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Tous les caribous portent des bois

Posté par othoharmonie le 24 février 2017

 

Contrairement aux autres cervidés, les caribous des deux sexes portent des bois. Toutefois, dans quelques groupes canadiens, des femelles en sont dépourvues. C’est en automne, lors des amours, que la ramure est le plus développée. Son envergure peut dépasser 1,50 m chez un mâle adulte. Chaque animal possède une ramure originale qui le distingue de ses congénères. Les bois tombent une fois l’an. Les mâles reproducteurs sont les premiers à les perdre, à la fin du rut. Ils ne repousseront que début mars. Parfois, un mâle adulte perd ses bois pendant la saison du rut. Dans ce cas, il ne s’accouplera pas, mais refera sa réserve de graisse. Les femelles gestantes gardent généralement les leurs jusqu’au début du printemps, au moment où naissent les jeunes. Ainsi, chez les femelles, les bois tombent après la mise-bas, et leur repousse est immédiate.

Pendant la repousse, les bois sont recouverts d’une sorte de peau très vascularisée appelée velours. Puis ce tissu se dessèche et tombe par lambeaux. Le caribou s’en débarrasse en se frottant contre les arbres. En quelques semaines, une nouvelle ramure est en place. Les bois des femelles sont plus simples, ou bien ressemblent à ceux des mâles, mais en plus petits.

Quand les caribous se déplacent, ils font entendre un cliquetis audible à plus de 100 m du troupeau, sans doute dû au claquement des tendons sur les os sésamoïdes, situés au niveau des phalanges.

Les caribous se nourrissent en marchant tête baissée et peuvent parcourir ainsi jusqu’à 7 km à l’heure, franchissant avec aisance des névés et escaladant des glaciers pentus, en creusant des marches dans la glace avec leurs sabots antérieurs. En marchant, les caribous marquent le sol de leur odeur (glande interdigitale) ; en se frottant la tête contre les troncs d’arbre, ils déposent la sécrétion de leur glande préorbitale. C’est aussi cette glande que la femelle frotte contre le corps de son jeune faon pour que celui-ci porte son odeur. Elle peut ainsi le retrouver facilement dans le troupeau. La glande tarsienne produit une sécrétion odorante qui attire les femelles. Les mâles urinent sur leurs pattes postérieures pour en augmenter l’odeur.

Caribou

Milieu naturel du Caribou

Les caribous nord-américains vivent essentiellement dans la toundra et dans la taïga ; plus au sud, ils fréquentent aussi les régions montagneuses. Tout à fait au nord, dans le haut Arctique ou désert polaire, vit le caribou de Peary, qui se contente d’une végétation maigre et éparse. En bordure de ce désert, s’étend la toundra. Immense plaine désolée couverte de neige tassée par les vents durant le long hiver, où poussent de rares bouleaux nains et des saules buissonnants, c’est le domaine des caribous de la toundra et de ceux de Grant, qui se nourrissent surtout de lichens. Le sol caillouteux y est gelé en profondeur toute l’année. Les mousses et les carex dominent en plaine alors qu’en zone montagneuse on rencontre plutôt des saules et des aulnes. Au printemps et en été, à la fonte des neiges, les plantes vivaces réapparaissent et les caribous profitent et de leurs tiges et feuilles et des baies. Puis, en descendant vers le sud, la toundra laisse place à la taïga, limite des grands arbres et domaine des caribous des bois. Cette forêt au sol pauvre est parsemée de marais et de tourbières. Comme dans la toundra, ce sont les champignons qui permettent la lente décomposition des feuilles et aiguilles qui tombent sur le sol gelé.

On peut distinguer quatre types écologiques de caribous :  les caribous des bois vivant dans les zones boisées de plaine, ceux des zones boisées de montagne, ceux de la toundra et ceux du désert polaire. De l’Alaska (domaine du caribou de Grant) à Terre-Neuve (où vit le caribou des bois), les écarts climatiques, géologiques et topographiques, entraînent des différences dans la couverture végétale, mais un point commun subsiste : la présence de
lichens, arboricoles ou terrestres.

À l’est vivent les caribous des bois de plaine. C’est la taïga, occupée par la forêt boréale canadienne composée d’épicéas noirs et blancs, de sapins, de bouleaux à papier (Betula papyrifera) et de lichens arboricoles et terrestres. Vers l’ouest, l’habitat typique du caribou des bois est plutôt montagneux. En été et en automne, les animaux vivent au-dessus de la limite des arbres, c’est-à-dire à plus de 2 000 m d’altitude. Ils redescendent dans les plaines et les forêts semi-ouvertes lorsque la couche de neige devient trop importante en altitude.

En Scandinavie et en Russie, les rennes vivent dans les mêmes habitats que les caribous, depuis les déserts arctiques jusqu’aux zones montagneuses de la taïga. Ils se sont adaptés à plusieurs écosystèmes et sont présents depuis Ellesmere, au nord (84° N.), jusqu’à Sakhaline, au sud (46° N.).

Dans la neige neuf mois par an

CARIBOU2Les caribous subissent un climat caractérisé par des hivers longs et froids, pendant lesquels la température peut descendre à – 40 °C, et par des étés frais. De faibles précipitations tombent sous forme de neige, qui peut recouvrir le sol durant sept à neuf mois. Dans certaines régions, la couche atteint souvent 50 cm d’épaisseur, mais elle peut être beaucoup plus épaisse encore dans la toundra et le désert arctique. 

La mortalité des caribous est élevée à l’époque des avalanches printanières en montagne, ou lorsque la neige glacée les empêche de creuser pour trouver leur nourriture. Toutefois, l’allongement des jours en été et l’intense radiation solaire, caractéristique en altitude et sous ces latitudes, compensent la rigueur du climat et la courte durée de la vie végétative. La qualité de la luminosité favorise la croissance accélérée des plantes à la belle saison. Beaucoup de végétaux restent verts toute l’année. À cela, s’ajoute la présence des lichens sauveurs. C’est suffisant pour que les caribous survivent dans cet environnement hostile.

Prédateurs et compétiteurs

Le loup est le prédateur naturel du caribou. Cependant, les populations de loups ayant été réduites dans de nombreuses régions, le lynx canadien et le grizzli sont devenus les principaux prédateurs des caribous. Le coyote, le glouton, le renard roux, l’ours noir ou baribal, le lynx roux et même l’aigle doré se nourrissent à l’occasion de caribous, en particulier de nouveau-nés et  d’animaux affaiblis par l’âge ou la maladie. Certains charognards profitent des cadavres de caribous. Tel est le cas des ours polaires, des renards arctiques, de certains oiseaux comme les mouettes et les labbes, mais aussi des coyotes, carnivores très opportunistes.

D’autres espèces animales partagent la maigre végétation de ces régions avec les caribous. Ce sont les bœufs musqués, les lemmings, les lièvres variables et les lièvres arctiques. Certains, comme les lemmings, rongent avec avidité les bois des caribous lorsqu’ils tombent. Cette source non négligeable de calcium pour divers animaux l’est aussi pour les caribous
eux-mêmes qui les consomment.

Une mouche, ennemie féroce

caribou 1L’un des ennemis les plus acharnés du caribou, et qui influe énormément sur son mode de vie, est une mouche, l’œstre (famille des œstridés), qui attaque les animaux et se loge dans leurs narines. Cet insecte ressemble à un gros bourdon. Le bruit qu’il fait en volant affole les caribous qui se mettent à courir en tous sens et se réfugient dans la forêt. À l’exception des caribous de Peary, qui vivent le plus au nord, la plupart des animaux sont parasités par cette mouche, qui peut leur être fatale. C’est en été que les œstres sont les plus nombreux et perturbent les troupeaux, surtout dans la journée, laissant quelque répit aux ongulés pendant les heures les plus fraîches de la soirée. En cette saison, les caribous se séparent, vivant en petits groupes dans l’espoir de détourner l’attention des insectes. Ils essaient de décourager leurs attaques en restant immobiles, le museau près du sol. Mais cette attitude « anti-mouches » n’empêche pas les insectes de pondre.

Certaines espèces d’œstres pondent sous la peau des mammifères. Les œufs se développent en larves, puis perforent la peau des caribous avant de tomber sur le sol où elles se métamorphosent en mouches adultes. Les larves mesurent jusqu’à 25 cm de long. D’autres espèces envahissent les cavités nasales des caribous pour y déposer leurs œufs. Le développement des larves d’œstre provoque sans aucun doute de grandes souffrances chez les caribous, qu’il rend comme fous. Il est difficile d’estimer le nombre d’animaux qui périssent des suites d’une infestation par les œstres.

En savoir plus sur http://www.larousse.fr

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LE CYGNE APPELE TROMPETTE

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

 

 

Cygnus trompetteAux États-Unis, comme au Canada (en Ontario notamment), des expériences de réintroduction sont menées, avec difficultés comme l’illustre l’exemple du Centre canadien Wye Marsh, qui conduit sur la réserve provinciale de faune du marais Wye, des programmes pour la survie de la faune teste depuis 1986, en testant des stratégies de gestion et de recherche incluant des programmes de réintroduction du cygne trompette. Cette zone a été retenue en se basant notamment sur des données d’écologie rétrospective et d’écopotentialité ; par exemple, la vallée de Wye possède – dans l’Est du Canada – de riches données zoo-archéologiques sur l’espèce, grâce à l’analyse de dépotoirs du xviie siècle de la mission de Sainte Marie chez les amérindiens Hurons.

En 1993, le Centre Wye Marsh a élevé et relâché 6 cygnes sauvages qui sont a priori les premiers cygnes trompettes à vivre à nouveau à l’état sauvage dans le sud de l’Ontario depuis plus de 200 ans. De 1993 à 1995, 24 cygnes ont été mis en liberté, et 22 autres attendaient le d’être libérés. Le programme a dû être momentanément interrompu car plus de la moitié des oiseaux relâchés sont morts après avoir absorbé des grenailles de plomb de chasse qui reposaient sur les sédiments à environ 1 mètre de profondeur. La réserve avait été classée « zone de chasse non toxique » pour le gibier aquatique, conformément à la politique de « point chaud » du ministère des Ressources naturelles de l’Ontario et le SCF, car des millions de plombs toxiques tirés dans les décennies précédentes jonchent encore les fonds des zones humides autrefois chassées au plomb.

Avec l’aide financière d’un fonds créé par le Société Scott Paper Limited pour la survie des cygnes trompettes et du fonds d’assainissement des Grands Lacs, le Centre Wye Marsh conduit des recherches sur l’empoisonnement au plomb et sur des moyens de remédiation ou de rendre les grenailles de plomb non accessibles au gibier aquatique une fois que leur utilisation a été interdite.

Les populations restent fragiles, car la diversité génétique de l’espèce a été fortement réduite. Une seule femelle du Wye marsh a donné directement ou indirectement naissance à 70 descendants. L’université de Waterloo est associée au suivi de 191 cygnes de la réserve.
Au 31 décembre 2002, l’âge moyen des cygnes en vie était de 4,40 années pour les mâles et 4,77 pour les femelles. Pour ceux des cygnes morts qui ont été retrouvés, ils sont en moyenne morts à l’âge de 3,07 années pour les mâles et de 3,45 ans pour les femelles.

Le nombre total de couples nicheurs était de 29 (27 sauvages + 2 en captivité).
L’empoisonnement au plomb était encore au début des années 2000 la principale cause connue de décès avec 30 cas confirmés (33 cas ont pu être été traités, dont 14 sont morts malgré le traitement et 19 libérés après le traitement). Les jeunes cygnes semblent être la catégorie la plus touchée par le saturnisme, avec 16 des 30 décès.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Cygnes trompette se nourrissent de plantes aquatiques et de quelques invertébrés qu’ils attrapent en nageant, basculant leur tête sous l’eau afin d’atteindre la végétation submergée. Pendant l’hiver, ils peuvent aussi se nourrir d’herbes et de graines dans les prés, et on commence à les voir dans certains champs picorer des pousses d’herbacées ou des graines tombées lors des récoltes précédentes.

Les jeunes sont d’abord nourris d’insectes et de petits crustacés, et changent pour un régime végétarien après quelques mois.

Prédateurs

Les adultes se défendent assez bien en fuyant leurs prédateurs, mais des œufs de cygne trompette peuvent parfois être mangés par le grand corbeau (Corvus corax), le raton laveur (Procyon lotor), le carcajou (Gulo gulo), l’ours noir (Ursus americanus), l’ours brun (Ursus arctos), le coyote (Canis latrans), le loup gris (Canis lupus) ou la loutre de rivière (Lontra canadensis). Ces mêmes espèces peuvent aussi s’emparer des poussins ou jeunes cygnes, de même que la tortue serpentine (Chelydra serpentina), le goéland de Californie (Larus californicus), le grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus) ou le vison d’Amérique (Mustela vison).

Les grands cygnes et adultes nicheurs, notamment quand ils sont victimes de saturnisme aviaire, peuvent être la proie de l’aigle royal (Aquila chrysaetos), du lynx roux (Lynx rufus), du renard roux (Vulpes vulpes) ou du coyote. Peu de prédateurs (hormis éventuellement le lynx et l’aigle royal) sont capables d’attaquer et tuer des cygnes adultes quand ils ne sont pas en période de nidification ou de mue.

Cet oiseau a un plumage blanc, un long cou, un bec court et noir qui s’étend jusqu’aux yeux et de courtes pattes noires.
Son envergure peut atteindre 3 mètres. Les cygneaux ont un duvet gris qui devient plumage blanc après la première année.

Les adultes pèsent en général de 21 à 30 livres (les grands mâles dépassant 35 livres).

Ils muent en été et perdent temporairement leur plumes de vol (la femelle juste après l’éclosion des œufs, et le mâle un mois plus tard, quand la femelle a fini sa mue).

Ils peuvent vivre jusqu’à 20-30 ans. Les jeunes sont gris et ne deviennent blanc avec un bec noir jusqu’à environ un an.

Son habitat idéal comprend des zones humides peu profondes (1-3 pieds de profondeur) dans des régions isolées, protégées de toute perturbation humaine (dont chasse) avec un mélange varié de la végétation émergente et d’eau libre abritant une flore submergée riche variété.

Le Cygne trompette était autrefois présent dans l’Amérique du Nord tout entière mais il a été chassé jusqu’à sa presque extinction au début du xxe siècle.

C’est une espèce aujourd’hui presque exclusivement nordique ; son habitat de reproduction est principalement situé dans de grandes étendues d’eau peu profonde et les larges rivières du nord-ouest de l’Amérique, notamment en Alaska. L’espèce est concernée par plusieurs programmes de réintroduction, dont certains ont été des échecs partiels et sont difficiles, car les animaux réintroduits se nourrissent à une profondeur telle, et d’une manière telle, qu’ils s’empoisonnent fréquemment en LE CYGNE APPELE TROMPETTE dans CYGNE 250px-Trumpeter_Swan_broodavalant des grenailles de plomb de chasse, et meurent alors de saturnisme aviaire, même dans les zones où le plomb est interdit dans les cartouches depuis plus de 20 ans, ou transformées en réserve naturelle il y a plus de 40 ans. Il semble plus sensible au plomb encore que d’autres cygnes.

Le Cygne trompette est l’une des plus grandes espèces de cygnes originaires d’Amérique du Nord. C’est une espèce qui a failli disparaitre, qui reste menacée et qui fait l’objet deréintroductions, mais dont la première cause de mortalité semble encore être le saturnisme aviaire.

De loin, ou quand il est jeune, il est souvent confondu avec le Cygne siffleur (Cygnus columbianus). Il se reproduit dans de vastes étangs peu profonds ou sur de larges rivières lentes, dans le nord-ouest et le centre de l’Amérique du Nord, avec une meilleure survie des reproducteurs en Alaska

C’est un oiseau migrateur qui arrive habituellement dans son aire de reproduction au début du printemps peu après la fonte des glaces, et part en hivernage peu avant les gels. En hiver, il migre vers le sud du Canada et la partie orientale des États du Nord-Ouest des États-Unis. Certains individus ont même été observés assez loin au sud, au delà de Pagosa Springs (Colorado).

Dans ses habitats situés les plus au sud, cet oiseau peut rester sédentaire

Le nom de cygne trompette vient du cri que l’oiseau pousse et qui évoque le son d’une trompette.

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Castor et fourrure

Posté par othoharmonie le 22 novembre 2013

 

220px-Beaver_skinPendant des siècles, la fourrure des castors a été l’intérêt principal de l’homme pour ce gros rongeur. En Europe, la demande a littéralement explosé lors de la découverte des riches colonies de l’espèce nord-américaine et de l’extrême qualité de son pelage. En 1638, un acte du Parlement anglais interdit même l’utilisation de tout autre fourrure que celle de castor pour la fabrication des chapeaux masculins. Et, jusqu’au début du XIXe siècle, tout le monde porte un couvre-chef en feutre de castor. Pour alimenter ce marché formidable, l’espèce est décimée sans vergogne. Et, dans le Nouveau Monde, où Anglais et Français s’affrontent au XVIIIe siècle, la conquête des « arpents de neige » du Canada signifie aussi la maîtrise du commerce des peaux. Les Anglais vainqueurs exterminent les castors.

