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Aigle : la Sagesse, l’Autorité et le Pouvoir, le Courage

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2015

 

1 aigle Ses plumes sont souvent utilisées dans des rituels sacrés. Il aide à prendre du recul pour analyser notre vie. Il offre l’objectivité et la clarté d’esprit nécessaires aux prises de décisions et à la recherche des priorités. Représente l’Esprit, l’habileté de vivre dans le domaine de l’esprit tout en restant branché et équilibré dans le domaine terrestre. Aigle apporte l’éveil et l’illumination. Il enseigne à regarder vers les hautes sphères pour que votre cœur atteigne le Soleil et que vous appreniez à aimer l’ombre aussi bien que la lumière. Aigle incarne la force divine. Il peut aller très haut dans le ciel, plus haut que n’importe quel être vivant et, il est assimilé au Grand Esprit.

Il domine du regard l’ensemble de la vie. Aigle enseigne qu’il est nécessaire de considérer aussi bien les événements positifs que les événements négatifs, les faces d’ombres et de lumière, ce qui aide à poursuivre le développement de son moi propre. C’est par la mise à l’épreuve de sa force d’âme qu’une personne peut acquérir la force de l’Aigle. Les plumes d’Aigle sont utilisées par les chamanes pour guérir l’aura des personnes malades. Venez au bout de vos peurs, regardez au-delà de votre horizon, reliez-vous à l’élément aérien et volez !

C’est ce à quoi exhorte Aigle. Roi des oiseaux, il accompagne ou il représente les plus grands dieux et les plus grands héros. Il est l’attribut de Zeus, l’emblème impérial de César et de Napoléon. Aigle est aussi le symbole primitif et collectif du père et de toutes les figures de la paternité. Symbole aussi des états spirituels supérieurs, de contemplation. Il possède un pouvoir de rajeunissement. Sa vue perçante en fait un clairvoyant. Aigle est l’un des emblèmes de l’orgueil. Dans l’antiquité méditerranéenne, on interprète le vol des Aigles pour percevoir les volontés divines. Oiseau solaire, Aigle est le substitut du Soleil dans les mythologies asiatique et amérindienne.

Pour les Grecs, les Aigles partis de l’extrémité du monde suivent la trajectoire du Soleil, qui coïncide avec l’axe du monde. Chez les Aztèques, le cœur des guerriers sacrifiés est offert en pâture à Aigle Solaire. On les appelle les gens de l’Aigle. Les hommes sacrifiés à Aigle Solaire nourrissent le Soleil et l’accompagnent dans sa course. L’Aigle fixant le soleil, est symbole de la perception directe de la lumière intellective. Le conflit, dans l’imagerie, est souvent symbolisé par le combat de Aigle et de Serpent. Votre caractéristique première ?

La distance. Avec les gens, les choses, les événements. Vous ne vous laissez que très rarement atteindre par ce qui se passe autour de vous. Pas par indifférence ou égoïsme, comme on le croit parfois. Seulement, vous utilisez votre remarquable esprit de synthèse. Vous faites une grande confiance à vos capacités, et vous avez raison ! Vous vous débrouillez toujours, sans forcément beaucoup d’efforts, pour que les situations tournent à votre avantage, ou du moins pour limiter la casse. On dirait parfois qu’un sixième sens vous guide ! Vous n’en êtes pas moins un vrai bourreau de travail, mais savez porter votre effort au bon endroit et au bon moment.

Votre boss, vos collaborateurs ou vos clients vous adorent et vous recommandent chaudement. Le risque est qu’à force de louanges, vous deveniez accro aux compliments. Surtout que l’idée d’avoir une cour de fidèles vous paraît tout à fait séduisante ! Attention donc aux flatteurs, qui pourraient profiter de vous. Heureusement pour vous, votre sagesse ira en s’accentuant avec l’âge : vos expériences vécues vous enrichiront, et vous saurez de mieux en mieux faire le tri au sein de votre entourage. Sur le plan privé, vous saurez faire preuve d’une patience quasi infinie avec vos proches, les enfants notamment. Mais vous aurez parfois du mal à vous intéresser aux petites tracasseries de la vie quotidienne. Votre conjoint devra forcément être du genre dévoué et compréhensif.

Ceux qui s’identifient au totem Aigle se reconnaissent à la puissance de leur capacité de visionnaire, que ce soit une vision à court ou à long terme. L’esprit de ce totem encourage au développement de l’intuition dans votre vie quotidienne. Aigle apporte des enseignements sur les meilleures manières d’élever votre perspective et de prendre du recul par rapport aux situations les plus diverses. Faites appel à l’esprit du totem Aigle pour gagner en puissance d’observation et vous concentrer sur les tâches que vous devez accomplir. De plus, ce totem est un bon compagnon pour développer votre conscience spirituelle. Aigle est un totem dont les attributs et significations sont nombreuses. En voici les plus courants : le messager du monde des esprits, le pouvoir de concentration, la capacité à prendre les devants lorsque le moment opportun se présente, le pouvoir de voir loin, d’avoir une vision claire des situations.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’animal totem Aigle appartient au domaine de la sagesse des oiseaux. De ce fait, il porte les attributs qui sont associes à la capacité de voler et de toucher des hauteurs inaccessibles au êtres ordinaires. Aigle peut voler haut dans le ciel sans effort apparent. Comme la plupart des totems oiseaux, cet animal pouvoir est souvent considéré comme un messager porteur des messages venant du monde des esprits et de l’invisible. Si vous avez Aigle comme totem, vous pouvez être enclin à jouer avec des outils de divination et à utiliser votre intuition pour guider vos pas dans la vie. Lorsque Aigle se présente dans votre vie, soyez sensible aux messages qu’il peut vous apporter et soyez réceptif à votre propre intuition. Aigle nous invite à concentrer notre attention dans notre vie quotidienne.

Lorsque vous ressentez la présence de cet animal protecteur, évitez les distractions et concentrez-vous sur la tâche à accomplir. En même temps, Aigle est connu pour prendre de la hauteur facilement. Cet animal a le pouvoir d’apporter un soutien utile pour acquérir une perspective de plus haut niveau sur une question ou un projet qui vous préoccupe.

Lorsque Aigle apparaît dans votre vie, il est sans doute temps d’être moins distrait par les détails, et de vous concentrer sur une perspective plus globale. En vous appuyant sur l’énergie de l’esprit de l’aigle, vous êtes encouragé à envisager clairement ce qui vous attend et défier tous les obstacles qui pourraient se trouver sur votre chemin. Utilisez votre pouvoir de vision et votre clarté d’esprit pour guider vos actions. Aigle est connu pour être un oiseau de proie remarquable. Avoir cet animal comme guide spirituel ou totem met l’accent sur votre capacité à diriger et influencer les autres. Quand Aigle se présente dans votre vie, cela pourrait signifier qu’il est temps de prendre plus d’initiatives et d’être plus actif. Aigle symbolise le pouvoir de l’observation. L’esprit de cet animal totem peut indiquer que vous avez l’opportunité d’étudier attentivement une situation qui vous préoccupe, avant d’agir. La médecine de l’Aigle consiste à observer attentivement la situation et d’agir quand le moment opportun est venu.

La symbolique de Aigle est souvent associée à une capacité de vision puissante. Si vous avez cet animal comme totem, vous avez déjà développé, ou êtes en train de développer, votre capacité à avoir des visions fortes. Peut-être même utilisez- 16 vous votre intuition de manière clairvoyante pour soutenir vos objectifs dans la vie et vos communications avec les autres. Tout comme Aigle peut voir dans les moindres détails à grandes distances, vous êtes capable de percevoir ce que les autres ne peuvent voir en temps ordinaire. Vous avez une affinité avec l’exploration des grands mystères de la vie et la divination. L’Aigle était une des étapes les plus importantes de l’enseignement druidique spirituel et initiatique. En fait le Vautour remplaçait souvent l’Aigle, peu fréquent dans certaines régions.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsSymboliquement, Aigle est l’opposé polaire du Serpent. Aigle se retrouve dans toute la tradition celtique et, comme on pouvait s’y attendre, possède une grande célérité, une vue perçante et un pouvoir magique. Il existe un dialogue entre le héros Arthur et un Aigle, en réalité son neveu Ewilod sous les apparences d’un Oiseau, au cours duquel ce dernier montre une profonde sagesse et une grande connaissance de l’Autre Monde. Autre exemple célèbre, l’Aigle de Cilgwry, dont le pouvoir permit de retrouver Mabon, le dieu celtique. Dans le texte irlandais « Le Voyage de Maelduin », un vieil Aigle se régénère en se baignant dans un lac, acte symbolisant le renouveau de la sagesse à chaque génération. Aigle devient ainsi un allié inestimable quand on s’aventure en territoire inconnu.

Aigle vous aide à voir au-delà des niveaux mondains de l’existence visible, car Aigle en tant qu’animal de pouvoir est votre connexion avec votre moi de l’âme, votre moi supérieur : Aigle peut vous aider à atteindre le ciel tout en gardant les pieds fermement appuyé sur le sol ; il combine ainsi un idéal élevé avec une pratique parfaite. Aigle peut vous montrer que les principes et les actions sont parallèles aux expressions de l’esprit. Dans la cosmologie Amérindienne, Aigle vole près du Soleil, c’est à dire de la lumière du Grand Esprit. Ainsi, Aigle comme animal pouvoir apporte l’illumination, qui est un éclair soudain permettant de voir des vérités spirituelles qui, jusque là, étaient obscures et inconnues.

