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Le Lynx des cavernes

Posté par othoharmonie le 9 août 2012

 

Le Lynx des cavernes dans LYNX 320px-Lynx_lynx_%28Kerkrade_Zoo%29_01Le Lynx des cavernes (Lynx spelaea) est une espèce fossile de Lynx dont des traces ont été retrouvées au Paléolithique et au Mésolithique.

Le Lynx des cavernes, Lynx pardinus speleus ou Lynx spelea, possède des caractéristiques intermédiaires entre le Lynx boréal (Lynx lynx) et le Lynx pardelle (Lynx pardinus). Il est possible que le Lynx d’Issoire ait évolué vers le Lynx des cavernes, qui par la suite a évolué vers le Lynx pardelle.

Des traces du Lynx des cavernes ont été retrouvées dans les grottes de l’Observatoire à Monaco et de Grimaldi en Italie. En France, les recherches archéologiques ont mis au jour des fossiles en Dordogne, dans le Lot, dans l’Aveyron, dans l’Hérault, le Gard, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Orientales et les Alpes maritimes

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Un Lynx comme les autres

Posté par othoharmonie le 9 août 2012


Les lynx sont capables de voir en dormant
Un Lynx comme les autres dans LYNX 220px-Bobcat_lynx_rufusLynchée, l’argonaute, est l’éponyme du lynx car comme lui, il avait un discernement si subtil qu’il voyait jusqu’aux enfers. Ne dit-on pas qu’un prince a des yeux de lynx, lorsqu’il est si pénétrant dans les affaires, et qu’il a de si bons espions, qu’il découvre tous les secrets de ses ennemis et tout ce qui se passe dans ses états.

Au 18e siècle la question se pose encore parmi la communauté scientifique. Les modernes le croient fabuleux puisqu’il a la faculté de voir au travers des murailles. Mais un nommé Jonston prétend qu’il est bien réel puisqu’il n’est autre que le loup-cervier. Saliger précise même qu’il s’agit du mâle de cette espèce.

Nous sommes lynx envers nos pareils et taupe envers nous-mêmes. C’est la même histoire que la paille et la poutre dans l’oeil, nous voyons les plus faibles défauts des autres, mais nous ne voulons pas voir nos propres imperfections.

Le lynx est un animal comme les autres ou presque…

Gaston Phébus dit que « les uns l’appellent lous-cerviers, les autres chatz-lous ». Il ajoute « le lou-cervier se différencie du chat forestier par sa taille et par les taches qui ornent son pelage » et hasarde « les poils qui forment des toupets à l’extrémité des oreilles serviraient à sentir la direction du vent ».

Dans le Sud-ouest de la France du 15e siècle, où Gaston comte de Foix avait ses terrains de chasses, les chats forestiers, felis silvestris, et les lynx étaient encore nombreux. Un gros chat, peut avec un poids de plus de 10 kg, ressembler à un jeune lynx, il n’était donc pas rare alors que les deux animaux soient confondus.

Depuis le Moyen Age il disparait peu à peu de notre territoire. Éliminé de l’Ile-de-France dés le 16e siècle, il se réfugie dans les zones montagneuses.

Dans les Hautes-Alpes il est demeuré commun jusqu’en 1870. Le dernier lynx des Alpes française a été vu guettant des marmottes en 1913 au dessus de Saint-Paul d’Ubaye par un garde forestier.

Le dernier lynx du Centre de la France fut tué à Génolhac-Lozère en 1875 ; Dans les Pyrénées, deux lynx, on ne sait pas s’il s’agit du lynx pardelle espagnol ou du lynx européen, furent tués sur le Canigou en 1917.

Après de multiples programmes de sauvegarde et de réintroduction dans l’ensemble de L’Europe, il est à nouveau bien présent dans le Jura et les Vosges. Mais avec un tableau de chasse d’au moins un chevreuil ou un chamois par semaine, agrémenté ça et là d’un mouton ou d’une chèvre, le retour de l’animal fabuleux ne fait pas toujours l’unanimité chez les éleveurs et les chasseurs oublieux souvent qu’il les « débarrasse » aussi souvent des renards et des martres.

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Lynx dans les Pyrénées

Posté par othoharmonie le 6 août 2012

 

La problématique du lynx dans les Pyrénées est intéressante et remarquable puisqu’elle repose sur deux incertitudes :

  • d’abord, la question fondamentale est de savoir si le lynx est toujours présent dans le massif ? En effet, malgré l’absence d’indices intangibles (cadavres, photos, crottes génétiquement attribuées au lynx) depuis des décennies, certains naturalistes pensent que le lynx hante toujours les forêts pyrénéennes.
  • ensuite, la seconde incertitude est liée à l’espèce peuplant ou ayant peuplé les Pyrénées : s’agit-il du lynx boréal (Lynx lynx) ? S’agit-il du lynx pardelle (Lynx pardinus) ? Est-ce les deux espèces ?

Lynx dans les Pyrénées dans LYNX 320px-MP-lynx_canadensis_3Aucun musée français n’a conservé de dépouilles de lynx pyrénéens. Il est donc très difficile de trouver des spécimens provenant des Pyrénées. Les hypothèses, actuellement avancées sur l’identité des lynx ayant peuplé les Pyrénées, reposent donc sur les descriptions rapportées par des temoins tiers et sur la découverte de restes osseux.

Lavauden (Inspecteur des Eaux et Forêts, 1930) explique dans un ouvrage fort bien documenté sur l’histoire naturelle du lynx, ce qui lui a laissé penser que des lynx pardelles peuplent les Pyrénées :

 » … C’est à Magné de Marolles qu’il faut demander la seule précision que nous ayons sur ce sujet. Cet auteur cite une lettre de M. Agieu lui disant, après examen renouvelé, que la peau d’un lynx tué aux environs de Saint Gaudens, en 1787 était d’un vrai fauve, tacheté d’un beau noir par-dessus tout le corps, même par les jambes, non à bandes suivies mais à petites mouches, et que le ventre est d’un gris bleu, c’est à dire le bout du poil blanc, et la bourre qui est à la racine d’un gris foncé. Cette description, très explicite, ne peut s’appliquer qu’au Lynx pardella. Par contre, les deux échantillons qui furent tués en 1917, au Canigou, auraient appartenu à l’espèce de l’Europe centrale, d’après la description, également très claire, qui fut faite à notre collège M. Salvat par une personne ayant vu les deux animaux. Ceux-ci n’avaient de mouchetures qu’aux pattes « .

Lavauden fait donc reposer sa présomption sur la présence de mouchetures aux pattes. Cependant, on sait maintenant que la description du lynx tué en 1787 peut parfaitement correspondre au lynx boréal. Ainsi, cette information, bien documentée, ne peut être considérée comme une preuve de la présence du lynx pardelle dans les Pyrénées. Justement, en conclusion de son ouvrage, L. Lavauden fait part de sa prudence : « souhaitons surtout que les prochaines captures soient examinées par un naturaliste compétent, qui puisse enfin décider sur pièces, autrement que par des conjectures (toujours peu satisfaisantes pour l’esprit, quelle que soit leur vraisemblance), si le Lynx des Pyrénées appartient ou non à l’espèce espagnole« . Malheureusement, il n’y eut plus d’animaux capturés dans les Pyrénées après le travail de Lavauden, seulement des suspicions de captures (voir plus bas).

Néanmoins, des restes osseux découverts dans des gouffres pyrénéens furent examinés. Provenant d’époques diverses, allant de l’époque actuelle au Würm ancien, tous ont été attribués à Lynx lynx. (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France - Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

Mais, Luc Chazel (naturaliste, membre du Groupe Lynx Eurasie) indique, à propos du statut taxonomique du lynx pyrénéen, que le matériel fossile du versant français des Pyrénées se compose largement de restes attribuables à Lynx lynx, bien que Lynx pardinus ne soit pas absent. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

La seule donnée récente sur la présence du lynx ibérique en France reste la possession d’un lynx pardelle naturalisé par un particulier vivant dans la région paloise (Pyrénées-Atlantiques). Le propriétaire affirme que ce lynx a été piégé dans les Pyrénées aragonaises en 1973.

Pour l’instant, le mystère sur l’espèce peuplant ou ayant peuplé les Pyrénées reste donc entier…

Sources :

  • Réponse du FIEP – Groupe Ours Pyrénées à un courrier envoyé, datant du 27/08/2001.
  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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Capture de Lynx en Pyrénées

Posté par othoharmonie le 6 août 2012



D‘après un essai sur l’histoire naturelle du Lynx, réalisé par Lavauden en 1930, la dernière capture de lynx dans le massif pyrénéen fut celle de deux lynx boréaux, en 1917, dans le massif du Canigou (Pyrénées-Orientales). Cependant, même si L. Lavauden propose l’année 1917 comme celle de dernière capture du lynx dans le massif, il pense néanmoins qu’ « il est assez vraisemblable que le Lynx persiste encore dans les Pyrénées sur trois points : près d’Urdos, sur la rive gauche du gave d’Aspe [Pyrénées-Atlantiques], dans le massif du Néouvielle [Hautes-Pyrénées] et dans le Capcir [Pyrénées-Orientales] » (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

Capture de Lynx en Pyrénées dans LYNX 220px-Mani%C3%A8re_de_prendre_le_loup-cervier_au_LabradorAinsi, depuis cette capture et jusqu’à aujourd’hui, des données plus ou moins fiables et sérieuses, toujours invérifées par l’organisme compétent (ONCFS), ont été récoltées dans les Pyrénées.

Essayons d’en savoir un peu plus sur les différentes rumeurs de présence dans trois zones du massif

  • Pyrénées occidentales (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées)

Jusque dans les années 1940, le lynx est présent de manière certaine dans les Pyrénées Occidentales, notamment le Haut-Béarn.

Selon Couturier (1954), le chasseur Toussain Saint-Martin aurait capturé 4 animaux entre 1900 et 1936 en vallée d’Ossau (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Selon Luc Chazel, ce chasseur tenta une nouvelle capture 6 ans plus tard mais sans succès, preuve qu’il croyait à la présence du lynx en 1942 (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Mais à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les indices se font beaucoup plus rares et ne peuvent plus être confirmés. Voici les dernières informations recueillies en Pyrénées Occidentales (Béarn essentiellement), par différents naturalistes et scientifiques (du Muséum d’Histoire Naturelle notamment).

  • Selon De Beaufort (Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, 1968), il y aurait eu une capture en 1957. (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Chazel abonde dans le même sens, relatant le tir d’un lynx en haute vallée d’Ossau, au Lurien, en 1957. Malheureusement, cette donnée restera invérifiée. Toujours selon Chazel, le lynx existait à cette époque pour Pierre Fourcade, garde-chasse fédéral de la Réserve de Chasse du Pic Midi d’Ossau … (Sources : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991 et Luc Chazel, « Notes sur la survivance du lynx dans les Pyrénées françaises », Mammalia, t.53, n°3, 1989).
  • 5 ans plus tard, Chazel annonce la découverte d’un squelette de félin près du Col d’Aran, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau. De Beaufort l’identifie comme étant « Lynx lynx » (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • De Beaufort (1968) indique une dernière capture, en 1963, en vallée d’Ossau. Cette donnée restera invérifiée (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998)
  • 200px-Canadian_lynx_by_Keith_Williams dans LYNXDes traces, relevées dans la neige et photographiées en vallée d’Ossau par Navarre en 1967, ont été attribuées à un lynx par le professeur De Beaufort. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • En 1976, M. Navarre (1976) photographie de nouvelles empreintes dans le vallon de Gey (vallée d’Aspe), suivies de l’observation d’un animal de la taille d’un chien Labrit (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • Un crotte, trouvée en 1981 par un scientifique, aurait été analysée par un autre scientifique dans le cadre de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).
  • Le dernier indice pouvant être qualifié de « sérieux » fut une crotte trouvée en 1984 en Béarn par Chaumeil (Muséum d’Histoire Naturelle). Malheureusement, on ne s’est basé que sur l’observation de cet indice, sans effectuer d’analyses génétiques. (Source : Réponse du FIEP reçue le 27/08/2001).
  • En 1985, Yves Salingue, naturaliste pyrénéen passionné de l’ours, déclare avoir observé un lynx dans un vallon sauvage de la haute vallée d’Aspe, comme on peut le lire dans son livre Artza Roi Sauvage (Source : Yves Salingue, com. pers., 25/01/2004 et Artza Roi Sauvage).

Selon Luc Chazel, à partir de 1976, il sera décidé une étude détaillée du lynx dans cette partie du massif des Pyrénées. Commencée en 1980, l’enquête aurait mis en évidence la présence d’un noyau de population dans les Pyrénées occidentales, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau, le cirque de Lescun et les montagnes le long de la frontière franco-espagnole jusqu’à la forêt d’Iraty.

Selon le Parc National des Pyrénées, les derniers indices sûrs de la présence du lynx en Pyrénées occidentales datent de 1982. Il indique également qu’en 30 ans, 120 témoignages d’observations de lynx ont été vérifiés mais qu’aucun n’était concluant et que les vérifications par piste sur neige n’ont jamais rien donné. (Source : Réponses du Parc National des Pyrénées sur le forum du site internet du Parc National des Pyrénées). Maintenant encore, le Parc national reçoit des témoignages (traces et observations visuelles essentiellement) chaque année, toujours vérifiés mais jamais validés (4 en 2005 par exemple). Par ailleurs une trace en vallée d’Ossau datant de l’hiver 2005/2006 reste à vérifier. (Source : Rapport d’Activité 2005 du Parc National des Pyrénées).

Cette analyse sur l’absence de lynx depuis plus de 20 ans recoupe les données des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle, qui n’ont plus relevé d’indices sérieux à partir du milieu des années 1980. Même Luc Chazel, fervent « défenseur » de la présence du lynx dans les Pyrénées, indique qu’il n’y a plus d’indices de présence du lynx dans cette zone depuis 1985 et que l’espèce doit avoir disparu, ce qui corrobore les informations du Parc National et des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

On peut donc dire que le lynx se serait éteint des Pyrénées occidentales, du Béarn notamment (hautes vallées d’Aspe et d’Ossau), vers le milieu des années 1980. Pour finir sur cette partie des Pyrénées, cette hypothèse semble confirmée par le fait que la zone est depuis cette date très bien prospectée par les naturalistes et scientifiques du Réseau Ours Brun, qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

  • Pyrénées centrales (Haute-Garonne, Ariège)

D‘après Luc Chazel, il a été mis en évidence une seconde population de lynx, dans les Pyrénées centrales cette fois, au sud de Saint-Girons, en Ariège. Toujours selon cet auteur, à partir de 1987-1988, il y aurait eu une extension du noyau vers l’ouest, dans le département de la Haute-Garonne.

Il affirme même avoir établi le déplacement de deux femelles pendant toute une année sur 10000 ha chacune et d’un mâle sur 18 à 23000 ha (!?!)

(Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Cependant, hormis les indications de Chazel, rien ne permet de confirmer l’existence d’un noyau de population de lynx à l’heure actuelle. Aucun cadavre n’a été retrouvé, aucun indice ni observation sérieuse n’est parvenu à l’ONCFS. Par ailleurs, le lynx n’a jamais été observé et ses signes de présence jamais relevés par les naturalistes, chasseurs ou forestiers des Pyrénées centrales.

Enfin, il est important de noter que depuis 1996 et le début de la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées centrales, cette zone est bien prospectée par le Réseau Ours Brun et l’Equipe Technique Ours qui, comme dans les Pyrénées occidentales, n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

On peut donc affirmer que le lynx n’est plus présent dans les Pyrénées centrales.

  • Pyrénées orientales (Haute-Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude)

 Lynx du Canada (Lynx canadensis)Si des lynx survivent encore dans les Pyrénées à l’heure actuelle, il est fortement probable qu’ils se localisent dans des secteurs sauvages de la partie orientale de la chaîne (entre Pyrénées-Orientales, Aude et Ariège).

C’est en 1984 que Luc Chazel aurait identifié ce noyau pour la première fois. Il s’étendrait des limites avec le département de l’Ariège (massif du Carlit), jusqu’au massif du Canigou, en passant par le massif du Madrès-Coronat (entre les régions du Capcir et Conflent) et les montagnes frontalières avec l’Espagne (Source : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A cette date (1985), devant les nombreuses suspicions de présence du lynx dans les Pyrénées (notamment sa partie orientale) et de nombreuses autres observations invérifiées car émanant de personnes tiers, le Ministère de l’Environnement confia une étude sur cet animal à Luc Chazel, alors Conservateur de la Réserve Naturelle de Jujols dans les Pyrénées-Orientales. Il mena alors un important travail de recherche d’indices et aurait conclu à la réalité de la présence du lynx dans les Pyrénées orientales. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).

De 1990 à 1994, Luc Chazel, Muriel Da Ros (Chargée d’étude sur les vertébrés à la RN de Jujols) et Jean-Pierre Pompidor ont été chargés de réaliser un inventaire des espèces de mammifères fréquentant les Réserves Naturelles de Nohèdes, Conat et Jujols, localisées dans le massif du Madrès-Coronat. Pendant ces 5 ans, sur 20.000 ha (limités au nord par le nord du massif du Madrès, à l’est par le col de Jau et la vallée de Castellane, à l’ouest par le nord-ouest et le sud-ouest du massif du Madrès et au sud par la vallée de Têt), plusieurs indices auraient été récoltés, parmi lesquels des crottes, des traces dans la neige ou la boue, quelques cadavres de brebis, de chèvres et d’isard, ainsi que quelques observations visuelles rapportées par des tierces personnes.

Au cours de cette étude, les trois scientifiques déclarent avoir relevé 3,69 indices de présence par an et recueillir 0,46 observation visuelle par an. C’est un signe que, si le lynx est présent sur la zone, il y était extrêmement rare. Enfin, toujours selon ces auteurs, il semble qu’au cours de cette étude, le lynx ait été également présent dans le massif du Canigou, qui n’a pas pu être prospecté.(Source de toutes ces infos : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A noter cependant que parmi tous ces témoignages, un seul a été envoyé au Réseau Lynx pour confirmation (photo de trace unique en mars 1990). Celui-ci a fait l’objet d’un diagnostic négatif mais a néanmoins été retenu par les auteurs, dans leur rapport paru dans la revue Cat News … (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

A titre personnel, je reçois régulièrement des informations de naturalistes des Pyrénées-Orientales, me signalant leurs données de présence du lynx. Il s’agit la plupart d’observations visuelles directes (notamment dans les phares de voiture sur des routes de montagne) ou de tierces personnes.

L’ONCFS et le Réseau Lynx nient la présence du lynx dans le massif puisqu’aucun indice fiable (cadavre, photographie d’un lynx, crotte…) ne leur est parvenu. En tout cas, si le lynx est toujours présent dans les Pyrénées orientales actuellement, il doit y être rarissime et donc forcément en danger de disparition à court terme.

Pour finir sur cette zone, avec le retour du loup dans les massifs du Madrès, du Carlit et du Canigou (c’est-à-dire les « fiefs » du lynx si l’on en croit certains naturalistes) depuis la fin des années 1990, il est impensable que la présence de lynx ne soit pas remarquée. En effet, avec la mise en place du Réseau Loup dans le département des Pyrénées-Orientales, des prospections permettant de recueillir de nombreuses données (pistes, crottes, poils, observations visuelles) sont régulièrement réalisées. Si des lynx sont présents, il y aura forcément des observations visuelles réalisées par des gardes ou membres de ce Réseau ou des identifications génétiques à partir de poils ou de crottes.

Sources :

  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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La présence actuelle du Lynx

Posté par othoharmonie le 5 août 2012


La présence actuelle du Lynx dans LYNX 220px-Linces10-210x300Pour les spécialistes de l’ONCFS et le Réseau Lynx, le lynx a disparu des Pyrénées dans les années 1940 (dates des dernières captures « fiables ») et n’est donc plus présent dans le massif depuis cette date. Pour cet organisme, il est impossible que des lynx vivent encore dans les Pyrénées, à l’heure actuelle, car :

  • aucun cadavre n’a été découvert depuis le début du siècle, alors que des dépouilles sont retrouvées de temps en temps, même dans les plus petites populations (dans les Alpes françaises, où aucune population fixe n’est établie, une dizaine de cadavres ont été collectés et vérifiés).
  • il y une absence de connaissance du lynx de la part des populations locales, même des chasseurs et des naturalistes qui pourtant connaissent parfaitement le massif et ses zones les plus sauvages.
  • enfin, la totalité du massif pyrénéen, versant français et espagnol, été comme hiver, est prospectée par les correspondants du Réseau Ours Brun qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

Mais malgré ces faits indéniables, plusieurs personnes, Luc Chazel en tête, pensent que le lynx hante toujours le massif pyrénéen. Chazel affirme même en 1989 qu’il existe 3 noyaux de population : un occidental, un central, un oriental. Pour expliquer le fait que le lynx soit considéré comme éteint du massif, il avance comme arguments :

  • son extrême rareté, qui l’a d’ailleurs conduit au bord de l’extinction entre 1900 et 1930. [Le cas des Alpes montre cependant que des cadavres sont retrouvés même dans des zones où le lynx est très rare et où aucune population n’est installée]
  • que les Pyrénées sont encore très sauvages, avec de nombreux massifs difficiles d’accès, beaucoup plus que les massifs vosgien, jurassien et alpin.
  • que le lynx s’est remarquablement intégré dans son écosystème en apprenant à survivre dans des zones éloignées et avec une capacité remarquable à passer inaperçu. [Le caractère « anthropophobe«  du lynx semble cependant être une légende]
  • le manque de scientifiques intéressés par le lynx, ce qui fait que les rares données ne sont donc pas collectées. [Les Pyrénées sont cependant, comme on l’a vu plus haut, « quadrillées » par les correspondants du Réseau Ours et il semble difficile que tous les indices de lynx leur échappent]

Plus de 50 ans après les dernières captures, la preuve de la survie du lynx dans les Pyrénées ne peut plus reposer sur des témoignages d’observations visuelles invérifiables, sur des crottes non analysées génétiquement ou des photographies de traces isolées.

On peut donc conclure qu’en l’état actuel des connaissances et malgré des rumeurs récurrentes sur la présence du lynx dans les Pyrénées, aucun élément sérieux ne nous permet actuellement d’affirmer que le félin soit toujours présent dans le massif.

Sources :

  • La Gazette des Grands Prédateurs n°7 (Février 2003) – Info.
  • La Voie du Loup n°12 (Juin 2002).
  • Réponse du FIEP – Groupe Ours Pyrénées
  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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Le Lynx Ibérique

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2012

 

Le lynx d’Espagne ou lynx ibérique (nom scientifique Lynx pardinus), ou lynx pardelle, est une espèce du genre Lynx.

Comme tous les lynx, la face du Lynx pardelle est ornée d’un collier de poils longs autour du cou avec des oreilles triangulaires surmontées d’une touffe de poils noirs. Il n’a que 28 dents au lieu des 30 habituelles chez les félins. La queue courte se termine par un manchon noir. Les jambes sont longues et les pieds volumineux en comparaison du reste du corps.

Le Lynx Ibérique dans LYNX 250px-Linces1-231x300Le Lynx pardelle a une robe beaucoup plus tachetée que celle des autres espèces du genre Lynx. Il se distingue du lynx commun par une queue plus courte que celle du Lynx boréal.

Le Lynx pardelle pèse en moyenne 9 à 13 kilogrammes, le mâle étant en général plus gros et plus grand que la femelle. La longueur totale est de 85 à 110 cm avec une queue entre 12 et 13 cm. La hauteur au garrot est de 42 à 47 cm.

Le Lynx pardelle est un excellent sauteur, grâce à ses membres postérieurs particulièrement adaptés au bond : à titre d’exemple, un lynx captif s’est évadé en sautant par-dessus une clôture électrifiée de quatre mètres.

C’est une espèce en situation critique à cause d’une population fragmentée et localement menacée. La plus grosse population, en Espagne, est notamment victime d’une régression de sa nourriture : lapin et petits mammifères qui ont pâti de l’épidémie de myxomatose et de l’extension de la culture industrielle de la fraise, en Europe principalement produite en Espagne depuis les années 1980 (330 000 t récoltées en 2006, dont un quart, soit 83 000 tonnes en 2006, exportées vers la France) ; Ces cultures très polluantes étaient en 2007-2008 selon WWF à 40 % illégales et empiètent sur plus de 100 ha dans le parc naturel national de Doñana.

En 2010, trois spécimens élevés en captivité sont morts d’une infection rénale chronique d’origine inconnue et plus d’un tiers des individus captifs présentent des symptômes de cette infection.

Sa forte ressemblance avec le lynx d’Eurasie mais aussi la probable cohabitation des deux espèces dans les Pyrénées dans le passé laisse les scientifiques perplexes. Le lynx d’Espagne est peut être une sous-espèce du lynx boréal. Ce dont on peut être sûr est qu’ils ont un ancêtre commun plus récent qu’avec les autres lynx. Les scientifiques travaillent sur ce sujet, surtout pour déterminer à quel point le lynx pardelle est menacé.

Selon l’UICN, le lynx ibérique est le mammifère le plus menacé à court terme dans le monde.
Face à cette menace, des projets de préservation, de renforcement, et de réintroduction de l’espèce ont été mis en place, notamment en Andalousie. La Commission européenne a soutenu ces projets grâce au programme LIFE (l’instrument financier pour l’environnement) piloté par la DG environnement. Ces projets visent à améliorer la population du lynx ibérique en Andalousie et à favoriser son expansion. Plusieurs types d’actions doivent alors être envisagés pour garantir le succès des projets, tels que la restauration de leur habitat, l’amélioration de la population de lapins pour leur assurer une alimentation viable, l’élimination des causes de mort non naturelles (comme les collisions routières), faciliter la liaison entre les populations isolées, et sensibiliser la population en améliorant leur perception du lynx. Cette liste n’est pas exhaustive.

Un projet de renforcement de population est également en cours en Andalousie. Ce projet est jumelé avec un programme d’élevage en captivité (conservation ex situ) des individus en vue de les réintroduire dans la vie sauvage ultérieurement. Un budget de plus de 25 millions d’euros a été débloqué pour ce projet. La contribution LIFE est à hauteur de 10 millions d’euros.

220px-Lince_Ib%C3%A9rico_Do%C3%B1ana dans LYNXUn programme d’élevage du Lynx pardelle a été décidé en urgence en juin 2003. Le parc national de Doñana met en place plusieurs systèmes permettant de fournir aux lynx sauvages de quoi se nourrir sans émousser leur instinct de chasseur : des lapins sont contenus dans des enclos spéciaux, difficiles d’accès et proposant de nombreuses cachettes. En parallèle, le centre de reproduction permet d’accroître rapidement la population : toutes les naissances devraient, à terme, être réintroduites.

En mars 2009, le lynx pardelle a été la figure récurrente d’une campagne d’affichage anti-avortement menée par le clergé espagnol. L’affiche montre un petit lynx estampillé « Lynx protégé », à côté un bébé qui implore « Et moi ? Protège ma vie ! ».

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Le Lynx et personnages de fictions

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

Le Lynx et personnages de fictions dans LYNX 110px-Coat_of_Arms_of_J%C4%93kabpils.svg

En héraldique, lynx et loup-cervier sont deux figures différentes. Le lynx est passant dans l’écu et tout comme le loup-cervier symboliserait la perspicacité. Le loup-cervier, représenté comme une panthère tachetée avec la queue d’un chat et la face d’un lynx, est très peu présent. Le lynx peut être représenté passant ou de front, et peut être confondu avec le loup bien qu’il ait le plus souvent la queue entre les jambes.

Le lynx est considéré comme un symbole de la Macédoine et est présent sur le côté pile de la pièce de 5 denars. Le lynx est choisi comme emblème par de nombreuses universités et équipes sportives d’Amérique du Nord, comme les Bobcats de Charlotte, ou les Lynx de Toronto.

Les lynx sont assez peu présents dans les œuvres de fiction. À la télévision, Bonkers D. Bobcat est un Lynx roux anthropomorphique créé par les studios Disney. Le Lynx roux Bubsy est un personnage de jeux vidéo ; une série de dessins animés consacrée au personnage a été produite, mais seul un épisode existe.

Au Moyen Âge, les griffes et les dents du Lynx boréal servaient d’amulettes et il était également chassé pour sa fourrure. La fourrure du Lynx du Canada est recherchée depuis le début de la colonisation du Canada par les Européens. Les trappeurs de la côte nord du Canada et les peuples autochtones mangent sa chair.

La peau de Lynx roux est la plus vendue parmi celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

220px-Lynx_de_Sib%C3%A9rie_Thoiry_1981 dans LYNXLes lynx ont profité du changement de mentalité de l’humain envers la nature et plus particulièrement envers les carnivores. 70 à 80 % des personnes des pays d’Europe de l’Ouest sont favorables au retour des lynx. Toutefois, les citadins, qui ont souvent une vision édulcorée du monde animal, sont bien plus favorables au retour du lynx que les habitants des milieux ruraux. Les principaux détracteurs des lynx sont les chasseurs, qui l’accusent de faire diminuer la population de gibier, et les éleveurs, préoccupés par les prélèvements sur leurs troupeaux. Pourtant, l’impact du lynx est considéré comme bénéfique au gibier et dans certains pays, les lynx tuent beaucoup moins que les chasseurs, comme en Suisse, où le Lynx boréal attaque 6 000 chevreuils et l’Homme plus de 40 000. De nombreux moyens ont été testés pour minimiser l’impact du lynx sur le bétail : les plus efficaces restent l’emploi du chien patou, le gardiennage et l’utilisation de clôtures. De plus, si la présence des lynx est parfois mal vécue lors de leur réintroduction, on constate que dans les pays où les lynx n’ont jamais disparu aucune accusation ni demande d’extermination n’est effectuée.

Selon une étude menée au Cumberland Island National Seashore où le Lynx roux a été réintroduit, l’évaluation des connaissances a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

 

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BIBLIOGRAPHIE du LYNX

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

 

  1. « Lynx » est un terme générique dans les descriptions mythologiques, mais implique très souvent le Lynx roux sur la  Lynxmajorité du territoire nord-américain.
  2. Les yeux des félins reflètent la lumière dans la nuit en raison du tapetum lucidum.
  1. Rémy Marion, op. cit., « Lynx boréal Lynx lynx », p. 43-46
  2. Rémy Marion, op. cit., « Lynx du Canada Lynx canadensis », p. 40-42
  3.  Michael R. Peterson, « The Biogeography of Bobcat (Lynx rufus) [archive] » sur http://bss.sfsu.edu/ [archive], Université d’État de San Fransisco, Automne 2000. Consulté le 7 mai 2009
  4.  Un lynx s’échappe de Jura Parc à Vallorbe [archive] sur http://www.tdg.ch/lynx-echappe-jura-parc-2009-09-21 [archive], La tribune de Genève, 21 septembre 2009. Consulté le 6 octobre 2009
  5.  ESPAGNE: un Lynx pardelle s’évade en sautant une clôture électrifiée de 4 mètres de haut [archive] sur http://actulynx.wordpress.com [archive], Actu’Lynx, 17 juin 2008. Consulté le 6 octobre 2009
  6.  Huit questions, huit réponses [archive] sur http://www.pronatura.ch [archive], Pronatura
  7. Clément Fortin et Josée Tardif, « Situation du Lynx du Canada (Lynx canadensis) au Québec [archive] » sur http://www.fapaq.gouv.qc.ca [archive], Direction du développement de la faune, Janvier 2005. Consulté le 21 septembre 2009
  8. Les lynx, essai de paléontologie et formes actuelles [archive] sur FERUS [archive].
  9.  Mammal Species of the World : Lynx [archive]  
  10.  Lynx [archive] sur http://www.blason-armoiries.org/ [archive], Au blason des armoiries. Consulté le 3 octobre 2009
  11.  Loup-cervier [archive] sur http://www.blason-armoiries.org/ [archive], Au blason des armoiries. Consulté le 3 octobre 2009
  12.  Glossaire, dictionnaire héraldique: évolution de 1679 à 1905 – lettre L [archive] sur http://www.euraldic.com/ [archive], Euraldic.com. Consulté le 3 octobre 2009

Associations

  • Association FERUS association nationale de protection des grands carnivores ayant pour but de favoriser le retour et le maintien des populations de lynx (dossiers, actus, actions…)
  •  ELOIS : Eurasian Lynx Online Information System
BIBLIOGRAPHIE du LYNX dans LYNX 220px-Lynx_lynx_cub_20050709

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Le Dernier Ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Le Dernier Ours  dans OURS 220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandDans les Pyrénées françaises la dernière ourse de souche, Cannelle a été abattue par un chasseur en 2004, ce qui a provoqué une vague de protestations et d’indignation de la part d’associations de protection de la nature et de défense des animaux (SEPANSO-Béarn, FIEP Groupe Ours Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées, SNPN, ASPAS, One Voice, FNE, 30 Millions d’Amis, Fondation assistance aux animaux, Fondation Brigitte Bardot, SPA, WWF, Pays de l’Ours – Adet, Ferus). Alors que la lignée pyrénéenne était condamnée, cinq ours en provenance de Slovénie ont été relâchés en 2006, soulevant une controverse notamment chez les bergers et les éleveurs. 

 

La première ourse introduite, Palouma, a été retrouvée morte en août 2006 au bas d’une barre rocheuse à 2100 m d’altitude. La deuxième ourse introduite, Franska, a été percutée mortellement par une voiture le 9 août 2007. Bien que les sondages montrent qu’une large majorité de la population est favorable au maintien d’une population ursine en France, l’espèce est toujours au bord de l’extinction dans ce pays qui abritait encore une centaine d’ours au début du XXe siècle ; dans les Alpes françaises, le dernier ours avait toutefois été abattu à la veille de 1914-18. 

 

220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSEn Roumanie, des sociétés de chasse offrent la possibilité d’abattre un ours pour un peu plus d’un millier d’euros au cours de « safaris » controversés par les militants de la cause animale qui arguent que même quand un ours a un comportement familier (par ce qu’il s’est habitué à l’homme par exemple), on peut l’effaroucher ou le capturer sans le stress occasionné par les battues ou les chasses traditionnelles. Un nouveau tourisme naturaliste d’observation du loup, de l’ours, du lynx ou du castor se développe, mais qui n’a pas assez de reconnaissance pour induire une véritable protection des habitats de ces espèces.

 

 

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