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Les pingouins volants

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2014

 

images (5)Oui, le pingouin vole bel et bien. Tout d’abord, il est crucial de faire une différence entre le bel oiseau qu’est le pingouin, et le clown pathétique qu’est le manchot. Le manchot, c’est quoi ? C’est ce que tu vois sur l’image un peu plus haut. 

Le manchot est gros, moins beau, il vit sur la banquise, se nourrit de poissons, et se déplace en boitillant ou en se laissant glisser sur la glace. On le voit souvent se lancer puis s’éclater la gueule contre la glace en faisant croire que c’est sa vrai façon de se déplacer. Evidemment, c’est faux, c’est juste pour faire l’intéressant. Le manchot, lui, ne vole pas. C’est un oiseau, il a des ailes, mais ne vole pas. Pathétique. 

 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=HCb1bxIPG1s

 

Maintenant, qu’est ce qu’un pingouin ? C’est ce que tu vois sur l’image juste sous tes yeux. 

Tout de suite, ça fait classe. Le pingouin est tout de noir vêtu, avec cette belle tâche blanche sur sa partie ventrale qui contraste magnifiquement avec la profondeur sans fin de son regard. Son vrai nom est « Pingouin torda », ou « petit pingouin ». « Petit » parce qu’il existait en quelque temps obscurs avant l’arrivée de la télévision, un « Grand Pingouin ». Il ressemblait étrangement au dodo (disparu lui aussi, c’est pour ça que je dis que c’est étrange, suis un peu). Bon bref on s’égare. Tout ça pour dire que le grand pingouin ne volait pas. Il a disparu depuis 1844. 

Et oui le pingouin est un véritable oiseau, avec de véritables ailes, et capable de voler. 

Maintenant que tu sais, je te suppose aussi choqué que je l’ai été moi même, à cette époque où j’étais naïf. Tu te dis mais pourquoi ? Pourquoi m’avoir toujours caché ça ? Pourquoi tout le monde autour de moi m’aurait il toujours menti ? Qu’est je fait pour mériter ça ? Ne t’en fais pas, tes proches ne t’ont pas caché la vérité. En réalité, seul un très faible nombre de personnes sont au courant. Nous faisons partie de l’élite. 

Mais d’où vient cette ignorance vis-à-vis du pingouin ? De plusieurs choses. Premièrement, le manchot, en anglais, se dit « penguin ». Deuxièmement, le grand pingouin ressemblait réellement au manchot, et il s’en est suivi un abus de langage. Puis des films comme happy feet, et surtout des chansons comme « papa pingouin » de pigloo mettent en scène des manchots tout en les faisant passer pour des pingouins. Quelle honte. 

Ca y est, tu sais. Ca y est, tu n’es plus ignorant. Maintenant tu as compris à quel point la société s’est toujours moqué de toi. Tu souhaiterais te venger ? C’est normal, cette histoire t’as fait souffrir. Mais tu comprendras que ça n’en veut pas la peine, et que la seule façon de soulager ta peine, c’est d’informer les autres, de transmettre le savoir aux autre générations.

 

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N’est pas pingouin qui veut

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2014

téléchargement (1)Quel est cet oiseau noir et blanc qui ne vole pas et vit sur la banquise ?

Et non. Ce n’est pas un pingouin, mais bien un manchot. 
En réalité, la plupart des animaux que les gens appellent par habitude « pingouins » n’en sont pas. Il s’agit de l’erreur d’identification la plus fréquente ! 

Mais comment savoir si un oiseau est un pingouin ou un manchot ?

Déjà, il faut savoir qu’il n’existe plus qu’une seule espèce nommée « pingouin » en français. Il s’agit du petit pingouin ou pingouin torda, un oiseau marin qu’on trouve fréquemment en France, notamment en Bretagne. Le pingouin torda est capable de voler -il possède de vraies ailes- mais il ne marche pas très bien et s’avère surtout bon plongeur.  

A l’inverse, quasiment tous les autres oiseaux appelés « pingouins » par abus de langage sont des manchots. Ils portent d’ailleurs plutôt bien leur nom : on les dit « manchots » pour la simple et bonne raison qu’ils ont des ailes adaptées à la nage et ne peuvent absolument pas voler.  

Pourquoi dit-on « pingouin » ? 

Le mot français « pingouin » ressemble beaucoup au terme anglo-saxon « penguin » qui désigne la famille des manchots. On a donc calqué ce terme, mais il reste inexact. Ainsi, le symbole de Linux « Tux » n’est pas un pingouin mais un manchot, de même que le Pingouin de Batman, que Pingu de la série d’animation pour enfant, ou que les animaux du récent « M. Popper et ses pingouins ». 

En conclusion 

Quand quelqu’un vous parle d’un pingouin, vous pouvez être sûr qu’il parle d’un manchot.

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Le pingouin torda et notre culture

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

téléchargement (3)Histoire du pingouin
Le pingouin torda n’est pas chassé, et n’a que peu de relations avec l’homme.
C’est surtout un sujet d’observation pour les passionnés d’ornithologie, une célébrité en quelque sorte, car c’est le seul pingouin restant, depuis la disparition de son cousin, le grand pingouin.

Ce dernier n’a pas eu de chance. Ce grand oiseau (il mesurait 80 centimètres), ne pouvait pas voler, son corps étant intégralement dévoué à la nage. Du coup, il fut une proie facile pour l’homme, qui l’extermina. Le pingouin torda, lui est plus petit, vole bien et niche sur des falaises inaccessibles. C’est plus approprié pour éviter l’extinction…

En Islande en particulier, les cousins macareux, guillemots et mergules font encore l’objet de chasse on de ramassage des oeufs. Les macareux sont chassés à l’à-pic des falaises où ils se reproduisent dans des terriers (ces terriers sont infestés de poux qui quittent volontiers les oiseaux pour venir se régaler du sang du premier rare humain qui s’aventure à proximité). Ils sont débusqués à l’aide de petits chiens à la morphologie spéciale (ces chiens sont capables de se luxer momentanément et volontairement les clavicules pout mieux adhérer aux parois verticales). Ils effraient ainsi les oiseaux et les obligent à voler. Les hommes cachés dans la falaise les capturent ensuite à l’aide d’épuisettes.

Les oeufs des guillemots sont collectés au prix d’ascension ou de descentes périlleuses sur les vires à 50 m au dessus de la mer. Le fruit de la récolte, qui marque l’arrivée tant attendue des beaux jours, est vendu de maison en maison par les jeunes de l’île. Seuls ceux qui s’investissent dans le sauvetage en mer jouissent du privilège de pouvoir récolter et vendre les oeufs de guillemots.

Finalement, le lien principal avec l’homme est la mauvaise utilisation de son nom. Lorsqu’une personne parle des pingouins, il y a fort à parier qu’elle pense en fait aux manchots, car la majorité des gens font une confusion sur le terme. Les oiseaux de l’Antarctique, qui ne peuvent pas voler, et sont connus pour vivre dans des conditions de froid extrême, sont les manchots, pas des pingouins.

Cette confusion vient de plusieurs sources : d’abord, le grand pingouin, l’espèce disparue, ressemblait vraiment à un manchot, puisqu’il était de bonne taille et ne pouvait pas voler. Deuxièmement, le mot anglais pour manchot est « penguin », ce qui évidemment n’arrange rien. Enfin, l’erreur existe depuis si longtemps qu’elle a même été reprise dans certains documentaires animaliers. On a ainsi entendu le commandant Cousteau parler des années durant des « pingouins » tout en montrant des images de manchots.

Il faudra encore du temps avant que tout le monde sache que le pingouin est un petit oiseau de l’hémisphère nord qui vole sans problème et que le manchot vit dans l’hémisphère sud et est incapable ne serait-ce même de décoller.

Attention ! Les macareux sont appelés « puffins » en anglais, alors qu’en français les puffins sont des oiseaux de mer pélagiques de la famille des procellaridae. Ils sont représentés par 22 espèces de par le monde dont en France le puffin des anglais et le puffin yelkoauan.

Où rencontrer des pingouins ?

Il faut être un peu observateur et savoir regarder les bords de mer pour voir cet oiseau, qui vient se nourrir sur nos côtes surtout à partir de l’automne.
On le rencontre dans la partie nord de la France, y compris sur les côtes bretonnes mais également en Espagne jusqu’à Gibraltar. C’est d’ailleurs une rencontre agréable et intéressante, car voir cet oiseau nager juste sous la surface est toujours un spectacle. Lorsqu’on se promène sur les ouvrages portuaires les digues ou les jetés, il n’est pas rare de voir un ou deux pingouins torda longer la côte, et explorer les eaux grâce à leur nage battue très caractéristique.

Le pingouin avance vite dans l’eau, et ne prend sa respiration qu’après avoir parcouru une longue distance. La rencontre est en général furtive, car le pingouin torda est toujours en mouvement, il est difficile à suivre depuis la côte. En bateau, il n’appréciera guère non plus d’être suivi, et préférera plonger à répétition ou s’envoler, présentant alors son vol particulier, avec ses courtes ailes qui battent très rapidement. Quand il est sur l’eau le pingouin torda tient sa queue redressée.

images (9)Pour observer les colonies, il faut se rendre sur des falaises isolées, la plupart du temps en bateau. En ce qui concerne les pingouins torda de l’Atlantique Est, la majorité des spécimens semblent nicher en Islande, ce qui fait un peu loin pour l’observateur français. Il n’en reste pas moins que la rencontre furtive du pingouin torda est un excellent moment. Ayez donc l’oeil lors de vos sorties d’automne.

D’une façon générale, la faune d’automne et d’hiver des bords de mer est étonnamment riche, et je suis toujours étonné de voir les côtes totalement désertées hors de la belle saison, alors que c’est à ce moment que l’on voit le plus d’animaux, en particulier des oies, des canards, des macreuses des eiders et des milliers de bernaches.
Ni le petit pingouin, ni les autres oiseaux migrateurs, ne se plaindront de cette tranquillité (de plus en plus relative).

Article réalisé par Arnaud Filleul et Jean-Pierre Fleury. http://www.pratique.fr/pingouin-hommes.

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POUR L’amour des manchots

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

White-flippered_Penguin_-standing_on_rocksChaque été, une grande colonie de manchots fait le trajet depuis les eaux chaudes du Brésil pour venir s’accoupler en Patagonie.

Avec ses milliers de cratères qui signalent la présence de nids, Punta Tombo [Argentine, Patagonie] donne l’impression d’un paysage lunaire. On y trouve en effet près d’un nid par mètre carré et des centaines de milliers de manchots. Chaque matin et chaque soir surgissent de ces terriers des légions de manchots de Magellan qui se dirigent vers la mer en procession ou en reviennent avec le produit de leur pêche pour nourrir leur progéniture. Puisqu’il leur faut parfois empiéter sur le territoire d’un autre pour atteindre la mer, les accrochages ne sont pas rares et s’accompagnent de violents échanges de coups de bec. 
 
Au bout du cap, une saillie de pierre rougeâtre permet aux manchots de plonger dans la mer. Comme les dauphins, les manchots nagent en faisant des bonds hors de l’eau pour respirer. Ils y vont généralement en groupe pour pêcher. A la nage, ils peuvent atteindre une vitesse de 24 km/h et plonger jusqu’à 80 m de profondeur. Les manchots sont des oiseaux primitifs qui ont perdu la capacité de voler : leurs “ailes” servent en réalité de nageoires. Il est tout simplement fascinant d’observer ces oiseaux qui marchent en se dandinant, nagent comme des poissons et, malgré leurs ailes, sont incapables de voler. 

Les plumes du manchot sont disposées les unes sur les autres comme des écailles et les pattes sont situées loin à l’arrière du corps pour faciliter la nage. Dans l’eau, la queue sert de gouvernail. A la base de celle-ci, une glande sécrète une huile que les manchots étalent sur leurs plumes pour se protéger des eaux froides du Sud. Bref, les manchots sont de véritables animaux marins : ils vivent dans l’eau et ne viennent sur la terre ferme que pour se reproduire. 

A l’extérieur, ils sont extrêmement maladroits. Il est particulièrement difficile pour eux de s’extraire de l’eau. Ils s’approchent de la côte en nageant comme des canards puis, comme les surfeurs, ils utilisent les vagues pour atteindre la plage, où ils échouent sur le gravier et tentent de se relever le plus rapidement possible. 

Dans la colonie, le bruit est assourdissant : les couples passent leur temps à crier pour ne pas se perdre lorsque l’un des deux – parfois le mâle, parfois la femelle – quitte le nid pour aller chercher de la nourriture. Les poussins contribuent au vacarme en réclamant à manger à grands cris. On les entend aussi “éternuer” pour expulser le sel accumulé par leur organisme grâce à des glandes situées au niveau de leur bec, qui leur permettent de boire de l’eau de mer. 

Les manchots sont des êtres très confiants. On peut les approcher, lentement, à près d’un mètre. Ils avertissent ceux qui tentent de s’approcher davantage en bougeant la tête de bas en haut et de droite à gauche. Le mouvement permet au manchot d’observer l’intrus d’un œil puis de l’autre pendant qu’il se prépare à attaquer. Est-il nécessaire de préciser qu’il ne faut jamais tenter de les toucher ? 

Des fossiles découverts dans la région permettent d’attester de la présence de manchots en Patagonie il y a 35 millions d’années. Antonio Pigafetta, l’un des membres de l’équipage de Magellan, les a décrits comme d’« étranges oies sauvages”. Les manchots ont par la suite été victimes des baleiniers, qui les chassaient pour extraire l’huile de leur graisse. A un moment, des navires anglais ont sacrifié quelque 1,3 million de manchots dans cet objectif… Si l’espèce semblait vouée à l’extinction, sa survie est désormais assurée grâce à la création de réserves protégées. Il n’existe aucun récit de voyage ou documentaire qui ne mentionne pas avec une certaine tendresse ces oiseaux pacifiques à la démarche chaplinesque qui se consacrent avec autant de zèle à l’élevage de leurs petits. 

Contrairement à la majorité des êtres humains, ces Lilliputiens ont une vie de couple qu’on pourrait qualifier d’exemplaire et d’harmonieuse. Dans l’univers des manchots, la monogamie est la règle. On a même observé des couples qui totalisaient Manchot_pygméequinze ans de vie commune – l’équivalent de toute une vie. S’ils se séparent pour traverser l’océan jusqu’aux côtes brésiliennes, où ils passent l’hiver à batifoler dans l’eau, ils se retrouvent l’été suivant en Patagonie, à l’endroit même où ils ont creusé leur nid l’année précédente. Il existe cependant des exceptions à la règle : certains manchots rompent pendant un instant leur pacte d’amour éternel. S’il semble que les femelles se permettent plus souvent cet écart de conduite, elles finissent malgré tout par revenir au nid.

Répère

Le manchot et le pingouin ont une morphologie similaire, mais ils sont différents. Les pingouins vivent dans l’hémisphère Nord – et même jusqu’en Bretagne – et peuvent voler, contrairement aux manchots, qui vivent dans l’hémisphère austral. La confusion courante entre ces deux oiseaux vient du fait que les manchots sont désignés en anglais ou en espagnol par le même mot, penguin ou pingüino. Le mot manchot dans notre langue vient du latin mancus, qui signifie “estropié”, attribué par un ornithologue à cette espèce en raison des ailes atrophiées de l’animal.
De nos jours, les nappes de pétrole sont le pire ennemi des manchots. Cette année encore, 200 d’entre eux ont atteint la réserve couverts de pétrole. Au contact des hydrocarbures, les plumes perdent leur fonction de protection thermique et les manchots sont contraints de rester au chaud sur la plage, où ils meurent d’inanition.

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Le Manchot de Magellan

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

 

63453247La première référence à ce sympathique animal remonte à 1520 que nous devons au chroniqueur de Fernand de Magellan, Antonio Pigafetta le décrivant comme une oie sauvage !

Il semble que le manchot fut dans un passé lointain un oiseau terrestre volant, apparenté aux pétrels, qui par la suite s’approcha chaque fois plus à la mer pour trouver sa nourriture. Ainsi, il cessa de voler et s’adapta à la vie aquatique avec son corps en forme de fuseau; spheniscus, ses pattes aux membranes interdigitales et ses ailes, qui se transformèrent en nageoires, comme les poissons.

Il existe dans le monde 17 espèces de manchots, tous peuplent l’hémisphère Sud. Le plus septentrional est le manchot des Galápagos et le plus méridional est le manchot Empereur, qui vit sur le continent Antarctique.

Le manchot de Magellan peut s’observer de la Terre de Feu jusqu’au Brésil (pour l’Océan Atlantique) et jusqu’au Pérou (pour l’Océan Il atteint ces contrées éloignées après une migration de plus de 6000 kilomètres vers les eaux chaudes.

Ce manchot mesure entre 50 cm et 70 cm de hauteur, pèse jusqu’à 5 kilos et peut vivre 20 ans.

Le mâle est légèrement plus grand que la femelle et son bec est un peu plus développé. Ils passent une grande partie de leur vie dans l’eau, ils y dorment même, ils ont une vie pélagique. Ce sont d’extraordinaires nageurs : ils peuvent atteindre une vitesse dans l’eau de 8 km/h. Leur plumage est une sorte de duvet très épais enduit d’une huile imperméabilisante qu’ils extraient d’une glande appelée uropygiale. Sous leur peau, une épaisse couche de graisse les protège du froid.

Leur cri est très particulier et ressemble à un braiement. Ils éternuent souvent pour expulser un liquide salé produit par une glande qui régule le sel dans leur corps.

Chaque année, les manchots changent de plumage.

Durant cette période (janvier – février), ils évitent de pénétrer dans l’eau et de manger. À trois ans ils obtiennent leurs couleurs avec leur notoire collier autour des yeux et du cou. De plus, leurs plumes à la tonalité grise changent pour devenir entièrement noires.

Les petits poissons comme les anchois, les sardines ou les athérines constituent la base de leur alimentation. Leurs grands ennemis sont les lions de mer, les de pêche et la pollution des océans. Sous l’eau, ils peuvent plonger jusqu’à 80 mètres.

REPRODUCTION

Entre août et septembre les premiers mâles arrivent pour reconstruire le nid, généralement construit au même endroit que la saison antérieure, soit à l’air libre ou sous un arbuste. Arrivent ensuite les femelles et les couples se forment. Elles pondent deux oeufs (exceptionnellement3), lesquels sont couvés et gardés entre 30 et 40 jours par les deux manchots qui se relaient pour pouvoir aller chercher à manger. À leur naissance, les oisillons ne pèsent pas plus de 150 g et ne vont pas dans l’eau avant d’avoir atteint 250 g. Après la ponte du premier oeuf les mâles vont se nourrir dans la mer et veillent aussi à rapporter plus de végétation pour le nid. Les seconds oisillons sont généralement plus petits et ont moins de chance de survivre (30% de chance de survie). Cela est généralement dû au manque de nourriture causé par la pêche commerciale, qui rend plus la recherche de nourriture pour les parents.

Les oisillons dépendent de leurs parents pendant au moins deux mois et demi jusqu’à ce qu’ils imperméabilisent leurs nouvelles plumes et puissent  aller dans l’eau pour se nourrir. Depuis leur naissance jusqu’à ce moment, ils sont alimentés par les deux parents par régurgitation. À l’âge de 3 ou 4 ans les jeunes sont en âge de se reproduire.

Fin janvier – février les jeunes groupes, nés pendant les saisons antérieures, retournent sur leur lieu de naissance, passant presque deux semaines à terre, sur la côte, où ils perdent leur plumage originel. Tous les manchots changent de plumage chaque année; durant cette période ils ne se nourrissent pas car ils évitent d’aller à l’eau. En effet, tant qu’ils ne terminent pas leur mue ils ne peuvent réguler leur température À partir de mars, ils abandonnent la terre ferme et restent dans l’eau. Une grande partie de la population, particulièrement les jeunes, migre vers le nord, atteignant le Pérou et le Brésil. Beaucoup de manchots disparaissent lors de leur migration vers le nord, à cause de la pollution pétrolière ou emprisonnés dans les de pêche.

Il existe de nombreuses colonies de manchots de Magellan dans la région. Les plus accessibles sont les colonies de manchots de Seno Otway, avec environ 5 000 individus et celles du Détroit de Magellan et de l’île Magdalena où se regroupent plus de 130 000 individus. C’est pourquoi, cette île est protégée et administrée par la CONAF, la Corporation Nationale Forestière sous le nom de « Monument National des Pingouins ».

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Un manchot géant vivait près de l’équateur à l’Eocène

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

170px-Penguin,_Strait_of_MagellanLa découverte avait de quoi surprendre : non seulement les manchots sont plutôt adaptés aux climats froids, mais en plus, leur taille tend à s’accroître à proximité du pôle sud. Le plus grand d’entre eux est le manchot empereur, popularisé par un fameux film français récent, et qui présente la particularité unique de pondre en plein hiver antarctique, ce qui oblige ses parents (le père en particulier) à jeûner des semaines durant.

Or, voici que deux espèces fossiles de manchots, l’un d’assez grande taille (Perudyptes devriesi) et l’autre encore plus grand que l’empereur (Icadyptes salasi) avec une hauteur d’1,5 m viennent d’être exhumés des dépôts de la fin de l’Eocène du Pérou, qui plus est une période au cours de laquelle le climat était particulièrement chaud et humide. Pour couper court aux assertions selon lesquelles le réchauffement climatique actuel ne serait pas préjudiciable aux manchots, empressons-nous de dire que les espèces actuelles ne sont que lointaines parentes de ces fossiles et sont adaptées aux climats ou aux courants froids : la plus septentrionale d’entre elles, le manchot des Galapagos, bénéficie de la présence d’un courant marin froid, le courant de Humboldt, qui lui assure les conditions écologiques nécessaires à sa survie, et refermons la parenthèse.

Donc, le mode de vie de ces manchots fossiles était sans doute relativement différent des actuels. Icadyptes, en particulier, se caractérisait par un bec d’une longueur étonnante, très éloigné de celui des espèces actuelles. Non pourvu d’un crochet à son extrémité, ce bec était peut-être (spéculation personnelle) utilisé pour embrocher les poissons dont il se nourrissait, à l’instar de l’anhinga (une sorte de cormoran avec un long cou de héron en « S » et un long bec pointu, dont il existe deux espèces actuelles). On a écrit que la grande taille de Icadyptesremettait en cause la loi selon laquelle la taille des animaux à sang chaud augmente à l’approche des pôles, comme un moyen de lutte contre le froid (la surface d’un individu, dont dépend la déperdition de chaleur, diminue en proportion de sa masse totale à mesure que la taille augmente). Mais outre que cette loi n’est pas une règle absolue en soi (bien que très souvent vérifiée, par exemple avec les ours, les loups, etc.), il faut remarquer qu’il n’est pas pertinent de l’appliquer à des organismes éloignés de plusieurs dizaines de millions d’années d’évolution que sont Icadyptes (le manchot géant fossile) et Aptenodytes (les manchots royal et empereur actuels).

Ces considérations mises à part, il faut rappeler que les manchots font partie des oiseaux les plus étonnants du monde. Outre son mode de reproduction unique, on oublie souvent qu’avec un poids atteignant 45 kg, le manchot empereur est l’un des plus gros oiseaux actuels -il est même le plus gros des carinates, les oiseaux qui le surpassent en taille, actuels (autruche, émeu) ou récemment exterminés par l’homme (moas zéo-zélandais, oiseaux-éléphants malgaches) font tous partie du groupe primitif des ratites. La technique de nage des manchots, qui consiste en un « vol » sub-aquatique, ne se retrouve que chez les tortues marines ainsi que certains poissons tels que l’opah (Lampris) et, dans une moindre mesure, chez les otaries (et les plésiosaures fossiles). Mais aussi, bien sûr, chez quelques autres oiseaux dont les pingouins, avec lesquels ils sont si souvent confondus, et qui ne leur sont pas apparentés. Il s’agit d’un de ces exemples étonnants de convergence évolutive, les pingouins, guillemots, macareux et mergules occupant l’hémisphère nord, tandis que la moitié australe du globe est occupée par les manchots. Les premiers, ou alques (alcidés), sont apparentés aux mouettes et goélands, tandis que les seconds (sphéniscidés) sont apparentés aux pétrels et albatros, qui, chose remarquable, sont, de leur côté, d’un aspect et d’un mode de vie tout à fait convergents avec ceux des goélands. Manchots, albatros et pétrels font partie du groupe des tubinares : un tube recouvre les narines du bec chez les pétrels, et des vestiges de ce tube sont visibles sur le bec du manchot nain (Eudyptula).

Il peut paraître extraordinaire que les manchots, qui ont renoncé depuis longtemps au vol, puissent être apparentés aux albatros, ces extraordinaires et majestueux voiliers, et pourtant… Le groupe des pétrels nous réserve encore une surprise : comme le font souvent remarquer les connaisseurs, les vrais pingouins sont capables d’utiliser leurs ailes à la fois pour voler et pour nager sous l’eau (excepté le grand pingouin, exterminé par l’homme au XIXème siècle, et qui était trop gros pour voler). Or, il existe une famille très méconnue de pétrels qui présente cette caractéristique : les pétrels-plongeurs (pélécanoïdidés). De petite taille comme les pingouins et guillemots, ils hantent l’hémisphère sud, dans lequel ils n’entrent pas en concurrence avec leur homologues, auxquels ils ressemblent en réalité bien plus que les manchots. Les pétrels-plongeurs maîtrisent même si bien l’alternance de vol aérien et de vol aquatique qu’il n’est pas rare, lors de leur vol au ras des flots battus par les tempêtes australes, de les voir traverser de part en part les hautes vagues sans dévier de leur trajectoire.

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L’exploitation des manchots

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

images (3)La rencontre hommes-manchots ne fut pas favorable à ces oiseaux. Les hommes tirèrent rapidement parti de cet oiseau gras, peu craintif et relativement facile à attraper. 

Les habitants du groupe d’îles Tristan da Cunha dépendent toujours des manchots pour les oeufs, les plumes, l’huile et la peau.(2)

Viande et oeufs

Certaines espèces de manchots étaient déjà connues par les habitants primitifs. On pense que leurs oeufs étaient consommés et qu’ils étaient certainement chassés. 

La première exploitation des manchots fut ponctuelle et exceptionnelle par les explorateurs pour leur viande et pour leurs oeufs. On peut citer Magellan qui fit réserve d’une grande quantité de manchots avant de traverser l’océan Pacifique. Sir Ernest Shackleton a écrit:

« Ce laps de temps est également mis à profit pour abattre une centaine de pingouins (sic) qui [...] vont avantageusement compléter notre provision de viande fraîche pour la saison. » 
Extrait de Au cœur de l’Antarctique. Vers le pôle Sud, 1908-1909. (p. 50 – Phébus)

« Quatre-vingt dix infortunés pingouins(sic) et un phoque ont du être tués pour nous fournir une provision de viande fraîche. » 
Extrait de Le Pourquoi-pas? dans l’Antarctique de Jean-Baptiste Charcot (p.264 – Ed. Arthaud)

Par contre, les pêcheurs, les chasseurs de baleines et de phoques ont souvent considéré les manchots comme étant une source facile et principale de nourriture:

  • Parfois, jusqu’à 300.000 oeufs étaient prélevés par an sur une île africaine.(1)
  • Certains exploreurs allaient jusqu’à tuer et saler 3.000 manchots en un jour pour les provisions de voyage.(2)

Même si le ramassage des oeufs a été officiellement interdit en 1969, le ramassage illégale existe toujours (par ex., les îles Malouines ou l’Afrique du Sud).

Peau et plumes

Pendant une grande partie du XIIIème siécle et du XIXème siècle, la peau des manchots fut utilisée pour fabriquer des chapeaux, des chaussures et des sacs à main. 
Les plumes étaient dédiées à la décoration de vêtements et le rembourrage de matelas.(1)(2)(3)

Huile

A l’instar de nombreuses espèces de mammifères marins des eaux antarctiques, l’extraction d’huile de la couche de graisse des manchots est devenue une industrie dans les années 1800 et au début des années 1900.
L’huile était utilisée pour l’éclairage, pour le tannage du cuir et comme fioul.
Dans les îles Malouines, on a estimé à 2 millions et demi de manchots tués sur une période de 16 ans.
L’industrie de l’huile s’est arrêtée en 1918 face aux protestations du grand public et face à l’apparition de produits chimiques moins chers et de meilleure qualité. (1)(3)

Guano

Le guano des manchots de Humboldt a une grande valeur commerciale pour ses principes fertilisants (haute teneur en azote). Les incas utilisaient déjà le guano des manchots et autres oiseaux marins pour améliorer les taux de productivité agricole. Mais, ils l’exploitaient intelligemment en n’extrayant que des quantités inférieures à celles produites par les oiseaux. Le guano est devenu l’une des principales valeurs marchandes au XIXème siècle et fut exploité sans restriction. Au début du XXème siècle, les stocks étaient sur le point d’être épuisés. L’extraction de guano est aujourd’hui mieux controlée mais son exploitation et la présence humaine reste une menace sérieuse pour les manchots.

Sources:
(1)Sparks and Soper, 1987
(2)Simpson, 1976
(3)del Hoyo, et al., 1992
(4)Araya and Todd, 1988

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Différences entre manchots et pingouins

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2014

 

téléchargement (3)En Français, on utilise abusivement pingouin à la place de manchot. Il faut dire qu’en anglais et en espagnol, penguin et pingüino désignent le ‘manchot’ français et non pas le ‘pingouin’.

Même si la ressemblance physique existe, ces oiseaux sont complétement différents. 
Les pingouins vivent dans l’hémisphère nord et ils peuvent voler ! Quant aux manchots, ils ne peuvent pas voler et ils vivent dans l’hémisphère sud. Leurs ailes leur permettent de nager dans l’eau.

Le nom de pingouin s’appliquait à deux genres différents mais se rapportant au même ordre des alcidés.

Le grand pingouin ou pingouin brachyptère (plautus impennis), aujourd’hui éteint (dernier spécimen vu le 3 juin 1844 sur l’île Eldey en Islande) était présent dans les îles du Nord, Islande, Orkney, Terre-Neuve, … 

Il était de la taille d’une oie, avec les ailes réduites à de courts moignons: il ne pouvait pas voler. 
Dos noir, ventre blanc, avec la gorge brune et le contour des yeux blancs, il avait le bec et les pattes noirs. Cet oiseau ne pondait qu’un oeuf par ponte, oeuf gris verdâtre couvert de taches brunes et noires, serrées, formant des dessins irréguliers.

Le petit pingouin, type de genre alca, est l’alca torda de l’Atlantique nord. Celui-là, malgré ses ailes étroites, en lame de sabre, vole bien et longtemps. De la taille d’un canard, il a également le ventre blanc, le dos noir, avec une ligne blanche sur chaque joue. Il niche parmi les rochers, sous les pierres, et ne pond qu’un oeuf. C’est un excellent plongeur, qui vit de poissons, de crustacés et de mollusques. 
On peut également l’apercevoir en Bretagne. Mais les marées noires (Amoco Cadiz, Erika, …) et la pêche intensive ont fortement réduit sa population jusqu’à devenir espèce en voie de disparition. On compterait une trentaine de couples en Bretagne.

Les macareux et les guillemots sont assez proches des pingouins.

Source de l’illustration: Nouveau Larousse Illustré (1901)

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Culture populaire du Pingouin

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

Alca_torda_Caithness,_ScotlandLes pingouins sont très souvent amalgamés aux manchots dans la culture populaire, ce qui fait que l’usage du mot pingouin désigne ainsi quasiment toujours un manchot :

  • Le Pingouin est un personnage de l’univers de fiction de Batman (Penguin signifiant manchot en anglais, la traduction Pingouin est quelque peu abusive).
  • Petit Pingouin est un personnage secondaire de l’univers des Looney Tunes, et qui est en fait un bébé manchot.
  • Un « drôle de pingouin », est une expression qui signifie un drôle d’individu.
  • Vilain Pingouin, un groupe de rock québécois.
  • Papa Pingouin, une chanson populaire dans les années 1980 et 2006 qui semble plus décrire un manchot qu’un pingouin, puisque ce Papa Pingouin ne peut pas voler.
  • Le « Pain goin » est un pain en forme d’autruche, le boulanger l’ayant conçu étant d’origine australienne.
  • Youbi le petit pingouin, un film d’animation dont le héros, Youbi, est en fait un manchot.
  • Les Pingouins est un groupe français de rock du début des années 1960.
  • L’Île des Pingouins, une satire de la société d’Anatole France.
  • Pingu, série d’animation d’origine suisse ; tiré de l’allemand pinguine, le titre original a été conservé dans les pays francophones, et représente bien un manchot.
  • M. Popper et ses pingouins, long-métrage américain de Mark Waters produit en 2011 (mais il s’agit de manchots).
  • Le terme « pingouin » est utilisé pour désigner un homme vêtu d’un complet noir et d’une chemise blanche, ou d’un smoking.

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Papa Pingouin

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

 

téléchargement (12)Papa Pingouin est une chanson grand public et familiale interprétée par le duo des sœurs jumelles Sophie & Magaly, dont les paroles ont été écrites par Pierre Delanoë et enregistrée sous le label Jupiter Records et Arabella en 1980.

Cette chanson a été chantée au Concours de l’Eurovision pour représenter le Grand Duché du Luxembourg. Elle finit 9e sur 19 au classement avec 56 points.

En 2006, le titre du Papa Pingouin est repris par le groupe de 3Dance Pigloo sous le titre Le Papa pingouin, il sortira de ce titre un clip vidéo mettant en scène des manchots en images de synthèse dansant, avant même la sortie de Happy Feet.

À noter que la chanson et le clip (costume) semblent parfois désigner par erreur des manchots par le nom de pingouin. Selon les paroles, le « Papa Pingouin » vit à juste titre en Arctique (puisqu’en rêve, il part « vers le Sud jusqu’en Angleterre »), qui sont bel et bien des habitats des pingouins, (alors que les manchots vivent dans l’hémisphère sud). Par contre, il est aussi décrit par erreur que ses ailes ne servent « plus à rien », ce qui est une des caractéristiques des manchots (alors que les pingouins sont des oiseaux volants).

VOIR LA VIDEO DE PAPA PINGOUIN

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=DN59pKJoF34

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La MARCHE de l’EMPEREUR

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

La Marche de l’empereur est un film documentaire français réalisé en 2004 par Luc Jacquet et sorti en 2005.

Premier long métrage cinématographique de Luc Jacquet, ce film a connu un grand succès mondial et obtenu de nombreuses distinctions dont l’Oscar du meilleur film documentaire en 2006. Tourné en Antarctique, La Marche de l’empereur traite des manchots empereurs et de leur mode de reproduction.

La narration originale utilise la méthode du récit à la première personne, qui imagine le point de vue interne d’un couple de manchots et de leur petit, lesquels racontent les obstacles de leur vie dans la région la plus rude et isolée du monde. Les trois voix sont interprétées par Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk. Les versions internationales n’ont pas toujours respecté ce principe, telle la narration américaine, réécrite pour un seul narrateur, Morgan Freeman. Les distributeurs américains ont également remplacé la bande originale, créée par Émilie Simon, par une autre composition signée Alex Wurman.

Aptenodytes_forsteri_-Snow_Hill_Island,_Antarctica_-adults_and_juvenile-8En 1992, lors de ses études dans une faculté de Lyon, Luc Jacquet répond à une annonce cherchant quelqu’un pour aller en Antarctique étudier des manchots empereurs. Ce sont alors ses premiers contacts avec ce continent et ces animaux. Il officie alors comme caméraman auprès du réalisateur suisse Hans-Ulrich Schlumpf pour le film documentaire Le Congrès des pingouins  Luc Jacquet décide alors de se consacrer aux films documentaires; il passe ainsi plusieurs années en Antarctique ou dans les îles australes comme chef opérateur ou comme réalisateur.

Luc Jacquet commence à écrire le scénario de La Marche de l’empereur quatre ans avant sa sortie. Il se base notamment sur sa collaboration avec le chercheur Christophe Barbaud, avec qui il travaille sur les manchots empereurs en 2000 pour faire le point sur les connaissances à propos de cet animal. Il discute très tôt avec Jérôme Maison, biologiste marin, de son projet de documentaire animalier puis, au fil des discussions, le projet évolue et prend des aspects fictionnels : « Tout d’un coup, on ne parlait plus seulement d’oiseaux, mais de personnages qui s’expriment », selon Jérôme Maison. Trois ans sont ensuite nécessaires à Jacquet pour trouver une société de production intéressée, Bonne Pioche, chez qui le projet suscite un « intérêt immédiat et sans réserve ». La production du film commence ainsi en août 2002 et tout s’accélère. D’abord prévu pour la télévision, le projet prend progressivement de l’ampleur grâce à ce que Luc Jacquet appelle « un engouement général hyper motivant » et « une gigantesque conjonction d’envies concordantes avec à la clé une détermination et une énergie similaire à une opération commando ». Le projet convainc aussi Jean-François Camilleri, alors à la tête de Walt Disney Studios Motion Pictures France, qui s’associe à la production.

Les préparatifs du tournage commencent en novembre 2002 et durent deux mois. Les caméras sont équipées spécialement par Aaton (modèle XTRprod) pour résister à une température qui pouvait descendre jusqu’à -30 °C. Laurent Chalet et Jérôme Maison passent des tests médicaux auprès de l’Institut polaire Paul Émile Victor. Le découpage et le scénario sont alors très précis et, selon Luc Jacquet, il fallait désormais « parier sur les acteurs ».

Luc Jacquet, Laurent Chalet et Jérôme Maison partent pour la Terre Adélie le 29 janvier 2003 et commencent par une période d’acclimatation. Jacquet les laisse en mars avec une consigne majeure :« Prenez le risque de faire des images étonnantes ». Le 7 février, ils obtiennent l’autorisation de l’administrateur supérieur des TAAF d’accéder à la zone spécialement protégée de Pointe-Géologie. Lors du tournage, 60kg de matériel sont portés sur un traîneau et l’équipe ne se déplace qu’à pied dans des conditions physiquement très dures. Laurent Chalet et Jérôme Maison, qui ont ainsi tourné la majorité des images (et qui n’ont pas quitté l’Antarctique durant le tournage), ont évité le pire lorsqu’ils ont été piégés par un blanc dehors et une température chutant à -60 °C ; ils ont eu besoin de six heures pour parcourir les 3km qui les séparaient alors de la base Dumont d’Urville, se repérant grâce à un GPS et à leur radio qui a permis à cinq hommes de la station, avec qui ils avaient pu établir un contact, de venir les récupérer en cordée. Le tournage a été interrompu pendant un mois pour qu’ils se remettent de leurs importantes gelures et Jérôme Maison a gardé des problèmes d’insensibilité à une oreille et plusieurs doigts. Malgré tout, la météo n’était pas forcément la plus grande difficulté selon Laurent Chalet : « il s’agissait d’une histoire . Sauf qu’au fil des jours et des semaines, il a fallu qu’on se rappelle tout ce qu’on tournait, comment on l’avait tourné : les entrées de champ, les sorties de champ, etc ». En l’absence de scripte et de possibilité de visionner les images tournées, Laurent Chalet et Jérôme Maison se sont essentiellement appuyés sur le séquencier fourni par Luc Jacquet pour assurer la continuité. Durant l’hivernage, ils envoient également des photographies au réalisateur pour que celui-ci suive l’avancée du projet. Jérôme Maison raconte que la scène où la femelle passe les œufs au mâle a été l’une des plus compliquées à filmer car il s’agit d’un acte discret que les animaux effectuent au sein d’un groupe d’environ 7 000 manchots.

Pour sa part, Luc Jacquet est resté cinq mois sur place tout en supervisant l’ensemble du tournage et du montage. En octobre 2003, il revient en Antarctique pour filmer les images sous-marines avec le plongeur Patrick Marchand. En décembre, le tournage est interrompu par manque de pellicule, le stock ne pouvant être acheminé à cause de la glace.

220px-Manchot-frPour filmer l’entièreté du cycle de reproduction des manchots, le tournage a duré 13 mois pour 120 heures de rushes. 200 bobines de film ont été utilisées et seule une a posé des problèmes malgré les conditions extrêmes auxquelles le matériel a été soumis. L’ensemble des rushes arrivent en France en février 2004 et la postproduction se termine en décembre de la même année.

 

SYNOPSIS : Les manchots empereurs vivent en colonie en Antarctique. Au milieu de leurs congénères, chaque couple de manchots lutte contre les conditions extrêmes pour perpétuer l’espèce et protéger leur petit des nombreux obstacles et dangers qui les guettent. Chaque année est un cycle qui voit la naissance d’un seul petit manchot par couple, dont beaucoup n’atteindront pas l’âge adulte, voire n’auront pas la chance de naître. Outre le grand froid, le vent et les tempêtes, ils affrontent des prédateurs tels que le léopard de mer et le pétrel géant. Les parents alternent entre protection de l’œuf puis du petit dans l’intérieur des terres (plus stable et protégé que la banquise) et pêche sur le littoral. Des kilomètres de marche sont alors nécessaires pour utiliser les avantages de ces deux territoires alors que le manchot, bien plus à l’aise dans l’eau, est incapable de voler et se déplace avec difficulté sur le continent.

La narration de l’histoire en version originale fait appel à un récit à la première personne en point de vue interne, interprété par trois acteurs :

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Le manchot dans la culture

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

Au Cinéma 

 

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