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Truffes et mouches rabassières

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2014

 

Des mouches, sérieux concurrents des chiens et des truies … Les « rabassiers » ou chercheurs de truffes peuvent s’ils sont patients et attentifs repérer les précieux champignons en observant le comportement des mouches Suillia, capables de détecter la présence des truffes dans le sol et ainsi de renseigner le rabassier sur l’endroit précis où il doit creuser.

wp0e35f3aeDes mouches chercheuses de truffes

Les truffes sont, comme les bolets, les amanites, les lactaires et les russules, des champignons mycorhiziens, c’est-à-dire que le mycélium du champignon pénètre la jeune racine d’un arbre-hôte, chêne, châtaignier ou noisetier et l’association symbiotique des deux organismes constitue une mycorhize dont chacun tire bénéfice. Un phénomène curieux est lié au développement des truffes, c’est la disparition localisée de la végétation herbacée dans toutes les zones où les mycorhizes sont actives.

Ces plages dénudées, véritables « ronds de sorcière », sont appelées des « brûlés ». Seules quelques plantes indicatrices subsistent : Sedum reflexum. F estuca ovina. Hieracium pilosella et certains Lichens.

C’est à l’époque où la truffe atteint son état de maturation qu’interviennent les mouches rabassières, fortement attirées par les fructifications pourtant cachées dans le sol. En patois méridional « le rabassier » c’est le chercheur de truffes.

Neuf espèces de Sui/lia dont les larves se développent aux dépens des truffes ont été décrites entre 1820 et 1867. C’est en 1864 que Laboulbène fit, connaître la véritable relation entre la mouche, sa larve tubérivore et la truffe, car jusqu’alors les auteurs expliquaient la formation de la truffe par les piqûres de la mouche qui pondait sur les racines du chêne. Celles-ci engendraient alors des galles qui devenaient les truffes, exactement comme les galles de racines du chêne provoquées par le Biorrhiza palliela.

D’où les expressions de « truffe-galle » ou « truffe noix de galle » !

Le rabassier, attentif, aux mouvements de la mouche La saison venue, le « cavage » des truffes, c’est-à-dire leur recherche dans le sol, se pratique à l’aide de chiens et de truies, mais nombreux sont encore ceux qui chassent à la mouche. Ils tiennent compte du comportement de celle-ci, qui attirée par l’odeur dégagée du sol par la truffe mûre, s’apprête à déposer ses œufs sur le sol, à proximité du champignon.

Les observations de Guérin-Méneville montrent que souvent les truffes colonisées par les larves de Sui/lia avaient déjà été creusées par les adultes de Liodes cinnamomea, coléoptère dont les larves, elles aussi, se développent à l’intérieur des truffes. Il serait intéressant de vérifier, comme on le dit, qu’une truffe blessée par cet insecte ou un autre, exhale un parfum plus développé, sinon différent, que le chien truffier et probablement la mouche dépistent rapidement et sans erreur.  

Le comportement de recherche des Suillia avertit le rabassier, attentif à leurs mouvements, de la présence du précieux champignon. Par temps calme et doux, dès que le caveur voit une mouche revenir toujours à la même place, après des circuits plus ou moins nombreux, et finit par se poser, il peut alors creuser délicatement, écartant terre et cailloux pour découvrir la truffe.  L’insecte lui désigne l’emplacement.

Jusqu’à vingt ou trente larves par truffe :

La femelle se pose et dépose ses oeufs blancs entre les particules de terre ou à même le cortex du champignon s’il se trouve près de la surface. Trois ou quatre jours plus tard, ces oeufs éclosent et les jeunes larves pénètrent dans la gléba, partie interne de la truffe, où elles creusent de minuscules galeries. La truffeattaquée pourrit rapidement sous l’action des enzymes de la salive ; la gléba est réduite en une bouillie épaisse et fétide. Il n’est pas rare de trouver vingt à trente larves par truffe et en trois semaines, la truffe vidée est réduite à un cortex squelettique qui s’effondre sur place. Ces larves sont des asticots agiles, blancs. Leur corps, effilé à l’extrémité antérieure, est tronqué en arrière. La tête rétractile porte de courtes antennes et une paire de crochets mandibulaires longs, aigus et mobiles. L’abdomen porte des bourrelets locomoteurs ventraux qui facilitent la progression de la larve dans le champignon dont elle provoque peu à peu la décomposition. Les larves se transforment en pupe et dix à quinze jours plus tard, les nouveaux adultes apparaissent.

Les femelles sont alors inaptes à pondre car leurs ovaires sont vides Il leur faut s’alimenter deux ou trois semaines en butinant des fleurs ou du miellat pour acquérir leur maturité sexuelle. Plus tard, mises en présence de truffes couvertes de terre, les femelles commencent à pondre.

D’autres mouches, à régime saprophage, se rencontrent en compagnie des Suillia, et leurs larves se développent dans les truffe déjà fortement décomposées. Il s’agit en particulier de la Mouche des étables, Muscina stabulans, de Fannia canicularis, mouche dont la larve vit dans des substances végétales putréfiées, d’un Syrphide, Cheilosia scutellata, et de tout un cortège de petits moucherons noirs de la famille des Lycoriides et notamment de Sciara.

Tout observateur attentif peut constater la présence quasi-constante de ces mouches rabassières dans les truffières. Mais ces mouches ne se développent que dans la mesure où les truffes ne font pas l’objet d’une collecte régulière durant la saison normale de maturation.

