le moins que l’on puisse dire, c’est que le passage en question est loin d’être clair ou explicite, et qu’il peut être sujet à une foule d’interprétations, renvoyant la position chrétienne traditionnelle à une idée pour le moins arbitraire. Parmi les interprétations différentes et possibles, on pourrait aussi tout à fait dire que le  corbeau, tellement investi de sa mission, n’a cessé de voler pour trouver un lambeau de terre, jusqu’à tomber d’épuisement avant de se noyer, tandis que la colombe aurait eu simplement la « chance » d’être lâchée (sept jours plus tard), plus proche de la terre. 

Rien dans le texte en tout cas n’invalide une interprétation différente de celle qui est communément admise au sein du christianisme. En tous les cas, je souhaitais simplement montrer que l’appréhension négative à l’égard du corbeau est largement issue, dans nos sociétés occidentales, de la tradition biblique d’une part, mais qu’elle repose d’autre part sur une interprétation arbitraire des textes, uniquement vouée à servir une dichotomie noir/ blanc, lumière/ténèbres, pur/impur, sur laquelle le christianisme a fondé une bonne partie de son dogme. Il est temps de se pencher à présent, pour compléter notre propos, sur l’image du corbeau dans les autres cultures. 

 corbeau1

les corbeaux Hugin et Munin sur les épaules d’Odin

 

Qu’en pensent les autres civilisations ? 

Dans de nombreuses autres cultures, le corbeau semble ainsi revêtir un symbole au moins assez neutre, voire carrément positif, assez loin en tout cas de la diabolisation chrétienne en vigueur chez nous. 

D’emblée, le plumage noir n’est déjà pas systématiquement un problème de par le monde, la diabolisation de la couleur noire étant l’une des marques de la culture chrétienne. Bien plus, là où le christianisme fait de la nécrophagie un critère d’impureté, plusieurs civilisations y voient là un acte qui met certes en lien l’animal avec la guerre par exemple, et plus globalement avec la mort, mais dans un rôle de passeur d’âmes, et dont l’acte d’ingérer la chair des cadavres permet à l’âme d’être transportée vers les cieux. Plus généralement, et sans se cantonner aux âmes des défunts, le corbeau revêt dans de très nombreuses civilisations un rôle majeur de messager, à la fois informateur et prophète. C’est le cas dans la tradition celte  notamment, où Morrigan et Lug sont associés au corbeau, mais aussi dans les traditions germaniques et nordiques où l’animal est le messager d’Odin. 

Dans le panthéon grec, il est associé à Apollon, encore une fois comme messager, et cette attribution est également valable chez les Mayas. On peut faire ici un parallèle avec l’épisode de la Genèse au sein duquel le corbeau est également utilisé comme messager, ou comme informateur, mais avec les conséquences que l’on connaît désormais, ce qui n’est pas le cas ailleurs. Encore plus étonnant pour nous, le corbeau est parfois un symbole solaire (paganisme grec et oriental, en particulier en Chine), voir carrément créateur, et par là même source de vie (Amérique du nord). 

Autant d’attributs qui peuvent permettre de porter un regard autre sur cet animal, que celui véhiculé par le manichéisme chrétien. 

Vers une réhabilitation du corbeau ? 

Nous avons vu que l’image néfaste du corbeau au sein des civilisations occidentales ne renvoie finalement qu’à un texte qui, aussi fondamental soit-il pour beaucoup de gens, ne peut suffire à maintenir ainsi le procès général et arbitraire à l’encontre de cet animal. D’autre part, cette vision n’étant pas partagée au-delà des frontières du monde chrétien, cela fait une raison de plus de tenter de la relativiser. 

