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Le Chevreuil dans le Bosquet

Posté par othoharmonie le 6 février 2017

 

 
chevreuilDans une des lettres qu’il a écrite à W.G. Gray au sujet de l’« Ancien Membre », un rite du clan, Cochrane mentionne aussi le « Chevreuil dans le Bosquet » qui est également un des mythes du clan. Plus d’une fois, ceux qui ont vu ces lettres, qui m’ont été données par Bill Gray juste avant sa mort, m’ont demandé ce qu’il entendait par là. De nombreuses interprétations de ce concept ont été faites par des groupes qui n’en ont jamais entendu parler ou en des termes très vagues. Ainsi, tout comme pour le mythe du Bâton, de la Rose au-delà du Tombeau et du Château, il est peut être temps de le présenter à un auditoire plus large que notre petit groupe qui se réunissait autour de Cochrane.

Tout d’abord et avant tout, le « Chevreuil dans le Bosquet » représente l’esprit de sacrifice et d’autorité. Il peut aussi représenter l’idée du sort ou de la destinée qui crée le futur que nous tous allons vivre. C’est un symbole de sacrifice qui, plus qu’un simple symbole sorcier, est basé sur un concept ancien et universel. Il y a de nombreuses cultures où un animal est bloqué par ses cornes dans un bosquet ou un buisson, et qui devient ainsi celui que l’on sacrifie en lieu et place d’un homme. C’est une idée tellement répandue que le motif de Ram dans le Bosquet fut utilisé, par exemple, pour décorer des pieds de tables dans la ville sumérienne d’Ur.

Le même concept est mentionné dans la Genèse, lorsque Dieu demande à Abraham d’emmener son fils Isaac dans la région de Moriah et de monter sur la crête de la montagne qu’il avait choisie. Là, Abraham devait construire un bûcher et y sacrifier son fils en l’honneur du Seigneur. Abraham s’apprêtait à le faire et, lorsqu’il est sur le point sacrifier Isaac, Dieu lui dit de regarder derrière lui et qu’il trouvera là un sacrifice plus approprié. Abraham le fit et trouva un bélier pris au piège, par ses cornes, dans un buisson. Il le prit et l’offrit à Dieu en lieu et place d’Isaac. Si ça ce n’est pas un premier exemple de sacrifice substitutionnel, alors je ne sais pas ce qui en est un.

L’unique différence entre cela et le concept même du « Chevreuil dans le Bosquet », c’est que pour nous le Cerf a toujours été un animal sacré, même s’il est et a toujours été chassé pour sa viande. Dans le passé, lorsqu’un cerf était tué, sa tête pouvait servir d’offrande rituelle à l’Ancien Dieu Cornu en signe de sacrifice ainsi qu’en remerciement pour cette mort. Même de nos jours, il y a toujours une certaine mystique dans la mise à mort d’un cerf et l’on ne manque pas de faire faire un « trophée », qui sera en général accroché à un endroit où tous pourront l’admirer.

chevreuil

Etudions un événement historique raconté par Lady Stenton dans son livre « English Society in the Middle Ages ». En 1255, un groupe de chasseurs a tué un magnifique cerf dans la forêt de Rochingham. Ils lui ont coupé la tête et l’ont accrochée face à l’Est à un mat dans une clairière. Par hasard, ils avaient un fuseau avec eux et l’ont placé dans la gueule du cerf. Si nous croyons Lady Stenton, ce n’était rien de plus qu’une blague un peu crue destinée à se moquer du roi d’une manière assez surprenante. Ce que ne dit pas Lady Stenton, c’est en quoi, en faisant cela, on se moquait du roi. Elle ne dit pas non plus pourquoi un groupe de chasseurs avait bien pu se munir d’un fuseau. Si nous revenons sur cet événement et si nous l’étudions avec une approche Sorcière, en se souvenant en même temps du concept du « Chevreuil dans le Bosquet », qui symbolise le destin et le sacrifice, alors toute la scène prend une nouvelle signification. Ce qui est décrit était le rituel d’offrande du vieux Chevreuil dans le Bosquet.

Tout d’abord d’un point de vue Sorcier, les personnes ayant chassé le cerf devaient être membres de la classe dirigeante, qui seule pouvait chasser ouvertement dans ce qui devait être une réserve de chasse privée. A cause des lois bien plus draconiennes de cette époque, la seule manière qu’avait un paysan de chasser un cerf était de le braconner et, dans ce cas, il ne l’aurait certainement pas signalé en accrochant la tête sur un mat à la vue de tous. La carcasse, tout comme l’acte en lui-même, aurait été bien dissimulée. Deuxièmement, dans de nombreux procès en sorcellerie, vous conservez l’impression que derrière les accusés il y avait d’autres personnes qui restaient dans l’ombre, et qu’on n’arrêtait ni ne jugeait jamais, à la différence de tant de sorcières issues de classes plus modestes.