Les mouches des truffes sont calmes, peu farouches; leur vol est silencieux, lent et lourd. Elles se déplacent maladroitement, par petits bonds soutenus, en voletant à de courtes distances. Essentiellement diurnes, elles ne sont actives que par temps ensoleillé, doux et chaud. Dérangées, elles reviennent pour se poser à nouveau, généralement au-dessus du site où se trouve une truffe. Les mâles, de grande taille recherchent activement les femelles. Détail curieux, ces mouches dégagent une forte odeur sulfureuse. Elles résistent aux grands froids’ en se réfugiant dans des abris. Elles peuvent supporter, plusieurs semaines des températures de l’ordre de 2°C, à condition de disposer d’un peu de nourriture et d’eau. Rien d’étonnant donc à ce qu’on rencontre des adultes en hiver au moindre radoucissement de la température.

par Remi COUTIN

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La découverte du moustique

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

Parasite130032_Stegomyia_pia_-fig2_PartEn 1759, Carl von Linné désigne sous le genre Culex les quelques moustiques – et assimilés – connus de l’époque. Meigen, en 1818, redistribue ce genre en trois genres selon le critère morphologique de la longueur des palpes : genre Anopheles pour les moustiques à palpes longs pour les deux sexes, Culex avec les palpes longs pour les mâles et courts pour les femelles et Aedes aux palpes courts pour les deux sexes. Entre 1828 et 1896, au fil des nouvelles découvertes, les entomologistes Robineau-Desvoidy, Macquart, Lynch-Arribalzaga puis Williston apportent leur remaniement à la classification de ce qui deviendra la famille des Culicidae, créant les genres Megharinus (actuel Toxorhynchites), PsorophoraSabethesOchlerotatusTaeniorhynchus (actuel Mansonia), IanthinosomaHeteronychaUranotaenia et Hodgesia.

À la toute fin du xixe siècle, le monde scientifique découvrit soudainement que les moustiques transmettaient de graves maladies telles que les filarioses (1878), le paludisme (1880) et la fièvre jaune (1900). Cette découverte provoqua la prospection intense de moustiques dans le monde entier, enrichissant les musées et permettant une étude plus poussée de la taxonomie de ce groupe. Travaillant au British Museum de Londres, Frederick Vincent Theobald, dans son ouvrage en six volumes, A Monograph of the Culicidae of the World, paru de 1901 à 1910, créa de nombreux genres pour déboucher sur une classification de la famille comprenant six sous-familles. Frederick Wallace Edwards, en 1932, inclut au rang de sous-famille les dixines et chaoborines dans la famille des Culicidae, les moustiques formant la sous-famille des Culicinae divisée en 3 tribus : Anophelini, Toxorhynchitini et Culicini, ces derniers divisés en 5 groupes : SabethesUranotaeniaTheobaldia (actuel Culiseta), Aedes et Culex.

Stone, en 1957, supprima les Dixinae et Chaoborinae des Culicidae et en 1959, Kenneth Lee Knight, Alan Stone et Helle Starke, dans leur ouvrage A synoptic Catalog of the Mosquitoes of the World (Diptera, Culicidae) reconnaissent 3 sous-familles : Anophelinae, Toxorhynchitinae et Culicinae, ces derniers divisés en 2 tribus : les Culicini et les Sabethini.Belkin en 1962 réintègre Chaoborinae et Dixinae mais subdivise les Culicinae en 10 tribus. Knight et Stone, pour la réédition de leur catalogue en 1977, adoptent dans son ensemble la classification de Belkin en excluant toutefois Chaoboridae et Dixidae.

Durant ces dernières décennies, le nombre d’espèces et de sous-genres a considérablement augmenté, avec des remaniements taxonomiques à divers niveaux. Ainsi, Harbach & Kitching (1998), inclurent la sous famille des Toxorhynchitinae dans la sous famille des Culicinae, la ramenant au rang de tribu (Toxorhynchitinii). Reinert et al, (2000) divisèrent, sur la base des génitalia mâles et femelles, le prolifique genre Aedes en deux genres : Aedes, conservant 23 sous-genres et le genre Ochlerotatus (anciennement sous-genre du genreAedes) captant 21 sous-genres. Dernièrement, Reinert et al (2004, 2009) proposèrent de diviser la tribu des Aedini en 63 genres au lieu de 12, portant des sous genres au niveau de genres et créant de nouveaux genres.

En 1959, 2 462 espèces de moustiques étaient décrites et validées de par le monde, 3 209 espèces en 1992 pour un total actuel atteignant 3 523 espèces réparties en 44 genres et 145 sous-genres. La classification phylogénétique n’est toujours pas totalement définie. Si certaines tribus sont monophylétiques (Aedini, Culicini et Sabethini), la phylogénie de la plupart des tribus reste incertaine (Harbach & Kitching, 1998 ; Harbach, 2007). Toutefois, l’apport, cette dernière décennie, de nouvelles techniques d’analyse génétique, couplée aux techniques d’analyse morphotaxonomique classiques, permettent de progresser rapidement dans ce domaine.

290px-Aedes_albopictusÀ ce jour (Harbach, 2010), 3 523 espèces de moustiques sont décrites au niveau mondial, réparties (Harbach & Kitching, 1998) en deux sous-familles : Anophelinae (478 espèces), Culicinae (3046 espèces) et 44 genres. Pour être complet, il faut rajouter à cette liste 156 sous espèces.

Les moustiques sont apparus probablement au Jurassique, il y a environ 170 millions d’années. Le fossile le plus ancien date du Crétacé. Les moustiques étaient alors environ trois fois plus gros que les espèces actuelles et étaient un groupe voisin des Chaoboridae (moucherons piquants).

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la réputation du Moustique

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2014

 

images (7)L’histoire de cet animal plutôt élégant mais à très mauvaise réputation.

Les professeurs de biologie demandent souvent quel est animal qui tue le plus de gens. Leurs pauvres élèves se ridiculisent en s’écriant «l’ours gris!», «le tigre!», «le cobra !» ou même «l’hippopotame!». La bonne réponse, bien sûr, c’est le moustique femelle –pas de fourrure, pas de crocs, rien qu’une aiguille hypodermique ailée. Sa longueur dépasse à peine cinq millimètres, elle a six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à son odorat qu’elle nous repère, attirée par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Elle sent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrive jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en la chassant, plus on l’intéresse.

La plupart ne boivent pas de sang

Son apparence n’est pas répugnante. Au contraire, sa petite taille, ses lignes pures, la longueur de ses pattes et sa fragilité lui donnent une certaine élégance. On serait même prêt à lui donner un millilitre de sang, malgré la démangeaison qui accompagne sa piqûre, si on ne s’inquiétait pas de ce qu’elle peut transmettre. Parmi les nombreux agents pathogènes qu’un moustique peut véhiculer, le pire est le paludisme, qui tue chaque année plus d’un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent en Afrique sub-saharienne, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Tenter de donner une meilleure réputation à une telle créature n’a pas de sens. Personne n’aime les moustiques, ni les amis de ces insectes. Pourtant, il est injuste de dire indistinctement du mal des 2.600 espèces de moustiques déjà décrites. Parce qu’il n’y en a qu’environ 80, soit 3%, qui boivent du sang humain. Sur les 2.520 variétés de moustiques relativement irréprochables, il y en a même une qu’on aimerait voir en expansion: celle des Toxorhynchites, qui mangent d’autres moustiques. A l’état de larves, les Toxorhynchites dévorent leurs cousins, puis s’en prennent à leurs frères et sœurs, continuant souvent à les attaquer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. Ce drame se déroule dans une minuscule nappe d’eau qui s’accumule au creux d’un arbre ou une petite flaque du même genre. Ces moustiques, y compris l’Aedes, qui transmet des maladies, se sont adaptés à l’environnement industriel et se reproduisent dans des pneus usagés. Comme le savent tous ceux qui ont essayé, il est très difficile d’évacuer l’eau d’un pneu.

Même les moustiques qui se nourrissent de sang n’en ont pas besoin à chaque repas. En fait, ils puisent l’essentiel de leur énergie dans les fleurs et les plantes, auxquelles ils sont utiles en les pollinisant. Le moustique mâle, innocent mis à part le rôle qu’il joue en produisant davantage de femelles, se nourrit en se contentant exclusivement de nectar ainsi que de fluides issus des plantes. Une sorte de moustique qui ne s’intéresse pas à nous est le principal pollinisateur d’une orchidée assez jolie, la platanthère à feuilles obtuses, qui pousse dans les marécages des forêts de l’hémisphère nord. Un autre moustique pollinise la Platanthera integrilabia, une espèce en voie de disparition originaire des Appalaches.

Pourquoi tous les moustiques ne peuvent-ils pas être végétariens? Il y a des millions d’années ou davantage, un moustique primitif, peut-être presbyte, a pu confondre un végétal et un mammifère qu’il a piqué accidentellement, ce qui lui a donné le goût du sang. A présent, les femelles de ces 80 espèces dangereuses ont évolué, comme les tiques, et utilisent du sang pour produire des œufs. Le bourdonnement décidé qu’on entend à l’extérieur (ou à l’intérieur) d’une tente de camping et lié à la survie d’une race animale. Le sang des mammifères contient un mélange très riche de protéines, de fer, de graisses et de sucre qui déclenche le fonctionnement des ovaires d’une femelle de moustique. En 90 secondes à peine, elle peut aspirer jusqu’à trois fois son poids de sang.

Pour accomplir cet exploit, elle se sert de sa trompe. Les ciseaux rudimentaires de ses ancêtres, les moucherons, se sont agrandis et développés sur des générations pour devenir un outil efficace permettant de percer la peau et de boire le sang. Cette trompe est faite de deux tubes entourés par des paires de lames coupantes. Quand elle se pose pour se nourrir, les arêtes tranchantes glissent l’une contre l’autre, comme celles d’un couteau électrique à découper, et fendent la peau. Pendant qu’elle cherche un petit vaisseau sanguin pour l’entailler, son tube salivaire injecte un anticoagulant dans l’étroit tube aspirateur pour éviter qu’il ne se bouche. Les protéines de sa salive provoquent une réaction de notre système immunitaire –une enflure et une démangeaison. Tous les organismes pathogènes qu’elle transporte traversent ses glandes salivaires. A la suite d’un saut diabolique de l’évolution des espèces, les parasites responsables du paludisme qui se multiplient dans l’intestin de l’anophèle perturbent l’organe qui sécrète l’anticoagulant. Leur porteuse doit donc piquer d’autres victimes pour boire la même quantité de sang, et le plasmodium prospère.

