Résultats de votre recherche

RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE

Posté par othoharmonie le 7 juin 2017

 

Le spécisme, nommé par analogie avec le racisme et le sexisme, « désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée », écrit l’auteur. Ce « préjugé » consacre à la fois la supériorité des humains sur les autres espèces et légitime des différences de traitement, en créant des catégories « injustifiées » (animaux de boucherie, de compagnie, de loisirs, etc.).

Mais l’ANTISPECISME, dont se revendique Aymeric Caron, refuse de faire passer les intérêts des humains avant ceux des « animaux non humains » – sans toutefois nier les différences entre les espèces. Cette obligation morale et éthique implique de ne plus tuer ni de ne faire souffrir des animaux qui partagent avec nous les mêmes caractéristiques (être capable de sensibilité, d’intelligence ou d’empathie), et dont la vie importe autant que la nôtre.

En effet,  nous choyons nos chiens et nos chats, mais nous mangeons les vaches, les moutons et les cochons. Nous méprisons les pigeons et admirons les aigles. Nous exterminons les rats tout en protégeant les pandas. Pourquoi ? Car la plupart d’entre nous sommes Spécistes. C’est ce « dogme en vigueur » qu’entend pourfendre l’écrivain AYMERIC CARON auteur de ce  livre : ANTISPECISTE  aux éditions Fayard

Livres d'Emeric

EXTRAIT du livre Antispéciste de Aymeric Caron – PAGE 115

LA CONDITION DES ANIMAUX DANS LES CIRQUES ET LES ZOOS

Il n’est pas dans la nature d’aucun animal sauvage d’être dressé à faire des tours sous la menace d’un fouet ou sous les ordres d’un sifflet. Un lien ou un tigre n’a pas à se tenir sagement sur un cube ou à lever la patte lorsqu’on le lui ordonne, pas plus qu’il n’a à bondir dans des cerceaux. Un éléphant n’a pas à tourner en rond sur une piste minuscule, à s’asseoir sur un tabouret ou à se dresser sur ses pattes arrières au signal. Un singe n’a pas à faire le pitre pour amuser la galerie en montant sur un vélo. Un dauphin, une orque ou une otarie n’ont pas à s’incliner devant des spectateurs, ni à virevolter dans les airs en parfaite synchronisation, ni à trimbaler un bonhomme ou un objet au bout de leur museau. Ça vous plairait, à vous, de devoir faire le guignol devant des chiens, des chats ou des singes ? « C’est tellement mignon » ! clameraient-ils tandis qu’ils assisteraient au spectacle de l’humiliation.

On dompte le féroce, on maîtrise le puissant, on instrumentalise l’intelligence. Aucun de ces animaux soumis à nos caprices n’a choisi ce qui lui arrive. Soyons objectifs : parmi les dresseurs, il est évident que certains et même beaucoup sans doute, sont sincèrement attachés aux animaux qu’ils côtoient quotidiennement. Mais il arrive d’aimer mal. D’étouffer, de faire souffrir, d’oppresser. On aime mal lorsque jamais on ne se demande : « Mais que veut vraiment l’autre » ? On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l’on ne pense qu’à soi et non à celui qu’on est censé aimer.

Les numéros de cirque ne sont pas conçus pour le plaisir des animaux, mais pour celui des humains qui s’en amusent. Je pourrais m’étendre longuement sur les enquêtes qui ont montré les conditions déplorables dans lesquelles sont détenus certains animaux de cirque, comme ces lions qui passent leurs journées dans des cages de quelques mètres carrés.

L’association Peta rappelle :

« Tous les animaux détenus dans des cirques ont des besoins spécifiques. Certains, comme les lions ont besoin d‘un climat chaud ; d’autres, comme les ours, d’un climat plus frais. Tous ont besoin d‘espace, d’activités, de liens sociaux, d’eau et de nourriture en quantité suffisante […] Pendant la morte saison, les animaux restent dans des box de transport, des étables, voire même dans des camions ou des remorques« .

On pourrait évoquer la possibilité d’un cirque respectueux, de normes de bien-être à respecter et à améliorer. Or, le débat ne se situe plus à cet endroit. Jamais un cirque ne sera un lieu d’épanouissement pour un animal sauvage.

Arrêtons-nous un instant sur le cas des orques qui deviennent agressives en captivité. Prisonnières, elles sont désespérées, stressés, en un mot, malheureuses. Il faut pour comprendre la détresse de ces mammifères marins visionner le film Blackfish ou même une vidéo accessible sur YouTube qui montre l’attaque de l’orque Kasatka, contre le dresseur Ken Peters en 2006 en SeaWorld San Diego. Pendant de longues minutes, au lieu d’exécuter le numéro attendu, à savoir pousser Ken par la plante des pieds et le projeter en l’air, Kasatka va saisir l’une de ses chevilles dans sa mâchoire, l’entraîner au fons du bassin plusieurs fois tout en le ramenant à la surface pour qu’il puisse respirer.  Pendant près de dix minutes, l’orque va jouer avec son prisonnier en refusant de la lâcher.

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=aDT3EqopzpY

Les dresseurs comprendront plus tard c qui a provoqué la colère de l’animal ; les pleurs de son bébé Kalia dans un bassin attenant. Ils raconteront aussi que dans l’après midi, Kastka s’était emportée contre son bébé et qu’n arrivant dans le bassin destiné au show, elle avait continué de « parler » à son enfant.

Les cris qu’elle entendra pendant le numéro seront des cris de détresse. Et l’on comprend alors que Kasatka, qui a elle-même été violemment capturée à l’âge d’un an en Islande, qui a été séparée de sa mère, se rebelle contre sa situation et contre ce que les hommes font subir à son propre bébé. Elle est en colère, et veut montrer au maître qu’il peut être l’esclave si elle le désire. Elle pourrait tuer Peters mais elle choisit de lui laisser la vie ; il ne s’agit que d’un avertissement. Les orques sont extrêmement intelligente s, et savent très bien ce qu’elles font. En février 2016, Peter a révélé qu’un animal par moi était mort prématurément chez SeaWorld au cours des trois mois précédents. Les mammifères marins n’ont rien à fiche dans des cages en verre.

En Février 2015, la ville de Lieusaint, en Seine et Marne, a décidé d’interdire les cirques avec animaux sauvages. Elle a justifié sa position en expliquant que « les spectacles de cirque contiennent des numéros imposant aux animaux des exercices contre nature », que « les conditions de détention et de dressage des animaux occasionnent à ces derniers des pathologies avérées » et que « les normes minimales ne peuvent pas être respectées par ces cirques du fait de la nature itinérante de ces établissements ».

Lieusaint a suivi l’exemple de bon nombre de pays. Un mouvement est en marche dans le monde, qui atteste que les droits des animaux sauvages commencent à être sérieusement pris en compte, sauf évidemment en France où, une fois de plus, nous avons dix métros de retard.

En juillet 2015, la Catalogne, après avoir banni la corrida en 2016, a voté l’interdiction des animaux sauvages dans ses cirques. Des interdictions similaires, complètes ou partielles existent déjà dans près de trente pays, parmi lesquels l’Autriche, la Belgique, la Bolivie, la Bulgarie, Chypre, le Costa Rica, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Inde, Israël, la Lettonie, le Liban, Malte, le Mexique, les Pays-Bas, le Pérou, le Portugal, Singapour, la Slovénie et la Suède. Certains de ces pays interdisent même tout animal, sauvage ou non (les chiens et les chevaux par exemple)

[…] 

Publié dans VIDEOS A PARTAGER, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Mouton : l’Innocence, la Conformité, la Douceur

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2016

 

La présence du Mouton ou de la Brebis comme totem vous offre d’apprécier notre innocence et votre sentiment de vulnérabilité. Dans le monde des animaux totems, Mouton représente généralement un aspect innocent de vous-même. Le totem Mouton peut également symboliser un désir de se conformer aux normes sociales. Le mouton nous rappelle le temps de l’innocence et de la vulnérabilité.

moutons

La symbolique du Mouton est : un aspect innocent de nous-mêmes, notre « enfant intérieur » caractérisé par l’innocence, la douceur, un sentiment de vulnérabilité dans un sens négatif de faiblesse, un sentiment de vulnérabilité dans un sens positif d’acceptation de soi, la capacité à respecter son espace de confort avec les autres, la tendance à se conformer aux normes sociales ou aux valeurs familiales. En fonction de la nature de vos impressions au moment de la rencontre avec votre animal totem, la signification du mouton sera associée à un aspect positif ou négatif de la vulnérabilité. Prêtez donc attention à l’atmosphère et aux émotions qui émergent à ce moment-là. Lorsque votre animal pouvoir se manifeste sous la forme de Mouton, cela peut souligner un sentiment de vulnérabilité que vous éprouvez dans votre vie quotidienne.

Si l’atmosphère de la rencontre avec votre animal totem est teinté de désespoir ou de peur, comme par exemple dans un rêve ou une méditation, la présence de Mouton peut donner à penser que vous êtes submergé par un sentiment de vulnérabilité et d’impuissance face à une situation difficile à gérer. D’un autre côté, la présence de cet animal pouvoir est associée à une perspective positive sur la signification de la vulnérabilité. Mouton pourrait vouloir signifier que vous avez la possibilité d’entrer en contact plus facilement avec une partie plus vulnérable de vous-même, la vulnérabilité étant comprise comme une disponibilité profonde à l’ouverture de soi, à l’expérience intime de votre innocence. Quand Mouton se présente dans votre vie comme animal totem, il peut symboliser un désir de se conformer, d’appartenir à un groupe particulier.

moutonAvoir le Mouton comme totem pourrait être l’expression d’une partie de vous-même qui veut être comme tout le monde afin de mieux s’intégrer, d’appartenir et de faire partie du reste du groupe. Une autre interprétation de la signification du totem Mouton voit dans cet animal la représentation d’une partie de vous-même qui ne veut pas suivre le même chemin ou adopter les mêmes valeurs que les autres. Appartenir à un groupe peut, certes, être réconfortant au début, mais vous vous sentez mal à l’aise, comme si vous étiez pris dans un piège, ou perdu au milieu d’un troupeau. Le totem Mouton pourrait être l’expression positive de votre vulnérabilité. Il représente la vulnérabilité dans le sens de l’acceptation de soi et des autres.

Cet animal totem nous encourage à être plus tolérant avec nous-mêmes et à regarder la souffrance émotionnelle que nous pouvons rencontrer dans notre vie actuelle avec plus de compassion. Il nous incite à prendre soin de nous, au lieu de nous blâmer ou de blâmer les autres pour notre propre négativité. Le message de sagesse de Mouton est un appel à travailler sur l’acceptation de soi, de nos limites et des faiblesses des autres. Il y a beaucoup de possibilités de guérison en présence de cet animal protecteur. Rêver de Mouton pourrait vous parler de votre inclination à prendre soin de vous et de vos besoins tout en douceur et avec innocence. Le rêve pourrait également faire référence à votre développement spirituel. Animal brouteur de la famille des ovidés, le Mouton vit en groupe mixte. On y trouve les mâles (Béliers), les femelles (Brebis) et les petits (Agneaux).

 Ils sont tous recouverts d’une laine épaisse. Les troupeaux sont très peureux. Les Moutons savent reconnaître les visages des humains et des autres ovins et peuvent s’en souvenir pendant des années. Animal clé dans l’histoire de l’agriculture, le Mouton a profondément marqué la culture humaine. Les Moutons sont souvent associés aux scènes champêtres. Le Mouton figure dans de nombreuses légendes, comme la Toison d’Or et dans les grandes religions, en particulier les religions abrahamiques. Dans certains rites, les Moutons sont utilisés comme animaux de sacrifice (notamment chez les Musulmans lors de l’Aïd el-Kebir).

Chez les Celtes, le symbolisme de la Brebis n’est pas différent de celui du Mouton ou de l’Agneau, lequel dépend étroitement du symbolisme courant dans le christianisme. Le récit gallois du Mabinogi de Peredur dépeint deux troupeaux de Moutons, les uns blancs, les autres noirs, séparés par une rivière. À chaque fois que bêlait un Mouton blanc, un Mouton noir traversait l’eau et devenait blanc ; à chaque fois que bêlait un Mouton noir, un Mouton blanc traversait l’eau et devenait noir.

Sur les bords de la rivière, qui symbolise probablement la séparation entre le monde terrestre et l’Au-Delà, se dressait un grand arbre, dont une moitié brûlait depuis la racine jusqu’au sommet et dont l’autre portait un feuillage vert.

