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Le TOTEM des INSECTES

Posté par othoharmonie le 7 mai 2017

 

De tous les totems, les Totems d’Insecte sont peut-être les plus étranges et les moins compris. De toutes les créatures, dans notre monde seulement quelques-uns suivent les paroles d’Insecte et ceux-ci sont dispersés et éloignés entre eux.

    On dit la Tribu Garou des Marcheurs sur Verre tient le Cafard en haute estime, mais il est considéré comme le plus étrange de tous les totems. Il y a même les rumeurs de corrompus descendants de l’esprit de Cafard apparaissant en divers lieux. 

totem à insectes

Dans le passé antique, quand la Triade était une et le monde était en paix, chaque créature avait un totem d’esprit pour guider sa race au travers le cycle de vie et la mort. Avec le temps, les factions diverses de la Triade ont été dotées par Gaia de protecteurs pour ses enfants bien-aimés. 

On a donné au Sauvage les Garou, les Gurahl, les Nuwisha et les Bastet pour veiller sur les forêts et des plaines, le Lutran et Mokole, pour veiller les rivières, des flots et des lacs, le Corax observer les cieux, le Rokea, Selkies, Simo et Symbrani pour veiller sur les mers et le Pongida et Scrofak pour surveiller avec vigilance les jungles. 

Le Tisserand avait les Rats Garous, qui observeraient de l’intérieur les villes des hommes.

Le Ver avait Arkaroo, silencieux et mortel, qui observerait la brousse et des déserts et le Chiroptera, qui volerait en nuit protégeant le ciel, comme le Corax ferait pendant le jour. 

Une société entière s’est développée autour des créatures de la Triade, chacune accomplissant son devoir avec passion et amour. 

Gaïa a regardé en bas et a été heureuse de ses efforts et elle s’est donc reposée.

Mais parmi les nombreux célestes et incarnas de pouvoir qui ont servi de guides, enseignants ou mentors pour les diverses créatures, surgit un Céleste différent des autres. 

Ce Céleste était bizarre dans sa manière de penser, différent du Triade et ses voies. Ses enfants avaient vécu sur la terre pendant des milliers d’années, même avant l’arrivée de ceux que Gaia avait créé. Pourquoi ses enfants n’ont pas été récompensés avec tels protecteurs ? Le  Céleste est monté aux cieux et a voyagé à Gaia elle-même. 

« Pourquoi, Mère ? Pourquoi avez-vous fait  don aux enfants du Triade de ces protecteurs et nous, vous nous ignorez encore ? Ne sommes-nous pas vos enfants aussi ? »

Gaia se tourna et regarda le Céleste qui s’est mis à genoux avant elle.

« Mon enfant, je ne savais pas que vous aviez besoin d’une telle protection. Vos enfants sont petits et peuvent facilement se cacher des voies dangereuses, s’adaptant vite au monde qui change lentement . Je n’ai pas vu le besoin. » 

Le Céleste est devenu agité.

« Le besoin ? Ne nous aime-t-on pas comme vos autres enfants ? Sommes-nous simplement  « les choses » qui sont regardés et ignorés par la suite ? » 

Gaïa sourit, réagit et toucha le Céleste et il sentit une montée de chaleur dans son être, signe de l’amour de Gaïa. 

« Non mon enfant, vous êtes aussi aimés que les autres et avez raison. S’il vous plaît, acceptez mon pardon et ce don. » 

Le Céleste se retourna et vit les enfants de l’Araignée, les Ananasi, se joindre au Tisserand, les enfants de la Fourmi, le Doryli, se joindre au Ver et les enfants de la Mante, le Mantidae se joindre au Sauvage. 

« Mon enfant, Araignée observera et tissera, liant ensemble ce qui est à part. La fourmi nettoiera et enlèvera ce qui est mort et qui est en train de mourir. La mante vengera, quand le besoin se fera sentir. » 

Le Céleste pleura dans la joie et retourna sur la Terre, tenant Gaïa haut dans son cœur.

A son retour il se sentit fatigué et dériva dans un profond sommeil. 

Le temps passa une fois encore. La Triade est devenue folle et le monde a succombé au chaos.

Le Tisserand était hors de contrôle, s’en prenant au Sauvage. Le Ver a désespérément essayé de rivaliser mais bientôt a perdu son esprit, convaincu que pour les sauver il devait tous les détruire. Le Sauvage a essayé de repousser les attaques des deux et serait mort si Gaia n’avait pas réagi et dota les protecteurs de Sauvage de grands pouvoirs pour aider le Sauvage dans la cause. 

araignée

Le Tisserand et Ver ont vu ces pouvoirs et ont de la même façon doué leurs protecteurs avec des pouvoirs et les guerres pour le contrôle ont commencé. 

Parmi tous, il semble que les insectes métamorphes ont souffert le plus. Les Ananasi ont été trahi par leur grand seigneur, le Tisserand et ‘vendus’ au Ver. Les Doryli ont été pris au Ver par les agents fous du Sauvage et les Mantidae a semblé disparaître, comme les Garou ont commencé leur Guerre de la Rage contre les autres métamorphes. 

Cela ne fait que 500 ans que l’Insecte a émergé de son long sommeil. Ce qu’il a vu l’a irrité et attristé. Ses enfants mouraient. Les agents du Tisserand, les hommes, les cherchaient pour les détruire avec produits chimiques. Les agents du Ver les corrompaient et les transformaient avec la magie et des poisons. Cela s’arrêterait. 

L’insecte réagit et parla à son dernier enfant libre, Mante.

« Mon enfant. Nous sommes défaits. Nous devons nous battre maintenant pour survivre. De tous mes enfants, seulement le Cafard a trouvé une place dans ce nouveau monde. Vous devez accomplir mes vœux. Les corrompus doivent périr et les confus rentrer dans le moule. Vous serez mon instrument. » 

La mante acquiesça et répondit.

« Votre volonté, Père. »                                                

Insecte regarda encore une fois dans le monde.

« Les autres métamorphes ont fait la guerre contre nous. Ils nous ont détruits. Nous devons chercher la vengeance. » 

La mante acquiesça de nouveau.  » Nous comprenons cela que trop bien. Nous étions les chasseurs du Sauvage, maintenant nous sommes vos chasseurs. Votre volonté est la nôtre. » 

Insecte répondit à son enfant. « Alors faîtes comme cela est dit. » L’Insecte quitta son servant et voyagea dans le monde, regardant et observant. Il a vu ses autres enfants souffrir et il cria.

« Cela s’arrêtera aussi . » Insecte hurla à l’aide et a attendu. La guêpe fut la première à répondre, apparaissant devant son seigneur. La mouche, la Puce et la Termite sont venus en second, suivis par le Scarabée et le Cafard. Finalement l’Araignée, la Libellule et la Fourmi sont arrivées.

Insecte regarda les Totems assemblés et a été attristé. De tous les Totems insectes seulement neuf avaient répondu son appel et parmi ceux qui étaient ici, il ne pourrait plus avoir confiance en deux. 

« Pourquoi nous avez-vous appelés, Insecte ? » demanda la Fourmi. 

Insecte ouvrit ses bras. « Le monde meurt. Le Ver se déplace dans son apex et le temps connu de l’Apocalypse arrivera bientôt . De tous les esprit, seulement nos enfants vont probable survivre. Nous avons l’obligation de rester ensemble et de nous préparer pendant les prochains temps. »

La fourmi a secoué la tête, rejointe par le cafard et l’Araignée. « Nos enfants ont des avenirs, Insecte. Nous n’avons pas besoin de l’aide de celui qui nous a abandonnés s’il y a longtemps. Nous n’avons que faire de tout cela. » 

fourmi marron

La fourmi partit. 

L’araignée regarda Insecte et lui adressa un sourire triste. 

« Je vous aiderai, mon seigneur, mais d’abord je dois libérer ma sœur et ses enfants du Ver. Seulement alors  je pourrai librement vous aider, mais vous avez tout l’appui que je peux donner. »

L’araignée a salué, a ensuite disparu. 

Le cafard considéra son créateur et marcha en avant.

« Je vous servirai, oh Père. Je dirai  à mes enfants et mes disciples ce que vous nous avez dit et leur demanderai de nous aider quand cela sera possible. Les Garou Marcheurs sur Verre m’ont pris pour leur propre totem et je verrai si je peux les intégrer dans notre lutte. » 

 » Ne fais pas confiance aux Garou, mon enfant. C’est leur famille qui nous a détruit. »

Le cafard a incliné la tête et partit.

Insecte se tourna vers ceux qui sont restés.

 » Me tournerez-vous aussi votre dos ? »

La mouche a secoué sa tête. « Pas nous, Père. Nous sommes avec vous. »

Insecte sourit. 

Source : http://malkav.is.free.fr/club/totem.htm

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MISSIONS PARTICULIERES DE CERTAINS ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2016

 

Mission des animaux – Le Crapaud

crapaudLe crapaud est patient. Il ne bouge pas et désire seulement qu’une mouche, une mouche charbonneuse vienne à lui pour la manger. Il attend et par une sorte de magnétisme attire tout ce qui est autour de lui : les mauvaises influences, les maladies, les poisons surtout, mais la mouche aussi. En conséquence il renferme toutes les impuretés et poisons possibles. Il mange tout ce qu’il y a de plus venimeux ; la vipère le mange et son poison est ainsi formé. Le crapaud peut servir à bien des choses ; son huile guérit l’eczéma. Il ne pourrait attirer les bonnes influences, l’organe lui manque ; cela n’est pas dans sa nature. L’homme, psychiquement, fait de même ; il a cet organe récepteur et ce désir actif ; de même que le crapaud, il doit attirer le mal. Ce qu’il faut connaître dans l’homme, c’est cet organe pour pouvoir guérir et purifier. 

L’homme originel reçut le souffle de vie, mais il exhale à présent un souffle de mort. 

Un enfant pourrait comprendre que les règnes naturels qui sont là pour nous protéger, ne peuvent suffire à la tâche. L’homme consomme de la nourriture synthétique; des contrées toujours plus étendues sont déboisées et défrichées ; le danger microbien et le venin des insectes, combattus de façon de plus en plus massive ; les maladies sont refoulées par les vaccins et les médicaments ; les animaux des campagnes remplacés par des machines…que ne fait l’homme dans sa rage d’assurer son existence conservatrice ? 

Il combat les dangers en en déchaînant d’autres. C’est la mer à boire ! Les forces génératrices de mort engendrées par ces piles vitales que sont les humains, ces forces dégradées que les règnes protecteurs de la nature ne peuvent plus absorber entièrement, s’étendent et se multiplient. Sans cesse, le souffle  de mort gagne du terrain et le résultat ne peut être qu’une explosion atomique sous forme d’une crise :  une « révolte cosmique ». 

Toutes les maladies qui accablent l’humanité sont occasionnées par l’un des règnes naturels sous-humains ; ces règnes étant nécessaires à l’absorption des dangereux produits de nos piles vitales.

 

Mission des animaux – Le Moustique 

moustiquePrenons par exemple, le moustique qui n’est rien qu’un bout de venin piquant, et qui est la cause de maladies dans de nombreux pays. Cet insecte vit à partir des produits atomiques de notre pile vitale. Il nous recherche et nous pique par réaction aveugle, car pour se maintenir, toute créature se tourne vers son créateur. (Nous ne développerons pas ici comment les pensées humaines finissent par se matérialiser au fil de longues périodes, sous formes de monstres qui reviennent vers la source de leur existence, nous-mêmes…) 

Que faire pour contrer les moustiques ?

Ils sont exterminés et cela est compréhensible. D’autres insectes qui succèdent à cette tâche sont également combattus. Les microbes et virus qui, pour les mêmes raisons reviennent vers nous et rongent nos corps, sont combattus. Nous devons le faire, parce que nous ne pouvons pas faire autrement ! 

Mais quand nous réussissons à exterminer ces agents d‘infection, alors, c’est du super venin que nous produisons nous-mêmes, et dont nous devenons entièrement la proie, tandis que, jusqu’ici, grâce aux fonctions biologiques de ces règnes sous-humains, nous n’en subissions, sous forme de maladies, qu’une réaction ralentie, donc affaiblie ! 

Peut-on imaginer tragédie plus profonde ?  Combattre des maladies, rechercher la santé et, par là même, inhaler à larges traits nos propres miasmes de mort. 

Celui qui comprend clairement tout ceci et l’éprouve en pleine conscience : celui qui parvient à cette connaissance, commence à se connaître lui-même. Il s’engage alors dans une recherche sérieuse sur l’origine et la destination de l’humanité.

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LES SOURIS GRISES

Posté par othoharmonie le 12 août 2016

 

Le corps de la souris commune est couvert de poils gris, plus clair sur le ventre, sauf le bout des pattes, les oreilles, le bout du museau et la queue. Il est séparé en trois parties : la tête qui porte la bouche et les organes sensoriels pairs (olfactifs, visuels, auditifs), le tronc auquel se rattachent deux paires de membres et la queue, située au-delà de l’anus. Le dimorphisme sexuel est peu apparent. La taille adulte de la souris est comprise entre 7,5 et 10 cm pour un poids adulte qui va de 21 g jusqu’à 60 g pour les plus grosses femelles

souris griseLa Souris grise (Mus musculus ou Mus (Mus) musculus) est une espèce parmi les petits rongeurs de la famille des muridés. En français elle est appelée aussi Souris domestiqueSouris commune. On désigne aussi plus simplement cette espèce très répandue par le nom vernaculaire générique, souris. C’est un animal nocturne, généralement assez craintif, qui vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d’où son appellation « domestique » (mot dérivé du latin domus, la maison) comme pour la mouche domestique. La souris blanche est une race de souris domestiquée largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisé c’est un animal qui est apprécié également comme animal de compagnie. L’aspect culturel autour de la souris est extrêmement important. De nombreux proverbes, citations, livres, poèmes, chansons, films, dessins animés, etc. portent sur ce thème de la souris.

