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POUVOIRS MAGIQUES ATTRIBUES AU RHINOCEROS

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2014

220px-Nas-HornLa médecine traditionnelle superstitieuse en Chine, à Taïwan, à Singapour, en Malaisie, à Hongkong, en Corée et dans les Chinatown du monde entier attribue des pouvoirs magiques aux préparations de rhinocéros. Cette fausseté a provoqué le massacre en masse des rhinocéros asiatiques, étant donné que leurs cornes sont réputées plus efficaces par les consommateurs du fait de leur petite taille qui signifierait une plus grande concentration et puissance. 

Et pourtant, l’aphrodisiaque le plus demandé en Orient et le plus cher du monde n’est pas la corne de rhinocéros, mais la sécrétion visqueuse à la forte odeur de musc de la glande génitale du chevrotain porte-musc (Moschus moschiferus) sans bois, qui vit dans les forêts des montagnes d’Asie orientale. Depuis 2000 ans, des millions de rhinocéros ont été dépecés comme ingrédient : la  corne contre la fièvre, la peau pour l’acné, le pénis comme aphrodisiaque, vu la durée de l’accouplement et le nombre d’éjaculations du périssodactyle, les os pour l’arthrite et le sang pour les problèmes menstruels. La médecine orientale a beaucoup de qualités : l’acuponcture est souvent efficace et les cornes de l’antilope Saïga (Saiga tatarica) peuvent calmer la fièvre. 

Mais ce n’est pas vrai pour la corne de rhinocéros. Cela fait longtemps que le groupe pharmaceutique suisse Hoffmann-LaRoche a démontré que les préparations de rhinocéros n’ont aucun effet sur le corps humain et il n’y a aucune évidence scientifique quant à l’action anti-âge de la poudre de corne de rhinocéros. Les scientifiques chinois de Hongkong ont montré que la corne de rhinocéros a un effet rafraîchissant sur la fièvre provoquée chez les cobayes, mais uniquement à des doses massives. Pourtant, il s’agit de kératine banale, protéine séquentielle, répétitive et cristalline, très résistante, qui présente une structure secondaire régulière en alpha-hélice et c’est la composante fondamentale des cheveux, poils et ongles chez l’homme et des écailles, sabots et plumes chez les animaux. 

La corne peut facilement être remplacée par d’autres substances. Le président de l’Association of Chinese Medicine and Philosophy a déclaré qu’au moins vingt sept plantes possèdent les propriétés médicinales attribuées erronément au rhinocéros. Et pour la fièvre il suffit de prendre une aspirine (à l’origine dérivée de l’écorce du saule). Expérimentation à part, la réalité est qu’aujourd’hui le rhinocéros risque sa peau, ou plutôt, ses cornes et l’extinction, non pas pour avoir rempli un rôle accompli dans l’évolution naturelle, mais à cause de la superstition. 

Le danger ne vient pas seulement de l’Extrême-Orient. On sait qu’au Yémen et en Oman, la corne de rhinocéros est utilisée pour produire les manches et les fourreaux du poignard traditionnel jambiya, même si récemment elle a été remplacée par l’agate, une initiative des commerçants qui avaient du mal à se procurer les cornes de rhinocéros, et non des écologistes. 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques en Français

 

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Légende de la pieuvre 1

Posté par othoharmonie le 20 mars 2012

 

Cthulhu and R'lyeh.jpgA Papetoai, l’emplacement autour du temple a toujours été un lieu sacré. A Fa’ato’ai, comme on l’appelait autrefois, il y avait un marae et une source d’eau fraîche et une une grande pieuvre envoyée par les dieux de l’ancien temps pour apporter à la population l’amour et l’harmonie. Tous les habitants venaient écouter la pieuvre parler de la nature, des étoiles et compléter leur connaissance du monde. Pendant longtemps, la pieuvre remplit sa mission et les habitants vivaient ensemble très paisiblement.

 Mais un jour, des étrangers débarquèrent sur la plage de Vaihere. Ces Hommes Tortues étaient venus à la nage très loin. « De l’autre côté de la mer, il y a d’autres terres, d’autres pays, d’autres gens » dirent-ils à la population étonnée.

 Les Hommes Tortues allèrent alors voir la pieuvre au marae Tapuatea, et lui racontèrent leur histoire. Curieux, les gens de Fa’ato’ai demandèrent aux Hommes Tortues de les emmener voir où ils habitaient. La pieuvre, refusa d’abord de les laisser partir, mais pour éviter des conflits, elle accepta à contre-cœur que quelques habitants partent.

 Quand ils revinrent de leur séjour au pays des Hommes Tortues, ils se mirent à raconter tout ce qu’ils avaient vu et tout ce qu’ils avaient appris dans ce nouveau pays. Ils racontèrent comment les gens là-bas vivaient et ce qu’ils faisaient. Et bientôt apparurent la discorde parmi eux; car ils changèrent leurs façons de vivre. Souvent on les entendait dire « Non, ce n’est pas comme ça. Là-bas, au pays des Hommes Tortues, voilà comment sont les choses, voilà comment ils pensent, voilà comment ils font  » alors les gens se mettaient à discuter et à se quereller.

 Les dieux entendant ces disputes parmi les habitants dirent à la pieuvre  » Nous te donnons une terre pour que tu puisses montrer aux gens comment s’aimer et vivre en harmonie, et maintenant ils se querellent. Si tu es incapable de guider les gens de l’île, nous allons te punir ».

Fichier:20000 Nemo sextan (cvet).jpg Quand la pieuvre entendit cette remarque des dieux, elle quitta Fa’ato’ai et alla se cacher dans la montagne Rotui et tellement contrariée de plus pouvoir remplir sa mission, elle déversa son encre sur le versant de la montagne jusqu’à la plage de Vaihere où les Hommes Tortues avaient débarqué. On dit aujourd’hui qu’il ne faut pas pêcher à cet endroit parce que tous les poissons sont empoisonnés par l’encre de la pieuvre.

 L’ancien nom de Mo’orea était Aimeho, ce qui veut dire manger en cachette ; vient de cette légende parce qu’on ne voit jamais une pieuvre manger car sa bouche est en dessous de son corps et donc qu’elle mange en se cachant.

 Le nom en entier est « Aimeho i te rärä varu » ou Aimeho aux huit radiations, représentant les huit tentacules de la pieuvre. La tête de la pieuvre se trouve sur le Mont Rotai et ses tentacules rayonnent pour former les huit chaînes de montagne de l’île. Depuis l’église du village de Papetoai, l’on peut voir la tête et les deux yeux de la pieuvre couchée sur le Mont Rotai.

 

D’après Hinano Garnier Murphy

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