Les Moutons blancs devenant noirs symbolisent les âmes descendant du ciel sur la terre ; les Moutons noirs devenant blancs figurent au contraire celles qui montent de la terre vers le ciel. Mais il n’est pas certain qu’un tel symbolisme soit antérieur au christianisme ; il peut représenter l’adaptation du principe, formulé par César, suivant lequel il faut une vie humaine pour que les dieux acceptent de rendre une vie humaine. C’est un des principes fondamentaux de la transmigration des âmes. Les Brebis ont, d’autre part, un symbolisme maléfique et diabolique dans le récit irlandais du Siège de Druin Damghaire. Les mauvais druides du roi Cormac, roi d’Irlande en lutte contre la province de Munster et refusant de payer un tribut injuste, utilisent trois Brebis noires, méchantes, hérissées de piquants de fer, qui viennent facilement à bout de plusieurs guerriers.

Le symbolisme religieux et rituel des Moutons a commencé avec quelques-unes des premières religions : les crânes de Béliers (et de Taureaux) occupaient un emplacement central dans les sanctuaires de Çatal Hüyük, il y a environ 8000 ans. Dans la religion égyptienne antique, le Bélier était le symbole de plusieurs dieux : Khnoum, Harsaphes et Amon (dans son incarnation comme dieu de la fécondité). D’autres divinités sont parfois montrées avec des attributs de Mouton, comme la déesse Ishtar, le dieu phénicien Baal et le dieu babylonien Ea-Oannes. Il existe aussi de nombreuses références au Mouton dans la civilisation grecque ancienne. Le Mouton Chrysomallos fait partie de la légende de la Toison d’Or qui continue d’être racontée encore aujourd’hui. Une corne de Bélier dite Chofar joue un rôle important dans les religions abrahamiques. Abraham, Isaac, Jacob, Moïse le roi David et Mahomet étaient tous bergers.

 Les Moutons sont aussi les premiers animaux mentionnés dans l’Ancien Testament. Selon l’histoire, un Bélier est sacrifié comme substitut à Isaac après qu’un ange eût retenu la main d’Abraham qui allait sacrifier son fils. L’Aïd el-Kebir est l’une des principales fêtes rituelles annuelles de l’Islam, au cours de laquelle des Moutons (ou autres animaux) sont sacrifiés en souvenir de cet acte. Les Grecs et les Romains sacrifiaient aussi régulièrement des Moutons dans leur pratique religieuse. Le judaïsme traditionnel offrait des Moutons dans le cadre du Korban.

Les traces de Moutons, comme avec l’Agneau de Pâques et l’emploi du Shophar sont encore présentes dans les traditions juives modernes. Dans le christianisme, une congrégation est souvent évoquée comme un troupeau, et les Moutons font partie de l’iconographie chrétienne de la naissance de Jésus. De nombreux saints chrétiens sont considérés comme des bergers. Le Christ est aussi décrit comme l’Agneau sacrificiel de Dieu (Agnus Dei) et les célébrations de Pâques en Grèce ou en Roumanie s’accompagnent traditionnellement d’un repas avec de l’Agneau pascal. En Allemagne et en Alsace, on mange un gâteau pascal en forme d’Agneau. En astrologie, le Bélier est le premier (21 mars au 20 avril) signe du zodiaque occidental. Le Mouton est aussi le huitième des douze animaux, avec les douze ans de cycle de l’astrologie chinoise.

mouton0Les Moutons n’étaient pas consommés à Madagascar, car on y croyait qu’ils étaient les incarnations des âmes des ancêtres. Le totem Mouton nous parle d’innocence. La présence de cet animal pouvoir peut exprimer un désir d’être plus familier avec notre propre innocence, ou la fraîcheur de l’esprit de l’enfance. Il pourrait également rappeler des situations ou des événements au cours desquels nous nous sommes sentis innocent et juste, où nous avons particulièrement ressenti une douceur de vivre. Cet animal totem nous encourage à renforcer ces qualités dans notre vie actuelle.

Mouton peut vous aider à mieux exprimer vos émotions, surtout la joie et le bonheur, à mieux profiter des plaisirs de tous les jours, à mettre votre éducation et vos talents au service des autres, à accepter l’amour et la protection d’autrui. Vous pouvez accéder à son pouvoir en guérissant les blessures du passé avec l’aide d’un thérapeute ou d’un conseiller, et en pardonnant à toutes vos relations et en éliminant tout sentiment négatif à leur égard.

La médecine de Mouton purifie le corps, et aide à guérir des mauvais traitements. Mouton protège contre la violence, et garde votre groupe social

 

Publié dans MOUTON | Pas de Commentaires »

Quelle est la nature de la communication télépathique avec les animaux

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2016

 

La communication télépathique est une faculté naturelle, et tous les êtres en sont capables, au moins inconsciemment… :

Les travaux de Rupert Sheldrake rejoignent à la fois les enseignements des grandes sagesses spirituelles, et les découvertes les plus récentes de la Physique Quantique, qui démontrent que tout ce qui existe dans l’univers est relié dans un grand Champ d’Energie Universel. Et nous prenons de plus en plus conscience que nous sommes, chacun d’entre nous, continuellement en interaction avec ce champ, et donc avec tous les êtres, notamment par nos pensées, nos émotions, et nos intentions… Dans ce sens, on pourrait presque dire qu’inconsciemment, nous sommes continuellement en communication ‘télépathique’ (pour en savoir plus, voir « Le Champ d’Energie Universel »).

télépathie animale

Note : Et si l’on admet que nous ne faisons qu’UN avec tout ce qui existe, et qu’il n’y a qu’une seule conscience dans l’univers (qui s’exprime à travers une multitude d’êtres et de manifestations différentes)… alors à un niveau plus profond, il n’y a plus ni distance, ni espace séparant les êtres, puisqu’il n’y a en réalité qu’un seul esprit à la source de tout ce qui est… et la ‘télépathie’ devient alors connaissance directe et immédiate de tout ce qui est ! D’où ces expériences où l’on apprend à ‘ne faire plus qu’un’ avec un arbre, par exemple, afin de pouvoir « communiquer » (communier) avec lui… et peut-être aussi ce sentiment d’une communication « intuitive » plutôt que « télépathique »… Mais ne nous éloignons pas trop, et revenons à nos moutons…

Tout cela nous permet donc de mieux comprendre pourquoi nous possédons tous potentiellement la faculté de communiquer ‘télépathiquement’. On dit d’ailleurs que cette aptitude est naturelle chez beaucoup d’enfants, qui peuvent communiquer ainsi avec tous les êtres : humains, animaux, plantes… (notamment avant l’apprentissage du langage). Cette faculté, non reconnue dans nos sociétés, se perdrait ensuite rapidement avec l’acquisition du langage…

Cependant, certains authentiques « chamans », « télépathes », ou encore « communicateurs animaliers » ont su renouer avec cette faculté autrefois naturelle, et la développer. Et cette possibilité est accessible à chacun d’entre nous !

Bien sûr, certaines personnes sont plus douées que d’autres, on ne peut le nier… Et comme pour l’apprentissage du piano, de la peinture, d’une langue étrangère, ou de n’importe quel sport, pour la plupart d’entre nous cela demande le plus souvent beaucoup de pratique, une vraie motivation, de la persévérance, et parfois beaucoup de patience… pour arriver à une certaine maîtrise.

La télépathie peut se faire sous forme de pensées, d’images, d’émotions, ou de sensations, que l’émetteur évoque en lui-même et que le récepteur perçoit à son tour, là encore sous la forme d’images, d’émotions, de sensations… ou encore d’intuitions, c’est-à-dire une connaissance directe et immédiate, sans processus de pensée ou de réflexion préalable (par exemple, vous êtes au bureau et vous ressentez brusquement que votre enfant a un problème… et vous apprenez par la suite que juste à ce moment-là, il se faisait prendre à parti par des grands dans la cour de récréation !)

 source : http://www.veganspirit.fr/veganspirit

 

Publié dans ANIMAUX DANS L'AU-DELA, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Des rats dans les murs

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2016

 

ANIMAUX – C’est un voisin que les habitants des grandes villes connaissent bien, même s’ils ne le croisent pas tous les jours. Plutôt du genre à prendre l’air la nuit, il lui arrive de devoir montrer le bout de son museau en pleine journée, en général pour un déjeuner dans les poubelles. Ce voisin qui peut se faire envahissant, c’est le rat, cette boule de poils qui inspire, la plupart du temps, peur et dégoût.

les-rats

La journaliste Zineb Dryef lui a consacré un livre, Dans les murs. Les rats de la grande peste à Ratatouille, sorti en librairie le 8 octobre. A l’origine de ce récit, il y a des bruits. Quelques temps après avoir emménagé dans un nouvel appartement à Paris, la jeune femme entend des craquements et autres grattements dans les murs. Soupçonnant la présence de rats, elle se renseigne sur ces animaux qu’on qualifie volontiers de « nuisibles ». De ses recherches découle une enquête surprenante et passionnante, riche en anecdotes insoupçonnables et en informations méconnues. Le HuffPost vous en fait découvrir trois.

La peste, les rats et leurs puces

Si le rat révulse, c’est que bien souvent, dans les esprits, il est synonyme de saleté et de maladies. Et il y en a une en particulier à laquelle on associe automatiquement le rat: la peste. S’il est vrai que le rongeur est un des principaux réservoirs de la maladie, le rat ne la transmet pas à l’homme en le mordant, comme on le croit souvent.

En fait, la contamination se fait par le biais de la morsure d’une puce. Lorsqu’un rat, porteur de la peste, y succombe, les puces qui se nourrissaient de son sang cherchent à se nourrir ailleurs. Elles trouvent donc soit un autre animal, soit un homme, qu’elles contaminent en les piquant. C’est le pasteurien Paul-Louis Simond qui a mis au jour ce processus de contamination, en 1898.

« La police des rats »

Les rats sont un casse-tête pour les pouvoirs publics. Ces derniers tentent de surveiller et de réguler la population de rats, afin de limiter les problèmes sanitaires. Dans son dispositif, Paris possède par exemple une unité spéciale, couramment appelée la « police des rats ». Dans les murs y consacre un chapitre. Appelée « laboratoire du rat » au début du XXe, l’Unité de prévention des nuisances animales, comme on l’appelle maintenant, ne s’occupe cependant pas uniquement des rongeurs.

Le policier qui supervise l’équipe de quatre personnes de l’unité a expliqué à Zineb Dryef leur mission. Celle-ci « n’est pas de faire de la chasse aux rats mais de la prévention, de protéger les Parisiens contre les nuisibles, de faire respecter, dans toute la capitale, la réglementation sanitaire touchant aux ‘animaux vertébrés vivants hors faune sauvage’ [...] Ca veut dire qu’on s’occupe des rats mais aussi des pigeons, des chats, des chiens et des souris », détaille le policier. Concernant le rat, cette unité procède à des « enquêtes de dératisation », l’idée étant de trouver comment les rats envahissent un immeuble, par exemple, pour ensuite indiquer aux propriétaires comment stopper l’invasion.

Quand les Parisiens goûtaient au rat

1870, Paris est assiégée par les Prussiens. Si la question des stocks de nourriture ne s’impose pas tout de suite, elle va pourtant devenir centrale. Le siège dure plus longtemps que prévu. Les viandes de bœufs et de moutons se font plus rares, les Parisiens ont déjà pris l’habitude de manger du cheval. La privation donne lieu à quelques « nouveautés ». Comme l’explique l’auteure de Dans les murs, le jardin des Plantes et d’Acclimatation manque de fourrage et vend ses bêtes aux bouchers. Certains restaurants huppés servent alors du yack ou du cormoran.

Mais, écrit Zineb Dryef, « en réalité, rares étaient les Parisiens qui s’offraient de l’éléphant, du perroquet et de l’agneau. La majorité faisait la queue dans les boucheries municipales, où l’on trouvait des viandes peu exotiques et, à mesure que passaient les semaines, de moins en moins identifiables ». Ce qui va jusqu’à inquiéter Victor Hugo qui se demande s’il ne mange pas du chien ou du rat. Certaines boucheries ne s’en cachent d’ailleurs pas et indiquent en vitrine la vente de viande de chiens, de chats et de rats. A propos de ce dernier, l’auteure temporise toutefois: « Il est incontestable qu’il fut consommé, mais les témoignages, s’ils sont nombreux, démontrent qu’au début du siège, pour la plupart, manger du rat s’apparentait davantage à une expérience culinaire qu’à une nouvelle habitude de consommation ».

rats dans les murs

Ratodromes, légendes, destruction du quartier des Halles… d’autres anecdotes sont à découvrir avec « Dans les murs. Les rats, de la grande peste à Ratatouille » de Zineb Dryef aux Editions Don Quichotte. 326 pages, 18,90 €. En librairie.