Les pattes avant possèdent quatre doigts bien développés, terminés par des griffes, le pouce étant atrophié. On peut observer trois callosités interdigitalles et deux callosités basales. Les pattes arrières possèdent cinq doigts, bien développés et terminés par des griffes. Aux points d’appui se sont développées des callosités dont la disposition est spécifique. La souris possède cinq paires de mamelles : trois paires sur la poitrine, plus une à l’aine et une au niveau du bassin. Les orifices, urinaire, génital et anal, sont disposés différemment selon le sexe de la souris. Chez la femelle, l’urètre s’ouvre en avant du vagin, au sommet d’une papille urinaire. Le vagin s’ouvre au niveau de la vulve. L’anus est séparé de la vulve par un court périnée. Tandis que, chez le mâle, les orifices urinaire et génital sont confondus à l’extrémité du pénis, normalement cachés dans un repli cutané, le prépuce. Les testicules normalement intra-abdominaux peuvent descendre chacun dans un diverticule de la cavité abdominale recouvert d’un sac cutané, le scrotum

Les prédateurs de la souris sont les petits mammifères comme les chats, les belettes, les renards, etc. mais aussi des serpents, des oiseaux comme les rapaces diurnes et surtout nocturnes, les grues ou hérons et bien d’autres carnivores encore. La souris est prolifique, mais a beaucoup de prédateurs ; c’est une proie petite, mais assez facile à attaquer pour ces derniers. L’Homme, qui la considère souvent comme un animal nuisible détruisant les cultures et propageant des maladies via leurs parasites et leurs fèces, est aussi un prédateur redoutable pour la souris. Pour la faire disparaître des habitations, il héberge des animaux comme le chat ou bien utilise des pièges et des poisons chimiques.

La domestication du chat aurait eu comme première motivation la lutte contre les souris et les rats. L’espérance de vie d’une souris est de deux ans en l’absence de prédateurs, mais seulement de cinq mois à l’état sauvage. Sa grande capacité d’adaptation et son aptitude à cohabiter avec les humains en ont cependant fait l’un des mammifères les plus répandus sur Terre, avec le rat.

Plutôt omnivore, tendance à l’obésité, préférer des aliments simples comme des granulés complets ou des bouchons, légumes, fruits (frais ou secs) et puis le fromage… (avec modération) Dans le commerce, on trouve des mélanges adaptés aux besoins des souris ; ils sont composés de différents mélanges de graines, de foin et de cendre brute. Les aliments que l’on peut leur apporter en supplément aux aliments trouvés dans le commerce sont : pain dur, viandes blanches pour un apport en protéines auxquelles il convient de préférer un apport de graines riches comme celles de tournesol ou encore de petits insectes vivants comme des larves de ténébrions (vers de farines) et des légumes (à donner avec modération car sinon cela pourrait être source de diarrhée) qui sont à retirer le plus vite possible car la souris aura tendance à en mettre une partie en réserve dans un coin de sa cage : si elle venait à manger un légume alors qu’il est en décomposition, cela pourrait entrainer des dérangements intestinaux sévères. Les agrumes et la laitue sont à proscrire ainsi que tous les produits contenant des alcaloïdes, de la théobromine ou une acidité en excès . Il faut veiller à ce que l’alimentation des souris ne soit pas trop riche en graisses (par exemple il est préférable de ne pas leur donner de cacahuètes, de fromage, ni trop de graines de tournesol)

Deux souris sans distinction de sexe cohabiteront sans aucun problème tant qu’elles sont issues de la même portée et qu’elles n’ont jamais été séparées pendant une longue période. Par contre, si l’on veut intégrer une nouvelle condisciple à une souris déjà installée, il faut prendre de grandes précautions comme pour la plupart des rongeurs sociaux. La nouvelle-venue doit être installée à proximité de l’hôte, au possible dans la même cage alors séparée en deux par un grillage, et il faut ensuite leur laisser le temps de s’habituer l’une à l’autre. Il est possible que les deux souris tentent de s’attaquer à travers le grillage; pendant cette période il est absolument inutile d’essayer de les rapprocher davantage. Il faut être très prudent au moment de les mettre ensemble pour la première fois, à faire de préférence au moment d’un renouvellement de litière. Dans le premier temps de la cohabitation, il faudrait éviter de leur laisser trop d’accessoires dans lesquels elles pourraient se confiner (ce qui compliquerait la tâche de les séparer en cas d’affrontement).

souris cohabitationIl est aisé de faire cohabiter un mâle et une femelle qui ne se connaissent pas. Les femelles étant peu territoriales, elles sont moyennement difficiles à mettre ensemble. Les mâles, très territoriaux, peuvent être carrément impossibles à mettre ensemble. L’âge de maturité sexuelle est de deux mois chez le mâle et d’un mois et demi pour la femelle. Celle-ci peut être fertile tout au long de l’année, et en fonction de l’abondance de nourriture, met bas de 4 à 8 portées. Lors des périodes d’ovulation (4 à 5 jours), la femelle s’accouple plusieurs fois avec les mâles présents. La gestation dure ensuite de 19 à 21 jours, et la femelle met bas une portée de 7 à 10 petits (souvent moins la ou les premières fois). À la naissance, une souris est totalement glabre, de couleur rose, et pèse 0.5 à 1,5 gramme. Après environ 13 jours, le pelage apparaît et les petits ouvrent les yeux. Ils entament immédiatement une exploration de leur nid et de ses environs, sous la protection de leur mère et d’autres femelles du groupe. Le sevrage est effectif après 3 à 4 semaines. À noter que la femelle peut mourir pendant l’accouchement.

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Colibri à gorge rubis

Posté par othoharmonie le 22 février 2016

 

 

colibri gorge rougeLe Colibri à gorge rubis est une espèce d’oiseau-mouche de petite taille puisque sa longueur totale est de 9 cm.

Les adultes ont un plumage vert iridescent sur le dessus tandis qu’ils sont blanc grisâtre sur le dessous. Ils ont le bec long, droit et très mince. Le mâle adulte a la gorge iridescente, rouge rubis, et la queue échancrée. La femelle a une queue arrondie, foncée avec l’extrémité blanche, et n’a pas de zone colorée sur la gorge. Il est très difficile de la distinguer de la femelle du Colibri à gorge noire. L’immature est semblable à la femelle.

Ce colibri niche dans les forêts caducifoliées et mixtes, les parcs et les jardins, à travers la plus grande partie de l’Est des États-Unis et du Sud du Canada. Les mâles arrivent sur les sites de nidification de début avril à fin mai, une semaine avant les femelles. La nidification s’étend jusqu’en juillet, exceptionnellement en août. La parade nuptiale consiste en une démonstration aérienne élaborée au cours de laquelle le mâle effectue des va-et-vient en vol près de la femelle, décrivant un demi-cercle de 2 ou 3 mètres de rayon.

La construction du nid commence de mi-avril à début juin, et est réalisée principalement par la femelle en 4 ou 5 jours. Ce nid est une coupe de 2,5 cm de diamètre, composée d’éléments végétaux, de lichens et de toiles d’araignées ; l’extérieur est tapissé de lichens et l’intérieur est garni de duvet végétal. Le nid est placé à 4 ou 5 mètres de haut sur une branche horizontale. Les mâles sont polygames, ne s’associant habituellement avec une femelle que le temps de la parade et de la ponte. La ponte se compose de 2 œufs. C’est la femelle seule qui nourrit et prend soin des jeunes. Il arrive souvent qu’une couvée de remplacement ait lieu si la première a échoué, mais les secondes nichées sont rares. Le mâle défend avec agressivité les places d’alimentation situées dans son territoire.

Cette espèce est migratrice et passe la plus grande partie de l’hiver au Mexique ou en Amérique centrale. Les colibris y fréquentent une large gamme de forêts tropicales, principalement les forêts sèches de plaine et les forêts secondaires jusqu’à 1 900 m d’altitude. La majeure partie de la population suit une route migratoire qui contourne le golfe du Mexique, aussi bien en automne qu’au printemps.

Ces oiseaux se nourrissent du nectar d’une trentaine d’espèces de fleurs grâce à une longue langue extensible, ou capturent des insectes en vol. Dans certaines parties de l’aire d’hivernage, des individus arrivent alors que les sources de nectar sont encore rares, et dépendent des insectes pour s’alimenter, jusqu’à ce que la floraison associée à la saison sèche se produise. Même quand les fleurs nectarifères sont disponibles, les insectes peuvent représenter jusqu’à 14 % du régime hivernal.

Cet oiseau :

  • défend vigoureusement ses sources de nourriture et les environs contre les intrus
  • effectue une migration spectaculaire au cours de laquelle il survole les 800 km du golfe du Mexique
  • utilise avec adresse de nombreux matériaux pour construire son nid, auquel il donne l’aspect d’un nœud de branche
  • agite les ailes au rythme de 55 à 75 battements à la seconde

Les principaux aliments du Colibri à gorge rubis sont les petits insectes et le nectar, ou suc mielleux, des fleurs. Il attrape les insectes au vol, en partant de son perchoir d’observation, ou bien les trouve à l’intérieur ou près des fleurs. Pour laper le nectar, l’oiseau insère profondément sa longue langue extensible et cylindrique dans la corolle des fleurs. Il préfère les fleurs tubulaires, comme les monardes et les ancolies. Lorsqu’il butine sur des fleurs dont la corolle est profonde, comme le Lis tigré, il perce le calice, ou col de la fleur, de son bec et extrait la goutte de nectar par ce raccourci.

Les fleurs aux couleurs vives qui contrastent avec l’arrière-plan attirent particulièrement les colibris. Leur préférence va aux fleurs rouges, puis aux orangées, couleurs qui ressortent toutes deux sur un fond ombragé; ils ne visitent les fleurs vertes que si le feuillage environnant est d’une autre couleur. Tout comme l’abeille, le colibri contribue à la pollinisation croisée : il transporte d’une fleur à l’autre d’une même essence le pollen auquel il s’est frotté.

La sève libérée par les trous percés dans les arbres par les Pics maculés est aussi une importante source de nourriture. C’est pourquoi on voit souvent le Colibri à gorge rubis bourdonner autour d’un pic, espérant se faire conduire à une nouvelle source d’alimentation.

Les colibris sont facilement attirés par les mangeoires qui contiennent une solution composée d’une mesure de sucre et de quatre mesures d’eau, que l’on fait bouillir pour retarder la fermentation et que l’on doit remplacer au moins une fois par semaine.

Mais ils ne réagissent pas tous de la même façon : certains s’habituent immédiatement à la mangeoire, tandis que d’autres associent difficilement l’étrange dispositif à la boisson sucrée. Mais une fois qu’ils ont trouvé la mangeoire, ils y retournent pourvu qu’elle reste suspendue au même endroit. Lorsqu’ils reviennent au printemps, les colibris essaient toujours de retrouver la mangeoire où ils se nourrissaient huit mois auparavant.

Le colibri a aussi besoin de boire de l’eau. Lorsqu’il survole une nappe d’eau, il lui arrive de descendre à la façon d’une hirondelle et de s’y abreuver en touchant la surface de son bec, laissant derrière lui des ronds dans l’eau. 

En général, les populations de Colibris à gorge rubis au Canada sont bien portantes. Cependant, le mauvais temps, comme les tempêtes et le gel prématuré, constitue parfois une menace non négligeable. Les accidents peuvent également jouer un rôle important, alors que les colibris peuvent se prendre dans les toiles d’araignées ou s’empaler sur des objets pointus. Enfin, des prédateurs peuvent menacer ces oiseaux. Puisqu’ils ressemblent à de gros insectes, les colibris sont vulnérables aux prédateurs comme les rapaces diurnes insectivores. De plus, on a déjà entendu parler d’un poisson ayant attrapé et avalé un colibri volant au-dessus d’un bassin.

COLIBRI

Ce que vous pouvez faire 
Même si les mangeoires pour colibris attirent ce minuscule oiseau dans notre arrière-cour, elles sont souvent placées trop près des fenêtres. Les colibris étant très agressifs et désireux de protéger ces sources d’aliments, ils pourraient prendre leur reflet dans la fenêtre pour des intrus, et ils passeront à l’attaque et se blesseront. De plus, comme la plupart des oiseaux, ils peuvent considérer les fenêtres comme des ouvertures au travers desquelles ils peuvent s’envoler. Pour protéger les colibris, on recommande de placer les mangeoires à au moins 5 à 10 mètres des fenêtres.

On doit faire preuve de prudence au moment de remplir et d’entretenir les mangeoires pour colibris en s’assurant qu’elles constituent une source d’aliments sains. Évitez le miel qui peut rendre les oiseaux malades, les édulcorants artificiels qui n’ont aucune teneur en éléments nutritifs, ou les colorants artificiels. Nettoyez vos mangeoires au moins une fois par semaine pour éliminer toute accumulation de moisissure ou de bactéries, qui peut s’avérer fatale pour les oiseaux. Pour connaître la façon de nettoyer les mangeoires des colibris, consultez le site Wild About Gardening de la Fédération canadienne de la faune (en anglais seulement).

En guise d’alternative ou de complément à la mangeoire, pourquoi n’aménageriez-vous pas un jardin pour colibris ? Ce minuscule oiseau pourra alors se délecter du nectar de certaines espèces particulières de fleurs (en anglais seulement), ainsi que des insectes qui fréquenteront votre jardin.

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Colibris et leurs Modes de vie

Posté par othoharmonie le 12 février 2016

 

hummingbirdLes Oiseaux-Mouches sont des êtres d’une vivacité extrême. On les voit pendant le jour visiter les plantes couvertes de fleurs en faisant miroiter au soleil les plastrons de leur plumage qui jettent des feux comme des pierres précieuses. Leur vol bourdonnant (en anglais on les nomme humming-bird) avertit souvent de leur présence avant qu’on ait pu les apercevoir, et rappelle le bruit de l’aile de notre Sphynx bourdon (Macroglossa). Leurs mouvements ressemblent beaucoup à ceux de cet insecte, alors qu’ils se maintiennent, d’un rapide mouvement d’ailes, devant les fleurs tubuleuses, enfonçant leur bec au fond de la corolle pour y saisir les insectes. On prétend qu’ils peuvent voler le dos tourné vers le bas, cri s’aidant de la queue, ce qui est très rare chez les Oiseaux. Leur cri est strident, mais faible, et leur chant est monotone. Leur vol est si rapide que l’oeil ne peut les suivre au delà de quelques mètres : on ne les voit bien que lorsqu’ils butinent autour des fleurs ou se perchent sur une branche pour se reposer et lisser leur plumage.

Leur nid est très artistement tressé des matériaux les plus fins et tapissé extérieurement de lichens qui le dérobent à la vue au milieu des végétaux qui l’entourent. Ce nid est fixé à l’écorce d’une branche, à la face inférieure d’une grande feuille lancéolée; souvent des toiles d’araignées servent à lui donner plus de consistance, ou bien un lourd pendentif fixé à sa partie inférieure l’empêche de se renverser sous l’effort du vent lorsqu’il est simplement suspendu. Les Oréotrochiles montagnards attachent leurs nids aux rochers comme les Salanganes. Il n’y a jamais que deux oeufs blancs, sans taches, mais il y a souvent deux couvées successives chaque année : c’est le cas pour le Trochilus colubris des Etats-Unis. Les petits sont nourris par les parents qui leur dégorgent la nourriture à la manière des Hirondelles, jusqu’à ce qu’ils soient en état de quitter le nid. Les petites espèces surtout sont d’un naturel querelleur et batailleur, attaquant tous les autres Oiseaux, même de leur espèce, qui s’approchent de leur nid ou de l’espace qu’ils considèrent comme leur domaine, et mettant audacieusement en fuite des Oiseaux dix fois plus gros qu’eux. On les capture assez facilement, sur les fleurs, à l’aide d’un filet à papillons.

Les Oiseaux-Mouches vivent difficilement en captivité. Cependant, dans leur pays natal, on petit les garder en cage, pendant quelques mois, en leur donnant chaque jour les fleurs fraîches qu’ils recherchent d’habitude et dans lesquelles ils trouvent les petits insectes dont ils se nourrissent. Beulloch, au Mexique, en a réuni près de soixante-dix à la fois, d’espèces variées, dans une vaste cage ou se trouvaient des vases remplis d’eau sucrée, dans laquelle trempait le pédoncule des fleurs, telles que celles du Bignonia ou du grand Aloès. C’est un spectacle curieux de voir les plus petits prendre des libertés surprenantes avec les grandes espèces.

« Par exemple, lorsque la perche était occupée par l’Oiseau-Mouche à gorge bleue, le Mexicain étoilé, véritable nain en comparaison du premier, s’établissait sur le long bec de celui-ci et y demeurait pendant plusieurs minutes, sans que son compagnon parût s’offenser de cette familiarité. » 

Par contre, on a pu très rarement en transporter vivants jusqu’en Europe, et la plupart sont morts au bout de quelques jours, malgré tous les soins et faute d’une nourriture convenable. 

La meilleure façon d’observer les colibris est de vous placer dos au soleil. Selon l’angle de la lumière sur leurs plumes, vous pourrez les voir miroiter de mille feux lorsqu’ils vous feront face, puis ils deviendront sombres et ternes lorsqu’ils se tourneront. Cet effet, que l’on nomme iridescence, est le même que celui qu’on observe sur les bulles de savon ou sur l’huile déposée en une fine couche sur une surface d’eau. Les couleurs sont normalement liées à la pigmentation. L’iridescence est de nature physique, elle est causée par des plaquettes disposées d’une façon plus ou moins homogène dans les barbules des plumes des colibris.

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COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

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Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

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Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

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La Caméléon Zoologique

Posté par othoharmonie le 29 mai 2015

290px-Usambara-Dreihornchamäleon_Chamaeleo_deremensisLes caméléons ont les jambes plus longues que le crocodile et le lézard, cependant ils ne marchent aisément que sur les arbres. On en a observé de vivants, qui avoient été apportés d’Egypte. Le plus grand avait la tête de la longueur d’un pouce et dix lignes. Il y avait quatre pouces et demi depuis la tête jusqu’au commencement de la queue. Les pieds avoient chacun deux pouces et demi de long, et la queue était de cinq pouces. La grosseur du corps se trouvait différente en différents temps ; il avait quelquefois deux pouces depuis le dos jusqu’au-dessous du ventre ; d’autres fois il n’avait guère plus d’un pouce, parce que le corps de l’animal se contractait et se dilatait. Ces mouvements étaient non-seulement dans le thorax et le ventre, mais encore dans les bras, les jambes, & la queue ; ils ne suivaient pas ceux de la respiration, car ils étaient irréguliers, comme dans les tortues, les grenouilles, et les lézards. On a vu ici des caméléons rester enflés pendant plus de deux heures, et demeurer désenflés pendant un plus long-temps ; dans cet état ils paraissent si maigres, qu’on croirait qu’ils n’auraient que la peau appliquée sur leurs squelettes. On ne peut attribuer ces sortes de contractions et de dilatations qu’à l’air que respire l’animal : mais on ne sait pas comment il peut se répandre dans tout le corps, entre la peau et les muscles ; car il y a toute apparence que l’air forme l’enflure, comme dans la grenouille.

Quoique le caméléon qui a été observé, parût fort maigre lorsqu’il était désenflé, on ne pouvait cependant pas sentir le battement du coeur. La peau était froide au toucher, inégale, relevée par de petites bosses comme le chagrin, et cependant assez douce, parce que les grains étaient polis : ceux qui couvraient les bras, les jambes, le ventre, et la queue, avoient la grosseur de la tête d’une épingle ; ceux qui se trouvaient sur les épaules et sur la tête étaient un peu plus gros et de figure ovale. Il y en avait sous la gorge de plus élevés et de pointus ; ils étaient rangés en forme de chapelet, depuis la lèvre inférieure jusqu’à la poitrine. Les grains du dos et de la tête étaient rassemblés au nombre de deux, trois, quatre, cinq, six, et sept ; les intervalles qui se trouvaient entre ces petits amas, étaient parsemés de grains presqu’imperceptibles.

Lorsque le caméléon avait été à l’ombre et en repos depuis longtemps, la couleur de tous les grains de sa peau était d’un gris bleuâtre, excepté le dessous des pattes qui était d’un blanc un peu jaunâtre ; et les intervalles entre les amas de grains du dos et de la tête étaient d’un rouge pâle et jaunâtre, de même que le fond de la peau.

La couleur grise du caméléon changeait lorsqu’il était exposé au soleil. Tous les endroits qui en étaient éclairés prenaient, au lieu de leur gris bleuâtre, un gris plus brun et tirant sur la minime ; le reste de la peau changeait son gris en plusieurs couleurs éclatantes, qui formaient des taches de la grandeur de la moitié du doigt ; quelques-unes descendaient depuis la crête de l’épine jusqu’à la moitié du dos ; il y en avait d’autres sur les côtés, sur les bras : et sur la queue ; leur couleur était isabelle, par le mélange d’un jaune pâle dont les grains se coloraient, et d’un rouge clair qui était la couleur du fond de la peau entre les grains. Le reste de cette peau, qui n’était pas exposée au soleil et qui était demeurée d’un gris plus pâle qu’à l’ordinaire, ressemblait aux draps mêlés de laines de plusieurs couleurs ; car on voyait quelques-uns des grains d’un gris un peu verdâtre, d’autres d’un gris minime, d’autres d’un gris bleuâtre qu’ils ont d’ordinaire ; le fond demeurait rouge comme auparavant. Lorsque le caméléon ne fut plus exposé au soleil, la première couleur grise revint peu-à-peu sur tout le corps, excepté le dessous des pieds qui conserva sa première couleur, avec quelque teinte de brun de plus. Lorsqu’on le toucha, il parut incontinent sur les épaules et sur les jambes de devant plusieurs taches fort noires de la grandeur de l’ongle ; quelquefois il devenait tout marqueté de taches brunes qui tiraient sur le vert. Après avoir été enveloppé dans un linge pendant deux ou trois minutes, il devint blanchâtre, ou plutôt d’une couleur grise fort pâle, qu’il perdit insensiblement quelque temps après. Cette expérience ne réussit qu’une seule fois, quoiqu’elle fût répétée plusieurs fois en différents jours, on la tenta aussi sur d’autres couleurs, mais l’animal ne les prit pas. On pourrait croire qu’il ne pâlit dans le linge blanc, que parce qu’il s’y trouva dans l’obscurité, & parce que le linge était froid de même que l’air, qui se trouva plus froid le jour de cette expérience, qu’il ne le fut les autres jours où on la répéta.

La tête de ce caméléon était assez semblable à celle d’un poisson, parce qu’il avait le cou fort court, et recouvert par les côtés, de deux avances cartilagineuses assez ressemblantes aux ouïes des poissons. Il y avait sur le sommet de la tête une crête élevée et droite ; deux autres au-dessus des yeux, contournées comme une S couchée ; et entre ces trois crêtes deux cavités le long du dessus de la tête. Le museau formait une pointe obtuse, et la mâchoire de dessous était plus avancée que celle de dessus. On voyait sur le bout du museau, un trou de chaque côté pour les narines, et il y a apparence que ces trous servent aussi pour l’ouïe. Les mâchoires étaient garnies de dents, ou plutôt c’était un os dentelé, qui n’a pas paru servir à aucune mastication ; parce que l’animal avalait les mouches et les autres insectes qu’il prenait, sans les mâcher. La bouche était fendue de deux lignes au-delà de l’ouverture des mâchoires, et cette continuation de fente descendait obliquement en-bas.

Le thorax était fort étendu en comparaison du ventre. Les quatre pieds étaient pareils, ou s’il y avait quelque différence, c’est que ceux de devant étaient pliés en-arrière, et ceux de derrière en-devant ; de sorte que l’on pourrait dire que ce sont quatre bras qui ont leur coude en-dedans, y ayant dans chacun l’os du bras & les deux os de l’avant-bras. Les quatre pattes étaient composées chacune de cinq doigts, et ressemblaient plutôt à des mains qu’à des pieds. Elles étaient néanmoins aussi larges l’une que l’autre ; les doigts, qui étaient deux à deux, étant plus gros que ceux qui étaient trois à trois. Ces doigts étaient enfermés ensemble sous une même peau, comme dans une mitaine, et n’étaient point séparés l’un de l’autre, mais paraissaient seulement à travers la peau. La disposition de ces pattes était différente, en ce que celles de devant avoient deux doigts en-dehors & trois en-dedans ; au contraire de celles de derrière, qui en avoient trois en-dehors et deux en-dedans.

Avec ces pattes il empoignait les petites branches des arbres, de même que le perroquet, qui pour se percher partage ses doigts autrement que la plupart des autres oiseaux, qui en mettent toujours trois devant et un derrière ; au lieu que le perroquet en met deux derrière de même que devant.

Les ongles étaient un peu crochus, fort pointus, et d’un jaune pâle, et ils ne sortaient que de la moitié hors la peau ; l’autre moitié était cachée et enfermée dessous : ils avoient en tout deux lignes et demie de long.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe caméléon marchait plus lentement qu’une tortue, quoique ses jambes fussent plus longues et moins embarrassées. On a crû que les animaux de cette espèce pourraient aller plus vite, et on a soupçonné que c’est la timidité qui les arrête. La queue de celui qui a été observé, ressemblait assez à une vipère ou à la queue d’un grand rat, lorsqu’elle était gonflée ; autrement elle prenait la forme des vertèbres sur lesquelles la peau est appliquée. Lorsque l’animal était sur des arbres, il entortillait sa queue autour des branches ; & lorsqu’il marchait, il la tenait parallèle au plan sur lequel il était posé, et il ne la laissait traîner par terre que rarement.

On l’a vu prendre des mouches & autres insectes avec sa longue langue. On a trouvé ces mêmes mouches et des vers dans l’estomac et les intestins : il est vrai qu’il les rendait presqu’aussi entiers qu’il les avait pris ; mais on sait que cela arrive à d’autres animaux qui n’ont jamais été soupçonnés de vivre d’air, comme le caméléon. Ce préjugé n’est pas mieux fondé que celui qui a rapport au changement de couleurs, qu’on a dit lui arriver par l’attouchement des différentes choses dont il approche.

Mém. de l’acad. royale des Sciences, tome III. part. j. pag. 35. & suiv.

