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Mythe de l’oiseau-mouche

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012

Les mythes amérindiens accordent souvent un rôle important aux Trochilidae.

Mythe de l'oiseau-mouche dans MOUCHE 300px-Nazca_colibriEn Mésoamérique, en particulier, le dieu tribal emblématique du peuple aztèque, Huitzilopochtli, était fortement associé aux oiseaux-mouches. De par son nom, d’abord, qui peut se traduire par « oiseau-mouche de gauche » (la gauche symbolisant le sud, traditionnellement associé à la mort), mais aussi parce que, dans la mythologie aztèque, les guerriers morts au combat rejoignaient Huitzilopochtli sous la forme d’un oiseau-mouche butinant des fleurs. De fait, l’oiseau-mouche était un animal sacré chez les Aztèques. On retrouve également dans le nom du souverain aztèque Huitzilihuitl le mot nahuatl désignant l’oiseau-mouche, « huitzil », dont l’origine est une onomatopée imitant le son produit par le vol des oiseaux-mouches.

Chez les Taïnos, l’oiseau-mouche est le symbole du semeur de la vie sur Terre et celui de la renaissance de la nation indienne dans les Caraïbes et la Floride.

Les Ohlones racontent que l’oiseau-mouche a apporté le feu aux hommes. Un des géoglyphes de Nazca dépeint un oiseau-mouche.

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Dionée Attrape-mouche

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012

La Dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula) est une plante carnivore, sans doute la plus connue et la plus emblématique. C’est une plante vivace herbacée de la famille des Droseraceae. C’est la seule espèce du genre monotypique Dionaea.

Fichier:Dionaea muscipula piège vu de profil.jpgEn 1763, Arthur Dobbs, alors gouverneur de la Caroline du Nord, attira pour la première fois l’attention du public et des scientifiques européens sur la plante. Aux environs de 1770, Carl von Linné, botaniste suédois, étudia le végétal et le nomma « Venus flytrap » (« Vénus attrape-mouche ») en s’inspirant de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté dans la mythologie romaine. Néanmoins, on doit la description valide de la plante à John Ellis. Le mécanisme de capture de la « Vénus attrape-mouche » est stupéfiant, et poussa Charles Darwin à dire que la dionée était « l’une des plantes les plus merveilleuses au monde ». La carnivorité de la dionée n’a été démontrée, par Charles Darwin, que vers 1865.

Les feuilles de la Dionaea muscipula sont disposées en rosettes d’un diamètre variant de 10 à 15 centimètres à taille adulte (bien plus pour certaines variétés de culture) et sont composées d’un limbe en deux parties. L’inférieure a une largeur très variable par rapport à sa longueur, elle-même variable selon les variétés. La partie supérieure du limbe est formée par le piège, une sorte de mâchoire composée de deux lobes séparés et reliés par une nervure centrale épaisse. À la périphérie des deux lobes, on trouve une série de 15 à 20 dents marginales légèrement courbées vers l’intérieur. À la bordure des lobes et située sur la face interne des parois, la bande périphérique comporte des petites glandes sessiles qui sécrètent un nectar riche en glucides afin d’attirer les proies. La surface digestive (ou surface interne) sur laquelle se dressent trois poils disposés en triangle se trouve au centre des deux lobes et est couverte d’une multitude de glandes digestives.

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Herbe aux mouches

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012

Herbe aux mouches dans MOUCHE 200px-Inula_conyza1L’herbe aux mouches ou œil de cheval (Inula conyza) est une plante herbacée vivace de la famille des Astéracées

C’est une plante poilue, aux tiges érigées se ramifiant aux extrémités, aux feuilles entières, aux fleurs en petits capitules allongés, sans ligules, jaune-verdâtre.

  • organes reproducteurs:
  • graine:
  • Habitat et répartition:
    • Habitat type: ourlets basophiles médioeuropéens, xérophiles, occidentaux
    • Aire de répartition: eurasiatique
  • Les Grecs utilisaient l’herbe aux moucherons, sèche, étendue sous le blé pour éloigner les rongeurs ; Palladius consigna cette pratique dans son De re rustica.

données d’après: Julve, Ph., 1998 ff. – Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 200

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Amanite pourquoi tue-mouches

Posté par othoharmonie le 21 avril 2012

 

 Amanite tue-mouchesAmanita muscaria, de ses noms vernaculaires en français Amanite tue-mouches ou Fausse oronge est un champignon basidiomycète de la famille de amanitaceae. Toxique et psychotrope, c’est l’un des nombreux représentants du genre amanite, et certainement le plus connu. Originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord, Amanita muscaria a été introduite accidentellement dans de nombreux pays de l’hémisphère sud, principalement comme symbiote des pins cultivés. C’est aujourd’hui une espèce cosmopolite. Elle s’associe avec les racines de différents feuillus et conifères. Plusieurs variétés ont été identifiées. La variété muscaria est la plus courante et la plus reconnaissable. Il s’agit d’un sporophore de grande taille, au stipe blanc et à l’hymenium à lamelles blanches, qui à le sommet de l’hymenophore rouge foncé, parsemé de points blancs. Les autres variétés, plus rares, diffèrent par la couleur du dessus du chapeau. Ce sont les variétés orangées guessowii, flavivolvata et formosa, la variété argentée alba, la variété rosée persicina et la variété marron regalis, ces dernières étant classée par certains experts comme une espèce à part, quoique l’analyse phylogénétique proposera une évolution différente qui va préciser l’arbre clasdistique d’Amanita muscaria.

L’intoxication par Amanita muscaria n’est que très rarement mortelle. Elle est surtout connue pour être hallucinogène. Son principal constituant psychoactif est le muscimole. Le champignon a donné son nom à la muscarine, poison du système nerveux parasympathique, et à un type de récepteurs cellulaires, les récepteurs muscariniques, mais qu’il possède en très faible quantité.

Image du champignon par excellence, Amanita muscaria est une des espèces les plus reconnaissables et les plus courantes dans la culture populaire, notamment dans la littérature pour enfants.

Amanita muscaria développe un sporophore de grande taille facilement identifiable. Il pousse généralement en nombre, groupé en basidiome à tous les stades de son développement. L’amanite tue-mouches émerge du sol sous l’apparence d’un œuf, enveloppé dans le tissu pelucheux du voile universel. La dissection du champignon à ce stade révèle une couche jaune sous le voile, caractéristique qui aide à l’identifier. Au cours de la croissance, la couleur rouge apparaît à travers le voile rompu, et les verrues deviennent moins proéminentes; elles ne changent pas de taille mais semblent peu à peu rétrécir par rapport à la surface de chair rouge. L’hymeniphore (chapeau), initialement globuleux, change de forme pour devenir hémisphérique, puis de plus en plus plat à mesure de la maturation.

Amanite pourquoi tue-mouches dans MOUCHE 320px-Amanite_Tue_Mouches_02Ce champignon a été utilisé dans toute l’aire eurasiatique dans un cadre rituel ou chamanique. Après une préparation particulière, son ingestion était censé faire accéder à des états de conscience qui permettaient la communication avec le monde des esprits.

L’amanite tue-mouches contient plusieurs alcaloïdes, mais son caractère psychotrope est principalement dû au muscimole, un alcaloïde produit pendant le séchage du champignon à partir d’un autre alcaloïde, l’acide iboténique présent dans le champignon frais. Ce principe actif est éliminé par les urines qui, notamment chez les peuples sibériens, sont traditionnellement réabsorbées comme boisson enivrante.

C’est le cartographe suédois Philip Johan von Strahlenberg qui décrivit pour la première fois l’usage chamanique de l’amanite tue-mouche, observé par lui au début du xviiie siècle au Kamtchatka. On sait aujourd’hui que cet usage a concerné non seulement la Sibérie mais aussi les régions de l’Oural et du Caucase. Il a perduré au moins jusqu’à la fin du xixe siècle et remonte sans doute à la plus haute antiquité. On mentionne aussi la consommation rituelle de ce champignon dans la Grèce archaïque. 

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Mouche de Hesse

Posté par othoharmonie le 20 avril 2012

 

 Mayetiola destructorLa mouche de Hesse, est une espèce de diptère de la famille des cécidomyies. Il s’agit d’une espèce non gallicole qui cause de sérieux dégâts au blé, à l’orge et au seigle en Europe et en Amérique du Nord.

Bien qu’elle soit originaire d’Asie, elle a d’abord été transportée en Europe. Plus tard, elle est arrivée en Amérique du Nord. On suppose qu’elle est arrivée dans la paille des litières des soldats des troupes de Hesse durant la Révolution américaine (1775–1783). Il y a habituellement deux générations par an mais il peut en avoir jusqu’à cinq. Au printemps, les femelles de couleur foncée dépose environ 250 à 300 œufs rougeâtres sur des plantes, habituellement là où les tiges sont couvertes de feuilles ; les larves se nourrissent de la sève et affaiblissent les plantes au point que celles-ci ne peuvent plus produire de grains.

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Mouche de la Carotte

Posté par othoharmonie le 18 avril 2012

 

 Psila rosaeLa mouche de la carotte (Psila rosae anciennement Chamaepsila rosae) est un ravageur des potagers et des cultures maraichères, et affecte principalement les carottes, mais peut aussi s’attaquer au panais, au persil et au céleri. On trouve la mouche de la carotte en Europe, Asie, Afrique et Amérique du Nord.

C’est la larve qui cause du dommage aux carottes. L’asticot de couleur jaune crème se nourrit aux dépens des couches externes de la racine de la carotte. En automne, elles peuvent se mettre à pénétrer plus en profondeur dans la racine. Les larves sont apodes et mesurent jusqu’à 10 mm de longueur.

Le feuillage se décolore. On peut observer des tunnels brun-rouille sous la couche extérieure des racines matures.

  • Les mouches déposent leurs œufs autour des jeunes carottes, les larves, une fois sorties de l’œuf, creusent un tunnel dans la racine. Puisque les femelles de la mouche de la carotte volent très bas, la meilleure méthode de prévention est de lever une barrière autour du carré de carotte d’au moins 60 cm de haut. On peut aussi utiliser des laines horticoles servant comme toison de couverture. Des variétés nouvelles de carottes plus résistantes à la mouche de la carotte peuvent être testées.
  • Épandre des pelures d’oignon autour des pieds de carottes pour les protéger de la mouche de la carotte.

La culture du poireau en compagnonnage avec celle de la carotte permet de lutter sainement contre la mouche de la carotte.

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Mouche du Chou

Posté par othoharmonie le 15 avril 2012

 

La mouche du chou ou Delia radicum est une mouche mesurant 6 à 8 mm de long, elle est grise et marquée de taches noires.

 Delia radicumC’est un insecte ravageurs des crucifères sauvages ou cultivés comme le chou, le radis, le navet, le colza…

Mouche grise de 6 à 8mm marquée de taches noires. Les femelles ont une durée de vie assez courte (10 à 15 jours) et peuvent pondre environ 150 œufs.

Asticot dont l’extrémité postérieure est ornée d’une couronne de 10 petites pointes noires membraneuses dont 2 sont fendus (dites bifides), ils formerons les stigmates de la pupe. Après éclosion, elle s’enfonce dans le sol et dans les racines dont elle se nourrit.

La Pupe : Petit tonnelet brunâtre de 7 à 8 mm de long. Le stade pupe dure environ 20 jours.

  • 3 à 4 générations par an d’avril à octobre.
  • Deux arrêts de développement dans l’année :
    • En été, les nymphes entrent en quiescence dès que la température du sol où elles se trouvent passe au-dessus de 22 °C, elles en sortent quand la température passe sous les 20 °C.
    • En hiver, les nymphes entrent en diapause vers septembre-octobre avant de reprendre leur développement au printemps suivant.

Ils sont provoqués par les larves sur les racines. Il y a donc des pertes de rendement sur lors des récoltes de graines ou feuilles (colza, choux) ou lors des récoltes des légumes racines (radis…). Les dégâts sur les graines ou feuilles sont dus à une mauvaise absorption des nutriments quant aux dégâts sur légumes racines, ce sont les pourritures qui rendent les récoltes impropres à la consommation. De plus, les pourritures attirent d’autres diptères saprophages.

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La Mouche du melon

Posté par othoharmonie le 14 avril 2012

 

La mouche du melon sévi sur 125 espèces en y pondant ses œufs. L’ensemble des cucurbitacées, à la fois sur des espèces tropicales (pastèque, calebasse, luffa, etc) et tempérées (melon, courgette, concombre, citrouille, courge, poivron, etc) sont touchées ainsi que la tomate, le haricot vert, la dolique mongette et occasionnellement l’aubergine, l’orange, la papaye, la mangue, la pêche, la figue, la passiflore, la margose et la coloquinte. Elle attaque aussi les fleurs, les feuilles, les tiges et les racines.

La Mouche du melon dans MOUCHE 273px-Mouche1-67000Les individus sont attirés par le cue-lure (une phéromone) et peuvent parcourir des distances allant de 50 à 100 kilomètres. Ils se nourrissent de nectars de plantes et d’insectes. Durant les jours chauds, les adultes volent le matin et en fin d’après-midi et se reposent sur le dessous des feuilles ou dans des zones ombragées la journée.

La mouche du melon est l’une des cinq espèces les plus nuisibles au monde. En Malaisie et en Indonésie, cette espèce est considérée comme la plus destructrice concernant les fruits.

Des pièges peuvent être fabriqués en imbibant des bouts de papier d’un mélange de cue-lure et d’insecticide. Des moyens de prévention comme le ramassage des fruits tombés à terre, la limitation du transport des fruits, leur emballement et leur mise en quarantaine sont aussi efficaces. Cette méthode est utilisée dans les îles Salomon.

Entre 1947 et 1952, 32 espèces d’insectes prédateurs des mouches des fruits furent introduits à Hawaii afin de limiter leur prolifération.

La mouche du melon (Bactrocera cucurbitae) est une mouche de la famille des Téphritidés des régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. melon fly et melon fruit fly en anglais.

La mouche du melon est originaire d’Inde et est présente dans la majorité des pays d’Asie et Océanie tropicale ainsi qu’en Égypte, en Tanzanie, au Kenya, à Maurice et à Hawaii (depuis 1895).

Le développement de la ponte au stade adulte dure de 14 à 28 jours durant l’été avec une dizaine de générations tout au long de l’année.

320px-Scatophaga.stercoraria.6983 dans MOUCHELes œufs de la mouche du melon sont pondus sous la peau des fruits, préférentiellement mûrs. Blancs, elliptiques, courbés et mesurant deux millimètres de longueur, ils éclosent au bout de un à trois jours. Les larves, blanc crème et longues de dix millimètres, se développent en se nourrissant de la chair du fruit durant quatre à sept jours si les températures sont supérieures à 21 °C. Une fois achevée sa croissance, la larve, qui mesure alors 7,5 à 11,8 millimètres de longueur, quitte le fruit et passe au stade de pupe sur le sol durant neuf à onze jours.

Dans les conditions optimales, la femelle pond 1 000 œufs tout au long de sa vie, en moyenne 300. Les adultes vivent plus d’une année…

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La Mouche Grise

Posté par othoharmonie le 14 avril 2012

Mouche grise des céréales

 (Fallén, 1825) synonyme Phorbia coarctata est une mouche ravageuse des cultures de céréales, surtout du blé.

L’adulte mesure de 6 à 7 mm au corps gris clair. Les pattes du mâle sont noirâtres, celles de la femelle sont jaunes, à l’exception des tarses restées noirâtres.

La Mouche Grise dans MOUCHE 220px-BeelzebubLa ponte a lieu en été: l’œuf, blanc, oblong, de 1 mm, est déposé dans les anfractuosités du sol.
L’œuf subit une diapause, qui ne peut être levée qu’après une période de froid de 4 à 6 mois, à une température inférieure à 12 °C. Ensuite, les jeunes larves éclosent dans le sol. Elles pénètrent à partir de janvier dans les tiges des graminées où elles vivent en mineuses au niveau du bourgeon terminal. Une même larve peut miner toutes les tiges de la plante et les détruire. Son développement dure de 1,5 à 2 mois puis elle abandonne la plante et se nymphose dans le sol.

Les adultes apparaissent à la fin mai et vivent jusqu’au mois de septembre.

Les dégâts sont les plus importants en février-mars au stade 2-3 feuilles. Les jeunes plants montrent d’abord un flétrissement puis surtout un jaunissement de la feuille centrale qui se détache facilement lorsque l’on tire dessus. L’intérieur de la tige est miné jusqu’au plateau de tallage. Dans les semis tardifs, lorsque les attaques précèdent le tallage, les dégâts peuvent être spectaculaires.

On emploie des semences enrobées d’insecticides pour lutter contre la mouche grise des céréales. Il n’y a pas de moyens de lutte en végétation.

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La mouche à Galle

Posté par othoharmonie le 12 avril 2012

 

Cynips du chêneLes Cynipidae, aussi appelés « guêpes à galles » ou « mouche à galles », sont une famille de l’ordre des hyménoptères et appartiennent au sous-ordre des apocrites dans la super-famille des Cynipoidea. Environ 1300 espèces de ces très petits insectes (1-8 millimètres) sont connues dans le monde, avec environ 360 espèces de 36 genres différents en Europe et quelque 800 espèces en Amérique du Nord.

La reproduction des guêpes gallicoles est à moitié bisexuée et à moitié par parthénogenèse, dans laquelle le mâle est complètement inutile.

Les larves de la plupart des guêpes gallicoles se développent au sein de galles caractéristiques.

Les galles se développent sur la plante directement après la ponte par la femelle. Le développement de la galle est largement inconnu. Après l’éclosion, la larve se nourrit des tissus de la galle dans laquelle elle a été protégée pendant tout le début de sa croissance. La plante d’accueil, la taille et la forme de la galle sont spécifiques pour la majorité des guêpes gallicoles mais 70% des espèces connues s’attaquent aux différentes espèces de chênes. On peut trouver des galles sur quasiment toutes les parties de l’arbre, les feuilles, les bourgeons, les branches, et les racines. D’autres espèces vivent sur les roses ou les érables. Le plus souvent, l’identification de l’espèce est bien plus facile par l’observation des galles produites que par celle de l’insecte lui-même.

La plus connue des guêpes gallicoles sont celles provoquant les différents types de galle du chêne (Cynips quercusfolii, Biorhiza pallida, Andricus kollari, Andricus dentimitratus, etc), qui provoquent une galle plus ou moins sphérique, de taille variable, sous les feuilles ou sur les rameaux de chênes.

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La mouche à feu (?)

Posté par othoharmonie le 12 avril 2012

 

Malgré son nom, le Lampyre ou Ver luisant (Lampyris noctiluca) n’est pas un ver : comme les autres lucioles, c’est un insecte coléoptère.

Le mot vient du latin lampyris qui vient lui-même du grec   »briller ».

Fichier:Lampyris noctiluca luciole.jpgCe sont les femelles de ces coléoptères que l’on trouve très facilement, les nuits d’été, grâce à leur postérieur lumineux. Elles mesurent environ 1,5 à 3 cm. Leur corps est ovale, segmenté, mou et aplati, dans les tons bruns. C’est à cet aspect larvaire que l’on doit l’appellation de « ver » luisant.

Les femelles du lampyre gardent donc adultes une forme de larve : on peut parler de néoténie (ou de pédogenèse) puisqu’elles se reproduisent alors qu’elles conservent des caractéristiques juvéniles. Les femelles adultes diffèrent des larves par l’absence de taches jaune-orangé, latérales, sur la face dorsale des segments.

Le lampyre a la faculté d’émettre de la lumière par la partie terminale de son abdomen (seul le dernier segment est lumineux chez les larves et les mâles, alors que la femelle, beaucoup plus lumineuse, émet aussi par la face ventrale des deux avant-derniers segments. Les œufs eux-mêmes sont lumineux. Ce phénomène est dû à un effet de bioluminescence. Cette manifestation prend forme lors d’une forte concentration de luciférine dans les cellules. Lorsque l’on mélange la luciférine avec de l’oxygène, cela produit une lumière verdâtre (elle peut être bleue, jaune ou rouge dans d’autres espèces). Cette énergie est très particulière car elle produit seulement 5 % de chaleur et 95 % de lumière. Ce phénomène est aussi observé chez certains poissons.

Les femelles émettent cette lumière pour attirer les mâles qui, eux, sont pourvus d’ailes, et donc plus mobiles.

Dans les régions densément peuplées par l’homme, la pollution lumineuse nocturne semble être un des facteurs de diminution des populations de lampyres, en empêchant les mâles de trouver les femelles.

Les larves sont prédatrices. Elles se nourrissent avant tout d’escargots et de limaces (et peut-être aussi de petits vers, d’autres larves ou d’insectes), qu’elles paralysent en leur injectant un venin. Puis elles liquéfient leurs proies au moyen d’enzymes digestives avant de les ingurgiter.

Les femelles sont probablement également prédatrices. Il semble que les mâles ne se nourrissent pas.

La mouche à feu (?) dans MOUCHE 220px-LampyreContrairement à la plupart des insectes qui utilisent comme signaux sexuels des phéromones ou des sons, le lampyre – comme les autres lucioles – utilise la lumière. La femelle dresse son abdomen dont elle contrôle l’intensité lumineuse. Le mâle a des yeux hypertrophiés, et le pronotum qui recouvre sa tête joue sans doute un rôle de réflecteur. Il est sensible à la lumière mais aussi au dessin qu’elle forme sur l’abdomen de la femelle.