Le HuffPost  Publication: 10/10/2015 

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Le Porc, cousin de l’homme

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

En remontant plus haut, certains protohistoriens voient dans le porc l’animal propre aux fermiers sédentaires, et donc l’animal rejeté ou honni par les peuples nomades – ce que sont les tribus primitives des Hébreux – éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux, tous animaux qui peuvent les suivre dans leurs déplacements. D’autres font observer que l’élevage du cochon nécessite de grandes quantités d’eau, laquelle est rare au Proche-Orient. D’autres encore soulignent la nécessité séculaire de conduire les porcs dans les forêts pour les nourrir : dans les régions privées de forêt, il faut les alimenter avec des grains et donc prélever à leur profit une part importante de la nourriture destinée aux hommes. Ces dernières explications sont sans doute fondées mais elles ont un côté positiviste que l’historien des sociétés anciennes accepte avec réticence.

elevage-porc

Plus séduisantes sont les explications d’ordre taxinomique, développées par quelques anthropologues. Ceux-ci remarquent que le porc n’est pas le seul animal déclaré impur par le Lévitique et le Deutéronome, tant s’en faut. Il ne faut donc pas l’envisager isolément mais prendre en compte toutes les espèces considérées comme impures. Or si certaines se nourrissent bien d’immondices et de charognes, d’autres pas du tout. C’est pourquoi, plutôt que de mettre en avant les mœurs et le régime alimentaire des animaux concernés il vaut mieux partir des connaissances et des classifications zoologiques. Non pas celles d’aujourd’hui, bien évidemment, mais celles des époques bibliques. Semblent ainsi déclarés impurs et tabous tous les animaux qui ne réunissent pas les critères de classification habituels. Ils sont « hors catégories », inclassables donc suspects et dangereux : le porc parce qu’il ne rumine pas alors qu’il a le sabot fendu comme tous les ruminants ; le corbeau, le vautour et les oiseaux de proie parce qu’ils mangent de la chair alors qu’ils volent ; la crevette, la langouste, l’anguille et d’autres espèces aquatiques parce qu’elles nagent mais ne présentent ni écailles ni arrêtes.

À moins de considérer que les interdits bibliques répondent à la seule volonté divine et qu’il est vain et illicite de leur chercher une explication rationnelle – position adoptée par beaucoup de rabbins – c’est peut-être du côté de ces hypothèses taxino-miques qu’il faut aujourd’hui chercher pour comprendre les interdits alimentaires ayant cours dans le Proche-Orient ancien.

Il est cependant une raison qui semble aujourd’hui plus fondée que toutes les autres : le cousinage biologique entre l’être humain et le cochon. Cette parenté, bien connue des sociétés anciennes, aide à mieux comprendre non seulement les tabous mais aussi la symbolique fortement ambivalente du porc, construite à la fois sur l’attrait et le rejet. Pour les savoirs antiques et médiévaux, trois animaux seulement sont pensés comme des « cousins de l’homme » : l’ours, en raison de son aspect extérieur, de son régime alimentaire, de ses mœurs et de son comportement sexuel (longtemps on a cru que l’ours mâle était attiré par les jeunes filles, qu’il enlevait et violait) ; le cochon en raison de son anatomie interne, de sa physiologie, de ses maladies, de son caractère omnivore, de son intelligence et de sa sensibilité ; et le singe, à propos duquel plusieurs encyclopédistes du xiiie siècle précisent : « en fait, contrairement à l’ours et au cochon, le singe ne ressemble pas du tout à l’homme mais il est tellement diabolique qu’il fait semblant de lui ressembler ».

L’idée d’un cousinage entre l’homme et le porc est donc ancienne. Dans les récits mythologiques elle s’exprime surtout par le thème de la métamorphose : des humains sont changés en porcs et inversement. Le livre X de l’Odyssée, par exemple, nous raconte comment les compagnons d’Ulysse, errant sur les mers après la ruine de Troie, abordent sur l’île d’Aea, possession de la redoutable magicienne Circé. Celle-ci leur fait bon accueil, leur offre un banquet puis, comme elle a coutume de le faire avec ses visiteurs, les transforme en pourceaux en leur faisant boire un philtre et en les touchant de sa baguette magique. Grâce à une herbe protectrice fournie par le dieu Hermès, Ulysse échappe à la métamorphose et menace Circé de la tuer. Mais il tombe sous le charme de la magicienne dont il partage l’amour et la vie pendant quelque temps. Il obtient néanmoins qu’elle rende à ses compagnons leur nature humaine.

Source : http://ashp.revues.org/1170

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le Sanglier et spiritualité

Posté par othoharmonie le 4 mai 2016

 

 

Le sanglier est pour les Celtes un animal sacré. Il est possible qu’il représente d’abord l’intelligence et la ruse, il est donc associé au savoir ; mais il est également lié à l’autre monde, le Sidh. Il est donc naturellement l’animal emblématique de la classe sacerdotale, les druides dont le mot signifie : « les très savants » et qui ont la charge de la relation avec l’autre monde, le sacré et les dieux. Il semble que certains se faisaient appeler « sanglier », en gaulois « torcos », où l’on reconnaît la racine du mot « torque » qui désigne le collier que portent les dieux ou les dignitaires divinisés. On peut y voir un rapport avec le culte de la tête des Celtes.

 sanglier (1)

D’ailleurs, la tête du sanglier, cas rare pour les animaux, porte un nom spécifique : la hure (qui pourrait avoir la même racine que aurochs). Elle est représentée sur les boucliers, sur les pommeaux d’épées et elle forme très fréquemment le pavillon des carnyx, ces trompes de guerre destinées peut-être à impressionner l’ennemi et à donner du courage aux combattants par leurs « cris » horribles mais qui ont très certainement une fonction symbolique, rituelle, voire magique, au moins à l’origine. Symbole sacerdotale représentant le pouvoir intemporel de Dieu, qui vient s’opposer au pouvoir temporel du Roi, représenté par la symbolique de l’ours.

On a retrouvé en 2004 cinq carnyx près de Tulle en Limousin. Quatre sont des hures de sanglier, la gueule grande ouverte. La cinquième est un serpent. Les sangliers sont représentés notamment sur le chaudron de Gundestrup, découvert au Danemark, et qui est l’un des plus précieux objets du monde celtique pour son langage symbolique. Les écossais possédaient des carnyx, et il n’est pas improbable que les cornemuses les aient remplacées. Elles accompagnent elles aussi les soldats au combat.

La force du sanglier

Le symbole du sanglier semble commun au monde indo-européen, avec des caractéristiques similaires qui désignent le monde sauvage, la force brute. Il est présent dans les mythes grecs. C’est un sanglier, une bête horrible, qu’envoie Aphrodite pour détruire le royaume de Calydon, tuant le bétail et terrifiant les habitants. De même, c’est un sanglier qu’Aries, jaloux, envoie pour tuer Adonis, l’amant d’Aphrodite. Mais il est également présent en Inde où il est l’un des avatâra de Vishnu aux côtés de Rama et de Krishna et a sauvé la Terre enfouie au fond de l’Océan par un démon ( le Déluge ?). Il est aussi, sous l’intitulé « Puissance du sanglier » l’une des sept-Mères, l’une des sept voyelles qui forment la base du langage et de la connaissance.

 

Pourquoi un tel « culte » ? Ne peut-on voir dans cet animal l’un des derniers « sauvages » à l’époque néolithique ?

sanglier

Des trois principales espèces qui assurent à l’homme « nouveau » (néolithique) sa subsistance, le cochon est le dernier à avoir été domestiqué. Le cochon est issu du sanglier mais a subi des changements importants et perdu 2 chromosomes. Le caractère vindicatif du sanglier sauvage est connu et il reste encore aujourd’hui considéré comme dangereux. En outre, il fait mauvais ménage avec les cultures et devait déjà ennuyer les agriculteurs néolithiques. Pourtant, le sauvage ne pouvait être totalement éliminé. Peut-être pour des raisons religieuses qui nous relient aux temps anciens ? On sait que les hommes ont introduit des animaux sauvages dans certaines îles de Méditerranée, le cerf notamment, et qu’ils les ont chassés. Pourtant ils étaient venus avec les chèvres et les moutons, depuis longtemps domestiqués. Était-ce pour perpétuer un ancien rituel lié à la chasse ?

Certains préhistoriens, à la lumière du chamanisme, pensent aujourd’hui le rapport à l’animal autrement (Jean Clottes, Jean Guilaine). On pourrait considérer le sanglier des Celtes comme un animal totémique, un totem : il apparaît comme emblème et se voit investi d’un pouvoir magique. La chasse pouvait bien avoir un caractère rituel dans les sociétés paléolithiques de chasseurs-cueilleurs. En particulier la chasse aux grands animaux sans doute vénérés, peut-être totems, en tout cas certainement craints. On ne trouve pas de représentations paléolithiques de végétaux ou de petits animaux. Par contre, bisons, aurochs, mammouths, félins… se trouvent peints ou gravés sur les parois des grottes. 

Et si la chasse, comme le pense Catherine Claude, était un rituel de transgression de l’interdit de tuer ces grands animaux totémiques, interdit qui s’est transmis jusque dans le « tu ne tueras point » chrétien ? 

La chasse au sanglier, chez les Celtes, semble perpétuer ce rituel. Une forme de chasse au sanglier, pratiquée à cheval et avec des lances, s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui en Inde. Peut-on se risquer à faire le parallèle ? Et alors la culture des peuples indo-européens aurait-elle gardé ce fond commun de croyances des chasseurs paléolithiques dans leur rapport avec le sauvage et l’animal dangereux ?

En Espagnol, sanglier se dit « jabali » et on y retrouve la même racine que le mot « javelot », l’arme de jet utilisée pour le chasser, peut-être depuis la préhistoire…

Publié le 8 septembre 2009 par Serviteur d’Odinn-Brahma 

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

SUR LES TRACES DU COCHON

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

Les plus anciennes traces connues de cochons domestiques remontent à 10 500 av. J.-C environ, dans l’est de la Turquie ; un deuxième centre de domestication a été mis en évidence en Chine, ultérieur de quelques millénaires. Cependant, des études génétiques récentes ont montré que la domestication du porc s’est en fait produite de façon indépendante dans des foyers de domestication multiples (Europe centrale, Europe du Sud, Inde, Asie du Sud-Est, etc.), à des dates qui ne sont pas encore précisées. 

TRACES DE COCHON

            Dès le IIIe millénaire avant notre ère, le cochon est répandu sur tout le pourtour méditerranéen (sauf dans le Maghreb). En Égypte, il est d’abord réservé au culte d’Osiris, seigneur du royaume des morts, auquel il est sacrifié. Dans le monde grec, il est à la fois un animal sacrificiel et un aliment courant. Les Romains apprécient également sa chair et lui consacrent une cuisine raffinée (tétines de truie par exemple). Très valorisé dans la mythologie celtique, le porc représente la force spirituelle et l’énergie créatrice. Les forêts de la Gaule antique abritent d’innombrables troupeaux à demi-sauvages (les célèbres sangliers d’Obélix).

Au fil des siècles cependant, le porc est touché par le discrédit chez de nombreux peuples du Proche-Orient.

 Sa viande, réputée impure, n’est plus consommée. Dans les grandes religions monothéistes, il est objet de mépris, rejet ou tabou. L’usage de sa viande est ainsi interdit aux Israélites par la loi mosaïque. Le tabou s’étend à l’animal vivant, qu’il est interdit de toucher, et jusqu’à son nom, qu’il est interdit de prononcer. Chez les musulmans, la consommation de sa chair est également interdite (« Vous sont interdits / la charogne, le sang, la viande de porc », Coran, V, 3). Plusieurs sourates du Coran parlent du porc, en faisant un animal à part. Une des raisons pour expliquer ces tabous serait d’ordre historique : le porc serait l’animal propre aux fermiers sédentaires et donc rejeté par les peuples nomades, éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux. L’attitude du christianisme à l’égard du porc est liée aux traditions bibliques. Il devient l’une des figures favorites du diable, un pilier du bestiaire satanique. 

