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COMMUNICATION CHEZ LES PERRUCHES

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

 

 

 

290px-Budgie.two.750pixNos petites perruches sont des animaux grégaires et hautement expressifs. Encore faut-il réussir à les comprendre quand elles essayent de communiquer avec nous. Ce n’est pas toujours évident de percevoir et comprendre le message qu’elles essayent de vous véhiculer, volontairement ou non d’ailleurs. Il est donc par conséquent difficile d’y répondre. C’est pourquoi je vous offre à travers cet article les clés de la communication avec votre perruche. Nous allons voir les différents modes de communication et leur signification afin de proposer une réponse adaptée.

Les signaux de communication de votre perruche ou perroquet passent par les vocalisations (sons, cris, chants, dialecte). A travers les vocalisations il y a le verbal : c’est le langage articulé (mots arbitraires signifiants). Ce mode de communication est très minime pour le perroquet. Il y a également le paraverbal : cela renferme tout ce qui dépend de la voix (intonation) et qui s’exprime à partir des signes d’expression faits par la main, le visage ou les manières du corps en général. Cela est très important pour le perroquet qui est sensible à de nombreux indices paraverbaux, notamment expressifs, intonatifs, accentuels, et émotionnels. Puis il y a la communication à travers les gestes et les états émotifs, c’est ce qui prime chez le perroquet. C’est le non verbal : cela prend en compte les postures, les gestes, les mimiques. Ce sont les manifestations du corps, plus ou moins discrètes ou faites avec étalage (postures, gestes, mimiques, sourire, regard, contractions, tremblements, etc. Ce sont les éléments les plus importants pour les perroquets. Si le perroquet considère que nous sommes « fiables », il sera en confiance.

LA COMMUNICATION VERBALE (VOCALE)

La vocalisation est le mode de communication le plus efficace et compréhensible pour les humains. Mais il faut tout de même apporter une explication à chaque type de cris ou chant car la réponse que nous devons donner sera différente. Votre perruche EAM en particulier attendra de vous que vous compreniez sa communication, il est donc important de bien l’interpréter afin d’y répondre convenablement.

La capacité à crier est innée dès la naissance mais chaque oisillon possède un cri qui lui est propre, comme une signature vocale, que chaque oisillon a appris grâce à ses parents à émettre au besoin. Le chant lui relève d’une transmission culturelle. Les oiseaux s’approprient un langage et le communique à travers leurs vocalisations, qui relèvent des états émotifs, sentiments ressentis de ces oiseaux et qui sont propres au groupe social

Les appels (cris) de contact
Les perruches sont des oiseaux de proie, elles ont donc besoin de continuellement pouvoir s’observer les unes des autres et se localiser dans l’environnement afin d’anticiper sur l’arrivée d’un prédateur. Les vocalisations leurs permettent d’anticiper sur les évènements proches. Elles émettent des cris de contact afin de se rassurer sur le positionnement et les intentions de chacune. C’est une façon de se procurer un sentiment de sécurité, et vos perruches vous feront cela également en intérieur. Observez les s’appeler quand elles ne sont pas dans la même pièce ou quand elles ne peuvent s’observer. Quand elles sont ensemble, et que vous en avez plusieurs, elles jacassent, et parfois assez bruyamment, avec certains cris assez stridents facilement audibles. Ces comportements son innés (naturels) et ne doivent pas être inhibés par nous, parfois excédés par le bruit. Elles ont besoin de ses échanges pour atteindre un sentiment de sécurité et de bien être dans leur environnement. Essayer une expérience, vous mettre dans leur pièce à un ou à plusieurs et ne pas faire un seul bruit, à les regarder fixement. Vous serez ainsi de parfait prédateurs à leurs yeux, et elles deviendront silencieuses et alertes à tout mouvement. Refaites de même en parlant bruyamment dans la pièce avec vos amis, et constatez comme le niveau sonore va exploser, parce qu’elles augmenteront également le volume, et vous incluront comme proie et non prédateurs. Vous ne serez pour elles pas une menace et elles seront rassurées. Ne restez donc jamais silencieux à fixer vos perruches, soyez enjoué et bruyant, elles aimeront cela.

Description de cette image, également commentée ci-après
Gazouillis et bavardages
Ce mode de communication est quotidien et se fait pendant les activités habituelles de la perruche : durant le toilettage, le bain, le nourrissage, l’avant sieste, le levée du soleil, etc. Elles gazouillent entre elles mais également avec vous. Quand je prends une de mes perruches avec moi dans le salon, elle peut gazouiller avec mon épaule, mes cheveux ou ma boucle d’oreille pendant un bon petit moment. Les gazouillis sont assimilés aux interactions sociales et les renforcent. C’est un comportement naturel qu’il ne faut pas inhiber.


Les cris d’alerte et de panique

Il arrive parfois que nos perruches se mettent soudainement à crier, d’un cri assez désagréable, fort, aigüe voir une série de cris rapides assez alarmant. C’est souvent accompagné de signes corporels comme l’ébouriffement du plumage, dans le cadre d’une menace envers un congénère ou d’une frayeur. Lors d’une terreur nocturne par exemple, un congénère se met à crier et se jeter violemment contre les parois de la pièce, cela pouvant entrainer les congénère à faire de même, à crier et se blesser contre les murs. C’est pourquoi il est conseillé de laisser une faible veilleuse afin d’éviter cette frayeur collective qui peut existe la nuit. Ces cris d’alerte doivent rapidement vous interpeller, pour que vous veniez vérifier si aucun danger n’est présent et si tout est en ordre. Il ne faut pas les forcer à se taire car cela favoriserai le climat d’angoisse, il faut les laisser se calmer sous une faible lumière. Parfois, une perruche peut imiter un cri d’alerte pour vous tromper et s’amuser de votre vive réaction.

 

A voir sur le site http://www.perruche-perroquet.com  

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LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

La chouette, que nous poursuivons d’une fâcheuse réputation de voleuse et dont nous faisons un emblème de laideur, apparemment contre l’avis de Rabelais, était l’oiseau d’Athéna. Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil, et s’oppose donc en ceci à l’aigle, qui la reçoit les yeux ouverts.

 

290px-Bubo_scandiacus_Delta_3René Guénon a noté qu’on pouvait voir là, ainsi que dans le rapport avec Athéna-Minerve, le symbole de la connaissance rationnelle, perception de la lumière lunaire par reflet, s’opposant à la connaissance intuitive, perception directe de la lumière solaire. C’est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent.

Dans la mythologie grecque la chouette est représentée par Ascalaphos, fils d’Acheron et de la nymphe de l’obscurité : c’est elle qui voit Perséphone goûter à un fruit de l’enfer, un grain de grenage, et la dénonce, lui interdisant ainsi tout espoir de remonter définitivement au jour.

Chez les Aztèques, elle est l’animal symbolique du dieu des enfers, avec l’araignée. Dans plusieurs Codex, elle est représentée comme la gardienne de la maison obscure de la terre. Associée aux forces chthoniennes, elle est aussi un avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la fois à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre, qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général.

Dans le matériel funéraire des tombes de la civilisation pré-incaïques Chimu (Pérou), se rencontre fréquemment la représentation d’un couteau sacrificiel en forme de demi-lune, surmonté de l’image d’une divinité mi-humaine mi-animale en forme d’oiseau de nuit, chouette ou hibou. Ce symbole qui est manifestement lié à l’idée de mort et de sacrifice, est orné de colliers de perles et de coquilles marines, la poitrine peinte en rouge, et la divinité ainsi représentée est souvent flanquée de deux chiens, dont on connaît la signification de psychopompe. Ce hibou, ou cette chouette, tient souvent un couteau de sacrifice dans une main et dans l’autre le vase destiné à recueillir le sang de la victime.

De nos jours encore elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines. Il demeure cependant frappant qu’un vecteur de symbole aussi universellement ténébreux et associé à de sinistres idées ait pu, dans les langues latines, désigner en tant qu’adjectif la jolie femme, puis indifféremment tout ce qui est de bon présage.                                               

« Chouette » est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae, sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille, qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du hibou par la simple absence d’aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l’impression d’oreilles ou de cornes.

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

  • Comme on l’a vu, la chouette était, dans le monde antique, le symbole de la sagesse.  Elle était liée à la déesse grecque Athéna, déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive et de l’activité intelligente. De ce fait la chouette  prêta son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappa monnaie à l’effigie de l’animal qui, d’ailleurs, se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.                                        
  • Dans le monde romain, les termes « striga » (sorcière) et « strix  » (chouette/stryge) étaient utilisés en parallèle. On accusait les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit, d’où le mythe des stryges. Les Romains empruntèrent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voyaient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devenait alors un mauvais présage.
  • Au  Moyen Age, elle était associée à la rouerie et à la tromperie  du fait que la chouette  profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la clouait donc devant sa porte pour conjurer le sort maléfique.
  • Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement.
  • Pour les Romains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.
  • Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières comme le savent les lecteurs de Harry Potter.  
  • Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie,  dite aussi Dame Blanche, d’où sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.
  • De façon plus anecdotique,  la double symbolique « oiseau de la sagesse »/ »oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains  khagneux (étudiants préparationnaires littéraires) qui la nomment «Vara » (cagneuse, en latin).
  • La chouette est le symbole touristique de la ville de Dijon, elle y est sculptée dans une pierre d’angle de l’Eglise Notre-Dame. Dans la rue de la Chouette, voie piétonne qui longe le côté nord de l’église et le chevet, une pierre de Notre-Dame porte une marque singulière qui a suscité la curiosité de certains historiens de la ville. A l’angle d’un contrefort d’une chapelle de l’église est sculpté un oiseau que les Dijonnais appellent la chouette. Sa signification est toujours inconnue, bien que de nombreuses hypothèses aient été émises à son sujet. Pour certains, la chouette pourrait être une forme de signature laissée là par un architecte ou par un tailleur de pierre. Il ne peut s’agir en tout cas de la signature de l’architecte de l’église, car cette chouette est sculptée sur une chapelle élevée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame.

 

LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenLa chouette est très usée à cause de la vénération  superstitieuse qu’elle suscite. En effet, Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche, pour demander que leur souhait soit exaucé. Il n’en subsiste donc aujourd’hui que la forme générale, la plupart des détails de la sculpture ayant depuis longtemps disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2001, un vandale a porté à la chouette plusieurs coups de marteau. Cette dégradation suscita l’émotion des Dijonnais. Plutôt que de laisser la chouette en l’état ou de remplacer le bloc de pierre sur lequel elle était sculptée, il fut décidé d’en réparer les cassures. Un moulage de la chouette avait été réalisé en 1988 par un statuaire mouleur du Louvre. Il servit de modèle à la réparation, qui consista à incruster des fragments de pierre, ensuite patinés. Ce travail s’accomplit fin janvier et début février 2001. Depuis cet incident, un système de vidéosurveillance a été mis en place afin de prévenir toute récidive. La chouette restaurée a été inaugurée officiellement le 12 mai 2001.

Ces péripéties n’ont fait qu’accroître la popularité de cette sculpture à Dijon. L’Office de tourisme l’a choisi en 2001 comme symbole de fléchage pour le Parcours de la Chouette, circuit touristique piéton qui fait le tour du centre historique avec un balisage devant les principaux monuments. 

Machin chouette est une expression familière qui désigne une personne dont on ne connaît pas, ou plus, le nom. C’est aussi le titre d’une pièce de théâtre de Marcel Achard, créée au Théâtre Antoine en 1964.

  • Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des Dieux. 

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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LE HIBOU ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 1 mars 2015

 

 

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsLE HIBOU EST L’OISEAU DU CAPRICORNE

 Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, le hibou est symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et de mélancolie. La mythologie grecque en fait l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée. Il était également associé à la déesse de la sagesse, Athéna. C’est pourquoi le hibou symboliserait l’intelligence et la réflexion. 

Dans son poème « Les hiboux », Charles Baudelaire célèbre aussi cette sagesse :

« Leur attitude au sage enseigne/ Qu’il faut en ce monde qu’il craigne/Le tumulte et le mouvement ».

En Egypte, il exprime le froid, la nuit, la mort. Selon les époques et les cultures, le hibou a une image tantôt négative, tantôt positive. Dans tous les cas, il est lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Certainement de par son cri inquiétant et son mode de vie « en retraite », il fut le vecteur de nombreuses superstitions.

Les hiboux, comme les chouettes d’ailleurs, sont le moyen de communication le plus répandu du Monde Magique. Les messages sont attachés à la patte de l’animal, ou il porte la lettre entre ses serres ou dans son bec. Les hiboux transportent aussi des colis. Parfois, plusieurs oiseaux sont affectés à un seul paquet si celui-ci est trop volumineux. Par magie, les hiboux trouvent toujours le destinataire, même si le voyage pour y parvenir est semé d’embûches. Il est peu probable qu’un hibou soit suivi ou intercepté, mais ce n’est quand même pas impossible… 

Pour les Romains, le cri du hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Mais paradoxalement, le hibou est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance.

« J’ai parcouru la moitié de la terre et je me suis enrichie de plus d’expérience que tout autre oiseau » dit l’hirondelle au hibou. Comment est-il possible que l’on vénère ta sagesse, alors que tu vis la nuit et ne quittes pas tes falaises ? »

« C’est les yeux fermés que je vois le mieux et mes pensées voyagent bien plus loin que tes ailes ! », répondit le hibou.

Le hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible qui était censé dévorer sa mère. Il symbolisait le yang, et même l’excès de yang. Il se manifestait au solstice d’été, s’identifiait au tambour et à la foudre. Il était aussi en rapport avec la forge. Il était l’emblème de Houang-ti, le Souverain jaune et le premier fondeur. Excès de yang, le hibou provoquait la sécheresse. Les enfants nés le jour du hibou (solstice) étaient de caractère violent, peut-être parricides. Le bouillon de hibou, distribué aux vassaux à la même date, était-il rite d’épreuve, de purification, de communion ? Ou tout à la fois ? Quoi qu’il en soit, le hibou était toujours considéré comme un animal féroce et néfaste.

Le hibou est l’un des plus anciens symboles de la Chine, il remonte aux époques dites mythiques. D’après certains auteurs, il se confondrait avec le Dragon-Flambeau, emblème de la seconde dynastie, celle des Yin. Il est l’emblème de la foudre. Il figure sur les étendards royaux. Il est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices ; dans les temps archaïques, il présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques. Inutile de dire qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de clouer sur la porte de sa grange un hibou !

Pour les Indiens de la Prairie, le hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. D’où l’emploi des plumes de hibou dans certaines cérémonies rituelles.   

Dans les rites initiatiques de la Société Midé, chez les Algonquins, figure, perché » dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la Terre du Soleil Couchant royaume des morts. Le hibou remplirait ici une fonction psychopompe.

Il peut également être considéré comme messager de la mort et en conséquence maléfique : « Quand le hibou chante, l’Indien meurt » ; le sorcier chorti, incarnant les forces malignes, a pouvoir de se transformer en hibou.

La chouette fait partie des anciens du Monde, pleins de sagesse et d’expérience dans le conte apocryphe gallois du même nom. On devrait donc la ranger parmi les animaux primordiaux et il est probable qu’on peut l’assimiler au hibou. Mais ces animaux n’apparaissent pas dans le symbole religieux celtique. Le hibou est pris ici en mauvaise part sous l’influence du christianisme. Le symbolisme de la chouette, favorable, est plus ancien et probablement préchrétien.

Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, dans le Mabinogi de Math, est transformée en hibou en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

A propos, savez-vous comme distinguer le hibou de la chouette ? C’est tout simple… Le hibou porte des aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes lui donnant l’impression d’oreilles ou de cornes.

Le plumage du hibou est couleur d’écorce lui conférant un camouflage très efficace la journée lorsqu’il se tient posé sur une branche généralement près du tronc de l’arbre. Si un danger le menace, il prend alors une posture caractéristique : il se raidit, resserre ses ailes le long de son corps et dresse ses aigrettes tout en refermant son marque faciale. Ceci lui donne l’aspect d’une branche morte et il est alors très difficile de le repérer.

263px-Hibou_grand_ducUn peu comme le fit Saturne, le Maître du Capricorne, il régurgite non pas ses enfants, mais les parties non consommées (os, poils, dents…) de ses proies qu’il avait avalées goulument. Sont recrachées sous forme d’une petite pelote dite « de réjection », tout ce que son estomac ne peut assimiler mais a trié consciencieusement.

 

Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter Editeur – Collection Bouquins

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MYTHES ET LEGENDES autour du hibou et la chouette

Posté par othoharmonie le 25 février 2015

 

 

220px-Bubo_bubo_juvenilesLes chouettes et hiboux sont sujets à de nombreuses légendes et symboles mythologiques ; tout d’abord chez les grecs, la chouette est le symbole de la sagesse. Elle était l’animal favori d’Athéna car les grecs pensaient que c’est une lumière interne qui lui permettait de voir la nuit. 

On peut encore voir la chouette d’Athéna sur la pièce grecque de 1 euro. Chez les indiens d’Amérique du nord, les hiboux étaient respectés en tant qu’accompagnateurs des âmes qui passaient dans l’au-delà. Les Cherokees demandaient conseil aux hiboux en cas de malheur. 

Les hiboux en Europe sont considérés comme des animaux de compagnie depuis que J.K Rowling en a fait un animal sympathique à travers Hedwidge, le Harfang des neiges qui accompagne Harry Potter. 

Chez les romains, on accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit. Les cris du hibou présageaient une mort prochaine tout comme au moyen âge où ils sont également associés à la sorcellerie et à la magie noire, messagers de Satan. Ainsi pour éloigner le mauvais sort, les gens avaient pour habitudes de clouer vivante une chouette avec les ailes écartées contre la porte des grandes familles.

Les croyances populaires ont fait de la chouette un animal dit : « de mauvaise augure… », un  »oiseau de malheur… ».
Au Moyen Age, elle était associée aux sorcières et autres mauvais esprits. D’autres la considéraient comme le symbole de la misère et de la mort.

Malgré tout, la chouette n’a pas toujours été détestée. Dans les civilisations antiques, commel’Egypte, la chouette représentait la lettre « m ».

 À Babylone, on représentait les pieds de la déesse Lilith par les pattes de ce volatile.

Dans la civilisation romaine, rencontrer une chouette était un mauvais présage.

 Dans la mythologie grecque, la chouette était l’animal sacré de la déesse Athéna et elle symbolisait la sagesse et l’intelligence.

 Les « bonnes » superstitions :
~ Quand les chouettes chantent c’est signe de beau temps.

Les « mauvaises » superstitions :
~ Son cri à la pleine lune annonce l’agonie d’un malade.
~ Qui regarde dans un nid de chouette devient morose et malheureux à vie.
~ Au Pays de Galles, le hululement de la chouette annonce qu’une jeune fille vient de perdre sa virginité.
~ En France le hululement d’une chouette annonce, à une femme enceinte, la naissance d’une fille .
~ Son chant appelle la mort.

Pour éloigner le mauvais sort que les chouettes traînaient avec elles, les hommes inventèrent divers rites ou rituels pour faire fuir le malheur qui suivait les chouettes :


~ Si l’une d’elles se posait sur le toit d’une maison, il fallait la prendre la tête en bas après lui avoir lié les pattes et ailes pour éloigner le danger.
~
 Quand on entend son cri il faut jeter du sel sur le feu ( le sel, d’après certains rites de « magie noire », est censé éloigner le malheur et les mauvais esprits que véhicule la chouette).

~ Si l’on place le coeur et le pied droit d’une chouette sur un dormeur, celui-ci dit tout ce que l’on veut lui entendre dire.

 

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La chouette et l’homme

Posté par othoharmonie le 24 février 2015

 

 

290px-Pel's_CroppedAvec ses hululements nocturnes, ses vols feutrés et ses regards fixes, la chouette a toujours beaucoup inquiété l’homme, qui l’a étroitement associée à la mort et, en conséquence, largement persécutée.

D’une manière générale, les rapaces nocturnes ont été considérés plutôt de manière négative, d’une part à cause de leur mode de vie nocturne et, d’autre part, à cause de leur voix, qui peut paraître inquiétante. En Égypte, le hibou était associé à la nuit et à la mort. On le retrouve aussi en bonne place dans l’écriture hiéroglyphique, où son image aurait comme correspondance phonétique la lettre « m ».

C’est également à la mort qu’était lié le hibou dans la mythologie grecque, puisqu’il était le messager d’Atropos, celle des trois Moires chargée de couper le fil du destin de chaque homme.

Dans la Chine antique, où il occupait une place prépondérante, le hibou était redouté, et l’on craignait souvent son influence néfaste. En revanche, pour les Amérindiens des grandes plaines, il était parfois une entité protectrice œuvrant pendant la nuit. Par rapport au hibou, la chouette n’est guère mieux lotie !

Considérée par les Aztèques comme l’animal symbolisant le dieu des Enfers, elle incarne souvent la mort, tant en Asie que dans le Nouveau Monde, et elle est représentée comme étant la gardienne des sépultures. Sa seule représentation positive est celle qui, dans la mythologie grecque, fait d’elle l’oiseau de la déesse Athéna, le symbole de la sagesse et de la clairvoyance.

Les rapaces nocturnes comptent dans leurs rangs quelques espèces commensales de l’homme, c’est-à-dire adaptées à la vie auprès de celui-ci.

En Europe comme en Amérique du Nord, la chouette effraie niche plus souvent dans des granges, des monuments, des greniers ou des ruines que dans des trous d’arbres ou des cavités rocheuses. Toujours en Europe, la petite chouette chevêche s’installe auprès des fermes, dans des trous de murs, ou dans des vergers composés de vieux arbres pourvus de cavités. Ces espèces tirent un immense profit de la pose de nichoirs artificiels. Dans bien des régions, cette aide à la nidification compense la disparition de sites naturels, notamment celle des arbres creux. Malheureusement, ces sites disparaissent aussi : raréfaction des granges, travaux de fermeture des greniers et des clochers, etc.

Outre la déforestation et la disparition des cavités naturelles, les périls affectant les chouettes et les hiboux ne sont que trop nombreux. Certains de ces périls sont liés au mode de vie nocturne de la plupart de ces oiseaux, d’autres sont en relation avec leur position de prédateurs. C’est ainsi que la circulation automobile fait de véritables ravages. Des études ont montré que ce sont, parmi les oiseaux, les rapaces qui paient le plus lourd tribut à la circulation routière et, parmi eux, la chouette effraie, dont les habitudes de vol (entre 1,5 et 3 m du sol) la rendent particulièrement vulnérable aux collisions avec les véhicules. En France, ces dernières représentent 50 % de la mortalité de l’espèce, et il a été estimé qu’en moyenne une effraie meurt chaque année par kilomètre d’autoroute.

Les heurts avec les câbles électriques sont également meurtriers. Dans le midi de la France, par exemple, ceux-ci causent chaque année la disparition de plusieurs grands ducs, une espèce rare et menacée. Entre les années 1950 et 1980, les rapaces, tant diurnes que nocturnes, ont eu à supporter les effets désastreux de l’utilisation des pesticides organochlorés, dont le DDT. Concentrés au long de la chaîne alimentaire, ces produits toxiques aboutissaient aux prédateurs, empoisonnés par leurs proies. On a ainsi constaté une baisse de la fécondité des espèces concernées et une chute parfois inquiétante des effectifs. Avec l’arrêt de l’utilisation des substances incriminées, la situation s’est améliorée et l’on observe une tendance au retour à la normale.

Un autre point positif est la protection légale dont chouettes et hiboux bénéficient depuis plusieurs décennies. Celle-ci a permis, dans plusieurs pays européens, la disparition des chouettes clouées aux portes des granges et la mise à l’index d’un type de piège meurtrier : le « piège à poteau ». À lui seul, cet appareil à mâchoires d’acier, tirant parti de l’habitude qu’ont les oiseaux chasseurs de se poster à l’affût sur les poteaux de clôture, causait chaque année la perte de milliers de rapaces nocturnes et de dizaines de milliers d’oiseaux de proie diurnes. Malheureusement, les chouettes et les hiboux souffrent de la déforestation, qui réduit leur habitat et diminuent les sites de nidification potentiels.

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La Symbolique de la chouette

Posté par othoharmonie le 17 février 2015

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

290px-Aegolius-funereus-001La chouette chevêche est le symbole de la sagesse dans le monde antique. Elle est liée à la déesse grecque Athéna, à laquelle Homère attache déjà l’épithète de glaukopis (« aux-yeux-de-chevêche »), peut-être pour sa perspicacité dans les ténèbres (de la nuit pour l’oiseau et de l’ignorance pour la déesse). Déesse des Arts et de la sagesse, de la guerre défensive et de l’activité intelligente, elle prête son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappe monnaie à l’effigie de l’animal qui se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.

Dans le monde romain, les termes striga (sorcière) et strix (chouette/stryge) sont utilisés en parallèle. On accuse les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit (d’où le mythe des stryges). Les Romains empruntent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devient alors un mauvais présage.

Au Moyen Âge, elle est associée à la rouerie et à la tromperie : elle profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la cloue donc devant sa porte pour conjurer le mauvais sort.

Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement. L’ANAJ-IHEDN édite également une revue baptisé « La Chouette » en référence à Athéna.

Pour les Roumains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.

Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières (voir les familiers dans Harry Potter).

Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie (dite aussi Dame Blanche), et sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.

De façon plus anecdotique, la double symbolique « oiseau de la sagesse »/« oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains khagneux (préparationnaires littéraires) qui la nomment Vara(cagneuse, en latin).

De façon encore plus anecdotique, l’expression idiomatique « c’est chouette », quoiqu’un peu moins en vogue de nos jours, reste une expression courante pour exprimer un état de liesse ou de ravissement spontané. Cette expression peut aussi faire référence à la devise d’A.G.

Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des dieux.

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Les oiseaux messagers

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2015

 

Nous poursuivons notre voyage à travers le livre de Laïla del Monte : « Communiquer avec les animaux », paru aux Éditions Véga.

Laïla nous a fait prendre conscience que tout comme nous les humains, les animaux souffrent moralement et souffrent également dans leur corps. Une découverte qui risque de surprendre : les oiseaux aussi communiquent ; il suffit de les écouter. Ils ont parfois des messages importants à nous faire passer.

Quelques exemples extraits du livre de Laïla :

téléchargement (2)La bergeronnette

Un jour, je donnais un stage dans le Jura. Nous étions dans une sorte de buvette. Dehors il faisait froid et il pleuvait des trombes. Un petit oiseau, une bergeronnette, vint à la fenêtre et nous observa. Tout le monde la remarqua. Elle semblait régner sur les lieux avec beaucoup d’assurance. Elle se posa sur le bord de la fenêtre, regarda notre groupe de ses petits yeux perçants, avec curiosité, puis arrangea ses belles plumes avec son petit bec et s’envola soudainement. Vingt minutes après, elle revint, dessina plusieurs cercles autour de la buvette et se posa à nouveau sur le bord de la fenêtre.

Elle semblait nous dire : « Ah ! vous êtes encore là ! ». C’est comme si nous étions des enfants qui faisions du théâtre. Le groupe était en pleine répétition. Très occupée, elle virevoltait et venait juste de temps à autre jeter un coup d’œil par la fenêtre pour s’assurer que tout allait bien. Le deuxième jour, après le déjeuner, elle se mit à taper à la fenêtre avec son bec avec insistance. Des petits tapotements réguliers. Nous la regardions sans comprendre, mais elle ne partait pas, elle continuait à taper comme pour dire : « Allez, allez, ouvrez, c’est moi ! » Alors nous ouvrîmes la fenêtre malgré le froid en pensant qu’elle avait faim. Une stagiaire posa des miettes de pain mais elle s’envola aussitôt. Ce n’était pas du pain qu’elle voulait. À ce moment-là une des étudiantes réalisa ce qui se passait. Elle se rappela qu’il fallait ouvrir la fenêtre régulièrement parce que le chauffage à charbon de la buvette était déficient.

Notre petite bergeronnette nous avait tous sauvés d’une belle intoxication ! Plus tard dans la journée, l’oiseau apparut encore une fois à la vitre comme pour s’assurer que tout allait bien. Nous lui étions tous très reconnaissants. C’était notre petit ange gardien à plumes…

Les sceptiques diront qu’il s’agit d’une coïncidence et pourquoi aller chercher des explications saugrenues…..Mais ils ont tort, quelque part ce genre de réflexion est dû à une certaine peur de l’incompréhensible et de l’inconnu.

Autre exemple tout aussi révélateur de la grandeur de ces oiseaux messagers :

images (1)Sunshine

Un jour on m’appela pour un petit oiseau : Sunshine. Il avait de jolies plumes blanches et argentée. Sa gardienne était très malade, souffrait d’un cancer et ne pouvait pas quitter son lit. La communication était utile pour savoir s’il voulait être adopté par Patti, une amie de cette dame ou s’il voulait rester avec elle. Je pris sa photo entre mes mains, fermai les yeux et me glissai dans al maison. Cela sentait le moisi et la mort. Tout était obscur lourd. Il y avait un gros matou tigré qui déambulait dans l’appartement, ne sachant pas où se mettre. Je m’approchai de la cage où se trouvait Sunshine, ses plumes brillaient dans l’obscurité. Je sentis le lit pas loin et la présence de la femme malade. Je reçus une pensée sous la forme d’une petite voix fine et fluette me dire : » je veux rester avec elle jusqu’à la fin… »

Sunshine avait une belle voix, il aimait chanter. Quand il chantait, toute la maison se remplissait de joie et de lumière. Même le chat l’écoutait. Il n’y avait plus de barreaux, plus de tristesse, tout devenait espace infini. Peut-être chantait-il pour guérir sa gardienne, mais cela ne marchait pas. À présent, Sunshine ne chantait plus. Au fur et à mesure que la maladie progressait, la maison devenait de plus en plus sombre et silencieuse. Quelquefois, Sunshine communiquait avec le matou qui faisait sa toilette matinale sous la cage. Ils n’avaient plus grand-chose à se dire. « On dirait qu’elle va bientôt nous quitter. C’est Patti qui nous donne à boire et à manger tous les jours. »

L’ambulance arriva pour emmener la dame à l’hôpital. Le lendemain, Patti vint nourrir Sunshine et le matou. Elle s’approcha de la cage. Sunshine gisait dans sa cage, ses belles plumes toutes raidies, sa belle voix éteinte pour toujours. Il s’était envolé comme une plume légère, pour accompagner sa dame vers la lumière.

J’ai pleuré quand elle me l’a raconté, moi aussi la voix de Sunshine m’avait touchée. Et puis j’ai pensé à cette ancien proverbe chinois qui dit : « Un oiseau ne chante pas parce qu’il a une réponse, il chante parce qu’il a une chanson. ».
Personnellement, je crois que tous les animaux savent communiquer entre espèce. Tous les animaux savent, mais il me semble que pour les oiseaux, c’est naturel ; peut-être parce qu’ils ont la possibilité de se déplacer si facilement entre ciel et terre, peut-être parce qu’ils ont l’esprit léger.

Moi aussi j’ai eu de l’eau dans les yeux, quand j’ai parcouru ces lignes. Quelle extraordinaire leçon de vie de la part de ce petit oiseau. En serions-nous capables !

Laïla del Monte
Communicatrice animal
Californie – USA
Livre de Laïla  : Communiquer avec les animaux

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La symbolique du corbeau au travers des civilisations

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2014

20723605Au-delà du fait que le corbeau est un animal que j’affectionne tout particulièrement, aborder la question de sa symbolique au travers des différentes civilisations du globe me paraissait intéressant tant ce symbole est contrasté. 

Globalement, et c’est ce que j’aimerais souligner ici, on observe deux types d’attitudes complètement antagonistes vis-à-vis de cet animal : celle qui a majoritairement cours en Occident et qui s’avère, comme on le verra, directement héritée d’une tradition biblique, et celle que l’on peut retrouver au travers les différentes cultures polythéistes et animistes de par le monde. Dans ce dernier cas, même si la symbolique précise s’avère différente selon les régions, le regard porté sur le corbeau s’oppose systématiquement à ce que l’on connaît en Occident.  

Ceci étant dit, il ne s’agira pas pour autant d’instaurer une opposition entre une conception monothéiste et une vision polythéiste, tout simplement parce que je ne suis pas certain que ce projet aurait beaucoup de sens ici. En effet, la symbolique du corbeau dans l’esprit des gens, et si elle prend sa source, en ce qui concerne le monde occidental et comme je le montrerai, dans certains textes de la Bible, dépasse aujourd’hui largement toute confession religieuse. L’appréhension et les traditions véhiculées autour de cet animal ont en effet intégré un imaginaire commun, social, et devenu totalement culturel, qui s’est répandu aussi bien chez les athées que chez les chrétiens convaincus, ou chez les adeptes d’autres religions. 

Il reste néanmoins intéressant selon moi d’en étudier la source, ne serait-ce qu’afin de  remettre dans son contexte la vision commune autour de cet animal, et pour, autant que   possible, tenter de la relativiser un peu. 

Le « procès » du corbeau dans l’occident chrétien :

Le corbeau souffre d’une image extrêmement négative en Occident, tour à tour oiseau de mauvais augure, symbole morbide, et autres. Cette image est en partie due à son plumage noir, c’est certain, ainsi qu’à son régime charognard qui est très mal perçu chez nous.

Ce que je voudrais montrer, c’est que le procès global que l’on fait au corbeau est directement hérité de textes bibliques, et ne tient à rien d’autre qu’à quelques lignes que l’on peut trouver dans les Écritures. Le plumage noir est ainsi un « défaut » typiquement chrétien puisqu’il symbolise bibliquement les ténèbres, ceci étant renforcé par l’opposition au blanc, symbole de la lumière, et qui plus est couleur arborée par la colombe qui représente l’oxymore parfait du corbeau dans la culture biblique, comme nous allons le voir tout de suite.  

L’alimentation à base de charognes pose également problème c’est certain, mais là encore, ce problème est presque exclusivement chrétien, puisque c’est encore une fois la Bible qui fait de ce régime alimentaire un symbole « impur », nous verrons que les interprétations peuvent être toutes autres dans des cultures différentes.  

images (1)Je ne mentionne volontairement la Bible que de manière générale, l’objectif n’étant pas ici d’en citer passages après passages, j’aimerais néanmoins m’attarder sur un épisode particulièrement révélateur du procès du corbeau par le christianisme. Il s’agit d’un extrait de la Genèse, plus précisément du fameux épisode faisant le récit du déluge et de l’arche de Noé.

Je n’en citerai qu’un court passage, mais cela me paraît important afin que chacun puisse voir à quoi je fais référence :

« Genèse 8 : Le corbeau et la colombe

Et c’est au terme de quarante jours, Noé ouvre la fenêtre de la caisse qu’il avait faite.

Il envoie le corbeau : il sort, sort et retourne avant l’assèchement des eaux sur la terre.

Il envoie la colombe d’auprès de lui, pour voir si les eaux se sont allégées sur les faces de la glèbe.

 La colombe n’a pas trouvé de repos pour la plante de sa patte. Elle retourne vers lui, vers la caisse : oui, les eaux sont sur les faces de toute la terre. Il envoie sa main, la prend et la fait venir vers lui, vers la caisse.

 Il languit encore sept autres jours. Il ajoute et envoie la colombe hors de la caisse.

 Et la colombe vient vers lui, au temps du soir, et voici une feuille fraîche d’olivier dans son bec. Noé sait que les eaux se sont allégées sur la terre. »

 

L’interprétation chrétienne systématique ce cet extrait est la suivante : le corbeau a fauté, il n’est pas revenu vers Dieu, il a trahi, etc… tandis que la colombe, incarnant ceux qui ont l’Esprit Saint, est revenue vers Noé (avec la bonne nouvelle qui plus est). Sauf que le moins que l’on puisse dire, c’est que le passage en question est loin d’être clair ou explicite, et qu’il peut être sujet à une foule d’interprétations, renvoyant la position chrétienne traditionnelle à une idée pour le moins arbitraire. 

Parmi les interprétations différentes et possibles, on pourrait aussi tout à fait dire que le  corbeau, tellement investi de sa mission, n’a cessé de voler pour trouver un lambeau de terre, jusqu’à tomber d’épuisement avant de se noyer, tandis que la colombe aurait eu simplement la «chance» d’être lâchée (sept jours plus tard), plus proche de la terre. Rien dans le texte en tout cas n’invalide une interprétation différente de celle qui est communément admise au sein du christianisme. 

En tous les cas, je souhaitais simplement montrer que l’appréhension négative à l’égard du corbeau est largement issue, dans nos sociétés occidentales, de la tradition biblique d’une part, mais qu’elle repose d’autre part sur une interprétation arbitraire des textes, uniquement vouée à servir une dichotomie noir/ blanc, lumière/ténèbres, pur/impur, sur laquelle le christianisme a fondé une bonne partie de son dogme. 

Il est temps de se pencher à présent, pour compléter notre propos, sur l’image du corbeau dans les autres cultures.

 

Qu’en pensent les autres civilisations ?

Dans de nombreuses autres cultures, le corbeau semble ainsi revêtir un symbole au moins  assez neutre, voire carrément positif, assez loin en tout cas de la diabolisation chrétienne en vigueur chez nous. D’emblée, le plumage noir n’est déjà pas systématiquement un problème de par le monde, la diabolisation de la couleur noire étant l’une des marques de la culture chrétienne. Bien plus, là où le christianisme fait de la nécrophagie un critère d’impureté, plusieurs civilisations y voient là un acte qui met certes en lien l’animal avec la guerre par exemple, et plus globalement avec la mort, mais dans un rôle de passeur d’âmes, et dont l’acte d’ingérer la chair des cadavres permet à l’âme d’être transportée vers les cieux. 

Plus généralement, et sans se cantonner aux âmes des défunts, le corbeau revêt dans de très nombreuses civilisations un rôle majeur de messager, à la fois informateur et prophète. C’est le cas dans la tradition celte notamment, où Morrigan et Lug sont associés au corbeau, mais aussi dans les traditions germaniques et nordiques où l’animal est le messager d’Odin. Dans le panthéon grec, il est associé à Apollon, encore une fois comme messager, et cette attribution est également valable chez les Mayas. On peut faire ici un parallèle avec l’épisode de la Genèse au sein duquel le corbeau est également utilisé comme messager, ou comme informateur, mais avec les conséquences que l’on connaît désormais, ce qui n’est pas le cas ailleurs. 

Encore plus étonnant pour nous, le corbeau est parfois un symbole solaire (paganisme grec et oriental, en particulier en Chine), voire carrément créateur, et par là même source de vie (Amérique du nord). 

Autant d’attributs qui  peuvent permettre de porter un regard autre sur cet animal, que celui véhiculé par le manichéisme chrétien. 

images (2)Vers une réhabilitation du corbeau ?

Nous avons vu que l’image néfaste du corbeau au sein des civilisations occidentales ne  renvoie finalement qu’à un texte qui, aussi fondamental soit-il pour beaucoup de gens, ne peut suffire à maintenir ainsi le procès général et arbitraire à l’encontre de cet animal. D’autre part, cette vision n’étant pas partagée au-delà des frontières du monde chrétien, cela fait une raison de plus de tenter de la relativiser. 

 Au-delà de tout ça, le corbeau demeure en outre un animal magnifique, bien qu’assez rare en France. Le grand corbeau est en effet un rapace, à l’envergure impressionnante, et que l’on ne trouve dans notre pays qu’en Bretagne et en Corse. Les autres « corbeaux » que l’on a l’habitude de croiser sont en fait des variétés annexes de corvidés (la corneille par exemple). Il faut également souligner que le corbeau fait partie des animaux les plus intelligents au monde, et qu’il est l’un des très rares oiseaux à avoir passé avec succès le test du miroir. De par cette vivacité, certains verront peut-être quelque chose d’humain, ou en tout cas de très profond dans son regard, un peu comme l’effet que nous procure le regard d’un grand singe. 

Quoi qu’il en soit, et même s’il n’est pas forcément fascinant pour tout le monde, il n’y a rien de très inquiétant, au fond, chez le corbeau. Rien en tout cas qui ne puisse être relativisé par un regard exempt de notre patrimoine chrétien, que cette assimilation soit volontaire ou non.

 

Source : http://lunebleuezine.files.wordpress.com

 

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AIGLE DE FICTION

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2014

Dans l’univers fictif de l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien, les Aigles sont d’immenses oiseaux volants, qui sont pensants et peuvent parler. Souvent mentionnés de façon emphatique comme les Grands Aigles, ils apparaissent d’habitude et intentionnellement comme servant d’agents au deus ex machina (ou eucatastrophe), dans diverses parties de son legendarium, du Silmarillion et des événements de Númenor au Hobbit et au Seigneur des anneaux.

290px-Black_Hawk-EagleCes créatures sont décrites comme étant similaires aux aigles actuels (par exemple, comme une espèce indépendante de la sous-famille des Buteoninae), mais beaucoup plus grandes. Dans Le Silmarillion, Thorondor est décrit comme le plus grand d’entre eux et de tous les oiseaux, avec une envergure de 30 brasses (55 m). Ailleurs, les aigles ont varié dans la nature et en taille aussi bien dans les écrits de Tolkien que dans les visualisations plus tardives et les films.

La différence entre les aigles « communs » et les Grands Aigles est mise en évidence dans Le Hobbit :

« Les aigles ne sont pas des animaux bienveillants. Certains sont lâches et cruels. Mais l’ancienne race des montagnes du Nord comptait les plus grands de tous les oiseaux ; ils étaient fiers et forts et avaient le cœur noble. »

Premier Âge

Partout dans Le Silmarillion, les Aigles sont associés en particulier à Manwë, le dirigeant du ciel et le Seigneur des Valar (anges ou « dieux »). Il est exposé que les « esprits en forme de faucons et d’aigles » apportent les nouvelles de la Terre du Milieu jusqu’à sa demeure en haut du Taniquetil, la plus haute montagne du Valinor, bien que plus tard dans le livre on parle d’oiseaux en général, et dans la Valaquenta de « tous les oiseaux rapides, aux ailes puissantes ». 

À leur première apparition dans le récit principal, il est dit que les Aigles avaient été « envoyés » en Terre du Milieu par Manwë. Il leur ordonna de vivre dans les montagnes au nord des terres du Beleriand, dans le but d’« observer » Morgoth, la mauvaise puissance suprême qui faisait la guerre aux Elfes et aux Hommes, et d’aider les Noldor exilés « dans les cas extrêmes ». Les Aigles étaient commandés par Thorondor, qui demeura (apparemment avec la majorité de son peuple) dans les Echoriath à l’ouest deDorthonion.

Quand la cité cachée de Gondolin fut construite par Turgon dans un cercle de montagnes, les Aigles de Thorondor devinrent ses alliés, lui apportant les nouvelles et surveillant les espions aux frontières. À cause de leur surveillance vigilante, les Orques de Morgoth étaient incapables de s’approcher de ces montagnes, ou de l’important gué de Brithiach au sud ; les aigles avaient redoublé d’attention après l’arrivée de Tuor, permettant à Gondolin de rester non découverte le plus longtemps de tous les royaumes elfiques. Quand la cité finit par tomber, les aigles de Thorondor protégèrent les fugitifs, chassant les orques embusqués à Cirith Thoronath, la Fissure des Aigles au nord de Gondolin.

Les Aigles combattirent dans l’armée des Valar, des Elfes et des Hommes pendant la Guerre de la Colère à la fin du Premier Âge, quand Morgoth fut renversé. Dans leSilmarillion il est raconté qu’après l’apparition des dragons ailés, « tous les grands oiseaux du ciel » se rassemblèrent sous le commandement de Thorondor et Eärendil, et détruisirent la majorité des dragons dans une bataille aérienne.

Deuxième Âge

Tolkien mentionna les aigles dans ses récits de l’île de Númenor pendant le Deuxième Âge. Il affirme que trois aigles gardaient le sommet du Meneltarma, la Montagne Sacrée, apparaissant chaque fois que quelqu’un s’approchait du sanctuaire et restant dans le ciel pendant les Trois Prières. Les Númenóréens les appelaient « les Témoins de Manwë » et croyaient que ces aigles avaient été « envoyés par lui depuis Aman pour garder la Montagne sainte et toutes les terres ».

Il y avait une autre aire en haut de la tour de la Maison du Roi dans la capitale Armenelos, toujours habitée par un couple d’aigles, jusqu’aux jours de Tar-Ancalimon et de l’arrivée de l’Ombre à Númenor. De plus, il est dit que beaucoup d’aigles vivaient dans les collines autour de Sorontil dans le nord de l’île, bien que dans ce dernier cas il n’est pas précisé s’il s’agit de « grands » aigles ou d’aigles « communs ».

Quand les Númenóréens ont finalement abandonné leurs anciennes croyances et ont commencé à parler ouvertement contre l’Interdit des Valar, il y a eu dans le ciel des nuages en forme d’aigles, appelés les « Aigles des Seigneurs de l’Ouest », envoyés par Manwë pour essayer de les raisonner ou pour les menacer.

AIGLE DE FICTION dans AIGLE 220px-LOTR_Misty_mountains_westTroisième Âge 

Vers la fin du Troisième Âge, une colonie d’Aigles vécut dans la partie nord des Monts Brumeux, comme il est décrit dans Le Hobbit. Ils ont surtout niché sur les pentes vers l’est, pas très loin du Haut Col menant à Fondcombe, ainsi qu’au voisinage direct de la Cité des Gobelins sous la Montage. Il est affirmé que les Aigles ennuyaient souvent les gobelins et « arrêtaient toutes les méchancetés qu’ils faisaient » ; cependant leurs relations avec les Hommes des Bois était seulement détendue, car les aigles chassaient parfois leurs moutons.

Pendant les événements du livre, les aigles de cette colonie ont sauvé la compagnie de Thorin d’une bande de gobelins et de wargs, transportant en fin des compte les nains au Carrock. Plus tard, ayant aperçu le rassemblement des gobelins un peu partout dans la montagne, un grand nombre d’Aigles participa à la bataille des Cinq Armées près de la Montagne Solitaire. C’est seulement avec leur aide que les Nains, les Hommes et les Elfes parvinrent à défaire les gobelins.

Dans Le Seigneur des anneaux il est affirmé que les Aigles des Monts Brumeux aidaient les Elfes de Fondcombe et l’Istar Radagast dans la surveillance des terres et dans l’apport de nouvelles sur les Orques1,17. De plus, un rôle important (quoiqu’en arrière-plan) est joué par Gwaihir, et les Aigles apparaissent dans de nombreuses scènes à la fin du livre. Dans un parallèle au Hobbit, ils arrivent dans la bataille de la Porte Noire, aidant l’Hôte de l’Ouest contre les Nazgûl. Plusieurs d’entre eux sauvent Frodon Sacquet etSamsagace Gamegie de la Montagne du Destin après que l’Anneau unique a été détruit18.

Les Grands Aigles dirigés par Thorndor  sont déjà apparus dans le premier conte sur la Terre du Milieu que Tolkien écrivit dans les années 1910, La Chute de Gondolin, publié dans le Livre des Contes Perdus. Le rôle de Thorondor a été étendu progressivement, avec l’introduction successive des éléments d’intrigue appropriés ; et après la conception de Númenor dans les années 1930, la notion que les aigles étaient les messagers de Manwë fut peu à peu élaborée. Peu après, Tolkien introduisit les aigles dans Le Hobbit et dans Le Seigneur des anneaux, répétant dans ce dernier quelques éléments de l’intrigue et les noms présents dans les précédents écrits.

Dans plusieurs textes très anciens, Tolkien écrivit que, avant le déplacement vers Crissaegrim après la mort de Fingolfin, les aigles de Thorondor ont niché sur les pics duThangorodrim au-dessus de la forteresse de Morgoth à Angband ; Christopher Tolkien suppose que cette idée fut ensuite abandonnée11. Une autre proposition rejetée était qu’après la mort de Beren, Lúthien ne mourrait pas de chagrin mais serait amenée en Valinor par Thorondor qui aurait été « convoqué » par Melian la Maia.

Les Aigles possèdent une caractéristique notable qui les distingue des autres oiseaux dans les plus anciens écrits. Tolkien décrit originellement Eä, le Monde, comme limité par les Murs de la Nuit, et que l’espace au-dessus de la surface de la Terre jusqu’aux Murs était divisée en trois régions ; les oiseaux communs pouvaient voler uniquement dans la couche inférieure, alors que les Aigles de Manwë pourraient voler « au-delà des feux du ciel jusqu’au bord de l’obscurité ». La conception d’un monde limité et des couches du firmament fut abandonnée pendant l’écriture du Seigneur des anneaux.

Les nuages en forme d’aigle qui apparaissent à Númenor étaient une des associations récurrentes de Tolkien avec la chute de l’île, avec les images d’une montagne s’inclinant et une vague écrasante ; ils étaient aussi introduits par lui dans deux histoires de voyage dans le temps, La Route perdue et The Notion Club Papers. Dans une ébauche, Tolkien projetta que ce serait Sorontur (Thorondor) lui-même qui apparaîtrait à Númenor en tant que protagoniste de l’histoire.

220px-TREEBEARD dans AIGLELa peinture de Tolkien d’un aigle posé sur un rocher escarpé apparaît dans quelques éditions du Hobbit. D’après Christopher Tolkien, l’auteur basa son image sur une peinture d’Archibald Thorburn d’un Aigle royal immature, que Christopher trouva pour lui dans The Birds of the British Isles de Thomas Coward. Cependant, l’utilisation par Tolkien de ce modèle ne signifie pas forcément que ses oiseaux étaient des aigles royaux ordinaires.

Pendant quelque temps, Tolkien considéra les Aigles comme des Maiar en forme d’oiseaux7 ; cependant, il réalisa plus tard que la déclaration selon laquelle Gwaihir et Landroval seraient des descendants de Thorondor était déjà apparue dans la version du Seigneur des anneaux, alors que la notion d’enfants des Valar et des Maiar avait déjà été rejetée par lui longtemps auparavant. Dans la dernière de ses notes à ce sujet, datée par son fils de la fin des années 1950, Tolkien décida que les Grands Aigles étaient des animaux communs qui avaient été dotés du « langage par les Valar, et élevés à un haut niveau mais qui demeuraient sans fëar ».

Néanmoins, une conception différente est peut-être présente dans un essai plus tardif sur l’origine des Ents qui, d’après Christopher Tolkien, vient probablement de 1963 et a été inclus dans le Silmarillion publié. Les notes de J. R. R. Tolkien définissent les Ents comme « quelques âmes envoyées habiter les arbres, ou d’autres qui ont lentement pris l’apparence d’arbres » ; l’essai est d’accord, ajoutant que les Ents apparurent peu après l’Éveil des Elfes, quand « la pensée de Yavanna … [convoqua] les esprits de loin ». Apparemment une même origine est accordée aux Grands Aigles, d’après les paroles de Manwë dans l’essai : « … avant l’éveil des Enfants les Aigles des Seigneurs de l’Ouest s’élèveront à nouveau comme le vent. … Les Aigles vivront dans les montagnes où ils entendront la voix de ceux qui nous [les Valar] invoquent »

Cependant, les esprits convoqués par Yavanna vinrent en Arda seulement après l’Éveil des Elfes ; alors que les Aigles, d’après Manwë, existaient déjà avant « l’éveil des Enfants ». Cela donné, les aigles ne peuvent donc faire partie des esprits convoqués par Yavanna dans ce paragraphe, suggérant que Tolkien n’ait pas changé d’avis et que les aigles sont des animaux sans fëar. Ils ressembleraient aux dragons : ils ont à l’intérieur d’eux-mêmes une « partie » de leur créateur, qui définit leur conduite ou leur « programmation ».

 

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Animal Totem : L’Aigle

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2014

 

Aigle 0Ceux qui s’identifient à l’animal totem de l’aigle se reconnaissent à la puissance de leur capacité de visionnaire, que ce soit une vision a court ou a long terme. L’esprit de ce totem encourage le développement de l’intuition dans votre vie quotidienne. L’aigle apporte des enseignements sur les meilleures manières d’élever votre perspective et de prendre du recul par rapport aux situations dans lesquelles vous vous trouvez. Faites appel à l’esprit du totem de l’aigle pour gagner en puissance d’observation et vous concentrer sur les tâches que vous devez accomplir. De plus, ce totem est un bon compagnon pour développer votre conscience spirituelle.

La symbolique de l’aigle

L’aigle est un animal totem et symbole dont les attributs et significations sont nombreuses. En voici les plus courants :

  • L’aigle est le messager du monde des esprits
  • Le pouvoir de concentration
  • La capacité à prendre les devants lorsque le moment opportun se présente
  • Le pouvoir de voir, d’avoir une vision claire des situations
  • Le totem de l’aigle a un lien fort avec le monde de la sagesse et des esprits
  • Symbole de la conscience spirituelle

L’animal totem de l’aigle appartient au domaine de la symbolique et sagesse des oiseaux. De ce fait, il porte les attributs qui sont associes à la capacité de voler et de toucher des hauteurs autrement inaccessibles.

L’animal totem de l’aigle comme messager

L’aigle peut voler haut dans le ciel sans effort apparent. Comme la plupart des totems d’oiseaux, cet animal de pouvoir est souvent considéré comme un messager porteur des communications venant du monde des esprits et de l’invisible.

Si vous avez l’aigle comme un animal totem, vous pouvez être enclin à jouer avec des outils de divination et à utiliser votre intuition pour guider vos pas dans la vie. Travailler avec le totem de l’aigle pourrait renforcer votre capacité dans ce domaine.

Lorsque l’aigle se présente dans votre vie, soyez sensible aux messages qu’il peut vous apporter et soyez réceptif à votre propre intuition.

Le totem de l’aigle et le pouvoir de concentration

L’aigle comme animal totem nous invite à concentrer notre attention dans notre vie quotidienne. Lorsque vous vous sentez la présence de cet animal protecteur, évitez les distractions et concentrez-vous sur la tâche à accomplir.

En même temps, les aigles sont connus pour prendre de la hauteur facilement. Cet animal a le pouvoir d’apporter un soutien utile pour acquérir une perspective de plus haut niveau sur une question ou un projet qui vous préoccupe.

Lorsque l’aigle apparaît dans votre vie, il est sans doute temps d’être moins distrait par les détails et de vous concentrer sur une perspective plus globale. En vous appuyant sur l’énergie de l’esprit de l’aigle, vous êtes encouragé à envisager clairement ce qui vous attend et défier tous les obstacles qui pourraient se trouver sur votre chemin. Utilisez votre pouvoir de vision et votre clarté d’esprit pour guider vos actions.

L’esprit de l’aigle et la capacité de prendre les devants au bon moment

L’aigle est connu pour être un oiseau de proie remarquable. Avoir cet animal comme guide spirituel ou totem met l’accent sur votre capacité à diriger et influencer les autres. Quand l’aigle se présente dans votre vie, cela pourrait signifier qu’il est temps de prendre plus d’initiatives et d’être plus actif.

Les aigles symbolisent le pouvoir de l’observation. L’esprit de cet animal totem peut également indiquer que vous avez l’opportunité d’étudier une situation qui vous préoccupe avant d’agir. La sagesse de l’aigle consiste à observer attentivement la situation et d’agir quand le moment opportun est venu.

250px-Aquila_pomarinaL’esprit du totem de l’aigle et la vision

La symbolique de l’aigle est souvent associée à une capacité de vision puissante. Si vous avez cet animal comme totem, vous avez déjà développe ou êtes en train de développer votre capacité à avoir des visions fortes. Peut-être même utilisez- vous votre intuition de manière clairvoyante pour soutenir vos objectifs dans la vie et vos communications avec les autres.

Tout comme l’aigle peut voir dans les moindres détails à grandes distances, vous êtes capable de percevoir ce que les autres ne peuvent pas en temps ordinaire. Vous avez une affinité avec l’exploration des grands mystères de la vie et la divination.

 

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La constellation de l’Aigle

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2014

       

 

    constellation_aigle        Tous les auteurs anciens s’accordent a voir  dans cette constellation, l’oiseau de Zeus / Jupiter (Ovide), l’aigle, qui ravit Ganymède fils de Tros, et qui l’emporta aux cieux, pour y remplir la fonction d’échanson des dieux (Hyginus, Germanicus, Eratosthène). Nous avons déjà parlé de cet enlèvement, à l’article du Verseau, Ganymède, que cet aigle précède toujours dans son lever, et qu’il semble enlever aux cieux. On donne aussi une autre cause de cette consécration de l’Aigle parmi les constellations (Eratosthène). On raconte que, lorsque les dieux se partagèrent entre eux les différents oiseaux, Zeus choisit, l’Aigle. C’est le seul oiseau, qui dirige son vol en face du Soleil, qui n’en redoute pas les rayons, et qui exerce sur tous les astres le même empire qu’exerce Zeus sur les dieux, et le

Lion sur les quadrupèdes, lequel est affecté aussi à Zeus, dans la distribution des douze signes entre les douze grands dieux. Il est peint les ailes étendues, comme s’il volait. Aussi l’appelle. t-on, Vultur volans, au lieu que le Vautour (la Lyre) se nomme Vultur cadens. Il est représenté le bec tourné vers le Soleil levant (Germanicus); son aile gauche s’étend près de la tête d’Ophiuchus. Son corps est séparé du bec par le colure des solstices ou par le cercle, qui va du Cancer au Capricorne (Hyginus); le milieu du corps est coupé par la Voie Lactée. L’Aigle se couche au lever du Lion (Théon), dont il est paranatellon. Ainsi le Lion et l’Aigle tiennent au domicile du Soleil , et au signe affecté à Zeus; l’Aigle se lève avec le Capricorne.

Aglaosthène, qui écrivit l’histoire de Naxos, dit que Zeus, ayant été enlevé de la Crète, fut porté à Naxos, où il fut nourri. Arrivé à l’âfe viril, il voulut faire la guerre aux Titans; et avant de les attaquer, ayant fait un sacrifice, un aigle vint lui donner les augures les plus favorables. Ce dieu, en reconnaissance, plaça cet aigle aux cieux (Hyginus), Germanicus ajoute à ce récit quelques circonstances, qui diffèrent un peu. Il suppose, que Zeus / Jupiter lui-même s’était métamorphosé en aigle, lorsqu’il passa à Naxos, où il avait été nourri; et qu’étant sorti de Naxos, pour aller combattre les Titans, un aigle lui était apparu, au moment où il faisait un sacrifice, et lui avait apporté ses foudres; que le dieu, sensible à cet heureux augure, avoir pris cet oiseau sous sa protection. Eratosthène dit que l’aigle s’était associé aux combats de Zeus; et que ce dieu en avait fait son oiseau sacré, qu’il avait figuré aux cieux. 

Quelques auteurs racontent, qu’un certain Mérope régnait sur l’île de Cos, ainsi appelée du nom de sa fille, comme mes habitants s’appelaient Méropes du sien. Il avait pour femme Ethheméa, du sang des Nymphes, laquelle, ayant négligé de sacrifier à Artémis, fut percée des traits de cette déesse. Perséphone l’entraîna encore vivante dans son empire. Son époux désolé ne cherchait qu’à mourir. Héra, sensible à son malheur, le métarmorphosa, en aigle, et le plaça aux cieux. Elle ne voulut pas lui conserver la forme humaine, dans la crainte qu’il ne continuât à s’affiger de la perte de son épouse.

Enfin il est des auteurs (Hyginus), qui disent qu’Hermès, suivant d’autres, Anaplas, épris de la beauté d’Aphrodite, et désespérant d’obtenir ses faveurs était tombé dans l’abattement et le désespoir. Zeus, sensible à la douleur, envoya son aigle enlever la pantoufle de la déesse, au moment où elle se baignait dans les eaux de l’Acheloüs. L’oiseau exécuta le message, et porta la pantoufle à Hermès, en Egypte. La déeese, qui suivait l’Oiseau, tomba ainsi dans les filets de son amant, qui fut heureux, et qui, par reconnaissance, plaça l’Aigle aux cieux. Voilà à peu près les fictions, qui ont été faites sur cette constellation.

aigleLa brillante de l’Aigle s’appelle Al Nesr al-Tair dans Ulugh-Beg : on en a fait Altaïr, Alcar, Alcair. Celle de la queue, Danab-al-Okâb.

Le nom de la  constellation est Okab, l’Aigle noir, Melainaetos, Aquila, leporaria et Al-Hakkab. Les Perses nomment cet oiseau, Aluh; les Turcs, Thaushaugül.

Nesr al-Taïr signifie Vulturr volans (Tables Alphonsines). Le peuple nomme cette constellation, le Faucon , Shâhin Tarâ-zed; les Perses, Gherghè; les Turcs, Ak-Baba ; les Hébreux, Neschr.

Elle porte aussi les noms d’Agor, d’Aigypton (Hésychius).

Aratus l’appelle Aëtos , qui est le nom de l’Aigle, chez les Grecs; et Aêtês , le grand messager de Zeus.

Voici les noms que lui donne Blaeü : Jovis Ales, Jovis Nutrix, Jovis Armiger, Satelles et Internuncia Fulminis, Raptrix Ganymedis, Fulminis minister, Avis Romana, Aquila Promethei, Vultur volans, Cnêceios; Avium Regina, Basanos, Tormentum, Exploratio; Cruciatus, Instrumentum Exploratorium, Basanistes, Explorator, Tortor Promethei ; en Arabe, AIcar, Alcali, Atayr, Altayro , Alhak-Kab.

On sème, dit Columelle, depuis les calendes d’octobre jusqu’au lever de l’Aigle, qui arrive au sept des ides de décembre.

Le même auteur fixe, aux calendes de juin, et au quatre des nones, un lever de l’Aigle, accompagné de tempête, de vent, et quelquefois de pluies. Il marque, pour le six des calendes d’août, un coucher de l’Aigle, avec indication de tempête. Il fixe, au sept des ides de décembre, un lever du matin de l’Aigle, avec cette annnonce : vent d’Afrique, auster, petite pluie.

Il marque, au quatre des calendes de janvier, un coucher du soir de l’Aigle, c’est-à-dire, le surlendemain, pour les Chrétiens, de la fête de Saint Jean d’hiver, qui a l’Aigle pour attribut.

Pline regarde le jour du lever de l’Aigle , comme d’une funeste influence. 

(Ch. Dupuis http://www.cosmovisions.com/  ).

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LA PAROLE DE L’AIGLE

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2014

 

290px-Black_Hawk-EagleLe lapin fut chargé d’inviter le vautour et l’aigle pour faire une compétition . Le lapin se rendit dans les bois des Caïlcédrats, et des Baobab dans lesquels nichaient aux cimes de ces arbres géants les deux grands flâneurs . Le lapin reporter redoutant l’aigle qui se nourrit de son espèces demanda la protection d’un garde de corps pour se rendre chez celui-ci . Le maître des terres proposa son chien de chasse comme protecteur du messager ! Le lapin réfuta ce bon officier, argumentant que son chien aussi est un animal de chasse, dont les lapins sont tous les jours victimes de ses captures au profit de son maître .  Le roi lion proposa un de ses jeunes lionceaux pour escorter ! Le lapin sachant que les lions ne s’intéressent pas à leur chaire accepte cette proposition . Les deux compagnons prirent le chemin . Vus ensemble un lapin et un lionceau, les animaux s’étonnaient de la gentillesse d’un lion . Cependant, cette merveille confiance ne durera pas . A travers la forêt, des bois d’arbres épineux, où les termitières géantes dominaient partout comme un village primitive abandonné par ses habitants, les deux compagnons tombèrent sur un groupe des chiens sauvages affamés ! Voulant agresser le lapin, le lionceau leur avertit que c’était un messager du Roi, et que si par malheur ils touchaient au lapin, que la vengeance du lion serait sévères . Mais les chiens sauvages ne voulant pas obéir un lionceau, tenaient à se partager le Messager de la paix ! Un groupe des lions avertis par le bruit se présentèrent sur le lieu . De leur approche, les chiens sauvages prirent la fuite .

      Arrivés dans la forêt des baobabs géant et des caïlcéderats, les cimes des tous les arbres géants étaient partagés entre les vautours nichant, et quelques cimes dominés par les nids des aigles .

      Le lapin s’adresse d’abord aux vautours en leur exaltant de roi des oiseaux  . Il était devenu les griots des animaux par son expérience ! Il dit à vautour : Le roi, et le doyen des oiseaux, les autres ont peur de la mort, toi tu te nourris de la mort . Champion des flâneurs, voyageur des pays lointains . L’expérimentés des siècles ! Dépositaire des histoires des espèces ! Le vautour se laissa dans son nid en lui disant : Les longues oreilles, qu’est ce qui t’emmène . Je n’ai pas l’habitude de t’entendre ! Arrête tes discours qui me font rougir ! Ce n’est pas mon genre d’écouter les exaltations qui peuvent me pousser dans l’orgueil !

     Le lapin : Le roi lion et le Maître des terres t’invitent à une compétition de flâneur ! Le vautour : qui sera mon adversaire ? Le lapin c’est l’aigle ! Le vautour quelles sont les épreuves ? Le Lapin : d’abord la vitesse en flâne . Puis, le vol en haute altitude ! Il y a trois épreuves, celui qui emportera deux, sera déclaré vainqueur ! Le Vautour secoua sa tête en disant, j’y serai le jour convenu .                  Le lapin et son compagnon s’adressa à l’aigle noir, le lionceau a dit, celui-là ne vaut pas le coup . On va voir l’aigle royal . Puisque, l’aigle noir ne peut se mesure qu’aux charognards ! Ils allèrent voir l’aigle royal au cime d’un baobab géant . Le lapin lui dit : Je suis le messager des animaux, chargé par le roi lion, pour t’inviter à une compétition de paix entre toi et le vautour géant !

L’aigle, moi et le vautour, nous vivons en paix depuis des générations, vous allez créer des disputes entre nous ! Le lapin : Au contraire ! l’organisation du spectacle a pour but de faire les connaissances entre toutes les espèces animales, en vue de proclamer une paix solennelle . L’aigle : Moi qui prélève mes nourritures sur les autres, en cas de cette paix, comment me nourrirais-je ? Le lapin : Le roi, tu sais que personne n’est plus puissant . Chaque puissance à une puissance supérieure à elle . Si tu refuses ces spectacles pour la paix universelle, et perpétuelle, comptant sur ta puissance, nous mettrons le petit oiseau ( faoin, et hirondelle de singe « en bambara : l’autorité ou pouvoir » « une sous espèce des perroquets de la savane, volant à une vitesse supérieure qui s’attaque à des gros oiseaux flâner, en particulier l’aigle et certains faucons . Cet oiseau n’est pas tueur, mais il terrifie les oiseaux puissants qu’au sous espèces d’hirondelle de savane, trop léger, elle vole à une vitesse telle qu’on dirait qu’elle franchisse le mur du son. Elle aussi s’attaque aux gros oiseaux flâneurs. »)  que tu connais, il t’interdira l’envol ! L’aigle trembla dans son nid, puisqu’il savait qui, il aurait à faire ( à des petits oiseaux de rien de tout, qui comme un avion bombardier contre les avions géants terrifie les aigles dans le ciel) . L’aigle dit : j’accepte ! Je serais à l’invitation !

       Les jours de compétions, tous les oiseaux étaient là . Le maître des terres et le roi lion firent le préliminaire entre les charognards et les aigles noirs, ainsi que les faucons . Toutes les espèces de vautour étaient là cachant les feuilles des arbres géants . Les charognards eux aussi . Quant aux faucons, et les aigles noirs ils cachaient aussi les feuilles des arbres . Posés partout sur les branches toutes les espèces victimes de ces rapaces ne voulaient pas être absents à cette occasion . Puisqu’ils voulaient se plaindre contre les nuisances d’aigles et des faucons . Les poules domestiques surtout sont venues nombreuses avec leurs poussins autour de maître de la terre .

      Le roi lion donnant le signe du début des jeux par la queue à la main droite symbole du pouvoir . Il invitant les adversaires à parler chacun de lui-même et de dénoncer les défauts qu’ils voient à leur prétendants .

      Les charognards prirent la parole en disant :

Nous sommes les oiseaux paisibles, Nous n’attaquons ni les oiseaux, ni les animaux quatre-pédés . Nous, nous satisfaisons des reste de nourriture des humains, ou des animaux amovibles qui ne peuvent plus rien servir à la vie . Nous faisons oublier les leurs par le nettoyage de leur corps . Nous sommes des oiseaux paisibles . Les charognards prirent des chansons faisant allusion au aigles et des faucons . Ils disaient dans cette chanson : Nous ne sommes pas d’ oiseaux nuisibles qui enlèvent à la longue de la journée les petits des autres pour nourrir les leurs . Non nous ne sommes pas de perfides qui font saigner le cœur des autres parents pour nourrir les leurs .

      Les poules contentes de ces chansons faisant allusion surtout aux faucons se mirent à danser en répondant aux chansons des charognards . Oui c’est vrai, nous sommes témoins, puisque nous cherchons nos nourritures ensembles parfois dans des rue des villages . C’est vrai ce que vous dites, les faucons sont des rapaces des poussins des autres pour nourrir les leurs . Les charognards continuent en disant : Les faucons ne sont pas de bons voisins, au contraire, ils sont nuisibles dans leur environnement ! Les poules répondirent oui, oui, oui, ce sont des rapaces nuisibles pour nos progénitures ! Le maître des terres donna raison aux charognards, et aux poules, il demanda aux aigles noirs de dénoncer ce qu’ils eurent remarqué de mal du côté des charognards !

        Les Aigles noir irrités par le sabotage de ses cousins les faucons, ils dit : les charognards sont méprisables ! Ils sont chassés par les humains tous les jours, mais s’ils s’envolent comme partant, ils retournent peu à près . Ils guettent les excréments, et les morts . Vous pouvez en être témoins en raison de leurs odeurs . Ce sont des oiseaux les plus mal intentionnés . Moi, ma nuisance est rare, surtout sur les humains et leurs animaux domestiques .

   Le roi lion voyant les termes lui mettant en cause celui-ci ordonna le début de la compétition . Le vol de longue altitude, fut emporté par l’aigle . Les faucons furent éliminés et condamnés de leurs criminalités à l’encontre des petits des autres .Les vols à bases altitudes furent emportés par les aigles noirs. Les charognards ne furent récompense que d’un complément de patience .

Le roi lion dit : le tour est aux vautours et les aigles royaux : Les Aigles royaux prirent les paroles en s’exaltant en chanson : Nous sommes les symboles de puissance des empires ! Nous sommes les seuls oiseaux qui ont les maîtrises de courant dans l’air . Nous sommes les seuls oiseaux qui eurent franchi les mur du vent dans l’air . Nous sommes les symboles de puissances !

Et quant à nos adversaires vautours, ce sont des oiseaux mal attentionnés . Ils volent à tout moment pour guetter l’horizon s’il n’y a pas de morts quelque part . Bien sûr ce sont des oiseaux mal attentionnés, puisqu’à chaque moment, ils ne désirent que la peste tombe sur un groupe quelque part, pour qu’ils fassent un grand banquet . Et oui ce sont des oiseaux des mauvais souhaits sur les autres animaux . Les voyant dans le ciel, on croit qu’ils font un rituel, mais au fonds, ils guettent les morts quelque part à l’horizon !

       Le roi lion pris les paroles en disant aux aigles vous en avez assez dit, la parole est aux vautours !

       Le doyen de vautour sur la branche de Baobab dit :

Si je parle, si le roi des vautours parlent :  Les autres vautours lui répondent : parle, parle . Il dit : si je parle, si les doyens des oiseaux parles, plusieurs secrets se mettront à jour ! Les autres vautours répondent : parle, parle roi des vautours parle ! Il dit : il s’agit de l’aigle, l’oiseau maudit par la souffrance des autres ! Les autres  vautours disent parle, parle les roi des vautours parle ! Il dit :  les rapaces pirates des autres animaux ! Les autres vautours disent : parle, parle le roi de vautours 290px-Aquila_adalbertiparle ! Il dit je parle des criminels avec les griffons et les bec des sorciers qui tuent les faibles pour se nourrir ! les autres vautours disent : parle, le roi de vautour parle ! Il dit :  nous les vautours, nous n’ôte aucune vie pour nous nourrir ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautour parle .

     Il dit : regardez les spectateurs ! Nous avons le même cycle de reproduction que les aigles, voyez notre nombre est dix fois plus qu’eux, pourquoi ? Les autres vautours disent parle, le roi des vautours parle ! Il dit puisque les aigles sont maudits en raison de leur nuisance ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : si les aigles étaient si nombreux que nous, qu’ils feraient disparaître tous les petits animaux !

      Il dit quant à nous les vautours, nous sommes des doyens des tous les oiseaux à présent ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : nous avons assiste l’ère volcanique de la terre, et nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté la séparation des continents, nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté les changement climatique à maintes fois nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous fûmes bien longtemps avant que l’homme ne fût ! parle, le roi de vautours parle : Nous fûmes durant des millènaires avant que l’homme ne sût construire un village ! Nous sommes les uns de plus anciens oiseaux sur la terre ! Et Nous sommes les oiseaux les plus paisibles, qui font effacer les traces de la mort sur la terre ! Les autres vautours disent : parle, le roi de vautours parle :

     Le roi lion est intervenu, en disant, vous en avez assez dit ! Commençons la compétition . Voilà pour vous, il y a trois épreuves celui d’entre vous qui emportera deux épreuves, celui-là sera déclaré vainqueur . Ces épreuves sont les vols à bases altitudes, les vol en haute altitude en flânant, et le vol en vitesse avec la maîtrise du courant d’air dans le ciel .

     A la première épreuve, décollage et le vol en base altitude, l’aigle  emporta . Puis la deuxième épreuve la vitesse  avec la maître de courant, l’aigle emporta encore . Mais la troisième épreuve, le vol en très haute altitude à distance, ce furent les vautours qui les eurent emporté .

     Le prix fut emporte par l’aigle qui voulait faire une démonstration de sa puissance . Le « Faoin » à présent , lui eut dissuadé en s’attaquant en lui en vol, ce qui fut applaudi par les spectateurs .

     Les vautours furent consolés par un prix de sagesse en tant que doyen des oiseaux .

Conte recueilli sur http://www.diffusionculturelle.com/

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L’aigle botté

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2014

 

Booted_eagle_in_flightChasseur très habile malgré sa taille, fonçant sur sa proie les serres en avant. Autrefois, les Tartares l’employaient avec succès pour chasser le lièvre, le renard, l’antilope et leloup. Comme il était trop lourd pour le porter sur le poing à la manière des fauconniers, il le plaçaient sur le devant de leur selle et le moment venu, lançaient l’animal sur la proie. L’aigle botté capture ses proies dans les clairières. Il plane en hauteur, décrivant des cercles, et lorsqu’il repère une proie, il se lance en piqué presque jusqu’au sol où il se redresse en s’élevant un peu, et vole rapidement en capturant n’importe quel petit oiseau posé ou volant bas. Il peut de la même manière capturer des lapins et des lézards. Il chasse aussi à l’affût, au bord d’une zone découverte. Il capture aussi des insectes, tout en marchant. Il lui arrive aussi de piller les nids d’autres espèces.

Les vols nuptiaux sont spectaculaires. Les aigles planent haut au-dessus de la forêt en cercles étroits, descendent au niveau de la cime des arbres en un piqué subit, et ensuite, ils planent plus bas au-dessus d’une vaste zone pour s’élever à nouveau en bougeant à peine les ailes. Quand commence la période de reproduction, les deux adultes volent souvent à découvert sur les forêts, en criant de façon répétitive. En dehors de la période nuptiale, les deux partenaires volent souvent ensemble. Les couples reviennent chaque année sur le même site de nidification, et semblent unis pour la vie. En revanche, les oiseaux vivent en solitaire en hiver.

L’Aigle botté glapit, trompette. Ordinairement silencieux en dehors de la saison de nidification. Cri aigu et répété kuih kiih. Quand commence la parade nuptiale, les aigles bottés mâles crient de façon insistante « pi-piiii » et comme pour exprimer de l’anxiété, ils répètent « pi-pi-pi-piiii ». Au nid, un « klia-klia-klia- ki-ki » est commun.

Les aigles bottés nichent assez près les uns des autres, et il semble qu’ils ne défendent aucune zone. Le nid se trouve presque toujours dans un arbre, occasionnellement sur une paroi rocheuse. Il est construit par les deux adultes, à une hauteur allant de 6 à 16 mètres. Le nid mesure environ 60 à 70 cm de diamètre pour 30 cm d’épaisseur. La construction est rapide. Les adultes apportent des branches et des rameaux de bois, et pendant toute la période de nidification, la femelle porte des branches vertes en grande quantité. La femelle dépose de 1 ou 2, rarement 3 œufs blancs, tachetés de brun, en avril-mai. L’incubation dure environ 32 à 34 jours, assurée principalement par la femelle, nourrie par le mâle. Elle sort très peu du nid avant l’éclosion. Les poussins grandissent lentement. Les premières plumes apparaissent au bout de 20 jours, et à 40 jours, le plumage est pratiquement complet. Ils quittent le nid vers l’âge de 50 à 60 jours, et restent encore quelques jours aux alentours du nid où les parents les nourrissent toujours. Les jeunes survivent tous en général. Il n’y a apparemment pas de mort du cadet par l’aîné.

Symbole de la victoire, les Assyriens, les Perses et les Romains le plaçaient, les ailes déployés, au-dessus des étendards. C’est parce que l’aigle s’élevaient à des hauteurs considérables que les Romains en avaient fait l’oiseau de Jupiter et le considéraient comme messager des dieux. Après la retraite de sa fille Hébé, Zeus descendit sur terre, pour chercher un autre échanson (sommelier), il se transforma en aigle, et c’est sous cette forme qu’il enleva Ganymède, fils de Tros. Certains indiens d’Amérique ornaient leurs coiffes de guerres de plumes d’aigles. Pour les Aztèques, il représentait la course du soleil.

L’Aigle botté bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

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AIGLE et Symbolisme

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2014

 

290px-Sulawesi-hawk_eagleL’aigle est le symbole de nombreux organismes et nations. Il représente les idées de beauté, de force et de prestige. Les Romains l’utilisaient comme emblème pour leurs armées.Sur certaines pièces de monnaie (l’euro) est affichée le symbole d’un aigle qui est entouré d’étoiles. Ce symbole est l’emblème de l’Allemagne.

L’aigle, capable de s’élever au-dessus des nuages et de fixer le soleil, est universellement considéré comme un symbole à la fois céleste et solaire, les deux aspects pouvant d’ailleurs se confondre.

Roi des oiseaux, il contourne le symbolisme général de ceux-ci, qui est celui des anges, des états spirituels supérieurs. Il est, dans l’antiquité classique, l’oiseau de Zeus, à qui il lui arrive même de s’identifier ; son rôle de roi du ciel est également explicite chez les chamans sibériens. Son identification au soleil, source et rayonnement de la lumière, est essentielle pour les Amérindiens qui, portant des plumes d’aigle, s’identifient à ce rayonnent. Les plumes et le sifflet en os d’aigle sont utilisés dans la danse qui regarde le soleil. Même identification chez les Aztèques, et aussi au Japon : le « Kami » dont le messager ou le support est un aigle est dénommé Aigle du céleste soleil. En Grèce, les aigles partis de l’extrémité du monde, sont dits s’arrêter à la verticale de l’« Omphalos » de Delphes : ils suivent ainsi la trajectoire du soleil, du lever au zénith, qui coïncide avec l’axe du monde.

L’aigle fixant le soleil, c’est aussi le symbole de la perception directe de la lumière intellective. Angelus Silesius a écrit « L’aigle regarde sans crainte le soleil en face ; et toi l’éclat éternel, si ton cœur est pur ». Symbolisme de contemplation auquel se rattache l’attribution de l’aigle à saint Jean et à son évangile. Certaines œuvres d’art du Moyen Age l’identifient au Christ lui-même, dont il signifie l’Ascension et parfois la Royauté. Cette seconde interprétation est une transposition du symbole romain de l’Empire. Les psaumes en font un symbole de régénération spirituelle, comme le phénix.

Le symbole de l’aigle comporte aussi un aspect maléfique. Le renversement du symbole du Christ en fait une image de l’Antichrist : l’aigle est le rapace cruel, le ravisseur. Il est aussi parfois symbole d’orgueil et d’oppression (ceci est lié au pouvoir impérial). C’est la perversion de son pouvoir.

L’aigle est fortement utilisé comme symbole pour des insignes d’unités de l’Armée de l’air (bien que le symbole central de cette Armée soit l’épervier, appelé « charognard », souvent confondu avec l’aigle). Par exemple, l’aigle se retrouve sur des insignes d’unités, comme celui de l’école militaire de l’air, homologué en 1947 ou encore, l’insigne de poitrine des commandos parachutistes de l’air), homologué sous le numéro A 690).

Symbole de conquête et de puissance


Les Perses, les premiers, d’après Xénophon, auraient adopté le roi des rapaces comme emblème et l’auraient représenté en or. Dans la Rome antique, l’aigle, d’abord réservée à la milice, devint, sous le consulat de Marius, l’insigne des légions, et le resta jusqu’à l’époque de l’empereur Constantin, au début duIVe siècle. Au IXe siècle, l’aigle réapparaît en France sur les écus de Charles le Gros. Au XIe siècle, les empereurs germaniques, pour marquer leur filiation avec Rome, frappent d’une aigle leur blason.

L’aigle héraldique figure, depuis, sur de nombreuses armoiries, dont celles de la Pologne et de la Russie. En France, les aigles de la Grande Armée de Napoléon Ier sont restées célèbres.

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Le paon a un rôle mythique

Posté par othoharmonie le 18 mars 2014

 

images (7)Un récit de la mythologie grecque donne l’origine des ocelles qui ornent la queue du paon. Selon cette légende, la déesse Héra – que les Romains appellent Junon – a semé sur les plumes du paon les cent yeux d’Argos (ou Argus), gardien de la vache Io, après que ce dernier a été tué par Hermès, le messager des dieux. Cette tradition explique que le paon soit appelé, par exemple par le fabuliste latin Phèdre (iersiècle) ou, bien après lui, par Jean de La Fontaine (xviiesiècle), l’« oiseau de Junon ». Pour ces deux auteurs, « se parer des plumes du paon » est signe de vanité. 

Ainsi l’image du paon, dont le nom est à l’origine du verbe « se pavaner », n’est-elle pas toujours positive. Cependant, pour le naturaliste du xviiie siècle Buffon, le paon serait « le roi des oiseaux, si l’empire appartenait à la beauté et non à la force… » 

La symbolique chrétienne assimile la queue du paon tantôt à l’astre solaire, tantôt à un ciel étoilé. Au Moyen-Orient, les deux paons entourant l’arbre de vie symbolisent la dualité psychique de l’homme.

Pour l’islam, le paon évoque le Soleil, la Lune parfois, voire l’Univers dans sa globalité. L’exégète Titus Burckhardt, dans son Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam (1969), rapporte une légende supposée d’origine persane : « Dieu créa l’Esprit sous forme d’un paon et lui montra sa propre image (…). Le paon fut saisi d’une crainte respectueuse et laissa tomber des gouttes de sueur dont tous les êtres furent créés. » 

En Inde, le paon bleu jouit d’une estime et d’une protection particulières fondées pour partie sur des principes religieux, pour partie sur des considérations pratiques. Sa réputation bien méritée de tueur de cobras n’est plus à faire. Toutefois, l’oiseau n’affronte pas les individus adultes. Seuls les jeunes de ces serpents, tout aussi venimeux mais plus aisément maîtrisables, peuvent faire l’objet des attaques du volatile. Selon la croyance, les riches couleurs du plumage de l’oiseau proviendraient de l’absorption du poison qui lui est transmis par le serpent et de l’action magique qui en résulte.

C’est en raison de cette insensibilité au redoutable venin des serpents que le paon symbolise la divinité et l’immortalité dans certains pays de l’Orient.

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Folklore autour du paon

Posté par othoharmonie le 18 mars 2014

 

Paon bleu Pavo cristatus Indian PeafowlDans les croyances hindoues, le paon Paravani sert de monture à Skanda (appelé aussi Kartikeya, Kumara, Murugan ou Subramanya), divinité de la Guerre et chef de l’armée des dieux, fils de Shiva et de Parvati. En témoignent de nombreuses représentations artistiques, parmi lesquelles un bas-relief ornant le temple d’Angkor-Vat (xiie siècle), au Cambodge. 

C’est également un paon que représente le trône du Bouddha de la méditation Amitabha, peut-être pour rappeler que, selon la tradition bouddhique, Bouddha était né paon dans une de ses vies antérieures.

Le paon occupe également une place de choix dans les croyances du Viêt Nam et de la Chine. En effet, les Chinois considèrent l’oiseau bleu comme un messager bienveillant qui apporte prospérité et paix. À l’occasion des fêtes du Nouvel An chinois, les habitants de Lanzhou, capitale du Gansu, en Chine centrale, érigent la sculpture d’un paon déployant un superbe éventail de plumes. Pour ces riverains du « fleuve Jaune », le Huang He,  l’oiseau bleu est de bon augure. Dans plusieurs pays d’Asie, en Inde et au Viêt Nam notamment, la danse du paon symbolise le réveil de la nature à l’approche de la mousson. L’animal est ainsi étroitement associé à la fertilité.

Investi d’un symbolisme solaire qui s’explique aisément par la forme de son éventail nuptial de plumes, le paon est aussi synonyme de dignité dans une partie de l’Asie. La Chine impériale estimait et respectait le paon pour sa beauté et sa dignité. Les plumes de la queue de l’oiseau étaient alors utilisées pour désigner un grade officiel dans l’administration de l’empire. Selon le grade conféré, le dignitaire recevait une plume à un, deux ou trois ocelles. En Inde, où le paon est devenu l’oiseau national, l’aigrette et les plumes de l’animal figuraient parfois dans les parures vestimentaires des maharajas.

Au début du xixe siècle, il apparaît que les colorations des plumages de paons détenus en captivité par des collectionneurs britanniques présentent un certain nombre d’anomalies consécutives aux croisements multiples opérés au sein des populations captives.

 

Tout d’abord considérées comme regrettables, ces mutations fortuites sont finalement mises à profit par les éleveurs pour obtenir des plumages aux teintes originales. À partir de paons porteurs de taches de couleur blanche sur leur plumage sont alors créés des paons entièrement blancs, dits « leucistiques » (contrairement à l’albinisme, maladie génétique caractérisée par l’absence totale de pigmentation sur toutes les parties du corps, le leucistisme ne concerne que le plumage – ou, chez les mammifères, le pelage – ; les yeux des paons blancs sont donc de couleur normale, et non rouges comme ceux des animaux albinos).

Les progrès effectués ultérieurement en matière de génétique ont permis d’analyser et de comprendre le processus exploité de façon empirique par ces collectionneurs du siècle passé. À titre d’illustration, le croisement entre un paon bleu « normal » et un paon blanc crée une première génération de paons bleus possédant le facteur leucistique caché (il s’agit d’un gène récessif). Des croisements entre les oiseaux de cette première génération aboutissent à une seconde génération se composant d’un quart de paons blancs leucistiques, d’un quart de bleus et de la moitié de paons bleus porteurs du facteur leucistique caché.

Certains paons d’élevage sont partiellement leucistiques, ils sont appelés « panachés ». Une autre variété, dite « nigripenne », doit son nom à la teinte noire colorant les plumes des épaules (les scapulaires) et celles des ailes (les rémiges).

Outre ces croisements intra-spécifiques, les aviculteurs ont apparié avec succès des oiseaux appartenant aux deux espèces asiatiques, le paon bleu et le paon spicifère. Les hybrides nés de ces croisements sont capables de se reproduire. Ce résultat est l’une des exceptions à la règle selon laquelle le croisement d’espèces distinctes produit en général des individus stériles. L’union d’un paon bleu nigripenne et d’un paon spicifère produit un hybride appelé paon de Spalding, également fécond. En revanche, celle d’un paon et d’une volaille (une poule par exemple) aboutit à des nichées stériles, mêlant les caractères des parents. Pourtant, une poule peut couver des œufs de paon, ce qui facilite l’élevage de ce phasianidé qui s’avère prolifique en captivité.

Paon bleu Pavo cristatus Indian PeafowlL’intérêt que l’homme manifeste pour le paon bleu, tant pour ses qualités esthétiques que pour sa valeur gastronomique, remonte à l’histoire ancienne. À l’époque hellénistique, Alexandre le Grand rapporte même quelques spécimens d’Inde, avant que les navigateurs arabes n’en assurent un commerce régulier dans l’océan Indien. Déjà, la finesse de la chair de ces volatiles est recherchée pour parer les tables aisées, leur panache plumé rehaussant le prestige de ce mets raffiné. Aussi le paon ne bénéficie-t-il d’aucun répit, jusqu’à la découverte du Nouveau Monde ; en effet, à partir du xvie siècle, il est remplacé sur les tables par un autre oiseau imposant, capable également de faire la roue, mais plus modestement, la dinde, nom « culinaire » d’un autre phasianidé, le dindon sauvage .

Lorsqu’il n’a plus été élevé pour sa chair, le paon a été conservé et « domestiqué » pour sa beauté. Aujourd’hui dans les parcs de nombreux châteaux et jardins zoologiques, il fait admirer aux visiteurs sa somptueuse traîne déployée en éventail.

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Rôle mythique du Paon

Posté par othoharmonie le 13 mars 2014

 

272px-PeafowlBaburnamaUn récit de la mythologie grecque donne l’origine des ocelles qui ornent la queue du paon. Selon cette légende, la déesse Héra – que les Romains appellent Junon – a semé sur les plumes du paon les cent yeux d’Argos (ou Argus), gardien de la vache Io, après que ce dernier a été tué par Hermès, le messager des dieux. Cette tradition explique que le paon soit appelé, par exemple par le fabuliste latin Phèdre (Iersiècle) ou, bien après lui, par Jean de La Fontaine (XVIIesiècle), l’« oiseau de Junon ». Pour ces deux auteurs, « se parer des plumes du paon » est signe de vanité.

   Ainsi l’image du paon, dont le nom est à l’origine du verbe « se pavaner », n’est-elle pas toujours positive. Cependant, pour le naturaliste du XVIIIe siècle Buffon, le paon serait « le roi des oiseaux, si l’empire appartenait à la beauté et non à la force… »

   La symbolique chrétienne assimile la queue du paon tantôt à l’astre solaire, tantôt à un ciel étoilé. Au Moyen-Orient, les deux paons entourant l’arbre de vie symbolisent la dualité psychique de l’homme.

   Pour l’islam, le paon évoque le Soleil, la Lune parfois, voire l’Univers dans sa globalité. L’exégète Titus Burckhardt, dans son Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam (1969), rapporte une légende supposée d’origine persane : « Dieu créa l’Esprit sous forme d’un paon et lui montra sa propre image (…). Le paon fut saisi d’une crainte respectueuse et laissa tomber des gouttes de sueur dont tous les êtres furent créés. »

Un oiseau asiatique réputé invulnérable et immortel

En Inde, le paon bleu jouit d’une estime et d’une protection particulière fondé pour partie sur des principes religieux, pour partie sur des considérations pratiques. Sa réputation bien méritée de tueur de cobras n’est plus à faire. Toutefois, l’oiseau n’affronte pas les individus adultes. Seuls les jeunes de ces serpents, tout aussi venimeux mais plus aisément maîtrisables, peuvent faire l’objet des attaques du volatile. Selon la croyance, les riches couleurs du plumage de l’oiseau proviendraient de l’absorption du poison qui lui est transmis par le serpent et de l’action magique qui en résulte.

   C’est en raison de cette insensibilité au redoutable venin des serpents que le paon symbolise la divinité et l’immortalité dans certains pays de l’Orient.

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Les plumes de paon

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

199px-Pavo_cristatus_feather-mxCe sont des flabella. L’usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l’Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu’à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l’ensemble de l’Église. 

Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d’immortalité.

Selon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l’initié libéré des désirs et du pouvoir de l’égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. 

La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l’équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l’homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses « yeux », et les couleurs de ses plumes, c’est la manifestation d’un principe de totalité, de plénitude solaire. 

Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C’est le symbole de l’expression de la parole divine délivrée par l’écriture. Mais, comme la plume est l’attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d’oiseaux comme l’aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l’homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d’aigle apporte la sagesse à celui qui la porte. 

Dans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d’Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d’Héra. Dans la mythologie, c’est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.

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LA CIGOGNE DU VERSEAU

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

 LA CIGOGNE DU VERSEAU dans CIGOGNE images1La cigogne est très généralement un oiseau de bon augure, à part dans le Lévitique où elle se trouve qualifiée « d’immonde ». Elle est aussi symbole de piété filiale car 400 ans avant Jésus-Christ les Grecs associaient la cigogne qu’ils nommaient « pelargos » à ce respect des parents parce qu’elle les nourrissait alors qu’ils étaient vieillissants. De là découla le nom de la loi « Pelargonia » qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs parents.

Dans certaines régions, on assure que la cigogne apporte les enfants, ce qui pourrait être en rapport ave ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. C’est sans doute dans la même perspective et pour la même raison, qu’on lui prête le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception. C’est d’ailleurs en février qu’elle marque son grand retour, c’est-à-dire dans le mois du Verseau. Par ailleurs, l’attitude de cet oiseau, dressé immobile et souvent solitaire sur un seul pied, en fait un des symboles de la contemplation. En Extrême-Orient, et notamment au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole d’immortalité.

En Europe, avoir un nid de cigognes sur le toit de sa maison porterait chance. Par ailleurs, comme elle n’oublie jamais où se trouve son nid, la cigogne symbolise la constance.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est pourquoi la cigogne qui vole au-dessus d’une maison ou y construit son nid serait annonciatrice d’une future naissance. On entend dire encore : « Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité d’abord, mais également richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par la population ».

La cigogne est encore symbole de longévité. On lui prête de pouvoir atteindre un âge fabuleux. Mais alors qu’elle arrive à six cents ans, elle ne mange plus, se contentant pour vivre de boire et, après deux mille ans, elle devient toute noire. Elle est, avec le lièvre et le corbeau, un animal cher aux alchimistes taoïstes.

Au Maroc aussi, la croyance populaire considérait la cigogne comme un porte-bonheur. Une légende marocaine assure que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. « Un jour, en plein Sahara, l’eau nécessaire à ses ablutions vint à manquer à l’imam. Pour ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant ainsi un grave péché car le petit lait était béni du fait de sa rareté en ce lieu désertique. Alors le Tout Puissant le métamorphosa en cigogne et l’expédia au Maroc pour expier son péché ».

Il est un petit conte intitulé « les Cigognes » d’Hans Christian Andersen, célèbre pour sa petite sirène, qui reprend une légende célèbre dans le nord de l’Europe assurant que c’est la cigogne blanche qui apportait les bébés aux jeunes parents. On retrouve cette hypothèse dans le poème d’un Allemand, Jean-Frédéric Wentzel, en 1840. Cependant, les premières légendes européennes sont bien plus anciennes, comme on vient de le voir.

 400px-BrantaLeucopsisMigration dans CIGOGNE

Quoi qu’il en soit, le folklore allemand est plein d’histoires rapportant que les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou des marais et qu’elles les apportaient dans un panier, arrimé sur leur dos ou tenu dans leur bec, qu’elle déposait dans les maisons. Dans les grottes se trouvaient des « pierres de cigogne » où se trouvaient les enfants, mais il existait aussi des « fontaines aux enfants ».

Une légende de la fin du XIXe siècle raconte d’ailleurs que le « puits aux enfants de la cathédrale de Strasbourg conduirait à un lac souterrain sur lequel, à bord de sa barque, un gnome à barbe blanche pêcherait les âmes des enfants avec un filet d’or ».

On racontait encore que les nouveau-nés étaient remis à la mère ou lâchés dans la cheminée, ce qui semble un peu rude. Les couples désirant un enfant devaient avertir la cigogne en plaçant quelques friandises sur le rebord de la fenêtre pour la cigogne. Cette légende a, comme la cigogne, parcouru le monde et se raconte aussi bien en Amérique du Sud qu’aux Philippines.

Toujours dans le folklore germanique, la déesse Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et la cigogne est chargée d’apporter les enfants à leurs parents. Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis jusqu’à la Terre, au printemps et en été. D’ailleurs, les Néerlandais ne s’y trompent pas puisqu’ils appellent la cigogne « transporteur d’âmes ». Pour en revenir aux Slaves, ils voyaient la cigogne comme un porte-bonheur et tuer cet oiseau portait malheur. Enfin, la cigogne aurait influencé jusqu’à l’origine même des enfants. C’est ainsi qu’on affirmait aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, on soutenait qu’un simple regard de la cigogne suffisait pour rendre une femme enceinte. Le caractère durable du mythe de la cigogne et du nouveau-né est lié fait qu’il remédie à la difficulté de parler de sexe et de procréation aux jeunes enfants.

En Grèce, la cigogne était consacrée à Héra, la déesse de l’enfantement et dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon roi de Troie, pour avoir osé comparer sa propre beauté à celle d’Héra, vit ses cheveux changés en serpents. Mais les dieux prirent pitié d’elle et la changèrent en cigogne et comme chacun sait, les cigognes mangent les serpents, ce qui les rend utiles et bénéfiques.

Enfin, si la cigogne a été choisie pour apporter les bébés, c’est sans doute en raison de son plumage blanc symbolisant la pureté, de sa taille aussi puisqu’elle est assez grande pour transporter un nouveau-né, ou encore son vol à haute altitude, un vol entre Terre et Ciel en quelque sorte…

Et pourtant le folklore autour de la cigogne blanche et pure connait aussi des détracteurs. En effet, il existe un conte polonais qui affirme que Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, mais que le diable y a ajouté le noir des ailes. La cigogne aurait donc des instincts ni toujours bons, ni forcément mauvais. Par exemple, en Allemagne, on expliquait que les nouveau-nés handicapés ou mort-nés avaient été lâchés accidentellement par la cigogne, ou comme punition pour des actes peu honorables des parents dans leur passé. De même, les angiomes de naissance portent le nom de « morsure de la cigogne ». Les mères obligées de rester allongées avant l’accouchement sont dites « becquées » par la cigogne.

Dans l’Angleterre du Moyen Age, la cigogne était associée à l’adultère, peut-être à cause de ses parades nuptiales un peu trop démonstratives. Sa toilette et ses postures étaient interprétées comme de la fatuité. Alors la cigogne pouvait réprimander les femmes infidèles et l’attaquer avec des coups de bec. Seules les femmes étaient concernées par ce comportement moraliste.

Même si les légendes ont la vie dure, il n’en va pas autant de celle des cigognes. En effet, alors qu’en 1900 les cigognes se comptaient par milliers en Alsace, il n’en restait que deux couples en 1982. Les lignes à haute tension, la sécheresse, sa chasse au Mali, ainsi que l’emploi de pesticides très puissants visant à l’élimination des criquets furent les causes majeures de la disparition des cigognes. C’est pourquoi qu’il fut créé, en 1976, le Centre de Réintroduction des cigognes et des loutres, en Alsace, sur la route des vins, au cœur d’anciens marais. Il se trouve dans le petit village d’Hunawihr, près de Riquewihr et de Ribeauvillé. Ce parc abrite en permanence plus de 150 cigognes et une soixantaine de couples niche dans le parc. La population peut atteindre jusqu’à 250 oiseaux après la naissance des petits cigogneaux. Les cigognes y vivent en liberté quelle que soit la période de l’année, en pleine activité : construction des nids, accouplement, élevage des petits, vol en plein ciel… Vue les périls que attendent les cigognes pendant leur migration, le Parc a pour but de leur enlever l’instinct migratoire tout en leur permettant de voler et de se reproduire sur les villages alsaciens dès que cet instinct a disparu.

Cependant, l’oiseau et l’oiseau Verseau dont la liberté est la raison de vivre peut-il se complaire dans cet encadrement, même si c’est pour son bien.

D’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières. Aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur les faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Enfin, dans l’interprétation des rêves, lorsqu’on voit une cigogne en songe, on dit que la cigogne n’apporte pas le bébé, mais qu’elle l’emporte. La cigogne serait le complément du verbe quitter, se sauver, dans le sens de sauvegarde. Ce rêve aurait une connotation spécifique qui exprime le besoin de prendre de la distance, de se placer hors d’atteinte d’une souffrance.

Pour d’autres interprètes des rêves de cigogne, celle-ci serait messagère de renouveau avec ce nouveau-né qu’elle apporte dans son bec tout comme son arrivée annonce le printemps. La voir en rêve serait un signe positif de renouvellement. C’est un oiseau messager qui annonce une nouvelle phase de vie en cours.

Source : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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Pigeons voyageurs à bord de paquebots

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013

 Pigeons voyageurs à bord de paquebots dans PIGEON - COLOMBE images-11Dix ans avant l’accident de la Champagne qui, à la suite d’une avarie, resta en détresse en pleine mer sans qu’on eût de ses nouvelles, plusieurs essais fructueux de correspondance en mer avaient été menés avec des pigeons voyageurs par le capitaine Reynaud, de la Bretagne

L’anxiété avait été grande lors de l’accident de la Champagne, et l’on s’était demandé s’il n’y aurait point un moyen pour que, en pareil cas, un navire pût faire connaître immédiatement la cause du retard qu’il subit, le danger qu’il court, la position où il se trouve. Au lendemain de l’événement, d’intéressants essais furent entrepris, à bord des paquebots en route, pour établir un service de correspondance avec la terre.

Mais dix ans auparavant, une tentative d’organisation de cette correspondance avait été tentée à l’aide de pigeons voyageurs, et des expériences avaient eu lieu à Saint-Nazaire ; malheureusement, elles n’avaient point donné les résultats attendus. Toutefois, des personnes s’occupant activement de colombophilie firent remarquer que ces expériences ne leur paraissaient point concluantes, par suite du manque de méthode. Pourquoi, étant donnée l’importance qui s’attachait à la question, n’en ferait-on pas de nouvelles ? Des exemples qu’on citait permettaient de supposer que les pigeons voyageurs, qui nous rendent déjà tant de services sur terre, étaient également capables de nous en rendre sur mer.

Les essais furent donc repris. Le capitaine Reynaud en prit la direction. Comment les messagers ainsi rendus à la liberté en pleine mer allaient-ils se comporter ? Regagneraient-ils le continent ? Dans quelles conditions allait s’effectuer le voyage ? Autant de questions posées. Dans une étude qu’il publia, le capitaine Reynaud y répondait. Ce n’étaient plus de sommaires renseignements qui étaient donnés. Toutes les expériences étaient indiquées avec précision, et l’on en pouvait conclure que la poste aérienne en mer pouvait être assurée par les messagers ailé.

« Au cours des expériences de 1898 et 1899, dit le capitaine Reynaud, des lâchers de pigeons ont été effectués à toutes les distances entre le Havre et une limite arbitraire fixée pour le moment à 1 000 kilomètres du point de départ. Dans les circonstances les plus défavorables et par le plus mauvais temps, les pertes n’ont jamais dépassé le chiffre de six pigeons sur dix lâchés. Par un beau temps, les rentrées se font avec la même régularité et une plus grande vitesse que sur terre. »

Une centaine de pigeons seulement avaient été mis, la première fois, à la disposition du capitaine au bord de la Bretagne. A 50 kilomètres en mer, il y eut un premier lâcher de quatre pigeons qui, quelques heures plus tard, rentraient au colombier avec les dépêches dont on les avait chargés. Le lendemain, laBretagne avait franchi 360 milles quand la vigie signala un voilier en perdition : le Bothnia.

On envoya un canot au secours de l’équipage et on ramena les naufragés après un sauvetage plein de péripéties émouvantes. Sept pigeons furent lâchés à ce moment. Ils portaient tous une courte dépêche annonçant le sauvetage du Bothnia, faisant prévoir le retard de l’arrivée à New-York de la Bretagne, qui était restée une demi-journée sur le lieu du sinistre, et indiquant le point où était abandonnée l’épave du navire naufragé qui, laissée à la croisée des grandes routes d’Europe à New-York et de la Méditerranée en Angleterre, était un danger pour la navigation. Le lâcher des pigeons eut lieu vers midi, par un vent violent qui rejetait les pauvres oiseaux vers le sud.

L’un d’eux tomba dans le golfe de Gascogne sur un steamer anglais, qui, dès le lendemain, fit câbler la dépêche en Amérique et à Paris. Le but poursuivi, qui était de faire connaître l’accident du Bothnia, était ainsi atteint. Un second pigeon fut recueilli par un cargo-boat qui vint croiser dans les parages où il espérait découvrir l’épave du Bothnia ; il réussit à la trouver, en effet, et la remorqua en Irlande. Deux autres reparurent à leur colombier deux ou trois jours après l’événement, blessés. Des trois autres on n’eut pas de nouvelles.

Trois jours plus tard, la Bretagne voguait dans les parages de Terre-Neuve. Il parut intéressant au capitaine Reynaud de savoir ce que deviendrait un pigeon français lancé dans les eaux américaines, à plus de 4 000 kilomètres de son colombier. L’expérience se fit à six heures du matin. Il est à remarquer que les passagères de la Bretagne, qui avaient pris les pigeons en grande amitié, protestaient chaque fois qu’on voulait livrer à l’aventure un de leurs favoris, et souvent le capitaine avait dû renoncer à ses essais, par galanterie.

telechargement-3 dans PIGEON - COLOMBEMais, ce jour-là, il fit constater que le temps était beau, bien que froid, et que le pigeon, lancé de grand matin, aurait une journée entière pour gagner la côte ou un navire. De plus, le capitaine demanda à une des passagères de donner elle-même la liberté au messager, ajoutant aimablement que « cela lui porterait évidemment bonheur ».

Une dépêche écrite en cinq langues priait la personne qui capturerait le pigeon d’en aviser télégraphiquement la Compagnie transatlantique. Le message, enfermé dans un tube en plume d’oie, fut assujetti à la queue de l’oiseau. On était à 3000 kilomètres du Havre, c’est-à-dire à la moitié du trajet. Le pigeon s’envola, non sans avoir été couvert de caresses.

Dès l’arrivée à New-York, avant même d’avoir débarqué, les passagers apprenaient que leur courrier les avait devancés. Il avait été recueilli à Noronton, dans le Connecticut. Le message dont il était porteur était parvenu à son adresse. Il est probable que le pigeon, ayant volé pendant la journée du lâcher, avait cherché le soir un refuge sur un navire qui se rendait en Amérique ; le lendemain, il repartait dans la même direction que la veille et tombait le soir épuisé de fatigue à Noronton, à 80 milles de New-York.

Huit jours après la Bretagne, pourvue de cinquante pigeons américains, recommençait à son retour les expériences faites au départ du Havre. Puis parvenu dans les eaux françaises, le paquebot lança la veille et le jour même de son arrivée, à des distances variant entre 600 et 100 kilomètres du Havre, une trentaine de pigeons français gardés à bord depuis trois semaines. Malgré ce long internement et le manque d’entraînement, les messagers regagnèrent en grand nombre le colombier, devançant le navire et annonçant son arrivée.

Les essais inaugurés sur la Bretagne furent continués sur d’autres paquebots de la Compagnie transatlantique. Le capitaine Reynaud poursuivit ses recherches sur la faculté d’orientation des pigeons voyageurs, sur le problème du vol des oiseaux, sur le mystérieux instinct qui les conduit à travers l’espace et les ramène au gîte. Il mit ainsi en évidence le fait que même en mer, alors qu’il n’est plus guidé par rien, qu’aucun point de repère ne s’offre à sa vue, le pigeon voyageur sait parfaitement se diriger. Sa vitesse moyenne est alors de 95 kilomètres à l’heure. S’il ne peut gagner la côte avant la nuit, il cherche un abri sur un navire et y trouve toujours de quoi manger.  

(D’après « La Joie de la maison », paru en 1903)

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