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Rentrer au rang d’animalumaniste

Posté par othoharmonie le 9 juin 2017

Buck Whitetail Deer (Odocoileus virginianus)Les animaux, c’est bien, mais tu ferais mieux de commencer par t’occuper des hommes. Tous ceux qui sont engagés en faveur des animaux, d’une manière ou d’une autre, ont déjà entendu cette objection ou l’un de ses variantes : Quand on voit le nombre de gens qui meurent de faim dans le monde, on  se dit que les animaux, c’est pas la priorité, et : C’est quand même bizarre de s’intéresser davantage au sort des animaux qu’à celui des humains : pourquoi cette misanthropie ?

Les remarques de ce genre s’expliquent de plusieurs manières. D’une part, ceux qui les formulent n’ont sans doute sincèrement pas encore compris qui sont réellement les animaux non humains. Ils n’ont pas pris le temps d’apprendre le lien génétique qui nous unit à eux ni ne se sont intéressés à leur fascinante complexité psychologique. D’autre part, en attaquant ceux qui portent un combat qu’ils ne comprennent pas, ils tentent de se déculpabiliser de leur propre indifférence. Ils ferment les yeux sur les violences imposées aux animaux ; il leur faut trouver une justification à leur atonie. Le plus souvent, et ce n’est pas un hasard, les contempteurs des défenseurs des animaux ne militent pas non plus pour améliorer le sort des hommes et des femmes de cette planète. Ils ne font rien du tout. I est donc temps que cesse la mauvais e foi et qu’enfin soit admise cette vérité ; la cause animale est une cause humanitaire.

Cette lutte s’inscrit dans une logique globale et universelle de défense des plus faibles, des opprimés, des humiliés. Or, il n’y a pas en la matière de frontière. Celui qui déteste ces deux sœurs que sont l’injustice et la violence les combat sur tous les champs de batailles où elles commettent leurs crimes. « La dénonciation de la violence est indispensable, écrit la philosophe Corinne Pelluchon, mais il faut prendre garde à ne pas installer une sorte de concurrence entre les victimes de la domination (les femmes, les enfants, les pauvres, celles et ceux qui subissent le racisme ou toute autre forme de discrimination, les animaux). Car toutes les violences sont liées ; elles s’enracinent dans le même penchant au mal ». Ce n’est pas un hasard si Louis Michel, figure majeure du mouvement révolutionnaire et anarchiste du XIXè siècle, pionnière du féminisme voyait dans son amour des bêtes, et dans la détestation des souffrances qu’on leur inflige, l’inspiration de toutes ses luttes en faveur des faibles. « Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes », écrit-elle.

grenouille

Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblants, cherchant à s’enfouir sous la terre, jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l’homme. Et plus l’homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent. 

[…] Nombreux sont les intellectuels qui ont, au cours des siècles derniers, appelé à la fin de l’exploitation animal ou qui ont simplement demandé que cessent les traitements les plus barbares à l’égard des animaux. Montaigne et Rousseau figurent au premier rang de ces animalumanistes, mais on pourrait s’attarder sur les lignes écrites pas Tolstoï, Margueritte Yourcenar « végétarienne afin de ne pas » digérer d’agonies ». Ou encore Romain Gary. En 1956, dans Les Racines du Ciel, parfois considéré comme le premier roman écologiste, Gary alerte sur la destruction de la nature et des animaux qui la peuplent. Il raconte l’histoire de Morel, qui consacre son énergie à éviter le massacre des éléphants en Afrique, pourchassés pour leur ivoire 

Nous devons nous tourner avec beaucoup plus d’humilité et de compréhension vers les autres espèces animales, différentes mais non inférieures, écrit-il notamment. Le roman a été acclamé par la critique, il a été récompensé par le prix Goncourt. C’est bien, mais combien de ceux qui ont attribué cette distinction ont su mettre en pratique les recommandations de Gary ?

Une fois les petits fours engloutis et les bulles de champagne évaporées, il n’est pas resté grand-chose du message de l’auteur, si ce n’est un prétexte à la bonne conscience…. ! Voilà bien l’un des problèmes de la protection animale en particulier et de l’écologie en général ; même si beaucoup observent encore ces prises de position avec condescendance et ironie, chacun est bien obligé de reconnaître qu’elles s’appuient sur des revendications dont les fondements sont justes. Il devient délicat aujourd’hui d’affirmer être indifférent à la souffrance animale et aux destructions de l’écosystème. D’ailleurs, la première chose que vous répond u éleveur ou un boucher, dans un débat, c’est : « Moi aussi j’aime les animaux ! Sauf que ces mots sont immédiatement suivis d’un « Mais » – j’aime les animaux, mais… ou j’aime la nature, mais… un peu comme le type raciste qui dirait : « J’ai rien contre les Arabes, mais… »

En rétablissant le lien qui nous unit à toutes les autres espèces, l’atispécisme propose la définition d’un nouvel humanisme, qui ne s’entend plus comme priorité absolue donnée à l’être humain, mais qui étendant son champ d’intérêt à toutes les espèces sensibles. Il ne s’agit pas d’enlever des droits aux hommes, mais d ‘en accorder à de nouveaux individus. L’antispécisme revendique de nous élargissions notre sphère de considération morale. En ce sens, nous pouvons qualifier ce nouvel humanisme d’anumanisme.

- Extrait du livre ANTISPECISTE RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE de Aymeric Caron  page 229 – Aux Editions France Loisirs

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LE SYMBOLISME SOLAIRE DU CERF

Posté par othoharmonie le 11 février 2017

 

Symbole solaire du pouvoir celte, le cerf est l’animal de la vie (à cause de l’arbre que forment ses ramures), de la puissance, de la virilité, de la longévité (on disait qu’il pouvait vivre jusqu’à 900 ans) et de la vélocité. Comme l’ours, le cerf manifeste la force de la nature : sa chasse et sa capture sont le sujet de nombreuses légendes.

Grâce à sa ramure comparable à un arbre et qui se renouvelle périodiquement, le cerf passait déjà alors pour un symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps.

Il passe pour être hostile aux serpents venimeux, et son pelage constituait une amulette de protection contre leurs morsures. La poudre de bois de cerf protégeait aussi les semences des intempéries.

cerfs

Le bestiaire du Moyen Age répète les mêmes enseignements, mais ajoute encore que les cerfs auraient découvert l’effet magique dont ils font usage pour se défaire des flèches qui se sont fichées dans leur peau, et cicatriser leurs blessures. On lit aussi que les bois de cerf constituent un puissant remède : la ramure droite, plus efficace que la gauche, chasse les serpents lorsqu’on la brûle. La viande de cerf fait tomber la fièvre, de même que l’onguent que l’on tire de sa moelle.  En héraldique, le cerf est le symbole de « la douceur et de l’indulgence, car il est dépourvu de fiel, ce qui explique sa longévité, qui est d’une centaine d’années ». On y représente également la ramure seule qui est « un signe de puissance ».

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les « bêtes à cornes des fées » et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Le dieu celtique Cernunnos était couronné d’une ramure de cerf, comme l’étaient les chamans des peuples primitifs. En fait, de la même façon que le cerf a formé un couple d’opposés avec le taureau, il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, « celui qui a le sommet du crâne comme un cerf ». Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrup, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent. Peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste. Un autre monument remarquable est celui de Reims où Cernunnos est représenté en dieu de l’abondance. on en connaît plusieurs autres. Cependant, il semble bien que le dieu doive être compris comme le maître des animaux.

En Irlande, Saint Patrick se métamorphose et métamorphose ses compagnons en cerfs (ou en « daims ») pour échapper aux embûches du roi païen Loegaire : il agit ainsi en vertu de l’incantation ou procédé magique appelé feth fiada, lequel procurait normalement l’invisibilité. le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

C’est ainsi que la bande de guerriers qui est chargée de veiller sur les ports de l’Irlande et qui mène une vie libre et joyeuse parmi les bois et les vallées, les Fenians (ou compagnons de Finn) agit sous l’autorité de ce dernier dont le véritable nom est Demné, qui signifie précisément le cerf. De sa femme, la biche enchantée Sav, il aura un fils, Oisin (le daim – c’est le prototype du personnage d’Ossian tel qu’il a été restitué par MacPherson à la fin du XVIIIe s.), qui lui-même aura un fils, Oscar, « celui qui aime les daims ».

Pour la possession de Grainné, la fille du haut roi de Tara, Cormac Mac Art, il poursuivra des années durant son neveu Diarmaid dont le sanglier est l’animal totem, donc aussi tabou (voir Tristan et Iseut où le cerf de Finn est remplacé par le cheval – et les oreilles de cheval du roi Marc).

Comme le cheval encore (mais également le renne ou le chevreuil), le cerf paraît avoir rempli chez les Celtes un rôle de psychopompe (qui conduit les âmes des morts) : c’est cousu dans une peau de cerf que, dans le roman de Tristan, le Morholt mort est ramené à la cour de sa sœur, la reine d’Irlande, tandis qu’Oisin, dans l’Accalam na Senorach (« le Colloque des Anciens »), va rejoindre sa mère dans l’autre monde.

A travers ses survivances dans la littérature galloise (histoire de Gereint et Enid dans les Mabinogion), puis médiévale et continentale (dans Erec et Enide de Chrétien de Troyes, par ailleurs une démarque du texte gallois), on trouve aussi la trace d’un symbole du cerf blanc qui renvoie apparemment à un ancien rituel magico-religieux pour s’approcher de la féminité divine.

Rapide et insaisissable, le cerf était souvent représenté – surtout sous la forme d’une biche ou d’un mâle de couleur blanche – comme un modèle de l’âme, ou un messager divin. Dans la mythologie celte, il tire le chariot de Flidass, déesse de la chasse.

De fait, il semble que l’invasion celte, lorsqu’elle s’est produite, a intégré dans ses propres représentations toute une partie du fonds pré-indo-européen, et que le culte ou les images de cerfs y renvoient très souvent à d’antiques pratiques chamaniques – comme dans l’épisode de Suibhne Geilt, « la folie du roi Suibhne », où l’on voit un souverain retourner à l’état de nature et vivre dans la compagnie des cerfs ou se saisir d’un daim pour en faire sa monture.

Le cerf, habitant de la forêt, est un défi perpétuel pour le roi chasseur Arthur. Au moment où la Cour prépare à Carlion le mariage d’Enid et de Gereint (Erec), on l’avertit qu’un cerf d’une splendeur inégalée traverse la forêt de Dena (Dean). Arthur le chasse et le tue, puis l’offre à Enid, lui donnant ainsi symboliquement les rênes du pouvoir.

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Mouton : l’Innocence, la Conformité, la Douceur

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2016

 

La présence du Mouton ou de la Brebis comme totem vous offre d’apprécier notre innocence et votre sentiment de vulnérabilité. Dans le monde des animaux totems, Mouton représente généralement un aspect innocent de vous-même. Le totem Mouton peut également symboliser un désir de se conformer aux normes sociales. Le mouton nous rappelle le temps de l’innocence et de la vulnérabilité.

moutons

La symbolique du Mouton est : un aspect innocent de nous-mêmes, notre « enfant intérieur » caractérisé par l’innocence, la douceur, un sentiment de vulnérabilité dans un sens négatif de faiblesse, un sentiment de vulnérabilité dans un sens positif d’acceptation de soi, la capacité à respecter son espace de confort avec les autres, la tendance à se conformer aux normes sociales ou aux valeurs familiales. En fonction de la nature de vos impressions au moment de la rencontre avec votre animal totem, la signification du mouton sera associée à un aspect positif ou négatif de la vulnérabilité. Prêtez donc attention à l’atmosphère et aux émotions qui émergent à ce moment-là. Lorsque votre animal pouvoir se manifeste sous la forme de Mouton, cela peut souligner un sentiment de vulnérabilité que vous éprouvez dans votre vie quotidienne.

Si l’atmosphère de la rencontre avec votre animal totem est teinté de désespoir ou de peur, comme par exemple dans un rêve ou une méditation, la présence de Mouton peut donner à penser que vous êtes submergé par un sentiment de vulnérabilité et d’impuissance face à une situation difficile à gérer. D’un autre côté, la présence de cet animal pouvoir est associée à une perspective positive sur la signification de la vulnérabilité. Mouton pourrait vouloir signifier que vous avez la possibilité d’entrer en contact plus facilement avec une partie plus vulnérable de vous-même, la vulnérabilité étant comprise comme une disponibilité profonde à l’ouverture de soi, à l’expérience intime de votre innocence. Quand Mouton se présente dans votre vie comme animal totem, il peut symboliser un désir de se conformer, d’appartenir à un groupe particulier.

moutonAvoir le Mouton comme totem pourrait être l’expression d’une partie de vous-même qui veut être comme tout le monde afin de mieux s’intégrer, d’appartenir et de faire partie du reste du groupe. Une autre interprétation de la signification du totem Mouton voit dans cet animal la représentation d’une partie de vous-même qui ne veut pas suivre le même chemin ou adopter les mêmes valeurs que les autres. Appartenir à un groupe peut, certes, être réconfortant au début, mais vous vous sentez mal à l’aise, comme si vous étiez pris dans un piège, ou perdu au milieu d’un troupeau. Le totem Mouton pourrait être l’expression positive de votre vulnérabilité. Il représente la vulnérabilité dans le sens de l’acceptation de soi et des autres.

Cet animal totem nous encourage à être plus tolérant avec nous-mêmes et à regarder la souffrance émotionnelle que nous pouvons rencontrer dans notre vie actuelle avec plus de compassion. Il nous incite à prendre soin de nous, au lieu de nous blâmer ou de blâmer les autres pour notre propre négativité. Le message de sagesse de Mouton est un appel à travailler sur l’acceptation de soi, de nos limites et des faiblesses des autres. Il y a beaucoup de possibilités de guérison en présence de cet animal protecteur. Rêver de Mouton pourrait vous parler de votre inclination à prendre soin de vous et de vos besoins tout en douceur et avec innocence. Le rêve pourrait également faire référence à votre développement spirituel. Animal brouteur de la famille des ovidés, le Mouton vit en groupe mixte. On y trouve les mâles (Béliers), les femelles (Brebis) et les petits (Agneaux).

 Ils sont tous recouverts d’une laine épaisse. Les troupeaux sont très peureux. Les Moutons savent reconnaître les visages des humains et des autres ovins et peuvent s’en souvenir pendant des années. Animal clé dans l’histoire de l’agriculture, le Mouton a profondément marqué la culture humaine. Les Moutons sont souvent associés aux scènes champêtres. Le Mouton figure dans de nombreuses légendes, comme la Toison d’Or et dans les grandes religions, en particulier les religions abrahamiques. Dans certains rites, les Moutons sont utilisés comme animaux de sacrifice (notamment chez les Musulmans lors de l’Aïd el-Kebir).

Chez les Celtes, le symbolisme de la Brebis n’est pas différent de celui du Mouton ou de l’Agneau, lequel dépend étroitement du symbolisme courant dans le christianisme. Le récit gallois du Mabinogi de Peredur dépeint deux troupeaux de Moutons, les uns blancs, les autres noirs, séparés par une rivière. À chaque fois que bêlait un Mouton blanc, un Mouton noir traversait l’eau et devenait blanc ; à chaque fois que bêlait un Mouton noir, un Mouton blanc traversait l’eau et devenait noir.

Sur les bords de la rivière, qui symbolise probablement la séparation entre le monde terrestre et l’Au-Delà, se dressait un grand arbre, dont une moitié brûlait depuis la racine jusqu’au sommet et dont l’autre portait un feuillage vert.

Les Moutons blancs devenant noirs symbolisent les âmes descendant du ciel sur la terre ; les Moutons noirs devenant blancs figurent au contraire celles qui montent de la terre vers le ciel. Mais il n’est pas certain qu’un tel symbolisme soit antérieur au christianisme ; il peut représenter l’adaptation du principe, formulé par César, suivant lequel il faut une vie humaine pour que les dieux acceptent de rendre une vie humaine. C’est un des principes fondamentaux de la transmigration des âmes. Les Brebis ont, d’autre part, un symbolisme maléfique et diabolique dans le récit irlandais du Siège de Druin Damghaire. Les mauvais druides du roi Cormac, roi d’Irlande en lutte contre la province de Munster et refusant de payer un tribut injuste, utilisent trois Brebis noires, méchantes, hérissées de piquants de fer, qui viennent facilement à bout de plusieurs guerriers.

Le symbolisme religieux et rituel des Moutons a commencé avec quelques-unes des premières religions : les crânes de Béliers (et de Taureaux) occupaient un emplacement central dans les sanctuaires de Çatal Hüyük, il y a environ 8000 ans. Dans la religion égyptienne antique, le Bélier était le symbole de plusieurs dieux : Khnoum, Harsaphes et Amon (dans son incarnation comme dieu de la fécondité). D’autres divinités sont parfois montrées avec des attributs de Mouton, comme la déesse Ishtar, le dieu phénicien Baal et le dieu babylonien Ea-Oannes. Il existe aussi de nombreuses références au Mouton dans la civilisation grecque ancienne. Le Mouton Chrysomallos fait partie de la légende de la Toison d’Or qui continue d’être racontée encore aujourd’hui. Une corne de Bélier dite Chofar joue un rôle important dans les religions abrahamiques. Abraham, Isaac, Jacob, Moïse le roi David et Mahomet étaient tous bergers.

 Les Moutons sont aussi les premiers animaux mentionnés dans l’Ancien Testament. Selon l’histoire, un Bélier est sacrifié comme substitut à Isaac après qu’un ange eût retenu la main d’Abraham qui allait sacrifier son fils. L’Aïd el-Kebir est l’une des principales fêtes rituelles annuelles de l’Islam, au cours de laquelle des Moutons (ou autres animaux) sont sacrifiés en souvenir de cet acte. Les Grecs et les Romains sacrifiaient aussi régulièrement des Moutons dans leur pratique religieuse. Le judaïsme traditionnel offrait des Moutons dans le cadre du Korban.

Les traces de Moutons, comme avec l’Agneau de Pâques et l’emploi du Shophar sont encore présentes dans les traditions juives modernes. Dans le christianisme, une congrégation est souvent évoquée comme un troupeau, et les Moutons font partie de l’iconographie chrétienne de la naissance de Jésus. De nombreux saints chrétiens sont considérés comme des bergers. Le Christ est aussi décrit comme l’Agneau sacrificiel de Dieu (Agnus Dei) et les célébrations de Pâques en Grèce ou en Roumanie s’accompagnent traditionnellement d’un repas avec de l’Agneau pascal. En Allemagne et en Alsace, on mange un gâteau pascal en forme d’Agneau. En astrologie, le Bélier est le premier (21 mars au 20 avril) signe du zodiaque occidental. Le Mouton est aussi le huitième des douze animaux, avec les douze ans de cycle de l’astrologie chinoise.

mouton0Les Moutons n’étaient pas consommés à Madagascar, car on y croyait qu’ils étaient les incarnations des âmes des ancêtres. Le totem Mouton nous parle d’innocence. La présence de cet animal pouvoir peut exprimer un désir d’être plus familier avec notre propre innocence, ou la fraîcheur de l’esprit de l’enfance. Il pourrait également rappeler des situations ou des événements au cours desquels nous nous sommes sentis innocent et juste, où nous avons particulièrement ressenti une douceur de vivre. Cet animal totem nous encourage à renforcer ces qualités dans notre vie actuelle.

Mouton peut vous aider à mieux exprimer vos émotions, surtout la joie et le bonheur, à mieux profiter des plaisirs de tous les jours, à mettre votre éducation et vos talents au service des autres, à accepter l’amour et la protection d’autrui. Vous pouvez accéder à son pouvoir en guérissant les blessures du passé avec l’aide d’un thérapeute ou d’un conseiller, et en pardonnant à toutes vos relations et en éliminant tout sentiment négatif à leur égard.

La médecine de Mouton purifie le corps, et aide à guérir des mauvais traitements. Mouton protège contre la violence, et garde votre groupe social

 

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

                                                                              Gif abeille

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Le Masque de l’Ecureuil

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2011

par Evan John Jones  

 

L’Ecureuil est le chaman du groupe, chaman dans le sens où il est le médium de la transe, et non celui qui est passif, qui place ses mains sur une table puis entre en transe.  L’Ecureuil fonctionne plus selon l’ancienne idée qu’il faut d’abord contacter l’esprit ou l’esprit-gardien qui deviendra l’esprit du chaman ou danseur écureuil et uniquement le sien. 

 

Le Masque de l’Ecureuil dans ECUREUIL 1237640217_ecureuilPour faire la danse de l’Ecureuil, une Sorcière doit s’exercer à entrer en transe à volonté et à emmener avec elle ou lui les questions qui devront être posées à l’esprit gardien du groupe. Il devra s’entraîner à séparer l’âme du corps dans un état de transe. Dans la transe, l’âme se métamorphose sous l’aspect d’un petit animal. 

 

Dans la vision occidentale, le rôle chamanique de l’écureuil a toujours été lié à Yggdrasill, l’arbre du monde qui plante ses racines dans le Monde du Dessous, qui passe par notre Monde et dont les branches les plus hautes sont dans le Monde du Dessus. L’Ecureuil habite dans les arbres, ainsi il va librement des racines à la cime de l’arbre. Dans un état de transe l’Ecureuil / médium peut être le messager entre les trois Mondes en utilisant l’Arbre du Monde comme une échelle. A partir du milieu du tronc qui symbolise notre Monde, il ou elle peut visiter le Monde du Dessous et les Cieux dans un état de transe. 

 

Dans son habitat naturel l’écureuil amasse un stock de noisettes et de baies pour passer l’hiver. En marchant dans les bois à la fin de l’automne, on peut trouver une noisette ou un gland perdu par un écureuil. Une fois j’au vu un écureuil gris perdre un gland, je l’ai pris et l’ai planté. J’ai maintenant un chêne de 7 cm qui pousse dans mon jardin. Symboliquement, la noisette contient le savoir : dans la mythologie celte, elle est mangée par le saumon. 

 

L’écureuil, par les pouvoirs qu’il a lors de la transe peut aller librement entre les trois mondes ou les trois états de l’existence et peut en tirer un savoir dont il se souviendra. Ce stock de savoir est comme le stock de noisettes de l’écureuil. Chaque petite parcelle de savoir transmise par le danseur Ecureuil contient en elle une étincelle de ce que nous considérons être la vérité ultime. 

 

Enraciné dans un passé chamanique, le rôle de l’Ecureuil ressemble d’une certaine manière au culte Norrois des Vanirs, les plus anciens dieux de ce panthéon. Il y a un lien spécifique entre la Déesse Freya et une certaine forme de sorcellerie nommée seithr. Selon Snorri Sturluson l’auteur de l’Edda, la Déesse Freya fut une prêtresse du culte Vanir. 

 

On en sait suffisamment sur la magie seidr pour voir que la prêtresse / praticienne de ces rites agissait souvent comme point central tout comme le danseur Ecureuil. Avant le rituel une grande plate-forme de bois était dressée et la volva ou prêtresse s’y asseyait. Des chants et des sortilèges chantés faisaient partie du rituel et permettaient d’entrer dans un état d’extase. A la fin du rituel la volva répondait aux questions que lui posaient les célébrants. Pendant sa transe elle contactait les Dieux dans un but divinatoire. 

 

 dans ECUREUILSelon la « Saga d’Eric » son costume était fait de la peau de différents animaux dont des bottes en peau de veau et des gants en peau de chats. Elle avait un bâton avec un pommeau. Ce pommeau était fixé avec du cuivre et des pierres ciselées étaient fixées à sa base. 

      

Pour les rites, un repas était préparé pour elle. Il est possible qu’il y avait un parallèle entre ses bottes en peau de veau et la peau du taureau de Dun que portait le Druide Mog-Ruith lors des cérémonies magiques. Les gants en peau de chat étaient probablement liés à la Déesse Freya dont le chariot était tiré par des chats sauvages selon la tradition Noroise. Les gants en peau de chats sont peut être aussi liés à la légende européenne qui veut que les chats et les sorcières soient très proches – là où il y a une sorcière il y a aussi un chat. Freya, la Déesse dans le Chariot était aussi liée au concept des trois Mères et à la fertilité, le pays, la naissance des enfants et leur éducation. Il faut aussi comprendre que la magie seidr a son côté sombre, les sorcières seidr furent accusées de pratiques magiques, de nuire au bétail et de toutes autres sortes de nuisances – toutes les choses que l’on reprochait autrefois aux sorcières.     

       

Le danseur écureuil rassemble, dans notre tradition toutes ces couches de savoir et il a créé à partir de cela une image cohérente du rôle de l’Ecureuil dans les Rites en tant que membre du groupe. 

 

La personne qui tient le rôle de l’écureuil peut être un homme ou une femme car nous acceptons l’idée des anciens Germains, citée par l’historien Romain Tacite dans ses « Histoires » que les femmes étaient tout spécialement douées des pouvoirs de prophétie et de divination. 

 

L’écureuil est un chaman, mais aussi bien plus qu’un chaman. L’écureuil est avant tout le devin, le prophète qui par ses propres efforts a trouvé un chemin unique vers les Dieux et le Monde du Dessous en utilisant le chant et la danse qu’il a construits à partir des clefs que lui a donné le groupe. La personne qui incarne l’Ecureuil doit réveiller ses pouvoirs endormis, créer une forme que son esprit gardien ou dieu prendra lorsqu’ils se rencontreront en transe extatique lors du rituel. En faisant cela et en ayant effectivement rencontré un bref instant le Divin il devient une extension de ce Divin et, s’il est un vrai danseur chamanique et médium-devin, il sera, dans le cercle, la bouche des Dieux ou de la Déesse. Plus tard, il revient dans ce monde et à nouveau il redevient un simple membre du groupe qui rend hommage aux Anciens Dieux et à la Déesse par les rites des danseurs masqués. 

 

gastown052Malgré nos références aux mythologies des anciens Norrois, Germains ou Celtes pour donner un contexte historique à notre travail, le concept de l’écureuil est en réalité moderne. Il n’est pas question de vouloir essayer de recréer le culte de la Déesse Freya et des princesses – devineresses qui la servaient. La Foi païenne ne fut jamais aussi centralisée que l’église catholique. La foi d’une personne était individuelle, c’était une relation personnelle entre elle et ses Dieux. Il y a bien sûr eu des centres cultuels, des temples, des cercles de pierres, des bosquets sacrés, mais cela ne doit pas nous distraire de l’idée que la pratique et la foi étaient individuelles, un pacte avec un Dieu ou une Déesse particulière qu’on s’était choisi. Le masque de l’Ecureuil, et tous les autres masques d’animaux sacrés adoptés par un groupe doivent être développés pour ce groupe particulier et non pour un autre. Les fondateurs du groupe sont ceux qui ont chorégraphié tout le concept de la danse, qui l’ont créé comme ils l’ont pensé en faisant un pacte entre eux et les Anciens Dieux et la Déesse, un pacte qui a été bâti puis qui sera transmis à ceux qui de leur propre volonté ont choisi de les suivre.

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