Une fois rejointe par le mâle, la femelle diminue son émission lumineuse lors de la copulation.

La ponte a lieu sur une plante ou sur le sol. Les larves s’enterrent pour la saison froide et ressortent au printemps.

Les vers luisants vivent principalement dans les herbes hautes et les petits buissons. On repère facilement les femelles grâce a leurs lumières dans les endroits naturel. On en trouve en Europe, du Portugal à la Suède, en Asie, en Amérique et en Afrique du nord. Les vers luisants semblent peu appréciés des prédateurs. Leurs ennemis sont, outre la pollution lumineuse, les insecticides et hélicides, et le gyrobroyage

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Mouche pisseuse, hihi !

Posté par othoharmonie le 12 avril 2012

La mouche pisseuse, ou encore cicadelle pisseuse (Homalodisca vitripennis) est un insecte hémiptère de la famille des Cicadellidae.

 Homalodisca vitripennisCet insecte n’a rien d’une mouche : il appartient au groupe des cicadelles proches des cigales et des pucerons. C’est une grosse cicadelle qui mesure entre 15 et 20 mm. Son surnom de mouche pisseuse provient d’une particularité étonnante. Comme toutes les cicadelles, c’est un insecte suceur de sève. Il s’installe sur les jeunes rameaux et les feuilles et au fur et à mesure qu’il pompe de la sève, excrète une quantité incroyable d’urine, entre cent et mille fois son propre poids chaque jour. Cette particularité s’explique par la très faible teneur en protéine de la sève. Dans les zones où elle est commune, cette « mouche pisseuse » est responsable d’une fine pluie légèrement sirupeuse à l’ombre des arbres.

Cette espèce, originaire du sud des États-Unis, s’est propagée en Californie (1988), en Polynésie française(1999), à Hawaii 2004 et à l’île de Pâques 2005, où elle est considérée comme une espèce invasive. Par contre elle ne pose pas de problèmes particuliers dans sa zone d’origine. Comme beaucoup d’insectes piqueurs suceurs de sève, elle est susceptible de transmettre des maladies aux plantes. C’est en particulier le cas d’une bactérie appelée Xylella fastidiosa, responsable de la maladie de Pierce qui provoque de sérieux dégâts dans le vignoble californien.

Une méthode de lutte biologique a été mise au point pour lutter en Californie contre les pullulations printanières de mouches pisseuses en utilisant une espèce d’hyménoptère, une petite guêpe parasite Gonatocerus triguttatus qui va pondre ses œufs dans les larves de cicadelle.

En Polynésie française, le parasitoïde Gonatocerus ashmeadi (Hymenoptera : Mymaridae) a été introduit en mai 2005 pour contrôler les populations de mouches pisseuses. Il s’est établi avec succès et a réduit 95% de l’abondance de la peste sans impact collatéral sur la faune locale.

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Mouche d’hier et d’aujourd’hui

Posté par othoharmonie le 11 avril 2012

La mouche des estives
Mouche d'hier et d'aujourd'hui dans MOUCHE moucheEn plein progression en Europe occidentale à la fin des années 80, la mouche des estives s’attaque à la région vulvaire des brebis, et autres zones humides; yeux, nez, prépuce, macération de la laine, plaies. Elle a provoqué la mort de milliers de moutons dans les Pyrénées et les Alpes méridionales. Cette larve s’attaque parfois à l’homme. Les asticots logés dans l’oreille traversent les tympans et entraîne une surdité, ils atteignent parfois les yeux. Les myases provoquées par ces larves sont si douloureuses que certains malades infestés en perdent la raison.

La mouche et le policier
Les larves et les adultes d’insectes créophage ou nécrophage donnent de précieuses indications pour dater un décès. Elles attaquent les cadavres par escouades, les premières arrivant 5 minutes après le décès. Par «  escouades  » on entend par là que les espèces s’y succèdent selon un ordre bien déterminé, exploité en entomologie policière.

La mouche et le médecin
Certaines larves de diptère (lucilia sericata, et notre mouche domestique), s’attaquent aux tissus nécrosés des plaies .Cette thérapie a été appliquée dès le 16ème siècle et jusqu’à l’arrivée des antibiotiques dans les années 40. Aujourd’hui en Californie, des chercheurs de l’International School of Survival et des praticiens attachés à l’Université de Californie (Irvine) se consacrent à cette «  maggot therapy  ». Des médecins l’utilisent en service hospitalier, avec succès à titre expérimental, depuis 1989, particulièrement sur des malades diabétiques. Cette thérapie est indiquée en cas d’échecs de traitement antibiotiques ou d’impossibilité de recourir à la chirurgie, particulièrement pour les mastoïdiens, les brûlures, les plaies infestées, les ulcères et certaines tumeurs ou l’ostéomyélite. Bien entendu les asticots utilisés sont des souche stérilisée et ne s’attaquent qu’aux tissus nécrosés…

 Siphlonurus occidentalisLa mouche et la gastronomie
Les Indiens d’Amériques centrales raffolent des gâteaux d’éphydrides, alors qu’en Afrique orientale on adore les chironomides. Cette consommmation est un   apport non négligeable pour les populations, en particulier pour les enfants qui prennent ces asticots pour des friandises.

La mouche drosophile
La drosophile transporte les produits qui permettent le fermentation du vin et son cycle de reproduction très rapide a permis de mieux comprendre le fonctionnement des cellules du corps humain.

La mouche et la vache
La sarcophaga carnaria vecteur de la maladie de la vache folle ?
Un article de Lancet de décembre 1999 rapporte une expérience de laboratoire où un hamster est contaminé par la tremblante (analogie de la vache folle chez la brebis) lors de l’ingestion d’asticots contaminés par la maladie.

250px-Caddisfly_Larva dans MOUCHELa mouche et le biologiste
Pour mesurer le degré de pollution de l’eau en pesticide, on pense utiliser la drosophile (drosophila melanogaster) qui est très sensible à la pollution. Elle succombe dans un temps plus ou moins long selon le degré de pollution après contact avec de l’eau souillée. Ce laps de temps pourrait déterminer le niveau de pollution.

La mouche et les fourmis
Pour éradiquer le fléau des fourmis de feu (solenopsis invicta) qui envahissent les Etats-Unis, on importe des mouches décapiteuses (psedacteon tricuspus) de l’Amérique du Sud. Ces mouches pondent dans la fourmi, l’asticot se développe dans sa tête, puis il secrète une substance qui fait chuter la tête de la fourmi. 

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Le Peuple des Grenouilles nous parle (2)

Posté par othoharmonie le 10 avril 2012

Le Peuple des Grenouilles nous parle (2) dans GRENOUILLE 250px-Benny_Trapp_Pelophylax_cf_bergeri Nous, du peuple des grenouilles, sommes en charge d’un des plus grands éléments transformateurs et nourrissants qui soit : la pluie !  La pluie représente la purification par l’eau, la fluidité, les émotions qui circulent, l’apaisement…  C’est par elle que la terre et toutes les consciences qu’elle porte se régénèrent, se transforment, se nourrissent.  Sur cette planète, il n’y a rien de plus puissant ou de plus important que l’eau, cette “matière” fluide qui compose la plus grande partie de votre corps.  Il n’y a pas de plus grande clé sur cette terre que celle de la connaissance de l’eau, matrice de toute vie.  Au niveau atomique, elle contient toutes les mémoires, tous les codes d’ADN, toutes les possibilités.  Elle est une force incontournable que ni le feu, ni le vent, ni la terre ne peuvent arrêter ou contenir lorsqu’elle se déchaîne !

Frères humains, la compréhension même de votre existence se loge dans l’eau mais pourtant, vous commencez à peine à percer ses mystères.  Oui, nous du peuple des grenouilles, possédons une partie de ce savoir sur l’eau et nous l’appliquons à l’aide des sons que nous produisons, pour le plus grand bien des écosystèmes et des habitants de cette planète !  Pour nous, il n’y a pas de plus grand rôle et c’est avec joie que nous produisons les chants rythmés nécessaires à la pluie et instigateurs de purification. 

Bien souvent, notre réalité est définie par l’étang où nous vivons ou même par le nénuphar sur lequel nous nous installons.  Nous sommes des êtres méticuleux et nous nous attardons aux détails, aux subtilités qui rendent unique chaque nénuphar, chaque roche, chaque  petite plage sablonneuse, chaque quenouille.  De par nos sons et chants rythmés et notre attention, nous tentons toujours d’harmoniser notre entourage et de rendre l’amour qui nous est si généreusement donné.

Voici ce que nous aimerions bien vous transmettre, amis humains : c’est cette connexion (sensation d’appartenir, de faire UN) avec toutes choses qui permet d’expérimenter l’amour inhérent à toute vie, qu’elle soit animale, végétale, minérale ou humaine.  Prenez le temps de vous connecter simplement au nénuphar où vous habitez… votre coin de terre, votre demeure…

 Phyllomedusa azureaConnectez-vous réellement avec votre cœur, pour ressentir, à chaque instant, l’amour qui vous est donné.  Si vous réussissez, nous pensons bien que vous éprouverez le besoin de chanter, amis humains !  Pour nous, lorsque nous sautons d’un nénuphar à un autre, nous changeons complètement de réalité, sans l’attachement au passé.  Voilà une autre de nos grandes qualités. 

Nous vivons dans le moment présent, émerveillées par la réalité que nous ressentons sous nos pattes et autours de nous !

Il est bon de mentionner que nous effectuons aussi, de par nos habitudes alimentaires, une autre purification.  En mangeant des insectes (en grande partie des mouches) nous maintenons un équilibre fort précaire et nous nettoyons votre organe de pensée. Voyez-vous, les mouches ainsi que plusieurs types d’insectes catégorisés par vous comme “”nuisibles”, représentent en fait vos pensées négatives.  Le déséquilibre actuel dans le royaume des insectes est dû aux nombreux déséquilibres écologiques et à la pollution, tant physique que mentale !  Vous avez perdu le contrôle sur votre organe de pensée, frères humains, et les insectes vous le reflètent !

 Phyllomedusa atelopoidesIl est vrai que nous avons de gros yeux mais ce n’est pas avec notre vision que nous attrapons des insectes !  Notre vision est très différente de la vôtre, amis humains, et nous ne nous fions pas beaucoup à elle pour percevoir ce qui nous entoure.  Nous sommes des Êtres sensoriels et nous ressentons à travers notre peau les mouvements, les changements de toutes sortes et la présence d’autrui…  Oui, notre peau est notre plus important organe de perception.  A travers elle, nous recevons toutes sortes d’informations et de sensations, pour la plupart fort agréables !  Vous aussi, amis humains, seriez fort avantagés si vous utilisiez d’avantage vos pores de peau pour faire l’expérience de la vie et recevoir l’information qui vous est nécessaire.  Pour vous, dans bien des cas, la vision est le sens prédominant.  En utilisant d’avantage les capacités sensorielles contenues dans votre peau, vous pourriez vous ouvrir à des univers totalement différents et fascinants.  Amis humains, nous vous mettons au défi d’essayer …

Nous aussi, comme d’autres frères et sœurs du règne animal, sommes menacées de disparition à plusieurs endroits de votre planète.  Nous, du peuple des grenouilles, amenons les bienfaits de l’élément eau sur terre, car nous vivons dans ces deux éléments.  Nous sommes des ambassadrices et des régulatrices.  Nous veillons aussi à maintenir l’équilibre et nous sommes considérées comme des “guérisseuses” car nous soignons les étendues d’eau malades. Là où nous sommes en voie de disparition, un grand déséquilibre existe dans l’élément eau et dans l’entourage immédiat des points d’eau…

 Phyllomedusa palliataNous le répétons : il n’y a pas d’élément plus important pour vous ici sur terre.  Si vous maîtrisez, comprenez et protégez l’eau dans toutes ses manifestations, vous serez maîtres de vous-mêmes et de cette merveilleuse planète.  L’eau contient la clé et on retrouve cet élément partout : dans vos émotions, dans sa présence physique en vous et autour de vous et surtout dans la fluidité vers laquelle le peuple humain est appelé à retourner !  En effet, les êtres humains vivent depuis des milliers d’années, dans une sorte de carcan rigide, conséquence directe de l’illusion d’être séparé du Grand Tout…  Ce carcan est en train de disparaître car la Mère-Terre ne peut plus supporter les abus des êtres rigides et déconnectés.  La véritable nature de l’Homme est fluide.  Ceci est une grande vérité et l’humain retourne actuellement vers cet état.  Ceux qui ne peuvent pas se séparer de leur carcan et qui préfèrent continuer à vivre dans l’illusion de la séparation, devront poursuivre leur expérience en d’autres lieux…  La Mère-Terre est en pleine purification car l’humanité est appeler à se souvenir de sa connexion au Grand Tout et à reprendre sa juste place. 

Le chant rythmé des grenouilles est très important pour maintenir l’équilibre eau/terre et appeler la pluie purificatrice et nourricière, la pluie qui réveille en vous la compréhension du véritable rôle que vous avez à jouer sur terre.  Dans l’exercice de ce rôle, il est prévu que vous soyez à l’écoute des animaux et nous les grenouilles avons plein de choses à vous partager ! Si vous vivez dans un endroit où vous pouvez entendre nos chants, cela est très bénéfique pour vous.  Il est sage de vous laisser bercer par nos croassements pour vous endormir…  De plus, notre présence garantit l’équilibre écologique de votre environnement immédiat.  Lorsque nous disparaissons massivement d’un lieu, cela annonce toujours un grave déséquilibre environnemental ou un empoisonnement de notre milieu de vie.  Si notre milieu de vie est empoisonné, le vôtre l’est aussi.  Il en revient à vous, amis humains, de voir avec vos yeux et d’agir pour transformer ces déséquilibres parfois fort importants.

Nous, du peuple des grenouilles, espérons que vous aurez enfin le courage de purifier votre être, purifier votre environnement et protéger vos écosystèmes…  Nous pouvons vous guider mais nous ne pouvons faire le travail à votre place !

Salutations, amis humains.

Chanalisation du peuple animal : Source : http://www.communication-animal.ne

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Oracle de la Grenouille

Posté par othoharmonie le 9 avril 2012


oracle de la Grenouille = NETTOYAGE

Chante, Grenouille, chante !
Appelle la pluie
Assouvis la sécheresse.
Nettoie la Terre,

Et apporte-moi la plénitude.

