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Isabelle, papillon de nuit

Posté par othoharmonie le 21 septembre 2015

 Isabelle

Appartenant à la famille des saturnidés, l’isabelle, appelée aussi isabelle de France ou papillon vitrail, vit dans les forêts de conifères de moyenne montagne et fait partie des trop rares papillons européens officiellement protégés. Sa beauté et la forme de ses ailes sont exceptionnelles pour un papillon nocturne non tropical.

La femelle dépose ses œufs sur les rameaux du pin sylvestre , du pin laricio et du pin à crochets , dont la chenille dévore les aiguilles en commençant par leur extrémité.

D’abord d’un brun-vert foncé avec des tubercules épineux noirs, la chenille devient, en grandissant, d’un beau vert vif s’ornant de protubérances rouges et blanches couvertes de longues soies. Les segments de son thorax sont alors soulignés de jaune.

Pour se transformer, elle s’enfouit dans la végétation du sol forestier, recouvert de mousses sèches, ou s’enterre. La chrysalide est protégée par un cocon de soie lâche mais résistant, tissé en un peu plus de 24 heures. Les nymphes de l’isabelle hivernent, parfois deux fois, avant de se métamorphoser. La tête, le thorax et l’abdomen de l’adulte sont protégés par une cuticule composée de segments articulés les uns aux autres au niveau de zones flexibles. Tout le corps est recouvert d’écailles colorées et de poils.

Les deux yeux comprennent des centaines d’unités visuelles, ou ommatidies, constituées d’un cône cristallin et de cellules visuelles. Les yeux des papillons de nuit sont adaptés à la vision nocturne : chez les papillons diurnes, chaque ommatidie donne une image distincte, comme un œil indépendant ; chez les nocturnes, l’image est formée des informations visuelles se chevauchant, transmises par plusieurs ommatidies simultanément. Si elle perd ainsi en netteté, l’image bénéficie d’un apport considérable de lumière (mille fois plus, environ, que chez le papillon diurne). Certaines espèces de papillons possèdent des yeux simples plus petits, les ocelles, cachés sous les poils de la tête.

Chez la majorité des papillons, la mâchoire, modifiée, forme un tube creux constitué d’anneaux cornés, la trompe, qui permet au papillon d’aspirer les aliments liquides. Chez l’isabelle, la trompe est atrophiée, les adultes ne se nourrissant pas.

La première des trois paires de pattes, pourvue des organes gustatifs et olfactifs, est atrophiée chez l’isabelle qui, de plus, ne possède aucun organe auditif ni même de tympans.

L’opalescence et l’ornementation de ses ailes (deux paires), à dominante bleu-vert pâle, avec des nervures et des marges brun-rose, ont donné au papillon isabelle l’autre nom de « papillon vitrail ». La base des ailes est couverte de poils jaunes et bruns, et chaque aile porte, à peu près en son centre, un ocelle transparent, cerclé de bleu, de rose, de jaune et de noir. Les ocelles des saturnidés auraient pour but d’effrayer un éventuel agresseur en évoquant un animal : carnivore, mammifère ou rapace dont le regard fixe la proie.

Chez les papillons de jour, le simple chevauchement des ailes assure leur cohésion lors du vol, tandis que chez les papillons de nuit un lobe de l’aile antérieure, le joug, ou, sur l’aile postérieure, le frein, renforcent leur solidarité.

La circulation de l’hémolymphe est assurée par le cœur, allongé en tube et situé sous le dos.

L’abdomen, assez mou, est composé de dix segments. Les organes génitaux s’y trouvent : chez le mâle, les deux testicules débouchent par deux spermiductes dans le canal éjaculateur, lui-même prolongé par l’organe copulateur. Ce dernier est entouré de deux valves génitales, dont le rôle est de maintenir la femelle au cours de l’accouplement. Les ovaires de celle-ci contiennent des ovules à différents stades de maturation. Les ovules mûrs sont fécondés dans le vestibule, puis recouverts d’une substance produite par les glandes accessoires.

Les papillons possèdent neuf paires d’orifices respiratoires, répartis sur le thorax et l’abdomen, s’ouvrant sur des trachées (tubes respiratoires) très ramifiées, qui assurent la pénétration directe de l’oxygène jusqu’aux cellules. Le système nerveux comprend le cerveau et se prolonge jusqu’à l’extrémité du corps par une chaîne nerveuse ventrale, formée de ganglions disposés par paires.

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la réputation du Moustique

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2014

 

images (7)L’histoire de cet animal plutôt élégant mais à très mauvaise réputation.

Les professeurs de biologie demandent souvent quel est animal qui tue le plus de gens. Leurs pauvres élèves se ridiculisent en s’écriant «l’ours gris!», «le tigre!», «le cobra !» ou même «l’hippopotame!». La bonne réponse, bien sûr, c’est le moustique femelle –pas de fourrure, pas de crocs, rien qu’une aiguille hypodermique ailée. Sa longueur dépasse à peine cinq millimètres, elle a six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à son odorat qu’elle nous repère, attirée par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Elle sent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrive jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en la chassant, plus on l’intéresse.

La plupart ne boivent pas de sang

Son apparence n’est pas répugnante. Au contraire, sa petite taille, ses lignes pures, la longueur de ses pattes et sa fragilité lui donnent une certaine élégance. On serait même prêt à lui donner un millilitre de sang, malgré la démangeaison qui accompagne sa piqûre, si on ne s’inquiétait pas de ce qu’elle peut transmettre. Parmi les nombreux agents pathogènes qu’un moustique peut véhiculer, le pire est le paludisme, qui tue chaque année plus d’un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent en Afrique sub-saharienne, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Tenter de donner une meilleure réputation à une telle créature n’a pas de sens. Personne n’aime les moustiques, ni les amis de ces insectes. Pourtant, il est injuste de dire indistinctement du mal des 2.600 espèces de moustiques déjà décrites. Parce qu’il n’y en a qu’environ 80, soit 3%, qui boivent du sang humain. Sur les 2.520 variétés de moustiques relativement irréprochables, il y en a même une qu’on aimerait voir en expansion: celle des Toxorhynchites, qui mangent d’autres moustiques. A l’état de larves, les Toxorhynchites dévorent leurs cousins, puis s’en prennent à leurs frères et sœurs, continuant souvent à les attaquer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. Ce drame se déroule dans une minuscule nappe d’eau qui s’accumule au creux d’un arbre ou une petite flaque du même genre. Ces moustiques, y compris l’Aedes, qui transmet des maladies, se sont adaptés à l’environnement industriel et se reproduisent dans des pneus usagés. Comme le savent tous ceux qui ont essayé, il est très difficile d’évacuer l’eau d’un pneu.

Même les moustiques qui se nourrissent de sang n’en ont pas besoin à chaque repas. En fait, ils puisent l’essentiel de leur énergie dans les fleurs et les plantes, auxquelles ils sont utiles en les pollinisant. Le moustique mâle, innocent mis à part le rôle qu’il joue en produisant davantage de femelles, se nourrit en se contentant exclusivement de nectar ainsi que de fluides issus des plantes. Une sorte de moustique qui ne s’intéresse pas à nous est le principal pollinisateur d’une orchidée assez jolie, la platanthère à feuilles obtuses, qui pousse dans les marécages des forêts de l’hémisphère nord. Un autre moustique pollinise la Platanthera integrilabia, une espèce en voie de disparition originaire des Appalaches.

Pourquoi tous les moustiques ne peuvent-ils pas être végétariens? Il y a des millions d’années ou davantage, un moustique primitif, peut-être presbyte, a pu confondre un végétal et un mammifère qu’il a piqué accidentellement, ce qui lui a donné le goût du sang. A présent, les femelles de ces 80 espèces dangereuses ont évolué, comme les tiques, et utilisent du sang pour produire des œufs. Le bourdonnement décidé qu’on entend à l’extérieur (ou à l’intérieur) d’une tente de camping et lié à la survie d’une race animale. Le sang des mammifères contient un mélange très riche de protéines, de fer, de graisses et de sucre qui déclenche le fonctionnement des ovaires d’une femelle de moustique. En 90 secondes à peine, elle peut aspirer jusqu’à trois fois son poids de sang.

Pour accomplir cet exploit, elle se sert de sa trompe. Les ciseaux rudimentaires de ses ancêtres, les moucherons, se sont agrandis et développés sur des générations pour devenir un outil efficace permettant de percer la peau et de boire le sang. Cette trompe est faite de deux tubes entourés par des paires de lames coupantes. Quand elle se pose pour se nourrir, les arêtes tranchantes glissent l’une contre l’autre, comme celles d’un couteau électrique à découper, et fendent la peau. Pendant qu’elle cherche un petit vaisseau sanguin pour l’entailler, son tube salivaire injecte un anticoagulant dans l’étroit tube aspirateur pour éviter qu’il ne se bouche. Les protéines de sa salive provoquent une réaction de notre système immunitaire –une enflure et une démangeaison. Tous les organismes pathogènes qu’elle transporte traversent ses glandes salivaires. A la suite d’un saut diabolique de l’évolution des espèces, les parasites responsables du paludisme qui se multiplient dans l’intestin de l’anophèle perturbent l’organe qui sécrète l’anticoagulant. Leur porteuse doit donc piquer d’autres victimes pour boire la même quantité de sang, et le plasmodium prospère.

