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Histoire du Lynx en Suisse

Posté par othoharmonie le 10 août 2012


 

Dans les années 1970, le lynx occupa rapidement l’ouest des Alpes suisses et le sud-ouest du Jura.

 

 Lynx lynxL’expansion vers l’est fut plus lente, mais on tablait sur la colonisation des Alpes suisses orientales vers le milieu des années 1980. Or il n’en fut rien. Même si certains individus se sont avancés jusque dans les Grisons, les deux populations de Suisse ont cessé de s’étendre depuis plus de dix ans. Elles se sont même retirées de certains endroits des Alpes de Suisse centrale.

Depuis 1993/1994, la population de lynx semble toutefois s’accroître à nouveau au nord-ouest des

Alpes suisses. La densité actuelle de lynx dans la partie ouest de l’Oberland bernois et dans les Alpes vaudoises et fribourgeoises est plus élevée que jamais, et depuis 1995 et 1996 le nombre de troupeaux de moutons attaqués a également augmenté fortement dans la région (cf. carte et chapitre « Lynx et animaux domestiques »). Comme au début des années 1980, la région connaît une phase de forte densité, d’où un nombre plus élevé de victimes parmi les animaux domestiques. Suite aux attaques perpétrées sur des troupeaux de moutons, les autorités ont appliqué la disposition légale selon laquelle les lynx qui causent des dommages considérables peuvent être abattus avec l’autorisation de l’OFEFP.

 En 1997, 1998 et 1999, des fonctionnaires des cantons de Berne et Fribourg ont tiré trois lynx qui avaient tué trop de moutons. Beaucoup d’habitants du nord-ouest des Alpes, cependant, jugent cette mesure insuffisante. Les chasseurs, notamment, demandent une réduction substantielle des effectifs de lynx, qu’ils rendent responsables du recul de la population de chevreuils.

 La recrudescence récente de lynx dans le nord-ouest des Alpes et la controverse qu’elle engendre ne sont absolument pas représentatives de la situation dans le reste des Alpes – bien au contraire. Les Alpes suisses hébergent aujourd’hui entre 75 et 80 individus adultes et subadultes, dont les trois quarts vivent dans le nord-ouest des Alpes (cf. carte). Or bien que la densité de la population de lynx y soit relativement forte depuis quelques années, cette population ne s’étend pas, ou ne le fait que très lentement. Ce n’est pourtant pas faute d’habitats appropriés au sud, à l’est et à l’ouest du territoire occupé. Les raisons sont les suivantes: premièrement, le lynx n’est pas – au contraire du loup et de l’ours – un animal qui se déplace volontiers. Deuxièmement, il lui faudrait franchir des crêtes de montagne de haute altitude ou des vallées densément peuplées, traversées par des cours d’eau et des voies de communication. Du reste, la fragmentation actuelle de l’habitat ne pose pas problème qu’au lynx, mais à la majorité des animaux sauvages terrestres. Les déplacements de lynx dotés d’un  collierémetteur attestent pourtant que certains individus ont réussi à franchir la vallée de l’Aar dans l’Oberland bernois. Le problème est que s’ils ne trouvent pas de population à laquelle se joindre de l’autre côté, ils font demi-tour ou se perdent dans l’immensité d’un territoire non colonisé.

 

Histoire du Lynx en Suisse dans LYNX 320px-Lynx_Nationalpark_Bayerischer_Wald_01Apparemment, il existe une solution: Puisque certaines régions ont trop de lynx alors que d’autres n’en ont pas, il semblerait logique et judicieux de déplacer des animaux – dans le cadre d’un projet de protection et de gestion pour toute la Suisse, voire tout l’arc alpin. La population de lynx du sud-est des Alpes, à la frontière italo-austro-slovène, devrait s’unir à celle des Alpes suisses. En effet, une population doit s’étendre sur une grande surface pour être stable à long terme et capable de supporter des pertes ou une régulation ciblée. Autrement dit, une population sera plus stable et plus sûre si elle est dispersée sur une grande surface que si elle fluctue et se concentre en certains endroits – où sa présence ne sera pas appréciée de tout le monde. Actuellement, une stratégie globale de cohabitation avec le lynx se dessine dans notre pays: Plusieurs cantons de Suisse orientale sont intéressés à voir le lynx réapparaître dans leurs contrées, qui lui offriraient un habitat propice. Mais un tel projet requiert une volonté de collaborer non seulement entre cantons et Confédération, mais également entre divers groupes d’intérêts tels que chasseurs, éleveurs et défenseurs de la nature.

Les publications ainsi que des informations détaillées peuvent être téléchargées sous www.kora.ch

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Lynx dans les Alpes

Posté par othoharmonie le 9 août 2012

programme SCALP

 

Lynx dans les Alpes dans LYNX lynx07L’incertitude quant à l’avenir du lynx dans plusieurs régions des Alpes est à l’origine du projet SCALP (Status and Conservation of the Alpine Lynx Population), qui vise à regrouper les différentes populations de lynx vivant dans les Alpes. Des experts de tous les pays alpins surveillent le statut de l’animal et mettent au point des stratégies de gestion et de conservation de l’espèce à long terme dans les Alpes.

 

Pour que les populations de grands prédateurs soient viables, elles doivent disposer d’habitats étendus reliés entre eux. Elles sont sensibles aux modifications de l’habitat et à la diminution de leurs proies sur de grandes surfaces. Ce sont ces modifications qui, à l’instar de la chasse au lynx menée par l’homme, sont responsables de la disparition de l’espèce dans presque toute l’Europe centrale et occidentale au siècle passé.

Aujourd’hui, le lynx est protégé légalement dans la plupart des pays européens. L’homme semble exprimer ainsi sa volonté d’accepter le retour de cet animal autrefois tant haï. Mais ce ne sont pas quelques modifications de lois qui permettront de garantir la cohabitation du lynx et de l’homme. C’est précisément parce que le lynx a besoin d’un habitat étendu qu’il entre inévitablement en contact avec l’homme.

Les Alpes constituent l’une des plus vastes régions encore vierges d’Europe: 200 000 km2 de forêts, de pâturages et de sommets alpins. Mais c’est aussi le massif montagneux le plus exploité au monde, d’où la nécessité de disposer de concepts pour régler les conflits entre le lynx et l’homme.

L’incertitude quant à l’avenir du lynx dans plusieurs régions des Alpes est à l’origine du projet SCALP. Actuellement, les experts du SCALP, issus de tous les pays alpins, surveillent le statut du lynx dans les Alpes. Le SCALP a pour objectif de réunir les deux populations principales de Suisse et de Slovénie. Dans ce but, les experts ont mis au point une stratégie applicable à l’ensemble des Alpes, qui a été approuvée par le comité de la Convention de Berne en 2001. Il s’agit également de combler les lacunes de la recherche afin de dépassionner le débat opposant les chasseurs et la protection de la nature. L’avenir du lynx dépend en priorité de la recherche d’un consensus général sur les mesures de gestion avec la population locale.

L’arc alpin est extrêmement hétérogène d’un point de vue culturel; on y parle plusieurs langues et y pratique des systèmes administratifs très différents d’une région à l’autre. Autant d’éléments qui ne faciliteront pas la mise en oeuvre d’une stratégie de conservation du lynx pour l’ensemble des Alpes.

Mais si nous acceptons de relever le défi, le lynx ne sera pas le seul à y gagner.

 

lynxbd dans LYNXLe projet SCALP est soutenu par le WWF Suisse et par la Fondation MAVA. L’évolution des effectifs de lynx dans les Alpes depuis la réintroduction de l’animal jusqu’en 1995 a été résumée dans Hystrix (1998). Le document démontre la nécessité de disposer de méthodes de monitoring comparables et d’une interprétation commune des données pour pouvoir comparer le statut du lynx dans les différents pays. Par conséquent, les pays ont travaillé sur une base commune pour interpréter les observations confirmées de lynx de 1995 à 1999; le résultat a été résumé dans Hystrix (2001). Le rapport actuel couvrant la période de 2000 à 2004 est en préparation.