Dans l’art médiéval et moderne, il personnifie la saleté, la gloutonnerie, la luxure, la colère. Il existe néanmoins un bon porc chez les chrétiens ; c’est le cochon compagnon et attribut des saints tel saint Antoine. Dans l’Occident médiéval, le porc est l’animal le plus consommé. Son goût pour les rebuts et les ordures rend possible son élevage en ville où il joue un rôle d’éboueur. À partir de la Renaissance, il s’installe dans des porcheries. Au milieu du XVIIIe siècle, on voit apparaître le souci d’améliorer les races et la production de la viande. Petit à petit, un élevage porcin industriel se développe, d’abord en Angleterre, puis sur le continent. Il y a encore peu de temps, on élevait dans les fermes un ou deux animaux tous les ans. La fête du cochon (le jour où on tuait le cochon) constituait une manifestation communautaire importante.

 

La consommation de la viande de porc 

Là où elle est consommée, la viande de porc fournit à l’homme une partie non négligeable de son alimentation. En France, sont consommés environ 35 kg par an et par personne. Comme l’assure le vieux dicton (« dans le cochon, tout est bon »), toutes ses parties peuvent être valorisées : on en tire jambons, rôtis, boudins, saucissons, rillettes, andouilles et andouillettes, pâtés, fromage de tête, etc. La méthode traditionnelle de la salaison est le procédé de conservation le plus efficace. Le fumage est également une pratique ancienne. 

« Cochon » Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com  © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

 Duckling_03

Symbole de pureté et de majesté, le cygne est présent dans toutes les formes d’expression humaines. Fidèle à ses lieux d’habitation traditionnels, aujourd’hui envahis par l’homme, il est peu aimé des agriculteurs, et fuit toujours plus au nord pour préserver sa précieuse tranquillité.

Le cygne tubercule, proche parent du cygne sauvage, est si présent dans les jardins et parcs publics de nombreux pays qu’il sert tout naturellement de référence aux écrits se rapportant à son espèce. Il est aussi l’un des premiers animaux à participer à l’univers enfantin. Rares sont les enfants qui n’ont jamais jeté de pain à des cygnes, tout en craignant de se faire mordre. En Amérique du Nord, et surtout en Europe, de nombreux manèges proposent une nacelle en forme de cygne, réalisant ainsi l’impression du naturaliste Buffon qui voyait dans l’oiseau le modèle offert par la nature pour la construction des bateaux.

Enfin, beaucoup de tout-petits ont entendu le conte d’Andersen, le Vilain petit canard, narrant l’histoire d’un jeune cygne égaré dans une nichée de canards, rejeté pour sa « laideur » et qui deviendra, bien entendu, d’une somptueuse beauté.

 

L’une des plus anciennes références au cygne figure dans la mythologie grecque. Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, ayant pris l’apparence d’une oie pour se soustraire aux avances de Zeus, celui-ci se changea en cygne pour lui plaire. De l’œuf issu de leur union naquirent les Dioscures, dont chacun était coiffé d’une demi-coquille. Cette légende inspira les peintres dont le Corrège et Léonard de Vinci. Le mythe selon lequel le cygne à l’agonie émettrait un chant ultime avant de trépasser a été célébré par la musique et la danse. La Mort du cygne, tirée du célèbre Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, a été dansée par les plus grandes étoiles du ballet.

 DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES dans CYGNE 220px-Cygne_nid_2

Dans la littérature, la dernière production d’un musicien ou d’un poète est qualifiée de « chant du cygne ». La grâce et la blancheur de l’oiseau ont maintes fois servi d’éléments de comparaison aux poètes pour célébrer une femme ou l’idée de la pureté. Pierre Jean de Béranger parle d’une femme « aux mains blanches, au cou de cygne » et Charles Baudelaire souhaite unir « un cœur de neige à la blancheur des cygnes ».

Dans le symbolisme et le langage expressif, le cygne est également très présent. En Extrême-Orient, il représente l’élégance, la noblesse et le courage. En Sibérie, il est sujet de dévotion et les femmes bouriates font une révérence au premier oiseau qu’elles voient passer au printemps.

Le nom de l’oiseau a également été attribué, au cours des siècles, en littérature, pour honorer des écrivains au style pur et élégant. Pindare, poète lyrique grec, fut ainsi appelé « le cygne de Dircé ». Plus tard, le poète romain Virgile reçut le nom de « cygne de Mantoue » et l’abbé Fénelon fut surnommé le « cygne de Cambrai ».

Enfin, en astronomie, le cygne donne son nom à une constellation de la Voie lactée dont la disposition stellaire rappelle la silhouette d’un animal aux ailes déployées.

Adaptation des cygnes… et des hommes

Le cygne sauvage n’est pas une espèce menacée. Cela ne signifie pas pour autant que son avenir soit assuré. Qu’ils soient révolus ou malheureusement actuels, les dangers sont toujours en relation directe avec l’homme.

La situation est surtout préoccupante dans les régions où les cygnes ont établi leurs traditionnels quartiers d’hiver. Situées pour partie en Europe moyenne, elles correspondent à des zones à forte pression démographique ; or, le cygne a besoin d’une certaine tranquillité. Si, au fil des décennies, cette exigence s’est quelque peu atténuée, au moins dans les régions où la chasse n’est pas exagérément développée et où les chasseurs sont respectueux des règlements en vigueur, il n’en reste pas moins que, dans les pays où hivernent de forts contingents d’anatidés (oies et cygnes notamment, de plusieurs espèces), des problèmes se posent dans les zones agricoles, ces oiseaux consommant des végétaux cultivés, comme la partie aérienne des navets ou des betteraves fourragères, ou encore pâturant dans les herbages réservés aux bovins ou aux moutons, intrusions que les agriculteurs et les éleveurs apprécient peu.

Les problèmes ont été partiellement réglés dans certains États comme les Pays-Bas, qui accordent des primes compensatoires aux agriculteurs concernés, de manière à les indemniser et à éviter toute réaction individuelle fâcheuse. Au Japon, les services gouvernementaux ont décidé de financer le nourrissage hivernal des cygnes sauvages et des cygnes de Bewick en des lieux où ces oiseaux ont appris à se concentrer et où ils ont perdu une partie de leur caractère farouche. Certains critiquent d’ailleurs ce genre de pratique en arguant du fait qu’il n’est pas bon de faire perdre à une espèce sa méfiance naturelle et que, en outre, la concentration de nombreux oiseaux en un même lieu les expose à des pertes sévères en cas d’épizooties (maladies contagieuses).

Sur les lieux de nidification, la chasse, les destructions directes et volontaires ont amoindri la population jusqu’au xxe siècle. Le cygne était chassé notamment pour sa chair. Un oiseau pesant une dizaine de kilos n’était certes pas considéré comme une proie négligeable. C’est ainsi que, en Suède, la limite sud de répartition du cygne sauvage a progressivement reculé vers le nord. Située à 60° de latitude nord en 1800, elle devait atteindre 67° vers 1920, l’oiseau fuyant l’homme. En Scandinavie, les persécutions ont presque cessé depuis vingt ans et l’oiseau a reconquis en partie son domaine ancestral.

Dans le sud de l’aire de reproduction de l’espèce, la diminution des espaces d’habitat favorables a représenté un autre péril pour les cygnes. De nombreuses zones marécageuses, par exemple, ont été asséchées aux Pays-Bas. Cette poldérisation intensive a transformé en prairies certains sites d’hivernage habituels de cygnes sauvages. Les oiseaux, n’ayant pas changé leurs lieux de résidence, s’y sont adaptés. Et il n’est pas rare de voir de nos jours des cygnes brouter de l’herbe en compagnie des vaches. Dans d’autres endroits privilégiés, c’est la déforestation intensive qui menace les cygnes.

Reste un autre danger venu de la modernisation : les câbles aériens avec lesquels les oiseaux en migration entrent en collision de plus en plus souvent.

Cygne trompette Le plus rare des cygnes, le cygne trompette, a failli disparaître totalement au début du xxe siècle. L’espèce était pourtant largement répandue autrefois au Canada et aux États-Unis, où elle vivait jusqu’au sud des Grands Lacs. La conquête de l’Ouest devait quasiment signer son arrêt de mort, de même que celui du condor de Californie. Les colons n’hésitèrent pas à tuer des milliers de cygnes pour la quantité de chair qu’ils représentaient et pour leur abondant duvet. Cet excellent isolant thermique était fort prisé pour la confection des couettes et oreillers. Les plumes étaient utilisées aussi pour orner des chapeaux et des costumes de scène et pour confectionner des houppettes de poudrier. 

Les destructions aboutirent à une situation presque désespérée : dans les années 1930, on recensa 66 cygnes trompettes encore existants. Cette minuscule population survivante était confinée dans la région du parc national de Yellowstone. Des mesures draconiennes furent alors décidées pour l’implantation de sujets sur différentes zones protégées, grâce à l’importation d’individus trouvés en Alaska. Des échanges et des croisements furent mis au point de manière à assurer un meilleur brassage génétique. En 2002, le nombre total des cygnes trompettes a pu être estimé à 18 000 individus, les trois quarts vivant en Alaska.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

La chouette et les Dieux

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

la chouette et les dieuxAh les chouettes ! Vous avez la  » hulette  » (hulotte). 
Vous avez le chat-huant qui vit dans les grands bois, mais qui est très rare, 
qui fait « houhouhouhou… houhouhouhouhou… houhouhouhou… ».

Et vous avez la toute petite, très rare de nos jours aussi, 
qui faisait encore une fois son nid dans les souches de pré. 
Maintenant elles ont presque disparu.

Ou alors, dans les nids de muraille, dans les vieux nids de muraille, on appelait ça le « choutôt » (chevêche): « kwioucoucou, kwîou, kwî-ou… kwîoucoucou, kwîou, kwîou ». Cet oiseau-là, j’en ai trouvé étant gosse. Sûrement, il y avait encore des vieilles rues, des chemins creux, des « queules » (souches) dans les « pians » (haies), des souches creuses des chênes, d’ormes, ou de toutes espèces d’arbres. C’était plein de nids. Ils appelaient ça des « écornées »: ils laissaient un gros pied de chêne et ils coupaient le bois tous les dix quinze ans, tout du long, au fur et à mesure de la repousse.

Au bout d’un certain temps, le pied se creusait et il venait un trou. Alors, sur cette écornée-là, elle était pas bien haute, je montais facilement, en deux ou trois sauts j’étais dessus. J’avais dix douze ans, à peine, il y a bien cinquante-cinq ans de ça. Un jour, en montant sur la souche, j’ai trouvé un nid de chouette, avec six oeufs dedans. Naturellement, j’ai jamais rien fait de mal aux oiseaux. J’y passais tous les jours, c’était au bout du chemin, en bas de la bergerie. Alors, tous les jours, quand les oeufs ont été éclos, je montais voir les petites chouettes. Les premiers temps, elles ne voyaient pas clair, je ne les touchais pas. Mais quand elles ont été toutes emplumées, quand elles ont commencé d’ouvrir les yeux, elles se retournaient sur le dos, avec les griffes en avant.

Là, fallait pas les toucher ! Alors, tu y vas tous les jours, tu te mets pas loin d’elles et tout d’un coup, tu fais « touoût… touoût… ». Petit à petit, tu leur donnes confiance. Elles sifflent, elles crachent, elles font fff…, mais elles ne se retournent plus sur le dos avec les griffes en avant. Et quand elles ne se retournent plus, tu viens tous les jours t’asseoir près du nid et tu continues: « touoût… touoût… touoût… « et tu commences d’avancer la main vers elles, mais faut aller doucement, tout doucement. Faut d’abord faire voyager ta main sur elles sans les toucher, et après tu peux les toucher, et après tu peux les flatter. C’était au mois de juin, avant les vacances.

Les chouettes restent longtemps dans le nid avant de s’envoler. Elles faisaient leurs petits assez tard, ça dépend des nichées. Je montais m’asseoir sur la souche tous les jours, pendant que mes moutons étaient avec ma chienne. Et je prenais les chouettes, j’en mettais une sur mon épaule, j’en mettais une dans ma poche, j’en mettais une sur ma tête…, elles ne bougeaient pas.

Elles ne bougeaient pas, tout à coup, j’étais assis au milieu des chouettes, voilà ma grand-mère qui arrive, une bonne vieille de quatre-vingts ans, ah, cinq cents nom de nom !

- Mais, elle dit, qu’est-ce que tu fais là-dessus ? Pose-moi ça, pose-moi ça! Je ne veux plus te voir, pose-moi ça!

Mais non, je ne l’ai pas écoutée, tu sais bien, quand on est gosse! Je suis resté avec mes chouettes. Eh bien ! elle a fait demi-tour, et ce jour-là, elle n’est pas revenue garder les moutons avec moi, et elle est restée un sacré bout de temps sans revenir. Ça l’avait sidérée de m’avoir vu avec des chouettes tout à l’entour de moi.