Les premiers moustiques sont apparus il y a plus de 200 millions d’années. Ils buvaient probablement le nectar des nouvelles plantes qui fleurissaient ou le sang des dinosaures. (Dans le film Jurassic Park, on a extrait de l’ADN de dinosaure d’un moustique pris dans de l’ambre.) Ils ont dû être vraiment ravis lorsque nous sommes arrivés, environ 190 millions d’années plus tard, presque sans fourrure et avec une peau relativement tendre. Lucy et sa famille d’Afrique orientale ont très certainement souffert de fièvres provoquées par des germes que véhiculaient des moustiques.

images (8)Ensuite, comme maintenant, les moustiques se sont multipliés dans l’eau stagnante. Et bien trop vite: l’œuf de cet insecte buveur de sang peut donner un adulte en cinq jours seulement –et ces œufs sont très nombreux. Le moustique porteur du paludisme en pond plusieurs centaines, un par un; d’autres espèces en font des quantités à la fois. Le vivier qui leur sert de piscine n’est sans doute pas plus grand qu’un vieux gobelet en carton ou un couvercle de pot de confiture et il peut être très sale –de l’eau des égouts, par exemple. Une larve de moustique, longue d’environ huit millimètres, ressemble à un teckel aquatique à poils durs ou, si vous préférez, à un asticot velu. Sa tête et son corps sont suspendus à un tube respiratoire qui monte à la surface de l’eau. Au fur et à mesure que ce tuba aspire l’air, des cils filtrent l’eau à la recherche de protozoaires et de bactéries.

Les poissons sont nos amis

L’accouplement d’un moustique néo-zélandais correspond exactement à la définition de la rapacité. Une fois que les larves sont devenues des chrysalides en forme de virgule, les mâles adultes s’approchent et attendent que d’autres femelles éclosent. Dès que l’une d’elles apparaît, un mâle arrive et s’accouple avec elle avant que ses ailes ne soient assez sèches pour lui permettre de s’échapper. Il existe un autre rituel d’accouplement, plus courant et plus libre: les moustiques mâles se rassemblent et forment un nuage. Les femelles choisissent d’y entrer ou non. 

Nos alliés vivants dans la lutte contre les moustiques sont principalement les poissons qui mangent leurs larves. A ce titre, on peut remercier le piranha et la gambusie. Les larves de libellules dévorent les larves de moustiques et les libellules adultes se nourrissent de moustiques adultes. Pour leur part, les chauves-souris ont une réputation meilleure que ce qu’elles méritent. En réalité, les moustiques représentent moins de 1% de l’alimentation des chauves-souris. C’est aussi vrai de l’hirondelle noire, même si on l’apprécie.

Si les chauves-souris, les oiseaux et les insecticides pouvaient éliminer tous les moustiques, ce qui est impossible, les exterminer ne serait pourtant pas une bonne idée. Leurs innombrables larves nourrissent les petits poissons, mangés à leur tour par les gros poissons, qui constituent la principale source de protéines dans de nombreux pays en développement.

Naturellement, nous portons un regard anthropocentrique sur les moustiques. On s’en préoccupe parce que ce sont les plus mortels ennemis de l’homme. Il vaut peut-être la peine de penser à la vie en prenant le point de vue de cet insecte. La vie d’un moustique femelle, qui dure trois à six semaines, est loin d’être une partie de plaisir. Boire du sang n’est pas facile; plus elle met de temps à trouver un vaisseau sanguin, plus elle risque d’être écrasée. Et après tout, elle n’a pas choisi de véhiculer tous ces parasites mortels. Où les trouve-t-elle? Chez nous, tout simplement. 

Nous avons passé les cinquante dernières années à chercher un vaccin contre le paludisme, ce qui nous éviterait de le transmettre aux moustiques et de l’attraper à cause d’eux. Il peut être plus logique de les aider à résister à cette maladie. On a récemment achevé le séquençage du génome de deux des espèces les plus dangereuses de moustiques. Au lieu d’utiliser ces connaissances pour mieux les anéantir, pourquoi ne pas s’en servir pour renforcer leur système immunitaire? On se résignerait aux enflures et aux démangeaisons si on était sûr de ne pas avoir de fièvre ensuite.

Article de Constance Casey sur http://www.slate.fr/

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Libellule et comportement

Posté par othoharmonie le 29 mars 2013

Libellule et comportement dans LIBELLULE libeAvec leurs superbes couleurs et leurs ailes en dentelle finement travaillée, les libellules animent de leurs vols rapides les lacs et les rivières depuis des millions d’années.

Les æschnes sont carnivores et ne capturent que des proies vivantes, volantes et abondantes dans le milieu où elles se trouvent. Leur régime alimentaire est constitué de diptères (moustiques, mouches) et d’éphémères. Elles ne s’attaquent que très rarement à des proies de grande taille, comme les zygoptères (demoiselles) ou les papillons. 

L’æschne distingue très facilement ses proies grâce à ses yeux de grande taille et à la mobilité de sa tête. Elle les repère lorsque celles-ci sont au-dessus d’elle, puis les approche par-dessous. Les vols alimentaires ont généralement lieu loin des points d’eau. Les æschnes sont très agiles et peuvent aussi suivre leurs proies en volant avant de les capturer. À la tombée de la nuit, on voit parfois plusieurs æschnes chasser un même essaim de moucherons, sans agressivité entre elles. 

La libellule capture ses proies à l’aide de ses deux paires de pattes avant, puis les déchiquette avec ses mandibules. La capture et la consommation des proies se font toujours en vol. Toutefois, si la proie capturée est de grande taille (un papillon, par exemple), il arrive que l’æschne se pose pour l’ingérer. Ce comportement, fréquent chez d’autres espèces, et particulièrement chez les libellulidés, est rare chez les æschnes. Une fois qu’elle a consommé sa proie, l’æschne a pour habitude de faire sa toilette. 

Les larves d’æschnes ne s’attaquent qu’à des proies vivantes et en mouvement, mais leur régime alimentaire est plus diversifié que celui de leurs aînées. Leurs menus varient en fonction des saisons, et la taille des proies est en nette corrélation avec celle des larves. En été, elles consomment plus volontiers des larves de diptères, d’éphémères et de zygoptères, alors que, en hiver, elles préfèrent les héteroptères (punaises) et les larves de phryganes.

   Toutes les libellules, au stade larvaire, détectent leur proie visuellement. Pour la saisir, elles peuvent procéder de deux façons : à l’affût ou de façon active. À l’affût, elles sont accrochées à un support et, lorsqu’une proie passe à proximité, elles projettent leur masque labial de façon fulgurante, en 25 millisecondes. Ce masque (nom de la lèvre inférieure des larves), replié sous la tête et le thorax lorsqu’il est au repos, est contrôlé par les muscles labiaux et les contractions abdominales qui forcent la circulation du sang vers l’avant. Il est pourvu de crochets terminaux qui ont pour fonction de saisir la proie. Les larves peuvent aussi adopter une chasse plus active en suivant leur proie, ne lançant leur masque qu’au moment où celle-ci est correctement orientée vers elles.

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Genèse de la Mouche – chapitre 1

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

 

Chapitre 1- Le 8 mars 1842 -

 Culicoides sonorensisLa mouche, ce tout petit animal qui souvent importune les hommes ainsi que beaucoup d’autres créatures vivant sur la terre – particulièrement en cette époque de l’année où les rayons du soleil frappent avec la plus grande vigueur le sol terrestre – n’est pas dans l’ordre des choses aussi insignifiante et pas même aussi dénuée de but qu’elle peut le paraître.

 Pour pouvoir se pénétrer de tout cela parfaitement et de façon utile, nous ferons d’abord une petite description préliminaire des propriétés naturelles de ce tout petit animal.

 Ce serait certes chose superflue de vous décrire à présent le corps de la mouche selon sa forme, étant donné que vous en aurez sûrement vues déjà pas mal; par contre on ne doit en aucun cas passer au-dessus de ses notables particularités et de sa genèse, qu’il faut prendre en considération avec la plus grande diligence et avec un esprit observateur.

 Quelle est donc la genèse de la mouche?

 Les naturalistes savent très bien que la mouche dépose des oeufs qui sont si petits qu’ils sont à grand-peine perceptibles à l’oeil humain, et qu’ils ont par suite un poids si faible que – comme la fine poussière visible dans les rayons solaires – ils peuvent avec une grande facilité rester en suspension dans l’air.

 Mais où la mouche dépose-t-elle ses minuscules oeufs, si l’on considère que le nombre de ceux déposés par une seule mouche dépasse souvent le million? Et où et comment sont-ils couvés? – Vous n’avez certainement encore jamais vu une jeune mouche; car vous ne devez pas du tout prendre des moucherons pour de jeunes mouches!

 La mouche, voyez-vous, – lorsqu’elle a atteint le degré de maturité nécessaire à cela – dépose ses oeufs partout où elle se pose, et ne se soucie absolument plus de ce qui leur arrivera; par millions et par millions ils sont transportés par les vents et éparpillés dans toutes les parties du monde; des millions d’entre eux tombent dans l’eau, oui, vous ne pouvez vous imaginer presque aucune chose qui, sur la terre, serait épargnée par les oeufs de la mouche; comme d’un autre côté, pour la mouche elle-même, il n’existe rien pour ainsi dire de trop sacré, au point qu’elle le laissât exempt de son contact et de son flair.

 Ainsi donc, à l’exception des charbons ardents et des flammes dévorantes, il n’y a presque aucune chose qu’elle ne barbouille de ses oeufs minuscules.

Anopheles gambiae, femelle Nous saurons donc déjà où la mouche dépose ses oeufs, et quel est leur aspect; mais sur la façon et en quelles proportions ils réussissent à se développer, par rapport à la quantité innombrable des oeufs déposés, il va en être question de suite.

 Tous les oeufs qui sont déposés sur les murs humides des maisons, de préférence sur ceux des étables ou bien sur le bois pourri ou sur n’importe quel autre objet humide et moisi, arrivent presque toujours à leur complet développement; par contre, ceux qui tombent en proie aux vents et dans les eaux, sont presque tous perdus et certes seul un nombre indescriptiblement petit arrive au complet développement et devient mouches; pourtant malgré cela on peut dire que rien n’est effectivement perdu, au point de manquer de quelque autre sage destination; non certes, pas même ces oeufs qui souvent par nombre de millions sont absorbés par l’homme et par les animaux en une seule inspiration; – mais laissons à présent de côté les oeufs qui sont acheminés vers de nombreuses autres destinations, et passons au contraire à ceux qui arrivent à leur complet développement.

 Quel cours prend donc ce processus? 

Quand le soleil, voyez-vous, a commencé à réchauffer suffisamment la terre, alors ces oeufs commencent à croître aussi jusqu’à ce qu’ils deviennent assez grands pour qu’un oeil d’acuité moyenne soit en mesure de les découvrir, et cela par la ressemblance avec le pollen des fleurs et de couleur d’un bleu blanchâtre, et il va de soi, seulement dans ces lieux où ils furent déposés par la mouche. Est alors venu le temps de l’incubation qui procède de la façon suivante:

 Les oeufs s’entrouvrent, par l’action des puissances spirituelles qui se réveillent, ces puissances qui sont amassées en chacun d’eux, et qui ont été l’expression vitale de ces petits animaux qui, selon l’ordre établi, ont précédé la mouche. Ces parties spirituelles se réunissent en une seule vie, sous forme d’un petit ver de couleur blanchâtre, à peine visible. Ce petit ver se nourrit ensuite pendant quelques jours de l’humidité qui se trouve dans le lieu où il est apparu à la lumière; mais la durée d’une telle nutrition n’est point établie de manière précise, elle dépend au contraire toujours de la plus ou moins grande quantité de substance nutritive qui se trouve à disposition. Mais, jusqu’à ce point, la procréation de la mouche arrive de façon tout à fait naturelle.

 Or Je vous ai demandé déjà au commencement, si vous n’aviez encore jamais vu une jeune mouche !- Voilà, ici est justement caché ce qu’il y a de réellement merveilleux en ce tout petit animal: il apparaît tout d’un coup beau et parfaitement formé, mais personne ne sait dire d’où il vient et où il est né; comment arrive donc ce prodige?

  Volucella pellucensVous aurez peut-être entendu parfois raconter par vos anciens, que les mouches dérivent en partie d’une espèce de poussière et en partie de fragments pulvérisés de vieilles mouches mortes. La chose peut sembler telle apparemment, mais en réalité cela n’arrive certes pas ainsi; car quand le petit ver a atteint une grandeur convenable, comme celle à peu près d’une petite virgule d’une écriture de taille moyenne, il éclate, inversant avec cette opération les parties internes de son corps en celles externes et vice versa; et ainsi la peau qui était auparavant l’enveloppe extérieure du petit ver, s’étire et devient le corps proprement dit de la mouche, pourvu de façon appropriée en son intérieur de tous les organes de digestion; par contre, les parties du petit ver, qui étaient auparavant internes, deviennent ensuite les parties extérieures et visibles de la mouche; ces parties, dès l’instant où ce bouleversement a eu lieu, à peine venues au contact de l’air extérieur, atteignent leur complet développement en cinq à sept secondes au maximum; après quoi la mouche est ainsi parfaitement formée.

 La naissance, ou mieux encore, la genèse de la mouche, arrive donc, voyez-vous, de cette façon; ce qui, certes, est bien digne d’être connu, et qui doit certainement paraître bien surprenant à tout observateur. Et pourtant, tout cela est encore absolument le moins merveilleux de ce que l’on peut rencontrer en ce tout petit animal. Et ce qui suivra ensuite, exposé en la forme la plus concise possible, sera pour vous une occasion de grande surprise et d’admiration. Mais ces choses remarquables, remettons les à un prochain jour.

Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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La mouche et l’Ermite

Posté par othoharmonie le 26 avril 2012


 

                   Lorsque Frère Grégoire s’essayait, dans sa demi-heure quotidienne, à faire oraison –  c’est à dire à passer des La mouche et l'Ermite dans MOUCHE oracle-LPidées ou des images au rien du silence intégral – , de nombreuses distractions l’assaillaient avec constance : le moulin à images ou au fourmillement  d’idées tournait vite et bien dans sa petite tête ! Difficile de l ‘ arrêter. Le premier quart d’heure n’y suffisait pas et encore ! La distraction la plus futile et la plus inopinée était celle de l’obstination hargneuse de la mouche : l’insecte imbécile qui, au moment l’on trouve enfin les secondes de paix silencieuse, vient vous narguer en se posant sur le bout de votre nez ou … pire ! dans l’oreille. De quoi faire jurer à tous les diables ! D’ailleurs, pas d’erreur : c’est une bestiole diabolique, qui doit haïr le silence puisqu’elle survient à chaque fois pour le troubler, en vous faisant lâcher une interjection fâcheuse.

                           Elles font du bruit toutes ces mouches, quelques soient leurs espèces, leurs couleurs, leurs tailles et le volume de leurs ailes : elles vrombissent. Déjà avec un mot pareil on est servi, car passe encore que les moteurs d’avions vrombissent dans le ciel – on sait à quoi ils servent les aéroplanes : ce ne sont pas des moucherons inutiles ! – mais ce n’est pas pour rien qu’on s’exclame : - Quelle mouche le pique ?

-                               - Ça y est ! C’est foutu pour l’oraison : je vais être assailli par toutes mes questions sur les expressions où reviennent les mouches.

-                              Si l’ermite avait pu lire un dictionnaire, sa curiosité satisfaite, il eut pu reprendre l’oraison mais que faire quand on ne sait pas lire ? Il ressassa dans sa caboche toutes les familières interventions de langage où la mouche venait nous agacer encore :

-                                      - Faire mouche ! Ça je sais : au service militaire, à l’exercice de tir, il fallait toucher le coeur de la cible qui s’appelait « mouche ». « - Quelle mouche l’a piqué ? » Ça c’est pour une personne qui réagit subitement et nerveusement, comme si l’insecte invisible l’ avait  piqué. Et  puis il  y  a  la  « fine mouche »,  la personne rusée … 

-  -       « prendre la mouche »,   comme  lorsqu’ on  est  irrité   par  les harcèlements de l’insecte, surtout lorsqu’ on cherche à l’aplatir et qu’on la loupe à chaque fois. Et enfin, les « pattes de mouche », telle qu’est mon écriture, sans ambages et sans articulations … d’où l’irritation de l’ instit’ qui y voit un signe de paresse. Une mouche paresseuse ? On peut tout lui reprocher – à commencer par porter des microbes terrifiants ! Et la mouche verte et bleue qui pond sur la viande … et la mouche tsé-tsé. Fichtre ! Elle ne chôme jamais la mouche.

-                          En tant qu’ ancien artiste, il n’avait pas oublié les « mouches » peintes depuis le XVII ème sur les visages des portraits de grandes dames les plus séduisantes : rappel de la mort et de la vanité des beautés terrestres ! Il avait d’ailleurs cru d’abord que la récurrence de la mouche pendant l’oraison était là pour lui rappeler l’inanité de ses efforts. Le symbole ? Oui. Mais l’irritation physique, non. Il ne pouvait s’y faire. C’était plus fort que lui : c’était compulsif ! Avec les délires imaginaires des « Tentations de Saint Antoine » de Flaubert, chacun s’imagine l’ermite se roulant dans les orties pour mâter sa libido en délire. Si le « monde » savait ! La réalité était plus prosaïque, sans rien pour évoquer ni l’héroïsme, ni le romantisme. A peine le diptère s’abattait-il sur sa main, son visage ou même le pan de son habit, il lui fallait le chasser jusqu’à ce qu’il disparaisse.

-  dyn001_original_450_386_gif_2647147_99cd6e3baaa7651ada8c4de2a2d599a5 dans MOUCHE                                   Ah oui ! Il le savait bien, dans sa sagesse immense le bouddhiste répugnait à éliminer le moindre animalicule, fut-ce le puceron ou la fourmi minuscule. Bravo ! Il doit falloir apprendre ça dès l’enfance, surtout que dans ces pays chauds, tropicaux et miséreux, la mouche est le signe suprême de la pauvreté et d’une absence d’hygiène. Déjà la maladie rôde et la mort …

-                                    A vrai dire, l’ermite aurait eu tort de se plaindre vraiment car, grâce à l’altitude et surtout à l’absence d’une proximité de troupeaux, les mouches étaient rares. Rares et d’autant plus troublantes. Rares et excessives. Rares et plus faciles à éliminer. La tentation meurtrière augmentait non pas en fonction du nombre s’accroissant mais du nombre diminuant. Paradoxe spirituel de la présence de la mouche ! La mouche comme thermomètre psychologique et spirituel.-

-                           - Elle doit quand même bien avoir aussi une fonction positive, cette garce de mouche … Eh oui ! Elle nourrit les oiseaux … et les poissons. Les poissons ! Je ne suis pas moine carnivore. La mouche, la vraie, qui s’agite au bout de l’hameçon, pour appâter le poisson.

-                                  Et c’est ainsi que Frère Grégoire, à défaut de pouvoir sublimer les attaques de la mouche pendant l’oraison, devint chasseur de l’insecte et pécheur. Il se fabriqua une canne à pêche dès le lendemain, descendit dans le torrent … et revint bredouille. La pêche à la truite et la chasse à la mouche avaient ceci de commun : le silence et la patience.

-                                       - La Bible ne parle jamais de mouche. Bizarre !

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La Mouche

Posté par othoharmonie le 26 avril 2012

 

Le terme mouche   provient du mot latin musca, qui désigne de nos jours principalement un genre (Musca) comprenant la mouche domestique. Il désigne d’une façon plus générique des animaux volants très divers. Les termes de moucherons ou de mouchettes désignent des espèces de mouche de petite taille, et non des bébés mouches. La larve des mouches, apode, s’appelle l’asticot. La durée de vie d’une mouche dépend de son espèce bien sûr, mais de manière générale, les mouches domestiques ont une durée de vie de 20 jours (17 jours pour le mâle, 26 jours pour la femelle).

La Mouche dans MOUCHE insecte_mouche018Le terme de mouche désigne principalement des insectes volants, ayant une paire d’ailes et classés parmi l’ordre des diptères, avec les moustiques, tipule et autres moucherons. Les mouches sont les diptères du sous-ordre des brachycères et de l’infra-ordre des muscomorphes ou de l’ancienne dénomination des cyclorrhaphes. La mouche ne possède qu’une paire d’ailes ; néanmoins, les deux haltères ou balanciers qu’elle porte en arrière du thorax sont les reliquats d’autres ailes disparues que possédaient ses ancêtres qui étaient plus petites mais reprenaient l’ordre d’équilibre (utile pour la reproduction).

Elles ont un corps cylindrique en boule, avec une tête ayant une grande liberté de mouvement.insecte_mouche018 dans MOUCHE

Une caractéristique des mouches est la veine médiane des ailes (M1+2 ou quatrième longue veine de l’aile) qui montre une courbure prononcée vers le haut ainsi qu’une trompe lui servant à aspirer sa nourriture.

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Utilité de la Mouche

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

Dans la nature et parfois dans les décharges et dans les égouts, les mouches participent largement à l’élimination des déchets organiques produits par les différents êtres vivants (homme inclus).

Nettoyage des plaies

Appliqués sur une plaie, certains asticots élevés en milieu stérilisé permettent une cicatrisation rapide en mangeant les chairs mortes et le pus dans les cicatrices après une intervention chirurgicale ou une blessure et en sécrétant une substance coagulante et antiseptique. C’est l’asticothérapie.

Lutte biologique

Utilité de la Mouche dans MOUCHE 273px-Mouche1-67000Des mouches prédatrices sont utilisées dans le cadre de la lutte biologique, afin de combattre divers animaux ravageurs (coléoptères, chenilles de certains papillons, pucerons, voire d’autres mouches). La X60 est une mouche Muscidae dont les larves sont prédatrices des asticots d’une grande diversité de Diptères communément désignés mouches et moucherons. Ces insectes sont fortement nuisibles dans les élevages

Un sujet d’étude scientifique

En 1664, dans son œuvre Micrographie, Robert Hooke décrit avec un microscope un œil de mouche.

En 1668, Francesco Redi, en étudiant particulièrement les insectes et les parasites fit paraître Esperienze Intorno alla Generazione degl’Insetti, où il fait la démonstration qu’il n’existe pas de génération spontanée chez les mouches. Celles-ci naissent d’œufs pondus par d’autres mouches et n’apparaissent pas spontanément.

En 1910, le pionnier de la génétique, T. H. Morgan choisit la mouche du vinaigre ou drosophile (Drosophila melanogaster) pour effectuer ses recherches. C’est grâce à cette mouche qu’il parvient à mettre en évidence la première mutation génétique observée sur un animal. Ses successeurs tels Alfred Sturtevant travaillèrent sur le même insecte.

320px-Scatophaga.stercoraria.6983 dans MOUCHEEn médecine légale, la connaissance de différentes espèces de mouches (et d’autres insectes parasites) permet de déterminer l’ancienneté d’un décès, ainsi que les lieux dans lequel le corps a éventuellement été entreposé. Un certain nombre d’espèces de mouches pondent leurs œufs sur de la viande en décomposition. Ce comportement intervient, selon les espèces, à des stades différents de décomposition et est utilisé en médecine légale pour déterminer notamment la date de décès d’un corps : en déterminant les différentes espèces de mouches qui ont pondu et en établissant l’âge de leurs larves respectives, il est possible d’estimer la date de la mort avec une précision de quelques dizaines d’heures environ. Compte tenu que certaines espèces fréquentent préférentiellement certains biotopes, il est possible d’en déduire les lieux dans lequel le corps a éventuellement été entreposé.

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Gobe-mouche

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012


Gobe-mouche dans MOUCHE 250px-Papamosques_gris_01_Muscicapa_striataGobe-mouche , parfois encore orthographié gobe-mouches au singulier en français ou Gobemouche dans la nomenclature des taxinomistes, est le nom du genre masculin donné à de nombreuses espèces d’oiseaux de genres variés, appartenant à la famille des Muscicapidae, dans l’ordre des Passériformes. Il existe également les gobe moucherons.

Leur habitude d’attraper les insectes au vol leur a valu leur nom et les rend intéressants à observer.

On les retrouve un peu partout autour du monde, et ils sont répandus en Afrique, en Asie et en Océanie. En Europe on ne rencontre que quatre espèces : Le Gobemouche gris, noir, à collier et nain.

Ces dernières sont peu colorées, mais leurs homologues exotiques affichent souvent de vives couleurs, où revient notamment le bleu. Ils ont également pour caractéristique un bec court mais largement fendu, avec des vibrisses à sa base, de longues ailes pour de courtes pattes.

Si l’on s’en tient aux noms normalisés affectés par la CINFO, l’appellation « gobemouche » ne désignerait que 123 espèces de 16 genres de la famille des Muscicapidae. Par extension, d’autres espèces plus ou moins proches sont nommées ainsi, par exemple certains stizorhins, ou l’Horizorin de Dohrn. Ils sont un peu l’équivalent des Old World flycatchers anglais.

Dans le langage des ornithologues, d’autres espèces sont appelées gobemouches, et certaines des espèces précédentes ont d’autres appellations. Certaines de ces appellations sont également des traductions plus ou moins habiles des noms anglais des espèces 

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Herbe aux mouches

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012

Herbe aux mouches dans MOUCHE 200px-Inula_conyza1L’herbe aux mouches ou œil de cheval (Inula conyza) est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées

C’est une plante poilue, aux tiges érigées se ramifiant aux extrémités, aux feuilles entières, aux fleurs en petits capitules allongés, sans ligules, jaune-verdâtre.

  • organes reproducteurs:
  • graine:
  • Habitat et répartition:
    • Habitat type: ourlets basophiles médioeuropéens, xérophiles, occidentaux
    • Aire de répartition: eurasiatique
  • Les Grecs utilisaient l’herbe aux moucherons, sèche, étendue sous le blé pour éloigner les rongeurs ; Palladius consigna cette pratique dans son De re rustica.

données d’après: Julve, Ph., 1998 ff. – Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 200

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