 

Le SCALP a organisé une première conférence à Engelberg en 1995 en vue d’évaluer le succès des réintroductions. À l’époque tous les noyaux de population, qui semblaient avoir perdu leur dynamique originelle, étaient restés isolés. Mais les choses ont changé depuis. En 2001, le SCALP a présenté à la

Convention de Berne un projet de stratégie de gestion du lynx dans les Alpes. La tendance d’une expansion nouvelle se dessine tant à l’est qu’à l’ouest. Les translocations de lynx dans l’est des Alpes suisses en 2001 et 2003 ont engendré momentanément une nouvelle population, dont l’avenir est pourtant encore incertain. En 2003, le SCALP a discuté des problèmes actuels du lynx dans les Alpes avec les autorités compétentes à l’occasion de la deuxième conférence du SCALP à Amden.

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Le Peuple des Lynx

Posté par othoharmonie le 9 août 2012

 

LYNX – US ET COUTUMES

Les métiers:

Le Peuple des Lynx dans LYNX chaman-1Au sein d’une famille, la succession est très importante. Le premier enfant mâle reprendra automatiquement le métier de son père et la première fille, le métier de sa mère. Le deuxième mâle sera fortement encouragée à choisir le métier de sorcier, tandis que la deuxième fille, le shamanisme si leurs aînés n’occupent pas encore ces postes.

Ensuite, les enfants suivants pourront choisir par eux-mêmes. Cette méthode a pour but de ne jamais laisser quelqu’un mourir sans qu’une autre personne puisse la remplacer dans ses fonctions sociales. Un équilibre parfait est ainsi créé.

Shamans ; toujours des femmes.

Sorciers ; toujours des hommes, tendant vers la nécromancie. Ils sont au service des shamans.

Bardes ; Très bien vu dans cette société. Il appartient au peuple en entier et tous veillent à son bien être. Il ne manquera jamais de nourriture ni d’endroit où dormir. Il doit toujours y en avoir un par clan. Il performera avec des instruments de percussion qui touche directement à l’âme. Travaille avec les vibrations de son outil et du corps humain.

Guerriers ; généralement masculins. Ils misent sur la mobilité. Ne portent que des armures en bois, en cuir ou en peaux.

* Le peuple du Lynx d’utilise aucun objet que ce soit en métal. Les armes et autres seront fait d’os sculptés, d’ivoire, de pierre ou de bois. Ils n’aiment pas transformer les ressources que la nature leur offre. Ils les utilisent dans leur plus pure forme.

 

(Aussi disponible : forestiers et voleurs)

L’économie : Les peaux d’animaux tannées par les Shamans Lynx sont très particulières. Puisque cela est fait dans le plus grand respect de l’animal, dans une cérémonie de communion, la bête accepte d’aider la personne qui portera sa peau dans le futur. Il continue alors d’habiter celle-ci, ce qui confère une protection au porteur. (+ de pv) Par contre, une personne qui désirerait profiter de cette peau sans qu’elle ne ressente un profond respect pour la nature, verrait sa tentative échouer. L’animal reconnaîtra le désir de pouvoir et se retirera temporairement de la peau.

Les shamans fabriquent également des amulettes magiques de protection contre les cauchemars.

Le peuple du Lynx obéit à seulement quelques lois, qui sont plus des coutumes que des lois. Puisque le peuple est en nombre très limité, le besoin de loi est presque inexistant tellement les coutumes sont encrés profondément dans les individus.

Voici donc les coutumes les plus importantes :

1) La Chaman d’âge le plus vénérable dirige l’ensemble des tribus.

2) Chaque tribus est dirigée par la chaman la plus vieille de la tribu.

3) Refuser de combattre les titans mérite la mort.

4) Les grillos appartiennent à toutes les tribus.

5) Un homme ne peut avoir qu’une femme, mais une femme peut avoir plusieurs maris.

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Un Lynx comme les autres

Posté par othoharmonie le 9 août 2012


Les lynx sont capables de voir en dormant
Un Lynx comme les autres dans LYNX 220px-Bobcat_lynx_rufusLynchée, l’argonaute, est l’éponyme du lynx car comme lui, il avait un discernement si subtil qu’il voyait jusqu’aux enfers. Ne dit-on pas qu’un prince a des yeux de lynx, lorsqu’il est si pénétrant dans les affaires, et qu’il a de si bons espions, qu’il découvre tous les secrets de ses ennemis et tout ce qui se passe dans ses états.

Au 18e siècle la question se pose encore parmi la communauté scientifique. Les modernes le croient fabuleux puisqu’il a la faculté de voir au travers des murailles. Mais un nommé Jonston prétend qu’il est bien réel puisqu’il n’est autre que le loup-cervier. Saliger précise même qu’il s’agit du mâle de cette espèce.

Nous sommes lynx envers nos pareils et taupe envers nous-mêmes. C’est la même histoire que la paille et la poutre dans l’oeil, nous voyons les plus faibles défauts des autres, mais nous ne voulons pas voir nos propres imperfections.

Le lynx est un animal comme les autres ou presque…

Gaston Phébus dit que « les uns l’appellent lous-cerviers, les autres chatz-lous ». Il ajoute « le lou-cervier se différencie du chat forestier par sa taille et par les taches qui ornent son pelage » et hasarde « les poils qui forment des toupets à l’extrémité des oreilles serviraient à sentir la direction du vent ».

Dans le Sud-ouest de la France du 15e siècle, où Gaston comte de Foix avait ses terrains de chasses, les chats forestiers, felis silvestris, et les lynx étaient encore nombreux. Un gros chat, peut avec un poids de plus de 10 kg, ressembler à un jeune lynx, il n’était donc pas rare alors que les deux animaux soient confondus.

Depuis le Moyen Age il disparait peu à peu de notre territoire. Éliminé de l’Ile-de-France dés le 16e siècle, il se réfugie dans les zones montagneuses.

Dans les Hautes-Alpes il est demeuré commun jusqu’en 1870. Le dernier lynx des Alpes française a été vu guettant des marmottes en 1913 au dessus de Saint-Paul d’Ubaye par un garde forestier.

Le dernier lynx du Centre de la France fut tué à Génolhac-Lozère en 1875 ; Dans les Pyrénées, deux lynx, on ne sait pas s’il s’agit du lynx pardelle espagnol ou du lynx européen, furent tués sur le Canigou en 1917.

Après de multiples programmes de sauvegarde et de réintroduction dans l’ensemble de L’Europe, il est à nouveau bien présent dans le Jura et les Vosges. Mais avec un tableau de chasse d’au moins un chevreuil ou un chamois par semaine, agrémenté ça et là d’un mouton ou d’une chèvre, le retour de l’animal fabuleux ne fait pas toujours l’unanimité chez les éleveurs et les chasseurs oublieux souvent qu’il les « débarrasse » aussi souvent des renards et des martres.

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Le Lynx d’un autre temps

Posté par othoharmonie le 6 août 2012


En des époques où l’on confondait volontiers le réel et le fabuleux, certains animaux avaient une place particulière dans l’imaginaire populaire. Le lynx avait un statut bien particulier, il était considéré comme fabuleux et bien réel en même temps.

Autres temps, autres mœurs

Le Lynx d'un autre temps dans LYNX 220px-Lince_Ib%C3%A9rico_Do%C3%B1anaNos anciens connaissaient, pour le côtoyer dans nos campagnes, un animal en tous points semblable à celui que nous appelons aujourd’hui lynx et qu’ils appelaient loup-cervier.
Ces naturalistes d’une autre époque, influencés par la mythologie, les alchimistes et les poètes prétendaient que le linx ou lynx était un animal fabuleux mais bien réel, au même titre que les dragons, les chimères ou les centaures. Ils avaient des preuves :

Lorsqu’un lynx a uriné, son urine se glace. Il se forme une pierre luisante de la longueur du petit doigt qu’il recouvre de terre. Ce joyau, appelé Lapis lyncis se trouvait en abondance dans la région de Caen en Normandie. Les septiques prétendent qu’il s’agit de pierre d’ambre jaune ou succin mais il semblerait que ces pierres soient en réalité des bélemnites, des céphalopodes fossiles qui ont la forme d’une balle de fusil. Bacchus est revenu de sa conquête de l’Inde sur un char tiré par des lynx.

