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Le cochon dans la littérature

Posté par othoharmonie le 16 mai 2016

Grognon, mais familier comme si nous t’avions gardé ensemble, tu fourres le nez partout et tu marches autant avec lui qu’avec les pattes.
Tu caches sous des oreilles en feuilles de betterave
tes petits yeux cassis.
Tu es ventru comme une groseille à maquereau.
Tu as de longs poils comme elle, comme elle la peau claire et une courte queue bouclée.
Et les méchants t’appellent : « Sale cochon ! » Ils disent que, si rien ne te dégoûte, tu dégoûtes tout le monde et que tu n’aimes que l’eau de vaisselle grasse.
Mais ils te calomnient.
Qu’ils te débarbouillent et tu auras bonne mine.
Tu te négliges par leur faute.
Comme on fait ton lit, tu te couches, et la malpropreté n’est que ta seconde nature.

Par Jules Renard 

images

Les trois petits cochons

Cependant, lorsqu’on évoque le cochon dans le récit d’enfance, les premiers héros qui viennent à l‘esprit sont Les trois petits cochons. Ce conte de la tradition orale anglaise fut analysé en son temps par Bruno Bettelheim qui a mis en lumière, dans la version originale du récit où les deux premiers cochons sont dévorés par le loup, la victoire du principe de réalité sur le principe de plaisir et valorisé l’effort, le travail et le renoncement qui aident l’enfant à grandir. C’est le film de Walt Disney, plus édulcoré, moins moralisateur  et délibérément optimiste, qui leur assura, dès les Silly Symphonies de 1933 et l’album paru chez Hachette en 1934, un succès qui ne se dément pas, conforté encore par les parodies inspirées qu’en fit, quelques années plus tard, le génial Tex Avery. Blitz Wolf , en 1942, se moque d’un Hitler à la fois ridicule et inquiétant et fait de nos trois compères de courageux soldats yankees. (Dans le célèbre La Bête est morte de Dancette et Calvo, on retrouvera, en 1945, le loup-Hitler mais on y découvre aussi un très subversif cochon-Mussolini .)

Pour One Ham’s family ou Three Little Pups,  Tex Avery mélange les mythes et contes en un joyeux désordre en continuant à opposer les trois petits héros à leur prédateur légendaire, le loup.

L’érotisme canaille de certaines scènes fait entrer délibérément ces dessins animés dans le spectacle pour adultes.

Nombreux sont les artistes qui se sont inspirés de ce conte des Three Little Pigs , qu’ils soient , au moins en partie, fidèles au schéma initial, comme dans les versions illustrées par les talents divers de Gerda, Eriko Kishida, Kimiko, Charlotte Voake, James Marshall ou Jean Claverie ou qu’ils transforment avec plus au moins de désinvolture le conte de la tradition. Ainsi de Frédéric Stehr qui, après une première parodie,  Un cochon chez les loups,  où un cochon séduit  une « loupiotte » grâce à ses talents pâtissiers,  s’essaie à une version féministe, Les trois petites cochonnes. Mitsumasa Anno nous étonne d’un exercice mathématique ardu comme il en a le secret, tandis que Quentin Blake et son compère Roald Dahl brassent les diverses histoires de loups, de fillettes et de cochon pour en donner une mouture hilarante audacieusement anachronique. Rascal et Peter Elliott introduisent de façon jouissive le narrateur dans l’histoire faisant participer le lecteur à l’élaboration du livre. Affaire de complicité encore entre un auteur et un illustrateur, le duo Smith- Scieszka, incriminant le sensationnalisme de la presse à scandale qui aurait faussé la vérité,  narre l’histoire du point de vue du loup,  lequel donne libre cours à une mauvaise foi que Tex Avery n’eût pas reniée.

images (1)L’étonnant album de David Wiesner, héritier de Chris Van Allsburg et auteur-illustrateur du superbe Mardi, joue lui aussi avec aisance des stéréotypes littéraires, des modes de narration écrite et graphique, et  rajeunit ce sujet éculé en le balançant dans des univers fantastiques parallèles dont l’atmosphère onirique n’est pas sans parenté avec le monde insolite du Bestiaire de Sowa.

Mais la référence la plus subtile à ce conte est sans conteste Mina, je t’aime qui met en scène les approches amoureuses de trois adolescents dont la puberté est mise en effervescence par la sensualité candidement carnassière d’une fillette à la troublante animalité.

Article de Janine Kotwica http://www.janinekotwica.com/expositions/le-cochon-portraits-d%E2%80%99un-s%C3%A9ducteur

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Le Sanglier « ennemi du peuple » et « Bête noire »

Posté par othoharmonie le 14 mai 2016

sanglier ennemi

 « Autrefois, était un temps où le gibier avait sa chance. Depuis, hélas ! Les choses ont bien changées. Il y a eu le catalogue de Manufrance, les boulettes de viande au cyanure et toute la gamme des fusils « Le Robust ». Au fil des ans, (…) l’homme a mis au point la chasse à courre, la battue administrative, la campagne de destruction des nuisibles… (…) Loup, Ours, Lynx, se mirent à disparaître… »  

Notable exception, le Sanglier a survécu à l’hécatombe. Autrefois appelé « Bête Noire », certainement du fait de la teinte sombre de sa livrée ; il est devenu véritablement aujourd’hui « La Bête Noire », au sens politico-économique « d’ennemi de peuple ».

Désigné comme tel, il est pourchassé par l’état-major technocratique. Cette traque est pilotée au plus haut niveau par le nouveau et tentaculaire ministère de l’écologie.

Le Sanglier fait de la résistance. Assiégé de toute part, confronté aux « impératifs de la modernisation de l’économie », menacé par les « aménageurs du territoire », les avancées des monocultures intensives de maïs et les promoteurs immobiliers, le Sanglier est livré à la vindicte professionnelle. Il est devenu « La Bête Noire » officielle d’une Nation toute entière et, à ce titre, fait l’objet de « lois d’exception ».

Un « Plan National de Maîtrise du Sanglier »  émanant du ministère de l’écologie définit les modalités de la guerre à mener contre l’animal forestier. Dans cette entreprise de protection d’un peuple travailleur, « usager de la route » en péril, les chasseurs sont en première ligne. Ils recueillent le rôle valorisant de « bras armé » de la Nation…

Entré en résistance, le sanglier téméraire, ou inconscient de ce qui l’attend, revendique encore la préservation de son espace naturel originel. Avec un courage incompréhensible, il défend sa liberté d’aller et de venir sur la totalité d’un territoire qui est le sien depuis des millénaires.

Aucune agressivité spontanée envers les hommes ne lui était connue depuis le néolithique européen. « Dans la nature le Sanglier n’attaque jamais l’homme » affirme la Hulotte en accord avec l’ensemble des naturalistes…
Que s’est-il donc passé pour qu’un « Plan National » organise une traque à « La Bête Noire » ?

La France en « état de siège », encerclée par un million de Sangliers

Depuis quelques années dans la Presse nationale, les articles qui parlent du Sanglier sont des appels à la Mobilisation Générale. Quelle que soit la couleur politique ou obédience religieuse du journal, le discours stéréotypé est unanime : la nation est menacée, c’est « l’état de siège, « le Peuple est en danger » et c’est « l’appel à la Guerre » : « Le sanglier est une menace permanente ! » « Un danger public ! » « Les dégâts aux cultures sont énormes » et « les forêts souffrent du Sanglier ».

« Ses vagabondages font régner l’insécurité sur les routes ! » »La sécurité des automobilistes est menacée ! » Les sommes dépensées en indemnités sont « colossales », « prolifération incontrôlée du Sanglier ». Tels sont les messages régulièrement et inlassablement martelés, tous les ans, dans les journaux les plus divers, généralistes  ou spécialistes .

En lisant ces textes, on découvre un pays en « état de siège ». Dans le Plan national officiel, définissant les modalités opérationnelles de la guerre au Sanglier, et reprenant les propos alarmistes et « doléances » des journalistes et agents économiques, on peut lire : « La présence de populations importantes de sangliers peut avoir un impact négatif : dégâts agricoles, dégradation des propriétés privées et de friches industrielles dans les secteurs urbanisés, collisions avec des véhicules automobiles, dégâts aux peuplements forestiers, risques sanitaires… La fréquence et l’intensité de ces nuisances INTERDITSvarient selon les départements… »

« Population importante » de Sanglier, émanant d’un ministère de l’écologie on peut considérer sans rire qu’il s’agit d’un effort de quantification très précis…

Un million de Sangliers peuplent l’Hexagone et, dans ce grand « royaume des hommes en arme », 500.000 Sangliers sont abattus chaque année par les chasseurs. Ces derniers, au nombre impressionnant de « 1,4 million de pratiquants », sont encore en augmentation selon les chiffres « optimistes » de leur Fédération.

Suffisamment de Sangliers pour les chasseurs…

Article écrit par Jean-Marc Sérékian (2010) sur Carfree

A Lire sur le site d’Origine : http://naturjalles.over-blog.com/2015/01/le-sanglier-ennemi-du-peuple-et-bete-noire-du-btp.html

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MESSAGE ESSENIEN DU PEUPLE SANGLIER

Posté par othoharmonie le 8 mai 2016

 

Devant le soleil levant, nu, assis dans la posture de la méditation sur un rocher couvert de mousse je me suis concentré avec force sur le sanglier pour recevoir son message pour la Nation Essénienne sans rien y mettre de moi-même.

EXTRAIT DE : ALLIANCE ET DIALOGUE THÉURGIQUES AVEC L’ETRE SANGLIER

sanglier-et-petit

« Cher(e)s Essénien(ne)s, je suis heureux de pouvoir m’approcher de vous et d’entrer dans le cercle sacré et l’aura de Lumière de votre Alliance avec Dieu. Je viens vers vous au nom d’Ouriel et par lui, parce que son sceau divin de l’Argent, de la Force créatrice a été posé sur la Mère, de par l’Alliance et la volonté du Père.

Je veux renforcer la présence et la puissance de ce sceau d’Ouriel sur la terre et dans vos vies, car vous n’avez pas encore compris les secrets de l’énergie créatrice et vous ne les comprendrez pas tant que la peur vous tiendra, sous quelque forme que ce soit.

La première clé que je vous donne est que dans la vie, si tu n’arrives pas à traverser un obstacle avec ton corps, que tu as un blocage qui se manifeste dans le plan physique, alors traverse-le avec ton âme  élève-toi vers l’Intelligence supérieures par l’étude de la parole des Archanges, puis reviens dans ton corps avec la clé de la pensée illuminée par la sagesse qui seule, peut ouvrir les portes de la réalisation dans tous les mondes. Jésus, l’un des grands représentants de votre Tradition immémoriale, vous a transmis cette clé lorsqu’il a dit :  » si l’on te frappe sur une joue, tends l’autre joue » ; autrement dit, si tu te heurtes à un obstacle qui vient se dresser devant toi et te frapper dans le plan physique, éveille l’autre côté, éveille l’intelligence et répond par l’intelligence et non pas par une réaction mécanique et bête de ton corps habité par un moi illusoire.

Mon autre message, mon message essentiel vous permettra de mieux comprendre et appréhender jusque dans vos actes, le sceau de l’Argent et de l’Energie créatrice.

Sachez et devenez conscients que vous vivez dans la peur et qu’elle est l’animatrice et l’origine de la plupart de vos pensées, paroles et actes. Vous êtes en permanence, à l’arrière-plan de votre être e t de l’orientation de vos actes, dans la peur de perdre quelque chose que de toutes façon vous perdrez, puisque vous n’êtes ni le corps ni le moi illusoire qui l’habite. Or, tout ce que vous pensez et faites dans votre vie, est la plupart du temps pensé et fait pour la survie de vote corps et de la soi-disant dignité de celui qui l’habite et que vous appelez « moi ».

Cette peur viscérale, séculaire, est ce qui vous empêche de comprendre le secret de la force créatrice qui vous a été donné par votre Père Ouriel à travers son sceau divin de l’Argent. C’est pourquoi votre Père Raphaël vous a dit :  »Les hommes comprennent l’Enseignement transmis d’après ce qu’ils sont et malheureusement, je suis convaincu que les hommes sont plus confiance en l’argent du monde des hommes qu’en « l’argent-force-créatrice » qui nourrit Dieu, le fait grandir et lui confère un corps ». (voir psaume 188 de l’Archange Raphaël tome 31)

Moi, LE SANGLIER, je suis le gardien de ce secret de « l’argent-force-créatrice » dans le règne anomal, sur ces terres anciennement sacrée du pays de Kal, l’Assemblé des Anciens. Vous pourrez comprendre ce secret en méditant sur l’écriture sacrée que  je représente à travers mon mode de vie et la structure de Lumière de ma famille, de mon peuple.

Le sanglier dit : « anciennement sacrées », car la France a été dépouillées au fil du temps, par les guerres et les philosophies abstraites qui s’y sont installées, de tout ce qui faisait jadis d’elle une terre sacrée, sainte et emplie de force et de mémoire divines. C’est pourquoi il utilise l’ancien terme de « Kal » ou « Chardée » qui était utilisé par les Celtes, ces trois noms étant dérivés du mot « Ka-Eld », qui signifie « l’Assemblée des Anciens, des Sages ». Ainsi, le pays de Kal, appelé aussi « Chaldée) (qui s’étendait de la France jusqu’à l’Inde en passant par la Perse) était connu et respecté de tous les peuples comme un peuple universel et sage, gardien d’une Tradition immémoriale l qui remontait au grand Maître Essénien, Rama (voir livre « La Tradition Essénienne ».

Dans ma polarité féminine, je suis la gardienne du Temple de la famille, je protège mes petits, ma descendance, au prix de ma vie s’il le faut, mais je ne les protège pas uniquement dans le monde physique. Je protège également les mondes subtils autour d’eux afin de préserver l’atmosphère sacrée nécessaire à leur éducation, à leur développement sain et harmonieux, jusqu’à ce qu’ils deviennent autonome set capables de fonder à leur tour une famille. C’est ainsi que nous préservons la tradition de notre peuple dans tous les mondes. Dans ma polarité masculine, moi LE SANGLIER, je suis un conquérant, mais dans le respect des lois sacrées de Dieu. Je suis au service de ma famille de mon peuple, de ma tradition.

Je pars à la conquête du monde extérieur, on pas pour usurper des territoires qui ne sont pas les miens, mais pour apporter dans mon foyer les éléments nécessaires à la préservation et à la sauvegarde des valeurs fondamentales de ma lignée immémoriale. Je suis un être de vérité, de dignité et de protection. Par le sens de l’odorat que j’ai développé et que j’incarne à la perfection jusque dans le plan physique, à travers la proéminence de mon groin, je sais exactement ce qui est bon pour moi et pour mon peuple et ce qui ne l’est pas. Ainsi, aucune maladie ne peut entrer en moi, aucune impureté extérieure, visible ou invisible, ne peut dénaturer mon être.

Par ce sens de la vérité, de la dignité et de la protection de mon peuple que j’incarne et que vous appelez « l’odorat » dans votre langue devenue morte, j’ai développé cette cuirasse d’invulnérabilité qui me caractérise au sein du règne anomal et qui suscite le respect, voire la crainte – involontaire – aussi bien des animaux et des hommes.

C’est ce sens aigu de la vérité et de l’authentique noblesse, associé à ma détermination sans faille et à mon audace intrépide, qui m’a rendu invulnérable et insaisissable au monde de l’homme qui est voleur, menteur et usurpateur. D’élevage de sangliers dans le monde des hommes, car comme le loup, je suis un protecteur et un gardien du Temple de la Vérité. Ainsi, je préfère me donner moi-même la mort plutôt que d’être dénaturé en servant les intérêts vils d’êtres corrompus qui ne servent et n’honorent pas les intérêts de Dieu, qui est le Bien commun.

J’acceptai jadis d’être mangé, voire sacrifié par les Celtes, car ces êtres étaient guidés par des Druides, êtres sages et nobles, protecteurs de la Terre-Mère et serviteurs du Ciel-Père. Telle est la raison pour laquelle, fuyant l’odeur nauséabonde de l’avidité des chasseurs, je me suis offert à la Nation Essénienne à travers ses prêtres qui  ouvrent dignement et impersonnellement au service Dieu, à l’image des anciens Druides qui aveint fait alliance avec moi. Je me suis reconnu à travers ces nobles serviteurs de la Lumière. Alors, par un choc physique, une partie de mon âme collective a pu être libérée et j’ai pu à travers elle, entrer dans l’âme de Lumière de la Nation Essénienne.

Par son Alliance avec le monde divin et par ce choc et cette rencontre entre deux mondes, ces prêtres se sont éveillés dans leur fonction sacrée d’intermédiaires entre les mondes et d’unificateurs des règnes de la Mère, pour la victoire du Père. Ainsi, par un dialogue théurgique et par leurs prières enflammées pour m’offrir à Dieu, je me suis uni, j’ai lié mon sang avec l’âme de votre peule, Nation et Maison de Dieu sur la terre. C’est là l’origine ésotérique du mot « sanglier », celui qui lie son sang » à la terre pour la protéger de l’envahissement du mal.

Je suis venu vers vous au nom d’Ouriel, pour vous transmettre une force et vous révéler l’un des nombreux secrets de son sceau de l’argent, celui de l’invulnérabilité et de la puissance réalisatrice qui est mon sceau et mon offrande à la Nation Essénienne. Je vous demande de l’accepter, non pas pour moi mais pour Dieu et l’accomplissement de Sa volonté jusque dans votre vie quotidienne. Ainsi, vous pourrez transmettre un héritage sacré et pur aux générations futures qui naîtront de vous.

Sanglier

Pour conduire ce sceau d’Oureil vers l’accomplissement, soyez à mon image et portez mon écriture sacrée et mes vertus dans vos vies. Alors vous recevrez mon sceau de l’invulnérabilité et de la puissance réalisatrice.

Que les femmes Esséniennes soient des prêtresses qui protègent les mondes subtils par leur volonté claire, éveillée et déterminée à préserver et prendre soin de ce qui est précieux, des valeurs fondamentales de la Famille et de toutes les vertus qui maintiennent l’eau des relations pure et claire : l’amour, la subtilité, la délicatesse, l‘harmonie, la paix, le calme, le partage, la communion, la joie et la douceur du foyer.

Ainsi, l’atmosphère de votre Temple qui préserve et garde la femme du Père, demeurera sacrée et sanctifiée.  Alors les hommes, prêtres et chevaliers du Très Haut, pourront conduire la prière des femmes et de la Mère du monde vers l’accomplissement, en construisant jusque dans le visible un monde noble, digne et sage où tous les êtres pourront cohabiter et vivre ensemble, dans l’union pacifique et le dialogue harmonieux. Ainsi brillera de nouveau sur la terre la flamme d’amour du Père et la lumière rayonnante de sagesse de la Mère, sceau vivant de leur Alliance bienheureuse.

Si vous suivez ce chemin, celui de la protection du cœur pur et des valeurs de la Famille pour les femmes et pour les hommes, celui de la vérité, de la noblesse et de la détermination à accomplir envers et contre tout la volonté du Père, alors d’élevage de sangliers dans le monde des hommes, car comme le loup, je suis un protecteur et un gardien du Temple de la Vérité.

Ainsi je préfère me donner moi-même la mort plutôt que d’être dénaturé en servant les intérêts vils d’êtres corrompus qui ne servent et n’honorent pas les intérêts de Dieu, qui est le Bien commun. Alors le sceau d’Ouriel brillera de mille feux, éclairant le monde comme un phare au milieu de la nuit.

Je donne à la pensée créatrice de la Nation Essénienne émanée des Archange s, le puissance réalisatrice de mon être, uni à Ouriel, votre Père.

Recevez la bénédiction de mon message et de mon âme et la force de la mettre en œuvre dans vos vies. Vérité, dignité et protection soient vos guides, éternellement

Terranova, le 14/09/2013

http://www.alliance-essenienne-de-sauvegarde-des-animaux.org/medias/files/message-du-sanglier-pdf.compressed.pdf

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Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

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LE COCHON de Saint Antoine

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

Les porcs, appelés aussi cochons quand ils sont domestiques et sangliers quand ils sont sauvages, sont des animaux massifs, à museau prolongé en groin. Les canines, très développées chez les mâles, constituent les défenses.

_saint_antoine_et_son_cochonLes pattes ont 4 doigts, dont les deux centraux seuls touchent le sol. Le mâle est le verrat, la femelle la truie, ou la laie, les jeunes les porcelets, gorets ou marcassins. Omnivore, le porc domestique est capable de digérer de très nombreux aliments, mais les matières premières cellulosiques ne lui conviennent pas. La durée de la gestation est de 115 jours. Les truies donnent naissance à une portée qui comprend de 10 à 14 porcelets. L’élevage moderne exige le regroupement en bandes, donnant une production échelonnée et programmée. Dans un local préalablement vidé et désinfecté, on introduit en une seule fois des porcs ayant les mêmes exigences physiologiques : même stade dans le cycle de reproduction pour les adultes, même âge et même poids pour les jeunes. Les porcelets sont sevrés à 3 ou 4 semaines d’âge. La nourriture est à base de céréales et de leurs sous-produits, de tourteaux, de manioc, etc. Elle est distribuée sèche ou humidifiée. Les porcs mâles castrés et les femelles sont engraissés jusqu’au poids de 100 kg, atteint à environ à 6 mois. Un porc de 100 kg de poids fournit, en moyenne, une carcasse de 78 kg avec la tête et les pieds. La chair et les graisses du porc sont totalement utilisées pour l’alimentation, soit sous forme de matières premières pour la charcuterie, soit pour la vente à l’état frais.

Connaissez-vous l’histoire de Saint-Antoine et de son révéré cochon ? Enfin, quand on dit « l’histoire », le mot n’est pas très juste : parlons plutôt de légende, car il parait que la réalité n’a pas grand-chose à voir avec l’imagerie populaire du saint…

Pourtant, ce saint, appelé Saint Antoine le Grand ou aussi l’Egyptien, fondateur de la vie monastique (dit-on), est pratiquement toujours représenté avec un cochon à ses pieds. Qui songerait à les séparer ? Ils forment un couple quasiment mythique, au même titre que Tristan et Iseult, Black et Decker ou Carla et Bruni…

Saint-Antoine est également le patron des charcutiers. Normal, direz-vous, vu son animal fétiche. Cependant, quand on examine sa vie de près, on s’aperçoit que le cochon y est totalement absent. Alors que vient faire ce sublime animal près du saint ?

C’est en haute Egypte, vers 225 après JC que naît Antoine. Devenu orphelin, il vend tous ses biens afin de suivre les préceptes du Christ et se fait ermite dans le désert. Naturellement, devinez qui vient le tenter juste histoire de passer le temps ? Le démon, bien sûr. Et toujours bien sûr, Antoine parvient à repousser chacune de ses tentatives.

 Le temps passant, Antoine commence à devenir célèbre dans son désert (ce qui, avouons-le, relève du tour de force) et des disciples s’assemblent autour de lui. C’est ainsi qu’une communauté se forme et s’organise peu à peu.

Mais pour quelqu’un qui prise avant tout la solitude, la vie en communauté, même dans un désert, cela devient vite lassant. Antoine abandonne donc ceux qu’on peut considérer comme les premiers « moines » et repart vivre seul. Sa mort survient alors qu’il est âgé de 102 ans. (Vrai ou faux ?…) On le voit, pour l’instant, pas trace d’une seule queue en tire-bouchon dans l’histoire.

Saint Athanase décide un jour d’écrire la vie de Saint Antoine, dévoré qu’il est par l’ambition et le désir de pondre un best-seller. Mais dans ce récit biographique, le démon est symbolisé par divers animaux, qui ne ressemblent aucunement au cochon : lion, ours, taureau… Là-dessus, ce best-seller s’étant répandu en Europe, la culture Occidentale s’intéresse à Antoine, s’en empare, et transforme les représentations du démon en quelque chose de beaucoup plus familier : un loup, et un sanglier. Voilà le cochon qui arrive. Mais le sanglier n’est que le cousin du cochon, et encore, un cousin éloigné et vraiment peu fréquentable.

La transformation du sanglier sauvage en gentil petit cochon se fera par l’intermédiaire d’un étonnant croisement entre la réalité et la légende.

Les reliques de Saint-Antoine, déposées à Constantinople, sont transférées en Isère par un chevalier dauphinois. Et tout à coup, on s’aperçoit que ces fameuses reliques ont le don miraculeux de guérir du « mal des ardents » (sorte de gangrène). Au début du 12ème siècle, deux seigneurs, guéris par les fameuses reliques de ce mal, fondent près de l’abbaye où elles sont conservées un petit hôpital.

Vous connaissez la formule : « Petit hôpital deviendra grand pourvu que Dieu… etc. » Et comme Dieu n’est pas contre l’idée et que les malades affluent, l’hôpital s’agrandit, prend un bel essor au point de devenir « la maison mère » de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine, plus connu sous le nom des « Antonins ». Cet ordre essaime peu à peu dans le milieu urbain et on compte jusqu’à 360 hôpitaux dans toute l’Europe.

Mais enfin, direz-vous, et le cochon, dans tout ça ? Il arrive, oui ? On y vient.

Les Antonins pratiquent donc des activités charitables et c’est ainsi qu’ils élèvent beaucoup de porcs pour pouvoir nourrir les pauvres. De plus, le lard passe pour avoir des effets très bénéfiques sur ce fameux « mal des ardents ». Les Antonins obtiennent donc le privilège de pouvoir laisser leurs animaux vaquer en toute liberté, et la population participe à leur nourriture.

La naissance et le développement de l’imprimerie permettent une diffusion des représentations de Saint Antoine : et c’est ainsi que l’imagerie populaire remplace (par reconnaissance envers les Antonins ?) le sanglier tentateur par l’aimable cochon bienfaiteur. Cette « métamorphose » est de plus vue d’un assez bon œil par l’Eglise car le cochon, animal familier entre tous, rend le saint accessible au plus grand nombre, illettrés et retardés mentaux compris.

Les siècles suivants ne font qu’entériner l’arrivée du cochon aux pieds du saint et c’est aussi pourquoi ce dernier est devenu le patron des charcutiers -et celui des brossiers, quand ce métier existait encore. (Ils fabriquaient leurs brosses avec des soies de porcs.)

Quand on vous dit que le cochon est un animal béni des Dieux…

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Le cochon au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

 

Au Moyen Âge, prédicateurs et théologiens ont considéré le cochon comme un attribut du diable ; comme lui, le diable grogne et se vautre dans l’ordure. Cette image du porc lié à l’enfer existe déjà sur quelques chapiteaux romans, mais prend son essor essentiellement à la période gothique. Le porc est aussi parfois associé aux Juifs et à la Synagogue. Il peut personnifier plusieurs vices, comme la saleté, la gloutonnerie et la colère. Dès le XIIIe siècle, un homme débauché est un porc. Cette image perdure longtemps après le Moyen Âge.

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Plus tardivement, entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, le porc a été associé, après le bouc, l’âne et le chien, à la luxure, bien que le mot de verrat soit en toute logique plus approprié. En 1503-1504, Jérôme Bosch, dans le panneau l’enfer du Jardin des délices, représente une truie vêtue en nonne, enlaçant un homme nu, mais le terme de « cochonnerie » en prend son sens actuel en français qu’à la fin du XVIIe siècle. Par dérision, il arrive que le prix «remporté» par le dernier arrivé d’une compétition, telle que le palio en Italie ou des course de chevaux à Ulm (par le Pritschenmeister ) ou à Strasbourg soit un cochon. Un jeu moqueur, impliquant des aveugles et un cochon, existait dans de nombreuses villes européennes au XIVe et XVe siècle, de Lübeck à Paris.

Ces connotations négatives peuvent s’expliquer par la couleur sombre du pelage du porc, ainsi que par certains traits comportementaux, particulièrement sa goinfrerie, son aptitude à se nourrir d’ordures et de charognes. Les créatures omnivores (le corbeau, le renard, l’ours, voire l’être humain) sont ainsi souvent considérées comme impures. Sa mauvaise vue et sa tendance à se vautrer dans la boue sont d’autres éléments vus négativement. Toutefois, l’image d’un bon cochon émerge aussi quelquefois dans l’iconographie des saints. Dans l’iconographie de saint Antoine, le cochon apparaît à partir du XIIIe siècle comme un compagnon du saint, sans doute sous l’influence de l’ordre des Antonins, spécialisés dans l’élevage des cochons, qui fournissaient de la viande aux indigents et un lard passant pour bénéfique aux malades. Saint Blaise est aussi parfois représenté accompagné d’un pourceau. Un de ses miracles serait d’avoir poussé un loup à rendre son pourceau à une vieille femme qui, pour remercier le saint, lui apporta dans son cachot les pieds et la tête du porc rôtis. Par ailleurs, le porc (qui, à l’époque, ressemblait davantage au sanglier) est vu comme un animal fort et courageux ; certains nobles le prenaient ainsi pour emblème sur leurs armoiries, et une version du Roman d’Alexandre raconte la mise en fuite d’éléphants du roi Porus par des cochons sauvages.

Le cochon prend aussi, au fil du temps, des connotations plus positives, liées à la fécondité et à la prospérité, en raison notamment de la grande fécondité de la truie et de son cycle de gestation : trois mois, trois semaines et trois jours, un chiffre déjà mentionné par Aristote, et que les hommes du Moyen Âge ont relevé comme un cycle arithmétiquement parfait. L’idée ancienne que la possession d’un cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de cochon, ou piggy banks. L’idée du cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco »… Un lien a également été établi entre enfants et cochons, sensible dans la légende de saint Nicolas (le boucher jette les enfants au saloir comme de vulgaires pourceaux) puis à partir de la fin du XIXe siècle dans la littérature pour jeunesse, les jouets, les manèges, puis le cinéma. Le cochon est alors représenté comme un porcelet rose, joyeux et dynamique, largement humanisé (bipédie, parole, activités, etc.).

Cette figure archétypale est présente dans de nombreux personnages de dessin animé et de bande dessinée : Porky Pig l’ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy la cochonne amoureuse de la grenouille Kermit dans le Muppet Show, Porcinet le copain de Winnie l’ourson, Les Trois petits cochons, Babe, etc.

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La Médecine du Colibri,

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016


(tiré d’une légende amérindienne)

 

  par Chamane Michelle L Gerrior

Écoutez l’histoire de la grande forêt qui s’est embrasée

médecine colibriUn terrible feu de forêt faisait rage. La terreur s’était emparée de tous les animaux qui s’enfuyaient comme ils le pouvaient. L’orignal et le lièvre, l’ours et l’écureuil, tous couraient et, au-dessus d’eux, les oiseaux virevoltaient en panique. Ils étaient tous rassemblés à l’orée de la forêt. Pour attendre la suite des choses. Tous sauf un, Kiriki le petit colibri.

Seul Kiriki le petit colibri était resté dans la forêt. Quand le feu s’est approché de lui, il s’est envolé immédiatement vers le ruisseau pour puiser une goutte d’eau avec son minuscule bec. Kiriki fonça sur le feu et largua la goutte.
Puis il retourna au ruisseau et rapporta une autre goutte pour la larguer sur le feu, comme ça, aller-retour, aller-retour, aller-retour. Les autres animaux regardaient ce tout petit oiseau combattre l’énorme feu de forêt et lui criaient :
<< Arrête, arrête, c’est trop dangereux, tu vas périr ! >>

<< Qu’est ce que je peux faire? Braillait le lièvre. C’est bien trop chaud. 
<< Il y a bien trop de boucane! >> hurlait le loup.
<< Mes ailes vont bruler, ululait le hibou >>

Pourtant le petit colibri persistait. Aller-retour, aller-retour, sans relâche, du ruisseau au feu, il larguait ses gouttelettes sur le brasier géant. À un moment donné, le gros ours dit à Kiriki : << Veut-tu bien me dire ce que tu fais là?  >>
Du haut des airs, le petit colibri regarda tous les animaux entassés dans le même coin et leur dit :
 << Je fais ce que je peux ! >> 

Le colibri est le héros de plusieurs légendes autochtones d’Amériques. Il est le symbole de la beauté, d’agilité, d’optimiste, de sagesse et de détermination. Il est associé à la célébration de la vie. L’apparition du colibri est de bon augure et source de joie. Le feu, la pluie et l’eau joue un rôle primordial dans sa Médecine. La légende dit que c’est le feu qui a engendré cet oiseau, ce qui explique l’éclat de ses couleurs, ou que c’est le colibri qui apporta le feu aux humains. Surtout, cette Médecine nous enseigne que ce n’est pas les plus gros, les plus puissants ou les plus téméraires qui apportent le plus grand bien ou exerce la plus grande influence. Mais ceux qui n’hésitent pas à agir, qui sont conscients des enjeux de leur combat, ceux-là accomplissent de grandes choses. Voila! 

Enfin, je récidive pour une seizième années, je perpétue encore et encore une tradition que je prend toujours plaisir à vivre. Cependant cette année, j’ai décidé d’élargir le temps donc comme à l’habitude, j’ouvre ma porte pour écoute, échange de voyance, soin traditionnel pour les plus démunies de notre société, autochtone et non-autochtone, Gratuitement pendant tous le mois de Décembre 2013. Si vous connaissez une personne dans le besoin ou vous-même êtes dans le besoin et que vous ne pouvez vous offrir ce genre de service, contactez-moi via le site de Norja.net. Toutes demandes seront analysées et soumis à un processus de sélection. De ma part, de mes collaborateurs  et de la communauté autochtone du grand Montréal, Joyeuses fêtes, soyez prudent, Wantaqo’ti’   
 
( extrait de M. N. Yahgulanaas, le vol du colibri )
( Traduit par Richard Desjardins )

 

Chamane Michelle L Gerrior
clan du Papillon Monarque , nation micmac
 

pour voir les sites de nos collaborateurs

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Chien : le Conseil, la Fidélité, la Loyauté

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2015

 

CHIEN1 Chien nous guide et nous protège tout au long de cette vie. Il apporte l’aide nécessaire pour défendre nos valeurs et les choses qui nous sont sacrées. Il transmet le sens du service aux autres, la compréhension profonde et compatissante. Il représente les bénévoles, les philanthropes, les infirmières, les conseillers, les prêtres ou les soldats. Il s’agit de la fidélité envers les autres, mais aussi, et surtout, envers soi. Chien, bien sûr, est le compagnon fidèle et dévoué. Il sert son maître, pour que celui-ci soit toujours fier de lui. Chien est considéré, dans certaines traditions, comme le gardien de domaines secrets, le protecteur d’un savoir ancien. Il peut défendre jusqu’à la mort son propriétaire.

Il témoigne d’une grande compassion, et sait regarder au-delà des apparences. Il enseigne qu’il faut examiner de temps en temps sa loyauté à soi-même et aux autres. Le très complexe symbolisme de Chien est lié à la trilogie des éléments : Terre/Eau/Lune, dont la signification occulte est femelle, végétative, sexuelle, divinatoire et fondamentale, tant pour le conscient que pour le subconscient. Il n’est pas une mythologie qui n’ait associé Chien à la mort et aux enfers (voir > Cerbère).

Sa première fonction mythique est celle de psychopompe, guide de l’homme dans la nuit de la mort après avoir été son compagnon dans le jour de la vie. Les cynocéphales, nombreux dans l’iconographie égyptienne, ont pour mission d’emprisonner ou de détruire les ennemis de la lumière et de garder les portes des lieux sacrés. Chien est souvent présenté comme un héros civilisateur, maître ou conquérant du feu, et comme ancêtre mythique. En Nouvelle-Guinée, plusieurs peuplades pensent que Chien a volé le feu à son premier possesseur : le Rat.

Chien, symbole de puissance sexuelle et de pérennité, est aussi séducteur et incontinent, débordant de vitalité. Pour les alchimistes et les philosophes, le Chien dévoré par le Loup représente la purification de l’or par l’antimoine, avant-CHIEN2dernière étape du Grand-Œuvre. Chien se purifie en se dévorant, en se sacrifiant lui-même pour accéder à l’étape ultime de sa conquête spirituelle. Chien est surtout connu pour ses qualités de chasseur à l’odorat puissant, bon pisteur. Son comportement quasi humain en fait un compagnon fréquent, presque une sorte de « prolongement » de certains héros celtiques.

Finn mac Cumail, dont les chiens Bran et Sgeolainn sont d’origine semi-humaine, l’escortent dans toutes ses aventures et sont tout aussi habiles que ses compagnons humains. Les Chiens du monde d’en-dessous ont le corps blanc et les oreilles rouges ; ces « Cwm Annwn » accompagnent Arawn et sont aussi les Chiens de Gabriel : ils participent à la Chasse Sauvage de Gwyn ap Nudd, qui juge et écrase les coupables. Le héros Cuchulainn a été surnommé « Chien de Culainn » après avoir terrassé un Chien gigantesque. Les crânes de Chien étaient utilisés dans la divination de iombas forosna. Animal de la Lune et psychopompe, Chien était le gardien de la Connaissance cachée et symbolisait notre appartenance au monde invisible. Le Chien Noir Ki Du accompagnait les âmes des morts dans leur voyage dans l’Autre Monde, tandis qu’Annwf, maître du royaume des morts, possédait une meute de Chiens Gris.

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A la découverte de votre animal TOTEM

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2015

Le mot « totem » est dérivé d’un mot objibway : le mot « odem », qui fait référence au lien mystique qui unit l’esprit à un lieu ou à une nation.

totémismeLes animaux totémiques étaient souvent attribués lors d’une vision ou simplement par décision d’un conseil pour la tribu. Par exemple, chez les Mohawks il existe trois clans dont les totems sont : l’Ours, le Loup et la Tortue. De même chez les Objibways, à la suite de l’arrivée des Européens, il fut décidé par le Conseil de créer deux nouveaux clans pour les enfants de la nation qui avaient du sang anglais ou américain. Les animaux totémiques pour ces deux clans étaient le Lion et l’Aigle à tête blanche, qui sont en fait les animaux emblématiques des deux pays.

Dans plusieurs nations amérindiennes, lorsque les jeunes gens voulaient connaître leur animal totem, ils partaient en quête de visions. Ils devaient passer quatre jours et quatre nuits dans les montagnes ou dans la forêt sans manger ni boire. Pendant ce temps de jeûne ils priaient et demandaient au Grand-Esprit de bien vouloir leur envoyer une vision. Un animal apparaissait souvent d’une façon très réelle et cet animal devenait l’animal totem de la personne à qui il était apparu. Il devait apporter sa protection, son courage et sa sagesse tout au long de la vie de cette personne. De même, les hommes s’attribuaient souvent les caractéristiques propres à leur totem.

Chez les Indiens des Plaines, surtout chez les Sioux et les Chippewas, les pouvoirs de l’Ours étaient souvent invoqués avant d’aller à la guerre. Les hommes peignaient sur leur visage des marques qui ressemblaient à des griffes d’Ours, ou ils portaient sur eux un couteau à double lame, dont la poignée était sculptée dans la mâchoire d’un Ours. Il est certain que les animaux utilisés comme totems peuvent varier d’une nation à l’autre ainsi que leur signification. Mais dans l’ensemble nous pouvons observer une constante qui relie tous les peuples d’Amérique du Nord.

Pour chaque grande religion, l’existence d’êtres spirituels et leur aide aux créatures dans le monde matériel a toujours été une réalité. Les Grecs parlaient aux esprits et aux dieux par le biais de leurs oracles. Les Boschimans ont développé des rituels et des mythes autour des mouvements et activités d’animaux comme l’Élan et la Mante Religieuse. Les Amérindiens imitaient, dans leurs danses, différents animaux pour entrer en contact avec le monde des esprits. La croyance en les dimensions spirituelles de la vie et toutes ses multiples manifestations est universelle.

L’idée la plus répandue dans ce contexte est que les guides spirituels se servent souvent d’animaux ou de représentations animales pour renseigner l’être humain de leurs intentions et de leur fonction ou rôle dans sa vie et dans le monde. Notre société moderne et rationnelle a plutôt tendance à se moquer de ces moyens de communication. Cependant, celui qui étudie sérieusement notre patrimoine culturel, nos anciens mythes et écrits, rencontrera un grand nombre d’être spirituels – qu’il s’agisse de saints, d’anges, de contacts avec les ancêtres, de fées et d’elfes, de démons ou même d’animaux totem… Quand une croyance comme celle-ci est tellement universelle, elle doit posséder, me semble-t-il, au moins une certaine crédibilité. Dans les descriptions, ces êtres se présentent d’une manière aussi diverse que les personnes qu’on rencontre dans la vie de tous les jours. Ils remplissent de nombreuses fonctions.

Ils peuvent vous aider à devenir conscient de vos dons. D’autres vous procurent de la force et vous protègent. Ils peuvent procurer de l’inspiration et leurs énergies peuvent stimuler votre guérison et évolution. Une des formes que les guides spirituels adoptent le plus souvent est celle des animaux. Dans la plupart des anciennes cultures, les gens étudiaient la nature afin de mieux comprendre le surnaturel. La nature – et plus particulièrement les animaux – peut établir un lien entre TOTEMles dimensions spirituelles et matérielles. Un totem peut être n’importe quel objet, végétal, animal ou être de la nature, représentant les phénomènes et les énergies avec lesquels nous avons une grande affinité. Nous nous concentrerons ici sur les esprits totems animaux. L’étude et les connaissances d’animaux totem sont d’une valeur inestimable pour comprendre la façon dont le monde spirituel se manifeste dans votre vie. Vous pouvez utiliser les animaux totem et leurs représentations comme moyen pour en apprendre plus sur vous-même et le monde invisible.

En déterminant quel est votre animal totem, en l’étudiant par la suite et apprenant à devenir un avec lui, vous pouvez invoquer ses forces chaque fois que vous en avez besoin. Grâce à l’animal en tant que medium, vous pouvez entrer en relation avec des forces et patterns archétypaux. En même temps, vous comprendrez mieux les patterns dans votre propre vie. Une fois que vous aurez reconnu vos animaux totem, vous aurez une vision plus claire de la vie. Vous verrez vous-même la réalité par d’autres yeux. Vous recevrez de nouvelles inspirations et deviendrez plus créatif. Mieux vous comprenez votre totem, mieux vous vous comprenez vous-même.

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Les Oies dont on coupe les Ailes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

 

oie dont on coupe les ailesL’histoire de Duc, jars sauvage du Canada, est le romain d’un amour dont la profondeur, la tendresse, la constance feraient honneur aux meilleurs d’entre nous. Duc est l’un de ces fiers oiseaux qui, au rythme des saisons, sillonnent le ciel, en quête de climats accueillants, d’herbages prospères. Pour eux, comme pour nous, l’alternative est d’une cruelle simplicité ; accepter la sécurité humiliante mais confortable des réserves où l’on pousse le souci de leur protection jusqu’à les amputer des grandes rémiges qui leur permettent de voler loin ; ou affronter, tôt ou tard, le fusil du chasseur et jouer à chaque instant une existence dangereuse mais libre.

Duc le Jars sauvage est libre. Il a attendu patiemment le moment de choisir celle qui sera, pour toujours, la compagne de sa vie ; mais les circonstances, souvent choisissent pour nous : l’élue habite une grande réserve du Wisconsin, et ses ailes rognées l’empêcheront de suivre Duc dans sa grande migration hivernale vers le sud. Elle l’aime cependant autant qu’il l’aime, et le mot n’est pas trop fort puisque, s’étant promis et donnés l’un à l’autres, ils ne permettront pas à la mort elle-même de dénouer leurs liens…..

Voici l’histoire : issue du livre présenté ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2015/05/05/loie-sauvage/

Duc le Jars jaillit du ciel tumultueux du Wisconsin, se posa sur l’un des étangs artificiels qu’habitait un troupeau de ses congénères domestiquée et, en attendant la fin de l’orage, prit pour compagne l’une des oies. Puis, le ciel s’étant découvert, la bande d’oies sauvages reprit son vol, et il partit avec elles ; et comme la femelle ne le suivait pas, il revient en trompetant, la pressant de s’enlever sur l’aile du vent et de venir dans le Nord bâtir son nif.

La femelle, battant des ailes, courut le long de la levée de terre ; mais les longues rémiges, les plumes qui fournissent l’ultime élan indispensable à l’envol, avaient été rognées au niveau de l’aileron droit.

Jusqu’à la tombée de la nuit, et même après, le jars plana à basse altitude au-dessus de l’oie, allant, venant, poussant des cris. Lorsque enfin il devin évident que la femelle ne le suivrait pas, il étala les palmes de ses pattes, freina avec ses ailes et, effleurant l’eau, vint se poser à  côté d’elle. Ils passèrent la nuit ensemble, mais, le lendemain matin, le mâle s’enleva de nouveau en entendant les appels d’un vol d’oies sauvages en pleine migration ; après avoir encore pressé la femelle de la suivre, il s’éloigna, diminuer à l’horizon jusqu’à ce que l’oie elle-même – en dépit de ses yeux faits pour scruter les lointains et de son ouïe si fine qu’elle entendait les vers creuser leurs galeries dans la terre – l’oie elle-même ne put plus le voir ni l’entendre. 

La femelle, de sa marche dandinante, sortit de l’eau et, désolée, le cou rentré, les plumes ébouriffées comme celles d’une poule malade, s’installa sur la rive. Le jars l’avait choisie, puis il était parti – et cela était contraire aux usages des oies sauvages, qui s’apparient pour la vie et plus longtemps même, puisque si l’un des membres du couple périt, l’autre lui demeure à jamais fidèle. L’air important, un jars du troupeau domestiqué s’approcha de l’oie, qui affecta d’ignorer ses compliments. Lorsque, tendant son long cou, il lui offrit une becquée de cornifle cueillie dans l’étang, elle répondit par un coup de bec. Le jars, alors, se drapa dans sa dignité et, regagnant le sien du troupeau, se mit en devoir de trouver une compagne agréable et consentante.

Il y a avait beaucoup d’oies sur les étangs du ranch de la Truite d’Argent, qui était, entre autres choses, un ranch de pêche pour touristes. Les oies, auxquelles on rognait une aile peu après leur naissance, étaient là pour donner aux clients l’illusion des régions du Nord, où la truite fuse de l’eau pour happer de vraies mouches, et non les boulettes de viande et de céréales projetées par des mangeoires électriques. Ces oies vivaient ainsi, au raz du sol, depuis des générations. Parfois, à la saison des migrations, lorsque les vols d’oies sauvage sillonnaient le ciel du matin au soir, leurs sœurs captives lançaient un grand coup de trompette ; mais à chaque nouvelle génération, s’était engourdi un peu plus leur amour instinctif de la liberté, étouffé par la sécurité des pâtures généreuses, jusqu’au moment où leur grand désir de prendre leur essor s’était réduit à une nostalgie très fugitive.

L’oie appariée surveillait le ciel. En effet, chez les oies sauvages, la pariade, c’est à dire les fiançailles, précède parfois de plusieurs mois l’accouplement proprement dit. Elle était convaincue que le jars allait, d’un instant à l’autre, réapparaître et la réclamer pour sa seule compagne.

Tout au long du jour, elle vit des couples se détacher du troupeau pour aller établir leur territoire dans un verger ou dans un bouquet de bouleaux où l’on avait disposé des tonneaux prêts à accueillir leur nid. Mais l’oie délaissée demeurait seule sur l’eau, en dépit de la proximité dangereuse des cuillers et des mouches des pêcheurs. Ceux-ci commentaient son ai de tristesse ; mais il n’est pas dans la manière des oies du Canada de prendre l’amour à la légère. La frivolité est réservée aux malards, les canards mâles, qui dans un grand déploiement de cancans et de chamailleries, se volent mutuellement leurs canes de façon éhontée. Chez les oies du Canada, la cour est discrète ; Par la suite, le jars protège sa compagne retenue au nid par la couvaison ; il garde et défend les oisons alors même qu’ils ont appris à voler, et cela jusqu’au jour où ils s’éloignent pour, à leur tour, fonder une famille.

La nuit vint. L’oie, posée sur une seule patte, cacha son bec dans l’abri duveteux de son aile ; mais de tout son être, elle guettait la voix du jars, cette voix entendue pendant un temps si bref et que, cependant, elle saurait reconnaître sans une seconde d’hésitation sa vie durant.

Ainsi passa la nuit. Le troupeau des oies posées sur l’eau, les couples installés aux abords des tonneaux, tous faisaient silence. Seuls les canards se querellaient dans l’obscurité.

§Au matin, les nuages se dispersèrent, révélant un ciel lumineux. L’oie reposa sa patte et s’inclina légèrement pour reprendre son équilibre. Elle étira ses membres à droite, puis à gauche, ébouriffa ses plumes, s’ébroua vigoureusement et dirigea vers l’étang. Là, quittant la rive, elle s’éloigne un peu à la nage et, effleurant la surface de son bec, but une gorgée. Puis, avec une courbette gracieuse, elle plongea sa tête dans l’eau, la releva et laisse un ruisselet argenté courir le long de son cou et de son dos. Son bain terminé, elle s’éboua faisant jaillir de son plumage une pluie de diamant.

Le reste du troupeau, à présent, manifestait à grand bruit son impatience ; les couples eux-mêmes quittent leurs nids pour se diriger vers l’aire circulaire de terre battue où l’on répandait le maïs. C’était l’heure du repas.

La femelle resta des jours et des jours esseulée………. Puis un jour……

Alors, dans ce silence, vint l’appel ; lointain, mais puissant et clair comme la voie d’une trompe d’agent. Relevant la tête, la femelle fit des efforts frénétiques pour s’enlever. Lorsque Marck le fermier, attiré par le bruit, sortit pour voir ce qui allait se passer, l’oie renonça à s’envoler et lança un cri de désir.  On apercevait, à l’horizon, un point qui se mit à grandir. Enfin, la femelle entendit le puissant battement d’ailes du jars et le vit incliner le col pour la regarder. Néanmoins, le mâle ne se posa pas immédiatement ; maintenant qu’il se savait attendu, il lui fallait prendre d’autres facteurs en considération.

Il était une oie sauvage. Sauf en cas d’extrême nécessité, jamais il ne se poserait à proximité d’arbres susceptibles d’abriter un animal prédateur. D’autre part, les hangars du ranch, les camions, les hommes, tout représentait pour lui l’éventualité d’une menace. Au lieu de rejoindre la femelle, il lui répéta son appel, la pressant de le suivre dans le Nord, où, à quinze kilomètres de là, attendait un fleuve sauvage bordé de berges de gravier et de vastes prairies, dans une contrée où l’on rencontrait l’élan et parfois le loup, mais presque jamais un être humain.

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LE CYGNE APPELE TROMPETTE

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

 

 

Cygnus trompetteAux États-Unis, comme au Canada (en Ontario notamment), des expériences de réintroduction sont menées, avec difficultés comme l’illustre l’exemple du Centre canadien Wye Marsh, qui conduit sur la réserve provinciale de faune du marais Wye, des programmes pour la survie de la faune teste depuis 1986, en testant des stratégies de gestion et de recherche incluant des programmes de réintroduction du cygne trompette. Cette zone a été retenue en se basant notamment sur des données d’écologie rétrospective et d’écopotentialité ; par exemple, la vallée de Wye possède – dans l’Est du Canada – de riches données zoo-archéologiques sur l’espèce, grâce à l’analyse de dépotoirs du xviie siècle de la mission de Sainte Marie chez les amérindiens Hurons.

En 1993, le Centre Wye Marsh a élevé et relâché 6 cygnes sauvages qui sont a priori les premiers cygnes trompettes à vivre à nouveau à l’état sauvage dans le sud de l’Ontario depuis plus de 200 ans. De 1993 à 1995, 24 cygnes ont été mis en liberté, et 22 autres attendaient le d’être libérés. Le programme a dû être momentanément interrompu car plus de la moitié des oiseaux relâchés sont morts après avoir absorbé des grenailles de plomb de chasse qui reposaient sur les sédiments à environ 1 mètre de profondeur. La réserve avait été classée « zone de chasse non toxique » pour le gibier aquatique, conformément à la politique de « point chaud » du ministère des Ressources naturelles de l’Ontario et le SCF, car des millions de plombs toxiques tirés dans les décennies précédentes jonchent encore les fonds des zones humides autrefois chassées au plomb.

Avec l’aide financière d’un fonds créé par le Société Scott Paper Limited pour la survie des cygnes trompettes et du fonds d’assainissement des Grands Lacs, le Centre Wye Marsh conduit des recherches sur l’empoisonnement au plomb et sur des moyens de remédiation ou de rendre les grenailles de plomb non accessibles au gibier aquatique une fois que leur utilisation a été interdite.

Les populations restent fragiles, car la diversité génétique de l’espèce a été fortement réduite. Une seule femelle du Wye marsh a donné directement ou indirectement naissance à 70 descendants. L’université de Waterloo est associée au suivi de 191 cygnes de la réserve.
Au 31 décembre 2002, l’âge moyen des cygnes en vie était de 4,40 années pour les mâles et 4,77 pour les femelles. Pour ceux des cygnes morts qui ont été retrouvés, ils sont en moyenne morts à l’âge de 3,07 années pour les mâles et de 3,45 ans pour les femelles.

Le nombre total de couples nicheurs était de 29 (27 sauvages + 2 en captivité).
L’empoisonnement au plomb était encore au début des années 2000 la principale cause connue de décès avec 30 cas confirmés (33 cas ont pu être été traités, dont 14 sont morts malgré le traitement et 19 libérés après le traitement). Les jeunes cygnes semblent être la catégorie la plus touchée par le saturnisme, avec 16 des 30 décès.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Cygnes trompette se nourrissent de plantes aquatiques et de quelques invertébrés qu’ils attrapent en nageant, basculant leur tête sous l’eau afin d’atteindre la végétation submergée. Pendant l’hiver, ils peuvent aussi se nourrir d’herbes et de graines dans les prés, et on commence à les voir dans certains champs picorer des pousses d’herbacées ou des graines tombées lors des récoltes précédentes.

Les jeunes sont d’abord nourris d’insectes et de petits crustacés, et changent pour un régime végétarien après quelques mois.

Prédateurs

Les adultes se défendent assez bien en fuyant leurs prédateurs, mais des œufs de cygne trompette peuvent parfois être mangés par le grand corbeau (Corvus corax), le raton laveur (Procyon lotor), le carcajou (Gulo gulo), l’ours noir (Ursus americanus), l’ours brun (Ursus arctos), le coyote (Canis latrans), le loup gris (Canis lupus) ou la loutre de rivière (Lontra canadensis). Ces mêmes espèces peuvent aussi s’emparer des poussins ou jeunes cygnes, de même que la tortue serpentine (Chelydra serpentina), le goéland de Californie (Larus californicus), le grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus) ou le vison d’Amérique (Mustela vison).

Les grands cygnes et adultes nicheurs, notamment quand ils sont victimes de saturnisme aviaire, peuvent être la proie de l’aigle royal (Aquila chrysaetos), du lynx roux (Lynx rufus), du renard roux (Vulpes vulpes) ou du coyote. Peu de prédateurs (hormis éventuellement le lynx et l’aigle royal) sont capables d’attaquer et tuer des cygnes adultes quand ils ne sont pas en période de nidification ou de mue.

Cet oiseau a un plumage blanc, un long cou, un bec court et noir qui s’étend jusqu’aux yeux et de courtes pattes noires.
Son envergure peut atteindre 3 mètres. Les cygneaux ont un duvet gris qui devient plumage blanc après la première année.

Les adultes pèsent en général de 21 à 30 livres (les grands mâles dépassant 35 livres).

Ils muent en été et perdent temporairement leur plumes de vol (la femelle juste après l’éclosion des œufs, et le mâle un mois plus tard, quand la femelle a fini sa mue).

Ils peuvent vivre jusqu’à 20-30 ans. Les jeunes sont gris et ne deviennent blanc avec un bec noir jusqu’à environ un an.

Son habitat idéal comprend des zones humides peu profondes (1-3 pieds de profondeur) dans des régions isolées, protégées de toute perturbation humaine (dont chasse) avec un mélange varié de la végétation émergente et d’eau libre abritant une flore submergée riche variété.

Le Cygne trompette était autrefois présent dans l’Amérique du Nord tout entière mais il a été chassé jusqu’à sa presque extinction au début du xxe siècle.

C’est une espèce aujourd’hui presque exclusivement nordique ; son habitat de reproduction est principalement situé dans de grandes étendues d’eau peu profonde et les larges rivières du nord-ouest de l’Amérique, notamment en Alaska. L’espèce est concernée par plusieurs programmes de réintroduction, dont certains ont été des échecs partiels et sont difficiles, car les animaux réintroduits se nourrissent à une profondeur telle, et d’une manière telle, qu’ils s’empoisonnent fréquemment en LE CYGNE APPELE TROMPETTE dans CYGNE 250px-Trumpeter_Swan_broodavalant des grenailles de plomb de chasse, et meurent alors de saturnisme aviaire, même dans les zones où le plomb est interdit dans les cartouches depuis plus de 20 ans, ou transformées en réserve naturelle il y a plus de 40 ans. Il semble plus sensible au plomb encore que d’autres cygnes.

Le Cygne trompette est l’une des plus grandes espèces de cygnes originaires d’Amérique du Nord. C’est une espèce qui a failli disparaitre, qui reste menacée et qui fait l’objet deréintroductions, mais dont la première cause de mortalité semble encore être le saturnisme aviaire.

De loin, ou quand il est jeune, il est souvent confondu avec le Cygne siffleur (Cygnus columbianus). Il se reproduit dans de vastes étangs peu profonds ou sur de larges rivières lentes, dans le nord-ouest et le centre de l’Amérique du Nord, avec une meilleure survie des reproducteurs en Alaska

C’est un oiseau migrateur qui arrive habituellement dans son aire de reproduction au début du printemps peu après la fonte des glaces, et part en hivernage peu avant les gels. En hiver, il migre vers le sud du Canada et la partie orientale des États du Nord-Ouest des États-Unis. Certains individus ont même été observés assez loin au sud, au delà de Pagosa Springs (Colorado).

Dans ses habitats situés les plus au sud, cet oiseau peut rester sédentaire

Le nom de cygne trompette vient du cri que l’oiseau pousse et qui évoque le son d’une trompette.

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APOLLON ET LES CYGNES

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2015

 

APOLLONApollon est le dieu grec du chant, de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c’est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l’ont adopté très rapidement sans changer son nom. Dès le ve siècle av. J.-C., ils l’adoptèrent pour ses pouvoirs guérisseurs et lui élevèrent des temples.

Il est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches, ou encore avec une cithare, voire une lyre : on le qualifie alors de « citharède ». Il est également appelé « musagète ». Le surnom de « Loxias », « l’Oblique », lui est attribué à cause de l’ambiguïté de ses oracles. Apollon devient au Moyen Âge puis à l’époque moderne un dieu solaire, patron de la musique et des arts. Au xixe siècle, il symbolise la raison, la clarté et l’ordre, considérés comme caractéristiques de l’« esprit grec », par opposition à la démesure et à l’enthousiasme dionysiaques. Ainsi, on a pu écrire de lui qu’il est « le plus grec de tous les dieux » et qu’« aucun autre dieu n’a joué un rôle comparable dans le développement du mode de vie grec ». Il reste l’un des dieux auquel l’on a élevé le plus de temples et consacré le plus de cultes.

Sa naissance est contée en détail dans l’Hymne homérique à Apollon : sur le point d’enfanter, Léto parcourt la mer Égée, cherchant un asile pour son fils. Pleines de terreur, « car nulle d’entre elles n’eut assez de courage, si fertile qu’elle fût, pour accueillir Phoibos », îles et presqu’îles refusent l’une après l’autre d’accueillir Apollon. Léto gagne finalement l’île de Délos, qui refuse d’abord, de peur que le dieu ne la méprise ensuite à cause de l’âpreté de son sol. Léto jure par le Styx que son fils y bâtira son temple et l’île accepte aussitôt.

Toutes les déesses, dont Dioné, Rhéa, Thémis et Amphitrite, viennent assister Léto pendant sa délivrance. Par jalousie, Héra ne prévient pas Ilithyie, déesse des accouchements, qui reste sur l’Olympe. Après neuf jours et neuf nuits, les déesses ordonnent à Iris, messagère des dieux, de prévenir Ilithyie et de lui remettre un collier d’or pour la faire venir. Dès que celle-ci arrive à Délos, Léto étreint un palmier qui deviendra sacré et donne naissance à Apollon, en un jour qui est le septième du mois. Aussitôt, les cygnes sacrés font sept fois le tour du rivage en chantant9. Puis Thémis offre à Apollon le nectar et l’ambroisie. Dans l’Hymne homérique, Artémis ne naît pas en même temps que son frère, mais à Ortygie — nom qui désigne peut-être l’emplacement du temple d’Artémis à Éphèse11. Dès sa naissance, Apollon manifeste sa puissance d’immortel ; il réclame ses attributs, la lyre et l’arc, et affirme ses pouvoirs.

Chez les Hyperboréens

Peu après la naissance d’Apollon, Zeus lui remet un char tiré par des cygnes et lui ordonne de se rendre à Delphes. Le dieu n’obéit pas immédiatement, mais s’envole à bord de son char pour le pays des Hyperboréens qui, selon certaines versions, est la patrie de Léto. Là vit un peuple sacré qui ne connaît ni la vieillesse, ni la maladie ; le soleil brille en permanence18. Il y reste pendant un an avant de partir pour Delphes. Il y revient tous les 19 ans, période au bout de laquelle les astres ont accompli une révolution complète. De l’équinoxe de printemps au lever des Pléiades, il y danse chaque nuit en s’accompagnant de la lyre. Selon d’autres légendes, il y passe chaque année les mois d’hiver, ne revenant dans son lieu de culte — Delphes ou Délos — qu’avec le printemps.

Leurs attributs communs sont l’arme de jet, l’instrument à cordes, le corbeau, le roitelet, « l’aigle pourri », le cygne, le coq, le héron et la grue, le chien et le loup, le cerf, le sanglier, le serpent et la tortue, l’ours, le dauphin, le phoque, le poisson, le cheval, la pomme et la branche nourricière, les nombres trois, sept et neuf, la danse en rond sur un pied, la pourriture. Ils sont également rattachés à des mythes communs, tels que la naissance, le meurtre des géants borgnes, la succession de Terre (Gaïa ou Thémis en Grèce, Tailtiu en Irlande) ou la fondation de jeux.

Par ailleurs, selon B. Sergent, le culte d’Apollon ne s’est fixé en Lycie qu’au ive siècle av. J.-C.. Auparavant, les Grecs ont pu faire des « jeux de mots » entre le nom de la Lycie (Lukia en grec) et les épithètes LukeiosLukiosLukêgenès d’Apollon, qui se rapportent au loup (lukos), l’un des attributs d’Apollon, ou à la lumière (lukê). Il serait Lukê-genès, comme le dit l’Iliade, parce qu’il serait « né de la lumière » et non pas « né en Lycie ».

C’est surtout à Delphes que le caractère complexe du dieu se révèle, dans son rôle d’inspirateur de la Pythie et des hommes, qu’il révèle à soi.

Le rapprochement proposé par Bernard Sergent entre Lug et Apollon n’a pas été repris par d’autres spécialistes. Il est à noter que les spécialistes actuels des études celtiques voient davantage en Lug un héritier du couple indo-européen des Dioscures, les Jumeaux divins, une des plus anciennes figures du panthéon indo-européen.

 

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L’activité majeure des CIGNES

Les déplacements migratoires occupent une part importante de l’activité annuelle des cygnes sauvages. Ces voyages sont rendus indispensables par l’impossibilité d’utiliser les régions septentrionales de nidification, livrées à la neige et à la glace. Les cygnes sont de puissants voiliers que ne rebutent pas les longues migrations. Ils comptent parmi les oiseaux les plus lourds capables de voler. Le record de poids enregistré concernait un cygne danois de 14 kilos. La surface portante réduite de leurs ailes leur interdit le vol plané et les contraint à de constants et vigoureux battements. Le sifflement que provoque la pénétration des rémiges (les grandes plumes des ailes) dans l’air accompagne ces lents mouvements. Quand plusieurs cygnes volent ensemble, les sonorités légèrement différentes dues à chacun d’eux produisent un curieux concert de sifflements chuintants, audible à plusieurs centaines de mètres, surtout en l’absence de vent.

Les mouvements migratoires commencent à partir de la mi-septembre et durent jusqu’en novembre. Les couples nicheurs installés le plus au nord sont chassés par le gel les premiers. Ceux qui vivent le plus au sud peuvent se mettre en route avec plusieurs semaines de décalage. À l’inverse, le voyage de retour s’échelonne de la mi-mars à la fin de mai, les cygnes nichant le plus au nord rejoignant les derniers leur aire de nidification.

Les voyages vers les lieux d’hivernage ont lieu en familles isolées, mais, au fur et à mesure des escales traditionnelles en des lieux souvent immuables, où les oiseaux se reposent et s’alimentent, les troupes de cygnes sauvages s’étoffent progressivement et peuvent finir par compter plusieurs centaines d’oiseaux.

Les vols de migration, contrairement aux déplacements de plus faible ampleur intervenant sur les sites de nidification ou d’hivernage, se déroulent à plusieurs centaines de mètres du sol. Différents des oies, qui volent en adoptant très régulièrement des formations géométriques, les cygnes migrent de manière moins délibérément organisée, mais ils peuvent également former des chevrons ou des lignes régulières, de tels vols limitant la dépense d’énergie, sauf pour l’oiseau de tête.

Une fois parvenus sur les lieux d’hivernage, les cygnes sauvages sont parfois contraints à repartir, la dégradation des conditions atmosphériques en cours d’hiver les poussant à se réfugier dans des régions moins exposées.

La mue des plumes alaires, peu après la migration printanière, entre le mois de juin et la fin d’août, est un phénomène surprenant, propre à la plupart des ansériformes. Toutes les rémiges (grandes plumes) tombant simultanément, les cygnes sont incapables de voler durant cinq à six semaines. Cette mue qui cloue les cygnes au sol a lieu au moment de l’élevage des petits, quand ceux-ci sont eux-mêmes dans l’incapacité de voler. Leurs parents ne les quittent alors jamais de plus de quelques mètres et ne sont donc pas gênés outre mesure par cette mue, qui intervient stratégiquement entre deux époques de migration.

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L’HISTOIRE DU CANARD

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2015

 

 LE CANARD

L’origine du terme canard n’est pas connue, une orthographe connue du XIIIe siècle donne quanart. Il est probable que ce terme dérive d’une onomatopée, comme caqueter.
Ce terme est aussi générique; les espèces appelées « canard » peuvent être plus spécifiquement appelées Silkounet, Riplounet, Perlounette, …

Jamais volatile ne fut plus mésestimé.
Pourtant au fil des siècles, aucune race ayant peuplé les Terres de Nawakim n’ a pu imposer sa volonté au fier volatile.

Les premières traces que nous en avons remonte à quelques 66 millions d’années.
Oui, ami lecteur, le canard est contemporain des dinosaures !
Mais si les mastodontes se sont éteint, les canards eux, ont prospéré jusqu’à nos jours.

Voici d’ailleurs le plus ancien canard répertorié à ce jour : Prénommé Lucien, puisqu’au moment de sa découverte passait à la radio la célèbre chanson « Lucien in the sky ». Ce spécimen découvert dans les montagnes d’Akim était encore accroché au cou d’un Dinosaure de 26 mètres.

La formation chez les Canards :

Le canard est un animal aquatique, au départ.

Ses grandes facultés d’adaptation lui ont permis, au fil des millénaires, de conquérir d’autre domaines. Il est étonnant de constater que si ses talents d’origines en ont fait un survivant, le canard ne se repose pas sur ses lauriers. Ainsi chaque caneton, du plus déplumé au plus prometteur, suit une formation de choc, pour à terme, devenir un « Békenfer ».
(Caste guerrière chez les canards)

L’habitat :

Aujourd’hui ,le canard s’est implanté sur toutes les îles de Nawakim. Pacifiquement la plupart du temps, mais quelquefois aussi, par le glaive. A noter, certaines technique de chasse du canard sont entré dans la légende. Tel que « Le Bikini du bosquet » :

La diplomatie : La supériorité du canard est cité en exemple dans les écoles humaine.
 
Si le canard sait être un loup pour l’homme, force est de constater que la plupart du temps, il préfère se développer en harmonie avec les autochtones.

Cette noble attitude est d’ailleurs maintenant souvent imité par l’humain.
Qui cherche toujours à se hausser au niveau du canard, en toute chose.

Reproduction :

Un canard seul n’est rien !
La survie et l’efficacité du canard dépend de l’ensemble de la mare.
Les rites amoureux des canards sont mal connus, mais il semble être assez complexe.

Et jusqu’à la première prise de bec : Il semblerait que Ce soit la petite cane qui décide de tout.
(Un peu comme chez les humains en fait) Ce qui doit arriver, arrive parfois : Au moment de l’heureux événement la cane adulte mue subitement en mère poule.

Prédateur :

Les canards n’ont pas véritablement de prédateurs, mais on as pu observer quelques attaques isolés. Un groupe d’individu, dérangé semble t’il, s’attaque en effet aux canards isolé dans le but de leurs voler leurs plumes. Ils alimentent par ces vols odieux un marché noir qui se développe de façon inquiétante sur nos îles. Fort heureusement, nos savants ont mis au point une technique défensive imparable.

Canard emblématique, le Silk :

Un canard sort du lot, leur chef, Silk 1er.L’HISTOIRE DU CANARD dans OIE ET CANARD 220px-Colvert-male
Le nom diffère d’une île à l’autre.
En dehors d’Akim, les noms de :
« Toutenbandelette 1er », »La momie », »Le vieux » désigne la même personne.

Certaines rumeurs font, en effet, état de l’âge avancé du leader des canards.
Elle semble néanmoins exagéré à la communauté scientifique.
(On raconte qu’il aurait connu le fameux « Lucien »)
Nous avons fait une demande de datation au carbone 14 qui nous a été refusé.
Néanmoins nous pouvons produire deux clichés de Silk 1er.

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Quel est le meilleur : l’oie ou le canard ?

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2015

 

 

Le goût du canard est réputé puissant et rustique, alors que la saveur de l’oie est décrite comme subtile et toute en finesse.

Mais l’appréciation n’est-elle pas due au  coût du produit ? ou à l’omniprésence du canard sur nos étals? Les deux sont liés!

Deux phénomènes que nous allons décrypter pour vous !

Moins coûteux à élever, le canard gambade dans nos prés  environ 12 semaines, il est  gavé  12 jours et cela  2 fois par jour. Grâce  à sa robustesse et à la rapidité de sa maturité,  le  résultat est plus rapide et donc MOINS cher. Dans le Gers, les Landes et la Vendée, des élevages intensifs se sont développés pour palier la demande du marché dont les débouchés sont essentiellement français.

L’oie quant à elle, sera élevée au minimum 19 semaines, avec 21 jours de gavage et TROIS fois par jour.

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Une affaire de coût

Le différentiel est économique ::

- 7 semaines de plus à  nourrir les animaux avec des céréales,

- la main d’œuvre nécessaire pour apporter la nourriture et prodiguer les soins,  

- 9 jours de gavage supplémentaires par rapport au canard,

- et 1 passage de plus par jour, 3 au lieu de 2.  

Le supplément  en main-d’œuvre et en matière première est significatif dans un contexte où l’aliment et le recours à une aide extérieure à l’exploitation génère des coûts que l’agriculteur seul ne peut supporter. Ce qui explique que lorsque le foie gras d’oie arrive dans une boutique, sur un étal ou dans notre assiette au restaurant, son prix est majoré par rapport au foie gras de canard.

Ce surplus financier entraîne les agriculteurs à privilégier le canard, et l’oie se raréfie sur le marché. Les palais ont plus l’habitude du canard, les saveurs de l’oie sont moins connues… la crise économique passant par là, les cordons de la bourse font le reste, au grand désarrois des paysans passionnés et des fins gourmets. La tendance aujourd’hui s’inverse : le produit se raréfie tellement que même si le consommateur est demandeur, le produit n’est plus présent.

 

Une affaire de loup !

Attention à l’origine des matières premières dans les produits et plats où le mot « foie gras » est mentionné. Car justement il n’y a pas d’obligation de mentionner l’origine des matières premières !

L’IGP (indication géographique protégée) canard à foie gras du Sud Ouest (n’existe pas encore pour l’oie) garantit que les palmipèdes ont été élevés, abattus et transformés dans la région nommée.  Elle oblige les producteurs à respecter un cahier des charges.

Anser anserLa filière industrielle qui a pignon sur rue et arbore de grands noms connus partout en France mais aussi à l’étranger, fait fi de ces bonnes manières. Elle importe la matière première principalement des pays de l’Est  et parce qu’elle la transforme dans nos régions, peut estampiller la mention « produit français ».

Les pays dans lesquels s’approvisionnent nos industriels tricolores n’ont pas les mêmes contraintes sanitaires et sociales. Ils achètent ainsi une matière première meilleur marché que le produit local, ce qui provoque une véritable distorsion de concurrence vis-à-vis de nos producteurs.

En résumé,  les deux raisons principales de la baisse de production sont le coût plus élevé pour la filière oie à foie gras,  ainsi que sa production couplée au manque d’homogénéité de la législation Européenne.

De ce fait la production de canard a pris un essor significatif dans nos régions Françaises grâce à son aptitude à la production intensive. 

 

Source de cet article : http://www.domainedelarhonie.com/

 

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LE FOLKLORE AUTOUR DE Werecat (était chat)

Posté par othoharmonie le 28 août 2015

 

200px-WeretigerUn werecat également écrit sous une forme un trait d’union comme étaient-chat  est un nom inventé dans les années 1970 la culture pop par analogie «  loup-garou  »pour un félintherianthropic créature.

 Folklore européen représente habituellement werecats qui se transforment en chats domestiques. Certains werecats européens sont devenus des chats domestiques géants ou des panthères . Ils sont généralement étiquetés sorcières , même se ils ne ont pas de capacité magique autre que l’auto-transformation. Pendant le procès des sorcières, tous les métamorphes, y compris les loups-garous, sorcières ont été considérés; se ils étaient de sexe masculin ou féminin.

Légendes africaines décrivent les gens qui se transforment en lions ou léopards. Dans le cas des léopards, ce est souvent parce que la créature est vraiment un dieu ou une déesse léopard se faisant passer pour un humain.Lorsque ces dieux se accouplent avec les humains, progéniture peut être produit, et ces enfants grandissent parfois jusqu’à être métamorphes; ceux qui ne transforme pas la place peut avoir d’autres pouvoirs. En référence à werecats qui se transforment en lions, la capacité est souvent associé à la royauté. Un tel être peut avoir été un roi ou une reine dans une vie antérieure, ou peut être destiné à un leadership dans cette vie. Cette qualité peut être vu dans les lions de Tsavo , qui ont été réputé pour être rois en forme de lion, tentant de repousser les envahisseurs européens en arrêtant leur chemin de fer en raison d’attaques sur les humains.

LE FOLKLORE AUTOUR DE  Werecat (était chat) dans CHAT 260px-Hoehlenloewe_CaveLion_hharder

En Asie 

werecats du continent asiatique deviennent généralement tigres. En Inde , le Tigre-garou est souvent un sorcier dangereux, dépeint comme une menace pour le bétail, qui pourraient à tout moment son tour à l’homme-manger. Ces contes ont voyagé à travers le reste de l’Inde et en Perse par des voyageurs qui ont rencontré les tigres de Bengale royaux de l’Inde puis plus à l’ouest.légendes chinoises décrivent souvent weretigers que les victimes de soit une malédiction héréditaire ou un fantôme vengeur. Enseignements anciens détenus que chaque course, sauf les Chinois Han étaient vraiment des animaux déguisés, de sorte qu’il n’y avait rien d’extraordinaire au sujet de certains de ces faux humains revenant à leurs vraies natures. Alternativement, les fantômes des personnes qui avaient été tuées par des tigres pourraient devenir un maléfique surnaturelle être connu comme « Chang », (伥) consacrer toute leur énergie à faire en sorte que les tigres tués plus humains. Certains de ces fantômes étaient responsables de transformer les humains ordinaires en weretigers mangeurs d’hommes. En outre, dans le folklore japonais il y a des créatures appelées Bakeneko qui sont semblables à kitsune (des spiritueux de renard) et tanuki ( des chiens viverrins ). En Thaïlande un tigre qui mange beaucoup d’humains peut devenir un Tigre-garou. Il ya aussi d’autres types de weretigers, comme sorciers avec les grandes puissances qui peuvent changer leur forme pour devenir des animaux. En Thaïlande, mais le sont-crocodile est plus célèbre que ne importe quel autre Werebeast. Dans le conte-Krai Thong, par exemple, les défaites de héros Chalawan le Géant, qui pourrait prendre la forme d’un crocodile avec des dents de diamant. Chalawan était presque invulnérable et pourrait utiliser la magie ainsi.

Dans les deux l’Indonésie et la Malaisie , il y a un autre type de Tigre-garou, connu sous le nom Harimau jadian . Le pouvoir de transformation est considérée comme due à l’héritage, à l’utilisation de sorts, au jeûne et à la volonté, à l’utilisation de charmes, etc. Sauvegarder quand il a faim ou a une cause juste de la vengeance , il ne est pas hostile à l’homme; en fait, il est dit de prendre sa forme animale que la nuit et de garder les plantations de porcs sauvages. Des variantes de ce croyance affirment que le métamorphe ne reconnaît pas ses amis à moins qu’ils ne l’appellent par son nom, ou qu’il va comme un mendiant et se transforme de se venger de ceux qui lui refusent l’aumône. Assez semblable est la croyance des Khonds ; pour eux le tigre est sympathique, et il réserve sa colère pour leurs ennemis. Un homme est dit de prendre la forme d’un tigre pour causer une juste vengeance Aussi en Malaisie, Bajangs ont été décrits comme werecats vampiriques ou démoniaques.

Les Amériques

Le tout était-animal dans précolombiennes mésoaméricaines cultures était la -jaguar . Il a été associé à la vénération de la Jaguar , avec les prêtres et les chamans entre les différents peuples qui ont suivi cette tradition de porter des peaux de jaguars de « devenir » un-jaguar. Parmi les Aztèques , toute une classe de guerriers spécialisés qui se habillait dans les peaux de jaguar étaient appelés « guerriers jaguar »ou« chevaliers de jaguar « . Les représentations du jaguar et le-jaguar sont parmi les motifs les plus courantes chez les artefacts des anciennes civilisations mésoaméricaines. Les balams (magiciens) du Yucatán ont été dites pour garder les champs de maïs sous forme animale. Ils pourraient également être transformées à la pleine lune , il a été dit que la famille de l’Werecat sont ceux qui ont été griffé, rayé, ou même regardé dans l’oeil par un 220px-Lions_Family_Portrait_Masai_Mara dans PANTHERE - LEOPARDsphinx. Ils peuvent également être infectés par un chat normal, bien que très rarement.

Aux États-Unis, légendes urbaines parlent de rencontres avec des bipèdes de félins; des êtres semblables aux Bigfoot ayant des têtes de chat, queues, et les pattes. Bipèdes félins sont parfois classés dans le cadre de la cryptozoologie , mais le plus souvent elles sont interprétées comme werecats. 

Occultisme et la théologie 

Les affirmations selon lesquelles werecats exister vraiment et avoir une origine dans les réalités surnaturelles ou religieuses ont été commun pendant des siècles, avec ces croyances étant souvent difficile de tout à fait distinct du folklore. Au 19ème siècle, occultiste JC rue affirmé que matérielles chat et de chien transformations pourraient être produites en manipulant le «fluide éthérée » que les organes humains sont censés flottent dans.  Le manuel chasse aux sorcières catholique, le Malleus Maleficarum , a affirmé que les sorcières peut se transformer en chats, mais que leurs transformations sont des illusions créées par des démons.  New Age auteur John Perkins affirmé que chaque personne a la capacité de se métamorphoser en «jaguars, des buissons, ou toute autre forme » en utilisant la force mentale.  occultiste Rosalyn Greene affirme que werecats appelés «shifters de chat» existent dans le cadre d’une «sous-culture de shifter» ou souterraine religion New Age sur la base de lycanthropie et les croyances associées. 

 

 

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HISTOIRE DE L’HOMME LEOPARD

Posté par othoharmonie le 28 août 2015

 

 

 

Étymologie du nom Léopard :
n. m. du latin léo, (lion) et pardus, (panthère).
Nom donné à la panthère tachetée d’Afrique (long. 1,20m).

leo
Introduction 

Les aniotasanioto ou anyoto, dit également « hommes-léopards », sont membres d’une société secrète africaine criminelle ayant une base de religiosité animiste. 
Cette société est réputée pour recruter ses cadres parmi les sorciers, sans pour autant revêtir la structure hiérarchisée d’une secte moderne. 
Ils étaient actifs autrefois au Congo belge, dans la région des Babali du Haut Aruwimi et pratiquaient l’assassinat rituel en simulant une attaque de léopard. 
Anyoto viendrait d’un verbe nyoto qui signifie griffer, mais la tradition populaire parle aussi d’une Aniota qui aurait été une instigatrice de la secte.

Initiation 

Ce n’était pas de manière délibérée que les jeunes hommes entraient dans la secte, ils étaient désignés par les anciens et ne pouvaient se soustraire à cette volonté. 
Leur initiation commençait juste après la circoncision, ils devaient alors abandonner leur famille et se rendre dans un endroit isolé, forêt ou îlot. 
Là, pendant de longs mois, le néophyte était soumis à des épreuves très pénibles comme porter un tronc d’arbre d’un poids égal à celui d’un homme adulte et à courir avec ce fardeau. 
Il s’agissait en fait d’acquérir la souplesse et la vigueur d’un léopard quand il transporte une grosse proie. L’exercice était non seulement harassant mais aussi très dangereux, car, pendant que le jeune garçon se livrait à cette épreuve, les autres postulants lançaient des javelots comme ils l’auraient fait sur un fauve en fuite. 
Si le candidat était blessé ou tué, nul ne s’en souciait, cela prouvait simplement qu’il n’était pas digne de devenir un « homme-léopard ». 
En cas de réussite, on apprenait alors à l’initié à imiter parfaitement le cri des félins et à se servir de ses armes d’assassin.

Armes 

Les armes de «l’homme-léopard » étaient une cagoule en écorce battue, peinte en imitant le pelage du félin, un bâton à empreinte de léopard et une petite fourche métallique imitant les griffes acérées d’une patte de fauve. On peut voir un costume d’aniota au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren près de Bruxelles.

Histoire 

La croyance générale était que les « hommes-léopards », n’avaient pour cible que les noirs hostiles à la tradition et à l’indépendance, ou trop enclins à coopérer avec les colons. Parmi les victimes, on n’a jamais recensé un blanc. 
Les Aniotas furent aussi réputés anthropophages et, à un niveau supérieur, d’être capables de projeter leur conscience dans le corps d’un léopard, qu’ils pouvaient ainsi téléguider pour aller tuer quelqu’un, sur le principe du loup-garou mais sans transformation corporelle. 
Les Anyotos étaient connus et craints de la population, mais celle-ci faisait cependant souvent appel à leurs services pour agir en tant que justiciers. 
L’administration coloniale belge lutta contre cette confrérie qui risquait de déstabiliser le système mis en place. Dès 1921, des suspects furent arrêtés et pendus en place publique. 

De 1933 à 1934, plusieurs centaines de corps lacérés et atrocement mutilés furent retrouvés. Les blessures donnaient à penser que le meurtre était l’œuvre d’un fauve. Les empreintes repérées au sol, autour des victimes, tendaient à corroborer cette hypothèse. Mais, un examen plus approfondi révéla bientôt que tous ces crimes avaient été perpétrés par de faux félins: les « hommes-léopards ». Les populations locales refusèrent en majorité de collaborer avec les autorités coloniales par crainte de représailles. Ces massacres auraient été liés à la rivalité entre deux populations : les Bapakombe et les Wanande, les premiers reprochant aux seconds d’envahir leur territoire.

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Au XXIe siècle 

Le mouvement n’aurait plus fait parler de lui depuis ou serait à l’état latent. Mais, quelques groupes « d’hommes-léopards » et « d’hommes-panthères » subsistent dans certains districts du Cameroun et des états limitrophes comme le Nigeria et le Congo.

Confréries semblables 

Les animaux de totem sont différents : hommes-lions au Tanganyika, hommes-hyènes en Côte d’Ivoire ainsi que des hommes-chimpanzés, hommes-crocodiles, hommes-panthères, hommes-gorilles, hommes-babouins, dans d’autres régions d’Afrique. 
La structure criminelle de la fraternité serait par contre identique.

Dans la culture populaire 

La bande-dessinée Tintin au Congo fit connaître au grand public et pérénisa le thème de la confrérie en 1931. 
La confrérie est évoquée dans la série Tarzan : Tarzan et les hommes-léopards (Tarzan and the Leopard Men), publié en 1933. 
Bob Morane affronte des « hommes-léopards » dans le roman La Vallée des Brontosaures, publié en 1955. 
Enfin, le personnage de Jacques Martin Alix affronte aussi des « hommes-léopards » africains dans l’album La griffe noire (1959).

Conclusion 

Peu à peu, ces sociétés secrètes se sont transformées en organisations destinées à faire régner la terreur politique. Ce n’est pas un hasard si certains révolutionnaires américains, en lutte contre la ségrégation raciale et l’hégémonie « blanche » qui règne aux Etats-Unis, ont choisi pour emblème la « black panther » (panthère noire).

  

SOURCE : http://moserm.free.fr/moulinsart/sommaire.html

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Panthère (Astrologie japonaise)

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

 

Très attentif à l’image que vous donnez de vous-même, faisant preuve d’une grande coquetterie, voulant absolument rester svelte, mince, vos couleurs de prédilection sont le blanc et le noir, les deux extrêmes.
Vous aimez la nouveauté, voulant prendre l’initiative et bien que vous montrant très entreprenant, vous renoncer par trop vite.

Vous êtes gentil et toujours d’humeur égale, agréable, surtout lorsque lon prête attention à vous. Vous possédez un sens aigu de la justice et un grand sens critique. 

Panthera_tigris_amoyensis

Caractère de la Panthère pleine de modestie : 
Monsieur Panthère est simple et sans aucune prétention. Madame Panthère est gentille mais tellement imprudente.
Vous êtes une personne très vertueuse, honnête et savez rester juste même lorsque vos intérêts sont en jeu. Vous êtes en fait très humain avec un esprit large. Votre énergie vous la puisez dans vos convictions.

Vous êtes très actif, faisant preuve de ténacité au niveau de votre activité professionnelle. Vos amis vous pouvez les compter sur les doigts de la main, non pas parce que vous n’êtes pas aimé, mais parce que vous n’acceptez pas que l’on s’immisce dans votre vie privée.

Vous possédez un grand sens esthétique, vous seriez excellent dans les métiers touchant à la mode ou à la décoration.
Votre ami : L’éléphant leader

Vous pouvez compter sur eux : Le faon honnête, le pégase calme, le castor dont les talents s’épanouissent assez tard, le lion faisant preuve d’autonomie.

Caractère de la Panthère pleine de passion : 
Monsieur Panthère est très sensible, appréciant ce qui est excessif et la mode. Madame Panthère est plutôt traditionnelle, tout en étant passionnée.

Votre personnalité est douce en apparence, vous possédez un caractère très affirmé, faisant quelques fois preuve de caprice, vous avez trop tendance à confondre réalité et rêve, de ce fait, vous finissez par vous comporter de manière souvent incompréhensible pour votre entourage privé mais également professionnel, ce qui risque de nuire à votre carrière.
Vous désirez tellement que l’on vous remarque, pourtant vous êtes trop fier. Petit défaut, vous adorez les cancans et vous vous trouvez toujours informé avant tout le monde de tout ce qui se dit.

Votre ami : Le loup allant sans but
Vous pouvez compter sur eux : Le singe plein d’ambition, le mouton se lançant des défis, le koala très romantique, la panthère faisant preuve d’indépendance.

Caractère de la Panthère faisant preuve d’indépendance :
Monsieur Panthère est très romantique et hypersensible. Madame Panthère est très pacifiste et réaliste.
Vous êtes de ceux qui réfléchissent avant d’agir. Vous n’êtes guère bavard, mais lorsque vous dites une chose vous la faites. Il y a une chose qui vous pose problème, c’est votre manque de logique et ce surtout au niveau de votre profession, surtout si celle-ci demande des qualités d’analyse, mais votre intuition vous sauve et vous facilite les relations humaines.
Vous pouvez faire preuve d’indécision, de caprices, vous avez besoin d’une personne qui puisse vous conseiller autours de vous. Vous n’êtes ni trop rationnel, ni trop sentimental.
Vous avez de la chance, sans avoir à la forcer.
Votre ami : Le koala agité
Vous pouvez compter sur eux : Le mouton inadapté à la société, le loup créatif, la panthère pleine de passion, le tigre qui positive.

Caractère de la Panthère aimant rendre service :
Monsieur Panthère est artiste, sophistiqué et très coquet. Madame Panthère est très indépendante.
Vous êtes très élégant, possédant de grands dons artistiques, vous n’êtes pas du genre à vous encombrer des détails. Vous ne vous montrez guère grand psychologue.

Quelque peu naïf, il vous arrive de cultiver le bizarre afin que les autres s’occupent de vous. Vous paraissez doux tout en étant fier et volontaire. Vous ne savez guère prendre de décisions, ni d’ailleurs tirer des conclusions, préférant laisser l’ambiguïté régner.Panthère (Astrologie japonaise) dans PANTHERE - LEOPARD Clouded_leopard

Vous faites preuve d’indépendance, vous savez très bien vivre seul si cela devait arriver.
Votre ami : Le koala très maternel.

Vous pouvez compter sur eux : Le mouton tranquille, le loup s’adaptant facilement, la panthère qui déprime, le tigre faisant preuve de charité.

Caractère de la Panthère qui déprime :
Monsieur Panthère est très ambitieux et très prévoyant. Madame Panthère fait des efforts afin que la chance ne passe pas sans venir la voir.

Vous paraissez aux yeux des autres comme une personne mature et faisant preuve de sagesse. Vous êtes très solide et très têtu, n’écoutant pas les conseils d’autrui. Très intuitif, vous vous adaptez aux situations avec beaucoup de tact.
Vous ne manquez pas d’atouts mais d’esprit d’analyse. Vous êtes très actif, faisant preuve d’une grande spontanéité mais pas toujours très cohérent, vous pouvez apparaître aux yeux des autres comme quelqu’un de capricieux.
Vous donnez une apparence très calme, pourtant vous souffrez beaucoup des multiples contradictions qui vous submergent, même si votre esprit indépendant vous vient en aide au niveau de votre activité professionnelle en vous permettant de mieux vous exprimer.

Votre ami : Le loup faisant preuve de gentillesse.
Vous pouvez compter sur eux : La panthère aimant rendre service, le singe faisant preuve de détermination, le mouton qui a besoin de la confiance des autres, le koala accueillant.

Caractère de la Panthère sentimentale : 
Monsieur Panthère est plein de talents et fait preuve de délicatesse. Madame Panthère est rêveuse et imaginative.
Votre personnalité est douce et naïve. Vous ne vous méfiez pas assez des autres. Il vous est très difficile d’engager une conversation avec des inconnus ou du moins des personnes que vous ne connaissez que très peu du fait de votre timidité. 

Vous ne supportez pas de travailler en équipe. Lorsque vous avez des projets en tête, vous avez tendance à renoncer trop facilement. Vous êtes entier, ou bien vous aimez totalement ou vous détestez avec autant d’intensité.
Vous possédez une très grande sensibilité au niveau de l’art, que ce soit en peinture, sculpture ou musique.
Votre ami : Le lion fragile.

Vous pouvez compter sur eux : Le castor civilisé, l’éléphant délicat, le faon glamour, le guépard plein de distinction.

 

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Le léopard et l’Homme

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2015

 

Étymologie et sémantique

L’étymologie des termes « léopard » et « panthère » revêt une importance particulière parce qu’elle a servi de base aux descriptions des bestiaires médiévaux.

Le mot léopard descend du bas latin leopardus, lui-même composé du terme leo (lion) et pardus (panthère). Le mot évolue de leupart au xiie siècle à leopart au xiiie siècle. Aux xiie et xive siècles, la forme liepart est également utilisée.

Le mot « léopard » est utilisé par métonymie pour désigner la peau du léopard utilisée en pelleterie. Il désigne également l’Angleterre, du fait de la présence de léopards sur son blason. L’adjectif « léopardé », issu du mot« léopard » désigne une peau parsemée de taches, rappelant celle du Léopard ; le terme est cependant plus utilisé pour désigner le « lion léopardé », c’est-à-dire un lion passant, la tête de profil.

Le mot « panthère » vient du latin panthera lui-même issu du grec ancien  pánthêr, se composant de / pân (« tout ») et  / thếr (« animal sauvage ») désigne l’ensemble des bêtes sauvages. Une forme écrite« pantere » se trouve dans un bestiaire du xiie siècle. Le terme « panthère » peut également désigner par analogie une courtisane, une amante, voire tout simplement une femme jalouse et violente. Une panthère représente parfois un anarchiste.

Par analogie d’aspect, de nombreux animaux ou plantes portent des noms contenant le terme léopard ou panthère : requin-léopard, amanite panthère, Panthère des neiges, etc.

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Une peinture rupestre d’un léopard a été découverte en 1993 et datée d’il y a 31 000 ans dans une grotte ardéchoise. Le Léopard est présent sur des mosaïques romaines. Le léopard est l’un des attributs de Dionysos(Bacchus dans sa version latine), il est représenté à de multiples reprises comme sa monture ou tirant son char lors des triomphes du Dieu. Philostrate l’Ancien (iiie siècle) déclare que Bacchus aime le Léopard car c’est un animal excité, bondissant comme une bacchante. Ainsi, le Léopard figure dans de nombreuses sculptures, peintures, mosaïques en compagnie de Bacchus, comme dans le temple de Liber Pater en Libye, ou encore dans Ariane et Bacchus de Titien.

Au xviiie siècle, le peintre travaille sur une exactitude anatomique, notamment en s’exerçant à la représentation de sujets réels détenus dans les zoos54. Au xixe siècle, les léopards figurèrent parmi les sujets favoris des peintres, tels le couple de léopards de Jacques-Laurent Agasse.

Le peintre japonais Kawanabe Kyōsai dépeint un léopard au xixe siècle, et titre « Tigre sauvage jusqu’à présent inconnu ».

En Afrique, les chefs portent des coiffes ou des capes en fourrure de léopard, ou parent leur trône d’une peau de léopard. En raison de sa discrétion, le léopard est une figure rusée dans les légendes africaines : il a la réputation d’effacer ses traces de pas avec sa queue lorsqu’il avance.

Dans certaines tribus bantoues et particulièrement au Congo-Kinshasa, le léopard était considéré comme un animal rusé, puissant et résistant. C’est la raison pour laquelle le président Mobutu Sese Seko portait la toque et certains attributs de léopard qui le rendaient puissant aux yeux de la population. Mobutu Sese Seko était d’ailleurs surnommé « Le léopard de Kinshasa ». Un léopard fait maintenant partie des armoiries du pays.

Le léopard est préféré au lion comme le roi des animaux par les tribus africaines. Comme le lion, il est ridiculisé dans les légendes par des animaux plus faibles, comme la tortue, le lièvre ou la gazelle.

Dans le royaume de Dahomey, le souverain était nommé « le léopard » et portait des peaux de léopards. Le commerce de ces peaux était très actif. D’autres chefs de tribus gardaient des léopards captifs auprès d’eux et pouvaient en apprivoiser pour les garder auprès d’eux lors des séances publiques.

Le léopard est considéré comme le grand félin le plus sauvage par les tribus africaines et avait la réputation d’être mangeur d’hommes. La légende des hommes-léopards est similaire à celles des loups-garous : un homme prend l’apparence d’un léopard par magie pour tuer des hommes. La secte des hommes-léopards Aniota est une société secrète africaine dont les membres portaient des vêtements et des armes en léopard.

 

Royal Arms of England (1198-1340).svgLe léopard est en héraldique un symbole de pouvoir et d’autorité. Le léopard est un lion passant : le corps est de profil sur ses quatre pattes au visage de face, la queue est retournée sur le dos et le panache pointe l’extérieur du blason. Un léopard-lionné est un léopard rampant, c’est-à-dire dressé sur ses pattes arrières, le visage de face. Un autre meuble héraldique est la tête de léopard, qui est une tête de lion de face. En France, le léopard est porté sur les armoiries des guerriers ayant remporté des victoires sur l’Angleterre, dont le léopard est le symbole.

La panthère héraldique est par contre très différente de l’originale : c’est un animal fabuleux composé d’une tête de taureau ou de cheval, d’un corps de lion avec des pattes avant de l’aigle. Elle crache des flammes par sa gueule. Elle ne se trouve que dans les armoiries autrichiennes.

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Léopard ou Panthère

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2015

Leopard-001Le léopard ou panthère est une espèce de félins de la sous-famille des panthérinés. Ce félin présente un pelage fauve tacheté de rosettes ; une forme mélanique existe également. Excellent grimpeur et sauteur, le léopard a la particularité de hisser ses proies à la fourche d’un arbre pour les mettre hors de portée des autres prédateurs.

Félin solitaire et opportuniste, le léopard est largement distribué en Afrique et en Asie du Sud-Est sur de nombreux types d’habitats. La taille de la population est toutefois considérée comme en baisse par l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui classe l’espèce comme quasi menacée. Cinq sous-espèces sont considérées comme en danger ou en danger critique d’extinction : le léopard d’Arabie, le léopard de l’Amour, le léopard de Java, le léopard de Ceylan et le léopard de Perse.

Le léopard a une place importante dans la culture africaine où l’animal, considéré comme le roi des animaux, est l’attribut des chefs. La société secrète Aniota peut être considérée comme l’origine de légendes sur les hommes-léopards, équivalents des loups-garous occidentaux. En Europe, le léopard est décrit pour la première fois dans lesbestiaires comme un animal vil issu d’un croisement adultère entre le lion (leo) et un félin légendaire, le pard . Cette réputation d’animal cruel et sanguinaire perdurera au moins jusqu’au xvie siècle. L’image du félin est souvent utilisée dans la publicité (Dulux Valentine par exemple) ou dans les arts, comme la célèbre panthère rose.

Le pelage est marqué de taches sur fond jaune pâle à marron chamois. La gorge, la poitrine, le ventre, la face interne des pattes et de la queue sont blancs. Les oreilles arrondies ont le revers noir avec un point blanc à l’intérieur. Sur les flancs, le dos et la partie supérieure des pattes, les taches forment des rosettes dont le cœur est brun et comporte parfois un point noir, comme celles du jaguar. La tête, les membres et la queue comportent des taches pleines noires. Sur la queue, les taches peuvent former des anneaux. La disposition et la forme des taches sont très variables d’un individu à l’autre. Dans les régions tropicales, le poil tend à être court et brillant de couleur sombre tandis que dans les régions froides, il est plus long, soyeux et clair. Le léopard de l’Amour est la sous-espèce aux rosettes les plus espacées et au pelage le plus clair. Le léopard d’Arabie a une robe claire et est caractérisé par sa petite taille.

Le léopard noir, plus connu sous le nom de « panthère noire » est une variation de coloration liée à une mutation génétique appelée mélanisme : la fourrure conserve ses taches, mais celles-ci ne sont visibles que sous certains angles de lumière. Cette mutation, qui n’est pas caractéristique d’une sous-espèce, est plus fréquente dans les forêts humides et denses du Bengale et de Java, où la robe constitue un camouflage efficace.

Lors d’un sprint, la vitesse du léopard atteint 58 km/h. Excellent grimpeur, ce félin est capable de soulever ainsi des proies beaucoup plus lourdes que lui comme la carcasse d’un girafon, dont la masse peut atteindre 150 kg, à une hauteur de 6 m. Le léopard peut sauter sans élan sur six mètres de long et trois mètres de haut.

Le léopard peut être confondu avec le jaguar (Panthera onca), félin vivant en Amérique. La tête du léopard est cependant plus petite, la queue plus longue ; l’allure générale est moins trapue que celle du jaguar. Le guépard (Acinonyx jubatus) est également confondu par le grand public avec le léopard. Plus grand que ce dernier, le guépard est également d’allure plus élancée ; la robe ne comporte pas de rosettes, seulement des points noirs pleins. La face du guépard, plus courte et ronde, est également marquée de larmiers caractéristiques, que le léopard n’a pas.

En raison de leur pelage plus clair, les léopards d’Asie centrale et d’Iran sont parfois confondus avec l’once (appelé aussi panthère des neiges ou léopard des neiges)

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Notre super-héros du sol

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2015

 

 

EarthwormToutes les croyances et cultures du monde possèdent leurs bestiaires symboliques et mythologiques : Lion, cheval, éléphant, buffle, serpent, aigle, chat, loup, colombe… Quel dommage qu’aucune civilisation n’ai jamais eu un peu plus de considération pour le… ver de terre ! Pourtant quel  formidable symbole que ce petit animal à la fois si familier et si méconnu. Nous sous-estimons tellement son importance dans la Nature, et pourtant sa contribution est absolument titanesque.

 

Vous allez découvrir que ce super-héros du sol mériterait bien des éloges. Un modeste héros !

Dans notre culture, le ver de terre est un symbole plutôt péjoratif : insignifiance, médiocrité, dérision… Il est même parfois injustement associé à la mort, la décomposition et la saleté lorsque l’on parle de cadavres enterrés, d’où sans doute la réaction de dégoût qu’éprouvent si souvent les gens à sa vue ou son contact. 

C’est un animal que tout le monde connaît, que l’on peut rencontrer presque partout, et paradoxalement ses nombreuses qualités et son rôle fondamental pour l’environnement sont bien souvent méconnus. Au mieux, nous considérons qu’il aère le sol du jardin et qu’il est très recherché par les oiseaux. Nous allons voir qu’il est beaucoup plus que ça. 

Pour commencer, mettons tout de suite fin à diverses folles rumeurs qui ternissent injustement la réputation de notre petit héros : Non, le lombric n’est pas vecteur de maladies, il n’est pas sale, il ne génère pas de mauvaises odeurs, il ne traîne pas dans les cadavres d’animaux et il demeure absolument inoffensif. Admettons-le tout de suite également, un ver de terre ne donnera pas deux vers si vous le sectionnez en deux ! Au mieux la partie contenant la bouche et les organes indispensables pourra se régénérer (l’un des formidables pouvoirs du lombric est en effet une  capacité de régénération incroyable), mais il se peut également qu’aucune des deux parties ne survive à ce traumatisme ! 

Notre cher lombric n’est pas seul dans le sol, il existe en fait plusieurs genres et des dizaines d’espèces de vers différents que nous avons tendance à toutes appeler « vers de terre » par ignorance, et aussi parce qu’il faut reconnaître qu’ils sont souvent difficiles à différencier les uns des autres au premier coup d’œil. 

✔ Il existe des vers épigés*, c’est à dire qui vivent dans les couches superficielles du sol. Ce sont d’excellents agents de décomposition de la matière organique, à tel point que l’on peut les utiliser dans des « vermi-composteur* ». 

✔ D’autres sont endogés*, c’est à dire qu’ils vivent dans les couche plus profondes du sol. Dépourvus de pigmentation et souvent de tailles minuscules, ils et ne se montrent jamais à la surface. 

✔ Enfin, il existe des espèces anéciques*, c’est à dire qui évoluent verticalement entre les couches profondes du sol et la surface. C’est le cas du plus connu d’entre eux : le lombric commun : Lumbricus terrestris. 

C’est une grande famille qui demeure pourtant presque invisible. Les « vers de terre » représentent 80 % de la biomasse* animale de la planète ! (humain compris). C’est dire si cette famille pèse lourd dans l’écosystème*. On estime que dans une terre en bonne santé, il y a plusieurs tonnes de lombrics par hectares. Alors quels sont les bienfaits de ces animaux vis à vis du reste du milieu ? Sont-ils seulement des aérateurs du sol comme nous pouvons le lire parfois dans les manuels de jardinage ? 

Depuis longtemps, certains naturalistes s’étaient ainsi aperçus de l’importance des vers de terre dans notre monde, Charles Darwin lui-même leur a consacré son dernier ouvrage, qui reste encore  aujourd’hui une référence.

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