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La Petite Souris ou la Fée des dents

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2016

selon les cultures est une créature du folklore populaire occidental visant à rassurer les enfants lorsqu’ils perdent leurs dents de lait, en leur faisant croire qu’une souris va remplacer leur dent perdue par de l’argent s’ils la laissent sous l’oreiller avant de s’endormir. Subrepticement, les parents agissent comme « auxiliaires » de la Petite Souris et récompensent l’enfant en lui laissant une pièce de monnaie pendant la nuit, tel que promis.

Cette petite souris est connue sous le nom de Ratoncito Pérez dans les pays hispanophones (l’Espagne, l’Argentine…). Au Venezuela et au Mexique, les enfants l’appellent el Ratón (« la Souris »). En Catalogne (région d’Espagne), ce sont « les Petits Anges » qui passent (els Angelets).

Dans les cultures anglo-saxonnes et germaniques, ainsi que chez les francophones du Canada (Québec, Acadie), on rencontre plus souvent la « Fée des dents » (Tooth fairy en anglais, Zahnfee en allemand, Tannfe en norvégien).

la fée des dents

En Italie, la fée des dents prédomine largement bien que les deux personnages coexistent (Topino pour la Petite souris et Fatina pour la fée des dents).

Dans la plupart des pays francophones (la France, la Belgique, la Suisse, le Maroc, l’Algérie, le Luxembourg…), l’exception la plus notable étant le Canada, c’est la Petite Souris qui passe. En Irlande, c’est Annabogle.

Historique

L’origine la plus vraisemblable de la Petite Souris vient d’un conte français du xviie siècle de la baronne d’Aulnoy : La Bonne Petite Souris. On y parle d’une fée qui se transforme en souris pour aider une reine à vaincre un méchant roi, en se cachant sous l’oreiller du roi puis en lui faisant tomber toutes ses dents.

Par ailleurs, suivant une ancienne croyance, lorsqu’un animal mangeait une dent de lait, la dent permanente prenait les caractéristiques de l’animal ; on donnait parfois les dents de lait aux rongeurs dans l’espoir que les enfants obtiennent des dents plus dures et plus pointues. Par exemple, aux Philippines, quand un enfant perd une dent, il la jette au-dessus du toit de la maison. De cette manière, une souris lui en rendra une autre qui sera aussi solide et blanche que les dents de cette souris. Au Togo, on dit aux enfants de jeter leurs dents de lait au-dessus du toit de la maison, et surtout de ne pas ouvrir la bouche. En effet il ne faut pas qu’un lézard voie la partie vide sinon les dents risquent de ne plus pousser. En Tunisie, en Algérie et au Maroc, il y a une tradition qui coexiste avec le mythe de la Petite Souris : lorsqu’il perd sa première dent de lait, l’enfant se tourne vers le soleil et lui demande d’échanger celle-ci, nommée « dent d’âne », contre une « dent de gazelle »

Enfant, lorsque vous perdiez l’une de vos dents de lait, vos parents vous ont sans doute dit de mettre votre dent sous votre oreiller afin que la fée des dents puisse vous récompenser. Aujourd’hui, vous vous demandez peut-être si le passage de la fée des dents est une nécessité ou une simple excuse pour donner de l’argent ou un petit cadeau à votre enfant. En voici un peu plus sur le sujet.

QUI EST-ELLE?

Tout d’abord, la fée des dents est un personnage mythique, comme le Père Noël et le lapin de Pâques, servant à rassurer les enfants lorsqu’ils perdent leurs dents de lait. En effet, les parents laissent croire aux enfants que cette fée passera, une fois la nuit venue, afin de laisser de l’argent ou une gâterie quelconque à l’enfant pour saluer sa bravoure vis-à-vis cette perte. Le parent profitera donc du sommeil de l’enfant pour subtiliser la dent et la remplacer par autre chose. Dans d’autres pays, comme la France, la Belgique ou la Suisse, il s’agit plutôt d’une souris qui passera. En Espagne, on parlera de « petits anges » qui viendront récompenser les enfants. La perte de la première dent de lait surviendra autour de l’âge de six ans.

DOIT-ON INTRODUIRE LA FÉE DES DENTS À NOS TRADITIONS FAMILIALES?

Est-il nécessaire de mettre la fée des dents dans le coup, lorsque notre enfant perd une de ses dents de bébé? Puisqu’il s’agit d’un personnage imaginaire et mythique, tout porterait à croire que oui. Solène Bourque, psychoéducatrice, abonde dans ce sens. « Les personnages imaginaires aident les enfants à apprendre les notions de bien et de mal, à apprivoiser leurs peurs et à mieux exprimer leurs émotions. Et n’ayez crainte de la « désillusion » que l’enfant pourrait vivre en apprenant la vérité. Le plaisir qu’ils auront retiré de cette croyance restera toujours un souvenir précieux et heureux. » Lorsque nos enfants sont jeunes, nous leur parlons du Père Noël, et nous voyons dans leurs yeux toute la magie et le bonheur que peut leur apporter ce bonhomme jovial vêtu de rouge. Pour certains, il serait même impensable de ne pas en parler! Alors il est certain que la fée des dents joue le même genre de rôle dans la vie de l’enfant, qui a un besoin important d’imaginaire et de merveilleux dans sa vie.

 Petite souris

Mélissa, 30 ans, en garde d’ailleurs un bien beau souvenir. « Plus petites, ma sœur aujourd’hui âgée de 34 ans et moi essayions de rester éveillées le plus longtemps possible pour la voir arriver et voir à quoi elle ressemblait. Malheureusement, nous finissions toujours par nous endormir, épuisées, et nous avions la surprise le lendemain matin de voir notre dent disparue et remplacée par une pièce de monnaie! Cela nous a tellement fascinées. »

Ce n’est évidemment pas le cas de tous les enfants. Mathieu, 21 ans, mentionne : « Je n’ai pas vraiment de souvenir par rapport à la fée des dents. Ce n’est pas un personnage qui m’a réellement marqué ». Il est clair que quelques enfants ne seront pas intéressés par l’aspect merveilleux de la fée des dents. Vous pouvez quand même tenter de jouer le jeu.

QU’ADVIENT-IL DES DENTS RAMASSÉES?

Et la fée, elle fait quoi avec les dents qu’elle rapporte chez elle, vous questionnera peut-être votre enfant? Cela reste un mystère. En Algérie ou au Maroc, par exemple, l’enfant qui perd une dent doit se tourner vers le soleil et demander à Allah de l’échanger pour une « dent de gazelle », car dans ce pays, la gazelle est un synonyme de beauté. Il croit donc que la dent d’adulte qui poussera dans sa bouche en sera une de gazelle. Au Togo, on dit plutôt aux enfants de lancer leur dent par-dessus leur maison, et de garder leur bouche bien fermée pour qu’un lézard ne voit pas le trou laissé par la dent manquante en bouche. Les dents risqueraient alors de ne pas pousser.

La perte de la première dent de lait peut être, pour un enfant, un moment stressant ou au contraire très excitant. Soyez à l’affût de ses questions et de ses inquiétudes. Partagez avec lui sur votre propre expérience. Savourez ce moment : cela veut dire que votre enfant grandit!

COMBIEN DOIT-ON DONNER?

Traditionnellement au Canada, la fée des dents échange la dent de lait contre de l’argent ou une surprise, comme des autocollants ou un petit jouet et rapporte la dent dans son royaume. S’il s’agit d’argent, le montant donné est variable d’une famille à l’autre. Le but n’est pas d’en donner beaucoup à l’enfant, mais bien qu’il soit surpris de ne plus trouver sa dent sous son oreiller le matin. Cependant, un récent sondage réalisé par Visa démontre que les parents donnent en moyenne 3,44 $ par dent perdue.

Source : http://www.mamanpourlavie.com/

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Mythes et Légendes du Lapin

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2012

 

Le lapin, omniprésent à l’état sauvage puis domestique, est de facto un animal qui « hante toutes nos mythologies, nos croyances, nos folklores », sans que l’on puisse savoir de quelle espèce il est question, et encore moins si l’on parle de lapin domestique ou sauvage. Il est même confondu avec le lièvre, en raison de mœurs et de morphologie similaires entre ces deux espèces.

Mythes et Légendes du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 250px-tsukibunny-238x300Le lapin peut faire partie des douze animaux du zodiaque chinois, en remplacement du lièvre ou du chat. Il est étroitement lié à la lune, en partie « parce qu’il dort le jour et gambade la nuit » et diverses légendes le relient à cet astre, en particulier chez les Aztèques et les Japonais. C’est aussi un symbole de fertilité, comme le prouve le lapin de Pâques qui apporte les œufs dans les pays germaniques et anglo-saxons. Selon Hélène Renard dans son Dictionnaire des rêves, la symbolique du lapin est clairement associée à la fécondité et les rêves de lapins sont très souvent présents chez les femmes issues d’une famille nombreuse ou ayant eu de nombreux enfants (plus de six).

 Superstitions

Le lapin est l’objet de nombreuses superstitions. Si les pattes de lapin sont censées porter chance, ces lagomorphes sont considérés comme attirant la poisse dans la mythologie maritime, il s’agit là du tabou le plus connu chez les marins. De ce fait, les lapins sont bannis physiquement de tout bateau, mais aussi mentalement, le mot « lapin » ne devant pas être prononcé (il est habituellement remplacé par l’expression « la bête aux grandes oreilles »). Une explication serait issue du temps de la marine à voile, où les animaux (vraisemblablement des lapins domestiques) étaient embarqués vivants : le lapin aurait causé de nombreux naufrages en rongeant les cordages ou la coque des bateaux. Une autre évoque la symbolique sexuelle du lapin.

 La consommation du lapin est soumise à des traditions et tabous culinaires. Certaines religions l’interdisent comme la religion juive.

L’ironie de la superstition concernant la patte de lapin n’a pas échappé à certains. « La patte de lapin, ça porte bonheur, mais pas au lapin. » a dit Louis Aragon dans La Diane Française. Dans les années 1950 aux États-Unis, une publicité de sécurité routière rappelait cette vérité aux conducteurs supposés porter ce type de talisman sur eux ou dans la voiture.

 La variété de laîcheCarex ovalis est parfois appelée laîche patte de lièvre, mais elle est plus connue sous le nom « laîche des lièvres ».

L’île Patte de Lièvre se situe dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent

Rabbit’s foot (patte de lapin en anglais) est le nom de code d’une substance dangereuse dans le film Mission: Impossible III

 La patte de lièvre peut aussi désigner une partie d’aiguillage.

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Dieu et Déesse du jour du Lapin

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2012

 

Le protecteur du jour Tochtli (Lapin) est Mayahuel, Déesse de l’Agave et de la Fertilité, Déesse du Pulque. Tochtli est le jour de l’auto-sacrifice et du service d’autrui. C’est un jour mystique associé aux phases de la lune. C’est un bon jour pour communier avec la nature et les esprits; un mauvais jour pour agir contre les autres.

Le Lapin est un signe du Sud à valeur changeante. Associé à la lune et au monde agricole, le Lapin est symbole d’abondance. Ses natifs passent pour être de grands travailleurs; leur succès est donc assuré.

Ils font preuve d’un esprit industrieux, savent saisir les opportunités tout en calculant, prévoyant évaluant. Les Lapins se montrent toujours circonspects, vigilent et peu enclins aux effusions. L’esprit craintif, ils ont toujours peur pour leur santé et qu’on leur dérobe leurs biens.
Le Lapin est un être pointilleux sur l’honneur et possède un grand sens de la justice, notamment à l’égard de ses enfants. C’est souvent, comme le Cerf, un grand timide.

Cependant le signe du Lapin est associé à la lune et au Pulque. Par conséquent, l’ivresse, avec son cortège de vices (arrogance, fatuité, goût du jeu) vient nuancer le caractère de respectabilité que l’on peut lui attribuer.

Mayahuel – Déesse de l’Agave et de la Fertilité

Mayahuel est la Déesse de l’Agave et de la Fertilité. Protectrice des femmes enceintes. On la représente avec plusieurs paires de seins afin de nourrir ses nombreux enfants, les Centzon Totochin (les 400 Lapins). Les Aztèques nommaient les dieux de l’ivresse les « 400 Lapins ». La déesse est par conséquent responsable de l’ivresse. L’agave est utilisée pour fabriquer une boisson alcoolique : le pulque.

Dieu et Déesse du jour du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 180px-Quetzalcoatl_1Les Aztèques utilisaient les épines de l’agave pour pratiquer ce qu’on appelait l’auto-sacrifice. C’est Mayahuel qui permit aux Aztèques de survivre au cours de leur longue migration vers Tenochtitlan. Mayahuel est l’épouse de Patecatl.

Dans la tradition païenne germanique, le lièvre était l’animal emblématique de la déesse de la fertilité et du printemps Ostara qui a donné son nom à Ostern et reste associée aux fêtes de Pâques. Les Chrétiens fêtent la Résurrection du Christ à Pâques, les païens célébraient leur déesse Easter et la naissance de la nouvelle année. On offre des œufs, symbole de fertilité, et le lapin en chocolat constitue un élément palpable de la pérennité des symboles. A Pâques, son image est partout sur les emballages.

D’après un mythe anglo-saxon plus tardif, c’est à la déesse du printemps, Ostara (aussi appelé Eostre), que l’on doit l’origine de la constellation du Lièvre : Lepus représenterait l’oiseau qu’Ostara a transformé en lièvre, lui donnant la faculté de se déplacer aussi vite qu’il volait. Une fois par an, le lièvre est autorisé à pondre des œufs, en souvenir de sa forme première. Il semble que cette histoire explique la tradition des œufs de Pâques, puisqu’en anglais, Pâques se dit Easter, terme qui serait dérivé du nom de la déesse Ostara. En effet, au Moyen-Âge, la date de la fête de Pâques avait été choisie de manière à coïncider avec l’ancienne fête païenne liée à l’Équinoxe de Printemps, dédiée à cette déesse, qui aurait aussi donné son nom au mot Est, car Ostara était aussi la divinité associée à l’Aube.

http://olympus.umh.ac.be/articles/Divers/LievreFLB.pdf

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Le Lièvre des traditions

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2012

 
D’après : http://racines.traditions2.free.fr/begrue/index.htm

Cet animal “qui gambade le jour et dort la nuit” a une particularité : « Il naît les yeux ouverts et de ce fait il est initié aux Mystères° et joue un grand rôle dans la magie* et la médecine populaire. » De plus il est “changeant” (de pelage) et lunatique comme l’astre dans le visage duquel certains peuples pensent le voir se dessiner en lieu et place de notre “Homme de la Lune” :

Très prolifique, notre Jeannot lapin est un symbole* de fécondité et pour cela il représente la Terre Mère, la Triple Déesse, Luna/ Diana/ Dana/ Nana/ Hécate/ Artio ou Artémis Phoebe. Comme Elle, il est sacré*, depuis la Grèce des Pélasges jusqu’à la Grande-Bretagne et aux Pays Baltes, et sa chasse est interdite, taboue, sauf le 1° Mai où elle est ritualisée !

Le Lièvre des traditions dans LAPIN - LIEVRE ethiopian_highland_hare_lepus_starcki_runningUn emblème de cette fécondité est la patte de lapin, symbole phallique s’il en est, et dont on a des traces depuis le sixième siècle AEC. On peut sans doute lui rapprocher cette coutume : « La peau du jeune lièvre dans laquelle on place de l’armoise séchée sert à fabriquer la “jarretière du voyageur” qui permet de se déplacer avec autant de rapidité22 que l’animal. » Eloïse Mozzani, Le livre des superstitions, Laffont Bouquins 95.

Si le Lapin “pond” les oeufs de Pâques chez les Germains, c’est parce qu’il est la Déesse Mère/ Lune qui précède le lever de la Soleil et que, pour Ostara/ Aurore, il pond l’Œuf du Monde à l’occasion de la renaissance de la nature” (cf. Cygne et Grue, supra). Il s’agit probablement là d’un rite* résiduel venu de la Grande Dispersion des Indo-Européens*, de cette époque où nos ancêtres suivaient le cri “gru-gruou” de la grue couronnée lors du Grand Hiver Fimbulvetter, à la recherche de la Soleil cachée par les cendres volcaniques de la Grande Éruption (cf. notre art. Déluges*)…

Car ce n’est pas tout : les Allemands appellent le lièvre Hase, phoniquement bien près de Ase*… qui est le nom du Mage* nordique23 ! Cette “Grande Oreille” qu’on retrouve jusque dans les églises est celle du petit dieu gallo-romain Auribus, ou celle de la Déesse Mère “aux Oreilles” qui doit “prêter l’oreille aux supplications”, puis celle du Dieu Fils breton qui tel un “ravi” de Provence trône sur les genoux de sa Vierge Mère* et c’est aussi celle de notre hypothétique saint Oyand de Grenoble…
Et ce “Dieu Fils” nous amène à remarquer que ce “lapin fou de mars” dont il est question dans Alice au pays des merveilles (de Lewis Caroll) pourrait bien figurer ce jour supplémentaire qu’on ajoute à l’année tous les quatre ans, entre février et mars…

Chez les Celtes : Comme le lapin vit sous terre, nos ancêtres le croyaient en relation avec le monde des morts et des “dieux inférieurs” (“l’enfer” annwn), aussi ils ne mangeaient par la chair de leur animal sacré*, leurs lointains et éburovices cousin du Moyen Orient, les Ebro/ Hébreux non plus d’ailleurs. Est-ce en rapport avec le fait que sa chair donne des crises de rhumatismes et qu’elle peut même être létale pour les personnes âgées ?

En Chine : le lièvre est le préparateur de la “drogue d’immortalité” qui était peut-être faite de “son fiel utilisé par leurs forgerons pour la fonte des épées” (Jean Chevalier, op. cit.). Il est aussi chez eux le symbole du printemps…

Au Japon : le lapin Usagi est le symbole de la longévité (…sexuelle?)
Au Moyen Âge : il est encore le symbole de la Terre Mère qu’on voit sur la tapisserie de la Dame à la Licorne*, et il est celui de la Terre (des Ases-Hases) pour les alchimistes.
L’action de l’Église : Mais notre Jeannot Lapin est devenu “sorcier” par la grâce (?) de l’Église qui voulut l’éliminer (quel vilain mot !) et le remplacer par Marie.

Cependant la tradition des oeufs rouges offerts par la jeune fille à celui qui va être autorisé à la courtiser (cf. les Fêtes* provençales païennes de la Sainte Baume), en prélude à la hiérogamie rituelle des Fêtes du 1° Mai, perdurait néanmoins comme tous les rites* fondamentaux : il fallut donc “coloniser” celui-ci et ce ne fut pas sans peine :

On peut en effet s’interroger sur la nécessité qu’on les cloches – les anciens “tambours d’airain” des pépiniéristes atlantes* – d’aller à Rome pour y faire leurs Pâques et de pondre des oeufs, tout particulièrement lorsqu’elles en reviennent ! Preuves incontestables d’une difficile “colonisation” du mythe* de la renaissance et de la fécondité printanières, indéracinable et toujours… renaissant ! Mais, “faisant d’une pierre deux coups”, on colonisa dans la foulée l’archaïque cloche des Frisons elle-même !

Dans le tarot de Wirth, sur la “lame” attribuée à Orion qui lutte, tel Héraklès massue en main à dextre et à senestre contre le cataclysme, la toison en “bouclier”, en pardalide, on peut voir un lièvre chthonien à ses pieds, le signe astrologique* du Taureau y figure aussi : souvenirs de son origine boréenne ?…

Dans le Folklore : Le lièvre est devenu Hare en Angleterre : un nom du Diable* (curieuse homophonie avec notre “pauvre Hère…)

lapin1 dans LAPIN - LIEVREEn Dordogne, c’est le lièvre qui convoque les sorciers* pour leurs “esbats”, lesquels sont appelés sabbats par l’Eglise* qui inventa nombre d’histoires de Diables* qui “hantent” nos recueils folkloriques. Mais, on y trouve quelquefois… matière à décrypter24 :

« Dans la Manche, des lièvres ferrés (cloutés)n, qu’on entendait courir sur les ponts (bifrost)n ou à proximité des rocailles (Rokr, Tour)n, gardaient des trésors (les Pommes d’Or)n. » Ces Vikings de Normandie sont visiblement restés plus proches de notre vieille coutume !

Cette chanson populaire, citée par J.-P.. Ronecker dans son excellent Bestiaire, Fabuleux appartient à la tradition des rites érotiques des “sorcières” de la Veille de Mai ou Nuit de Walpurgis, et l’on peut en conclure qu’il est ici question de l’ancêtre de la rituelle Chasse à Courre au Renard qui s’est conservée en Angleterre25 (Ah, si les écolos-pastèques étaient un peu moins incultes).

En occitan ou appelle notre lièvre “lebra” (prononcer “lébro”) et il est l’objet d’une Bourrée montagnarde : “Ay vist lou loup, lou lébro et lou rénard dansa(r)”. Les Bretons “gallo” ont aussi conservé une danse du même genre qui le remémore.

Le folklore espagnol des superstitions perpétue l’interdit de la consommation du lièvre en prétendant que : « la femme enceinte qui en mange perdra son bébé ou il dormira les yeux ouverts (ce qui est effrayant)n. » E. Mozzani, op. cit.Dicton des Alpes : “Quand le lièvre blanc sort le matin, La neige s’alourdit le soir !”

http://gouteursdelievre.ifrance.com/sitesinteressants.htm

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Le mythe du Lapin de Pâques

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2012

 

Le mythe du Lapin de Pâques dans LAPIN - LIEVRE 220px-EasterbunnypaLe lapin de Pâques est un personnage imaginaire qui, selon la tradition, distribue, la veille du matin de Pâques, des œufs colorés et des œufs en chocolat. Il s’agit d’un lapin, Easter Bunny en anglais ou un lièvre, Osterhase en allemand.

Le lapin de Pâques n’a pas de caractéristiques clairement définies. Parfois blanc, parfois brun et parfois bleu, parfois vert quand il est méchant, il diffère selon l’imaginaire. C’est aussi le cas dans les films d’animation. Il est généralement parlant, intelligent et possède la capacité de se tenir debout.

Le lapin symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c’est dans les pays germaniques que naquit la tradition (Osterhase), avant d’être exporté aux États-Unis par des immigrants allemands au XVIIIe siècle. Cela viendrait d’une légende allemande dans laquelle une femme pauvre, ne pouvant offrir de chocolat à ses enfants, décora des oeufs qu’elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les oeufs. Depuis lors, les enfants fabriquèrent un nid qu’ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d’œufs durant la nuit.

Selon The Catholic Encyclopedia (1913, tome V, page 227), de nombreuses coutumes païennes se rattachèrent à la fête de Pâques. L’œuf est le symbole de germination qui se produit au printemps, et le lapin est un symbole païen qui a toujours représenté la fécondité.

Une autre origine du lapin de pâque vient des Saxons où on honorait au printemps la déesse Eastre, qui a d’ailleurs donné son nom à Easter (Pâques en anglais). Le lièvre étant l’animal emblématique de la déesse, il est resté associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire, dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.

La traduction exacte de Osterhase est lièvre de Pâques, et non pas lapin de Pâques.

Le lapin de Pâques est parfois remplacé par d’autres messagers :

Dans certaines régions de France les œufs sont apportés par les cloches de Pâques de retour de Rome après la Semaine sainte.

En Australie, pour sauver le bilby et lutter contre la prolifération des lapins, les Australiens tentent de changer depuis quelques années la légende : le lapin de Pâques est désormais remplacé par le bilby de Pâques pour sensibiliser les enfants et dégager des fonds destinés à la protection de ces petits marsupiaux en danger d’extinction.

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