   Alors que les deux espèces manquent de disparaître au début du XIXe siècle, le commerce des peaux a aujourd’hui repris en Amérique du Nord, dans d’autres conditions il est vrai. Une meilleure gestion des populations et des politiques de réintroduction, qui ont permis un excellent rétablissement de l’espèce, autorisent en effet l’abattage d’animaux ; de plus, l’exploitation de la fourrure de castor est dépassée sur le plan économique, ce qui allège de façon considérable la pression exercée sur les populations. En Europe, le nombre moindre des castors ne permet pas encore de grands prélèvements, mais le castor européen ne bénéficie pas du même niveau de protection dans tous les pays.

 

C’est la quête de la fourrure de castor qui est à l’origine de l’exploration du Canada et le castor est encore aujourd’hui l’une des fourrures les plus utilisées par nos designers. Extrêmement abondante, la fourrure de castor est remarquablement chaude parce que l’air est emprisonné dans le duvet doux et dense sous les poils de garde plus épais. Même lorsque la fourrure de castor est épilée (pour enlever les poils de garde plus rudes), et rasée (pour la rendre plus légère et moins volumineuse), elle reste l’une des fourrures les plus chaudes et douces. La fourrure du castor est aussi la plus polyvalente: brillante et lustrée sous sa forme naturelle, elle peut également être blanchie et teinte, imprimée, sculptée et brodée. Le style de la plupart des fourrures peut être renouvelés en fonction des tendances changeantes de la mode, mais le castor est l’une des plus faciles à remodeler. Si elle est conservée correctement, on pourra profiter de sa beauté et de sa chaleur pendant plusieurs générations!

 

Castor et fourrure   dans CASTOR 220px-CastorChapeauDer_Kuerschner_klopftLe castor, le rat musqué, le raton laveur, la zibeline canadienne, le coyote, le renard roux, le lynx et d’autres fourrures sauvages sont abondants au Canada et sont très appréciées pour leur beauté et leur coloration naturelle. Grâce à une gestion prudente et l’application rigoureuse des normes et règlements provinciaux, nationaux et

 

internationaux, les espèces menacées ne sont jamais utilisées. Seul un petit pourcentage de l’excédent que la nature produit chaque année est utilisée pour la production de vêtements.

Pour en apprendre davantage à propos des fourrures sauvages , visitez le site web Eco Fourrure.

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Le Lièvre d’Amérique

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2012

 

Le Lièvre d’Amérique, Lièvre variable ou Lièvre à raquettes (Lepus americanus) est un petit mammifère de l’ordre des lagomorphes, de la famille des léporidés et du genre lepus. Il est largement répandu aux États-Unis et au Canada. La femelle du lièvre d’Amérique s’appelle la hase et le petit le levraut.

Bien qu’il n’ait aucune valeur commerciale pour sa fourrure et très peu pour sa viande, il est très apprécié par les chasseurs de petit gibier, car il est relativement facile à chasser grâce aux traces qu’il laisse derrière lui dans la neige. Il porte d’ailleurs aussi le nom de « Lièvre à raquettes », surtout aux États-Unis sous la forme anglaise de Snowshoe hare, à cause des traces de ces pattes arrières.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe pelage du Lièvre d’Amérique est de couleur brun grisâtre durant la saison estivale et il devient blanc pour la saison hivernale. En fait, le lièvre d’Amérique mue deux fois par année, une fois l’automne entre août et septembre et une fois au printemps entre mars et avril. C’est ce qui entraine ce changement saisonnier de la couleur de son pelage. Ce changement se manifeste par le remplacement des jarres extérieurs. Son pelage est composé de trois couches de poils : un duvet de couleur gris ardoise qui est dense et soyeux, des poils plus longs aux extrémités beige jaunâtre ainsi que de longs jarres plus raides. Un bon moyen de le différencier du Lièvre arctique en dehors de sa plus petite taille est le fait que la base des poils du Lièvre d’Amérique demeure foncée même en hiver. La couleur de la queue est aussi un bon moyen. En effet, la queue du Lièvre arctique est blanche même en été tandis que la queue du Lièvre d’Amérique est brune durant la même saison. La queue du Lièvre d’Europe est noire.

Le Lièvre d’Amérique a une longueur totale de 38 à 50,6 cm incluant une queue de 2,5 à 4,5 cm de long et une hauteur à l’épaule entre 20 et 22 cm. Ses pieds mesurent entre 12 et 15 mm. Le Lièvre d’Amérique a les oreilles plus petites que la plupart des autres lièvres. Celles-ci mesurent entre 62 et 68 mm. Les individus adultes ont un poids allant de 1,3 à 2,3 kg tandis que les nouveau-nés pèsent entre 50 et 96 g. Les femelles sont souvent légèrement plus grosses que les mâles.

La longévité du lièvre ne dépasse que rarement 5 ans dû à leurs nombreux prédateurs. Son principal prédateur est le lynx du Canada. La liste de ses prédateurs comprend la belette, le coyote, la loutre de rivière, le renard roux et le vison d’Amérique. Elle comprend aussi des oiseaux de proie tels que l’autour, la buse à queue rousse, la buse pattue, le faucon gerfaut, le grand duc et l’harfang des neiges. Il arrive aussi qu’il soit la victime d’un chat domestique.

Les populations de Lièvres d’Amérique subissent des fluctuations cycliques qui atteignent leur sommet sur un cyle de dix ans.

Comportement :

Le Lièvre d'Amérique dans LAPIN - LIEVRE 220px-Lepus_americanusLe Lièvre d’Amérique vit de manière solitaire et sédentaire sur un domaine de deux à seize hectares. Il marque clairement des sentiers qui forment un réseau à l’intérieur de son domaine pour se déplacer entre les secteurs de repos et les secteurs d’alimentation. D’ailleurs, ces sentiers sont facilement observables en hiver avec les traces laissées dans la neige. Il demeure caché sous les branches basses, des arbres tombés ou des débris de coupe toute la longueur de la journée. Il tolère la présence de ses congénères bien que des affrontements surviennent surtout en période de tur.

Il peut faire des bonds jusqu’à 3 mètres et atteindre une vitesse de 45 km/h.

Le Lièvre d’Amérique est chassé pour sa fourrure. Il est aussi chassé pour sa chair. Son statut est considéré comme étant de préoccupation mineure par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

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Le Lynx dans les Vosges

Posté par othoharmonie le 10 août 2012

Animal complètement méconnu, contrairement au loup et à l’ours, le lynx est longtemps demeuré ignoré par les populations et ne laisse aucune trace dans le folklore local. Seule la toponymie des lieux témoigne de sa présence. Pourtant, avant d’être exterminée vers la fin du XVIIe siècle, l’espèce était répandue au moyen-âge dans nos montagnes comme dans nos forêts de plaine.

 Le Lynx dans les Vosges dans LYNXLe lynx a été réintroduit dans le Massif vosgien en 1983. Seul programme officiel autorisé par l’Etat afin d’établir un second noyau de population proche du Massif jurassien, où le lynx est présent suite aux lâchers effectués en suisse dans les années 1970. Entre 1983 et 1993, neuf femelles de douze mâles ont été lâchés, mais seule, une dizaine d’animaux survivent. Quatre femelles et six mâles fondent alors, la population actuelle. 

Le lynx, félin de grande taille, mesure de 80 à 110 cm de longueur, 50 à 70 cm de hauteur, pour un poids de 18 à 25 kg. Son pelage est roux, fauve à brun gris avec des mouchetures noires. Des longs pinceaux de poils prolongent les extrémités des oreilles. Sa queue est très courte et il possède une allure élancée, haut perché sur des membres particulièrement longs et robustes.

L’espèce vit dans nos vallées boisées, pourvu qu’elle y trouve la quiétude et de quoi se nourrir. Le lynx est un animal solitaire et ne tolère aucun congénère adulte du même sexe sur son territoire. Selon les individus, un lynx adulte occupe un domaine vital dont la superficie varie entre 150 à 450 km².  Il peut parcourir des distances de 10 à plus de 20 km au cours d’une nuit.

220px-Lynxes_at_Skansen dans LYNXC’est sur ce vaste territoire, que le félin capture ses proies. Il tue lui même les proies qu’il consomme. L’essentiel de son régime alimentaire est constitué d’ongulés de taille moyenne, principalement le chevreuil et le chamois. D’autres espèces comme le lièvre, les petits carnivores (renards, chat sauvages ou domestiques…) les rongeurs et les oiseaux complètent ce menu. Les proies de grande taille sont constituées de biches adultes ou jeunes cerfs (daguets). La prédation sur le sanglier est quasi inexistante. Le lynx attaque également les animaux domestiques, moutons et chèvres.

Aujourd’hui, plus de vingt ans après les premiers lâchers, le lynx occupe dans le Massif vosgien, une superficie égale à 3627 km². L’espèce est présente dans le Massif vosgien depuis les contreforts Francs-Comtois jusqu’à Saverne. D’est en Ouest, cette aire s’étend depuis le piémont alsacien jusqu’aux premiers massifs forestiers montagneux du versant lorrain. Dans les Vosges du Nord le présence de l’espèce est plus sporadique.

Le félin a trouvé des conditions favorables, liées à la présence d’ongulés sauvages et de forêts suffisamment denses. Toutefois, le développement de la population est particulièrement lent et semble lié à l’effectif faible de lynx fondateurs réintroduits sur une trop longue durée. L’isolement géographique de la population Vosgienne, le braconnage,  limitent également l’extension de l’espèce.

Alain Laurent. Réseau Lynx ONCFS 

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Le Lynx, on en parle

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012


Il existe quatre sous-espèces de lynx dans le monde :

• Sur le continent américain, le lynx du Canada (F.l. canadensis) et le lynx roux ou Bobcat (F.l. rufus)

• Sur le continent eurasiatique, le lynx Boréal (F.l. lynx) et le lynx d’Espagne ou lynx pardelle (F.l. pardinus).

Le nom du Lynx vient de l’Antiquité grecque : Lyncée était le pilote de l’Argos, navire de Jason lorsqu’il partit en quête de la Toison d’Or. Lyncée avait une vue supra-normale lui permettant de voir sous terre, « Lyncaeus » signifiant « à la vue perçante ».

Le Lynx, on en parle dans LYNX 250px-Linces11-231x300

Ainsi, un dicton indien dit :

« Si tu laisses tomber dans la grande prairie une brindille, le daim l’entend, le lynx la voit et l’ours la sent ! »

En réalité, la vision du lynx n’est pas meilleure que celle d’un autre félin. Le célèbre « œil de lynx » viendrait donc d’une confusion avec la mythologie. Par contre, sa vue adaptée à la vie nocturne (contractée, sa pupille est ronde, à la différence de celle du chat), son ouïe excellente, et, ses pattes poilues et élargies qui rendent sa marche particulièrement silencieuse en font un hôte discret des forêts.

Le dernier bilan de l’ONCFS (période triennale 2002-2004) conclut que l’aire de distribution de l’espèce (F.l. lynx) continue globalement d’augmenter, avec cependant des différences de cinétique relative selon les massifs. L’ordre de grandeur supposé des effectifs par massifs (massif vosgien : 30 à 40 ; massif jurassien : 85 à 100 ; massif alpin : 20 à 40), conjugué à cette croissance positive, suggère un état de conservation plutôt favorable, même si le statut des Alpes et des Vosges reste moins conforté que celui du Jura …

[D’après l’article de E. Marboutin, C. Duchamps, M. Catusse Réseau Lynx – Loup,CNERA PAD, ONCFS]

 4 sous-espèces différentes du Lynx :

Le lynx du Canada  

Le lynx roux  

Le lynx d’Eurasie  

 Le lynx d’Espagne  

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Le Lynx roux

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Le Lynx roux dans LYNX 220px-Linces10-210x300Le Lynx roux aussi appelé Lynx bai, Chat sauvage en français du Canada, Chat tigré en français cadien et Bobcat en anglais est un félin du genre Lynx qui vit en Amérique du Nord. Avec douze sous-espèces reconnues, ses populations s’étalent entre le sud du Canada et le nord du Mexique, en englobant la majeure partie des États-Unis. Ce prédateur occupe une vaste gamme d’habitats, depuis les zones boisées jusqu’aux régions semi-désertiques, incluant les zones urbaines et les environnements marécageux.

Le Lynx roux ressemble aux trois autres espèces du genre Lynx, avec des oreilles couronnées d’un plumet de poils noirs, une queue courte et une démarche chaloupée en raison de ses pattes postérieures très longues. Il a toutefois des barres noires distinctives sur ses pattes antérieures et une courte queue au bout noir. Il mesure en moyenne 90 cm de la tête à la queue, pour 50 cm à l’épaule. Son poids varie de 6 à 13 kilogrammes.

Bien que le Lynx roux préfère les lapins et les lièvres, il est un chasseur opportuniste qui peut s’attaquer aussi bien aux insectes qu’aux petits rongeurs ou aux daims. Le type de proies dépend de leur abondance, de l’habitat, de la localisation et des saisons. Comme la plupart des félins, le Lynx roux est territorial et principalement solitaire, bien qu’il y ait des chevauchements entre territoires. Il emploie plusieurs méthodes pour délimiter son territoire, dont les marques de griffes et les dépôts d’urine ou d’excréments. Le Lynx roux se reproduit en hiver et au printemps et a une période de gestation d’environ deux mois.

Chassé par l’homme, à la fois pour le sport et sa fourrure, sa population est cependant stable. Cet « insaisissable » prédateur caractéristique des États-Unis apparaît dans la mythologie des Nord-Amérindiens et le folklore des colons européens.

La fourrure du Lynx roux est courte, douce et dense, de teintes variées. Le dos va du gris clair au brun rougeâtre, plus sombre au milieu. En général, les lèvres, le menton, l’intérieur des membres et le ventre sont de couleur crème. La robe peut être marquée de taches noires ou brun foncé, ou de raies. L’arrière des oreilles est noir avec une tache blanche bien visible. De plus, les oreilles sont couronnées par une touffe de poils noirs, comme pour tous les lynx. La queue est courte, blanche sur la partie inférieure, marquée d’une large bande noire sur le dessus de l’extrémité et de plusieurs raies sombres.

Les Lynx roux des régions désertiques possèdent les robes les plus claires tandis que les populations du Nord, vivant en forêt, sont plus sombres. Les jeunes naissent avec une fourrure tachetée. Quelques spécimens mélaniques ont été aperçus et capturés en Floride : leur robe noire laisse apparaître les taches. Il existe également des individus albinos.

Fichier:Lynx lynx 1 (Martin Mecnarowski).jpgLes traces du Lynx roux montrent quatre orteils sans trace de griffes en raison de leur rétractilité. L’empreinte, aussi longue que large, peut mesurer de deux à huit centimètres et la moyenne est à 4,5 cm. Quand il marche ou trotte, les empreintes sont espacées de 20 à 46 cm, mais lorsqu’il court, le Lynx roux peut faire de grandes enjambées de un à trois mètres.

Comme tous les félins, les traces des pattes avant tombent exactement au-dessus des traces des pattes arrière. Les traces du Lynx roux peuvent être distinguées de celles du chat haret ou du chat domestique grâce à leur grosseur : le chat domestique a des empreintes de 10 cm2 tandis que celles du Lynx roux atteignent les 13 cm2.

L’hybridation entre le Lynx roux et le Lynx du Canada existe : aux États-Unis, on appelle le résultat d’un tel croisement un « Blynx » ou un « Lynxcat », contraction du terme « Bobcat » désignant le Lynx roux et « Lynx » désignant le Lynx du Canada. En 2004, des études génétiques menées sur ces deux espèces ont confirmé que trois spécimens sauvages du Minnesota à l’origine ambiguë étaient issus de l’hybridation. L’ensemble des hybrides étudiés avait un Lynx du Canada pour mère. Les signalements d’hybrides sauvages sont, pour l’instant, confinés au sud de l’aire de répartition du Lynx du Canada. Les pattes des hybrides sont en général plus larges que celles du Lynx roux, mais moins que celles du Lynx du Canada. Leur robe et la longueur des plumets de leurs oreilles sont plus proches de celles du Lynx roux. Un cas de Blynx femelle féconde a été signalé en 2008.

Des hybridations en captivité avec l’ocelot ont été signalées. Une légende, probablement colportée par la créatrice de la race dans les années 1980 aux États-Unis, veut également que le pixie-bob soit une race de chat issue du croisement naturel entre un Lynx roux et un chat domestique 

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Attitude du Lynx

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Attitude du Lynx dans LYNX Linces19-300x219Bien que le Lynx roux soit un des félins les plus étudiés, il demeure assez méconnu du grand public, et notamment des habitants d’Amérique du Nord alors qu’il s’agit du félin sauvage le plus répandu sur ce continent. Un sondage mené sur plusieurs groupes de visiteurs du Cumberland Island National Seashore en Géorgie, où le Lynx a été réintroduit, a permis d’évaluer leurs attitudes et leurs connaissances à propos du Lynx roux. Les personnes sondées étaient en moyenne favorables à la réintroduction du Lynx roux, mais les chasseurs de cerfs de Virginie étaient défavorables. L’évaluation des connaissances sur le Lynx roux a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

Commerces des peaux

220px-Bobcat_fur-skins dans LYNXLe Lynx roux est depuis longtemps chassé et piégé pour le sport et pour sa fourrure. Jusqu’au début des années 1970, la peau de Lynx roux se vend autour de 5 $. Le passage de l’Endangered Species Act (ESA) en 1973, qui interdit l’importation de fourrure d’animaux menacés aux États-Unis, et la création de la CITES en 1975, qui interdit le commerce international de nombreux félins, provoquent une hausse des prix sans précédent. De 1970 à 1977, le prix des fourrures passe de 10 $ à 150 $, les plus belles peaux pouvant atteindre 250 $, et le nombre de Lynx roux chassés se multiplie par huit. Les prix s’effondrent suite au lundi noir d’octobre 1987. Dans les années 1990, les prix ont à nouveau baissé.

La peau de Lynx roux est la plus vendue de celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

Le Lynx roux a inspiré certains noms de lieu aux États-Unis. Par exemple, Lynx Creek près de Prescott en Arizona a été nommée ainsi par un membre de l’expédition de Joe Walker dans les montagnes de Bradshaw où un Lynx roux l’avait attaqué. Le nom des montagnes Catskill viendrait du mot allemand « kaatskill » qui signifie « crique du chat sauvage », le « chat sauvage » désignant un Lynx roux.

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Protection du Lynx

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2012


Protection du Lynx dans LYNX Lynx_lynx_cub_200507091-300x199

Le Lynx roux est listé en Annexe II de la CITES, ce qui signifie qu’il n’est pas considéré comme en voie d’extinction, mais que sa chasse et son commerce doivent être réglementés. Les populations sont régulées dans les trois pays de son aire de répartition ; on le trouve dans de nombreuses aires protégées des États-Unis. L’U.S. Fish and Wildlife Service estime le nombre de Lynx roux entre 700 000 et 1 500 000 aux États-Unis en 1988, avec un accroissement de la densité de population et de son aire de répartition durant les années précédentes. Pour cette raison, les États-Unis ont lancé une demande de retrait du Lynx roux de l’appendice II à la CITES, mais celle-ci fut refusée. Les populations du Canada et du Mexique restent stables et saines. Le Lynx roux est classé comme en préoccupation mineure (LC) par l’UICN.

L’espèce est considérée comme en danger dans l’Ohio, l’Indiana et le New Jersey. Il a été retiré de la liste des espèces menacées dans l’Illinois en 1999 et dans l’Iowa en 2003. En Pennsylvanie, le piégeage et la chasse limités sont à nouveau autorisés après avoir été interdits de 1970 à 1999. Les populations de Lynx roux ont décliné au New Jersey durant le XIXe siècle, principalement à cause du développement commercial et agricole qui a fragmenté son habitat. En 1972, le Lynx roux est légalement protégé, et a été listé comme en danger dans cet État en 1991. Des réintroductions ont été conduites en 1990 dans l’île de Cumberland en Géorgie et en 1994 dans le New Jersey.

 dans LYNXAu Canada, le Lynx roux n’est pas considéré comme une espèce en danger, toutefois des mesures de protection internes aux provinces peuvent être mises en place : le Québec interdit ainsi la chasse et le piégeage du Lynx roux depuis 1991.

La sous-espèce du Mexique Lynx rufus escuinipae a été considérée comme en danger par l’U.S. Fish and Wildlife Service mais a été retirée de la liste des espèce en danger en 2005.

Présence dans les zoos

Le Lynx roux ne fait l’objet d’aucun programme d’élevage en captivité, ni d’un studbook en Europe et aux États-Unis. Sa population captive est évaluée à 245 individus en 2009 selon ISIS, les différentes sous-espèces étant très peu représentées.

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Morphologie et caractère du Lynx

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2012

 

Les lynx ont un physique très reconnaissable parmi les félins, et peuvent difficilement être confondus avec les membres d’un autre genre, hormis peut-être le Caracal. Le corps est caractérisé par une démarche chaloupée du fait de leurs membres postérieurs très développés, ce qui est une particularité du genre, les félins ayant plutôt la partie antérieure du corps plus puissante. Les jambes sont longues et les pattes volumineuses en comparaison du reste du corps ; il s’agit d’une adaptation au déplacement dans la neige : les longues pattes permettent de se dégager plus facilement dans un épais manteau neigeux et les pieds très larges agissent comme des raquettes afin de ne pas s’enfoncer dans la neige. De plus, les coussinets très larges ont pour effet d’étouffer le bruit des pas et d’assurer une démarche totalement silencieuse. Les lynx exercent une pression très faible sur le sol, même en comparaison avec d’autres carnivores : ainsi le Lynx boréal exerce une pression sur le sol trois fois plus faible que celle du Chat sauvage  et on estime ce ratio entre 4,1 et 8,8 pour le Lynx du Canada et le Coyote (Canis latrans). L’empreinte des lynx, aussi longue que large, ressemble à celle du chat domestique, la piste est quasiment rectiligne, surtout lorsqu’ils avancent au pas.

La queue est courte, comme tronquée et se termine en manchon ; elle mesure à peine 20 à 25 cm de long. La taille totale varie selon les espèces, mais reste dans les mêmes proportions : seul le Lynx boréal se différencie cependant par son gabarit pouvant être deux fois plus élevé que celui des autres espèces. Le dimorphisme sexuel est important : les mâles sont en moyenne un quart plus gros que les femelles.

Morphologie et caractère du Lynx dans LYNX

La quantité de taches et la couleur de la robe des lynx varient selon les espèces et la latitude. Quatre types de robes sont reconnus : tacheté, rayé, uni et à rosettes. Chaque individu a une disposition particulière des marques. Parmi les quatre espèces de lynx, le Lynx pardelle a une fourrure très tachetée, tandis que le Lynx du Canada a peu ou pas de taches, notamment parce que sa longue fourrure a tendance à atténuer les marques. Au nord, les robes des lynx sont plutôt de couleur grise tandis qu’au sud elles tendent vers le roux. En règle générale, les joues, le ventre, l’intérieur des pattes, le menton et le tour des yeux sont de couleur crème. Le Lynx du Canada et le Lynx boréal ont une fourrure particulièrement dense, notamment sur le dos où la concentration de poils atteint 9 000 poils/cm2 contre 4 600 sur le ventre ; on compte également de douze à treize poils de bourre pour un poil de jarre.

 

Taille et poids des différentes espèces du genre Lynx

Lynx boréal Lynx du Canada Lynx pardelle Lynx roux
Longueur 77 à 135 cm 85 à 114 cm 85 à 110 cm 76 à 124 cm
Hauteur au garrot 65 à 75 cm 60 à 65 cm 42 à 47 cm 45 à 68 cm
Poids 9 à 35 kg 8 à 14 kg 9 à 13 kg 6 à 13 kg
Barre de séparation

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Cycle de vie des Lynx

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2012

Le cycle de reproduction des lynx est soumis à de grandes variations. Ainsi, le cycle du Lynx du Canada est en étroite connexion avec celui du Lièvre à raquettes et sa population fluctue environ tous les dix ans. De même, les observations menées sur le Lynx boréal montrent que selon les années, seules 43 à 64 % des femelles donnent naissance à des jeunes.

Cycle de vie des Lynx dans LYNX Lynx_lynx_cub_20050709-300x199

La saison des amours se situe majoritairement à la fin de l’hiver. Après une parade amoureuse de plusieurs jours, le mâle retourne à ses occupations tandis que la femelle part en quête d’un gîte pour mettre bas après une gestation d’environ deux mois. Elle élève seule ses petits et leur apprend à chasser. Ils quitteront leur mère quelques semaines avant la naissance de la génération future. Ces subadultes chercheront un nouveau territoire : la dispersion est assez faible puisque les jeunes s’installent sur des territoires proches de ceux déjà occupés.

Statistique de la reproduction des différentes espèces du genre Lynx

Lynx boréal Lynx du Canada Lynx pardelle Lynx roux
Gestation 63 à 68 jours 63 à 70 jours 63 à 68 jours 50 à 70 jours
Taille de la portée 1 à 4 jeunes 1 à 8 jeunes 1 à 5 jeunes 1 à 8 jeunes
Âge d’émancipation 10 mois 10 mois 7 à 10 mois 12 mois
Maturité sexuelle ♂ : 30 mois
♀ : 20 à 24 mois
♂ : 24 mois
♀ : 22 à 23 mois
♂ : 33 mois
♀ : 21 mois
♂ : 18 mois
♀ : 9 à 12 mois

Les lynx sont très peu vecteurs de la rage. Sur mille lynx de Slovaquie capturés ou tués sur dix ans, seuls 0,6 % étaient infectés par le virus rabique. De plus, les lynx ne développent pas la forme agressive de la maladie et ont tendance à faire diminuer les populations de renards (très sensibles à la rage) par pression de prédation. Cependant, les décès par maladie ne représentent qu’un quart des décès totaux. Les trois-quarts des décès des adultes sont dus à l’activité humaine, soit par une pression de chasse et/ou de braconnage, soit par le trafic routier. Pour les jeunes, c’est avant tout la famine et les maladies parasitaires qui déciment les populations (80 % des jeunes n’atteignent pas l’âge de procréer chez le Lynx boréal). Les lynx ont assez peu de prédateurs naturels en dehors de l’Homme. Selon les espèces, ours, loups, pumas et gloutons peuvent attaquer et tuer un lynx. La longévité est d’une quinzaine d’années dans la nature et d’environ trente ans en captivité.

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Le renard roux

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2012

 

Illustration d’un Lynx de l’Histoire naturelle générale et particulière avec la description du cabinet du roy.Le renard roux (nom scientifique Vulpes vulpes, mot latin vulpinus), ou renard commun, est l’espèce de renard la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. C’est un mammifèrecarnivore au museau pointu, aux oreilles droites et à la queue touffue (souvent roux et blanc). Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits.

 L’homme le chasse pour sa fourrure, pour le plaisir et aussi parce que le renard est un des vecteurs de la rage et de l’échinococcose alvéolaire.

 Une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d’éradiquer la rage d’Europedel’Ouest.

 Le renard était encore chassé au Royaume-Uni, dans les chasses à courre jusqu’à la mi-septembre 2004, date à partir de laquelle cette pratique est interdite.

 Image of Vulpes vulpesLe mâle est un peu plus gros que la femelle. La taille varie quelque peu d’un individu à l’autre et selon les régions ; le mâle mesure environ 110 cm et pèse environ 6 kg. La femelle quant à elle mesure 5 cm de moins et pèse en moyenne 5,2 kg. Sa queue est touffue et presque aussi longue que son corps. Il a deux petites pattes fines pour se déplacer silencieusement quand il chasse. Il a un museau long et pointu et deux grandes oreilles dressées. Il possède 42 dents dures et aiguisées car il a une solide couche d’émail qui se renouvelle chaque année de sa vie. « Ses yeux marron orangé sont fendus d’une pupille verticale typique. Éclairés par une lampe électrique, ils paraissent bleus ou blancs, et rougeâtres selon certains angles ».

Le renard roux doit son nom à la couleur de sa robe mais, lors des saisons estivales, il tend à perdre un peu de l’éclat roux et peut même devenir presque noir.

 Le renard roux s’adapte à toutes sortes d’habitat et il s’approche volontiers des secteurs habités. Il vit aussi bien dans les champs à proximité des forêts que dans une forêt plus dense ; on le retrouve aussi près des marais entourés de buissons. Son territoire se limite habituellement à environ 9 km de diamètre. Il se nourrit de glands, de lapins et de campagnols.

 Le renard roux symbolise depuis longtemps la ruse et l’habileté : de fait il agit avec perspicacité, pouvant revenir par exemple sur ses propres traces s’il est chassé par une meute de chiens. Mais à l’inverse, il peut se montrer très imprudent en passant sans s’arrêter devant des cachettes sûres.

 Malgré sa petite taille, le renard peut courir vite et atteindre une vitesse maximum de 38 km/h.

 

 

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