Au-delà de tout ça, le corbeau demeure en outre un animal magnifique, bien  qu’assez rare en France. Le grand corbeau est en effet un rapace, à l’envergure impressionnante, et que l’on ne trouve dans notre pays qu’en Bretagne et en Corse. Les autres « corbeaux » que l’on a l’habitude de croiser sont en fait des variétés annexes de corvidés (la corneille par exemple).  Il faut également souligner que le corbeau fait partie des animaux les plus intelligents au monde, et qu’il est l’un des très rares oiseaux à avoir passé avec succès le test du miroir. De par  cette vivacité, certains verront peut-être quelque chose d’humain, ou en tout cas de très profond dans son regard, un peu comme l’effet que nous procure le regard d’un grand singe. 

Quoi qu’il en soit, et même s’il n’est pas forcément fascinant pour tout le monde, il n’y a rien de très inquiétant, au fond, chez le corbeau. Rien en tout cas qui ne puisse être relativisé par un regard exempt de notre patrimoine chrétien, que cette assimilation soit volontaire ou non.

 corbeau2

Le corbeau et les premiers hommes

musée d’anthropologie de l’université de Vancouver

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Le Crocodile du Siam

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2016

 

Cette espèce se rencontre en Birmanie, en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, au Viêt Nam, en Malaisie, au Brunei Darussalam et en Indonésie au Kalimantan.

Sa présence est incertaine à Java

Mais l’espèce a très fortement régressé dans tous ces pays et elle a pu disparaître de la plupart d’entre eux.

Cette espèce peut atteindre les 3 mètres de long, beaucoup plus rarement 4 mètres.

On ignore presque tout de sa biologie et de son écologie. Il semble fréquenter les eaux douces.

crocodile du siam

Les populations actuelles sont très faibles : moins de 5 000 individus. L’avenir de l’espèce semble très critique d’autant que l’on ignore encore presque tout de sa réelle distribution. Si les populations semblent avoir disparu de Thaïlande, les programmes d’élevage au Cambodge sont une réussite. Mais dans ce pays, la réduction de nombreuses populations semble irrémédiable.

Les principales menaces sont la chasse et la destruction de son habitat qui est converti pour l’agriculture. La valeur de sa peau devrait permettre un essor de son élevage. De plus, le faible danger qu’il représente, devrait être un argument supplémentaire pour les populations. La possible hybridation avec Crocodylus porosus dans ces fermes d’élevage pourrait être une nouvelle menace

De nombreuses menaces guettent l’espèce et la plupart d’entre elles proviennent de l’homme. La chasse arrive en tête. La peau de crocodile est très prisée et les braconniers persistent malgré les interdictions à chasser les crocodiles du Siam. Aussi, certains chasseurs collectionnent et empaillent ces animaux pour montrer leur supériorité ou satisfaire leur égo. De plus, il arrive que certaines personnes collectionnent illégalement des oeufs de crocodile (une des raisons majeures de la régression de l’espèce).

La destruction de leur habitat est aussi l’une des causes de leur disparition. La transformation de l’environnement en terre agricole ou la mise en place de barrages a fait fuir les quelques populations de crocodile restantes. Ils sont souvent chassés dès lors que l’un d’eux est aperçu trop près des habitations ou des cultures…

Enfin, il est possible qu’une hybridation entre deux espèces distinctes (« Crocodylus siamensis » et « Crocodylus porosus ») soit une nouvelle source de menace pour ce reptile.

Effort de conservation :

Les chercheurs estiment à moins de 5 000 individus la population de crocodile du Siam qui résiderait dans la nature. Cependant, il est bien difficile de donner un chiffre précis. Depuis la redécouverte du crocodile du Siam à l’état sauvage, de nombreuses recherches ont été effectuées. Cela a permis la mise en place de nouveaux programmes de sauvegarde.

En effet, plusieurs parcs ont accueilli en captivité des couples de crocodile afin de reproduire l’espèce, et de mieux l’étudier. Au Vietnam, la réintroduction de l’espèce fut un succès. Des lois ont été mises en place afin d’interdire définitivement la chasse et la collection du reptile. Aussi, dans les parcs, des patrouilles ont été instaurées afin de traquer les braconniers.