On ne jette pas tout dans le lynx
La peau du lynx est une des fourrures les plus estimée ; malheureusement les poils en sont raides et tombent rapidement. La chair du lynx est pour les iakoutes un mets délicieux, qu’ils estiment à l’égal de la viande cheval. Cela peut nous étonner, mais nous le sommes encore plus d’apprendre, que d’après Tschudi, les Suisses mangent du lynx avec plaisir. Kobell rapporte qu’au congrès des Princes, qui se tint à Vérone en 1822, plusieurs fois on vit figurer à la table des empereurs d’Autriche et de Russie du rôti de lynx ; il ajoute que, en 1819, on reçut à Ettal l’ordre de tuer les lynx, la viande en ayant été ordonnée au roi de Bavière, comme remède contre le vertige.

Où voir des lynx

Nulle part ! Sauf si on est extrêmement chanceux et patient, il est impossible de voir un lynx en liberté. Mais on fréquente les forêts des Vosges et du Jura ont peu être en contact avec des indices de présence.
Les traces : les pieds ressemblent à ceux laissés par un grand chien avec une différence qui trahit le passage de notre animal l’absence de marques de griffes, puisque que comme chez tous les félins (sauf chez le guépard) celles- ci sont rétractiles.

Les griffades sur les arbres
Comme les chats, les lynx se font les griffes. Ils s’appuient sur les arbres et y laissent des estafilades profondes dans l’écorce à une quarantaine de centimètres de hauteur.

Les crottes
Les laissées sont des cigares fuselés de couleurs variables terminés comme chez la plupart des carnivores par aiguillons, ces extrémités fuselés sont constituées de poils non digérés. La taille de ces crottes, jusqu’à 12 cm, permet de les distinguer de celles du renard qui ne dépassent jamais 8 cm.
Ces crottes sont souvent aspergées d’urine à odeur forte habituelle chez les félidés.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury. 

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Le Lynx est-il dangereux

Posté par othoharmonie le 6 août 2012

 Caracal (Caracal caracal) dans un hamac, au zoo de San DiegoLes plus petites panthères sont données pour ne peser qu’une quarantaine de kilos, les plus gros lynx (en Sibérie) peuvent aller jusqu’à 45 kg, cette comparaison pourrait montrer qu’en terme de dangerosité potentielle le lynx n’a rien à envier à la panthère. Il s’attaque à des daims ou à des cerfs ayant deux fois son poids soit 70 à 90 kg, l’équivalent du poids moyen d’un homme. Pourtant les conflits directs avec les humains sont rarissimes mais…

Robert Hainart écrit : « Normalement il ne sera pas agressif. Il restera calme, accroupi sur sa branche, regardant l’ennemi en face. Mais un animal en rut, affolé par l’impossibilité de trouver un conjoint, une femelle rendue furieuse par la capture de ses petits, peuvent être dangereux. Telle fut sans doute la bête de la Gargaille, un lynx femelle, qui le 9 juin 1819, dans les communes de d’Alieze, Dompierre et Marnezia (Jura), attaqua plusieurs personnes, dont des hommes armés et un berger qui eut l’oeil arraché… » Il cite le rapport qui fut fait au préfet à l’issue de l’abattage de l’animal : « Blessé, le lynx assaille résolument l’adversaire, il se jette sur lui avec fureur, lui enfonce les griffes dans la figure et la poitrine, le mord au cou, au visage et l’enveloppe d’un tourbillon d’attaques désespérées, sous lesquelles il n’est pas rare de voir succomber le chasseur ».

En automne 1907, le baron allemand Wassiliko-Serecki, rentrait tard le soir de l’approche des cerfs, marchant sans bruit avec ses chasseurs (chaussés d’opankis, des souliers en peau de porc, un matériau particulièrement silencieux) ; l’un de ceux-ci fut assailli par un lynx, le baron réussit à l’aide sa canne à le mettre en fuite…

Le lynx est très peu sensible à la rage, c’est pourquoi ces cas d’attaques spontanées ne peuvent pas tous être imputables à la maladie. 

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Capture de Lynx en Pyrénées

Posté par othoharmonie le 6 août 2012



D‘après un essai sur l’histoire naturelle du Lynx, réalisé par Lavauden en 1930, la dernière capture de lynx dans le massif pyrénéen fut celle de deux lynx boréaux, en 1917, dans le massif du Canigou (Pyrénées-Orientales). Cependant, même si L. Lavauden propose l’année 1917 comme celle de dernière capture du lynx dans le massif, il pense néanmoins qu’ « il est assez vraisemblable que le Lynx persiste encore dans les Pyrénées sur trois points : près d’Urdos, sur la rive gauche du gave d’Aspe [Pyrénées-Atlantiques], dans le massif du Néouvielle [Hautes-Pyrénées] et dans le Capcir [Pyrénées-Orientales] » (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

Capture de Lynx en Pyrénées dans LYNX 220px-Mani%C3%A8re_de_prendre_le_loup-cervier_au_LabradorAinsi, depuis cette capture et jusqu’à aujourd’hui, des données plus ou moins fiables et sérieuses, toujours invérifées par l’organisme compétent (ONCFS), ont été récoltées dans les Pyrénées.

Essayons d’en savoir un peu plus sur les différentes rumeurs de présence dans trois zones du massif

  • Pyrénées occidentales (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées)

Jusque dans les années 1940, le lynx est présent de manière certaine dans les Pyrénées Occidentales, notamment le Haut-Béarn.

Selon Couturier (1954), le chasseur Toussain Saint-Martin aurait capturé 4 animaux entre 1900 et 1936 en vallée d’Ossau (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Selon Luc Chazel, ce chasseur tenta une nouvelle capture 6 ans plus tard mais sans succès, preuve qu’il croyait à la présence du lynx en 1942 (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Mais à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les indices se font beaucoup plus rares et ne peuvent plus être confirmés. Voici les dernières informations recueillies en Pyrénées Occidentales (Béarn essentiellement), par différents naturalistes et scientifiques (du Muséum d’Histoire Naturelle notamment).

  • Selon De Beaufort (Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, 1968), il y aurait eu une capture en 1957. (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Chazel abonde dans le même sens, relatant le tir d’un lynx en haute vallée d’Ossau, au Lurien, en 1957. Malheureusement, cette donnée restera invérifiée. Toujours selon Chazel, le lynx existait à cette époque pour Pierre Fourcade, garde-chasse fédéral de la Réserve de Chasse du Pic Midi d’Ossau … (Sources : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991 et Luc Chazel, « Notes sur la survivance du lynx dans les Pyrénées françaises », Mammalia, t.53, n°3, 1989).
  • 5 ans plus tard, Chazel annonce la découverte d’un squelette de félin près du Col d’Aran, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau. De Beaufort l’identifie comme étant « Lynx lynx » (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • De Beaufort (1968) indique une dernière capture, en 1963, en vallée d’Ossau. Cette donnée restera invérifiée (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998)
  • 200px-Canadian_lynx_by_Keith_Williams dans LYNXDes traces, relevées dans la neige et photographiées en vallée d’Ossau par Navarre en 1967, ont été attribuées à un lynx par le professeur De Beaufort. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • En 1976, M. Navarre (1976) photographie de nouvelles empreintes dans le vallon de Gey (vallée d’Aspe), suivies de l’observation d’un animal de la taille d’un chien Labrit (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • Un crotte, trouvée en 1981 par un scientifique, aurait été analysée par un autre scientifique dans le cadre de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).
  • Le dernier indice pouvant être qualifié de « sérieux » fut une crotte trouvée en 1984 en Béarn par Chaumeil (Muséum d’Histoire Naturelle). Malheureusement, on ne s’est basé que sur l’observation de cet indice, sans effectuer d’analyses génétiques. (Source : Réponse du FIEP reçue le 27/08/2001).
  • En 1985, Yves Salingue, naturaliste pyrénéen passionné de l’ours, déclare avoir observé un lynx dans un vallon sauvage de la haute vallée d’Aspe, comme on peut le lire dans son livre Artza Roi Sauvage (Source : Yves Salingue, com. pers., 25/01/2004 et Artza Roi Sauvage).

Selon Luc Chazel, à partir de 1976, il sera décidé une étude détaillée du lynx dans cette partie du massif des Pyrénées. Commencée en 1980, l’enquête aurait mis en évidence la présence d’un noyau de population dans les Pyrénées occidentales, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau, le cirque de Lescun et les montagnes le long de la frontière franco-espagnole jusqu’à la forêt d’Iraty.

Selon le Parc National des Pyrénées, les derniers indices sûrs de la présence du lynx en Pyrénées occidentales datent de 1982. Il indique également qu’en 30 ans, 120 témoignages d’observations de lynx ont été vérifiés mais qu’aucun n’était concluant et que les vérifications par piste sur neige n’ont jamais rien donné. (Source : Réponses du Parc National des Pyrénées sur le forum du site internet du Parc National des Pyrénées). Maintenant encore, le Parc national reçoit des témoignages (traces et observations visuelles essentiellement) chaque année, toujours vérifiés mais jamais validés (4 en 2005 par exemple). Par ailleurs une trace en vallée d’Ossau datant de l’hiver 2005/2006 reste à vérifier. (Source : Rapport d’Activité 2005 du Parc National des Pyrénées).

Cette analyse sur l’absence de lynx depuis plus de 20 ans recoupe les données des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle, qui n’ont plus relevé d’indices sérieux à partir du milieu des années 1980. Même Luc Chazel, fervent « défenseur » de la présence du lynx dans les Pyrénées, indique qu’il n’y a plus d’indices de présence du lynx dans cette zone depuis 1985 et que l’espèce doit avoir disparu, ce qui corrobore les informations du Parc National et des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

On peut donc dire que le lynx se serait éteint des Pyrénées occidentales, du Béarn notamment (hautes vallées d’Aspe et d’Ossau), vers le milieu des années 1980. Pour finir sur cette partie des Pyrénées, cette hypothèse semble confirmée par le fait que la zone est depuis cette date très bien prospectée par les naturalistes et scientifiques du Réseau Ours Brun, qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

  • Pyrénées centrales (Haute-Garonne, Ariège)

D‘après Luc Chazel, il a été mis en évidence une seconde population de lynx, dans les Pyrénées centrales cette fois, au sud de Saint-Girons, en Ariège. Toujours selon cet auteur, à partir de 1987-1988, il y aurait eu une extension du noyau vers l’ouest, dans le département de la Haute-Garonne.

Il affirme même avoir établi le déplacement de deux femelles pendant toute une année sur 10000 ha chacune et d’un mâle sur 18 à 23000 ha (!?!)

(Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Cependant, hormis les indications de Chazel, rien ne permet de confirmer l’existence d’un noyau de population de lynx à l’heure actuelle. Aucun cadavre n’a été retrouvé, aucun indice ni observation sérieuse n’est parvenu à l’ONCFS. Par ailleurs, le lynx n’a jamais été observé et ses signes de présence jamais relevés par les naturalistes, chasseurs ou forestiers des Pyrénées centrales.

Enfin, il est important de noter que depuis 1996 et le début de la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées centrales, cette zone est bien prospectée par le Réseau Ours Brun et l’Equipe Technique Ours qui, comme dans les Pyrénées occidentales, n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

On peut donc affirmer que le lynx n’est plus présent dans les Pyrénées centrales.

  • Pyrénées orientales (Haute-Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude)

 Lynx du Canada (Lynx canadensis)Si des lynx survivent encore dans les Pyrénées à l’heure actuelle, il est fortement probable qu’ils se localisent dans des secteurs sauvages de la partie orientale de la chaîne (entre Pyrénées-Orientales, Aude et Ariège).

C’est en 1984 que Luc Chazel aurait identifié ce noyau pour la première fois. Il s’étendrait des limites avec le département de l’Ariège (massif du Carlit), jusqu’au massif du Canigou, en passant par le massif du Madrès-Coronat (entre les régions du Capcir et Conflent) et les montagnes frontalières avec l’Espagne (Source : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A cette date (1985), devant les nombreuses suspicions de présence du lynx dans les Pyrénées (notamment sa partie orientale) et de nombreuses autres observations invérifiées car émanant de personnes tiers, le Ministère de l’Environnement confia une étude sur cet animal à Luc Chazel, alors Conservateur de la Réserve Naturelle de Jujols dans les Pyrénées-Orientales. Il mena alors un important travail de recherche d’indices et aurait conclu à la réalité de la présence du lynx dans les Pyrénées orientales. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).

De 1990 à 1994, Luc Chazel, Muriel Da Ros (Chargée d’étude sur les vertébrés à la RN de Jujols) et Jean-Pierre Pompidor ont été chargés de réaliser un inventaire des espèces de mammifères fréquentant les Réserves Naturelles de Nohèdes, Conat et Jujols, localisées dans le massif du Madrès-Coronat. Pendant ces 5 ans, sur 20.000 ha (limités au nord par le nord du massif du Madrès, à l’est par le col de Jau et la vallée de Castellane, à l’ouest par le nord-ouest et le sud-ouest du massif du Madrès et au sud par la vallée de Têt), plusieurs indices auraient été récoltés, parmi lesquels des crottes, des traces dans la neige ou la boue, quelques cadavres de brebis, de chèvres et d’isard, ainsi que quelques observations visuelles rapportées par des tierces personnes.

Au cours de cette étude, les trois scientifiques déclarent avoir relevé 3,69 indices de présence par an et recueillir 0,46 observation visuelle par an. C’est un signe que, si le lynx est présent sur la zone, il y était extrêmement rare. Enfin, toujours selon ces auteurs, il semble qu’au cours de cette étude, le lynx ait été également présent dans le massif du Canigou, qui n’a pas pu être prospecté.(Source de toutes ces infos : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A noter cependant que parmi tous ces témoignages, un seul a été envoyé au Réseau Lynx pour confirmation (photo de trace unique en mars 1990). Celui-ci a fait l’objet d’un diagnostic négatif mais a néanmoins été retenu par les auteurs, dans leur rapport paru dans la revue Cat News … (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

A titre personnel, je reçois régulièrement des informations de naturalistes des Pyrénées-Orientales, me signalant leurs données de présence du lynx. Il s’agit la plupart d’observations visuelles directes (notamment dans les phares de voiture sur des routes de montagne) ou de tierces personnes.

L’ONCFS et le Réseau Lynx nient la présence du lynx dans le massif puisqu’aucun indice fiable (cadavre, photographie d’un lynx, crotte…) ne leur est parvenu. En tout cas, si le lynx est toujours présent dans les Pyrénées orientales actuellement, il doit y être rarissime et donc forcément en danger de disparition à court terme.

Pour finir sur cette zone, avec le retour du loup dans les massifs du Madrès, du Carlit et du Canigou (c’est-à-dire les « fiefs » du lynx si l’on en croit certains naturalistes) depuis la fin des années 1990, il est impensable que la présence de lynx ne soit pas remarquée. En effet, avec la mise en place du Réseau Loup dans le département des Pyrénées-Orientales, des prospections permettant de recueillir de nombreuses données (pistes, crottes, poils, observations visuelles) sont régulièrement réalisées. Si des lynx sont présents, il y aura forcément des observations visuelles réalisées par des gardes ou membres de ce Réseau ou des identifications génétiques à partir de poils ou de crottes.

Sources :

  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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Lynx, un félin peut connu

Posté par othoharmonie le 5 août 2012

Le Lynx,  un félin très peu connu jusqu’au XXe siècle

 LynxLa première description du Lynx boréal nous vient de Pline l’Ancien, qui n’hésita pas à le comparer au loup : « Effligie lupi, pardorum macullis », c’est-à-dire « Ressemblant au loup, tacheté comme une panthère ». De plus, selon Pline l’ancien, il existe deux formes de lynx, le « loup-cervier » utilisé à Rome lors des jeux du cirque, et le « lynx », créature fabuleuse venue d’Éthiopie. Ces descriptions, pourtant très peu précises, servirent de base à l’ensemble des travaux et écrits sur le lynx. Combiné à l’extrême discrétion de ce félin que personne ou presque ne rencontrait, il devint un animal fantasmagorique, réputé féroce. Ainsi, au Moyen Âge, le loup-cervier est toujours assimilé au loup. On appelait ainsi le lynx « loup à robe zébrée ou mouchetée », et tout le monde était terrifié par cet animal. Le lynx était très méconnu, absent de la Bible, il apparaît pour la première fois dans le livre de chasse de Gaston Phoebus. Au Moyen Âge, les griffes et les dents du Lynx boréal servaient d’amulettes et il était également chassé pour sa fourrure.

Pendant longtemps, le lynx et le loup-cervier sont considérés comme deux espèces différentes. Bien que les premières superstitions soient écartées, les connaissances sur cet animal sont erronées ; par exemple, au XIXe siècle, Pierre Boitard écrit que « [Le loup-cervier] fait ensuite un trou derrière le crâne [de ses proies], et leur suce la cervelle par cette ouverture, au moyen de sa langue recouverte de petites épines. ». L’animal est considéré comme féroce et sanguinaire. Ainsi, la bête de la Gargaille, sorte de bête du Gévaudan jurassienne, aurait terrorisé la population durant l’année 1819. Les descriptions très contradictoires pointent l’action d’un lynx. Cependant, l’histoire aurait été gonflée en véritable massacre par le préfet tandis que le louvetier décrivait de simples vêtements déchirés. Le félin est si méconnu que les véritables dépouilles de lynx capturés en Europe de l’Ouest sont prises pour quelques « animaux exotiques » et cela jusqu’au XIXe siècle. Les écrits à propos du lynx restent empreints de légendes jusqu’au XXe siècle où des recherches sérieuses ne sont entreprises qu’à partir des années 1980.

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Le lynx, animal totem

Posté par othoharmonie le 1 août 2012

 

Le porteur des Secrets. Il s’agit d’un genre bien particulier de clairvoyance. Le Lynx n’et pas le gardien des secrets, mais bien celui qui connaît les secrets. Les personnes qui ont l’énergie du lynx sont des personnes qui observent et sont capable de dépister les mensonges.

Le lynx, animal totem dans LYNX 89015_f_l_lynx_indienEn tant que totem, cet animal, est un passionnant compagnon de route. Fin observateur, le lynx est un gardien (n’est ce pas lui qui veille sur les secret de l’univers via le Sphinx.  Il est le gardien des secrets, et est mystérieux et silencieux. Sa place, en hauteur, veillant le monde autour de lui, dans la paix, sans se faire remarquer!

De plus, le lynx dégage un aspect chasseur, c’est peut être un peu paradoxal…devant l’aspect gardien mais non. Il est royal comme animal, beau, avec des traits très particulier qui lui donne noblesse. il apprends à l’homme qui l’a pour totem, la parade, à se distinguer, a être majestueux. Ce talent d’observateur, lui ont valu d’être chassé au moyen âge, et bien après encore, car on disait de lui, qu’il ensorcelait avec ces yeux, qu’il perçait les âmes, les secrets et les vérités, pour prendre possession des gens.

Le lynx, aime « bien » paraitre, pas pour se montrer et qu’on le flatte, mais ce par sa nature à dire « je suis de sang royal ». Enfin, si vous avez la chance de connaitre deux personnes, ayant ce totem et qui entretiennent avec lui une profonde amitié, un aspect très intéressant en ressort, c’est la faculté qu’ont ces gens à parler avec le regard… Un lynx (en tant que totem) sait se passer des mots, et joue beaucoup sur le regard.

Enfin, en son nom, ayez une pensée pour son espèce, qui dans certains lieux est menacé !! et une pensée pour chaque animal de ce monde!!

D’un point de vue, plus « théosophique », le règne animal, tout comme la nature, sont « autour » du règne humain. L’homme dans sa marche évolutive, a tout sous les yeux pour accomplir son voyage : la sagesse de Dieu, les commandements, l’explication de ce monde est autour de nous! de part les constellations, l’homme trouve son histoire, la nature lui apprend tout ce qu’il y a à savoir pour bien avancer, sous la Loi. Ainsi, les animaux nous apprennent la vie en société, quand nous étudions la leur, et chaque animal, a beaucoup de leçons à nous apprendre, soyons attentif, et écoutons les.  

En retour, notre rôle et de bien orienter la nature, maintenir l’écologie. Envers les animaux, nous avons un rôle de maitre, ce règne, précédent le notre, doit être guidé par la race des hommes, ce qui se voit a travers la domestication, et le maintien des espèces, et la protection de celle en danger.

Concernant, cette Mère Nature qui nous porte dans son berceau, et écrit devant la Sagesse Divine, je voudrais citer les hiérophantes d’Egypte, disant à leurs jeunes Initiés : « Contemple ces Etoiles, car Voici ta Demeure »…

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Avoir des yeux de lynx

Posté par othoharmonie le 1 août 2012

 

… Expression bien connue.
Et pourtant, la vision du lynx ne mérite pas d’en faire un proverbe !

Avoir des yeux de lynx dans LYNX lynxCertes, ses yeux sont disposés de face et son nez est court, ce qui lui permet d’avoir une vision en relief ; de plus, ses yeux sont plus sensibles à la lumière que les nôtres. Mais, et c’est là tout le problème, sa vision est peu colorée : ce félin ne voit pas le rouge. D’autre part, ses faibles possibilités d’accommodation ne l’aident guère à localiser des proies lointaines et immobiles. Si l’homme devait envier les yeux d’un animal, ce serait sûrement ceux de l’aigle !

En effet, l’aigle ne peut souffrir ni de myopie ni d’astigmatie, car son œil s’adapte en fonction du temps. De plus, comme il doit repérer ses proies lorsqu’il vole, sa vision de loin doit être excellente. Si nous, pauvres humains, allions à plusieurs dizaines de mètres d’altitude, le petit rongeur courant au milieu du champ nous serait totalement invisible !
Mais s’il voit bien de loin, l’aigle voit aussi parfaitement bien de près ! Effectivement, se nourrissant d’animaux de petite taille, cela l’oblige le plus souvent à décharner les carcasses de ses proies, ce qui nécessite une grande précision.

Mais alors, d’où vient l’expression « avoir un œil de lynx » ?
En réalité, elle nous vient du personnage mythologique Lyncée, qui fut l’un des 56 hommes de l’équipage de l’Argo, le bateau qui conduisit Jason vers la Toison d’Or. Chacun des Argonautes avait un don, et Lyncée reçut celui de voir à travers les murs et sous terre.
C’est donc de Lyncée, et non de l’animal, que vient cette expression perçante, l’usage ayant finalement transformé Lyncée en lynx. 

lynx dans LYNX

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Le Lynx Félin

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012


Le genre Lynx de la famille des félins et de la sous-famille des félinés abrite quatre espèces de lynx. Parmi les félins, les lynx sont aisément reconnaissables avec leur face ornée de favoris et d’oreilles triangulaires surmontées d’une touffe de poil, et leur corps doté d’une courte queue et de longues pattes. Parmi les caractéristiques moins visibles, les lynx ne possèdent que 28 dents, au lieu des 30 dents habituelles chez les félins.

Fichier:Linces19.jpg

Descendants du Lynx d’Issoire, les lynx ont connu de nombreuses classifications taxinomiques différentes et les diverses espèces ont tour à tour été sous-espèces puis espèces à part entière. Depuis la fin du XXe siècle, seules quatre espèces sont reconnues : le Lynx du Canada (Lynx canadensis), le Lynx boréal (Lynx lynx), le Lynx pardelle (Lynx pardinus) et le Lynx roux (Lynx rufus). Le Caracal, qui morphologiquement ressemble aux lynx, a longtemps fait partie du genre Lynx et est encore appelé « Lynx du désert ».

Prédateurs de l’hémisphère nord, les lynx ont pour habitat préféré la forêt boréale. Considérés comme très largement répandus, exception faite du Lynx pardelle gravement menacé, ils font partie des rares félins dont on estime les populations stables. Alors qu’ils tenaient une place importante dans la mythologie amérindienne, les lynx étaient fort méconnus en Europe et y ont souffert d’une réputation de bête féroce.

Le lynx est un animal protégé depuis le 19 septembre 1979, date de son inscription à l’annexe II de la Convention de Berne (protection de la vie sauvage). Le Lynx boréal est classé en Annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) depuis 1977.

La chasse au Lynx boréal est réglementée (quotas), en Estonie, en Lettonie, en Norvège, en Roumanie, en Russie, en Suède, en Turquie.

Le Lynx boréal est intégralement protégé en Albanie, en Allemagne, en Autriche, Belgique, en Biélorussie, en Bulgarie, en Croatie, en Finlande, en France, en Grèce, en Hongrie, en Italie, au Liechtenstein, en Lituanie, en Macédoine, en Pologne, en République tchèque, en Serbie, en Slovaquie, en Slovénie, en Suisse, en Ukraine.

En France et en Suisse, les lynx à problème sont déplacés.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe en « préoccupation mineure » (LC) en raison de sa large distribution et de ses effectifs stables. Il est cependant classé en catégorie EN (En danger) sur la liste rouge des espèces menacées en France.

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Le Lynx du désert

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012

 

Le caracal ou lynx du désert ou lynx de Perse, est un félin d’Afrique et d’Asie du genre Caracal.

Le Lynx du désert dans LYNX 220px-Caracal_in_South_Africa_-_by_Shaun_MItchemCaracal signifie oreilles noires en Turc. Il est un mammifère de la famille des félidés. Il vit dans des endroits secs, comme la savane. Comme tout félin, il est territorial et n’accepte pas d’autres félins dans son domaine, qu’il marque en urinant sur les rochers et les arbres afin d’y laisser des marques olfactives. Mais parfois, on peut le rencontrer en couple et en groupe. Le caracal est un animal nocturne. Le corps de ce félin est plus délié que celui des lynx nordiques, ce qui en fait un excellent coureur. Sa robe unie d’un jaune fauve s’harmonise parfaitement avec la couleur générale du désert. Ses longues oreilles pointues, ornées de pinceaux noirs, lui assurent une excellente ouïe.

  • Longueur : de 60 à 91 cm (la queue mesure environ 28 cm).
  • Hauteur au garrot : de 40 à 45 cm.
  • Poids : entre 6 et 19 kg.
  • Longévité : 15 ans en moyenne.
  • Rapidité : c’est le félin le plus rapide de sa taille.
  • Les femelles peuvent mettre au monde de un à six petits par portée, au terme d’une gestation de 70 à 78 jours. Le caracal atteint sa maturité sexuelle après environ deux ans.
  • Le caracal grimpe et saute très bien. C’est un chasseur nocturne : à la manière d’un chat, il rampe en silence, le corps aplati contre le sol et s’approche de sa proie avant de fondre sur elle. Il chasse surtout des damans, des rongeurs, des lapins, des petites antilopes (ourébis par exemple) et des volailles.

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Attitude du Lynx

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Attitude du Lynx dans LYNX Linces19-300x219Bien que le Lynx roux soit un des félins les plus étudiés, il demeure assez méconnu du grand public, et notamment des habitants d’Amérique du Nord alors qu’il s’agit du félin sauvage le plus répandu sur ce continent. Un sondage mené sur plusieurs groupes de visiteurs du Cumberland Island National Seashore en Géorgie, où le Lynx a été réintroduit, a permis d’évaluer leurs attitudes et leurs connaissances à propos du Lynx roux. Les personnes sondées étaient en moyenne favorables à la réintroduction du Lynx roux, mais les chasseurs de cerfs de Virginie étaient défavorables. L’évaluation des connaissances sur le Lynx roux a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

Commerces des peaux

220px-Bobcat_fur-skins dans LYNXLe Lynx roux est depuis longtemps chassé et piégé pour le sport et pour sa fourrure. Jusqu’au début des années 1970, la peau de Lynx roux se vend autour de 5 $. Le passage de l’Endangered Species Act (ESA) en 1973, qui interdit l’importation de fourrure d’animaux menacés aux États-Unis, et la création de la CITES en 1975, qui interdit le commerce international de nombreux félins, provoquent une hausse des prix sans précédent. De 1970 à 1977, le prix des fourrures passe de 10 $ à 150 $, les plus belles peaux pouvant atteindre 250 $, et le nombre de Lynx roux chassés se multiplie par huit. Les prix s’effondrent suite au lundi noir d’octobre 1987. Dans les années 1990, les prix ont à nouveau baissé.

La peau de Lynx roux est la plus vendue de celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

Le Lynx roux a inspiré certains noms de lieu aux États-Unis. Par exemple, Lynx Creek près de Prescott en Arizona a été nommée ainsi par un membre de l’expédition de Joe Walker dans les montagnes de Bradshaw où un Lynx roux l’avait attaqué. Le nom des montagnes Catskill viendrait du mot allemand « kaatskill » qui signifie « crique du chat sauvage », le « chat sauvage » désignant un Lynx roux.

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Analyse génétique du Lynx

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2012


Analyse génétique du Lynx dans LYNX 220px-Linces10La phylogénie s’est longtemps basée sur l’étude des fossiles d’un animal afin de préciser l’apparition et l’évolution d’une espèce. La phylogénie moderne s’appuie essentiellement sur les analyses génétiques en raison du nombre peu important de fossiles de félins. Le premier félin daterait d’il y a 11 millions d’années. L’ancêtre commun des lignées Leopardus, Lynx, Puma, Prionailurus et Felis aurait traversé la Béringie et colonisé l’Amérique du Nord il y a environ 8 à 8,5 millions d’années. Il y a 7,2 millions d’années, la lignée des lynx diverge de celle des pumas. Le dernier ancêtre commun à tous les lynx date d’il y a 3,2 millions d’années au Pliocène.

Bien que les fossiles soient rares chez les félins, les lynx font office d’exception. Le Lynx d’Issoire est généralement considéré comme l’ancêtre commun du genre Lynx. Possédant une aire de répartition très large, Lynx issiodorensis présentait une morphologie proche des félinés tout en ayant les caractéristiques des lynx : une queue courte et la dentition à 28 dents. Plusieurs hypothèses d’« apparitions » des lynx modernes au travers de la forme intermédiaire du Lynx d’Issoire ont été proposées. Une première hypothèse suggère une divergence en trois lignées distinctes : L. pardinus, L. lynx, et L. rufus ; dans cette première hypothèse, L. canadensis descend de L. lynx.

Le Lynx d’Issoire aurait migré en Amérique du Nord par le détroit de Béring durant la glaciation du Pléistocène il y a cinq à deux millions d’années : des preuves de sa présence il y a 2,5 à 2,4 millions d’années ont été découvertes au Texas. Le Lynx d’Issoire aurait ensuite évolué en une forme intermédiaire Lynx issiodorensis kurteni puis vers l’actuel Lynx roux (Lynx rufus).

Les premières formes de Lynx pardinus pourraient dater de fossiles attribués à Lynx issiodorensis du Pléistocène moyen selon Argant (1996). Le Lynx des cavernes Lynx pardinus speleus ou Lynx spelaea, dont des traces ont été retrouvées dans les grottes de l’Observatoire à Monaco et de Grimaldi en Italie, possède des caractéristiques intermédiaires entre Lynx lynx et Lynx pardinus. Il est possible que le Lynx d’Issoire ait évolué vers le Lynx des cavernes qui par la suite a évolué vers le Lynx pardelle. Des études menées tant sur la morphologie que sur le squelette du Lynx pardelle ont mis en évidence la sympatrie entre le Lynx pardelle et le Lynx boréal au sud-ouest de l’Europe durant le Pléistocène. Les deux espèces sont à présent considérées comme allopatriques.

Le Lynx d’Eurasie Lynx lynx est plus éloigné de Lynx issiodorensis que le Lynx pardelle. La dentition de cette espèce est différente de celle des autres lynx et il est également plus grand que les autres espèces de lynx ; une hypothèse proposée est que le Lynx boréal, originaire d’Asie, aurait repoussé le Lynx pardelle sur la péninsule espagnole. Le Lynx du Canada et le Lynx boréal sont en fait issus du même ancêtre commun asiatique. Bien après la première colonisation ayant abouti au Lynx roux, une forme de Lynx d’Issoire a effectué une nouvelle colonisation des Amériques depuis l’Asie qui serait à l’origine du Lynx du Canada moderne (Lynx canadensis).

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Les Lynx et l’homme

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

Les Lynx et l'homme dans LYNX 220px-Lynx-Gaston_PhoebusLe terme « lynx » est directement issu du latin « lynx », lui-même tiré du grec ancien « λύγξ » qui désigne tout simplement l’animal. Il existe quelques variations orthographiques telles que « linz » durant le XIIe siècle ou « lins » au XIIIe siècle. Au sens figuré, un lynx est une personne très rusée. « Avoir des yeux de lynx » signifie avoir une très bonne vue ; cette expression est issue d’une confusion avec « avoir des yeux de Lyncée », en référence à l’argonaute Lyncée qui possédait une vision perçante, et a été à l’origine de la légende sur les bons yeux du lynx. Ainsi, la constellation du Lynx aurait été appelée ainsi par Hevelius au XVIIe siècle car il faut avoir les yeux de lynx pour l’apercevoir. Le terme « Lynx du désert » ou « Lynx désertique » fait référence au Caracal (Caracal caracal), qui était autrefois placé dans le genre Lynx.

Le Lynx boréal est anciennement nommé « loup-cervier » ou « loup cervier », du latin Lupus cervarius qui signifie littéralement « loup qui attire les cerfs ». Au départ, ce terme ne désignait que la femelle du lynx et le féminin « louve-cervière » est antérieur au masculin. Une forme féminine « loup-cerve » est proposée dans certains dictionnaires. Le Lynx du Canada est encore appelé « loup-cervier » en français du Canada. Outre la désignation de l’animal, le terme loup-cervier peut symboliser un homme sans scrupule, travaillant dans le secteur de l’économie (banquier par exemple).

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Le Lynx et personnages de fictions

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

Le Lynx et personnages de fictions dans LYNX 110px-Coat_of_Arms_of_J%C4%93kabpils.svg

En héraldique, lynx et loup-cervier sont deux figures différentes. Le lynx est passant dans l’écu et tout comme le loup-cervier symboliserait la perspicacité. Le loup-cervier, représenté comme une panthère tachetée avec la queue d’un chat et la face d’un lynx, est très peu présent. Le lynx peut être représenté passant ou de front, et peut être confondu avec le loup bien qu’il ait le plus souvent la queue entre les jambes.

Le lynx est considéré comme un symbole de la Macédoine et est présent sur le côté pile de la pièce de 5 denars. Le lynx est choisi comme emblème par de nombreuses universités et équipes sportives d’Amérique du Nord, comme les Bobcats de Charlotte, ou les Lynx de Toronto.

Les lynx sont assez peu présents dans les œuvres de fiction. À la télévision, Bonkers D. Bobcat est un Lynx roux anthropomorphique créé par les studios Disney. Le Lynx roux Bubsy est un personnage de jeux vidéo ; une série de dessins animés consacrée au personnage a été produite, mais seul un épisode existe.

Au Moyen Âge, les griffes et les dents du Lynx boréal servaient d’amulettes et il était également chassé pour sa fourrure. La fourrure du Lynx du Canada est recherchée depuis le début de la colonisation du Canada par les Européens. Les trappeurs de la côte nord du Canada et les peuples autochtones mangent sa chair.

La peau de Lynx roux est la plus vendue parmi celles des félins. La fourrure de Lynx roux sert à faire des manteaux, des tapis ou des décorations murales ; c’est la fourrure du ventre qui est la plus recherchée. La plupart des exportations viennent des États-Unis, dont les exportations annuelles moyennes sont passées de plus de 13 000 dans les années 1990 à un peu moins de 30 000 dans les années 2000.

220px-Lynx_de_Sib%C3%A9rie_Thoiry_1981 dans LYNXLes lynx ont profité du changement de mentalité de l’humain envers la nature et plus particulièrement envers les carnivores. 70 à 80 % des personnes des pays d’Europe de l’Ouest sont favorables au retour des lynx. Toutefois, les citadins, qui ont souvent une vision édulcorée du monde animal, sont bien plus favorables au retour du lynx que les habitants des milieux ruraux. Les principaux détracteurs des lynx sont les chasseurs, qui l’accusent de faire diminuer la population de gibier, et les éleveurs, préoccupés par les prélèvements sur leurs troupeaux. Pourtant, l’impact du lynx est considéré comme bénéfique au gibier et dans certains pays, les lynx tuent beaucoup moins que les chasseurs, comme en Suisse, où le Lynx boréal attaque 6 000 chevreuils et l’Homme plus de 40 000. De nombreux moyens ont été testés pour minimiser l’impact du lynx sur le bétail : les plus efficaces restent l’emploi du chien patou, le gardiennage et l’utilisation de clôtures. De plus, si la présence des lynx est parfois mal vécue lors de leur réintroduction, on constate que dans les pays où les lynx n’ont jamais disparu aucune accusation ni demande d’extermination n’est effectuée.

Selon une étude menée au Cumberland Island National Seashore où le Lynx roux a été réintroduit, l’évaluation des connaissances a une note moyenne de 3,8/10, les chasseurs ayant obtenu les meilleurs scores (5,1/10). Selon les auteurs, ce score si faible peut être corrélé avec la nature discrète du Lynx roux : les opportunités d’apprentissage par contact direct sont faibles. De plus, peu de reportages animaliers lui sont dédiés, à l’inverse de ce qu’on peut voir pour le lion, le tigre, ou encore le puma.

 

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Le loup rival de l’homme

Posté par othoharmonie le 6 mars 2012

 

L’homme n’a pas toujours eu peur du loup. Il fut un temps où il prenait l’animal en exemple. Puis, lorsque l’homme a cessé de chasser, qu’il a commencé à élever, le loup a été déclaré nuisible. A partir de là sont nées les rumeurs, puis la peur du loup.

 Fichier:Lycaon-Solis.jpgAu sommet de la pyramide alimentaire, pour gérer l’équilibre naturel, on trouve les plus grands prédateurs, parfois appelés super-prédateurs. Parmi eux, entre autres, le tigre, le lynx, l’ours, le lion, le loup,… et l’homme ! Tous longtemps en danger ou carrément en voie d’extinction, sauf un : l’homme. Bien souvent, remplis de bonnes intentions, des écologistes, naturalistes et autres partent, de bonne foi, donner des leçons aux peuples d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs. Ceux-là même hésiteraient davantage avant d’ouvrir les portes de leurs paisibles territoires au loup. Mais l’Europe qui reproche à toute la planète ses grands félins ou ses éléphants ne voit pas le loup qu’elle a dans l’œil. La peur du loup commence par cette domination que l’homme a voulu installer entre lui et les autres super-prédateurs.

 Bien qu’elle dure toujours, la rivalité entre ces deux super-prédateurs que sont l’homme et le loup est ancestrale. Beaucoup de peuples ont eu un grand respect pour le loup et d’autres une grande haine, mais tous, à un moment ou à un autre, l’ont pris en exemple. Nos ancêtres lointains, nomades, qui vivaient et chassaient en petites bandes, n’étaient pas tellement différents des loups.

Plusieurs types de relations ont donc pu s’installer. Le loup est un chasseur hors pair dont l’homme a souvent fait un modèle, mais aussi un rival lorsqu’ils convoitaient la même proie. Il est même fréquemment arrivé que loup et homme chassent ensemble, chacun faisant valoir ses meilleures qualités. Parfois, le loup flaire et traque une proie que l’homme abattra plus aisément. En contrepartie, les loups mangeront les restes. Ceux-là, qui ont vendu leur liberté, deviendront nos chiens !

Fichier:Lycaon-Nathan.jpg La rivalité a été très bien vécue pendant des milliers d’années. Elle est devenue pour l’homme intolérable lorsqu’il a décidé de « stocker » ses proies puis d’en faire l’élevage. Là, le loup, gardien d’une nature libre et sauvage, est devenu un ennemi car, en s’attaquant à un troupeau domestiqué, il convoitait désormais une « propriété privée ». A partir de là, pouvait naître la mauvaise réputation du loup, suivie des plus sombres histoires. Au départ de la peur : la haine.

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La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

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Cerf-mulet

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2011

Le Cerf mulet, Cerf hémione ou Cerf à queue noire (Odocoileus hemionus) est une espèce de Cervidé qui vit dans les forêts de l’ouest de l’Amérique du Nord. Il se distingue du cerf de Virginie par ses bois plus droits.

 

 Odocoileus hemionusOn rencontre le Cerf Mulet dans le  Nord-Ouest de l’Amérique à une latitude de  23 degrés à 60 degrés N. Il se différencie du Cerf de Virginie par des bois dressés vers le haut. On distingue 11 sous-espèces dont  Odocoileus hemionus californicus le Cerf Mulet de Californie (Caton 1876). 

  

Odocoileus hemionus est un ruminant qui se nourrit de fourrages ligneux et herbacés dans des proportions égales. L’espèce consomme aussi des glands, des graines de légumineuses et des fruits charnus. 

  

La souplesse d’adaptation du Cerf Mulet est remarquable. Au Canada, O. hemionus se rencontre dans cinq types de forêts boréales. Aux États-Unis, l’espèce occupe un grand nombre d’habitats comme le chaparral boisé de Californie (sorte de maquis formé par des buissons et des broussailles), le désert de Mojave, Sonora, les forêts arbustives semi-désertiques, les Grandes Plaines et le Plateau du Colorado. 

  

Les hardes de cerfs mulets ont tendance à limiter leurs déplacements quotidiens à l’intérieur de leur domaine vital. On note cependant quelques mouvements ne s’écartant pas de plus de 5 km du domaine vital. Cependant des migrations saisonnières importantes peuvent se produire en fonction de la température (estivation en altitude) et des précipitations. 

  

 Odocoileus virginianusLa longueur du corps varie de 126 à 168 cm chez les mâles, et 125 à 156 cm chez les femelles. Hauteur au garrot : de 84 à 106 cm chez les mâles et de 80 à 100 cm chez les femelles. 

  

Comme tous les Cervidés, les mâles portent des bois. Le cycle annuel de la croissance des bois chez O. hemionus est initié et contrôlé par des changements dans la longueur du jour agissant sur plusieurs types cellulaires gonadotropes de l’hypophyse antérieure. Ces types cellulaires stimulent la sécrétion des hormones qui agissent principalement sur les bois et, incidemment, sur les testicules. 

  

O. hemionus est doté d’une vision binoculaire excellente et très sensible aux objets en mouvement. Le sens de l’ouïe est aussi aigu. 

  

La communication entre individus se fait par phéromones sécrétées par les glandes sébacées et sudoripares. La glande métatarsienne produit une phéromone d’alarme, la glande tarsienne permet la reconnaissance mutuelle. L’urine a également une fonction de phéromone à tous les âges et pour les deux sexes. 

  

Odocoileus hemionus est une espèce polygame. C’est le mâle dominant qui effectue la majeure partie des copulations. La position dominante est en grande partie fonction de la taille du corps et de la longueur des bois. La parade nuptiale et l’accouplement se produisent au sein du groupe. Le pic de reproduction chez O. hemionus se produit principalement à partir de fin novembre à la mi-décembre. Environ 27 à 29 jours s’écoulent entre la conception et l’implantation de l’œuf dans l’utérus. La durée moyenne de gestation est de 204 jours. Le pic des naissances se situe en juin. La femelle met bas deux faons. La maturité sexuelle est atteinte au bout de 500 jours. 

  

 En dehors de la période de reproduction, la harde est composée de femelles apparentées par filiation maternelle. Les mâles se dispersent en solitaires ou en agrégats d’individus non apparentés. Pendant l’hiver et au printemps, la stabi Odocoileus virginianus clavium, mâlelité des hardes de femelles et les groupes de mâles est maintenue avec une hiérarchie de domination. 

Les prédateurs se recrutent parmi pumas, coyotes, lynx, aigles royaux, chiens errants et ours noirs. L’espèce représente un gibier estimé. L’espèce a plusieurs stratégies distinctes pour éviter les prédateurs. O. hemionus est spécialisé dans la détection de danger à un très long parcours au moyen de grandes oreilles et une excellente vision. Les mâles peuvent rapidement détecter et suivre visuellement un autre animal à 600 m. Une fois le danger détecté, O. hemionus se dissimule dans le couvert végétal ou, si le prédateur est suffisamment éloigné de fuir à plusieurs kms. 

 

par André Guyard 

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Lion 3

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion  3 dans LION lionLorsque les Lionceaux viennent au monde après une gestation de cent huit à cent dix jours, leur taille est celle d’un chat qui aurait atteint la moitié de son développement. Seuls de tous les carnassiers, les Lions naissent les yeux ouverts. Comme la Lionne pendant l’allaitement ne quitte guère ses petits, si ce n’est pour aller se désaltérer, elle établit son repaire près d’une source ou d’une rivière. Elle s’assure ainsi une proie abondante et facile lorsque les animaux de la contrée sont attirés par le besoin de l’eau.

Après les fortes chaleurs du jour, aux premières fraîcheurs de la nuit, l’Antilope et la Girafe, le Zèbre et le Buffle recherchent les sources…. Le guide de la troupe d’Antilopes s’avance lentement, en flairant et en écoutant sans cesse ; il cherche à percer de ses yeux les ténèbres de la nuit. Après chaque pas, il s’assure que tout est calme et silencieux. Les Antilopes sont assez intelligentes pour avancer contre le vent, et presque toujours le guide du troupeau perçoit à temps le danger. Il s’arrête, écoute, regarde, flaire, et aussitôt, rebroussant chemin, se livre à une fuite rapide, qui entraîne toute la troupe et la dérobe au danger.

Le Zèbre s’approche avec la même prudence ainsi que la Girafe, mais soudain le Lion fait un bond, saute sur le cou de sa victime et lui enfonce les dents dans la nuque.

lion-blanc-245599 dans LIONC’est cette façon de chasser indigne du grand carnassier qui a fait dire à Barrow : « Cet animal est traître, il est rare qu’il attaque ouvertement, il s’embusque jusqu’à ce qu’il puisse sauter sur sa proie. » Nous lisons dans le Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle ce détail que nous n’avons trouvé reproduit nulle part : on croit que pour cette chasse où sa force est le plus souvent inutile, mais où la ruse devient nécessaire, le Lion sait s’associer le Caracal, petit Lynx qui, d’une taille plus semblable à la leur, peut facilement approcher ses victimes sans leur inspirer d’épouvante et sans déterminer leur fuite. On dit qu’il s’en sert comme d’un pourvoyeur et qu’il partage ensuite avec lui sa proie. Il est peut-être plus probable que si le Caracal suit le Lion, c’est afin de profiter des restes de ce puissant carnassier. Il ne serait cependant pas impossible qu’il y eût du vrai dans ce récit.

Lorsque les animaux se sont accouplés, le pays qu’ils habitent est dans la désolation. Le Lion consomme énormément ; on en jugera par ces chiffres donnés par Jules Gérard. En 1855, dit-il, les trente Lions qui se trouvaient dans la province de disney-roi-lion-00012Constantine coûtaient annuellement 180000 francs.

« Dans les contrées où je chasse d’habitude, écrit-il, l’Arabe qui paye 5 francs d’impôt à l’État paye 50 francs au Lion. Un seul Lion tue ou consomme une valeur annuelle de 6000 francs en chevaux, mulets, boeufs, chameaux et moutons ; en prenant la moyenne de sa vie, qui est de trente-cinq ans, chaque Lion coûte donc aux Arabes 210000 francs. »

De 1856 à 1857, toujours d’après Jules Gérard, 60 Lions ont enlevé dans la seule province de Bône 10000 pièces de bétail, grandes et petites…. En captivité le Lion absorbe par jour, en moyenne, de 6 à 7 kilos de viande. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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