Ainsi, pourquoi un petit, mais tout de même fortuné, propriétaire terrien voudrait-il avoir une des toutes premières places dans une organisation interdite ? C’était une époque pleine de superstitions ; on disait même que l’air était peuplé d’entités invisibles et la plupart des gens vivaient dans une très grande peur du Diable et de tout ce qui le concernait. Quelle meilleure position pour un petit propriétaire terrien, qui dépendait probablement d’un seigneur plus important et dont la subsistance dépendait du travail bénévole de paysans et des serfs, que d’être le Grand Maître de l’ancienne religion pagano-magique de leurs ancêtres ? Ce que nous devons garder à l’esprit, c’est que la grande majorité de la population, dont les racines païennes ne sont pas très loin, se souviendra du Grand Maître des rassemblements. Il est aussi le représentant du Vieux Cornu, Dieu sur Terre, dont les paroles faisaient, à une certaine époque, fonction de loi.

Pour aller encore plus loin dans ce sens, ils n’avaient pas besoin de connaître l’identité réelle du Grand Maître (qui a dit que le système des cellules est une invention de l’espionnage contemporain ?). Ainsi, lors d’une réunion spéciale, on disait aux coven que le vieil untel qui fut un « bon camarade » devait être laissé seul, tandis que le vieil untel était un mauvais camarade contre qui la magie du coven pouvait être utilisée. La tentation de s’en servir pour accomplir les dessins propres du Maître a toujours été là. Comme la Sorcellerie était très morcelée et désorganisée, cela pouvait se faire même si le Grand Maître ne faisait que semblant de servir la tradition. Mais je suspecte que tout de même un grand nombre d’entre eux croyaient toujours aux pouvoirs de l’Ancienne Foi, comme les évènements de la forêt de Rockingham le montrent.

En plaçant sur un mat, face à l’Est, la tête coupée du cerf, l’esprit du mort était offert au Jeune Dieu Cornu, symbolisé par le soleil levant, en paiement d’un cycle de sept années de pouvoir. Il était sacrifié en lieu et place de la propre vie du maître. Les douze autres chasseurs devaient être des membres moins importants du clan. Ils étaient là pour observer le sacrifice et témoigner que tout s’est déroulé selon les règles de la Foi. Cela place solidement l’acte dans son ensemble dans le mythe du sacrifice substitutionnel, et cela seul le Maître d’un coven ou d’un clan pouvait le faire.

chevreuilPour ce qui est du fuseau placé dans la gueule du cerf, il s’agit d’une référence claire au vieux concept anglo-saxon des Wyrd, des Parques ou du Destin. Comme dans de nombreuses autres cultures, le destin est représenté sous la forme de trois sœurs. Comme filles de la déesse de la Nuit, elles sont celles qui tissent le fil du destin de chacun dans le temps et l’espace, elles créent le passé, le présent et le futur qu’il nous faut vivre. Une des sœurs crée le fil, l’autre sœur le tisse dans le tissu de l’existence et la troisième coupe le fil de la vie lorsque le moment est venu.

Etrangement, les Trois Sœurs sont aussi les gardiennes du Chaudron de Création, qui est un endroit où le passé, le présent et le futur sont encore et toujours dans un état de flux, de mouvement et où le futur n’est pas figé. Ce serait de ce même chaudron que les Parques tirent le fil de la vie de chacun. Avec ce que nous nommons la vie, commence la trame de l’existence qui est tissée dans les variations de temps, avec une place préétablie. Le moment de la mort est également tissé dans cette trame. Lorsque le fil est coupé, l’âme retourne dans le chaudron jusqu’à une nouvelle renaissance.

Si l’on considère d’un côté la vie du cerf et de l’autre celle des chasseurs, le fil de la vie de chacun est parallèle sur la chaîne du temps, que la destinée a déterminé lorsqu’ils sont nés. La destinée détermine aussi qu’à un certain moment le chasseur rencontrera le chassé et l’un des deux mourra. Cette mort sera aussi une partie du sacrifice à l’Ancien Dieu Cornu de la forêt. Dans le même temps, les Trois Sœurs auraient aussi pu décider que le chasseur sera tué par le cerf. Dans ce cas, le destin aurait décidé que le chasseur, en tant que Maître de l’assemblée, avait fait son temps et que le moment était venu pour son âme de regagner une fois encore sa demeure.

Après avoir lu cela, le lecteur peut penser : « en quoi est-ce que cela nous concerne ? ». C’est une bonne question. Dans la même lettre, Cochrane a aussi écrit : « Le chasseur, le vieux Tubal Cain et le Chevreuil ne font qu’un et représentent la même Présence Divine sous la forme du destin. En disant cela, Cochrane exprimait fermement sa foi ; dans un sens religieux, nous sommes tous ce que nous sommes parce que le destin en a décidé ainsi. Nos vies suivent le chemin qu’a dessiné pour nous le destin ; ainsi lorsqu’un changement survient dans notre vie, les choses peuvent ne pas aller exactement comme on le souhaite. Voilà le prix qu’il nous faut payer pour nous être soumis à la volonté d’Hécate. Une chose que nous avons promis lorsque nous avons été initiés en Sorcellerie.

Dans le cas de Cochrane, il s’est toujours vu, à un certain niveau, comme celui qui, plus tard, dirigera l’ensemble des coven traditionnels. Dans le même temps, dans une autre lettre à Bill Gray, il montre combien il savait que cela ne sera jamais le cas. Dans cette lettre, il affirme catégoriquement que, comme Gray, il ne vivra pas assez longtemps pour voir le résultat de ce qu’il a entamé, ce qui s’est effectivement réalisé. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui s’intéressent à ce que Cochrane a fait et mis sur pied, bien plus qu’au cours de sa vie, et Cochrane acceptait cela comme faisant partie de son destin. Cochrane disait que le « Chevreuil dans le Bosquet » était le symbole de tous ses espoirs et aspirations, et il est devenu le sacrifice à la réalité du « pouvoir qui nous mène sur un chemin précis, il n’y a rien à y gagner. Nous faisons ce qu’on nous dit de faire en protestant, en nous plaignant, et même parfois en geignant, non pas parce que nous sommes esclaves de quelque chose qui nous dirige, mais parce que celui ou ce qui décide du futur sait pourquoi ».

Dans un sens, lorsque nous commençons à rechercher la Déesse et sa magie, nous devenons le chasseur. Lorsque nous l’avons trouvée, nous devenons la proie, car la Déesse nous prend et nous fait sienne pour toujours. Quelles que soient nos protestations, lorsqu’elle tisse sa toile de magie lunaire, nous sommes pris et voilà le sacrifice que nous impose le destin, parce que nous sommes ceux qu’elle aime.

Comme le Chaudron de Création, qui n’est jamais figé, le concept du « Chevreuil dans le Bosquet » est en évolution constante. A une époque, il symbolisait l’animal sacrifié à sa place par le prêtre-roi d’un groupe tribal, en échange de sa propre vie et du renouvellement de sa charge pour une nouvelle période. Plus tard, l’animal était sacrifié à la place du Maître d’un grand nombre de coven, aussi bien qu’à la place du maître d’un seul coven. Ce n’est après tout qu’une légère modification du concept de base, même si cela montre le déclin de la vieille foi païenne. On constate ainsi que la Sorcellerie évolue en même temps que les gens. Dans l’interprétation moderne du Chevreuil, il y a un changement radical, puisque le Maître n’a plus à payer le prix du sang au terme de sa charge ; l’accent est ainsi mis sur le sacrifice, mais il est devenu un sacrifice individuel.

Bien que Cochrane ait été le Maître de notre ancien groupe, il était aussi le Chevreuil dans le Bosquet ; lorsque quelque chose allait de travers ou lorsque les choses n’allaient pas comme elles le devaient, il en prenait toute la responsabilité. Lorsqu’un des membres avait un problème, en général, il le prenait à sa charge. Plus encore, il se chargeait des novices et essayait de nous faire surmonter ce qu’il appelait « les mystères du Clan de Tubal Cain » tout en sachant parfaitement qu’il y aurait un prix à payer pour tout cela et qu’il serait un de ceux qui devront en payer le prix. Dans son cas, c’était le sacrifice de ce qu’il appelait son propre navire magique.

Pour le futur, je pense pouvoir parier que le « Chevreuil dans le Bosquet » changera encore.

a – Parce que, comme beaucoup d’autres concepts Sorciers, il n’est pas gravé dans le marbre,
b – et, à une autre époque et à un autre endroit, d’autres groupes voudront probablement exprimer d’autres idées concernant l’esprit de sacrifice et découvrirons que le concept du vieux Chevreuil convient à merveille, si on l’utilise symboliquement.

chevreuilFinalement, pour les lecteurs qui trouvent que l’idée du chasseur et de la proie qui sont d’une certaine manière connectés magiquement l’un à l’autre est un peu datée, laissez-moi vous assurer qu’il n’en est rien. Depuis des siècles, les habitants des Alpes autrichiennes considèrent le chamois un peu de la même de la façon que nous considérons le cerf, c’est un animal spécial et magique. Même de nos jours, lorsqu’un chamois est chassé et tué, la carcasse de l’animal est descendue de la montagne et les guides ainsi que les gens du cru font une cérémonie et le photographient pour commémorer cette mort. Ce n’est pas pour glorifier le chasseur, mais plutôt au contraire pour honorer la proie.

Une partie de la cérémonie implique l’utilisation de deux brindilles de genévrier. L’une est trempée dans le sang de l’animal avec quelques longs poils de son bas ventre, qui seront donnés au chasseur pour qu’il les mette à son chapeau. La seconde brindille est placée dans la gueule du cerf mort avec l’intention magique réfléchie de connecter le chasseur et le chassé. Dans le même temps, la brindille de genévrier agit comme une protection contre l’esprit du chamois qui pourrait vouloir se venger de son assassin. Ce n’est plus qu’une vieille coutume, mais on y retrouve une vieille croyance où le chamois était considéré comme différent et n’était pas traité de la même manière que les autres animaux à cornes, qui eux étaient tués sans que cela donne lieu à une cérémonie.

Le chamois était différent, car son lien avec l’ancienne déité cornue était connu. Cela le dotait d’un esprit ou d’une âme spéciale puisqu’il était à l’image de l’ancien Dieu des troupeaux de chamois. Ainsi, dans les vingt-quatre heures qui suivaient sa mort, cet esprit pouvait se venger de son tueur, d’où la protection magique de la brindille de genévrier. Cela tiendra captif l’esprit jusqu’à ce que le choc de sa mort et que son attache avec sa vie passée se soit suffisamment affaiblie pour briser ses liens avec sa vie terrestre. Il ira ensuite vers les montagnes de l’autre monde où il sera libre d’errer sans aucun danger, sous la protection de son dieu et créateur cornu. Bref, une représentation vivante du concept séculaire e du destin du Dieu Sacrifié dans sa forme animale.

Ainsi, lorsque nous parlons du « Chevreuil dans le Bosquet », nous ne parlons pas d’un concept du passé qui est gravé dans le marbre et n’évolue plus, mais de quelque chose de fluide et susceptible de changer, tout en restant profondément enraciné dans l’ancien concept de l’animal que l’on sacrifie à la place d’une personne et qui, comme nous le savons tous, tient une place importante dans les anciens rites. De nos jours, il est devenu le symbole de l’esprit de sacrifice dans l’idée que lorsque l’initié, lorsqu’il fait le serment du coven, se soumet à la volonté d’Hécate. En un sens, en faisant cela, il devient le Chevreuil dans le Bosquet, car il a choisi de suivre un chemin qu’elle a choisi pour lui. Peu importe où cela le mène, car c’est ce que les Parques ont décidé et qu’il a choisi en connaissance de cause d’accepter.

par Evan John Jones du site http://lapierresorciere.free.fr/TC/EJJ.htm

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Les préjugés dont les chauves-souris sont victimes

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

La plupart du temps méconnues du grand public, les chauves-souris sont souvent considérées comme des animaux parasites qui provoquent des désagréments permanents. Ce préjugé est malheureusement à l’origine de nombreux mythes et de la destruction des chauves-souris dans le monde occidental. Elles sont pourtant peut-être nos plus grandes alliées, après les animaux domestiques. Strictement insectivores, les espèces européennes ont la charge de nous débarrasser des désagréables moustiques et tipules qui hantent nos soirées l’été.

CHAUVE SOURIS

Les chiroptères ont pâti d’une mauvaise réputation

Dans le monde occidental, même si l’homme se considère souvent comme à la pointe en matière de technologies diverses, les chauves-souris sont encore perçues comme des animaux maléfiques qui suscitent une très grande peur et une forte répulsion. Simplement par méconnaissance !

Animaux nocturnes, elles se sont forgées, comme beaucoup d’autres, une réputation particulière et ont enflammé l’imagination des hommes. Déjà, dans la Rome antique, on les décrivait comme des animaux apparentés par nature au diable. Beaucoup plus tard, elles symbolisaient même l’antéchrist, c’est-à-dire le démon. Si les anges étaient représentés avec des ailes d’oiseaux, le diable au contraire était paré d’ailes de chauves-souris. Elles symbolisaient aussi sa capacité à se battre contre les anges, ce qui illustrait bien le rôle des chauves-souris dans l’imaginaire. On les clouait même sur les portes des granges jusqu’au milieu du XXe siècle, dans le Berry par exemple.

On leur a aussi attribué des vertus maléfiques. Animaux nocturnes capables de voir la nuit, on disait qu’ils avaient la capacité de rendre la vue aux aveugles, si leurs yeux étaient appliqués sur la tête des malades. Ils faisaient aussi partie de la pharmacopée des sorcières au Moyen Age.

Cette réputation n’est pas partagée dans le monde

Les chauves-souris ne font pas l’objet des mêmes considérations sur tous les continents.

C’est le cas en Amérique centrale où, sur les représentations religieuses, certaines divinités ont une tête et des ailes de chauves-souris.

L’art maya n’est pas le seul dans ce cas. En Chine, elles sont plutôt symboles de fidélité. Certains religieux portent d’ailleurs sur leur robe une figure représentant un arbre avec des racines et ses branches, symboles de la vie, sont entourées de cinq chauves-souris aux ailes déployées. Celui qui porte cette figure est censé jouir d’une longue vie, être riche, en bonne santé, heureux et ne pas mourir dans la souffrance.

Peu à peu réhabilitées, elles restent exposées de nos jours aux impacts des activités humaines

Considérées comme des oiseaux impurs, c’est pourtant Léonard de Vinci qui les regarda différemment pour la première fois en Europe. Il construisit en effet ses premiers modèles de machines volantes à partir d’ailes de chauves-souris. Il s’était fondé sur leur morphologie pour obtenir un vol manuel généré par l’énergie humaine.

Les réflexions relatives à ces animaux sont en train d’évoluer depuis une soixantaine d’années : on se rend compte finalement dans l’expérience populaire qu’elles ne s’accrochent pas aux cheveux ou qu’elles ne sucent pas le sang (hormis trois espèces de vampires en Amérique du Sud).

Mais une autre menace est apparue depuis la fin des années 1950 : la modification des paysages par l’homme et l’utilisation de produits chimiques qui engendrent leur empoisonnement direct ou indirect, fragilisent à leur tour les populations.

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L’Oracle de Faringhia et la légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

C’est un livre de jeunesse. Il est « pondu » par un éducateur-instructeur. Ce n’est pas aussi un ovni en littérature. Après une carrière de nouvelliste, Boubacar Diallo plonge sa plume dans la galaxie romanesque avec « L’Oracle de Faringhia ». Plongeons dans le livre non un oracle devrais-je dire qui à l’envie de baliser le futur…

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Les vagues abreuvent le rivage

Ouvrez ce livre. Il vous accueille par : « Doll baldwin, alias Ahmed Abdallah, alias le Mégatonne Noir, était né il y a de cela 22 Ans, à Charleston, en Caroline du Sud… ». A partir de là, on est saisi par le virus humino faringhiatique de son œuvre. Cet Ahmed Abdallah est un jeune black issu des quartiers miséreux des États-Unis. Il est aussi en tant que Noir donc issu de l’Afrique. De surcroit, il est esclave d’origine.

Par la manie des dieux de Faringhia, il était prévu depuis belle lurette que « tous ceux qui sont partis du fait d’une femme ( l’ancienne reine de Faringhia) reviendront un jour d’un fait d’une femme  » et parmi ces revenants se trouvera «  le sauveur du peuple noir.  » Ahmed Abdallah devait donner un combat avec Barry Steelgolv l’étoile filante du boxe. Ce dernier était très redoutable. Résultat ? Ahmed Abdallah était très anxieux face à l’issu de ce combat. C’est dans ce spleen qu’une lettre de l’Association des Femmes Volontaires pour le Développement de Faringhia lui parviendra. Dans cette missive, il y a un oracle, celui de Faringhia, qui prédit sa victoire à Faringhia et sa participation au développement de sa « localité » d’origine en y retournant. Ne dit-on pas qu’il n’est de vague qui n’abreuve le rivage ? Diantre ! l’Africain-américain retournera boire à sa source comme les Samaritains.

Mais c’est quoi Faringhia ?

Situé sur un lopin de terre en Guinée, Faringhia a vécu l’histoire. Bref certes. Mais lisons la présentation faite par l’Association des Femmes invitant notre Afro-américain : «  Faringhia est un grand centre historique, un site touristique dont on parle beaucoup depuis trois décennies mais dont le niveau de développement est toujours en deçà des espérances… Faringhia, c’était la capitale du Rio Pongo, l’un des hauts lieux de la traite négrière au XIXème siècle. Faringhia surtout était le fief de la célèbre reine esclavagiste… »

Quoi encore ?

« Faringhia, ce n’est pas une secte apocalyptique qui prône un retour mystique et religieux sur la terre des ancêtres. Faringhia, c’est un mouvement de renaissance culturelle et économique de la mère-patrie. Il s’agit de se donner la main pour reconstruire la maison paternelle ravagée par tant de siècles d’esclavagisme, de pillages effrénés, d’escroquerie et d’obscurantisme. Faringhia, c’est un oracle, c’est un cri de guerre, un cri de victoire contre l’oppression, le carnage et la déportation ; un cri contre la pauvreté et la division. » Le décor est bien planté par ces « mères-poules » comme disait l’autre.

téléchargement (8)La légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Dans L’oracle de Faringhia, ce n’est seulement Faringhia la très historique mais pauvrette qui y est scotché. Il y a aussi d’autres choses. C’est un livre où foisonne assez de proverbes barbouillés de mythes mais aussi de légende. Parlons-en d’ailleurs ! Boubacar Diallo nous parle d’une de ces légendes avec brio. Son titre, c’est La légende des sauterelles mangeuses d’hommes. Écoutons magistralement notre professeur : « Il y a longtemps, très longtemps, à l’époque où nous étions en Guinée, vivait dans un pays lointain, un roi très sage et fort aimé de ses sujets. Ce roi s’appelait Hadi. Il était aussi puissant qu’humain. Un jour, il reçut la visite d’un couple de sauterelles. Le mâle lui dit : « - Noble roi, nous venons d’un pays situé au-delà de la mer de sable. Cette année, nous avons été frappés par une sécheresse terrible. Les cours donc ont tari, la végétation a été calcinée, le cheptel décimé et le peuple contraint à l’exil. Nous voulons rester ici cette saison, cultiver pour nous nourrir. Dès que nous apprendrons le retour des pluies dans notre pays, nous rendront congé de toi. » Le roi compatissant au malheur qui frappait le peuple de sauterelles accorda l’hospitalité au couple. Il offrit à ses hôtes à manger, à boire et mit une case à leur disposition pour la nuit. Cependant, Hadi Ba, le grand Baldé, dans son humanisme sans borne, ignorait qu’il avait donné l’asile au démon, à des sauterelles mangeuses d’hommes. La nuit se passa sans problème. Ce fut une belle nuit étoilée avec une brise fraiche. Aux premières heures de l’aube toutefois, un chien poussa un hurlement à la mort lancinant, aussitôt repris par ses congénères et se répercutant de village en village. Le roi qui avait le sommeil léger murmura superstitieux : – Encore la mort qui frappe à nos portes. Mais à qui le prochain tour ? Le lendemain, le village se réveilla paisiblement. Les femmes faisaient bouillir les tubercules pour le petit déjeuner, le forgeron attisait les braises dans son foyer, les jeunes filles allaient puiser de l’eau au marigot. Le soleil était haut dans le ciel. Personne n’avait encore vu le couple de sauterelles. Inquiet, le roi ordonna : – Allez voir ce qui se passe ! Deux sentinelles s’élancèrent au pas de course. Quelques instants plus tard, l’une d’elle revint, l’air effaré : – Roi, venez voir. C’est extraordinaire ! Effrayé par l’air bouleversé de la sentinelle, le roi et sa suite coururent vers la case des hôtes. Hadi Ba ou Baldé le grand dut se frotter plusieurs fois les yeux pour s’en convaincre qu’il ne rêvait pas. Des milliers et des milliers de sauterelles grouillaient sur les murs de la case, su le sol et sur la charpente du toit comme des abeilles dans une ruche. Paniqué, le roi hurla : – Eloignez-vous. Ces sauterelles sont l’incarnation du démon. Elles ont le pouvoir de se multiplier à vu d’œil. Comme si les créatures infernales n’avaient attendu que ce signal, elles se ruèrent dans un vrombissement dantesque vers la sortie. »

Conséquences ?

« Ces sauterelles dévorèrent tout sur leur passage. Après la végétation, les sauterelles insatiables s’attaquaient maintenant aux êtres humains et aux animaux qu’elles rongeaient jusqu’aux os …  » Y a basta (ça suffit !) comme disent les espagnols. Ne distillons pas toute cette légende mielleuse en vrac. Quelle est la leçon ? Le symbolisme comme disent les spécialistes. Il est clair pourtant. Dans cette légende, nous avons : « le pigeon en captivité, les africains américains ; les populations du village, les africains en Guinée ; les sauterelles, les invasions et autres fléaux dont souffrent ces populations. » Quelle source de savoir ! L’Oracle de Faringhia est aussi rempli d’enseignement sur l’origine de certaines localités en guinée. En historien, Boubacar Diallo nous parle de fil en aiguille de Balandougou, lieu de domptage des esclaves, de Konyeya, du Rio Pongo, du site touristique Nienguissa, de Popodara, haut lieu de la guerre sainte, de Labé et que sais-je encore.

Les brassages communautaires en Guinée

téléchargement (17)Écrit dans un style très simple et captivant, Boubacar Diallo laisse apparaître aussi le fil de brassage communautaire en Guinée, et ce, grâce aux cloisons entre les différentes régions du pays. Comment interpréter l’utilisation de l’écriture Lomaghory de la Guinée forestière sur des tablettes sacrées en basse coté ? N’est-il pas un élément probant de l’unicité des ethnies dans cette portion de terre, la Guinée ? La réponse est connue d’avance. Un peu plus loin, Boubacar Diallo parle aussi du désenclavement des localités de l’intérieur pour amener ces couches paysannes à participer au développement du pays, du sida qui continuent de rayé des villages entiers de la certes, de la mauvaise gouvernance – Le métier de chef d’ État est le plus lucratif en Afrique – , des coups d’ États – le pouvoir ici c’est comme la drogue, ça procure de la jouissance mais abrège la vie – , des arrestations arbitraires et tutti quanti. Malgré l’appel à la diaspora africaine de venir participer à l’essor du continent, Boubacar Diallo met les points sur les « i » : « Le peuple ferait mieux de se lever et de chercher lui-même à construire son bonheur. Personne ne viendra d’ailleurs pour développer notre pays. ;, » “L’Oracle de Faringhia” est comme on le voit un bouquin où pullulent moult informations sur le passé de notre pays mais aussi sur les défis à surmonter pour un avenir radieux. Comme il est excitant pour l’archéologue découvrir une tombe de pharaon, lire “L’Oracle de Faringhia,” ce livre de jeunesse, réveillera en vous la fierté d’être un guinéen tout court et de s’investir à saisir son pays.

N.B : L’Oracle de Faringhia est édité par les Éditions L’Harmattan-Guinée. Allez-y et vous l’aurez…

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Proche du cheval, la Licorne

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.

Proche du cheval, la Licorne dans CHEVAL 220px-DomenichounicorndetailLa licorne est mentionnée depuis l’Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l’animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance, que ce soit dans l’iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l’eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d’authentiques « cornes de licorne » s’échangèrent durant ces périodes.

On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité des défenses de narval, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d’animaux comme le rhinocéros et l’antilope. La croyance en l’existence de la licorne fut discutée jusqu’au milieu du XIXe siècle et de tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.

