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Sauterelle protectrice

Posté par othoharmonie le 22 juin 2014

 

La sauterelle est également un animal protecteur, qui évoque le combat pour le bien. Elle fait partie des animaux bénéfiques représentés dans les marécages, et vivant hors de l’eau, en hauteur. Parfois elle orne les pots à cosmétiques, défendant ainsi les femmes contre les agressions du temps. La sauterelle est figurée se balançant sur la courbe d’une tige végétale: elle apparaît sur le décor de certains plafonds peints dans les chapelles funéraires. Elle est représentée sur les objets de toilette dans le mobilier des caveaux. Les textes nous la décrivent comme une évocation de la valeur, de la fougue, de l’impétuosité des soldats de Pharaon exterminant l’ennemi et sauvant l’honneur des armées. Sur la dague de la Reine Iah-Hotep ( Musée du Caire) l’armée de Pharaon est représentée par des sauterelles. Les 4 grosses sauterelles représentent 4 corps d’armée organisés par le libérateur pour chasser les envahisseurs du pays au début de la XVIIIème dynastie.

 

téléchargement (1)PAROLES DU PEINTRE DALI : 

« Je dirais en passant que, vers l’âge de sept ou huit ans, j’avais une grande prédilection pour la chasse aux sauterelles. Je n’ai pas le moindre indice qui puisse expliquer cette prédilection. Si je me rappelle avec clarté et de façon particulièrement vive le plaisir que j’avais à regarder les tons délicats de leurs ailes quand je les déployais avec mes doigts (il est, je pense, évident à mon esprit) que ce n’était pas la cause UNIQUE de mes chasses (et je dois dire que je remettais presque toujours en liberté ces insectes peu après leur capture). À la même époque, sur les rochers, devant notre maison de Cadaquès, j’ai attrapé avec la main un tout petit poisson, dont la vue me frappa si fortement et d’une manière si exceptionnelle, que j’ai dû le jeter, Horrifié (accompagnant mon action d’un grand cri). Il a le même visage qu’une sauterelle, – voici ce que je remarquai tout de suite à haute voix.

Depuis cet incident, j’ai toujours éprouvé, toute ma vie, une véritable horreur des sauterelles, horreur qui revient avec la même intensité, chaque fois qu’elles apparaissent devant moi. Leur souvenir me donne toujours une très pénible impression d’angoisse. »

Dali s’est fait analyste et rassemble en un seul texte (5) des notices biographiques, tressées autour de quelques objets-clefs de son bestiaire anatomique : outre la sauterelle, le baveux (un poisson), l’âne pourri, les mouches, le lézard, le phallus volant, le doigt détaché ou flottant, la larve, l’oiseau, la chrysalide, le pouce émergeant, isolé, de la palette pleine de couleurs.

Quelque soit l’effet plastique de la sauterelle dans les tableaux, nul ne peut vraiment ignorer cette chaîne d’« objets », clairement érigés en équivalents interchangeables et articulables, véritables signifiants iconiques, langue d’images. Dans une sorte de bulle-lacune peinte dans le panneau central des Plaisirs illuminés, la sauterelle, accrochée par ses pattes aux bords de l’alvéole, surplombe trois formes posées au-dessus du couple enlacé du bas du tableau… L’insecte apparaît dans une niche creusée en haut et à gauche d’un tableau épais, situé dans un plan relativement rapproché du spectateur, au deuxième degré scénique d’une évocation dont les premiers plans sont occupés par le couple en mouvement fluide, l’ombre oblique et rigide d’un autre couple (qui serait donc situé, virtuellement, en avant de l’œuvre) et une main fermée sur un couteau de boucher sanglant. Pour Harriet Janis, l’explication semble claire :

« Il est établi que dans d’autres peintures de Dali la sauterelle, symbole sous lequel l’artiste dissimule ici sa propre identité, représente le père ; mais parce qu’ici, Dali s’est projeté symboliquement dans la position de son père, il est devenu de ce fait père, et, donc, sauterelle. »

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La mouche en cosmétique

Posté par othoharmonie le 12 avril 2012

 

Le 18 ème siècle : Epoque de raffinement.

La mouche en cosmétique dans MOUCHE Langage_des_MouchesLe maquillage est recouvert d’un épais fard blanc, les joues sont rouges, les rouge à lèvre sont choisie en fonction du rang social (grenat pour les dames de la cour, rouge plus claire pour les bourgeoises et violet agressif pour les femmes de mauvaises réputation).

C’est aussi la grande mode des mouches, chaque emplacement a une signification (au coin de l’œil pour la passionnée, au milieu de la joue pour la galante, aux commissures des lèvres pour la coquette et sur les seins pour la provocante).

Le visage était recouvert de blanc. On pensait que les produits blancs donnaient une peau blanche. Le blanc évoquait la virginité et donnait l’illusion d’un visage pur, exempt de toute tache, de toute cicatrice, et dissimulait les rougeurs, les couperoses et les dermatoses provoquées par la nourriture très épicée et par les vins capiteux. La blancheur du teint était également un signe d’oisiveté et donc de richesse. Les dames se mettaient aussi parfois une quantité impressionnante de mouches (petites rondelles de taffetas noir disposées sur le visage et destinées entre autres à cacher les impuretés tels que les boutons, les petites rougeurs, les grains de beauté…), toujours pour faire ressortir la blancheur de leur teint. Les précieuses se blanchissaient et évitaient, lors des promenades, le bronzage en portant un masque qu’elles maintenaient par un bouton entre les dents, ce qui évitait la conversation.

Une couleur marque l’apogée de cette illusion : le rouge. Le rouge était la marque du pouvoir aristocratique. Quand une femme voulait séduire, elle ajoutait du rouge sur les joues. Dès 1673, toutes en portaient.

Sous Louis XIV, le fard devint le symbole de l’amour, de l’émancipation, mais aussi de l’adultère, de l’impudeur. Les femmes se fardent à l’extrême, surchargées de blanc et de rouge. Toutes les gammes de rouge explosent agressivement. Les cosmétiques de l’époque se composent de céruse, du sublimé, du rouge d’Espagne, du vinaigre distillé ou de l’eau de fleur. La céruse est de l’oxyde de plomb (produit extrêmement toxique) que l’on poudrait sur le visage, le cou, parfois les bras et la naissance de la gorge. Au début du XVIIIe siècle, les précieuses fabriquaient elles-mêmes leurs fards.

mode-et-robes-au-18-eme-siecle dans MOUCHEElles portaient toutes des noms :
Près de l’œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c’est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c’est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire, elle est enjouée.
Sur la poitrine, c’est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète

Cette mode disparaitra à la fin du XVIIIème siècle. Il faudra attendre un bon siècle pour que cette mode soit à nouveau en vigueur. Dans les années trente, l’emplacement favori est le coin de l’œil droit, les spécialistes du maquillage les vendent en boîtes. On les fixe en humectant  la partie encollée. Nous sommes à l’ère de la mouche autocollante. Les adeptes du piercing n’ont rien inventés avec la “médusa” et la “Madonna” qui agrémentent la lèvre supérieure.

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