Issu des Écrits :  par Louis-Jean-Marie Daubenton  de L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert 

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LA LEGENDE DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 25 mai 2015

 

 

BradypodionLe caméléon amoureux Dans un pays loin, très loin vers l’Amazonie par-là bas, Existait un endroit où les enfants étaient rois et les parents des sorciers savants. On dit qu’un jour une femme d’une grande beauté aux longs cheveux noirs, une sorte de fée qui s’appelait Amazone, fût noyée par des conquistadors espagnols dans le fleuve…On donna alors son nom d’Amazone au fleuve et d’Amazonie au pays qui le traverse. 

On dit que depuis qu’elle est devenue sirène et qu’elle hante les eaux du fleuve par un chant d’attirance irrésistible pour les hommes. Ce pays regorgeait d’animaux de toutes sortes, au milieu d’eux s’en trouvait un merveilleux…On ne laisse jamais assez de place aux animaux… c’est pourquoi je vous raconte celle aujourd’hui d’un caméléon que la nature par surprise rendit amoureux d’une fée. Ce n’est déjà pas simple pour un humain homme d’être amoureux d’une femme, encore moins d’une fée, mais pour un caméléon, autant vous dire que c’est encore moins simple ! Notre caméléon vivait dans une forêt amazonienne peuplée de multiples variétés de vies que même nous, être humains ne pourrions imaginer. 

Des arbres plantes qui touchaient les nuages, des fleurs comme des pluies colorées d’arc-en-ciel… Il y avait des singes graciles, des oiseaux de paradis, des mouches qui donnent le sommeil éternel, des panthères élégantes aux aguets, et la nuit, des chauves-souris grandes comme des avions, ainsi que tous les monstres des placards venus ici se faire oublier… Bons comme mauvais, toute la création vivait ici et bien sûr, les fées ! C’est là que notre caméléon paisible, une nuit d’été où les grillons avaient des voix de ténors, alors qu’il était appliqué à se redessiner un corps sur une feuille aux multiples couleurs, il l’a vit. Comme elle était belle se dit il… 

Il resta là, toute la nuit sur sa feuille sans bouger, la regardant dormir, ignorant même son passage à d’autres couleurs, à se demander comment la séduire, car c’était évident ! Ils se marieraient un jour ou l’autre, vivraient heureux et auraient beaucoup d’enfants ! Le caméléon est confiant par nature, il ne doute de rien ! Le caméléon est un être paisible, il n’aime pas les conflits, surtout quand il aime. Etre caméléon, c’est être en sois philosophe, avoir une intelligence intérieure, quelque chose qui dit : » chantes beau merles ! Fanfaronnes devant moi ! Moi je suis caméléon, je saurais et attendre et te surprendre… Etre caméléon et voir une fée gracile, c’est comme être une chaussette de garçon à sécher à côté de culottes de filles ! Notre caméléon se dit : 

 » comment l’approcher ? Comment la séduire, avoir une chance de lui plaire ? Je sais que je suis fait pour elle et elle pour moi ! Comment l’en convaincre ? » En même temps… se disait-il, les fées connaissent-elles l’histoire passée des caméléons ? 

Le passé de quelqu’un c’est difficile des fois de le comprendre… Quelques fois on fait des choses pas bien, puis l’on grandit dans son corps ou dans sa tête, on change, on est plus l’animal que les autres ont connu avant, et pourtant souvent, les singes graciles, les mouches du sommeil éternel, les oiseaux de paradis, ne croient pas que le caméléon puisse changer. Alors la fée elle ? Le croirait-elle ? Que de questions, que de difficultés à dépasser, que de patience et d’observation il allait lui falloir. Aimer une fée quand on est caméléon c’est comme être Dieu en enfer… 

Toutefois, il s’avéra que la fée de verre, car c’était comme cela qu’elle s’appelait, la fée de verre transparente comme l’eau limpide du torrent, à la fois fragile mais blindées comme les portes des banques, transparente comme l’air libre des montagnes, vint chanter chaque jour au bord du ruisseau ou vaquait caméléon… 

Caméléon aime se dessiner au bord des ruisseaux qui murmurent. Il se pose sur une feuille colorée, tourne son œil mobile dans tous les sens, observe s’il n’y a pas d’ennemis autour, puis s’applique à prendre ses plus jolies couleurs et remplir sa feuille de dessin de lui-même. C’est sa vie à lui, se dessiner, mettre des couleurs dans le paysage que l’on attend pas. 

Il a même essayé le bleu du ciel une fois… Si, si ! Il y est arrivé ! Il est très doué ! Caméléon se dit alors… Je n’ai pas de jambes, ni de bras pour l’enlacer… Mais je peux peut être lui faire croire que je suis quelqu’un d’autre ? Changeons de couleurs, prenons une couleur d’oiseaux de paradis pour plaire à la transparence de la fée et racontons-lui une histoire d’oiseaux de paradis. C’est ainsi qu’il osa lui dire bonjour, persuadé qu’il était un oiseau de paradis et à vrai dire la fée le crût. D’ailleurs il était très convaincant avec son déguisement et aussi très intéressant. Les fées aiment les gens qui ont des choses à dire de toutes les façons ! Ça tombait bien ! Elle tomba amoureuse de l’oiseau de paradis… Mais très vite caméléon fut ennuyé… Il n’avait toujours ni bouche pour l’embrasser ni bras pour l’enlacer… Mais il n’en savait pas encore assez sur elle, et voulait être sûr de lui plaire. Il se dit qu’un singe malicieux, connaissait toutes les ruses de cow-boys ! Tout ce qu’il faut pour faire parler les femmes et les fées et leur faire du « bla bla » comme elles aiment. Il se déguisa donc en singe malicieux. 

 La fée de verre une fois de plus se confia à lui, aimant ce singe malicieux, mais se demandant en même temps ou avait bien pu passer son oiseau de paradis… La fée elle était amoureuse un peu quand même de l’oiseau de paradis ! Cette fois si, il avait des bras pour l’enlacer une bouche pour lui faire des bisous… Mais il était velu comme un singe !!!!Et c’est bien connu ! Les fées n’aiment pas les poils ! Flûte ! Se dit-il. Comment faire ? Or il se passa une chose imprévue dans la forêt un jour… Une star hollywoodienne qui cherchait la solitude vint camper sur les bords de l’Amazone… 

Description de l'image KwaZulu Dwarf Chameleon 30 10 2010.JPG. Il était fatigué de la ville, fatigué des femmes, fatigué du cinéma et de la célébrité, fatigué de signer des autographes…Fatigué quoi !Une nuit ou il avait trop bu pour oublier sa vie nulle, il se mit tout nu, cria, pleura, déchira tous ses vêtements, jeta tout son argent dans le feu de camps et les photos prévues pour les autographes ! Tout ! Il devint fou en quelque sorte le temps d’une nuit… Les animaux présents s’en souviennent encore, ils étaient navrés de voir ça ! Les animaux se dirent :  » Quand on ne sait pas boire monsieur ! On ne boit pas ! » Au matin, une pirogue vint le chercher et la forêt retrouva son calme… Toutefois… Caméléon regarda du haut de sa feuille les restes du feu de camps de la veille et vit qu’une des photos prévue pour les dédicaces n’avait pas brûlée… 

Ah, ah… se dit-il. Voilà ma chance !Comme il ne savait plus qu’elle enveloppe adopter, il se posa sur la photo de la star et pris sa couleur et sa forme… Là se dit-il… c’est gagné ! Ma fée va m’aimer… Mais ! Car il y a toujours un mais dans les histoires, la pie narquoise blanche et noire depuis le début suivait cette passionnante aventure ! Elle n’avait pas lu le journal « Voili » depuis qu’elle avait quitté la France pour ses vacances ici et s’ennuyait un peu. L’histoire du caméléon et de la fée de verre était tombée à pic ! Elle les suivait de branche en branche, notant de sa plus belle plume les mots d’amour pour s’en souvenir si un jour elle se décidait à faire un nid. Donc notre caméléon en couleur de star séduisit à nouveau la fée… Et la fée tomba très amoureuse… 

Son cœur était un peu en mille morceaux à cause de l’oiseau de paradis et du singe malicieux dont elle ne comprenait pas qu’elle n’en eut aucune nouvelles. Mais le caméléon star lui plaisait ça c’est sur ! Un jour il ne voulut plus lui mentir et il lui dit : »Je ne suis pas une star, je suis juste caméléon tu sais… » Mais la fée de verre elle, elle s’enfichait, quand on voit avec les yeux de l’amour, que l’on soit caméléon, oiseau de paradis, ou singe malicieux peu importe, le tout n’est-il pas d’être honnête avec ceux qu’on aime ? Alors ils se marièrent effectivement, furent heureux aussi, n’eurent pas beaucoup d’enfants parce que mettre plein d’enfants sur une seule feuille d’arbre c’est pas commode mais…

 Isl s’aimèrent tant que cela remplaça le manque. Aujourd’hui, quelque part en Amazonie un caméléon par sa ténacité et un peu de ruse il faut dire est marié à la plus belle des fées… C’est la pie narquoise qui me l’a raconté sur ma fenêtre ce matin à son retour de vacances. Depuis le caméléon change un peu de forme et un peu de couleur encore elle m’a dit, mais juste pour s’amuser… Alors la fée ferme les yeux il faut bien que chacun ait un petit jardin secret…Un petit jardin qui, quand on ferme les yeux, peut être aussi long que le fleuve Amazone…

ISSU du site de référence http://mythesetlegendes.blogspot.fr/2009/02/le-cameleon-amoureux.html

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Caméléon, un chasseur à langue bien pendue

Posté par othoharmonie le 22 mai 2015

 

Chameleons_TongueToute la journée, le caméléon reste sans bouger (à l’exception des oscillations de son corps), à l’affût, profitant de la mobilité indépendante de ses yeux pour explorer tous les horizons. Dès qu’il a repéré sa proie, il la capture avec sa longue langue, sans s’aider de ses griffes.

À la différence d’un lézard des murailles qui, apercevant un insecte à quelques centimètres de lui, court brusquement pour l’attraper, le caméléon, lui, ne bouge pas. Sa technique, c’est l’affût. Pour guetter, il dispose d’un appareil oculaire sophistiqué permettant à chaque œil, par des mouvements dans tous les sens, de couvrir un champ d’environ 180° à l’horizontale et de 90° à la verticale. Dès que son œil droit a repéré un insecte, par exemple un criquet, le caméléon tourne la tête vers sa proie et fait converger ses deux yeux vers celle-ci, la vision binoculaire permettant une meilleure appréciation de la distance. S’il s’aperçoit qu’il est à plus d’une longueur de langue (une vingtaine de centimètres), il s’approche lentement et s’arc-boute sur ses pattes, prêt à l’attaque. Lorsque ses yeux lui indiquent qu’il est à bonne distance, il entrouvre la bouche et, avec une rapidité et une précision extrêmes, il détend sa langue et va frapper le criquet de sa massue terminale.

Le coup est foudroyant, la victime se trouve engluée dans le mucus collant qui permet au caméléon de la soulever, de la rapporter à sa bouche en repliant sa langue en accordéon, puis de l’avaler. Une proie de belle taille est d’abord maintenue entre les mâchoires et broyée.

Une langue en accordéon

Une langue en accordéon


La langue du caméléon, qu’il peut lancer à une distance égale à sa propre longueur, se présente comme un long tube terminé par un bulbe rendu visqueux par le mucus, sécrétion des glandes muqueuses. Au repos, le tube est replié en accordéon autour d’un os très pointu appelé processus entoglossus. Pour chasser, le caméléon propulse sa langue en relâchant les muscles longitudinaux qui fonctionnent comme une gâchette libérant un ressort. La vitesse de détente est de l’ordre de 1/25 de seconde, celle du retour d’environ une demi-seconde.

Caméléon, un chasseur  à langue bien pendue dans CAMELEONÀ chacun ses goûts

Le caméléon est insectivore, mais les goûts varient selon les individus : mouches, abeilles, papillons et même parfois araignées font partie du menu. Il ne s’attaque qu’aux petits insectes dont il ne fait qu’une seule bouchée, mais peut avaler une centaine de mouches en quelques minutes. Il assomme abeilles et guêpes avant qu’elles n’utilisent leur dard. Pour boire, le caméléon profite de la moindre goutte de rosée ou de pluie sur une feuille, qu’il « gobe », gueule entrouverte.

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Mouche, la Volucelle

Posté par othoharmonie le 9 avril 2013

Mouche, la Volucelle dans MOUCHE mouche-131x150Sous le manoir de papier gris, redisons-le, le sol s’excave en cloaque où tombent les déchets du guêpier. Là sont précipitées les larves mortes ou chétives qu’une incessante revue extirpe des alvéoles pour faire place à de nouvelles occupantes ; là sont jetés les vers retardataires lors du massacre de l’arrière-saison ; là finalement, pour une bonne part, gît la foule que tuent les approches de l’hiver. A la débâcle de novembre et décembre, ce bas-fond regorge de matière animale.

Telles richesses ne resteront pas sans emploi. L’économie du mangeable, grande loi de ce monde, pourvoit à la consommation d’une simple pelote de bourre dégorgée par la chouette. Que sera-ce des énormes victuailles d’un guêpier ruiné ! S’ils ne sont déjà venus, attendant la manne qui bientôt descendra de là-haut, ils ne tarderont pas à venir, les consommateurs chargés de remettre en circulation vitale ces copieuses épaves. Ce grenier d’abondance, bourré de vivres par la mort, va devenir fervent atelier de retour à la vie. Quels sont les conviés ?

Si les Guêpes transportaient au vol les vers défunts ou maladifs et les laissaient choir sur le sol dans les alentours de leur demeure, ces conviés seraient, en première ligne, les oiseaux insectivores, les becs-fins, tous amateurs de menu gibier. A ce sujet, permettons-nous une brève digression.

On sait avec quelle jalouse intolérance les rossignols occupent chacun leur cantonnement. Chez eux, voisiner est interdit. A distance, entre mâles, il y a fréquents échanges de bravades par couplets ; mais si le provoqué s’approche, l’autre le fait déguerpir. Or, non loin de ma demeure, dans un maigre bosquet de chênes verts où le bûcheron trouverait à peine de quoi faire une douzaine de fagots, j’entendais, tous les printemps, un gazouillis de rossignols tellement nourri que les cantates des virtuoses, donnant du gosier tous à la fois et sans ordre, devenaient assourdissant charivari.

Pourquoi ces passionnés de solitude sont-ils venus s’établir en si grand nombre en un point où, d’après les règles, il y a juste l’étendue nécessaire au ménage d’un seul ? De l’isolé, quels motifs ont-ils fait assemblée ? Je m’informai de la chose auprès du propriétaire du fourré.

« Toutes les années c’est ainsi, fit-il, le bosquet est envahi par les rossignols.

— Et la cause ?

— La cause, c’est qu’il y a là, tout près, derrière le mur, un rucher. »

Ebahi, je regardais mon homme, ne comprenant pas la relation qu’il pouvait y avoir entre un rucher et la fréquence des rossignols.

« Eh oui, ajouta-t-il, il y a beaucoup de rossignols parce qu’il y a beaucoup d’abeilles. »

Nouveau regard interrogateur de ma part. Je ne comprenais pas encore. L’explication vint.

« Les abeilles, dit-il, jettent dehors leurs larves mortes. Le matin, le devant du rucher est semé, et les rossignols accourent les cueillir pour eux et leur famille. Ils en sont très friands. »

Cette fois, j’avais saisi le noeud de la question. Des vivres exquis, abondants, chaque jour renouvelés, avaient convoqué les chanteurs. Contre leur habitude, les rossignols voisinent, nombreux, dans un fourré de broussailles, pour être près du rucher et avoir le matin plus large part à la distribution des fines andouillettes.

Pareillement le rossignol, et ses émules en gastronomie, fréquenteraient le voisinage des guêpiers si les vers morts étaient rejetés à la surface du sol ; mais c’est à l’intérieur du terrier que tombe cette friandise, et nul oiselet n’oserait pénétrer dans la ténébreuse caverne, dont l’entrée, d’ailleurs serait trop étroite pour lui. Il faut ici d’autres consommateurs, de taille petite et d’audace grande ; il faut le diptère et son asticot, roi des trépassés. Ce que les Lucilies, les Calliphores, les Sarcophages font en plein air aux dépens de toute espèce de cadavres, d’autres mouches, spécialisant leur domaine, le font sous terre aux dépens des Guêpes.

En septembre, portons notre attention sur l’enveloppe d’un guêpier. A la surface extérieure et uniquement là, cette enveloppe est semée d’une multitude de gros points blancs elliptiques, solidement fixés au papier gris et mesurant environ deux-millimètres et demi de longueur sur un millimètre et demi de largeur. Aplatis en dessous, convexes en dessus et en outre d’un blanc lustré, ces points ressemblent à des gouttelettes très régulières tombées d’une bougie stéarique. Enfin le dos en est rayé de subtiles stries transversales, élégant détail qui demande le secours de la loupe pour être reconnu. Ces curieux objets sont disséminés sur toute la surface de l’enveloppe, tantôt distants l’un de l’autre, tantôt rassemblés par archipels plus ou moins denses. Ce sont les oeufs de la Volucelle (Volucella zonaria Linn.).

Egalement accolés au papier gris de l’enceinte, abondent, pêle-mêle avec ceux de la Volucelle, d’autres oeufs d’un blanc crétacé, lancéolés, parcourus en long par sept ou huit fines côtes, à l’imitation de certaines semences d’ombellifères. Un subtil pointillé sur toute la surface complète l’élégance. Ils sont moitié moindres que les précédents. J’en ai vu sortir des vermisseaux qui pourraient bien être le point de départ des asticots pointus reconnus déjà au fond des terriers. Mes essais d’éducation n’ayant pas abouti, je ne peux dire à quel diptère ces oeufs se rapportent. Qu’il nous suffise de noter en passant cet anonyme. Il y en a bien d’autres, qu’il faut se résoudre à laisser sans étiquette, tant est complexe la mêlée des convives dans les ruines d’un guêpier. Ne nous occupons que des plus remarquables, au premier rang desquels est la Volucelle.

C’est une superbe et puissante mouche, dont le costume, zoné de bandes jaunes et brunes, présente une vague ressemblance avec celui des Guêpes. Les théories en vogue se prévalent de ce jaune et de ce brun pour faire de la Volucelle un exemple frappant de mimétisme. Obligée, sinon pour elle, du moins pour sa famille, de s’introduire en parasite chez la Guêpe, elle ruse, dit-on, et endosse par tromperie la livrée de sa victime. Dans le guêpier, elle vaque tranquille à ses affaires, prise qu’elle est pour l’un des habitants.

mouche1-131x150 dans MOUCHECette naïveté de la Guêpe, dupe d’un costume très grossièrement imité, et cette scélératesse du diptère se dissimulant sous un travesti excèdent les bornes de ma crédulité. La Guêpe n’est pas aussi sotte, et la Volucelle aussi rusée qu’on nous l’affirme. Si vraiment cette dernière s’est avisée de tromper l’autre par son aspect, reconnaissons que son déguisement n’est pas des mieux réussis. Des écharpes jaunes au ventre ne font pas une Guêpe. Il faudrait de plus, et avant tout, la sveltesse du corps, la prestesse de l’allure, et la Volucelle est trapue, dilatée, de pose grave. Jamais la Guêpe ne confondra avec l’un des siens cet insecte lourdaud. La disparate est trop grande.

Pauvre Volucelle, le mimétisme ne t’a pas suffisamment renseignée. Il te fallait, point essentiel, prendre taille de Guêpe, et tu l’as oublié ; tu es restée grosse mouche, trop facile à reconnaître. Tu pénètres néanmoins dans la terrible caverne ; tu peux, sans péril, y séjourner longtemps, comme l’attestent les oeufs semés à profusion sur l’enveloppe du guêpier. De quelle façon t’y prends-tu ?

Considérons d’abord que la Volucelle n’entre pas dans l’enceinte où sont empilés les gâteaux ; elle se tient, pour y déposer sa ponte, à la face extérieure du rempart de papier. Rappelons-nous d’autre part le Poliste mis en compagnie des Guêpes dans ma volière. En voilà certes un qui n’a pas besoin de recourir au mimétisme pour se faire accepter.

Il appartient à la corporation, il est Guêpe lui-même. Chacun de nous, s’il n’a pas le regard exercé de l’entomologie, confond les deux genres. Or cet étranger, tant qu’il ne devient pas trop importun, est très bien toléré des Guêpes sous cloche. Nulle ne lui cherche noise. Il est même admis autour de l’a table, la nappe de papier servie de miel. Mais il est infailliblement perdu si par mégarde il prend pied sur les gâteaux.

Son costume, sa forme, sa taille, qui sont précisément, de bien peu s’en faut, le costume, la forme et la taille de la Guêpe ne le tirent pas d’affaire. A l’instant reconnu étranger, il est assailli et mis à mal avec la même fougue que le sont les larves de l’Hylotome et de la Saperde, larves dont l’aspect n’a rien de commun avec celui des Guêpes.

Si l’identité de la forme et du costume ne sauve pas le Poliste, que sera-ce de la Volucelle, grossière imitation ? Le regard de la Guêpe, qui sait discerner le dissemblable dans le pareil, ne s’y laissera pas méprendre. Aussitôt reconnue, l’étrangère sera jugulée. Là-dessus, il n’y a pas l’ombre d’un doute.

Faute de Volucelles au moment de mes expérimentations, je fais emploi d’un autre diptère, le Milesia fulminans, qui, par sa tournure svelte et ses belles bandes jaunes, présente avec la Guêpe une ressemblance bien autrement accentuée que celle de la grosse mouche zonée. En dépit de cette similitude, s’il s’aventure sur les gâteaux, l’étourdi périt poignardé. Ses écharpes jaunes, son ventre fluet, n’en imposent pas le moins du monde. Sous les traits d’un sosie est reconnu l’étranger.

Variés au hasard de mes captures, les essais sous cloche m’amènent tous à cette conclusion : tant qu’il y a simple voisinage, même autour du miel, les autres incarcérés sont assez bien tolérés ; mais s’ils viennent aux cellules, ils sont assaillis et souvent tués, sans distinction de forme et de costume. Le dortoir des larves est le saint des saints où nul profane ne doit pénétrer sous peine de mort.

Avec les prisonnières de ma cloche, j’expérimente au jour, et les Guêpes libres travaillent dans la profonde obscurité de leur souterrain. Où la lumière manque, la coloration n’a plus de rôle. Une fois entrée dans la caverne, la Volucelle ne tire donc aucun avantage de ses bandes jaunes, sa sauvegarde, nous dit-on.

Dans les ténèbres, à la condition d’éviter le tumultueux intérieur du guêpier, il lui est aisé de faire son coup, costumée comme elle l’est ou costumée d’autre manière. Pour peu qu’en sa prudence elle s’avise de ne pas coudoyer les passants, elle peut, sans danger, plaquer ses oeufs sur la muraille de papier. Nul ne saura sa présence.

Le dangereux, c’est de franchir le seuil du terrier en plein jour, sous les regards des allants et des venants. En ce moment seul, le mimétisme serait opportun. Or, est-elle bien périlleuse cette entrée de la Volucelle en présence de quelques Guêpes ? Le guêpier de l’enclos, celui qui plus tard devait périr au soleil sous une cloche de verre, m’a permis de longues stations, mais sans résultat concernant le sujet qui me préoccupait le plus. La Volucelle n’a pas paru. L’époque de ses visites était sans doute passée, car dans le nid exhumé, j’ai trouvé de ses larves en abondance.

D’autres diptères m’ont dédommagé de mon assiduité. A distance respectueuse, bien entendu, j’en ai surpris qui, d’humble taille et de coloration grisâtre, rappelant celle de la mouche domestique, pénétraient dans le souterrain. Dépourvus de la moindre tache jaune, ceux-là certainement n’avaient aucune prétention au mimétisme. Ils entraient et sortaient néanmoins tout à leur aise, sans émoi, comme chez eux. Pourvu qu’il n’y eût pas trop grand concours sur la porte, les Guêpes les laissaient faire. S’il y avait foule, les visiteurs gris attendaient, non loin du seuil, un moment d’accalmie. Rien de fâcheux ne leur survenait.

A l’intérieur de l’établissement, mêmes relations pacifiques. J’ai sur ce dernier point le témoignage de mes fouilles. Dans le charnier du souterrain, si riche en larves de muscides, je ne parviens pas à découvrir des cadavres de diptères adultes. Si, dans le parcours du vestibule ou, plus bas, les étrangers étaient occis, ils tomberaient au fond du terrier pêle-mêle avec les autres ruines. Or, dis-je, dans ce charnier, jamais de Volucelles mortes, jamais de mouche quelconque. Les entrants sont donc respectés. Leurs affaires terminées, ils ressortent indemnes.

Cette tolérance des Guêpes a de quoi surprendre. Alors un doute vient à l’esprit : est-ce que la Volucelle et les autres ne seraient pas ce que dit l’histoire classique, des ennemis, des égorgeurs de larves saccageant le guêpier ? Informons-nous ; interrogeons-les dès l’éclosion.

Aux mois de septembre et d’octobre, rien n’est plus facile que de récolter les oeufs de la Volucelle en tel nombre que l’on veut. Ils abondent à la face externe du guêpier. En outre, comme le font d’ailleurs les larves de la Guêpe, ils résistent assez longtemps à l’asphyxie par l’essence de pétrole : aussi l’éclosion de la grande majorité est-elle certaine. Avec des ciseaux, je détache de l’enveloppe du nid les morceaux de papier les mieux peuplés et j’en remplis un bocal. Ce sera l’entrepôt où journellement, pendant près de deux mois, je puiserai des larves naissantes.

L’oeuf de la Volucelle reste en place, tranchant toujours par sa blanche coloration sur le fond gris de son appui. La coque se ride, s’affaisse, et le bout antérieur bâille d’une déchirure. Il en sort une gentille larve blanche, atténuée en avant, quelque peu dilatée en arrière et toute hérissée de papilles charnues. Sur les flancs de la bête, ses papilles s’étalent en dents de peigne ; en arrière, elles s’allongent et divergent en éventail ; sur le dos, elles se raccourcissent et se rangent en quatre séries longitudinales. L’avant-dernier segment porte deux brefs canalicules respiratoires, d’un roux vif, dressés obliquement et accolés l’un à l’autre.

L’avant, à proximité de la bouche pointue, s’assombrit de brunâtre. C’est, vu par transparence, l’appareil buccal et moteur, formé de deux crochets. En somme, gracieuse bestiole avec son hérissement et sa blancheur, qui lui donnent l’aspect, d’un tout petit flocon de neige. Mais cette élégance n’est pas de longue durée : devenue forte, la larve de la Volucelle se souille de sanie, se colore de roussâtre et rampe sous la forme d’un grossier porc-épic.

Que devient-elle au sortir de l’oeuf ? Mon bocal entrepôt me l’apprend en partie. D’équilibre peu stable sur des surfaces déclives, elle se laisse choir au fond du récipient, où je la trouve, par éclosions quotidiennes, errant inquiète. Ainsi doivent se passer les choses chez la Guêpe. Inhabiles à se maintenir sur la pente de la muraille de papier, les nouveau-nés tombent au fond du souterrain. Là s’amasse, à la fin de la saison surtout, copieuse provende de Guêpes défuntes et de larves mortes extraites des cellules et rejetées hors du logis, le tout faisandé et devenu victuaille chère aux asticots.

Eux-mêmes asticots, malgré leur parure neigeuse, les fils dela Volucelle trouvent dans ce charnier vivres à leur goût, incessamment renouvelés. Leur chute des hauteurs de l’enceinte pourrait bien ne pas être un accident, mais un moyen d’atteindre au plus tôt, sans recherches, les bonnes choses qu’il y a là-bas, tout au fond de la caverne. Peut-être aussi quelques-uns des vermisseaux blancs, à la faveur des lacunes qui font de l’enveloppe un couvert spongieux, parviennent-ils à se glisser dans l’intérieur du guêpier.

vToujours est-il que, pour la majeure part, les larves clé la Volucelle, à tous les degrés de développement, se tiennent dans le bas-fond du terrier, parmi les résidus cadavériques. Les autres, établies dans le domicile même des Guêpes, sont relativement en petit nombre.

Ces relevés affirment déjà que les vers de la Volucelle ne méritent pas la réputation qu’on leur a faite. Satisfaits de la dépouille des morts, ils ne touchent pas aux vivants ; ils ne ravagent pas le guêpier, ils l’assainissent.

L’expérience confirme ce que nous apprend l’examen des lieux. Dans de petites éprouvettes, d’observation commode, je mets en présence, maintes et maintes fois, des larves de Guêpes et des larves de Volucelles. Les premières sont bien portantes, en pleine vigueur ; je viens de les extraire à l’instant de leurs cellules. Les autres sont variées d’état, depuis celui de flocon neigeux né du jour, jusqu’à celui de robuste porc-épic.

La rencontre n’a rien de tragique. Les vers des diptères rodaillent dans l’éprouvette sans toucher à l’andouillette vivante. Tout au plus, ils appliquent un moment la bouche sur le lardon, puis la retirent, insoucieux du morceau.

Il leur faut autre chose : un blessé, un mourant, un cadavre qui difflue en sanie. Si je pique, en effet, de la pointe d’une aiguille la larve de Guêpe, les dédaigneux de tantôt viennent s’abreuver à la blessure saignante. Si j’offre une larve morte, brunie par la pourriture, les vers l’éventrent et se repaissent de ses fluides.

Il y a mieux. Je peux très bien les alimenter avec des Guêpes devenues putrilage sous leurs anneaux cornés ; je les vois humer avec satisfaction le suc de larves de Cétoine en décomposition ; je les maintiens prospères avec un hachis de viande de boucherie, qu’ils savent fluidifier suivant la méthode des vulgaires asticots.

Et ces indifférents sur la nature de la proie tant que celle-ci est morte, la refusent quand elle est vivante. En vrais diptères qu’ils sont, en francs défricheurs de cadavres, avant de toucher à une pièce, ils attendent que la mort ait fait son ouvrage.

A l’intérieur du guêpier, les larves valides sont la règle, et les impotentes la rare exception, à cause de l’assidue surveillance qui élimine tout ce qui dépérit. Là néanmoins, sur les gâteaux, parmi les Guêpes en travail, des larves de Volucelle se rencontrent ; non aussi nombreuses, il est vrai, que dans le charnier d’en bas, mais enfin assez fréquentes. Or, que font-elles en ce séjour où les cadavres manquent ? S’attaquent-elles aux bien portants ? Leurs continuelles visites, d’une cellule à l’autre, tout d’abord le feraient croire ; mais nous serons vite détrompés si nous suivons de près leurs manoeuvres, ce que permet l’établissement sous cloche.

Je les vois ramper affairées à la surface des gâteaux, ondulant du col et s’informant des loges. Celle-ci ne convient pas, cette autre non plus ; la bête hérissée passe outre, cherche toujours, dardant, de-ci, de-là, son avant pointu. Cette fois, la cellule paraît être dans les conditions requises. Luisante de santé, une larve y bâille, croyant à l’approche de sa nourrice. De ses flancs rebondis, elle remplit la chambrette hexagone.

Le sordide visiteur, lame d’exquise souplesse, s’infléchit, glisse son avant délié entre la paroi et l’habitant, dont la molle rotondité doucement cède à la pression de ce coin animé. Il plonge dans la loge, ne laissant au dehors que son large arrière-train, où font tache rousse les deux tubes respiratoires.

mouche2-131x150Quelques temps il reste dans cette pose, occupé de son travail tout au fond de la loge. Cependant les Guêpes présentes laissent faire impassibles, preuve que la larve visitée n’est pas en péril. L’étranger en effet, se retire d’un glissement doux. Le poupon, sac d’une parfaite élasticité, reprend son volume sans avoir rien éprouvé de fâcheux, comme en témoigne son appétit. Une nourrice lui présente une gorgée, qu’il accepte avec tous les signes d’une vigueur non offensée.

Quant au ver, de la Volucelle, quelques instants il se pourlèche à sa manière, rentrant et sortant son double croc ; puis, sans perdre temps, il va recommencer ailleurs son coup de sonde.

Ce qu’il convoite, à l’arrière des larves, au fond des cellules, ne saurait être déterminé par l’observation directe ; il faut le deviner. Puisque la larve visitée reste intacte, ce n’est pas une proie que le ver de la Volucelle recherche. D’ailleurs, si le meurtre entrait dans ses projets, pour quels motifs descendre au fond de la loge, au lieu d’attaquer directement la recluse sans défense ? Il serait bien plus simple de sucer la patiente par l’orifice même de la cellule. Au lieu de cela, un plongeon, toujours un plongeon, et jamais d’autre tactique.

Qu’y a-t-il donc en arrière de la larve de Guêpe ? Essayons de le dire aussi décemment que possible. Malgré son extrême propreté, cette larve n’est pas affranchie des misères physiologiques conséquence inévitable du ventre. Elle a, comme tout mangeur, des scories intestinales, au sujet desquelles sa claustration lui impose une extrême réserve.

Comme le font tant d’autres larves d’hyménoptères logées très à l’étroit, elle diffère, jusqu’au moment de la transformation, le débarras de ses déchets digestifs. Alors, en une fois pour toutes, se rejette l’immonde amas dont la nymphe, délicat organisme en résurrection, ne doit garder la moindre trace. Cela se retrouve plus tard, en toute loge vide, sous forme d’un tampon d’un noir violacé.

Mais sans attendre cette épuration finale, ce bloc, de temps à autre s’évacuent de maigres résidus, aussi limpides que de l’eau. Il suffit de tenir une larve de Guêpe dans un petit tube de verre pour reconnaître ces excrétions fluides, de loin en loin rejetées.

Eh bien, je ne vois pas autre chose qui puisse expliquer le plongeon des vers de la Volucelle au fond des cellules sans blesser les larves. Ils y recherchent cette humeur, ils en provoquent l’émission. C’est pour eux une friandise qui s’ajoute à la nourriture plus substantielle fournie par les cadavres.

Officier de santé de la cité vespienne, la Volucelle remplit double office : elle torche les enfants de la Guêpe, elle débarrasse le guêpier de ses morts. Aussi, est-elle accueillie paisiblement, en auxiliaire, quand elle pénètre dans le terrier pour y déposer ses oeufs, aussi, au coeur même de la demeure, où nul ne vaguerait impunément, sa larve est-elle tolérée, mieux que cela, respectée.

Rappelons-nous le brutal accueil fait aux larves de Saperde et d’Hylotome que je dépose sur un gâteau. Aussitôt happés, meurtris, lardés de l’aiguillon, les misérables périssent. C’est une tout autre affaire avec les fils de la Volucelle. Ils vont et viennent à leur guise, sondent les cellules, coudoient les habitants, et nul ne les moleste. Précisons par quelques exemples cette mansuétude, bien étrange chez l’irascible Guêpe.

Pendant une paire d’heures, mon attention se porte sur une larve de Volucelle établie dans une cellule, côte à côte avec la larve de Guêpe, maîtresse de céans. L’arrière-train émerge, étalant ses papilles. Parfois aussi se montre l’avant pointu, la tête, qui se meut avec de brusques oscillations de serpent. Les Guêpes viennent de se remplir le jabot à la flaque de miel ; elles distribuent la becquée. Le travail est très actif, et les choses se passent en pleine lumière, sur une table, devant la fenêtre.

Allant d’une cellule à l’autre, les nourrices, à nombreuses reprises, frôlent l’intrus, l’enjambent. Elles le voient certainement. L’autre ne bouge, ou, piétiné, rentre pour reparaître tout aussitôt. Quelques-unes des passantes s’arrêtent, penchent la tête sur l’orifice, semblent s’informer, puis repartent sans autrement se préoccuper de l’état des choses. L’une d’elles fait mieux : elle essaye de donner la becquée au légitime propriétaire de la loge ; mais celui-ci, comprimé par son visiteur, ne se sent pas en appétit et refuse. Sans le moindre signe d’inquiétude au sujet du nourrisson qu’elle vient de voir en gênante compagnie, la Guêpe se retire, va distribuer ailleurs sa gorgée.

En vain mon observation se prolonge : d’émoi, il n’y en a pas. On traite le ver de la Volucelle en ami, ou du moins en indifférent. Nul essai pour le déloger, le harceler, le mettre en fuite. Le ver non plus ne semble guère se préoccuper des allants et des venants. Sa tranquillité dit qu’il se sent chez lui.

Soit encore le témoignage que voici. Le ver est plongé, la tête en bas, dans une cellule vide, trop étroite pour le recevoir en entier. L’arrière déborde, très visible. De longues heures il stationne, immobile, dans cette position. A tout instant des Guêpes passent et repassent tout à côté. Trois d’entre elles, tantôt ensemble et tantôt isolées, viennent rogner les bords de la cellule ; elles en-détachent des parcelles qu’elles réduisent en pâte pour un nouvel ouvrage.

Si les passantes, préoccupées de leurs affaires, n’aperçoivent pas l’intrus, ces dernières certainement le voient. Pendant leur travail de démolition, elles le touchent des pattes, des antennes, des palpes, et cependant nulle n’y prend garde. Le gros ver, si reconnaissable à sa tournure étrange, est laissé tranquille, et cela au grand jour, sous les regards de tous. Qu’est-ce donc lorsque la profonde obscurité des souterrains le protège de ses mystères !

Je viens d’expérimenter avec des larves de Volucelle déjà fortes et colorées de ce roux sale que l’âge amène. Quel effet produira le blanc pur ? Je sème à la surface des gâteaux des larves récemment issues de l’oeuf. Les vermisseaux neigeux gagnent les cellules voisines, y descendent, en ressortent, cherchent ailleurs. Très pacifiquement, les Guêpes les laissent faire, insoucieuses des petits envahisseurs blancs comme des gros envahisseurs roux.

Parfois, quand elle pénètre dans une loge occupée, la bestiole est saisie par la propriétaire, la larve de Guêpe, qui la happe, la tourne et la retourne entre les mandibules. Est-ce morsure défensive ? Non, mais simple confusion avec une bouchée présentée. Le mal n’est pas grand. Grâce à sa souplesse, le petit ver sort intact des tenailles et continue ses recherches.

L’idée pourrait nous venir d’attribuer cette tolérance à quelque défaut de perspicacité dans le coup d’oeil des Guêpes. Voici de quoi nous détromper. J’introduis isolément dans des cellules vides une larve de Saperde scallaire et une larve de Volucelle, toutes les deux blanches et choisies de façon à ne pas remplir tout à fait la loge. Leur présence ne se révèle que par la pâleur du râble qui fait tampon à fleur de l’orifice. Un examen superficiel resterait indécis sur la nature du reclus. Les guêpes ne s’y méprennent pas : elles extirpent le ver de la Saperde, le tuent, le jettent aux gémonies ; elles laissent en paix le ver de la Volucelle.

Les deux étrangers sont très bien reconnus dans le secret des cellules: ici est l’importun qu’il faut chasser, ici se trouve l’hôte habituel qu’il faut respecter. La vue vient en aide, car les événements se passent au grand jour sous la cloche ; mais les Guêpes ont d’autres moyens d’information dans l’obscurité du terrier. Si je fais la nuit en couvrant l’appareil d’un voile, le meurtre des non tolérés ne s’accomplit pas moins.

Ainsi le veut la police du guêpier : tout étranger surpris, doit être massacré et jeté aux ordures. Pour déjouer cette vigilance, il faut aux vrais ennemis une immobilité sournoise, une dissimulation de haute scélératesse. Mais le ver de la Volucelle ne se dissimule pas. Il va et vient, à découvert, où bon lui semble ; il recherche au milieu des Guêpes les cellules à sa convenance. Qu’a-t-il donc pour se faire ainsi respecter ?

La force ? Certes non. C’est un inoffensif que la Guêpe découdrait d’un coup de ses cisailles. Atteint de l’aiguillon, il serait foudroyé. C’est un hôte connu, à qui, dans un guêpier, nul ne veut du mal. Pourquoi ? Parce qu’il rend des services ; loin de nuire, il travaille à l’assainissement. Ennemi ou simplement importun, il serait exterminé ; auxiliaire méritoire, il est respecté.

Alors quelle nécessité pour la Volucelle de se déguiser en Guêpe ? Gris ou bariolé, tout diptère est admis dans le terrier du moment qu’il est utile à la communauté. Le mimétisme de la Volucelle, l’un des plus concluants, dit-on, est, en somme, une puérilité. L’observation patiente, en continuel tête-à-tête avec les faits, n’en veut pas ; elle l’abandonne aux naturalistes de cabinet, trop enclins à voir le monde des bêtes à travers l’illusion des théories.

 

source : Souvenirs entomologiques, Jean-Henri FABRE, 1903, VIIIème Série, Chapitre 21. 

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Les trois Mouches

Posté par othoharmonie le 30 avril 2012

 


Fichier:Urophora.cardui.female.jpgDans une auberge isolée, un samouraï est installé, seul à une table . Malgré trois mouches qui tournent autour de lui, il reste d’un calme surprenant. Trois rônins entrent à leur tour dans l’auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l’ homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s’assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï. Celui-ci reste imperturbable, comme s’il n’avait même pas remarqué la présence des trois rônins. Loin de se décourager, les rônins se font de plus en plus railleurs. Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu’il tenait à la main . Puis calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu’il venait de provoquer parmi les rônins. En effet , non seulement ceux-ci s’étaient tus, mais pris de panique , ils n’avaient pas tardé à s’enfuir. Ils venaient de comprendre à temps qu’ils s’étaient attaqués à un homme d’une maîtrise redoutable . Plus tard, ils finirent par apprendre , avec effroi, que celui qui les avait si habilement découragés était le fameux Miyamoto Musashi.

spiritualité Bouddhiste. 

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Genèse de la mouche chapitre 8

Posté par othoharmonie le 28 avril 2012

 

Chapitre 8 - Le 20 Mars 1842 -

De la gestion de la lumière dans la création et de l’importante mission qu’a à ce sujet la mouche .

 Afin que vous puissiez comprendre à fond les choses très importantes qui suivront, il est nécessaire de jeter un petit coup d’oeil rétrospectif sur ce qui a déjà été dit jusqu’à présent au sujet de la partie polaire positive de notre mouche, c’est-à-dire qu’elle est un point de concentration de la vie.

Cétoine dorée (Cetonia aurata)Tournez attentivement votre regard vers le Soleil. Qui de vous sera jamais à même de mesurer la limite extrême atteinte par ses ultimes rayons? On ne pourra certainement pas appeler cela une distance insignifiante. Si vous considérez que l’âge du soleil dépasse les cent mille décillions d’années, période de temps pour vous inconcevablement longue durant laquelle le soleil a diffusé sans arrêt ses rayons dans l’espace infini, de sorte que ces rayons dont les premiers s’en allèrent de lui, parcourent encore leur chemin dans l’immensité; mais d’un autre côté aussi, un nombre immense de rayons a fait et fait toujours

retour à lui de ces points, où les rayons ont été recueillis et concentrés; alors vous pourrez comprendre de manière d’autant plus sûre et profonde ce qui vous a été exposé précédemment au sujet des points de recueillement de la vie, d’autant plus que le soleil qui brille chaque jour vous dit bien clairement et à haute voix:

 « Vous voyez, il y a bien longtemps déjà que Je dispense mes rayons dans l’espace infini, et pourtant ma lumière n’est point devenu plus faible qu’elle ne l’a été en ces temps pour vous infiniment lointains. »

 Mais à ce propos surgira en vous facilement la question: Comment donc le soleil pourra-t-il récupérer ces rayons qui, partis de lui dans les premières temps de son existence, parcourent encore l’infinité des espaces ?

 Là dessus Je vous répondrai que cela ne nuit absolument pas à la chose, parce que les rayons peuvent s’éloigner encore de distances des décillions de fois plus grandes; le jour viendra où ils trouveront eux-aussi un point qui leur barrera la voie, et les contraindra au retour.

 Genèse de la mouche chapitre 8 dans MOUCHE 220px-MoucheaDamierEt ainsi aussi vous pourrez peut-être dire: Comment se renouvelle donc la lumière du soleil, si l’on doit admettre que celle-ci en s’en allant ne peut certes y retourner qu’en des proportions très restreintes, à cause des longs parcours qu’elle doit faire, et des peu de points d’arrêt visibles?

 Ce fait aussi ne compromet en rien notre question, car même si les propres rayons du soleil ne retournent vers lui seulement qu’en de pauvres proportions, il est d’un autre côté lui-même un point de concentration, et, comme tel, il recueille les rayons de plus d’un milliard de soleils, les intensifie et les distribue ensuite à nouveau plus concentrés!

 Vous voyez donc, en considérant tant soit peu tout cela, que vous pouvez toucher pour ainsi dire toucher du doigt de quelle façon l’économie de la lumière a été organisée par Moi d’éternité en éternité, et qu’ainsi pas même le plus petit atome n’erre dans l’immensité de l’éther infini sans un but. La chose est certes quelque peu difficile à comprendre pour un esprit qui n’est pas habitué à considérer les grandes choses; mais un exemple pris dans le cadre de la création, que Je veux encore ajouter, sera certainement très utile à votre esprit afin qu’il soit en mesure de comprendre le retour des rayons et leur interaction dans l’économie de la lumière.

Et voici donc: Dans l’espace qui se trouve entre deux soleils, espace certes bien vaste selon vos concepts, en tous ces points où les rayons issus des deux soleils se rencontrent, là aussi justement ces mêmes rayons qui voyagent, deviennent peu à peu, mutuellement, tout autant de points d’arrêt.

 Mais vous Me demandez déjà comment et de quelle manière? À cette question on peut répondre très facilement et de manière bien compréhensible, du moment que vous devez certainement admettre qu’un rayon issu d’un soleil, bien qu’impondérable et subtil, est néanmoins contenu dans l’espace et dans le temps, et qu’il doive donc être quelque chose de matériel.

 Donc, quand ces rayons de deux soleils se rencontrent, ils sont, justement en tant que rayons de soleils, naturellement dotés aussi de la même polarité. Mais il vous est connu, que des polarités identiques ne s’attirent jamais, mais bien plutôt se repoussent toujours; or s’il y a dans votre coeur seulement un peu de saine intelligence, il vous paraîtra manifeste, après ce qui a été dit, que si des rayons se rencontrant de cette façon se repoussent réciproquement, ils se renvoient en quelque sorte mutuellement à leur source d’origine.

 Mais qu’arrive-t-il ensuite, quand les rayons de plusieurs soleils se rencontrent nécessairement, comme il est naturel, en un lieu à peu près également éloigné de tous ces soleils, de sorte que des rayons provenant de toutes les directions possibles et imaginables se croisent en ce point?

 Lucilia caesar Cela est certainement une question un petit peu différente; toutefois pour ne pas vous retenir trop longtemps éloignés de la question principale, Je vous dis tout bonnement et ouvertement ce que vous-mêmes auriez aussi relevé après quelque réflexion un peu plus sérieuse, qu’en ce point de l’espace se produit un conflit de rayons, et précisément pour le motif qu’une partie de ces rayons coupent perpendiculairement les lignes de l’autre partie de rayons, et se rencontrent là; un croisement qu’il faut vous représenter en imaginant nombre de ces croix comme superposées les unes sur les autres avec un point central commun, de sorte que de ce point partent visiblement une multitude de rayons.

 Ces rayons qui parcourent l’espace et qui en un point donné Se croisent, neutralisent nécessairement la polarité, et sont ainsi un empêchement à ce que les autres rayons, qui les coupent perpendiculairement, puissent commencer aussitôt leur retour. II s’ensuit qu’après de longues périodes, en un tel point il se forme un noyau de rayons, ou bien en un terme pour vous encore plus compréhensible, un noeud de lumière; lequel noeud va en s’intensifiant toujours plus, acquiert avec le temps une sorte de densité nébuleuse et subtile, et devient de cette façon toujours de plus en plus pesant.

 Or, en considérant que les soleils accomplissent eux aussi, comme les planètes leur révolution autour d’un autre corps central, il s’ensuit que ce soleil qui durant le parcours sur son ample orbite passe le plus près de ce noeud de lumière, l’attire de manière tout à fait naturelle dans sa sphère et le dévore.

 Et maintenant que vous savez cela, Je peux vous dire que ceci est effectivement et réellement la manière dont les comètes tirent leur origine; mais Je sens que déjà en vous surgit une autre question, dont la teneur est la suivante: « Oui, mais comment donc arrive-t-il alors, que ces comètes continuent à subsister, et qu’elles ne sont point entièrement absorbées par ce soleil qui les a attirées à lui? »

La réponse, vous pourriez vraiment la trouver déjà en ce qui a été dit plus haut; toutefois pour vous épargner la fatigue d’y trop réfléchir, Je vous dirai plutôt tout de suite que la cause tient dans la neutralisation des rayons signalée auparavant; car, voyez-vous, moyennant cette neutralisation, ou pour parler de manière pour vous encore plus accessible, moyennant ce relâchement, les rayons qui se sont accumulés de cette façon prennent un caractère négatif, et forment ainsi, par rapport au soleil, un point de polarité contraire, lequel ensuite, selon les lois éternelles de Mon Ordre, se trouve donc dans la condition permanente d’accueillir en lui ces rayons solaires de polarité positive qui viennent à sa rencontre, de les attirer, et de les employer ainsi à son propre accroissement.

 Que telle soit l’action d’une comète, vous le montre clairement en premier lieu cette masse nébuleuse bien souvent de grande étendue qui l’entoure, masse qui ordinairement se rassemble du côté exposé au soleil en une sorte de longue queue; mais qu’est vraiment cette queue?

Cette queue, voyez-vous, n’est vraiment rien d’autre qu’un effet de l’arrêt des rayons qui partent du soleil, rayons qui par la polarité négative sont bloqués dans leur puissance initiale d’irradiation du soleil, et avec leur retour vers le corps qui les attire se rendent visibles sous la forme d’une masse vaporeuse extrêmement ténue.

 Vous voyez donc, de cette façon le soleil a fait l’acquisition d’un nouveau convive, qui consommera un très grand nombre de ses rayons avant d’atteindre la densité d’une planète; mais une fois cette densité atteinte, ce convive, contraint à cela par sa propre gravitation centrale, restitue au soleil, sans détriment pour sa propre individualité, ses rayons en quantités innombrables; car ce corps dans sa nouvelle qualité de planète ne recueille pas seulement les rayons de ce soleil dans le système duquel il se trouve, mais bien aussi les rayons des innombrables autres corps solaires qui l’environnent de tous les côtés; et de ces rayons il en absorbe en grandes masses, et les reconduit ensuite pour ainsi dire à leur propre mère.

150px-Calliphora_vomitoria_Portrait dans MOUCHE Ceci est donc pour nous désormais chose connue; mais Je M’aperçois qu’à nouveau surgit en vous une autre question; à savoir, que vous dites: « Tout ceci est bien, mais qu’aura à faire notre petite mouche avec la formation des comètes et le renvoi des rayons solaires ? »

 Et Je vous réponds: Patientez encore un petit peu seulement, car après le grand grondement d’un nouveau corps céleste, né de la façon qui vient d’être décrite, va venir le bourdonnement de notre mouche.

 Mais avant de faire cela de manière compréhensible pour vous, nous devons nécessairement jeter un regard rapide sur ces rayons eux-mêmes qui partent d’un soleil, et examiner ce que sont donc vraiment en elles et par elles-mêmes ces impondérables particules lumineuses qui jaillissent d’un soleil.

 Certes, vous le savez déjà en partie; toutefois une petite répétition sur ce sujet ne nuira absolument pas; écoutez donc: ces atomes irradiants de lumière sont tout à la fois, comme vous le savez déjà, le premier degré et la raison d’être de la formation des petits animaux atomiques de la lumière déjà connus de vous. Vous voyez donc, l’agglomération de ces atomes de lumière destinée à devenir plus tard un noyau planétaire, correspond en même temps aussi à un entassement de la vie animale précisément dans le noyau planétaire même. Mais comment commence cette vie animale sur une semblable nouvelle planète? La vie animale en ce cas se manifeste nécessairement de manière double, c’est-à-dire, en premier lieu dans une vie négative qui est la vie végétale; lorsque cette vie a atteint la saturation nécessaire, et n’est plus capable d’assimiler toute la force vitale polaire qui afflue à la planète, commence alors naturellement et nécessairement à se manifester une vie polaire positive, laquelle, par suite de la sursaturation de la vitalité négative, trouve ensuite un aliment suffisant pour elle.

 Mais sous quelle forme se manifeste cette première vie polaire positive ?

 Il suffit que vous preniez un microscope et que vous soumettiez à l’examen une goutte d’eau qui se soit putréfiée par la présence de particules végétales, ou bien que vous examiniez tout simplement même le suc pressé de quelque plante, et avec beaucoup d’étonnement vous apercevrez des armées entières de petits animaux(*); et après cela, vous comprendrez tout à fait clairement et sans fatigue comment le pôle vital négatif s’inverse et passe à la vitalité polaire positive.

 Vous voyez donc, Mes chers enfants, lorsque la vie animale, comme en ce cas, commence à se former, il ne peut plus y avoir de moments d’arrêt; mais, au contraire, elle avance graduellement sur le chemin du retour vers le Centre primordial de toute vie.

 Cependant, comme en vertu de l’ordre éternel, en toute chose est établi un déroulement graduel, qui n’est en soi et par soi-même rien d’autre qu’un perfectionnement toujours plus grand et une concentration de la vie, comme cela se produit déjà très naturellement avec le retour des rayons, qui deviennent eux aussi naturellement toujours plus intenses au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de leur lieu d’origine; ainsi est-il également naturel que la vie ne puisse pas se hâter de retourner à sa source première dans un semblable état de dispersion, mais qu’elle doive se rassembler en des formes toujours plus denses, et de cette manière retourner à son Origine éternelle. – Mais quel est donc le prochain degré où cette première vitalité polaire positive se consolide?