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Le Rhinocéros fête ses 245 ans

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2014

 

 
 
Offert à Louis XV, il survécut 23 ans à la ménagerie de Versailles avant d’être sabré par un sans-culottes et exposé au Muséum de Paris

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Depuis vingt ans, le vieux rhinocéros trône paisiblement dans un coin de la Grande Galerie du Muséum national d’histoire naturelle de Paris. C’est le patriarche de cette fabuleuse arche de Noé. Avec 245 ans d’âge, c’est probablement le tout premier animal de grande taille à avoir été naturalisé. Si on le regarde de près, malgré le fantastique travail de restauration du taxidermiste Jack Thiney, on peut observer ses nombreuses cicatrices.

Ce rhinocéros indien à une seule corne naquit probablement la même année que Napoléon (1769), quelque part dans le nord du Bengale. Capturé jeune, il est amené à Chandernagor où le gouverneur de ce comptoir français l’acquiert pour en faire don à Louis XV. Voilà l’animal embarqué à bord du navire le Duc de Praslin de la Compagnie des Indes pour effectuer la traversée jusqu’en France. Parqué sur le pont, le jeune animal ne manque pas de caractère. S’il déteste les cochons voyageant en sa compagnie, il se fait l’ami d’une petite chèvre, la laissant brouter du foin entre ses pattes.

Six mois en mer puis dix-huit jours sur la route
Après six mois de navigation, le navire aborde à Lorient où le précieux passager patiente deux mois dans une étable, le temps de lui construire un carrosse à sa taille. Puis il prend la route, accompagné par trois personnes, dont deux bouchers, pouvant faire office de vétérinaire en cas de besoin. Ceux-ci enduisent sa peau d’huile de poisson pour l’entretenir et lui donnent chaque jour vingt kilos de foin, douze kilos de son et treize kilos d’avoine.

http://www.dailymotion.com/video/x29j9u4

 

L’animal est tellement lourd que le chariot finit par se briser en deux, obligeant à faire halte pour le réparer. Le 11 septembre 1770, après dix-huit jours de trajet, le rhinocéros arrive à Versailles, où il prend place dans la ménagerie du roi. On a peu de détail sur son séjour, sinon que son enclos mesurait 23 mètres de long sur 20 de large et comprenait un bassin. C’est la star. Les curieux se précipitent pour voir le monstre, la noblesse accourt de toute l’Europe. Deux personnes qui pénétrèrent chez lui sans son autorisation le paient de leur vie.

Lors de la Révolution française, certains sans-culottes veulent libérer les animaux de la ménagerie, ces malheureuses victimes du pouvoir royal, mais le lion et le rhinocéros ont vite fait de les décourager. À ce moment-là, il ne restait plus que le rhinocéros, un lion du Sénégal, un bubale, un quagga et quelques paons. La situation empirant à Versailles, l’intendant de la ménagerie demande au directeur du Jardin national des plantes, Bernardin de Saint-Pierre, d’accueillir ces animaux. Celui-ci accepte, créant par ce fait la ménagerie du Jardin des plantes.

Le Rhinocéros fête ses 245 ans dans RHINOCEROS 220px-D%C3%BCrer_-_RhinocerosOdeur effroyable
C’est lors de son transfert, le 23 septembre 1793, que le rhinocéros aurait été tué par un coup de sabre et ramené à Versailles. Encore que, selon Cuvier, l’animal se serait simplement noyé dans son bassin en juillet 1793. Quoi qu’il en soit, la dépouille finit par être chargée sur une charrette pour être transportée au Jardin des plantes pour autopsie. Elle est placée sous une tente gardée jour et nuit contre les chiens, où elle finit par exhaler une odeur effroyable.

C’est seulement trois semaines plus tard que l’autopsie est finalement entamée par Jean-Claude Mertrud et Félix Vicq d’Azyr devant de nombreux curieux. Il est dit que la mort de ce dernier, un an plus tard, serait due à une maladie attrapée lors de la dissection. Les organes sont sortis un par un, observés et dessinés. Le squelette est nettoyé et remonté. Il est aujourd’hui visible dans la galerie d’anatomie comparée, tandis que la peau est naturalisée sur une armature cylindrique de chêne et de cerceaux de noisetier. C’est elle qui trône aujourd’hui dans la Grande Galerie du Muséum.

Anne-Sophie Jahn et Frédéric Lewino
Le Point

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L’adolescence des aiglons

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2014

 

220px-Steinadler_Baby_vierzehn_Tage_alt_12052007_01Après trois mois passés dans le nid, sous la surveillance attentive de leurs parents, les aiglons découvrent la technique complexe du vol et apprennent à la maîtriser. Aux premiers essais, des accidents se produisent, en particulier à l’atterrissage. Les apprentis calculent mal leur vitesse et culbutent. Ils courent alors se réfugier dans l’aire. Ils répètent ce manège jusqu’aux premiers succès. Ils s’enhardissent et sont bientôt capables d’accompagner leurs parents pour apprendre les secrets de la chasse et les imiter. Le groupe familial peut rester soudé pendant encore trois mois, tant que les petits chassent avec les adultes pour la nourriture. Tolérés parfois jusqu’au printemps qui suit leur naissance, ils sont, par la suite, exclus du territoire parental. Commence alors une longue errance jusqu’à leur maturité sexuelle, vers trois ou quatre ans. Les jeunes immatures tentent rarement de pénétrer dans des territoires occupés ; ils se maintiennent en marge de ceux-ci et sillonnent des régions où l’espèce ne niche pas. Les aiglons des régions nordiques entreprennent alors de longs voyages qui ressemblent à des migrations.

 

sur un autre registre……

Napoléon II – dit l’Aiglon – le Mythe

Depuis la mort de Napoléon Ier, le parti libéral en France tourne volontiers les yeux vers l’Autriche, qui retient en cage « l’Aiglon ». Béranger (les Deux Cousins), A. M. Barthélemy (le Fils de l’homme, 1829), entre autres, exaltent le noble « prisonnier ».

Après la révolution de 1830, le « culte » de Napoléon II prend des proportions considérables ; certains libéraux songent même à appeler au trône le fils du grand Empereur ; en 1831, quelques enthousiastes prononcent son nom quand il est question de donner un roi aux Belges. Mais l’Autriche garde bien son prince ; et c’est à Schönbrunn qu’il meurt, de phtisie, le 22 juillet 1832.

Parmi les poèmes inspirés par sa mort, le Napoléon II de Victor Hugo est l’un des plus beaux : le titre et le mouvement de cette pièce semblent avoir inspiré à Edmond Rostand le drame l’Aiglon (1900), dont la reprise perpétue l’un des épisodes les plus touchants de l’« épopée napoléonienne ».

 

 

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L’AIGLE BLANC, emblème POLONAIS

Posté par othoharmonie le 15 novembre 2014

 

200px-Coat_of_arms_of_Poland-official3Tout commence à GNIEZNO, première capitale de la Pologne.

C’est dans cette bourgade de l’Ouest de la Pologne, près de Poznan, que Mieszko 1er, Chef de la tribu des Polanes, a fondé la nation polonaise, en unissant plusieurs tribus slaves.

Et que signifie « Gniezno » ? Dans toutes les langues slaves, ce mot signifie « le nid » – même si en polonais, ce mot a un peu évolué en « Gniazdo ».
Il est donc question de nid. Un nid d’aigles, si l’on s’en réfère au récit des premiers chroniqueurs de la Pologne.  C’est à Gall l’Anonyme, moine du XIème siècle – sans doute venu de France – installé sur le territoire de la Pologne, que l’on doit les premiers récits , écrits en latin,  de l’histoire polonaise (avant que Wincenty Kadlubek puis l’historien Jan Dlugosc ne prennent la relève).
Et c’est dans les « Chroniques polonaises » de Marcin Bielski (Kronika Polska) que l’on lit ceci :

« Lech, notre premier ancêtre, a créé la ville de Gniezno, ainsi qu’un château et un lac.

Et il l’a appelée Gniezno, car il y a vu quantité de nids d’aigles sur un arbre. Alors, il a ordonné que sur ses étendards apparaisse un blason représentant l’aigle blanc ».

(Lech était, selon la légende, le grand-père du roi Mieszko). Cette légende a été reprise en vers par le poète Waclaw Potocki au 17ème siècle :

Meznych obaczy orlow, a oni gromada
Przyleciaswszy po  wszystkich drzewach gniazda klada
Toz gniazda wziawszy pochop, pod tymiz tytuly
Miasto Gniezno zaklada…

Quant au lac de cette légende, le poète romantique Slowacki au 19ème siècle l’évoque à son tour. Dans sa pièce « Baladyna », il situe les évènements aux temps proto-slaves, appelant le lac « Goplan ». Il y fait même intervenir dans le récit  la déesse du lac « Goplana ».

Cet emblème de l’aigle, adopté depuis un millénaire, est confirmé par des pièces de monnaie très anciennes retrouvées ; elles datent de l’époque de Boleslaw le Vaillant, le fils de Mieszko 1er (vers  l’an 1000). Sur cette pièce figure l’aigle. De la même époque date une amulette retrouvée par des archéologues à Wolin près de la Baltique. L’aigle y figure aussi, les ailes refermées.