La licorne blanche telle que nous la connaissons est une créature chimérique légendaire et non pas un mythe car elle n’est pas liée à la création du monde, à des gestes héroïques ou la fondation d’une ville, mais le résultat d’un mélange entre tradition orale et écrite, récits de voyageet description des naturalistes. De nombreux auteurs ont développé des théories plus ou moins sérieuses qui s’opposent quant à ses origines, à tel point qu’Odell Shepard suggère non sans humour dans son ouvrage The lore of the unicorn, publié en 1930, que l’origine de la licorne devait se trouver dans l’Atlantide ou les montagnes de la lune.

L’une des peintures de Lascaux a été qualifiée de « licorne » en raison de deux traits rectilignes sur son front, mais il s’agit vraisemblablement de la reproduction d’un animal bien réel, probablement le lynx.

Selon l’auteur ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, l’origine de licorne se confondrait avec la nuit des temps. Issue du chamanisme, elle était, semble-t-il, fabriquée artificiellement pour le culte de la fertilité, pratique qui perdure dans les confins du Kham, au Tibet oriental, jusqu’à la fin du XIXe siècle. Symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, on la retrouverait dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu’indiens ou perses. La licorne serait aussi mentionnée en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique. Il n’existe toutefois aucune preuve historique véritable pour étayer cette théorie.

 dans CHEVALSelon une autre étude plus récente, la licorne serait issue de l’ancien paganisme européen, du dieu gaulois cornu Cernunnos et de la mythologie nordique. Sa présence en Orient aurait été rare et tardive, propagée par les nouvelles voies commerciales, et les points communs avec des mythes hindous ne seraient dus qu’à de mauvaises traductions. Quelques références à la licorne et à sa symbolique se trouveraient dans la mythologie nordique car pendant le Ragnarök, Freyr succombe devant Surt qu’il affrontait avec une épée en bois de cerf « armé d’une seule ramure ainsi qu’un cerf à l’hallali », et la lance Gungnir (gravé des runes de la Loi) pourrait aussi être assimilée à la corne de licorne. Il s’agit d’une interprétation que rien ne peut confirmer.

Deux études universitaires dont la thèse de Bruno Faidutti s’opposent aux théories sur l’origine antique de la licorne. Les créatures orientales comme le qilin chinois ne pourraient pas être à l’origine de la licorne occidentale dont la figure résulte d’un travail sur les premiers bestiaires et les textes gréco-romains, eux-mêmes probablement issus de l’observation d’animaux exotiques réels. Les liens entre licorne européenne et licorne asiatique sont donc remis en cause car ces deux légendes auraient deux origines très différentes : les licornes asiatiques étaient fabriquées en liant par le fer et le feu les cornes de certaines chèvres angora, cette corne artificielle était donc courte et ressemblait à deux chandelles tressées, tandis que la licorne européenne blanche est une création du haut Moyen Âge, empruntant beaucoup au Physiologos et un peu aux textes gréco-romains, et portant une longue corne torsadée. Bruno Faidutti affirme toutefois que, bien que les déformations d’animaux réels expliquent en grande partie l’origine des multiples descriptions de la licorne, l’histoire de cette créature est bien plus complexe qu’un choix entre l’observation d’un « rhinocéros dans la brume » ou d’une « antilope vue de profil ».

On compte des centaines, voire des milliers de miniatures de licornes avec la même mise en scène inspirée du Physiologos : la bête est séduite par une vierge traitresse et un chasseur lui transperce le flanc avec une lance. Nulle part ailleurs la licorne n’est liée de cette façon à la virginité des jeunes filles. La « capture de la licorne » semble issue de la culture de l’amour courtois, liée au respect de la femme, aux loisirs délicats, à la musique et à la poésie et tous ces récits comme leurs illustrations seraient d’inspiration chrétienne, la licorne y représentant la trahison envers le Christ, flanc percé par une lance comme dans l’épisode biblique de la Passion de Jésus-Christ.

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Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Les lamas sont domestiqués depuis environ 6 000 ans en Amérique du Sud.

 Lama (Lama glama)Les lamas, étroitement associés à la civilisation andine, connaissent leur apogée sous l’Empire Inca. Les lamas ont été décimés sous les conquistadors. Leurs effectifs ont pu se reconstituer à partir d’un petit noyau. Les lamas, remarquablement adaptés à l’altitude, peuvent encore être utile pour les indiens de l’altiplano.

La domestication des lamas en Amérique du Sud a débuté depuis 6 000 ans environ. C’est un des exemples de l’étroite association qui peut exister entre des groupes ethniques et une espèce animale. Chaque fois c’est grâce à l’exceptionnelle adaptation de ces animaux au milieu que l’homme a pu occuper durablement des territoires, a priori, inhospitaliers.

C’est ainsi que les indiens ont eu l’idée de domestiquer les guanacos sur les hauts-plateaux de la cordillère des Andes. Les lamas, adaptés à l’altitude, serviront d’animaux de bât pour le transport, ils fourniront leur chair pour l’alimentation, leur laine pour les vêtements, leur cuir pour les chaussures, leurs os pour les outils ou l’ornement, et jusqu’à leurs excréments pour le chauffage. Ses effectifs ont atteint leur apogée sous l’Empire Inca. Le cheptel avait alors une grande importance économique mais les lamas étaient omniprésents également dans les rites religieux, les mythes, légendes, superstitions des peuples andins. Les lamas, comme représentant le bien le plus précieux, étaient régulièrement offerts en sacrifice pour s’attirer la bienveillance des dieux.

A cette époque l’élevage des lamas a été encadré par l’administration inca permettant un certain degré de sélection des animaux. Mais avec l’arrivée des conquistadors, l’Empire Inca s’effondra brutalement (capture d e l’Inca Atahualpa par Pizarro le 16 Novembre 1532 à Cajamarca). En quelques années les effectifs de Petits Camélidés furent réduits de 90 % par l’abattage, l’épuisement dans le transport impitoyable de  chargements de minerais précieux, les maladies comme la gale importée avec les moutons des espagnols.

Les effectifs de lamas se reconstituèrent cependant peu à peu à partir de troupeaux difficilement accessibles sur les hauts-plateaux. On trouve donc des lamas aujourd’hui en Bolivie, Pérou, Chili et Argentine essentiellement ; aujourd’hui, même si son rôle d’animal de bât a reculé, son adaptation à l’altitude en fat un animal irremplaçable, tant que subsistera la volonté de certains hommes de vouloir vivre sur la terre de leurs ancêtres.

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Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Domestication depuis 6000 ans environ en Amérique du Sud..
Le lama, étroitement associé à la civilisation andine, connaît son apogée sous l’empire inca.
Le cheptel a été décimé sous les conquistadors .Il a pu se reconstituer à partir d’un petit noyau.
Domestication du Lama dans LAMA 320px-Rose_Hill_Farm_Alpaca_04Sa remarquable adaptation à l’altitude est encore intéressante aujourd’hui pour les indiens de l’altiplano.

La domestication des lamas en Amérique du Sud a débuté depuis 6000 ans environ. C’est un des exemples de l’étroite association qui peut exister entre des groupes ethniques et une espèce animale : on pourrait citer les lapons et le renne, les nomades du désert et le dromadaire, les cavaliers des steppes et le cheval, et même les tibétains et le yack.

Chaque fois c’est grâce à l’exceptionnelle adaptation de ces animaux au milieu que l’homme a pu occuper durablement des territoires, a priori, inhospitaliers. C’est ainsi que les indiens ont eu l’idée de domestiquer les guanacos sur les hauts-plateaux de la cordillère des Andes .Cet animal, adapté à l’altitude, servira d’animal de bât pour le transport, il fournira sa chair pour l’alimentation, sa laine pour les vêtements, son cuir pour les chaussures, ses os pour les outils ou l’ornement, et jusqu’à ses excréments pour le chauffage.

Ses effectifs ont atteint leur apogée sous l’Empire Inca. Le cheptel avait alors une grande importance économique mais le lama était omniprésent aussi dans les rites religieux, les mythes, légendes, superstitions des peuples andins. Les lamas, comme représentant le bien le plus précieux, étaient régulièrement offert en sacrifice pour s’attirer la bienveillance des dieux. A cette époque l’élevage a été encadré par l’administration inca permettant un certain degré de sélection des animaux.

Mais, avec l’arrivée des conquistadors, l’Empire Inca s’effondra en un jour (capture de l’Inca Atahualpa par Pizarro le16 Novembre 1532 à Cajamarca. ) En quelques années les effectifs de Petits Camélidés furent réduits de 90% par l’abattage, l’épuisement dans le transport impitoyable de chargements de minerais précieux., les maladies comme la gale importées avec les moutons des espagnols. Les effectifs se reconstituèrent cependant peu à peu à partir de troupeaux difficilement accessibles sur les hauts-plateaux.

Aujourd’hui, même si son rôle d’animal de bât a reculé, son adaptation à l’altitude en fait un animal irremplaçable, tant que subsistera la volonté de certains hommes de vouloir vivre sur la terre de leurs ancêtres.

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Rituel de la Vache en Inde

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2011

Rituel de la Vache en Inde  dans VACHE - BOEUF....En Inde, une grande partie de la population considère traditionnellement les vaches comme des animaux sacrés. Elles sont libres de se promener dans les rues et jusque sur les autoroutes. Elles ne sont pas destinées à être mangées mais fournissent le lait nécessaire aux rituels religieux. Le barattage de la mer de lait (voir article mythe) est un des mythes de la cosmogonie indienne. La vache Audhumla est un mythe cosmogonique de la mythologie scandinave. 

La sourate Al-Baqara (en arabe: سورة البقرة, Sūratu al-Baqarah, « La vache« ) est la deuxième et la plus longue sourate du Coran. 

Le nom de « sourate de la vache » fait référence à un différend entre Moïse et les Israélites à propos d’une vache qu’ils doivent sacrifier afin de connaître le meurtrier d’un homme tué. Ne pas confondre avec l’incident biblique où Moïse interdit d’adorer le veau d’or. 

La Torah fait référence au rite de la Vache rousse

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