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ARIANE LE COLIBRI

Posté par othoharmonie le 22 février 2016

 

colibriVous avez déjà sûrement entendu décoller une ariane dans votre jardin : son bourdonnement caractéristique ne trompe pas. 

L’histoire est célèbre. « La fille de Minos et de Pasiphaé » tombe amoureuse de Thésée venu en Crète pour tuer le Minotaure. Elle lui donne une épée pour se défendre et une pelote de fil pour retrouver son chemin dans le Labyrinthe construit par l’architecte Dédale. À son retour, Ariane s’enfuit avec Thésée mais celui-ci l’abandonne en route, alors qu’elle est endormie sur le rivage.  René Primevère Lesson (cf. Jacana n° 32) crée le genre Amazilia (cf. Jacana n° 38) en 1843. 

En 1877, dans leur Histoire naturelle des oiseaux-mouches, Mulsant et Verreaux créent le genre Ariana en précisant entre autre : « Les Arianes s’éloignent des Amazilis par un ventre non roux ». Ils ajoutent en note : « Cette partie des Amaziliates a été divisée d’une manière si variable suivant les auteurs, que nous avons été obligé (sic) de créer un nom générique nouveau pour faire comprendre notre pensée sur la manière de classer ces oiseaux. » 

Ils n’indiquent toutefois pas les motifs du choix de ce nom ; on peut penser qu’il s’agit peut-être d’une allusion à leur habitude à utiliser les fils de toiles d’araignées pour consolider leur nid, bien que cette pratique soit largement répandue chez les

Trochilidés. S’agit-il même d’une référence à l’amante de Thésée ? Leurs Ariana sont aujourd’hui des Saucerottia en latin (mais, allez comprendre, Amazilie en allemand et Amazilia en espagnol) et il semble que Pierre Devillers [a étendu le nom français « Ariane » au genre Amazilia

Il écrit en effet : « L’état de la systématique des colibris ne permet pas des coupes logiques. J’ai donc utilisé  »Colibri » (avec  »Oiseau-mouche » comme synonyme) pour l’ensemble de la famille, à l’exception de quelques grands genres, de certains  Groupes de genres bien caractérisés et de l’un ou l’autre petit genre très frappant. J’ai utilisé dans ces cas un nom générique français existant s’il était bref et élégant

(Ariane, Émeraude, Saphir, Érione), ou s’il était bien établi (Campyloptère, Matallure) ».

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La Fourmi sauva Dédale

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2013

 

La Fourmi sauva Dédale dans FOURMI 250px-labirinto_delle_trasformazioni_ivDédale était cet architecte qui construisit, en Crète, le Labyrinthe pour le Minotaure et qui montra à Ariane comment Thésée pourrait en sortir. En apprenant que les Athéniens avaient trouvé le moyen de s’en échapper, le roi Minos fut aussitôt convaincu qu’ils n’auraient pu y réussir sans l’aide de Dédale. En conséquence, il emprisonna l’architecte et son fils dans ce même labyrinthe, ce qui tendrait à prouver l’excellence du plan de cet enclos, puisque sans indication, même son auteur ne pouvait en découvrir l’issue. Mais le grand inventeur n’était pas en peine pour si peu. Il dit à son fils : « La fuite peut être entravée par la terre et par l’eau mais l’air et le ciel sont libres, c’est par là que nous irons: que Minos possède tout, il ne possède pas le ciel. »

« Terras licet » inquit « et undas obstruat: et caelum certe patet; ibimus illac: omnia possideat, non possidet aera Minos. » »

et il fabriqua deux paires d’ailes, qu’il fixa avec de la cire à ses épaules et à celles de son fils Icare. Avant de prendre leur envol, Dédale recommanda à Icare de ne pas s’élever trop haut sur la mer, car, dit-il, en approchant de trop près le soleil, la cire pourrait fondre et les ailes se détacheraient. Mais comme tant d’histoires nous le montrent, la jeunesse ne tient guère compte de ce que disent les aînés. Tous deux s’élevèrent donc, légèrement et sans effort, et quittèrent la Crète ; le ravissement de ce nouveau et merveilleux pouvoir grisa l’adolescent. Il monta de plus en plus haut, refusant d’entendre les appels angoissés de son père. Et ses ailes se détachèrent. Il tomba dans la mer et les eaux se refermèrent sur lui.

Le père affligé poursuivit sa route sans accident et atterrit en Sicile où il fut fort bien accueilli par le roi Cocalos.

Rendu furieux par cette fuite, Minos décida de retrouver Dédale. Pour y parvenir, il employa la ruse. Il fit proclamer partout qu’il accorderait une grande récompense à quiconque réussirait à passer un fil dans les volutes d’une coquille aux spirales particulièrement enchevêtrées.

220px-Theseus_Minotaur_Mosaic dans FOURMIDédale déclara au Roi de Sicile qu’il se faisait fort d’y parvenir. Il perça d’un petit trou l’extrémité de la coquille, fixa un fil à la patte d’une fourmi, introduisit la fourmi dans l’orifice, qu’il boucha. Quand la fourmi sortit enfin par l’autre extrémité de la coquille, le fil, bien entendu, l’avait suivie dans tous ses tours et détours.

«Seul Dédale pouvait imaginer pareil stratagème», dit Minos, qui se mit en route pour la Sicile afin de se saisir de l’architecte. Mais le roi Cocalos refusa de le livrer et dans la lutte qui suivit, Minos trouva la mort. 

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Taureau crétois

Posté par othoharmonie le 16 mai 2012

Taureau crétois dans VACHE - BOEUF.... 270px-Lekythos_Cretan_bull_Louvre_F455Dans la mythologie grecque, le ‘taureau crétois’ est une créature fantastique, qui est assimilé, selon les auteurs :

  • Au taureau blanc offert par Poséidon à Minos pour être sacrifié, mais qui fut épargné par Minos et dont Pasiphaé tomba amoureuse (elle conçut de lui le Minotaure) ;
  • soit à celui dont Zeus prit la forme pour enlever Europe et l’amener en Crète.

Dans la première version, Poséidon se vengea en rendant le taureau furieux et en lui faisant dévaster les terres de Crète. En tout cas, Héraclès reçut pour tâche de le capturer vif (le septième de ses douze travaux) : il y parvint en sautant sur lui et en lui saisissant les cornes. Il revint en Grèce sur le dos de l’animal à travers la mer qui sépare la Crète de Tyrinthe en Argolide, dont le roi est Eurysthée. Celui-ci, ayant vu l’animal, le relâcha : le taureau erra un temps à travers la Grèce et s’installa finalement près de Marathon. Là, il se rendit coupable de plusieurs méfaits, avant d’être terrassé par Thésée.

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Vache – taureau et la Terre

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache - taureau et la Terre dans VACHE - BOEUF.... pt12013Le taureau, figure la renaissance annuelle du Monde (la Terre), souvenir du renouvellement cyclique : la Grande Hiérogamie (conjonction) du Soleil et de la Lune se fait dans le signe du Taureau tous les 19 ans. Sur l’image ci-dessus, tient-il le “cercle de l’année” Ouroboros ou celui de la Grande année de précession des signes du zodiaque (qui commence après lui) ? (cf. art. Astronomie) 

 

Chez les Celtes : « Le taureau était un animal sacré et sa mise à mort un symbole de la fin du monde. » Alain Daniélou. C’était donc là un rite  commémoratif. 

 

La vache est l’avatar nécessaire dans laquelle doit se métamorphoser le 

Druide. Chez les Celtes insulaires, le vol d’un troupeau semble être un rite d’initiation du type des épreuves réservées aux kouroï grecs ou, peut-être même, aux seuls candidats à la royauté : là aussi, c’est probablement une  commémoration ? Le taureau se retrouve dans le nom ou l’enseigne de diverses tribus : les Taurini de Gaule cisalpine, fondateurs de Turin ; les Taurisqui d’Aquitaine (on pensera ici à la Tarasque de Tarascon en Provence ; les Brigitarus ou “Toro du Pays” (bro “pays” –> Breiz ma Bro “Bretagne ma Patrie”, et briga “hauteur”) ; et les Déiotarus ou “toro divin”… 

 

Chez les Grecs : On retrouve le taureau dans le mythe de Zeus et dans celui du pseudo enlèvement d’Europe, dans celui d’Hercule et son périple des boeufs de Géryon. « La fille d’Inachos, roi d’Argos, était prêtresse d’Era/ Héra (la Déesse Mère… du Marais). Séduite par Zeus, il la transforma en génisse blanche pour la soustraire à la jalousie d’Héra. Mais elle ne fut pas dupe et, l’ayant obtenue de Zeus, elle la fit garder par Argus Panoptès (au cent yeux, cf. Paon) un surhomme qui avait dompté un taureau géant qui désolait l’Arcadie et tué le monstre Echidna (cf. art. Déluge). Zeus chargea Hermès de tuer Argus mais Héra, méfiante, la fit harceler par un taon furieux qui la poursuivit jusqu’au détroit du Bosphore (appelé depuis “le passage de la pt61811 dans VACHE - BOEUF....vache”) puis en Égypte où elle retrouva sa forme humaine et devint… Isis66 la prophétesse…» 

 

Tout ceci n’est pas sans rappeler l’Enlèvement d’Europe mais nous verrons par ailleurs qu’il s’agit en fait d’un pseudo-enlèvement, de la description erronée d’une peinture murale ou d’une céramique montrant la capture du taureau blanc du sacrifice : ceci est un exemple typique “d’iconotropie” qu’a caractérisé Robert Graves. « Le Taureau devait être capturé sans armes, seulement avec un lien et n’être abattu qu’avec la massue… » (cf. Hercule) : lors du sacrifice, le merlin s’abattait sur le taureau comme “Foudre de Zeus (ce qui est resté un juron populaire)… 

 

En fait, le sacrifice concernait deux boeufs blancs, attachés à un joug (bouzygé en grec), ce qui est un rite d’action de grâce envers l’inventeur du Joug qui permit le labourage linéaire, un remerciement envers le Grand Ase/ Zeus lui-même. Mais pour les grandes Fêtes à la Déesse-Mère, sous sa forme d’Hécate – probablement, à l’origine, pour des Danses de la Pluie – il fallait nourrir toute la tribu, on abattait alors cent boeufs : c’était là, littéralement, une hécatombos : Le taureau blanc est le symbole de Dionysos-de-Delphes que certains assimilent à Héraklès (l’oracle). On se rappellera cet épisode de la Mythologie dans lequel les Taureaux d’Apollon furent dérobés par Hermès à la suite de quoi il dut donner sa lyre en carapace de tortue – sur laquelle était tendue une peau de boeuf – à Apollon pour se faire pardonner (on verra aussi un vol de ce genre dans l’article romancé Ulysse et Nausicaa mais, il pourrait bien s’agir en fait du vol de lingots d’airain68 ou de bronze qui étaient nommés des “taureaux” et en avaient la forme). 

 

6522561-p-turages-de-vache-situ-e-derri-re-la-montagne-brenta--italie-dolomitesOn retrouve notre Taureau offert par les Dieux à Minos chez lequel il devient le Minotaure crétois, “la créature de la lune”, un masque rituel. On se rappellera qu’à cause des soi-disant “fantaisies” de Pasiphaé69 qui provoquèrent un manquement à la parole donnée, “de jeunes Athéniens devaient lui être offerts”… Mais tout ceci se doit d’être décrypté car il peut fort bien s’agir d’un accord pour repeupler la Crête dévastée par le raz de marée provoqué par le glissement de la caldéra dû à l’explosion de Théra (cf. aussi Thésée, Ariane, Dédale, Danse de la Grue, et Francisque). Il est d’ailleurs certains que dans ce rite/ danse, la reine Pasiphaé portait le masque de la Vache alors que son époux portait celui du “Taureau de Minos” : danse propitiatoire de fécondité… retrouvée ! 

 

Et pourquoi ce Minotaure s’est-il retrouvé transformé en monstre ? Parce qu’il y eut une collusion entre cet ancien symbole de fécondité et la puissance dévastatrice du taureau qui charge (i.e. le terrifique Théra), figure dont on trouve de nombreux exemples dans la mythologie ! Quand à Ariane/ Ariadne, l’Arachné pendue au bout de son fil et recommençant patiemment son ouvrage… labyrinthique (!). Elle nous en ramène Thésée qui était prisonnier du sombre et grand Hiver, un “Héros Solaire” renaissant, typiquement indo-européen et très dionysien. Nous sommes là, manifestement, devant un multitricottage des conteurs… multi-ethniques 70, remis en forme par un écrivain – romancier de l’époque – baptisé un peu vite “mythologue” / après tout, on a bien le droit d’en parler sans être pour autant un “spécialiste diplômé” des comparaisons et donc du décryptage : c’est mon cas… (la physique mène à tout).

 

 La légende de Tâlos71 nous dit que cet “homme de bronze” serrait les Crétois contre son sein, et sautait avec eux dans le feu, de sorte qu’ils étaient brûlés vifs. 

 

Bovins-CattleOn dit aussi que c’est Zeus qui l’avait donné à Europe (!) ou Héphaïstos à Minos pour garder l’île de Crête que ce “bronzé” parcourait trois fois par jour. Selon Appolodore, c’était un taureau et, selon Hésychius c’était le Soleil ! « Il ne faisait probablement qu’un avec le Minotaure et, dépouillé de ses traits légendaires, n’était qu’une image en bronze du Soleil représenté sous les traits d’un homme à tête de taureau. » Frazer… mais en y incluant des éléments destructeurs du genre de la figure de Phaéton (cf. art. Déluges) et même, croyons-nous, de celle du terrifique volcan de Santorin : Théra !

création/animation d'Alice : barre de séparaion

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