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Avantages de la meute de loups

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

Pour des animaux sociaux comme les loups, la vie en meute présente plusieurs avantages :

  • La possibilité d’attaquer des animaux plus grands qu’eux, ainsi la chasse est plus efficace pour moins d’efforts.
  • Les réserves sont mieux gérées (moins de surplus abandonné aux concurrents lorsque plus de bouches sont à nourrir).
  • La protection des louveteaux, leur éducation et l’initiation aux rudiments de la chasse – la meute est une véritable maternelle où chaque membre prend soin des petits.
  • Le fait que seul le couple alpha se reproduise empêche la prolifération de loups sur un territoire, de plus les loups ne se reproduisent pas chaque année si la nourriture fait vraiment défaut.

 Entre les meutes

Fichier:Canis lupus lycaon 03.jpgLeur moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent — entre autres — pour se rassembler et maintenir une cohésion dans le groupe. Leurs gémissements avertissent également les loups aux alentours de la présence de la meute, afin de prévenir contre les intrusions. Tout comme les gémissements, les hurlements sont composés de plusieurs harmoniques ce qui donne l’impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu’elle ne l’est réellement. Il arrive parfois qu’un loup solitaire hurle pour se signaler à un conjoint potentiel. Chaque loup a une fréquence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent présenter le même hurlement. On peut enregistrer les hurlements d’une meute et développer des algorithmes pour décomposer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer à chaque animal ses vocalisations propres.

 Un autre sens utilisé pour la communication externe chez le loup est l’odorat. Ses facultés olfactives supérieures à celles de l’homme lui permettent de distinguer l’odeur de ses congénères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l’urine ou les fèces (excréments). Ces marquages servent à délimiter son territoire ainsi qu’à donner des renseignements sur lui-même, par exemple tel que l’état sexuel (hormonal) des femelles pendant la période de reproduction.

 Les loups utilisent tout un éventail de grognements, gémissements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l’anxiété, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la présence d’un intrus.

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Langage de loup

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

 Canis lycaonLes loups ajoutent à ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l’expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un état agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussés, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hérissés et la queue levée pour chercher à impressionner. Inversement, un loup en état de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissés, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa région génito-anale afin de montrer qu’il est le dominé à l’autre loup.

 En plus des marquages au sol, l’odeur laissée par un loup s’il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite ». Le loup sécrète de nombreuses substances odorantes : à la base des poils, des pattes, au niveau de la région génito-anale.

 Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la réaffirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d’un aîné pour régurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont également encore peu étudiées.

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Le loup et les humains

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

Canis lupus crassodonLe loup est un animal sauvage doté d’instincts précis lui permettant d’exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nécessiterait une sélection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nécessiterait de nombreuses générations comme cela fut le cas pour le chien.

 Le cas le plus fréquent pour l’apprivoisement se fait via une imprégnation, où l’humain se substitue aux parents en élevant le louveteau, ou, comme pour les chiens, en mettant fréquemment le louveteau au contact d’humain durant ses premières semaines. Le comportement de l’animal demeure foncièrement différent de celui du chien, ce qui est source éventuelle de danger et d’autres problèmes.

 D’autres personnes tentent de « minimiser » ce comportement typique du loup en hybridant chien et loup. Il demeure que, dans les deux cas, loup apprivoisé ou hybride, ces animaux ont une faible crainte de l’humain et du fait d’un comportement très spécifique, auquel en général les humains ne sont pas habitués, des incidents ou des accidents graves peuvent survenir. Ainsi, aux É.U., entre 1986 et 1994, ont été répertoriés plusieurs cas d’enfants mutilés dont 9 cas ayant entraîné la mort de l’enfant. Ces pratiques sont déconseillées entre autres par l’IUCN Wolf Specialist Group.

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Loup Rouge

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Le loup rouge ou loup roux est le plus rare de tous les loups, car gravement menacé d’extinction. Il doit son nom à la couleur de son pelage et vit en Amérique du Nord. Il subsiste des doutes sur ses origines et le loup rouge est tantôt considéré comme une espèce du Nouveau Monde à part entière (Canis rufus), tantôt comme une sous-espèce (Canis lupus rufus) du loup gris, parfois seulement comme un hybride (Canis lupus x Canis latrans) entre le loup gris et le coyote.

 Pendant des décennies, le loup rouge n’a pas été distingué génétiquement du loup gris ou du coyote. Il se distingue cependant du loup gris (qui présente souvent des nuances rougeâtres) par d’autres différences physiques : plus petit, plus léger, pattes plus fines. Il présente, d’autre part, la particularité de pouvoir se dresser sur ses pattes postérieures. Le loup rouge peut se reproduire avec ces deux espèces.

 Traditionnellement, trois sous-espèces de loup rouge sont reconnues. Deux d’entre elles sont éteintes. Canis rufus floridanus est éteinte depuis 1930 et Canis rufus rufus fut déclarée éteinte vers 1970. Canis rufus gregoryi, la sous-espèce survivante, disparut de son milieu naturel en 1980 et fut considérée comme quasi-éteinte, bien que son statut de conservation fut changé en critique lorsque cent loups furent réintroduits en Caroline du Nord.

  Canis latransConsidéré comme une espèce à part entière, Canis rufus (loup rouge), depuis le début des années 1970, le loup rouge, est envisagé par certains auteurs, longtemps minoritaires, comme étant un hybride entre un loup gris (Canis lupus) et le coyote (Canis latrans) suite à plusieurs études génétiques controversées menées depuis 1992, son nom scientifique serait alors Canis lupus x Canis latrans. Il n’est donc dans ce cas plus rattaché à aucune espèce particulière.

 D’autres auteurs considèrent qu’il s’agit d’une sous-espèce, Canis lupus rufus, du loup gris.

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Disparition du loup rouge

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

 Canis rufusClassée en tant qu’espèce à part entière depuis le début des années 1970, le loup rouge (Canis rufus), est considéré par une minorité d’auteurs comme un hybride entre un loup gris et le coyote (Canis latrans) suite à plusieurs études génétiques controversées menées depuis 1992, son nom scientifique est alors Canis lupus x Canis latrans. Il n’est dans ce cas donc plus rattaché à une espèce particulière. Il en existait trois populations distinctes dont deux ont disparu, la dernière est très menacée et le classement en tant qu’hybride menacerait sa réintroduction ou l’existence même des populations survivantes.

 A contrario, des populations de loups autrefois considérées comme sous-espèce de Canis lupus comme le Loup des Indes ou considérées comme des hybrides, par exemple le Loup de l’Est, sont de plus en plus considérés comme des espèces à part entière.

 Des incertitudes demeurent au niveau du chien qui semble issu de population de loup gris du Caucase. Comme pour l’ensemble des animaux domestiques, la communauté scientifique est réticente à considérer ce groupe comme une sous-espèce, voir une espèce, elle préfère considérer ces animaux comme simplement des variétés d’animaux sauvages.

 Le Dingo a un statut plus compliqué encore, les études phylogénétique le rapprochant des populations de loup iranien, il est pourtant considéré comme une variété du chien domestique, qui lui ne semble pas directement issu du loup iranien.

 Les recherches sont encore en cours.

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L’extermination du loup sauvage

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

Parallèlement à la domestication du chien, il y eut toujours des rapports de concurrence difficiles entre le loup gris et l’homme.

L'extermination du loup sauvage dans LOUP 220px-Blason_marquis_de_Flamarens%2C_grand_louvetier Dès le Moyen Âge, l’extermination (plus par le fait que le loup s’attaque au gibier et au bétail qu’à la peur collective suscitée par le loup mangeur d’homme) débute par l’organisation de grandes battues par les seigneurs (la Louveterie est créée par Charlemagne dans ce but) et l’octroi de primes à celui qui parvient à le tuer ou à le piéger (trappes et fosses à loup avec des pieux, pièges à mâchoires, collet et nœud coulant, capture de louveteaux à la tanière, etc.).

Les loups étaient jadis très répandus dans tout l’hémisphère nord, puis les effectifs ont été régulés, et on peut même parler d’extermination dans la seconde moitié du XIXe siècle en Europe occidentale et en Amérique du Nord : à l’époque, du fait d’une chasse humaine abusive et/ou d’une déforestation massive, les populations de grands herbivores sauvages furent fortement réduites ou même éliminées. Cela eut pour conséquence de priver les loups de leurs sources naturelles de nourriture, les obligeant ainsi à se rabattre sur les animaux d’élevage pour tenter de survivre. Il en résulta des conflits croissants avec les éleveurs qui amenèrent les loups à être pourchassés sans relâche. Les travaux de Pasteur faisant également du loup le principal vecteur sauvage de la rage. Une prime était attribuée aux personnes abattant un loup, environ l’équivalent d’un salaire de journalier par loup tué en France, voire plus pour une louve pleine. Cette récompense entraînait des abus, aussi devait-on présenter aux autorités la tête du loup avec ses oreilles découpées et conservées.

  Canis lupus chanco au zoo de Tennoji(Osaka, Japon)Ainsi en France, une loi du 3 août 1882 demande la destruction du loup : 1 300 loups sont détruits en 1883 sur le territoire national (chassés par des lieutenants de louveterie, piégés, empoisonnés à la strychnine ou à la noix vomique laissées à l’intérieur de cadavres), puis quelques centaines chaque année jusqu’en 1902. Aux États-Unis, la destruction a fait chuter la population de loups de 400 000 individus au XVIIIe siècle à 1 000 en 1970, les loups étant confinés dans 3 États (Michigan, Minnesota, Alaska). En Russie, environ 1,5 million de loups ont été tués entre 1925 et 1992, toute la population le chassant pour toucher les primes du gouvernement.

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Loups Sauvages

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

 

 Canis aureus lupasterLa question de savoir si le loup est, ou a été, réellement un prédateur habituel de l’homme reste posée. Il existe une prime au Canada (le Canada et la Russie sont les deux pays au sein desquels il vit le plus de loups actuellement) à verser à toute personne pouvant prouver une attaque de loup sur l’homme. L’anthropophagie isolée d’un ou quelques loups, sans lien avec la rage, paraît vraisemblable (voir Bête du Gévaudan), mais, pour la période contemporaine, aucune attaque spontanée de la part de Canis lupus n’a été documentée.

 En France, comme dans de nombreux pays, les loups ont mieux survécu dans les zones reculées et près des frontières. Cependant au XIXe siècle ils avaient presque disparu. C’est l’époque où la courbe de sa population s’infléchit inéluctablement vers le bas. De 5 000 au début du XIXe s., la population lupine en France est réduite à 500 en 1900. Les derniers loups disparaissent du territoire dans les années 1930.

 La dépouille d’un loup tué dans le bois de Valloires (Pas-de Calais) en 1830 est conservée par le Museum d’histoire naturelle de Lille. Des loups ont survécu plus tardivement en échappant aux battues en passant de la France à la Belgique (selon le côté duquel on les pourchassait). Le dernier loup officiellement reconnu dans le Pas-de-Calais a été tué dans le bois de Créquy (Ternois, Pas-de-Calais) en 1871. Cependant un autre a été abattu un peu plus au sud, dans le Nord de la Somme en 1880. En 1937, un loup est abattu dans le Limousin, connu comme la région des derniers loups de souche française.

Loups Sauvages dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pair En Amérique, au parc national de Yellowstone, survivent encore aujourd’hui quelque 3 000 loups qui côtoient les bisons et les lynx. Ceux-ci sont remarquables pour leur technique de chasse en groupe unique. Une fois la proie repérée, ils s’élancent et utilisent la technique de l’encerclement dite «technique catapulte » pour ensuite faire la course et semble-t-il gagner l’estime de leurs congénères.

 Dans de nombreux pays les loups bénéficient à présent d’un statut d’espèce protégée, ce qui implique également un suivi des individus et populations, facilité par des méthodes de monitoring moins invasives pour le loup et son territoire, via l’analyse génétique des poils ou excréments par exemple.

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Le loup en France

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

 

Fichier:Canis lupus dingo - cleland wildlife park.JPGEn novembre 1992, les deux premiers loups ont été aperçus en Alpes maritimes, dans le Parc national du Mercantour formant la meute Vésubie-Tinée, meute historique du retour du loup en France. Des analyses ADN de loups installés en France et en Italie ont montré qu’il s’agissait d’individus appartenant à la même sous espèce. Le loup, qui s’étendait déjà en Italie a fait sa réapparition dans le nord de l’Italie, puis en France, dans le parc national du Mercantour. Sa réinsertion est donc naturelle, et non volontaire. On parle de Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsque des loups occupent un territoire précis durant au moins deux hivers consécutifs. Une ZPP peut correspondre soit au territoire d’une meute, soit à celui d’un loup solitaire. En 2000, il y avait une trentaine de loups dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le massif du Mercantour. En 2009, il y avait entre 180 et 200 loups en France. Il existe 27 zones de présence permanente en 2011 dont 26 sont situées dans les Alpes et une dans les Pyrénées.

 En 2011, la présence du loup a été attestée dans le massif des Vosges, après une période de forts soupçons (attaques de bétail). Un cliché, a été pris le 8 juillet par un piège photographique sur le territoire de la commune du Bonhomme en Alsace, à la limite entre les départements des Vosges et du Haut-Rhin. La photographie a été authentifiée par l’ONCFS.

Le retour du loup dans les Vosges en 2011 est une étape importante de sa réapparition en France. En effet la présence du canidé est désormais confirmée dans la totalité des massifs français (Vosges, Jura, Pyrénées, Alpes, Massif Central) que le loup a recolonisé naturellement.

 Un loup a par ailleurs été vraisemblablement observé à Gedinne, dans les Ardennesbelges à proximité de la frontière française, en juillet et août 2011, ainsi qu’à Duiven aux Pays-Bas à la même époque, en provenance d’Allemagne.

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La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

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Nouvelles peurs du loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

 

Que devient le loup parmi les nouvelles peurs ? La concurrence des grands dangers du XXIe siècle ne l’éclipse pas. Au contraire, elle lui donne une nouvelle dimension : de nos jours, c’est la dégradation de l’environnement et du monde sauvage qui inquiète.                                                                                                                                           

Un loup à reflets roux vu de faceAu XXIème siècle, on s’aperçoit avec horreur d’un échec important dans l’entreprise humaine : on n’a pas pu éradiquer la peur ! Tous les espoirs, jusqu’ici reposés sur la science, s’effondrent peu à peu. Il est courant d’entendre que, si les peurs changent, la peur reste ! Celle-ci ne se porte plus aujourd’hui sur des éléments naturels, mais bien sur les entreprises par lesquelles l’homme s’est dressé contre l’Ordre de la Nature. C’est pourquoi, afin de remédier à ces peurs tout à fait rationnelles, des mesures commencent timidement à être prises au niveau international. C’est bien là que se rejoignent les anciennes et les nouvelles peurs : le monde sauvage, jusqu’alors terrifiant, apparaît comme fragile. Le loup dont on a voulu à tout prix se protéger pendant des centaines d’années devient une espèce à protéger pour sauvegarder les équilibres naturels et la bio-diversité. Pendant ce temps, à en croire les spécialistes la peur du loup perdure dans nos inconscients. De son côté la rumeur, alimentée et relayée par les médias, utilise et entretient les peurs. Jusqu’où?                                                                                                                                                                

 

Le loup est mort, vive la peur

Nouvelles peurs du loup dans LOUP 320px-New_Guinea_Singing_Dog_profileLes nouvelles propositions pour l’agriculture s’entendent sur un consensus en trois piliers : « meilleure garantie de la sécurité sanitaire des aliments, multifonctionnalité (terme consacré pour désigner la protection de l’environnement, des paysages, de l’emploi rural, de l’aménagement du territoire et du bien-être animal) et développement durable… » (BERTHELOT, 2001, 39). C’est dans ce cadre que devra s’appliquer la prochaine réforme de la PAC (politique agricole commune) pour répondre aux attentes des citoyens, ou, en l’occurence, à leurs nouvelles peurs.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

La peur du loup est en passe de se muer en peur de l’absence du loup. Légitime inquiétude les

Il s’agira pour l’homme de cesser ses protestations systématiques contre l’ordre de la Nature, de refuser toute douleur (effort compris), afin de retrouver une véritable dignité humaine. « La recherche, la transformation de la Nature, la transgression des interdits sociaux antérieurs sont alors légitimes et féconds s’ils témoignent d’une humanité en train de grandir et non de régresser. » (VIVERET, 2001, 96).                                                                                                 

320px-Canis_lupus_signatus_%28Kerkrade_Zoo%29_28 dans LOUPAinsi, la peur qui accompagne aujourd’hui le loup est-elle contradictoire. De quoi a-t-on le plus peur aujourd’hui ? Du retour d’un prédateur disparu? Ou de l’extinction progressive de la nature sauvage, de la biodiversité et des équilibres naturels, accompagnée d’une gestion sanitaire de plus en plus douteuse des animaux domestiques ? Il faudra faire des choix. A partir de là, les questions soulevées par les nouvelles peurs trouveront de nouvelles réponses. Les peurs et menaces nouvelles concernent aujourd’hui un enjeu beaucoup plus universel : pas seulement l’écologie, mais aussi l’homme et la Nature au plus profond d’eux-mêmes ! Si auparavant la peur avait pour objet la vie d’hommes, elle se porte de nos jours sur la vie « des » hommes ou de l’Homme. Les dérèglements de la Nature nous concernent tous. Pas un homme n’échappe aux lois de la Nature. Pas un être vivant ! La Nature est une entreprise universelle dont nous faisons tous partie !

Pollution de l’air, des mers (Erika, Prestige…), de la terre (déchets nucléaires), accidents industriels (Minimata, Sévéso, Bhopal, Tchernobyl…), catastrophe sanitaire de l’élevage intensif (vache folle, dioxine, peste aviaire…), OGM, clonage, désertification, criminalité financière… Voilà les peurs d’aujourd’hui ! Ne sont-elles pas au moins aussi inquiétantes que les peurs d’antan ? Et c’est cela que l’on nomme progrès ? « Quel progrès ? N’est-ce pas plutôt le résultat d’une conception exponentielle de la croissance ? D’un délire productiviste proprement irrationnel ? ». (RAMONET, 2001, 7). Dans cette conception, il semble que la rationalité ait succombé à son propre culte.

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LOUP

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

LOUP dans LOUP 320px-Meute_loups_alphaLe loup est un mammifère carnivore de la famille des canidés. Il a la taille d’un grand CHIEN, la tête pointue surmontée de 2 oreilles droites mais relativement courtes, des yeux obliques et une queue touffue qui tombe vers le SOL. La couleur de son pelage varie, selon les races et selon les SAISONS, du roux au noir. Le loup vivait dans toute l’Europe et le Nord de l’Asie et de l’Amérique; il est de nos JOURS en voie de disparition et, dans certains pays, sa CHASSE est réglementée. FROID de loup : grand froid. Faim de loup : grand appétit. A pas de loup : sans bruit.

ANIMAUX solitaires, les loups, l’HIVER, se réunissaient en bandes qui ravageaient les campagnes et n’hésitaient pas, poussés par la faim, à s’attaquer à l’homme. La terreur qu’ils inspiraient est à l’origine de la légende des loups-garous, sorte de sorciers qui, la NUIT, se transformaient en loups. Cette croyance subsista jusqu’au-delà du Moyen Age puisqu’en 1591, le tribunal de Dole condamna un homme au bûcher, sur l’accusation d’être un loup-garou. L’Histoire connaît pourtant des loups sympathiques. Et, tout d’abord, la louve qui nourrit de son lait le jeune Rémus et son frère Romulus, futur fondateur de Rome. Il y a aussi, dit-on, les loups qui protégèrent de ses ennemis la filleule de Louis XI en se disposant en cercle autour d’elle.

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Protection du Loup

Posté par othoharmonie le 27 février 2012

 

    • Annexe 2 : Sont notamment interdits : a) toute forme de capture intentionnelle, de détention et de mise à mort intentionnelle; b) la détérioration ou la destruction intentionnelle des sites de reproduction ou des aires de repos; c) la perturbation intentionnelle de la faune sauvage, notamment durant la période de reproduction, de dépendance et d’hibernation, pour autant que la perturbation ait un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente Convention; d) la destruction ou le ramassage intentionnel des œufs dans la nature ou leur détention, même vides; e) la détention et le commerce interne de ces animaux, vivants ou morts, y compris des animaux naturalisés, et de toute partie ou de tout produit, facilement identifiables, obtenus à partir de l’animal, lorsque cette mesure contribue à l’efficacité des dispositions de cet article.
  • Protection du Loup dans LOUP 220px-GevaudanwolfDirectives européennes du 21 mai 1992 et du 27 octobre 1997 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages :
    • CE/92/43 – Annexe 2 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 2 : espèces animales et végétales d’intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation modifiée par la Directive 97/62/CE : prioritaire.
    • CE/92/43 – Annexe 4 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 4 : espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction.
    • CE/92/43 – Annexe 5 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 5 : espèce d’intérêt communautaire dont le prélèvement dans la nature et l’exploitation sont susceptibles de faire l’objet de mesures de gestion.

 


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Communication des loups

Posté par othoharmonie le 27 février 2012

Les loups communiquent surtout avec leur corps, mais aussi avec les sons, dont les hurlements.

 Hurler a un grand nombre de significations. Cela sert à rester en contact lorsque le groupe est très dispersé. Les loups hurlent aussi au début et à la fin de la chasse et s’ils veulent protéger quelque chose, comme leur territoire ou une proie fraîchement tuée.

 On pense que ces hurlements aident à maintenir le contact social et les liens au sein du groupe.

Le loup arctique a très peu d’ennemis. En dehors du froid terrible, l’homme est le seul à être un danger pour lui.

 La fourrure d’une de ces bêtes vaut environ 500 €. Mais, par un tel climat et de telles températures, peu d’hommes se risquent à attraper un loup arctique. C’est ce qui lui a permis de se perpétuer et il n’est pas menacé comme le sont d’autres loups.

Fichier:Loups arctiques.ogv

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Bibliographie du Loup

Posté par othoharmonie le 27 février 2012

Bibliographie du Loup dans LOUP 250px-She-wolf_suckles_Romulus_and_Remus

 

  1. [PDF]Le loup [archive] sur Wildtier Schweiz

enluminure représentant deux loup attaquant une bergerie

  1. Le loup est de retour en Belgique… après un siècle [archive] – Le Soir, 22 septembre 2011
  2. Loup de Gedinne: « seule une enquête ADN peut donner une certitude sur l’animal » [archive] – La Libre, 22 septembre 2011
  3. Le loup est de retour aux Pays-Bas [archive] – wallonie.be, 9 septembre 2011
  4. Instructions ministérielles sur la destruction de loups [archive]
  5. Sabrina Prini, 2002. Loup et pastoralisme. Quel prix pour une cohabitation ? . Thèse vétérinaire soutenue publiquement le 17 juin 2002, Lyon 1. Lire la version Html, Page 39, Document pdf  
  6. L’histoire du loup en France , Chronologie d’une destruction. www.loup.org 
  7. Atlas des mammifères du Nord-Pas-de-Calais, Gonn
  8. Le loup en Limousin : petite histoire d’une grande disparition [archive], L. Souny, 2002
  9. Site officiel du loup et des grands prédateurs en France [archive]

 

Il existe, en France, un musée du loup au Cloître-Saint-Thégonnec, commune des Monts d’Arrée dans le Finistère et un Muséoloups au lieu dit Les Angins, commune de Tannerre-en-Puisaye dans l’Yonne.

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Agneau

Posté par othoharmonie le 18 février 2012

                                     

Fichier:Agneau lac chambon.jpgPetit de la brebis et du bélier, l’agneau vient au monde, selon les contrées, au printemps, en ÉTÉ ou en HIVER. La date de l’agnelage est fixée par les éleveurs en fonction du climat et de leurs ressources en HERBE et en fourrage. L’agneau vit les premiers mois de son existence près de sa mère. Le berger, doit veiller à ce que, dans son troupeau, il n’en soit pas séparé, car les brebis n’allaitent que leur propre petit. Celui-ci, privé de sa mère, risquerait de mourir de faim. Dans une fable célèbre. Le LOUP et l’Agneau, La Fontaine a dépeint la faiblesse de l’agneau opposée à la cruauté du loup.

Vers 1300 avant Jésus-Christ, le peuple hébreu s’apprêtait à quitter l’Egypte pour la terre de Canaan. Sur l’ordre de Moïse, le quatorzième JOUR du premier MOIS du PRINTEMPS, au coucher du SOLEIL, chaque famille immola un agneau sans tache, le fit rôtir et le mangea, durant la NUIT, avec du pain sans levain, Cette cérémonie fut appelée « Pâque », du mot hébreu pesach qui signifie « passage », »elle marquait, en effet, le passage du peuple hébreu d’Egypte au DÉSERT et de la servitude à la liberté. Moïse fit de la coutume de l’ « agneau pascal » une obligation rigoureuse que les Juifs observent encore de nos jours.

 

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Le Tigre ch.3

Posté par othoharmonie le 17 février 2012

Par Fulbert Dumonteil

 

Sous sa griffe, un râteau, sous sa patte, une massue, sa victime, daim, loup, sanglier, homme ou cheval, tombe la nuque brisée, le ventre ouvert…

 Panthera tigris corbettiVingt dogues ne sauraient le faire reculer. Celui que sa patte atteint n’est plus qu’un invalide ou un mort. Acculé contre un arbre ou un rocher, la gueule sanglante et le poil hérissé, la face ridée, l’oeil en feu, il agite sa patte formidable comme s’il jonglait ! Ce qu’il touche tombe, et ce qui tombe ne se relève plus. Il n’y a pas d’animal à qui la nature ait plus largement dispensé les qualités physiques, la grâce, la vigueur, l’agilité. D’un bond, il saute dans un enclos, par-dessus de hautes palissades, et d’un bond il en sort, chargé d’un buffle qu’il emporte comme un chat ferait d’une souris. Il dort toute la journée, se couchant là où l’aurore l’a surpris, se réveillant le soir, dans les hautes herbes impénétrables où il a passé le jour. Ce qu’il aime, c’est la nuit, où ses grands yeux errants étincellent d’un feu sauvage, où sa belle robe mouchetée s’allonge, se replie, s’étale, rampe, ondule comme un tapis vivant.

Antithèse curieuse, le Bengale a donné son nom à la plus délicate des fleurs, comme au plus terrible des carnassiers.

Si l’on excepte l’Éléphant, cette forteresse, aucun animal ne peut résister au Tigre. Il a pourtant un adversaire terrible et souvent heureux dans le Buffle sauvage, son ennemi mortel.

A la vue du Tigre, il s’avance avec une majesté sauvage, défiant son adversaire en faisant voler la poussière sous son sabot furieux.

Au mugissement de l’un, répond le mugissement de l’autre, et tandis que le Tigre s’aplatit comme un Chat prêt à bondir, le Buffle se précipite sur son adversaire, opposant aux griffes du fauve ses cornes, deux épieux, et son front, un maillet. Un nuage de poussière voile les combattants ; c’est à peine si l’on aperçoit deux masses qui roulent, des chairs qui pendent, du sang qui coule. Enfin la poussière tombe et le silence règne dans les jungles. Quel est le vainqueur du Tigre ou du Buffle ? Tous les deux sont morts. (à suivre)

 

DUMONTEIL, Fulbert (1830-1912) : Le tigre (1882).


Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (07.II.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com
http://www.bmlisieux.com/


Diffusion libre et gratuite (freeware)


Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882.

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Loup-Tigre de Tasmanie

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Fichier:ThylacineHobart1933.jpgLe Thylacine, appelé également Loup marsupial, Loup de Tasmanie ou encore Tigre de Tasmanie, était un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup, au pelage tigré. Depuis 1936, l’espèce est considérée comme éteinte.

 Son nom scientifique est Thylacinus cynocephalus. Il appartient à la famille des thylacinidés. Il était la dernière espèce survivante de son genre mais on a trouvé de nombreux fossiles d’espèces voisines dont les plus anciens remontent au début du Miocène. L’animal apparenté le plus proche encore en vie est le Diable de Tasmanie.

 Il était largement répandu en Australie et en Nouvelle-Guinée il y a plusieurs milliers d’années, mais des bouleversements réduisirent son habitat à la Tasmanie au sud-est de l’Australie, notamment l’introduction du Dingo vers le 3e millénaire av. J.-C.. On attribue sa disparition de Tasmanie à sa chasse intensive encouragée par des primes d’abattage mais il y eut aussi l’introduction des chiens et l’enracinement des colons dans son milieu naturel.

Le Thylacine (Tigre de Tasmanie) se nourrissait de toutes espèces d’animaux, notamment de kangourous, de wallabies et d’oiseaux nichant à terre. Il était plutôt nocturne ou semi-nocturne, se déplaçait lentement et était maladroit dans ses mouvements. Il chassait généralement seul.

 Loup-Tigre de Tasmanie dans TIGRE 220px-Thylacinus_potensLes Aborigènes australiens connaissaient le thylacine. De nombreuses gravures et peintures rupestres de l’animal ont été découvertes dont certaines remontant au moins à mille ans avant notre ère. On peut voir des pétroglyphes de tigres de Tasmanie sur la presqu’île de Burrup dans le nord de l’Australie occidentale. Lors de l’arrivée des premiers explorateurs, l’animal était déjà rare en Tasmanie. Les Européens l’ont peut-être rencontré dès 1642 lorsqu’Abel Tasman est arrivé en Tasmanie. Lorsqu’il mit pied à terre, il signala avoir vu sur le rivage les traces de « bêtes sauvages ayant des griffes comme un Tygre ». Nicolas Thomas Marion-Dufresne, en arrivant en Tasmanie à bord du Mascarin en 1772, signala avoir vu un « chat-tigre » mais on ne peut garantir qu’il s’agisse d’un thylacine car il y parle aussi du Chat marsupial à queue tachetée (Dasyurus maculatus).

 Fichier:Beutelwol brehm.pngLa première rencontre avérée d’un tigre de Tasmanie a été faite par des explorateurs français, le 13 mai 1792, comme l’a noté le naturaliste Jacques Labillardière dans son journal de l’expédition dirigée par Antoine Bruny d’Entrecasteaux. Cependant, ce n’est qu’en 1805 que William Paterson, le vice-gouverneur de Tasmanie, envoya une description détaillée pour publication dans la Sydney Gazette et le New South Wales Advertiser.

 La première description scientifique détaillée du thylacine a été rédigée par l’adjoint du géomètre en chef de la Tasmanie, George Harris en 1808, cinq ans après l’implantation de la première colonie sur l’île. Harris avait classé le thylacine dans le genre Didelphis créé par Linné pour les opossums américains, le décrivant comme Didelphis cynocephala, l’« opossum à tête de chien ». La reconnaissance du fait que les marsupiaux australiens étaient fondamentalement différents des genres de mammifères connus a conduit à la création du système de classification moderne. En 1796, Geoffroy Saint-Hilaire a créé le genre Dasyurus dans lequel il a placé ce thylacine en 1810, sous le nom de Dasyurus cynocephalus. Pour résoudre le problème de mélange de grec et de latin dans le nom de l’espèce, ce dernier a été modifié en « cynocephalus ». En 1824, il a été classé dans son propre genre dédié, Thylacinus, par Temminck. Le nom vernaculaire découle directement du nom de genre, lui-même d’origine grecque θύλακος (thylakos), signifiant sac ou valise diplomatique.

 

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Références culturelles du Tigre de Tasmanie

Posté par othoharmonie le 14 février 2012

 

Fichier:Beutelwolf-drawing.jpgLe tigre de Tasmanie a été largement utilisé comme symbole par la Tasmanie. L’animal est présent sur les armes officielles de la Tasmanie. On le trouve aussi sur les logos officiels de l’office de tourisme de Tasmanie et sur ceux de la ville de Launceston. Depuis 1998, il figure sur les plaques d’immatriculation des véhicules de Tasmanie. Il a figuré sur les timbres-postes de l’Australie, de la Guinée équatoriale, et de la Micronésie. C’est la mascotte de l’équipe de cricket nationale, les Tigres de Tasmanie.

 L’animal figure sur les bouteilles de bière de la Brasserie Cascade et dans leurs publicités télévisées. Le sort du loup de Tasmanie a été présenté dans une campagne en faveur de la Société pour la protection de la nature (The Wilderness Society) intitulée « Nous avions l’habitude de chasser le thylacine ».

 

Au début des années 1990, dans le dessin animé télévisé Taz-Mania, le personnage Wendell T. Wolf était censé être le dernier loup de Tasmanie. Dans les jeux vidéo, Ty est la vedette de sa propre trilogie de jeux de plates-formes, Ty, le Tigre de Tasmanie, et Tiny Tiger est un tigre de Tasmanie, personnage de la série de jeux vidéo Crash Bandicoot.

 

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M. Renard

Posté par othoharmonie le 4 février 2012

 Lycalopex sechuraeRenard est un terme ambigu qui désigne le plus souvent en français certains canidés du genre Vulpes, proches du loup et du chien. Mais, par similitude physique, le terme est aussi employé pour désigner des canidés appartenant à d’autres genres, comme Cerdocyon, Otocyon, Lycalopex et Urocyon. L’appellation renard n’est donc pas un nom normalisé.

 Jusqu’à la fin du XIXe siècle, et encore dans de nombreux dialectes français, cet animal est appelé un goupi. Le terme actuel de « Renard », pour désigner l’animal, n’est autre qu’un prénom donné à un « goupil » dans le Roman de Renart. Au centre de ce recueil d’histoires imaginaires, le goupil Renart est très rusé et les tours qu’il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très populaire (on disait : « malin comme Renart »). De ce fait, son prénom s’est progressivement substitué au terme goupil comme substantif.

 Renard a été graphié renart jusqu’au milieu du XVIe siècle. Le nom propre est un anthroponyme d’origine germanique : Raginhard, composé des éléments ragin « conseil » cf. Renaud, et hard « dur » cf. suffixe français -ard. Il a pour équivalent le prénom allemand Reinhard.

 Le mot goupil procède de manière régulière du bas latin *wulpiculus, lui-même dérivé du latin populaire vulpecula (petit renard), diminutif de vulpes (renard) en latin classique, avec influence germanique sur l’initiale d’où le [w], puis passage à [gw] et [g]. Le terme latin provient probablement du grec λώπηξ (alốpêx), si l’on supM. Renard dans RENARD 320px-Otocyon_megalotis_%28Namibia%29pose la présence d’un ϝ initial (ϝαλώπηξ) 

  • Le renard est un « canidé ».
  • Le petit du renard est le « renardeau ».
  • La femelle du renard est la « renarde ».
  • Le renard « glapit ».
  • Le renard pratique le « mulotage » pour chasser.
  • Les excréments du renard sont des « laissées ».

 

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Renard des sables

Posté par othoharmonie le 3 février 2012

Le fennec (Vulpes zerda) ou renard des sables (Vulpes zerda)  du Sahara est une espèce de mammifères omnivores de la famille des canidés, cousin du renard.

 Renard des sables dans RENARD 250px-Fennec_foxIl a de très longues oreilles (pouvant mesurer jusqu’à dix centimètres), un nez assez long, de longues moustaches. On le surnomme renard de poche, du fait de sa toute petite taille. C’est en effet le plus petit des canidés qui existe sur la Terre. Il mesure de 20 à 40 cm. Son poids moyen est de 1,7 kg contre 6 pour un renard normal. Sa taille moyenne est d’environ 20 cm (+ 15 cm quand on y ajoute les oreilles). Il a un pelage allant du brun pâle à presque blanc et ressemble beaucoup au renard auquel il est apparenté, hormis ses oreilles dressées, chacune aussi grande que la face. Sa queue touffue est longue de 18 à 30 cm.

 Les fennecs sont des animaux qui s’accouplent pour la vie. La maturité sexuelle est atteinte aux environs des 9 mois. En général, les accouplements ont lieu entre janvier et février pour des portées qui naîtront entre mars et avril. Le fennec mâle est souvent agressif et protecteur avec sa femelle. Il lui fournit de la nourriture durant sa période de grossesse et de lactation. La gestation dure en général entre 50 et 52 jours. Le fennec peut avoir jusqu’à cinq petits par portée mais il en a le plus souvent deux à quatre

 La nuit, les longues oreilles du fennec lui permettent d’entendre les plus petits bruits que font ses proies, ce qui lui permet de ne pas faire de longues recherches inutiles dans le désert. Le fennec est un redoutable chasseur, rusé et véloce. Il est parfaitement adapté au climat aride, ses oreilles très vascularisées et très grandes comparées à celles du renard sont des éléments refroidissants. Les poils sous ses pattes lui permettent de ne pas glisser sur le sable et  Vulpes zerdad’approcher ses proies en silence. Le jour, la température du sable est de 70 °C à la surface. Mais le fennec peut creuser jusqu’à deux mètres de profondeur, ramenant ainsi la température aux environs de 30 °. La surface plantaire du fennec est couverte de poils épais qui le protègent de la chaleur du sable. Le fennec creuse très rapidement et, quand il est poursuivi, il se cache dans le sable. Son terrier est tapissé d’un ensemble de matériaux moelleux tels que fourrure ou plumes. Le fennec dort généralement le jour et sort la nuit chercher sa nourriture. Lorsqu’un vent de sable se lève, les petits fennecs cherchent un abri auprès de leurs parents qui les dissimulent parfois sous leur longue queue touffue. Lorsqu’il rencontre une femelle de son espèce, il la capture pour s’accoupler avec celle-ci.

 Le fennec est omnivore. Il se nourrit essentiellement de souris, de petits oiseaux, de lézards, de poissons de sable (Scincus scincus) ou d’insectes, et complète ce régime avec des fruits. Le fennec s’abreuve parfois dans des points d’eau, bien qu’il semble que cela ne soit pas nécessaire. La capacité des fennecs à se passer d’eau pour des durées indéterminées résulte de leur adaptation à leur habitat désertique et de leur régime alimentaire : certains insectes figurant au menu du fennec sont constitués à 70 % d’eau. De plus, le système rénal du fennec concentre bien davantage les urines que ne le fait celui de l’homme, ce qui a pour effet une élimination maximale de déchets pour un minimum de perte d’eau.

 Le fennec habite les déserts du nord de l’Afrique, allant du Maroc aux abords de l’Arabie saoudite. La plupart des fennecs peuplent l’Algérie. L’habitat du fennec est un terrier, creusé dans le sable ou dans de petites grottes. On peut le retrouver dans les steppes.

  Loup grisLa vente des jeunes fennecs aux européens amateurs d’exotisme est désormais interdite. Le trafic n’en continue pas moins frauduleusement étant toujours un animal de compagnie recherché. Pour le plus grand malheur de ces animaux : la différence de température entre le Sahara et l’Europe provoque un trouble de la thyroïde chez l’animal.

 Le fennec est la mascotte de l’équipe de football de l’Algérie. Le onze algérien s’appelle les Fennecs. Il est aussi un totem puissant pour les habitants du sud de l’Algérie. Il est celui qui chasse les nuisibles.

 Cet animal ne pouvant vivre que dans l’aridité du désert, montre un attachement à cette terre, il est donc normal qu’il ait été choisi comme symbole de patriotisme et de nationalisme.

 

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