Résultats de votre recherche

Cycle de vie des Lynx

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2012

Le cycle de reproduction des lynx est soumis à de grandes variations. Ainsi, le cycle du Lynx du Canada est en étroite connexion avec celui du Lièvre à raquettes et sa population fluctue environ tous les dix ans. De même, les observations menées sur le Lynx boréal montrent que selon les années, seules 43 à 64 % des femelles donnent naissance à des jeunes.

Cycle de vie des Lynx dans LYNX Lynx_lynx_cub_20050709-300x199

La saison des amours se situe majoritairement à la fin de l’hiver. Après une parade amoureuse de plusieurs jours, le mâle retourne à ses occupations tandis que la femelle part en quête d’un gîte pour mettre bas après une gestation d’environ deux mois. Elle élève seule ses petits et leur apprend à chasser. Ils quitteront leur mère quelques semaines avant la naissance de la génération future. Ces subadultes chercheront un nouveau territoire : la dispersion est assez faible puisque les jeunes s’installent sur des territoires proches de ceux déjà occupés.

Statistique de la reproduction des différentes espèces du genre Lynx

Lynx boréal Lynx du Canada Lynx pardelle Lynx roux
Gestation 63 à 68 jours 63 à 70 jours 63 à 68 jours 50 à 70 jours
Taille de la portée 1 à 4 jeunes 1 à 8 jeunes 1 à 5 jeunes 1 à 8 jeunes
Âge d’émancipation 10 mois 10 mois 7 à 10 mois 12 mois
Maturité sexuelle ♂ : 30 mois
♀ : 20 à 24 mois
♂ : 24 mois
♀ : 22 à 23 mois
♂ : 33 mois
♀ : 21 mois
♂ : 18 mois
♀ : 9 à 12 mois

Les lynx sont très peu vecteurs de la rage. Sur mille lynx de Slovaquie capturés ou tués sur dix ans, seuls 0,6 % étaient infectés par le virus rabique. De plus, les lynx ne développent pas la forme agressive de la maladie et ont tendance à faire diminuer les populations de renards (très sensibles à la rage) par pression de prédation. Cependant, les décès par maladie ne représentent qu’un quart des décès totaux. Les trois-quarts des décès des adultes sont dus à l’activité humaine, soit par une pression de chasse et/ou de braconnage, soit par le trafic routier. Pour les jeunes, c’est avant tout la famine et les maladies parasitaires qui déciment les populations (80 % des jeunes n’atteignent pas l’âge de procréer chez le Lynx boréal). Les lynx ont assez peu de prédateurs naturels en dehors de l’Homme. Selon les espèces, ours, loups, pumas et gloutons peuvent attaquer et tuer un lynx. La longévité est d’une quinzaine d’années dans la nature et d’environ trente ans en captivité.

Publié dans LYNX | Pas de Commentaires »

Protection des Lynx

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2012

 LynxLe commerce des animaux sauvages est régi par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). À part le Lynx pardelle qui est classé en Annexe I (toutes formes de commerce interdites) depuis 1990, l’ensemble des espèces de lynx sont en Annexe II de la CITES depuis 1977. Les États-Unis ont lancé une demande de retrait du Lynx roux de l’appendice II à la CITES en raison de l’accroissement des populations, mais celle-ci fut refusée.

La chasse au Lynx boréal est réglementée en Russie, en Norvège, en Finlande, en Pologne, en Roumanie, en Turquie, en Estonie, en Lettonie, en Slovaquie jusqu’en 2001 date à laquelle il fut totalement protégé, en Croatie et en Slovénie. En France et en Suisse, les lynx à problème sont déplacés. Le Lynx pardelle est protégé sur l’ensemble de son aire de répartition. La chasse au Lynx roux et au Lynx du Canada est réglementée au Canada, aux États-Unis et au Mexique, mais la législation peut varier selon les États.

Seul le Lynx boréal fait l’objet d’un studbook européen (ESB) visant à créer un arbre généalogique fiable des individus détenus par les zoos. Selon l’Association mondiale des zoos et des aquariums, les lynx sont gardés dans les parcs zoologiques à des fins d’éducation et pour la sympathie nouvelle du public. Selon l’International Species Information System (ISIS), 667 lynx sont détenus par des zoos le 1er octobre 2009, les espèces les plus représentées étant le Lynx boréal et le Lynx roux.

Un programme d’élevage du Lynx pardelle a été décidé en urgence en juin 2003. Le parc national de Doñana met en place plusieurs systèmes permettant de fournir aux lynx sauvages de quoi se nourrir sans émousser leur instinct de chasseur : des lapins sont contenus dans des enclos spéciaux, difficiles d’accès et proposant de nombreuses cachettes. En parallèle, le centre de reproduction permet d’accroître rapidement la population : toutes les naissances devraient, à terme, être réintroduites.

Publié dans LYNX | Pas de Commentaires »

Le Lynx et personnages de fictions

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

Le Lynx et personnages de fictions dans LYNX 110px-Coat_of_Arms_of_J%C4%93kabpils.svg

En héraldique, lynx et loup-cervier sont deux figures différentes. Le lynx est passant dans l’écu et tout comme le loup-cervier symboliserait la perspicacité. Le loup-cervier, représenté comme une panthère tachetée avec la queue d’un chat et la face d’un lynx, est très peu présent. Le lynx peut être représenté passant ou de front, et peut être confondu avec le loup bien qu’il ait le plus souvent la queue entre les jambes.

Le lynx est considéré comme un symbole de la Macédoine et est présent sur le côté pile de la pièce de 5 denars. Le lynx est choisi comme emblème par de nombreuses universités et équipes sportives d’Amérique du Nord, comme les Bobcats de Charlotte, ou les Lynx de Toronto.

Les lynx sont assez peu présents dans les œuvres de fiction. À la télévision, Bonkers D. Bobcat est un Lynx roux anthropomorphique créé par les studios Disney. Le Lynx roux Bubsy est un personnage de jeux vidéo ; une série de dessins animés consacrée au personnage a été produite, mais seul un épisode existe.

Au Moyen Âge, les griffes et les dents du Lynx boréal servaient d’amulettes et il était également chassé pour sa fourrure. La fourrure du Lynx du Canada est recherchée depuis le début de la colonisation du Canada par les Européens. Les trappeurs de la côte nord du Canada et les peuples autochtones mangent sa chair.

La peau de Lynx roux est la plus vendue parmi celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

220px-Lynx_de_Sib%C3%A9rie_Thoiry_1981 dans LYNXLes lynx ont profité du changement de mentalité de l’humain envers la nature et plus particulièrement envers les carnivores. 70 à 80 % des personnes des pays d’Europe de l’Ouest sont favorables au retour des lynx. Toutefois, les citadins, qui ont souvent une vision édulcorée du monde animal, sont bien plus favorables au retour du lynx que les habitants des milieux ruraux. Les principaux détracteurs des lynx sont les chasseurs, qui l’accusent de faire diminuer la population de gibier, et les éleveurs, préoccupés par les prélèvements sur leurs troupeaux. Pourtant, l’impact du lynx est considéré comme bénéfique au gibier et dans certains pays, les lynx tuent beaucoup moins que les chasseurs, comme en Suisse, où le Lynx boréal attaque 6 000 chevreuils et l’Homme plus de 40 000. De nombreux moyens ont été testés pour minimiser l’impact du lynx sur le bétail : les plus efficaces restent l’emploi du chien patou, le gardiennage et l’utilisation de clôtures. De plus, si la présence des lynx est parfois mal vécue lors de leur réintroduction, on constate que dans les pays où les lynx n’ont jamais disparu aucune accusation ni demande d’extermination n’est effectuée.

Selon une étude menée au Cumberland Island National Seashore où le Lynx roux a été réintroduit, l’évaluation des connaissances a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

 

Publié dans LYNX | Pas de Commentaires »

Le loup rival de l’homme

Posté par othoharmonie le 6 mars 2012

 

L’homme n’a pas toujours eu peur du loup. Il fut un temps où il prenait l’animal en exemple. Puis, lorsque l’homme a cessé de chasser, qu’il a commencé à élever, le loup a été déclaré nuisible. A partir de là sont nées les rumeurs, puis la peur du loup.

 Fichier:Lycaon-Solis.jpgAu sommet de la pyramide alimentaire, pour gérer l’équilibre naturel, on trouve les plus grands prédateurs, parfois appelés super-prédateurs. Parmi eux, entre autres, le tigre, le lynx, l’ours, le lion, le loup,… et l’homme ! Tous longtemps en danger ou carrément en voie d’extinction, sauf un : l’homme. Bien souvent, remplis de bonnes intentions, des écologistes, naturalistes et autres partent, de bonne foi, donner des leçons aux peuples d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs. Ceux-là même hésiteraient davantage avant d’ouvrir les portes de leurs paisibles territoires au loup. Mais l’Europe qui reproche à toute la planète ses grands félins ou ses éléphants ne voit pas le loup qu’elle a dans l’œil. La peur du loup commence par cette domination que l’homme a voulu installer entre lui et les autres super-prédateurs.

 Bien qu’elle dure toujours, la rivalité entre ces deux super-prédateurs que sont l’homme et le loup est ancestrale. Beaucoup de peuples ont eu un grand respect pour le loup et d’autres une grande haine, mais tous, à un moment ou à un autre, l’ont pris en exemple. Nos ancêtres lointains, nomades, qui vivaient et chassaient en petites bandes, n’étaient pas tellement différents des loups.

Plusieurs types de relations ont donc pu s’installer. Le loup est un chasseur hors pair dont l’homme a souvent fait un modèle, mais aussi un rival lorsqu’ils convoitaient la même proie. Il est même fréquemment arrivé que loup et homme chassent ensemble, chacun faisant valoir ses meilleures qualités. Parfois, le loup flaire et traque une proie que l’homme abattra plus aisément. En contrepartie, les loups mangeront les restes. Ceux-là, qui ont vendu leur liberté, deviendront nos chiens !

Fichier:Lycaon-Nathan.jpg La rivalité a été très bien vécue pendant des milliers d’années. Elle est devenue pour l’homme intolérable lorsqu’il a décidé de « stocker » ses proies puis d’en faire l’élevage. Là, le loup, gardien d’une nature libre et sauvage, est devenu un ennemi car, en s’attaquant à un troupeau domestiqué, il convoitait désormais une « propriété privée ». A partir de là, pouvait naître la mauvaise réputation du loup, suivie des plus sombres histoires. Au départ de la peur : la haine.

Publié dans LOUP | Pas de Commentaires »

Loups Sauvages

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

 

 Canis aureus lupasterLa question de savoir si le loup est, ou a été, réellement un prédateur habituel de l’homme reste posée. Il existe une prime au Canada (le Canada et la Russie sont les deux pays au sein desquels il vit le plus de loups actuellement) à verser à toute personne pouvant prouver une attaque de loup sur l’homme. L’anthropophagie isolée d’un ou quelques loups, sans lien avec la rage, paraît vraisemblable (voir Bête du Gévaudan), mais, pour la période contemporaine, aucune attaque spontanée de la part de Canis lupus n’a été documentée.

 En France, comme dans de nombreux pays, les loups ont mieux survécu dans les zones reculées et près des frontières. Cependant au XIXe siècle ils avaient presque disparu. C’est l’époque où la courbe de sa population s’infléchit inéluctablement vers le bas. De 5 000 au début du XIXe s., la population lupine en France est réduite à 500 en 1900. Les derniers loups disparaissent du territoire dans les années 1930.

 La dépouille d’un loup tué dans le bois de Valloires (Pas-de Calais) en 1830 est conservée par le Museum d’histoire naturelle de Lille. Des loups ont survécu plus tardivement en échappant aux battues en passant de la France à la Belgique (selon le côté duquel on les pourchassait). Le dernier loup officiellement reconnu dans le Pas-de-Calais a été tué dans le bois de Créquy (Ternois, Pas-de-Calais) en 1871. Cependant un autre a été abattu un peu plus au sud, dans le Nord de la Somme en 1880. En 1937, un loup est abattu dans le Limousin, connu comme la région des derniers loups de souche française.

Loups Sauvages dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pair En Amérique, au parc national de Yellowstone, survivent encore aujourd’hui quelque 3 000 loups qui côtoient les bisons et les lynx. Ceux-ci sont remarquables pour leur technique de chasse en groupe unique. Une fois la proie repérée, ils s’élancent et utilisent la technique de l’encerclement dite «technique catapulte » pour ensuite faire la course et semble-t-il gagner l’estime de leurs congénères.

 Dans de nombreux pays les loups bénéficient à présent d’un statut d’espèce protégée, ce qui implique également un suivi des individus et populations, facilité par des méthodes de monitoring moins invasives pour le loup et son territoire, via l’analyse génétique des poils ou excréments par exemple.

Publié dans LOUP | Pas de Commentaires »

La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

Publié dans LOUP | Pas de Commentaires »

Le renard roux

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2012

 

Illustration d’un Lynx de l’Histoire naturelle générale et particulière avec la description du cabinet du roy.Le renard roux (nom scientifique Vulpes vulpes, mot latin vulpinus), ou renard commun, est l’espèce de renard la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. C’est un mammifèrecarnivore au museau pointu, aux oreilles droites et à la queue touffue (souvent roux et blanc). Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits.

 L’homme le chasse pour sa fourrure, pour le plaisir et aussi parce que le renard est un des vecteurs de la rage et de l’échinococcose alvéolaire.

 Une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d’éradiquer la rage d’Europedel’Ouest.

 Le renard était encore chassé au Royaume-Uni, dans les chasses à courre jusqu’à la mi-septembre 2004, date à partir de laquelle cette pratique est interdite.

 Image of Vulpes vulpesLe mâle est un peu plus gros que la femelle. La taille varie quelque peu d’un individu à l’autre et selon les régions ; le mâle mesure environ 110 cm et pèse environ 6 kg. La femelle quant à elle mesure 5 cm de moins et pèse en moyenne 5,2 kg. Sa queue est touffue et presque aussi longue que son corps. Il a deux petites pattes fines pour se déplacer silencieusement quand il chasse. Il a un museau long et pointu et deux grandes oreilles dressées. Il possède 42 dents dures et aiguisées car il a une solide couche d’émail qui se renouvelle chaque année de sa vie. « Ses yeux marron orangé sont fendus d’une pupille verticale typique. Éclairés par une lampe électrique, ils paraissent bleus ou blancs, et rougeâtres selon certains angles ».

Le renard roux doit son nom à la couleur de sa robe mais, lors des saisons estivales, il tend à perdre un peu de l’éclat roux et peut même devenir presque noir.

 Le renard roux s’adapte à toutes sortes d’habitat et il s’approche volontiers des secteurs habités. Il vit aussi bien dans les champs à proximité des forêts que dans une forêt plus dense ; on le retrouve aussi près des marais entourés de buissons. Son territoire se limite habituellement à environ 9 km de diamètre. Il se nourrit de glands, de lapins et de campagnols.

 Le renard roux symbolise depuis longtemps la ruse et l’habileté : de fait il agit avec perspicacité, pouvant revenir par exemple sur ses propres traces s’il est chassé par une meute de chiens. Mais à l’inverse, il peut se montrer très imprudent en passant sans s’arrêter devant des cachettes sûres.

 Malgré sa petite taille, le renard peut courir vite et atteindre une vitesse maximum de 38 km/h.

 

 

Publié dans RENARD | Pas de Commentaires »

Lion 3

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion  3 dans LION lionLorsque les Lionceaux viennent au monde après une gestation de cent huit à cent dix jours, leur taille est celle d’un chat qui aurait atteint la moitié de son développement. Seuls de tous les carnassiers, les Lions naissent les yeux ouverts. Comme la Lionne pendant l’allaitement ne quitte guère ses petits, si ce n’est pour aller se désaltérer, elle établit son repaire près d’une source ou d’une rivière. Elle s’assure ainsi une proie abondante et facile lorsque les animaux de la contrée sont attirés par le besoin de l’eau.

Après les fortes chaleurs du jour, aux premières fraîcheurs de la nuit, l’Antilope et la Girafe, le Zèbre et le Buffle recherchent les sources…. Le guide de la troupe d’Antilopes s’avance lentement, en flairant et en écoutant sans cesse ; il cherche à percer de ses yeux les ténèbres de la nuit. Après chaque pas, il s’assure que tout est calme et silencieux. Les Antilopes sont assez intelligentes pour avancer contre le vent, et presque toujours le guide du troupeau perçoit à temps le danger. Il s’arrête, écoute, regarde, flaire, et aussitôt, rebroussant chemin, se livre à une fuite rapide, qui entraîne toute la troupe et la dérobe au danger.

Le Zèbre s’approche avec la même prudence ainsi que la Girafe, mais soudain le Lion fait un bond, saute sur le cou de sa victime et lui enfonce les dents dans la nuque.

lion-blanc-245599 dans LIONC’est cette façon de chasser indigne du grand carnassier qui a fait dire à Barrow : « Cet animal est traître, il est rare qu’il attaque ouvertement, il s’embusque jusqu’à ce qu’il puisse sauter sur sa proie. » Nous lisons dans le Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle ce détail que nous n’avons trouvé reproduit nulle part : on croit que pour cette chasse où sa force est le plus souvent inutile, mais où la ruse devient nécessaire, le Lion sait s’associer le Caracal, petit Lynx qui, d’une taille plus semblable à la leur, peut facilement approcher ses victimes sans leur inspirer d’épouvante et sans déterminer leur fuite. On dit qu’il s’en sert comme d’un pourvoyeur et qu’il partage ensuite avec lui sa proie. Il est peut-être plus probable que si le Caracal suit le Lion, c’est afin de profiter des restes de ce puissant carnassier. Il ne serait cependant pas impossible qu’il y eût du vrai dans ce récit.

Lorsque les animaux se sont accouplés, le pays qu’ils habitent est dans la désolation. Le Lion consomme énormément ; on en jugera par ces chiffres donnés par Jules Gérard. En 1855, dit-il, les trente Lions qui se trouvaient dans la province de disney-roi-lion-00012Constantine coûtaient annuellement 180000 francs.

« Dans les contrées où je chasse d’habitude, écrit-il, l’Arabe qui paye 5 francs d’impôt à l’État paye 50 francs au Lion. Un seul Lion tue ou consomme une valeur annuelle de 6000 francs en chevaux, mulets, boeufs, chameaux et moutons ; en prenant la moyenne de sa vie, qui est de trente-cinq ans, chaque Lion coûte donc aux Arabes 210000 francs. »

De 1856 à 1857, toujours d’après Jules Gérard, 60 Lions ont enlevé dans la seule province de Bône 10000 pièces de bétail, grandes et petites…. En captivité le Lion absorbe par jour, en moyenne, de 6 à 7 kilos de viande. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Bibliographie de lions

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

  1. Les huit sous-espèces sont les suivantes : 

  2. http://www.larousse.fr/ref/vie-sauvage/lion_178160.htm  

  3. La Chasse au lion à l’arc, un film documentaire de Jean Rouch primé du Lion de Saint-Marc au Festival de Venise en 1965 

  4. L’Afrique du Sud met un frein à la chasse aux « lions d’élevage » sur cite-sciences.fr, Cité des sciences et de l’industrie, source primaire South African Predator Breeders’ Association, mars 2007 

  5. African Lion Panthera leo (Linnaeus 1758) , Cat Specialist Group, 1996 

  6. Preparations for the reintroduction of Asiatic lion Panthera leo persica into Kuno Wildlife Sanctuary, Madhya Pradesh, India , Cambridge University Press 

  7. (Schaller 1972, 1972, p. 5)3 dans LION
  8. Les fauves, rois dans la nature, assujettis dans les cirques  sur cirques.org 

  9. Les animaux, malades du cirque ou l’esclavage itinérant  sur cirques.org 

  10. En France, la réglementation est peu appliquée  sur cirques.org 

  11. Mourir du cirque sur cirques.org 

  12. Jane Turner, The Dictionary of Art, Grove’s Dictionaries, 1996 (ISBN 9781884446009)  

  13.  La faune héraldique sur http://leherautdarmes.chez.com . Consulté le 19 décembre 2009 

  14. Le blason au fil des siècles  sur http://www.lyon.fr/ , Ville de Lyon. Consulté le 19 décembre 2009 

  15.  Lion  sur http://www.blason-armoiries.org/ , AU BLASON DES ARMOIRIES. Consulté le 19 décembre 2009

 

lion

Publié dans LION | Pas de Commentaires »

Le Dernier Ours

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

Le Dernier Ours  dans OURS 220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandDans les Pyrénées françaises la dernière ourse de souche, Cannelle a été abattue par un chasseur en 2004, ce qui a provoqué une vague de protestations et d’indignation de la part d’associations de protection de la nature et de défense des animaux (SEPANSO-Béarn, FIEP Groupe Ours Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées, SNPN, ASPAS, One Voice, FNE, 30 Millions d’Amis, Fondation assistance aux animaux, Fondation Brigitte Bardot, SPA, WWF, Pays de l’Ours – Adet, Ferus). Alors que la lignée pyrénéenne était condamnée, cinq ours en provenance de Slovénie ont été relâchés en 2006, soulevant une controverse notamment chez les bergers et les éleveurs. 

 

La première ourse introduite, Palouma, a été retrouvée morte en août 2006 au bas d’une barre rocheuse à 2100 m d’altitude. La deuxième ourse introduite, Franska, a été percutée mortellement par une voiture le 9 août 2007. Bien que les sondages montrent qu’une large majorité de la population est favorable au maintien d’une population ursine en France, l’espèce est toujours au bord de l’extinction dans ce pays qui abritait encore une centaine d’ours au début du XXe siècle ; dans les Alpes françaises, le dernier ours avait toutefois été abattu à la veille de 1914-18. 

 

220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSEn Roumanie, des sociétés de chasse offrent la possibilité d’abattre un ours pour un peu plus d’un millier d’euros au cours de « safaris » controversés par les militants de la cause animale qui arguent que même quand un ours a un comportement familier (par ce qu’il s’est habitué à l’homme par exemple), on peut l’effaroucher ou le capturer sans le stress occasionné par les battues ou les chasses traditionnelles. Un nouveau tourisme naturaliste d’observation du loup, de l’ours, du lynx ou du castor se développe, mais qui n’a pas assez de reconnaissance pour induire une véritable protection des habitats de ces espèces.

 

 

Publié dans OURS | Pas de Commentaires »

123
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello