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Les insectes captent les messages de leurs ancêtres

Posté par othoharmonie le 16 mai 2017

 

Des chercheurs de l’Institut Néerlandais d’Ecologie [INE] et de l’Université de Wageningen ont découvert un service unique de «messagerie » dans la nature : les insectes vivant dans le sol et ceux vivant à la surface peuvent communiquer entre eux en se servant de la plante «comme d’un téléphone» ! Les insectes qui mangent les racines changent la composition chimique des feuilles, obligeant la plante à libérer des signaux volatils dans l’air. Ceci permet de communiquer l’information aux autres insectes pour éviter une compétition et pour qu’ils échappent aux composants de défense empoisonnés de la plante. 

 L’étude montre que les insectes laissent également un «message spécial» dans le sol après qu’ils se soient nourris d’une plante. Ce qui permet aux plantes qui vont pousser au même endroit de récupérer ces signaux du sol et de les faire passer à d’autres insectes ! Ces «messages du passé» influencent fortement la croissance et le comportement de tous les insectes. En ce sens, une communauté d’insectes est toujours influencée dans son présent par les messages des insectes des saisons passées… 

Vision essénienne : Nous les esséniens nous faisons pareil en marchant sur les pas de nos ancêtres par l’intelligence éveillée de nos pieds et laissons des traces sur la mère pour les générations futurs

méliponia

L’histoire de la Melipona au Mexique

Dès 1549, l’évêque Diego de Landa, rapporte que la Meliponiculture est une des principales activités agricole des Mayas. Lorsque Cortes arriva au Mexique, il constata que le cérumen de Melipone faisait l’objet d’un grand négoce sur le marché de Tenochtitlan (nom ancien de la ville de Mexico).

Les Aztèques l’utilisaient en orfèvrerie. Les civilisations précolombiennes comme les Mayas pratiquaient déjà la « Meliponiculture ». Des ruchers de plusieurs dizaines de ruches traditionnelles sont décrits par les premiers conquistadors espagnols au XVI ème siècle.

Aujourd’hui, le « cérumen » a plusieurs applications. A Cuba, on l’emploie en lithographie et il rentre dans la composition des encres. Dans certaines régions Catholiques, on en fait des bougies pour les grandes cérémonies.

L’abeille, symbole de la lumière solaire pour ces civilisations, est souvent représentée dans les nombreuses fresques d’Amérique centrale. La reproduction de 90% des plantes de ces zones tropicales dépendent de ces insectes. Rappelons que la vanille dépend de la pollinisation d’une Trigona, seul insecte pouvant féconder la célèbre orchidée.

Dans certaines régions, la tradition de l’écobuage et des cultures sur brûlis a malheureusement entraînée la disparition de plusieurs espèces.

Poterie Maya représentant le Dieu du miel « Ah Mucan Cab » (Musée de Mérida, Mexique)

Ces abeilles sans dard nichent parfois dans des trous de rongeurs désaffectés, se trouvant dans le sol, mais plus souvent dans les branches d’arbres creux. Elles n’emmagasinent pas le miel et le pollen dans des cellules comparables aux abeilles européennes, mais dans des pots de formes irrégulières fait d’un mélange de cire et de propolis appelé cérumen.

Présentes dans toute la zone tropicale et subtropicale de tous les continents sauf l’Europe, ces abeilles extrêmement sensibles au froid ne s’adaptent pas au climat tempéré. Avec pour objectif d’améliorer la pollinisation des cultures, quelques tentatives d’introduction de trigones et de melipones ont eu lieu en Californie et en Louisiane. L’acclimatation est laborieuse, et les meilleurs résultats de survie n’excèdent pas 4 à 5 ans même dans les zones les plus méridionales du pays.

ABEILLEActuellement, du Mexique jusqu’au Brésil, les abeilles sans dard le plus couramment élevées sont les Melipones. On dénombre 66 espèces et sous espèces de Melipones principalement regroupées au Mexique, Amérique-centrale et aux Antilles (Lutz et Cockerell). Suivant les espèces, la population varie de 500 à 80 000 individus.

La couleur va du noir au gris clair en passant par le jaune. La taille varie de 2 mm pour les plus petites à 13,5 mm pour les plus grandes. Les Melipones du Mexique et d’Amérique centrale (Melipona Beecheii) les plus connues et les plus exploitées, sont sensiblement de la même taille que les abeilles Européennes. Localement, on les nomme « abeilles maya » ou « abeilles royales » La reine est d’une taille nettement plus importante que les ouvrières.

Chaque colonie de Melipones possède une seule reine en ponte, mais parmi la population de 4000 ouvrières, on compte jusqu’à 50 reines vierges qui cohabitent. Ces reines ainsi que les mâles, sont élevées dans des cellules identiques aux cellules d’ouvrières. L’originalité de ces abeilles vient du fait que toutes les 3 à 7 naissances (suivant les espèces), naît une reine.

Les études se rapportant à ces abeilles sans dard ont mis en évidence qu’elles ne produisent pas de gelée royale, et que les reines sont déterminées au moment de la ponte. Le vol de fécondation a lieu à l’extérieur du nid. La reine peut vivre jusqu’à 5 ans.

Un miel plus parfumé

 Le miel récolté à partir de l’espèce Melipone a une composition différente du miel produit par l’abeille européenne située sur la même zone de production. Son pourcentage élevé en eau (de 27% à 34%) nécessite sa conservation au réfrigérateur afin d’éviter la fermentation. Sa qualité gustative n’en est nullement altérée, bien au contraire. Plus parfumé que le miel d’abeilles européennes il est également plus apprécié en médecine naturelle. Dans la pharmacopée précolombienne, le miel de Melipone « qui a un goût de ciel » rentrait souvent dans la composition des préparations.

Einstein avait dit un jour « si l’abeille venait à disparaitre, il ne resterait que 4 à 5 ans à l’humanité pour survivre ».
 

En savoir plus sur http://www.alliance-essenienne-de-sauvegarde-des-animaux.org

 

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HUITRES et MOULES en voie de disparition

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2016

 

La conchyliculture française

 

La surmortalité des huitres rappelle celles des abeilles : un parasite, le varrpa décime les naissains d’huitres déjà fragilisés par les pesticides les nitrates, les variations de températures dues au changement climatique, etc…  Cette mortalité atteint, selon l’Ifremer de 40 à 80 % contre 20 à 30 % dans les années « normales ».   Pire, un autre vecteur fait mourir les huitres : un virus inoffensif pour l’homme mais mortel pour les huitres, le virus OsHV-1. 

 La plus grande partie des huîtres est produite et consommée en France. Du fait de la crise ostréicole, les prix des huitres ont augmenté de 30% en 2012. 

 Environ 127 000t d’huîtres creuses sont produites en France en 2008, dont 25% en Normandie. Le bassin de Marennes-Oléron commercialise entre 45000 et 60000 tonnes d’huîtres par an ce qui représente 45% de la production française. 

Les plus importants producteurs d’huîtres sont la Chine, les États-Unis, le Japon, la Corée et la France. 

La France a longtemps été le premier producteur, consommateur et exportateur d’huîtres en Europe, avec 150 000 tonnes produites par an en moyenne (plus de 4,7 kilos chaque seconde). Près de la moitié de cette production nationale est consommée au moment des fêtes.

 en voie de disparition

Vous pouvez consommer des huîtres à volonté : non seulement elles sont bonnes pour la santé, mais elles sont aussi toutes « bio » (et leur coquillage peuvent servir en compost…). 

 Peu caloriques (110 kcal la douzaine), riches en oligo-éléments (fer, magnésium, calcium, etc.) et vitamines, les huîtres sont élevées dans la mer, sans ajout de produits chimiques, dans des zones qui  font l’objet d’une vérification stricte de la qualité de l’eau. 

 Les jeunes huîtres, particulièrement vulnérables, sont victimes d’ une surmortalité étonnante depuis 2008, sans que l’on en connaisse la cause réelle : Sur cette maladie des huitres, voir L’huitre, bientôt une perle rare  

  

  Les huîtres, 100% bio !

De ce fait,  aucun label bio n’est apposé pour les huîtres, même si certaines se sont vues décernées le label Rouge(Marennes Oléron Fines de Claires et Spéciales Pousse en Claires) garantissant qu’elles sont soumises à des normes de contrôle exigeantes. 

En 2005, la conchyliculture mondiale produit 13,468 millions de tonnes (en augmentation de 2,34 % par rapport à 2004) pour un chiffre d’affaire de 11,4 milliards $. 

La famille la plus produite est celle des ostréidés (huîtres) avec plus de 4.6 millions de tonnes. 

Viennent ensuite les vénéridés (3 millions de tonnes), les Mytilidés (moules) et les Pectinidés (Coquilles et pétoncles). 

La dernière famille, les Solecurtidés correspond à la production d’une espèce exclusivement en Chine. 

 Nom latinCrassostrea gigas ; L’autre espèce élevée en Europe – l’huître plate (Ostrea edulis) – est loin d’avoir retrouvé son niveau de production après les deux épizooties dont elle a été victime dans les années 1920 et 1980. 

Production (UE 27): 142 000 t (2007), 4ème rang mondial.
Valeur (UE 27): 295 millions € (2007). 

Biologie des huitres

Principaux pays producteurs européens: France (premier producteur européen et 4ème mondial), Irlande, Espagne, Portugal. 

Principaux pays producteurs mondiaux (hors Europe): Chine, Corée du Sud, Japon. 

 La production mondiale d’huîtres est estimée à 3,25 millions de tonnes en 1997 (source FAO).

 Les chiffres de la production chinoise sont à relativiser devant la tendance à l’exagération des autorités de ce pays et le peu d’informations fiables disponibles.  

La production des huitres 

Il existe quatre méthodes d’élevage des huîtres : 

  • en suspension sous tables (en Méditerranée)
  • en eau profonde
  • au sol
  • en surélevé 

Les romains étaient de grands amateurs d’huîtres et pratiquaient l’ostréiculture. On découvre dans les textes de Pline l’Ancien qu’ils avaient déjà remarqué que  » les huîtres sont meilleures en certains lieux qu’en d’autres « . Quand la Gaule fut asservie, les romains importèrent des huîtres des côtes bretonnes et de la Manche. 

Auprès de la plupart des villas romaines, on a retrouvé des amas de coquilles d’huîtres. On trouvait partout en Gaule des viviers (Clermont, Poitier, Saintes, Jarnac…) sur  » la route des huîtres  » qu’il fallait alimenté en eau de mer et qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. (source : pleinemer.com)

Trouver des moules locales relève presque de la mission impossible, cet été, sur les côtes vendéennes et charentaises. Et pour cause : la quasi-totalité succombe avant d’atteindre les étals.

Depuis mars, les mytiliculteurs de Charente-Maritime ont perdu au moins 12.000 tonnes de moules pour un préjudice de vingt millions d’euros. En baie de L’Aiguillon, zone la plus touchée, la surmortalité atteint entre 90 % et 100 % de la production. Une situation inédite.

Les coupables de cette hécatombe seraient, selon l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, deux souches de Vibrio splendidus. Injectée dans le muscle d’une moule, cette bactérie provoque sa mort en moins de vingt-quatre heures. « On les connaît depuis des années, mais cette fois elles sont bien plus agressives », explique Jean-Pierre Baud, coordinateur national conchylicole à l’Ifremer.

Le même phénomène touche déjà les huîtres. Les plus jeunes sont attaquées depuis 2008 par le virus Herpes microvariant, avec des pertes moyennes de 50 à 70 %. Et depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus provoque une mortalité chronique de 30 à 40 % chez les adultes. Ces agents pathogènes, peu dangereux à l’origine, se sont révélés tout à coup très virulents, sans explication scientifique.

Percer un mystère

Une myriade de programmes de recherche français et européens tentent de percer le mystère en étudiant les interactions entre le coquillage et son environnement. Avec prudence, Jean-Pierre Baud évoque notamment le rôle des pesticides et du changement climatique, qui ont « peut-être défait certains équilibres ». « Cela reste une hypothèse », s’empresse-t-il d’ajouter. Pour le chercheur, l’étude de la mortalité est« un puzzle, il faut réussir à comprendre l’importance de chaque facteur ».

Mais cette analyse ne convainc pas les professionnels. « L’Ifremer se cache derrière le multifactoriel et le politiquement acceptable », râle Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole. Lui-même, ostréiculteur en Charente-Maritime, constate une dégradation croissante du milieu naturel.

« Les marais doux, qui étaient le réceptacle des bassins versants, ont laissé place à de vastes zones céréalières », observe-t-il. Résultat : « L’eau arrive plus rapidement sur nos exploitations, provoquant des chocs de salinité. » Gérald Viaud accuse également l’urbanisation du littoral, qui « bouleverse les équilibres estuariens ».

oeuvre de marin

Les conchyliculteurs manifestent

Se sentant ignorés des pouvoirs publics, plusieurs centaines de conchyliculteurs ont manifesté leur colère le 19 juillet en bloquant le pont de l’île de Ré. Trois jours plus tard, ils envahissaient le Vieux Port de La Rochelle.

La mortalité, qui s’étend peu peu aux saint-jacques, pétoncles et coques, est économiquement désastreuse pour les 1.250 entreprises conchylicoles de Charente-Maritime, qui font travailler 6.000 permanents.

Gérald Viaud s’inquiète :

Ça va faire cinquante ans que je travaille dans l’ostréiculture, j’aimerais que mes enfants et mes petits-enfants puissent également en vivre.

 Alors, prévient-il, « si l’État continue de faire la sourde oreille, il faudra que la profession dans son ensemble se décide à porter plainte devant la Cour européenne ». En attendant, si vous croisez des moules au détour d’un marché, ne vous privez pas. Celles qui parviennent à survivre sont parfaitement saines.

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en savoir plus : La filière mytilicole sous perfusion

En juin, le gouvernement a annoncé une aide de dix millions d’euros pour soutenir les producteurs de moules. Plusieurs dispositifs sont mis en place : report de paiement des cotisations sociales, prise en charge des intérêts bancaires et aide directe aux entreprises touchées. Au niveau local, le conseil général de Vendée a alloué 18.000 euros aux douze entreprises de la baie de L’Aiguillon, tandis que le conseil régional des Pays de la Loire a voté en juin 1,35 million d’euros d’aide sous forme de prêts à taux zéro.

Repères :

>> La conchyliculture, l’élevage des coquillages, produit 170.000 tonnes par an en France. Au premier rang, l’ostréiculture, pour 60 % du tonnage, suivie de la mytiliculture pour 30 %, le reste se partageant entre la pectiniculture (coquilles saint-jacques et pétoncles), la cérastoculture (coques), la vénériculture (palourdes) ou encore la halioticulture (ormeaux). 

>> La France est le deuxième producteur des États membres de l’Union européenne, et le cinquième dans le monde. 

>> Le chiffre d’affaires annuel est de 780 millions d’euros, pour 18.000 emplois directs, dont 9.300 à temps plein. 

>> Le domaine public compte 17.000 hectares de parcs, et 3.000 hectares de domaines privés sont utilisés pour l’élevage au sol ou surélevé. Les bouchots (pieux de bois disposés en ligne sur l’estran) et les filières (dispositif flottant pour l’élevage en pleine mer) s’étalent sur 1.600 km dans les différentes zones de production (façades atlantique et méditerranéenne, Corse). 

>> Deux mille sept cents établissements agréés par les services vétérinaires assurent la mise en marché pour la consommation humaine.

 

Source : Comité national de la conchyliculture

 

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Colibri à gorge rubis

Posté par othoharmonie le 22 février 2016

 

 

colibri gorge rougeLe Colibri à gorge rubis est une espèce d’oiseau-mouche de petite taille puisque sa longueur totale est de 9 cm.

Les adultes ont un plumage vert iridescent sur le dessus tandis qu’ils sont blanc grisâtre sur le dessous. Ils ont le bec long, droit et très mince. Le mâle adulte a la gorge iridescente, rouge rubis, et la queue échancrée. La femelle a une queue arrondie, foncée avec l’extrémité blanche, et n’a pas de zone colorée sur la gorge. Il est très difficile de la distinguer de la femelle du Colibri à gorge noire. L’immature est semblable à la femelle.

Ce colibri niche dans les forêts caducifoliées et mixtes, les parcs et les jardins, à travers la plus grande partie de l’Est des États-Unis et du Sud du Canada. Les mâles arrivent sur les sites de nidification de début avril à fin mai, une semaine avant les femelles. La nidification s’étend jusqu’en juillet, exceptionnellement en août. La parade nuptiale consiste en une démonstration aérienne élaborée au cours de laquelle le mâle effectue des va-et-vient en vol près de la femelle, décrivant un demi-cercle de 2 ou 3 mètres de rayon.

La construction du nid commence de mi-avril à début juin, et est réalisée principalement par la femelle en 4 ou 5 jours. Ce nid est une coupe de 2,5 cm de diamètre, composée d’éléments végétaux, de lichens et de toiles d’araignées ; l’extérieur est tapissé de lichens et l’intérieur est garni de duvet végétal. Le nid est placé à 4 ou 5 mètres de haut sur une branche horizontale. Les mâles sont polygames, ne s’associant habituellement avec une femelle que le temps de la parade et de la ponte. La ponte se compose de 2 œufs. C’est la femelle seule qui nourrit et prend soin des jeunes. Il arrive souvent qu’une couvée de remplacement ait lieu si la première a échoué, mais les secondes nichées sont rares. Le mâle défend avec agressivité les places d’alimentation situées dans son territoire.

Cette espèce est migratrice et passe la plus grande partie de l’hiver au Mexique ou en Amérique centrale. Les colibris y fréquentent une large gamme de forêts tropicales, principalement les forêts sèches de plaine et les forêts secondaires jusqu’à 1 900 m d’altitude. La majeure partie de la population suit une route migratoire qui contourne le golfe du Mexique, aussi bien en automne qu’au printemps.

Ces oiseaux se nourrissent du nectar d’une trentaine d’espèces de fleurs grâce à une longue langue extensible, ou capturent des insectes en vol. Dans certaines parties de l’aire d’hivernage, des individus arrivent alors que les sources de nectar sont encore rares, et dépendent des insectes pour s’alimenter, jusqu’à ce que la floraison associée à la saison sèche se produise. Même quand les fleurs nectarifères sont disponibles, les insectes peuvent représenter jusqu’à 14 % du régime hivernal.

Cet oiseau :

  • défend vigoureusement ses sources de nourriture et les environs contre les intrus
  • effectue une migration spectaculaire au cours de laquelle il survole les 800 km du golfe du Mexique
  • utilise avec adresse de nombreux matériaux pour construire son nid, auquel il donne l’aspect d’un nœud de branche
  • agite les ailes au rythme de 55 à 75 battements à la seconde

Les principaux aliments du Colibri à gorge rubis sont les petits insectes et le nectar, ou suc mielleux, des fleurs. Il attrape les insectes au vol, en partant de son perchoir d’observation, ou bien les trouve à l’intérieur ou près des fleurs. Pour laper le nectar, l’oiseau insère profondément sa longue langue extensible et cylindrique dans la corolle des fleurs. Il préfère les fleurs tubulaires, comme les monardes et les ancolies. Lorsqu’il butine sur des fleurs dont la corolle est profonde, comme le Lis tigré, il perce le calice, ou col de la fleur, de son bec et extrait la goutte de nectar par ce raccourci.

Les fleurs aux couleurs vives qui contrastent avec l’arrière-plan attirent particulièrement les colibris. Leur préférence va aux fleurs rouges, puis aux orangées, couleurs qui ressortent toutes deux sur un fond ombragé; ils ne visitent les fleurs vertes que si le feuillage environnant est d’une autre couleur. Tout comme l’abeille, le colibri contribue à la pollinisation croisée : il transporte d’une fleur à l’autre d’une même essence le pollen auquel il s’est frotté.

La sève libérée par les trous percés dans les arbres par les Pics maculés est aussi une importante source de nourriture. C’est pourquoi on voit souvent le Colibri à gorge rubis bourdonner autour d’un pic, espérant se faire conduire à une nouvelle source d’alimentation.

Les colibris sont facilement attirés par les mangeoires qui contiennent une solution composée d’une mesure de sucre et de quatre mesures d’eau, que l’on fait bouillir pour retarder la fermentation et que l’on doit remplacer au moins une fois par semaine.

Mais ils ne réagissent pas tous de la même façon : certains s’habituent immédiatement à la mangeoire, tandis que d’autres associent difficilement l’étrange dispositif à la boisson sucrée. Mais une fois qu’ils ont trouvé la mangeoire, ils y retournent pourvu qu’elle reste suspendue au même endroit. Lorsqu’ils reviennent au printemps, les colibris essaient toujours de retrouver la mangeoire où ils se nourrissaient huit mois auparavant.

Le colibri a aussi besoin de boire de l’eau. Lorsqu’il survole une nappe d’eau, il lui arrive de descendre à la façon d’une hirondelle et de s’y abreuver en touchant la surface de son bec, laissant derrière lui des ronds dans l’eau. 

En général, les populations de Colibris à gorge rubis au Canada sont bien portantes. Cependant, le mauvais temps, comme les tempêtes et le gel prématuré, constitue parfois une menace non négligeable. Les accidents peuvent également jouer un rôle important, alors que les colibris peuvent se prendre dans les toiles d’araignées ou s’empaler sur des objets pointus. Enfin, des prédateurs peuvent menacer ces oiseaux. Puisqu’ils ressemblent à de gros insectes, les colibris sont vulnérables aux prédateurs comme les rapaces diurnes insectivores. De plus, on a déjà entendu parler d’un poisson ayant attrapé et avalé un colibri volant au-dessus d’un bassin.

COLIBRI

Ce que vous pouvez faire 
Même si les mangeoires pour colibris attirent ce minuscule oiseau dans notre arrière-cour, elles sont souvent placées trop près des fenêtres. Les colibris étant très agressifs et désireux de protéger ces sources d’aliments, ils pourraient prendre leur reflet dans la fenêtre pour des intrus, et ils passeront à l’attaque et se blesseront. De plus, comme la plupart des oiseaux, ils peuvent considérer les fenêtres comme des ouvertures au travers desquelles ils peuvent s’envoler. Pour protéger les colibris, on recommande de placer les mangeoires à au moins 5 à 10 mètres des fenêtres.

On doit faire preuve de prudence au moment de remplir et d’entretenir les mangeoires pour colibris en s’assurant qu’elles constituent une source d’aliments sains. Évitez le miel qui peut rendre les oiseaux malades, les édulcorants artificiels qui n’ont aucune teneur en éléments nutritifs, ou les colorants artificiels. Nettoyez vos mangeoires au moins une fois par semaine pour éliminer toute accumulation de moisissure ou de bactéries, qui peut s’avérer fatale pour les oiseaux. Pour connaître la façon de nettoyer les mangeoires des colibris, consultez le site Wild About Gardening de la Fédération canadienne de la faune (en anglais seulement).

En guise d’alternative ou de complément à la mangeoire, pourquoi n’aménageriez-vous pas un jardin pour colibris ? Ce minuscule oiseau pourra alors se délecter du nectar de certaines espèces particulières de fleurs (en anglais seulement), ainsi que des insectes qui fréquenteront votre jardin.

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Le Colibri Abeille

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2016

 

 COLIBRI ABEILLLE

 

Le plus petit oiseau au monde est le colibri-abeille, zunzuncito ( el ave más pequeña del mundo ) en espagnol et bee hummingbird ( the World’s Smallest Bird ) en anglais. Le colibri-abeille est à peine plus gros qu’un bourdon avec lequel il est souvent confondu. Le mâle est un peu plus petit que la femelle ne mesurant que 5.5 centimêtres ( environ 2.17 pouces ) de long et pesant seulement 1.95 grammes ( environ 0.07 once ). En comparaison, le colibri géant ( picaflor gigante ) que l’on retrouve dans les Andes mesure environ 21 centimêtres ( 8 pouces et demie ) et pèse 20 grammes ( 0.7 once ), si bien que le colibri-abeille peut se percher sur le bec du colibri géant des Andes. cliquez-ici pour voir un tableau comparatif.

Le nom scientifique du colibri-abeille est Mellisuga helenae en latin et colibri d’Hélène en français. Ce nom lui a été donné en l’honneur d’Hélène Booth, l’épouse d’un ami de Juan Gundlach ( 1810-1896 ), célèbre naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba et qui a écrit le premier livre important sur les oiseaux de l’île ( Ornitología Cubana ). Les cubains préfèrent l’appeler zunzuncito, mot espagnol qui veut dire petit zunzun. Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes du colibri. Saviez-vous que le battement des ailes du colibri se fait à une vitesse de 80 battements d’ailes par seconde ?

Le colibri-abeille est une espèce d’oiseau endémique à Cuba, c’est-à-dire qu’elle n’existe qu’à Cuba et nulle part ailleurs. Cuba est vraiment le royaume du plus petit monde puisque c’est là aussi que l’on retrouve la plus petite grenouille au monde ( Sminthillus limbatus ) ainsi que la plus petite chauve-souris papillon au monde ( Natalus lepidus ).

Même si on peut observer le colibri-abeille partout à Cuba, les chances de le voir seront meilleures surtout dans trois régions de l’île. La première région est celle du Parc national de Zapata situé à 180 kilomêtres au sud-ouest de la Havane dans la province de Matanzas. Ce parc est constitué d’une vaste zone de 120 kilomêtres de terres humides remplies de mangroves et de marécages. Il a la forme d’une chaussure d’où son nom de Zapata qui veut dire chaussure en espagnol. C’est aussi l’habitat naturel de 160 espèces d’oiseaux, de 31 sortes de reptiles, de 12 espèces de mammifères et d’une quantité innombrable d’amphibiens, de poissons et d’insectes. La deuxième région est celle de la petite ville historique de Baracoa ( première ville espagnole à Cuba, construite en 1512 ) située sur la pointe sud-est de l’île. Enfin on peut se rendre au sud-ouest de l’île, plus précisément sur l’île de la Jeunesse ( Isla de la Juventud ), anciennement l’île des Pins ( Isla de Pinos ), à ne pas confondre avec l’île des Pins située dans l’océan Pacifique au sud de la Nouvelle-Calédonie.

Le mot colibri nous vient des indiens Taïnos ( premiers habitants de Cuba ) et signifie « oiseau dieu « . Dans la mythologie Taïno, le colibri symbolise la renaissance. Les indiens Taïnos croyaient que la création mourrait lorsque la température devenait sèche et qu’elle naissait de nouveau quand la pluie venait. Ils adoraient le colibri comme un « zeni », une idole fétiche représentant le parcourt du soleil à travers le ciel.

Autres noms communs du colibri dans les Antilles: Beija-flor, Calypte, Chupaflor, Guacariga, Pajaro Mosca, Picaflor, Zumbador, Zun Zun. En langage Taïno, le colibri-abeille se dit  »Guani » à cause de sa couleur bleu-gris. Il est considéré comme un maitre spirituel du monde animal. Audubon ( John James ) , célèbre naturaliste américain, appelait les colibris « des morceaux scintillants d’arc-en-ciel ».

Les colibris ou oiseaux-mouches habitent exclusivement les Amériques. On les retrouve à partir de la Terre de Feu ( la pointe la plus au sud de l’Amérique du Sud ) jusqu’aux abords du Cercle arctique. Toutefois la majorité des espèces habite l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale. À peine une vingtaine d’espèces ont été observées aux États-Unis et de celles-ci, une seule espèce, le colibri à gorge rubis, fait son nid à l’est de la rivière Mississippi jusqu’au Québec.

Aujourd’hui, les colibris font face à un autre danger: la perte de leur habitat naturel. La forêt tropicale, le principal habitat des colibris, recule sur la planête. La bonne nouvelle est que les colibris ont de bonnes chances de survivre grâce à leur grande capacité d’adaptation. Certaines espèces ont même bénéficié du développement de l’agriculture et de l’engouement des gens pour le jardinage qui est devenu l’activité de loisir numéro un en Amérique. L’observation des oiseaux, pour sa part, est la deuxième activité de loisir.

  En 1999, le gouvernement cubain a fait graver des pièces de monnaie illustrant le colibri-abeille. Différentes valeurs ont été mises sur le marché dont celle de 10 pesos en or ( voir illustration à gauche ). Cette jolie pièce de monnaie s’appelle « Zunzuncito » et fait sûrement la joie des collectionneurs. On peut trouver aussi une pièce de 50 pesos en or et une autre de 10 pesos en argent. En 2001, une nouvelle monnaie de 10 pesos en argent est apparue sur le marché. Cette monnaie montre deux zunzuncitos ( colibri-abeilles ) en effigie.

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Les combats du Caméléon mènent à l’amour

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

combat de caméléonsLe caméléon est insectivore, mais les goûts varient selon les individus : mouches, abeilles, papillons et même parfois araignées font partie du menu. Il ne s’attaque qu’aux petits insectes dont il ne fait qu’une seule bouchée, mais peut avaler une centaine de mouches en quelques minutes. Il assomme abeilles et guêpes avant qu’elles n’utilisent leur dard. Pour boire, le caméléon profite de la moindre goutte de rosée ou de pluie sur une feuille, qu’il « gobe », gueule entrouverte.

Les caméléons mâles se distinguent des femelles par leur plus grande taille, leurs couleurs vives et la présence de rostres flexibles ou rigides en prolongement du museau. Si elles existent chez la femelle, les cornes frontales simples, doubles, triples, quadruples sont toujours plus discrètes, et la forme du casque est moins marquée. Le mâle se reconnaît également au double renflement gonflant la base de sa queue et signalant la présence interne de l’organe copulateur pair, les hémipénis. En période de reproduction, généralement vers août-septembre pour le caméléon commun d’Europe et d’Afrique du Nord, le mâle devient irritable et présente une coloration plus vive qu’à l’accoutumée. Dès qu’un rival se présente, une sorte de tournoi commence : les adversaires gonflent le corps, se dressent sur leurs pattes et ouvrent grande la gueule pour souffler bruyamment. À ces provocations succèdent les coups de tête. Les casques s’entrechoquent, les cornes se croisent, telles les lances d’une joute médiévale. Les morsures ne sont pas feintes, et le vaincu sera celui qui abandonnera la lice, par faiblesse ou par peur. Pendant le combat, la femelle qui est l’enjeu de la rixe en attend passivement l’issue, camouflée dans les feuillages alentour. Le vainqueur l’immobilise en la saisissant à la nuque avec ses mâchoires, qui s’avèrent puissantes et capables des pires morsures. Avec les pinces de ses doigts, il tient le dos, les pattes et la queue de la femelle étroitement enserrés. Si celle-ci tente de s’échapper, il la poursuit en fouettant l’air de sa queue et cherche à la bloquer en l’agrippant avec ses doigts. Puis, enfin, il la domine et fait pénétrer soit un seul de ses hémipénis, soit les deux à l’intérieur du cloaque de sa partenaire.

Au début de la saison froide (période inhabituelle chez les reptiles), un mois après le début du développement embryonnaire, la femelle pond. Ses flancs gonflés laissent apparaître en transparence les chapelets d’œufs, et elle perd son appétit. Descendue à terre, tôt le matin, elle creuse un nid au pied de son arbuste d’adoption en grattant le sol de ses pattes avant. La tâche est rude et il lui faut plus d’une journée pour achever son nid. Quand celui-ci atteint de 10 à 20 cm de profondeur, elle y dépose de 6 à 40 œufs oblongs. S’il arrive qu’ils tombent à côté, elle les ramasse avec ses doigts et les replace avec les autres. Puis elle recouvre le tout de terre. Dès lors, comme tous les reptiles, à l’exception des caïmans et des pythons, la femelle n’a plus aucun contact avec sa progéniture. Les œufs restent en place dans le sol plusieurs mois et n’éclosent qu’entre mai et août, selon la température et l’humidité ambiantes du sol. Ralenti pendant l’hiver, ce développement peut durer six mois chez les caméléons des régions chaudes. Quand les œufs éclosent, les petits découvrent seuls comment chasser et, quelques jours après, ils se dispersent.

Si la plupart des caméléons sont ovipares, il existe aussi des espèces ovovivipares, comme Bradypodion pumilum dans Afrique méridionale et Chamaeleo bitaeniatus en Afrique orientale. La femelle porte les œufs dans son ventre pendant tout le développement embryonnaire et met au monde des petits qui rompent la membrane de l’œuf à la sortie du cloaque maternel. Mais, là encore, dès qu’il est né, le jeune caméléon se débrouille seul.

 

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LE CLOCHER POUR LA CHOUETTE

Posté par othoharmonie le 8 mars 2015

 

                                                                                                  chouette_effraie_1

 

La disparition des sites de nidification de l’effraie a également entraîné une baisse  Importante des effectifs. 

Les habitations rurales sont souvent démolies ou rénovées, les accès aux combles obturés, les pigeonniers abandonnés s’effondrent, les granges sont remplacées par des hangars métalliques, les clochers sont souvent grillagés pour exclure les pigeons et les choucas. C’est pour pallier ce manque de sites de nidification que l’ASPAS lance une campagne de pose de nichoirs à effraie à travers toute la France. 

 Où installer un nichoir ?

Plusieurs conditions permettent d’évaluer la qualité du site. L’endroit doit être tranquille, situé à proximité de prairies mais éloigné de toute route, ou voie ferrée de circulation dense. L’effraie affectionne tout particulièrement les clochers pour leur tranquillité. Mais les combles d’église, les granges de fermes ou de haras, les greniers de maisons ou les  Pigeonniers sont aussi adaptés. 

Plusieurs indices de présence peuvent motiver le choix de l’endroit. Si des pelotes constituées de petits os, de dents, de plumes et de poils (éléments non digérés) jonchent le sol, cela signifie qu’une chouette rôde dans les parages. L’installation d’un nichoir peut alors lui assurer une qualité de nichée supérieure. 

Pour une réussite optimale, il est recommandé d’installer deux nichoirs ou trois dans une même zone : le premier pour la femelle et ses petits, l’autre pour le mâle. Il est en effet rare que le couple niche ensemble bien que le mâle continue à apporter ses proies à la femelle et aux jeunes. Avant d’installer le nichoir, il faut veiller à ne pas pénaliser d’autres espèces menacées. Il ne faut ainsi pas le placer à proximité immédiate de chevêches, espèce menacée, ou de chauves-souris qui constituent une proie occasionnelle de l’effraie. 

 Comment l’installer ?

Le mieux est d’installer le nichoir à l’intérieur d’un bâtiment. Fixé sur un mur ou sur une poutre, il devra être plaqué contre une ouverture sur l’extérieur. Dans le cas d’un clocher, une ouverture dans le grillage est nécessaire pour y apposer le tunnel permettant l’accès au nichoir. Le nichoir devra être installé à plus de 5 mètres de hauteur (10 – 15 mètres si possible) de sorte à réduire les risques de prédation (fouine,…). Le trou d’envol donnera  Directement sur l’extérieur et sera orienté à l’opposé des vents dominants.

 

Quelques préconisations :

- Mettre de la sciure ou des copeaux au fond du nichoir et y placer quelques pelotes pour attirer l’oiseau.

- Ne pas traiter l’intérieur du nichoir. Si vous souhaitez le protéger à l’extérieur, utilisez de la cire d’abeille ou de l’huile de lin, produits inoffensifs pour l’environnement.

- Bien choisir son bois. Sapin, peuplier, cèdre, mélèze, pin, chêne pour des nichoirs peu ou pas abrités. Les planches devront avoir, de préférence, une épaisseur comprise entre 15 et 20 mm.

Démarches à accomplir pour poser un nichoir :

Malgré la simplicité de l’action, la pose d’un nichoir est un engagement à long terme.

Il faut en effet l’entretenir chaque année, de préférence entre octobre et décembre : réparations, nettoyage afin d’éviter la prolifération des parasites, retrait des surplus de pelotes… Les visites devront se limiter à 1 ou 2 par an, de préférence à la tombée de la nuit et par beau temps. 

Les expériences passées ont montré que l’aménagement de sites de nidification est une mesure efficace pour la protection de l’effraie. Après une pose de 200 nichoirs dans le Haut-Rhin, le nombre de couples recensés est passé de 10 à 130 en 15 ans. 

Pour visualiser les plans des nichoirs ASPAS, se référer

au plan ci-joint. http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/Chouette-effraie-ASPAS.pdf

 

images (2)L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) est une association 100% indépendante, reconnue d’utilité publique, qui a fait le choix de ne percevoir aucune   subvention publique pour préserver son autonomie et sa liberté d’action. Elle sensibilise l’opinion publique à l’utilité de chaque espèce animale et à l’aberration du classement des « nuisibles », mène, entre autres, des actions pour une meilleure connaissance et une meilleure protection des loups, des amphibiens ou des blaireaux. Elle demande l’arrêt de la chasse le dimanche, protège les oiseaux migrateurs vis-à-vis de la chasse ou préserve les espèces et les habitats fragiles par la maîtrise foncière. Avec plus de 2 000 procédures engagées devant les tribunaux depuis 30 ans, l’ASPAS œuvre efficacement pour le respect et l’évolution du droit de l’environnement. Cette action est menée en partenariat avec les clubs CPN et le magazine Wapiti

 

Pour plus d’informations :

ASPAS – BP 505 – 26401 CREST cedex

Tél. : 04 75 25 10 00 – Fax : 04 75 76 77 58

www.aspas-nature.org  – info@aspas-nature.org

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Les acariens vivent partout

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2014

images (7)Ils sont de taille généralement minuscule : certains sont microscopiques, ne mesurant que quelques dizaines de micromètres, les plus grands ne dépassant pas 2 cm (sauf les tiques gorgées de sang qui dans les espèces tropico-équatoriales peuvent atteindre la taille d’une « belle » cerise).

Le corps est particulièrement compact pour un Arthropode en raison de la fusion du prosome (l’équivalent du céphalothorax d’autres arthropodes) et de l’opisthosome (ou abdomen) en une masse unique et de la quasi-disparition des traces de segmentation.

Il en existe près de 50 000 espèces répertoriées, mais la diversité réelle du groupe est probablement supérieure au million d’espèces. La variété de leurs modes de vie (habitat, niche écologique, mode d’alimentation…) est sans égale chez les Arachnides.

Beaucoup vivent librement dans le sol ou l’eau, mais les acariens ont aussi développé une grande diversité de relations avec d’autres êtres vivants — animaux ou végétaux —, allant de la phorésie à l’endoparasitisme. Il existe en particulier un grand nombre d’espèces parasites, éventuellement pathogènes pour les plantes, les animaux ou l’homme.

Parmi les plus connus, figurent les tiques, le sarcopte responsable de la gale, le varroa parasite des abeilles, les acariens des poussières (Dermatophagoides pteronyssinus par exemple) susceptibles de provoquer des allergies chez certaines personnes, ou encore les aoûtats.

En raison de la fusion des différentes régions du corps, la morphologie des acariens est unique. Les seules traces visibles de la segmentation d’origine sont les appendices, pièces buccales et pattes. Les pièces buccales, chélicères et pédipalpes, sont souvent fortement modifiées en relation avec l’alimentation correspondante. Elles constituent un ensemble qui chez les tiques prend le nom de capitulum (du latin « tête ») séparé du reste du corps par un sillon. Le reste du corps est nommé idiosome chez les tiques.

images (8)De chaque côté du corps se trouve un stigmate servant d’orifice respiratoire.

Les acariens sont essentiellement, sinon exclusivement ovipares. Comme chez les insectes, aux oeufs succèdent une larve, puis nymphe et enfin l’adulte. Certains auteurs nuancent chez les acariens la notion de stade et celle de stase, différenciant, au sein de la stase nymphale différents stades, chacun d’eux séparés par une mue, mais de très faible amplitude, bien différente de celle qui transforme la larve en nymphe, et celle-ci en l’adulte.

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Moustique et maladie

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

images (6)Les moustiques sont tous de petite taille. Le mâle se nourrit de la sève des plantes, mais la femelle se nourrit de sang et inflige une piqûre douloureuse, qui provoque un œdème passager. Ainsi, seules les femelles sont pourvues d’un appareil piqueur leur permettant de se nourrir de sang mais aussi de transmettre de nombreuses maladies au moment de la piqûre.

Les moustiques constituent, au-delà de leur nuisance, le plus important groupe de vecteurs de germes pathogènes transmissibles à l’homme. Ils peuvent transmettre, entre autres, le paludisme, une des toutes premières causes de mortalité humaine, de nombreuses maladies à virus (appelées arboviroses) telles que la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre à virus West Nile, le chikungunya, diverses encéphalites virales et les filarioses lymphatiques.

Le virus V.I.H. (virus du sida) et les virus des hépatites n’ont jamais été transmis par piqûre de moustique.

S’il existe, pour certaines maladies, des mesures de prévention (vaccin contre la fièvre jaune, chimioprophylaxie du paludisme), il est dans tous les cas conseillé de se protéger des piqûres par l’utilisation de moustiquaires en zone d’endémie.

Pour lutter contre les moustiques et leurs larves, on élève, dans les bassins et les étangs, des poissons du genre gambusia, prédateurs des larves. On aussi longtemps utilisé le D.D.T., mais des races résistantes sont apparues et cet insecticide s’avère toxique.

Maladies infectieuses transmises à l’homme par l’intermédiaire des insectes.

Les insectes sont des arthropodes à 6 pattes ; ils sont à distinguer des arachnides (tiques, acariens, araignées, scorpions), qui sont des arthropodes à 8 pattes.

Modes de contamination

Certains insectes parasitent l’homme, comme le pou, le morpion ou la puce-chique ; d’autres piquent, entraînant des démangeaisons temporaires ou induisant, plus rarement, des réactions allergiques (insectes hyménoptères comme l’abeille ou la guêpe).

Dans la transmission des maladies infectieuses, les insectes jouent le plus souvent le rôle de vecteur, transportant les agents infectieux, dans ou sur leur corps, d’un individu à un autre. Certains sont des réservoirs, leur organisme, notamment pour la fièvre jaune, assurant sur une longue durée la survie d’un agent pathogène.

Les maladies sont le plus souvent transmises lors de la piqûre de l’insecte, qui régurgite de la salive infectante, ou par ses déjections, qui pénètrent à travers une excoriation cutanée due à une piqûre, ou par simple portage de l’agent infectieux.

Différents types de maladie

Les insectes transmettent des arboviroses (maladies à virus dites arthropod-born), comme la fièvre jaune ou la dengue (moustiques), des maladies à bactéries, comme la peste (puces), des maladies à rickettsies, comme le typhus (poux et puces), des maladies à protozoaires (parasites monocellulaires), comme le paludisme, la trypanosomose africaine (maladie du sommeil), la trypanosomose américaine (maladie de Chagas) ou la leishmaniose (moustiques, mouches tsé-tsé, punaises, phlébotomes), ou des filarioses (maladies causées par des vers parasites, les filaires), comme la loase, l’onchocercose ou la filariose lymphatique (taons, simulies, moustiques). La borréliose à pou (fièvre récurrente) est transmise lors de l’écrasement d’un pou, non par sa piqûre.

Prévention

La lutte contre les insectes (utilisation de répulsifs insectifuges, de moustiquaires), la protection des aliments, le port de vêtements appropriés font partie des mesures d’hygiène préventive. Dans certains cas (typhus, peste), ces mesures sont capables de faire disparaître la maladie. Elles doivent parfois être complétées par d’autres : lutte contre les animaux réservoirs (dératisation) ou vecteurs (moustiques). Dans les régions où sévit le paludisme, la prise de médicaments antipaludiques est, en outre, indispensable.

Parlons des animaux sur  » La Vie Devant Soi « 

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TORTUES MOLLES

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2014

 

290px-Trionyx_triunguis_Zoo_Rostock_15-08-2008_083Trionyx triunguis est aisément reconnaissable à sa tête triangulaire et à sa carapace beaucoup moins bombée que les tortues terrestres.

Son habitat naturel est constitué de fleuves et rivières, pourvu que leurs eaux soient peu rapides, ainsi que des marais et des lacs.

Elle est carnivore et se nourrit principalement de poissons et de crustacés.

 

la Tortue-molle à épine, est une espèce de tortues de la famille des Trionychidae.

C’est est une espèce de tortue d’eau douce dont il existe de nombreuses sous-espèces difficiles à distinguer.

La carapace dorsale quasi circulaire de la tortue à carapace molle ressemble à une crêpe ; elle est recouverte d’une peau coriace plutôt que de dures plaques cornées, comme la plupart des carapaces de tortues. Chez les grosses femelles elle peut atteindre environ 43 cm de longueur.

Cette tortue se montre peu, devient féroce quand on la dérange et peut infliger des blessures graves avec sa mâchoire, coupante comme un rasoir.

Surtout aquatique, cet animal préfère les régions de sable et de boue, où il demeure dans l’eau peu profonde, ne laissant souvent sortir que ses narines. Il mange des écrevisses, des insectes aquatiques et des poissons.

 Description de cette image, également commentée ci-après

Les Trionychidae sont une famille de tortues cryptodires. Elle a été décrite par John Edward Gray en 1825.

Les tortues de cette famille ont une carapace molle couverte d’un cuir épais. La famille répertorie des espèces essentiellement carnivores. La famille des triasochelydés existe depuis le début du trias.

L’hyoplastron et hypoplastron sont distincts. Il n’y a pas de clapets fémoraux. La surface osseuse est creusée de cupules ou de vermiculures ou encore des sillons séparés par des bourrelets, disposés radiairement et concentriquement à partir et autour d’un centre ponctuel ou d’un axe.

Les neurales ont des cupules en « nid d’abeille », ou bien alignées, irrégulièrement, ou radiairement à partir du centre de la plaque.

La sous-famille Trionychinae est caractérisée par des bourrelets anastomosés isolant les cupules.

Certaines tortues peuvent absorber l’air par leur peau. Les trionychidés peuvent en absorber dans l’eau jusqu’à 70 % de leurs besoins en dioxygène.

 

Eastern Spiny Softshell Turtle.jpg

Ces tortues à carapace molle sont probablement les premières tortues à avoir repris une vie aquatique pour vivre dans les eaux boueuses ou sablonneuses peu profondes. Pour cela elles ont donc dû subir des transformations physiques et comportementales. Leur carapace s’est aplatie, arrondie, leur structure osseuse s’est réduite, les écailles ont disparu pour laisser place à du cuir. Leur carapace n’a pas d’os périphériques (excepté pour les Lissemys). Leurs pattes munies de trois doigts griffus caractéristiques à leur famille, se sont palmées, leur cou est devenu extensible et les narines se sont perchées au bout d’une espèce de petite trompe. De plus, n’étant plus protégées par une carapace dure comme les autres tortues, elles ont développé une grande agressivité.

Publications originales

  • Forskål, 1775 : Descriptiones Animalium: Avium, Amphibiorum, Piscium, Insectorum, Vermium; quae in Itinere Orientali Observavit. Post mortem auctoris edidit Carsten Niebuhr Hauniae [Copenhagen]: Mölleri, p. 1-164 (texte intégral).
  • Geoffroy Saint-Hilaire, 1809 : Memoire sur les tortues molles. Nouveau Bulletin du Société Philomatique de Paris, vol. 1, n. 22, pp. 363–367 (texte intégral).

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Mouche, la Volucelle

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

Mouche, la Volucelle dans MOUCHE mouche-131x150Sous le manoir de papier gris, redisons-le, le sol s’excave en cloaque où tombent les déchets du guêpier. Là sont précipitées les larves mortes ou chétives qu’une incessante revue extirpe des alvéoles pour faire place à de nouvelles occupantes ; là sont jetés les vers retardataires lors du massacre de l’arrière-saison ; là finalement, pour une bonne part, gît la foule que tuent les approches de l’hiver. A la débâcle de novembre et décembre, ce bas-fond regorge de matière animale.

Telles richesses ne resteront pas sans emploi. L’économie du mangeable, grande loi de ce monde, pourvoit à la consommation d’une simple pelote de bourre dégorgée par la chouette. Que sera-ce des énormes victuailles d’un guêpier ruiné ! S’ils ne sont déjà venus, attendant la manne qui bientôt descendra de là-haut, ils ne tarderont pas à venir, les consommateurs chargés de remettre en circulation vitale ces copieuses épaves. Ce grenier d’abondance, bourré de vivres par la mort, va devenir fervent atelier de retour à la vie. Quels sont les conviés ?

Si les Guêpes transportaient au vol les vers défunts ou maladifs et les laissaient choir sur le sol dans les alentours de leur demeure, ces conviés seraient, en première ligne, les oiseaux insectivores, les becs-fins, tous amateurs de menu gibier. A ce sujet, permettons-nous une brève digression.

On sait avec quelle jalouse intolérance les rossignols occupent chacun leur cantonnement. Chez eux, voisiner est interdit. A distance, entre mâles, il y a fréquents échanges de bravades par couplets ; mais si le provoqué s’approche, l’autre le fait déguerpir. Or, non loin de ma demeure, dans un maigre bosquet de chênes verts où le bûcheron trouverait à peine de quoi faire une douzaine de fagots, j’entendais, tous les printemps, un gazouillis de rossignols tellement nourri que les cantates des virtuoses, donnant du gosier tous à la fois et sans ordre, devenaient assourdissant charivari.

Pourquoi ces passionnés de solitude sont-ils venus s’établir en si grand nombre en un point où, d’après les règles, il y a juste l’étendue nécessaire au ménage d’un seul ? De l’isolé, quels motifs ont-ils fait assemblée ? Je m’informai de la chose auprès du propriétaire du fourré.

« Toutes les années c’est ainsi, fit-il, le bosquet est envahi par les rossignols.

— Et la cause ?

— La cause, c’est qu’il y a là, tout près, derrière le mur, un rucher. »

Ebahi, je regardais mon homme, ne comprenant pas la relation qu’il pouvait y avoir entre un rucher et la fréquence des rossignols.

« Eh oui, ajouta-t-il, il y a beaucoup de rossignols parce qu’il y a beaucoup d’abeilles. »

Nouveau regard interrogateur de ma part. Je ne comprenais pas encore. L’explication vint.

« Les abeilles, dit-il, jettent dehors leurs larves mortes. Le matin, le devant du rucher est semé, et les rossignols accourent les cueillir pour eux et leur famille. Ils en sont très friands. »

Cette fois, j’avais saisi le noeud de la question. Des vivres exquis, abondants, chaque jour renouvelés, avaient convoqué les chanteurs. Contre leur habitude, les rossignols voisinent, nombreux, dans un fourré de broussailles, pour être près du rucher et avoir le matin plus large part à la distribution des fines andouillettes.

Pareillement le rossignol, et ses émules en gastronomie, fréquenteraient le voisinage des guêpiers si les vers morts étaient rejetés à la surface du sol ; mais c’est à l’intérieur du terrier que tombe cette friandise, et nul oiselet n’oserait pénétrer dans la ténébreuse caverne, dont l’entrée, d’ailleurs serait trop étroite pour lui. Il faut ici d’autres consommateurs, de taille petite et d’audace grande ; il faut le diptère et son asticot, roi des trépassés. Ce que les Lucilies, les Calliphores, les Sarcophages font en plein air aux dépens de toute espèce de cadavres, d’autres mouches, spécialisant leur domaine, le font sous terre aux dépens des Guêpes.

En septembre, portons notre attention sur l’enveloppe d’un guêpier. A la surface extérieure et uniquement là, cette enveloppe est semée d’une multitude de gros points blancs elliptiques, solidement fixés au papier gris et mesurant environ deux-millimètres et demi de longueur sur un millimètre et demi de largeur. Aplatis en dessous, convexes en dessus et en outre d’un blanc lustré, ces points ressemblent à des gouttelettes très régulières tombées d’une bougie stéarique. Enfin le dos en est rayé de subtiles stries transversales, élégant détail qui demande le secours de la loupe pour être reconnu. Ces curieux objets sont disséminés sur toute la surface de l’enveloppe, tantôt distants l’un de l’autre, tantôt rassemblés par archipels plus ou moins denses. Ce sont les oeufs de la Volucelle (Volucella zonaria Linn.).

Egalement accolés au papier gris de l’enceinte, abondent, pêle-mêle avec ceux de la Volucelle, d’autres oeufs d’un blanc crétacé, lancéolés, parcourus en long par sept ou huit fines côtes, à l’imitation de certaines semences d’ombellifères. Un subtil pointillé sur toute la surface complète l’élégance. Ils sont moitié moindres que les précédents. J’en ai vu sortir des vermisseaux qui pourraient bien être le point de départ des asticots pointus reconnus déjà au fond des terriers. Mes essais d’éducation n’ayant pas abouti, je ne peux dire à quel diptère ces oeufs se rapportent. Qu’il nous suffise de noter en passant cet anonyme. Il y en a bien d’autres, qu’il faut se résoudre à laisser sans étiquette, tant est complexe la mêlée des convives dans les ruines d’un guêpier. Ne nous occupons que des plus remarquables, au premier rang desquels est la Volucelle.