Les premiers moustiques sont apparus il y a plus de 200 millions d’années. Ils buvaient probablement le nectar des nouvelles plantes qui fleurissaient ou le sang des dinosaures. (Dans le film Jurassic Park, on a extrait de l’ADN de dinosaure d’un moustique pris dans de l’ambre.) Ils ont dû être vraiment ravis lorsque nous sommes arrivés, environ 190 millions d’années plus tard, presque sans fourrure et avec une peau relativement tendre. Lucy et sa famille d’Afrique orientale ont très certainement souffert de fièvres provoquées par des germes que véhiculaient des moustiques.

images (8)Ensuite, comme maintenant, les moustiques se sont multipliés dans l’eau stagnante. Et bien trop vite: l’œuf de cet insecte buveur de sang peut donner un adulte en cinq jours seulement –et ces œufs sont très nombreux. Le moustique porteur du paludisme en pond plusieurs centaines, un par un; d’autres espèces en font des quantités à la fois. Le vivier qui leur sert de piscine n’est sans doute pas plus grand qu’un vieux gobelet en carton ou un couvercle de pot de confiture et il peut être très sale –de l’eau des égouts, par exemple. Une larve de moustique, longue d’environ huit millimètres, ressemble à un teckel aquatique à poils durs ou, si vous préférez, à un asticot velu. Sa tête et son corps sont suspendus à un tube respiratoire qui monte à la surface de l’eau. Au fur et à mesure que ce tuba aspire l’air, des cils filtrent l’eau à la recherche de protozoaires et de bactéries.

Les poissons sont nos amis

L’accouplement d’un moustique néo-zélandais correspond exactement à la définition de la rapacité. Une fois que les larves sont devenues des chrysalides en forme de virgule, les mâles adultes s’approchent et attendent que d’autres femelles éclosent. Dès que l’une d’elles apparaît, un mâle arrive et s’accouple avec elle avant que ses ailes ne soient assez sèches pour lui permettre de s’échapper. Il existe un autre rituel d’accouplement, plus courant et plus libre: les moustiques mâles se rassemblent et forment un nuage. Les femelles choisissent d’y entrer ou non. 

Nos alliés vivants dans la lutte contre les moustiques sont principalement les poissons qui mangent leurs larves. A ce titre, on peut remercier le piranha et la gambusie. Les larves de libellules dévorent les larves de moustiques et les libellules adultes se nourrissent de moustiques adultes. Pour leur part, les chauves-souris ont une réputation meilleure que ce qu’elles méritent. En réalité, les moustiques représentent moins de 1% de l’alimentation des chauves-souris. C’est aussi vrai de l’hirondelle noire, même si on l’apprécie.

Si les chauves-souris, les oiseaux et les insecticides pouvaient éliminer tous les moustiques, ce qui est impossible, les exterminer ne serait pourtant pas une bonne idée. Leurs innombrables larves nourrissent les petits poissons, mangés à leur tour par les gros poissons, qui constituent la principale source de protéines dans de nombreux pays en développement.

Naturellement, nous portons un regard anthropocentrique sur les moustiques. On s’en préoccupe parce que ce sont les plus mortels ennemis de l’homme. Il vaut peut-être la peine de penser à la vie en prenant le point de vue de cet insecte. La vie d’un moustique femelle, qui dure trois à six semaines, est loin d’être une partie de plaisir. Boire du sang n’est pas facile; plus elle met de temps à trouver un vaisseau sanguin, plus elle risque d’être écrasée. Et après tout, elle n’a pas choisi de véhiculer tous ces parasites mortels. Où les trouve-t-elle? Chez nous, tout simplement. 

Nous avons passé les cinquante dernières années à chercher un vaccin contre le paludisme, ce qui nous éviterait de le transmettre aux moustiques et de l’attraper à cause d’eux. Il peut être plus logique de les aider à résister à cette maladie. On a récemment achevé le séquençage du génome de deux des espèces les plus dangereuses de moustiques. Au lieu d’utiliser ces connaissances pour mieux les anéantir, pourquoi ne pas s’en servir pour renforcer leur système immunitaire? On se résignerait aux enflures et aux démangeaisons si on était sûr de ne pas avoir de fièvre ensuite.

Article de Constance Casey sur http://www.slate.fr/

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