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L’AUTRUCHE ET SES COUSINS

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013


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L’autruche est le plus gros oiseau vivant actuellement. Il mesure 2 mètres, pèse 60 kg et est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes.

 

Une famille taillée pour la course

L'AUTRUCHE ET SES COUSINS dans AUTRUCHE - EMEU autru31-300x188Ces oiseaux sont des ratites. Cela signifie que par leur morphologie ils sont incapables de voler.
Ils ont les ailes atrophiées, le sternum plat, sans bréchet pour implanter des muscles alaires qui sont presque absents. Ils possèdent d’énormes pattes adaptées à la course terminées par des doigts et des griffes très puissants.
Les autruches sont taillées pour la course. Elles soutiennent très longtemps une allure de croisière de 30km/h avec pointes allant jusqu’à 64 km/h (un cheval au grand galop ne dépasse pas 60 km/h).

Répartition géographique

L’autruche (struthio camelus) est aussi officiellement appelée autruche d’Afrique. Cette dénomination est, hélas, de plus en plus justifiée. Autrefois très répandue jusqu’en Asie-Mineure elle n’est présente maintenant à l’état sauvage que dans une vaste partie centrale du continent africain. Au prix de gros efforts de réimplantation et de protection, des petites populations réapparaissent en Asie particulièrement en Israël, Jordanie et Arabie Saoudite d’où elles avaient disparues dans les années soixante.

Toute la région saharienne est un gisement de coquilles d’oeufs d’autruche qui atteste d’un peuplement sédentaire humain récent (souvent moins de mille ans). C’est par millions que ces fragments désignent avec des morceaux de poteries et des pointes de flèches l’emplacement des campements. Certains d’entre eux sont même troués de manière à être rassemblés et montrent qu’ils étaient montés en bijoux, colliers ou bracelets.

Description : Couple d’autruches

Les autruches sont les plus gros oiseaux vivants actuellement. Elles peuvent pour les mâles peser jusqu’à 60 kg et mesurer 2 m. Les femelles sont un bon tiers plus petites.
Les mâles ont le plumage noir. Ses ailes et sa queue sont blanches. Leurs cous, dépourvus de plumes, sont couleur chair. Les femelles et les immatures sont gris-brun.
Le mâle est capable d’émettre des sons qui par leur puissance et leurs intonations rappellent le rauque du lion.
Les autruches sont des animaux grégaires. Ils peuvent se réunir en groupes allant d’une cellule familiale, un « harem » composé d’un mâle dominant, de ses quelques femelles et leurs petits jusqu’à des troupeaux de plusieurs dizaines d’individus.

autru5-300x225 dans AUTRUCHE - EMEUHabitat et nourriture

Les autruches fréquentent les grandes étendues désertiques bien dégagées et permettant la fuite en courant.
Elles se nourrissent de végétaux, de gros insectes et de petits reptiles.

Reproduction

Le nid est une petite dépression faite à même le sol. Les oeufs, entre 10 et 20 sont de couleur sable.
Malheur à celui qui s’aventure avec insistance autour du nid. Le mâle le défend avec courage. Les africains savent qu’il est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes puissantes qui « coupent comme des rasoirs ». La parade en cas d’attaque ne serait pas dans la fuite mais plutôt de s’allonger face contre terre et d’attendre…

Les autres membres de la famille

trois types de shakos, la coiffure des Saint-Cyriens également nommée casoar

Une famille présente sur cinq continents : en Océanie avec le casoar, l’émeu et le kiwi ; en Afrique et en Asie avec l’autruche elle-même ; en Amérique avec les nandous…et en Europe avec les autruches d’élevage.

Casoar

Le casoar (casuarius)
C’est un gros oiseau (jusqu’à 2 m de hauteur) qui vit solitairement dans les forêts tropicales de la Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie. Sa tête, très colorée de bleu, de jaune, de rouge et de vert est surmontée d’une grosse crête qui donne de l’oiseau l’impression qu’il est casqué. Il s’en sert pour ouvrir sa route dans la végétation. Ce casque a donné son nom à la coiffure des Saint-Cyriens. Le mâle est un « papa poule » qui couve et s’occupe seul de sa progéniture.

Emeu

L’émeu (dromaius novaehollandiae)
Il est présent partout en Australie. Mâles et femelles sont de couleur gris-terne. Les mâles qui peuvent mesurer 2 m de hauteur ont la peau du cou de couleur bleue. Ils parcourent de longues distances en savanes pour trouver des graines et des insectes.

Emeu et ses petits

Les oeufs des émeus ont la particularité d’être noirs. Le mâle est un père qui avec abnégation couve seul pendant huit semaines les oeufs du couple. Pendant toute cette période, il ne mange, ne boit ni même ne défèque.

Kiwis – l’oiseau et les fruits

kiwi1-199x300Les kiwis (Apteryx)
Ils ont failli disparaître de Nouvelle-Zélande sous les crocs des chiens des colons et aussi à cause des rats qui mangent leurs oeufs. Les autorités néozélandaises ont entreprit un programme de protection drastique. Ces mesures semblent être capables de sauver les deux espèces qui sont endémiques à leur île. Les kiwis sont des oiseaux de la taille d’une poule, ils sont nocturnes et ont l’ouïe extrêmement développée. Ils sont capables de repérer au son des proies évoluant à 70 cm sous la terre. C’est le symbole de la nation. Les fameux rugbymen All Blacks sont avant tout des « kiwis ». Ne pas confondre avec le néologisme kiwi, ces fruits présents sur les étalages de nos marchands, qui désigne depuis guère plus de 30 ans le fruit de l’actinidie de Chine.

Nandou

Les nandous (rhea Americana)
Ce sont les plus petits de la famille. Il mesure au maximum 160 cm, pour un poids de 30 kg. Il vit en petit groupe de la pampa jusque sur l’altiplano. Il mange principalement de l’herbe.
Le nandou se sert de ses ailes non pas pour voler mais les utilise comme une voile pour s’aider à la course.
La femelle nandou sacrifie en les cassant quatre de ses oeufs. Ces oeufs se corrompent et donnent naissance à quantité de vers qui serviront à nourrir le reste de la progéniture.
Il y a encore peu de temps les gauchos les chassaient à cheval. Ils se servaient des boleadoras pour arrêter leurs courses. Les boleadoras sont des armes de jet faites de trois cordes d’un mètre de longueur environ chacune. Elles sont attachées ensemble par une extrémité, l’autre étant lestée d’une pierre. En présence d’un gibier, les chasseurs argentins font tourner les boleadoras au-dessus de leurs têtes à la manière d’un lasso et le lâchent plus qu’ils ne le lancent. Ainsi propulsées, elles peuvent aller à une centaine de mètres pour s’emmêler dans les pattes du nandou qui peut ensuite être capturé.

Carte d’identité de l’autruche

Ordre: des struthioniformes.
Classe: des struthionidae.
Genre: struthio.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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Idées reçues sur l’Autruche

Posté par othoharmonie le 22 juin 2013


Idées reçues sur l'Autruche dans AUTRUCHE - EMEU plumeL’autruche apparaît dans certaines expressions françaises populaires. (voir Idiotisme animalier) : Faire l’autruche ou appliquer la politique de l’autruche

L’idée reçue qu’une autruche ayant peur se met la tête dans le sable est liée à plusieurs origines. En effet, on trouve différentes explications au fait que cet animal met sa tête près ou dans le sable :

  • La première raison, c’est simplement pour se nourrir ; elle passe une grande partie de la journée la tête au ras du sol, parfois entre les rochers pour chercher à manger.
  • Deuxième raison plausible, l’autruche pond ses œufs dans des trous qui font parfois jusqu’à 30cm de profondeur dans les sols sableux. Lorsqu’elle retourne ses œufs, enlève les lézards et autres vermines du nid, sa tête disparaît dans un trou.
  • Lorsqu’elle se trouve dans une tempête de sable, l’autruche met la tête à ras du sol pour se protéger. Les africains, voyant la scène de loin, disaient que lorsque l’autruche met la tête près du sable c’est signe de tempête.
  • L’autruche rapproche sa tête du sol afin de mieux percevoir les bruits et vibrations des prédateurs. Se sentant menacée, le comportement de l’autruche sera, à l’inverse, l’attaque ou la fuite grâce à sa grande vitesse de course et son endurance.
  • L’autruche se tapit contre le sol car le phénomène de mirage existant dans tout désert aux heures chaudes crée une réverbération à un mètre du sol qui permet à l’autruche de se dissimuler au-dessous de cette zone.

L’expression, faire l’autruche, est donc basée sur une fausse croyance. Il est donc faux de dire que l’autruche met sa tête dans le sable afin de ne pas voir le danger. Cette croyance a traversé les siècles car déjà au Ier siècle après Jésus Christ, Pline l’Ancien disait : « Les autruches sont les animaux les plus stupides du monde. Elles croient se rendre invisibles en plongeant la tête dans le sable. ».

Les plumes d’autruche sont utilisées pour confectionner des hauts chapeaux que portent les Gilles lors des carnavals en Belgique (notamment le Carnaval de Binche).

  • Les autruches de Graaff Reinet dans Carnet d’Afriques par Jacques Nougier, éditions l’Harmattan (2006), 

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la vie de l’autruche

Posté par othoharmonie le 16 juin 2013

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la vie de l’autruche dans AUTRUCHE - EMEU vie-dautruche

L’autruche est le plus grand et le plus gros des oiseaux actuels. Ses ailes, aux immenses plumes, ne lui servent qu’à parader, à s’éventer ou à protéger ses petits : elle est incapable de voler. Mais elle court très vite, avec ses longues pattes aux cuisses rebondies. Victime de la désertification, elle a disparu d’une grande partie de l’Afrique et s’est réfugiée surtout au sud de l’équateur.

En dehors de la période de reproduction, l’autruche consacre la plus grande partie de la journée à la recherche de sa nourriture. Ce n’est guère étonnant vu sa taille et son poids (2 m et plus, pour 65 à 150 kg). D’autant qu’elle se nourrit principalement de végétaux, dont l’apport énergétique est médiocre. Pour compenser, elle en consomme d’énormes quantités, et, afin de tirer le meilleur parti possible des plantes herbacées, des arbustes et des arbres qu’elle rencontre, elle en picore aussi bien les graines, les feuilles, que les racines, les bourgeons, les pousses, les fleurs ou les fruits. Elle peut ainsi manger des figues, des pousses de mimosa, des graminées du désert telles que Stipagrostis uniplumus ou Crotalaria saharae, ou les feuilles juteuses d’une plante parasite de l’acacia, Oxystelma bornouense, qu’elle est un des rares animaux à atteindre grâce à sa taille.

   À l’instar d’autres oiseaux qui consomment des végétaux – par exemple, les pigeons –, l’autruche ingurgite aussi régulièrement des éléments minéraux pour faciliter la trituration des végétaux et la décomposition de leur cellulose. Elle absorbe ainsi quotidiennement la valeur de plusieurs poignées de graviers et de cailloux.

   Bien que son régime soit à dominante phytophage (à base de végétaux), l’autruche est néanmoins omnivore. Elle ne dédaigne pas les insectes, qu’il s’agisse d’adultes ou de larves. Criquets et termites figurent souvent à son menu, car ils sont abondants, notamment lors des pullulations cycliques de criquets migrateurs. Dès que l’occasion s’en présente, l’autruche capture aussi de petits mammifères (des rongeurs, surtout), des reptiles (principalement des lézards), des oisillons et des tortues.

L’autruche a un grand besoin d’eau. Quand elle n’en trouve pas, elle se rabat sur des plantes grasses salées et juteuses (halophytes) et sur des fruits. Mais, dès qu’elle aperçoit un point d’eau, elle le rejoint rapidement et boit abondamment. Pour les jeunes oiseaux, c’est même une nécessité impérieuse. Quand cela est possible, l’autruche boit chaque jour en grande quantité.

   Mais elle ne se baigne jamais, préférant les bains de poussière, qui lui servent à compenser son absence de glande uropygienne. Cette glande, située à la base du croupion de la plupart des oiseaux, sécrète une substance huileuse, le sébum, qui, étalée sur le plumage à l’aide du bec, imperméabilise les plumes. Dans le cas de l’autruche, la poussière agit comme un substitut partiel du sébum.

   Levée 40 minutes avant l’aurore, couchée 40 minutes après le coucher du soleil, l’autruche peut parcourir de 10 à 40 km par jour à la recherche de nourriture et d’eau, dans un milieu où l’une et l’autre sont chichement dispensées. Elle mène ainsi une vie de nomade, sauf en période de nidification ; elle ne s’installe alors que dans des régions où elle est sûre d’assurer facilement son alimentation.En passant ses nuits auprès des autruches, le chercheur K. Immelman a pu observer comment elles dormaient : accroupies au sol, le cou dressé, elles somnolent ; de 1 à 4 fois par nuit et, chaque fois, pendant 1 à 16 minutes, elles tombent dans un profond sommeil, allongeant le cou par terre devant elles, ou le repliant pour le poser le long de leur corps.

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Alimentation de l’autruche

Posté par othoharmonie le 13 juin 2013

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Alimentation de l'autruche  dans AUTRUCHE - EMEU autruche2

 

 La vie d’une autruche commence par un coup de bec… donné par le mâle sur la robuste coquille. Une vie qui durera en moyenne 70 ans, avec, à partir de 4 ans, entre 50 et 80 oeufs pondus par saison. Mais comment alimenter un autruchon et plus tard l’autruche adulte ?

 Les études le montrent, d’un point de vue digestif, l’autruche n’a rien d’un poulet avec pas mal de kilos en trop, elle ressemblerait plutôt… à un cheval de 130 kg !

 Dans la nature, une autruche mange en majorité des plantes grasses ou succulentes, des fruits, des légumes et quelques oeufs, insectes ou petits mammifères. Il est rare que l’autruche mange des graines ou des céréales. Elle consomme par contre un peu de sel chaque jour et des petites pierres pour faciliter sa digestion.

 Elle passe 70 à 80 % de sa journée à choisir ce qu’elle mange et à le manger, tout en marchant. C’est cette ingestion continue et le mouvement permanent qui rendent l’autruche si bonne utilisatrice de ce qu’elle consomme.

 En effet, le mouvement aide son système digestif à brasser et à déchiqueter les morceaux avalés (l’autruche « gobe » contrairement à la poule qui picore) tandis que l’ingestion permanente offre une digestion plus minutieuse des différents aliments.

 Revenons à notre coup de bec et au début de l’histoire…

 Quand l’autruchon nait, il dispose d’une poche vitelline qui va le nourrir pendant les 10 à 14 jours premiers jours. Durée pendant laquelle il va apprendre par imitation auprès de ses parents à gober sa nourriture.

 Au bout de ce laps de temps, il devra être capable de se nourrir suffisamment pour vivre.

 Il faut alors surveiller très attentivement le taux de calcium dans l’alimentation de l’autruchon qui doit rester important pour ne pas engendrer des déformations osseuses au niveau des pattes.

 Il est normal que l’autruchon mange les fèces de ses parents le 1er mois mais il faut surveiller que ce comportement ne devienne pas trop important. Si c’est le cas, cela signifie que l’alimentation fournie à l’autruchon est soit trop pauvre, soit déficiente en minéraux et en vitamines. Le calcium est un exemple courant de carence à cet âge.

 Si on souhaite nourrir notre autruche avec des granulés, on prendra soin de vérifier qu’ils sont de couleur verte et de les humidifier (assez pour les rendre friables) afin d’en améliorer l’appétence et la prise.

 Sachez cependant que le manque d’occupation lié aux granulés peut entraîner l’apparition de comportements agressifs ou liés à l’ennui. Comme par exemple, des autruches qui « boxent » les poteaux de clôture, qui foncent dans les grillages ou qui s’arrachent les plumes…C’est pourquoi de nombreux professionnels choisissent d’utiliser des pellets plus gros mais très friables ou de la farine qui sont plus long à manger et donc occupent plus l’autruche.

 Mais quel que soit votre choix, n’achetez jamais un aliment contenant des graines de coton ou un dérivé de cette plante. En effet, le coton contient du gossypol, une molécule toxique pour les autruches.

 On considère qu’il n’est pas souhaitable de sortir en pâture un autruchon de moins de 3 mois (en France) car il ne possède pas encore des plumes et un métabolisme capable de résister au froid ou à la forte chaleur.

 Si la capacité d’utilisation des aliments est exceptionnelle quand l’autruche est jeune, cette capacité diminue à partir de 210 jours de vie pour atteindre un niveau équivalent aux autres espèces à 330 jours. Ce qui signifie qu’une autruche doit atteindre 90-100 kg avant ses 210 jours pour avoir toutes ses chances de survie.

 Une fois adulte, il faut 5 hectares par autruche en moyenne pour espérer les nourrir « au naturel ». Ce terrain devra être propre et ne pas contenir de déchets (morceaux de clôture, de fil électrique, de morceaux de papier ou de plastique) car les autruches ont la fâcheuse tendance à gober ou dégrader tout ce qui se trouve à portée de bec…

 Une autruche ou un autruchon qui présente une urine blanche et peu importante est en déshydratation. L’absence totale d’urine est la preuve d’une déshydratation importante qu’il faut rapidement corriger.

 L’eau mise à la disposition des autruches se devra d’être toujours fraîche, sinon elles risquent de se mettre en diète hydrique. L’eau peut être donnée ad libtitum dans la journée et restreinte la nuit.

 Les pierres à sel sont déconseillées pour les autruches car elles ont tendance à gober des morceaux trop gros, ce qui peut les mener à l’intoxication.

 Le persil et l’avocat (feuilles et fruits) sont toxiques pour les autruches.

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Æpyornis – Oiseaux éléphants

Posté par othoharmonie le 8 juin 2013

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Æpyornis – Oiseaux éléphants dans AUTRUCHE - EMEU aepyornis-116x300

Oiseau éléphant

Les æpyornis ou oiseaux-éléphants  étaient des oiseaux géants, faisant partie des ratites (autruches, émeus, nandous…). Ils vivaient exclusivement à Madagascar.

Bien qu’ils n’eussent pas été les plus hauts, les Aepyornis sont considérés comme les plus lourds de tous les oiseaux ayant existé, leur poids approchant les 500 kilogrammes. Ces oiseaux étaient incapables de voler. Disparus probablement aux alentours de l’an 1000, ou peut-être seulement au XVIIe ou XVIIIe siècle, les Aepyornis ont côtoyé les premiers hommes arrivant à Madagascar. Encore aujourd’hui, les Malgaches peuvent trouver des œufs intacts qu’ils utilisent comme urnes. Dans certains cas, ces œufs ont une circonférence de plus d’1 mètre et une longueur pouvant atteindre 34 centimètres.

Tout comme le casoar, l’autruche, le nandou, l’émeu et le kiwi, l’aepyornis était un ratite ; il ne pouvait pas voler et ne possédait pas de bréchet à l’inverse des autres oiseaux. Comme Madagascar et l’Afrique se sont séparés avant l’apparition des ratites, on pense que les aepyornis se sont dispersés et sont devenus géants et aptères in situ. Un passage terrestre entre le Gondwana et Madagascar était probablement disponible pour leurs ancêtres il y a environ 85 millions d’années.

On pense souvent que l’activité humaine est la cause de l’extinction des aepyornis. Or, ces oiseaux n’étaient pas seulement discrets, ils avaient également une large répartition à Madagascar. Leurs œufs étaient néanmoins vulnérables. Des archéologues ont récemment trouvé des restes de coquilles d’œufs parmi d’anciens foyers humains, suggérant que les oeufs fournissaient régulièrement des repas pour des familles entières. En revanche, on ne sait pas s’il y avait des tabous contre la chasse et l’abattage des oiseaux adultes, bien qu’il y ait des preuves qu’ils étaient tués. Les animaux apportés par les colonisateurs, comme les rats et les chiens, ont pu également manger les œufs d’aepyornis et ainsi réduire leur viabilité. La période exacte de la disparition des aepyornis n’est pas connue avec certitude ; des histoires mettant en scène ces oiseaux géants ont pu persister durant des siècles dans la mémoire collective. Un os d’aepyornis fut trouvé et daté au carbone 14 de l’an 120. Ce dernier présentait des signes de découpes. Une coquille d’œuf fut également datée de l’an 1000. On pense que l’aepyornis est responsable de la légende du vorompatra (« oiseau des marais »), un animal légendaire malgache supposé éteint. Par ailleurs, après de nombreuses tentatives infructueuses, les molécules d’ADN d’un oeuf d’aepyornis ont été extraites avec succès par un groupe de chercheurs internationaux et les résultats ont été publiés dans la rubrique « Proceedings » de la Royal Society B. Une autre hypothèse soutient que les humains ont chassé les oiseaux-éléphants jusqu’à la disparition totale de ces derniers, sur un laps de temps très court comparativement à la taille de Madagascar. Il se peut aussi que leur disparition soit la conséquence de zoonoses transmises par les volailles que les humains élevaient. En effet, des os d’oiseaux domestiques ont été trouvés dans des gisements subfossiles où se trouvaient également des os d’aepyornis. Une troisième théorie explique l’extinction des oiseaux-éléphants par le changement du climat. Une sécheresse intense à Madagascar au début de l’holocène couplée à l’activité humaine aurait pu avoir raison des aepyornis.

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