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Les chiens – les chats et les Humains

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2015

 

Dogue_de_BordeauxLES CHIENS  /

Lorsque Edward rentre à sa maison de Wickword, ses setters irlandais se trouvent toujours quasiment au portail pour l’accueillir. Sa femme raconte qu’ils commencent à l’attendre entre dix et vingt minutes avant son arrivée, et en tout cas bien avant qu’il n’engage sa voiture dans l’allée. Ceci l’intrigue d’autant plus que son mari travaille à Londres, selon des horaires irréguliers, et ne lui donne généralement aucune indication sur son heure de retour. La capacité des setters irlandais à percevoir le retour de leur maître est commune à bien des chiens. Au cours de ses recherches aux Etats-Unis et en Europe, R. Sheldrake rassembla sur le sujet, plus de 500 témoignages.

La première tentation fut d’attribuer ce comportement à des automatismes routiniers acquis par l’espèce ou au fait que le chien est équipé d’un odorat très performant et d’une ouïe très fi ne. Après étude, R. Sheldrake s’aperçut que ces éléments ne suffisaient pas à expliquer totalement le phénomène. Ce comportement routinier pouvait être évoqué si les maîtres rentraient tous les jours à la même heure. Mais dans nombre d’observations, ce n’était pas le cas, les allées et venues des maîtres étaient aléatoires.

La plupart des chiens possèdent un sens olfactif plus développé que le nô- tre ; ils sont donc probablement en mesure de flairer leur maître ou le véhicule à une distance bien supérieure à la nôtre. Mais jusqu’où au juste ? Pour flairer quelqu’un qui rentre chez lui, le chien doit humer l’air. À supposer que le vent souffle dans la bonne direction, que l’animal soit dehors, jusqu’à quelle distance est-il physiquement possible à l’animal de sentir l’approche d’une personne ? Les estimations les plus fi ables considèrent que cette distance est considérablement inférieure à un mille (soit 1,6 km) avec un chien saint hubert, le plus olfactivement sensible de toutes les races. Les spécialistes ont constaté que cette race, placée vent arrière, est capable de détecter la présence d’une personne cachée dans une haie jusqu’à 800 mètres de distance, à condition que le vent souffle dans la bonne direction et que la personne reste immobile…

Ceci peut expliquer pourquoi certains chiens réagissent une minute ou deux avant l’arrivée de leur maître, mais pas pourquoi certains le font dix ou vingt minutes avant, et indépendamment de l’ouverture de la fenêtre ou du sens du vent. On sait également que l’animal peut percevoir des sons émis à des distances bien supérieures aux possibilités humaines ainsi que des fréquences auditives inaudibles à l’oreille humaine. Des études scientifiques menées en Angleterre par Kevin Munro, selon la méthode du «Potentiel évoqué Auditif», ont établi que les différences de perceptions entre l’homme et le chien étaient quasiment identiques, excepté pour la perception des fréquences aiguës.

Ceci écarte l’explication par l’acuité auditive. Nombreux sont aussi les maîtres qui peuvent témoigner de la capacité de leur chien à anticiper leur retour en l’absence de tout bruit. Ainsi le mari de madame Gavitt, habitant Morrow en Géorgie a pu constater que leur chien commençait à réagir au moment où sa femme décidait de regagner son domicile et se dirigeait vers le véhicule qu’elle avait choisi de prendre. En fait, un certain nombre de témoignages attestent que le chien «perçoit», quel que soit le moyen de locomotion utilisé, le moment où la personne se met en route. Pendant plus d’une année, R. Sheldrake se livra alors à une série d’expériences qui furent filmées, avec un chien qui montrait cette faculté de pressentir le retour de sa maîtresse : tout fut soigneusement consigné par écrit. Aucun autre animal n’a encore été observé aussi minutieusement, mais plusieurs séries de vidéos ont été réalisées avec d’autres chiens. Les conclusions sont que les chiens semblent en effet réellement savoir quand leur compagnon humain rentre à la maison, même lorsque ce retour s’effectue à des heures choisies au hasard et dans des véhicules non habituels.

LES CHATS

800px-Chat_angora_noirBien des chats semblent également savoir quand leur maître va rentrer à la maison, mais dans une moindre proportion : 359 témoignages collectés contre 585 pour les chiens. Il est probable qu’une des raisons en est que les chats sont plus indépendants et éprouvent moins le besoin d’évoluer dans l’intimité de leur maître. Les chats ayant la possibilité de vagabonder librement à l’extérieur, ils adaptent généralement leur comportement aux conditions météorologiques. Ces fluctuations gênent la mise sur pied d’expériences filmées pour les chats, mais des observations écrites dé- taillées ont toutefois été réalisées. Elles ont amené à des conclusions semblables. À l’instar de celles des chiens, ces manifestations sont de nature télépathique et dépendent de la force des liens unissant le chat et l’homme. J’avance l’hypothèse que ces liens s’établissent par le truchement des champs morphiques et que ces derniers s’étirent mais ne se rompent pas lorsque l’homme part et laisse le chat derrière lui. Les réactions des chiens et des chats anticipant le retour de leur maître reposent sur de puissants liens sociaux noués entre les hommes et les animaux. Il existe toutefois suffisamment de matériau permettant de penser qu’au moins 17 autres espèces animales paraissent capables de prévoir le retour d’un compagnon humain. On y trouve des oiseaux et notamment des perroquets (Sur 33 témoignages reçus à propos des oiseaux, 20 concernent les perroquets) et bien sûr les chevaux.

ET CHEZ LES HUMAINS ?

Si les réactions anticipatives sont tellement répandues chez les animaux, tout donne à penser qu’il en va de même chez les humains. Ceux qui ont vécu ou voyagé en Afrique connaissent bien les capacités de certains indigènes à pressentir le retour des leurs en dehors de tout moyen de communication. Ainsi, Laurens van der Post découvrit que les Bushmen du Kalahari étaient en mesure de «savoir» que des membres de leur tribu regagnaient leur camp après avoir tué une antilope à 80 km de là. Ils entendaient la mélopée entonnée en de telles circonstances dès leur arrivée au camp.

Dès la mort de l’antilope, ils avaient été informés «subtilement». Il est probable que le terreau qui fonde les sociétés traditionnelles favorise davantage l’enracinement de telles facultés. Nous citerons encore le célèbre «don de double vue» des populations celtiques implantées dans les Highlands d’Écosse qui incluait, entre autres, la «perception» anticipative du retour de personnes provisoirement absentes. En Norvège, ce phénomène porte même le nom de «Vardoger» qui signifie littéralement «esprit avertisseur». Les personnes déclarent entendre celui qui arrive dans la maison alors qu’en réalité, il n’arrive que 10 à 30 minutes plus tard. Analysé dans le contexte du comportement anticipatif chez les animaux, ce type de réactions s’intègre dans une typologie beaucoup plus vaste. Le pressentiment de l’arrivée peut constituer un aspect important de l’histoire naturelle de la télépathie. Le fait que ce type de réactions peut affecter des bébés ou des personnes endormies montre qu’elles ne font pas appel aux sphères les plus élevées du mental mais cheminent à des niveaux plus fondamentaux.

article source SACREE PLANETE

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L’ANIMAL ET LE MONDE DE L’AU-DELÀ

Posté par othoharmonie le 17 juin 2015

monies animalesDe l’Ancien au Nouvel Empire s’opère un glissement sensible du domaine royal au domaine divin. Dès lors, l’animal, « image vivante du dieu », est perçu comme le support matériel en lequel se manifeste la divinité selon sa spécificité. L’animal, représentant unique de son espèce, choisi en fonction de critères précis pour incarner le dieu durant son existence, est entouré de soins particuliers, élevé dans l’enceinte du temple et reçoit à sa mort les honneurs divins : en tant que nouvel Osiris, son corps est embaumé et il rejoint ses prédécesseurs dans la nécropole dévolue aux manifestations animales du dieu, tandis que son successeur est intronisé. Il en va ainsi, au moins dès le Nouvel Empire, des taureaux Apis, manifestation de Ptah à Memphis, Mnévis, manifestation de Rê à Héliopolis, et Boukhis, manifestation de Montou-Rê à Armant.

A la Basse Époque, les clergés locaux, exacerbant ou se faisant seulement l’écho d’une tendance accrue à un nationalisme régional qui s’appuie sur les cultes tutélaires et la piété populaire, étendent cette pratique à tous les représentants d’une espèce, selon une tradition inaugurée autour des falconidés d’Horus – principe royal par excellence – au moins dès la XXXe dynastie à Edfou, Philae et Athribis . Désormais, tout être vivant en qui la divinité peut trouver un support pour se manifester devient l’emblème de son action à tous les stades de l’existence. Les théologiens développent le système imagé de l’expression du divin habituel à l’Égyptien en ayant recours à la figuration d’un animal ou de l’une de ses parties significatives pour rappeler ou décrire une situation précise de l’activité créatrice. De la sorte, les mœurs amphibies du crocodile évoquent la conjonction des éléments aquatiques et terrestres, lesquels sont à la base de la création et source de toute vie qui se concrétise par le surgissement de la lumière.

Ainsi le crocodile devient-il, sous le vocable de Sobek-Rê, l’une des manifestations du démiurge en son activité créatrice et organisatrice de l’univers. Selon ce principe, d’innombrables nécropoles sont ouvertes à proximité des temples, dans lesquelles s’entassent les momies des représentants d’une espèce dont chacune constitue le réceptacle d’une parcelle de la divinité.

La momie de l’animal consacré à un dieu local devient ainsi l’expression tangible de l’immanence du principe divin, notion qui jusqu’alors ne dépassait guère le cercle des théologiens et autour de laquelle se cristallise dorénavant une grande part de la piété populaire. Cette pratique atteint sa pleine expansion à l’époque ptolémaïque. En dépit du manque de critères de datation dans la plupart des cas, certaines études ont permis de poser quelques jalons chronologiques. Notamment, l’étude des momies de crocodiles du Muséum tendrait à montrer que les plus anciennes ne seraient pas antérieures au IIIe siècle avant notre ère et qu’un grand nombre d’entre elles aurait été confectionné dans le courant du Ier siècle avant notre ère, autrement dit à la fin de l’époque ptolémaïque.

imagesLa quantité et la qualité des momies animales auraient décru au cours de l’époque romaine et cette forme de culte aurait disparu dans les premiers siècles de notre ère, parallèlement à l’affirmation du christianisme  . Beaucoup reste à faire cependant en ce qui concerne la compréhension du phénomène religieux que constitue, à la Basse Epoque, la momification de tous les représentants d’une même espèce associée à la manifestation d’une divinité. La présence de momies de tel animal dans tel lieu s’explique parfois difficilement si l’on considère les cultes principaux de la localité. Il faut peut-être alors se tourner vers l’essor, à l’époque tardive, de cultes secondaires méconnus et réexaminer la théologie locale. Le problème de l’approvisionnement en animaux destinés à la momification serait en outre à reconsidérer. La forte proportion de jeunes et de bébés observée dans certaines populations d’animaux momifiés comme les chiens, les chats ou les crocodiles impliquerait l’existence d’élevages.

Ces élevages devaient toutefois être réservés à quelques espèces – dont les crocodiles – et l’on est amené à supposer que, pour la plupart des animaux, les Égyptiens pré- levaient des spécimens vivants dans leur cheptel ou bien organisaient des collectes à grande échelle afin de récupérer les animaux morts naturellement. En ce qui concerne les oiseaux – à l’exception des faucons pour lesquels les textes anciens mentionnent des fauconneries -, on peut également suggérer la tenue de grandes chasses au filet en vue d’approvisionner les officines des embaumeurs. Les représentants d’espèces sauvages, dangereuses et difficiles à observer, ont probablement été offerts après avoir été tués au cours d’une chasse à moins qu’ils n’aient été trouvés morts au détour d’une promenade dans les franges désertiques de la vallée et soustraits à l’action des charognards et des nécrophages : ceci expliquerait le fait que l’on rencontre parfois simplement des fragments momifiés, tels les griffes et dents de hyènes ou de lions.

La pratique cultuelle qui a abouti à la momification de nombreux animaux offre la possibilité de connaître les espèces qu’ont côtoyées les anciens Egyptiens. Beaucoup d’entre elles ont disparu du sol de l’Egypte, en grande partie à cause de l’action de l’homme. Il faut aujourd’hui les rechercher plus à l’ouest, dans les réserves du Sahara, et au sud, au cœur de l’Afrique orientale. A leur tour, elles se trouvent menacées par l’homme en raison du développement démographique et de l’instabilité politique de nombreux pays et leurs aires de répartition ne cessent de se restreindre. A plus ou moins court terme, certaines d’entre elles risquent de s’éteindre, tel l’oryx dont le dernier spécimen a été vu en Egypte en 1906 et qui survit aujourd’hui en petit nombre dans le Sahara.

 

Extrait de : L’ANIMAL ET LE MONDE DE L’AU-DELÀ LES MOMIES DU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE DE LYON Muriel NICOLOTTI & Lilian POSTEL Institut d’Égyptologie Victor-Loret Université Lumière-Lyon 2

 

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Conscience animale – non jugement

Posté par othoharmonie le 21 mars 2015

 

animaux42Comment peut-on entendre la Voix des Animaux sur un sujet tel que la « maltraitance envers les Animaux »

S’il nous est donné à tous d’aimer, il nous est aussi permis – peut-être offert ? – la possibilité de faire des erreurs, même en état d’inconscience.

Espace de non-jugement

Autour de ce sujet, débordant parfois d’émotionnel, je souhaiterais d’abord vous inviter à créer ensemble, par cet article, puis lors de la prochaine conférence sur ce sujet, un espace de tolérance et même de NON JUGEMENT.

Ouvrage bien difficile que je nous propose, celui de laisser glisser nos émotions, qui pourraient motiver une réaction – timide ou même agressive et abusive –, de laisser filer nos émotions en rapport avec la « souffrance animale », sans bien sûr conforter et encourager les violences envers nos frères et amis animaux. Ceci, afin de nous mettre en état de connecter l’Animal, de nous relier à lui sur tous ses plans, sur tous nos plans, de nos âmes de lumière à notre matière et corps physique. Ainsi, libres de préjugés dans l’idéal, et dans une entente cordiale, il nous sera permis d’accueillir la (une…) voix tout Animale au sujet d’éventuelles souffrances physiques, psychiques et plus engendrées par la maltraitance sur l’Animal, causée par l’homme de façon physique, émotionnelle ou même par un déni spirituel…

La maltraitance humaine

J’aimerais tant ainsi nous ouvrir les yeux et le cœur sur l’écoute de… Notre propre maltraitance.
Quelle est-elle envers les Animaux ?
Quelle est-elle vis-à-vis de l’Homme, d’homme à homme ?

La maltraitance humaine se cache partout, dans nos gestes apeurés qui intimident et violent les sensibilités des côtoyants, dans les paroles menaçantes qui se veulent agressives ou simplement réactives et empreintes alors de violence qui blesse l’autre… et soi, l’émetteur. Les violences par maltraitances psychiques, lorsque nous ne reconnaissons pas notre Grandeur, d’où un sentiment d’infériorité par répression de notre Beauté intérieure, qui nous brime, nous rapetisse et nous met en frustration, et c’est l’autre que l’on blesse, que l’on heurte en le rabaissant inconsciemment, en posant une tyrannie psychique dans son cercle proche, familial, professionnel et amical.

Tout cela, et plus encore, ce manque de Douceur, et de Tolérance, est maltraitance à l’image des rapports irrespectueux que l’Homme peut manifester, par-delà le globe, à l’intention des Animaux mais aussi à l’encontre des Végétaux, Minéraux, NATURE tout entière. L’Homme, dans sa toute Bonté, a parfois oublié qu’il est l’ENFANT chéri de la Terre, et Aimé jusqu’à plus soif, et jusqu’aux confins de l’Univers. Donc, s’il oublie cela, logiquement, il a peur et se sent laid, voire se déteste. Alors, asservi par cette dérive, noué et privé de son propre amour, de l’amour du Père-Mère, équilibre de la Nature toute conciliante, comment peut-il même reconnaître l’Amour autour de lui… et la faire naître en l’autre en lui offrant… reconnaissance divine c’est-à-dire un regard du fond du cœur, là où joue son âme, qui peut dire à l’autre : « Tu es beau, tu es grand, tu es merveilleux. Ne change rien, on t’aime et on t’accueille comme tu ES. Merci d’être là et merci de ta Conscience animale – non jugement dans XXX - ARTICLES DE PRESSE Labradoodlemanifestation. Tu me fais du Bien et par mon regard porté en toi, je reflète et renvoie tout le Bien que tu offres par ta présence. »

Comme l’Homme se maltraite, il maltraite la Vie et ses habitants de toute Nature, et l’ANIMAL, en pâtit sérieusement, lui qui – depuis fort longtemps, toujours peut-être –, offre une proximité sans égale et sans faille dans son acceptation et son dévouement à l’Homme, sans doute pour son meilleur (à lui l’homme) malgré le pire (à lui l’animal) vécu parfois auprès de lui. L’Animal pâtit parfois de sa relation à l’Homme, physiquement, psychiquement et même spirituellement, par manque de RE-CO-NAISSANCE par l’homme et ses semblables. Nous sommes nés ensemble, d’une même nature, d’une même goutte de VIE, nous allions en Nous les mêmes bienfaits, les mêmes espoirs, les mêmes chemins d’Esprit peut-être. Alors, reconnectons-nous ensemble.

Florence Emmeline Lombardini

Association Wakama Nagi – Esprit Animal : www.wakama-nagi.org

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La Vie du ARAS

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

 

290px-Red-fronted_Macaw_Ara_rubrogenys_National_Aviary_2112pxLes aras sont sociables et grégaires. Ils vivent en couple ou en famille pendant la période de reproduction et d’élevage. Puis ils se regroupent en petites bandes d’une vingtaine d’oiseaux, qui se déplacent en suivant la fructification des arbres et regagnent, chaque soir, leur dortoir collectif. Mais, au sein de cette volée d’aras qui évoluent ensemble, on peut encore repérer les membres d’une même cellule familiale : les oiseaux volent groupés, se perchent côte à côte pour se reposer ou dormir, se becquettent doucement et se font l’un et l’autre leur toilette en utilisant uniquement leur bec. Cette sorte de rituel a pour fonction de maintenir la cohésion familiale et les liens conjugaux hors de la saison de reproduction.

Ni chef ni dispute

On n’observe pas de hiérarchie bien définie au sein de ces bandes d’aras et donc pas de « chef » dominant ses congénères. Toutefois, les jeunes perroquets, comme c’est souvent le cas chez les espèces présentant une organisation sociale comparable, cèdent le pas à leurs aînés sur les sites de nourrissage. Cette prééminence des adultes se justifie d’un point de vue biologique. Dans l’intérêt même de l’espèce, la priorité doit revenir aux oiseaux qui sont déjà aptes à se perpétuer et non à ceux qui devront encore échapper à bien des périls avant d’être capables de se reproduire à leur tour.

Lorsqu’ils ne sont pas occupés à nicher, les aras exploitent pour s’y nourrir un territoire étendu, qu’ils ne cherchent pas à défendre. Plusieurs bandes distinctes peuvent donc se retrouver sur les mêmes arbres pourvu que ceux-ci soient particulièrement abondants en fruits. On peut même trouver des rassemblements de plusieurs dizaines d’oiseaux, réunissant des espèces différentes, par exemple des aras macaos et des aras araraunas. Le fait que ces différents oiseaux ne cherchent pas à s’imposer sur un territoire déterminé s’explique par l’abondance du stock alimentaire végétal, qui supprime toute nécessité de compétition. Cela est particulièrement vrai dans les riches forêts tropicales et équatoriales fréquentées par les aras. Mais, si les divers groupes cohabitent, ils ont cependant tendance à ne pas se mélanger. Et les bandes s’isolent à nouveau les unes des autres dans la journée, dès que les oiseaux, repus, se reposent et, bien sûr, pour le repos nocturne.

Les querelles sont très rares entre congénères. Les aras n’ont, en effet, pas de véritables motifs de discorde : ils n’ont pas à se disputer la nourriture ni guère les femelles, puisque, une fois les couples formés, ceux-ci restent longtemps unis.

Un domicile fixe

Le rythme des activités quotidiennes obéit à une régularité marquée. Dès le lever du soleil, les groupes quittent le dortoir pour gagner les zones de nourrissage. Ils n’y reviennent ensuite qu’au coucher du soleil. Quand ils se déplacent, les aras ont, malgré leur grande taille, un vol rapide qu’ils effectuent sans escale avec des battements d’ailes réguliers et de faible amplitude. Lorsqu’ils font de longs trajets, ils passent au-dessus de la canopée, cette voûte végétale quasi continue formée par le sommet des grands arbres. Sur de plus courtes distances, il leur arrive aussi de voler au travers du feuillage ou, plus souvent, de profiter des trouées correspondant aux nombreux cours d’eau. Mais, en aucun cas, les aras ne s’éloignent de plus de 10 km de leur base afin de pouvoir revenir chaque soir dans leur dortoir, généralement fixe d’une année sur l’autre et toujours situé dans les frondaisons supérieures des arbres.

Lorsqu’ils se nourrissent, les perroquets demeurent silencieux pour ne pas attirer sur eux l’attention d’éventuels prédateurs. En revanche, s’ils perçoivent la proximité d’un danger, leur nature inquiète les pousse à manifester bruyamment leur angoisse. Les cris sonores, aigus et grinçants que poussent alors les premiers oiseaux alertés éveillent l’attention de leurs congénères et sont aussitôt repris en chœur par toute la troupe, qui manifeste ainsi sa cohésion face au péril, supposé ou réel. Il est possible que ces concerts discordants aient un effet dissuasif sur les prédateurs potentiels, désemparés par une telle cacophonie. Les aras sont généralement des animaux plutôt confiants et peu enclins à fuir, surtout dans les régions reculées, où l’homme n’exerce pas son influence.

Une compagne pour la vie

Les aras sont monogames et leur vie est placée sous le signe de la fidélité au sein du couple. Les liens entre les partenaires sont très forts et leur union dure plusieurs années, voire jusqu’à la disparition de l’un d’eux.

À l’approche de la saison de nidification, les petites bandes d’aras se dissocient. Les célibataires adultes s’apparient. Mais les modalités des parades nuptiales, comme beaucoup d’aspects de la reproduction des aras en liberté, sont encore mal connues, tant il est difficile d’approcher ces perroquets dans le milieu fermé qu’est la forêt tropicale.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes couples anciens et ceux nouvellement formés s’isolent les uns des autres. Mâle et femelle se caressent, se becquettent et se font mutuellement des soins de toilette,  se grattant  la peau et  se lissant les plumes. Ces manifestations rituelles sont plus fréquentes et plus intenses pendant la période de reproduction, au cours de laquelle le mâle s’occupe, en outre, souvent de nourrir sa compagne.

Comme la majorité des perroquets, les aras nichent dans une cavité. Généralement, un trou d’arbre qui peut resservir d’une année sur l’autre. L’orifice choisi est habituellement situé en hauteur, à une vingtaine de mètres du sol. La femelle pond deux ou trois œufs blancs, directement sur des déchets de bois qui garnissent le fond de la cavité. Puis elle les couve pendant quatre à cinq semaines. Le mâle, qui ne la relaie que très rarement dans cette tâche, la nourrit durant toute cette période. Il transporte dans son jabot la nourriture qu’il destine à sa compagne, puis il la régurgite à son arrivée au nid.

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La métamorphose du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2014

Sumatran_RhinoLes rhinocéros sont des animaux massifs aux membres courts, à l’encolure brève, généralement d’assez grande taille ; les plus grandes espèces atteignent presque 2 mètres au garrot et pèsent 3,5 tonnes

La peau, épaisse, forme parfois des plaques rigides fortement kératinisées, reliées entre elles par un tégument plus mince et souple. Les poils sont rares, sauf chez Rhinoceros tichorhinus, qui a été le contemporain de l’homme au Paléolithique, et chez le rhinocéros actuel de Sumatra (Didermocerus lasiotis), souvent appelé rhinocéros laineux en raison de sa toison relativement abondante.

Les membres antérieurs et les membres postérieurs sont terminés chacun par trois doigts. À peu près également développés, quoique le médian soit un peu plus robuste, ces doigts portent des sabots incomplets et reliés par une sole plantaire commune. Les cornes nasales sont les phanères les plus caractéristiques des rhinocéros. Elles sont formées de tubes ou de fibres cornés, noyés dans une gangue fortement kératinisée (cf. MAMMIFÈRES, pl. I). Selon les espèces, les animaux portent 1 ou 2 cornes pouvant atteindre une dimension considérable, jusqu’à 1,50 m chez les rhinocéros blancs (Ceratotherium simum). La denture a pour formule : 

Les dents jugales, prémolaires et molaires, ont une table d’usure où les replis d’émail dessinent grossièrement la lettre grecque π.

Le système nerveux se signale par le faible développement de l’encéphale, qui classe de ce point de vue les rhinocéros dans une position très inférieure aux autres Périssodactyles et à la plupart des Ongulés. Parmi les organes des sens, l’odorat est d’une extrême finesse, plaçant le rhinocéros tout de suite derrière l’éléphant (lequel est généralement considéré comme le Mammifère macrosmatique le plus évolué). L’ouïe est très fine, alors que la vision, surtout diurne, est médiocre.

Les rhinocéros sont généralement considérés comme des animaux plutôt craintifs mais qui peuvent devenir dangereux, en raison de leur masse, quand ils foncent pour se défendre. Les individus vivent habituellement isolés, ou par couples

Les religions, les mythologies et les arts font souvent appel à la métamorphose. Les dieux se transforment ou transforment les créatures en animaux, en arbres, en fleurs ou en rochers. Dieu – celui de la Genèse -, crée l’homme à partir d’une poignée de poussière et Ève à partir d’une côte enlevée à Adam.

Ailleurs – dans le domaine esthétique – sculpteurs, architectes et écrivains empruntent parfois leur matériau, sinon leur inspiration, à la mythologie. Celle-ci est donc un élément fondamental issue des profondeurs de l’imaginaire et du besoin impérieux qu’éprouve l’homme d’expliquer ou de se représenter le monde, donc d’en déchiffrer la signification. Elle appartient au vaste domaine de l’anthropologie dont les composantes psychologiques, sociales et ludiques ont partie liée avec les exigences propres au genre théâtral: la nécessité d’étonner, de susciter l’illusion, le rire ou la crainte, de matérialiser les fantasmes et les hallucinations.

La métamorphose s’insère fréquemment dans un mythe. Celui-ci, d’après MIRCEA ELIADE, « raconte une histoire sacrée, (…) relatant les « gesta » des êtres surnaturels et la manifestation de leur puissances sacrées ; il devient le modèle de toutes les activités humaines sacrées ».

Mais RHINOCÉROS (pas plus que LA MÉTAMORPHOSE de KAFKA) ne se propose comme « une histoire sacrée ». Toutefois, à y regarder de plus près, son contenu profane et parfois humoristique met en scène un « élément tabou » (de l’anglais « taboo » et du polynésien « tabu », « interdit, sacré »), frôlant donc l’interdit ou l’impur les êtres humains, frappés par un mal contagieux et endémique, rejettant la civilisation et ses valeurs (à savoir le contrôle des instincts, la tolérance, la liberté, l’humanisme, l’amitié, l’amour et la famille) pour le retour à l’état de nature, à la « loi de la jungle ».

D’une certaine façon, la métamorphose de l’homme met en oeuvre le processus inverse de la fable – récit dans lequel les animaux empruntent une conduite humaine. En fait, fable et mythe visent un objectif commun: « dégager, implicitement, une morale », donc une ligne de conduite à tenir, ou à ne pas tenir. Celle du mythe se dégage du caractère (monstrueux) de la métamorphose qui est perçue comme anormale, dangereuse pour l’ordre, la stabilité et le bonheur de l’individu ou de la société.

Photographie en noir et blanc d'un Rhinocéros vu de trois-quarts profil en train de gravir un talus dans le parc d'un zoo.Dans RHINOCÉROS, il a apparition et révélation progressive de la « bête humaine » et ce, à double titre: « bête » renvoie à bestialité – donc à ce qu’il y a de monstrueux dans l’homme-, mais aussi à « bêtise », donc aux dérapages et aux défaillances de l’intelligence et de la raison. L’humain devient le lieu de l’inhumain, l’inhumain en l’homme et dans l’histoire, l’humanité produisant des rhinocérites dont l’ampleur catastrophique confine au génocide. La métamorphose aboutit donc à la monstruosité.

EMMANUEL JACQUART commente RHINOCÉROS Folio p. 59,60,61.

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La Légende Du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2014

1024px-Nosorożec_biały_-_Ceratotherium_simum_-_White_Rhinoceros_-_Breitmaulnashorn_(5)Autrefois, les rhinocéros n’avaient pas de cornes. Mais un beau jour, Evan, un rhinocéros , se leva et eut envie de faire sa balade. Quelques minutes après, un écureuil, sortant de son arbre, vit le rhinocéros et vint l’embêter. Alors, le rhinocéros lui courut après. L’écureuil se réfugia dans un arbre car il avait peur. Le rhinocéros fonça dedans. Mais une branche de l’arbre tomba et se planta dans le nez du rhinocéros. Le rhinocéros affolé, courut dans la mer et l’écume couvrit sa branche de blanc. Et c’est ainsi que les rhinocéros ont une corne blanche. Mais un jour le chef des rhinocéros, Ouka, décida qu’il faudrait deux cornes pour vaincre les prédateurs. Alors, les rhinocéros essayèrent de trouver une idée pour la deuxième corne. Un jour un des rhinocéros trouva une idée : faire pareil que pour la première mais avec un cailloux. Et c’est depuis ce jour là que les rhinocéros ont deux cornes. Ruben. 

Rhinocéros au pays des Monstres

Il existe, si l’on sait les chercher, des itinéraires évocateurs, des adresses vraies pour des lettres jamais écrites qui tracent un sentier subtil, loin des lieux communs qui ont rendu trop brèves les voies de notre temps. Il existe, si l’on a le courage de les entreprendre, des parcours de rêve, où l’on découvre la vérité dans chaque homme. L’histoire du rhinocéros est un journal de voyage autour d’aventures et de légendes, toutes vraies. C’est une histoire d’explorateurs blancs, de créatures invincibles,  de phénomènes exceptionnels, de sorciers diaphanes, de nymphes inquiétantes, une faune sauvage qui remonte aux origines du monde, qui naît dans le vent, de la terre, de l’eau, du feu, célébrée dans le rite ancien de la science occulte, de la vénerie, des armes des dieux et des héros.

Nous découvrons ainsi, et nous apprenons à connaître, un monde oublié fait de personnages énigmatiques d’une époque sans âge, mais si présents dans le troisième millénaire.

Les rhinocéros se trouvent sur la planète Terre depuis plus de 50 millions d’années. Anciennement, ils étaient présents avec une grande variété d’espèces et ils ont connu une large diffusion de l’Europe à l’Amérique du Nord, sans oublier l’Afrique et l’Asie où il en existe cinq espèces, divisées en onze sous-espèces. Elles sont toutes à risque d’extinction. Au total, les estimations actuelles parlent de seulement 17 500 exemplaires ayant survécu à l’état sauvage et 1200 en captivité. Deux tiers des rhinocéros survivants appartiennent à l’espèce Rhinocéros blanc,en plus des 3100 Rhinocéros noirs, 2400 Rhinocéros Indiens/Népalais, près de 300 Rhinocéros de Sumatra et presque 60 Rhinocéros de Java. Situation désespérée, ou presque, mais dans les années 2000, il est possible d’acheter légalement un rhinocéros blanc sur Internet pour une somme entre 180 000 et 250 000 rands, autant que pour une automobile, le couple coûte seulement entre 390 000 et 450 000 rands…

Ce colosse rare est depuis toujours objet de culte et de peurs ancestrales. L’iconographie du monstrum, du merveilleux, du prodige, comme manifestation de quelque chose de stupéfiant, très souvent de supraterrestre, qui peut susciter tant une appréhension respectueuse que la terreur, a donné naissance à des chapitres vastes et articulés dédiés au rhinocéros, qui ont laissé un signe indélébile dans cette Wunderkammer de l’esprit qui est constituée par l’âme de l’homme, par l’art, la littérature, le cinéma.

Les arts se sont inspirés du rhinocéros, animal gigantesque, imprévisible et inquiétant, dès les peintures pariétales les plus anciennes. En effet, dans la Grotte Chauvet1 près du village de Vallon Pont-d’Arc, dans les gorges de l’Ardèche, le rhinocéros laineux Coelodonta antiquitatis est l’an mal le plus fréquemment représenté dans les dessins paléolithiques qui remontent à 31000 ans.

Le rhinocéros est également présent dans les grottes de Lascaux2 d’il y a 17000 ans, et dans des milliers de représentations sur les roches des quatre collines Tsodilo du Botswana, une des concentrations les plus importantes au monde d’art pariétal avec 4500 peintures réalisées entre le IXe et le XIVe siècle.

Rhinocéros adulte avec un jeune situé à sa droite, vus de face.Le point de repère inévitable de toute l’iconographie du rhinocéros est la gravure sur bois réalisée par Albrecht Dürer3 (1471-1528) à Nuremberg en 1515 qui s’inspire d’un dessin et de la description d’un rhinocéros indien, envoyés par Valentin Ferdinand (un écrivain originaire de Moravie et traducteur, entre autres, de Marco Polo) à un marchand de Nuremberg, ami de Dürer qui ne voit pas l’exemplaire d’après nature, mais en tire un dessin à l’encre4 de 27,4 x 42 cm, conservé au British Museum, à partir duquel est réalisée la célèbre xylographie.

En effet, en 1514, le Sultan Muzaffar II (régnant de 1511 à 1526), souverain de Khambhat, au Gujarât, dans le Nord de l’Inde, offre à Afonso de Albuquerque, gouverneur de 1509 à 1515 de l’Inde portugaise, un rhinocéros et un éléphant qui sont envoyés au roi Dom Manuel Ier du Portugal (régnant de 1513 à 1521) sur le bateau Nossa Senhora da Ajuda au commandement de Francisco Pereira Coutinho, dit O Rusticão, avec un chargement d’oiseaux rares et d’épices. Le rhinocéros, baptisé Ulysse par les marins, arrive le 20 mai 1515 de Goa à Lisbonne où il suscite une vive impression, s’agissant du premier exemplaire vivant arrivé en Europe depuis le IIIe siècle apr. J.-C.

Le 3 juin 1515, le dimanche de la Sainte Trinité, Dom Manuel met donc à l’épreuve la supposée hostilité naturelle entre les deux animaux, rapportée par Pline l’Ancien dans la Naturalis Historia (77 apr. J.-C.) scène encore illustrée après plus d’un millénaire et demi dans la Cosmographie universelle d’André Thevet de 1575, organisant un affrontement entre les deux titans qui, à l’ouverture du rideau qui les sépare, se résout par la fuite de l’éléphant. C’est de cette preuve de force qu’Alexandre de Médicis, premier duc de Florence, tira son emblème, un rhinocéros avec la devise espagnole non bueluo sin vincer,  » je ne reviens qu’en vainqueur « . Plus tard, le missionnaire Jeronimo Lobo (1593-1678) rapporte encore que  » en Abyssinie on trouve également le rhinocéros, ennemi mortel de l’éléphant « . Francis Barlow5 (1626-1704) dans une demi-teinte présentée le 26 janvier 1684 sur la London Gazette représente le rhinocéros de Dürer, mais à cinq pattes, qui combat contre un éléphant et offre une synthèse improbable entre Pline et Ganda, faisant passer le dessin pour un portrait d’après nature d’un rhinocéros venant d’arriver à Londres en provenance des Indes.

En revanche, à la fin du XXe siècle, dans le Pilanesberg National Park, quelques jeunes éléphants introduits dans le parc ont tué treize rhinocéros blancs par manque d’un bon exemple de la part des adultes.

Les foules arrivent de toute l’Europe pour admirer le rhinocéros, surnommé Ganda en raison de son nom indien, jusqu’à ce qu’il soit envoyé à Rome comme présent à Jean de Médicis Pape Léon X (1475-1521) pour être opposé en combat à l’éléphant dans l’Amphithéâtre, comme aux temps anciens, mais, après l’escale de Marseille où le phénomène est examiné par les rois de France, le 24 janvier 1516, le bateau fait naufrage.

Paolo Giovio (1483-1552) écrit :  » il mare invidiò e tolse all’Italia questa bestia di inusitata fierez za, la quale si haveva a mettere a combattere nell’arena dell’Anfiteatro con l’elefante, percioc ché il naviglio nel quale egli era menato, urtando agli scogli della riviera di Genova andò a tra verso per fortuna di mare e ciò fu con tanto maggior dolore di ognuno, poiché la bestia, la quale era usata a passare il Gange e l’Indo, altissimi fiumi del suo paese, fu creduto che anche avreb be potuto venire a riva sopra a Porto Venere, ancora che ella sia asprissima per duri sassi ; se non che, trovandosi impedita da catene grandi, benché molto superbamente facesse ogni sfor zo per aiutarsi, fu però inghiottita dal mare « . Il semble, en revanche, que l’éléphant, dit Annone, soit arrivé à Rome, suscitant un vif intérêt pendant deux années, jusqu’à sa mort prématurée, pour être aussi représenté par les plus grands artistes de l’époque dont Raffaello Sanzio.

Un deuxième exemplaire indien, avec une seule corne et un seul œil, arrive à Lisbonne en 1577 quand le roi Henri du Portugal veut l’offrir au pape Grégoire XIII (1502-1585) mais sa mort l’en empêche, après laquelle Philippe II fait venir l’animal à Madrid comme symbole de la puissance coloniale portugaise. À la mort du rhinocéros, ses os sont donnés à l’empereur Rodolphe II.

La gravure de Dürer, malgré toutes les imprécisions d’un dessin de seconde main, connaît un immense succès au cours des siècles et sert de modèle à d’innombrables illustrations, peintures et sculptures, de Petrus Candidus1 (Pier Candido Decembrio, 1399-1477) dans son Bestiaire dédié au marquis Ludovico Gonzaga de Mantoue et basé sur le Liber de naturarerum de Thomas de Cantimpré (1200-1270) de 1230-1240, jusqu’à Les animaux de 1660 du flamand Jan Kessel (1626-1679) désormais au Prado de Madrid, et à Albrecht Herport (1641-1730) à Berne en 1669.

Nombreuses sont aussi les interprétations scientifiques qui reprennent l’image de Dürer, de la Cosmographie de 1544 de Sebastian Münster (1489-1552) au grand naturaliste suisse Konrad von Gesner2 (1516-1565) dans ses Historiae Animalium, Liber primus, De Quadrupedibus viviparis (1551 à Zurich) et dans son Thierbuch de 1606, puis du suisse Conrad Lycosthenes (Conrad Wolffhart, 1518-1561) dans Prodigiorum ac ostentorum chroni con… (Bâle, 1557) à une version identique à celle de Dürer, aux couleurs détrempées, par Jacopo Ligozzi (1547-1627) et à Edward Topsell (?-1638) dans la Historie of Foure-footed Beastes (1607), de Jan Jonston3 (1603-1675) dans la Naeukeurige Beschryving van de Natuur der Vier-Voetige Dieren… de 1660, à la Physica Curiosa sive Mirabilia Naturae et Artis (1667) du jésuite Gaspar Schott (1608-1666) jusqu’à l’estampe Africa de Paul Briel de 1775 où il est fait passer pour africain. Et, sur cette trace, de subir, encore dans le troisième millénaire, des reproches injustes de la part de critiques hâtifs qui ne reconnaissent pas dans l’œuvre les traits du rhinocéros africain… en effet il s’agit du rhinocéros indien, le Rhinocerus unicornis.

Dessin représentant deux rhinocéros s'abreuvant à un point d'eau.D’ailleurs, un dessin plus précis, aujourd’hui à la bibliothèque Albertine de Vienne, est réalisé à partir des mêmes sources par un ami de Dürer, Hans Burgkmair (1473-1531) mais, s’agissant d’un artiste  moins connu, son image n’a pas une grande popularité. Il faut noter que la grande diffusion des estampes provenant d’Europe déclenche des phénomènes surprenants de métissage culturel, comme dans le cas des dessins persans et indiens qui ne reproduisent pas les traits des autochtones originaux, mais reprennent les lignes des illustrations, inexactes et approximatives, occidentales, comme l’a mis en évidence le botaniste allemand Engelbert Kempfer (1651-1716 ; il introduit le soja en Occident) en 1684, qui remarque les lignes d’une gravure du flamand Philippe Galle (1537-1612) d’un rhinocéros arrivé à Madrid en 1586 dans le dessin d’un karkaddan effectué en Perse.

On a finalement une illustration correcte du rhinocéros asiatique dans les Voyages du Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient de 1711, du joaillier français Jean Chardin (1643-1713, un grand voyageur, si bien que sa pierre tombale à Westminster porte l’inscription nomensibifecit eundo) qui en voit un en Perse à la cour du Chah.

EXTRAIT DE : file:///C:/Users/salaun/Downloads/Le%20Rhinoc%C3%A9ros%20-%20histoires%20fantastiques%20et%20l%C3%A9gendes%20authentiques%20(French).pdf

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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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L’hippopotame et l’astrologie

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

220px-Hippo_mouth1Dans la symbolique astrologique les grands animaux appartiennent au domaine d’abord de Jupiter. Toutefois, il ne faut pas oublier que Jupiter partage avec Neptune la Maîtrise des Poissons. Jupiter représente toujours ce qui est grand, voire même démesuré. Et c’est bien le cas de l’hippopotame commun qui, adulte ne pèse pas moins entre 1,4 à 3,2 tonnes. Le plus grand mesure jusqu’à 1,50 mètres au garrot pour 3,50 mètres de longueur. La tête est grosse et la bouche large qui va s’ouvrir selon un angle très important, quant à ses canines elles peuvent mesurer plus de 60 cm. Très vulnérable aux coups de soleil, l’hippopotame passe une grande partie de la journée dans l’eau boueuse pour se rafraîchir.   

Le nom « hippopotame » dérive du grec ancien « hippo » signifiant « cheval », autre symbole jupitérien, et « potamos » qu’on traduit par « fleuve », ce qui nous ramène au monde aquatique des Poissons et de Neptune. On a longtemps cru que l’hippopotame était de la famille des Suidae, c’est-à-dire les porcs et les sangliers, ou à celle des Tayassuidae, les pécaris, mais des recherches assez récentes, dans les années 1990, ont montré que les hippopotames étaient les proches parents vivants des cétacés.

Saccageant ou mangeant une partie des récoltes, l’hippopotame a été considéré en Egypte, le plus souvent, comme une manifestation des forces négatives qui sont en ce monde… Ennemi de l’homme, l’hippopotame fut voué à Seth, le méchant. On entretenait des harponneurs sacrés, chargés de le détruire. Cependant, l’hippopotame femelle fut honorée, voire adorée, comme un symbole de la fécondité, sous les noms de le Horem (Opet), la Grande (Thonéris). Elle était censée assister « traditionnellement la mère lors de la venue au monde des dieux, des rois et de simples mortels. Ainsi s’expliquent les nombreuses images, statues, amulettes et représentations dans les temples, qui montrent Thonéris, dressée sur ses pattes postérieures et appuyée sur le nœud magique ».  

Dans l’Ancien Testament, l’hippopotame, sous le nom de Béhémoth, qui vient probablement de l’égyptien, symbolise « la force brutale que Dieu maîtrise, mais que l’homme ne peut domestiquer ».

Vois, sa force réside dans ses reins, sa vigueur dans les muscles de son ventre, 

Il raidit sa queue comme un cèdre, les nerfs de ses cuisses s’entrelacent.                                             

Ses vertèbres sont des tubes d’airain, ses os sont durs comme du fer forgé…                       

Sous les lotus il est couché, il se cache dans les roseaux des marécages.

Cette description, interprétée symboliquement, viserait l’ensemble des impulsions humaines et des vices, dont l’homme, atteint par la faute originelle, ne peut venir à bout par lui seul. Cette colossale masse de chair exige la grâce de Dieu pour s’élever par la spiritualisation.

L’hippopotame et l’astrologie dans HIPPOPOTAME 220px-Taweret_statueLes savants grecs Hérodote et Aristote, qui ne connaissaient l’hippopotame que par oui-dire, l’avaient affublé de sabots fourchus et d’une crinière de cheval qu’il garderait dans les représentations zoologiques jusqu’à la Renaissance. Il faudra attendre Pierre Belon qui vit un hippopotame à Constantinople pour que soit démenties les fables transmises par les écrits anciens. Une statue antique du Nil à son image, dans les jardins du Pape au Belvédère, assure au zoologue qu’il s’agit bien du même animal. 

 

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.   

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Phoenix, le Paon

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

 

Black_and_White_Peacock_Drawing« Quant aux Phoenix, je me penche sur sa signification dans la mythologie chinoise. Il était associé au Sud, au Feu, à l’Ete et au rouge. Le phoénix chinois ressemble à un faisan avec des plumes de paon – certaines descriptions en sont plus précises et plus difficiles à imaginer : tête d’un cygne, crête d’un coq, bec d’une hirondelle, cou de serpent, forme de dragon, ailes écailleuses, queue de poisson, avec parfois des morceaux de tortue… L’élément mâle du phoénix s’appelle donc Feng. L’élément femelle s’appelle Huang. Ensemble ils représentent le bonheur conjugal. Le plumage du phoénix est de cinq couleurs. Son chant est le plus merveilleux qu’on puisse imaginer. Il se nourrit de « fruits de bambous ». Dans le confucianisme, le phoénix porte sur la tête le symbole de la vertu d’humanité, sur les ailes al conformité morale, sur le dos la justice, sur la poitrine la bienveillance et sur le ventre la bonne foi. On dit aussi que sa tête représente le ciel, ses yeux le soleil, ses ailes le vent, ses pattes la terre, son dos la lune et sa queue les planètes. Le phoénix est associé au yang et à l’été. Le suzaku était le nom donné au Phoenix rouge, symbolisant le Sud. « 

« – Oiseau mythique au plumage écarlate, d’une beauté inégalable, qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se brûlait lui-même sur un bûcher et renaissait de ses cendres, le Phénix est le symbole de l’Immortalité et de la Résurrection, celle du Christ au Moyen-Age.

— Assimilé au soufre philosophique et au nombre quatre (les quatre éléments de la pierre physique et les quatre étapes de la transmutation) par les alchimistes, le Phénix représente la fixité de l’être vivant en sa mort continuelle, source de renaissances spontanées. L’image de cet animal légendaire nous incite à brûler nos insuffisances et à renaître des cendres du viel homme. (Le Message des Constructeurs des Cathédrales de C. Jacq aux éditions du Rocher)

— En Egypte il était un symbole des révolutions solaires et une manifestation de l’Ame de Râ, dieu solaire, associé à Héliopolis, centre initiatique consacré au culte de cette divinité.

— En Chine, le Phénix (feng-huang) est le deuxième des quatre animaux fabuleux sacrés ou doués de spiritualité, unissant en eux le yin et le yang. Son corps représente les cinq qualités humaines : sa tête, la vertu ; ses ailes, le devoir ; son dos, le comportement adéquat au cours des rituels ; sa poitrine, la vertu d’humanité ; son ventre, la fiabilité. (La Philosophie du Tao de J.C. Cooper aux éditions Dangles)

— Oiseau de Cinabre des Taoïstes, en raison de sa couleur (le cinabre est le sulfure rouge de mercure), il servait de monture aux Immortels au même titre que la Grue. — Dans l’iconographie, le Phénix mâle symbolise le bonheur et le Phénix femelle, l’Impératrice. Rassemblés, ils souhaitent une union heureuse. »

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Le Hérisson a des amours qui durent cinq mois

Posté par othoharmonie le 22 août 2013

Le Hérisson a des amours qui durent cinq mois dans HERISSON long_eared_hedgehogLe hérisson est un animal solitaire qui supporte mal la présence de ses congénères. Son animosité envers eux est plus une manifestation de son caractère individualiste qu’une défense de son territoire, qui peut d’ailleurs chevaucher celui de son voisin immédiat. Chaque nuit, sur les 50 hectares qu’il occupe (la femelle se cantonne sur un territoire de 10 ha), le hérisson parcourt de 500 m à 3 km, d’une démarche nonchalante qu’il interrompt fréquemment pour renifler, museau pointé vers le ciel. La chasse n’occupe que 21 % de son temps ; 75 % est consacré au repos.

Le peu qui reste est affecté aux explorations et aux rares contacts sociaux entre mâles et femelles pendant la période de reproduction, qui débute en avril dans les contrées tempérées.

Au printemps, le hérisson, sorti de sa torpeur hivernale amaigri et affamé, part immédiatement en quête de nourriture et engloutit des proies pendant plusieurs nuits, reprenant des forces pour la saison des amours.

À cette époque, la production d’hormones et la taille des glandes sexuelles des mâles augmentent. Ils sont sexuellement actifs pendant cinq mois, entre avril et début septembre. Les hérissons des deux sexes sont précoces et peuvent se reproduire dès l’âge de dix mois, mais la plupart des femelles n’ont leur première portée qu’après une seconde période d’hibernation.

La parade amoureuse des hérissons, qui a généralement lieu sur des terrains herbeux, est mouvementée. Les bagarres, coups de patte et morsures sont systématiques lorsque deux mâles convoitent la même femelle. Après l’abandon d’un des protagonistes, le vainqueur doit encore persuader la femelle de l’accepter. Le rituel démarre par un face-à-face des deux animaux, qui se reniflent le museau mutuellement, tout en urinant. Puis le mâle essaie de contourner la femelle, mais celle-ci tourne en sens inverse et présente le flanc à son prétendant, qui la bombarde de coups de patte et de museau. Le mâle adopte alors une mimique particulière : tête redressée et lèvres retroussées.

La parade peut ainsi durer plusieurs heures, au cours desquelles les partenaires soufflent bruyamment. Quand la femelle devient consentante, elle se laisse contourner et l’accouplement peut enfin avoir lieu. Elle s’aplatit à terre, étire ses pattes postérieures vers l’arrière et couche ses piquants dorsaux. Le mâle monte alors sur son dos, lui serre les flancs de ses pattes avant et lui maintient la nuque dans sa gueule. L’accouplement lui-même peut durer plusieurs minutes, pendant lesquelles les animaux, complètement insouciants des éventuels dangers extérieurs, s’expriment par des éternuements et des nasillements.

Puis, femelle et mâle se séparent, celui-ci ne participant pas à l’élevage des jeunes. Les hérissons s’accouplent souvent, mais les femelles n’ont pas plus de deux portées par été.

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Concours et expositions de Lapins

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2012

 

Concours et expositions de Lapins dans LAPIN - LIEVRE 220px-CilantroLes premiers concours dans lesquels apparaissent des races de lapins se tiennent en Europe occidentale et aux États-Unis au XIXe siècle. On peut noter que certaines races ou certaines couleurs de robe ont été spécifiquement sélectionnées pour de telles manifestations. Les standards très stricts que doivent respecter les animaux pour justifier de leur appartenance à la race qu’ils représentent contribuent à la sélection des animaux sur des critères physiques plus que sur des performances zootechniques. On peut noter qu’il n’y a pas de véritable pedigree pour les lapins de race. Les concours sont donc ouverts à tous les animaux, mais la notation des juges sur les standards de la race permet de donner l’avantage aux animaux de race pure. Les éleveurs se regroupent dans des clubs locaux, parfois voués à une race en particulier. Les expositions avicoles, auxquels les lapins participent, sont aujourd’hui courantes en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Aux États-Unis et au Canada, ces concours et expositions sont gérés par l’American Rabbit Breeders’ Association (ARBA). La principale manifestation annuelle qu’elle organise sur le plan national rassemble pas moins de 25 000 lapins venus de tout le pays. En France, c’est la Fédération française de cuniculture qui parraine ces expositions, rassemble les éleveurs et intervient dans la sélection et la sauvegarde des diverses races.

Si la production de viande n’est pas la préoccupation principale de ces éleveurs, elle accompagne irrémédiablement cette activité du fait de l’abattage des lapins non retenus comme reproducteurs pour la consommation personnelle ou pour la vente. Cette production est loin d’être négligeable, et est même la principale source de viande de lapin aux États-Unis et en Allemagne où elle représente respectivement 60 % et 50 % de la production. On estime cette production à entre 100 000 et 200 000 tonnes de viande par an. Ces éleveurs de loisir représentent par ailleurs un marché important par le biais des diverses revues qui leur sont destinées et les divers concours et foires organisés pour les rassembler. Enfin, les éleveurs de loisir permettent la sauvegarde de nombreuses races de lapins, et donc d’une vaste variabilité génétique gage des progrès futurs de la sélection, tandis que les élevages de rente n’utilisent que quelques races.

On estime en 1995 que 1 à 1,5 million d’éleveurs sont concernés par cette activité dans le monde. Cette activité de loisir connait un succès particulièrement important en Allemagne et aux États-Unis, où l’on compte 200 000 éleveurs dans chacun de ces pays. Les autres pays de l’Europe germanique sont également tournés vers ce loisir (Autriche et Suisse), ainsi que leurs voisins (Est de la France, Belgique, Pays-Bas, Italie du Nord, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Danemark). Il est également implanté avec des effectifs moindre au Royaume-Uni et au Canada.

Concours de saut

220px-kaninhoppning-king_of_joyride dans LAPIN - LIEVRELes concours de saut d’obstacles sont apparus en Suède dans les années 1970, avant de se développer à l’ensemble de la Scandinavie, puis à l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les premières règles étaient très inspirées des compétitions de saut d’obstacles pour chevaux, mais des règles plus adaptées ont par la suite été conçues au fur et à mesure du développement de ce loisir. La première fédération nationale est créée en Suède en 1995. Des compétitions locales et nationales dans les différents pays où cette pratique s’est développée permettent aux entraîneurs de gagner des prix, mis en jeu par divers groupes comme l’U.S. Rabbit Agility Association, Rabbithopping-USA, l’American Association of Sporting Events for Rabbits ou le 4-H Club.

Les records de saut sont détenus par des lapins danois : 3 m en longueur et 99,5 cm en hauteur.

Autres utilisations

Bien que le lapin de garenne ne soit pas menacé dans son aire d’origine, certaines régions ont vu la raréfaction de ce gibier à la suite d’une modification du milieu naturel et une forte pression de chasse. Quelques élevages existent donc en France et en Espagne pour fournir des lapins qui repeupleront ces régions et approvisionneront les chasses.

Les déjections produites par les lapins élevés pour la viande ou les poils sont particulièrement riches en éléments fertilisants que sont l’azote, le phosphore et le potassium. Il a été relevé qu’au XIXe siècle au Royaume-Uni la commercialisation de ce fumier était une source de revenu au même titre que la viande et la fourrure pour les élevages. Aujourd’hui, la trop forte pression de l’élevage dans les zones concernées par la production de lapin et les problèmes de fertilisation associés font de ces matières fertilisantes autant une source de problèmes que de richesse dans les pays développés. Toutefois, elles restent un moyen de fertilisation important en Afrique. Les déjections de lapins sont aussi utilisées pour nourrir les poissons de piscicultures. Cette pratique a été signalée en Chine, en Malaisie et au Cameroun.

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Concours de Lapins

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2012

 

Concours de Lapins dans LAPIN - LIEVRE 220px-lapin_nain_01Les premiers concours dans lesquels apparaissent des races de lapins se tiennent en Europe occidentale et aux États-Unis au XIXe siècle. On peut noter que certaines races ou certaines couleurs de robe ont été spécifiquement sélectionnées pour de telles manifestations. Les standards très stricts que doivent respecter les animaux pour justifier de leur appartenance à la race qu’ils représentent contribuent à la sélection des animaux sur des critères physiques plus que sur des performances zootechniques. Il n’y a pas de véritable pedigree pour les lapins de race. Les concours sont donc ouverts à tous les animaux, mais la notation des juges sur les standards de la race permet de donner l’avantage aux animaux de race pure. Les éleveurs se regroupent dans des clubs locaux, parfois voués à une race en particulier. Les expositions avicoles, auxquels les lapins participent, sont aujourd’hui courantes en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Aux États-Unis et au Canada, ces concours et expositions sont gérés par l’American Rabbit Breeders’ Association (ARBA). La principale manifestation annuelle qu’elle organise sur le plan national rassemble pas moins de 25 000 lapins venus de tout le pays. En France, c’est la fédération française de cuniculture qui parraine ces expositions, rassemble les éleveurs et intervient dans la sélection et la sauvegarde des diverses races.

Si la production de viande n’est pas la préoccupation principale de ces éleveurs, elle accompagne irrémédiablement cette activité du fait de l’abattage des lapins non retenus comme reproducteurs pour la consommation personnelle ou pour la vente. Cette production est loin d’être négligeable, et est même la principale source de viande de lapin aux États-Unis et en Allemagne où elle représente respectivement 60 % et 50 % de la production. On estime cette production à entre 100 000 et 200 000 tonnes de viande par an. Ces éleveurs de loisir représentent par ailleurs un marché important par le biais des diverses revues qui leur sont destinées et les divers concours et foires organisés pour les rassembler. Enfin, les éleveurs de loisir permettent la sauvegarde de nombreuses races de lapins, et donc d’une vaste variabilité génétique gage des progrès futurs de la sélection, tandis que les élevages de rente n’utilisent que quelques races.

On estime en 1995 que 1 à 1,5 million d’éleveurs sont concernés par cette activité dans le monde. Cette activité de loisir connaît un succès particulièrement important en Allemagne et aux États-Unis, où l’on compte 200 000 éleveurs dans chacun de ces pays. Les autres pays de l’Europe germanique sont également tournés vers ce loisir (Autriche et Suisse), ainsi que leurs voisins (Est de la France, Belgique, Pays-Bas, Italie du Nord, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Danemark). Il est également implanté avec des effectifs moindres au Royaume-Uni et au Canada.

220px-Kaninhoppning-king_of_joyride dans LAPIN - LIEVRELes concours de saut d’obstacles pour lapins sont apparus en Suède dans les années 1970, avant de se développer à l’ensemble de la Scandinavie, puis à l’Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les premières règles étaient très inspirées des compétitions de saut d’obstacles pour chevaux, mais des règles plus adaptées ont par la suite été conçues au fur et à mesure du développement de ce loisir. La première fédération nationale est créée en Suède en 1995. Des compétitions locales et nationales dans les différents pays où cette pratique se sont développées et permettent aux entraîneurs de gagner des prix mis en jeu par divers groupes comme l’U.S. Rabbit Agility Association, Rabbithopping-USA, l’American Association of Sporting Events for Rabbits ou le 4-H Club.

Les records de saut sont détenus par des lapins danois : 3 mètres en longueur et 99,5 cm en hauteur.

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Le Cheval et les Esprits

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2012

 

Le Cheval est le symbole de la chasse des animaux, mais aussi celui de la guerre.

 Il est aussi associé à la course du soleil et à la lune protectrice. C’est sans doute le bien le plus précieux d’un Celte.

 Le Cheval et les Esprits dans CHEVAL 220px-Kate_on_the_hilltop_in_the_rainEpona est la déesse celtique des chevaux ; les Romains l’adoptent et en font leur protectrice qu’ils représentent en amazone sur un cheval. Morvarc’h, le cheval marin (cheval de Marc’h) se déplace sur terre et sur mer sans laisser aucune trace. Son maître le tue malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouve refuge chez Dahud. Cette dernière lui fait pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.

 La valorisation négative du symbole chthonien (relatif à la terre et au monde souterrain) fait du cheval une manifestation de la mort, analogue à la faucheuse de notre folklore. En Irlande, le héros Conal Cernach possède un cheval à tête de chien, le Rouge de Rosée, qui déchire le flanc de ses ennemis. Les chevaux de Cuchulainn, le Gris de Macha (c’est le roi des chevaux d’Irlande) et le Sabot Noir, ont une intelligence humaine ; le Gris refuse de sa laisser atteler au char du héros qui se prépare pour son dernier combat, et il verse des larmes de sang ; un peu plus tard, il guidera le vengeur Conal Cernach vers le corps de son maître ; le Noir, lui, va se noyer de désespoir.

 Les chevaux de mort ou de cauchemar hantent le folklore celtique : le March-Malaen (malaen : latin malignus) est un des trois fléaux de l’île de Bretagne ; les Kelpies d’Ecosse sont des chevaux-démons et le folklore breton est rempli d’anecdotes ou de contes relatifs à des chevaux diaboliques, qui égarent les voyageurs ou les précipitent dans des fondrières ou des marais. Les chevaux noirs, dans ces contes, sont le plus souvent soit le diable, soit un démon, soit un damné, soit une âme en peine, ou bien ils sont la monture d’un héros de ces chasses maudites, dont le plus célère est sans doute le roi Arthur, condamné à poursuivre dans une course sans fin, un gibier inaccessible. Il est significatif, au passage, de remarquer que dans ses plus anciennes versions, la chasse d’Arthur est accompagnée d’une meute de chiens blancs et poursuit un lièvre, animal typique lunaire. Du symbole chthonien au symbole agraire, il n’y a qu’un pas.

 En Irlande, selon le récit d’un témoin oculaire, rapporté par Frazer (GJ Fraze, The Golden Bough, London 1911 – 1915) au cours d’une cérémonie des feux de la Saint Jean, après que tous les paysans eurent sauté par-dessus les braises, on vit apparaître une grande construction en bois d’environ huit pieds de longueur, munie à l’une de ses extrémités d’une tête de cheval, et recouverte d’un grand drap blanc qui cachait l’homme qui la portait. On  l’accueilli pas de grands cris : Le Cheval Blanc ! Le Cheval Blanc ! Le masque sauta par-dessus le feu, puis se lança à la poursuite des spectateurs. Quand le témoin demanda ce que représentait le cheval, on lui répondit ; tout le détail. Le cheval est donc devenu le symbole de toute abondance, ce qu’expliquent son dynamisme t sa force impulsive et généreuse.

 arcenciel-daniel-bayers-300x138 dans CHEVALDans les rites d’intronisation des rois d’Irlande, au XIIè siècle, le futur roi, au cours d’une cérémonie solennelle, devait s’unir à une jument blanche. Celle-ci était ensuite sacrifiée et sa chair, bouillie, partagée dans un festin rituel, auquel le roi seul ne prenait pas part. Mais il lui fallait ensuite se baigner dans le chaudron contenant le bouillon de l’animal. L’analyse de ce rite est éloquente. Il apparaît en effet que, par leur accouplement, l’homme et la jument reproduisent le mariage ourano-chthonien ; le futur roi se substitue à la divinité céleste pour féconder la Terre, représentée par la bête.

 Mais, dans la dernière épreuve de ce rituel, celle du bain de bouillon, il opère un véritable regressus ad uterum ; le chaudron représente le vendre de la Terre-Mère et le bouillon les eaux placentaires. De ce bain, au caractère typiquement initiatique, le futur roi renaît, ayant reçu, comme au cours d’une seconde gestation, communication des pouvoirs le s plus subtils, les plus secrets, de la Terre-Mère qu’il avait éveillée sous la forme de la jument.  

 Il quitte par cette double opération la condition humaine pour se hisser au niveau du sacré, inséparable de la condition royale. Le cheval de guerre est omniprésent dans les épopées celtiques. Il est souvent caractérisé par sa robe alezane, couleur de feu. On a retrouvé dans un trésor celtique, à Neuvy en Sulias (Loiret), un cheval votif accompagné d’une inscription au dieu Rudiobus (Le Rouge) : c’est le cheval roux de l’Apocalypse, annonciateur de guerre et d’effusion de sang.

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Association du Cheval au Diable

Posté par othoharmonie le 18 septembre 2012

Selon Éric Baratay et Marc-André Wagner, l’Église catholique romaine a fait passer le cheval pour un animal diabolique durant le Moyen Âge, afin de lutter contre la survivance des traditions païennes (celtes et germaniques notamment) le sacralisant. Le Diable apparaît ainsi à cheval, hippomorphe, ou doté d’un pied équin. Si le cheval est mentionné plus souvent que l’âne dans la Bible, ce dernier a presque toujours un symbolisme positif, à l’inverse du cheval.

Association du Cheval au Diable dans CHEVAL 220px-OrobasCertains démons de la Goétie montent à cheval, tels Eligos, le marquis Sabnock sur son « cheval pâle » le duc Berith sur son « cheval rouge », et Alocer sur son « énorme cheval ». Le capitaine Orobas était décrit à l’origine comme un démon chevalin capable de prendre forme humaine à volonté. Carl Jung note une analogie entre le Diable comme représentant de l’instinct sexuel, et le cheval : « c’est pourquoi la nature sexuelle du Diable se communique aussi au cheval : Loki prend cette forme pour procréer. ».

Cette association n’est plus limitée à l’Europe avec la colonisation des Amériques, puisque le cheval noir forcé à bâtir une église dans plusieurs histoires du folklore québécois est en fait le Diable déguisé. Le cheval Mallet, autre incarnation du Diable tel que Claude Seignolle le décrit, leurre ses cavaliers pour les tuer ou les blesser gravement. Le drac, créature légendaire liée au Diable, au dragon et à l’eau, prend la forme d’un cheval noir pour tenter un marquis de la Basse Auvergne de le chevaucher, puis manque de le noyer dans un étang selon une légende locale.

Cette association Diable-cheval est particulièrement forte dans toute l’ancienne Germanie, et par là en Alsace, où circulent des histoires de chevaux noirs apparaissant seuls au milieu de la nuit. Parmi les animaux-fantômes de Strasbourg figure un cheval à trois pieds que l’on assure être le Diable. Un livre rare de 1675 raconte que le Diable, déguisé en officier, chevauchait la femme du maréchal-ferrant qu’il avait transformée en jument.

Le Diable chrétien n’est toutefois pas le seul associé au cheval puisqu’Ahriman, le mauvais dieu du zoroastrisme, prend cette forme afin d’enlever ou de tuer ses victimes.

Chevaux de cauchemar

 dans CHEVALLa jument est proche étymologiquement du mot cauchemar dans de nombreuses langues : « mähre » signifie la jument en allemand, et désigne aussi une jument chtonienne fabuleuse. Le mot « cauchemar » s’écrit nightmare en anglais, ce qui signifie aussi « jument de la nuit », alors qu’en françaisquauquemaire signifie « sorcière ». En vieil irlandaismahrah signifie « mort » et « épidémie ». Une théorie longtemps défendue veut que le cheval et la jument noirs ou blêmes aient donnés le mot « cauchemar » et son équivalent anglais nightmare. Le March Malaen, cheval démoniaque du folklore gallois, est lui aussi cité comme origine des manifestations du cauchemar (étouffement, oppression, peur d’être foulé aux pieds, etc.).

Si l’origine du mot « cauchemar » est différente, la croyance populaire s’est emparée de cette association, notamment à travers le tableau du Cauchemarde Füssli, bien que le cheval soit un ajout tardif n’apparaissant pas sur les esquisses de l’auteur. Dans son rôle de monture surnaturelle aux pouvoirs démoniaques, le cheval de cauchemar porte les démons et parfois se confond avec eux. Sa figure découle du cheval psychopompe et chtonien, et de sa familiarité avec les ténèbres et la mort, qui l’a fait entrer dans la « mythologie du cauchemar ». Cette perception s’est toutefois perdue au fil du temps, surtout avec la fin de l’utilisation quotidienne du cheval.

Une créature connue dans l’anglosphère sous le nom de Nightmare, traduit par « jument de cauchemar », « destrier infernal » ou encore « palefroi des enfers », a été popularisée grâce à son inclusion dans le bestiaire du jeu de rôle Donjons et dragons, sous la forme d’un grand cheval noir aux crins de feu, bien que ses caractéristiques soient issues d’un folklore plus ancien.

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Les Poules de fiction

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2012

Les Poules de fiction dans POULE et COQ

Chaque troupe a besoin d’une prima donna. Ce rôle fut tenu dans les années 1930 par Clara Cluck. Dès le début, ce fut elle qui montra le plus d’aisance sous les feux de la rampe, ne ratant aucun des spectacles que pouvaient monter Mickey et ses amis comme dans Le Gala des orphelins (Orphan’s Benefit) en 1934.

Présentée comme une poule d’âge moyen et dotée comme toute bonne cantatrice d’une impressionnante paire de … poumons, son ramage est aussi généreux que son plumage est luisant et apprêté. Sa tenue se complète par un énorme chapeau, réhaussé d’une non-moins énorme plume.

Les Babibouchettes est une émission pour la jeunesse de la Télévision suisse romande (TSR) diffusée entre 1981 et 1999. Elle a été créée par Jean-Claude Issenmann et présentée par des marionnettes faites avec une chaussette et deux balles de tennis de table pour les yeux. Elle a été diffusée sous divers titres : 4, 5, 6, sept… babibouchettesLes Babibouchettes et le kangourouleBabibouchettes et Une petite place.
  • Ginger, l’héroïne du film d’animation Chicken Run
 dans POULE et COQ
À la mort de Maurice Cuvillier, Madame Cuvillier lègue ses droits à une association pour l’aide à des enfants infirmes. Aujourd’hui, Jean-Louis Pesch et son épouse sont les exploitants exclusifs de l’œuvre de M. Cuvillier. Ces récits pour la jeunesse relatent les aventures de Sylvain et Sylvette, deux enfants d’environ douze ans, le frère et la sœur, qui, s’étant un jour égarés, vivent dans une forêt en compagnie d’animaux domestiques dans une chaumière isolée. Ils mèneraient une vie paisible sans la présence des « Compères », une bande d’animaux sauvages composée d’un renard, d’un ours, d’un loup et d’un sanglier qui tentent régulièrement de s’approprier leur chaumière et leurs biens.
La chaîne de restauration rapide American Chicken Bunker a construit un de ses restaurants sur le site d’un vieux cimetière indien. Ainsi les contestataires alter-mondialistes du CLAM (College Lesbian Against Mega-conglomerates) manifestent. Arbie arrive sur les lieux de la manifestation et découvre que Wendy, son ex, est devenue lesbienne. Le jeune homme décide alors de se faire embaucher dans le restaurant pour s’opposer à cette dernière. Il va rencontrer des gens aux personnalités particulières : Carl Jr un grand garçon un peu bête, Paco Bell le jeune mexicain homosexuel, Humus la musulmane et le général Lee Roy, gérant de la chaîne de restauration rapide. Malheureusement la malédiction de l’ancienne tribu indienne va s’abattre sur le restaurant et ainsi transformer la viande qui fera muter les gens en poulets-zombis. Les personnes coincées à l’intérieur de ces lieux maudits vont découvrir qu’ils vont être contraints de s’unir pour survivre…
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Lutte contre les mouches

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

Parmi les techniques de lutte contre les mouches :

Lutte contre les mouches dans MOUCHE 220px-3_fly-bottlesAttrape-mouches : divers ustensiles pour se débarrasser des mouches. Appareil utilisé pour contrôler les populations de mouches à l’intérieur d’un local. Un attrape-mouche attire habituellement les insectes volants (mouches, guêpes, mites et moustiques). Les insectes peuvent être soit tués, soit relâchés.

La tapette à mouches – Le ruban anti-mouches – Le papier tue-mouche – Le tue-mouche électrique – Le piège à insectes


Plantes carnivores : végétaux capables de capturer des proies. Plantes capable d’attirer et de capturer des proies (insectes, acariens et autres petits invertébrés essentiellement) puis d’en assimiler tout ou partie afin de subvenir (partiellement) à ses propres besoins. Il existe plus de 600 espèces de plantes carnivores connues à ce jour.

Les plantes carnivores se distinguent du reste du règne végétal par leur capacité à attirer, capturer et digérer leurs proies. Une plante capable uniquement de capture, éventuellement de dégradation, mais incapable d’assimiler sa proie, est qualifiée de protocarnivore.


220px-The_ya-te-veo dans MOUCHEChasse-mouche : ustensile destiné à chasser les mouches venant se poser sur son corps, formé généralement de long crins de cheval emboutis sur un manche de bois (appelé aussi émouchoir). Dans diverses civilisations, le chasse-mouche a acquis le statut de regalia.

Le chasse-mouche, appelé Chamara, est un symbole de rang social dans diverses tribus du Moyen Age du Sud de l’Inde, comme dans l’empire Chola.

Des représentations du roi Suryavarman II à Angkor Vat montrent une profusion de parasols, éventails et chasse-mouches, qui, dans la société d’Angkor fonctionnaient comme des symboles du rang mais aussi comme simples ustensiles destinés au confort.

Dans le Bouddhisme, c’est normalement la roue de la Loi (en sanskrit Dharmacakra) qui représente le Bouddha Sakyamuni et le dharma. Mais au Népal elle n’est pas utilisée parmi les huit symboles auspicieux (ashtamangalas}, elle est remplacée par un chasse-mouche.

Le chasse-mouche symbolisant les manifestations tantriques est fait de poils de queue de yaks enchâssés sur un manche d’argent. Il est utilisé durant la récitation rituelle et l’éventement des divinités au cours de la cérémonie des auspices.

Le chasse-mouche était aussi considéré comme un symbole de l’autorité d’un maître Zen (voir Linji).


Répulsifs : est une substance ou un appareil destiné à repousser certains animaux comme par exemple les moustiques et les mouches ou les animaux susceptible de venir endommager de jeunes plants forestiers.

Certains répulsifs à base d’huile essentielle de citronnelle ont démontré leur efficacité depuis longtemps à travers le monde. Utilisée dans des préparations pour la peau (homologuée avec un numéro d’approbation gouvernemental), son action répulsive est confirmée par de nombreuses évaluations scientifiques sanctionnées entre autres par le ministère canadien de la 120px-Horsehairflyswattersanté depuis 1942. Aussi le FDA américain en a confirmé l’action protectrice pour les humains. Son innocuité a été réitérée par un important rapport en 1999. Des bougies à la citronnelle peuvent aussi être efficaces.

Le géraniol chasse les moustiques, mouches, cancrelats, fourmis et tiques.


Insecticides : appelés aussi « tue-mouches », leurs compositions et aspects sont tels qu’ils sont essentiellement consommés par les mouches. Généralement sous forme de granulés solides que la mouche vient lécher.

Le terme générique « insecticide » inclut aussi les pesticides destinés à lutter contre des arthropodes qui ne sont pas des insectes (ex : acariens tels qu’araignées ou tiques) ainsi parfois que des répulsifs.

On distingue des produits agissant par contact, des produits « systémiques », et des produits à mode intermédiaire, dits « translaminaires ».

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Le Peuple des Grenouilles nous parle (2)

Posté par othoharmonie le 10 avril 2012

Le Peuple des Grenouilles nous parle (2) dans GRENOUILLE 250px-Benny_Trapp_Pelophylax_cf_bergeri Nous, du peuple des grenouilles, sommes en charge d’un des plus grands éléments transformateurs et nourrissants qui soit : la pluie !  La pluie représente la purification par l’eau, la fluidité, les émotions qui circulent, l’apaisement…  C’est par elle que la terre et toutes les consciences qu’elle porte se régénèrent, se transforment, se nourrissent.  Sur cette planète, il n’y a rien de plus puissant ou de plus important que l’eau, cette “matière” fluide qui compose la plus grande partie de votre corps.  Il n’y a pas de plus grande clé sur cette terre que celle de la connaissance de l’eau, matrice de toute vie.  Au niveau atomique, elle contient toutes les mémoires, tous les codes d’ADN, toutes les possibilités.  Elle est une force incontournable que ni le feu, ni le vent, ni la terre ne peuvent arrêter ou contenir lorsqu’elle se déchaîne !

Frères humains, la compréhension même de votre existence se loge dans l’eau mais pourtant, vous commencez à peine à percer ses mystères.  Oui, nous du peuple des grenouilles, possédons une partie de ce savoir sur l’eau et nous l’appliquons à l’aide des sons que nous produisons, pour le plus grand bien des écosystèmes et des habitants de cette planète !  Pour nous, il n’y a pas de plus grand rôle et c’est avec joie que nous produisons les chants rythmés nécessaires à la pluie et instigateurs de purification. 

Bien souvent, notre réalité est définie par l’étang où nous vivons ou même par le nénuphar sur lequel nous nous installons.  Nous sommes des êtres méticuleux et nous nous attardons aux détails, aux subtilités qui rendent unique chaque nénuphar, chaque roche, chaque  petite plage sablonneuse, chaque quenouille.  De par nos sons et chants rythmés et notre attention, nous tentons toujours d’harmoniser notre entourage et de rendre l’amour qui nous est si généreusement donné.

Voici ce que nous aimerions bien vous transmettre, amis humains : c’est cette connexion (sensation d’appartenir, de faire UN) avec toutes choses qui permet d’expérimenter l’amour inhérent à toute vie, qu’elle soit animale, végétale, minérale ou humaine.  Prenez le temps de vous connecter simplement au nénuphar où vous habitez… votre coin de terre, votre demeure…

 Phyllomedusa azureaConnectez-vous réellement avec votre cœur, pour ressentir, à chaque instant, l’amour qui vous est donné.  Si vous réussissez, nous pensons bien que vous éprouverez le besoin de chanter, amis humains !  Pour nous, lorsque nous sautons d’un nénuphar à un autre, nous changeons complètement de réalité, sans l’attachement au passé.  Voilà une autre de nos grandes qualités. 

Nous vivons dans le moment présent, émerveillées par la réalité que nous ressentons sous nos pattes et autours de nous !

Il est bon de mentionner que nous effectuons aussi, de par nos habitudes alimentaires, une autre purification.  En mangeant des insectes (en grande partie des mouches) nous maintenons un équilibre fort précaire et nous nettoyons votre organe de pensée. Voyez-vous, les mouches ainsi que plusieurs types d’insectes catégorisés par vous comme “”nuisibles”, représentent en fait vos pensées négatives.  Le déséquilibre actuel dans le royaume des insectes est dû aux nombreux déséquilibres écologiques et à la pollution, tant physique que mentale !  Vous avez perdu le contrôle sur votre organe de pensée, frères humains, et les insectes vous le reflètent !

 Phyllomedusa atelopoidesIl est vrai que nous avons de gros yeux mais ce n’est pas avec notre vision que nous attrapons des insectes !  Notre vision est très différente de la vôtre, amis humains, et nous ne nous fions pas beaucoup à elle pour percevoir ce qui nous entoure.  Nous sommes des Êtres sensoriels et nous ressentons à travers notre peau les mouvements, les changements de toutes sortes et la présence d’autrui…  Oui, notre peau est notre plus important organe de perception.  A travers elle, nous recevons toutes sortes d’informations et de sensations, pour la plupart fort agréables !  Vous aussi, amis humains, seriez fort avantagés si vous utilisiez d’avantage vos pores de peau pour faire l’expérience de la vie et recevoir l’information qui vous est nécessaire.  Pour vous, dans bien des cas, la vision est le sens prédominant.  En utilisant d’avantage les capacités sensorielles contenues dans votre peau, vous pourriez vous ouvrir à des univers totalement différents et fascinants.  Amis humains, nous vous mettons au défi d’essayer …

Nous aussi, comme d’autres frères et sœurs du règne animal, sommes menacées de disparition à plusieurs endroits de votre planète.  Nous, du peuple des grenouilles, amenons les bienfaits de l’élément eau sur terre, car nous vivons dans ces deux éléments.  Nous sommes des ambassadrices et des régulatrices.  Nous veillons aussi à maintenir l’équilibre et nous sommes considérées comme des “guérisseuses” car nous soignons les étendues d’eau malades. Là où nous sommes en voie de disparition, un grand déséquilibre existe dans l’élément eau et dans l’entourage immédiat des points d’eau…

 Phyllomedusa palliataNous le répétons : il n’y a pas d’élément plus important pour vous ici sur terre.  Si vous maîtrisez, comprenez et protégez l’eau dans toutes ses manifestations, vous serez maîtres de vous-mêmes et de cette merveilleuse planète.  L’eau contient la clé et on retrouve cet élément partout : dans vos émotions, dans sa présence physique en vous et autour de vous et surtout dans la fluidité vers laquelle le peuple humain est appelé à retourner !  En effet, les êtres humains vivent depuis des milliers d’années, dans une sorte de carcan rigide, conséquence directe de l’illusion d’être séparé du Grand Tout…  Ce carcan est en train de disparaître car la Mère-Terre ne peut plus supporter les abus des êtres rigides et déconnectés.  La véritable nature de l’Homme est fluide.  Ceci est une grande vérité et l’humain retourne actuellement vers cet état.  Ceux qui ne peuvent pas se séparer de leur carcan et qui préfèrent continuer à vivre dans l’illusion de la séparation, devront poursuivre leur expérience en d’autres lieux…  La Mère-Terre est en pleine purification car l’humanité est appeler à se souvenir de sa connexion au Grand Tout et à reprendre sa juste place. 

Le chant rythmé des grenouilles est très important pour maintenir l’équilibre eau/terre et appeler la pluie purificatrice et nourricière, la pluie qui réveille en vous la compréhension du véritable rôle que vous avez à jouer sur terre.  Dans l’exercice de ce rôle, il est prévu que vous soyez à l’écoute des animaux et nous les grenouilles avons plein de choses à vous partager ! Si vous vivez dans un endroit où vous pouvez entendre nos chants, cela est très bénéfique pour vous.  Il est sage de vous laisser bercer par nos croassements pour vous endormir…  De plus, notre présence garantit l’équilibre écologique de votre environnement immédiat.  Lorsque nous disparaissons massivement d’un lieu, cela annonce toujours un grave déséquilibre environnemental ou un empoisonnement de notre milieu de vie.  Si notre milieu de vie est empoisonné, le vôtre l’est aussi.  Il en revient à vous, amis humains, de voir avec vos yeux et d’agir pour transformer ces déséquilibres parfois fort importants.

Nous, du peuple des grenouilles, espérons que vous aurez enfin le courage de purifier votre être, purifier votre environnement et protéger vos écosystèmes…  Nous pouvons vous guider mais nous ne pouvons faire le travail à votre place !

Salutations, amis humains.

Chanalisation du peuple animal : Source : http://www.communication-animal.ne

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La Fête de l’Ane

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

La Fête de l'Ane dans ANE 220px-The_Flight_into_Egypt-1500_Vittore_CarpaccioDans l’iconographie chrétienne, l’âne est l’attribut d’Issachar, de St Antoine de Padoue, de Ste Austreberte, et de St Philibert. L’art en fait aussi un emblème de la nation juive, de la synagogue, et de la sobriété. Au Moyen âge, il représenta aussi le Diable, comme dans la religion égyptienne il avait été l’image de Typhon. Mais surtout il a été au centre de manifestations populaires dans lesquelles les rites de la religion chrétienne étaient parodiés. 

Cette introduction de l’âne dans les cérémonies religieuses est mentionnée dès le IXe siècle. En certaines églises, elle constituait l’élément principal d’une fête spéciale; en plusieurs autres, elle semble n’avoir été qu’un intermède plus ou moins compliqué de la Fête des fous. Même diversité sur le jour de la célébration et sur le souvenir attaché à l’animal, qui figure, tantôt en nature vivante, tantôt en décor. Suivant les localités, il représente soit l’âne de Balaam, soit l’âne de la fuite en Égypte (Ancien Testament), soit l’âne que la tradition place à côté du boeuf, en l’étable de Bethléem  (Nouveau Testament), soit l’âne qui servit de monture à Jésus, lors de son entrée triomphale dans Jérusalem.

 A Rouen, la solennité avait lieu le jour de Noël; elle avait pour objet de représenter les temps qui ont précédé le Christ, et les personnages qui ont annoncé et préparé son avènement. En ce jour-là, le peuple se rendait à la cathédrale, formant une 150px-Ane_Cappadoce dans ANEprocession, à la tête de laquelle marchaient Moïse, Aaron, David, les prophètes, Nabuchodonosor, les trois adolescents de la fournaise, Zacharie, père de Jean-Baptiste, le vieux Siméon, Virgile, Maro, vates gentilium, et les sybilles qui ont annoncé le Messie, six juifs et six païens résumant le monde ancien. Les deux figurants principaux étaient Balaam et son ânesse : le prophète armé d’une énorme paire d’éperons et porté sur un grand mannequin en bois reproduisant l’enveloppe d’un âne, sous les draperies duquel un prêtre caché criait des prophéties. L’office ingénieusement machiné, costumé et dialogué, qui terminait cette procession et parfois la remplaçait (Ordo processionis asinorum secundum Rothomagensem usum) se trouve curieusement analysé dans le Glossarium de Ducange.

 A Beauvais, le 14 janvier, un âne richement caparaçonné et monté par la plus belle jeune fille de la ville, tenant un enfant ou une grosse poupée emmaillotée, rappelait la fuite en Égypte. Ils étaient menés, avec grande escorte, de la cathédrale à l’église Saint Étienne, où le clergé les introduisait en pompe dans le sanctuaire. Ils y assistaient à une messe, en laquelle les répons de l’Introït, du Kyrie, du Gloria in excelsis, du Credo, etc., étaient remplacés par la modulation Hinhan trois fois répétée. Après l’épître, on chantait la Prose de l’âne.

 La messe terminée, le prêtre, au lieu de dire : Ite, missa est, disait trois fois : Hinhan; et le peuple, au lieu de Deo gratias, répondait trois fois : Hinhan.

 

                                                                                   Gif anes

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Le Langage des Oiseaux 2

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2011

Le Langage des Oiseaux 2 dans OISEAUX 220px-Larus_ridibundus1Selon PLATON, les âmes sont ailées, seules capables de quitter le corps. Celles qui atteignent la perfection s’élèvent dans les cieux sans difficulté, leur pureté fortifiant leurs ailes, les autres se bousculent, se heurtent dans leur tentative d’ascension et leurs ailes se brisent.

 

L’âme qui a perdu ses ailes tombe et s’incarne dans la matière, c’est -à -dire un corps terrestre où elfe reste enfermée avant de se libérer à nouveau , par la Mort qui est la destruction physique du corps qui l’emprisonne . Elle peut alors retourner à l’Orient qui est la patrie originelle de toutes les âmes.

 

Quel que soit le Pays, de tout temps il a été admis que les âmes des morts s’envolaient comme des oiseaux. Le Thème primordial des divinités ailées, de l’Esprit Saint, demeure toujours vivant dans la religion.

 

Souvenir des anciens mythes, on retrouve le symbole de l’oiseau qui figure sur les bijoux, les pièces de monnaie, les étendards, les blasons et armoiries. L’Aigle, par exemple, est considéré comme le Roi des oiseaux, il est le symbole de la puissance, il conduit les armées à la victoire. Il est l’emblème de nombreux Pays ou règne en maître la dictature.

 

On le retrouve également bicéphale sous le saint empire Romain germanique. Il semble bien malgré tout que les victoires auxquelles il présidait ne furent que passagères et n’empêchèrent pas les grands empires dont il était le symbole de s’écrouler lamentablement dans le feu, dans le sang et le malheur.

 

Les Cagots ou Gavots, dans les Pyrénées, en pays Basque, sont les hommes des gaves, des torrents montagnards de ce pays. Mais les gaves, parce que leurs eaux sont chantantes, tirent eux mêmes leur nom du Ove, c’est à dire du gosier des oiseaux.

 

Les Gavots seraient donc aussi ceux qui parlent cette langue mystérieuse des initiés appelée  » Langue des Oiseaux « . Cette langue dont Rabelais, Cyrano de Bergerac et Fulcanelli n’ont parlé qu’à mots couverts, ce qui a fait s’interroger beaucoup de curieux sur ce sujet.

 

 Couple (la femelle est à gauche)A ceux qui se demandent ce qu’était à l’origine la Langue des oiseaux, précisons que la clé de l’énigme se trouve précisément en plein pays de la GAGO­TER1E, dans un village que peuplèrent jadis les Cagots, et qui porte le nom des anciens dieux Goths. Le village se nomme :  » Aast  » (64460) Pyrénées Atlantiques.

C’est là que l’on peut rencontrer et entendre les derniers  » SILURS « . Les Silurs sont des bergers montagnards qui pratiquent encore la langue des oiseaux dans sa forme originelle. Ils communiquent entre eux au moyen de sifflements modulés ; chaque modulation du sifflement est une syllabe et l’ensemble de ces syllabes forment les phrases d’une langue complète.

 

Cette langue qui n’existe plus que dans le village de Aast, depuis des temps immémoriaux, est pour ceux qui la pratique un moyen d’expression tout à fait naturel.

 

Le sifflet est beaucoup plus difficile que l’Anglais, nous disent-ils d’une façon humoristique.

D’abord c’est une langue que l’on peut employer sans risque d’être compris par des indiscrets et c’est aussi la seule langue téléphonique du monde car elle permet de communiquer jusqu’à une distance de 2,5 Km en plaine et à 14 Km en montagne.

 

L’étrangeté et la rareté de la langue sifflée a amené des anthropologues à lui consacrer un colloque international dans les années 1959.

 

Ce colloque a mis en évidence un fait assez troublant. Les sonagrammes des Silius sont identiques à ceux réalisés sur les dauphins. De là à conclure qu’avec le chant des oiseaux et les manifestations acoustiques des dauphins, les sifflements humains sont peut être les rameaux divergents d’un tronc commun qui pourrait être la langue originelle, une sorte d’Espéranto primitif et universel.

 

Il  est quand même curieux de constater que les conclusions scientifiques rejoignent le vieux thème, si cher aux hermétistes, d’une langue primitive commune à l’homme et aux animaux et tout particulièrement à l’homme et au dauphin, animal qui joue un rôle éminemment symbolique dans la mythologie antique et aussi en Alchimie. (à suivre…)

 

Publié dans le Khalam – Bulletin N° 12 – Mars 2004 – K012-3       L’EDIFICE  -  contact@ledifice.net

 

 

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Oiseaux et Religion

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2011

Oiseaux et Religion dans OISEAUXSi plusieurs religions ont directement utilisé certains oiseaux comme symbole religieux, la plupart ont utilisé l’œuf, les plumes ou les ailes. Certaines religions considèrent certains oiseaux comme porteurs d’une essence divine car symbole de leur(s) dieu(x). Par exemple, à l’instar de plusieurs autres types d’animaux, la religion égyptienne antique élevait avec un grand faste et respect les spécimens de faucon, d’Ibis, de Huppe fasciée dans leur temple.

Certaines populations dravidiennes considèrent les paons bleus comme divins, manifestation de la Terre mère

D’autres peuples, plus simplement, représentent leur(s) dieu(x) sous la forme d’oiseau, comme les yézédis qui représentent Melek Ta’us sous la forme un paon, comme les chrétiens utilisent la colombe comme manifestation d’une des essences de leur Sainte Trinité, le Saint-Esprit. La Bible se sert aussi de la colombe avec plusieurs significations associées, effroi, passivité, deuil et beauté. La couleur de la « blanche colombe » en fait un symbole de pureté qui était très commune au Moyen-Orient durant l’antiquité. 

Les interprétations humaines de ces messages ne sont pas uniformes puisque, la Huppe fasciée est sacrée en Égypte antique, elle est symbole de vertu en Perse et elle est signe de guerre dans les pays scandinaves. 

Certains cultes ou mythologies ont attribué des pouvoirs à certains oiseaux, sans en faire des dieux, comme le rôle de messager des dieux attribué à Hugin et Munin, deux grands corbeaux dans les mythologies nordiques. 

220px-Common_starling_in_london dans OISEAUXIls peuvent également être simplement instrument sans conscience d’un dieu. La Bible, qui reprend le récit de l’Épopée de Gilgamesh, raconte que Noé lache une colombe puis un corbeau pour trouver une terre après le déluge. Dans le Livre des Rois, des corbeaux sont envoyés par Dieu pour nourrir Élie. Dans le Coran, un corbeau envoyé par Allah apprend à Caïn comment enterrer son frère. 

Ils peuvent faire office de messagers des dieux pour les prêtres comme dans la mythologie Rapa NuiTangata manu, l’Homme-oiseau, le roi de l’Île de Pâques était désigné par une course à la découverte d’un œuf. Ceci était vraisemblablement le cas pour toutes les cultures méditerranéennes antiques. Philon d’Alexandrie, un philosophe juif hellénisé, reconnaît ce rôle de messager aux oiseaux. Dans la religion romaine par exemple, le vol des oiseaux ou leurs entrailles étaient interprétés par les haruspices et augures pour déterminer la volonté des dieux. 

Également, pour certains cultes, les oiseaux peuvent être offerts en sacrifice. Le Lévitique précise que la colombe et les pigeons sont les seuls oiseaux offrables en sacrifice, le riche, lui, pouvant sacrifier du bétail. 

Si les oiseaux adultes sont utilisés comme symbole religieux, il en est de même pour les œufs, symboles par excellence de la renaissance et de la pureté des formes, mais aussi pour certains de leurs comportements. La migration des oiseaux est considérée comme signe d’une perfection divine dans le Coran

Les oiseaux sont perçus plutôt comme des symboles bénéfiques, une illustration possible de ce fait est qu’en iconographie occidentale les ailes des anges, créatures bénéfiques, sont représentées sous forme d’ailes d’oiseaux, animaux diurnes, alors que celles des démons, créatures maléfiques sont représentées avec des ailes de chiroptères, animaux nocturnes.

 

 

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