C’est une superbe et puissante mouche, dont le costume, zoné de bandes jaunes et brunes, présente une vague ressemblance avec celui des Guêpes. Les théories en vogue se prévalent de ce jaune et de ce brun pour faire de la Volucelle un exemple frappant de mimétisme. Obligée, sinon pour elle, du moins pour sa famille, de s’introduire en parasite chez la Guêpe, elle ruse, dit-on, et endosse par tromperie la livrée de sa victime. Dans le guêpier, elle vaque tranquille à ses affaires, prise qu’elle est pour l’un des habitants.

mouche1-131x150 dans MOUCHECette naïveté de la Guêpe, dupe d’un costume très grossièrement imité, et cette scélératesse du diptère se dissimulant sous un travesti excèdent les bornes de ma crédulité. La Guêpe n’est pas aussi sotte, et la Volucelle aussi rusée qu’on nous l’affirme. Si vraiment cette dernière s’est avisée de tromper l’autre par son aspect, reconnaissons que son déguisement n’est pas des mieux réussis. Des écharpes jaunes au ventre ne font pas une Guêpe. Il faudrait de plus, et avant tout, la sveltesse du corps, la prestesse de l’allure, et la Volucelle est trapue, dilatée, de pose grave. Jamais la Guêpe ne confondra avec l’un des siens cet insecte lourdaud. La disparate est trop grande.

Pauvre Volucelle, le mimétisme ne t’a pas suffisamment renseignée. Il te fallait, point essentiel, prendre taille de Guêpe, et tu l’as oublié ; tu es restée grosse mouche, trop facile à reconnaître. Tu pénètres néanmoins dans la terrible caverne ; tu peux, sans péril, y séjourner longtemps, comme l’attestent les oeufs semés à profusion sur l’enveloppe du guêpier. De quelle façon t’y prends-tu ?

Considérons d’abord que la Volucelle n’entre pas dans l’enceinte où sont empilés les gâteaux ; elle se tient, pour y déposer sa ponte, à la face extérieure du rempart de papier. Rappelons-nous d’autre part le Poliste mis en compagnie des Guêpes dans ma volière. En voilà certes un qui n’a pas besoin de recourir au mimétisme pour se faire accepter.

Il appartient à la corporation, il est Guêpe lui-même. Chacun de nous, s’il n’a pas le regard exercé de l’entomologie, confond les deux genres. Or cet étranger, tant qu’il ne devient pas trop importun, est très bien toléré des Guêpes sous cloche. Nulle ne lui cherche noise. Il est même admis autour de l’a table, la nappe de papier servie de miel. Mais il est infailliblement perdu si par mégarde il prend pied sur les gâteaux.

Son costume, sa forme, sa taille, qui sont précisément, de bien peu s’en faut, le costume, la forme et la taille de la Guêpe ne le tirent pas d’affaire. A l’instant reconnu étranger, il est assailli et mis à mal avec la même fougue que le sont les larves de l’Hylotome et de la Saperde, larves dont l’aspect n’a rien de commun avec celui des Guêpes.

Si l’identité de la forme et du costume ne sauve pas le Poliste, que sera-ce de la Volucelle, grossière imitation ? Le regard de la Guêpe, qui sait discerner le dissemblable dans le pareil, ne s’y laissera pas méprendre. Aussitôt reconnue, l’étrangère sera jugulée. Là-dessus, il n’y a pas l’ombre d’un doute.

Faute de Volucelles au moment de mes expérimentations, je fais emploi d’un autre diptère, le Milesia fulminans, qui, par sa tournure svelte et ses belles bandes jaunes, présente avec la Guêpe une ressemblance bien autrement accentuée que celle de la grosse mouche zonée. En dépit de cette similitude, s’il s’aventure sur les gâteaux, l’étourdi périt poignardé. Ses écharpes jaunes, son ventre fluet, n’en imposent pas le moins du monde. Sous les traits d’un sosie est reconnu l’étranger.

Variés au hasard de mes captures, les essais sous cloche m’amènent tous à cette conclusion : tant qu’il y a simple voisinage, même autour du miel, les autres incarcérés sont assez bien tolérés ; mais s’ils viennent aux cellules, ils sont assaillis et souvent tués, sans distinction de forme et de costume. Le dortoir des larves est le saint des saints où nul profane ne doit pénétrer sous peine de mort.

Avec les prisonnières de ma cloche, j’expérimente au jour, et les Guêpes libres travaillent dans la profonde obscurité de leur souterrain. Où la lumière manque, la coloration n’a plus de rôle. Une fois entrée dans la caverne, la Volucelle ne tire donc aucun avantage de ses bandes jaunes, sa sauvegarde, nous dit-on.

Dans les ténèbres, à la condition d’éviter le tumultueux intérieur du guêpier, il lui est aisé de faire son coup, costumée comme elle l’est ou costumée d’autre manière. Pour peu qu’en sa prudence elle s’avise de ne pas coudoyer les passants, elle peut, sans danger, plaquer ses oeufs sur la muraille de papier. Nul ne saura sa présence.

Le dangereux, c’est de franchir le seuil du terrier en plein jour, sous les regards des allants et des venants. En ce moment seul, le mimétisme serait opportun. Or, est-elle bien périlleuse cette entrée de la Volucelle en présence de quelques Guêpes ? Le guêpier de l’enclos, celui qui plus tard devait périr au soleil sous une cloche de verre, m’a permis de longues stations, mais sans résultat concernant le sujet qui me préoccupait le plus. La Volucelle n’a pas paru. L’époque de ses visites était sans doute passée, car dans le nid exhumé, j’ai trouvé de ses larves en abondance.

D’autres diptères m’ont dédommagé de mon assiduité. A distance respectueuse, bien entendu, j’en ai surpris qui, d’humble taille et de coloration grisâtre, rappelant celle de la mouche domestique, pénétraient dans le souterrain. Dépourvus de la moindre tache jaune, ceux-là certainement n’avaient aucune prétention au mimétisme. Ils entraient et sortaient néanmoins tout à leur aise, sans émoi, comme chez eux. Pourvu qu’il n’y eût pas trop grand concours sur la porte, les Guêpes les laissaient faire. S’il y avait foule, les visiteurs gris attendaient, non loin du seuil, un moment d’accalmie. Rien de fâcheux ne leur survenait.

A l’intérieur de l’établissement, mêmes relations pacifiques. J’ai sur ce dernier point le témoignage de mes fouilles. Dans le charnier du souterrain, si riche en larves de muscides, je ne parviens pas à découvrir des cadavres de diptères adultes. Si, dans le parcours du vestibule ou, plus bas, les étrangers étaient occis, ils tomberaient au fond du terrier pêle-mêle avec les autres ruines. Or, dis-je, dans ce charnier, jamais de Volucelles mortes, jamais de mouche quelconque. Les entrants sont donc respectés. Leurs affaires terminées, ils ressortent indemnes.

Cette tolérance des Guêpes a de quoi surprendre. Alors un doute vient à l’esprit : est-ce que la Volucelle et les autres ne seraient pas ce que dit l’histoire classique, des ennemis, des égorgeurs de larves saccageant le guêpier ? Informons-nous ; interrogeons-les dès l’éclosion.

Aux mois de septembre et d’octobre, rien n’est plus facile que de récolter les oeufs de la Volucelle en tel nombre que l’on veut. Ils abondent à la face externe du guêpier. En outre, comme le font d’ailleurs les larves de la Guêpe, ils résistent assez longtemps à l’asphyxie par l’essence de pétrole : aussi l’éclosion de la grande majorité est-elle certaine. Avec des ciseaux, je détache de l’enveloppe du nid les morceaux de papier les mieux peuplés et j’en remplis un bocal. Ce sera l’entrepôt où journellement, pendant près de deux mois, je puiserai des larves naissantes.

L’oeuf de la Volucelle reste en place, tranchant toujours par sa blanche coloration sur le fond gris de son appui. La coque se ride, s’affaisse, et le bout antérieur bâille d’une déchirure. Il en sort une gentille larve blanche, atténuée en avant, quelque peu dilatée en arrière et toute hérissée de papilles charnues. Sur les flancs de la bête, ses papilles s’étalent en dents de peigne ; en arrière, elles s’allongent et divergent en éventail ; sur le dos, elles se raccourcissent et se rangent en quatre séries longitudinales. L’avant-dernier segment porte deux brefs canalicules respiratoires, d’un roux vif, dressés obliquement et accolés l’un à l’autre.

L’avant, à proximité de la bouche pointue, s’assombrit de brunâtre. C’est, vu par transparence, l’appareil buccal et moteur, formé de deux crochets. En somme, gracieuse bestiole avec son hérissement et sa blancheur, qui lui donnent l’aspect, d’un tout petit flocon de neige. Mais cette élégance n’est pas de longue durée : devenue forte, la larve de la Volucelle se souille de sanie, se colore de roussâtre et rampe sous la forme d’un grossier porc-épic.

Que devient-elle au sortir de l’oeuf ? Mon bocal entrepôt me l’apprend en partie. D’équilibre peu stable sur des surfaces déclives, elle se laisse choir au fond du récipient, où je la trouve, par éclosions quotidiennes, errant inquiète. Ainsi doivent se passer les choses chez la Guêpe. Inhabiles à se maintenir sur la pente de la muraille de papier, les nouveau-nés tombent au fond du souterrain. Là s’amasse, à la fin de la saison surtout, copieuse provende de Guêpes défuntes et de larves mortes extraites des cellules et rejetées hors du logis, le tout faisandé et devenu victuaille chère aux asticots.

Eux-mêmes asticots, malgré leur parure neigeuse, les fils dela Volucelle trouvent dans ce charnier vivres à leur goût, incessamment renouvelés. Leur chute des hauteurs de l’enceinte pourrait bien ne pas être un accident, mais un moyen d’atteindre au plus tôt, sans recherches, les bonnes choses qu’il y a là-bas, tout au fond de la caverne. Peut-être aussi quelques-uns des vermisseaux blancs, à la faveur des lacunes qui font de l’enveloppe un couvert spongieux, parviennent-ils à se glisser dans l’intérieur du guêpier.

vToujours est-il que, pour la majeure part, les larves clé la Volucelle, à tous les degrés de développement, se tiennent dans le bas-fond du terrier, parmi les résidus cadavériques. Les autres, établies dans le domicile même des Guêpes, sont relativement en petit nombre.

Ces relevés affirment déjà que les vers de la Volucelle ne méritent pas la réputation qu’on leur a faite. Satisfaits de la dépouille des morts, ils ne touchent pas aux vivants ; ils ne ravagent pas le guêpier, ils l’assainissent.

L’expérience confirme ce que nous apprend l’examen des lieux. Dans de petites éprouvettes, d’observation commode, je mets en présence, maintes et maintes fois, des larves de Guêpes et des larves de Volucelles. Les premières sont bien portantes, en pleine vigueur ; je viens de les extraire à l’instant de leurs cellules. Les autres sont variées d’état, depuis celui de flocon neigeux né du jour, jusqu’à celui de robuste porc-épic.

La rencontre n’a rien de tragique. Les vers des diptères rodaillent dans l’éprouvette sans toucher à l’andouillette vivante. Tout au plus, ils appliquent un moment la bouche sur le lardon, puis la retirent, insoucieux du morceau.

Il leur faut autre chose : un blessé, un mourant, un cadavre qui difflue en sanie. Si je pique, en effet, de la pointe d’une aiguille la larve de Guêpe, les dédaigneux de tantôt viennent s’abreuver à la blessure saignante. Si j’offre une larve morte, brunie par la pourriture, les vers l’éventrent et se repaissent de ses fluides.

Il y a mieux. Je peux très bien les alimenter avec des Guêpes devenues putrilage sous leurs anneaux cornés ; je les vois humer avec satisfaction le suc de larves de Cétoine en décomposition ; je les maintiens prospères avec un hachis de viande de boucherie, qu’ils savent fluidifier suivant la méthode des vulgaires asticots.

Et ces indifférents sur la nature de la proie tant que celle-ci est morte, la refusent quand elle est vivante. En vrais diptères qu’ils sont, en francs défricheurs de cadavres, avant de toucher à une pièce, ils attendent que la mort ait fait son ouvrage.

A l’intérieur du guêpier, les larves valides sont la règle, et les impotentes la rare exception, à cause de l’assidue surveillance qui élimine tout ce qui dépérit. Là néanmoins, sur les gâteaux, parmi les Guêpes en travail, des larves de Volucelle se rencontrent ; non aussi nombreuses, il est vrai, que dans le charnier d’en bas, mais enfin assez fréquentes. Or, que font-elles en ce séjour où les cadavres manquent ? S’attaquent-elles aux bien portants ? Leurs continuelles visites, d’une cellule à l’autre, tout d’abord le feraient croire ; mais nous serons vite détrompés si nous suivons de près leurs manoeuvres, ce que permet l’établissement sous cloche.

Je les vois ramper affairées à la surface des gâteaux, ondulant du col et s’informant des loges. Celle-ci ne convient pas, cette autre non plus ; la bête hérissée passe outre, cherche toujours, dardant, de-ci, de-là, son avant pointu. Cette fois, la cellule paraît être dans les conditions requises. Luisante de santé, une larve y bâille, croyant à l’approche de sa nourrice. De ses flancs rebondis, elle remplit la chambrette hexagone.

Le sordide visiteur, lame d’exquise souplesse, s’infléchit, glisse son avant délié entre la paroi et l’habitant, dont la molle rotondité doucement cède à la pression de ce coin animé. Il plonge dans la loge, ne laissant au dehors que son large arrière-train, où font tache rousse les deux tubes respiratoires.

mouche2-131x150Quelques temps il reste dans cette pose, occupé de son travail tout au fond de la loge. Cependant les Guêpes présentes laissent faire impassibles, preuve que la larve visitée n’est pas en péril. L’étranger en effet, se retire d’un glissement doux. Le poupon, sac d’une parfaite élasticité, reprend son volume sans avoir rien éprouvé de fâcheux, comme en témoigne son appétit. Une nourrice lui présente une gorgée, qu’il accepte avec tous les signes d’une vigueur non offensée.

Quant au ver, de la Volucelle, quelques instants il se pourlèche à sa manière, rentrant et sortant son double croc ; puis, sans perdre temps, il va recommencer ailleurs son coup de sonde.

Ce qu’il convoite, à l’arrière des larves, au fond des cellules, ne saurait être déterminé par l’observation directe ; il faut le deviner. Puisque la larve visitée reste intacte, ce n’est pas une proie que le ver de la Volucelle recherche. D’ailleurs, si le meurtre entrait dans ses projets, pour quels motifs descendre au fond de la loge, au lieu d’attaquer directement la recluse sans défense ? Il serait bien plus simple de sucer la patiente par l’orifice même de la cellule. Au lieu de cela, un plongeon, toujours un plongeon, et jamais d’autre tactique.

Qu’y a-t-il donc en arrière de la larve de Guêpe ? Essayons de le dire aussi décemment que possible. Malgré son extrême propreté, cette larve n’est pas affranchie des misères physiologiques conséquence inévitable du ventre. Elle a, comme tout mangeur, des scories intestinales, au sujet desquelles sa claustration lui impose une extrême réserve.

Comme le font tant d’autres larves d’hyménoptères logées très à l’étroit, elle diffère, jusqu’au moment de la transformation, le débarras de ses déchets digestifs. Alors, en une fois pour toutes, se rejette l’immonde amas dont la nymphe, délicat organisme en résurrection, ne doit garder la moindre trace. Cela se retrouve plus tard, en toute loge vide, sous forme d’un tampon d’un noir violacé.

Mais sans attendre cette épuration finale, ce bloc, de temps à autre s’évacuent de maigres résidus, aussi limpides que de l’eau. Il suffit de tenir une larve de Guêpe dans un petit tube de verre pour reconnaître ces excrétions fluides, de loin en loin rejetées.

Eh bien, je ne vois pas autre chose qui puisse expliquer le plongeon des vers de la Volucelle au fond des cellules sans blesser les larves. Ils y recherchent cette humeur, ils en provoquent l’émission. C’est pour eux une friandise qui s’ajoute à la nourriture plus substantielle fournie par les cadavres.

Officier de santé de la cité vespienne, la Volucelle remplit double office : elle torche les enfants de la Guêpe, elle débarrasse le guêpier de ses morts. Aussi, est-elle accueillie paisiblement, en auxiliaire, quand elle pénètre dans le terrier pour y déposer ses oeufs, aussi, au coeur même de la demeure, où nul ne vaguerait impunément, sa larve est-elle tolérée, mieux que cela, respectée.

Rappelons-nous le brutal accueil fait aux larves de Saperde et d’Hylotome que je dépose sur un gâteau. Aussitôt happés, meurtris, lardés de l’aiguillon, les misérables périssent. C’est une tout autre affaire avec les fils de la Volucelle. Ils vont et viennent à leur guise, sondent les cellules, coudoient les habitants, et nul ne les moleste. Précisons par quelques exemples cette mansuétude, bien étrange chez l’irascible Guêpe.

Pendant une paire d’heures, mon attention se porte sur une larve de Volucelle établie dans une cellule, côte à côte avec la larve de Guêpe, maîtresse de céans. L’arrière-train émerge, étalant ses papilles. Parfois aussi se montre l’avant pointu, la tête, qui se meut avec de brusques oscillations de serpent. Les Guêpes viennent de se remplir le jabot à la flaque de miel ; elles distribuent la becquée. Le travail est très actif, et les choses se passent en pleine lumière, sur une table, devant la fenêtre.

Allant d’une cellule à l’autre, les nourrices, à nombreuses reprises, frôlent l’intrus, l’enjambent. Elles le voient certainement. L’autre ne bouge, ou, piétiné, rentre pour reparaître tout aussitôt. Quelques-unes des passantes s’arrêtent, penchent la tête sur l’orifice, semblent s’informer, puis repartent sans autrement se préoccuper de l’état des choses. L’une d’elles fait mieux : elle essaye de donner la becquée au légitime propriétaire de la loge ; mais celui-ci, comprimé par son visiteur, ne se sent pas en appétit et refuse. Sans le moindre signe d’inquiétude au sujet du nourrisson qu’elle vient de voir en gênante compagnie, la Guêpe se retire, va distribuer ailleurs sa gorgée.

En vain mon observation se prolonge : d’émoi, il n’y en a pas. On traite le ver de la Volucelle en ami, ou du moins en indifférent. Nul essai pour le déloger, le harceler, le mettre en fuite. Le ver non plus ne semble guère se préoccuper des allants et des venants. Sa tranquillité dit qu’il se sent chez lui.

Soit encore le témoignage que voici. Le ver est plongé, la tête en bas, dans une cellule vide, trop étroite pour le recevoir en entier. L’arrière déborde, très visible. De longues heures il stationne, immobile, dans cette position. A tout instant des Guêpes passent et repassent tout à côté. Trois d’entre elles, tantôt ensemble et tantôt isolées, viennent rogner les bords de la cellule ; elles en-détachent des parcelles qu’elles réduisent en pâte pour un nouvel ouvrage.

Si les passantes, préoccupées de leurs affaires, n’aperçoivent pas l’intrus, ces dernières certainement le voient. Pendant leur travail de démolition, elles le touchent des pattes, des antennes, des palpes, et cependant nulle n’y prend garde. Le gros ver, si reconnaissable à sa tournure étrange, est laissé tranquille, et cela au grand jour, sous les regards de tous. Qu’est-ce donc lorsque la profonde obscurité des souterrains le protège de ses mystères !

Je viens d’expérimenter avec des larves de Volucelle déjà fortes et colorées de ce roux sale que l’âge amène. Quel effet produira le blanc pur ? Je sème à la surface des gâteaux des larves récemment issues de l’oeuf. Les vermisseaux neigeux gagnent les cellules voisines, y descendent, en ressortent, cherchent ailleurs. Très pacifiquement, les Guêpes les laissent faire, insoucieuses des petits envahisseurs blancs comme des gros envahisseurs roux.

Parfois, quand elle pénètre dans une loge occupée, la bestiole est saisie par la propriétaire, la larve de Guêpe, qui la happe, la tourne et la retourne entre les mandibules. Est-ce morsure défensive ? Non, mais simple confusion avec une bouchée présentée. Le mal n’est pas grand. Grâce à sa souplesse, le petit ver sort intact des tenailles et continue ses recherches.

L’idée pourrait nous venir d’attribuer cette tolérance à quelque défaut de perspicacité dans le coup d’oeil des Guêpes. Voici de quoi nous détromper. J’introduis isolément dans des cellules vides une larve de Saperde scallaire et une larve de Volucelle, toutes les deux blanches et choisies de façon à ne pas remplir tout à fait la loge. Leur présence ne se révèle que par la pâleur du râble qui fait tampon à fleur de l’orifice. Un examen superficiel resterait indécis sur la nature du reclus. Les guêpes ne s’y méprennent pas : elles extirpent le ver de la Saperde, le tuent, le jettent aux gémonies ; elles laissent en paix le ver de la Volucelle.

Les deux étrangers sont très bien reconnus dans le secret des cellules: ici est l’importun qu’il faut chasser, ici se trouve l’hôte habituel qu’il faut respecter. La vue vient en aide, car les événements se passent au grand jour sous la cloche ; mais les Guêpes ont d’autres moyens d’information dans l’obscurité du terrier. Si je fais la nuit en couvrant l’appareil d’un voile, le meurtre des non tolérés ne s’accomplit pas moins.

Ainsi le veut la police du guêpier : tout étranger surpris, doit être massacré et jeté aux ordures. Pour déjouer cette vigilance, il faut aux vrais ennemis une immobilité sournoise, une dissimulation de haute scélératesse. Mais le ver de la Volucelle ne se dissimule pas. Il va et vient, à découvert, où bon lui semble ; il recherche au milieu des Guêpes les cellules à sa convenance. Qu’a-t-il donc pour se faire ainsi respecter ?

La force ? Certes non. C’est un inoffensif que la Guêpe découdrait d’un coup de ses cisailles. Atteint de l’aiguillon, il serait foudroyé. C’est un hôte connu, à qui, dans un guêpier, nul ne veut du mal. Pourquoi ? Parce qu’il rend des services ; loin de nuire, il travaille à l’assainissement. Ennemi ou simplement importun, il serait exterminé ; auxiliaire méritoire, il est respecté.

Alors quelle nécessité pour la Volucelle de se déguiser en Guêpe ? Gris ou bariolé, tout diptère est admis dans le terrier du moment qu’il est utile à la communauté. Le mimétisme de la Volucelle, l’un des plus concluants, dit-on, est, en somme, une puérilité. L’observation patiente, en continuel tête-à-tête avec les faits, n’en veut pas ; elle l’abandonne aux naturalistes de cabinet, trop enclins à voir le monde des bêtes à travers l’illusion des théories.

 

source : Souvenirs entomologiques, Jean-Henri FABRE, 1903, VIIIème Série, Chapitre 21. 

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Le jour des Fourmis

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2013

 

Le jour des Fourmis dans FOURMI 200530_2734380-194x300Le jour des fourmis est un roman de Bernard Werber qui fait suite au roman Les Fourmis. Publié en 1992, il reprend la construction en deux fils narratifs qui avait fait le succès du premier volume. Les extraits de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu proviennent désormais du deuxième volume du testament d’Edmond Wells.

Chez les fourmis

La princesse 56e, sous le nom de Chli-pou-ni, est désormais reine de Bel-o-kan. Elle décide d’entamer un « mouvement évolutionnaire » au sein de sa fourmilière. Pour cela, elle crée notamment une bibliothèque chimique, dans laquelle sont placées des œufs contenant des phéromones mémoires regroupant les connaissances des belokanniennes. Grâce à l’expédition menée dans le précédent volume par 103 683e, la reine sait désormais qu’il existe « au bord oriental du monde » des « Doigts » (appelés « Mains » dans Les Fourmis) et qu’ils sont responsables des disparitions des expéditions de chasse et d’une cité termite ainsi que de l’incendie de la cité plusieurs mois auparavant. Pour lutter contre les Doigts, la reine décide de lancer une grande croisade contre eux.

 

De son côté, 103 683e, tombe par hasard sur la tête d’une fourmi décapitée qui lui apprend, en dépit de son état, l’existence de rebelles fourmis s’opposant à la croisade de la reine. Celles-ci sont en réalité des fourmis pro-doigts, dont certaines sont déistes, c’est-à-dire qu’elles considèrent les Doigts comme leurs dieux. La notion de religion étant jusqu’alors étrangère aux fourmis, 103 683e reste sceptique sur le supposé statut des Doigts. Les fourmis ont été converties par l’intermédiaire du docteur Livingstone, l’appareil qui permet aux habitants de la cave d’Edmond Wells de communiquer avec les fourmis. En effet, Nicolas, la personne la plus jeune enfermée sous la fourmilière, leur fait croire que les Doigts sont les dieux des fourmis.

Parallèlement, Chli-pou-ni demande à 103 683e de bien vouloir diriger sa croisade contre les Doigts, qu’elle estime à quatre troupeaux, soit vingt Doigts. La reine prévoit quatre-vingt mille soldates pour sa mission, mais, suite à une subite inondation de la fourmilière, elles ne sont plus que trois mille, aidées par d’autres insectes comme le scarabée rhinocéros. 103 683e accepte sa mission et se fait accompagner par 23e et 24e, des fourmis déistes. 24e porte un cocon à papillon, élément clé de la mystérieuse « mission Mercure » confiée à sa charge par le docteur Livingstone.

Sur leur route, les fourmis s’aperçoivent que la cité fourmilière de Giou-li-aikan a disparu par la faute des Doigts. Elles se font attaquer par un pic noir, que 103 683e parvient à vaincre. Grâce à cet exploit, les autres fourmis décident de surnommer 103 683e 103e. Elles croisent par hasard des Doigts qui pique-niquent, le préfet Dupeyron et sa famille. C’est une hécatombe côté fourmis, leur acide formique est inefficace contre les humains et les pinces de leurs mandibules les laissent insensibles. 103e tente le tout pour le tout et injecte au fils Dupeyron du venin d’abeille. Celui-ci est allergique et s’effondre et les humains s’en vont rapidement. Les fourmis voient alors en le venin d’abeille un moyen pour vaincre les Doigts. Elles décident de s’en procurer en grosse quantité et partent en direction d’Askoleïn, la Ruche d’or. La déiste 23e s’éclipse de l’expédition et part dissuader la reine des abeilles d’approvisionner les fourmis en venin. Avant que celle-ci n’ait pu statuer sur sa décision, la croisade arrive à proximité de la ruche. Fourmis et abeilles se lancent alors dans une grande bataille d’où les myrmécéennes ressortent triomphantes. Elles repartent avec leur réserve de venin et accompagnées de quelques abeilles.

 

En chemin vers le monde des Doigts, les fourmis forment une alliance avec les termites qui les rejoignent dans leur croisade. Elles passent également par une île où se situe un unique Acacia cornigera. Les insectes décident d’y faire une halte pour prendre des forces avant l’assaut final. Au moment de partir, 24e choisit de rester sur l’île et fonde la Communauté libre du cornigera. Elle est rejoint par d’autres insectes las de la croisade. Avant de repartir en guerre, 103e prend le cocon indispensable à la mission Mercure. La croisade arrive finalement chez les Doigts et décide d’attaquer une poste. De nombreux insectes rampants se font tuer, écraser par les pieds des humains. Les volants percutent les vitres et meurent sur le coup. Les derniers se noient dans l’eau savonneuse du camion municipal chargé de nettoyer le trottoir.

content dans FOURMI103e, 23e et la fourmi 9e sont les seules rescapées de cette hécatombe. 9e, curieuse de savoir ce que contient le cocon que transporte 103e, la provoque en duel. Elle se fait décapiter par 103e qui décide de se séparer de 23e. Celle-ci souhaite découvrir le monde des Doigts, tandis que 103e souhaite investir un nid de Doigts, c’est-à-dire un appartement. Au fil de ses pérégrinations, elle rencontre des blattes, qui lui révèlent que les Doigts sont en réalité leurs esclaves. En effet, elles sont nourries chaque jour par les déchets des humains, qu’elles considèrent comme des offrandes. Elles lui font également passer « l’épreuve sublime », c’est-à-dire que 103e doit se battre contre une autre fourmi, qui s’avère n’être en réalité que le reflet de sa propre personne. 103e refuse de se battre contre une fourmi rousse semblable à elle et les blattes lui révèlent la supercherie. 103e s’est acceptée elle-même, elle a remporté l’épreuve, les blattes lui désignent l’emplacement d’un nid de Doigts. La plupart ne cherchent qu’à la tuer.

 

Elle part à la recherche de « Doigts gentils ». C’est ainsi qu’elle tombe par hasard chez Laetitia Wells.

 

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Fourmi Rousse

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

Fourmi Rousse dans FOURMI myrmica-rubra-workersIssues d’un ancêtre commun avec les guêpes et les abeilles il y a plus de 100 millions d’années, les fourmis se sont répandues dans le monde entier, dans tous les milieux naturels au cours des siècles. Elles sont sans doute 20 000 espèces à peupler la Terre. Les fourmis rousses sont parmi les plus évoluées des espèces connues.

 Les premières fourmis, descendant d’un ancêtre aculéate (les aculéates sont des insectes hyménoptères dont les femelles portent un aiguillon, ou dard, à l’extrémité de l’abdomen), sont apparues au crétacé, il y a probablement 110 à 130 millions d’années. Les plus anciens fossiles connus, comme par exemple Gerontoformica cretacica, mis au jour dans l’ambre de France, sont vieux d’environ 100 millions d’années.

    La plus primitive sous-famille de fourmis connue par des fossiles est celle des sphécomyrminés. Ces insectes du milieu du crétacé possèdent à la fois les mandibules et le thorax d’une guêpe solitaire, ainsi que la taille étroite entre l’abdomen et le thorax, signe distinctif des fourmis et de tous les aculéates, témoignant ainsi, dans sa morphologie, d’une souche primitive commune aux guêpes, aux abeilles et aux fourmis. Plusieurs espèces ont été découvertes dans l’hémisphère Nord, dans les ambres du crétacé d’Amérique du Nord (Canada, New Jersey) et d’Asie, réparties en plusieurs genres, notamment : Sphecomyrma, Cretomyrma, Biakuris et Dlusskyidris.

    Les fourmis se diversifient très vite : on trouve des fossiles appartenant à plusieurs sous-familles actuelles dès le crétacé (ponérinés, formicinés, myrmicinés, dolichodérinés). À la suite du crétacé, au tertiaire, sur plusieurs milliers de restes fossiles retrouvés, la grande majorité appartient à des genres actuels. Empreintes incomplètes datant de l’éocène, fossiles vieux de 38 à 26 millions d’années (oligocène) et très bien conservés dans l’ambre de la Baltique et dans celui de Sicile, restes plus récents exhumés de l’argile du miocène dans l’Ohio témoignent de cette diversification ancienne et d’une remarquable adaptation de ces insectes aux diverses modifications climatiques. Hôtes sans doute des milieux secs à l’origine, les fourmis primitives étaient terricoles. Certaines espèces, plus évoluées, nidifiaient dans les arbres. Au cours des âges, elles ont colonisé tous les types d’habitat, des déserts arides aux sommets des montagnes et aux régions polaires.

    Le nombre total d’espèces de fourmis est estimé à 20 000. On en connaît quelque 12 000 espèces, qui représentent environ 1 % de la totalité des insectes connus dans le monde. Certaines portent des aiguillons, d’autres sécrètent des substances corrosives ; les unes voient bien, les autres sont aveugles ; mais toutes sont sociales et possèdent des ouvrières sans ailes. Elles sont regroupées dans la grande famille des formicidés. Les fourmis rousses, Formica rufa, appartiennent, comme d’autres espèces parmi les plus spécialisées, à la sous-famille des formicinés. Appelées aussi fourmis des bois, elles vivent en sociétés nombreuses et très organisées, dans les forêts de conifères ou les forêts mixtes, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

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Bibliographie des Fourmis

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2012

  1. Les fourmis: comportement, organisation sociale et évolution. Par Luc Passera, Serge Aron. NRC Research Press, 2005. ISBN 0-660-97021-X, 9780660970219, 480 pages. en ligne 
  2. Luc Passera, interrogé par Noëlle Bréham, « L’émission Les P’tits Bateaux du 13 juin 2010 ] » sur France Inter. Consulté le 16 juin 2010 (cinquième et dernière question, de 19’08″ à 23’29″).
  3. ants », dans Genetics, vol. 165 (4), 2003, p. 1853–1867 [texte intégral  
  4.  ND Tsutsui et coll, « The evolution of genome size in ants », dans BMC Evolutionary Biology, vol. 8, no 64, 2008 [texte intégral  
  5. Danny Reinberg et coll, « Scientists Are First to Sequence the Genome of Two Ant Species », dans NYU Langone Medical Center, 2010 [texte intégral  
  6. Interview de Christian Peeters.
  7. Sur archipress.org .
  8. Grégoire Macqueron, « Les supercolonies de fourmis s’installent en ville  », FuturaSciences, mars 2010. Mis en ligne le 31 mars 2010, consulté le 31 mars 2010

 

 

Voir aussi

 

 

Articles connexes sur des espèces de fourmis

  • Élevage des fourmis
  • Bernard Werber, romancier français, auteur notamment d’une série d’ouvrages de fiction à succès qui utilisent le thème des fourmis : Les Fourmis (attention, les informations de cette série sont à prendre avec précaution).
  • Fourmi de Langton, automate cellulaire au comportement imprévisible.
  • Le fourmilion, insecte de l’ordre des Neuroptères qui creuse un petit entonnoir dans le sable pour capturer des fourmis.
  • Le Fourmilier ou Tamanoir est un mammifère myrmécophage d’Amérique du Sud.
  • Les supercolonies sont des colonies de fourmis formées de multiples reines et de nids couvrant un immense territoire.

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La Ruche

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

La Ruche dans ABEILLES 250px-Cadres_mobiles6Une ruche est une structure artificielle, presque fermée, abritant une colonie d’abeilles butineuses qui vit, produit du miel et élève de nouvelles générations d’abeilles.

Il s’agissait autrefois d’une structure tressée ou creusée dans un tronc mort. Il s’agit aujourd’hui généralement d’une caisse de bois, construite par un apiculteur. Les abeilles y construisent leur nid pour élever leur progéniture et entreposer du miel pour l’hiver suivant, selon un rythme de vie bien défini. L’équivalent naturel de la ruche est souvent nommé « nid ».

Dans tous les cas, la structure interne de la ruche est une matrice dense de cellules hexagonales de cire d’abeille, appelée un nid d’abeilles. Les abeilles utilisent les cellules pour le stockage de la nourriture (miel et pollen), et pour le renouvellement de la population (œufs, larves et pupes). Seules les espèces du sous-genre Apis sont élevées dans des ruches construites par l’Homme, mais seulement deux espèces ont pu être domestiquées (Apis mellifera en occident et Apis cerana en Orient).

À l’état naturel, les abeilles sauvages peuvent établir leur colonie à l’air libre, à partir d’un essaim suspendu à une branche d’arbre, dans des anfractuosités, cavité d’un arbre creux (vivant ou mort), anfractuosité dans la roche, cheminée ou cavité dans une construction, etc.

 dans ABEILLESUn groupe de ruches est un rucher. Le plus grand rucher d’abeilles domestiques de France se trouve à Montfrin, dans le Gard.

L’apiculture regroupe les connaissances liées à l’élevage d’abeilles domestiques et à la construction de ruches.

 On peut dire que les ruches traditionnelles, en paille, ne font qu’apporter une enveloppe à la colonie des abeilles. Parce qu’il n’y a pas de structure à l’intérieur d’une ruche traditionnelle, les abeilles remplissent leur ruche de miel, déposé dans des alvéoles de cire, appelés alvéoles à miel.

 

L’alvéole à miel se lie fortement, et on ne peut le déplacer sans le détruire. Donc, la récolte du miel détruisait en général la ruche, malgré les modifications apportées pour éviter sa destruction.

 On extrayait en général le miel des ruches traditionnelles par pressage ou tapotage, ce qui écrasait les alvéoles faits de cire. À cause de cette méthode de récolte, les ruches en paille fournissaient plus de cire mais moins de miel qu’une ruche moderne.

320px-BeekeeperEn général, on n’utilise plus de ruches en paille, et, de plus, elles ont été déclarées non réglementaires dans beaucoup de pays : elles ne permettent pas d’inspecter les abeilles et les alvéoles pour détecter les maladies et les parasites, sans destruction des alvéoles, et souvent de la colonie.

Il y a trois sortes de ruches traditionnelles : les ruches en tuiles, les ruches en paille et les ruches de gomme.

Il existe également des ruches emmurées, notamment dans la Manche

L’apiculture moderne a apporté les ruches divisibles, à cadres amovibles, facilitant la conduite des ruches..

 

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Alvéoles d’abeilles

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

Alvéoles d'abeilles dans ABEILLES 220px-Honey_combLes alvéoles d’abeilles, construits en cire par les abeilles ouvrières afin de stocker le miel et le pollen ou les œufs et les larves, sont des prismes juxtaposés d’axes horizontaux qui constituent le gâteau de cire. Ce gâteau de cire est ainsi formé de deux séries d’alvéoles hexagonaux se rejoignant en leur base.

Mais ce qui est vraiment surprenant, c’est la forme plus que singulière de ces alvéoles. L’autre extrémité de ces cellules n’est pas un hexagone régulier, mais un emboîtement de trois losanges identiques, appelés rhombes. Les prismes ne se raccordent donc pas par leur surface hexagonale, mais justement par ces losanges, chaque cellule étant adossée, décalée, à trois autres au moyen de ces surfaces.

La construction de l’alvéole commence par le fond. L’épaisseur des parois est infime (moins de 300 micromètres, c’est diaphane-translucide), seul le bord supérieur est plus épais, pour éviter l’effritement.

La forme hexagonale des alvéoles fut repérée par Aristote dès le IVe siècle av. J.‑C. (Histoire des animaux) puis traitée géométriquement huit siècles plus tard par Pappus, mathématicien grec ; mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle que cette forme rhomboïdale fut remarquée. Ainsi, Maraldi, astronome à l’Observatoire de Paris, détermina expérimentalement en 1712 la valeur des angles de ces rhombes, égale à 109° 28′ et 70° 32′.

nid_d_abeilles_108 dans ABEILLESIntrigué par la complexité de ces formes, le physicien Réaumur soupçonne les abeilles de construire leur gâteau de cire dans un souci d’économie (voir l’article Apiculture). Afin de vérifier son hypothèse, il demanda au géomètre allemand König de déterminer quelle était la cellule hexagonale à fond composé de trois rhombes égaux qui pouvait être construite avec le moins de matière possible. Par calcul différentiel, König trouva en 1739 que les angles de ces losanges devaient être égaux à 109°26′ et 70°34′. La correspondance de ce résultat avec celui de Maraldi est déjà étonnante, mais elle fut améliorée en 1734 par le mathématicien écossais Maclaurin qui démontra que König avait commis une erreur dans ses calculs, et que les angles des losanges correspondant à l’utilisation d’un minimum de matière étaient justement ceux indiqués par Maraldi : 109° 28′ et 70° 32′ [les valeurs mathématiques optimales sont égales respectivement à Arc cos (-1/3) et Arc cos (1/3)]. C’est bien l’angle des faces de contact de 4 bulles de savon qui se rencontrent en un point. Les bulles de savon réalisent toujours, à cause de leur tension superficielle, la surface minimale à contrainte de contour donné.

C’est Réaumur qui propose l’idée originale et avant-gardiste de prendre comme unité de mesure le côté du pavage hexagonal et regrette beaucoup qu’il n’en fût pas fait de mesure dans les civilisations anciennes, car cela aurait donné une traçabilité des unités de mesure.

240px-Fork-Beekeeping_On retrouve sur ce problème : Lhuillier (Berlin, 1781), Lalanne (Ann.sc.nat. 1840), Brougham (CRAS, 1858) et Hennessy (proc. roy. soc. London, 1886), avec évidemment Buffon et Plateau. Buffon commet une erreur : son idée, souvent reprise hélas, est FAUSSE : qu’on comprime simultanément deux ensembles de cylindres de cire allongés ; ils prendront cette forme hexagonale. C’est possible, mais les abeilles ne procèdent pas de cette manière (HUBER, Paris, 1814, observation des abeilles) : elles commencent par construire le fond, puis les faces des cylindres hexagonaux ! Elles ont donc en elles une adaptation à la construction d’un tel gaufrage du fond. Cela procède certes du tassement simultané en recto-verso de la cire, et l’explication de Buffon n’est donc pas à négliger, mais cela ne correspond pas à une situation de toutes les alvéoles, ensemble, comme on le voit écrit parfois.

 

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Nid d’Abeilles

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

 Nid d'Abeilles dans ABEILLES 220px-CompositeSandwichLes structures en nid d’abeilles (NIDA ou NIDAPLAST) comparables aux alvéoles d’abeille (ou de guêpes…), servent à renforcer la résistance d’un élément tout en garantissant une légèreté maximale. Les nids d’abeilles peuvent être constitués d’aluminium, de papier carton ou de matière plastique synthétique.

Un mode de production consiste à sortir des plaques qui sont ensuite pliées (gaufrage) et assemblées pour former des alvéoles hexagonales.

Un mode de production plus performant a été obtenu dès le milieu des années 1980 en France, pour la production de nid d’abeilles à base de matière plastique (polypropylène) à partir du procédé d’extrusion par la société Induplast qui deviendra par la suite la société Nidaplast.

Dans l’industrie des composites, l’âme d’un panneau sandwich est souvent constitué d’un nid d’abeilles sur lequel sont apposés des peaux à base de résine et de fibre de verre. L’âme procure ainsi au panneau une résistance en compression plus importante, une plus grande capacité de déformation (selon le type d’âme utilisé), ainsi qu’un taux de vide avoisinant les 95 % permettant une légèreté du matériau.

230a dans ABEILLESElles sont employées en particulier dans l’industrie aéronautique pour le remplissage de volumes creux comme par exemple les « saumons » de voilure ou de gouvernes, mais aussi dans l’automobile, le nautisme, l’éolien.

Les nids d’abeilles sont également utilisés dans les travaux publics depuis le milieu des années 1980, assemblés en blocs de grande dimensions, ils associent légèreté (95 % de vide) et forte résistance en compression verticale.

Commercialisé par la société Nidaplast Honeycombs, ces blocs de nid d’abeilles donneront naissance à une nouvelle famille de matériaux, les SAUL pour Structure Alvéolaire Ultra Légère qui feront l’objet d’un guide, Les SAUL en remblai allégé par le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées en 1992.
Ces blocs seront utilisés en remblai allégé pour le soutènement et le renforcement de sol.

Puis ces nids d’abeilles seront exploités pour leur taux de vide de 95 % de volume utile ainsi que leurs propriétés hydrauliques pour être utilisés en gestion et stockage des eaux pluviales, sous forme de Bassin de rétention des eaux pluviales enterrés sous espace vert, voirie, autoroute.

Cette solution fera également l’objet d’un guide, Les Structures Alvéolaires Ultra Légères SAUL en assainissement pluvial, édité en juin 1998 par le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées et le CERTU (Centre d’Étude sur les Réseaux, le Transport et l’Urbanisme).

 

 

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Une abeille, une cause

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Les disparitions

  • Le parasitisme : les varroas, et particulièrement Varroa destructor, parasite fréquent de l’abeille domestique ayant été véhiculé sur tous les continents par des transferts d’abeilles reproductrices ou de ruches reste une des causes initiales ou partielles possibles, en tant qu’affaiblissant les abeilles et propageant des infections virales associées.
    D’autres parasites tels qu’ Acarapis woodi et Paenibacillus larvae ont déjà causé des mortalités documentées par le passé.
    Une abeille, une cause dans ABEILLESLa loque européenne est un autre parasite du couvain de l’abeille qui semble en extension, parallèlement au syndrome d’effondrement, mais qui ne semble pas pouvoir l’expliquer.
  • Le virus IAPV : une étude parue dans la revue Science en 2007 fait état de l’analyse des organismes commensaux des abeilles s’étalant sur une période de trois ans. Ce rapport a déterminé que le virus Israeli acute paralysis virus of bees (IAPV), initialement décrit par un chercheur israélien, est fortement corrélé avec le syndrome d’effondrement des colonies. Selon l’un des co-auteurs de l’étude, Ian Lipkin : « nos résultats indiquent que l’IAPV est un marqueur significatif du CCD. L’étape suivante est de déterminer si l’IAPV, seul ou de concert avec d’autres facteurs peut induire le syndrome chez des abeilles saines ».
  • Certains pesticides ont été ou sont suspectés, dont les insecticides ( l’imidaclopride (Gaucho) et d’autres néonicotinoïdes (comme la clothianidine (Poncho Pro)), le fipronil (Régent TS), le thiamethoxam, les produits de démoustication, etc.) voire des désherbants ou des fongicides, ou des sous-produits de dégradation ou des métabolites de ces produits ayant un effet imprévu sur la capacité de l’abeille adulte à s’orienter (à partir d’un seuil lié à des effets cumulatifs ou synergiques, qui pourraient par exemple concerner toute une classe d’âge de larves, ce qui expliquerait la brutalité du syndrome). Une étude de l’AFSSA, rendue publique le 15 février 2008 ne permet pas d’établir la responsabilité des insecticides utilisés en traitement de semence. Hors de France, la situation fait également débat, comme mentionné dans le rapport AFSSA « récemment, en Allemagne, en Slovénie et en Italie des incidents semblables, impliquant des poussières de semis pelliculés, ont été rapportés (Forster, 2008 ; Pistorius, 2008). Même si selon Gil Rivière-Wekstein : « Hormis la France, personne, dans les autres pays où le Gaucho et le Régent sont employés, n’a jamais désigné ces insecticides comme étant responsables de ces mortalités, y compris les plus ardents défenseurs de l’environnement » Abeilles l’imposture écologique. Cette étude met aussi en évidence des cas d’intoxications aiguës de colonies d’abeilles par des produits pulvérisés ou de non respect des bonnes pratiques agricoles.
  • Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs dans certains pays a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Par exemple, le pollen vivant de nombreux maïs transgéniques exprime la protéine transgénique insecticide Bt. En 1996, des essais en confinement de coton Bt entrepris par l’entreprise Monsanto ont provoqué la mort de 40% des abeilles présentes. Une étude de l’Université d’Iéna a porté (de 2001 à 2004) sur l’effet des pollens 220px-Honeybee-cooling_cropped dans ABEILLESGM exprimant la toxine Bt sur les abeilles. Comme annoncé par les fabricants, sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n’a été démontré, mais les abeilles affectées par un parasite s’y sont montrées beaucoup plus sensibles, la mortalité étant alors beaucoup plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM (durant 6 semaines). Les chercheurs supposent que le pollen GM pourrait affecter l’immunité de l’abeille, le Pr Hans-Hinrich Kaatz (université de Halle) estime que le Bt pourrait ne pas tuer l’abeille mais agresser les cellules des parois de son intestin, facilitant l’infection par d’autres pathogènes. Dans les 6 semaines d’expérience, les abeilles nourries avec des doses importantes de Bt (10 fois la dose normale) ont été plus nombreuses à mourir. La reine y est exposée plus longtemps, et l’effet sur plusieurs générations de larves n’a pas été étudié. Cette hypothèse n’est généralement pas retenue comme cause principale de la disparition des apidés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont très rares ou totalement absents, même si des cas de pollution génétique semblent avérés, et que des cultures illégales d’OGM auraient eu lieu ou ont été tolérées (en Argentine par exemple). Enfin, l’Europe où les OGM sont peu présents a été touchée avant l’Amérique du Nord où ils sont le plus cultivés. Si les OGM produisant leur propre insecticide peuvent avoir de faibles effets néfastes sur les abeilles, les insecticides « classiques » largement utilisés par les agriculteurs en ont également, et l’usage d’OGM a permis d’en réduire l’usage. Deux études concluent ainsi que les champs d’OGM Bt (coton ou maïs Bt) auraient plutôt moins d’effet que ceux traités par pulvérisation d’insecticides classiques, sur les abeilles proprement dites ou sur des hyménoptères similaires.
  • Une infection fongique par un champignon microscopique parasite. Par exemple, le Nosema cerenae, un champignon microscopique unicellulaire est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes et a pour cette raison été évoquécomme cause possible. Mais il pourrait ne s’agir que d’un pathogène opportuniste profitant d’une baisse de l’immunité de l’abeille. Une équipe de chercheurs espagnol a toutefois découvert plusieurs colonies d’abeilles atteintes du syndrome et qui ne présentaient comme unique anomalie que la présence de ce seul champignon microscopique. Après traitement des abeilles survivantes avec l’antifongique flumagillin, ils ont démontré une guérison totale des symptômes. Cette avancée permet de proposer aux apiculteurs un suivi des abeilles pour la présence de ce parasite ainsi qu’un traitement.

 

 

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

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Abeille en général

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 Abeille butinantEn Europe, l’espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel.
Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un genre particulier d’abeilles.

Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales…

Toutes les abeilles sont des insectes hyménoptères, végétariens et butineurs. Butiner signifie voler de fleur en fleur à la recherche de nourriture. L’abeille récolte ainsi dans la nature nectar, propolis, miellat et pollen. En butinant l’abeille assure également la pollinisation, c’est-à-dire le transport du pollen permettant la reproduction des plantes.

Leur taille distingue les abeilles des bourdons, aux mœurs comparables mais plus ronds et généralement plus gros. Les guêpes ont quant à elles la taille fine, pas de poils et sont volontiers carnivores. Le nom d’abeille est ainsi généralement accordé aux espèces dont l’aspect se rapproche de celui des mouches. Leurs quatre ailes reliées deux à deux différencient pourtant facilement les abeilles des mouches, notamment des syrphes, ces diptères également pollinisateurs qui arborent par mimétisme le costume rayé de la guêpe et parfois celui, plus poilu, de l’abeille.

Abeille en général dans ABEILLES 220px-Drone_24aSelon les habitudes de vie des espèces, on distingue plusieurs catégories d’abeilles : l’expression « abeille domestique » est l’un des noms usuels de l’abeille européenne (Apis mellifera) mais elle peut aussi être employée pour toute autre abeille domestiquée par l’Homme. Par opposition, on nomme « abeille sauvage » une abeille non domestiquée. L’expression « abeille sociale » désigne une espèce d’abeille vivant en colonie, sinon il s’agit d’une « abeille solitaire » constituant plutôt des agrégations (ou bourgades) de terriers individuels. D’autres espèces sont des « abeilles parasites » qui pratiquent le cleptoparasitisme.

Certaines abeilles transforment une partie de leur récolte en produits dérivés : miel, cire ou gelée royale. Ces produits sont stockés dans des nids plus ou moins élaborés : de simples galeries pour les espèces solitaires, des assemblages complexes de rayons de cire pour les espèces sociales. Les espèces qui en produisent en quantité significative sont appelées des « abeilles à miel ».

Article détaillé : Liste des races d’abeilles d’élevage

 

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Les abeilles sociales

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Les abeilles sociales forment des colonies, groupes d’abeilles vivant en société. La colonie est composée de trois castes :

  • La reine, l’unique femelle fertile et fécondée du groupe, mère de toute la colonie. Son espérance de vie est de plusieurs années.
  • Une majorité d’ouvrières, femelles stériles qui assurent l’entretien et le ravitaillement du nid, ainsi que les soins au couvain (sorte de maternité où se développent les futures abeilles). Elles assurent successivement toutes ces tâches au cours d’une vie durant de quelques semaines à quelques mois.
  • Des mâles (ou faux-bourdons) dont le seul rôle connu est la fécondation des futures reines. Ils meurent après l’accouplement.

Fichier:Queencell 0017.JPGUne colonie peut perdurer pendant plusieurs années si elle survit à la saison froide.

Un essaim d’abeilles est un rassemblement en nombre important d’abeilles de la même famille (ne pas confondre avec un naissain). Quand une vieille reine quitte le nid avec une fraction de sa population (qui peut être importante) pour former une nouvelle colonie, laissant la place à une jeune reine, on parle d’essaimage. Les abeilles évitent ainsi d’engendrer un super-organisme étouffant.

L’essaimage des abeilles est un véritable processus anarchiste d’intelligence collective puisqu’il s’agit de parvenir à un consensus pour définir la future localisation de la colonie. Les éclaireuses relatent une position qui leur semble propice à l’installation de la colonie par une danse dont la vivacité reflète la qualité du lieu désigné, et suffisamment explicite pour en indiquer la position. Toutes les exploratrices ont le même pouvoir d’information et présentent de manière transparente et souvent simultanément leurs découvertes. Selon l’intensité de la communication, l’abeille découvreuse d’un site va recruter un nombre plus ou moins grand de nouvelles éclaireuses qui iront chacune le visiter et entreprendre une évaluation indépendante. Elles pourront à leur tour donner leur opinion, et cette mutualisation perpétuelle des connaissances aboutit au consensus pour une destination.

Les abeilles solitaires

Les abeilles solitaires sont des abeilles sauvages qui ne fondent pas de colonie pérenne (plurLes abeilles sociales dans ABEILLES 319px-Apis_mellifera_Luc_Viatouriannuelle). Certaines espèces, comme l’halicte   (Halictus ) ont cependant une vie communautaire, sans être eusociales. Si les femelles ont parfois une même entrée de nid, elles construisent et s’occupent seule de leurs propres cellules et n’ont aucun contact avec leur descendance.

Certaines espèces sont des « rubicoles » (au sens strict « qui habitent les ronces ») et nidifient dans des tiges de plantes à moelle. D’autres espèces sont des « xylicoles » qui utilisent des galeries creusées dans le bois, soit par elles-mêmes, soit par des insectes xylophages. D’autre espèces enfin creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol. Chaque cellule, contenant une larve, du pollen et du nectar, est scellée par un bouchon

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