Les recherches précisent le côté inoffensif de l’animal et cela facilite sa réintroduction et son élevage dans certaines fermes ou certains parcs.

Aujourd’hui, malgré la régression de l’espèce à l’état sauvage, on remarque que l’élevage en captivité progresse et que les populations locales sont de plus en plus informées sur la situation du crocodile du Siam. Il reste encore beaucoup à faire mais les recherches continuent d’avancer, et de nombreuses zones doivent encore être observées.

En savoir plus :

Le crocodile du Siam est principalement piscivore (il se nourrit essentiellement de poissons). Il lui arrive parfois de manger des petits reptiles, des mammifères, des invertébrés, des charognes, certains oiseaux ainsi que des amphibiens. Cependant, nous avons peu de données sur les préférences alimentaires de cet animal lorsqu’il est à l’état sauvage. Les informations ont été recueillies sur des crocodiles vivant en captivité.

« Crocodylus siamensis » est une espèce de taille moyenne, dont la plupart des individus n’atteignent pas plus de 3.5 mètres. Il a un museau relativement large et lisse et est doté d’une crête osseuse élevée derrière chaque œil. Sa mâchoire est composée de plus de 64 dents ce qui lui permette de manger tous types d’espèces animales. Sa peau est vert foncé, parsemée de tâches noires. Sa face ventrale quant à elle varie entre le blanc et le jaune. La durée de vie du crocodile du Siam peut atteindre les 30 ans. (Pour des crocodiles en captivité)

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Gouvernement des chats au pays des souris

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2016

 

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https://youtu.be/OEPPdTQL2S4

Au pays des souris

Les affaires, la personnalisation, les renoncements condamneraient-ils désormais les formations à l’inutilité ? Les partis politiques seraient-ils morts ? En 1944, le Canada se trouvait confronté à des questions similaires. Le dirigeant politique canadien Thomas Douglas imagina alors la parabole suivante.

Au pays des souris, les petites souris vivaient, s’amusaient, naissaient et mourraient, un peu comme vous et moi. Elles avaient même un parlement et, tous les quatre ans, elles organisaient des élections. (…) A chaque fois, le jour des élections, les petites souris se rendaient dans les bureaux de vote pour élire leur gouvernement. Un gouvernement composé de gros chats noirs. (…)

Oh, je n’ai rien contre ces chats. Ils étaient plutôt sympathiques. Ils présidaient aux affaires de façon tout à fait digne. Ils votaient de bonnes lois, c’est-à-dire, des lois bonnes pour les chats.

Mais ces lois, bonnes pour les chats, l’étaient beaucoup moins pour les souris.

L’une des lois établissait que les trous des souris devaient être assez grands pour qu’un chat puisse y passer sa patte. Une autre prévoyait que les souris ne devaient se déplacer qu’en-deçà d’une certaine vitesse, de sorte que les chats puissent prendre leur petit-déjeuner sans trop d’effort. Toutes les lois étaient bonnes pour les chats mais ô combien dures pour les souris. Pour ces dernières, la vie devenait de plus en plus difficile.

Lorsque les souris en eurent assez, elles décidèrent qu’il fallait faire quelque chose : elles se rendirent aux urnes en masse. Elles chassèrent les chats noirs du pouvoir, et les remplacèrent par des chats blancs.

Les chats blancs avaient conduit une excellente campagne. Ils avaient dit que ce dont le pays des souris avait besoin, c’était de davantage de vision. Ils avaient expliqué que le problème, c’était les trous ronds qu’utilisaient les souris. « Si vous votez pour nous, nous légiférerons pour que les trous soient carrés. » Et c’est ce qu’ils firent une fois au pouvoir. Les trous carrés étaient deux fois plus larges que les anciens, ronds : les chats pouvaient dorénavant y passer les deux pattes. Et la vie des souris devint encore plus difficile.

souris et chat

Lorsque les souris en eurent assez, elles votèrent contre les chats blancs, et remirent les noirs au pouvoir. Puis, ce fut à nouveau le tour des chats blancs, puis à nouveau celui des noirs. Elles essayèrent même des chats mi-blancs, mi-noirs : elles appelèrent cela une coalition. (…) Il y eut en outre des chats qui imitaient le cri des souris… mais qui mangeaient comme des chats.