Mais tu sais, dans le temps, on les crucifiait, les chouettes. C’est un oiseau qu’on voyait la nuit. Et souvent la nuit, quand on se trouve tout seul, dans un coin, qu’on entre dans une grange, si on croise une chouette, ça fait lugubre.

On a même coutume de dire que, quand les vieux entendaient une chouette non loin d’eux le soir, qu’elle faisait « houhouhou », ils disaient que c’était leur fin, c’était la chouette qui les appelait, c’était un oiseau de malheur.

Etant jeunes, on allait souvent grimper dans les murailles de la tour, au vieux château. Et au-dessus, il y avait encore les quatre trous des arquebusiers, comme ils disaient. Dans ces trous-là, tous les ans, on trouvait un nid de tiercelet, le tiercelet rouge, I’émouchet (faucon crécelle).

Et en bas, les deux ou trois trous, c’était sans doute pour loger une arquebuse, des trous qui avaient une visée, un découvert, tu pouvais sans doute tirer si les autres approchaient trop près du château. Alors là, il y avait d’autres nids: c’était des effraies.

A l’époque, ils disaient que le plus grand destructeur de taupes, c’était l’effraie, la chouette. Alors ça, je le croirais bien, parce que, tout à l’entour du nid, chaque fois qu’on montait voir, il y avait des taupes. Il y avait des taupes.

Extrait de « Demain j’aurai mille ans » Contes et récits paysans – Maurice Digoy et Rémi Guillaumeau.
Éditions du pas de l’âne. 7, place Sainte Barbe – 71400 AUTUN

Publié dans CHOUETTE ET HIBOU | 1 Commentaire »

AIGLE DE FICTION

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2014

Dans l’univers fictif de l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien, les Aigles sont d’immenses oiseaux volants, qui sont pensants et peuvent parler. Souvent mentionnés de façon emphatique comme les Grands Aigles, ils apparaissent d’habitude et intentionnellement comme servant d’agents au deus ex machina (ou eucatastrophe), dans diverses parties de son legendarium, du Silmarillion et des événements de Númenor au Hobbit et au Seigneur des anneaux.

290px-Black_Hawk-EagleCes créatures sont décrites comme étant similaires aux aigles actuels (par exemple, comme une espèce indépendante de la sous-famille des Buteoninae), mais beaucoup plus grandes. Dans Le Silmarillion, Thorondor est décrit comme le plus grand d’entre eux et de tous les oiseaux, avec une envergure de 30 brasses (55 m). Ailleurs, les aigles ont varié dans la nature et en taille aussi bien dans les écrits de Tolkien que dans les visualisations plus tardives et les films.

La différence entre les aigles « communs » et les Grands Aigles est mise en évidence dans Le Hobbit :

« Les aigles ne sont pas des animaux bienveillants. Certains sont lâches et cruels. Mais l’ancienne race des montagnes du Nord comptait les plus grands de tous les oiseaux ; ils étaient fiers et forts et avaient le cœur noble. »

Premier Âge

Partout dans Le Silmarillion, les Aigles sont associés en particulier à Manwë, le dirigeant du ciel et le Seigneur des Valar (anges ou « dieux »). Il est exposé que les « esprits en forme de faucons et d’aigles » apportent les nouvelles de la Terre du Milieu jusqu’à sa demeure en haut du Taniquetil, la plus haute montagne du Valinor, bien que plus tard dans le livre on parle d’oiseaux en général, et dans la Valaquenta de « tous les oiseaux rapides, aux ailes puissantes ». 

À leur première apparition dans le récit principal, il est dit que les Aigles avaient été « envoyés » en Terre du Milieu par Manwë. Il leur ordonna de vivre dans les montagnes au nord des terres du Beleriand, dans le but d’« observer » Morgoth, la mauvaise puissance suprême qui faisait la guerre aux Elfes et aux Hommes, et d’aider les Noldor exilés « dans les cas extrêmes ». Les Aigles étaient commandés par Thorondor, qui demeura (apparemment avec la majorité de son peuple) dans les Echoriath à l’ouest deDorthonion.

Quand la cité cachée de Gondolin fut construite par Turgon dans un cercle de montagnes, les Aigles de Thorondor devinrent ses alliés, lui apportant les nouvelles et surveillant les espions aux frontières. À cause de leur surveillance vigilante, les Orques de Morgoth étaient incapables de s’approcher de ces montagnes, ou de l’important gué de Brithiach au sud ; les aigles avaient redoublé d’attention après l’arrivée de Tuor, permettant à Gondolin de rester non découverte le plus longtemps de tous les royaumes elfiques. Quand la cité finit par tomber, les aigles de Thorondor protégèrent les fugitifs, chassant les orques embusqués à Cirith Thoronath, la Fissure des Aigles au nord de Gondolin.

Les Aigles combattirent dans l’armée des Valar, des Elfes et des Hommes pendant la Guerre de la Colère à la fin du Premier Âge, quand Morgoth fut renversé. Dans leSilmarillion il est raconté qu’après l’apparition des dragons ailés, « tous les grands oiseaux du ciel » se rassemblèrent sous le commandement de Thorondor et Eärendil, et détruisirent la majorité des dragons dans une bataille aérienne.

Deuxième Âge

Tolkien mentionna les aigles dans ses récits de l’île de Númenor pendant le Deuxième Âge. Il affirme que trois aigles gardaient le sommet du Meneltarma, la Montagne Sacrée, apparaissant chaque fois que quelqu’un s’approchait du sanctuaire et restant dans le ciel pendant les Trois Prières. Les Númenóréens les appelaient « les Témoins de Manwë » et croyaient que ces aigles avaient été « envoyés par lui depuis Aman pour garder la Montagne sainte et toutes les terres ».

Il y avait une autre aire en haut de la tour de la Maison du Roi dans la capitale Armenelos, toujours habitée par un couple d’aigles, jusqu’aux jours de Tar-Ancalimon et de l’arrivée de l’Ombre à Númenor. De plus, il est dit que beaucoup d’aigles vivaient dans les collines autour de Sorontil dans le nord de l’île, bien que dans ce dernier cas il n’est pas précisé s’il s’agit de « grands » aigles ou d’aigles « communs ».

Quand les Númenóréens ont finalement abandonné leurs anciennes croyances et ont commencé à parler ouvertement contre l’Interdit des Valar, il y a eu dans le ciel des nuages en forme d’aigles, appelés les « Aigles des Seigneurs de l’Ouest », envoyés par Manwë pour essayer de les raisonner ou pour les menacer.

AIGLE DE FICTION dans AIGLE 220px-LOTR_Misty_mountains_westTroisième Âge 

Vers la fin du Troisième Âge, une colonie d’Aigles vécut dans la partie nord des Monts Brumeux, comme il est décrit dans Le Hobbit. Ils ont surtout niché sur les pentes vers l’est, pas très loin du Haut Col menant à Fondcombe, ainsi qu’au voisinage direct de la Cité des Gobelins sous la Montage. Il est affirmé que les Aigles ennuyaient souvent les gobelins et « arrêtaient toutes les méchancetés qu’ils faisaient » ; cependant leurs relations avec les Hommes des Bois était seulement détendue, car les aigles chassaient parfois leurs moutons.

Pendant les événements du livre, les aigles de cette colonie ont sauvé la compagnie de Thorin d’une bande de gobelins et de wargs, transportant en fin des compte les nains au Carrock. Plus tard, ayant aperçu le rassemblement des gobelins un peu partout dans la montagne, un grand nombre d’Aigles participa à la bataille des Cinq Armées près de la Montagne Solitaire. C’est seulement avec leur aide que les Nains, les Hommes et les Elfes parvinrent à défaire les gobelins.

Dans Le Seigneur des anneaux il est affirmé que les Aigles des Monts Brumeux aidaient les Elfes de Fondcombe et l’Istar Radagast dans la surveillance des terres et dans l’apport de nouvelles sur les Orques1,17. De plus, un rôle important (quoiqu’en arrière-plan) est joué par Gwaihir, et les Aigles apparaissent dans de nombreuses scènes à la fin du livre. Dans un parallèle au Hobbit, ils arrivent dans la bataille de la Porte Noire, aidant l’Hôte de l’Ouest contre les Nazgûl. Plusieurs d’entre eux sauvent Frodon Sacquet etSamsagace Gamegie de la Montagne du Destin après que l’Anneau unique a été détruit18.

Les Grands Aigles dirigés par Thorndor  sont déjà apparus dans le premier conte sur la Terre du Milieu que Tolkien écrivit dans les années 1910, La Chute de Gondolin, publié dans le Livre des Contes Perdus. Le rôle de Thorondor a été étendu progressivement, avec l’introduction successive des éléments d’intrigue appropriés ; et après la conception de Númenor dans les années 1930, la notion que les aigles étaient les messagers de Manwë fut peu à peu élaborée. Peu après, Tolkien introduisit les aigles dans Le Hobbit et dans Le Seigneur des anneaux, répétant dans ce dernier quelques éléments de l’intrigue et les noms présents dans les précédents écrits.

Dans plusieurs textes très anciens, Tolkien écrivit que, avant le déplacement vers Crissaegrim après la mort de Fingolfin, les aigles de Thorondor ont niché sur les pics duThangorodrim au-dessus de la forteresse de Morgoth à Angband ; Christopher Tolkien suppose que cette idée fut ensuite abandonnée11. Une autre proposition rejetée était qu’après la mort de Beren, Lúthien ne mourrait pas de chagrin mais serait amenée en Valinor par Thorondor qui aurait été « convoqué » par Melian la Maia.

Les Aigles possèdent une caractéristique notable qui les distingue des autres oiseaux dans les plus anciens écrits. Tolkien décrit originellement Eä, le Monde, comme limité par les Murs de la Nuit, et que l’espace au-dessus de la surface de la Terre jusqu’aux Murs était divisée en trois régions ; les oiseaux communs pouvaient voler uniquement dans la couche inférieure, alors que les Aigles de Manwë pourraient voler « au-delà des feux du ciel jusqu’au bord de l’obscurité ». La conception d’un monde limité et des couches du firmament fut abandonnée pendant l’écriture du Seigneur des anneaux.

Les nuages en forme d’aigle qui apparaissent à Númenor étaient une des associations récurrentes de Tolkien avec la chute de l’île, avec les images d’une montagne s’inclinant et une vague écrasante ; ils étaient aussi introduits par lui dans deux histoires de voyage dans le temps, La Route perdue et The Notion Club Papers. Dans une ébauche, Tolkien projetta que ce serait Sorontur (Thorondor) lui-même qui apparaîtrait à Númenor en tant que protagoniste de l’histoire.

220px-TREEBEARD dans AIGLELa peinture de Tolkien d’un aigle posé sur un rocher escarpé apparaît dans quelques éditions du Hobbit. D’après Christopher Tolkien, l’auteur basa son image sur une peinture d’Archibald Thorburn d’un Aigle royal immature, que Christopher trouva pour lui dans The Birds of the British Isles de Thomas Coward. Cependant, l’utilisation par Tolkien de ce modèle ne signifie pas forcément que ses oiseaux étaient des aigles royaux ordinaires.

Pendant quelque temps, Tolkien considéra les Aigles comme des Maiar en forme d’oiseaux7 ; cependant, il réalisa plus tard que la déclaration selon laquelle Gwaihir et Landroval seraient des descendants de Thorondor était déjà apparue dans la version du Seigneur des anneaux, alors que la notion d’enfants des Valar et des Maiar avait déjà été rejetée par lui longtemps auparavant. Dans la dernière de ses notes à ce sujet, datée par son fils de la fin des années 1950, Tolkien décida que les Grands Aigles étaient des animaux communs qui avaient été dotés du « langage par les Valar, et élevés à un haut niveau mais qui demeuraient sans fëar ».

Néanmoins, une conception différente est peut-être présente dans un essai plus tardif sur l’origine des Ents qui, d’après Christopher Tolkien, vient probablement de 1963 et a été inclus dans le Silmarillion publié. Les notes de J. R. R. Tolkien définissent les Ents comme « quelques âmes envoyées habiter les arbres, ou d’autres qui ont lentement pris l’apparence d’arbres » ; l’essai est d’accord, ajoutant que les Ents apparurent peu après l’Éveil des Elfes, quand « la pensée de Yavanna … [convoqua] les esprits de loin ». Apparemment une même origine est accordée aux Grands Aigles, d’après les paroles de Manwë dans l’essai : « … avant l’éveil des Enfants les Aigles des Seigneurs de l’Ouest s’élèveront à nouveau comme le vent. … Les Aigles vivront dans les montagnes où ils entendront la voix de ceux qui nous [les Valar] invoquent »

Cependant, les esprits convoqués par Yavanna vinrent en Arda seulement après l’Éveil des Elfes ; alors que les Aigles, d’après Manwë, existaient déjà avant « l’éveil des Enfants ». Cela donné, les aigles ne peuvent donc faire partie des esprits convoqués par Yavanna dans ce paragraphe, suggérant que Tolkien n’ait pas changé d’avis et que les aigles sont des animaux sans fëar. Ils ressembleraient aux dragons : ils ont à l’intérieur d’eux-mêmes une « partie » de leur créateur, qui définit leur conduite ou leur « programmation ».