Et maintenant, Mes chers enfants, faisons entrer en scène notre mouche ! Celle-ci, voyez-vous, est le premier petit animal à habiter une semblable planète nouvellement née; car, comme vous le savez, de nos jours encore ce petit animal absorbe en lui une nourriture telle, que des trillions de vies se rassemblent en lui en une seule vie; et maintenant vous pouvez bien comprendre pourquoi Je vous ai dit auparavant: encore un peu de patience seulement et ensuite nous entendrons bien vite notre mouche bourdonner après le puissant grondement de notre nouvelle formation planétaire.

220px-Asilidae Et vous comprendrez aussi ce qu’il y a de plus élevé, c’est-à-dire que la mouche devient un point de concentration de la vie.

 Mais Je dois encore ajouter que, considérée comme point de concentration de vie, une simple mouche compte plus que notre embryon planétaire nouvellement formé; et si vous pesez bien tout cela, vous devez admettre aussi combien au-dessus de la matière extérieure est placée la vie, même dans une toute première étincelle, et vous devrez convenir également, quelle haute place revient à la vie d’un simple homme, bien au-dessus de tous les soleils et de toutes les planètes d’un gousse globale d’univers déjà connue de vous.

Et si vous avez compris cela, il ne vous sera pas non plus difficile de comprendre pourquoi Moi, en tant que Vie originelle de toute vie, Je suis venu comme Père et Rédempteur sur la Terre, et pourquoi J’ai fait de l’homme Mon Enfant; et pourquoi Je lui ai préparé une voie qui conduit à Mon Coeur; et enfin vous comprendrez mieux aussi pourquoi Je vous disais:

 « La mouche, la mouche, elle vous chante la victoire! »

La victoire, à vrai dire, ne se révèle pas encore complète; mais la suite de ces communications vous fera voir clairement, combien la victoire est déjà manifeste; et pour aujourd’hui nous en resterons là.

 Extrait de : Une démonstration naturelle pour éclairer l’éternelle vérité :  »Dieu est Amour » Reçu par la Grâce du Seigneur par Jacob Lorber  1942

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Le Peuple des Grenouilles nous parle (2)

Posté par othoharmonie le 10 avril 2012

Le Peuple des Grenouilles nous parle (2) dans GRENOUILLE 250px-Benny_Trapp_Pelophylax_cf_bergeri Nous, du peuple des grenouilles, sommes en charge d’un des plus grands éléments transformateurs et nourrissants qui soit : la pluie !  La pluie représente la purification par l’eau, la fluidité, les émotions qui circulent, l’apaisement…  C’est par elle que la terre et toutes les consciences qu’elle porte se régénèrent, se transforment, se nourrissent.  Sur cette planète, il n’y a rien de plus puissant ou de plus important que l’eau, cette “matière” fluide qui compose la plus grande partie de votre corps.  Il n’y a pas de plus grande clé sur cette terre que celle de la connaissance de l’eau, matrice de toute vie.  Au niveau atomique, elle contient toutes les mémoires, tous les codes d’ADN, toutes les possibilités.  Elle est une force incontournable que ni le feu, ni le vent, ni la terre ne peuvent arrêter ou contenir lorsqu’elle se déchaîne !

Frères humains, la compréhension même de votre existence se loge dans l’eau mais pourtant, vous commencez à peine à percer ses mystères.  Oui, nous du peuple des grenouilles, possédons une partie de ce savoir sur l’eau et nous l’appliquons à l’aide des sons que nous produisons, pour le plus grand bien des écosystèmes et des habitants de cette planète !  Pour nous, il n’y a pas de plus grand rôle et c’est avec joie que nous produisons les chants rythmés nécessaires à la pluie et instigateurs de purification. 

Bien souvent, notre réalité est définie par l’étang où nous vivons ou même par le nénuphar sur lequel nous nous installons.  Nous sommes des êtres méticuleux et nous nous attardons aux détails, aux subtilités qui rendent unique chaque nénuphar, chaque roche, chaque  petite plage sablonneuse, chaque quenouille.  De par nos sons et chants rythmés et notre attention, nous tentons toujours d’harmoniser notre entourage et de rendre l’amour qui nous est si généreusement donné.

Voici ce que nous aimerions bien vous transmettre, amis humains : c’est cette connexion (sensation d’appartenir, de faire UN) avec toutes choses qui permet d’expérimenter l’amour inhérent à toute vie, qu’elle soit animale, végétale, minérale ou humaine.  Prenez le temps de vous connecter simplement au nénuphar où vous habitez… votre coin de terre, votre demeure…

 Phyllomedusa azureaConnectez-vous réellement avec votre cœur, pour ressentir, à chaque instant, l’amour qui vous est donné.  Si vous réussissez, nous pensons bien que vous éprouverez le besoin de chanter, amis humains !  Pour nous, lorsque nous sautons d’un nénuphar à un autre, nous changeons complètement de réalité, sans l’attachement au passé.  Voilà une autre de nos grandes qualités. 

Nous vivons dans le moment présent, émerveillées par la réalité que nous ressentons sous nos pattes et autours de nous !

Il est bon de mentionner que nous effectuons aussi, de par nos habitudes alimentaires, une autre purification.  En mangeant des insectes (en grande partie des mouches) nous maintenons un équilibre fort précaire et nous nettoyons votre organe de pensée. Voyez-vous, les mouches ainsi que plusieurs types d’insectes catégorisés par vous comme “”nuisibles”, représentent en fait vos pensées négatives.  Le déséquilibre actuel dans le royaume des insectes est dû aux nombreux déséquilibres écologiques et à la pollution, tant physique que mentale !  Vous avez perdu le contrôle sur votre organe de pensée, frères humains, et les insectes vous le reflètent !

 Phyllomedusa atelopoidesIl est vrai que nous avons de gros yeux mais ce n’est pas avec notre vision que nous attrapons des insectes !  Notre vision est très différente de la vôtre, amis humains, et nous ne nous fions pas beaucoup à elle pour percevoir ce qui nous entoure.  Nous sommes des Êtres sensoriels et nous ressentons à travers notre peau les mouvements, les changements de toutes sortes et la présence d’autrui…  Oui, notre peau est notre plus important organe de perception.  A travers elle, nous recevons toutes sortes d’informations et de sensations, pour la plupart fort agréables !  Vous aussi, amis humains, seriez fort avantagés si vous utilisiez d’avantage vos pores de peau pour faire l’expérience de la vie et recevoir l’information qui vous est nécessaire.  Pour vous, dans bien des cas, la vision est le sens prédominant.  En utilisant d’avantage les capacités sensorielles contenues dans votre peau, vous pourriez vous ouvrir à des univers totalement différents et fascinants.  Amis humains, nous vous mettons au défi d’essayer …

Nous aussi, comme d’autres frères et sœurs du règne animal, sommes menacées de disparition à plusieurs endroits de votre planète.  Nous, du peuple des grenouilles, amenons les bienfaits de l’élément eau sur terre, car nous vivons dans ces deux éléments.  Nous sommes des ambassadrices et des régulatrices.  Nous veillons aussi à maintenir l’équilibre et nous sommes considérées comme des “guérisseuses” car nous soignons les étendues d’eau malades. Là où nous sommes en voie de disparition, un grand déséquilibre existe dans l’élément eau et dans l’entourage immédiat des points d’eau…

 Phyllomedusa palliataNous le répétons : il n’y a pas d’élément plus important pour vous ici sur terre.  Si vous maîtrisez, comprenez et protégez l’eau dans toutes ses manifestations, vous serez maîtres de vous-mêmes et de cette merveilleuse planète.  L’eau contient la clé et on retrouve cet élément partout : dans vos émotions, dans sa présence physique en vous et autour de vous et surtout dans la fluidité vers laquelle le peuple humain est appelé à retourner !  En effet, les êtres humains vivent depuis des milliers d’années, dans une sorte de carcan rigide, conséquence directe de l’illusion d’être séparé du Grand Tout…  Ce carcan est en train de disparaître car la Mère-Terre ne peut plus supporter les abus des êtres rigides et déconnectés.  La véritable nature de l’Homme est fluide.  Ceci est une grande vérité et l’humain retourne actuellement vers cet état.  Ceux qui ne peuvent pas se séparer de leur carcan et qui préfèrent continuer à vivre dans l’illusion de la séparation, devront poursuivre leur expérience en d’autres lieux…  La Mère-Terre est en pleine purification car l’humanité est appeler à se souvenir de sa connexion au Grand Tout et à reprendre sa juste place. 

Le chant rythmé des grenouilles est très important pour maintenir l’équilibre eau/terre et appeler la pluie purificatrice et nourricière, la pluie qui réveille en vous la compréhension du véritable rôle que vous avez à jouer sur terre.  Dans l’exercice de ce rôle, il est prévu que vous soyez à l’écoute des animaux et nous les grenouilles avons plein de choses à vous partager ! Si vous vivez dans un endroit où vous pouvez entendre nos chants, cela est très bénéfique pour vous.  Il est sage de vous laisser bercer par nos croassements pour vous endormir…  De plus, notre présence garantit l’équilibre écologique de votre environnement immédiat.  Lorsque nous disparaissons massivement d’un lieu, cela annonce toujours un grave déséquilibre environnemental ou un empoisonnement de notre milieu de vie.  Si notre milieu de vie est empoisonné, le vôtre l’est aussi.  Il en revient à vous, amis humains, de voir avec vos yeux et d’agir pour transformer ces déséquilibres parfois fort importants.

Nous, du peuple des grenouilles, espérons que vous aurez enfin le courage de purifier votre être, purifier votre environnement et protéger vos écosystèmes…  Nous pouvons vous guider mais nous ne pouvons faire le travail à votre place !

Salutations, amis humains.

Chanalisation du peuple animal : Source : http://www.communication-animal.ne

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Vache Expressions

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

vache1Ce n’est pas la vache qui beugle le plus fort qui a le plus de lait.


Ce proverbe d’origine gaélique est sans aucun doute très simple à interpréter : c’est pas ceux qui font le plus de bruit qui sont ceux qui sont les mieux. De ceux qui préfèreraient la « tchatche » ou la « dissertation » à la réflexion patiente, la critique à la pratique ? Il faut de tout pour faire un troupeau, des vaches qui beuglent plus fort que les autres, des vaches qui ont des cornes pas comme les autres, des qui font plus de lait et des qui visent les bottes du fermier pour faire leurs bouses….   


Le pis de la vache du voisin est toujours plus grand

Ce proverbe est serbo-croate. On ne peut pas dire que ce proverbe pose de grand problème d’interprétation : le voisin est toujours plus riche, ses poutres sont toujours plus grosses que nos pailles.
  

vache fleurieParler français comme une vache espagnole.


Cette expression apparaît très désagréable à l’intention de nos voisins espagnols. Surtout que les espagnols ne parlent à priori pas plus mal le français que les russes, les allemands ou les mexicains. D’après certaines recherches sérieuses, il apparaîtrait que cette expression aurait beaucoup évolué au fil du temps, et que sa forme d’origine serait : « parler français comme un basque l’espagnol« . Cette hypothèse – énigmes impossibles à résoudre.
Mais si vous avez un avis très précis sur le sujet, n’hésitez pas ! 

La vache la première au pré, lèche toute la rosée. 

Logique : premier arrivé, premier servi !  Il pleut comme vache qui pisse !


Décidément, chez la vache, nous n’avons pas peur d’aborder les sujets tabous ou d’effleurer certains de ces sujets qui peuvent fâcher ou choquer. Il suffit d’avoir assisté à ce spectacle ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie pour comprendre exactement le sens de cette phrase … quand il pleut comme vache qui pisse, ça veut dire qu’il pleut beaucoup, vraiment beaucoup. Il pleut à pas mettre un pied dehors, ni un chat,  il pleut des cordes.  

vache mangeC’est la vache qui fait vivre les Dieux, la vache qui fait vivre les hommes ; la vache, c’est tout ce qui est, tout ce qui regarde le soleil.


Un proverbe hindou. Les hindous croient que la vache est l’incarnation de tous les dieux du panthéon, lorsqu’elle régit l’ordre divin, qu’elle est issue de la « mer de lait primordiale ». Ils ont tout compris: la vache est en chacun de nous.
  
Chacun son métier, et les vaches seront bien gardées.


Veut-il dire : « Occupez-vous de vos oignons, et cessez de regarder chez le voisin (?) Ou tout simplement : « chacun à sa place… et chacun à sa place » ?
Difficile d’interpréter aujourd’hui, dans ce monde pétri de modernité, ce qu’ont voulu dire nos ancêtres qui, il faut bien le dire, s’exprimait un peu en paraboles … 

Vache rumineOn ne trait pas les vaches par les cornes, (de part chez moi on le dit !).
 

Cela veut-il dire que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre je crois. Ou bien que c’est pas la peine d’avoir des vaches avec des jolies cornes, vu que ça les aide pas à avoir plus de lait ? Ou bien encore qu’il faut pas tourner autour du pot ? 

Le proverbe dirait « On ne traîne pas les vaches par les cornes ». Mais, là, vu qu’y disent qu’y faut pas les traire par les cornes, alors que c’est évident que c’est pas par là que le lait sort, c’est pas facile à interpréter, du coup. Donc prenons nous-y dans le bon sens.. En tout cas, ça fait vraiment un effet « boeuf » dans la conversation.

vaches

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