Voyez-vous, mes amis. Le problème n’avait rien à voir avec la couleur des chats. Le problème venait du fait qu’il s’agissait de chats. Et en bons chats, ils s’intéressaient plus au sort des chats, qu’à celui des souris.

Un jour, une petite souris eut une idée. Ecoutez bien, mes amis, l’idée de la petite souris. Elle se planta devant les autres souris et leur dit : « Ecoutez les gars, pourquoi est-ce que nous continuons à élire des gouvernements de chats ? Pourquoi n’élirions-nous pas un gouvernement composé de souris ? » « Oh, répondirent les souris, mais c’est un bolchevik ! » Et elles le mirent en prison.

Mais, chers amis, souvenez-vous qu’on peut enfermer une souris ou un homme, mais qu’on ne peut pas enfermer une idée.

par Thomas Douglas  

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La souris messagère

Posté par othoharmonie le 19 septembre 2016

 

 Dans la cheminée, le bois crépitait et dégageait une agréable chaleur.

 Pierre, presque couché dans un fauteuil, les jambes allongées, la pipe chauffant la paume de sa main droite, se sentait merveilleusement bien.

c936fbbf Il avait eu froid, dehors, dans la neige qui depuis le matin tombait sans discontinuer. Il avait du porter une scie électrique chez son cousin, et il y était allé à pied.3+3 =6 km , cela n’avait pas été désagréable de se mouvoir dans une nature ouatée, mais il faisait vraiment froid.

 A 24 ans, depuis la mort de sa tante, il y a 6 mois, Pierre vivait seul dans cette vieille maison qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il était venu habiter, chez sa tante, lorsqu’à l’age de 3 ans il perdit son père et sa mère dans un accident de voiture.

 La solitude commençait à lui peser. Une compagne serait la bienvenue. Mais de nos jours, rares sont les jeunes femmes qui aiment vivre à la campagne.

 La chaleur de la cheminée devenant trop forte, il recula un peu son fauteuil, et c’est à ce moment là, sur sa gauche, qu’il vit une souris, calme, immobile qui le regardait.

 Le fait était assez curieux, car les souris en général n’apprécient pas la compagnie des humains, et s’enfuient dés que l’un d’eux apparaît.

 La souris ne bougeant toujours pas, Pierre lui parla

 «  Bonjour demoiselle souris. Vous êtes bien effrontée. Vous n’avez pas peur ? »

 La souris trottina pour se mettre entre la cheminée et Pierre, puis, toujours le regardant, elle s’immobilisa.

 Elle est curieuse cette bestiole pensa Pierre, soudain intéressé par ce manège ;et il lui parla de nouveau

 «  Bon. Je ne te fais pas peur. Tu es très courageuse. Mais jusqu’ou ira ton courage ? »

 Et Pierre tendit le bras vers elle. La souris ne bougea pas. Alors, se penchant vers l’avant, Pierre approcha sa main à une cinquantaine de centimètres de la souris, qui recula un peu, mais continua à le regarder.

 «  Courageuse, mais pas téméraire, hein ? Pourquoi me regardes tu comme ça ? »

 La souris, alors, en trottinant, mais sans hâte, se dirigea vers une table basse sur laquelle se trouvaient les journaux que lisait Pierre, ainsi qu’un cahier de mots croisés . Les mots croisés avaient été l’une des occupations préférées de sa tante.

 La souris monta sur la petite table et s’installa sur les mots croisés.

 souris19Cela commençait à sembler un peu irréel, et Pierre sentait monter en lui, une sorte d’angoisse. Il voulut cependant plaisanter ;

 «  Tu veux un crayon pour faire des mots croisés. ? »

 Sans doute insensible à la plaisanterie, la souris restait immobile, et continuait à le fixer de ses petits yeux noirs.

 Pierre se leva et se dirigea vers la table basse. Alors, la souris descendit de la petite table et en trottinant toujours sans hâte, elle se dirigea vers le fauteuil à haut dossier qu’aimait occuper

la Tante

 quand elle tricotait.

 La souris se mit exactement au milieu du siège, et continua à le regarder.

 «  Mais, bon sang !Tu es une souris bien bizarre ! Quand je t’ai vu, c’est vrai, je pensais à une « souris », mais c’était une Femme. J’ai du être pris au mot, mais ce n’est pas une souris comme toi que j’espérais !! Ecoute !Si tu ne me fais pas trop de dégâts dans la maison, je veux bien que tu cohabites avec moi, mais arrête de me regarder comme ça !!!!

 Imperturbable, la souris continuait à regarder Pierre, qui finit par mettre son anorak pour sortir et échapper à ce regard qui devenait gênant.

 Il se promena durant une heure dans la neige fraiche, tout en pensant à cette curieuse souris. Il songea qu’a deux reprises, par son attitude, la souris lui avait fait penser à sa tante, et laissant aller son imagination, il pensa que peut être par un phénomène de métempsychose, sa tante s’était réincarnée dans la souris. Il sourit en se traitant de farfelu, et rentra à la maison..

 La souris n’était plus là, et il pensa de moins en moins à cette souris durant les jours qui suivirent. Et Quand il y pensait, il se persuadait qu’elle n’avait pas eu une attitude aussi bizarre qu’il croyait s’en souvenir.

 C’est une semaine plus tard que la souris réapparut. Pierre, assis devant la table de la cuisine, épluchait des légumes pour faire un potage. Il vit soudain la tête de la souris émerger du plateau de la table. Elle avait beaucoup de mal à monter à cause de la toile cirée glissante, mais elle finit par se hisser sur la table , et sans s’approcher de Pierre, elle s’immobilisa et fixa sur lui ses petits yeux noirs.

 «  Tiens ? Te revoilà ? Mais, c’est vrai que tu es curieuse…Aux deux sens du mot…Tu n’as pas les réactions de tes sœurs souris. Qui es tu ? Est-ce toi ma tante qui revient me voir ? »

 La souris, un court instant se dressa sur ses pattes arrières, puis s’immobilisa de nouveau en fixant Pierre.

 «  Ca veut dire quoi ? Que tu as su marcher sur deux pattes ? »

 La souris se remis un court moment sur ses deux pattes arrières.

 «  Ca veut dire OUI, ce manège ? »

 Pendant quelques secondes la souris continua à regarder Pierre, puis, elle descendit de la table et sortit en trottinant dans le couloir.

 Tous les jours qui suivirent, et pendant une semaine, Pierre s’installait dans son fauteuil, devant un bon feu de cheminée, fumant une pipe, et quelques minutes plus tard, la souris arrivait, et venait se mettre à environ 2 mètres de lui.

 Pierre, qui l’avait baptisée Tanty, discourait alors, et lorsqu’il observait une pause, la souris, soit faisait entendre un couinement soit se dressait sur ses pattes arrières.

 Un soir, Pierre lui dit :

 « Vois tu Tanty,, je suis content que tu viennes me voir tous les soirs. Je ne sais pas ce qui se passe dans ta petite tête, et je ne sais pas si le fait de te mettre sur deux pattes, ou d’emettre un couinement a une vraie signification, mais j’apprécie ta présence.

 Bien sur, je préférerais avoir une compagne de la même race que moi, mais pour ce que tu m’apportes, je te dis merci..

 Evidemment tu n’es certainement pas la réincarnation de ma tante qui me manque tant. Mais cela me fait plaisir de le penser. Lorsque la réalité n’est pas très jolie, on a le droit de l’imaginer plus belle. C’est bien ton avis ?

 Si tu viens chaque soir, c’est que toi aussi tu trouves agréable notre rencontre, tu dois m’aimer un peu. Fais-moi comprendre ce que je pourrais faire pour t’être agréable. Quand à moi, c’est très simple : Fais qu’une jeune femme vienne frapper à ma porte…et que nous nous plaisions. C’est ce que je te demande chaque jour. Peut être arriveras tu à faire quelque chose…. Il me plait en tous cas de le penser »

 Le lendemain, Pierre était installé dans son fauteuil, comme d’habitude, lorsqu’il vit arriver deux souris. Il reconnaissait Tanty grâce à une petite tache blanche sur la tête, et l’on sentait bien que c’est elle qui commandait la manœuvre qui eut lieu.

 Les deux souris se mirent cote à cote face à Pierre puis se dressèrent sur les pattes arrières.. Puis se tournant l’une vers l’autre, les souris se frottèrent le museau durant 3 ou 4 secondes, après quoi, elles firent à nouveau face à Pierre, en se remettant sur les pattes de derrière. Enfin, elles se remirent sur leurs quatre pattes et ne bougèrent plus.

 Pierre, bien entendu était absolument effaré par cette démonstration. Il n’y avait plus aucun doute. Ces souris voulaient lui dire quelque chose. Et c’était tellement anormal que Pierre craignit un moment qu’il devenait fou.

 «  Je ne pourrais raconter ça à personne, pensait il, on m’enfermerait immédiatement dans un asile d’aliénés »

 C’est lorsque cette pensée lui traversait l’esprit que l’on frappa à la porte d’entrée.

 souris-mange

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LE TEMPLE DES RATS AU RAJASTHAN

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

 

Temple des ratsLe plus célèbre des temples dédiés à Karni Mata est le temple à Deshnok , lequel a été créé à la suite de sa mystérieuse disparition où elle se volatilisa de la caverne qu’elle se construisit elle-même pour méditer, sans que nul ne la voit. Le temple est connu pour ses rats, lesquels sont sacrés et traités en tant que tels, leur présence bénissant ceux qui fréquentent le temple, ce dernier leur accordant une religieuse protection.

Karni Mata, sainte ermite, membre d’une caste de conteurs de la région, les Charan, aurait demandé à Yama, le dieu de la Mort, de rendre la vie au fils d’un conteur affligé. Yama s’exécuta, mais ressuscita le jeune homme sous forme de rat. De colère, Karni Mata vola toutes les âmes de sa caste du royaume de Yama : ils se réincarneraient désormais en rat, avant de renaître sous forme humaine…

Le lieu est soumis à plusieurs légendes
– Il paraitrait tout d’abord que la population de rats n’augmente jamais. Le site en abriterait aux alentours de 10 000. 
– Il paraitrait également que nous n’y voyons jamais de ratons. Il faut savoir que les nouveaux rats surgissent de nulle part et que les plus vieux se réincarnent à leur mort. 
– Il paraitrait que l’on ne voit jamais de rats à l’extérieur du temple (pour celui-là je dois admettre qu’il est vrai qu’on n’en a pas vu ailleurs que dans l’enceinte du temple). 
– Et finalement parmi cette dizaine de milliers de rats ne se trouveraient qu’un seul rat blanc, qui, si on l’aperçoit apporterait bonheur et fortune (cool, on l’a vu !).

Dernier détail, faîtes attention où vous mettez les pieds : qui tue un rat doit le remplacer par une statue de rongeur en or pur !

La porte du temple portant des représentations de rats et de tridents (symbole de shiva) est en argent massif, la façade en grès rose et le reste est en marbre blanc.

ON ne peut pas porter de chaussures à l’intérieur de l’enceinte. La balade s’effectuera donc pieds nus ou en chaussettes au milieu des rats (avec cette très agréable sensation de marcher au milieu de la pisse et des crottes de rats). Simple détail a priori pour les croyants !

Comme la plupart des temples, le temple est ornée de nombreuses sculptures d’une superbe minutie.

. En fait, des rats il y en a un peu partout à l’intérieur du temple, très souvent autour des gamelles de boisson et nourritures qui leur sont mis à disposition. Les rats peuvent vous passer entre les jambes si vous vous trouvez sur le chemin d’une gamelle, mais sinon ils dorment tranquillement dans un coin.

Dans tous les cas, on ne peut pas dire que le flux de touristes les dérangent énormément.

Pendant l’année, les pèlerins de toute l’Inde visitent Karni Mata au temple de Deshnok pour lui rendre des hommages religieux. En dehors du Rajasthan, Karni Mata est connue, respectée et aimée dans des États comme le Gujarat, le Madhya Pradesh et en Haryana. Durant le festival de Navrati (célébration de la Shakti, de neuf Déesses), des centaines de personnes voyagent à pied pour aller la vénérer et prier dans ce temple. Si un des rats est tué par accident, le fauteur doit offrir en compensation une statuette de rat en or massif aux brahmanes du temple. Voir ou apercevoir un rat blanc au milieu des hordes de rats noirs est considéré comme particulièrement de bon augure.

Rats

Parmi les milliers de rats vivant au sein du temple, la tradition dit qu’il y a quatre ou cinq rats blancs, que l’on considère comme particulièrement saints. Ils sont les manifestations de Karni Mata elle-même et de sa famille (on se rappellera que Karni Mata est dans une région où vivent les Bishnoïs, dont leur maître, Jambheshwar Bhagavan, choisit de se réincarner en antilope). Les apercevoir est un privilège et les visiteurs ont le devoir de leur donner de la nourriture semblable à de la confiserie, dont les restes sont ainsi bénis par leur salive (les fidèles au temple de Karni Mata considèrent que la nourriture ou les boissons goûtées par les rats sont prasad, « bénies » ; ainsi, par exemple, les dévots trempent leurs doigts dans les bols de lait donnés à l’intention des rats, puis les lèchent ensuite en signe de communion avec la divinté).

C’est la seule communauté de rats diurnes connue dans le monde. Un rat qui monte sur un pied humain est considéré comme une bénédiction de sa part.

De même que le taureau est la monture du Dieu Shiva, l’oie du Dieu Brahmâ, Garuda (le roi des oiseaux) du Dieu Vishnou, le rat est aussi la monture du Seigneur Ganesh, Dieu très populaire et omniprésent en Inde.

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La souris et ses couleurs

Posté par othoharmonie le 12 août 2016

 

La souris grise, introduite du Proche-Orient en Europe lors des croisades, a un museau pointu, de grandes oreilles, de fortes moustaches. Elle vit dans les maisons ou greniers, où elle trouve nourriture et protection ; dans la nature, elle creuse des terriers et y aménage des nids tapissés de mousse. On élève en laboratoire, comme matériel d’expérimentation, des races albinos (« souris blanches »).

Outre la variété albinos, très recherchée avec son poil entièrement blanc et ses yeux rouges, les souris témoignent d’une profonde fantaisie quant à la couleur de leur pelage. On distingue néanmoins, pour plus de commodité, quatre grandes catégories : 

 Couleurs souris

- Le pelage uniforme, ou « teinte unie » : blanc (différent des albinos), champagne (ou blond doré), crème, fauve, etc. La couleur est généralement plus foncée sur le dos, les flancs et la queue, et plus claire sur le ventre.

 

- Le pelage pie, que revêtent la plupart des souris domestiques et qui comporte des taches plus ou moins étendues, mais de la même couleur (gris, marron, noir, etc.), sur un fond blanc.

 

- Le pelage bronze, avec le dos, les flancs et le ventre de la même couleur.

 

- Les pelages « hors catégories », c’est-à-dire tous ceux qui ne relèvent d’aucun des précédents groupes.

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