Ce n’est qu’après la dynastie des Piast, quand règne la dynastie des Jagiellon, qu’on représente l’aigle les ailes déployées.
Depuis, c’est ainsi qu’il a figuré sur l’étendard des armées de Pologne et de Lithuanie à la bataille de Grunwald, lorsqu’elles remportèrent une éclatante victoire sur les chevaliers teutoniques, marquant la fin de l’invasion de l’Ordre sur les territoires septentrionaux de la Pologne. :

« L’aigle blanc sur fond rouge a les ailes déployées, le bec entr’ouvert et une couronne sur sa tête ».

L’emblème a, depuis, été présent sur les étendards rouge et blanc, durant toutes les batailles, accompagnant Jan Sobieski dans ses brillants combats contre les Turcs à Vienne, Tadeusz Kosciuszko dans sa rage à défendre l’indépendance de la Pologne vouée au partage, puis dans les troupes polonaises combattant au sein de l’armée napoléonienne. Et lorsque la Pologne fut rayée de la carte, il fut l’emblème des Polonais en exil.

Le grand roi Zygmunt-August, qui avait assuré au 16ème siècle, le « siècle d’or de la Pologne », avait fait représenter l’aigle blanc sur ses tapisseries ornant les murs du château de Wawel, heureusement retrouvées.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands firent tomber du Wawel et de tous les édifices publics l’emblème polonais ; il fut foulé aux pieds et brûlé, comme furent brûlés par les nazis les livres représentant la brillante Culture polonaise.

Après la guerre, cependant, la Pologne communiste reprit l’emblème de l’aigle blanc sur les drapeaux. A noter toutefois, que l’oiseau perdit provisoirement sa couronne, en symbole de la démocratie populaire succèdant aux régimes nobiliaires. Poétiquement, « l’aigle a enlevé sa couronne pour la déposer aux pieds du peuple polonais ».

Il a retrouvé maintenant sa couronne.
Pour tout ce qu’il a vécu depuis l’époque des premiers Piast, on peut lui tirer notre chapeau, à cet aigle blanc couronné, en rappelant ces paroles du chant « Warszawianka » :

« Lec, nasz orle, w gornym pedzie,
Slawie, Polsce, swiatu sluz !


(Vole, notre aigle, dans les hauteurs,
Pour servir la gloire, la Pologne et le monde !)

 

Issu du site https://pologneimmortelle.wordpress.com/2012/05/06/laigle-blanc-et-autres-emblemes-de-pologne/

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L’AIGLE, le nom d’un rapace

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2014

290px-ImpeagleAigle est communément le nom donné à certains grands rapaces planeurs diurnes. C’est aussi le nom que la nomenclature aviaire en langue française donne plus précisément à 38 espèces d’oiseaux qui constituent 12 genres. Tous les aigles appartiennent à la famille des Accipitridés. Certaines espèces sont actuellement disparues.

Les aigles sont de grands rapaces planeurs diurnes qui possèdent des pattes puissantes et de grandes serres pour saisir leurs proies. Ils ont également une vue perçante leur permettant de repérer celles-ci à distance.

Les aigles ont des ailes qui présentent une émargination importante, ce qui les distingue des Falconidae(faucons, éperviers). Comme certaines buses, ils ont des tarses emplumés, mais les aigles plus grands que celles-ci.

De nombreuses espèces sont vulnérables à la destruction de leur habitat. De plus, situés en tête de chaîne et pyramide alimentaire, ces oiseaux de proie concentrent dans leur organisme de nombreux polluants (pesticides, métaux lourds…) et par conséquent, de même que de nombreux prédateurs e tnécrophages, ils sont fréquemment victimes de saturnisme aviaire, notamment quand ils ingèrent des grenailles de plomb.

On dit que l’aigle glatit ou trompette pour désigner son cri. Le petit de l’aigle est un aiglon. Sa femelle est une aigle.

Le nom français aigle vient du latin aquila, peut-être par l’intermédiaire de l’ancien provençal aigla (ce qui expliquerait le g français). Le nom latin – repris à l’époque moderne pour désigner le genre Aquila – se continue dans d’autres langues latines comme l’espagnol águila . Le nom français a passé dans l’anglais eagle. En revanche, l’allemand Aar ou Adler (ancien adelar, littéralement aigle noble) et le grec  (aetós) ont d’autres origines.

L’aigle apparaît fréquemment dans les arts plastiques. Dans l’art gréco-romain, c’est un des attributs de Jupiter, qui prit sa forme pour enlever Ganymède, et il apparaît dans les représentations de Prométhée supplicié. Dans l’iconographie chrétienne, il est le symbole ou l’attribut de saint Jean l’évangéliste (surnommé l’Aigle de Patmos). Les lutrins sont ornés d’aigles à la symbolique complexe. L’aigle en effet s’attaque aux serpents, symbole du mal dès le premier Livre biblique qu’est celui de la Genèse ; il monte dans les hauteurs du ciel comme le Christ au moment de l’ascension. L’aigle est également l’emblème des légions romaines, repris par Napoléon qui en fait un symbole impérial, que les poètes associeront à son nom (l’aigle baissait la tête (Victor Hugo, Les Châtiments), L’Aiglon (Edmond Rostand)) et qui figure à ce titre dans l’iconographie impériale.
L’art martial d’aigle symbolise : Audace et majesté.

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A l’époque où on dressait les Puces

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (6)On a bien attelé des éléphants, mais, « Qui peut le plus ne peut il pas le moins ? » alors, pourquoi ne pas atteler des puces ? On dit que déjà, dans l’Ancienne Egypte, des amuseurs publics auraient présenté des puces dressées…mais, c’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les premiers « mini-cirques » présentant des puces savantes capables d’exécuter de nombreux tours et, entre autres, de tirer des charges.

Nous sommes à l’époque des « cabinets de curiosités » et, jouant sur le goût de l’époque, des saltimbanques imaginatifs, qui tous se faisaient appeler Maitre ou Professeur, créèrent de petits cirques, tenant souvent dans une valise, et dont les « artistes « étaient des puces qu’ils dressaient, disaient ils, « comme on dompte les fauves , et cela « sous les plus grands des petits chapiteaux du monde ! »

Au XIXème puis au XXème siècle, ils seront des dizaines à parcourir l’Europe et le Nouveau Monde : Acme flea circus, Bertolotto (1833) Buckland (1891) Heckler (1930) Chester (1935), George Tollerton (1935) Alfred Testo (1950) Michael et Richard Bentine (1950) Ballantine (1958) Heckler fils (1958) Tomlin (1976) Likonti’s, (1920). William & Elsi Torp (1920) qui installent leur cirque dans les jardins de Tivoli à Copenhague, leur fils assurera leur succession jusqu’ en 1965. Entre temps il se sera produit à Atlantic City (New jersey), et terminera sa carrière à Ténériffe aux Canaries en 1970.

A côté des itinérants, se produisant dans les baraques foraines, parcs d’attractions et foires, certains cirques sont installés de façon permanente, à Londres au 238 Régent Street, à Copenhague dans Tivoli Gardens, dans de grandes villes aux USA : en Alaska, au Texas, à New York, en Floride. En France, il semble que des cirques étaient installés, à Paris et à Nice, mais les documents sont rares.

Les actrices

Les puces, qui vont être les artistes de ces spectacles, sont de l’espèce pulex irritans, puce spécifiquement adaptée à l’espèce humaine. Elles ont été choisies pour leur taille et leur puissance. Il s’agit d’insectes de 4 à 8 mm de long, dépourvus d’ailes, piqueurs et hématophages (ne consommant que du sang humain), de couleur brune, aplatis latéralement et disposant de trois paires de pattes dont la dernière, très développée, les rend aptes au saut.

Leur tête et leur thorax portent des peignes, des épines et ou soies cornées dont la répartition permet l’identification des espèces, très nombreuses. Enfin leurs pattes portent des crochets qui faciliteront leur accroche au cours des exercices qu’elles devront effectuer.

Elles pèsent de 0,5 à 1 milligramme, selon qu’elles soient gorgées ou non, et peuvent tirer de 500 à 1000 fois leur poids. Une puce vit de 1 à 2 ans selon les conditions ambiantes (température, humidité, nourriture).