 

Publié dans AIGLE | Pas de Commentaires »

L’aigle fond sur sa proie

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2014

 

Aquila_chrysaetos_USFWSComme tous les rapaces, l’aigle sait économiser ses forces et son énergie. Il ne passe pas plus de temps qu’il nest nécessaire à chasser. Tout d’abord, il attend que les rayons du Soleil aient suffisamment réchauffé le sol ; l’augmentation de la température provoque alors l’apparition de courants d’air chaud ascendants qui lui permettent de s’élever en planant, ailes largement étendues.

L’exploration méthodique du territoire peut commencer. Ayant choisi un secteur propice, l’aigle amorce une descente en spirale, guettant le moindre mouvement qui trahirait une proie, grâce à une acuité visuelle remarquable. En montagne, il profite au mieux des escarpements du relief pour surgir à l’improviste. Dans la taïga, il apparaît brutalement au détour d’une clairière, comptant sur l’effet de surprise, gage du succès. S’il lui arrive de se lancer sur un oiseau en plein vol, il préfère la capture à terre. Il est rare que l’aigle pique directement du haut du ciel, peu fréquent qu’il fonde depuis un arbre après être resté à l’affût.

Quand les aigles chassent en couple, l’un des deux effraye les proies pour que l’autre, prêt à l’attaque à 100 ou 200 m en arrière, profite de la panique que son rabatteur aura su créer. En l’absence d’ascendances thermiques, la prospection se limite à un vol battu plus près du sol.

Un frémissement imperceptible vient de trahir la présence d’un lapin ou d’une marmotte : l’aigle accélère ses battements d’ailes, abaisse sa trajectoire, vole en rase-mottes. La future victime tente une fuite éperdue. Trop tard ! Les pattes puissantes, munies de formidables serres acérées ont frappé en un éclair… L’aigle victorieux trône sur sa proie, ailes écartées, bec ouvert.

Quand il pleut ou quand il neige, la chasse est intermittente ou, même, cesse totalement. Elle s’intensifie, au contraire, durant l’élevage des jeunes. Mais cet accroissement des besoins correspond à la belle saison, lorsque les victimes abondent. L’aigle chasse de préférence les mammifères et les oiseaux. Les mammifères – lapins, lièvres, rats, marmottes, hérissons, sousliks (petits rongeurs des steppes orientales) ou chevreuils – représentent tantôt près de 95 % des proies, tantôt un peu plus de 20 % à peine, selon les saisons ; ces pourcentages varient de près de  80 % à environ 19 % en ce qui concerne les tétraonidés, c’est-à-dire les lagopèdes et les coqs de bruyère. Les proportions de ces gibiers varient également, de façon notable, selon les régions. Les tétraonidés, par exemple, représentent environ 26 % du total des proies en Écosse, et plus de 60 % en Finlande.

L’aigle royal capture parfois des passereaux, des canards, des grues. Mais il ne se contente pas de ces proies vivantes. Dans les massifs montagneux, au printemps, les aigles explorent les couloirs d’avalanches où le dégel dégage les carcasses de chamois ou de bouquetins tués au cours de l’hiver. À ces charognes (38 % du poids de la nourriture en Écosse) s’ajoutent les prises de poissons, de lézards, de vipères ou même de tortues. L’aigle royal enlève ces dernières dans les airs avant de les lâcher au-dessus de rochers où leur carapace se brise.

L’aigle ne peut emporter une victime dont le poids est supérieur au sien, soit 6,350 kg pour les femelles les plus lourdes. L’enlèvement d’enfants ou de moutons appartient donc à la légende.

Plus d’échecs que de réussites

Il est fréquent que les animaux qu’il poursuit le déroutent et, pour ne pas gaspiller ses forces, il abandonne alors sa traque. Sa robustesse lui permet heureusement de jeûner sans danger plusieurs jours de suite.

En temps normal, l’aigle royal consomme, chaque jour, une moyenne de 230 g de nourriture ; soit un total annuel de 84 kg, ce qui correspond à 214 kg de captures.

 

Publié dans AIGLE | Pas de Commentaires »

SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

Publié dans XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

LA PUCE CHIQUE

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

 

290px-Puce_chique_(Tonga_penetrans)Tunga penetrans ou Sarcopsylla penetrans (gr. sarkos, chair; psulla, puce; lat. pénétrant) est une petite puce tropicale plus connue sous le nom vulgaire de « puce chique« . La pénétration dans l’épiderme humain de femelles fécondées de Tunga penetrans provoque la tungose (ou sarcopsyllose).

La puce-chique est un arthropode parasite que l’on rencontre dans les zones tropicales, en particulier en Amérique du Sud (ex : Guyane), aux Antilles, en Afrique et à Madagascar. Longue d’un millimètre, la puce-chique est la plus petite puce connue.

Lors de sa phase de vie libre, cette puce fait des sauts assez modestes par rapport aux autres espèces : jusqu’à 20 cm environ. Le port de chaussures fermées est donc un mode de prévention efficace.

Ces puces vivent dans le sol et le sable, et se nourrissent régulièrement d’hôtes à sang chaud tels que les humains, le bétail, les moutons, les chiens, les souris…Pour se reproduire, la femelle s’enfonce sous la peau de l’hôte, tête la première, laissant la partie postérieure de son abdomen visible à travers un orifice dans la lésion épidermique. Cet orifice permet à la puce-chique de respirer, pendant qu’elle se nourrit sur les vaisseaux sanguins des couches cutanée et sous-cutanée du derme. En deux semaines, la chique pond une centaine d’œufs qui tombent au sol. La puce meurt alors et est éliminée par la peau de l’hôte. En trois à quatre jours, les œufs éclosent et donnent des larves qui mettront trois ou quatre semaines à se transformer en adultes.

Publié dans PUCE - POU | Pas de Commentaires »

Historique de la Tique

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2014

 

220px-Tique_se_nourrissantLa connaissance des tiques par les auteurs anciens semble avoir été très lacunaire. Longtemps masculin, le nom tique est devenu féminin dans le langage courant. Curieusement, alors que les poux et puces sont bien décrits par les chroniqueurs et médecins de l’antiquité à nos jours, et que de nombreuses potions et recettes existaient pour s’en débarrasser, les tiques semblent très rarement évoquées par les textes du passé. Plusieurs dictionnaires anciens évoquent la tique aussi appelée « ricin » comme un insecte infectant les chiens et les bœufs.

« Tique, ou Tiquet, Ricinus, Croton vermis canes et boues infestans, non habens exitum excrementi. » ;

« Insecte noirâtre qui s’attache aux oreilles des chiens, des bœufs, &c. La tique crève après s’être gorgée de sang. » pour l’Académie française en 1762,

Émile Littré en précise dans le dernier quart du XIXe siècle la définition comme suit, en signalant que la tique s’attaque aussi au mouton et à d’autres animaux, mais sans évoquer l’homme (alors que la définition du pou dans le même dictionnaire le cite très explicitement).

« Un des noms vulgaires donnés aux espèces du genre ixode, et surtout à l’ixode ricin qui s’attache aux chiens, aux bœufs, aux moutons et autres animaux (les ixodes ne sont pas des insectes, mais des arachnides).

BUFF., Ois. t. XII, p. 92: « Ils [certains oiseaux] se posent sur les bœufs et sur les vaches pour manger les tiques, les vers et les insectes nichés dans le poil de ces animaux »

« Soûl comme une tique, très soûl, vu que la tique se gorge de sang et semble immobile ensuite. »

La tique du chien était aussi autrefois aussi appelée « Rézée » ou « lagast » dans le Languedoc. Le Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, appliquée aux arts, à l’agriculture, à l’économie rurale et domestique, à la médecine etc, en 1819 (p 295 du tome XXIX) dit en parlant de la graine de ricin dont on extrait l’huile bien connue : « Nos romains l’appellent ricinus parce qu’elle ressemble au ricinus, espèce de pou qui tourmente les moutons » (Le ricin était aussi appelé « Croton », nom également donné aux tiques à cette époque.)

Les auteurs anciens ne font curieusement pas allusion au fait que des tiques piquaient les hommes. Ils les citent comme affectant le bétail, les oiseaux et les chiens.

Publié dans PUCE - POU | Pas de Commentaires »

Zoom sur… le kangourou roux

Posté par othoharmonie le 12 juin 2014

 

 

290px-Red_kangaroo_-_melbourne_zooLe kangourou roux est, avec le kangourou géant, le plus grand marsupial actuel. Il se caractérise par sa posture bipède en appui sur de longs pieds, de puissantes pattes postérieures et une queue musclée qui lui sert de « troisième jambe ». La main du kangourou roux, comme celle de la majorité des marsupiaux, est munie de 5 doigts (pentadactyle). Au cours de l’évolution, elle a subi des modifications anatomiques moins importantes que le pied, du fait de sa fonction peu spécialisée.

   Chez le kangourou roux, comme chez la plupart des espèces de kangourous, les mâles sont souvent plus grands et plus lourds, pesant jusqu’à 80 kg (66 kg en moyenne) et mesurant 1,40 m, alors que les femelles ne dépassent pas 35 kg (26,5 kg en moyenne) et 1 m. Le dimorphisme sexuel est également net au niveau des couleurs : la fourrure du mâle peut varier d’un rouge pâle à un rouge marqué tandis que la femelle est généralement gris-bleu. La couleur du mâle est plus intense au moment de la reproduction : elle lui tient lieu de tenue nuptiale. Chez les deux sexes, la queue est plus pâle que le reste du pelage.

   La densité de la fourrure permet une bonne isolation thermique aussi bien l’été que l’hiver. Sa couleur, le plus souvent pâle, absorbe peu l’énergie solaire et contribue à protéger l’animal de la chaleur.

   Le kangourou roux est strictement herbivore, mais n’est pas un ruminant. Sa dentition est adaptée à son régime de grazer, comme disent les Anglo-Saxons, c’est-à-dire qu’il consomme des plantes abrasives, coriaces et siliceuses, contenant une forte proportion de fibres. Ses molaires, rapidement usées par la silice, sont remplacées jusqu’à quatre fois dans sa vie. Une mastication prolongée et un estomac très volumineux, riche en bactéries et en protozoaires, lui permettent de digérer la cellulose des plantes. Les intestins du kangourou roux sont souvent les hôtes de ténias qui ne semblent pas perturber sa santé. Les cellules de l’estomac sécrètent un mucus riche en bactéries qui facilitent la digestion.

   La femelle met bas un petit à la fois, sous forme d’une larve qui, venant s’implanter dans la poche marsupiale, poursuit son développement embryonnaire. La poche qui s’ouvre sur la paroi abdominale comporte quatre glandes mammaires indépendantes avec chacune une tétine. Le jeune est sevré après un an ; il pèse alors 10 kg et devient indépendant.

   Les kangourous roux, grégaires, vivent en petites unités souvent intégrées à des groupes plus larges, surtout sur les sites de nourriture, mais sans organisation sociale ni défense territoriale nettes.

   La bonne vue du kangourou roux lui permet de fuir rapidement en utilisant des trajectoires discontinues destinées à « semer » ses poursuivants. Son ouïe et, surtout, son odorat l’aident en outre à détecter d’éventuels dangers. En général, un mâle sert de guetteur quand les autres broutent tout à loisir l’herbe fraîche.

   Les kangourous roux semblent mieux adaptés aux conditions de sécheresse inhérentes à leur habitat que les kangourous gris. Cependant, ils craignent les grandes chaleurs, qui les font haleter comme les chiens et les moutons. Il leur arrive fréquemment de se lécher les bras et le poitrail, parfois même de s’humecter les pattes postérieures. La salive, en s’évaporant, rafraîchit le corps. Le kangourou roux est capable de ne pas boire pendant plusieurs semaines, car ses reins ont des capacités de concentrer l’urine, et donc de retenir l’eau, supérieures à celles d’autres kangourous.

   Durant le repos diurne, ils ne dorment pas vraiment, ou ne le font que peu profondément et pendant de courtes périodes. Ils sont, en fait, plutôt léthargiques et leurs changements de posture sont fréquents, ainsi que les toilettages et léchages des pattes antérieures. Les jours très chauds, la période d’inactivité dure plus longtemps, car les animaux s’arrêtent de brouter et retournent à l’ombre plus tôt le matin, recommençant à brouter plus tard dans l’après-midi.

   On distingue 3 sous-espèces, encore que leur différenciation ne soit pas nettement établie :Macropus rufus rufus (présent dans l’est de l’aire de répartition), Macropus rufus dissimulatus (le plus occidental ; la robe des femelles est rousse) et Macropus rufus pallidus (présent dans la zone nord-ouest ; la robe des femelles est gris isabelle)

Publié dans KANGOUROU | Pas de Commentaires »

Faut-il protéger les kangourous ?

Posté par othoharmonie le 28 mai 2014

 

Shorteared_Rock_WallabyOn a beaucoup discuté pour savoir si les abattages systématiques de kangourous (par les éleveurs de moutons ou par les chasseurs) ne mettaient pas cette espèce en danger. 

   On estime aujourd’hui que les destructions périodiques de kangourous ne sont pas une nécessité écologique dans les parcs nationaux, où intervient l’autorégulation. Cependant, les objectifs diffèrent selon les parcs : l’abattage peut ainsi s’avérer nécessaire pour maintenir une végétation qui disparaîtrait si le nombre des kangourous qui la consomment devenait trop important. Cela est vrai aussi pour tous les espaces verts, terrains de golf ou autres, où les kangourous vivent en liberté et où ils se multiplient trop. 

   L’abattage sert aussi à diminuer la proportion de kangourous par rapport aux moutons, écologiquement dominés par les premiers. 

   Une campagne de destruction ayant un effet optimal à long terme peut entraîner une brusque chute de la densité d’une population de kangourous. Il faut donc trouver un équilibre entre la destruction inévitable dans certains cas, et la survie d’un nombre suffisant d’animaux pour ne pas mettre l’espèce en danger. Les objectifs des autorités sont aujourd’hui la protection complète dans certaines zones, ou la destruction selon une gestion rigoureuse par des abattages bien contrôlés qui ne menaceraient pas les populations de kangourous. 

   Le plus grand danger reste cependant la destruction du biotope et, pour les plus petites espèces, la prédation du renard et du dingo. 

   Les premières introductions de renards ont eu lieu entre 1860 et 1870 dans l’État de Victoria, et leurs populations se sont rapidement développées. Le biologiste B.J. Coman a analysé le régime alimentaire du renard dans cet État : le lapin et le mouton constituent 70 % de son régime, le wallaby bicolore 2,5 % et le kangourou géant moins de 1 %. Le régime du dingo dans l’ouest de l’Australie se compose du wallaroo  et du kangourou roux à 70 %. 

   Il reste qu’il faut veiller à ce que l’utilisation du kangourou à des fins commerciales ne favorise pas des destructions encore plus massives, et incontrôlées, d’animaux, parce qu’ils seraient jugés nuisibles. Au milieu des années 1990, la « liste rouge » de  l’U.I.C.N. comprenait une dizaine d’espèces menacées ou vulnérables, le genre macropus étant cependant épargné à l’exception d’une espèce et une sous-espèce éteintes. Depuis,  entre 2000 et 2006,  le comité scientifique australien sur les espèces menacées (sur le territoire australien) a établi une liste comprenant 7 espèces éteintes, 2 espèces et 1 sous-espèce en danger - 11 sous-espèces et 1 espèce vulnérables : 10 wallaby des genres Lagorchestes et Petrogale, l’Euro de Barrow Island de la famille Macropus robustus et le wallaby Petrogale penicillata.

Publié dans KANGOUROU | Pas de Commentaires »

Bibliographie du Kangourou

Posté par othoharmonie le 24 mai 2014

Les kangourous de Pierre Darmangeat Les kangourous
Auteur : Pierre Darmangeat 

La découverte par l’image et par le récit d’un animal fascinant : description, habitat, alimentation, comportement, reproduction. De superbes photographies pour voir les animaux au cœur de leurs activités. Un portfolio en début d’ouvrage pour suivre le fil de leur comportement.

Commander ce livre    
 
Bibliographie du Kangourou dans KANGOUROU cbg   cbd dans KANGOUROU
 
chg   chd
 
Le kangourou de Stéphanie Ledu Le kangourou
Auteur : Stéphanie Ledu 

Bonk ! Bonk ! Un drôle d’animal bondit dans le désert rouge, comme un homme avec les pieds attachés. C’est le kangourou roux, le plus grand des marsupiaux. Dans la poche de maman, le petit est bien à l’abri. Ce géant paisible est la mascotte de l’Australie mais, accusé de brouter l’herbe des moutons, il est aussi chassé sans pitié…

Commander ce livre
cbg cbd

L'ivresse du kangourou et autres histoires du bush par Cook

Kenneth Cook

ISBN : 2290042447 
Éditeur : J’ai Lu (2013) 

Note moyenne : 3.57/5 (sur 61 notes)Ajouter à mes livres

Résumé :

« Il y eut une longue pause, durant laquelle Benny émit de petits bruits de bouche compatissants, et enfin le kangourou ouvrit ses deux yeux injectés de sang. Je vous jure qu’à cet instant, il a grimacé… Puis il bondit soudain par-dessus la palissade et partit comme un bolide vers la brasserie. »
 
Que faire face à un kangourou qui a pris goût à la bière ? Peut-être pas le poursuivre à travers toute la ville pour le mettre en état d’arrestation… sauf chez Kenneth Cook dont les mésaventures trouvent toujours une issue aussi hilarante qu’absurde. Une simple partie de voile dans la baie de Sydney, un séjour forcé dans une cabane en compagnie d’un rat, la présence 
d’inoffensifs lézards à bord d’un avion, tout devient homérique! 

 

Sur les autres projets Wikimedia :

Publié dans KANGOUROU | Pas de Commentaires »

Chèvre et rituel de carême

Posté par othoharmonie le 14 mai 2014

 

 téléchargement (1)

 

Un rituel de carême peu connu, mentionné par saint Augustin dans un de ses sermons confirme la valence négative de la chèvre : « Il faut fouler aux pieds les vices et les peaux de chèvre ; il faut déchirer la guenille maudite des chevreaux ». Ce rite consistait, pour le catéchumène, à se mettre debout sur une peau de chèvre, afin de bien montrer qu’il renonçait aux vices et aux péchés du passé (Mariño Ferro 1996 : 85). 

Pourtant, le côté aérien (car montagnard) de la chèvre sauve son image d’une totale contamination par celle du bouc. Cette nature aérienne s’atteste avec la « chèvre unijambiste » (Aja-ekapâda) du panthéon védique, qui est une sorte de tourbillon atmosphérique considéré comme une puissance. Et ce sont des chèvres qui tirent le chario de Pûshan, divinité védique du soleil, car il doit emprunter des chemins escarpés. Dans son Exposition sur le Cantique, Grégoire le Grand fait de la chèvre une image de « la foi, l’espérance et la charité par lesquelles nous nous gardons purs et grâce auxquelles nous gravissons les hautes montagnes de la contemplation ». Et dans son Élucidation du cantique, Alain de Lille va jusqu’à la comparer au Christ, à cause de l’acuité de son regard et de sa familiarité avec les hauteurs, selon une comparaison déjà exprimée par le Pseudo-Cassiodore à cause de la finesse de vue et de la rapidité de l’animal (Ayzac 1866, Miquel 1992 : 62). Mais il convient de préciser qu’il s’agit là de la chèvre sauvage, telle qu’elle est décrite dans les bestiaires médiévaux comme celui d’Oxford, du XIIIe siècle : « La chèvre a la particularité suivante : pour paître elle va de sommet en sommet et grâce à l’acuité de sa vue elle distingue les bonnes herbes des mauvaises herbes […]. De même les bons prédicateurs […] s’élèvent de vertu en vertu, toujours plus haut. Avec les yeux du cœur ils savent reconnaître les bonnes pensées des mauvaises. » Et d’ajouter : « La chèvre aime à rester sur les très hautes montagnes et sait reconnaître le simple promeneur du chasseur. De même, Notre-Seigneur Jésus-Christ aime les hautes montagnes, c’est-à-dire les Prophètes et les Apôtres. » 

Ce thème de l’acuité visuelle légendaire des caprins remonte à l’Antiquité, car Pline l’Ancien rapporte déjà que, de son temps (Ier siècle), on disait « qu’elles voient aussi clair la nuit que le jour », et que manger du foie de bouc donne aux nyctalopes la faculté de voir la nuit (Histoire naturelle, livre VIII, lxxvi). La christianisation de ce motif s’opéra rapidement, et saint Grégoire de Nysse, qui mourut vers l’an 400 présentait la chèvre comme l’emblème de la totale perfection et de l’universalité du regard scrutateur du Christ. Et l’association de la chèvre au Christ se renforçait de la fameuse comparaison du Cantique de Salomon : « Mon Bien-Aimé est semblable à la chèvre ». Certaines figurations du Bon Pasteur le montrent environné de moutons et de chèvres et portant sur les épaules, non l’habituelle brebis égarée, mais bel et bien une chèvre. Nul doute que dans ce cas, la chèvre figure « l’âme égarée dans les vices impurs » (Charbonneau-Lassay 1940 : 194).

 Jean de La Fontaine 

Publié dans CHEVRE | Pas de Commentaires »

LA CHEVRE DANS L’HISTOIRE

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

téléchargement (4) DE FRANCE ET DU POITOU

« Les chèvres font partie de nos vies, de nos familles. Sans les chèvres, nous ne sommes pas complètement nous-mêmes, mais, avec elles, nous nous sentons plus forts. S’il n’y avait pas eu les chèvres… »

Luan Starova « Le temps des chèvres »

Il y a fort longtemps

Au Véme siècle avant notre ère, le nord de notre pays bien que déjà habité, vit venir s’installer des colons Danubiens, peuple de cultivateurs et d’éleveurs. Depuis fort longtemps, la chèvre originaire d’Asie avait remonté avec l’homme la vallée du Danube et continuait de le suivre. Près de la méditerranée, des fouilles archéozoologiques menées à Châteauneuf du Rhône (Bouches – du – Rhône) amèneront à la découverte d’ossements d’ovicapridés, identifiés comme datant du VIe – Véme° siècle av. J. C., mais 1 rapport entre ossements de caprins et d’ovins ne fut pas établi. Dans des gisements du Bas Languedoc et du Roussillon, la présence d’ossements de capridés est soulignée et atteint les 70 % de la totalité des ossements recueillis. Ces animaux domestiques avaient accompagné l’homme venu de l’Orient via les Balkans par voie terrestre ou navigation côtière. Près de Marseille, ville des Phocéens (Véme siècle av. J.C.) des ossements de caprins furent également découverts.

Les Gaulois, agriculteurs et cultivateurs, élevèrent également des chèvres, surtout dans le secteur qui devait s’appeler la Gaule Narbonnaise.

La paix gallo romaine

La romanisation qui suivit la conquête de la Gaule, grande période de paix, favorisa essor de l’agriculture et de l’élevage. De grands domaines (Villae) s’établirent sur des terres reconnues fertiles en des pays au relief peu accidenté. Un tel domaine pouvait s’étendre parfois sur près de mille hectares et avoir à son service quatre cents personnes : hommes des champs, bergers, serviteurs, artisans. à côté de ces domaines, de petits propriétaires ou des ouvriers vivaient avec quelques esclaves. La chèvre, qui trouve seule sa nourriture, était alors un animal de la maison, point de la ferme.

Plus le terrain est accidenté et pauvre, plus les chèvres seront nombreuses. Dans les régions de garrigues, elles formeront l’essentiel du troupeau des bergers.

Les invasions

Plus de deux siècles de paix viennent de s’écouler. Les envahisseurs vont déferler sur le pays : Vandales, Francs, Arabes, Normands. Durant cinq siècles, les rois mérovingiens se montreront incapables de faire régner l’ordre. Tout n’est que dévastation et massacres.

En 584, une terrible famine sévit en Gaule, la population est décimée. Alors que vaches et moutons sont habitués à être conduits au pâturage, porcs et chèvres se débrouillent seuls en forêt, jachères et friches. Déjà à cette époque, rempart contre la disette et la famine, la chèvre, seule richesse des humbles, est pourchassée par les propriétaires. De ses dents, elle détruit les jeunes pousses de la forêt. 
L’alimentation des humbles consiste surtout en bouillons de céréales et de produits lactés. Sans terres et trop pauvres pour acheter une vache, ils traient le lait des brebis mais surtout celui des chèvres.

Charlemagne et le Moyen Age

« D’un coup, l’histoire de nos campagnes s’éclaire au temps de Charlemagne » (Georges Duby). Propriétaire d’immenses domaines, Charlemagne exige de ses intendants de rendre ses terres productives et de bien nourrir le bétail, les invitant alors à prendre leçon auprès des moines des abbayes, agronomes réputés. 

Les manuscrits laissés par les religieux copistes permettent d’apprécier les conditions de vie de l’époque, en particulier les coûts : un cheval valait entre 240 et 360 deniers, une vache 14, un mouton entre 12 et 15, mais on ne cite point de prix pour la chèvre, cet animal n’étant pas considéré comme faisant partie du cheptel. Administrateur économe, Charlemagne conseille néanmoins de ne point perdre la viande de chèvre car une fois salée, elle sera servie en nourriture aux serviteurs et aux esclaves (dont la valeur oscille de 144 à 170 deniers).

Des recherches archéozoologiques réalisées près de Doucin (Nord) donnent un aperçu de ce qu’était la consommation en nourriture carnée de cette époque. Dans les sites seigneuriaux et religieux, le porc prédomine avec 60 % de la consommation suivie par celle du bœuf, 20 %, et des caprinés (moutons et chèvres), 30 %. Dans les sites ruraux, le porc représente 30 % de l’alimentation carnée, le bœuf 45 % et les caprinés 15 %. Parmi ces derniers, les chèvres représentent 15 à 20 % du total. Le gibier constitue la partie restante. 

Si la part porc – bœuf – mouton prévaut au nord de la Loire, une étude de J.-M. Yvinee a montré que la part caprine est en revanche prioritaire en Provence et Languedoc.

Au XII° et XIII° siècles, l’agriculture se développe. Les marais sont en partie asséchés, et des terres sont gagnées sur les forêts. Lorsque l’ancien serf, devenu tenancier, peut implanter une nouvelle exploitation, il entoure ses terres de haies, réservoir inépuisable de nourriture tout au long de l’année pour des chèvres capables de trouver celle-ci aussi bien au sol qu’en hauteur. La chèvre vit chez le paysan, mais aussi dans la basse cour du château. A l’emplacement de la motte féodale de la Mothe Tuffeau, près de Chef-Boutonne (79), deux squelettes de chèvres adultes datés du XIIIe siècle ont été retrouvés.

Par la suite, la guerre de cent ans (1350 – 1453), lutte terrible entre les Rois de France et d’Angleterre, ruinera la province, et des contrées entières du Poitou-Charentes redeviendront désertes.

La Renaissance

du village ne pouvant nourrir l’enfant de leur mamelle faire appel à des chèvres. Ces chèvres viennent de suite allaiter les enfants. Quand ils crient elles accourent ».

Montaigne (1532 – 1592) dans  « Essais »

En Poitou

images (2)Au début de la Renaissance, le Poitou va offrir à la chèvre un pays d’accueil des plus favorables à son développement. Des haies vives entourent une multitude de petits terrains. Un réseau de chemins herbeux dessert ce parcellaire. Ces terrains sains reposent sur un sous sol calcaire qui s’égoutte vite et se prête aisément à  l’élevage des caprins.

Présente sur l’exploitation agricole, la chèvre vit également dans toutes les maisons du village et dans la plupart des maisons du bourg. Peu chères à l’achat, bonnes productrices, les chèvres se retrouvent plus nombreuses que les propriétaires de terrains. La densité de la population caprine ne sera pas uniforme sur toute l’étendue de la province. Elle est moindre en Gâtine et dans le Bocage où les prairies permettent l’élevage du gros bétail. Peu présente dans les marais, elle trouve pitance sur les digues et les mottes en complément du fourrage que l’éleveur lui donne dans la maison. Plus ou moins nombreuses, nos chèvres sont cependant partout. Cela se traduira dans le futur département des Deux Sèvres par une localisation des caprins principalement dans le pays Mellois, les régions d’Airvault, de Saint-Loup sur Thouet et le Thouarsais, là où la vigne n’est pas plantée.

A cette époque, notre chèvre n’est toujours pas considérée comme animal faisant partie du cheptel. Sur les anciens baux, point de valeur pour la chèvre alors que tous les autres animaux sont estimés. On parle de l’aumaille pour le gros bétail, du brébail pour le mouton. Pourtant, en examinant de vieux baux, au chapitre des « suffrages », compléments à la principale redevance du fermage, un propriétaire Gâtinais exige que lui soient fournis douze fromages de saison à la Pentecôte (fromages frais) et douze fromages gras à la Toussaint (fromages affinés).

Il est admis que le troupeau caprin du Poitou est alors de loin bien inférieur à celui présent dans les montagnes du Dauphiné, du Vivarais, de la Corse ou sur les terrains secs et caillouteux de la Provence.

En France, un intérêt croissant

La Renaissance, époque d’études, de recherches, et de développement de l’agriculture, tente de maîtriser l’économie. Des agronomes notent alors l’intérêt zootechnique de la chèvre.

Charles Estienne dans son livre « Du Chevrier »  (1564) écrit: « En quelques endroits de notre France les éleveurs n’ont ni commodité, ni abondance de bétail plus grande que la chèvre de laquelle ils recueillent laitages…La chèvre se nourrit quasi de rien… se paist de toutes sortes d’herbes, si bien qu’on ne vit la chèvre mourir de faim… Le chevrier doit être de la condition de la chèvre, adextre et allaigre, non qu’il suive son troupeau comme les pasteurs mais qu’il soit toujours devant… ». Viennent d’autres recommandations pour la reproduction de la chèvre, l’élevage des chevreaux, la castration du bouc, la façon de conserver et de cuisiner la viande et de fabriquer divers produits médicamenteux grâce à la graisse des animaux.

images (3)Un autre auteur, Olivier De Serres (1539 – 1570) consacre plusieurs pages à l’élevage de la chèvre dans son livre «Théâtre de l’agriculture et Mesnage des champs », premier grand livre de l’agriculture française. Seigneur du Pradel en Vivarais, il était très bien placé pour apprécier l’intérêt à porter à cet animal. Au chapitre des chèvres, il mentionne « de leur lait sortent leurs fromages, leurs chairs bonnes à manger, leurs peaux utiles et leurs fumiers enviables…  Il n’y a de bétail qui rapporte avec si peu de frais, il se paist de tout jusqu’aux herbages malings…Les chèvres fertiles approchent de près le rapport des vaches… ». Après ces compliments, l’auteur met cependant en garde le chevrier des dégâts causés par cet animal « aigre et turbulent ». « Afin de cesser ses dégâts, ne laisser des chèvres qui en son domaine aura landes et buissons à suffisamment halliers et lieux incultes… ».

Au regard de toutes ces vertus, le nombre des chèvres va aller croissant en France, accompagnant l’augmentation de la population rurale qui est de très loin majoritaire dans le pays. Il va s’ensuivre pour les éleveurs des incidents avec les propriétaires terriens et les représentants de l’autorité.

source : http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_1_terre/Histoire/Histoire_02.html

 

Publié dans CHEVRE | Pas de Commentaires »

Chèvre, laine des rois

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

chevre-angora-laine-mohairLe PASHMINA « fleur de duvet de l’Himalaya » est la laine la plus légère et la plus chaude au Monde. Elle provient du Tibet , des petites chèvres Pashminas, (Chèvre Capra Hircus), vivant à demi-sauvages dans les hauts plateaux et montagnes tibétaines a un minimum de 4000m d’altitude. Ces hauts plateaux et montagnes, sont totalement enneigés plusieurs mois de l’année et la nature a fait que ces petites chèvres a très long poil, possèdent un deuxième manteau de duvet court et très fin qui pousse au ras de la peau sous le cou et sous le ventre, et qui les isole et les protège totalement du froid. C’est à partir de ce duvet patiemment recueilli a la main avec un peigne par les Tibétaines sur les chèvres à chaque fin de saison, qu’est fabriquée la laine Pasmina. Chaque chèvre produit environ de 120 a 160 gr de duvet par an, ce qui en fait sa rareté.

La finesse de ce duvet est de 14 a 18 millièmes de millimètre, la plus fine au Monde. La légèreté et la beauté de cette laine viennent aussi de la nourriture particulière de ces chèvres, qui se nourrissent exclusivement de certaines herbes qu’on ne trouve que sur les plateaux arides et souvent salés du haut Tibet à partir de 3800m.

LA LAINE DES ROIS.

Cette laine était connue de toutes les cours royales de l’Asie et du Moyen Orient depuis des siècles et de la cour de France au 18eme . Elle empruntait alors la fameuse route de la soie (mais aussi de l’Opium et de l’Indigo) route partant de la Chine passant par le Tibet et le Cashmere (état du Cachemire en Inde, voisin de l’actuel Pakistan et du Ladahk qui faisait alors partie du Tibet). Cette laine connue dans les cours royales comme « le diamant des laines » n’a commencé à être connue en occident qu’a partir du 18 eme siècle après l’arrivée des anglais.

PASHMINA ? CASHMERE ? . Origine et appellation. Ce sont les ouvriers Cashmiris, connus pour la finesse de tissage de leurs tapis sur soie, qui les premiers ont commencé à tisser à la main la laine Pashmina, sur leurs métiers pour la soie. Cette laine venait directement du Tibet . D’où le nom de Cashmère ou Cachemire donné au 18 eme siècle à cette laine, par le style de fabrication des ouvriers cashmiris, mais dont le nom authentique est Pashmina. Depuis, la technique et la mécanique aidant, on a baptisé Cashmere des laines très légères produites dans le monde entier, mais aucune n’arrive à la douceur, la légèreté et la chaleur de la laine Pashmina.

Nos ouvriers Népalais ont repris depuis plus d’un siècle la tradition ancestrale du tissage du « diamant des laines » Pashmina qui vient directement du Tibet voisin, par caravanes au travers des Himalayas.

Le peu de chèvres Pashmina élevées au Tibet ne permet pas de fabriquer les milliers de tonnes de laine Cashmere vendues sous cette appellation dans le monde, et si l’Angleterre s’en est fait une spécialité, on n’a jamais vu une chèvre Pashmina vivre en Angleterre et surtout y produire de la laine……

Nous pouvons vous dire que l’on fait du cashmere avec de la laine de différents animaux (chèvres et moutons de différentes races ), mais on ne peut pas faire de la laine Pashmina avec n’importe quoi… Le Tibet étant un pays très arriéré sur le plan industriel et sans responsables économique depuis l’invasion chinoise, n’a jamais pensé à en protéger l’origine et l’appellation.

De nombreuses tentatives d’adaptation dans d’autres régions (Inde, Cachemire, Népal-Mustang) a des altitudes plus faibles et plus riches en nourriture se sont soldées par un échec total, le duvet se transformait en une laine plus épaisse et beaucoup moins légère. De nombreux croisements ont été tentés pour l’adapter ailleurs, ce qui a donné la laine angora, frisée, etc, mais aucune n’a jamais pu rivaliser avec la chèvre Pashmina du Tibet.

De même qu’un grand vin ne peut être récolté que dans certaines parties bien précise à cause de la qualité de la terre ou de l’ensoleillement, la laine authentique Pashmina « le diamant des fibres », baptisée improprement par certains « cashmere » ne peut provenir que des petites chèvres tibétaines vivant au Tibet.

FABRICATION. Tissage uniquement a la main.

images (9)La laine recueillie au Tibet, est apportée au Népal le plus souvent par caravane a travers l’Himalaya, ou par camion à la frontière contrôlée par les Chinois, entre le Tibet et le Népal.

Quelques artisans népalais, dont nous sommes, très habiles dans le tissage a la main, produisent entièrement à la main, suivant des méthodes de tissage ancestrales, sur de vieux métiers en bois, les superbes écharpes et châles que nous vous proposons.

La trame de ces châles et écharpes est en soie. La soie provient de l’Inde. Un châle de 90 cm sur 2 m pèse environ 260g et représente 70% de pure laine Pashmina et 30% de soie.

Toutes les écharpes et châles, sont tissées dans la couleur de la laine Pashmina originale qui est blanc casse, et teintes ensuite séparément suivant les couleurs demandées. La teinture et la finition (franges), sont aussi uniquement faits à la main.

Dans certaines parties de l’Inde la mécanisation a été introduite, mais n’arrive jamais a la qualité de douceur obtenue par le tissage a la main. Ce tissage est très loin de donner le moelleux et la douceur du tissage à la main.

Publié dans CHEVRE | Pas de Commentaires »

1234
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello