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Le peuple des animaux : Communication avec Tomy et l’araignée

Posté par othoharmonie le 28 mars 2017

 

Les animaux ont-ils une âme ? Cette question, chacun se l’est un jour posée… tout en étant incapable d’y apporter une réponse satisfaisante. En effet, lorsqu’on aborde un tel sujet, on recueille généralement de simples opinions ou l’affirmation d’une croyance, mais guère plus.

Sensibles depuis toujours au monde animal, Daniel Meurois et Anne Givaudan ont, quant à eux, abordé la question d’une manière peu commune. A l’aide d’une méthode de travail bien particulière, ils ont eu la possibilité pendant de longs mois d’entrer en contact étroit avec des forces directrices de l’univers animal, des âmes-groupes, des dévas et des animaux eux-mêmes.

L’éclairage qu’ils apportent ainsi sur l’intelligence animal fait de ce document sans doute l’unique. De leur expérience résulte donc des récits troublants qui, sous la forme d’enseignements vivants, nous fournit mille et une informations relatives à un monde dont nous ignorons pratiquement tout.

Face aux actuelles aberrations qui exploitent et déciment le monde animal, par inconscience et par profit à court terme, nous avons tendance à faire un appel au bon sens et au respect animal.

De ce travail, il en résulte cette conversation avec l’Ame-guide animal  du chien Tomy qui dit ceci  dans le livre intitulé : LE PEUPLE ANIMAL 

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« Lorsque vous regardez un animal découvrir un endroit ignoré de lui, vous, les hommes ne parlez généralement que de flair ou d’instinct, incapables que vous êtes d’accéder à une vibration plus intime de l’univers physique. Oui, je dis bien physique, car la mémoire d’un lieu fait encore bien partie du monde relativement dense. Sa pénétration exige seulement un déverrouillage des facultés d’écoute du cœur. Ne vous y trompez pas… Le cœur peut réellement écouter autrement que poétiquement. Les poèmes humains traduisent une perception souvent confuse ou un espoir, à moins que ce ne soit un souvenir inconscient… mais l’âme animale, quant à elle, vit constamment tout cela.

Regardez bien Tomy, chers humains, vous le voyez flairer la poussière et la paille du sol de cette grange, ainsi d’ailleurs que le feraient beaucoup d’autres animaux. Bien sûr, c’est l’idée de leur odeur et des informations véhiculées par celle-ci qui vous vient à l’esprit, mais vous devez savoir que c’est aussi au-delà de l’odeur que l’animal cherche. C’est vers cette dimension, trop négligée de votre monde, que l’on nomme l’éther, qu’il dirige sa quête. L’odeur est une manifestation de la lumière dense renvoyée par toute chose. La lumière subtile, quant à elle, ce que vous appelez aura, dégage sa propre odeur et c’est elle que cherche l’animal car c’est par elle qu’il trouve la porte d’accès à la mémoire d’un lieu ou d’un objet. 

Approchez-vous de Tomy. Ne soyez plus observateurs mais tentez de vous mettre en symbiose avec lui ; aimez-le pour la vie qui est en lui, sachant que ce qu’il connaît aujourd’hui, chaque homme, chaque femme l’a expérimenté analogiquement des milliers de fois, il y a des milliards d’années »….

C’est un véritable défi qui nous est lancé. Faut-il renoncer, à tout comportement d’homme et de femme afin de nous laisser entraîner vers d’autres réflexes et aussi une logique différente ? Sans doute la Présence-guide  a-t-elle agi sur quelques déclics au plus profond de nous-mêmes, car la question ‘n a pas plutôt surgi en nous qu’elle perd immédiatement de sa consistance, emportée par un flot d’images déferlantes. Ainsi, c’est une sorte de bouillard lumineux qui envahit notre conscience et en son sein apparaissent subrepticement des images gorgées de soleil, de pluie et de vent. Celles d’un champ aux reflets blonds en bas d’une colline aride, celle d’une lame de faucheuse qui tournoie et d’un moteur qui toussote sur une route de campagne. Puis ce sont des images de bottes traînant sur la terre battue, des bruits de fourches qui raclent le sol et des cris d’hommes et d’enfants qui viennent nous submerger. Autant de visions, autant de perceptions, qui font parler en nous le monde de la paille, celui des êtres qui l’ont mise en botte s, enfin celui de la poussière chaude et acre de la grange.

Nous savons, avec une certitude absolue, que Tomy a ressenti tout cela et sans doute plus encore.  Tomy soupire bruyamment et nous aurions presque envie et besoin de l’imiter… nous sommes désormais dans un état de conscience tel qu’il nous semble percevoir quelque chose se déverser de l’esprit du jeune chien Tomy jusqu’au centre du nôtre ; et nous entendons ces paroles :

« Non, là il n’y a pas d’amour » – « Nous somme dans le monde de l’utile » – « Aimer, aimer… Qu’y a-t-il pour aimer, qu’y a-t-il à aimer… et qui donc aimer » ?

Face à lui, entre quelques piquets de bois et la pierre du mur, rayon de lumière blafarde vient jouer avec une immense toile d’araignée. Un petit animal velu se tient immobile en son centre et paraît l’observer :

« Il y a tout au moins elle à aimer… »

« L’araignée » ?

« Bien sûr, reprend la voix-guide. Mais aimer, pour un animal qui ouvre sa conscience, cela ne signifie pas nécessairement s’approprier. Cela peut être jouer, c’est à dire reconnaître l’autre comme un être à part entière, digne d’intérêt.

araignée

« Mais pour un chien… pour un chat, jouer dans de telles conditions, c’est chercher à dominer. L’araignée sera écrasée, avalée. Est-ce cela que l’on appelle un jeu «  ?

 » Vous êtes au royaume animal, ne l’oubliez pas, mes amis. Le regard posé par vos frères sur ce que vous appelez vie et mort est souvent bien différente du vôtre. Pourquoi attendre de l’animal plus que ce que l’homme parvient lui-même à donner ?

L’âme animale ne craint pas la mort en elle-même. Elle la fréquente de beaucoup plus près que l’humain ne saurait le faire, parce qu’elle n’a pas de culture qui en dresse de perception hideuse et parce qu’elle est dénue de la notion de morbide. Ce qu’elle craint, c’est l’énergie qui génère parfois l’apparition de cette mort, la hargne, la haine ou le sadisme qui la font naître. Si Tomy venait à écraser cette araignée, il le ferait par manque d’une certaine conscience, mais sans engendrer une énergie qui souille le cœur et le lieu. Son ego n’a pas encore suffisamment éclos en lui pour que la notion de responsabilité signifie quelque chose à son propos ».

Tandis que la voix achève de prononcer ces mots, nos regards sont de plus en plus attirés par l’araignée au centre de sa toile. Nos consciences s’en approchent involontairement de si près qu’il nous semble maintenant l’observer à la loupe. Insensiblement, nous nous laissons absorber par sa présence et une sorte de voile translucide vient à tomber… c’est un voile par lequel la lumière acquiert une épaisseur, une consistance jaunâtre. Nous comprenons alors que, sans l’avoir cherché, nous venons de basculer sur une autre longueur d’onde de notre univers. L’animal et sa toile …. Qui y  a-t-il derrière cette merveilleuse organisation et, nous devrions dire, cette si douce présence ?

 araignée

Nous ressentons alors des projections de lumière, les émanations d’une conscience puissante et sereine qui s’adresse à nous en ces termes :

« Amis, ô amis, fait-elle, comme si elle nous connaissait de toute éternité, béni soit cet instant où une oreille humaine s’ouvre. Ecoutez, écoutez simplement car je veux vous dire qui je suis et qui vous ignorer chaque jour… je suis le cœur et l’âme de la planète araignée, son intelligence aussi, l’inspiratrice, l’ordonnatrice de tous ces filets que vous découvrez chaque matin couverts de rosée, de toutes ces toiles tendues et retendues patiemment dans les recoins oubliés de vos maison. Je suis une force mentale qui essaie d’apprivoiser la matière, les souvenirs de votre monde et qui apprend aussi ses lois. 

A travers des milliards et des milliards de corps, je tisse un immense réseau par lequel l‘organisation de cette terre pénètre lentement en moi, dans tous ses rouages… car je suis une mémoire, amis. Je construis une intelligence basée sur une mémoire détaillée  t nourrie de toute l’intimité des intelligences qui y vivent aujourd’hui. Patiemment, je bâtis la structure d’un univers pour demain… pour après-demain peut-être… peu importe car j’ignore votre temps. Il y a une boule de feu, un espoir qui vit en mon centre et qui, déjà, a la vision d’un monde à venir, un monde fort des richesses de celui-ci. Avec vos mots de matière… vous diriez peut-être que je suis un cerveau qui se bâtit, une race en gestation qui vivre et grandira sur d’autres Terres, sous d’autres Cieux.

Toutes ces toiles qu’à travers les cellules de mon être je tisse inlassablement par les forêts et les grandes, les caves et les greniers, sont plus que de simples instruments afin que mon corps subsiste et s’ancre en ce monde. Ce sont des lecteurs, des capteurs de ce que la conscience humaine produit, de votre intelligence créative et destructive, de vos errances, d e vos doutes et de vos peurs, mais aussi de vos percées vers l’Infini. Par leur réseau subtil j’absorbe l’histoire de votre monde, ses mutations et les schémas de votre croissance.  Ainsi, lorsque chaque matin votre vision de l’ordonnance des choses vous dicte de briser d’un revers de la main l’un des capteurs de ma mémoire, faites-le au moins sans colère ni reproche. La vie ne vous appartient pas.. ne l’oubliez jamais. Elle essaie de parler par toutes les voies, tous les pores de la Création… avec ou sans l’homme, en deça et au-delà de lui. Acceptez seulement de m’observer, de pénétrer l’étincelle de conscience et d’amour enclose en chacun de mes corps. Vos peurs sont à l’image de vos yeux embués et de vos oreilles fermées. Alors, apprenez à m’écoute r, à me regarder… sous toutes mes apparences. Il est trop injuste de fuir et de détester ce que l’on n’a pas pris la peine d’approcher et de voir. C’est une platitude que de dénoncer cela, mais c’en est également une que de vivre et de perpétuer un tel état de fait d’âge en âge. Tout mon être vous propose un pas de plus vers l’harmonie en découvrant un autre visage du respect de la vie.

A chaque seconde qui s’écoule, je vois et sens des millions d’épaules qui se haussent face à ma présence et autant de cris que l’on me jette. Du fond de mon âme, je les reçois, je les analyse et j’y perçois toute votre détresse. J’y lis votre incapacité de percevoir le Divin en toute chose, votre coupure d’avec le Monde, et derrière tout cela, votre crainte héréditaire de devoir relativiser votre propre image, votre importance devant l’immensité de la Création.

Qu’est-ce qu’une araignée ? dites-vous. Mais, un peu de tous ces éléments, de toutes ces forces qui circulent en vous ! Un peu de cet Etre sans nom dont vous cherchez, vies après vies, la trace lumineuse, sans trop souvent poser même l’avouer.

Sachez-le, une araignée lit en vous plus sûrement que la plupart des créatures de votre monde. Elle est déchiffreuse de perceptions auditives et démissions psychiques. En cet instant, amis, je perçois une foule d’interrogations qui déferlent en vous, mais surtout, surtout cette lancinante question qui traîne encore chez les hommes. L’intelligence animale … Y en a-t-il vraiment une ? Ne se limite-t-elle pas à la simple reproduction de quelques schémas ?

Mais, dites-moi, vous, humains, ce qu’est l’Intelligence ! Savez-vous réellement qu’elle peut ne pas avoir visage humain, que vous pouvez ne pas en être la juste et éternelle mesure ?

Il n’y a pas une intelligence, mais des intelligences… Certains de vos frères, dans d’autres mondes, ne perçoivent pas sept couleurs dans l’arc en ciel mais bien plus, d’autres captent les parfums et en font des sculptures, d’autres encore jouent avec le temps et s’y déplacent comme sur une route ! Tous n’ont pas votre apparence, loin s’ne faut. De la même façon, nous autres, dévas  et frères animaux bâtissons à l’intérieur même de votre monde, des sphères de conscience et d’intelligence dont vous ne pouvez avoir la moindre idée. Nous y développons des civilisations. oui, je dis bien des civilisations. Mais autour de concepts qu’aucun mot ne saurait traduire. Des civilisations d’images mentale s, des civilisations édifiées à partir  de reliefs vivants issus de notre conscience, des univers complets, parfaits dans leurs rouages… et où l’intelligence, la sensibilité, la logique divines déploient l’une de leurs myriades de facettes. Oui, il y a plusieurs terres qui s’entrecroisent au coeur même de cette terre… et, sachez-le, seule l’Intelligence des intelligences, celle qu’affine un cœur pur, permet de se déplacer de l’un de ces univers à l’autres, de l’univers de l’homme à ceux qui ne le sont plus ou pas encore.

Une telle vision de la part de l’âme arachnoïde vous surprend, n’est-ce pas, frères humains ?

Mais l’histoire et le rôle de ceux que vous appelez dévas, voyez-vous, c’est l’histoire de la Présence divine qui s’expanse à tout instant… dans autre horizon que celui de l’Unité ».

Fin du message de l’araignée

Unité… ce mot est resté gravé en nous alors que la « vision » vient soudain de s’estomper. Puis peu à peu, tandis que l’image de Tomy somnolant et du vieux mas s’est éloignées, notre temps d’home et de femme a repris ses droits et sa densité. A trois mètres au-dessous de nous, deux corps de chair ankyloses attendent… notre retour !

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Publié dans ANIMAUX DANS L'AU-DELA, ARAIGNEE, CHIEN, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Papillon TOTEM : la Métamorphose, la Transformation, la Renaissance

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

 

 Quand la Terre était jeune, aucun Papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.

Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur-de-Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps.

PAPILLON

Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel.

Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’air des-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille. Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille.

Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et sœurs lui avaient toujours rendu service. « Ma sœur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. À présent que tu vas passer au monde de l’Esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.

Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait.

Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des Esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver.

Il le ramassa avec précaution et l’emporta. Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. »

L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

« Ne sois pas triste, mon époux. À présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du cœur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. » Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient Papillon, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre Papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

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Depuis ce temps-là les Papillon sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté. Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé… La puissance que le papillon nous apporte s’apparente à l’air.

C’est l’Esprit, doublé de la capacité qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. C’est l’art de la Transformation… Comme le papillon vous vous trouvez toujours à un certain stade de votre vie. Vous pouvez être à l’étape de l’œuf : ce qui représente le commencement de toutes choses, c’est le stade de la naissance d’une idée avant qu’elle ne devienne réalité.

Vous pouvez être à l’étape de la larve : Décision de manifester cette idée dans le monde physique. Vous pouvez être à l’étape du cocon : Vous réfléchissez de l’intérieur pour développer ce qui vit en vous. Vous pouvez être à l’étape finale : La transformation…

C’est l’émergence de la chrysalide et la naissance qui permet de partager l’éclat de vos couleurs, la joie de votre création avec le monde qui vous entoure… Papillon, symbole de légèreté et d’inconstance, est au Japon emblème de la femme et deux papillons figurent le bonheur conjugal. La vue de Papillons annonce une visite ou la mort d’un proche. Dans le monde sinovietnamien, le Papillon sert à exprimer un vœu de longévité.

C’est dû à une homophonie : deux caractères de même prononciation (t’ie), qui signifient Papillon et Grand-Âge. Papillon est aussi parfois associé au Chrysanthème pour symboliser l’automne. Le symbolisme du Papillon est aussi celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse.

Chez les Aztèques, le Papillon est un symbole de l’âme ou du souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant. Un Papillon jouant parmi les fleurs représente l’âme d’un guerrier tombé sur le champ de bataille. Les guerriers morts accompagnent le Soleil dans la première moitié de sa course visible jusqu’à midi, et ensuite ils redescendent sur terre sous forme de Colibris ou de Papillons.

Pour les Mexicains, le Papillon symbole du feu solaire et diurne, symbole de l’âme des guerriers, est également symbole du Soleil Noir traversant les mondes souterrains pendant sa course nocturne. Il est symbole du feu chthonien caché, lié à la notion de sacrifice, de mort et de résurrection. C’est le Papillon d’Obsidienne, attribut des divinités chthoniennes associées à la mort.

N’oublions pas la symbolique du Papillon fondée sur ses métamorphoses. La chrysalide est l’Œuf qui contient la potentialité de l’être. Le Papillon qui en sort est un symbole de résurrection. C’est aussi la sortie du tombeau. La psychanalyse moderne voit dans le Papillon un symbole de renaissance.

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LE PAPILLON, symbole de réjouissances

Son symbolisme : la transformation, la métamorphose personnelle ; passage à travers différentes phases dans la vie ; renouvellement, renaissance ; légèreté de l’être, espièglerie ; prendre du recul, trouver une autre manière de voir les choses ; trouver la joie dans la vie et la légèreté de l’être. Par analogie à la vie de cet animal, la signification associée avec le papillon met l’accent sur la capacité de passer d’un état, d’une perspective, ou d’un mode de vie à un autre.

Lorsque le Papillon vient dans votre vie comme animal pouvoir ou totem, vous pouvez vous attendre à la venue de changements importants dans votre vie. Plus qu’à des changements de votre environnement, la nature de la transformation associée à l’animal totem du papillon est plus interne : elle peut être liée à votre propre point de vue sur un sujet, à des aspects de votre personnalité ou des habitudes personnelles.

Lorsque  le Papillon apparaît dans votre vie comme un animal totem, cela pourrait indiquer la nécessité d’examiner une situation conflictuelle avec plus de légèreté et d’adopter une perspective différente. Ce totem est souvent compris comme un symbole de légèreté de l’être et d’élévation par rapport à la lourdeur de tensions. Cet animal de pouvoir invite ceux qui ont un lien avec lui à faire l’expérience de plus de joie et de bonheur dans leur vie.

Regardez les Papillons : ils ont souvent des couleurs vives ; ils sont associés avec l’idée de réjouissance, de luminosité. Par comparaison, le message de ce totem est d’ajouter plus de couleur à votre vie et de montrer plus de légèreté dans votre façon d’être. Peut-être votre totem vous invite-t-il à vous exprimer plus ouvertement et à montrer votre personnalité dans toutes ses couleurs. Dans de nombreuses traditions à travers le monde, Papillon est un symbole de l’âme ou du monde de l’âme.

Par exemple, dans la symbolique chinoise, il peut représenter l’immortalité. Pour les Japonais, un papillon blanc symbolise l’âme des défunts. Dans la Grèce antique, les papillons représentent la psyché ou l’âme et son attribut, l’immortalité. La présence du totem du papillon nous encourage à nous connecter avec le monde intérieur et la spiritualité.

Il est temps de vous élever des choses communes et terre-à-terre et d’apprendre à apprécier les plaisirs de l’âme. Papillon est un animal totem utile à appeler quand vous avez besoin de soutien dans les périodes de transition, que ce soit au travail, dans une relation, ou lorsque vous entreprenez des changements personnels intérieurs. Grand allié pendant les périodes intenses de transformation personnelle, il va apporter au processus davantage de facilité et de légèreté. Papillon, c’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

Le Papillon est le symbole de la métamorphose, du changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon. La première est l’œuf, la naissance de l’idée. Ensuite, l’état de larve qui est de réfléchir au bien-fondé de son projet. Puis, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne.

Enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie. La force de Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et avancer consciemment. Papillon est un agent de transformation : il apprend à la personne qu’il guide à transformer ses perceptions du monde et de ceux qui l’entourent.

C’est un guide sans pareil pour les chamanes qui pratiquent les arts de la guérison. Il permet aussi de comprendre les nombreux changements qui s’effectuent au cours de toute existence. Papillon symbolise la métamorphose, le changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon : la première est l’œuf, la naissance de l’idée ; ensuite, l’état de larve qui est de savoir si on réalise son projet ; ensuite, il y a le cocon, où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne ; enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons en nombre.

La force du Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et à avancer consciemment. Le Papillon est très symbolique dans la majorité des cultures et traditions de notre monde. En premier lieu, il représente l’achèvement d’une métamorphose, l’étape ultime d’une transformation, le but à atteindre. Papillon peut aussi être le symbole de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, et également le symbole de la renaissance.

Chez les Amérindiens également, il s’apparente à la Transformation. C’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

PAPILLON

Le Papillon est l’animal totem le plus symbolique du pouvoir de transformation personnelle. Si Papillon est votre totem, vous êtes encouragé à prêter attention aux domaines de votre vie ou aux aspects de votre personnalité qui ont besoin de transformations et de changements profonds. Peut-être aussi seriez-vous inspiré à être plus en phase avec vos périodes d’expansion et de croissance, ainsi que plus sensible à la beauté de la vie. Un enseignement apporté par l’esprit de Papillon consiste à développer votre capacité de passer par d’importants changements avec grâce et légèreté. Ce totem pourra vous aider à couver et protéger une idée créative, et à savoir quand vous devez vous retirer durant une transition.

On accède à son pouvoir, par exemple, en étudiant chaque étape de son cycle, en apprenant à attirer les Papillons dans votre jardin. La médecine de Papillon guérit l’esprit et transforme les illusions en sagesse. Papillon abrite pendant les trahisons et garde contre le caractère volage.

Publié dans PAPILLON | 3 Commentaires »

Totem Ours : La Solitude, l’Introspection, le Courage, la Force et la Sagesse

Posté par othoharmonie le 7 mars 2017

Son clan : Tortue.

Son élément : Terre.

Son allié : Loup.

 ours

 Indépendant, fidèle, plein de tendresse. Aime mieux se débrouiller seul que de demander de l’aide aux autres. Sa force est l’Introspection. Ours enseigne que chaque être détient la capacité d’établir le calme, d’entrer dans le silence et de savoir. Il s’apparente à l’intuition. Ours symbolise l’auto-observation. Il réfléchit sur les événements de l’année passée. Les personnes qui choisissent la solitude, c’est pour se rapprocher de leur être profond.

C’est important de s’analyser pour comprendre nos désirs ? Nous avons les réponses en nous. Les réponses se font dans les rêves. L’enseignement d’Ours nous apprend qu’il faut savoir se détacher de notre quotidien, de nos pensées, pour écouter notre petite voix intérieure. Il faut utiliser la force de l’ours pour réaliser nos projets, nos objectifs. Vous avez la connaissance et on vous dit sage. Vous appartenez à la période de la moisson.

Comme l’Ours, vous êtes très indépendant et vous préférez vous débrouiller seul plutôt que compter sur les autres. Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous êtes un parfait collaborateur et vous devenez vite indispensable dans toute entreprise. Vous êtes membre du clan de Tortue, qui vous unit à l’élément Terre. Vous avez donc besoin de vous appuyer sur une base stable pour progresser avec prudence.

 Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum ! Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ? Votre allié est Loup. Il va vous aider à mieux vous exprimer et à vous guérir d’un sentiment de frustration. Détendez-vous, amusez-vous et arrêtez de faire la tête si votre partenaire pose l’œil sur un autre : cela fait bien 10000 fois qu’il vous dit « je t’aime »… et puis, la jalousie, ce n’est pas de l’amour !

L’Ours a une personnalité forte, mais un caractère réservé : exactement comme le plantigrade, vous êtes du genre intériorisé, mais pas vraiment timide. Vous n’avez pas peur des autres, vous ne voyez juste pas la nécessité de communiquer tout le temps. Très tôt conscient de vos responsabilités, dès l’enfance, vous avez donné une impression de sérieux et d’engagement. Vos parents ont compté sur vous et ont eu raison. Du coup, vous avez eu tendance à « assurer » pour ne pas décevoir, et à masquer votre sensibilité – pourtant tellement vive – d’où quelques malentendus dans votre jeunesse. Vous étiez souvent le bon élève de la classe, et on a pu vous croire froid, hautain. Bonne nouvelle : vous vous bonifiez en vieillissant, comme le vin !

Plus les années passent, plus vous prenez confiance en vous, et plus vous vous exprimez et apprenez à vous faire aimer. Tel Ours, qui quitte sa caverne après une longue hibernation, vous sortez de votre réserve. Et vous vous épanouissez dans vos relations, amoureuses ou amicales. On vous considère comme un modèle de patience et de tempérance. Ours est emblématique de la force et de la connexion avec l’énergie de la Terre.

Cet animal est vénéré dans de nombreuses traditions comme un totem puissant qui inspire ceux qui ont le courage de se battre contre l’adversité. Animal totem en contact avec la terre et les cycles de la nature, Ours est un guide puissant favorable à la guérison physique et émotionnelle. L’esprit du totem de Ours encourage à la confiance dans notre force ; à faire face à l’adversité, pousser à l’action et au leadership ; c’est le moment de la guérison personnelle ou de l’utilisation des capacités de guérison pour aider les autres. Donnant de l’importance à l’isolement volontaire, au calme et au repos, Ours nous insuffle les puissantes forces de la terre.

Ours fait partie des symboles de l’inconscient chtonien, lunaire, nocturne. Il a été traditionnellement l’emblème de la cruauté, de la sauvagerie et de la brutalité. Toutefois il symboliserait les forces élémentaires susceptibles d’évolution progressive, en ce sens qu’on peut l’attirer avec du miel et le dompter, mais des forces capables de redoutables régressions. Artémis prend souvent la forme d’un ours dans ses apparitions.

Chez les Celtes, l’Ours est l’emblème de la classe guerrière. Il s’oppose au Sanglier, qui est le symbole de la classe sacerdotale. Il s’associe à lui comme le pouvoir temporel à l’autorité spirituelle.

Au Japon, Ours est l’ancêtre des Aïnus. Ils pensent qu’il est une divinité des montagnes. Chez eux la fête de l’Ours a lieu en décembre. La divinité revient alors sur Terre et est accueillie par les humains. Elle leur laisse des cadeaux avant de retourner au monde divin.

En Chine, Ours est un symbole masculin, annonciateur de la naissance des garçons.

En Sibérie et en Alaska, il est assimilé à la lune parce qu’il disparaît en hiver et reparaît au printemps.

Pour les Yakoutes de Sibérie, Ours entend tout, se rappelle de tout et n’oublie rien. Ils jurent assis sur un crâne d’Ours. Il y a peu, il existait encore des cimetières d’Ours en Sibérie. En Europe, le souffle mystérieux de Ours émane des cavernes et est une expression de l’obscurité, des ténèbres. En Alchimie, il correspond à la noirceur du premier état de la matière. Il correspond aux instincts et aux phases initiales de l’évolution. Sa couleur est le noir de la matière première. Étant donné sa force, Jung le considère comme symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Ours est l’un des plus anciens animaux vénéré comme totem. Des restes d’ours ont été trouvés sur de nombreux sites archéologiques d’Europe.

ours

En particulier, des os de crânes d’Ours ont été trouvés en compagnie d’ossements humains datant de l’homme de Neandertal. Il est dit que les Vikings portaient des peaux d’Ours en temps de guerre pour effrayer leurs ennemis. Ils avaient ainsi l’air de puissants animaux sauvages. Ours symbolise l’esprit guerrier et le courage au combat. L’énergie du totem Ours peut être invoquée pour aider les guerriers dans la bataille.

De nos jours, l’esprit de ce totem peut être appelé pour soutenir vos efforts dans des situations difficiles ou quand vous devez faire face à l’adversité. Dans la Grèce antique et à Rome, l’Ours était un animal totem associé à la déesse Artémis-Diane, déesse de la fertilité. En revanche, pour les Celtes, Ours représentait le soleil. Fait intéressant, en Sibérie, le nom utilisé pour désigner les femmes chamanes est le même que le mot « Ours ».

En Amérique du Nord, dans la tradition inuit, l’esprit de Ours blanc est également lié à la tradition chamanique féminine. Pour les Inuits, Ours est un animal totem puissant. Dans certaines croyances, il est dit que si un chasseur inuit accepte d’être mangé par un Ours, il peut se réincarner en tant que chamane et incarner l’esprit de cet animal. Ours Polaire est considéré comme un “sage” car il montre comment survivre dans des conditions difficiles.

L’ESPRIT DE L’OURS

L’esprit de Ours est une source de soutien importante dans les moments difficiles. Il fournit du courage et une base stable pour relever les défis qui se présentent à vous. Quand Ours se montre à vous comme guide spirituel, il est peut-être temps de regarder plus près où se trouve votre « vérité ». Cet animal totem vous fournira un soutien et une force morale solides. Soyez sensible à l’état dans lequel vous êtes et méditez sur ce qui a le plus besoin de votre attention pour obtenir le bien-être. Vous pouvez faire appel au conseil intuitif de l’esprit des Ours et diriger votre énergie de façon plus équilibrée ou ciblée.

L’Ours mène une vie solitaire. Avoir Ours comme animal totem peut signifier que vous avez tendance à trouver votre équilibre dans la solitude. La présence de cet animal de pouvoir pourrait indiquer la nécessité de vous ressaisir et de mettre en place des limites plus fortes pour affirmer votre espace personnel. La présence de votre animal totem peut être un appel à trouver du temps loin de la foule ou de l’agitation quotidienne afin de trouver un peu de temps pour le calme et le repos.

L’esprit de Ours peut aussi être d’une grande aide pour consacrer plus de temps à des pratiques introspectives comme la méditation ou la réflexion personnelle. Faites appel à ce guide pour vous aider à trouver un équilibre et une fondation solides qui vous soutiendront dans les moments les plus mouvementés. Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge.

ours

Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’Ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ?

 Les Amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément, car l’Ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman Ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs. Car Ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sousestimer. Pour beaucoup de peuples chamaniques, Ours joue un rôle capital dans les cérémonies d’initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c’est lui qui « tue » les candidats à l’initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience.

L’Ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie. Les Gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne, car non seulement Ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant), mais il ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (la Vierge représente, quant à elle, le temps des moissons), et le reste du temps, il hiberne (économie de ses forces et ressources).

Les Celtes, tout comme les Chinois, voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C’est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut bien sûr être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d’évoluer progressivement.

Notons que le mot Ours en celte, Arctos, se retrouve dans le nom d’Arthur (Artoris), le souverain de légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ». Dans la mythologie grecque, il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre, puisque Artémis se présente sous cette forme lorsqu’elle assiste aux rites initiatiques. Ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine.

Une légende venue d’Égypte s’est répandue à travers toute l’Europe : l’Ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. L’expression « être un Ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de Ours le symbole de l’Œuvre au Noir, premier stade où tout est encore chaos, appelé cependant à se sublimer.

Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : il nous revient de dépasser la primarité bourrue du stade de Ours pour accéder au développement. On notera également la fascination de Ours sur l’homme, du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout. D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), Ours est considéré un peu partout (Celtes, Germains, Slaves) comme le roi des animaux (il y a peu de Lions en Europe) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel.

Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des Ours et, au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Église redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie farouchement) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du Lion. Bref, Ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge.

L’Ours est discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial.

Cycle : la Lune de la Moisson. 

Animal Totem complémentaire : Oie des Neiges et le Castor. 

Couleur : violet. 

Forces : travailleur, intelligent, efficace, pratique, droit, méticuleux, analytique, modeste, discret, imaginatif. 

Faiblesses : très critique, antisocial, pointilleux, perfectionniste, anxieux, irascible, reclus, routinier.

Si vous ralentissez votre cadence lorsque l’hiver arrive, vous êtes Ours Brun ! Les Amérindiens vénéraient cet animal, symbolisant la force et la joie de vivre.

Votre nature chaleureuse fait l’unanimité et votre présence rassure. Méticuleux, vous prenez soin de tout et ne laissez rien au hasard. L’élément Terre renforce votre besoin de ténacité, votre courage et votre équité, vous pouvez accéder à des fonctions importantes. Pour les Amérindiens, Ours Brun est un maître bienveillant.

Mais gare à vos colères : elles sont foudroyantes ! Si on piétine vos terres sans autorisation préalable, votre violence est spectaculaire. Mais très vite, vous vous calmez et passez à autre chose. La vie amoureuse de Ours Brun : Vous êtes peu démonstratif mais, lorsque vous engagez votre cœur et que vous tombez amoureux, votre fidélité est sans faille. De plus, vous un parfait collaborateur et devenez vite indispensable dans toute entreprise. Par ailleurs, lorsque vous rencontrerez le partenaire de votre vie, n’oubliez pas de lui expliquer qu’il doit signer avec un contrat d’amour valable pour un demi-siècle minimum !

Mais essayez de faire cela en douceur, car c’est quand même beaucoup, non ?

Votre totem minéral : L’Améthyste. Cette pierre symbolise le bon jugement, le courage et la justice. Les chefs indiens en portaient toujours sur eux. De plus, elle protège son possesseur contre les problèmes psychiques et lui donne la clarté d’esprit. Elle peut garantir contre la traîtrise.

Votre totem végétal : la Violette.

Les Amérindiens utilisaient ses feuilles et ses fleurs comme antiseptique et expectorant. En infusion, elle est efficace contre les troubles respiratoires. Utilisées en compresse, elle dissipe les migraines, traite certains problèmes de peau ainsi que les maux de gorge.

Carrière : Ours Brun est calme, méthodique et méticuleux. Son esprit pratique et logique lui permet d’analyser de grandes quantités d’informations. De nature perfectionniste et critique, il excelle dans l’écriture, les études académiques, l’enseignement. Il se remet en question, paraît anxieux dans son travail, se demandant comment ses efforts vont être perçus.

ours

Il a besoin d’être supervisé car, seul, il hésite à prendre des risques. Il est un assistant parfait, suivant les directives à la lettre. Il a tendance à se noyer dans les détails et manque souvent de sociabilité. Il s’applique à toutes les tâches avec acharnement et se fixe des objectifs dont la barre est placée haut. Cela peut générer du stress s’il n’est pas régulièrement félicité pour ses efforts. Ours Brun a besoin de se sentir utile ; il soutient les autres en utilisant son esprit aiguisé pour trouver des solutions.

Il aime bien garder ses repères et travailler dans une structure bien définie. Il s’épanouit dans les domaines de la comptabilité, de la recherche, de la banque, de l’administration, de la science, etc. Du fait de son lien avec la terre et la guérison, il est aussi attiré par les professions médicales et paramédicales. Comme chef, Ours Brun est extrêmement critique et à cheval sur les règles à suivre. Il s’attend à ce que ses employés soient ponctuels, efficaces et méticuleux.

Il n’est pas naturellement un dirigeant, à moins de gérer le département technique ou financier d’une entreprise. Ours symbolise la Force primordiale, la Souveraineté. Il est toujours considéré comme un dignitaire. Il symbolise également la protection, l’attente des beaux jours. Il n’apparaît jamais dans la mythologie celtique, mais il est représenté sur les manuscrits enluminés par les moines celtes. Sa force, sa vigueur, associées à son habitude d’hiberner, font de lui non seulement un compagnon appréciable, mais aussi un excellent guide dans l’univers des rêves et du sommeil.

Le nom du héros Arthur est issu du terme gaélique désignant Ours ; peut-être en a-t-il hérité d’une ancienne divinité. Le dieu Math possède lui aussi les qualités spécifiques d’Ours. Ours est hiberne dans des grottes pour s’isoler de ce qui l’environne. Aussi comme animal pouvoir il indique que vous devez chercher à l’intérieur de vous pour exaucer vos souhaits et vos aspirations ou pour trouver des solutions aux problèmes.

L’Ours enseigne l’atteinte de nos buts. De même qu’Ours se retire du monde extérieur quand il hiberne, ainsi vous devez vous retirer de vos complications et prendre refuge à l’intérieur dans le silence où réside le pouvoir de connaître et où sont cachées les réponses dont vous avez besoin et l’harmonie à laquelle vous aspirez. Ours souligne aussi l’importance du temps du rêve le temps de nourrir vos rêves et vos aspirations dans une période de tranquillité et de chercher le moyen de le posséder de façon qu’ils deviennent des réalités pratiques.

L’Ours est le pouvoir de la méditation. Aussi, si vous avez un Ours comme animal pouvoir, demandez-lui à trouver le centre de votre être, le lieu d’équilibre et d’harmonie parfaite, et de faire en sorte que le temps du regard intérieur intègre votre habitude quotidienne. Pour les druides, Ours manifestait la puissance du pouvoir temporel, comme le faisait Lion dans les régions du Sud.

 Le nom d’Ours, Artus, est reconnaissable dans l’irlandais art, le gallois arth, dans le breton arzh ainsi que dans le nom du roi Arthur, nommé roi du peuple des Ours et roi polaire, en relation avec la Grande et la Petite Ourse, surnommées cerbyd Arthur : le char d’Arthur. Dans les mythes et légendes druidiques, Ours Royal est toujours l’opposé de Sanglier, l’image de la fonction sacerdotale attribuée aux druides.

Toute sa vie, Arthur le chasseur-roi, poursuit Twrch Trwyth, la Truie de l’Autre Monde, manifestation de la Grande Déesse, afin de posséder les deux pouvoirs. Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire. Ours sera également un guide pour prendre le leadership dans votre vie. Cet animal est généralement craint et admiré pour sa force. Sa présence inspire le respect. Sa force et sa stature imposante sauront vous pousser à prendre le rôle de leadership dans votre vie et à agir sans crainte. Lorsque vous appelez la puissance du totem de Ours, laissez-vous inspirer par sa force intérieure, son audace et son assurance, et regardez comment vous pouvez les affirmer dans votre monde. Ours étant souvent associé au chamanisme dans de nombreuses traditions, cet animal totem peut symboliser les capacités de guérison et le rôle de guérisseur. Si Ours se présente dans votre vie, il est peut-être temps de prendre soin de vos propres besoins en matière de guérison, que ce soit au niveau physique, émotionnel ou spirituel.

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Le Lion : la Force, le Courage

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2016

 

Le Lion, souverain roi des animaux, est symbole solaire lumineux à l’extrême. Force, affirmation de soi ; courage, faire face aux défis de la vie avec assurance ; des émotions fortes comme la colère, l’agressivité dirigée contre quelqu’un d’autre ou vers vous ; la tension ressentie pour faire face à ces sentiments…

Le Lion a les qualités et les défauts d’un roi. Incarnation du pouvoir, de la sagesse et de la justice, son excès d’orgueil et son assurance en font le symbole du père, du maître, du souverain, ébloui par sa propre puissance et aveuglé par sa propre lumière. Il devient tyran en se croyant protecteur. Lion, symbole de justice, est garant du pouvoir matériel ou spirituel et sert de monture ou de trône à de nombreuses divinités. Il orne le trône de Salomon tout comme il orne le trône des rois de France et des évêques médiévaux. Il sert de trône au Bouddha. Lion est aussi symbole du Christ-Docteur et l’emblème de l’évangéliste Marc.

le lion force et courage

Il est symbole d’une volonté impérieuse et de la force incontrôlée et un symbole de résurrection. Les Bambaras en ont fait une allégorie du savoir divin. Aujourd’hui dans nos sociétés, le Lion superbe et généreux est devenu un macho phallocrate. Le Lion ventru est symbole d’avidité aveugle. Son rugissement profond et sa gueule grande ouverte sont un symbole sombre et chthonien. Il est ici apparenté aux divinités infernales qui happent le jour au crépuscule et le rejettent à l’aube.

 L’animal totem Lion remporte le prix du combattant le plus implacable face aux défis de la vie. Avoir Lion comme totem, c’est bénéficier d’une abondance de courage et de force pour surmonter les difficultés qui se présentent à vous. Cet animal pouvoir peut également être un indicateur de la présence d’une situation d’agression, ou d’une personne menaçante ou difficile à maîtriser, ou encore des émotions brutes comme la colère ou la peur. L’esprit du Lion est généralement associé à la force intérieure. Si Lion apparaît comme un totem puissant pour vous, sa présence peut être interprétée comme une représentation positive de votre confiance ou de pouvoir personnel. Cet animal protecteur invite à compter sur les qualités de force, de courage et de confiance en soi. Les Lion sont des félins qui dominent les autres animaux dans la nature. Rappelez-vous par exemple l’expression « le Lion, roi de la jungle ».

Quand vous avez cet animal totem, cela peut refléter votre capacité à conduire et diriger les autres ou une tendance à dominer dans les relations ou au travail. Cet animal totem pourrait mettre en lumière un de vos points faibles ou une situation difficile à gérer. Il cherche peut-être à vous montrer la façon de traiter le problème et de continuer à résoudre vos problèmes avec courage. Aussi, Lion peut-t-il représenter une figure d’autorité imposante qui a un impact dans votre vie. Cet animal peut aussi indiquer une relation conflictuelle avec certaines formes de pouvoir ou d’autorité en général. Il peut symboliser le pouvoir, l’autorité, les règles ou les forces dominantes dans votre vie. Par exemple, le rêve d’un lion menaçant peut symboliser l’influence d’un patron dominateur ou exploiteur, celle d’un professeur trop exigeant ou d’un partenaire qui vous tyrannise dans votre vie quotidienne.

Si vous rêvez d’être poursuivi par Lion, cela peut représenter une tension intérieure dans votre vie éveillée. Un scénario de rêve commun consiste à se sentir menacé ou pourchassé par cet animal sauvage connu pour dévorer sa proie sans pitié. Vous êtes sa proie. Vous essayez d’échapper, mais il reste derrière vous. Rêver d’être poursuivi par Lion est l’un des thèmes les plus communs lié à cet animal. Ce rêve pourrait pointer vers la colère que vous ressentez envers une personne, ou des élans d’agressivité dont vous faites l’objet. Il s’agit peut-être aussi d’un avertissement de votre animal totem qui tente de mettre en lumière le fait que vous êtes en prises avec des émotions difficiles.

Puissance de l’énergie féminine, Lion nous permet de diriger un groupe de façon positive et sans une soif immodérée de pouvoir. Son courage est souvent un atout lors d’événements difficiles. Apprenez à vous détendre ; ne transposez pas le stress d’une situation à l’autre. Renforcez les liens familiaux. Force, courage, énergie. Évacuez stress et tension.

La femelle Lion chasse et tue les proies, nourrit le groupe et prend soin des jeunes. Elle est la force nourrissante dans tous les sens du terme. Le mâle rugit pour effrayer les proies et pour les forcer à aller vers la Lionne, qui attend patiemment le bon moment d’attaquer. Bien que le mâle soit le protecteur du groupe, il ne recherche pas la confrontation ni les attaques inutiles. Il agit seulement lorsqu’il est défié et combattra jusqu’à la mort pour protéger, mais en réalité il préfère la vie facile, paisible. Lion, en tant qu’animal guide, nous enseigne la magie de l’interaction dans le groupe, l’énergie du groupe. Il nous apprend également les secrets du silence et de la patience. La patience permet de prêter attention aux détails. Lion nous suggère de nous analyser avec attention afin de comprendre quelles sont nos forces et nos faiblesses, et d’attendre le bon moment pour agir et prendre plein avantage d’une situation donnée. Apprenez du Lion le bon moyen d’utiliser le pouvoir et la force.

Le lion

Restez calme, tranquille, sûr de votre pouvoir. Mais si c’est nécessaire, n’hésitez à vous battre pour les choses qui vous sont importantes. Cet animal a un bon karma ! Il est le symbole du pouvoir impérial et de la sagesse royale. Il est aussi directement lié à l’histoire séculière et religieuse des peuples et des états. Pensez au « Cœur de Lion », la qualité que cela induit : le courage, la bravoure, l’enthousiasme. On associe au Lion : la capacité à vite récupérer, la capacité à guérir les émotions négatives, la force sexuelle. C’est en quelque sorte la vie de roi. Notez tout de même, pour être tout à fait honnête aussi, que le Lion ne fait pas grand chose dans la savane, sinon se pavaner.

C’est la Lionne qui chasse et ramène « au foyer » la pitance de chaque jour pour les Lionceaux. Méditons, méditons sur les légendes touchant aux mâles souvent bien lotis par les mythes quand c’est la femelle qui fait tout… À monde d’hommes, légendes d’hommes. Votre connexion avec le totem Lion est une invitation à apprendre à mieux contrôler votre humeur et à modérer vos pulsions agressives. Par exemple, vous pourriez prendre le temps de vraiment écouter ce que les gens ont à dire avant de réagir et vous en prendre a eux. Ou vous pourriez développez votre capacité à exprimer vos besoins ou votre colère plus ouvertement et de façon constructive, pour réduire votre niveau de frustration et celui des autres.

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LE RAT N’EST PAS RESPONSABLE

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2016

 

L’ARTICLE

Et si les rats n’étaient pas les responsables de la Peste Noire? Et si ces animaux que l’on a tant blâmés pendant des années n’avaient en fait rien à voir avec la propagation de cette épidémie qui a frappé l’Europe au XIVe siècle? Grâce à l’analyse de fouilles archéologiques, des scientifiques avancent cette nouvelle théorie.

A Londres, en mars, 25 corps sont déterrés, raconte le quotidien britannique The Telegraph. Douze d’entre eux sont analysés:

 «Sur les 12 corps prélevés qui ont été analysés, quatre ont été testés positifs pour la bactérie Yersinia Pestis, bien que l’on pensait qu’ils en étaient tous victimes.»

Yersinia Pestis, c’est la fameuse bactérie responsable de la peste. S’il n’y en a qu’une seule, il y a en revanche différents développements de la maladie. La peste bubonique est transmise par «la morsure d’une puce infectée en se nourrissant du sang d’un rongeur pestiféré, un rat par exemple», explique le site de l’Agence de la santé publique du Canada. C’est la forme la plus courante. Mais la peste peut également être «pneumonique»: plus mortelle, «elle se propage par des gouttelettes en suspension dans l’air lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue, ou par le contact avec des liquides organiques infectés».

Ratus

Dans nos esprits, la Peste Noire qui a sévi au Moyen-Age est associée aux rats. Et pour cause: les scientifiques pensaient, jusqu’à aujourd’hui, que cette peste était bubonique.

Mais les squelettes de Londres ont révélé de nouveaux éléments. The Telegraph détaille les découvertes de Tim Brooks, expert des maladies infectieuses au Public Health England:

«Il a identifié ce qu’il considère comme une mutation de la peste bubonique, transmise par les rats, vers une variante de la peste pneumonique.»

Cette découverte coïncide avec les hypothèses de l’équipe de Tim Brooks, qui s’étonnait de la rapidité avec laquelle la Peste Noire s’était répandue. The Guardian rappelle les faits:

«La Peste Noire est arrivée de l’Asie centrale en Grande-Bretagne à l’automne 1348, et à la fin du printemps de l’année suivante, elle avait déjà tué six personnes sur dix à Londres. Un tel taux de destruction tuerait cinq millions de personnes aujourd’hui.»

Voici l’explication de Tim Brooks:

«Pour qu’une peste se propage à cette allure, elle a nécessairement atteint les poumons des victimes, qui étaient malnutris et qu’ils ont ensuite transmise par des toux et des éternuements.»

Le quotidien poursuit:

«C’était donc une peste pneumonique plutôt qu’une peste bubonique. L’infection a été transmise d’humain à humain, et non par des puces de rats qui auraient piqué une personne malade, puis une autre victime.»

L’International Business Times parle d’un «fait qui pourrait réécrire les livres d’histoire». Et qui peut-être nous fera un peu moins détester les rats.

Commentaire de Olivier soulier.LE RAT

Décidément c’est la fin des mythes. La médecine qui sauvera tout. Les autorités sanitaires fiables, les microbes aussi changent. De méchants ils deviennent utiles. Et puis des microbes partout même dans l’autisme. Où allons nous ? 

Mais il y a pire ! Le rat ennemi mortel de l’homme ne serait pas le transmetteur de la peste. Pire, ce serait l’humain qui se débrouillerait bien lui même tout seul.

Tout s’effondre ; Albert Camus, vas ré écrire ton livre. Tu t’es trompé.

En fait depuis la nuit des temps le rat est celui qui se nourrit des déchets que nous générons et transporterait beaucoup de nos maladies. Il devient alors facilement le bouc émissaire de notre vie. Il partage dans l’antiquité ce privilège avec le porc.

Pire, il nous ressemble ou pire encore, nous lui ressemblons. Nous sommes tous le petit rat de Henri Laborit dans «Mon oncle d’Amérique».  Cherchant notre intérêt en toute situation. Laborit nous le dit « sous le vernis des bons sentiments, l’homme maintient férocement les dominances ». Nous ressemblons tellement au rat que nous pouvons tester sur lui nos comportements psychiques et sociaux.

Symboliquement, le rat et la peur du rat vient parler de nos égoïsmes, de nos peurs, de nos réactions primaires, reptiliennes, d’une survie dans laquelle seul notre intérêt compte. Fin des grands sentiments.

Camus dans «La Peste», décrit ce monde d’égoïsme ou la peste va pouvoir prospérer.

Il reprend bien la valeur symbolique du rat.

Logique, alors que pendant des années on a accrédité le rôle du rat dans la peste. Mais cet article vient nous dire que l’homme n’a pas eu besoin du rat pour transmettre la peste, qu’il s’est bien débrouillé seul, comme si son propre égoïsme n’avait même pas besoin du rat  pour se transmettre. Le symbole nous montre la réalité. Fort quand même !

Par Camille Jourdan | publié le 31/03/2014 à 18h03, mis à jour le 31/03/2014 à 18h11

http://www.slate.fr/life/85359/rats-pas-responsables-peste-noire

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HUITRES et MOULES en voie de disparition

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2016

 

La conchyliculture française

 

La surmortalité des huitres rappelle celles des abeilles : un parasite, le varrpa décime les naissains d’huitres déjà fragilisés par les pesticides les nitrates, les variations de températures dues au changement climatique, etc…  Cette mortalité atteint, selon l’Ifremer de 40 à 80 % contre 20 à 30 % dans les années « normales ».   Pire, un autre vecteur fait mourir les huitres : un virus inoffensif pour l’homme mais mortel pour les huitres, le virus OsHV-1. 

 La plus grande partie des huîtres est produite et consommée en France. Du fait de la crise ostréicole, les prix des huitres ont augmenté de 30% en 2012. 

 Environ 127 000t d’huîtres creuses sont produites en France en 2008, dont 25% en Normandie. Le bassin de Marennes-Oléron commercialise entre 45000 et 60000 tonnes d’huîtres par an ce qui représente 45% de la production française. 

Les plus importants producteurs d’huîtres sont la Chine, les États-Unis, le Japon, la Corée et la France. 

La France a longtemps été le premier producteur, consommateur et exportateur d’huîtres en Europe, avec 150 000 tonnes produites par an en moyenne (plus de 4,7 kilos chaque seconde). Près de la moitié de cette production nationale est consommée au moment des fêtes.

 en voie de disparition

Vous pouvez consommer des huîtres à volonté : non seulement elles sont bonnes pour la santé, mais elles sont aussi toutes « bio » (et leur coquillage peuvent servir en compost…). 

 Peu caloriques (110 kcal la douzaine), riches en oligo-éléments (fer, magnésium, calcium, etc.) et vitamines, les huîtres sont élevées dans la mer, sans ajout de produits chimiques, dans des zones qui  font l’objet d’une vérification stricte de la qualité de l’eau. 

 Les jeunes huîtres, particulièrement vulnérables, sont victimes d’ une surmortalité étonnante depuis 2008, sans que l’on en connaisse la cause réelle : Sur cette maladie des huitres, voir L’huitre, bientôt une perle rare  

  

  Les huîtres, 100% bio !

De ce fait,  aucun label bio n’est apposé pour les huîtres, même si certaines se sont vues décernées le label Rouge(Marennes Oléron Fines de Claires et Spéciales Pousse en Claires) garantissant qu’elles sont soumises à des normes de contrôle exigeantes. 

En 2005, la conchyliculture mondiale produit 13,468 millions de tonnes (en augmentation de 2,34 % par rapport à 2004) pour un chiffre d’affaire de 11,4 milliards $. 

La famille la plus produite est celle des ostréidés (huîtres) avec plus de 4.6 millions de tonnes. 

Viennent ensuite les vénéridés (3 millions de tonnes), les Mytilidés (moules) et les Pectinidés (Coquilles et pétoncles). 

La dernière famille, les Solecurtidés correspond à la production d’une espèce exclusivement en Chine. 

 Nom latinCrassostrea gigas ; L’autre espèce élevée en Europe – l’huître plate (Ostrea edulis) – est loin d’avoir retrouvé son niveau de production après les deux épizooties dont elle a été victime dans les années 1920 et 1980. 

Production (UE 27): 142 000 t (2007), 4ème rang mondial.
Valeur (UE 27): 295 millions € (2007). 

Biologie des huitres

Principaux pays producteurs européens: France (premier producteur européen et 4ème mondial), Irlande, Espagne, Portugal. 

Principaux pays producteurs mondiaux (hors Europe): Chine, Corée du Sud, Japon. 

 La production mondiale d’huîtres est estimée à 3,25 millions de tonnes en 1997 (source FAO).

 Les chiffres de la production chinoise sont à relativiser devant la tendance à l’exagération des autorités de ce pays et le peu d’informations fiables disponibles.  

La production des huitres 

Il existe quatre méthodes d’élevage des huîtres : 

  • en suspension sous tables (en Méditerranée)
  • en eau profonde
  • au sol
  • en surélevé 

Les romains étaient de grands amateurs d’huîtres et pratiquaient l’ostréiculture. On découvre dans les textes de Pline l’Ancien qu’ils avaient déjà remarqué que  » les huîtres sont meilleures en certains lieux qu’en d’autres « . Quand la Gaule fut asservie, les romains importèrent des huîtres des côtes bretonnes et de la Manche. 

Auprès de la plupart des villas romaines, on a retrouvé des amas de coquilles d’huîtres. On trouvait partout en Gaule des viviers (Clermont, Poitier, Saintes, Jarnac…) sur  » la route des huîtres  » qu’il fallait alimenté en eau de mer et qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. (source : pleinemer.com)

Trouver des moules locales relève presque de la mission impossible, cet été, sur les côtes vendéennes et charentaises. Et pour cause : la quasi-totalité succombe avant d’atteindre les étals.

Depuis mars, les mytiliculteurs de Charente-Maritime ont perdu au moins 12.000 tonnes de moules pour un préjudice de vingt millions d’euros. En baie de L’Aiguillon, zone la plus touchée, la surmortalité atteint entre 90 % et 100 % de la production. Une situation inédite.

Les coupables de cette hécatombe seraient, selon l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, deux souches de Vibrio splendidus. Injectée dans le muscle d’une moule, cette bactérie provoque sa mort en moins de vingt-quatre heures. « On les connaît depuis des années, mais cette fois elles sont bien plus agressives », explique Jean-Pierre Baud, coordinateur national conchylicole à l’Ifremer.

Le même phénomène touche déjà les huîtres. Les plus jeunes sont attaquées depuis 2008 par le virus Herpes microvariant, avec des pertes moyennes de 50 à 70 %. Et depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus provoque une mortalité chronique de 30 à 40 % chez les adultes. Ces agents pathogènes, peu dangereux à l’origine, se sont révélés tout à coup très virulents, sans explication scientifique.

Percer un mystère

Une myriade de programmes de recherche français et européens tentent de percer le mystère en étudiant les interactions entre le coquillage et son environnement. Avec prudence, Jean-Pierre Baud évoque notamment le rôle des pesticides et du changement climatique, qui ont « peut-être défait certains équilibres ». « Cela reste une hypothèse », s’empresse-t-il d’ajouter. Pour le chercheur, l’étude de la mortalité est« un puzzle, il faut réussir à comprendre l’importance de chaque facteur ».

Mais cette analyse ne convainc pas les professionnels. « L’Ifremer se cache derrière le multifactoriel et le politiquement acceptable », râle Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole. Lui-même, ostréiculteur en Charente-Maritime, constate une dégradation croissante du milieu naturel.

« Les marais doux, qui étaient le réceptacle des bassins versants, ont laissé place à de vastes zones céréalières », observe-t-il. Résultat : « L’eau arrive plus rapidement sur nos exploitations, provoquant des chocs de salinité. » Gérald Viaud accuse également l’urbanisation du littoral, qui « bouleverse les équilibres estuariens ».

oeuvre de marin

Les conchyliculteurs manifestent

Se sentant ignorés des pouvoirs publics, plusieurs centaines de conchyliculteurs ont manifesté leur colère le 19 juillet en bloquant le pont de l’île de Ré. Trois jours plus tard, ils envahissaient le Vieux Port de La Rochelle.

La mortalité, qui s’étend peu peu aux saint-jacques, pétoncles et coques, est économiquement désastreuse pour les 1.250 entreprises conchylicoles de Charente-Maritime, qui font travailler 6.000 permanents.

Gérald Viaud s’inquiète :

Ça va faire cinquante ans que je travaille dans l’ostréiculture, j’aimerais que mes enfants et mes petits-enfants puissent également en vivre.

 Alors, prévient-il, « si l’État continue de faire la sourde oreille, il faudra que la profession dans son ensemble se décide à porter plainte devant la Cour européenne ». En attendant, si vous croisez des moules au détour d’un marché, ne vous privez pas. Celles qui parviennent à survivre sont parfaitement saines.

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en savoir plus : La filière mytilicole sous perfusion

En juin, le gouvernement a annoncé une aide de dix millions d’euros pour soutenir les producteurs de moules. Plusieurs dispositifs sont mis en place : report de paiement des cotisations sociales, prise en charge des intérêts bancaires et aide directe aux entreprises touchées. Au niveau local, le conseil général de Vendée a alloué 18.000 euros aux douze entreprises de la baie de L’Aiguillon, tandis que le conseil régional des Pays de la Loire a voté en juin 1,35 million d’euros d’aide sous forme de prêts à taux zéro.

Repères :

>> La conchyliculture, l’élevage des coquillages, produit 170.000 tonnes par an en France. Au premier rang, l’ostréiculture, pour 60 % du tonnage, suivie de la mytiliculture pour 30 %, le reste se partageant entre la pectiniculture (coquilles saint-jacques et pétoncles), la cérastoculture (coques), la vénériculture (palourdes) ou encore la halioticulture (ormeaux). 

>> La France est le deuxième producteur des États membres de l’Union européenne, et le cinquième dans le monde. 

>> Le chiffre d’affaires annuel est de 780 millions d’euros, pour 18.000 emplois directs, dont 9.300 à temps plein. 

>> Le domaine public compte 17.000 hectares de parcs, et 3.000 hectares de domaines privés sont utilisés pour l’élevage au sol ou surélevé. Les bouchots (pieux de bois disposés en ligne sur l’estran) et les filières (dispositif flottant pour l’élevage en pleine mer) s’étalent sur 1.600 km dans les différentes zones de production (façades atlantique et méditerranéenne, Corse). 

>> Deux mille sept cents établissements agréés par les services vétérinaires assurent la mise en marché pour la consommation humaine.

 

Source : Comité national de la conchyliculture

 

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L’HUITRE CREUSE

Posté par othoharmonie le 21 mai 2016

 

 HUITRE CREUSE

 – aussi appelée huître japonaise – est une huître creuse originaire du Pacifique du nord-ouest. Elle a été introduite dans de nombreuses régions du monde à des fins commerciales. Il s’agit aujourd’hui de l’espèce d’huître la plus cultivée au monde. Elle est devenue invasive dans plusieurs régions où des populations sauvages issues des installations ostréicoles se sont constituées, posant de multiples problèmes écologiques et économiques.

L’huître creuse est ovipare et l’huître plate est vivipare. Au soleil de l’été, l’huître creuse pleine de son lait va répandre dans l’eau ses gamètes. L’union d’un gamète mâle et d’un gamète femelle forme un œuf microscopique qui va dériver au gré des flots. Chaque huître mère donne naissance à plus d’un million d’œufs par an. Pour que la naissance se passe bien, plusieurs conditions doivent être réunies. Conditions climatiques favorables, une eau à bonne température, 21 degrés, une eau pas trop salée d’où la nécessité de la proximité des rivières. Au bout de vingt jours environ, l’invisible œuf va se fixer sur un support solide et propre.

Plusieurs analyses de phylogénie moléculaire ont permis de constater que l’huître portugaise (Crassostrea angulata), longtemps considérée comme une espèce distincte, ne serait en fait qu’une forme de l’huître creuse japonaise, Crassostrea gigas.

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L’élevage du Porc – Tabous et sacrifices

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

 

L’élevage du porc s’est propagé rapidement à partir du VIe millénaire. La facilité à le nourrir, l’abondance de sa viande et de sa graisse, sa reproduction rapide expliquent cette extension précoce dans de larges zones de l’Ancien Monde. Le problème reste de savoir d’où vient ce porc domestiqué. Certains naturalistes font dériver le cochon domestique du porc sauvage, c’est-à-dire du sanglier. Celui-ci est apparu – dans l’état actuel de nos connaissances – à l’ère tertiaire, au miocène, c’est-à-dire quelque trente millions d’années avant le temps présent. Mais il est probable que la famille des suidés à laquelle il appartient, lui est antérieure d’encore quelque vingt millions d’années. Les premiers sangliers, en effet, se répartissent déjà en deux « races » : le sus scrofa d’Europe et le sus vittatus d’Asie orientale. Longtemps on a considéré que l’une et l’autre ont donné naissance aux races de porcs domestiques d’Europe et d’Asie. Aujourd’hui on en est moins sûr, et les zoologues semblent s’acheminer vers une séparation plus nette, dès la préhistoire, entre le sanglier proprement dit, avec ses différentes variétés, et les ancêtres méconnus du cochon domestique. Même si de bonne heure des croisements sont intervenus entre ces deux animaux, il s’agirait peut-être à l’origine de deux espèces différentes, appartenant toutes deux à la famille des suidés, comme le phacochère d’Afrique ou le pécari d’Amérique.

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Les débuts de la domestication du porc peuvent être datés à partir de restes osseux. L’analyse de fragments d’os et de dents permet de connaître l’âge et le sexe des sujets qui ont été abattus pour être consommés. Il apparaît ainsi qu’à partir du septième millénaire avant notre ère (au Turkestan et en Asie Mineure) ou au sixième millénaire (en certaines régions d’Asie orientale), les mâles sont tués plus tôt que les femelles – celles-ci étant conservées pour la reproduction – en général à l’entrée de l’hiver, lorsqu’il devient plus difficile de les nourrir. L’étude des mâchoires met en valeur l’ablation des canines, et l’examen ostéologique permet de dire si l’animal avait ou non été castré, la castration modifiant, chez le porc comme chez tous les mammifères, les formules osseuses. Ces trois pratiques – abattage précoce des mâles, ablation des canines, castration – attestent avec certitude la domestication. Il est donc possible d’en établir une chronologie (relative) et une géographie (plus solide) à partir des sites proto-historiques qui ont été fouillés. En aucun cas il n’a été trouvé trace de domestication avant le septième millénaire.

À partir du troisième millénaire, le porc semble répandu sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Mais son statut et ses rapports avec l’homme diffèrent beaucoup selon les régions et les cultures, voire à l’intérieur d’une société donnée pendant une durée un peu longue. À cet égard, le cas égyptien est exemplaire. Méprisé par les peuples nomades du désert, le porc est élevé et consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil. Du moins jusqu’au milieu du deuxième millénaire. Car vient ensuite un abandon progressif de la consommation courante de cet animal, que l’on réserve au culte d’Osiris à qui il est sacrifié : on ne le mange plus que le jour de la pleine lune. Par la suite, le discrédit du porc continue de s’accentuer : sa viande, réputée impure, n’est plus du tout consommée, et d’animal sacré offert à Osiris, dieu du Nil et de la végétation, il devient l’attribut de Seth, le dieu démoniaque de la mythologie égyptienne. Celui-ci est parfois représenté par un porc noir dévorant la lune.

Le cas égyptien n’est pas isolé. Plusieurs peuples du Proche-Orient, à partir de dates qui varient, considèrent le porc comme un animal impur et tabou : les Hébreux, bien sûr, mais aussi les Phéniciens, les Cananéens, les Crétois, plus tard les Éthiopiens et les Indiens. Les raisons de cette attitude sont diverses mais plus souvent d’ordre symbolique que proprement hygiéniques. Le climat en fait n’explique rien : dans une même région chaude, certains peuples mangent du porc et d’autres non.

Ces tabous n’ont pas cours dans le monde grec, où, dès l’époque archaïque, l’élevage de porcs représente une grande richesse. Le porc est à la fois un animal que l’on sacrifie aux dieux et un animal que l’on mange couramment. Sa chair est plus estimée que celle du mouton (surtout élevé pour sa laine) ou que celle du bœuf (réservé aux labours). Comme plus tard le Romain, le Germain ou le Gaulois, le Grec aime se nourrir du cochon. Mais c’est aussi, avec la chèvre, l’animal qu’il offre le plus volontiers à ses divinités, notamment à Déméter, déesse de la terre cultivée et dont un porc aurait autrefois saccagé les moissons. Des troupeaux entiers sont élevés pour servir de victimes sacrificielles. Le sacrifice est toujours sanglant – ne sont sacrifiés que des animaux vivants – et définit les conditions dans lesquelles il est licite et pieux de manger de la viande. Il s’accompagne d’opérations culinaires rituelles, faisant partie du rite religieux lui-même, au sortir desquelles la chair de l’animal est consommée, soit sur place, soit ailleurs. L’homme qui a mangé l’animal consacré au dieu se trouve purifié et renforcé par la puissance vitale de cet animal. Religion et nourriture sont ainsi étroitement mêlées.

Les rites et les enjeux sont un peu différents à Rome, même si le sacrifice d’animaux constitue une dimension importante de la religion romaine. Certains animaux sont sacrés en ce qu’ils sont associés, d’une façon ou d’une autre, au culte d’une divinité : ils en sont à la fois l’attribut, la victime et l’offrande préférée. La truie est ainsi l’animal emblématique de Cérès, déesse des moissons, à l’image de la Déméter grecque. Toutefois le sacrifice sanglant d’une truie ou d’un porc à Cérès – en remerciement d’une protection ou d’un bienfait, ou simplement pour s’attirer ses faveurs – devient plus rare au fil des siècles. À l’époque d’Auguste, il est déjà remplacé par l’offrande de viande cuite ou même de produits tirés du sol, des céréales notamment. De même, assez tôt, l’usage de partager et de consommer rituellement l’animal qui vient d’être immolé à la divinité, se fait moins fréquent, aussi bien dans le culte public que dans le culte domestique. Il a pratiquement disparu au début de notre ère.

Source : http://ashp.revues.org/1170

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Usage du cochon par l’homme

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

La domestication du porc remonte probablement au IXe millénaire av. J.‑C.. Le porc a été domestiqué bien après les ovins et les bovins, car peut-être moins capable de transhumer, et donc de suivre des groupes humains nomades. Sa domestication correspondrait donc à la sédentarisation de groupes humains et à l’apparition de l’agriculture. Elle débute probablement en Asie Mineure, et est attestée à l’âge du bronze chez les Égyptiens et les Mésopotamiens.

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La génétique montre que les porcs européens sont issus de lignages de sangliers européens. « Curieusement, l’haplotype Y2 a été identifié dans le cochon sauvage corse moderne, ce qui en fait le seul spécimen européen moderne à posséder un haplotype du Proche-Orient et suggère que la lignée de ce cochon descend des premiers porcs domestiques arrivé en Corse avec les premiers colons néolithiques de l’ile ». Par contre, les analyses sur des porcs fossiles européens montrent pour des périodes anciennes (5 500 à 3 900 ans avant notre ère) la présence de porcs portant des marqueurs moyen-orientaux sur une route de pénétration des cultures néolithiques moyen-orientales qui va du nord de la mer Noire à la France. Ces animaux sont présents au côté de souches strictement européennes, qui finiront par les supplanter au IVe millénaire avant notre ère.

La facilité d’élevage et de reproduction du porc, l’abondance de sa viande vont faciliter son expansion rapide en Asie et en Europe. Mais certains peuples dont les Juifs et de nombreux peuples africains ont considéré cet animal comme impur (tabou alimentaire). Les Juifs, conformément à leurs textes religieux, ne mangeaient que des animaux ruminants aux sabots divisés, comme les bovins et les agneaux. L’animal fait l’objet du même interdit dans l’islam.

Les éleveurs ont sélectionné des races à la morphologie et au caractère leur convenant. Autrefois plus petits et rustiques et adaptés à la vaine pâture ou à la stabulation en forêt, les porcs sont devenus de plus en plus gros. Aujourd’hui, les élevages industriels utilisent des variétés de grande taille, à croissance rapide.

En raison d’une demande croissante, le « grand porc blanc » a presque complètement évincé différentes races de porc laineux au XXe siècle. Certaines races (ex : porc craonnais et porc flamand) ont plus récemment disparu (respectivement en 1958 et dans les années 1960).

Difficulté d’élevage

À la suite d’une intense pression de sélection, très exacerbée par le développement de l’insémination artificielle et notamment pour des raisons de consanguinité, le porc fait partie des espèces domestiquées sensibles à la cryptorchidie (non descentes ou descente anormale des testicules chez l’embryon ou le porcelet mâle). Selon l’INRA, sur la base d’enquêtes faite en abattoirs, cette malformation génitale fluctue entre 0,5 et 2,2 % des mâles. Les différentes races y sont plus ou moins sensibles mais au sein d’une même race, le taux de mâles victimes de cette pathologie ne varie pas (ex : héritabilité estimée à 0,21 au sein de la « race Duroc » et à 0,28 pour la race « Landrace  »). 80 % des ectopies testiculaires sont unilatérales et 20 % sont bilatérales, comme chez le chien. Chez le porc, l’ectopie est plutôt abdominale qu’inguinale et elle est située à gauche plus qu’à droite. Elle est souvent associée aux hernies et semble plus fréquente quand la taille de la portée diminue.

Aux XVIIe et XIXe siècles

En France, au XVIIIe siècle, dans les campagnes, la viande fraîche, rôtie ou bouillie, ou en pâté n’était consommée qu’aux grandes occasions : fêtes religieuses ou événements familiaux, dont le plus gastronomique était « les noces ». L’apport carné le plus courant était à base de viande de porc, salée ou fumée, avec lard et saindoux apportant un intéressant apport en énergie aux paysans et ouvriers.

La mise à mort du cochon était un des grands moments de la vie familiale et des villages ruraux, et une occasion de convivialité festive. Pour beaucoup, la plus grande fête de l’année était le jour où l’on tue le cochon, dit « le jour du cochon ». Toute la famille, et les voisins à charge de revanche, étaient mobilisés pour l’occasion – les enfants étaient dispensés d’école. La mise à mort était opérée par un homme de la maisonnée ou par un spécialiste des environs ; certains d’entre eux étaient renommés pour leur tour de main et pour la qualité des préparations qu’ils fabriquaient. Le tueur opérait de bon matin, de préférence par une journée sèche et froide. Les hommes de la maison préparaient une grande chaudière d’eau bouillante et une grande table, alors que les femmes préparaient les récipients, les torchons, le sel et les épices. Le goret était égorgé d’un coup de couteau coupant la carotide. Tenu par les hommes les plus costauds l’animal poussait des cris perçants qui ne cessaient qu’avec sa mort. Le sang était précieusement recueilli dans une terrine et brassé pour éviter la coagulation, puis le porc était nettoyé, découpé et les cochonnailles (boudin, saucisses, saucissons, jambons, noix, etc.) préparées.

L’élevage porcin se développa particulièrement en France, en Allemagne et en Angleterre au cours du XIXe siècle pour ravitailler en viande et à bas prix les villes industrielles. La viande de porc, accompagnée de pommes de terre, devint la base de la nourriture populaire d’autant plus qu’elle répondait au goût des consommateurs, alors que les peuples méditerranéens étaient plutôt amateurs de viande de mouton. La viande rouge bovine, plus chère, devint un luxe inaccessible aux bourses modestes. Le plat de cochonnaille apprêté de multiples façons (pommes de terre, choux, choucroute, haricots blancs, pommes…) devint le menu le plus courant.

En 1789, la France passe d’une production de quatre millions de porcs à une production de 6,3 millions en 1880 — à comparer aux 15 millions de 2001 essentiellement fournis par les porcheries industrielles. Dans le même temps, le poids moyen des porcs augmente. Certaines régions se spécialisent dans l’engraissement (Bretagne, Savoie, etc.) alors que certains départements, appelés « naisseurs », se spécialisent dans la fourniture de porcelets destinés à l’engraissement (Puy-de-Dôme, Ain, Loire, Allier, Nièvre, Saône-et-Loire). L’ancienne race gauloise de couleur noire est peu à peu évincée par les gros cochons blancs anglais « Large White », arrivant rapidement à leur poids de vente (entre 100 et 150 kilos).

COCHON

Au XXe siècle

Au début du siècle, en Europe, l’élevage de porc est très rémunérateur ; juste avant la Première Guerre mondiale, un éleveur produisant 140-160 porcs annuellement avait un bénéfice annuel net de 6 à 8 000 francs-or, soit 4 à 5 fois le salaire moyen annuel d’un ouvrier spécialisé des usines (1 530 francs, soit 233 euros).

La Première Guerre mondiale met en contact les soldats, dont beaucoup étaient des agriculteurs, ou des éleveurs, avec les nouvelles générations de machines industrielles.

Après l’armistice de 1918, la période de la reconstruction est l’occasion de développer l’adduction d’eau potable (alors dite « verdunisée ») et l’électricité dans les campagnes. C’est le début d’une période d’intense industrialisation de l’agriculture et de l’élevage ; la première porcherie expérimentale industrielle de France est ainsi construite en 1928-1929 sur le « Domaine de Molleville », à Consenvoye, près de Verdun, au cœur d’une zone dévastée (classée zone rouge, interdite aux labours et culture en raison des munitions) sur 25 ha sur un sol criblé de trous d’obus, nivelé après traitement par des amendements chimiques riches en phosphore (déchets industriels). On y élève selon des principes hygiénistes et de rentabilité de « grands porcs blancs ». Ce lieu a produit une partie de l’élite de la génétique porcine de l’époque (cette ferme expérimentale est aujourd’hui redevenue une ferme céréalière). Les hangars de tôle et les silos sont installés dans les campagnes, dont en Bretagne. Paradoxalement, malgré des progrès constants dans la compétitivité des éleveurs, cet élevage sera au XXe siècle parfois assez peu rémunérateur (fréquentes « crise du porc » ou du « prix du porc »).

À partir des années 1970, alors que le remembrement et les hangars industriels artificialisent les paysages ruraux, la déshumanisation des élevages, les problèmes de pollution (nitrates et métaux lourds) et de manque de surface d’épandage pour les lisiers, de nitrates, d’odeur se développement. La concentration du marché et des abattoirs (dont beaucoup sont fermés) et l’endettement de certains exploitants (de plus en plus dépendants des prix de l’énergie et de la nourriture animale industrielle qu’ils doivent acheter), s’ajoutent à certains problèmes vétérinaires (maladie mystérieuse du porcelet) et sanitaires (antibiorésistance, rendent cet élevage moins attractif.

La demande des consommateurs évolue. Alors qu’autrefois tout se mangeait dans le cochon, le jambon devient le produit phare, et l’on demande de la viande moins grasse. Une partie de la production doit donc être recyclée en farine animale. On se demande au moment de la crise de la vache folle si le porc est sensible aux prions.

Malgré un suivi scientifique plus important et divers dispositifs régionaux, nationaux et mondial (OMS/OIE) d’épidémio-surveillance et d’alertes, des zoonoses émergentes (grippe porcine, peste porcine, susceptible de se transmettre au sangliers et/ou à l’homme) ou réémergentes se développent, dont de nouveaux syndromes d’abord incompris, qu’on attribue à un « agent de Lelystad » (apparemment viral sur la base d’un syndrome grippal et d’anticorps repéré chez une majorité des porcs malades avant d’être moléculairement caractérisé comme une « molécule d’ARN polyadénylé » en 1993 et étudié jusqu’aux années 2000 au moins), sources d’épidémies dans de nombreux élevages, mais s’exprimant différemment selon les élevages (ex : [Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc] (SDRP) ou PRRS-Maladie mystérieuse des porcelets déclarée en Europe, d’abord en Allemagne en 1990, et suivie depuis 1987 en Amérique du Nord puis en Amérique du Nord : Syndrome HAAT-pneumonie interstitielle (en raison de pneumonies interstitielles (PI) ou de pneumonies proliférative et nécrosantes (PPN) renommé SRPP pour syndrome reproducteur et respiratoire porcin car responsable de nombreux avortements depuis le début des années 1990. Ce virus (Porcine reproductive and respiratory syndrome virus ou PRRSV) a été récemment classé dans la famille récemment créée des Arteriviridae où l’on trouve le genre Arterivirus ainsi que d’autres sources de zoonoses tels que le « virus de l’artérite équine » ou EAV pour equine arteritis virus, le lactate dehydrogenase-elevating virus (LDV), et le « virus de la fièvre hémorragique simienne » ou SHFV pour simian hemorrhagic fever virus.

Et de 2006 à 2008, une « maladie mystérieuse » (« neuropathie inflammatoire progressive ») se développe dans les abattoirs nord-américains. Elle est associée à une inflammation de la moelle épinière (causant fatigue, douleurs, picotements et engourdissements dans les bras et les jambes…) touche les ouvriers d’abattoirs, notamment ceux qui sont chargés de la découpe des têtes.

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Ancêtre du colibri

Posté par othoharmonie le 23 janvier 2016

 

L’incroyable diversité des colibris est une histoire étonnamment récente. Leur histoire évolutive n’a en effet débuté qu’il y a seulement 42 millions d’années, lorsqu’ils ont divergé de leurs plus proches cousins, les martinets. 

 martinet

Par ailleurs, on estime que le dernier ancêtre commun de tous les colibris actuels vivait il y a 22,4 millions d’années quelque part en Amérique du Sud. 22 millions d’années d’évolution pour obtenir 338 espèces, c’est une success-story évolutive comme on en fait peu! En biologie évolutive, on parle de radiation explosive! Et pour étudier le phénomène, rien de tel que de faire appel à des phylogénéticiens pour mettre de l’ordre dans les relations de parentés entre les différentes familles de piafs-mouche. C’est ce qu’a réalisé une équipe de chercheurs américains et canadiens à l’issue d’un projet qui aura duré 10 ans! Il faut dire que le boulot à abattre était énorme: pour réaliser leur analyse phylogénétique, 436 spécimens appartenant à 284 des 338 espèces connues de colibris ont été échantillonnés. Sachant que certaines espèces nichent à 4000 mètres d’altitude où l’air est raréfié en oxygène, la collecte de ces échantillons relève de l’exploit olympique (d’ailleurs, certains membres de l’équipe sont tombés dans les pommes et ont dû abandonner leurs travaux tant les conditions d’échantillonnages étaient ardues)! A partir de tous ces prélèvements, de l’ADN a été isolé pour permettre la caractérisation de la séquence de différents gènes. Tout ce travail pour réaliser cet arbre qui retrace les relations de parentés de tous les colibris. 

 

 

En utilisant le principe de l’horloge moléculaire, l’arbre a également été calibré dans le temps ce qui permet de dater grossièrement des évènements de diversification d’espèces. Ces données ont tout d’abord permis de confirmer que les colibris se sont bien séparés des martinets il y a 42 millions d’années, ce qui est en adéquation avec la découverte de fossiles de colibris d’Allemagne du Sud, de Pologne et de France, vieux de 30 millions d’années et surnommés,Eurotrochilus

 

 colibri

Du coup, la question qui se pose, c’est : qu’est ce qui est arrivé aux colibris d’Europe? Extinction massive, migration, enlèvement extra-terrestre? Une hypothèse privilégiée par Gerald Mayr, un des paléontologues à l’origine des découvertes de fossiles de colibris européens, ce serait que les colibris européens soient entrés en compétition avec d’autres oiseaux nectarivores, conduisant à une compétition trop féroce. Les colibris sud-américains auraient été plus peinards niveau compétition, ce qui aurait permis à ces derniers de coloniser de nombreuses niches écologiques tandis que les européens se faisaient gentiment évincer… 
Pourtant, il ne faut pas croire que les colibris sud-américains se soient tournés les plumes de leur côté. Ils ont en effet eu leur lot de changements climatiques et écologiques rapides et importants! Par exemple, la chaine des Andes se serait rapidement élevée entre il y a 10 et 6 millions d’années, soulèvement qui aurait entrainé son lot de modifications écologiques (rappelez-vous ce qui arrivait à ces pauvres chercheurs qu’on envoyait brusquement à 4000m d’altitude…). Du coup, ces modifications écologiques rapides auraient accéléré l’accumulation de différences entre populations de colibris, avec des pressions de sélection de ouf malade! Ce genre d’évènements peut parfois augmenter le taux despéciation au sein des espèces. La spéciation, c’est le mécanisme à l’origine des séparations progressives des populations d’une même espèce et qui aboutit à l’établissement de nouvelles espèces distinctes. 

Mais il n’y a pas que les catastrophes géologiques qui ont contribué aux bouffées de spéciation qu’on trouve chez les colibris. En effet, les colibris entretiennent des relations étroites avec les plantes à fleurs dont ils boivent le nectar car pour la fleur, le colibri représente un potentiel pollinisateur (trempant son bec de corolles en corolles, le colibri est vite saupoudré de pollen et joue finalement le rôle de pénis volant pour la fleur qui peut ainsi féconder toutes les fleurs environnantes sans bouger son gros pétale…). 

 

EXTRAIT DU SITE A VISITER :

http://ssaft.com/Blog/dotclear/index.php?post/2014/10/20/Colibris-Umami-et-Sucreries

 

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Papillon : la Métamorphose, la Transformation, la Renaissance

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2015

 

métamorphose du papillonQuand la Terre était jeune, aucun Papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre. Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur-de-Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient.

Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom :

Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel. Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants.

Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille.

Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et sœurs lui avaient toujours rendu service. « Ma sœur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. À présent que tu vas passer au monde de l’Esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs. Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter.

 Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait. Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des Esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta.

papillon-ioQuand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l’emporta. Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. »

L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule. « Ne sois pas triste, mon époux. À présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du cœur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. »

Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient Papillon, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre Papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

Depuis ce temps-là les Papillon sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté. Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé… La puissance que le papillon nous apporte s’apparente à l’air. C’est l’Esprit, doublé de la capacité qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. C’est l’art de la Transformation… Comme le papillon vous vous trouvez toujours à un certain stade de votre vie. Vous pouvez être à l’étape de l’œuf : ce qui représente le commencement de toutes choses, c’est le stade de la naissance d’une idée avant qu’elle ne devienne réalité. Vous pouvez être à l’étape de la larve : Décision de manifester cette idée dans le monde physique. Vous pouvez être à l’étape du cocon : Vous réfléchissez de l’intérieur pour développer ce qui vit en vous. Vous pouvez être à l’étape finale : La transformation… C’est l’émergence de la chrysalide et la naissance qui permet de partager l’éclat de vos couleurs, la joie de votre création avec le monde qui vous entoure…

Papillon, symbole de légèreté et d’inconstance, est au Japon emblème de la femme et deux papillons figurent le bonheur conjugal. La vue de Papillons annonce une visite ou la mort d’un proche. Dans le monde sinovietnamien, le Papillon sert à exprimer un vœu de longévité. C’est dû à une homophonie : deux caractères de même prononciation (t’ie), qui signifient Papillon et Grand-Âge. Papillon est aussi parfois associé au Chrysanthème pour symboliser l’automne.

papillon-violetLe symbolisme du Papillon est aussi celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse. Chez les Aztèques, le Papillon est un symbole de l’âme ou du souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant. Un Papillon jouant parmi les fleurs représente l’âme d’un guerrier tombé sur le champ de bataille. Les guerriers morts accompagnent le Soleil dans la première moitié de sa course visible jusqu’à midi, et ensuite ils redescendent sur terre sous forme de Colibris ou de Papillons.

Pour les Mexicains, le Papillon symbole du feu solaire et diurne, symbole de l’âme des guerriers, est également symbole du Soleil Noir traversant les mondes souterrains pendant sa course nocturne. Il est symbole du feu chthonien caché, lié à la notion de sacrifice, de mort et de résurrection. C’est le Papillon d’Obsidienne, attribut des divinités chthoniennes associées à la mort. N’oublions pas la symbolique du Papillon fondée sur ses métamorphoses. La chrysalide est l’Œuf qui contient la potentialité de l’être. Le Papillon qui en sort est un symbole de résurrection. C’est aussi la sortie du tombeau. La psychanalyse moderne voit dans le Papillon un symbole de renaissance. 

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L’ANIMAL TOTEM Le Totem de vie

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2015

 Le totem de vie est le totem qui nous suivra durant toute notre existence, sauf si nous avons subi un changement important dans notre vie, tel un choc psychologique ou une prise de conscience soudaine. Quoi qu’il en soit, seul un changement brusque de personnalité entraîne un changement de totem de vie imminent.

animaux réunis

Sans cela, notre totem de vie nous reste attribué tout au long de celle-ci. Le Totem de voyage Le totem de voyage est un messager temporaire, un guide à suivre qui nous instruit. Observer l’apparition d’un Animal dans notre vie, une affection soudaine que l’on porte à un Animal. Le Totem messager Ce totem est présent pour nous avertir, ou nous donner un message spirituel pour le jour en cours et/ou ceux proches à venir. Observer les comportements ou l’apparition d’Animaux pour le découvrir. Le Totem ombre Ce totem nous montre nos points faibles, ce que nous devons combattre en nous. Il nous teste, et une fois vaincus ces défauts qu’il décèle en nous, il disparaît satisfait. Il peut alors y en avoir un second, qui fera son apparition. Pour le trouver, analyser nos peurs et tous ce que nous appréhendons. Les Totems directionnels Selon la tradition Amérindienne, nous possédons tous un Totem animal directionnel ; ils sont au nombre de 9 et appartiennent à chacun des neuf mondes :

Est : L’animal nous guide vers nos plus grands défis spirituels et nous protège sur la voie de l’illumination.

Sud : L’animal protège notre enfant intérieur ; il nous rappelle aussi les moments où nous devons faire preuve d’humilité et accorder notre confiance afin que l’innocence équilibre notre personnalité.

Ouest : L’animal nous mène vers notre vérité personnelle et vers nos réponses intérieures. Il nous indique aussi le sentier à prendre pour atteindre nos buts.

Nord : L’animal donne de sages conseils sur quand parler et quand se taire. Il nous rappelle aussi de rendre grâce pour les bénédictions de chaque jour.

Au-delà : L’animal nous enseigne à rendre hommage à la Grande Nation des Étoiles ; il nous rappelle que nous venons des étoiles et que nous retournerons vers les étoiles. Cet animal est aussi le gardien de l’espace du rêve ; c’est notre clé personnelle d’accès aux autres dimensions.

En deçà : L’animal nous renseigne sur l’intérieur de la Terre ; il nous indique comment rester branché et dans la bonne voie.

Au-dedans : L’animal nous enseigne comment trouver la joie de notre cœur et comment rester fidèle à nos vérités personnelles. C’est aussi le gardien de notre espace sacré, de la place qui nous appartient à nous seul et que nous partageons seulement sur invitation.

À la droite : Cet animal protège notre aspect masculin et nous enseigne que, quel que soit le côté où nous nous tournons, il restera notre protecteur intime. Cet animal est aussi garant de notre courage et de notre esprit guerrier.

À la gauche : Cet animal protège notre aspect féminin et nous enseigne que nous devons apprendre à recevoir l’abondance aussi bien qu’à nous nourrir et à nourrir les autres. L’animal est aussi notre maître face aux liens et au maternage. Les Totems primordiaux Mais par-delà tous les Totems, les plus important dans notre être sont le Totem Âme, qui est notre Totem primordial, le Totem Esprit et le Totem de personnalité.

Le Totem Âme, comme le nom l’indique, est notre nature profonde, notre être véritable, notre identité propre.

Le Totem Esprit est celui de nos aspirations, de notre voie, de nos choix, de nos décisions…

Le Totem de Personnalité, quant à lui, englobe notre caractère, notre comportement, notre apparence, nos buts et notre destinée. N’oublions pas qu’un Totem peut changer ; mais ceci ne se fera que si nous décider de changer le cours de notre vie, ou par un choc psychologique par exemple.

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LE CYGNE APPELE TROMPETTE

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2015

 

 

Cygnus trompetteAux États-Unis, comme au Canada (en Ontario notamment), des expériences de réintroduction sont menées, avec difficultés comme l’illustre l’exemple du Centre canadien Wye Marsh, qui conduit sur la réserve provinciale de faune du marais Wye, des programmes pour la survie de la faune teste depuis 1986, en testant des stratégies de gestion et de recherche incluant des programmes de réintroduction du cygne trompette. Cette zone a été retenue en se basant notamment sur des données d’écologie rétrospective et d’écopotentialité ; par exemple, la vallée de Wye possède – dans l’Est du Canada – de riches données zoo-archéologiques sur l’espèce, grâce à l’analyse de dépotoirs du xviie siècle de la mission de Sainte Marie chez les amérindiens Hurons.

En 1993, le Centre Wye Marsh a élevé et relâché 6 cygnes sauvages qui sont a priori les premiers cygnes trompettes à vivre à nouveau à l’état sauvage dans le sud de l’Ontario depuis plus de 200 ans. De 1993 à 1995, 24 cygnes ont été mis en liberté, et 22 autres attendaient le d’être libérés. Le programme a dû être momentanément interrompu car plus de la moitié des oiseaux relâchés sont morts après avoir absorbé des grenailles de plomb de chasse qui reposaient sur les sédiments à environ 1 mètre de profondeur. La réserve avait été classée « zone de chasse non toxique » pour le gibier aquatique, conformément à la politique de « point chaud » du ministère des Ressources naturelles de l’Ontario et le SCF, car des millions de plombs toxiques tirés dans les décennies précédentes jonchent encore les fonds des zones humides autrefois chassées au plomb.

Avec l’aide financière d’un fonds créé par le Société Scott Paper Limited pour la survie des cygnes trompettes et du fonds d’assainissement des Grands Lacs, le Centre Wye Marsh conduit des recherches sur l’empoisonnement au plomb et sur des moyens de remédiation ou de rendre les grenailles de plomb non accessibles au gibier aquatique une fois que leur utilisation a été interdite.

Les populations restent fragiles, car la diversité génétique de l’espèce a été fortement réduite. Une seule femelle du Wye marsh a donné directement ou indirectement naissance à 70 descendants. L’université de Waterloo est associée au suivi de 191 cygnes de la réserve.
Au 31 décembre 2002, l’âge moyen des cygnes en vie était de 4,40 années pour les mâles et 4,77 pour les femelles. Pour ceux des cygnes morts qui ont été retrouvés, ils sont en moyenne morts à l’âge de 3,07 années pour les mâles et de 3,45 ans pour les femelles.

Le nombre total de couples nicheurs était de 29 (27 sauvages + 2 en captivité).
L’empoisonnement au plomb était encore au début des années 2000 la principale cause connue de décès avec 30 cas confirmés (33 cas ont pu être été traités, dont 14 sont morts malgré le traitement et 19 libérés après le traitement). Les jeunes cygnes semblent être la catégorie la plus touchée par le saturnisme, avec 16 des 30 décès.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes Cygnes trompette se nourrissent de plantes aquatiques et de quelques invertébrés qu’ils attrapent en nageant, basculant leur tête sous l’eau afin d’atteindre la végétation submergée. Pendant l’hiver, ils peuvent aussi se nourrir d’herbes et de graines dans les prés, et on commence à les voir dans certains champs picorer des pousses d’herbacées ou des graines tombées lors des récoltes précédentes.

Les jeunes sont d’abord nourris d’insectes et de petits crustacés, et changent pour un régime végétarien après quelques mois.

Prédateurs

Les adultes se défendent assez bien en fuyant leurs prédateurs, mais des œufs de cygne trompette peuvent parfois être mangés par le grand corbeau (Corvus corax), le raton laveur (Procyon lotor), le carcajou (Gulo gulo), l’ours noir (Ursus americanus), l’ours brun (Ursus arctos), le coyote (Canis latrans), le loup gris (Canis lupus) ou la loutre de rivière (Lontra canadensis). Ces mêmes espèces peuvent aussi s’emparer des poussins ou jeunes cygnes, de même que la tortue serpentine (Chelydra serpentina), le goéland de Californie (Larus californicus), le grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus) ou le vison d’Amérique (Mustela vison).

Les grands cygnes et adultes nicheurs, notamment quand ils sont victimes de saturnisme aviaire, peuvent être la proie de l’aigle royal (Aquila chrysaetos), du lynx roux (Lynx rufus), du renard roux (Vulpes vulpes) ou du coyote. Peu de prédateurs (hormis éventuellement le lynx et l’aigle royal) sont capables d’attaquer et tuer des cygnes adultes quand ils ne sont pas en période de nidification ou de mue.

Cet oiseau a un plumage blanc, un long cou, un bec court et noir qui s’étend jusqu’aux yeux et de courtes pattes noires.
Son envergure peut atteindre 3 mètres. Les cygneaux ont un duvet gris qui devient plumage blanc après la première année.

Les adultes pèsent en général de 21 à 30 livres (les grands mâles dépassant 35 livres).

Ils muent en été et perdent temporairement leur plumes de vol (la femelle juste après l’éclosion des œufs, et le mâle un mois plus tard, quand la femelle a fini sa mue).

Ils peuvent vivre jusqu’à 20-30 ans. Les jeunes sont gris et ne deviennent blanc avec un bec noir jusqu’à environ un an.

Son habitat idéal comprend des zones humides peu profondes (1-3 pieds de profondeur) dans des régions isolées, protégées de toute perturbation humaine (dont chasse) avec un mélange varié de la végétation émergente et d’eau libre abritant une flore submergée riche variété.

Le Cygne trompette était autrefois présent dans l’Amérique du Nord tout entière mais il a été chassé jusqu’à sa presque extinction au début du xxe siècle.

C’est une espèce aujourd’hui presque exclusivement nordique ; son habitat de reproduction est principalement situé dans de grandes étendues d’eau peu profonde et les larges rivières du nord-ouest de l’Amérique, notamment en Alaska. L’espèce est concernée par plusieurs programmes de réintroduction, dont certains ont été des échecs partiels et sont difficiles, car les animaux réintroduits se nourrissent à une profondeur telle, et d’une manière telle, qu’ils s’empoisonnent fréquemment en LE CYGNE APPELE TROMPETTE dans CYGNE 250px-Trumpeter_Swan_broodavalant des grenailles de plomb de chasse, et meurent alors de saturnisme aviaire, même dans les zones où le plomb est interdit dans les cartouches depuis plus de 20 ans, ou transformées en réserve naturelle il y a plus de 40 ans. Il semble plus sensible au plomb encore que d’autres cygnes.

Le Cygne trompette est l’une des plus grandes espèces de cygnes originaires d’Amérique du Nord. C’est une espèce qui a failli disparaitre, qui reste menacée et qui fait l’objet deréintroductions, mais dont la première cause de mortalité semble encore être le saturnisme aviaire.

De loin, ou quand il est jeune, il est souvent confondu avec le Cygne siffleur (Cygnus columbianus). Il se reproduit dans de vastes étangs peu profonds ou sur de larges rivières lentes, dans le nord-ouest et le centre de l’Amérique du Nord, avec une meilleure survie des reproducteurs en Alaska

C’est un oiseau migrateur qui arrive habituellement dans son aire de reproduction au début du printemps peu après la fonte des glaces, et part en hivernage peu avant les gels. En hiver, il migre vers le sud du Canada et la partie orientale des États du Nord-Ouest des États-Unis. Certains individus ont même été observés assez loin au sud, au delà de Pagosa Springs (Colorado).

Dans ses habitats situés les plus au sud, cet oiseau peut rester sédentaire

Le nom de cygne trompette vient du cri que l’oiseau pousse et qui évoque le son d’une trompette.

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LE CHANT DU CYGNE

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2015

 

AUCUN chant, jusqu’ici, n’a été plus vanté que le chant du Cygne , lequel, comme on sait, est devenu proverbe. Quand l’admiration publique voulut décerner un hommage flatteur au chantre du Barbier de Séville et de Guillaume Tell , elle le surnomma le Cygne de Pesaro.

CHANT DU SIGNE

Nous croyons donc intéresser nos lecteurs en consacrant ici quelques pages au rôle symbolique que joue le Cygne dans les mythologies anciennes et modernes. Pour les Grecs, le Cygne est un oiseau prophétique consacré à Apollon ; pour les peuples du Nord, il possède également le don de la divination et offre des rapports intimes avec les divinités de la lumière. Tout porte à croire que la beauté du Cygne, son air calme et majestueux, le charme et l’élégance de ses attitudes, où Ton remarque autant de grâce que de noblesse, et surtout l’éclatante blancheur de son plumage, lui ont valu, de tout temps, l’honneur d’être pris pour l’emblème de l’astre du jour.

Quant à la faculté musicale du Cygne, nous y reviendrons tout à l’heure. Pour le moment, restons dans le domaine de la fable, et sans trop nous attarder à en analyser les fictions aimables et touchantes, faisons d’abord remarquer que le nom de Cycnus a été donné par les poètes grecs et latins à différents personnages dont la destinée rappelle plus ou moins les traits principaux de la légende du Cygne. Parmi les héros célébrés sous ce nom par les anciens mythologues et présentés comme ayant subi la métamorphose du chasseur Cycnus dont parle Ovide, nous nous bornerons à citer ce chef de Liguriens, fils du roi Sthénélus, ami et parent de Phaéton. Il passait pour habile musicien, et après avoir versé d’abondantes larmes à la mort de son imprudent ami (Phaéton), il fut changé en Cygne par Apollon et mis au rang des astres. Telle est l’origine de la Constellation du Cygne. Virgile, qu’on appelle aussi le Cygne de Mantoue , a recueilli au Xe chant de Y Enéide ce souvenir des temps héroïques :

« On raconte, dit-il, que Cycnus, touché du malheur de son cher Phaéton, pleurait son ami sous le feuillage ombreux des peupliers ses sœurs (les Héliades métamorphosées en peupliers), et charmait par ses chants ses tristes amours ; il vieillit en chantant, vit son corps se couvrir d’un blanc et moelleux duvet, quitta la terre, et, toujours en chantant, s’envola vers les cieux. »

Ajoutons que chez les Grecs l’Apollon dorien. qui présidait aussi au chant, avait pour compagnon le Cygne. Homère, dans un de ses Hymnes, leur rend simultanément hommage, comme le prouve cette invocation : « O Phébus, le Cygne te chante mélodieusement, en agitant ses ailes, lorsqu’il s’élance sur le rivage près du Pénée ; c’est à toi que le poète, en tenant sa lyre sonore, chante toujours le premier et le dernier. » Nous dirions bien encore que Jupiter, épris de Léda, femme de Tyndare, choisit la forme de cet oiseau pour se rapprocher de celle qu’il aimait; que, séduite par le Cygne divin, Léda mit au monde un œuf d’où sortirent les Dioscures ainsi que la blonde Hélène, etc., etc.; mais nous croyons par ce qui précède avoir suffisamment démontré les attributions du Cygne dans la mythologie classique, et il est temps de nous occuper des fables qui ont un rapport direct avec son agonie mélodieuse. Isidore de Séville, et après lui Albert le Grand, disent que le Cygne ou Cycnus est ainsi nommé parce qu’il produit un son agréable en modulant les sons de sa voix. Quoi qu’il en soit de cette étymologie, les poètes anciens ont prodigué au Cygne les épithètes les plus flatteuses : « Cygne chanteur, Cygne mélodieux », disent Homère et Euripide. Eustathe, le scoliaste d’Homère, ajoute gravement : « L’expérience est notre meilleur garant de ce que les Cygnes chantent d’une manière remarquable. » Callimaque, dans son Hymne à Délos, appelle les Cygnes « oiseaux des Muses ; » Horace, voulant louer Pindare, l’appelle Dircœum Cycnum , et enfin Virgile, qui honore les Cygnes des épithètes de sonorus, argutus, excellens, sublime, cantans , caractérise par ces mots charmants leurs modulations harmoniques :

Longo canoros Dant per colla nodos. « Et font sortir de leurs longs gosiers des chants mélodieux et retentissants. » (ENÉIDE, 1. vu. v. 700.) Les poètes ne sont pas seuls à célébrer le chant du Cygne; philosophes, historiens, naturalistes, tous se réunissent d’un commun accord pour en faire l’éloge. Au reste, d’après Pausanias, la renommée du Cygne comme musicien était un fait établi : « Quand les Cygnes chantent, dit Oppien, les rochers et les vallées leur répondent; plus que tous les autres oiseaux, ils méritent le nom de musiciens, et c’est aussi sous ce nom qu’ils sont consacrés à Apollon. Leur chant n’est pas lugubre comme celui des Alcyons, mais suave et doux comme le son tiré de la flûte ou de la harpe. » Elien, au livre V de son Histoire de trouve le moyen d’enchérir sur Oppien, et les Pères de l’Eglise eux-mêmes, ont vanté le chant du Cygne. Saint Chrysostôme, dans ses Commentaires sur les Epîtres de Saint Paul, attribue ce chant à l’harmonie, et D. Naziance, dans une épître où il blâme les discours superflus et loue les paroles discrètes, dit qu’il préfère le chant suave, quasi rare, des Cygnes, à l’éternel babil des hirondelles. Le Cygne est donc célébré comme un oiseau chanteur, le favori d’Apollon. D’après le témoignage des anciens, dit à ce sujet M. Georges Kastner, (1) le Cygne n’est pas seulement doué de la faculté mélodieuse, mais c’est à l’heure suprême qu’il exhale ses plus beaux chants. Tandis que toute la nature vivante a horreur de la mort et frémit à l’idée de la destruction, le Cygne, comme s’il avait le pressentiment d’une vie meilleure, bat des ailes et prélude par des accents d’un charme ineffable à son dernier soupir- » Aristote, du reste, affirme au IX e livre de son LE CHANT DU CYGNE dans CYGNEdes Animaux, que les Cygnes ont l’habitude de chanter, surtout lorsqu’ils vont mourir. Des personnes qui ont voyagé sur les mers d’Afrique en ont vu beaucoup qui chantaient d’une voix plaintive et mouraient ensuite. Voici maintenant comment Platon, dans le interprète cette tradition mystérieuse : « Il semble, dit-il par la bouche de Socrate, que vous me regardez comme moins habile à la divination que les Cygnes ; car ceux-ci, quand ils sentent leur fin prochaine, se mettent à chanter encore plus qu’auparavant et avec bien plus de douceur. Ils se félicitent ainsi d’aller rejoindre le Dieu dont ils avaient été les compagnons.

Mais les hommes, parce qu’eux-mêmes ils redoutent la mort, publient faussement qu’alors les Cygnes chantent de tristesse, comme s’ils déploraient leur mort, ne considérant pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il éprouve quelqu’autre douleur. Ni les rossignols, ni les hirondelles, ni la huppe même ne le font, bien qu’on dise que celle-ci chante par 1 effet d un sentiment de tristesse.

Pour moi, je ne crois pas que ces oiseaux chantent pour cette cause non plus que les Cygnes mais comme ils sont consacrés à Apollon, et qu’ils participent aux dons prophétiques, ils prédisent les biens delà vie future et se réjouissent ce jourlà plus qu’ils n’ont jamais fait en aucune circonstance de leur vie. » Pythagore est du même avis que Platon, et dit que le chant suprême du Cygne ne signifie pas la tristesse, mais la joie de passer à une vie meilleure. La plupart des poètes latins, à l’exemple des Grecs, offrent des citations que nous pourrions multiplier ; mais ce que nous venons de dire suffit pour ne laisser aucun doute sur le mythe du Cygne mourant dans la poésie classique, ainsi que sur la signification que les anciens philosophes attribuaient à cette fable. Quant à l’origine naturelle de cette fiction qui a si heureusement inspiré tant de beaux génies, on la trouve dans les traditions égyptiennes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsEn effet, pour désigner un musicien âgé, les Egyptiens, dans leur écriture hiéroglyphique, dessinaient un Cygne, parce que, selon eux, cet oiseau ne chante jamais plus mélodieusement qu’aux approches de la mort. La figure du Cygne est donc un funèbre, témoins ces beaux vers de Lucrèce : « Les Cygne de l’antre de l’Hélicon, dans les convulsions de la froide mort, font entendre d’une voix lugubre leur plainte harmonieuse. » Aussi les anciens ont-ils souvent représenté cet oiseau sur les monuments funéraires. On a des preuves de ce symbole dans le témoignage de certains auteurs défavorables au chant du Cygne. On connaît l’ancien proverbe qui dit que les Cygnes chanteront quand les geais cesseront de babiller, c’est-à–dire jamais. Les poètes mêmes qui ont fait l’éloge des Cygnes en louant les charmes harmonieux de leur voix, leur appliquent parfois des épithètes propres à faire entendre le contraire. Ainsi Virgile, qui, suivant l’opinion traditionnelle leur accorde volontiers des qualités mélodieuses, les traite tout autrement quand il parle avec connaissance de cause : il leur applique alors lepithète de rauci, rauques, qui, certes, ne réveille ancune idée musicale. « Les Cygnes rauques se font entendre sur les eaux murmurantes. » Ovide va même jusqu’à imiter par le mot drensent le cri qu’ils font entendre : « La grue crie, et les Cygnes, qui vont par groupes, grincent sur les fleuves. »

Quant aux naturalistes anciens, Élien, entre autres (L. I), reconnaît que les Cygnes ont une grande réputation de chanteurs, mais que ni lui ni probablement aucun autre n’a occasion de les entendre; il sait seulement, ajoute-t-il, que les anciens ont la ferme croyance que d’ordinaire cet oiseau chante avant de mourir une espèce d’air qui s’appelle à cause de cela F air du Cygne . Pline s’exprime encore plus ouvertement contre le préjugé en question : « On parle, dit-il (L. X), des chants mélodieux du Cygne à l’heure de sa mort, c’est un préjugé démenti par l’expérience.» Enfin Lucien se raille agréablement de la crédulité de ceux qui croient à cette fable, et Athénée, après avoir cité l’avis d’Aristote sur cette question, ajoute : « Alex. Myndien m’assure qu’ayant observé plusieurs Cygnes qui se mouraient, jamais il ne les entendit chanter.

Cette erreur, adoptée par les écrivains les plus éminents de l’antiquité, se transmit avec leurs œuvres de siècle en siècle, et le Moyen âge, si enclin au merveilleux, recueillit religieusement la fiction relative à la surprenante faculté vocale de l’oiseau d’Apollon. Les épopées du Nord font mention de Valkyries ou femmes-cygnes, qui presque toujours symbolisent la grâce féminine : De leur col blanc courbant les lignes, On voit dans les contes du Nord y Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes Nager en chantant près du bord, a dit Théophile Gautier. Les Eddas et les Niebelungen nous les montrent assises au bord des rivages, ayant comme attribut la blancheur des plumes de cet oiseau. Du domaine de la mythologie, les vierges-cygnes passèrent plus tard dans les contes chevaleresques et figurèrent longtemps dans les traditions populaires. C’est ainsi que le roman français intitulé le Lac du Désiré , peint l’étonnement d’un chevalier qui aperçoit une vierge-cygne sans guimple (voile) dans la forêt. Enfin la littérature du Moyen âge a donné le nom de Chevalier au Cygne à un personnage mystique qui fait l’objet d’un long poème, dû au minnesinger Conrad de Wùrtzbourg, dont une version a été reproduite en vers au treizième siècle, par Renaut et par Graindor de Douai, puis en prose par Berthauld de Villebresme. Il en est provenu un livre populaire en langue française, très répandu dans le Pays-Bas et cité pour la première fois dans un ouvrage intitulé le Chevalier au Cygne et Godefroy de Bouillon, publié par le baron de Reiffemberg.

1024px-John-James-Audubon-001 dans CYGNELes hommes-cygnes n’ont donc pas tenu moins de place que les femmes-cygnes dans les mythologies du Nord. Au Cygne, dit avec raison M. Georges Kastner, auquel nous devons les principaux éléments de cette étude, « au Cygne correspond ainsi toute une épopée chevaleresque où l’oiseau tant de fois chanté par la muse antique prend, sous l’influence du génie romantique, une signification nouvelle. Le Cygne amène en effet vers le Nord de vaillants chevaliers qui fondent les premières principautés des bords du Rhin… Au caractère religieux dont Pavait revêtu l’antiquité, le Cygne des traditions du Nord unit un caractère profondément historique, » Passons maintenant du domaine de la poésie dans celui de la science, et analysons les recherches qu’a provoquées parmi les naturalistes le mythe que les religions antiques ont légué aux cultes du Nord.

Le dix-septième siècle a vu surtout se multiplier les dissertations spéciales sur le Chant du Cygne. Bartholin, dans ses nombreux opuscules de médecine et de chirurgie où l’on trouve une monographie du Cygne, se met au nombre des partisans de l’ancienne croyance ; après avoir décrit l’anatomie et le chant de l’oiseau, il conclut en démontrant que le Cygne est organisé de manière à pouvoir chanter. Voici sa définition : « Un oiseau plus grand que l’oie, au genre de laquelle il appartient. Il a une voix suave et harmonieuse. » Le dix-huitième siècle était moins crédule. Le 23 février 1720, le sieur Morin présente à l’Académie royale des inscriptions et belles-lettres un Mémoire bizarre, dont le titre est presque une épigramme : Question naturelle et critique, scavoir pourquoi les Cygnes, qui chantoient autrefois si bien, chantent aujourd’hui si mal . Il va sans dire que l’auteur de ce Mémoire relègue dans le domaine de la fable tout ce que les anciens ont dit au sujet du Cygne.

Enfin, en 178 3, des observations faites sur des Cygnes sauvages, à Chantilly, propriété du prince de Condé, devinrent encore l’objet d’un Mémoire adressé à l’Académie. Il résulta d’une lettre écrite à Buffon par l’abbé Arnaud, « qu’on ne peut pas dire que les Cygnes de Chantilly chantent; mais leurs cris sont véritablement et constamment modulés ; leur voix n’est point douce, elle est au contraire aiguë, perçante et très peu agréable. x» Mongez, qui de son côté publia les observations qu’il fit sur ces mêmes Cygnes de Chantilly, assure que leur chant est composé de deux parties alternatives très distinctes : 1 Ils commencent par répétera mivoix un son pareil à celui qui est exprimé par ce monosyllabe, couq, couq, couq , toujours sur le même ton. Ils élèvent ensuite la voix leur chant a quelque analogie, pour la qualité du son, au cri déchirant du paon » Un autre observateur, que sa place à Chantilly avait mis à portée d examiner les deux Cygnes que l’on y nourrissait, Valmont de Bomare, rapporte ce qui suit dans son Dictionnaire d’histoire naturelle : « Le Cygne a une voix, mais quelle voix ? un cri perçant.

On entend tou hou à plusieurs reprises ; le hou est d’un demi-ton au-dessus du tou ; comme la femelle donne les deux mêmes sons, mais plus bas ou moins forts, \orsqu ils crient ensemble, l’oreille distingue sensiblement une espèce de carillon aigre et désagréable. On dirait, dans le lointain, que c’est un concert discordant, un bruit semblable à celui de deux trompettes de foire lorsque les enfants s’en amusent ; enfin, la voix du Cygne, si célèbre par sa mélodie, a une gamme très bornée, un diapason d’un ton et demi L histoire de la nature ne doit pas peindre des fictions ‘, elle doit la dessiner d’un trait pur et correct. »

Après de pareils témoignages, on a lieu d’être surpris lorsque Bachaumont ( Mémoires secrets J, racontant l’expérience faite sur les Cygnes de Chantilly, parle d’un concert mélodieux , car l’organisation particulière de la poitrine et de la gorge du Cygne ne lui permet pas de chanter ; excellente raison à laquelle aurait rien dû songer le célèbre naturaliste Bory de Saint-Vincent, lorsqu’il attribue aux Cygnes « des sons pareils à ceux d’une harpe éolienne.» Il est vrai qu’il écrivait cela dans l’Encyclopédie moderne (t. vu, p. 418 ), à l’article CANARD! En résumé, dit de Salgues, qui range avec raison la croyance au chant du Cygne parmi les Erreurs et les préjugés répandus dans la société, « la configuration de son bec n’annonce guère qu’il soit destiné à se distinguer dans 1 art des Linus et des Orphée. On ne connaît point de chants gracieux sortis d’un bec large, ouvert et aplati. »

Il nous faut donc renoncer au respect pour le talent musical du Cygne, surtout à l’harmonie que cet oiseau produit avant de mourir, dont aucun auteur sérieux n’a affirmé la vérité. Mais quelle est alors l’origine de cette opinion qui attribue au favori d’Apollon un chant si doux et si agréable.? De toutes les hypothèses, la préférable est celle émise par M. Georges Kastner : « N est-il pas possible, dit le savant écrivain, que la mythologie ancienne ait considéré le Cygne comme un oiseau consacré à Apollon, non pas à cause de la beauté de son chant, mais à cause de La beauté de ses formes, de la blancheur, de la pureté de son plumage, ou peut-être que, pour des raisons quelconques, on le croyait propre à la divination, comme d’autres oiseaux encore? Une fois consacré à Apollon, le Cygne est devenu le compagnon des Muses et le symbole des poètes, et ce n’est que plus tard qu’on lui a attribué cette voix suave et harmonieuse qui convenait si bien à sa beauté de même qu’à la nature de son rôle auprès du dieu de la lumière et des arts. » En effet, on s’est plu de tout temps à représenter le Cygne comme le symbole des poètes. C’est ainsi qu’Alciat, dans ses Emblèmes , nous montre un Cygne sur un parchemin qui pend à 1 une des branches d’un vieil arbre, avec cette inscription : Insigna poetarnm, et six vers latins dont voici la traduction :

Trumpeter_Swans_in_Grand_Teton_NP-NPS« Il y a des écussons de famille avec 1 oiseau de Jupiter, d’autres avec des serpents ou des lions. Mais ces animaux féroces ne conviennent pas à l’image du poète; c’est le beau Cygne qui doit soutenir les lauriers de la sagesse. Il est consacré à Phébus et se nourrit dans nos contrées. Autrefois il était roi, et il conserve encore aujourd’hui ses anciens titres. » Henri Heine, dans un de ses Lieders , et notre poète Millevoye, ont consacré chacun une strophe à la poétique allégorie des anciens. Mais Lamartine seul, en interprétant ce sujet, s’est rendu 1 écho des giands poètes de l’antiquité, et surtout de Platon : Chantons, puisque mes doigts sont encore sur ma lyre; Chantons, puisque la mort comme un Cygne m’inspire, Au bord d\in autre monde, un cri mélodieux.

C’est un présage heureux donné par mon génie : Si notre âme n’est rien qu’amour et qu’harmonie, Qu’un chant divin soit mes adieux! La lyre en se brisant jette un son plus sublime; La lampe qui s’éteint tout à coup se ranime, Et d’un éclat plus pur brille avant d’expirer ; Le Cygne voit le ciel à son heure dernière : L’homme seul, reportant ses regards en arrière, Compte ses jours pour les pleurer. A notre époque, où tant de poétiques fictions et de nobles croyances ont disparu pour faire place souvent à de tristes réalités, le chant du Cygne restera, nous l’espérons, comme un symbole des dernières inspirations du génie. Meyerbeer, Rossini, Auber et Halévy sont allés se rejoindre dans la tombe ; mais tout n’a pas péri avec eux, car leurs chefs-

d’œuvre sont immortels comme leur gloire. Aussi, nous, qui avons connu ces musiciens illustres et entendu leurs derniers accents, terminerons-nous par ces belles paroles de Buffon : « Il faut bien pardonner aux Grecs leurs fables, elles étaient aimables et touchantes, elles valaient bien d’arides, de froides vérités : c’étaient de doux emblèmes pour les cœurs sensibles. Sans doute, les Cygnes ne chantent point leur mort ; mais toujours en parlant du dernier effort et des derniers élans d’un beau génie près de s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : « C’est le chant du Cygne ! »

(1) Les Sirènes, Essai sur les principaux Georges Kastner. Paris, iB5B. 3″ Partie

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Panthère (Astrologie japonaise)

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

 

Très attentif à l’image que vous donnez de vous-même, faisant preuve d’une grande coquetterie, voulant absolument rester svelte, mince, vos couleurs de prédilection sont le blanc et le noir, les deux extrêmes.
Vous aimez la nouveauté, voulant prendre l’initiative et bien que vous montrant très entreprenant, vous renoncer par trop vite.

Vous êtes gentil et toujours d’humeur égale, agréable, surtout lorsque lon prête attention à vous. Vous possédez un sens aigu de la justice et un grand sens critique. 

Panthera_tigris_amoyensis

Caractère de la Panthère pleine de modestie : 
Monsieur Panthère est simple et sans aucune prétention. Madame Panthère est gentille mais tellement imprudente.
Vous êtes une personne très vertueuse, honnête et savez rester juste même lorsque vos intérêts sont en jeu. Vous êtes en fait très humain avec un esprit large. Votre énergie vous la puisez dans vos convictions.

Vous êtes très actif, faisant preuve de ténacité au niveau de votre activité professionnelle. Vos amis vous pouvez les compter sur les doigts de la main, non pas parce que vous n’êtes pas aimé, mais parce que vous n’acceptez pas que l’on s’immisce dans votre vie privée.

Vous possédez un grand sens esthétique, vous seriez excellent dans les métiers touchant à la mode ou à la décoration.
Votre ami : L’éléphant leader

Vous pouvez compter sur eux : Le faon honnête, le pégase calme, le castor dont les talents s’épanouissent assez tard, le lion faisant preuve d’autonomie.

Caractère de la Panthère pleine de passion : 
Monsieur Panthère est très sensible, appréciant ce qui est excessif et la mode. Madame Panthère est plutôt traditionnelle, tout en étant passionnée.

Votre personnalité est douce en apparence, vous possédez un caractère très affirmé, faisant quelques fois preuve de caprice, vous avez trop tendance à confondre réalité et rêve, de ce fait, vous finissez par vous comporter de manière souvent incompréhensible pour votre entourage privé mais également professionnel, ce qui risque de nuire à votre carrière.
Vous désirez tellement que l’on vous remarque, pourtant vous êtes trop fier. Petit défaut, vous adorez les cancans et vous vous trouvez toujours informé avant tout le monde de tout ce qui se dit.

Votre ami : Le loup allant sans but
Vous pouvez compter sur eux : Le singe plein d’ambition, le mouton se lançant des défis, le koala très romantique, la panthère faisant preuve d’indépendance.

Caractère de la Panthère faisant preuve d’indépendance :
Monsieur Panthère est très romantique et hypersensible. Madame Panthère est très pacifiste et réaliste.
Vous êtes de ceux qui réfléchissent avant d’agir. Vous n’êtes guère bavard, mais lorsque vous dites une chose vous la faites. Il y a une chose qui vous pose problème, c’est votre manque de logique et ce surtout au niveau de votre profession, surtout si celle-ci demande des qualités d’analyse, mais votre intuition vous sauve et vous facilite les relations humaines.
Vous pouvez faire preuve d’indécision, de caprices, vous avez besoin d’une personne qui puisse vous conseiller autours de vous. Vous n’êtes ni trop rationnel, ni trop sentimental.
Vous avez de la chance, sans avoir à la forcer.
Votre ami : Le koala agité
Vous pouvez compter sur eux : Le mouton inadapté à la société, le loup créatif, la panthère pleine de passion, le tigre qui positive.

Caractère de la Panthère aimant rendre service :
Monsieur Panthère est artiste, sophistiqué et très coquet. Madame Panthère est très indépendante.
Vous êtes très élégant, possédant de grands dons artistiques, vous n’êtes pas du genre à vous encombrer des détails. Vous ne vous montrez guère grand psychologue.

Quelque peu naïf, il vous arrive de cultiver le bizarre afin que les autres s’occupent de vous. Vous paraissez doux tout en étant fier et volontaire. Vous ne savez guère prendre de décisions, ni d’ailleurs tirer des conclusions, préférant laisser l’ambiguïté régner.Panthère (Astrologie japonaise) dans PANTHERE - LEOPARD Clouded_leopard

Vous faites preuve d’indépendance, vous savez très bien vivre seul si cela devait arriver.
Votre ami : Le koala très maternel.

Vous pouvez compter sur eux : Le mouton tranquille, le loup s’adaptant facilement, la panthère qui déprime, le tigre faisant preuve de charité.

Caractère de la Panthère qui déprime :
Monsieur Panthère est très ambitieux et très prévoyant. Madame Panthère fait des efforts afin que la chance ne passe pas sans venir la voir.

Vous paraissez aux yeux des autres comme une personne mature et faisant preuve de sagesse. Vous êtes très solide et très têtu, n’écoutant pas les conseils d’autrui. Très intuitif, vous vous adaptez aux situations avec beaucoup de tact.
Vous ne manquez pas d’atouts mais d’esprit d’analyse. Vous êtes très actif, faisant preuve d’une grande spontanéité mais pas toujours très cohérent, vous pouvez apparaître aux yeux des autres comme quelqu’un de capricieux.
Vous donnez une apparence très calme, pourtant vous souffrez beaucoup des multiples contradictions qui vous submergent, même si votre esprit indépendant vous vient en aide au niveau de votre activité professionnelle en vous permettant de mieux vous exprimer.

Votre ami : Le loup faisant preuve de gentillesse.
Vous pouvez compter sur eux : La panthère aimant rendre service, le singe faisant preuve de détermination, le mouton qui a besoin de la confiance des autres, le koala accueillant.

Caractère de la Panthère sentimentale : 
Monsieur Panthère est plein de talents et fait preuve de délicatesse. Madame Panthère est rêveuse et imaginative.
Votre personnalité est douce et naïve. Vous ne vous méfiez pas assez des autres. Il vous est très difficile d’engager une conversation avec des inconnus ou du moins des personnes que vous ne connaissez que très peu du fait de votre timidité. 

Vous ne supportez pas de travailler en équipe. Lorsque vous avez des projets en tête, vous avez tendance à renoncer trop facilement. Vous êtes entier, ou bien vous aimez totalement ou vous détestez avec autant d’intensité.
Vous possédez une très grande sensibilité au niveau de l’art, que ce soit en peinture, sculpture ou musique.
Votre ami : Le lion fragile.

Vous pouvez compter sur eux : Le castor civilisé, l’éléphant délicat, le faon glamour, le guépard plein de distinction.

 

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La vie de la panthère

Posté par othoharmonie le 3 août 2015

 

leopard-panthereMême si elle convoite des proies d’une grande diversité, la panthère se caractérise par deux comportements constants : elle chasse à l’affût et en solitaire. Elle ne poursuit pas ses futures victimes, mais les guette, dissimulée dans les arbres ou les herbes hautes, parfaitement camouflée grâce à son pelage ocellé.

Avant de se tapir, la panthère scrute les alentours ; du haut d’un arbre, elle observe le paysage. Elle peut ainsi, lors de l’affût, demeurer très passive, en attente près d’un endroit propice tel qu’un point d’eau auquel viennent se désaltérer nombre d’animaux.

Elle peut également, après avoir repéré une proie au loin, entamer une approche des plus discrètes. Mais la panthère pratique avant tout une chasse opportuniste, saisissant l’occasion lorsqu’elle se présente. À la recherche de sa future victime, elle parcourt en silence son territoire, tous les sens aux aguets. La moindre silhouette, le plus léger souffle, l’odeur la plus subtile la mettent en arrêt. Elle se glisse ensuite vers l’animal choisi, ventre plaqué au sol, sans un bruit. Les dernières foulées la séparant de sa proie sont parcourues à une vitesse qui atteint les 60 km/h, en deux ou trois bonds de près de 6 m de long et pouvant parfois aller jusqu’à 3 m de haut. Elle assène alors le coup de grâce au cours d’une attaque finale qui ne dure que quelques secondes. Si l’animal est de petite taille, comme un singe ou un rongeur, elle le saisit à la nuque. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une victime plus conséquente, telle qu’une antilope, une gazelle ou un impala, elle la prend à la gorge et l’étouffe.

Malgré des atouts naturels incontestables, la panthère ne revient victorieuse de la chasse qu’une fois sur quatre. C’est sans doute pour ne pas gaspiller une proie chèrement acquise qu’elle a l’habitude de hisser la carcasse sur un arbre. Cela la met au moins hors d’atteinte des chacals et des hyènes. Ensuite, il ne reste plus qu’à la protéger des vautours.

L’appétit de la panthère s’accommode d’une si grande variété de proies qu’il serait bien difficile d’en dresser une liste exhaustive. Elle manifeste une grande faculté d’adaptation, aussi bien en ce qui concerne la méthode de chasse que pour le choix de sa nourriture.

Courageuse, mais pas téméraire

En règle générale, la panthère s’attaque à des mammifères de même taille qu’elle ou plus petits, évitant autant que possible de se trouver en compétition avec d’autres carnivores tels que les lions, les tigres ou les lycaons qui, de leur côté, se régalent d’animaux plus grands. En Asie, elle s’en prend volontiers aux cerfs et aux sangliers, aux bufflons et aux jeunes bovins sauvages, aux bouquetins et aux mouflons, de même qu’aux babouins et aux macaques. Menant une existence solitaire, c’est le plus souvent seule qu’elle part en quête de proies ; on a cependant pu observer, notamment en Inde, plusieurs individus s’associant pour la capture d’un singe : une des  panthères tente de le déloger de l’arbre où il s’est réfugié, tandis qu’une autre guette la chute de l’animal, qui a bien peu de chances d’échapper au piège.

Dans la grande forêt africaine, la panthère chasse céphalophes et potamochères, tandis que, dans la savane, gazelles, impalas ou gnous constituent son ordinaire ; mais elle ne dédaigne pas pour autant les damans, lièvres et autres rongeurs. Le bétail domestique a longtemps constitué pour elle un gibier facile, ce qui lui a valu d’être persécutée jusqu’à l’extermination, particulièrement dans certaines régions du sud de l’Afrique. Quant aux oiseaux, ils figurent plus rarement à son menu. En cas de disette, il arrive qu’elle se rabatte sur de très petites proies, comme des grenouilles, des reptiles, voire des poissons. La plupart du temps, elle ne convoite que des animaux très jeunes ou très âgés, sachant que les adultes vigoureux risquent fort de lui échapper. C’est là sa contribution à la sélection naturelle, qui assure la santé et le bon équilibre des troupeaux.

Des études ont été conduites sur l’alimentation des panthères à partir d’analyses de leurs excréments. Dans l’Himalaya, les résultats montraient que les chèvres sauvages étaient présentes dans 70 % des excréments, le bétail domestique représentant 14 % et les porcs-épics 9 %.

Dans le parc national Kalahari Gemsbok en Afrique du Sud, il a été remarqué que les femelles suitées chassaient surtout le renard à oreilles de chauve-souris, le protèle et les céphalophes, alors que les mâles se nourrissaient en plus de porcs-épics et de jeunes oryx.

Dans le parc national de Tai en Côte-d’Ivoire, plus de 30 espèces de proies différentes ont été retrouvés dans des excréments de panthères, dont 99 % de mammifères.

imagesUne fois en possession de sa victime, la panthère l’entraîne à l’écart, afin de la savourer seule et en toute tranquillité. Elle commence par lui ouvrir l’abdomen pour en extraire les entrailles, dont elle consomme immédiatement le foie, les reins et le cœur ; elle dissimule par ailleurs l’estomac et les intestins sous une couche d’herbes, de feuilles ou de terre, puis termine en dévorant le nez, la langue et les yeux. Le reste de la carcasse est ensuite placé à l’abri des éventuelles convoitises des charognards, le plus souvent au creux d’une fourche d’arbre, en prévision des repas à venir.

Après s’être repue, elle va en général s’abreuver. Elle élit volontiers domicile à proximité des points d’eau, mais, en période de sécheresse, elle est capable de faire preuve d’une remarquable sobriété, ne buvant que tous les deux ou trois jours.

La panthère ne manifeste aucune préférence marquée pour un milieu particulier. Du moment qu’elle dispose d’eau en suffisance et d’une réserve de gibier satisfaisante, elle s’accommode de conditions de vie fort diversifiées. C’est ainsi qu’elle aime vivre dans la forêt tropicale ou le long des lisières boisées qui bordent les cours deau – car elle possède d’excellentes aptitudes pour la nage –, aussi bien que dans les savanes buissonnantes ou les semi-déserts rocheux.

 

Ressources Encyclopédiques

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Le CAMELEON à son Origine

Posté par othoharmonie le 2 juin 2015

 

CamaleónLes caméléons, du grec khamaileôn « lion qui se traîne à terre », sont des animaux Vertébrés appartenant à la classe des Reptiles (du latin reptilis « rampant »). La classification des caméléons au sein de la famille des Caméléonidés a toujours fait l’objet de nombreux débats. D’abord parce que de nombreuses espèces ont été décrites sous plusieurs appellations différentes, que de nouvelles espèces vivantes sont encore régulièrement découvertes et que de nombreuses restent probablement à découvrir. Enfin à ce jour aucune classification n’a encore permis de rendre compte à la fois de la spécificité géographique de certains groupes et des données phylogénétiques qui permettent de relier les espèces entre elles.

La génétique avec l’analyse des caryotypes des individus devrait enfin permettre de proposer une classification fiable.

Les premières réelles descriptions d’espèces datent de LAURENTI (1768) qui fut celui qui définit le groupe Chamaeleo.

En 1820, Heinrich KHUL étudia à Londres les spécimens de la collection privée de Joshua BROOKES et créa l’espèce Chamaeleo superciliaris. Une ébauche de classification fut entreprise par DÚMÉRIL et BIBRON (1834). Mais ce furent réellement grâce aux explorations scientifiques de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle que l’on put répertorier et classer les spécimens rapportés.

FITZINGER (1843) définit le genre Bradypodion, du grec Bradus podos qui signifie « pied lent ».

GRAY (1865) fit de l’espèce Chamaeleo superciliaris un nouveau genre qu’il dénomma Brookesia en hommage au naturaliste anglais, Joshua BROOKES.

GÜNTHER (1874) créa le genre Rhampholeon.

Grâce à ses nombreuses expéditions en Afrique et à Madagascar, le zoologiste belge Georges BOULENGER améliora considérablement la connaissance des caméléons. Les spécimens de certaines espèces rares qu’il rapporta sont parfois maintenant les seuls existants.

Avec l’Allemand GÜNTHER, BOULENGER (1887) établit la première classification des caméléons reposant sur des critères morphologiques. Il divisa la famille en trois genres : les Chamaeleo qui ont une queue plus longue que le corps, les Brookesia qui ont une queue plus courte que le corps et des griffes simples et les Rhampholeon qui ont une queue plus courte que le corps et des griffes bicuspides.

Le premier groupe rassemble les trois quarts des espèces connues et correspond aux caméléons dits « caméléons vrais ». Leur queue préhensile est au moins aussi longue que leur corps. Les doigts sont réunis en pince pour saisir et les faces palmaires ont des écailles lisses permettant la traction. Leur corps est aplati latéralement. Ils sont ainsi parfaitement adaptés à la vie arboricole. Ce groupe occupe tous les milieux géographiques de la famille. La plupart des espèces sont ovipares mais certaines sont ovovivipares. Dans les années 1960 à 1980, le taxonomiste néerlandais Dirk HILLENIUS (1959) et le biologiste allemand Charles KLAVER proposèrent chacun une classification propre.

Le premier divise le genre Chamaeleo en deux groupes selon l’origine géographique et classe les individus au sein de chaque groupe selon des critères purement morphologiques. Néanmoins les  Américains et la Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Faun and Flora connue sous le sigle C.I.T.E.S. [C.I.T.E.S. Secretariat (1994), (1995)] continuent à utiliser la classification d’HILLENIUS employant le terme de Chamaeleo pour décrire les caméléons appartenant aux genres Calumna et Furcifer ce qui contribue à entretenir encore la confusion.

Les plus anciens fossiles de lézards découverts datent d’environ soixante-cinq millions d’années et appartiennent à trois genres : Paleochamaeleo Steffano, 1903, Tinosaurus Marsh, 1872 et Mimeosaurus Gilmore, 1928 [NECAS (2004)].

ROMER (1966) rattache les deux premiers genres, datés de l’éocène, au groupe des Agamidés et affirme que Mimeosaurus, daté du crétacé supérieur, serait l’ancêtre des caméléons.

GILMORE (1928) rapproche Mimeosaurus du genre des Sphenodon tandis que MOODY (1980) le rattache aux Agamidés.

Les représentants fossiles incontestables de caméléons sont peu nombreux. HILLENIUS (1978) découvre à Fort Ternan, au Kenya, Chamaeleo intermedius, une espèce fossile datée du miocène (environ quatorze millions d’années).

MOODY et ROCEK (1980) décrivent l’espèce fossile Chamaeleo caroliquarti datée du miocène inférieur (environ vingt-six millions d’années) et découverte en Europe centrale.

C’est actuellement l’exemplaire fossile de caméléon reconnu comme le plus ancien.

Texte issu des travaux de l’Ecole nationale Vétérinaire – thèse de doctorat

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BESTIAIRE : LA SALAMANDRE

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

290px-Salamandra_corsicaVoilà une espèce de triton que les Anciens supposaient capable de vivre dans le feu sans y être consumé. La salamandre fut identifiée au feu dont elle était une manifestation vivante. A l’inverse, on lui attribuait aussi le pouvoir d’éteindre le feu à cause de son exceptionnelle froideur. Chez les Egyptiens, la salamandre était un hiéroglyphe de l’homme mort de froid. Cependant, elle possède la capacité de régénérer certaines parties de son corps après amputation. Cette capacité de régénération n’est pas sans analogie avec le Scorpion.

Une fausse missive, rédigée au XIIe siècle, mentionnait qu’un pays lointain produisait des vers appelés « salamandres » : « Les salamandres vivent dans le feu et font des cocons que les dames des palais dévident et utilisent pour tisser des étoffes et des habits. Pour laver et nettoyer ces étoffes, elles les jettent au feu ». Cette thématique se retrouve chez d’autres auteurs qui ajoutent qu’un tissu fait en poils de salamandre ne peut se consumer, ou même que la peau de l’animal ne peut brûler. Ce tissu en soie ou en poils de salamandre pourrait en fait être un textile d’amiante. Ils se vendaient des peaux de salamandres et se formaient ainsi un témoignage irréfutable de l’existence de cet animal légendaire. Pline l’Ancien mentionnait déjà des étoffes incorruptibles qui se nettoyaient dans le feu. De son côté, Marco Polo précisait que « la salamandre était une étoffe et non un animal ».

La salamandre va connaître un succès sans précédent sous François 1er qui l’adopte comme corps de devise avant même son accession au trône. Il avait mis dans ses armoiries une salamandre au milieu du feu et adopté cette devise : « Je nourris le bon feu et j’éteins le mauvais » ou « je me nourris du bon feu et j’éteins le mauvais ». Elle est d’ailleurs représentée assise dans les flammes et crachant des gouttes d’eau. Le corps de cette devise est probablement une combinaison d’éléments de l’emblématique milanaise, François 1er a prétendu à l’époque à la succession du duché de Milan. La salamandre rappelle la guivre des Visconti et la cohabitation des flammes et de l’eau rappelle les boutefeux munis de seaux d’eau des Sforza. Les Visconti et les Sforza étaient deux grandes familles aristocrates qui régnèrent sur le duché de Milan.  

François 1er n’eut pas l’exclusivité de la salamandre car on la retrouve aussi sur les armes de Jobelot de Montureux, en France-Comté ainsi que sur celles de Despierres de Brécourt de Rochepot en Berry. Toutefois, la plupart des blasons comportant une salamandre couronnées, surtout celles de communes, sont une allusion à un rapport avec François 1er. Elle figure par exemple sur les blasons de Sarlat-la-Canéda, du Havre, de Vitry-le-François et de Gennes en Maine-et-Loire.

Dans l’iconographie médiévale, la salamandre représentait « le Juste qui ne perd point la paix de son âme et la confiance en Dieu au milieu des tribulations ».

Pour les alchimistes, elle est le « symbole de la pierre fixée au rouge… Ils ont donné son nom à leur soufre incombustible. La salamandre qui se nourrit du feu et le phénix qui renaît de ses cendres sont les deux symboles les plus communs de ce soufre.

Le célèbre alchimiste Paracelse comptait sept races de créatures sans âme : les génies des Eléments à forme humaine mais sans âme ni esprit, qu’il désignait sous l’appellation « inanimata », les géants et les nains sur la terre. Il croyait aux génies des quatre Eléments : la Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l’Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres et l’Air, les elfes. Ensuite, viennent les géants et les nains issus de l’air mais qui vivent sur la terre.

La salamandre était l’être élémentaire associé à l’élément Feu des Anciens. L’animal du même nom n’était en fait qu’une représentation symbolique de l’esprit élémentaire du Feu. La salamandre est un esprit du Feu, comme Ondine est un esprit élémentaire de l’Eau, le Gnome est un esprit élémentaire de la Terre et le Sylpheum un esprit élémentaire de l’Air.

 La salamandre fait partie du genre Andrias. En général, elle mesure 25 cm environ, mais certaines salamandres peuvent atteindre deux mètres de long. Des algues photosynthétiques vivent en symbiose, cas unique chez les vertébrés, à l’intérieur des cellules de l’amphibien et entourent ses œufs.

Voilà un animal tout à fait légendaire. On l’appelait aussi baffie ou lebraude. Elle était réputée vivre dans le feu et s’y baigner et ne mourir que lorsque celui-ci s’éteignait. C’est Pline l’Ancien qui la mentionne pour la première fois dans le livre X de son Histoire naturelle, déclarant : « la salamandre est si froide qu’elle éteint le feu lorsqu’elle le touche ». Un peu plus loin, il s’étonne de cette propriété et analyse que si l’animale avait réellement cette vertu, il serait utilisé pour éteindre les incendies ».  La salamandre devint une créature importante des bestiaires médiévaux ainsi qu’un symbole alchimique et héraldique auquel une profonde symbolique est attachée. Paracelse qui en faisait l’esprit élémentaire du Feu, la représentait sous l’apparence d’une belle jeune femme vivant dans les brasiers.

Pline mentionne un autre animal au livre XI, la Pyrallis, sorte de reptile ailé et quadrupède qui vit dans le feu des forges de Chypre : « Si elle en émerge et vole sur une courte distance, elle tombe morte car elle ne peut vivre que dans le feu ». D’après Jorge Luis Borges, la symbolique de cette Pyrallis oubliée des bestiaires aurait été englobée dans celle de la salamandre.

Augustin d’Hippone, plus connu sous le vocable Saint Augustin, philosophe et théologien, reprit la symbolique de la salamandre dans « La cité de Dieu » dans un chapitre qui s’intitule « Si les corps peuvent être éternels dans le feu ».

Dans sa « Vie », Benvenuto Cellini écrivit qu’alors âgé de cinq ans, il vit un petit reptile semblable à un lézard jouer dans feu et courut en avertir son père. Celui-ci lui révéla qu’il s’agissait d’une salamandre et lui donna une bonne fessée afin de marquer le jour et la vision dans la mémoire de son fils.

Une citation de Cyrano de Bergerac suggère que la salamandre vit sous les montagnes volcaniques comme l’Etna ou le Vésuve, qu’elle sue de l’huile bouillante et crache de l’eau-forte quand elle s’échauffe ou se bat. Ainsi si on pend le corps d’une salamandre à une crémaillère, celui-ci fait bouillir et rôtir tout ce que l’on met dans la cheminée. Quant à ses yeux, ils éclairent la nuit comme des soleils et font l’effet d’une lampe perpétuelle.

D’autres légendes plus tardives en font un animal extrêmement venimeux, capable d’empoisonner l’eau des puits et les fruits des arbres par sa seule présence. Dans un écrit du XVe siècle, le Rosarius, on apprend que le venin est comme une humeur laiteuse que l’animal répand pour se défendre. Dans le folklore français, on affirme que sa seule respiration suffit pour faire enfler une personne jusqu’à ce que sa peau éclate. En Auvergne, où elle était connu sous le nom de « soufflet », « souffle » ou « enfle bœuf ». On disait qu’elle tuait les troupeaux de bovins, alors qu’en Berry, sa seule présente suffisait à les faire enfler.

En Auvergne, la lebraude est un lézard noir et jaune dont la symbolique est proche de celle de la salamandre, réputé pour ne respirer qu’une fois par jour. Son souffle est empoisonné et pour s’en débarrasser, il faut l’enfermer pendant 24 heures dans un espace confiné afin qu’il soit obligé de respirer et qu’il s’empoisonne lui-même. Au XVIIIe siècle, les Bretons n’osaient pas nommer la salamandre par son nom véritable, craignant que, l’entendant, elle ne vienne leur faire du mal.

Cependant, la salamandre symbolise aussi la foi qui ne peut être détruite. Elle est comparée au Prophète Daniel qui survécut au supplice des lions, mais également aux Hébreux qui furent jetés au feu sur ordre de Nabuchodonosor mais demeurèrent intouchés par les flammes. On la également comparer à l’apôtre Paul, totalement incorruptible.

 

Source : http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/

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Histoire évolutive de l’Otarie

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2015

220px-Kobe_oji_zoo_2009_April_22Traditionnellement, les pinnipèdes étaient considérés comme diphylétiques (descendant de deux lignes ancestrales), avec les morses et les otaries qui partagent un ancêtre commun récent avec les ours et les phocidés en partageant une avec la famille des Musteloidea. Toutefois, les données morphologiques et moléculaires semblent indiquer que le groupe a une origine monophylétique. Néanmoins, il y a un différend quant à savoir si les pinnipèdes sont plus étroitement liés aux ours ou aux mustélidés, comme certaines études appuient l’ancienne théorie quand d’autres soutiennent celle du taxon monophylétique. Les pinnipèdes se sont séparés des autres Caniforma il y a 50 millions d’années, au cours de l’Eocène. Leur lien évolutif avec les mammifères terrestres était inconnu jusqu’à la découverte en 2007 de Puijila darwini, une espèce proche des loutres actuelles retrouvées dans des dépôts du Miocèneinférieur au Nunavut, au Canada. Les chercheurs qui ont découvert cette espèce la placent dans un clade avec Potamotherium(traditionnellement considéré comme un mustélidé) et Enaliarctos. Parmi les trois, Puijila était le moins adapté à la vie aquatique. La découverte de Puijila dans un dépôt de lac suggère que l’évolution des pinnipèdes est passée par une phase de transition en eau douce. Pour ses découvreurs, « Le fossile de Puijila fournit la première indication que des pinnipèdes primitifs vivaient dans l’Arctique [...]. Cette découverte vient conforter l’hypothèse selon laquelle cette région a pu être le centre géographique de l’évolution des pinnipèdes ». Enaliarctos, une espèce fossile qui vivait durant l’Oligocène et le début du Miocène (il y a entre 27 et 18 millions d’années) en Californie, ressemblait beaucoup aux pinnipèdes modernes. Elle s’était adaptée à la vie aquatique avec une colonne vertébrale flexible et des membres modifiés en nageoires. Ses dents étaient bien adaptées pour couper (comme celles des carnivores terrestres), et il séjournait près du rivage plus fréquemment que les espèces apparentées qui lui étaient contemporaines.Enaliarctos était capable de nager avec ses palmes antérieures et postérieures, bien que ce soit ses membres antérieurs qui semblaient participer le plus à la nage. Pteroarctos était un proche parent des pinnipèdes existants. Il vivait dans l’Oregon il y a entre 19 et 15 millions d’années. Comme les pinnipèdes modernes, Pteroarctos avait une paroiorbitaire qui n’était pas limitée par certains os du visage (comme l’os jugal ou lacrymal), mais qui était principalement formée par la mâchoire.

Les lignées des Otariidae et des Odobenidae se sont séparées il y a presque 28 millions d’années. Les otariidés sont originaires du Pacifique Nord. Le premier fossile de Pithanotaria, découvert en Californie, est daté de 11 millions d’années avant notre ère. La lignée des Callorhinus s’est divisée plus tôt, il y a 16 millions d’années. Zalophus,Eumetopias et Otaria ont divergé un peu plus tard, le dernier ayant colonisé la côte de l’Amérique du Sud. La plupart des autres otariidés se sont diversifiés dans l’hémisphère sud. Les plus vieux fossiles d’Odobenidae — Prototaria découvert au Japon et Proneotherium en Oregon — datent d’il y a 18 à 16 millions d’années. Ces morses primitifs avaient des canines beaucoup plus courtes et se nourrissaient de poissons plutôt que de mollusques comme le morse moderne. Les odobenidés se sont diversifiés au cours du milieu et de la fin du Miocène. Plusieurs espèces présentaient des canines supérieures et inférieures de grande taille. Les genres Valenictus et Odobenus ont notamment développé des défenses allongées. La lignée du morse moderne a pu se propager à partir du nord du Pacifique vers les Caraïbes (via la voie maritime d’Amérique centrale) il y a entre 8 et 5 millions d’années, avant de gagner l’Atlantique Nord et de retourner dans le Pacifique Nord via l’Arctique 1 million d’années avant notre ère. Une hypothèse alternative pense que cette lignée a pu se propager à partir du nord du Pacifique vers l’Arctique avant d’arriver ensuite dans l’Atlantique Nord au cours du Pléistocène.

Histoire évolutive de l’Otarie dans PHOQUE et OTARIE 220px-Desmatophoca_oregonensisLes ancêtres des Otarioidea et Phocoidea ont divergé il y a 33 millions d’années. Les Phocidae descendent peut-être de la famille aujourd’hui disparue des Desmatophocidae qui vivait dans l’Atlantique Nord. Les desmatophocidés vivaient il y a 23 à 10 millions d’années. Ils avaient de grands yeux, des pommettes reliés par un système de mortaise et tenon et des molaires arrondies. Ils présentaient aussi un dimorphisme sexuel, et étaient capables de se propulser dans l’eau à la fois avec leurs nageoires antérieures et postérieures. Les plus anciens phocidés connus vivaient il y a environ 15 millions d’années, et les analyses moléculaires indiquent une divergence des lignées des Monachinae et des Phocinae il y a 22 millions d’années. Les fossiles du Monachinae Monotherium et du Phocinae Leptophoca ont été retrouvés dans le sud de l’Amérique du Nord. La profonde scission entre les lignées Erignathus etCystophora il y a 17 millions d’années laisse à penser que les Phocinae ont migré vers l’est et vers le nord de l’Atlantique Nord à ce moment. Les genres Phoca et Pusa ont pu commencer à se développer quand une lignée de Phocinae en provenance de la mer Paratéthys est arrivée dans le bassin arctique avant d’aller vers l’est. Le Phoque de Sibérie a migré vers le lac Baïkal en provenance de l’Arctique (via la couche de glace de la Sibérie) et s’y est isolé. Le Phoque de la Caspienne s’est retrouvé isolé avec la baisse des eaux de la mer Paratéthys, laissant derrière elle une mer résiduelle, la mer Caspienne. Les Monachinae se sont diversifiés vers le sud. Ainsi Monachus est apparu dans la Méditerranée et a migré vers les Caraïbes et le centre du Pacifique Nord. Les deux espèces d’éléphants de mer existantes ont divergé il y a près de 4 millions d’années après la formation de l’isthme de Panama. La lignée des Lobodontinae a émergé autour de 9 millions d’années et a colonisé l’océan Austral après la période de glaciation.

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Phoque et Otarie, des pinnipèdes

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2015

Pinniped_collageLes pinnipèdes constituent un clade largement distribué et très diversifié de mammifères marins semi-aquatiques aux pattes en forme de nageoires. Ils comprennent les familles existantes des Odobenidae (dont le seul membre vivant est le morse), des Otariidae (les otaries : les lions de mer et otaries à fourrure), et des Phocidae (les phoques, complètement dépourvus d’oreilles). Il y a 33 espèces existantes de pinnipèdes, et plus de 50 espèces éteintes ont été décrites à partir de fossiles. Alors que l’on pensait historiquement que les animaux de ce groupe descendaient de deux lignées ancestrales, les analyse moléculaires semblent indiquer qu’il s’agit d’une lignée monophylétique. Toutefois ce groupe n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique. Les pinnipèdes sont placés par ceux qui reconnaissent ce taxon dans l’ordre Carnivora, généralement en tant que super-famille, et leurs plus proches parents sont les ours et les mustélidés.

Les pinnipèdes ont une taille qui varie entre 1 m pour 45 kg pour le Phoque de Sibérie et 5 m pour 3 200 kg pour l’Éléphant de mer du sud le plus grand représentant de l’ordre des Carnivora. Plusieurs espèces présentent un dimorphisme sexuel. Ils ont un corps simplifié, pourvu de quatre membres qui ont évolué en nageoires. Bien qu’il ne se déplace pas aussi vite dans l’eau que lesdauphins, les pinnipèdes sont plus souples et plus agiles. Les otariidés utilisent leurs membres antérieurs pour se propulser dans l’eau, tandis que phocidés et les morses utilisent pour cela leurs membres postérieurs. Les otariidés et les morses ont des pattes arrière qui peuvent se retirer sous le corps et être utilisées comme pieds pour se déplacer sur la terre ferme. Par comparaison, la locomotion terrestre des phocidés est plus lourde. Les otariidés ont des oreilles extérieures visibles, tandis que phocidés et les morses en sont dépourvus. Les pinnipèdes ont des sens bien développés ; leur vue et leur ouïe sont adaptées à la vie à l’air libre comme sous l’eau, et ils sont munis de vibrisses qui leur permettent de détecter des vibrations dans l’eau. Certaines espèces sont bien adaptées à la plongée à grande profondeur. Ils ont une couche de graisse sous la peau pour les isoler et maintenir leur corps à une température suffisante dans l’eau froide et, à l’exception du morse, toutes les espèces sont couvertes de fourrure.

Bien que les pinnipèdes soient très largement répandus, la plupart des espèces préfèrent les eaux plus froides des hémisphères nord et sud. Ils passent la plupart de leur vie dans l’eau, mais viennent à terre pour s’accoupler, donner naissance à leurs petits,muer ou échapper à des prédateurs comme les requins et les orques. Ils se nourrissent principalement de poissons et d’invertébrés marins, mais quelques-uns, comme le Léopard de mer, se nourrissent de grands vertébrés tels que les manchotset d’autres phoques. Les morses sont spécialisés pour s’alimenter de mollusques benthiques. Les pinnipèdes s’accouplent généralement avec plusieurs partenaires, bien que le degré de polygamie varie en fonction de l’espèce. Les mâles des espèces se reproduisant à terre ont tendance à s’accoupler avec un plus grand nombre de femelles que ceux des espèces se reproduisant sur la banquise. Les mâles pinnipèdes adoptent diverses stratégies pour se reproduire, certains défendent leurs femelles, d’autres défendent un territoire sur lequel ils cherchent à attirer les femelles, et d’autres réalisent des parades nuptiales. Les jeunes naissent généralement au printemps et en été et ils sont élevés quasi-exclusivement par les femelles. Les mères de certaines espèces allaitent leurs petits pendant une période relativement courte tandis que d’autres font des aller-retour en mer à la recherche de nourriture entre des périodes qu’elles consacrent à l’élevage de leurs jeunes. Les morses sont connus pour élever leurs jeunes en mer. Les pinnipèdes produisent un certain nombre de vocalisations, notamment des aboiements pour l’Otarie de Californie, les beuglements des morses et les chants complexes du Phoque de Weddell.

La viande, la graisse et la fourrure des pinnipèdes étaient traditionnellement utilisées par les peuples autochtones de l’Arctique, et ces animaux ont été représentés dans différentes cultures à travers le monde. Ils sont fréquemment élevés en captivité et sont même parfois dressés pour effectuer des tours et des spectacles. Autrefois impitoyablement traqués par les industries commerciales pour leurs produits, les phoques sont maintenant protégés par le droit international. L’Otarie du Japon et le Phoque moine des Caraïbes ont disparu au cours du siècle passé, tandis que le Phoque moine de Méditerranée et le Phoque moine de Hawaï sont classés en danger critique d’extinction par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Outre la chasse, les pinnipèdes sont également confrontés à des menaces liées au piégeage accidentel, à la pollution marine et à la concurrence avec les populations locales.

Presque tous les pinnipèdes ont une fourrure, à l’exception du morse, qui n’est que faiblement couvert. Mais même certaines espèces à la fourrure épaisse (en particulier les lions de mer) ont des poils plus épars que la plupart des mammifères terrestres. Chez les espèces qui vivent sur ​​la glace, les jeunes ont des fourrures plus épaisses que les adultes. Leur pelage, un duvet fin appelé lanugo, peut emprisonner la chaleur du soleil et conserver la chaleur du jeune. Les pinnipèdes sont Phoque et Otarie, des pinnipèdes dans PHOQUE et OTARIE 220px-Callorhinus_ursinus_and_haremgénéralement contre-illuminés, et la couleur de leur dos est plus foncée que celle de leur ventre, ce qui leur permet d’éliminer les ombres provoquées par la lumière qui brille sur l’eau de l’océan. La fourrure blanche des bébés phoques les dissimule dans leur environnement arctique. Certaines espèces comme les Phoques annelés, les Phoques rubanés et les Léopards de mer ont des motifs de coloration contrastés clairs et sombres. Toutes les espèces possédant une fourrure muent. Les phocidés muent une fois par an, tandis que les otariidés muent peu à peu toute l’année. Les phoques ont une couche de graisse sous-cutanée qui est particulièrement épaisse chez les phocidés et les morses. Ce lard sert à la fois de garder à conserver les animaux au chaud et à fournir de l’énergie et de la nourriture quand ils sont à jeun. Elle peut représenter jusqu’à 50 % du poids du corps des pinnipèdes. Les jeunes naissent avec seulement une mince couche de graisse, mais certaines espèces compensent avec un épais lanugo.

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