S’il est une expression courante grossièrement erronée c’est bien : « faire un saut de puce », pour désigner un faible déplacement, car, en réalité, les puces sont les championnes incontestées du saut en hauteur, avec des bonds de plus de 20 cm, (record à 48 cm) ce qui, rapporté à l’échelle humaine, équivaudrait à sauter par-dessus la Tour Eiffel ! Enfin, une puce peut effectuer jusqu’à 600 sauts en une heure. Ces bonds fabuleux sont réalisés grâce à une protéine élastique : la résiline, présente dans les muscles des cuisses et qui accumule l’énergie, comme dans une catapulte, lors du relâchement, la propulsion se fait avec une très forte accélération, vers le haut. (140G ont été enregistrés !)

images (7)Dans les premiers temps, les entrepreneurs de spectacles s’approvisionnaient en puces auprès des vagabonds et des clochards dont l’hygiène douteuse favorisait la croissance des petites bêtes, mais , avec le temps et l’apparition des aspirateurs, l’offre devint rare et les prix augmentèrent ; En 1935, Professeur Chester payait 2 shillings la douzaine de puces, en 1950, Professeur Testo dit payer 6 shillings, en 1976 l’inflation galopante voit les puces valoir une demi couronne pièce ! ( soit 2,5 shillings). Les difficultés d’approvisionnement obligèrent les cirques à se sédentariser, car la mortalité importante des artistes imposait un renouvellement fréquent, impossible en voyage ; (certains recevaient leurs puces par la poste dans des enveloppes, encore fallait il que le coup de tampon oblitérateur du postier ne frappe pas au mauvais endroit !). Les puces devant prendre deux repas sanguins par jour pour vivre, c’est sur l’avant bras du propriétaire que les repas étaient servis et duraient un bon quart d’heure … (c’est le principe du « boy piqure » utilisé naguère en Afrique pour les expérimentations sur les moustiques vecteurs du paludisme).

Les « cirques » se présentaient sous globe ou dans de petites valises et c’est sur les affiches que le programme du spectacle était détaillé et illustré. On y voyait : danseuses avec orchestre, trapézistes, danseuse sur corde, cracheuses de feu, jongleuses , équilibristes plongeuse de haut vol, puce canon ,saut dans le cercle de flammes, des escrimeuses, Samson l’hercule, des personnages historiques à cheval et en costume : les trois héros de Waterloo : Napoléon, Blücher, Wellington, des scènes domestiques ,des batailles, les Champs Elysées, ainsi que des véhicules variés, animés ou tractés par des puces : moulin à trépigneuse, coach, char antique, landau, corbillard, tricycle ,ballons, grand bi, canon, petit train, ou encore :tirer une chaînette d’argent de 200 maillons avec crochet à une extrémité, cadenas et sa clef à l’autre, faire rouler une grosse boule, dérouler un tapis etc.…. Les spectateurs, une vingtaine au maximum, pouvaient louer des loupes, pour ne rien rater du spectacle.

Tous les accessoires étaient fabriqués, parfois en ivoire, par des modélistes et orfèvres qui s’efforçaient de diminuer le poids autant que possible, les vêtements étaient cousus par des Sœurs mexicaines aux doigts de fées ! Restait à atteler les puces ! opération digne de la microchirurgie consistant à passer un fil extrêmement fin (0,35mm), mais solide, de soie, d’or ou de platine, que l’on fixait sans trop serrer sur le céphalothorax de l’insecte et qu’il conservait sa vie durant.

La mise en œuvre de toutes ces activités ne devait bien entendu rien au dressage, de nombreuses astuces permettaient de stimuler le mouvement des puces : collage à poste fixe, agitation des supports, chauffage des planchers !, stimulation manuelle …Ces procédés plus ou moins barbares émurent les bonnes âmes et, en Angleterre, une très sérieuse « Society for the Prévention of Cruelty to Insects » SPCI : Société pour la Protection des Insectes Maltraités) vit le jour et porta plainte contre les cirques de puces et réclama leur fermeture.

Enfin, les puces ne furent pas les seuls insectes mis « au travail » ; des phasmes, bourdons, araignées, mouches, bousiers, scorpions, fourmis, papillons adultes et larvaires, coccinelles, pucerons…n’y échappèrent pas et furent identifiés dans trois cirques anglais inspectés par la SPCI. Une question se pose : Pourquoi les « dresseurs »n’ont-ils pas utilisé le pou de l’homme ( pediculus capitis ou phtirius pubis , le morpion !) ces insectes sont plus grands, plus visibles et plus puissants, faciles à se procurer, ils ne sautent pas ni ne volent et leurs pattes sont pourvues de fortes griffes qui auraient facilité accrochage et déplacements ?

téléchargement (7)Faux et usage de faux !

Au XXème siècle, des organisateurs peu scrupuleux présentaient dans attractions ou aucune puce ne figurait ! la supercherie consistait à animer artificiellement des grains de riz sculptés et teints, ou d’autres éléments inertes que l’on disait être des puces En 1950, Michael Bentine , un animateur britannique fameux, présenta un faux cirque de puces au Royal Variety Show, que la BBC le programma durant 30 années dans ses programmes pour enfants ; il alla même en Amérique se produire, à la télévision, au fameux Johnny Carson show. Il est probable que de nos jours, avec les merveilles des nanotechnologies on verra des puces électroniques attelées, et fort savantes !

source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Controverses au sujet du Moustique

Posté par othoharmonie le 11 août 2014

 

images (3)Le mot  « moustique » ne vient pas du latin mais de l’espagnol « mosquito », cher à Vanessa Paradis. Issus de larves aquatiques, les moustiques achèvent leur cycle de façon aérienne et leur prolifération est remarquable au printemps. Leur durée de vie varie de 1 à 4 semaines et, une fois de plus comme diraient certains, ce sont les femelles qui nous vampirisent. En effet, le moustique, de façon générale, a un penchant naturel pour le nectar des fleurs, au même titre que d’autres espèces où l’homme trouve sa place à travers des dégustations d’hydromel, offrant  ainsi une pollinisation entomophile des plantes et assurant la variété de celles ci, mais ce sont les femelles fécondées qui viennent pomper notre sang qui permettra à leurs oeufs d’atteindre la maturité, venant gâcher nos soirées estivales pour le plus grand bien de leur progéniture. Mais, si nous servons à alimenter les couveuses, leur prolifération exponentielle potentielle est limitée car ils sont également au menu des oiseaux, des poissons, des batraciens… AAAh, le merveilleux cycle de la vie !!!

 

Malgré leur origine aquatique, des marécages aux eaux stagnantes des rivières, des rivages au flan des montagnes, de l’eau croupissante des pots de fleurs à la mare au fond du jardin, le moustique s’est rapidement adapté aux modifications de son environnement et les pays, comme chaque été, tentent d’enrayer cette invasion napoléonienne, soit par des insecticides biologiques, soit en assainissant les berges…. Le mieux serait tout de même un refroidissement climatique car ces chers piqueurs supportent mal le froid. De là à aller passer mes vacances aux îles Shetland…

 

Qu’en est il de la transmission des virus. Comme dit plus haut, sous nos latitudes, rien à craindre quant aux chikungunya, dengue, paludisme, filariose et autre fièvre jaune, car il fait trop frais pour permettre aux espèces vectrices de ces virus de se retrouver chez nous. Mais attention, pour ceux qui comptent fréquenter au cours de vacances méritées des latitudes plus chaudes, car de la Réunion à la Martinique en passant par l’Afrique et l’Asie, l’épidémie est bien présente. Et comme il n’existe à l’heure actuelle, ni traitements, ni vaccins, pour la plupart des maladies citées précédemment,  l’attention est de rigueur. Histoire de ne pas vous laisser inculte, voici quelques symptômes qui laissent présager d’une piqûre d’Aedes albopictus, moustique vecteur du chikungunya et de la dengue: forte fièvre, courbature, maux de tête, fatigue intense (presque les symptômes de la grippe) et au risque de me répéter, mieux vaut se prémunir de ces attaques car pas de remède !!! Et puis une dernière remarque pour les paranoïaques: pas de risque de contracter le HIV car les moustiques injectent leur salive et pas le sang qu’ils auraient pu prélever avant de vous piquer.

 

Alors comment se prémunir ?? Passer chez votre pharmacien préféré et adoré qui saura vous conseiller en fonction des régions visitées. A titre d’exemple, il pourra vous orienter vers des insecticides se présentant sous différentes formes, du spray au roller en passant par le stick, des répulsifs, des diffuseurs électriques, des bracelets à recouvrir d’huile essentielles, des appareils à ultrasons… et toujours de bons conseils, le pharmacien vous demandera si vous avez des animaux domestiques car certains d’entre eux y sont sensibles et pourraient être perturbés. D’autres outils que vous pourriez utiliser dans cette chasse à l’importun, sont les plantes. Quelques pots bien placés de mélisse, de basilic à petites feuilles (pas celui dont on fait un usage courant en cuisine), des géraniums, le pyrèthre, la citronnelle, vont par leur parfum faire obstacle à leur présence et vous permettre de passer d’agréables soirées sur vos terrasses. Et dernier petit conseil avisé, penser à vider régulièrement l’eau stagnante sous vos pots de fleurs afin d’éviter de leur offrir un nid douillet ou mieux encore, si vous êtes tête en l’air ou peu enclin à cette tâche domestique, glisser une petite pièce de monnaie en cuivre. Ce métal empêche et/ou ralentie leur croissance en fonction de l’espèce considérée. Mais le meilleur remède reste de loin le port de vêtement insectes-moustiques-00002recouvrant tout le corps (non, je ne fais pas l’apologie de la burqua) ou une bonne vieille moustiquaire voire partager sa couche avec une peau à moustique…

 

D’ailleurs qu’en est il de cette mythologie où certains épidermes seraient des mets de qualité pour ce diptère ?? On n’a pas spécialement une peau à moustique mais leur caractéristique génétique les attire vers les corps émettant de fortes quantités de CO2, les corps dégageant de fortes chaleurs (hé oui messieurs les radiateurs tant aimés de nos conjointes qui aiment à glisser leurs pieds froids sur nos corps), les couleurs et les fortes odeurs corporelles, sachant que les parfums les attirent d’autant plus… attention mesdames. Si vous répondez à ces critères… pas de bol. Car nuitamment, les femelles hématophages viendront se poser sur vos corps bronzés, tremperont leur trompe à travers l’épiderme jusqu’à un capillaire, déverseront avec une joie certaine un peu de leur salive, dont l’effet est anesthésiant et anticoagulant et pomperont votre sang jusqu’à plus soif.

 

Vu sur le site : http://www.globepharma.org/

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Belle interprétation du Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

insectes-moustiques-00002J’aurai pu écrire cet article pour les juillettistes, qu’ils me pardonnent, mais tous nous pouvons encore profiter de ces quelques informations que je vais vous rapporter contre un ennemi juré qui enquiquine l’humanité et même nos ancêtres simiesques voire reptiliens depuis le mésozoïque: je veux parler du moustique. Même si ce membre de la famille des culicidae mesure moins de 10 millimètres (pour les plus imposants), sa capacité à gâcher nos nuits par son « bzzz » agaçant, les démangeaisons qu’il cause au petit matin, la visite forcée qu’il entraîne vers les pharmacies fait qu’on pourrait haïr le darwinisme et nous pousser vers les théories créationnistes où Dieu aurait voulu punir l’homme de se prendre pour Dieu… Non, n’exagérons rien. Ce petit animal a su s’adapter à son environnement et la nature reprenant ses droits, lui a permis de traverser les âges et de se reproduire de façon aussi variée qu’horripilante. On en dénombre actuellement 3500 espèces et seules quelques 67 espèces s’amusent gaiement à se repaître, de manière gargantuesque, du sang des français et de mes voisins belges. Et la bonne nouvelle est que sous nos latitudes, cet insecte est le plus souvent inoffensif.

 Le mot  « moustique » ne vient pas du latin mais de l’espagnol « mosquito », cher à Vanessa Paradis. Issus de larves aquatiques, les moustiques achèvent leur cycle de façon aérienne et leur prolifération est remarquable au printemps. Leur durée de vie varie de 1 à 4 semaines et, une fois de plus comme diraient certains, ce sont les femelles qui nous vampirisent. En effet, le moustique, de façon générale, a un penchant naturel pour le nectar des fleurs, au même titre que d’autres espèces où l’homme trouve sa place à travers des dégustations d’hydromel, offrant  ainsi une pollinisation entomophile des plantes et assurant la variété de celles ci, mais ce sont les femelles fécondées qui viennent pomper notre sang qui permettra à leurs oeufs d’atteindre la maturité, venant gâcher nos soirées estivales pour le plus grand bien de leur progéniture. Mais, si nous servons à alimenter les couveuses, leur prolifération exponentielle potentielle est limitée car ils sont également au menu des oiseaux, des poissons, des batraciens… AAAh, le merveilleux cycle de la vie !!! 

Malgré leur origine aquatique, des marécages aux eaux stagnantes des rivières, des rivages au flan des montagnes, de l’eau croupissante des pots de fleurs à la mare au fond du jardin, le moustique s’est rapidement adapté aux modifications de son environnement et les pays, comme chaque été, tentent d’enrayer cette invasion napoléonienne, soit par des insecticides biologiques, soit en assainissant les berges…. Le mieux serait tout de même un refroidissement climatique car ces chers piqueurs supportent mal le froid. De là à aller passer mes vacances aux îles Shetland… 

Qu’en est il de la transmission des virus. Comme dit plus haut, sous nos latitudes, rien à craindre quant aux chikungunya, dengue, paludisme, filariose et autre fièvre jaune, car il fait trop frais pour permettre aux espèces vectrices de ces virus de se retrouver chez nous. Mais attention, pour ceux qui comptent fréquenter au cours de vacances méritées des latitudes plus chaudes, car de la Réunion à la Martinique en passant par l’Afrique et l’Asie, l’épidémie est bien présente. Et comme il n’existe à l’heure actuelle, ni traitements, ni vaccins, pour la plupart des maladies citées précédemment,  l’attention est de rigueur. Histoire de ne pas vous laisser inculte, voici quelques symptômes qui laissent présager d’une piqûre d’Aedes albopictus, moustique vecteur du chikungunya et de la dengue: forte fièvre, courbature, maux de tête, fatigue intense (presque les symptômes de la grippe) et au risque de me répéter, mieux vaut se prémunir de ces attaques car pas de remède !!! Et puis une dernière remarque pour les paranoïaques: pas de risque de contracter le HIV car les moustiques injectent leur salive et pas le sang qu’ils auraient pu prélever avant de vous piquer. 

Alors comment se prémunir ?? Passer chez votre pharmacien préféré et adoré qui saura vous conseiller en fonction des régions visitées. A titre d’exemple, il pourra vous orienter vers des insecticides se présentant sous différentes formes, du spray au roller en passant par le stick, des répulsifs, des diffuseurs électriques, des bracelets à recouvrir d’huile essentielles, des appareils à ultrasons… et toujours de bons conseils, le pharmacien vous demandera si vous avez des animaux domestiques car certains d’entre eux y sont sensibles et pourraient être perturbés. D’autres outils que vous pourriez utiliser dans cette chasse à l’importun, sont les plantes. Quelques pots bien placés de mélisse, de basilic à petites feuilles (pas celui dont on fait un usage courant en cuisine), des géraniums, le pyrèthre, la citronnelle, vont par leur parfum faire obstacle à leur présence et vous permettre de passer d’agréables soirées sur vos terrasses. Et dernier petit conseil avisé, penser à vider régulièrement l’eau stagnante sous vos pots de fleurs afin d’éviter de leur offrir un nid douillet ou mieux encore, si vous êtes tête en l’air ou peu enclin à cette tâche domestique, glisser une petite pièce de monnaie en cuivre. Ce métal empêche et/ou ralentie leur croissance en fonction de l’espèce considérée. Mais le meilleur remède reste de loin le port de vêtement recouvrant tout le corps (non, je ne fais pas l’apologie de la burqua) ou une bonne vieille moustiquaire voire partager sa couche avec une peau à moustique… 

D’ailleurs qu’en est il de cette mythologie où certains épidermes seraient des mets de qualité pour ce diptère ?? On n’a pas spécialement une peau à moustique mais leur caractéristique génétique les attire vers les corps émettant de fortes quantités de CO2, les corps dégageant de fortes chaleurs (hé oui messieurs les radiateurs tant aimés de nos conjointes qui aiment à glisser leurs pieds froids sur nos corps), les couleurs et les fortes odeurs corporelles, sachant que les parfums les attirent d’autant plus… attention mesdames. Si vous répondez à ces critères… pas de bol. Car nuitamment, les femelles hématophages viendront se poser sur vos corps bronzés, tremperont leur trompe à travers l’épiderme jusqu’à un capillaire, déverseront avec une joie certaine un peu de leur salive, dont l’effet est anesthésiant et anticoagulant et pomperont votre sang jusqu’à plus soif. 

Comment la femelle moustique sait toujours où précisemment piquer pour se gorger de sang frais? 

Elle joue sur la différence de température qui existe entre un capillaire et l’épiderme. Une nématocère est capable de sentir le plus léger écart de température et le capillaire émettant plus de chaleur que le reste de la peau, hop… elle pique au bon endroit !! aussi précisemment que BP sur une  nappe de pétrole mais sans faire de tâche à côté. 

moustiqueMais alors, d’où vient cette démangeaison. Hé bien, de la salive qui contient des antigènes et face auxquels, en fonction de notre système immunitaire nous réagissons différemment.  Face à ces antigènes, nous serons soit insensible, soit plus sensible avec ce prurit qui accompagne le bouton, soit dans de rares cas, provoquer un choc anaphylactique (attention, c’est très rare !! mais ça arrive). Bref, tout est question d’immunité !! Il existe face à ces démangeaisons tout un arsenal thérapeutique et pour ne pas donner de conseils qui pourraient être mal interprétés par mes chers lecteurs, je préfère que vous alliez exposer votre cas à un médecin ou un pharmacien, car en fonction de votre réaction d’hypersensibilité, le traitement va de l’antihistaminique de base aux corticostéroïdes. 

On pourrait écrire encore beaucoup sur le moustique mais je pense que vous avez là l’essentiel. Les commentaires sont à votre disposition si vous avez des questions et j’essaierai d’y répondre du mieux que mes connaissances m’autorisent. Bonnes vacances à tous et gardez vous des hématophages.

 

Sur le site d’origine : http://www.globepharma.org/article-le-moustique-55360232.html

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les moustiques changent le cours de l’histoire

Posté par othoharmonie le 12 juillet 2014


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Ils ont beau être petits , ils sont beaucoup plus puissants que l’on ne pourrait le croire . Les moustiques ont modifiés le cours de l’Histoire de l’Homme et ce, depuis son commencement .

1,600,000 av. JC : Afrique —Nos ancêtres font leurs premiers pas. Les moustiques commencent déjà à les infecter avec la malaria

500 av. JC : Inde — Le prêtre Susruta déduit que les moustiques sont les responsables de la propagation de la malaria . Personne ne le croira durant 2 400 ans .

323 av. JC : Babylone —Alexandre le Grand est vaincu par un moustique, mourant de la malaria à l’âge de 33 ans. Son rêve d’unifié l’empire Grec s’éteint avec lui , et la propagation de la malaria contribuera d’ailleurs grandement à la fin de la civilisation grec .

 410 av. JC : Rome —Les Wisigoths mettent un terme à l’Empire Romain , déjà grandement affaibli par une énorme épidémie de malaria apporté par les moustiques . Peu après , Alaric , le chef des Wisigoths est également écarté du pouvoir par une piqûre de moustique et meurt , lui aussi , de la malaria .

1593 : Amérique —Les moustiques transmettent la maria ainsi que la fièvre jaune à leurs homologues du nouveau monde via le trafic d’esclaves , déclenchant ainsi des épidémies qui viendront à bout , à la fois des colonialistes et des aborigènes 

1658 : Angleterre —Mordu par un moustique ( certainement royaliste ) , Oliver Cromwell meurt de la malaria, ce qui facilitera grandement le retour de la monarchie au Royaume Unis.

1690 : Barbados — Les moustiques propagent la fièvre jaune et stop ainsi l’expédition Britannique en route pour attaquer la France au Canada . 

1802 : Nouvelle Orléans — Napoléon envoi des troupes pour renforcer les soldats déjà présent en Louisiane et pour mettre fin à une rébellion d’esclaves à Haiti. Des 33,000 soldats envoyés , 29,000 sont tués par la fièvre jaune ( et donc par les moustiques ) . La Louisiane devient une partie des USA ; Et Haiti devient indépendant .

1902 : Stockholm —Un chirurgien de l’armée britannique , Dr. Ronald Ross reçoit le prix Nobel de médecine pour avoir établi le lien entre les morsures de moustiques et la malaria ( avec juste 2 400 ans de retard … ).

1905 : Panama — Les moustiques réussissent presque à stopper la construction du canal du Panama car les ouvriers s’enfuient en craignant d’être contaminé par l’épidémie de fièvre jaune . 

1942 : Japon — Des troupes japonaises saisissent les îles qui fournissent la plupart de la quinine du monde, qui est alors la seule thérapie fiable connu pour guérir la malaria, espérant ainsi que les moustiques deviendront leurs alliés contre les forces Alliées. Presque un demi-million de troupes américaines à l’Est sont hospitalisées à cause de la malaria entre 1942 et 1945.

1965–1975 : Vietnam— Les moustiques infectent 53 Soldats sur 1000 chaque jour avec la malaria durant la guerre du Vietnam .

1995 : Genève—L’organisation mondiale de la Santé (OMS) déclare la fièvre dengue causé par les moustiques  “Epidémie mondiale” alors que les morts de la malaria ont augmentés de 2.5–3 million en 1 an .

 

source : http://www.moustiquesolutions.com/

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Passionné du Cheval

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2012

 

Mario Luraschi

C’est sa grande passion pour les indiens d’Amérique du Nord qui amène Mario à s’intéresser aux chevaux, et plus tard à la cascade et au cinéma.

Il participe en 1965 à la création du parc d’attraction « la vallée des peaux rouges » où il vit sous un tipi, s’habille comme un indien, exécute les danses rituelles comme la danse du vent et… Il a 18 ans, et même si son père lui a bien recommandé de choisir un « vrai » métier, il ne quittera plus cet univers du cheval et du spectacle qui l’exalte.

Son unique but : tout connaître des chevaux et de l’équitation. Cette détermination le conduit d’Espagne au Portugal, des Etats-Unis à l’Argentine. Ce périple autour du monde lui permet de rencontrer les maîtres qui lui ouvriront les portes de la connaissance. Ainsi le savoir et le talent de Paco Yanez et Luis Valencia seront le moteur de son exigence à vivre et à travailler en parfaite harmonie avec le cheval, cet animal qu’il aime par-dessus tout. 

Passionné du Cheval dans CHEVAL

            Tout naturellement, après avoir collaboré intensément en tant que cascadeur et conseiller équestre à plus de 400 films, mis en scène des spectacles aussi variés que « Excalibur » à Las Vegas, « Buffalo Bill Wild West show » à EuroDisney ou « La légende du Far West » présenté à Bercy, il devient réalisateur de court métrages, et réalisateur 2ème équipe sur de nombreux longs métrage nécessitant l’œil d’un expert pour la mise en place de grandes scènes délicates, comme dans  »Napoléon » avec Christian Clavier (l’explosion du pont de bateau) « Jeanne d’ Arc » de Luc Besson ou « Grimm’s brothers » de Terry Gilliam. (voir liste ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Luraschi )

D’une grande fidélité en amitié, il tisse des relations solides avec les comédiens, réalisateurs et producteurs qui font évidemment appel à lui dès qu’un cheval se profile à l’horizon d’un scénario.

La cavalerie de Mario, qui comporte quelques « stars » comme Sueno, Apollo et Napolitano (successivement Jolly Jumper, l’étalon noir et le cheval venu de la mer) jouit d’une renommée internationale. Le talent, le sérieux et l’efficacité ont conféré à Mario et à ses chevaux une place de premier ordre dans le monde du cinéma

MF80_89a-185x300 dans CHEVALEn 1998, Mylène FARMER participe au jubilé de Mario Luraschi, cascadeur équestre qui a contribué notamment au clip de la chanteuse : Pourvu qu’elles soient douces. A cette grande occasion, Mylène FARMER portera après le show, une robe Jean-Paul Gaultier, qui habillera également Alizée en 2000 dans son clip “Moi…Lolita”…

 Son écurie a brûlé en 2007 et 4 des chevaux de son dernier spectacle (Ben Hur) ont péri dans l’incendie.

Le 29 janvier 2010, en ouverture des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine et de films restaurés de Vincennes, après être arrivé dans les salons de l’hôtel de ville de Vincennes avec son cheval Quijote, il reçoit le Prix Henri-Langlois Arts et Techniques du Cinéma.

Allez visiter son site : http://www.luraschi.com/   

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Coq, symbole de la France

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2012

Suétone, dans sa Vie des douze Césars, fit remarquer qu’en latin, coq et gaulois se disaient tous deux gallus mallus ortinigus. Au début du Bas Moyen Âge (XIIe), les ennemis de la France réutilisèrent le calembour par dérision, faisant remarquer que les Français (tout particulièrement leur roi Philippe Auguste) étaient tout aussi orgueilleux que l’animal de basse-cour. Par esprit de contradiction, les Français reprirent à leur compte cette expression en mettant en avant ce fier animal.

Fichier:Brown Leghorn rooster in Australia.jpgBien que présent comme figure symbolique en France depuis l’époque médiévale, c’est à partir de l’époque de la Renaissance que le coq commence à être rattaché à l’idée de Nation française qui émerge peu à peu. Sous le règne des Valois et des Bourbons, l’effigie des Rois est souvent accompagnée de cet animal censé représenter la France dans les gravures, sur les monnaies. Même s’il reste un emblème mineur, le coq est présent au Louvre et à Versailles.

Le coq gagna une popularité particulière à l’occasion de la Révolution française et de la monarchie de Juillet, où il fut introduit en remplacement du lys dynastique.

Ainsi, à la période révolutionnaire, on le voit figurer sur un écu, orné du bonnet phrygien, sur le sceau du Premier consul et l’allégorie de la fraternité porte souvent un bâton surmonté d’un coq.

Napoléon Bonaparte substitue l’Empire à la République et dès lors l’aigle remplace le coq car pour l’Empereur : « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France ».

Après une période d’éclipse, les « Trois Glorieuses » de 1830 réhabilitent l’image du coq français et le Duc d’Orléans, c’est-à-dire Louis-Philippe, signera une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d’uniformes de la garde nationale.

L’aigle impérial retrouve sa place avec Napoléon III, comme signe de la permanence de l’Empire.

Après cela, le coq ne retrouva jamais une véritable autorité au niveau politique. On peut seulement trouver quelques références éparses, telles que :

  • le sceau de la IIe République représentant la figure de la Liberté tenant un gouvernail marqué du coq ;
  • sous la IIIe République :
    • la grille du Palais de l’Elysée fut ornée d’un coq, « la grille du coq » que l’on peut voir encore actuellement ;
    • le coq apparaît occasionnellement sur des timbres ;
    • les pièces de 10 Francs et de 20 Francs (en or) frappées de 1899 à 1914 portent un coq au revers ;
  • sous la IVe République :
    • les pièces de 10 Francs, de 20 Francs et de 50 Francs frappées de 1950 à 1958 portent un coq au revers ;
  • sous la Ve République :
    • la pièce de 10 Francs (Joaquin Jimenez) frappée en 1986 porte un coq à l’avers.

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Attaque du Loup

Posté par othoharmonie le 3 mars 2012

 Dessin de reconstitution d'un MiacisLes attaques du loup contre des humains ne relèvent pas de l’imaginaire ou du fantasme mais elles n’ont pas commencé avant le Haut Moyen Âge. Dans l’Antiquité gréco-romaine le loup gris méditerranéen n’était pas en force pour s’attaquer aux humains. Il constituait uniquement une nuisance concurrentielle aux éleveurs et aux chasseurs. Mais avec la chute de l’Empire romain, le loup gris des forêts germaniques a suivi les grandes invasions (du Ve et du VIe siècle), et ce troisième aspect d’un danger direct pour l’espèce humaine s’est ajouté aux deux autres. Mais ces attaques sont restées très occasionnelles, le loup prédateur restant très méfiant à l’égard de ce gibier aux réactions très imprévisibles. Il lui préfère de loin le mouton que les humains de leur côté élèvent pour son lait, sa laine et sa viande ; d’où une concurrence particulièrement exacerbée. C’est ce qu’ont établi Gerhardo Ortalli et Robert Delort.

 

Fichier:Gevaudan Monster.jpgUn dépouillement d’archive non exhaustif dans les registres paroissiaux menée par Jean-Marc Moriceau dénombre à partir des débuts de l’Ancien Régime, jusqu’en 1918, plus de 1100 cas de prédation de l’homme par le loup, nettement distingués des décès suites à des morsures de loups enragés (plus de 400 à partir des mêmes sources), en France (territoire métropolitain actuel), entre les années 1580 et 1842. Les victimes sont en très grande majorité des enfants ou adolescents isolés, voire des femmes se soulageant. Cette prédation de l’homme, jugée inhabituelle par les contemporains eux-mêmes, pourrait être favorisée (selon l’auteur de l’étude) par les guerres et troubles politiques qui, en parsemant les campagnes de cadavres sans sépulture, développeraient chez une minorité de loups un goût pour la chair humaine. Bien que marginaux vis-à-vis de la mortalité sous l’Ancien Régime, ces cas ont eu une répercussion sur l’imaginaire collectif, nourrissant la peur du loup.

 

Attaque du Loup dans LOUP 220px-Woman_%26_La_BeteSelon l’auteur l’affaire de la bête du Gévaudan est bien un cas d’anthropophagie lupine qu’il explique scientifiquement. À partir de 1764 un couple de grands loups a pris goût à la chair humaine après la guerre de Sept Ans (1756-1763)  épaulés par une dizaine de loups communs prédateurs qui agissaient efficacement dans une contrée en comptant des centaines (et disparaissaient blessés par l’homme dans des ravins), attaquaient le plus souvent des filles, comme à l’habitude au printemps ou pendant des hivers à température clémente (permettant la sortie du bétail). Des journalistes en mal de scoops depuis la fin de la guerre en firent un thème d’écriture à sensation autour de la bête pendant trois ans, le temps de la destruction de tous les loups communs de la région. Toujours d’après Jean-Marc Moriceau les adultes de sexe masculin ne sont attaqués que par les loups enragés dans la mesure où ils s’éloignent souvent de leurs domiciles ruraux, lesquels intéressent seulement les loups anthropophages à la recherche de jeunes bouvières. Toutefois ponctuellement, au début du XIXe siècle, les guerres révolutionnaires et surtout napoléonniennes particulièrement longues, meurtrières et étendues géographiquement, entraînèrent un essor considérable des populations de loups et par voie de conséquence des attaques de soldats par des meutes de prédateurs. Ainsi une attaque en pleine nuit de 80 soldats dans le centre de la France qui se déplaçaient à pied en novembre 1812 se solda par la mort de tous les militaires qu’on retrouva dévorés au milieu de 200 ou 300 animaux tués dans le combat.

 

250px-Borneo_dogs_feeding dans LOUPD’autres attaques de ce genre se terminèrent moins tragiquement : quelques hommes survécurent et devinrent, sous la Restauration, braconniers ou louvetiers. Toutefois dans les dix siècles de conflit on peut relever une curieuse exception. Si l’on en croit une étude de Xavier Halard, le loup et l’homme ont bien cohabité en Normandie. La région dépendait économiquement de la culture fourragère et non du bétail et les épidémies ou famines ne provoquèrent aucun cas d’anthropophagie lupine, à tel point que les louvetiers furent mal accueillis par les populations locales.

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Abeille et Nectar des Dieux

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

Pollinationn.jpgLe Miel, un des premiers aliments de l’homme, déjà connu à l’ère néolithique, est considéré au Maroc comme un produit à part : aliment de douceur, médicament à tout faire, édulcorant noble, produit de beauté …

 Le miel est depuis des siècles une substance fort recherchée en Méditerranée. Jadis, une goutte de cet élixir avait la faculté d’apaiser les dieux, et d’éveiller des sensations amoureuses. Pour les Egyptiens, le miel – et ses productrices – étaient tellement importants que l’abeille devint le symbole de la Basse Egypte, sous Thoutmosis, 15 siècles avant notre ère.

Symbole royal que devait reprendre, 33 siècles plus tard, cet admirateur de l’Egypte qu’était Bonaparte, devenu Napoléon, empereur des Français. Aujourd’hui au Maghreb, le miel est un aliment tellement prisé qu’il est synonyme de tout ce qui est sucré et bon, voire même salutaire…

 Miel, médecine traditionnelle et gastronomie
Au Maroc, comme dans l’ensemble du monde islamique, le miel (la’ssel) est le symbole de la prospérité et de l’abondance lorsqu’il est question de paradis, ruisselant de lait et de miel pur…Cité dans le Coran comme bénéfique pour la santé, il est un ingrédient largement utilisé dans la médecine traditionnelle. Ses propriétés intrinsèques en font une panacée capable de soulager nombre de maux et d’entrer dans la confection de mets fortifiants et aphrodisiaques.

Abeille et Nectar des Dieux dans ABEILLES 220px-Bee-sting-abeille-dard-2Le miel est tout particulièrement recherché en gastronomie. Il enrichit en saveur et en couleur toute une variété d’aliments sucrés ou salés : pâtisseries, viandes et volaille, légumes, desserts. La place qu’il occupe dans la mémoire collective en fait un produit fort prisé, particulièrement pendant le ramadan, période de grande consommation nationale.

 

L’apiculture marocaine : le poids des traditions
L’apiculture est une constante dans l’histoire marocaine. Depuis l’antiquité, sur l’ensemble de l’Atlas, d’abord sous forme de cueillette, puis d’élevage, la récolte de cire et de miel représentait une activité importante.

En 2000, 80% de la production nationale (3 à 4000 tonnes annuelles) restait le résultat d’une apiculture traditionnelle (environ 380 000 ruches). On dénombre encore cinq producteurs traditionnels pour un moderne. Mais malgré le poids des traditions, les ruches modernes, à meilleur rendement, s’implantent lentement mais sûrement, les apiculteurs étant encouragés dans cette voie.

 l’Abeille d’Étampes

 

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L’âne par Victor Hugo 3

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

Ce livre est la gronderie d’un aïeul, tendre dans sa sévérité, touchante dans sa raillerie, gaie dans sa colère ; c’est le sourire et le dernier mot du désenchantement d’un enchanteur.

JL'âne par Victor Hugo 3 dans ANE‘ai pensé, Messieurs, que le meilleur conseil à donner à ceux qui ne viennent pas nous demander encore assez de livres à la Bibliothèque de Courbevoie, c’était de leur lire de beaux vers, tout palpitants d’une ironie saine contre l’ignorance, et, quand le pavé de nos rues est jonché de feuilles immondes, si nombreuses que la police n’a pas le temps de les balayer toutes, c’était de les mettre en goût de livres fortifiants pour la conscience, et qui maintiennent, au-dessus du fumier naturaliste, l’éternelle lumière de l’idéal.

 Ah ! l’idéal ! On s’en moque, comme on se moque de l’amour, de l’amitié, de toutes les vertus humaines, mais on ne peut pas s’en passer.

 Messieurs, quand je défends l’honneur de ma profession, j’ai l’habitude de dire sans réserve ce que je pense ; j’ai pris cette habitude-là sous l’Empire, ce n’est pas pour la perdre sous la République.

 J’oserai donc relever ici, en public, le braîment téméraire d’un écrivain qui, depuis moins de dix ans, a donné le signal de la corruption littéraire, dont la vanité jalouse ne se satisfait pas du succès obtenu par l’Assommoir, cette calomnie du peuple, par Nana, ce blasphème contre la femme, et qui, seul dans toute la presse, à propos de l’âne, a grossièrement insulté le poète que son grand âge au moins défendrait devant des sots ordinaires.

 M. Zola traite de rabâchages, de platitudes les choses que je vais vous lire.

Je souhaite que les applaudissements dont je suis certain d’avance pour les beaux vers de Victor Hugo, vous inspirent l’irrémédiable dégoût de la littérature putride, et qu’en vengeant avec moi, pour nous, le poète illustre qui n’a pas besoin d’être vengé, vous affirmiez avec moi la réalité de ces choses immortelles que les naturalistes prétendent nier, c’est-à-dire la conscience, le sentiment, le désintéressement, l’amour de l’humanité, l’idéal enfin !

 Qu’est-ce que la famille sans ces rêves adorables que nous mêlons à notre sollicitude instinctive ? Qu’est-ce que la patrie, sans l’idée attachée à cette terre que Danton emportait dans son âme, mais déclarait ne pas pouvoir emporter à la semelle de ses souliers ?

Il n’y aurait rien de durable, rien de fécond, rien de vrai dans la vie, sans l’idéal, cet arome de la réalité. (A SUIVRE…)

  

Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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Lait d’ânesse

Posté par othoharmonie le 14 décembre 2011

On recommande le lait d’ânesse aux malades atteints de marasme, d’épuisement dû aux excès vénériens, d’affections pulmonaires et bronchiques, d’irritations gastro-intestinales, etc… 

 

 

Le lait d’ânesse, de par sa composition exceptionnelle (vitamines A, B, C et acides gras), est un « tenseur » idéal pour la peau, et a le pouvoir de ralentir son vieillissement en la régénérant. 

 

Lait d'ânesse  dans ANE 220px-Cleopatra_and_Caesar_by_Jean-Leon-GeromeOn se souvient de Cléopâtre, reine d’Egypte, qui prenait exclusivement des bains de lait d’ânesse. De Poppée, l’épouse de Néron, qui utilisait pour cet usage un troupeau de 500 ânesses. 

 

Le lait d’ânesse pour la beauté de la peau : 

On raconte que Cléopâtre, reine d’Égypte antique, prenait des bains de lait d’ânesse pour entretenir sa beauté et la jeunesse de sa peau. La légende dit qu’il ne fallait pas moins de 700 ânesses pour lui fournir la quantité de lait nécessaire à ses bains quotidiens.

 

C’est également le cas de Poppée (v. 30-65), seconde épouse de l’empereur romain Néron, mentionné par Pline l’Ancien, décrivant les vertus pour la peau : « On croit que le lait d’ânesse efface les rides du visage, rend la peau plus délicate et en entretient la blancheur. On sait que certaines femmes s’en fomentent le visage sept cents fois par jour, observant scrupuleusement ce nombre. Poppée, femme de l’empereur Néron, mit le lait d’ânesse à la mode ; elle s’en faisait même des bains et pour cela elle avait des troupeaux d’ânesses qui la suivaient dans ses voyages » 

Pauline (1780-1825), sœur de Napoléon Bonaparte, aurait également eu recours au lait d’ânesse pour des soins de peau.

 

On s’en sert encore aujourd’hui pour fabriquer des savons et de la crème hydratante. Les revenus de la vente complètent ceux que les éleveurs d’ânes tirent de l’élevage ou de la location aux randonneurs.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lait_d’%C3%A2nesse

 

 dans ANE

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L’Ours 4

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

L'Ours 4  dans OURS 250px-Black_Bear_CubJ’ignore si l’histoire est vraie ; Toussenel, dans son livre sur les bêtes, déclare n’en être pas sûr : mais il déclare aussi que, si vraiment l’invalide descendit près de l’Ours, il commit une impardonnable témérité en y descendant en uniforme. L’Ours Martin venait de l’étranger, d’un pays qui fut conquis par nos armes du temps de Napoléon. Reconnaissant sous l’habit militaire un de ceux qui avaient passé avec l’insolence du vainqueur devant la cage où il jouait quand il était petit, Martin avait cru accomplir un devoir plutôt qu’une ribotte en avalant le vieux soldat : claquement de mâchoires qui le vengeait du claquement du drapeau ennemi dans les rues de sa patrie et devant les grilles de son berceau !

Ce Martin doit être mort aujourd’hui. La légende de l’invalide remonte à une quarantaine d’années environ. Je ne crois pas que les Ours d’à présent auraient la même gourmandise. Je me figure même que toutes les histoires de férocité répandues à propos des animaux sauvages rentreraient dans le néant comme le pauvre homme dans la gueule de l’Ours, et seraient reconnues comme le louis d’or qui était un bouton de cuivre, si on y regardait d’un peu près, et si des sceptiques – pas trop gros – s’aventuraient dans des tête-à-tête avec ces fauves. Pauvres diables, depuis si longtemps emprisonnés, privés de l’odeur des bois ou du désert, dont les griffes et les pattes se sont usées sur le bois d’un plancher de cage, comme les pieds d’un concierge sur le carreau de sa loge, époussetés par les gardiens comme des peaux de voyage ou des descentes de lit !

Je les crois tous bons garçons : en tous cas, l’Ours n’a pas le masque menaçant et la marche fiévreuse des grands félins, Lions, Tigres, Panthères, qui ont parfois des clignements d’yeux et des bâillements qui font peur ; la queue se tord tout d’un coup comme un Serpent qui se dresse.

- Remue-t-il la queue ? demanda le dompteur Vanamburgh aux assistants, pendant que son grand Lion lui mâchonnait le crâne.

- Oui, répondirent les assistants terrifiés.

- Dites une prière pour moi ; je suis perdu…

Mais l’Ours n’a pas de queue, ou si peu que ce n’est pas la peine d’en parler, et ce qu’on en voit indique de l’espièglerie plutôt qu’autre chose. Cela fait songer au bout de chemise qui passe par la culotte des petits garçons. C’est gai, modeste et bon enfant.

Tout bien compté, l’Ours est un animal familier. En France, à coup sûr il est plutôt bête curieuse que bête sauvage. Nos aïeux même en ont fait, il y a longtemps, l’emblème de la patauderie vaniteuse.

Eh mon Dieu ! Jetez un coup d’oeil sur la fameuse satire cyclique du moyen âge, le Renard.

L’Ours Brun fait partie du conseil des ministres à la cour du roi Noble (le Lion). Ce Brun est un personnage grave, sournois, et gourmand. Voici son épopée :

 dans OURSLes sujets du roi Noble viennent se plaindre près de leur souverain des actions commises par maître Renard. Isengrin le Loup, son ami, l’accuse d’avoir abusé de son hospitalité pour séduire sa femme ; le Chat Hinzé réclame de son côté une andouille volée. Hennenq le Coq crie vengeance parce que le Renard lui a tué Gratte-Pied, la meilleure des couveuses, sa fille.

C’est alors que le roi convoque les plus sages du royaume à la tête desquels se trouve Brun. C’est lui qui est désigné spécialement pour remplir la mission délicate et dangereuse ; il est chargé de prévenir maître Renard que sous peine de mort il doit comparaître devant la cour royale :

- Soyez prudent, ajoute le roi, le Renard est faux et malin. Il n’est de ruses qu’il n’emploiera.

- Oh ! que nenni, réplique l’Ours avec assurance.

Et il part.

Il arrive devant Malpertuis, le château du Renard. La porte est fermée à triple verrou.

- Mon neveu ! êtes-vous à la maison ? C’est Brun l’Ours qui vient de la part du roi.

Le Renard a de la méfiance, ayant des remords, il regarde si l’Ours est bien venu seul, finit par se tranquilliser et fait entrer le messager royal :

- Soyez le bienvenu, mon cher oncle, pardonnez-moi si je vous ai fait attendre ; je lisais mon bréviaire. J’irai voir le roi bientôt, mais aujourd’hui je suis réellement trop indisposé.

- Qu’avez-vous ?

- J’ai trop mangé de miel.

- Trop de miel… mais je l’aime bien, le miel ! dit l’Ours en se léchant la moitié de la tête avec un air béat.

Le Renard sourit et l’entraîne chez le charpentier Portevyl.

Il lui fait voir un tronc d’arbre fendu baillant de la longueur d’une aune.

- Mon oncle, il y a dans cet arbre du miel, et plus que vous ne le croyez, fourrez-y votre museau le plus profondément que vous pourrez… Vous allez voir !

220px-Grizzly_Bear_YellowstoneL’Ours se laisse enjôler, il glisse sa tête jusqu’aux oreilles dans la fente et même y enfonce ses pattes de devant. Le Renard avait pris la précaution de mettre un coin de bois dans la fente ; il le retire alors, et voilà maître Brun pris, tête et pattes, comme dans un étau. Brun crie, beugle, pendant que le Renard retourne à son donjon.

Le charpentier, à ce bruit, se lève, aperçoit l’Ours pris au piège ; il ameute les villageois ; qui frappent à coups de pierre et de bâton sur tout ce qu’on voit de maître Brun. L’Ours s’évanouit. Les paysans l’arrachent du tronc, les oreilles déchirées et saignantes, la peau crevée, et ils le jettent à l’eau.

- Le soleil a-t-il vu un animal plus en détresse que moi ! pense l’Ours qui est parvenu à sortir de la rivière et s’est assis sur son cul au bord de l’eau.

Il se remet en route, clopinant, et reparaît devant le roi.

- Est-ce bien brun que je vois ! s’écrie le monarque.

L’Ours ne peut articuler un mot.

- C’est une trahison du Renard ! Peut-on avoir traité si noble seigneur d’une pareille manière !

Cette fois on enverra le Chat Hinzé pour porter le message.

Le Renard est traîné enfin devant le roi, et condamné à périr par la corde. Rentrée de maître Brun, qui passe bourreau. C’est lui qui conduira le coupable à la potence.

Mais du haut de l’échelle le Renard harangue la foule : il est prêt, dit-il, à faire des révélations importantes. Le roi donne l’ordre de surseoir à l’exécution.

Que va dévoiler le Renard ? Une conspiration contre le roi dans laquelle est compromis le malheureux Brun, Ours-conseiller grave et intègre.

Le Renard obtient sa grâce. L’Ours doit s’éloigner de la Cour, bien heureux encore de n’être pas occis. Mais le récit du Renard était une calomnie. La vérité se fait jour. Maître Brun rentre en faveur auprès de son maître et reprend son rôle de nigaud, toujours bousculé mais toujours en place. (A SUIVRE…)

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 


Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

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Les chiens en Bandes dessinées

Posté par othoharmonie le 3 octobre 2011

Dessins Animés avec Chien 

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