Oracle de la Grenouille dans GRENOUILLE pickeralLa Grenouille chante le refrain qui apporte la pluie rabattant la poussière sur le chemin de terre. La médecine de la Grenouille s’apparente à l’énergie de l’eau et réside à l’Est sur la Roue de Médecine. La Grenouille nous enseigne à respecter nos larmes puisqu’elles nettoient l’âme. Tous les rites reliés à l’eau appartiennent à la Grenouille, y compris toutes les initiations avec l’eau.

L’eau prépare et nettoie le corps pour la cérémonie sacrée. C’est l’élément que nous comprenons le mieux dans le sein maternel. Comme nous, la Grenouille est à l’aise dans les eaux utérines et n’apprend à sauter qu’après avoir fait l’expérience de la fluidité. Cette métamorphose de têtard en adulte prépare la Grenouille à la puissance d’appeler les eaux du ciel : la pluie. Parce qu’elle connaît bien l’eau, la Grenouille peut chanter le refrain qui fait tomber les pluies du Ciel. Quand les étangs sont desséchés, la Grenouille fait appel aux Êtres de Tonnerre pour nettoyer et abreuver la Terre. Comme la Grenouille nous devons savoir quand vient le temps de nous rafraîchir, de nous purifier et de refaire les réserves de notre âme.

Si la Grenouille a sauté dans vos cartes aujourd’hui, son appel fait écho au nettoyage dont vous avez besoin.

En examinant votre situation actuelle, diriez-vous que vous vous sentez : fatigué, débordé, tourmenté, frustré culpabilisé, nerveux, perdu, vide, affaibli ?

 dans GRENOUILLESi oui, prenez une pause et laissez-vous baigner dans les eaux de la médecine de la Grenouille. Pour y arriver, vous devrez peut-être débrancher le téléphone, prendre un long bain relaxant, crier « arrêtez-moi tout ça », ou respirer profondément.

L’important, c’est de trouver une façon de vous débarrasser des distractions et de remplacer la vase du terrain par de l’énergie pure, ce qui ravivera votre esprit desséché, donnera une nouvelle vigueur à votre corps et à votre cerveau.

Les adeptes de la médecine de la Grenouille peuvent fournir appui et énergie à ceux qui en ont besoin. Un adepte de la Grenouille peut faire disparaître les vibrations négatives de tout environnement. Plusieurs des clairvoyants ou des médiums qui purifient les maisons hantées sont porteurs de la médecine de la Grenouille. Plusieurs voyants mouillent leurs mains quand ils tentent d’entrer en contact avec les autres instances de la réalité parce que l’eau a une excellente capacité de transmission.

File:I'm so smug^ - geograph.org.uk - 1173845.jpgDans la pratique des chamans mayas et aztèques, le chaman remplit sa bouche d’eau et en asperge le corps de son patient pour faire disparaître l’énergie négative. Ce faisant, le guérisseur garde présente à son esprit l’image de la Grenouille afin que la guérison réussisse et que le patient soit rempli d’énergie positive. Parfois, on utilise des Grenouilles séchées et empaillées pour veiller auprès du corps du malade pendant la session.

À travers son chant à la pluie, la Grenouille parle de vie nouvelle et d’harmonie. Les sons profonds du coassement de la Grenouille appellent les Êtres du Tonnerre : tonnerre, éclair et pluie. Le « coa » agit comme un battement de coeur qui s’harmonise avec le Ciel-Père et l’implore de faire tomber les pluies abondantes dont nous avons besoin. Faites appel à la Grenouille et apaisez-vous dans la joie du temps que vous vous réservez pour vous reposer ou vous recueillir. Fait partie intégrante de ce cadeau que vous vous faites : le grand nettoyage concernant toute personne, lieu ou chose qui ne contribue pas à votre nouvel état de sérénité et de plénitude.

À L’ENVERS :

La Grenouille a glissé dans la boue et est couchée sur le dos, incapable de se relever. Préparez-vous à recevoir de la boue en plein dans l’oeil.

La Grenouille en position contraire peut indiquer que vous ne faites pas d’efforts pour vous sortir du bourbier où vous vous enlisez. Attention : la boue peut se transformer en terrain vaseux, voire en sables mouvants où vous vous enliserez davantage si vous ne vous décidez pas à y voir plus clair.

Quelqu’un sape votre énergie ? Vous vous laissez abattre ? Vous avez tenté de régler une querelle et vous vous êtes retrouvé en plein sur la ligne de feu ? Arrêtez ! Prenez conscience de ce qui brouille l’étang. Nagez avec la Grenouille ; ses yeux à fleur de tête savent voir tout alentour. Plongez au plus profond, puis, sautez sur le nénuphar le plus près pour vous dorer au soleil. De cette façon, vous saurez vraiment ce qui sape vos énergies.

De temps en temps, les activités quotidiennes deviennent accablantes et nous avons besoin d’une pause salutaire. La Grenouille en sens contraire annonce peut-être un de ces moments-là, mais aussi un moment où VOUS êtes vraiment « tout trempé ». Cette sensation « tout trempé » provient d’un trop plein d’émotions ou de sentiments : « C’en est trop ! » puisque vous vous êtes immergé dans une activité à l’exclusion et au détriment de toutes les autres facettes de la vie. Si tel est le cas, on vous propose de changer de routine. Sautez sur un autre nénuphar et visitez un autre étang pour un petit bout de temps.

Vous attirez les événements négatifs quand vous refusez de vous accorder le temps et l’espace nécessaires pour voir les choses d’un autre oeil. La Grenouille en sens contraire vous avertit : vous allez droit au désastre si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, de sentir les nénuphars, d’attraper une mouche au vol, de vous dorer au soleil ou de « coasser » jusqu’à ce que la pluie ravive votre esprit.

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Le Tigre ch.3

Posté par othoharmonie le 17 février 2012

Par Fulbert Dumonteil

 

Sous sa griffe, un râteau, sous sa patte, une massue, sa victime, daim, loup, sanglier, homme ou cheval, tombe la nuque brisée, le ventre ouvert…

 Panthera tigris corbettiVingt dogues ne sauraient le faire reculer. Celui que sa patte atteint n’est plus qu’un invalide ou un mort. Acculé contre un arbre ou un rocher, la gueule sanglante et le poil hérissé, la face ridée, l’oeil en feu, il agite sa patte formidable comme s’il jonglait ! Ce qu’il touche tombe, et ce qui tombe ne se relève plus. Il n’y a pas d’animal à qui la nature ait plus largement dispensé les qualités physiques, la grâce, la vigueur, l’agilité. D’un bond, il saute dans un enclos, par-dessus de hautes palissades, et d’un bond il en sort, chargé d’un buffle qu’il emporte comme un chat ferait d’une souris. Il dort toute la journée, se couchant là où l’aurore l’a surpris, se réveillant le soir, dans les hautes herbes impénétrables où il a passé le jour. Ce qu’il aime, c’est la nuit, où ses grands yeux errants étincellent d’un feu sauvage, où sa belle robe mouchetée s’allonge, se replie, s’étale, rampe, ondule comme un tapis vivant.

Antithèse curieuse, le Bengale a donné son nom à la plus délicate des fleurs, comme au plus terrible des carnassiers.

Si l’on excepte l’Éléphant, cette forteresse, aucun animal ne peut résister au Tigre. Il a pourtant un adversaire terrible et souvent heureux dans le Buffle sauvage, son ennemi mortel.

A la vue du Tigre, il s’avance avec une majesté sauvage, défiant son adversaire en faisant voler la poussière sous son sabot furieux.

Au mugissement de l’un, répond le mugissement de l’autre, et tandis que le Tigre s’aplatit comme un Chat prêt à bondir, le Buffle se précipite sur son adversaire, opposant aux griffes du fauve ses cornes, deux épieux, et son front, un maillet. Un nuage de poussière voile les combattants ; c’est à peine si l’on aperçoit deux masses qui roulent, des chairs qui pendent, du sang qui coule. Enfin la poussière tombe et le silence règne dans les jungles. Quel est le vainqueur du Tigre ou du Buffle ? Tous les deux sont morts. (à suivre)

 

DUMONTEIL, Fulbert (1830-1912) : Le tigre (1882).


Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (07.II.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com
http://www.bmlisieux.com/


Diffusion libre et gratuite (freeware)


Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882.

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Girafe, une cible trop facile

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Girafe, une cible trop facile dans GIRAFE 220px-Hieronymus_Bosch_015Depuis fort longtemps, la girafe cohabite avec l’homme, qui la considère comme un animal gibier. Grâce aux peintures rupestres des cavernes et aux ossements trouvés lors de fouilles, dans une partie du Sahara, on sait que les Africains chassent la girafe depuis des temps très reculés. Les Arabes l’ont chassée depuis des siècles à dos de chameau ou de cheval. Ces montures s’épuisant très vite, les cavaliers devaient donc se relayer souvent. Cette activité était fort périlleuse, car les girafes, en pleine course, envoyaient des rafales de cailloux sur leurs poursuivants. De temps en temps, l’une d’elles s’arrêtait net, faisait volte-face et frappait chevaux et cavaliers de ses pattes antérieures.

    Les Arabes utilisaient plusieurs techniques de chasse : ils lui sectionnaient le tendon du membre postérieur pour la mettre hors d’attaque ou bien ils l’acculaient à un bosquet d’arbres, mettaient pied à terre et la transperçaient de leurs lances. En Éthiopie et au Soudan, ils mettaient le feu à la savane pour rabattre les girafes vers un précipice, au bord duquel ils les achevaient.

    La viande des jeunes girafes femelles est très appréciée des Africains. Un grand mâle fournit environ 450 kg de viande fraîche : de quoi nourrir un village entier pendant plusieurs semaines. Pour être conservée, la viande est boucanée : elle est découpée en fines lamelles, puis séchée au soleil et fumée. Les os sont utilisés comme fertilisant, le lait est bu. La peau de la girafe fournit 2 m2 de cuir de très bonne qualité qui sert à faire des outres, des tam-tams, des lanières, des cravaches, des fouets, des sandales et des amulettes destinées à éloigner les lions. Les boucliers en peau de girafe sont particulièrement appréciés des guerriers, car ils sont plus légers que ceux en peau de buffle ou de rhinocéros, tout en étant très résistants au tranchant des épées et des lances. Les tendons des membres de la girafe sont utiles pour confectionner les cordes des guitares et des arcs ainsi que du fil à coudre.

    170px-Namibie_Etosha_Girafe_04 dans GIRAFETant que les Africains étaient les seuls à chasser la girafe, à l’aide de filets, de lances et de flèches empoisonnées, pour s’en nourrir et fabriquer divers objets, son existence n’était pas menacée. C’est à l’arrivée des colonisateurs, armés de fusils, que commença la véritable extermination des grands ongulés, comme celle de beaucoup d’autres animaux sauvages. Les Boers d’Afrique du Sud ont massacré des troupeaux entiers. En Afrique de l’Est, des chasseurs la traquèrent pour son trophée orné de cornes de 25 cm de long ! Aujourd’hui, les braconniers abandonnent tout simplement la viande de la girafe morte aux vautours et coupent seulement sa queue, terminée par une touffe de crins noirs. Cette queue porte-bonheur sert à confectionner des bracelets vendus aux touristes ainsi qu’aux femmes de certaines tribus d’Afrique orientale pour combattre la stérilité. Elle est aussi utilisée comme chasse-mouches ou comme ornement. On en fait également du fil à coudre pour fixer les perles aux vêtements des femmes masai. Au Tchad, la puissance des chefs de village est proportionnelle au nombre de queues de girafe qu’ils possèdent.

    Une telle industrie a provoqué l’effondrement des populations sauvages. De 1800 à 1865, les effectifs ont diminué considérablement et, en 1900, peu d’animaux subsistaient encore dans leur milieu naturel. En 1898, par exemple, il restait moins de 30 girafes dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud. Le nombre chuta encore davantage lors de l’épidémie de peste bovine. Cette maladie contagieuse terrassa beaucoup d’herbivores au début du siècle. Au Botswana, entre 1942 et 1955, les girafes, avec d’autres animaux, furent systématiquement abattus lors d’une campagne contre la mouche tsé-tsé, dans le nord du pays.

   169px-Girafe_r%C3%A9ticul%C3%A9e La girafe est aujourd’hui protégée dans la plupart des pays qu’elle habite. La Tanzanie l’a même choisie comme emblème national. Néanmoins, son aire de répartition ne cesse de régresser : la sécheresse qui sévit en Afrique affecte les végétaux dont elle se nourrit, l’homme détruit son milieu naturel (exploitation pour le bois de chauffage, extension des villages et des cultures…) et le braconnage continue. À la fin des années 1990, on estimait à 111 000 le nombre de girafes en Afrique (U.I.C.N., 1998 ) mais au cours de la dernière décennie, le nombre total de girafes aurait décliné d’environ 30 % selon l’International Giraffe Working Group (IGWG), en particulier en Afrique centrale et occidentale, dans le nord du Kenya, en Éthiopie et en Somalie. Le braconnage et les conflits armés ont entraîné, par exemple, une diminution du nombre de girafes réticulées d’environ 27 000 individus dans les années 1990 à moins de 3 000 aujourd’hui, en Somalie, en Éthiopie et au Kenya. Certains groupes identifiés par la recherche citée menée par David M. Brown sont plus particulièrement menacés.

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Eléphant 6

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 6 dans ELEPHANT 320px-Elephant_With_Trunk_In_Others_MouthLa tête de l’Éléphant est entourée de deux immenses et minces oreilles, qui s’étendent en haut, en arrière et même en bas. Elles lui servent d’éventail contre la chaleur. L’oeil est très petit, car il n’a pas le tiers de la grosseur du globe de l’oeil du boeuf, si l’on compare la grandeur de ces deux animaux. La bouche est également petite et presque entièrement cachée derrière les défenses et la base de la trompe.

Cette trompe n’est autre chose que le nez prolongé d’une façon démesurée, en forme de tube, et qui se termine par les ouvertures des narines.

La trompe de l’Éléphant est, à la fois, un organe de tact, d’odorat, de préhension, et en même temps une arme redoutable. Par contre, l’extrémité de cet organe qui se termine par une sorte de doigt, saisit les objets avec tant de délicatesse qu’elle peut ramasser un grain de blé, une mouche, un fétu.

Les défenses de l’Éléphant ne sont autre chose que les dents incisives prodigieusement allongées. Dirigées obliquement en bas, en avant et en dehors, elles se recourbent en haut. Leur longueur peut dépasser deux mètres et demi, et elles peuvent peser jusqu’à cinquante ou soixante kilogrammes. Chez les femelles, elles sont quelquefois peut allongées et ne font pas saillie hors des lèvres.

220px-Mammoth_ivory_hg dans ELEPHANTLes défenses servent à l’Éléphant d’arme offensive et défensive. Elles protègent la trompe, qui se replie dans leur courbure, lorsque l’animal traverse des bois épineux et fourrés ; elles lui servent encore à écarter et à maintenir les branches d’arbres, lorsque la trompe va cueillir les sommités de rameaux feuillus.

L’énorme tête dont nous venons d’examiner les différentes parties s’unit à un cou tellement court que les mouvements en sont très circonscrits et très difficiles. Le dos est voûté et la croupe ravalée ; la queue est courte et mince. Les jambes antérieures manquent de clavicules, et ne paraissent être que de massifs piliers placés sous le corps pour en soutenir la pesante masse. Comme ceux des membres postérieurs, les os en sont placés dans une position perpendiculaire au corps et au sol : ce qui donne à l’animal un air lourd et gêné ; les jambes antérieures sont d’ailleurs plus longues que celles de derrière, qui sont très courtes. Sous les pieds se trouve une espèce de semelle calleuse, assez épaisse pour empêcher les sabots de toucher à terre.

Ce corps informe, colossal et pesant, est revêtu d’une peau calleuse, épaisse, crevassée et d’un gris sale et noirâtre, munie de poils rares et qui ne sont guère apparents que sur la trompe, sur les paupières et sur la queue, terminée par un bouquet de crins. (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Le buffle 4

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Henri Dalivoy 

 

 Bubalus bubalisLe lecteur me saura gré de ne pas m’arrêter aux divisions, subdivisions et variétés de l’espèce Buffle, depuis le bos bubalus vulgaris et le Buffle de la Cafrerie ou du Cap jusqu’au Buffle Arni, au Buffle Kérabau, au Buffle Bhain, au Buffle brachycère et au Buffle des Célèbes, qui tient le milieu entre le Buffle et l’Antilope. Les zoologues ne sont pas encore parvenus à se mettre parfaitement d’accord à propos de la nomenclature et du classement des divers types connus. Ne soyons pas plus royalistes que les rois de l’Académie des sciences et du Muséum, et bornons-nous à quelques détails inédits sur le Buffle des rives danubiennes. C’est cette variété, comprenant le Buffle commun et le Buffle blanc, que M. Lançon a représentée en majeure partie dans ses admirables dessins. C’est à lui que nous sommes redevable des renseignements qui suivent. Ayant vécu pendant plusieurs mois en Roumanie, en Valachie, etc., il a pu étudier à l’aise ces animaux et les croquer, sous de multiples aspects, avec l’exactitude, la fougue et la vive couleur locale qui lui sont familières. 

 

 Bubalus bubalis  à TaïwanDans toute la basse région danubienne, le Buffle vit sur les bords du fleuve, au milieu des pacages et des steppes, moitié domestique, moitié sauvage, presque en liberté, à la façon des taureaux et des chevaux de la Camargue. Sa rusticité s’y approprie à merveille à la nonchalance orientale de ses maîtres. Lent, lourd, capricieux parfois, mais fort, robuste, dur à la peine et d’une sobriété sans pareille, il est utilement employé aux travaux de culture et de transport. La manière de l’atteler est des plus primitives : en guise de joug, on lui introduit la tête entre deux barres de bois parallèles, reliées verticalement l’une à l’autre et rattachées au timon par de longues chevilles qui complètent ainsi le collier, ou, pour mieux dire, le carcan. Impossible de pousser plus loin la simplicité et l’économie. Mais le Buffle n’a pas l’habitude d’être gâté et se trouve très bien, paraît-il, de ce rude harnais.

Il n’est ferré que des pieds de devant. Excellente bête de somme, il charrie les plus lourds fardeaux ; une seule paire enlève facilement une grosse pièce d’artillerie, que huit chevaux ou six boeufs auraient peine à traîner. Aussi un attelage de Buffles est-il considéré comme une richesse et entouré de tous les soins dont sont capables ses indolents et flegmatiques propriétaires.

Son pelage peu fourni et laissant presque la peau à nu lui fait redouter surtout les ardeurs du soleil. L’eau semble être son élément. En toute saison, sauf au coeur de l’hiver, on l’y voit nageant, s’ébattant par bandes ou, plus souvent encore, enfoncé jusqu’au cou dans les flaques marécageuses où il barbote, broute et s’endort tranquillement, la tête seule hors de l’eau. Quand on l’attelle, pendant les chaleurs, on le couvre d’une épaisse couche de boue qu’on tâche de renouveler ou d’arroser dès que l’argile est devenue sèche. Arrivé au relai, il va se jeter dans la vase avant même d’apaiser sa soif à l’auge du puits.

Le buffle 4  dans VACHE - BOEUF.... 250px-Bubalus_depressicornisAu pâturage, il vit en bonne intelligence avec les Boeufs, les Anes et les Chevaux. Pour ami, il a l’oiseau des Buffles, le textor erythrorhyncos – traduction littérale : le tisserand à bec rouge – qui, perché sur son dos, le débarrasse de la vermine ; pour ennemi, une espèce de mouche venimeuse, au nom aussi imagé, probablement, qui, les soirs d’été, s’attaque à la plupart des animaux domestiques, les affole par ses piqûres au mufle et cause quelquefois leur mort. Afin de préserver leurs troupeaux, les gens du pays allument de distance en distance, dans le pacage et la steppe, de grands feux de fumier qui durent toute la nuit. Les bêtes sont accoutumées à recourir elles-mêmes au remède : aussitôt qu’un Buffle ou un Cheval se sent piqué, il se dirige à toute vitesse, aiguillonné par la douleur, vers le feu le plus rapproché, expose à cette fumée âcre la partie du naseau où s’est attaché l’insecte et lui fait ainsi lâcher prise, en prévenant par une sorte de cautérisation l’effet du virus. On se figure le tableau. Le charme des claires nuits d’Orient, l’ampleur confuse de l’horizon, les oppositions d’ombres et de lumières, les silhouettes désordonnées des animaux réfugiés autour de la fournaise, la tête dans le feu, râlant, bondissant, en furie, tout donne à cette scène nocturne un caractère saisissant, vraiment fantastique ; on peut en croire sur parole M. Lançon : il s’y connaît.

Un autre spectacle curieux, dans un genre différent, est celui d’une troupe de Buffles quand elle traverse à la nage les bras du Danube, les plus vieux portant, assis sur leur front et les mains appuyées aux cornes, deux ou trois marmots qui trouvent ce véhicule très commode pour passer l’eau sans mouiller leurs guenilles. Quel joli pendant réaliste à la légende d’Arion, sans la lyre, et à la fable du Singe et du Dauphin, sans la mésaventure finale ! (A SUIVRE…) 

 

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (11.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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